- il y a 2 jours
- #sudradio
Avec Arthur de Watrigant et Jacques Cardoze
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico-Legas.
00:07Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, en ce jeudi 2 avril, je disais hier que c'était le 1er avril,
00:13on n'a pas fait de blague, on n'en fera pas non plus aujourd'hui.
00:15Et je ne vais surtout pas en faire parce qu'en studio, j'ai Arthur Devatrigan, vous le connaissez bien,
00:20puisque tous les dimanches à 11h, pour ceux qui se lèvent de bonheur, il anime le choc des idées.
00:26Dieu sait si les idées sont en choc, aujourd'hui s'entre-choc, c'est même titanesque, quelquefois c'est
00:31la tectonique des plaques des idées de France et du monde.
00:36Et là, sa deuxième casquette, non, sa casquette principale, Arthur Devatrigan, c'est d'être le directeur de l'Incorrect,
00:43culturel, conservateur et corrosif, je rappelle le titre de cette revue.
00:47Le titre incorrect nous va très bien, puisque Sud Radio et vous, nous avons quand même comme premier adversaire le
00:54politiquement correct.
00:55Alors, quelquefois l'incorrection, on n'est pas obligé de la partager, hein, Arthur, vous êtes tout à fait tolérant,
01:00vos incorrections, elles vous regardent.
01:02Là, pour le coup, vous vous mettez le pied dans le plat de la polémique sur l'audiovisuel du service
01:08public,
01:10qui est aujourd'hui au cœur de l'actualité avec cette commission d'enquête,
01:14présidée par M. Jérémy Patrier-Litus,
01:20et dont le rapporteur est le député Charles Aloncle, député UDR.
01:24Et la une de l'Incorrect, alors, on reprend l'esprit de la une de 1894,
01:32où Émile Zola lançait son j'accuse contre l'état-major français,
01:37qui accusait et qui avait condamné le capitaine Dreyfus à la prison à perpétuité,
01:42alors que Zola avait la conviction que cet homme était innocent,
01:46et on connaît la suite de cette affaire qui divisa la France,
01:48qui coupa la France en deux de façon tout à fait, j'allais dire, tragique,
01:52parce que ça a été d'une violence inouïe.
01:54Là, le j'accuse, il porte sur l'audiovisuel public,
01:58donc c'est un entretien de 14 pages, c'est ça ?
02:01Exactement, 14 pages.
02:0214 pages, Charles Aloncle s'explique,
02:04vous lui posez des questions très directement,
02:06d'ailleurs vous ne le ménagez pas forcément.
02:10Qu'est-ce qui se passe ?
02:11L'audiovisuel public qui est, vous vous souvenez la phrase de Georges Pompidou,
02:16c'est la voix de la France et Alain Perfitte,
02:19est-ce que la voix de la France est un petit peu malade en ce moment,
02:22Arthur de Batrigan ?
02:23Je remercie de votre invitation, alors c'est la voix d'une France.
02:26La voix d'une France, voilà, c'est ça, c'est plus la voix de la France,
02:29c'est la voix d'une France.
02:30Et c'est la voix d'une France qu'on peut cartographier,
02:32généralement au lendemain, d'une élection municipale.
02:36C'est la voix des grandes métropoles, c'est la voix de Paris,
02:39c'est la voix, pour faire vite, progressiste,
02:43mais c'est une voix qui ne parle plus aux autres,
02:44et c'est pourquoi il y a une division très forte,
02:47il y a un ressentiment très fort d'une partie des Français,
02:49même je pense d'une majorité des Français,
02:51sur l'audiovisuel public, parce qu'ils le financent,
02:54indirectement, mais ils le financent quand même.
02:56C'est 4 milliards d'euros par an,
02:583 milliards pour France Télévisions,
03:00et donc ils ne se sentent plus,
03:02ils ne se reconnaissent plus dans cet audiovisuel public.
03:05Et donc, cher l'alongle, à la suite de l'affaire Thomas Legrand-Cohen
03:09de septembre dernier,
03:11et parce qu'il avait déjà cela en tête,
03:13mais c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
03:15On rappelle la situation, c'est deux journalistes sont dans un bistro.
03:18Deux journalistes dans un bistro.
03:19Avec les responsables du Parti Socialiste.
03:20Exactement.
03:21Et à un moment donné, il y a une phrase,
03:22et nous on s'occupe de Rachida Dati.
03:23Et on s'occupe de Rachida Dati,
03:24alors peut-être qu'ils se sont bien occupés,
03:25parce qu'elle n'a pas réussi d'arriver rue de Rivoli.
03:28Bon, elle va finir à Versailles,
03:29c'est quand même pas si mal pour attendre la suite de ces procès.
03:32Mais disons qu'il y a eu ça,
03:34et puis surtout il y avait une sorte de complot,
03:36un peu des bouleurs et puis cuchés,
03:38qui imaginaient plein de choses,
03:39et surtout comment faire gagner la gauche.
03:40Et donc, à la suite de cette affaire,
03:42Charles Alonc nous dit,
03:43c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
03:45J'avais beaucoup de choses à dire,
03:47j'imaginais qu'il fallait faire une commission d'enquête
03:49sur l'audiovisuel public,
03:50donc ça a été le déclencheur.
03:51Quel est le principal reproche que Charles Alonc fait ?
03:55Alors, moi, pour la majorité des gens,
03:56on se dit, le problème c'est le pluralisme.
03:58C'est vrai que le pluralisme n'est pas très bien représenté
04:02au sein de l'audiovisuel public,
04:03et c'était l'une des preuves de cette affaire Thomas Le Grand-Cohen,
04:08personne n'est tombé de chaise quand ils ont découvert ça,
04:10tout le monde le savait.
04:11Mais moi, ce qui m'a le plus surpris,
04:14choqué, au fur et à mesure que la commission d'enquête s'est déroulée,
04:17c'est, en fait, le pluralisme,
04:20finalement c'est un petit sujet.
04:21Comparé à ce que révèle Charles Alonc,
04:24on a affaire à un système.
04:26Ce n'est plus un centre, l'audiovisuel public,
04:28il devait être le centre des Français,
04:29c'est devenu un milieu.
04:30Mais un milieu au sens système, au sens mafia.
04:33Et ce qui est fou,
04:35c'est, moi ce qui m'a rendu dingue en regardant ça,
04:38c'est comment des gens
04:42se servaient de l'argent, l'audiovisuel public,
04:44à leurs intérêts personnels,
04:46qui sont évidemment politiques,
04:47mais qui sont aussi matériels.
04:48c'est comment on remercie les copains,
04:50c'est comment on s'entretient,
04:52comment on utilise l'audiovisuel.
04:55Mais je peux vous donner un exemple.
04:57Il y a des salaires à 72 000 euros.
04:5972 000 euros de salaire,
05:01vous avez 9 000 salariés,
05:02au sein de l'audiovisuel public.
05:04Et, vous savez,
05:05la majorité des programmes,
05:07des contenus,
05:08qui sont créés,
05:09sont créés en externe,
05:10pour 1 milliard d'euros.
05:12À quoi servent les 9 000 salariés ?
05:13On sous-traite l'information,
05:15avec des organismes extérieures.
05:17Ça, c'est un exemple,
05:18à hauteur de 1 milliard.
05:19Et alors, ce qui est fou,
05:20c'est que,
05:21lors de cette commission d'enquête,
05:23alors vous savez,
05:23c'est un cadre de marché public
05:24qui n'est pas ordinaire,
05:25parce que c'est la création.
05:26Donc, on n'est pas sur un marché public classique.
05:28Néanmoins,
05:29lorsque Charles Aloncle
05:30a interrogé le secrétaire général
05:32de France Télévisions,
05:33en lui disant,
05:34est-ce que vous pouvez me transmettre
05:35les documents,
05:36des réunions,
05:37des décisions,
05:38qui disent pourquoi et comment
05:39on accorde 1 milliard d'euros par an
05:41à des boîtes de production ?
05:45Il lui a répondu par écrit,
05:47ces documents n'existent pas.
05:49C'est quand même...
05:50Il nous a dit,
05:51je suis tombé de ma chaise,
05:52c'est des centaines de millions d'euros
05:53de contrats sans PV,
05:54il est tombé de sa chaise.
05:55Une semaine plus tard,
05:56il auditionne les directeurs
05:58d'unités de production
05:59de France Télévisions,
06:00Fiction, Divertissement,
06:01qui sont eux qui dealent les contrats.
06:03Il leur dit,
06:05vous n'avez pas de PV,
06:06vous n'avez pas de truc.
06:07Et les directeurs répondent,
06:09si, si, on en a.
06:10Donc, ça veut dire déjà
06:11que le numéro 2 de France Télévisions
06:13avait légèrement menti.
06:15Il dit, bon, je les veux bien.
06:16Et il lui envoie,
06:17et là, c'est un simple tableur Excel
06:19avec trois colonnes,
06:20trois chiffres,
06:21c'est-à-dire qu'en fait,
06:22on laisse une trace par principe,
06:24mais il n'y a rien.
06:24C'est pour vous donner un exemple,
06:259000 salariés,
06:27c'est des centaines de millions d'euros
06:31avec lesquels on achète
06:32des contenus en extérieur,
06:33à quoi servent les 9000 salariés ?
06:35D'autant que,
06:36ce qui est intéressant,
06:37c'est le résultat de la société,
06:38le résultat de France Télévisions.
06:39Ce que Delphine Ernaud,
06:41nommé depuis 2015,
06:42se fait d'ici tous les ans
06:43des résultats exceptionnels,
06:45et il était même prévu
06:46qu'on lui attribue
06:47une prime de performance.
06:48Bon, n'importe quelle boîte,
06:49une prime de performance,
06:50et qu'on a atteint les résultats.
06:51Or, la Cour des comptes révèle
06:53que le déficit
06:56cumulé depuis 2017,
06:57c'est 80 millions d'euros.
06:58Donc, Delphine Ernaud dit,
06:59oui, c'est vrai,
06:5980 millions d'euros.
07:01Mais nous, on a fouillé un peu plus.
07:02Et en fait,
07:03ce n'est pas 80 millions d'euros,
07:04le déficit.
07:05Parce que France Télévisions,
07:07c'est un groupe.
07:08La société mère,
07:09c'est une société anonyme.
07:10Elle détient des filiales.
07:12Dans ces filiales,
07:12vous avez des filiales
07:13qui produisent des films,
07:14des filiales qui distribuent
07:15des programmes,
07:16une autre qui fait
07:17une régie publicitaire,
07:18une autre régie immobilière.
07:19Et en effet,
07:20le résultat de 2017 à 2024,
07:22de France Télévisions,
07:23c'est moins 80 millions d'euros.
07:25Sauf qu'on découvre
07:27que les autres filiales
07:27gagnent de l'argent.
07:28Et qu'elles ont renfloué
07:29les caisses
07:30à hauteur de 176 millions.
07:32Donc, le déficit,
07:33c'est 250 millions.
07:34Arthur Devatrillon,
07:35la Cour des Comptes
07:36ne met pas son nez,
07:36quelquefois,
07:37dans cette rentabilité.
07:38Alors,
07:38la Cour des Comptes
07:39met son nez.
07:39Elle est là pour ça.
07:40C'est vraiment sa première mission.
07:41C'est sa première mission.
07:42Mais la Cour des Comptes
07:43met son nez,
07:44mais elle met aussi son nez
07:45pendant le déroulé
07:47de la commission
07:47d'audiovisuel public.
07:49Et c'est là qu'on voit
07:50qu'il y a des conflits
07:50d'intérêts également politiques.
07:53Par exemple,
07:54vous avez eu la veille
07:55de l'audition
07:57de Delphine Erdott
07:58qui va être réauditionnée
08:00la semaine prochaine.
08:02Eh bien,
08:02qu'est-ce qu'on a vu
08:03la veille de l'audition ?
08:05Un communiqué
08:06de la Cour des Comptes,
08:07des tweets
08:08de la Cour des Comptes
08:09et de M. Moscovici,
08:11une intervention
08:12de M. Moscovici
08:14dans le quotidien
08:15et un grand entretien
08:16de Delphine Erdott
08:17dans un grand quotidien également.
08:18Tout ça pour dire
08:20que le rapporteur
08:23distribue
08:23et diffuse
08:25des fake news.
08:26La veille
08:29de Delphine Erdott
08:30de son audition,
08:31vous avez la Cour des Comptes,
08:32son président,
08:33qui diffuse
08:34des communiqués
08:35pour attaquer le rapporteur.
08:36Pierre Moscovici
08:37va dans l'émission quotidienne
08:38pour attaquer le rapporteur
08:39et Delphine Erdott
08:40fait une tribune
08:40pour dénoncer le rapporteur.
08:42Donc la Cour des Comptes
08:43fait son boulot,
08:43on ne sait pas comment,
08:44on ne sait pas où,
08:45mais quand ils sont actifs,
08:45c'est toujours dans le bon timing.
08:47On posera tout à l'heure
08:48la question à Jacques Cardos
08:49que l'on a en duplex.
08:50Je vous repose une autre question,
08:52Arthur Devatrigan.
08:53Vous vous souvenez
08:54quand le président Sarkozy
08:55a dit
08:56arrêtons la mascarade
08:58avec ses commissions,
08:59ses comités,
09:00la haute autorité
09:01qui nomme les...
09:02On ne va pas se fasser la fâche,
09:04c'est au président de la République
09:05à nommer les patrons
09:07de l'audiovisuel public.
09:09Le paradoxe,
09:10c'est que le service public
09:11aujourd'hui
09:12ne semble pas toujours
09:13en phase avec le président
09:14de la République
09:14et le gouvernement actuel.
09:15Comment se fait-il
09:16que l'exécutif
09:17n'ait pas mis...
09:18Madame Erdott
09:19est considérée
09:19comme quelqu'un de gauche
09:20puisqu'elle a elle-même
09:21considéré que Z News
09:21était une chaîne d'extrême droite.
09:23Est-ce que la direction
09:25aujourd'hui du service public,
09:26de France Inter,
09:27en particulier de Radio France,
09:29résulte de la volonté
09:30du président de la République
09:31et du gouvernement
09:31où il y a un petit phénomène
09:33particulier qui s'est manifesté ?
09:35C'est difficile à répondre
09:37parce que je n'ai pas
09:37de preuves concrètes.
09:39Ce qu'on sait,
09:40c'est qu'il y a un entre-soi
09:40et ce qu'on sait,
09:42c'est que Patrick Cohen
09:43est la personne
09:44considérée comme la plus à droite
09:46au sein de Radio France.
09:47Ça vous donne une idée.
09:49Ça donne une échelle de base.
09:50Ah oui, tout à fait.
09:50Ça donne un baromètre.
09:51Un baromètre très explicite.
09:53À tel point que
09:54quand on a révélé
09:55cette affaire
09:56de Thomas Legrand
09:56et de Patrick Cohen,
09:57je recevais des messages
09:58de salariés de Radio France
10:00que je ne connaissais pas
10:02classés plutôt
10:02à l'extrême-gauche
10:04qui me faisaient un suivi
10:06des réactions
10:07de Patrick Cohen
10:07en direct
10:08pour que j'attaque
10:08encore un peu plus.
10:09Ils avaient trouvé le moyen.
10:11En fait,
10:11ils s'étaient dit
10:12que ça allait être
10:12un bon moyen
10:13pour l'évincer
10:14et pareil,
10:15d'ailleurs,
10:15pour la présidente
10:15de France Inter,
10:17Adèle Van Rett,
10:18d'ailleurs,
10:18qui a démissionné,
10:19qui est considérée aussi
10:20trop à droite
10:21au sein de Radio France.
10:21Donc,
10:22ça vous donne un peu
10:24un aperçu
10:25de la composition
10:27idéologique et politique
10:28de Radio France,
10:29de Bunker Radio France,
10:30comme je l'appelle.
10:31Vous êtes sur Sud Radio.
10:32Je reçois
10:33Arthur Devatrigan,
10:34directeur de la rédaction
10:36du magazine
10:37L'Incorrect,
10:37par ailleurs,
10:38animateur du Choc des Idées
10:39tous les dimanches
10:40à 11h sur Sud Radio.
10:42Et nous allons
10:42donner la parole
10:43dans quelques instants
10:44à Jacques Cardoz.
10:46Nous parlons
10:47du service public,
10:48de cette commission
10:48d'enquête,
10:49des révélations
10:50et du malaise
10:51qui est partagé
10:52par beaucoup de Français
10:53sur les véritables
10:54orientations
10:55et le service
10:56est-il bien
10:57vraiment public ?
10:58A tout de suite
10:58sur Sud Radio.
10:59Vous nous appelez
10:59au 0826 300 300
11:01bien sûr
11:01si vous avez des questions
11:02à poser parce que
11:03je pense que ça vous touche
11:04de près aussi,
11:04vous qui écoutez probablement
11:06de temps en temps
11:06le service public
11:07comme beaucoup de Français.
11:12Mais qu'est-ce qu'on est bien
11:14sur Sud Radio
11:14en ce jeudi 2 avril 2026 ?
11:16On est bien tous les jours
11:17mais là en particulier
11:18parce qu'on aborde
11:18un sujet très sensible
11:20qui nous touche
11:20à nous, journalistes,
11:21qui vous touche
11:21vous, auditeurs
11:23de la radio
11:24et certainement
11:24ceux qui sont auditeurs
11:25du service public
11:27parce que beaucoup de gens
11:27écoutent toutes les radios
11:29et tous les médias
11:29à la fois.
11:30Je reçois Arthur de Batrigan,
11:31directeur du magazine
11:32L'Incorrect,
11:33par ailleurs,
11:34animateur du Choc des Idées
11:35le dimanche
11:36sur Sud Radio
11:37à 11h
11:38parce que les idées
11:39s'entrechoquent en ce moment
11:40et très particulièrement
11:41sur ce sujet
11:41et j'ai devant moi
11:43en duplex
11:44le visage de Jacques Cardoz
11:46Jacques Cardoz
11:47merci d'être là.
11:48Est-ce que vous me permettez
11:49de faire un clin d'œil
11:49à Michel ?
11:51Bien sûr, avec plaisir !
11:52Que j'aime d'amour
11:53qui est pour moi un modèle
11:54et grâce à qui
11:55j'ai connu la température
11:56à Vic Feuzenzac
11:57durant toute mon adolescence
11:59et c'était
12:01grand journaliste
12:01grand journaliste engagé
12:03et comme Sud Radio
12:04est une radio du Sud
12:05et que les Cardoz
12:06vous êtes plutôt du côté
12:07du soleil
12:08que du nord
12:10que de la banquise
12:11et bien je voulais
12:12rendre hommage
12:12à ce papa formidable
12:14que vous avez.
12:15Merci
12:17de cet hommage
12:18et grâce à lui
12:20par exemple
12:20j'en parle encore
12:22avec des gens
12:23que je croise
12:23on a découvert
12:25la ville de Bocognano
12:26en Corse
12:26figurez-vous
12:27vous vous souvenez
12:27pendant qu'il présentait
12:28la météo
12:29les gens
12:30parlaient de Bocognano
12:32il parlait aussi
12:33de poètes
12:36il a fait connaître
12:37des poètes
12:37notamment
12:38Ramon Gomez
12:38de la Serna
12:39qui est un poète
12:40que personne ne connaît
12:41mais comme il en parlait
12:42tous les soirs
12:43dans la météo
12:44à TF1
12:45du coup
12:45il a partagé sa passion
12:47et on m'en parle encore
12:48vous voyez
12:48vous imaginez
12:49c'était dans les années 90
12:49et voilà comment
12:51on marque les esprits
12:52et Michel Cardoz
12:54a même tenu l'antenne
12:55sur Sud Radio
12:55à certains temps
12:56absolument
12:57et je dois dire
12:59puisque je le vois
13:00sur les réseaux
13:03comme étant une accusation
13:04bien sûr
13:05que c'est grâce à lui
13:06que je fais du journalisme
13:07j'ai aucun problème
13:08pour le dire
13:09quand on est le fils
13:10de Michel Cardoz
13:12à un moment donné
13:13c'est un peu comme
13:14les médecins
13:14on a envie de faire
13:15comme papa
13:16c'est un des premiers
13:19journalistes du service public
13:20qui avait assumé
13:20son engagement politique
13:21il disait
13:22moi je suis communiste
13:23voilà
13:23il l'assumait très bien
13:24et ça n'a pas empêché
13:25que ce soit
13:26un journaliste
13:27qui faisait son boulot
13:28de journaliste
13:28à part entière
13:29et ça nous fait
13:30une très bonne entrée
13:31en matière
13:31pour une question
13:32sur la question
13:34de la neutralité
13:35lorsqu'il a commencé
13:36en 81
13:37à France Inter
13:38et qu'il était
13:39journaliste à l'UMA
13:40à l'époque
13:40c'était parfaitement affiché
13:42pour le service public
13:43de prendre
13:444 chroniqueurs
13:45le matin
13:46et de faire
13:474 chroniques
13:48d'une certaine façon
13:49plurielle
13:50et lui
13:51représentait la ligne
13:52du parti communiste
13:52il représentait la ligne
13:54de Georges Marchais
13:55ou plus tard
13:56ça c'est un peu compliqué
13:57parce qu'il a fait partie
13:57des réformateurs
13:58etc.
13:59mais donc
14:00ça c'est un exemple
14:02pour le service public
14:03pourquoi ne pas afficher
14:04la couleur
14:04avec des chroniqueurs
14:06qui à un moment donné
14:07dont on sait
14:07qu'ils vont
14:09plutôt défendre
14:11telle ou telle idée
14:12c'est une piste
14:14et quand on a
14:14de belles moustaches
14:15comme les siennes
14:16c'est sûr que le message
14:16passe encore mieux
14:18mais vous avez aussi
14:20votre gueule Jacques
14:21et on vous aime aussi
14:22pour ça
14:22alors là
14:22vous êtes convoqué
14:24sur Sud Radio
14:25pour vous expliquer
14:26on se croirait
14:26dans la commission d'enquête
14:27bon je ne suis pas
14:28Jérémy Patrier-Létus
14:30et je ne suis pas non plus
14:31Charles Alonc
14:32mais on a besoin
14:33d'avoir votre avis
14:33parce que vous imaginez bien
14:35Jacques Cardos
14:35que c'est un sujet
14:36qui nous interpelle
14:37le service public
14:38très souvent d'ailleurs
14:40il engendre l'actualité
14:41sur laquelle nous rebondissons
14:42certains éditoriaux
14:44de la matinale
14:45suscitent
14:46et souvent chez moi
14:47des réflexions
14:47très très pertinentes
14:48grâce à ça
14:49je peux disserter
14:50sur l'actualité politique
14:51vous vous êtes venu témoigner
14:52en disant
14:54soucièrement
14:55vous avez témoigné
14:55soucièrement devant la commission
14:56vous avez parlé
14:58vous avez dressé
14:59un tableau critique
15:00de la maison
15:01mêlant
15:02le biais des éditoriaux
15:04pression politique
15:04et pratique opaque
15:05de gestion des départs
15:07vous maintenez
15:07votre déclaration
15:08comme je vous le dis
15:09comme vous direz un magistrat
15:10vous maintenez vos déclarations
15:12alors je maintiens tout
15:13et je vous remercie
15:14de me donner la parole
15:16Péricault
15:16parce que
15:16je vais pouvoir peut-être
15:18préciser deux trois petites choses
15:19parce que vous savez
15:20quand vous êtes en direct
15:21et que vous êtes face
15:22à des députés
15:23dont certains
15:24haussent les sourcils
15:25à chaque seconde
15:26je pense à
15:27on avait les quatre ou cinq
15:29de la LFI
15:30et en particulier
15:31monsieur Saint-Houle
15:31qui faisait des grands airs
15:34comme ça
15:34à chaque fois que je prenais la parole
15:35et ça m'a beaucoup agacé
15:37mais je voudrais dire
15:38une chose à ce sujet
15:41je trouve les travaux parlementaires
15:43excellent
15:44le travail qui a été fait
15:45par Charles Aloncle
15:47et le président
15:48monsieur Patrier
15:49franchement
15:50je les ai trouvés
15:51je trouve que sur la totalité
15:53on a entendu Patrick Sébastien
15:55par exemple
15:55ce jour-là
15:56qui était à mes côtés
15:57dire
15:57on ne sait pas ce que ça donnera
15:59et aujourd'hui encore
16:00il y a plein de gens
16:00qui me disent
16:01si ça se trouve
16:02tout ça
16:02c'est bien
16:04c'est des paroles
16:04mais il n'en sortira rien
16:06moi je pense
16:07qu'ils ont gagné
16:08la bataille culturelle
16:09et la bataille de la transparence
16:10et ça
16:11c'est déjà énorme
16:12parce que
16:13rien que le fait
16:14qu'il y ait une commission d'enquête
16:17ça signifie
16:18que la question se pose
16:20et je crois qu'aujourd'hui
16:21la question est de plus en plus légitime
16:23et de plus en plus de gens
16:26partagent l'idée
16:26qu'il y a peut-être
16:27un problème avec la neutralité
16:29est ...
16:57L'லới
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