- il y a 1 jour
Avec Bernard Cohen-Hadad (président de la CPME Paris) et Olivier Leprêtre (président du Comité Régional des Pêches Maritimes & des Élevages Marins - Hauts-de-France)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:04L'État doit-il injecter des millions, des milliards pour les entreprises ou au contraire alourdir la barque de la
00:13fiscalité
00:14parce que ces milliards viennent à manquer, encore et toujours.
00:17Les organisations patronales appellent le gouvernement à préserver les exonérations de cotisations sociales.
00:23Elles créent le coup de rabot qui se dessine parce qu'il faut faire 6 milliards d'économies nouvelles nécessaires
00:31pour compenser le coût de la guerre en Iran, le blocage du détroit d'Hormuz et ses conséquences
00:38sur l'explosion des prix de l'énergie en général, que ce soit les carburants ou le gaz.
00:44Dans une déclaration commune émise à l'occasion d'un conseil des entreprises à Bercy, c'était jeudi,
00:49le MEDEF, la CPME, l'UDEP, l'AFEP ont de nouveau appelé le gouvernement
00:53et bien préservé ces entreprises de l'effort budgétaire consécutif à ce conflit.
01:00Bonjour à vous Bernard Cohen-Haddad.
01:03Bonjour.
01:03Soyez le bienvenu dans ce studio, président de la CPME Paris.
01:08Nous allons essayer de comprendre ce qui se passe, de façon on va dire plus précise que les anathèmes
01:12ou les grandes lignes parce qu'au fond personne n'y comprend rien
01:15et vous, vous savez ouvrir le capot de la bagnole et nous dire ce qu'il y a dedans.
01:21Tout à l'heure nous serons dans la deuxième partie en direct avec Olivier Leprêtre
01:25qui préside le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins dans les Hauts-de-France
01:30parce que les pêcheurs comme les transporteurs et d'autres métiers ont besoin d'être aidés dans cette séquence.
01:36Ma première question, et vous appelez au 0826 300 300, vous l'avez fait déjà vous les chefs d'entreprise
01:41et autres pour réagir à ce qui se passe ? Ma première question, Bernard Cohen-Haddad,
01:46il y a quelque chose qui se profile, encore et toujours une baisse des exonérations de cotisations sociales,
01:53quelque chose qui pourrait faire gagner, je crois que c'est un milliard et demi là tout de suite,
01:58encore et toujours des histoires de taxes pour les entreprises.
02:01Oui alors, pour venir sur le sujet que vous évoquez Jean-François,
02:04c'est est-ce qu'aujourd'hui il va falloir baisser les allégements sur les salaires et les bas salaires
02:11suite à l'augmentation prochaine du SMIC de 2% ?
02:15Ça va être environ 30 à 35 euros de plus par mois pour un certain nombre de salariés
02:19et ça pourrait être entre un milliard et 8 ou moins d'allégements aux entreprises.
02:28Le problème c'est, est-ce qu'aujourd'hui on rentre dans une politique de défiance vis-à-vis des
02:33entreprises
02:34où on est dans un accompagnement des entreprises ?
02:36Il ne s'agit pas de saupoudrer des aides supplémentaires,
02:39est-ce qu'il s'agit de pénaliser nos entreprises, y compris dans les métiers de service
02:43puisque ce sont les services qui emploient beaucoup les moins 3 le SMIC ?
02:47Moi je crois, et je vais être très cash avec vous tout de suite, je ne vais pas tourner autour
02:50du pot,
02:52on est en train de tourner le dos à la politique pro-entreprise et d'accompagnement
02:58et de rénovation de notre outil industriel qui a été mise en place en 2017.
03:03Et moi, sincèrement...
03:05C'était la campagne d'Emmanuel Macron, la promesse.
03:08Et cette république pro-entreprise qui ne veut pas dire pro-capitaliste,
03:13ce n'est pas du tout la même chose, est aujourd'hui mise au placard
03:21et je pense beaucoup aux macronistes historiques qui doivent avoir des nuits difficiles.
03:26Parce qu'aujourd'hui, on est en train de détricoter pour des raisons idéologiques et non pas économiques.
03:33Idéologiques, vous dites.
03:34Idéologiques, je vais vous dire pourquoi, parce qu'on est en train de penser
03:37que les entreprises sont les boucs émissaires de l'échec des politiques publiques
03:43et quels sont les vaches à lait pour compenser un budget et des dépenses publiques
03:48qui vont toujours de plus en plus haut.
03:52Et preuve en est, preuve en est, le baromètre fiducial IFOP
03:57qui nous dit que 90% des patrons de TPE,
04:03ce n'est pas des grandes entreprises, les moins de 10, les moins de 20,
04:08aujourd'hui sont dans une situation défensive sur l'avenir
04:13et 82% d'entre eux,
04:17ça fait beaucoup, beaucoup,
04:18beaucoup de monde,
04:20c'est-à-dire que c'est 96% des entreprises en France,
04:23ont une inquiétude et anticipent les effets négatifs des prochains mois.
04:27Vous vous rendez compte sur quel blocage on est ?
04:28Ce sont ceux qui nous ont appelés dans la première demi-heure.
04:32Ces patrons de TPE, 8 salariés par exemple, qui souffrent.
04:36On a l'impression que ce sont les grandes boîtes qui se gavent,
04:39passez-moi l'expression,
04:40et c'est le débat public.
04:42La gauche, l'extrême gauche, répète à l'envie
04:46qu'il y a trop d'aides aux entreprises et qu'il vaudrait les supprimer.
04:49Alors un chiffre global est toujours donné,
04:52il est extravagant,
04:53vous allez m'aider,
04:54c'est du quoi, du 150 milliards, du 120 milliards,
04:57on a une espèce de chiffre gigantesque,
04:59et quelle est la réalité ?
05:02Éclairez-nous ce matin.
05:03C'est pour ça que j'évoquais tout à l'heure
05:04le débat idéologique.
05:06Une partie de l'échiquier politique
05:10connaît mal les entreprises,
05:11et une partie de l'échiquier politique
05:13n'aime pas les entreprises.
05:15Partie de la gauche,
05:16et notamment cette gauche,
05:17elle est fiste aujourd'hui,
05:20celle qui promeut la taxe Zuckman,
05:21celle qui veut que nos investisseurs
05:24ne viennent plus en France,
05:26celle qui veut que dès que vous gagnez
05:28un peu d'argent dans nos entreprises,
05:29y compris sur l'investissé à travers le pack d'Utreil,
05:33où la transmission d'entreprises,
05:35on vous taxe,
05:36c'est-à-dire dès qu'on cadenas ces entreprises,
05:40on développe notre économie.
05:42C'est tout le contraire.
05:43Il y a en revanche un vrai débat
05:44qu'on devrait avoir nous,
05:45et les entrepreneurs,
05:47que ce soit les petites, les moyennes, les grandes,
05:48l'ont,
05:49c'est qu'il ne faut pas plus d'aide,
05:52il faut mieux d'aide aux entreprises.
05:53Il y a à peu près 1500 à 2000 aides en France.
05:58Certaines ne sont pas opérationnelles,
05:59ne sont pas opératives,
06:00elles ne vont pas à la bonne cible,
06:03et donc il faut bien entendu
06:05refermer un peu l'éventail des aides.
06:07Vous pensez que techniquement c'est possible ça,
06:08de mettre le nez dans ces 1500 aides différentes ?
06:11Oui, oui, on a un palais,
06:13c'est ce que j'appelle un palais de dame tartine,
06:15c'est-à-dire un échelonnement de strates,
06:19plus personne n'y comprend rien.
06:21Vous avez bien vu le débat qu'on a eu
06:22avec MaPrimeRénov' qui était extrêmement importante,
06:25et qui rendait service à beaucoup de Français.
06:29On a failli la supprimer.
06:31Regardez ce débat complètement kafkaïen
06:35sur le crédit impôt recherche.
06:39Comment se tirer une balle d'en pied à la fin de l'année ?
06:42Comment faire en sorte de ne pas aider nos entreprises
06:44à faire de la recherche et développement,
06:46alors qu'on a besoin d'être plus innovants ?
06:48Il y a aujourd'hui vraiment cette ambiance délétère.
06:51Moi je pense que c'est une ambiance
06:54qu'on n'a pas connue, y compris avant 1981.
06:57C'est-à-dire avoir la défiance des entreprises,
07:00alors qu'on a besoin de la République, de la confiance,
07:03faire confiance aux entreprises.
07:05C'est un peu, vous vous souvenez,
07:07parce que vous êtes un fin observateur de la vie politique,
07:09le débat qu'on a eu à la mi-mandat de François Hollande,
07:14quand Manuel Valls, Premier ministre,
07:18à l'été 2021, je crois,
07:222014,
07:23c'était le 21 août 2014,
07:25excusez-moi,
07:27va devant le MEDEF et dit
07:28« j'aime les entreprises »
07:29pour aller au rebours de cette politique néfaste
07:31qui avait été menée.
07:32Il avait fait sensation à l'époque.
07:33Il avait fait sensation.
07:34Et vous évoquiez 1981,
07:37il y avait eu cette vague de nationalisation.
07:39C'est vrai que le discours était porté par la gauche mitterrandienne
07:43qui devait faire, François Mitterrand,
07:44des concessions au Parti communiste,
07:46aux partenaires,
07:47très anti-entreprise.
07:49Cet état d'esprit perdure.
07:51C'est quoi ?
07:52C'est la lutte des classes,
07:53le patron qui est le méchant,
07:54le vilain.
07:55On est toujours sur des schémas
07:57quelque peu populistes,
07:58en quelque sorte,
07:59alors que la réalité de terrain,
08:01vous l'évoquiez tout à l'heure,
08:02l'immense majorité des entrepreneurs,
08:03ce sont des toutes petites entreprises
08:05et des personnes comme vous et moi
08:07de la vie de tous les jours qui souffrent.
08:09Pourquoi il n'y a pas cette prise de conscience aujourd'hui ?
08:12On est dans une situation difficile
08:13et lorsque l'on ne veut pas prendre des mesures courageuses,
08:17on revient sur les anciens systèmes,
08:19les anciens schémas
08:20et c'est ce que j'appelle l'obscurantisme économique.
08:23Il s'agit de trouver les boucs émissaires,
08:25les responsables de la crise.
08:26Ça a toujours été comme ça.
08:27Et on considère qu'aujourd'hui,
08:30ceux qui sont responsables de la crise,
08:32ce sont ceux qui en ont profité.
08:33Mais il n'y a pas eu de profiteurs de crise
08:35chez les entreprises demandées,
08:36aux patrons de TPRME,
08:37aux indépendants,
08:39aux travailleurs de l'économie,
08:40aux pêcheurs,
08:41aux agriculteurs qui se rebellent
08:43et qui essaient de lever la tête
08:45au-dessus de l'eau
08:47pour pouvoir survivre,
08:49qui n'arrivent même pas parfois
08:50à se payer totalement à la fin du mois
08:53et qui aujourd'hui
08:55n'ont pas d'autre moyen
08:57que de continuer à survivre.
08:59Je dis bien survivre.
09:00C'est ça la réalité.
09:02Au lieu,
09:03on est dans une situation
09:04où on considère
09:05qu'il faut trouver de l'argent
09:06et cet argent,
09:07on le prend sur ceux
09:08qui essaient de s'en sortir.
09:09Ce qui est visible
09:10et facile à attraper.
09:12Alors que la solution,
09:13elle serait très simple.
09:15Réduire le budget de l'État,
09:17réduire la dépense publique,
09:20aller vers une lutte
09:22contre la faute fiscale et sociale
09:24et puis bien entendu,
09:26faire en sorte
09:26que tout le monde
09:27se remette au travail.
09:28Je voulais juste vous dire
09:28un chiffre.
09:30On a aujourd'hui
09:32une augmentation
09:33du nombre des chômeurs
09:37qui est plus forte
09:38depuis 2017.
09:41Les chiffres de l'INSEE
09:43sont de ce matin.
09:43Ça repart à la hausse.
09:44On est à 2,
09:45je crois,
09:462 millions 6 millions de chômeurs.
09:48Vous vous rendez compte
09:48le résultat de cette situation ?
09:51Là-dessus,
09:52Bernard Cohen,
09:52à date,
09:53nous arrivons à la pause
09:54de cette émission.
09:56Juste une question.
09:57Ces fameux 6 milliards
09:58évoqués ce matin,
10:004 plus 2,
10:004 pour l'État,
10:012 pour la Sécurité sociale,
10:03il va bien falloir les trouver.
10:05Sinon,
10:05ils vont venir,
10:07on va dire,
10:08creuser un peu plus
10:09la dette publique
10:11à terme.
10:12Comment ça marche ?
10:13C'est ce que vous dites,
10:14c'est du long terme,
10:15quelque part,
10:16quand vous dites
10:16réduire les politiques publiques,
10:18les trains de vie de l'État,
10:20mais ça,
10:20ça demande
10:21une nouvelle majorité,
10:23une majorité tout court
10:24à l'Assemblée nationale,
10:25ça demande
10:26une campagne électorale
10:27présidentielle
10:27et un projet entre-temps.
10:28finalement.
10:29Oui,
10:29ça ne se fera pas demain.
10:30C'est pour ça qu'on ne le fait pas,
10:31Jean-François,
10:32c'est parce que ça ne demande pas
10:34une politique qui est liée
10:36à l'échec d'une dissolution
10:38avec une décomposition
10:40de la vie politique.
10:41Or,
10:41c'est plus simple aujourd'hui
10:42de prendre dans le porte-monnaie
10:44des entreprises
10:45qui sont là,
10:46qui peuvent payer
10:46parce qu'elles pourront toujours payer
10:48si elles ont besoin
10:48de survivre.
10:49Vous savez,
10:50vous n'avez pas le choix
10:50quand vous êtes patron de TPE.
10:51J'espère que tout à l'heure,
10:53on entendra
10:54nos patrons de TPE.
10:56soit vous payez,
10:58soit vous fermez.
10:59Vous n'avez pas le choix.
11:00Non,
11:00il n'a pas le choix.
11:01C'est ce qu'ils disaient ce matin
11:01dans la première demi-heure.
11:03Ils ont le couteau sur la gorge.
11:04Et le problème,
11:05c'est qu'ils ferment.
11:06Ils étaient 70 000 entreprises
11:09à fermer en 2025.
11:13C'était une perte
11:15de 250 000 emplois
11:17salariés et non salariés.
11:19Vous vous rendez compte ?
11:20Et là,
11:20je vous le disais,
11:21plus de 68 000 chômeurs nouveaux
11:24au premier trimestre,
11:25ce n'est quand même pas
11:26une réussite.
11:27Donc,
11:27faisons attention
11:28de ne pas casser l'outil.
11:29S'il faut trouver de l'argent,
11:31il faut le trouver
11:32dans le train de vie de l'État,
11:33dans la baisse des dépenses publiques,
11:35dans la lutte contre la fraude
11:37fiscale et sociale,
11:38c'est 15 à 20 milliards d'euros.
11:40Et puis aussi,
11:41Jean-François,
11:42un vrai scandale
11:43qui dute depuis des années,
11:44c'est les délais de paiement,
11:4516 milliards d'euros.
11:46Allez,
11:47restez avec nous.
11:48Bernard Cohen-Haddad,
11:50président de la CPME Paris.
11:52Vous l'avez fait
11:53toute la première demi-heure.
11:54N'hésitez pas à rappeler
11:55au 0826 300 300,
11:57vous êtes chef d'entreprise,
11:58vous voulez témoigner.
11:59Dans un court instant,
12:00nous serons avec
12:01Olivier Leprêtre,
12:03le président du comité régional
12:04des pêches maritimes
12:05et des élevages marins
12:06dans les Hauts-de-France.
12:08A tout de suite
12:09pour la suite
12:09de La Vérité en Face.
12:11Le Grand Matin Sud Radio,
12:13La Vérité en Face,
12:15Jean-François Aquilly.
12:16Avec en studio,
12:16Bernard Cohen-Haddad,
12:18président de la CPME Paris.
12:20nous évoquons
12:21cette situation
12:22si difficile
12:23pour les entreprises
12:24aujourd'hui
12:24avec la crise des carburants,
12:26des baisses de rentrées fiscales,
12:286 milliards d'euros à trouver.
12:29L'État doit-il
12:31continuer
12:31d'injecter
12:32des milliards
12:33pour les entreprises ?
12:34Faut-il faire
12:35le ménage là-dedans ?
12:36Et nous sommes avec vous
12:37en direct,
12:38Olivier Leprêtre.
12:39Bonjour !
12:40Bonjour !
12:41Président du comité régional
12:42des pêches maritimes
12:43et des élevages marins
12:44dans les Hauts-de-France.
12:46Olivier Leprêtre,
12:47dans la pêche
12:49sans les aides
12:50sur l'énergie
12:51et le carburant,
12:53c'est une petite mort
12:55de l'activité ?
12:57Alors,
12:57c'est une mort lente,
12:59c'est très compliqué
13:00pour les entreprises,
13:01mais j'ai tendance
13:02à dire que
13:03si on laisserait
13:04travailler la pêche
13:05tranquillement,
13:06ça irait très bien.
13:07La pêche ne peut plus
13:08travailler
13:09par cette accumulation
13:11de normes
13:12qui tombent
13:13sans cesse.
13:14Toutes les semaines,
13:14il y a une nouvelle règle
13:15et qui mène
13:17les entreprises
13:18vers le fond.
13:18Alors déjà,
13:19ça c'est le premier souci.
13:20Ensuite,
13:21c'est sûr que le carburant
13:22est à un coût
13:23très élevé.
13:24Là,
13:24l'État a mis
13:26la main à la patte
13:27et tant mieux,
13:28on s'en félicite
13:29et je remercie
13:30le gouvernement au passage.
13:32Mais il y a
13:32plein de choses
13:33à mettre en place
13:34pour laisser
13:35les entreprises
13:36travailler.
13:37Elles ne peuvent plus.
13:38Et ce discours-là,
13:40vous l'avez
13:41un peu partout,
13:42que ce soit
13:42dans la pêche,
13:43l'agriculture
13:43et bien d'autres métiers
13:45où les gens
13:45ne peuvent plus
13:47exercer leur métier
13:48tranquille.
13:49Olivier Leprête,
13:51citez-nous un exemple
13:52par exemple
13:52d'une contrainte nouvelle,
13:54additionnelle,
13:54qui vous tombe dessus
13:55et qui vous accable.
13:57Allez.
13:58Alors,
13:59on nous oblige
13:59à rejeter du poisson
14:00par-dessus bord.
14:01Le poisson est pêché,
14:03il est mort.
14:04Malheureusement,
14:05on n'a pas de panneau
14:06dans le fond de la mer
14:07qui nous dit
14:07pêcher ceci
14:08ou pêcher cela.
14:09On pêche ce qu'il y a
14:10dans le fond de la mer
14:11et on fait avec.
14:13Et les règles européennes
14:15nous obligent
14:16à rejeter le poisson
14:17par-dessus bord
14:18tel que du thon rouge
14:19par exemple.
14:20Parce qu'en manche,
14:21on n'a pas de quota
14:21de thon rouge
14:22mais qu'est-ce que vous voulez,
14:23on ne peut rien y faire.
14:24Le poisson d'âge,
14:24il est dans la mer.
14:25Ce n'est pas écrit
14:26qu'il y a du thon rouge
14:27ou autre.
14:28Donc, vous voyez,
14:28ça c'est une règle
14:30vraiment...
14:32Ce n'est pas le gouvernement.
14:33L'Union européenne
14:33devrait en revenir dessus.
14:35On n'arrête pas
14:35de leur dire
14:36que ça ne fonctionne pas
14:37mais on persiste
14:38à dire qu'il faut
14:39la mettre en place
14:40et ça dure depuis 2014.
14:42Et là, vous qui savez
14:44en quelque sorte,
14:45quand vous exprimez
14:47au fond
14:47ces remarques,
14:49ces critiques
14:50parce qu'elles sont
14:50très concrètes,
14:52parfois vous êtes
14:54confrontés
14:54à des situations absurdes,
14:56vous avez la sensation
14:57d'être entendu
14:58non, j'imagine ?
15:00Non, pas du tout.
15:01Alors,
15:02nos politiques nationaux,
15:03j'ai tendance
15:04à dire oui
15:05parce qu'on les voit,
15:06on explique
15:07mais dès qu'on arrive
15:08à Bruxelles,
15:09on n'écoute pas.
15:10On n'écoute que
15:10la DG Marais
15:11et la Commission.
15:12Terminé.
15:13Après,
15:14j'ai vu des votes
15:15au Parlement
15:15où c'était à la majorité
15:17en faveur des pêcheurs
15:18et arrivé au Conseil,
15:19ça se retourne
15:20contre les pêcheurs.
15:21Ça ne peut plus fonctionner.
15:22Ce système-là
15:23ne peut plus fonctionner.
15:25Encore un mot,
15:25Olivier Leprêtre,
15:26avec vous.
15:27Donc,
15:27vous dites
15:29heureusement
15:29qu'il y aura eu
15:30ce coup de pouce
15:30de l'État,
15:31ces aides
15:32pour passer le cap
15:33et cette crise
15:34s'installe
15:35malheureusement
15:35sur les prix
15:36des carburants.
15:38Mais combien
15:38l'activité,
15:40combien la branche
15:42va tenir
15:43avec toutes ces normes
15:44qui vous sont imposées,
15:45qui s'empilent ?
15:47Est-ce que vous pensez
15:48que 2027
15:48sera peut-être l'occasion
15:49de faire un peu
15:50le ménage
15:51dans cette forêt
15:54de normes ?
15:56Alors,
15:57on s'est dénoncés
15:58très souvent
15:58mais je vais vous
15:59donner mon sentiment.
16:01Oui.
16:01Ça ne changera pas
16:03parce qu'il y a
16:04tellement de monde
16:05qui parle de la pêche
16:06que tout le monde
16:07en met une couche
16:08et il en ressort
16:09toutes les semaines.
16:10Je vous dis,
16:11c'est effrayant.
16:12Le métier
16:13est devenu ingérable
16:15et j'ai beaucoup
16:16de pêcheurs ici
16:17comme ailleurs
16:17qui arrêtent
16:18parce que les gens
16:19sont à saturation.
16:20Ils n'en peuvent plus.
16:22On ne peut plus
16:22exercer son métier
16:24de pêcheur.
16:25On doit être
16:25administratif avant tout
16:26et remplir des documents
16:29à n'en plus finir.
16:30Et croyez-moi
16:31que sur un bateau,
16:32quand il fait mauvais temps
16:33que le bateau
16:33bouge de tous les côtés,
16:35croyez-moi
16:35que ceux qui pondent
16:36les règlements,
16:37s'ils venaient
16:38faire un petit tour en mer,
16:39ils verraient ça différemment.
16:40Je ne tiendrai pas
16:40cinq minutes à bord.
16:42Donc,
16:42la paperasse d'abord
16:43le poisson après.
16:44Merci Olivier Lepret
16:45pour ce témoignage
16:46ce matin.
16:47Je rappelle,
16:47merci à vous
16:48sur Sud Radio.
16:50Président du Comité
16:50Régional des Pêches Maritimes
16:52des Élevages Marins
16:53dans les Hauts-de-France,
16:54Bernard Cohen
16:55à date.
16:56C'est un discours,
16:57quelle que soit
16:57la branche d'activité
16:58que nous entendons
16:59de façon répétitive
17:01depuis combien d'années
17:03désormais ?
17:04Mais le discours
17:05d'Olivier Lepret
17:05est un discours responsable,
17:07si l'on l'écoute
17:08attentivement.
17:09C'est un discours
17:10qui dit
17:11qu'il faut libérer
17:12notre économie,
17:13il faut arrêter
17:14la surtransposition
17:15de normes,
17:16il faut aller
17:17vers une plus grande
17:18simplification administrative
17:20et puis il faut aussi
17:22faire en sorte
17:23de faire confiance
17:23aux chefs d'entreprise.
17:24Je reviens
17:24sur ce baromètre
17:27fiducial IFOP.
17:2949% des chefs
17:31d'entreprise
17:31et patrons de TPE,
17:32c'est-à-dire Olivier,
17:33moi et beaucoup
17:34d'entre nous,
17:35ceux qui nous écoutent
17:35en tous les cas,
17:37appellent à une baisse
17:38des charges.
17:38Pour eux,
17:39ça semble tellement évident.
17:40Quand on vous met
17:42des bracelets au bras,
17:44comment voulez-vous
17:45mieux vous déplacer,
17:47vous mieux travailler,
17:49être beaucoup plus libre,
17:50ce n'est pas possible.
17:5290% envisage
17:54des mesures défensives,
17:55réduction des dépenses,
17:57report d'investissement,
18:00tentative de répercussion
18:01sur le prix de vente,
18:02mais ce n'est pas toujours facile
18:04si vous répercutez
18:05sur le prix de vente,
18:06vous allez vendre
18:06encore moins qu'auparavant.
18:08Donc la difficulté
18:09aujourd'hui,
18:10c'est bien la simplification
18:11de la vie,
18:12de libérer l'économie.
18:13Moi, c'est ce que j'appelle
18:14la république de confiance.
18:15La bureaucratie,
18:17au fond,
18:17est toujours là.
18:18elle, historiquement,
18:20elle n'est ni de droite
18:22ni de gauche.
18:22En réalité,
18:23elle est plutôt de gauche
18:24dans certains systèmes
18:26qui ont vécu aujourd'hui.
18:28On ne va pas faire
18:29de la philosophie politique,
18:30Bernard Cohen-Adan,
18:31mais les candidats
18:33ou les candidates
18:33qui se proposent
18:36à 2027,
18:38ont-ils intégré à vos yeux
18:39cette idée
18:40sur laquelle
18:41c'est une priorité
18:42aujourd'hui ?
18:43Ce n'est pas qu'un débat
18:44de la présidentielle
18:45parmi d'autres.
18:46c'est un axe prioritaire.
18:47Alors, dans les programmes,
18:49ce qu'on connaît
18:50aujourd'hui,
18:50on voit bien
18:51ce que l'on sait
18:53parce qu'on a
18:54quand même
18:55beaucoup de candidats
18:56et certains
18:57n'iront pas au bout.
18:58On voit bien
18:59qu'il y a quand même
19:00sur
19:02à la fois
19:02une partie
19:03du bloc central,
19:04c'est-à-dire
19:05M. Attal,
19:07je ne sais pas
19:08s'il faut citer
19:08les noms,
19:10en tous les cas,
19:11M. Édouard Philippe,
19:12une volonté
19:13de faire confiance
19:14aux entreprises
19:15mais c'est aussi
19:16le cas
19:17du côté
19:18de la droite nationale
19:19à travers
19:21le contre-projet
19:22de budget
19:23qu'on a pu voir
19:24et le programme
19:25du Rassemblement National
19:26qui vise
19:27à libérer
19:27un certain nombre
19:29de charges
19:30qui pèsent
19:30sur les entreprises.
19:31Il faut le reconnaître,
19:32c'est aujourd'hui
19:33ce que l'on peut voir
19:34des programmes
19:35qui sont annoncés.
19:36Ça ne veut pas dire
19:37qu'ils le feront
19:38quand ils seront au pouvoir.
19:39En tous les cas,
19:40il y a une prise de conscience
19:42sur un certain nombre
19:43de décideurs politiques
19:44et publics
19:46d'alléger
19:48le ferdeau
19:49des entreprises
19:49surtout celles
19:50des territoires.
19:52C'est là
19:52l'économie de proximité
19:54qu'il faut encourager.
19:54Ultime question avec vous
19:56et c'est important
19:56Bernard Cohen.
19:57Est-ce que vous êtes confiant
19:58en l'avenir ?
19:59Parce qu'au fond,
20:00c'est là,
20:01l'élection arrive,
20:02c'est dans un an,
20:02c'est moins d'un an maintenant.
20:03Moi, je ne sais pas
20:05être confiant
20:06ni non-confiant
20:08un patron de TPE,
20:10il a des inquiétudes
20:11mais il n'a pas d'autre choix
20:11que de faire tourner la boutique.
20:13C'est bien ça le problème
20:14et quand il n'a pas les moyens
20:15de faire tourner la boutique,
20:16il réduit la voilure
20:17sur ses revenus propres
20:19avant de pouvoir,
20:21comment dirais-je,
20:21s'occuper de...
20:22Et ce qui m'inquiète aujourd'hui
20:23pour en terminer,
20:25c'est ce qui nous menace,
20:27c'est-à-dire
20:27un report des emplois
20:29des jeunes et des seniors
20:31si on maintient
20:33ces politiques négatives
20:34vis-à-vis des entreprises
20:36et des allégements des charges.
20:37C'est une nouvelle priorité désormais.
20:39Merci Bernard Cohen,
20:40Haddad,
20:41président de la CPME Paris.
20:43Bonjour Valérie Expert,
20:44bienvenue au menu
20:46de Mettez-vous d'accord ce matin.
20:47Écoutez,
20:48faut-il légaliser les tests ADN
20:49en accès libre ?
20:50C'est quoi le problème ?
20:51Écoutez,
20:52on va explorer ce sujet
20:54avec Félix Mathieu
20:55et avec un généticien
20:57qui va nous expliquer
20:58les avantages
20:59et surtout les inconvénients
21:00de ce type de texte.
21:02et puis,
21:04nous débattrons
21:05tout à l'heure
21:07de plusieurs sujets,
21:10en particulier
21:11des propos de Jean-Luc Mélenchon,
21:14de Bruno Retailleux
21:14chez vous ce matin
21:16à propos
21:18de l'Algérie
21:20et d'autres sujets
21:21évidemment à venir.
21:22A tout de suite.
21:23Merci,
21:23bonne émission.
21:24C'est parti.
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