- il y a 2 jours
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Il est quasiment 15h, bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes infos sur CNews.
00:00:04On vous accompagne jusqu'à 17h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:07Une émission très largement consacrée à ce antavirus, énormément de questions en suspens,
00:00:13une sorte de psychose qui commence à monter.
00:00:15On va tâcher de répondre à toutes les questions que nos téléspectateurs se posent ensemble jusqu'à 17h.
00:00:21Notez évidemment le rendez-vous important à 16h45, conférence de presse autour de la ministre de la Santé,
00:00:25justement sur ce virus que d'aucuns tentent d'analyser, de décrypter, l'antavirus.
00:00:33On vous dit tout dans cette émission, en tout cas tout ce que nous savons avant de développer ce sujet
00:00:37et d'autres.
00:00:38Également, vous le verrez dans un instant, on accueille Sandra Chiambo.
00:00:41Bonjour Sandra, c'est l'heure de JT, l'essentiel, et elle a une de votre journal La France,
00:00:45justement qui demande une coordination plus étroite des protocoles sanitaires en Europe pour lutter contre l'antavirus.
00:00:52Face aux nombreuses questions liées à la maladie, la mise en quarantaine renforcée d'une vingtaine de cas contacts en
00:00:58France,
00:00:58dont une française placée en réanimation et les risques éventuels de transmission,
00:01:04la ministre de la Santé tiendra cet après-midi, vous le disiez Julien, à 16h45,
00:01:08une première conférence de presse sur le virus en compagnie de plusieurs experts.
00:01:13Et à n'en pas douter, ce ne sera pas la dernière de ces conférences de presse.
00:01:16L'incendie criminel près de Lyon, ce lundi, a coûté la vie à trois personnes, trois personnes inconnues de la
00:01:22justice.
00:01:22Un homme de 28 ans et sa tente âgée de 61 ans ont été découverts dans un appartement du dernier
00:01:28étage de cet immeuble de Dessines-Charpieux.
00:01:30La troisième victime est un homme de 28 ans retrouvé au pied du bâtiment.
00:01:34Pour le procureur de la République de Lyon, la piste du règlement de compte sur fonds de trafic de drogue
00:01:39reste sérieuse.
00:01:42Les premières investigations font état d'au moins un départ de feu à l'intérieur de l'immeuble.
00:01:47L'origine et les circonstances de ce départ de feu sont actuellement encore à déterminer.
00:01:52A ce stade des investigations, aucune hypothèse sur les raisons précises des faits n'est privilégiée.
00:02:00Il est donc impossible d'affirmer si une ou plusieurs personnes étaient visées par cet incendie.
00:02:07Il est également totalement prématuré d'indiquer que les faits sont en lien avec un trafic de stupéfiants.
00:02:15Même si cela reste bien évidemment une piste sérieuse.
00:02:18Et on intervient ce journal pour prendre la direction de l'Assemblée nationale.
00:02:20Nous sommes mardi.
00:02:21Les questions au gouvernement concernant notamment l'antavirus.
00:02:25Aurélien Rousseau du PS qui interpelle le Premier ministre.
00:02:27On écoute.
00:02:28Cette séance des malades à l'hôpital Bichat à Paris, des soignants, des agents, des agences régionales de santé, des
00:02:35agents du ministère de la Santé
00:02:37se battent pour étouffer la propagation du virus.
00:02:41Et je voudrais d'abord leur rendre hommage.
00:02:45Madame la ministre, au nom de mon groupe, je voudrais d'abord vous dire notre soutien aux actions engagées par
00:02:54le gouvernement.
00:02:56Notre soutien de mesures qui visent à contrôler la propagation éventuelle de ce virus avec les mesures les plus protectrices.
00:03:08Face à l'incertitude, c'est la seule solution raisonnable.
00:03:12Ce soutien, Madame la ministre, il a un corollaire.
00:03:16C'est une attente.
00:03:17Une attente qui vaut pour nos concitoyens.
00:03:20Ceux qui ont des interrogations légitimes, pas les dingues qui, comme d'habitude, sont décapsulés dès qu'une crise arrive.
00:03:27Ceux qui veulent connaître la vérité.
00:03:31Ceux qui veulent savoir en toute transparence ce que nous savons et ce que nous ne savons pas.
00:03:37Mais cette attente, elle porte aussi pour le Parlement.
00:03:40Nous avons besoin de modalités de délibération démocratiques en temps de crise.
00:03:46Sinon, chaque fois que vous adapterez votre posture, ce sera critiqué comme un errement, notamment par les ex-futurs premiers
00:03:54ministres de Madame Le Pen, Monsieur Philippot ou Monsieur Dupont-Aignan.
00:03:59Madame la ministre, soutien, attente, mais aussi besoin de cohérence.
00:04:06La cohérence, Madame la ministre, c'est de ne pas affaiblir nos outils de dialogue entre la science et la
00:04:13société, je pense ici à Santé publique France.
00:04:16C'est de ne pas affaiblir nos outils de riposte, je pense aux ARS.
00:04:20C'est de ne pas affaiblir nos outils d'expertise, je pense à l'ANSES et à l'Office français
00:04:24de la biodiversité.
00:04:25La cohérence, Madame la ministre, c'est à l'occasion de cette crise de re-réfléchir à toute une série
00:04:31des mesures que vous avez annoncées dans les derniers mois.
00:04:34Merci. Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est à Madame Stéphanie Risse, ministre de la Santé.
00:04:43Merci, Madame la Présidente, Monsieur le ministre, Aurélien Rousseau, Monsieur le député.
00:04:50Alors oui, vous l'avez dit, il y a des choses qu'on sait sur ce virus, et c'est
00:04:53plutôt une bonne nouvelle, virus connu depuis les années 90,
00:04:55un virus qui a une transmission interhumaine, un virus qui peut rendre malade, très malade, voire faire décéder les patients.
00:05:07Mais il y a aussi, et vous l'avez dit, des choses qu'on ne sait pas sur ce virus,
00:05:11par exemple, le lieu où la première personne décédée a eu le virus,
00:05:18et où, par exemple, nous n'avons pas encore totalement l'entièreté du séquençage du virus qui nous permet de
00:05:24dire avec certitude aujourd'hui,
00:05:26même si on est à ce jour plutôt rassuré, nous n'avons pas la certitude de dire que ce virus
00:05:31n'a pas encore muté.
00:05:33Dès le début de l'alerte de l'Organisation mondiale de la santé, je rappelle, le 3 mai, nous avons
00:05:39effectivement,
00:05:41avec le ministère, avec le centre de crise, avec la Direction générale de la santé, avec Santé publique France,
00:05:47avec aussi la mission en risque épidémiologique, avec l'Institut Pasteur, avec des scientifiques,
00:05:54nous nous sommes mis en organisation pour pouvoir apporter des données sûres et des données transparentes à nos concitoyens.
00:06:01Merci aussi pour le soutien que vous nous apportez dans la politique que nous menons avec le Premier ministre.
00:06:08Dès le 7 mai, nous avons communiqué, à travers des communiqués de presse, des communications publiques,
00:06:15qu'elles soient télévisuelles ou radio, avec le Premier ministre.
00:06:18Il y a des réunions bicotidiennes à Matignon sur le sujet.
00:06:25Je profite de votre question pour remercier tous ces acteurs déjà engagés,
00:06:30que ce soit Santé publique France, les agences régionales de santé, avec qui je suis en lien très rapproché.
00:06:37D'ailleurs, c'est ce qui a permis à mettre les patients, j'aurai l'occasion d'y revenir,
00:06:42les patients à risque en hospitalisation.
00:06:47Et toutes ces réorganisations dont vous parlez ne mettent en aucun cas des difficultés par rapport à la réponse de
00:06:54la crise.
00:06:55Merci beaucoup Madame la Ministre.
00:06:59La parole est à présent à Monsieur Julien Oudoul pour le Rassemblement National.
00:07:03Voilà pour cette première question au gouvernement aujourd'hui depuis l'Assemblée Nationale
00:07:08sur les interrogations légitimes évidemment de la représentation nationale
00:07:11et des Français plus largement autour de cette crise, j'allais dire.
00:07:15Il y a une gestion de crise du gouvernement, donc parlons de crise.
00:07:17Johan Uzay qui est avec nous, Jonathan Sixou, Olivier Vial qui est directeur du CERU,
00:07:22mais qui est également l'auteur de ce bouquin que je montre.
00:07:25La guerre contre les espèces invasives aura-t-elle lieu aux éditions du Rocher ?
00:07:29Vous avez bien pensé, votre bouquin sorti il y a quelques semaines.
00:07:33Et en effet, ce sera intéressant d'avoir des détails avec vous.
00:07:36Je remercie le commissaire Frédéric Lohz, également secrétaire général au SCPN Police d'être avec nous
00:07:41parce qu'on prendra le temps également de faire une autre thématique
00:07:44autour de ce qui s'est passé à la cité des Moulins à Nice ces dernières heures.
00:07:48Insécurité, stop, à la descente aux enfers.
00:07:50C'est votre dernier bouquin, Monsieur le Commissaire, aux éditions Fayard.
00:07:53Mais restons d'abord évidemment sur ce que l'on vient d'entendre.
00:07:56Je vous fais un rapide topo.
00:07:57En France, 5 ressortissants qui étaient passagers du navire de croisière
00:08:00sont toujours à l'isolement strict à l'hôpital Bichat dans le nord de Paris.
00:08:05Les règles d'isolement ont été durcies avec l'annonce par le gouvernement
00:08:09d'une quarantaine renforcée désormais en milieu hospitalier pour tous les cas contacts.
00:08:13L'un d'entre eux d'ailleurs, identifié dans le Finistère à Concarneau,
00:08:16a été transféré aujourd'hui au CHU de Rennes.
00:08:18Le Premier ministre qui a demandé une coordination plus étroite des protocoles sanitaires
00:08:22également avec nos voisins européens.
00:08:24Enfin, la ministre de la Santé que vous venez d'entendre tiendra une conférence de presse à 16h45
00:08:28en compagnie de médecins spécialistes de l'épidémiologie.
00:08:31Et la directrice de Santé publique France, conférence de presse,
00:08:34évidemment que vous suivrez en direct sur notre antenne.
00:08:38Johan, peut-être un premier regard politique.
00:08:40En effet, c'est une crise puisque le gouvernement se comporte avec une situation de crise,
00:08:47en tout cas en mettant en place une gestion de crise.
00:08:50Le retour des conférences de presse, des comités scientifiques.
00:08:53Je le disais tout à l'heure pendant le journal de Sandra Chiyombo,
00:08:56c'est la première imaginons d'une longue série de conférences de presse.
00:09:00Ça ne rappelle que des mauvais souvenirs, ce qui est en train de se passer pour le moment.
00:09:03Oui, évidemment.
00:09:04Et la crise qui a gagné, y compris le Parlement,
00:09:06puisqu'un certain nombre de questions au gouvernement aujourd'hui vont porter naturellement sur ce virus
00:09:10qui inquiète beaucoup de monde.
00:09:11D'ailleurs, la question d'Aurélien Rousseau était une question tout à fait légitime sur un sujet qu'il connaît
00:09:15bien.
00:09:15On se rappelle peut-être qu'il a été ministre de la Santé.
00:09:17Aurélien Rousseau, qu'il a été directeur de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France.
00:09:21Donc c'est une question qu'il a très justement posée.
00:09:23Il est simplement dommage qu'il se ridiculise en affirmant que Florian Philippot serait le ministre de la Santé de
00:09:28Marine Le Pen.
00:09:28Mais c'est un autre sujet.
00:09:30Mais crise, effectivement, on l'a dit.
00:09:31Crise qui gagne le Parlement, crise qui gagne le gouvernement,
00:09:34puisque deux réunions quotidiennes auront lieu à Matignon.
00:09:38La première a d'ailleurs eu lieu ce matin, 8h30.
00:09:41Autre réunion après la journée.
00:09:42Il y aura effectivement cette conférence de presse qui sera donnée par la ministre de la Santé
00:09:46que l'on vient d'entendre à l'instant.
00:09:48Elle sera accompagnée d'épidémiologistes pour essayer là aussi de rassurer les Français,
00:09:52pour dire aux Français ce que le gouvernement, ce que les médecins ont en leur possession,
00:09:57ce qu'ils connaissent de ce virus,
00:09:58et pour tenter de les rassurer naturellement.
00:10:00Parce que vous l'avez dit, il n'y a pas une sorte de psychose, le mot peut être exagéré,
00:10:04mais en tout cas, les Français ont peur, légitimement peur,
00:10:07parce qu'ils ont le sentiment de revivre le début de l'épidémie de Covid.
00:10:11En tout cas, ce sont les mêmes mécanismes qui sont en train de se mettre en place.
00:10:14Ça ne veut pas dire du tout que la suite sera la même, naturellement.
00:10:17Mais il y a une inquiétude qui gagne les Français, et il faut donc les rassurer.
00:10:20Mais les mécanismes de communication et les mécanismes politiques en effet sont tout à fait semblables.
00:10:25On ira à l'hôpital Vichard rejoindre Augustin Donadieu dans un instant,
00:10:29mais dans quelques secondes, on va retourner à l'Assemblée nationale,
00:10:32parce qu'une autre question sera posée au gouvernement sur cette gestion de crise.
00:10:38C'est vrai qu'on s'y perd un petit peu, Olivier Vial.
00:10:42On nous annonce un neuvième cas, l'OMS qui confirme un neuvième cas,
00:10:46et on se dit qu'à la source, ce problème n'a pas été géré comme il aurait dû l
00:10:51'être,
00:10:51ce fameux bateau, ces 160 passagers qui ont été libérés dans la nature.
00:10:56Et on a l'impression qu'on court après maintenant ces différents cas et ce virus,
00:11:01alors qu'on aurait pu le contenir dès le début.
00:11:04Oui, alors effectivement...
00:11:05La question est posée.
00:11:06Alors pardonnez-moi Olivier, je suis désolé, je vous coupe la chique comme on dit.
00:11:09On retourne à l'Assemblée et on vous entend juste après.
00:11:12Merci Madame la Présidente.
00:11:13Madame la Ministre de la Santé,
00:11:15aujourd'hui, l'hôpital Bichat à Paris, dans ma circonscription,
00:11:19accueille des cas contacts de l'antavirus ainsi que le premier cas confirmé en France.
00:11:22Toute la nation a les yeux rivés vers cet hôpital.
00:11:26Et mes chers collègues, j'ai un scoop pour vous.
00:11:28Le gouvernement et la PHP prévoient de fermer cet hôpital.
00:11:33Madame la Ministre, hier sur France Inter,
00:11:35vous aviez salué l'excellence des services des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat.
00:11:39Oui, l'hôpital Bichat fait la fierté de notre pays.
00:11:43Mais voici la contradiction majeure.
00:11:45Comment peut-on saluer le rôle stratégique d'un hôpital dans la gestion des crises sanitaires,
00:11:49tout en organisant sa disparition ?
00:11:52Depuis 2020, 5000 lits ont été supprimés dans le pays.
00:11:56Et demain, l'hôpital Bichat sera sacrifié.
00:11:58Je veux rendre hommage à tous les soignants, aux syndicats, aux élus locaux qui se battent pour le préserver.
00:12:03Depuis des années, on demande aux soignants de faire toujours plus, avec toujours moins de moyens.
00:12:08Et malgré la multiplication des crises sanitaires, vous n'avez retenu aucune des trois leçons du Covid.
00:12:12Car en cas de nouvelle épidémie, Madame la Ministre, les applaudissements de 20 heures ne suffiront pas.
00:12:18La première leçon, c'est que notre santé dépend de celle de la planète.
00:12:22Les épidémies liées aux zoonoses progressent partout dans le monde.
00:12:25Elles sont directement liées à la destruction des écosystèmes,
00:12:28accélérées par le dérèglement climatique et la mondialisation des échanges.
00:12:32La deuxième leçon, c'est qu'un pays résiste aux crises grâce à son service public,
00:12:36notamment hospitalier, des lits disponibles, des soignants formés,
00:12:39des établissements de proximité capables d'absorber un choc sanitaire.
00:12:44La troisième leçon, c'est celle de la transparence.
00:12:47Les Français ont le droit de savoir si nous sommes prêts.
00:12:50Quels sont les stocks disponibles ?
00:12:52Quelles sont nos capacités hospitalières réelles, notamment à l'approche de l'été ?
00:12:56Quels sont les protocoles prévus en cas d'aggravation ?
00:12:59Madame la ministre, vos louanges seront-elles inscrits sur l'acte de démolition de l'hôpital Bichat ?
00:13:05Ou traduis-t-elles enfin un engagement clair envers les soignants et l'hôpital public ?
00:13:09Allez-vous tirer les leçons de la crise du Covid et garantir une stratégie transparente et cohérente ?
00:13:14Merci beaucoup Madame la députée.
00:13:16La parole est à Madame Stéphanie Riste, ministre en charge de la Santé.
00:13:24Merci Madame la Présidente, Madame la députée Léa Ballage El-Mareki.
00:13:31Vous l'avez dit, et je crois que c'est important de le dire aussi à nos concitoyens qui écoutent,
00:13:37il y a les cinq passagers français du bateau qui ont été rapatriés en mesures sécurisées,
00:13:46dans des avions sanitaires exprès pour, avec des professionnels de la situation.
00:13:52Ils ont effectivement été hospitalisés dans des chambres, là aussi très sécurisées,
00:13:57à l'hôpital Bichat avec des flux d'air qui empêchent la propagation d'un virus,
00:14:02et des professionnels très formés à cette prise en charge.
00:14:04Permettez-moi de saluer l'ensemble des professionnels qui, aujourd'hui sur notre territoire,
00:14:10à Bichat comme ailleurs, prennent en charge ces passagers, mais l'ensemble des patients.
00:14:16Vous l'avez dit aussi, nous devons raisonner en toute transparence,
00:14:21j'ai commencé à répondre tout à l'heure.
00:14:24Dans le même sens, parce que je suis convaincue que l'on peut gérer une crise
00:14:29quand on est au gouvernement, quand on est politique de cette sorte,
00:14:34comme toutes les crises d'ailleurs, qu'en donnant les éléments de vérité aux Français.
00:14:38C'est ce que nous faisons depuis le début avec le Premier ministre,
00:14:43en communiquant sur les données, des données qui peuvent aussi évoluer en fonction des connaissances.
00:14:49Et j'ai proposé à des scientifiques que le Premier ministre a rencontrés hier soir
00:14:54d'organiser une conférence de presse avec eux cet après-midi
00:14:58pour que les Français aient les mêmes informations qu'ils ont pu donner au Premier ministre.
00:15:05Les informations de la science.
00:15:09Bichat n'est pas prévu de fermeture de cet hôpital.
00:15:15Et je voulais plutôt rappeler et donner les éléments de la confiance
00:15:20plutôt que rentrer dans des débats que nous avons à chacune des QAG.
00:15:24Oui, nous soutenons l'hôpital.
00:15:25Nous l'avons soutenu dans le budget, je le rappelle,
00:15:28avec une augmentation de l'objectif des dépensations en maladie.
00:15:32Et je suis aux côtés des soignants.
00:15:34D'ailleurs, je vous le dis, je serai demain aussi en réunion
00:15:37avec l'ensemble des soignants de notre pays pour parler de l'antavirus.
00:15:41Merci beaucoup Madame la Ministre.
00:15:43La parole est à présent à Monsieur Philippe Vigier.
00:15:46Il y a déjà beaucoup de choses à analyser de ce qui a été dit par la ministre de la
00:15:49Santé
00:15:49qui annonce déjà des conférences de presse tous les jours.
00:15:52Donc on y est.
00:15:53Beaucoup de choses à dire.
00:15:53Olivier, je sais que vous voulez prendre la parole.
00:15:55On marque une très courte pause.
00:15:56On se retrouve tout de suite.
00:15:57Restez sur CNews.
00:16:0115h22, on est de retour sur CNews.
00:16:03Merci d'être en direct avec nous.
00:16:04Johan Uzaï, Olivier Vial, Jonathan Sicsou, Frédéric Lohz avec nous.
00:16:08Sabrina Birlin-Bouillet du service police-justice parce qu'on prendra le temps de parler de cette fusillade
00:16:11au quartier des Moulins à Nice également ensemble dans quelques instants.
00:16:15Je remercie le docteur Philippe Emmanueli qui est médecin à Barcelone,
00:16:18dirigeant de Medico del Domingo, d'être avec nous par vidéo.
00:16:21Bonjour Monsieur.
00:16:22Je viendrai vers vous dans un instant parce qu'il y a beaucoup de choses à vous demander.
00:16:26Je voudrais qu'on passe par l'hôpital Bichat, bien sûr, où cette dame dont l'état s'est dégradé
00:16:32est hospitalisé.
00:16:33Bonjour Augustin Donadieu.
00:16:34Dans quel état se trouve ce premier cas français ?
00:16:37Cette dame qui, vous allez me le confirmer, est désormais en réanimation.
00:16:41Et puis les conditions dans lesquelles sont hospitalisés ces croisiéristes qui sont à l'isolement également,
00:16:47ces croisiéristes qui étaient sur ce fameux bateau.
00:16:53Oui, alors cette passagère de ce bateau de croisière, vous l'avez dit,
00:16:56elle est en réanimation à l'hôpital Bichat, juste derrière moi.
00:16:59Alors les versions divergent.
00:17:00Il y a à la fois le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé
00:17:03qui indique que son état est critique.
00:17:05Mais de l'autre côté, on a le ministère de la Santé en France
00:17:09qui indique que son état est stable.
00:17:12En tout état de cause, ce que l'on sait, c'est qu'elle est placée en quarantaine renforcée.
00:17:16Elle est donc évidemment en réanimation, en quarantaine renforcée,
00:17:20tout comme quatre autres passagers de ce bateau qui sont là aussi à l'hôpital Bichat.
00:17:28Ils sont dans des chambres individuelles, pression négative.
00:17:32On vous l'a expliqué plusieurs fois.
00:17:33Ce sont ces chambres évidemment stériles qui ne permettent pas à l'air de la chambre de sortir.
00:17:38Elle ne peut être qu'aspirée.
00:17:40Raison pour laquelle ils sont évidemment installés dans ces chambres individuelles.
00:17:44Même chose pour les 22 cas contacts recensés en France.
00:17:48C'est le cas pour un habitant de Concarneau qui était rentré chez lui.
00:17:53Le SAMU est venu à son domicile et l'a transféré à l'hôpital de Rennes.
00:17:56C'est l'un des hôpitaux en France qui bénéficie de ces chambres stériles pour des quarantaines renforcées.
00:18:03Les quarantaines, l'OMS préconise qu'elles durent 42 jours.
00:18:07On ignore pour le moment ici à l'hôpital Bichat combien de temps elles vont durer.
00:18:11Mais en tous les cas, les 4 personnes qui ne sont pas en réanimation mais en quarantaine,
00:18:15elles sont aujourd'hui testées négatives.
00:18:17Elles ne présentent pas de symptômes.
00:18:19Et elles sont testées plusieurs fois par jour pour s'assurer que l'antavirus ne les ait pas contaminés.
00:18:26Augustin, pour toutes ces précisions, on reviendra vous voir un peu plus tard à l'hôpital Bichat dans le nord
00:18:31de Paris.
00:18:33On a entendu Olivier Vial.
00:18:35J'étais sur le point de vous donner la parole avant qu'on parte en pause tout à l'heure.
00:18:37On a entendu deux réponses de la ministre de la Santé, invectivées, questionnées en tout cas par la représentation nationale.
00:18:44On voit bien qu'il y a un début de psychose, à tort ou à raison.
00:18:47Pour l'instant, c'est difficile de le dire.
00:18:49Si on écoute la plupart des spécialistes, pour l'instant, disons que c'est à tort.
00:18:52Mais on est en droit de se poser des questions.
00:18:54La ministre qui nous dit qu'on ne sait pas encore si le virus a muté.
00:18:57On n'est pas sûr de tout comprendre et de tout savoir exactement.
00:19:00Ils ont peur de l'erreur de protocole.
00:19:02C'est pour ça qu'on est vraiment à un seuil assez maximal.
00:19:05Le gouvernement qui engage une forme de course contre la montre, tant bien que mal.
00:19:10Pourtant, on essaie de nous rassurer également.
00:19:12Oui, mais en fait, il y a deux choses.
00:19:13Il y a l'aspect politique.
00:19:15C'est qu'effectivement, on sait bien qu'après la crise de la canicule et la crise du Covid,
00:19:19aujourd'hui, les politiques ont surtout peur de ne pas être à la hauteur et pas de montrer qu'ils
00:19:23sont suffisamment réactifs.
00:19:25Parce qu'il y a deux choses qui sont en jeu.
00:19:28C'est qu'à la fois, il y a leur crédibilité politique.
00:19:30Et depuis quelques années, il y a aussi des responsabilités judiciaires qui peuvent être recherchées contre eux s'ils n
00:19:37'ont pas été assez proactifs.
00:19:38Donc là, on voit bien qu'ils mettent tout en œuvre.
00:19:40Et c'est plutôt une bonne chose qu'au début d'une crise comme ça, même si je pense que
00:19:44le mot crise est sans doute beaucoup trop fort pour l'instant.
00:19:48En tout cas, c'est utile de le faire.
00:19:49On voit de l'autre côté que la députée écologiste qui a pris la parole, elle aussi est dans une
00:19:54logique opportuniste,
00:19:55puisqu'on utilise ce prétexte-là pour tout de suite, pour aller faire un truc très général sur les moyens
00:20:02mis dans la santé.
00:20:03D'autant plus qu'effectivement, on est sur un cas particulier.
00:20:06On est sur ce qu'on appelle des zoonoses.
00:20:08Donc c'est des maladies qui viennent des animaux et qui, dans certains cas, peuvent passer à l'homme.
00:20:14Là, c'est le cas.
00:20:15Et là, en fait, on a même un cas supplémentaire, c'est que ça passe de l'homme à l
00:20:18'homme.
00:20:19Et donc, effectivement, c'est des maladies qui passent des animaux d'abord aux hommes et, dans certains cas, de
00:20:24l'homme à l'homme.
00:20:25Et donc là, effectivement, on est sur des choses qui ne concernent pas que la santé.
00:20:28Il y a une vraie question de la liaison avec l'environnement, avec la manière dont on cohabite avec certains
00:20:36animaux.
00:20:36Et ça, effectivement, c'est une des vraies questions qui vont se poser.
00:20:39Bonjour, docteur Philippe Emanuelli.
00:20:40Vous êtes médecin français, mais à Barcelone, dirigeant de Medico del Domingo.
00:20:46Déjà, peut-être vous qui avez le regard espagnol, l'Espagne qui est au cœur de cette gestion de crise,
00:20:51rappelons-le.
00:20:53Est-ce que vous trouvez qu'il y a une différence de protocole et de traitement de ce virus entre
00:20:58notre pays et l'Espagne ?
00:21:01Non, le traitement de la crise par l'Espagne est très similaire à la France.
00:21:06Et ici, je dirais que la polémique est beaucoup moins importante.
00:21:10Il y avait eu un début de polémique à l'arrivée du bateau dans les îles Canaries,
00:21:14avec effectivement des protestations du gouverneur local des Canaries
00:21:18qui, effectivement, jouait la carte de la psychose et de l'épidémie qui allait se développer aux Canaries.
00:21:25Mais non, globalement, c'est similaire.
00:21:28Et vous trouvez qu'il... Pour le coup, nous, est-ce que les Français surjouent la crise
00:21:33ou est-ce que les Espagnols sous-jouent cette crise, selon vous ?
00:21:37Sous-interprètes ou sur-interprètes, plutôt, ce serait plus correct.
00:21:41Oui, vous avez tout à fait raison, parce qu'on a l'impression de partir dans le sens inverse du
00:21:46Covid.
00:21:46Vous vous souvenez, lors du début de l'épidémie du Covid,
00:21:49tout le monde disait « c'est un simple rhume » et tout le monde s'était trompé.
00:21:53Aujourd'hui, on est exactement dans la dimension inverse.
00:21:56On est sur une épidémie et sur un virus qui est très bien documenté,
00:22:00avec des micro-épidémies qui ont eu lieu régulièrement sous forme de clusters en Amérique du Sud.
00:22:05Et ces clusters, c'est vrai, dans le pire des cas, ont donné quelques dizaines de morts.
00:22:09Mais on sait très bien que sur cette épidémie du antivirus,
00:22:13d'autant plus que, si vous voulez, le casero est particulièrement intéressant,
00:22:19parce que c'est un ornithologue, et l'hôte du antivirus…
00:22:22Supposément.
00:22:24Parce qu'il n'est pas officiellement le casero.
00:22:27Tout le monde imagine que c'est le casero, mais il n'est pas encore officiellement.
00:22:31Officiellement, mais regardez, et je pense que ça n'a pas encore été dit dans les médias.
00:22:35En matière de zoonose, et votre intervenant le disait il y a quelques minutes,
00:22:40il y a une dimension multidisciplinaire importante.
00:22:44C'est-à-dire que ça associe à la fois le médecin, le vétérinaire, le naturaliste.
00:22:49Et si on regarde l'histoire qui nous intéresse aujourd'hui,
00:22:52on suspecte le casero d'être un ornithologue.
00:22:55Or, qui transmet effectivement le antivirus ?
00:23:00C'est un rongeur qui existe de Valparaiso à Ushuaïa,
00:23:05qui est le rat pygmé de Rizière-Alonqueux.
00:23:08Et où va se reproduire le rat pygmé de Rizière-Alonqueux ?
00:23:14Je vous le demande.
00:23:16Eh bien, il va se reproduire dans les nids d'oiseaux.
00:23:20Ah, oui, donc ce qui tendrait en effet à confirmer la thèse de l'ornithologue,
00:23:26qui serait le casero.
00:23:28Et votre explication semble en effet aller dans cette logique.
00:23:31C'est passionnant de vous entendre, docteur Emanuelli.
00:23:34Si vous l'acceptez, parce qu'il est 15h30,
00:23:35on fait un point actualité sur le plateau.
00:23:38Et je reviens vers vous dans trois minutes précisément,
00:23:40parce que j'ai encore beaucoup de questions à vous poser.
00:23:42Il est 15h30, l'essentiel de l'actualité avec Sandra.
00:23:45Rebonjour, chère Sandra.
00:23:46Et on continue bien sûr de parler l'antavirus.
00:23:48Les Français ont de nombreuses questions sur ce sujet.
00:23:51Pour l'instant, les scientifiques écartent toute comparaison avec le Covid-19.
00:23:55La ministre de la Santé tiendra cet après-midi à 16h45
00:23:59une première conférence de presse sur le virus,
00:24:02en compagnie de plusieurs experts.
00:24:04Ils tenteront de répondre notamment aux interrogations
00:24:07sur la mise en quarantaine forcée d'une vingtaine de cas contacts en France,
00:24:13dont une Française placée en réanimation dans un état stable
00:24:16et les éventuels risques de transmission.
00:24:18L'antavirus est une maladie complexe et qui possède de nombreuses variantes.
00:24:22La seule transmission possible d'homme à homme,
00:24:26la souche des andes est celle identifiée à bord du bateau MV-Ondius.
00:24:30Quels sont les symptômes dans ce cas précis ?
00:24:32Élément de réponse avec Alexis Prince.
00:24:36Si le foyer d'antavirus identifié il y a quelques jours par l'OMS
00:24:39sur le paquebot MV-Ondius a fait découvrir au grand public cette maladie,
00:24:43les scientifiques travaillent en réalité dessus depuis plusieurs décennies.
00:24:46Le, ou plutôt les virus, car ils se déclinent en 38 souches,
00:24:50ont été identifiés dans les années 50 pendant la guerre de Corée,
00:24:53contaminant 3000 soldats.
00:24:54Ces autres premiers, les rongeurs sauvages,
00:24:56développent le plus souvent une forme asymptomatique de la maladie.
00:24:59En revanche, lorsque l'être humain est contaminé,
00:25:02les signaux sont beaucoup plus visibles.
00:25:04En Europe et en Asie, le virus se manifeste surtout par des fièvres hémorragiques,
00:25:08avec atteintes rénales.
00:25:10La seconde forme, cardiopulmonaire,
00:25:12marquée par des atteintes respiratoires et cardiaques,
00:25:14est associée à une mortalité beaucoup plus importante,
00:25:17de l'ordre de 30 à 60%, comme pour les trois cas décédés.
00:25:21Enfin, il est possible que de simples symptômes bénins,
00:25:24comme des maux de tête, des nausées ou des douleurs musculaires,
00:25:27apparaissent sans conséquence.
00:25:28Cette maladie est grave, avec un taux de létalité relativement élevé.
00:25:32Néanmoins, la contagiosité n'est pas similaire au SARS-CoV-2.
00:25:37Le virus ne se propage pas par les aérosols à des distances importantes.
00:25:41Il faut des contacts relativement proches.
00:25:43À ce jour, et alors qu'il n'existe encore aucune forme de vaccin aboutie,
00:25:47les autorités sanitaires n'ont pas non plus de recommandations spécifiques
00:25:50en matière de protection pour le personnel soignant.
00:25:53Dans le reste de l'actualité,
00:25:54c'est Sophia Chikirou qui comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie.
00:25:58La députée insoumise est soupçonnée d'avoir tenté de faire virer des fonds d'une société
00:26:03qu'elle ne dirigeait plus et de lui avoir également subtilisé deux chèques,
00:26:07ce qu'elle conteste.
00:26:08Tanguy Hamon et Charles Pousseau, vous êtes en direct du tribunal correctionnel de Paris.
00:26:13Tanguy, comment se déroule le procès ?
00:26:17Eh bien, l'audience vient à peine de commencer.
00:26:20Sophia Chikirou n'a pas souhaité faire de déclaration liminaire,
00:26:23c'est-à-dire qu'elle n'a pas souhaité prendre la parole pour commencer.
00:26:26Elle a donc laissé le soin au juge de poser les questions et d'exposer les faits.
00:26:30Elle comparaît pour tentative d'excroquerie.
00:26:33Elle est accusée d'avoir essayé de faire des virements d'une société
00:26:36dont elle n'était plus dirigeante à sa propre entreprise de communication.
00:26:40Des virements qui s'élèvent à 67 000 euros.
00:26:44Ces virements avaient été refusés, mais selon l'accusation,
00:26:47il s'agit là d'une escroquerie à la banque,
00:26:49car, je cite, il y a eu un commencement d'exécution.
00:26:52Le dossier fait aussi état de deux chèques qu'elle aurait volés à cette ancienne société.
00:26:57Le Média, un site d'actualité politique d'extrême gauche.
00:27:01De son côté, Sophia Chikirou se défend.
00:27:03Elle dit qu'il n'y a aucune victime ni préjudice dans ce dossier.
00:27:07Il s'agit là, selon elle, d'une affaire politique
00:27:09qui avait pour but de salir sa campagne au municipal de Paris.
00:27:15Merci beaucoup, Tanguy Hamon, pour toutes les précisions.
00:27:17C'est la fin de ce journal.
00:27:18On vous retrouve dans une demi-heure, chère Sandra Chiambo.
00:27:21Merci beaucoup, docteur Philippe Emanuelli.
00:27:23Toujours avec nous, je voudrais qu'on poursuive encore juste quelques instants.
00:27:26Le fil de notre conversation, médecin à Barcelone,
00:27:29dirigeant de Medico del Domingo.
00:27:30Vous avez vécu depuis l'Espagne cette crise,
00:27:33en tout cas le début de cette crise sanitaire.
00:27:38Moi, j'ai du mal à savoir s'il faut parler de crise ou pas de crise.
00:27:40En tout cas, la façon dont le politique traite ce sujet
00:27:43fait que c'est de fait une crise,
00:27:46même si sur le plan sanitaire, on nous dit de ne pas nous alarmer.
00:27:49Est-ce qu'il fallait les laisser, ces 160 passagers,
00:27:52sur ce bateau pour tuer le virus dans l'œuf
00:27:55et arrêter de se poser les questions que nous sommes en train de nous poser aujourd'hui ?
00:27:58Je crois que c'est la question d'actualité aujourd'hui concernant cette épidémie.
00:28:03On peut être surpris qu'après l'épisode du Covid,
00:28:07qui a renforcé la prise de conscience de ces nouvelles épidémies
00:28:13et particulièrement de ces zoonoses,
00:28:14on entend aujourd'hui certains intervenants dire
00:28:17« Nous devons renforcer la coordination internationale
00:28:21pour la prise en compte de ce type d'épidémie ».
00:28:22On aurait pu penser que ces protocoles avaient été verrouillés
00:28:28et institutionnalisés depuis la dernière crise du Covid.
00:28:32Et votre question est juste,
00:28:34parce qu'effectivement, il semblerait logique dans ce type d'épisode
00:28:39plutôt de mettre à disposition une sorte de SAMU des zoonoses mobiles
00:28:46qui pourraient se déplacer sur le site des premières manifestations d'une épidémie.
00:28:51Et moi-même d'ailleurs, je suis les zoonoses depuis une vingtaine d'années
00:28:56et il y a 20 ans, j'avais remis un rapport en ce sens à Jean-Louis Bianco
00:29:00qui était alors président du Conseil général des Alpes-de-Provence
00:29:03en soulignant à quel point il était important
00:29:06de mettre en place ce type d'unité mobile
00:29:09pour pouvoir aller au plus près du début des épidémies.
00:29:13Parce qu'on se retrouve avec, alors là c'est plus loin de chez vous,
00:29:15mais on se retrouve avec ce cas à Concarneau dont on nous a parlé.
00:29:18Donc c'est-à-dire que ce monsieur, entre le moment où il est descendu de son avion
00:29:21et le moment, donc à Paris, il est descendu d'un avion à Paris
00:29:25et on l'a retrouvé à Concarneau.
00:29:26Mais qui peut dire aujourd'hui ce que ce monsieur a fait
00:29:29et surtout combien de personnes il a croisé, contacté,
00:29:33il a pu être en contact.
00:29:35Je veux dire, on se tire une balle dans le pied, docteur.
00:29:39Oui, oui, tout à fait.
00:29:42D'autant plus que, et là, bon, dans une certaine mesure,
00:29:45encore une fois, le antivirus n'a pas du tout la contagiosité qu'a le Covid.
00:29:49Donc effectivement, comme vous le dites...
00:29:51On n'a pas un virus qui a peut-être muté, dont on ne sait pas tout.
00:29:53Donc je vous entends parfaitement.
00:29:56Mais ce que je veux dire, c'est que malheureusement,
00:29:58je ne peux pas croire à 100% ce que vous me dites.
00:30:01Non pas parce que vous n'êtes pas honnête, très loin de là,
00:30:03mais parce qu'il y a des zones d'ombre.
00:30:05Bien sûr, mais je suis d'accord avec vous.
00:30:08Peut-être que quand on débriefera la prise en charge de cette épidémie,
00:30:12certains se poseront la question de pourquoi on n'a pas géré la crise au niveau du bateau.
00:30:18Probablement parce que la logistique n'existe pas aujourd'hui
00:30:22pour traiter au niveau international ce type de crise.
00:30:25Mais c'est une leçon qu'il faudra tirer,
00:30:27car c'était une zone circonscrite, facilement isolable
00:30:31et avec un nombre limité de cas initiaux.
00:30:34Et là, on se retrouve.
00:30:35Merci beaucoup, docteur Philippe Emanuelli, médecin à Barcelone,
00:30:38dirigeant de médicaux d'El Domingo, d'avoir été avec nous.
00:30:40On se retrouve avec des cas contacts
00:30:41qui vont forcément se multiplier par la force des choses.
00:30:45Alors, je n'ai pas la connaissance sur le...
00:30:47Parce que là, les gens sont donc, avec ce nouveau protocole,
00:30:50hier, dans des chambres d'un niveau de protection
00:30:52qui est quand même très élevé.
00:30:53Je ne sais pas combien en France nous avons de...
00:30:56On a 50 !
00:30:58Sur la France entière, sur l'Hexagone.
00:31:00On a 50 chambres, effectivement, avec...
00:31:02Il y a 50 chambres comme ça.
00:31:03Donc, il y a déjà 11 cas.
00:31:04Ça fait 48 heures.
00:31:05Donc, on peut se retrouver dans deux semaines, déjà,
00:31:07dans une situation où on ne saura pas quoi faire
00:31:09de ces malades avec le protocole.
00:31:11En tout cas, c'est qu'à contact.
00:31:12Pour l'instant, effectivement,
00:31:13si vraiment il y avait une épidémie importante,
00:31:16ça serait le cas.
00:31:16Pour l'instant, effectivement, il faut rester quand même
00:31:19très mesuré.
00:31:20Parce qu'on sait, effectivement,
00:31:21ce n'est pas comme le Covid pour deux raisons.
00:31:24Un, cette maladie-là, on la connaît quand même.
00:31:27Il y a eu au moins 5 épidémies qui ont eu lieu en Amérique latine.
00:31:32À chaque fois, elles sont très circonscrites
00:31:34et ça n'amène pas une très grande contagion
00:31:39à cause, justement, du fait qu'elle est extrêmement mortelle.
00:31:43Plus un virus a un taux de mortalité élevé,
00:31:48et là, on parle en moyenne de 30 %,
00:31:50il y a eu des cas où...
00:31:51On a eu 48 %.
00:31:52C'était quoi le chiffre ?
00:31:54C'est entre 30 et 60 %.
00:31:56Oui, entre 30 et 60 %.
00:31:57La moyenne est plutôt autour de 30,
00:31:59mais on a eu des pics à 60 %.
00:32:01Ça reste une chance sur trois de mourir.
00:32:03Mais effectivement, c'est ce qui fait que, justement,
00:32:05cette maladie a un taux de contagion beaucoup plus faible
00:32:07parce que, malheureusement, elle tue très rapidement
00:32:10dans la première semaine, souvent les gens
00:32:12qui sont contaminés.
00:32:13On panique pas, on veut juste savoir
00:32:15ce qui se passe précisément.
00:32:17Comme le disait la ministre,
00:32:18il faut dire toute la vérité aux Français.
00:32:19Ça m'a un peu amusé d'entendre ça
00:32:21parce que quand on se souvient du Covid
00:32:23et des conséquences qu'on a pu en tirer,
00:32:25notamment sur le message politique,
00:32:26on peut sourire jaune.
00:32:28On veut savoir ce qui se passe précisément.
00:32:30Et encore une fois, je pense vraiment
00:32:31au cas d'aujourd'hui de ce monsieur ou de cette dame.
00:32:33D'ailleurs, je ne sais pas si c'est un homme ou une femme
00:32:34qui est arrivé jusqu'à Concarneau.
00:32:37Personne, aujourd'hui, n'est capable de dire
00:32:38ce que cette personne a fait entre Paris et Concarneau.
00:32:41Combien de personnes à la croisée ?
00:32:42Combien de cas contacts potentiels
00:32:43nous aurons dans les prochains jours ?
00:32:45Une partie de la résolution est néanmoins politique.
00:32:49Elle est d'abord évidemment d'ordre scientifique et médical,
00:32:52mais elle est politique.
00:32:53Elle n'est pas politique, petite politique
00:32:55avec les petites piques qu'on vient de voir
00:32:56à l'Assemblée nationale.
00:32:57On leur laisse ses bassesses.
00:32:59Elle est politique dans le sens de coordination
00:33:01à l'échelle européenne et évidemment
00:33:03à l'échelle internationale.
00:33:04Pourquoi ? Parce qu'il y a une souveraineté
00:33:06en matière de protocole sanitaire
00:33:08qui fait que chaque pays fait comme il l'entend.
00:33:10Or, on a vu certaines aberrations.
00:33:13Déjà, la gestion effectivement de ce bateau.
00:33:15Il y a une photo également qui est virale,
00:33:17sans mauvais jeu de mots, sur Internet aujourd'hui.
00:33:20Oui, cette personne qui enlève son masque.
00:33:21Une personne qui descend du bateau,
00:33:22qui est mise dans un des autocars
00:33:23et on voit que dans l'autocar,
00:33:24elle enlève son masque.
00:33:26Explication du directeur de l'OMS.
00:33:28Mais on peut le comprendre,
00:33:29c'est une personne âgée, le masque la gêne.
00:33:31Ça paraît un peu léger,
00:33:32après tout ce qu'on a vécu.
00:33:33Une chose aussi qui pourrait être embêtante,
00:33:35et là aussi, c'est politique.
00:33:36Je finis tout juste.
00:33:37Les Etats-Unis ont quitté l'OMS,
00:33:39ainsi que l'Argentine.
00:33:40Les Etats-Unis vont avoir
00:33:41quel type de protocole dans un mois pile
00:33:43en accueillant la Coupe du Monde de football ?
00:33:46Voilà pourquoi c'est aussi politique.
00:33:47Et vous avez raison, Jonathan,
00:33:48et on va en parler.
00:33:49Parce que je vous dis,
00:33:50on va faire une parenthèse
00:33:51parce que c'est très important
00:33:52ce qui s'est passé à Nice hier.
00:33:53Et je veux vraiment qu'on prenne le temps d'en parler.
00:33:55Mais à partir de 16h,
00:33:56on sera en 100% sur ces questions d'antavirus.
00:33:58Et bien sûr que la gestion internationale
00:34:00est en question.
00:34:00Les Etats-Unis qui semblent avoir
00:34:02une forme de légèreté autour de cela.
00:34:04Il y a un événement mondial
00:34:05qui arrive dans moins d'un mât.
00:34:07Et en effet, ça pose pas mal de questions.
00:34:09Parenthèse.
00:34:10Hier, ça s'est passé vers 15h30,
00:34:12un homme armé qui traverse
00:34:13la place des Amaryllis en trottinette.
00:34:15Il ouvre le feu à 17 reprises
00:34:18dans le quartier des Moulins à Nice,
00:34:19faisant deux morts, six blessés.
00:34:21Une fois encore, la mort frappe
00:34:22dans ce quartier des Moulins.
00:34:24Une fois encore, sur fond de guerre
00:34:26de narcotrafic.
00:34:27Ce qu'il faut retenir.
00:34:27Écoutez, regardez.
00:34:30Il est 15h30 sur cette place
00:34:32commerçante habituellement
00:34:34très fréquentée du quartier des Moulins
00:34:36à Nice, quand les tirs éclatent.
00:34:38Rapidement sur place,
00:34:39le procureur de la République de Nice
00:34:41a précisé le déroulé des faits.
00:34:43Un individu qui arrive en trottinette,
00:34:45qui va traverser la place des Amaryllis
00:34:47en trottinette,
00:34:49qui va ouvrir le feu à plusieurs reprises
00:34:51et qui va être pris en charge
00:34:52par un véhicule dans lequel
00:34:54il va prendre la fuite.
00:34:55Depuis plusieurs jours déjà,
00:34:57les tensions étaient particulièrement
00:34:58fortes à Nice.
00:34:59Une série de tirs et d'incidents
00:35:01liés au narcotrafic
00:35:02avaient touché plusieurs quartiers
00:35:04de la ville.
00:35:05Une nouvelle fusillade ce lundi
00:35:06qui illustre pour le maire de Nice,
00:35:08Éric Ciotti,
00:35:09une escalade de la violence.
00:35:11C'est une guerre qui a été déclarée
00:35:13à la République.
00:35:14Après cette fusillade aujourd'hui,
00:35:16depuis l'été 2024,
00:35:17et l'incendie qui avait frappé
00:35:19un immeuble des Moulins,
00:35:21il y a 11 morts
00:35:22à déplorer dans ce quartier.
00:35:24Un climat de violence permanent
00:35:26qui pèse sur les habitants.
00:35:28J'habite là,
00:35:29ça fait même pas deux morts
00:35:30et je m'en parle,
00:35:31je viens de partir.
00:35:32Je me suis échappé de Chichigny
00:35:33pour vivre ici
00:35:35et maintenant je veux m'échapper
00:35:37de là parce que j'ai peur
00:35:38pour mes enfants.
00:35:39Le bilan provisoire
00:35:40fait état de deux morts
00:35:41et trois blessés
00:35:42en urgence absolue.
00:35:44Une enquête a été ouverte
00:35:45pour assassinat
00:35:46en bande organisée.
00:35:48Frédéric Lose,
00:35:49ce n'est pas comme si
00:35:50le quartier des Moulins de Nice
00:35:51n'était pas tristement connu
00:35:53depuis au bas mot
00:35:54une dizaine d'années.
00:35:56Oui, c'est un quartier
00:35:57emblématique
00:35:58du trafic de stupéfiants
00:35:59à Nice.
00:36:00C'est un quartier
00:36:01de 8-9 000 habitants
00:36:04et effectivement gangréné
00:36:06par le trafic de stupéfiants
00:36:07et je crois que ça a été dit.
00:36:09On a déjà eu des fusillades,
00:36:11on a eu deux morts
00:36:11en octobre,
00:36:13on a eu même
00:36:13des incendies criminels
00:36:15dans ce quartier
00:36:17avec des morts
00:36:17et Nice en plus
00:36:21c'est une ville portuaire,
00:36:23frontalière,
00:36:23proche aussi de Marseille
00:36:25où la DZ Mafia
00:36:26essaie de s'implanter
00:36:27et puis il y a des logiques
00:36:28territoriales.
00:36:29Quand vous avez des points
00:36:30de deal à 40-50 000 euros
00:36:32par jour,
00:36:33effectivement,
00:36:34l'enjeu est énorme.
00:36:36Alors on a une loi,
00:36:37la loi de lutte
00:36:39contre le narcotrafic
00:36:40de juillet 2025,
00:36:41elle a des outils intéressants
00:36:43mais d'ores et déjà
00:36:44il faudra aller plus loin
00:36:45pour lutter contre le trafic.
00:36:46Ça paraît évident
00:36:48de voir que les méfaits
00:36:50et les règlements de comptes
00:36:51au cours du narcotrafic
00:36:52se poursuivent
00:36:53dans cette ville.
00:36:54On marque une courte pause
00:36:55et on va revenir
00:36:55avec une question
00:36:56justement à l'Assemblée nationale
00:36:58autour de ce drame de Nice
00:37:00et on continue
00:37:00d'en dire quelques mots
00:37:01avant de revenir à 16h,
00:37:02je vous le disais,
00:37:03en intégralité
00:37:04sur ce antavirus.
00:37:05Restez avec nous,
00:37:06à tout de suite.
00:37:1016h52,
00:37:10de retour sur le plateau
00:37:11de CNews,
00:37:12Yohann Uzaï,
00:37:12Olivier Vial,
00:37:13Jonathan Sixou,
00:37:14le commissaire Frédéric Lohse,
00:37:15Sabrina Birlin-Bouillet
00:37:16du service police-justice
00:37:17pour, avant de revenir à 16h,
00:37:19bien sûr intégralement
00:37:20sur l'antavirus,
00:37:21évoquer ce nouveau drame
00:37:22dans le quartier des Moulins
00:37:23à Nice.
00:37:23Si vous étiez avec nous
00:37:24avant la pub,
00:37:25fusillade,
00:37:2617 ouvertures de feu
00:37:29dans le quartier des Moulins
00:37:30hier,
00:37:30deux morts,
00:37:31six blessés.
00:37:32Éric Ciotti,
00:37:33maire de Nice
00:37:34et député,
00:37:35interpellera le gouvernement
00:37:36dans quelques secondes.
00:37:37On ira à l'Assemblée nationale.
00:37:38Le temps pour moi,
00:37:39Frédéric Lohse,
00:37:39de me tourner encore vers vous.
00:37:41Les gens de ce quartier
00:37:42sont totalement résignés.
00:37:43On a un petit peu parlé ensemble
00:37:44pendant la publicité,
00:37:46je le dis à nos téléspectateurs.
00:37:47Vous êtes niçois,
00:37:48vous connaissez bien
00:37:49ce quartier des Moulins.
00:37:51Ce n'est pas une cité
00:37:52très enclavée.
00:37:53C'est un quartier
00:37:54qu'on va dire ouvert
00:37:55à environ 8 à 10 000 habitants.
00:37:57Moi, j'ai du mal
00:37:58à comprendre
00:37:58comment depuis 10 ans
00:38:00on a pu laisser ce quartier
00:38:01se gangréner
00:38:03de cette façon
00:38:04au lieu de mettre
00:38:05les grands moyens
00:38:06et de mettre fin
00:38:06à tous ces désagréments.
00:38:08Il y a des réponses
00:38:09qui concernent
00:38:10la justice,
00:38:11la police.
00:38:12Mais évidemment,
00:38:12vous l'avez vu,
00:38:14on a une mutation
00:38:15du grand banditisme
00:38:16et du narcotrafic.
00:38:17C'est fini,
00:38:17le temps de Francis Lebeige,
00:38:19Gaëtan Zampa.
00:38:20Aujourd'hui,
00:38:21les narcotrafiquants
00:38:22s'installent
00:38:23dans les cités,
00:38:24se protègent
00:38:25physiquement
00:38:26derrière les murs,
00:38:27derrière parfois
00:38:28des communautés
00:38:29connectées
00:38:30à l'international
00:38:31et le trafic
00:38:31de stupéfiants,
00:38:32la lutte contre
00:38:33le trafic de stupéfiants,
00:38:34ça renvoie au sujet
00:38:35de l'antavirus,
00:38:36interroge de plus en plus
00:38:37la coopération internationale.
00:38:39Ça doit se jouer
00:38:40au niveau international,
00:38:42au niveau national
00:38:43et au niveau local.
00:38:44Les policiers,
00:38:45je peux vous le dire,
00:38:47font un travail
00:38:47dans l'ombre acharné
00:38:49et remarquable
00:38:50pour lutter contre...
00:38:51Mais pardon de l'expression
00:38:52toute faite
00:38:52qui est utilisée
00:38:53et multi-utilisée,
00:38:54cette impression
00:38:55de vider l'océan
00:38:56à la petite cuillère.
00:38:56C'est une...
00:38:57Cette impression est vraie,
00:38:59mais en même temps,
00:39:00vous avez beaucoup de problèmes.
00:39:02Vous avez le problème
00:39:03de la consommation.
00:39:04Ça, c'est un problème à part,
00:39:05on ne va pas lancer le débat,
00:39:06mais s'il y a autant de trafic
00:39:08et autant de rentabilité
00:39:09pour ces produits,
00:39:11il y a la consommation.
00:39:12Vous avez le problème
00:39:12de l'ouverture des frontières,
00:39:14la porosité,
00:39:16et qui fait...
00:39:17Vous avez aussi
00:39:18l'explosion de la cocaïne
00:39:20et des drogues de synthèse.
00:39:21C'est une explosion.
00:39:22Et en même temps,
00:39:24est-ce que nos outils,
00:39:24tout simplement,
00:39:25sont adaptés ?
00:39:26Alors,
00:39:26rendons quand même
00:39:27hommage aux législateurs.
00:39:28Rappelez-vous
00:39:29la commission sénatoriale
00:39:30pour lutter contre
00:39:31le narcotrafic,
00:39:32la prise de parole
00:39:33notamment des magistrats
00:39:34marseillais.
00:39:35C'était courageux,
00:39:36c'était salutaire.
00:39:37Ça s'est traduit
00:39:38par une bonne loi,
00:39:39mais on n'est pas allé
00:39:40assez loin
00:39:40sur cette loi
00:39:41contre le narcotrafic.
00:39:43Parce qu'aujourd'hui,
00:39:44il va falloir,
00:39:45je le dis moi depuis longtemps,
00:39:46changer de braquet
00:39:47parce que ce n'est pas
00:39:48qu'un enjeu de sécurité,
00:39:49c'est un enjeu
00:39:50de souveraineté.
00:39:51Alors,
00:39:51en termes de coopération
00:39:52internationale,
00:39:53beaucoup d'efforts sont faits.
00:39:55L'OFAST
00:39:57réalise énormément
00:39:58d'opérations
00:39:59à l'étranger.
00:40:00Il y a une coopération
00:40:01qui s'est améliorée
00:40:02avec le Maroc,
00:40:03on l'espère demain
00:40:04avec les Émirats.
00:40:05Je vous entends,
00:40:06Frédéric Lose,
00:40:07vous me parlez
00:40:07d'une coopération internationale.
00:40:09Éric Ciotti
00:40:10qui pose cette question,
00:40:11mais il y a déjà
00:40:11une coopération locale
00:40:12avec les bisbilles
00:40:13entre la mairie
00:40:14et la préfecture.
00:40:14Sabrina ne l'expliquera.
00:40:15Question d'Éric Ciotti
00:40:16au gouvernement
00:40:16sur le narcotrafic
00:40:18dans sa ville.
00:40:20Merci,
00:40:21Madame la Présidente.
00:40:22Monsieur le Premier ministre,
00:40:23hier,
00:40:24deux drames terrifiants
00:40:26liés au narcotrafic
00:40:28ont frappé notre pays.
00:40:30À des signes,
00:40:31cela a été dit,
00:40:33trois morts,
00:40:34dans un incendie.
00:40:36Et à Nice,
00:40:37dans ma ville,
00:40:39onze personnes impliquées,
00:40:41deux sont décédées.
00:40:43En cet instant,
00:40:44je veux bien sûr
00:40:45rendre hommage
00:40:47aux victimes,
00:40:49Ahmed et Adilson.
00:40:52Je pense à eux,
00:40:53je pense à leur famille,
00:40:54j'étais à leur côté
00:40:55hier soir.
00:40:57Monsieur le Premier ministre,
00:40:58les tarcotraficants
00:40:59nous ont déclaré une guerre.
00:41:01Ils ont déclaré une guerre
00:41:03à la République.
00:41:04Cette guerre,
00:41:05je crains que nous soyons
00:41:06en train de la perdre.
00:41:08Chaque jour,
00:41:09le cancer du narcotrafic
00:41:11gagne du terrain.
00:41:13Chaque jour,
00:41:14des victimes tombent.
00:41:16À Nice,
00:41:18dans le quartier des Moulins,
00:41:20nous déplorons onze morts.
00:41:22Onze morts depuis juillet 2024,
00:41:26dont quatre enfants.
00:41:28Hier,
00:41:28ce sont deux victimes collatérales.
00:41:31Alors,
00:41:32dans ce contexte,
00:41:33nous avons besoin
00:41:33d'une mobilisation générale,
00:41:36d'un combat national.
00:41:38Nous avons besoin
00:41:39d'une force.
00:41:40Nous avons besoin
00:41:41d'un quoi qu'il en coûte sécuritaire.
00:41:44Et à Nice,
00:41:45nous avons besoin
00:41:46d'effectifs,
00:41:47d'enquêteurs,
00:41:48comme partout en France.
00:41:49Je mettrai
00:41:50face à face
00:41:51deux chiffres.
00:41:52Ces onze victimes
00:41:54et en même temps,
00:41:55ces quatre-vingt-dix-sept
00:41:56enquêteurs
00:41:57qui font défaut
00:41:58depuis deux ans
00:41:59dans notre ville.
00:42:01Nous avons besoin
00:42:02d'une réaction
00:42:03urgente,
00:42:04rapide,
00:42:05d'une mobilisation.
00:42:07Nous l'attendons
00:42:07de votre part.
00:42:09La police municipale,
00:42:10la mairie se mobilisent.
00:42:12Nous allons ouvrir
00:42:12un poste de police
00:42:13devant ce point de deal
00:42:15devant lequel
00:42:17sont tombées
00:42:18trop de victimes.
00:42:19Nous allons
00:42:20proposer
00:42:21des patrouilles mixtes.
00:42:23Tout cela,
00:42:23nous le faisons.
00:42:24mais l'État
00:42:24doit prendre
00:42:25et assumer
00:42:26ses responsabilités.
00:42:28Nous l'attendons
00:42:28de vous,
00:42:29M. le Premier ministre.
00:42:30Merci beaucoup,
00:42:31M. le Président Ciotti.
00:42:32La parole est
00:42:33à M. le Premier ministre.
00:42:36Merci beaucoup,
00:42:36Mme la Présidente
00:42:37de l'Assemblée nationale.
00:42:38Mesdames et Messieurs
00:42:39les députés,
00:42:40M. le Président,
00:42:41M. le député-maire
00:42:42Éric Ciotti.
00:42:44Vous relayez
00:42:45l'émotion.
00:42:46Vous ne l'avez pas dit,
00:42:48mais je la ressens aussi,
00:42:49la peur
00:42:49de vos concitoyennes
00:42:51et de vos concitoyens
00:42:52face évidemment
00:42:53à ce fléau
00:42:55qu'est le narcotrafic
00:42:55et sur lequel
00:42:56vous me permettez
00:42:56de m'exprimer.
00:42:57Au fond,
00:42:58votre question
00:42:58résonne aussi
00:42:59avec l'émotion
00:43:00à l'automne dernier
00:43:01au moment de l'assassinat
00:43:02de M. Kessassi
00:43:03et qui nous rappelle
00:43:04à l'ensemble
00:43:04de la classe politique
00:43:05que si nous avons
00:43:07des conflits géopolitiques,
00:43:10beaucoup de sujets
00:43:10évidemment à traiter
00:43:11en politique intérieure,
00:43:12il y a bien un sujet
00:43:14qui fasse s'installer
00:43:15et qui s'installera
00:43:16sur le temps long,
00:43:16c'est bien évidemment
00:43:17la lutte contre le narcotrafic
00:43:19et j'aimerais donc
00:43:19y revenir.
00:43:21Je pense que nous sommes
00:43:22dans un moment de vérité,
00:43:23si vous voulez le fond
00:43:24de ma pensée,
00:43:25un moment de vérité
00:43:26parce qu'au fond,
00:43:27plus nous allons accentuer
00:43:29la politique de répression
00:43:30et votre ville
00:43:31en est évidemment
00:43:32un des terrains
00:43:33sur lequel
00:43:34les politiques publiques
00:43:35s'appuient.
00:43:35Il y avait pratiquement
00:43:36je crois 12 points de deal
00:43:38il y a de cela
00:43:39encore quelques mois
00:43:40à Nice.
00:43:41Aujourd'hui,
00:43:41deux points de deal,
00:43:42une centaine de personnes
00:43:44sous écrou
00:43:45l'année dernière,
00:43:46mis sous écrou
00:43:46une cinquantaine
00:43:47depuis le début de l'année
00:43:48et je pense qu'il ne faut pas
00:43:48qu'on menthe aux Françaises
00:43:49et aux Français collectivement.
00:43:51Plus nous serons répressifs,
00:43:52il faut l'être,
00:43:53plus nous aurons une guerre
00:43:55de territoire
00:43:56qui s'organisera
00:43:57entre les différents réseaux.
00:43:59Plus nous appuyons
00:44:00avec le garde des Sceaux,
00:44:01ministre de la Justice,
00:44:02sur la mise en sécurité,
00:44:04en protection
00:44:04et à l'isolement
00:44:05d'un certain nombre
00:44:06de donneurs d'ordre
00:44:07en prison,
00:44:08plus nous désorganisons
00:44:09évidemment ces différentes filières
00:44:10et au fond,
00:44:12on le voit bien,
00:44:13on a un enjeu
00:44:13de résilience,
00:44:15d'endurance
00:44:15et je ne dirai pas
00:44:16comme vous l'avez dit
00:44:17tout à l'heure
00:44:17même la députée,
00:44:18on ne veut pas des paroles,
00:44:19on veut des actes.
00:44:20Les actes sont là,
00:44:20ils sont nombreux
00:44:21et c'est bien pour ça
00:44:22que vous avez
00:44:22cette guerre de territoire
00:44:23qui est en train
00:44:24de s'installer
00:44:25et plus d'ailleurs
00:44:26vous avez du démantèlement,
00:44:28plus vous avez des arrestations,
00:44:30plus vous avez une concurrence
00:44:31entre ces réseaux
00:44:32et je pense qu'il faut
00:44:33qu'on documente cela
00:44:34plus clairement,
00:44:34en transparence,
00:44:35devant nos concitoyens
00:44:36et nos concitoyens.
00:44:37Deuxième aspect
00:44:37de votre question
00:44:38et je vais peut-être
00:44:40vous surprendre
00:44:40mais je vous y rejoins,
00:44:42la question des moyens.
00:44:43Je me permets peut-être
00:44:45d'accentuer mon propos
00:44:47autour évidemment
00:44:48de votre commune
00:44:48où vous en êtes devenu le maire.
00:44:50Évidemment,
00:44:51il y a un enjeu
00:44:51de présence,
00:44:52de sécurité publique,
00:44:53les effectifs
00:44:54et le ministre de l'Intérieur
00:44:56se rendra à Nice
00:44:56tout prochainement
00:44:57pour permettre justement
00:44:58de revenir sur cette question
00:44:59des effectifs.
00:45:00Là, en urgence,
00:45:01des décisions ont été prises
00:45:02par le préfet de zone de défense
00:45:03pour permettre
00:45:04une présence importante
00:45:05des CRS
00:45:06pour faire de la sécurisation
00:45:07mais on le sait très bien
00:45:08monsieur le député maire,
00:45:10il y avait une patrouille de police
00:45:11à une rue
00:45:12pendant la fusillade hier.
00:45:14Le principal sujet,
00:45:16vous l'avez dit,
00:45:17c'est la filière investigation.
00:45:18C'est comment remettre
00:45:20des policiers,
00:45:21officiers de police judiciaire,
00:45:23non seulement pour traiter
00:45:24le flux
00:45:25mais le stock
00:45:26évidemment des affaires
00:45:27qui sont nombreuses.
00:45:28Comment on refait
00:45:28de cette filière
00:45:29une filière attractive ?
00:45:31Comment on refait
00:45:31de cette filière
00:45:32une filière dans laquelle
00:45:33on est capable de former
00:45:34et pardon,
00:45:35on ne le dit jamais assez,
00:45:36comment on fait aussi
00:45:37de cette filière
00:45:37une filière beaucoup plus numérique
00:45:38parce qu'on le voit bien,
00:45:40il y a un delta de temps,
00:45:41de temporalité
00:45:42entre l'adversaire d'un côté,
00:45:44le narcotrafiquant
00:45:45et la capacité
00:45:46à juger vite
00:45:47et donc à enquêter vite
00:45:48et à produire
00:45:49les éléments d'enquête.
00:45:50Et ça,
00:45:50c'est le sens
00:45:51de ce que
00:45:51le ministre de l'Intérieur
00:45:52a annoncé récemment
00:45:53en lien avec son collègue
00:45:54Garde des Sceaux,
00:45:55ce plan d'investigation
00:45:56qui va nous permettre
00:45:57au fond
00:45:58d'écrire une nouvelle page
00:46:00sur l'attractivité
00:46:01de cette filière
00:46:02des enquêteurs.
00:46:03Monsieur le député maire,
00:46:04Nice profitera
00:46:05de ce plan d'investigation
00:46:08parce qu'on le sait très bien,
00:46:10c'est un des enjeux majeurs
00:46:11sur lesquels
00:46:11il nous faut avancer.
00:46:13Après,
00:46:13je pense qu'il nous faut
00:46:14aller encore plus loin.
00:46:15Vous aurez à examiner
00:46:17un projet de loi
00:46:18qui s'appelle Riposte
00:46:19qui est préparé
00:46:20par le ministre de l'Intérieur
00:46:21qui va nous permettre
00:46:22d'agir à la fois
00:46:23sur la question
00:46:23évidemment
00:46:24de l'exécution des peines
00:46:26et notamment
00:46:26de la réduction des peines.
00:46:28Je crois que
00:46:29il est temps
00:46:30d'aligner
00:46:31notre arsenal
00:46:32juridique
00:46:33sur ce que nous avons fait,
00:46:34toutes choses égales
00:46:35par ailleurs,
00:46:35sur le terrorisme
00:46:36en son temps.
00:46:37Le degré
00:46:38de dangerosité,
00:46:40l'enjeu
00:46:40pour la nation,
00:46:42l'enjeu
00:46:42pour le pacte social
00:46:43français
00:46:44nécessitent
00:46:45désormais
00:46:45d'aller beaucoup plus loin
00:46:47dans notre arsenal
00:46:48judiciaire.
00:46:48On l'a fait
00:46:49avec la loi
00:46:49de narcotrafic,
00:46:50ce qui a permis
00:46:50d'ailleurs
00:46:51dans votre commune
00:46:51d'avoir des fermetures
00:46:52de commerce,
00:46:53d'avoir un certain nombre
00:46:55de mesures
00:46:55de police administrative
00:46:56qui jadis
00:46:56n'étaient pas possibles.
00:46:57Il faudra aller plus loin.
00:46:59Et puis pardon,
00:47:00peut-être de mettre
00:47:01les pieds dans le plat,
00:47:03aussi évidemment
00:47:03s'attaquer davantage
00:47:04aux consommateurs
00:47:05parce qu'il n'y aurait
00:47:06pas de narcotrafic
00:47:07s'il n'y avait pas
00:47:08de consommation.
00:47:09Et ça je crois
00:47:10que pour le coup
00:47:10il va falloir aussi
00:47:11que nous tous
00:47:13nous parlions clairement,
00:47:15calmement de ce sujet
00:47:16en cherchant évidemment
00:47:17le consensus
00:47:18le plus large possible
00:47:19parce qu'on le voit bien,
00:47:21la question de la consommation
00:47:22est un des enjeux
00:47:23qui crée le modèle économique
00:47:24et son caractère
00:47:25au fond un peu inépuisable.
00:47:26Le projet de loi Riposte
00:47:28permettra d'avoir
00:47:28une amende forfaitaire
00:47:29délictuelle pour ce faire.
00:47:31Vous en débattrez évidemment
00:47:32avec le ministre de l'Intérieur
00:47:33mais je crois
00:47:34qu'on ne peut pas dire
00:47:34d'un côté
00:47:34qu'on veut s'en prendre
00:47:35au narcotrafic,
00:47:36être plus dur
00:47:37sur les narcotrafiquants
00:47:38et ne pas traiter
00:47:39l'ensemble du problème
00:47:40de manière complète.
00:47:42Et donc oui,
00:47:43Madame la députée,
00:47:44également en s'attaquant
00:47:46à la question
00:47:46de la consommation
00:47:48car au fond
00:47:48il n'y aura pas
00:47:49de mobilisation générale,
00:47:51il n'y aura pas
00:47:51de guerre utile
00:47:52si on ne prend pas
00:47:53le problème
00:47:53de manière complète
00:47:55en faisant justement
00:47:56de cette résilience
00:47:57un des points importants
00:47:58pour mener la guerre
00:47:59que vous avez
00:48:00vous-même rappelé.
00:48:03Merci beaucoup
00:48:04Monsieur le Premier ministre.
00:48:07La parole est à présent
00:48:08à Monsieur Pierre Briboste.
00:48:09Bon,
00:48:10longue réponse pour
00:48:11je vous avoue
00:48:12que je n'ai pas appris
00:48:13grand chose
00:48:13de la part de Sébastien Lecornu.
00:48:15on travaille,
00:48:15on nous parle
00:48:16de projets de loi
00:48:16mais ce que je note surtout
00:48:17c'est que depuis juillet 2024
00:48:19il y a 11 morts
00:48:20dans le quartier des Moulins
00:48:21dont 4 enfants.
00:48:22Sabrina Birland.
00:48:23C'est ça,
00:48:23Éric Ciotti,
00:48:24le maire de Nice
00:48:25insiste sur le besoin
00:48:26de renforcer les effectifs
00:48:28à Nice.
00:48:28C'est quelque chose
00:48:29sur lequel il s'appuie
00:48:30depuis la fusillade meurtrière
00:48:31mais déjà avant
00:48:32et c'est pour ça
00:48:33qu'il en parlait déjà hier.
00:48:35Aujourd'hui,
00:48:35il y a cette question
00:48:36à l'Assemblée nationale
00:48:37elle est importante
00:48:38parce qu'il y a une opposition.
00:48:39Le maire de Nice,
00:48:40lui,
00:48:40il demande 200 effectifs en plus.
00:48:42il dit qu'il manque
00:48:43ces 200 effectifs de police
00:48:44dont 97 enquêteurs
00:48:46ce qui permettrait
00:48:47de combattre
00:48:48plus le narcotrafic
00:48:49et plus de fusillades
00:48:50comme on a pu
00:48:52être témoin
00:48:53il y a hier,
00:48:54c'était hier.
00:48:55Tandis que s'oppose à cela
00:48:56le préfet
00:48:57le préfet
00:48:58qui dépend bien sûr
00:48:59du gouvernement
00:49:00et donc du ministre
00:49:00de l'Intérieur
00:49:01le préfet des Alpes-Maritimes
00:49:03qui lui dit non
00:49:03ce chiffre est faux
00:49:05il n'y a pas besoin
00:49:06de 200 effectifs supplémentaires
00:49:08la police est là
00:49:09quand le préfet le demande
00:49:10d'ailleurs il avait fait
00:49:12une demande de renforcement
00:49:13la veille de la fusillade
00:49:15il dit même qu'à quelques mètres
00:49:17de la fusillade
00:49:18il y avait des policiers
00:49:19lorsque la fusillade a éclaté
00:49:21donc ce n'est pas la police
00:49:21qui changera la donne
00:49:23c'est un travail de fond
00:49:24qui est mené en sous-marin
00:49:26voilà ce que dit
00:49:26aujourd'hui le préfet
00:49:27et c'est la réponse
00:49:28qu'apporte également
00:49:29monsieur Lecornu
00:49:30Frédéric Lose
00:49:31un dernier mot
00:49:32parce qu'évidemment
00:49:33on va se diriger
00:49:35vers nos discussions
00:49:36autour de l'antavirus
00:49:37mais moi je vois
00:49:38des querelles de chapelle
00:49:40vous me parlez de coopération internationale
00:49:41déjà au niveau national
00:49:42on est incapable
00:49:43de se mettre d'accord
00:49:44et pendant ce temps-là
00:49:45dans le quartier des Moulins
00:49:46comme dans beaucoup
00:49:47de quartiers de France
00:49:47ça se passe comme dans les cartels
00:49:48donc il y a un moment
00:49:50on voudrait voir des résultats
00:49:52et que les paroles
00:49:53soient suivies d'actes
00:49:55l'enjeu il n'est pas local
00:49:56évidemment il y a
00:49:57un plan d'investigation
00:49:59il y a des choses
00:49:59qui vont être mises en place
00:50:00bien sûr qu'il faut
00:50:02plus de moyens
00:50:02en particulier à Nice
00:50:03et encore plus de moyens
00:50:04pour les enquêteurs
00:50:05mais si ces moyens
00:50:06ne sont pas pilotés
00:50:07qu'il n'y a pas une stratégie
00:50:08qu'il n'y a pas un continuum
00:50:09de sécurité avec la justice
00:50:11qu'il n'y a pas des peines
00:50:12qui soient appliquées
00:50:14et qui soient effectives
00:50:15ça sera le tonneau des Danaïbes
00:50:17Je vous apprends bien Frédéric Lowe
00:50:18vous avez 70%
00:50:19de la délinquance
00:50:20de voie publique
00:50:21dans le quartier des Moulins
00:50:21qui est commise
00:50:22par des mineurs isolés
00:50:23notamment
00:50:24donc tout ce qu'on est
00:50:25en train de discuter
00:50:26eux ils passent
00:50:26à travers les mailles du filet
00:50:27Ils passent à travers
00:50:28les mailles du filet
00:50:29et je vais vous dire
00:50:30le quartier des Moulins
00:50:31à Nice
00:50:31n'est pas un ghetto
00:50:33il est près de la mer
00:50:34il est près de l'aéroport
00:50:35il a été rénové
00:50:38le narcotrafic
00:50:39qui est la responsabilité
00:50:40de l'Etat pourrit tout
00:50:42il y a eu une loi
00:50:43cette loi est insuffisante
00:50:45il nous faut des outils numériques
00:50:46le syndicat des commissaires
00:50:48que je représente
00:50:48plaide
00:50:49pour qu'on ait des outils numériques
00:50:51pour les enquêteurs
00:50:51qui soient à la hauteur
00:50:52le compte n'y est pas
00:50:53et surtout
00:50:54un choc
00:50:54de simplification
00:50:56de la procédure
00:50:56la procédure
00:50:57c'est plus de forme
00:50:58On n'a jamais entendu celle-là
00:51:00C'est marrant
00:51:00Oui mais c'est mantra
00:51:01Il faut les répéter
00:51:02C'est pas vous que je vise
00:51:03commissaire
00:51:04Vous l'avez bien compris
00:51:04Non non non
00:51:05bien sûr
00:51:05mais les constats
00:51:06sont les mêmes
00:51:08si vous avez un verrou
00:51:09s'il y a toujours un verrou
00:51:10qui est fermé
00:51:11je vais vous répéter
00:51:11ouvrez le verrou
00:51:13et ça ne veut pas dire
00:51:14flinguer les droits de la défense
00:51:16mais on est allé trop loin
00:51:17donner plus de pouvoir
00:51:18aux enquêteurs
00:51:18C'est clair
00:51:19parce qu'il représente
00:51:20la société
00:51:21les intérêts de la société
00:51:23rétablir la sécurité
00:51:24la dissuasion judiciaire
00:51:25Et pour ça
00:51:26il ne faut pas simplement
00:51:27des moyens des moyens
00:51:28sans stratégie
00:51:29sans pilotage
00:51:30il faut un continuum
00:51:31c'est là que le compte n'y est pas
00:51:32même s'il y a
00:51:33beaucoup de choses
00:51:34qui ont été faites
00:51:34moi je salue
00:51:35le plan d'investigation
00:51:36le travail remarquable
00:51:38des policiers
00:51:39à Nice
00:51:40à Marseille
00:51:41de partout
00:51:41mais c'est une guerre
00:51:43et pour faire la guerre
00:51:44il faut avoir des armes
00:51:45adaptées
00:51:46à ceux de nos ennemis
00:51:48en attendant d'avoir ces armes
00:51:50il y a des parents
00:51:50qui envoient leurs gamins
00:51:51à l'école
00:51:51dans le quartier des Moulins
00:51:52et qui se demandent
00:51:53si en rentrant
00:51:53après la récré
00:51:54ils ne vont pas se prendre
00:51:54une balle perdue
00:51:55c'est ça le triste constat
00:51:57à faire également
00:51:57merci beaucoup
00:51:58commissaire Loss
00:51:58d'avoir été avec nous
00:51:59on peut remontrer
00:52:00votre bouquin
00:52:01insécurité
00:52:02stop à la descente aux enfers
00:52:03aux éditions Fire
00:52:04c'est toujours un plaisir
00:52:05de vous recevoir
00:52:06sur CNews
00:52:07l'actualité majeure
00:52:08principale
00:52:09qui vous intéresse
00:52:10tous évidemment
00:52:11c'est celle qui est liée
00:52:12à l'antavirus
00:52:13je rappelle le contexte
00:52:145 ressortissants
00:52:16qui étaient passagers
00:52:16du navire de croisière
00:52:17sont toujours
00:52:18à l'isolement strict
00:52:19à l'hôpital Bichat
00:52:20de Paris
00:52:21dans le nord de la capitale
00:52:22les règles d'isolement
00:52:23ont donc été durcies
00:52:24ces dernières heures
00:52:24avec l'annonce
00:52:25d'une quarantaine
00:52:26renforcée en milieu hospitalier
00:52:27pour tous les cas contacts
00:52:28l'un d'entre eux
00:52:29identifié à Concarneau
00:52:30dans le Finistère
00:52:31a été transféré
00:52:31au CHU de Rennes
00:52:33le Premier ministre
00:52:33qui a demandé
00:52:34une coordination plus étroite
00:52:35des protocoles sanitaires
00:52:36également avec nos voisins européens
00:52:38enfin la ministre de la Santé
00:52:39tiendra cette conférence de presse
00:52:41à 16h45
00:52:41dans une quarantaine de minutes
00:52:43ce sera bien sûr
00:52:43en direct sur CNews
00:52:44en compagnie
00:52:45de spécialistes
00:52:46de l'épidémiologie
00:52:47et de la directrice
00:52:48de Santé publique France
00:52:49l'hôpital Bichat
00:52:50qui est au cœur
00:52:51de toutes les attentions
00:52:53Augustin Donadieu
00:52:54bonjour à vous
00:52:55dans quel état
00:52:55bien sûr
00:52:56on a envie d'avoir
00:52:57des nouvelles
00:52:57de cette passion
00:52:58dont l'état s'est dégradé
00:53:00premier cas recensé
00:53:01en France
00:53:02et de ces cas contacts
00:53:02également
00:53:03dans quelles conditions
00:53:04sont-ils hospitalisés
00:53:06à l'isolement à Bichat ?
00:53:10Alors première chose
00:53:11son état de santé
00:53:11on a deux versions
00:53:13qui divergent
00:53:14la première
00:53:14c'est celle
00:53:15du directeur général
00:53:16de l'Organisation Mondiale
00:53:17de la Santé
00:53:18qui fait état
00:53:19d'un état critique
00:53:21en revanche
00:53:21le ministère
00:53:22de la Santé
00:53:23en France
00:53:24lui
00:53:24parle d'un état stable
00:53:26alors difficile
00:53:26d'y voir plus clair
00:53:27à cette heure-ci
00:53:28et toutes les réponses
00:53:29nous les aurons évidemment
00:53:30sur notre antenne
00:53:30à partir de 16h45
00:53:32lors de la conférence de presse
00:53:33de la ministre de la Santé
00:53:35au sujet des conditions
00:53:37de cette quarantaine
00:53:38déjà l'OMS préconise
00:53:3942 jours
00:53:40d'isolement
00:53:42de mise à l'écart
00:53:43il faut savoir
00:53:44qu'ici en France
00:53:45plusieurs hôpitaux
00:53:46dont l'IHU de Marseille
00:53:47ou l'hôpital Bichat
00:53:48juste derrière moi
00:53:49ou encore l'hôpital de Rennes
00:53:51disposent
00:53:51de chambres individuelles
00:53:54stériles bien sûr
00:53:54et à pression négative
00:53:56ce qui permet à l'air
00:53:57contenu dans ses chambres
00:53:58de ne pas en sortir
00:53:59mais seulement
00:54:00d'être aspiré
00:54:00pour être ensuite
00:54:02traité
00:54:02pour éviter
00:54:03toute propagation
00:54:04du virus
00:54:06même chose
00:54:06pour les déchets
00:54:07les déchets qui sortent
00:54:08de ces chambres
00:54:10à savoir
00:54:10les blouses
00:54:11les linges
00:54:13les restes de nourriture
00:54:14et autres
00:54:15empruntent un circuit
00:54:16bien distinct
00:54:17de tous les autres déchets
00:54:18des hôpitaux
00:54:19pour éviter là aussi
00:54:20toute propagation
00:54:22vous avez parlé
00:54:23de ce cas
00:54:24de ce cas contact
00:54:25cette personne
00:54:26ce français
00:54:26qui vit à Concarneau
00:54:27qui a été récupéré
00:54:29par le SAMU
00:54:30chez lui
00:54:30transféré
00:54:31à l'hôpital de Rennes
00:54:32au total
00:54:33en France
00:54:34il y a 22 cas contacts
00:54:35tous
00:54:35à l'heure
00:54:36à laquelle je suis
00:54:37en train de vous parler
00:54:37sont entre les mains
00:54:39des médecins
00:54:39en quarantaine
00:54:41renforcées
00:54:42comme l'a demandé
00:54:42le premier ministre
00:54:44Sébastien Lecornu
00:54:45ils sont testés
00:54:46retestés
00:54:47pour s'assurer
00:54:48qu'ils restent négatifs
00:54:49évidemment
00:54:49leurs symptômes
00:54:51sont questionnés
00:54:52derrière moi
00:54:53à l'hôpital Bichat
00:54:54vous l'avez dit
00:54:55il y a donc
00:54:55cette femme
00:54:56cette passagère
00:54:57qui a été testée
00:54:58positive
00:54:59à l'antavirus
00:55:01mais il y a également
00:55:024 autres passagers
00:55:03qui eux ne présentent
00:55:04pas de symptômes
00:55:05mais qui par précaution
00:55:06sont en quarantaine
00:55:07renforcée
00:55:08et sont testés
00:55:08plusieurs fois par jour
00:55:09merci beaucoup
00:55:10Augustin
00:55:11moi je suis très circonspect
00:55:12sur ce monsieur
00:55:12c'est un monsieur
00:55:13pardon Augustin
00:55:14pour Concarneau
00:55:15c'est un monsieur
00:55:16qui a été récupéré
00:55:18par le SAMU
00:55:19on le sait
00:55:20pardon Augustin
00:55:21avec toute la prudence
00:55:22que l'on va mettre
00:55:23effectivement
00:55:24il s'agit d'un monsieur
00:55:26je suis très circonspect
00:55:27merci Augustin
00:55:28et pardon
00:55:29si vous n'aviez pas
00:55:29l'information
00:55:30je ne voulais pas
00:55:30vous mettre en difficulté
00:55:31en tout cas
00:55:32je suis très circonspect
00:55:33parce que ce monsieur
00:55:34on nous dit
00:55:34qu'il a été récupéré
00:55:35à Roissy
00:55:36et qu'on l'a retrouvé
00:55:37un peu par hasard
00:55:38à Concarneau
00:55:39qui peut dire
00:55:40aujourd'hui
00:55:40il y a eu combien de jours
00:55:41entre le moment
00:55:42où il est arrivé à Roissy
00:55:43et le moment
00:55:43où on l'a retrouvé
00:55:43à Concarneau
00:55:45il y a eu bien 48 heures
00:55:47on est incapable
00:55:48de dire
00:55:48qui il a croisé
00:55:49je veux bien
00:55:50qu'on nous dise
00:55:51que tout est sous maîtrise
00:55:51que le protocole
00:55:52est maximum
00:55:53que le gouvernement
00:55:55voit bien
00:55:55qu'il est en train
00:55:56d'engager une course
00:55:56contre la montre
00:55:57et qu'il ne veut vraiment
00:55:57pas que la panique monte
00:55:58mais moi
00:55:59rien que ce cas
00:56:00de Concarneau
00:56:00je ne comprends pas
00:56:01bonjour Yves Van Latem
00:56:04merci beaucoup
00:56:04d'être avec nous
00:56:05infectiologue
00:56:05au CHU Saint-Pierre
00:56:06en Belgique
00:56:07peut-être que vous pouvez
00:56:09nous donner un avis
00:56:09sur ce monsieur
00:56:11parce que je me dis
00:56:11qu'il y a forcément
00:56:12d'autres cas contacts
00:56:13il n'a pas été isolé
00:56:14pendant son trajet
00:56:15de Paris à Concarneau
00:56:16sans croiser
00:56:17qui que ce soit
00:56:17donc je me dis
00:56:18qu'il y a forcément
00:56:18d'autres cas contacts
00:56:19qui sont encore
00:56:20dans la nature
00:56:21on impose des règles
00:56:23qui sont beaucoup
00:56:24plus drastiques
00:56:24là encore
00:56:25on le comprend bien
00:56:25qu'à l'époque
00:56:26du Covid
00:56:28ça veut dire
00:56:29qu'il y a des doutes
00:56:29et qu'on ne sait pas tout
00:56:31sur ce antavirus
00:56:32et cette souche précise
00:56:34alors je pense
00:56:34qu'on sait vraiment
00:56:35tout sur cette souche précise
00:56:37et comme vous le dites
00:56:37c'est une souche
00:56:38qui était maintenant
00:56:39connue depuis
00:56:40une vingtaine d'années
00:56:41à peu près
00:56:421995
00:56:43on l'a bien analysée
00:56:44en Amérique du Sud
00:56:45et la souche
00:56:46qui est en cause ici
00:56:47de toutes les données
00:56:48que nous avons
00:56:48est vraiment la souche
00:56:49type de l'Amérique du Sud
00:56:50ce n'est pas un mutant
00:56:51ce n'est pas un fantôme
00:56:52sortant de n'importe où
00:56:53alors pardonnez-moi
00:56:54de vous interrompre
00:56:55pardon de vous interrompre
00:56:57mais alors moi
00:56:58j'ai une première interrogation
00:56:59comment pouvez-vous
00:57:00nous affirmer
00:57:01à 100%
00:57:01que le virus
00:57:02n'a pas muté
00:57:03alors que notre ministre
00:57:04de la Santé
00:57:05il y a un quart d'heure
00:57:05sur cette antenne
00:57:06en répondant
00:57:07à la représentation nationale
00:57:09se poser la question
00:57:10justement de la mutation
00:57:11dont on ne sait pas encore
00:57:12si elle est réelle ou pas
00:57:14alors on a
00:57:15le séquençage génétique
00:57:16qui a été fait
00:57:17pour ce virus
00:57:17et données qu'on a
00:57:18pour l'instant
00:57:19qui ne sont pas encore
00:57:19entièrement complètes
00:57:20je vous l'accorde
00:57:21nous montrent un virus
00:57:22qui correspond point par point
00:57:23au virus que l'on connaît
00:57:25en Argentine normalement
00:57:26il y a encore des études
00:57:27qui sont en cours
00:57:27donc on n'a pas 100%
00:57:28de certitude
00:57:29mais on va vers une notion
00:57:30que c'est le même virus
00:57:32le scénario du pire
00:57:33c'est quoi
00:57:34c'est que la mutation
00:57:36entraîne
00:57:36une contagiosité
00:57:38plus importante
00:57:39alors on n'a pas
00:57:40de signe
00:57:40de contagiosité
00:57:41plus importante
00:57:42parce qu'il faut quand même
00:57:42le rappeler
00:57:43tous les gens
00:57:44qui pour l'instant
00:57:44sont malades
00:57:45ne sont pas des gens
00:57:45de l'extérieur
00:57:46c'est des gens
00:57:46qui étaient sur le bateau
00:57:48qui étaient proches
00:57:48d'un de l'autre
00:57:49dans un milieu
00:57:50tout à fait particulier
00:57:51et donc cette contagiosité
00:57:52de proche approche
00:57:53intime
00:57:54est connue en Amérique du Sud
00:57:56pour ce virus
00:57:56ce n'est pas différent
00:57:57de ce qu'on connaît
00:57:58pour l'instant
00:57:59Est-ce qu'il peut exister
00:58:02ça aussi c'est une question
00:58:03que je me suis posée
00:58:03tout à l'heure
00:58:04et que je pense
00:58:04que les gens
00:58:05qui nous regardent
00:58:05se posent
00:58:06est-ce qu'il peut exister
00:58:07des cas asymptomatiques
00:58:09qui pourraient passer
00:58:09à travers les mailles
00:58:10du filet
00:58:11parce que ça
00:58:11c'est encore une fois
00:58:12on est dans le traumatisme
00:58:13inconscient du Covid
00:58:14on se pose exactement
00:58:15les mêmes questions
00:58:16on sait que
00:58:16l'asymptomatique
00:58:18je ne sais pas
00:58:20l'asymptomatique
00:58:21était une problématique
00:58:23pendant le Covid
00:58:24Alors deux parties
00:58:25dans ma réponse
00:58:26première partie
00:58:27il y a sans doute
00:58:28un peu de cas asymptomatiques
00:58:30c'était montré
00:58:30par le fait
00:58:31que des études
00:58:32séro-épidémiologiques
00:58:33donc on prend du sang
00:58:34aux habitants
00:58:34de certains contrées
00:58:35d'Argentine par exemple
00:58:37montrent des gens
00:58:38qui ont des anticorps
00:58:39qui ont une protection
00:58:39alors qu'ils n'ont pas
00:58:40notion d'avoir fait la maladie
00:58:41c'est un premier point
00:58:42le deuxième point
00:58:43c'est que de toutes les études
00:58:44les gens qui sont asymptomatiques
00:58:49ne sont pas transmetteurs
00:58:50c'est à nouveau quelque chose
00:58:51on n'est pas sûr
00:58:52à du 100%
00:58:53mais c'est une grande différence
00:58:54par rapport à la transmission
00:58:55du Covid
00:58:55où là les asymptomatiques
00:58:57jouent un rôle majeur
00:58:58dans la transmission
00:58:58ça c'est une certitude
00:59:00vous me l'affirmez
00:59:01à 100%
00:59:01pardon monsieur
00:59:02je suis comme tout le monde
00:59:04en fait
00:59:05je découvre quelque chose
00:59:07on me parle d'un virus
00:59:08qui est mortel
00:59:09à 40%
00:59:10on me parle de cas contacts
00:59:11sur le territoire
00:59:12j'ai deux réunions ministérielles
00:59:13par jour
00:59:14une conférence de presse
00:59:14qui arrive
00:59:15donc pardon
00:59:16pardon d'insister sur les questions
00:59:17mais voilà
00:59:19c'est naturel
00:59:20j'ai envie de dire
00:59:21tout à fait
00:59:21donc les asymptomatiques
00:59:23rares
00:59:24on n'a aucune notion
00:59:25jusque dans les 20 dernières années
00:59:27qu'ils soient transmetteurs
00:59:28on ne sait pas encore
00:59:30pour les gens
00:59:30qui vont développer la maladie
00:59:31donc ceux qui vont développer
00:59:32la maladie
00:59:33sont-ils transmetteurs
00:59:34éventuellement
00:59:35un ou deux jours avant
00:59:36comme on l'était
00:59:37pour le Covid
00:59:37ça c'est une notion
00:59:38qui n'est pas encore claire
00:59:39Yves Van Latem
00:59:40si vous l'acceptez
00:59:41vous restez avec nous
00:59:42parce qu'on marque
00:59:42une très courte pause
00:59:44Olivier Nelly est avec nous
00:59:45Nelly Dénac également
00:59:45parce qu'on va parler
00:59:46de ce foyer supposé
00:59:48qui est Ushuaïa
00:59:49on va voir les protocoles
00:59:50également à l'international
00:59:51et on voit qu'en termes
00:59:52de coordination
00:59:53le ministre Lecornu
00:59:54le premier ministre Lecornu
00:59:55n'est pas forcément écouté
00:59:57et on est ensemble
00:59:58sans aucune interruption
00:59:59jusqu'au début
00:59:59de la conférence de presse
01:00:00à 16h45
01:00:01restez avec nous
01:00:02à tout de suite
01:00:05Il est un petit peu
01:00:06plus de 16h30
01:00:07avant de répondre
01:00:08à toutes les questions
01:00:08que vous vous posez
01:00:09sur l'antavirus
01:00:10je rappelle le rendez-vous
01:00:11à 16h45
01:00:11la conférence de presse
01:00:12à suivre sur CNews
01:00:13le pupitre est vite
01:00:14c'est normal
01:00:14c'est dans un quart d'heure
01:00:15Sandra Chiambo
01:00:16l'essentiel de l'actualité
01:00:17Évidemment
01:00:18la ministre de la Santé
01:00:19tentera de répondre
01:00:20aux questions
01:00:20nombreuses questions
01:00:21liées à l'antavirus
01:00:23en présence de plusieurs
01:00:24médecins et experts
01:00:26interrogée plutôt
01:00:27cet après-midi
01:00:27à l'Assemblée nationale
01:00:28elle a reconnu
01:00:29qu'on ne sait pas encore
01:00:30tout sur le virus
01:00:31notamment s'il n'a pas
01:00:32encore muté
01:00:33avant de souligner
01:00:34l'importance de briser
01:00:35les éventuelles chaînes
01:00:36de transmission
01:00:37le Sénat a rejeté
01:00:39ce mardi pour la deuxième fois
01:00:40l'ensemble de la proposition
01:00:41de loi créant un droit
01:00:43à l'aide à mourir
01:00:44le président des républicains
01:00:46Bruno Retailleau
01:00:47a appelé à l'organisation
01:00:48d'un référendum
01:00:49sur cette réforme sociétale
01:00:50majeure
01:00:51et estime qu'il revient
01:00:52aux Français de trancher
01:00:53le gouvernement
01:00:54a la possibilité
01:00:55de donner le dernier mot
01:00:56à l'Assemblée nationale
01:00:58et puis aucune hypothèse
01:01:00est privilégiée
01:01:00après l'incendie criminel
01:01:02près de Lyon
01:01:02ce lundi
01:01:03qui a coûté la vie
01:01:04à trois personnes
01:01:05deux hommes et une femme
01:01:06tous inconnus de la justice
01:01:07l'entourage des victimes
01:01:09ne l'était a priori
01:01:09pas non plus
01:01:10mais pour le procureur
01:01:11de la République de Lyon
01:01:12la piste du règlement
01:01:13de compte
01:01:14sur fonds de trafic de drogue
01:01:15reste sérieuse
01:01:16à ce stade
01:01:17il n'y a pas encore eu
01:01:18d'interpellation
01:01:19Merci beaucoup Sandra Chiumbo
01:01:20à demain pour de nouveaux points
01:01:22sur l'actualité
01:01:23Olivier Vialio
01:01:24Johan Uzay
01:01:25Jonathan Sixoun
01:01:26et Lydena qui est avec nous
01:01:27également pour quelques précisions
01:01:29qu'on apportera
01:01:30avant cette conférence de presse
01:01:31à 16h45
01:01:32je rappelle que 5 de nos ressortissants
01:01:35qui étaient passagers
01:01:37sur ce fameux navire de croisière
01:01:38sont toujours à l'isolement strict
01:01:40à l'hôpital Bichat de Paris
01:01:41une patiente est dans un état jugé grave
01:01:44puisqu'elle est placée en réanimation
01:01:45on tâche de répondre à vos questions
01:01:47avec Félix Perrolas
01:01:48qui est à l'image
01:01:49bonjour cher Félix
01:01:49de la rédaction de CNews
01:01:51des questions très simples
01:01:52que se posent les Français
01:01:54auxquelles on tente de répondre avec vous
01:01:56Oui Julien
01:01:57et cette question qui revient souvent
01:01:58quel est le taux de mortalité
01:02:00si on se réfère aux derniers chiffres
01:02:02il est beaucoup plus élevé que le Covid
01:02:0540% si on se base
01:02:06sur les derniers clusters
01:02:08recensés en Amérique latine
01:02:10mais ce pathogène est plus mortel
01:02:12que celui qui circule en Europe
01:02:14et notamment en France
01:02:15dont on estime son taux de mortalité
01:02:17autour de 5 à 10%
01:02:19mais dans les deux cas
01:02:20vous voyez que
01:02:20c'est plus élevé que le Covid
01:02:22Les Français qui se demandent aussi
01:02:24s'il y a des traitements
01:02:25ou des vaccins Félix ?
01:02:26Eh bien à ce jour
01:02:26il n'y a pas de vaccin
01:02:27vraiment efficace
01:02:28mais en matière scientifique
01:02:30les avancées sont nombreuses
01:02:31un vaccin nommé Antarex
01:02:33a été développé en Corudif Sud
01:02:35il y a plusieurs années
01:02:37mais selon des experts
01:02:38il n'est pas très efficace
01:02:39et il correspond à la souche
01:02:40de l'antavirus
01:02:41qui est présente en Asie
01:02:43il n'existe pas non plus
01:02:44de traitement
01:02:45mais des médicaments antiviraux
01:02:47et des immunothérapies
01:02:48sont en cours d'expérimentation
01:02:50alors comment soigne-t-on
01:02:52les malades ?
01:02:53D'abord on les met
01:02:53dans des chambres
01:02:54à pression négative
01:02:56pour parer tout risque
01:02:57de contagion
01:02:58en quelques mots
01:02:59ça veut dire que ces chambres
01:03:00elles possèdent
01:03:00un système de ventilation
01:03:02spécialisé
01:03:03et des filtres
01:03:03qui nettoient l'air
01:03:04dans ces chambres
01:03:05on y installe une machine
01:03:06qui va permettre
01:03:07de faire de l'oxygénation
01:03:09extra-corporelle
01:03:10si la personne
01:03:10a du mal à respirer
01:03:11les malades sont extrêmement
01:03:13surveillés
01:03:14des perfusions sanguines
01:03:15peuvent être nécessaires
01:03:17dans certains cas
01:03:17Merci beaucoup
01:03:18cher Félix
01:03:20je note que le gouvernement
01:03:20lance un site
01:03:21pour suivre la situation
01:03:23de près
01:03:23et informer les français
01:03:25on voit
01:03:25Johan Uzaï
01:03:26que le gouvernement
01:03:27ne veut pas se laisser
01:03:28déborder sur son aile
01:03:30j'ai envie de dire
01:03:31le principe de précaution
01:03:33est au maximum
01:03:34la ministre a émis des doutes
01:03:35notamment sur la mutation
01:03:37du virus
01:03:38il ne faut rien laisser passer
01:03:40en tout cas
01:03:40c'est le message
01:03:40que veut nous faire passer
01:03:42le gouvernement aujourd'hui
01:03:43Non bien sûr
01:03:43il y a une volonté
01:03:44de montrer
01:03:44qu'il y a une ultra-vigilance
01:03:46au sommet de l'Etat
01:03:47le gouvernement
01:03:48qui ne veut surtout pas
01:03:49être accusé
01:03:49soit de laxisme
01:03:50soit d'incompétence
01:03:51en tout cas
01:03:52il veut montrer
01:03:52qu'il est là
01:03:53qu'il est aux commandes
01:03:53et qu'il gère cette crise
01:03:55du mieux possible
01:03:55alors il y a plusieurs choses
01:03:57effectivement à retenir
01:03:58d'abord cette double réunion
01:03:59quotidienne à Matignon
01:04:01réunion le matin
01:04:02réunion le soir
01:04:03pour tenter de coordonner
01:04:04les actions ministérielles
01:04:05réunion interministérielle
01:04:07tous les jours
01:04:07donc à Matignon
01:04:09vous avez vu que la crise
01:04:10s'invite y compris
01:04:11au Parlement
01:04:12puisque bon nombre
01:04:13de questions au gouvernement
01:04:14aujourd'hui portées
01:04:15sur cette crise sanitaire
01:04:16alors crise sanitaire
01:04:17ou en tout cas
01:04:18ce risque de crise sanitaire
01:04:19soyons quand même
01:04:20vigilants bien sûr
01:04:21mais en tout cas
01:04:21on sent que les français
01:04:22sont inquiets
01:04:23donc il faut répondre
01:04:24à cette inquiétude
01:04:25d'où la conférence de presse
01:04:26également
01:04:26que va tenir la ministre
01:04:27de la Santé
01:04:28dans quelques minutes
01:04:29maintenant
01:04:29pour répondre aux interrogations
01:04:31montrer que le gouvernement
01:04:32n'a rien à cacher
01:04:33et qu'il joue quelque part
01:04:34carte sur table
01:04:35et le gouvernement
01:04:36qui insiste sur le fait
01:04:37qu'il n'a rien à cacher
01:04:38parce que justement
01:04:39il y a six ans
01:04:40on nous en a peut-être
01:04:41un peu trop caché
01:04:42Yvan de Latem
01:04:42qui est toujours avec nous
01:04:43et je le remercie
01:04:44infectiologue au CHU Saint-Pierre
01:04:46c'est en Belgique
01:04:48merci d'être avec nous
01:04:50encore d'être resté avec nous
01:04:51les gens qui sont considérés
01:04:52comme cas contacts
01:04:53aujourd'hui
01:04:54ce sont donc uniquement
01:04:56ceux qui étaient
01:04:57sur ce fameux bateau
01:04:59mais qui peut nous dire
01:05:00que les cas contacts
01:05:01ne se multiplieront pas ?
01:05:03Ce sont des cas contacts
01:05:05à haut risque
01:05:05c'est-à-dire des gens
01:05:06qui ont vraiment été
01:05:06en proximité
01:05:07avec des gens malades
01:05:08ce sont ceux-là
01:05:09qu'il faut isoler
01:05:10et là je pense
01:05:10qu'il faut vraiment suivre
01:05:11la recommandation
01:05:12du Centre européen
01:05:13des maladies infectieuses
01:05:14c'est 42 jours
01:05:15et c'est pas deux semaines
01:05:16trois semaines
01:05:17comme certains pays
01:05:18l'ont recommandé parfois
01:05:19et si on les isole
01:05:21convenablement
01:05:22soit dans une unité
01:05:23comme vous le faites
01:05:24pour l'instant en France
01:05:25soit éventuellement
01:05:26à domicile
01:05:26avec un suivi
01:05:27extrêmement strict
01:05:28et bien on n'aura pas
01:05:29de cas secondaires
01:05:30les autres cas contacts
01:05:32potentiels
01:05:32c'est les cas
01:05:33qui sont en contact
01:05:34avec ces cas
01:05:34à haut risque
01:05:35mais ceux-là
01:05:36pour l'instant
01:05:37il n'y en a presque pas
01:05:38ou pas par définition
01:05:39puisque tout le monde
01:05:40était sur le bateau
01:05:41et tout le monde
01:05:41a été remis maintenant
01:05:42dans des endroits isolés
01:05:43alors je m'adresse
01:05:45évidemment encore une fois
01:05:45à l'expert que vous êtes
01:05:46ce que j'ai compris
01:05:47c'est que c'est
01:05:48à l'inverse du Covid
01:05:49ça ne se transmet pas
01:05:50par contact
01:05:52de manière aérosol
01:05:53là encore
01:05:54ce sont des termes
01:05:55qu'on utilisait beaucoup
01:05:56il y a 5-6 ans
01:05:57alors pourquoi est-ce
01:05:57qu'on a isolé
01:05:58des personnes
01:05:58qui ont partagé
01:05:59le même vol
01:05:59qu'une dame infectée
01:06:02alors ce qui se passe
01:06:03c'est que
01:06:03ça ne se transmet pas
01:06:04par micro-aérosol
01:06:05c'est une petite goutte tête
01:06:07qui reste suspendue
01:06:08pendant des heures
01:06:08et des heures
01:06:09et qui fait qu'on peut
01:06:09être infecté
01:06:10en rentrant dans une pièce
01:06:11où en panade
01:06:12était là 5 minutes avant
01:06:13par contre
01:06:14ça se transmet
01:06:14par des grosses particules
01:06:16qui sont émises
01:06:17jusqu'à 1 mètre
01:06:181,5 mètre autour de nous
01:06:19et par précaution
01:06:20on considère
01:06:21que dans un avion
01:06:22par exemple
01:06:23deux rangs devant
01:06:24deux rangs derrière
01:06:25ça fait à peu près
01:06:251,5 mètre dans chaque sens
01:06:27et bien c'est la partie
01:06:28où on pourrait avoir
01:06:29une contamination
01:06:30le reste de l'avion
01:06:31par définition
01:06:32n'est normalement pas un problème
01:06:33et entre autres
01:06:34des patients belges
01:06:35qui étaient dans un avion
01:06:37où se trouvait
01:06:37un des patients malades
01:06:39ont été libérés
01:06:40de leur surveillance
01:06:42parce qu'ils étaient
01:06:43nettement plus loin
01:06:44que deux rangs
01:06:45de part et d'autre
01:06:45du patient réel
01:06:47ça paraît un peu
01:06:49je trouve que ça fait
01:06:49des calculs
01:06:50ça fait calcul d'apothicaires
01:06:51un petit peu
01:06:52parce que je veux dire
01:06:52s'il y a une aération
01:06:54plus forte
01:06:54moins forte
01:06:55un déplacement
01:06:56de ces micro-gouttelettes
01:06:58enfin je veux dire
01:07:00je trouve que scientifiquement
01:07:01l'approche
01:07:02n'est pas très pointue
01:07:04encore une fois
01:07:04je dis peut-être des bêtises
01:07:05et c'est pour ça
01:07:06que vous êtes avec nous
01:07:06docteur
01:07:08si si
01:07:08en pratique
01:07:09dans un avion
01:07:09l'aération ne se fait pas
01:07:10et on l'a bien vu
01:07:11avec le Covid
01:07:11de l'avant vers l'arrière
01:07:12ou de l'arrière vers l'avant
01:07:13mais il se fait par tranches
01:07:14comme des tranches de saucissons
01:07:15si vous voulez
01:07:16et donc effectivement
01:07:17c'est par tranches
01:07:18que l'on peut dire
01:07:18que la circulation se fait
01:07:20bien sûr
01:07:20ces tranches ne sont pas intactes
01:07:22des gens circulent
01:07:23dans le couloir
01:07:23il y a toujours
01:07:24un petit risque
01:07:25que quelqu'un soit touché
01:07:27en allant aux toilettes
01:07:28par exemple
01:07:28si vous voulez tousser
01:07:29à la figure
01:07:29à ce moment-là
01:07:30mais en dehors de circonstances
01:07:31pareil
01:07:32c'est vraiment dans les tranches
01:07:33bien précises
01:07:34que l'aération se fait
01:07:35dans des avions typiquement
01:07:36Encore un petit mot
01:07:37si un cas contact
01:07:39se déclare
01:07:40ce qu'on comprend en tout cas
01:07:41dans les pays
01:07:42comme la France
01:07:42qui propose des protocoles
01:07:44sécurité maximum
01:07:45ça veut dire que
01:07:46tout l'environnement
01:07:47est à l'isolement
01:07:48c'est potentiellement catastrophique
01:07:50si je prends quelqu'un
01:07:51qui travaille dans une entreprise
01:07:52qui devient
01:07:54qui se met à l'isolement
01:07:55pendant six semaines
01:07:57pour toute l'entreprise
01:07:58c'est rideau
01:07:58du jour au lendemain
01:07:59on est d'accord docteur ?
01:08:01Alors en pratique
01:08:02les cas contacts
01:08:02pour l'instant
01:08:03sont des cas
01:08:03qui doivent rester
01:08:04en dehors
01:08:05dans le milieu normal
01:08:06soit qu'ils sont isolés
01:08:07à l'hôpital
01:08:08soit qu'ils sont chez eux
01:08:09ils ne vont pas travailler
01:08:10ils ne vont pas au supermarché
01:08:12faire leurs courses
01:08:12ils restent en dehors du milieu
01:08:14en ayant un minimum de contacts
01:08:15pour justement
01:08:16ne pas courir le risque
01:08:17que vous dites
01:08:17c'est que l'entièreté
01:08:18d'une entreprise
01:08:18soit potentiellement
01:08:19des contacts secondaires
01:08:21Bon merci beaucoup docteur
01:08:22vous restez encore
01:08:235-6 minutes avec nous
01:08:24si vous le voulez bien
01:08:25et vous pouvez faire signe
01:08:26en régie
01:08:27on vous donnera la parole
01:08:27si vous voulez intervenir
01:08:28Nelly Dénac
01:08:29qui est avec nous
01:08:30parce qu'on veut comprendre
01:08:31aussi bien sûr
01:08:32pour comprendre les conséquences
01:08:34c'est important
01:08:34de savoir d'où vient
01:08:35ce virus
01:08:36en comprendre la genèse
01:08:37parce qu'on a besoin
01:08:38d'un jour 1
01:08:40d'un point de départ
01:08:43c'est comme pour tout
01:08:44Chouaïa
01:08:45Terre de Feu
01:08:46Paradis des Touristes
01:08:48également
01:08:48est-elle
01:08:49vraiment ce fameux
01:08:51foyer d'infection
01:08:52Nelly ?
01:08:52En fait il y a
01:08:53beaucoup de fantasmes
01:08:53finalement autour
01:08:54de cette déchetterie
01:08:55où le couple
01:08:56d'ornithologues néerlandais
01:08:57serait allé observer
01:08:58ce fameux oiseau rare
01:08:59le caracara à gorge blanche
01:09:01et qu'on a dit
01:09:02infecté par des rongeurs
01:09:03on la voit ici
01:09:05à l'image
01:09:05elle est grande
01:09:05ça se trouve
01:09:06à 6-7 km
01:09:08d'Ouchouaïa
01:09:09où résident
01:09:0980 000 personnes
01:09:10quand même
01:09:11c'est pas une petite
01:09:11bourgade
01:09:12Ouchouaïa
01:09:12les autorités
01:09:13de la province
01:09:14de la Terre de Feu
01:09:15martèlent
01:09:15que la probabilité
01:09:16est quasi nulle
01:09:18que le patient zéro
01:09:19ait contracté
01:09:19le virus sur place
01:09:20et ils invoquent
01:09:21pour cela
01:09:21deux raisons
01:09:22déjà
01:09:22il est resté
01:09:2348 heures sur place
01:09:24le bateau
01:09:25étant reparti
01:09:26le 1er avril
01:09:26et les premiers symptômes
01:09:27se sont déclarés
01:09:28le 6
01:09:28alors on n'est pas
01:09:29fortiches en maths
01:09:30mais quand même
01:09:30on a fait le calcul
01:09:32pour la dernière épidémie
01:09:33de 2018
01:09:33c'était entre deux semaines
01:09:35et un mois
01:09:36que les plus gros symptômes
01:09:37se déclaraient
01:09:38or dans cette même province
01:09:39il n'y a eu aucun cas
01:09:40d'antavirus
01:09:40depuis 1996
01:09:43et puis
01:09:44on sait que le Néerlandais
01:09:45était en Argentine
01:09:47et au Chili
01:09:47pendant plusieurs semaines
01:09:48donc il a pu tout à fait
01:09:50aller observer
01:09:51des oiseaux ailleurs
01:09:52pourquoi je vous dis ça ?
01:09:53parce que le fameux raton
01:09:54Colilargo
01:09:54ce rat à long queue
01:09:56c'est pas un raton
01:09:58non mais en fait
01:09:59ça ressemble plus
01:09:59à une souris
01:10:00je vais vous dire
01:10:00oui on a vu des images
01:10:01et bien il vient
01:10:02des zones boisées
01:10:03des Andes
01:10:04plus au nord
01:10:05il est herbivore
01:10:06il mange des graines
01:10:07et des fruits
01:10:08on se demande
01:10:09ce qu'il serait venu faire
01:10:10dans cette galère
01:10:11et puis aussi
01:10:11l'infection
01:10:12elle est intimement
01:10:13liée à l'histoire du bateau
01:10:13parce que ça se produit dessus
01:10:15c'est un peu comme
01:10:15le coronavirus
01:10:17il y a eu beaucoup
01:10:17d'interrogations
01:10:18sur le pangolin
01:10:19puis après on a dit
01:10:20que c'était une fuite
01:10:22ou une erreur
01:10:23malencontreuse
01:10:23d'un laboratoire chinois
01:10:25à ce stade
01:10:25on ne peut pas vraiment répondre
01:10:26et puis évidemment
01:10:27je ne vais pas vous le cacher
01:10:27où Chouaïa
01:10:28terre
01:10:29fantasmée par les aventuriers
01:10:30ne veut pas perdre ses touristes
01:10:32on a tous envie d'y aller
01:10:33moi la première
01:10:34mais c'est quand même
01:10:34l'habitat et le mode de vie
01:10:35de ce rat qui doit nous interroger
01:10:38le plus moi je trouve
01:10:38à ce stade
01:10:39en effet Nelly
01:10:40vous restez avec nous
01:10:40parce qu'on va aborder
01:10:42un autre angle avec vous
01:10:43juste une réaction Olivier
01:10:44je rappelle que vous avez
01:10:45co-écrit cet excellent bouquin
01:10:47La guerre contre les espèces
01:10:48invasives
01:10:49aura-t-elle lieu
01:10:49aux éditions du Rocher
01:10:51cette thèse du virus
01:10:53partie de ce rongeur
01:10:55à longue queue
01:10:56ce rat à longue queue
01:10:57dans le sud de l'Argentine
01:10:58elle semble plausible
01:11:00Oui alors ce qui est sûr
01:11:01c'est que si effectivement
01:11:03on est quasiment sûr
01:11:04que c'est cette variante
01:11:07du virus
01:11:08qui est le virus des Andes
01:11:10l'ANVP
01:11:11c'est forcément lié
01:11:12à ce rongeur là
01:11:14par contre effectivement
01:11:15savoir où il a été
01:11:17à Ushuaïa pour l'instant
01:11:18il n'y avait jamais eu de cas
01:11:19il y a beaucoup de cas
01:11:20en ce moment au Chili
01:11:22il y a eu des cas en Argentine
01:11:23en 2025
01:11:23donc on sait qu'effectivement
01:11:25il y a des chances
01:11:26que ça vienne de là
01:11:26ce qu'il faut avoir en tête
01:11:27c'est qu'on a aujourd'hui
01:11:29on fait le focus
01:11:30sur cette variante là
01:11:31qui effectivement
01:11:32a la gravité
01:11:35de pouvoir se transmettre
01:11:35de l'homme à l'homme
01:11:36donc avec un risque d'épidémie
01:11:37mais les 37 autres variantes
01:11:41causent des morts
01:11:42et beaucoup plus
01:11:43que la variante
01:11:44qui se transmet
01:11:45de l'homme à l'homme
01:11:45Oui mais c'est la contagiosité
01:11:45qui nous pose question
01:11:46Oui mais en fait
01:11:47la contagiosité
01:11:48c'est la même chose
01:11:49c'est que vous pouvez être
01:11:51rendu malade par un animal
01:11:53ou rendu malade par un homme
01:11:54à la fin vous mourrez
01:11:55de la même façon
01:11:57c'est ça qui est effectivement
01:11:59et aujourd'hui
01:12:00il y a plus de morts
01:12:01liées au Chine
01:12:02notamment à l'Argentine
01:12:03par des contaminations
01:12:04du rat à l'homme
01:12:05que de l'homme à l'homme
01:12:06donc même si effectivement
01:12:07aujourd'hui il faut être
01:12:08très vigilant
01:12:08notamment en France
01:12:09on a en plus
01:12:10des souches en France
01:12:12depuis des années
01:12:13qui sont moins mortelles
01:12:14mais qui existent
01:12:15qui font 5 à 10%
01:12:17de mortalité quand même
01:12:17en France
01:12:18La question à laquelle
01:12:19on veut tous une réponse
01:12:20c'est sur cette fameuse mutation
01:12:21dont on ne connait pas encore
01:12:22toutes les communications
01:12:23ce que nous a dit la ministre
01:12:24et qu'elle soulignera
01:12:26certainement dans quelques secondes
01:12:27dans la conférence de presse
01:12:28parce qu'en fait
01:12:28on a une étude
01:12:29Quel est le virus
01:12:31tel qu'il est aujourd'hui ?
01:12:33En fait l'étude qu'on a
01:12:34aujourd'hui
01:12:35c'est celle qui a étudié
01:12:37le virus depuis 1995
01:12:38jusqu'à 2018
01:12:39et donc on s'est aperçu
01:12:40qu'entre 1995 et 2018
01:12:42il n'avait pas muté
01:12:42ce qui ne veut pas dire
01:12:43qu'il n'a pas muté depuis
01:12:44Il nous reste peu de temps
01:12:45si cette conférence de presse
01:12:47est à l'heure
01:12:47avant qu'elle ne démarre
01:12:48Jonathan je suis désolé
01:12:49il faut que j'avance
01:12:50avec Nelly
01:12:50et je vous promets
01:12:51que je vous donne la parole
01:12:52Parlons des autres passagers
01:12:54parce qu'il faudrait savoir
01:12:55un petit peu
01:12:55ces 100 personnes
01:12:57potentiellement porteuses du virus
01:12:58où sont-elles ?
01:12:59Que font-elles ?
01:13:00Pardon Nelly
01:13:00si ça arrive au micro
01:13:01je vous interromperai
01:13:02On a l'habitude
01:13:03ne vous inquiétez pas
01:13:03Regardez les parcours des vols
01:13:05on voit comment ça va vite
01:13:06Je vais vous montrer
01:13:08que ces 19 nationalités différentes
01:13:10ont fini par débarquer dimanche
01:13:11et s'éparpiller un peu dans la nature
01:13:12ça part du Chouaïa
01:13:14ça passe par cette fameuse île
01:13:15où le patient zéro
01:13:16le néerlandais est mort
01:13:17c'est Good Island
01:13:19ensuite ça remonte un petit peu
01:13:20il y a d'autres îles
01:13:21on arrive à Saint-Hélène
01:13:22puis le Cap-Vert
01:13:23puis les Canaries
01:13:24et évidemment il y a d'autres vols
01:13:25qui sont partis vers Johannesburg
01:13:26vous voyez à quel point
01:13:27ça peut se diluer
01:13:28et à quel point tout cela est volatile
01:13:30pour ne pas faire de mauvais jeu de mots
01:13:31avec l'épidémie potentielle ou pas
01:13:35J'aimerais aussi qu'on parle
01:13:37de ce que pense l'OMS
01:13:40des protocoles qui sont mis en place
01:13:42par les différents pays
01:13:43même Sébastien Lecornu a dit
01:13:45il faudrait une meilleure coordination internationale
01:13:46ça ne vous a pas échappé
01:13:47on ne va pas écouter
01:13:48Tedros Adhanom Ghebreyes
01:13:50qui dit que le risque est faible
01:13:52on n'aura pas le temps
01:13:53alors lui il dit que le risque est faible
01:13:54mais il dit surtout
01:13:54ça serait bien
01:13:55que nos directives claires
01:13:57soient suivies par tout le monde
01:13:58or on voit que tout le monde
01:13:58part en ordre dispersé
01:13:59je vais vous prendre les exemples
01:14:01des pays qui ont appliqué
01:14:02les mesures les plus strictes
01:14:04à celles qui sont disons
01:14:05les moins contraignantes
01:14:06on commence avec les plus strictes
01:14:07et bien c'est la Grèce en fait
01:14:09qui est la plus drastique
01:14:11sur la question suivie
01:14:13de l'Espagne
01:14:14on va y revenir tout à l'heure
01:14:15donc on ne va pas s'apesantir dessus
01:14:16mais là pour la Grèce par exemple
01:14:18un passager à bord
01:14:19il lui est imposé une quarantaine
01:14:20de 45 jours dans un hôpital
01:14:23alors qu'il n'a même pas
01:14:24de symptômes
01:14:25l'Australie aussi
01:14:26il y a 6 personnes asymptomatiques
01:14:28et bien
01:14:28elles sont mises en quarantaine
01:14:29pendant 3 semaines
01:14:30dans un centre
01:14:32qui accueillait des malades
01:14:33d'Ebola
01:14:34pensez donc
01:14:35à quel point on prend les choses au sérieux
01:14:36et puis à l'inverse
01:14:37et bien les Etats-Unis
01:14:38vous les trouvez en bout de chaîne
01:14:39et là le patron de l'OMS
01:14:41il les a critiqués
01:14:41pour ce choix risqué
01:14:42parce qu'il y a quand même
01:14:4317 passagers
01:14:43qui sont rentrés lundi matin
01:14:45qui ont été envoyés
01:14:46alors ok
01:14:46dans une unité de quarantaine
01:14:47dans le Nebraska
01:14:49une de ces personnes
01:14:50a de légers symptômes
01:14:51ils sont en observation
01:14:52mais il n'y aura pas de quarantaine
01:14:53et puis les autres
01:14:54et bien écoutez
01:14:54si le test est négatif
01:14:56ils pourront tout simplement
01:14:57rentrer chez eux
01:14:58voilà où on en est
01:14:59Il y a quand même une grande confusion
01:15:00merci beaucoup Nelly
01:15:01sur cette absence
01:15:02de coordination internationale
01:15:03les Etats-Unis
01:15:04on pourra y revenir
01:15:04si on a le temps
01:15:05mais il y a quand même
01:15:05une Coupe du Monde
01:15:06dans moins d'un mois
01:15:06qui démarre
01:15:07avec une affluence
01:15:08et des avions
01:15:09qui vont converger
01:15:10vers les différentes villes hautes
01:15:12Frédéric Traini
01:15:13d'abord en Espagne
01:15:14à Barcelone
01:15:15on a vu qu'il y a
01:15:16une grande confusion européenne
01:15:18quelles sont concrètement
01:15:20les mesures mises en place
01:15:20par les autorités espagnoles
01:15:22Frédéric ?
01:15:23Alors écoutez
01:15:24après un cafouillage
01:15:25au début de la crise
01:15:26entre le ministère de la Défense
01:15:28le ministère de la Santé
01:15:29finalement le protocole
01:15:30a été établi
01:15:31il est clair, précis, strict
01:15:32les 14 passagers espagnols
01:15:34sont arrivés
01:15:35à l'aéroport militaire
01:15:36de Torrejón dimanche
01:15:37puis ils ont été transférés
01:15:39sous escorte policière
01:15:40jusqu'à l'hôpital militaire
01:15:42de Gómez Huya à Madrid
01:15:43c'est le centre de référence
01:15:45national pour les maladies
01:15:46infectieuses à haut risque
01:15:48il a été activé
01:15:50pour la crise d'Ebola
01:15:51en 2014
01:15:51il a également été activé
01:15:53en 2020
01:15:54pour la crise Covid
01:15:55où il avait reçu
01:15:55les rapatriés de Wuhan
01:15:57c'est là que les 14 espagnols
01:15:59vont suivre leur quarantaine
01:16:00obligatoire
01:16:01de 42 jours
01:16:02donc jusqu'au 21 juin prochain
01:16:03en cas de pépins
01:16:05de la moindre fièvre
01:16:07ou bien défaillance respiratoire
01:16:09ils seront transférés
01:16:10à l'étage numéro 22
01:16:12qui est l'unité d'isolement
01:16:14qui dispose à haute sécurité
01:16:16qui dispose aussi
01:16:17d'un laboratoire biologique
01:16:19à haute sécurité
01:16:19justement le protocole
01:16:21a été mis en place ce matin
01:16:22puisque l'un des 14 cas contacts
01:16:23a montré de la fièvre
01:16:25et une défaillance respiratoire
01:16:26son état est stable
01:16:28d'après les autorités
01:16:29mais c'est le premier cas
01:16:30d'antavirus
01:16:31officiellement recensé
01:16:32en Espagne aujourd'hui
01:16:33Merci beaucoup Frédéric Traini
01:16:35depuis Barcelone
01:16:36voilà
01:16:37chacun met en place
01:16:38des protocoles
01:16:39mais c'est vrai
01:16:39que les nuances
01:16:41sont grandes
01:16:42selon les états
01:16:43et l'exemple américain
01:16:44peut interroger
01:16:45bien sûr
01:16:46Jonathan Sixmour
01:16:46Le point que je voulais
01:16:48aborder
01:16:49était le rapport
01:16:50que nous avons
01:16:51dans l'attente
01:16:51évidemment
01:16:52dans l'angoisse
01:16:53l'anxiété
01:16:54appelez ça
01:16:55comme vous le voulez
01:16:56à l'heure qu'il est
01:16:57souvenez-vous
01:16:58dans quel état d'esprit
01:16:59on était
01:16:59et on était critiques
01:17:00à juste titre
01:17:01du discours public
01:17:02qu'il soit
01:17:04médical ou politique
01:17:05il y a 5 ou 6 ans
01:17:06on reprochait
01:17:07aux responsables
01:17:08médicaux
01:17:09ou politiques
01:17:10les deux
01:17:10souvent
01:17:10d'avoir un discours
01:17:12affirmatif
01:17:12ça n'est pas contagieux
01:17:14c'est devenu contagieux
01:17:15et on disait
01:17:16mais pourquoi nous dire
01:17:17tant de choses
01:17:18avec autant de certitude
01:17:19je préfère entendre
01:17:21des scientifiques
01:17:22qui nous disent
01:17:22à l'heure qu'il est
01:17:23on ne sait pas
01:17:24comme il y a 6 ans
01:17:25j'aurais préféré
01:17:26entendre des politiques
01:17:27et des scientifiques
01:17:29nous dire
01:17:29on ne sait pas
01:17:30on est à tâtons
01:17:31on est face à quelque chose
01:17:32de nouveau
01:17:32et donc on est obligé
01:17:34d'évoluer
01:17:35au fur et à mesure
01:17:36mais là on sait
01:17:36on connait
01:17:37on connait
01:17:38mais on comprend
01:17:38que le virus
01:17:40n'a pas été séquencé
01:17:41entièrement
01:17:41on comprend que
01:17:42si on le connait
01:17:43on ne le connait pas
01:17:44si bien que ça
01:17:44donc il y a quand même
01:17:45ce que je comprends
01:17:46depuis un petit moment maintenant
01:17:47des tranchées neufs
01:17:49d'incertitude
01:17:50ça fait partie
01:17:51de la science
01:17:52le péché originel
01:17:53c'est ce bateau
01:17:54pourquoi est-ce qu'on a libéré
01:17:56tous ces gens
01:17:56de ce bateau
01:17:58évidemment
01:17:58je suis entièrement
01:17:59d'accord avec vous
01:17:59mais on attend
01:18:00avec impatience
01:18:01la ministre de la santé
01:18:03il est hyper instructif
01:18:05d'entendre
01:18:06comme vous le faites
01:18:06depuis le début
01:18:07de cette émission
01:18:07différents scientifiques
01:18:08différents professeurs
01:18:09un peu partout
01:18:10qui nous livrent
01:18:11leur diagnostic
01:18:12si je puis dire
01:18:13sur la situation
01:18:14en fonction
01:18:16de leur connaissance
01:18:18et de l'état
01:18:18des connaissances
01:18:19et je pense
01:18:20qu'il ne faut pas
01:18:21trop attendre
01:18:22à l'avance
01:18:23du discours officiel
01:18:25encore une fois
01:18:25qu'il soit politique
01:18:26comme dans quelques instants
01:18:27ou scientifique
01:18:28dans les heures
01:18:28qui viendront aussi
01:18:29c'est intéressant
01:18:30là encore on surveille
01:18:31ce pupitre
01:18:32et bien sûr
01:18:32qu'on interrompera
01:18:33l'émission
01:18:33pour vous faire suivre
01:18:34cette conférence de presse
01:18:35Yves Van de Latten
01:18:37infectiologue
01:18:37je le rappelle
01:18:38CHU Saint-Pierre de Belgique
01:18:39c'est vrai qu'il y a
01:18:40un paradoxe quand même
01:18:41entre ce protocole
01:18:44drastique
01:18:44qui est mis en place
01:18:45notamment en France
01:18:45mais dans beaucoup
01:18:46de pays européens
01:18:47et Nelly vient de le démontrer
01:18:49et le fait
01:18:49d'avoir libéré
01:18:51ces 160 personnes
01:18:52ces 160 cas contacts
01:18:53du bateau
01:18:54on a l'impression
01:18:55qu'on dit une chose
01:18:56et son contraire
01:18:57mais je ne pense pas
01:18:58parce que songez bien
01:18:59à ce qui se passe
01:19:00là pour l'instant
01:19:00160 personnes
01:19:01qui restent sur un bateau
01:19:02dans une petite cabine
01:19:04pendant encore
01:19:046 semaines en plus
01:19:05c'est invivable pour eux
01:19:07il faut se rendre compte
01:19:07qu'il y a aussi
01:19:08une souffrance psychologique
01:19:09pardon de vous interrompre
01:19:10mais je pense que
01:19:10je parle notamment
01:19:11de la France
01:19:12qui est capable
01:19:12d'envoyer un portable
01:19:13dans le détroit d'Hormuz
01:19:14en quelques jours
01:19:15on est peut-être capable
01:19:17de mettre un bateau à quai
01:19:18de faire venir
01:19:19des navires hôpitaux
01:19:21de faire que ces personnes
01:19:22le vivent le mieux possible
01:19:24même si personne
01:19:25n'a envie d'être
01:19:25à leur place
01:19:26effectivement
01:19:27mais de préserver
01:19:28une planète entière
01:19:29qui peut être soumise
01:19:29à ce virus
01:19:30le fait que ce soit pas humain
01:19:32j'ai entendu
01:19:32madame Lacombe
01:19:33et si on a le temps
01:19:33on l'entendra dans un instant
01:19:34sur RTL ce matin
01:19:36dire la même chose
01:19:36c'est pas humain
01:19:37mais il y a une planète
01:19:38à protéger
01:19:39monsieur
01:19:40on la protégera
01:19:41sans problème
01:19:41à partir du moment
01:19:42où le transfert
01:19:43s'est fait
01:19:43dans des conditions
01:19:44adéquates
01:19:45et je pense que
01:19:45les différents avions
01:19:46sanitaires
01:19:47l'ont fait adéquatement
01:19:48il faut aussi songer
01:19:49que si ces gens
01:19:50développent une pathologie
01:19:51importante
01:19:52comme peut-être
01:19:53la patiente française
01:19:54pour l'instant
01:19:54ils ont besoin
01:19:55de soins extrêmement lourds
01:19:57et ces soins extrêmement lourds
01:19:58ne sont pas disponibles
01:19:59au Cap Vert
01:19:59ou de manière extrêmement large
01:20:01aux Canaries
01:20:02il faut avoir des réanimations
01:20:03avec des ECMO
01:20:04et ça je pense que
01:20:06c'est le mieux possible
01:20:07fait dans les grands hôpitaux
01:20:08de nos pays
01:20:09qui sont effectivement adaptés
01:20:10on n'est pas adapté
01:20:11sur un bateau
01:20:12un bateau hôpital
01:20:13ou autre
01:20:14alors vous avez
01:20:14un des rares bateaux
01:20:15hôpitaux
01:20:15avec énormément de technologie
01:20:17il ne court pas les rues
01:20:18pour l'instant
01:20:18non mais je ne sais pas
01:20:19peut-être que
01:20:20en effet
01:20:20les cas avérés
01:20:22on peut les rapatrier
01:20:23par hélicoptère
01:20:24dans des centres de soins
01:20:25et continuer
01:20:26de garder sous contrôle
01:20:27si je puis dire
01:20:28ces personnes
01:20:29cas contacts
01:20:30sachant bien évidemment
01:20:32que c'est très désagréable
01:20:33et que personne n'a envie
01:20:34d'être à leur place
01:20:35mais qu'il y a un risque
01:20:36pour la santé mondiale
01:20:38et qu'il y a un moment
01:20:38il faut prendre des précautions
01:20:40écoutez Karine Lacombe
01:20:41qui était justement
01:20:42sur RTL ce matin
01:20:43et qui avait peu ou prou
01:20:44le même discours
01:20:46le degré d'inquiétude
01:20:47qu'on a
01:20:48et qui est assez élevé
01:20:48c'est pour les patients
01:20:49en contact
01:20:50et puis surtout
01:20:50pour les personnes
01:20:51qui déclarent des symptômes
01:20:53parce qu'on sait
01:20:53que c'est une maladie
01:20:54avec une létalité importante
01:20:55en revanche
01:20:56ce qui est très important
01:20:58et qu'on a vu
01:20:58à l'occasion
01:20:59de cette réunion OMS
01:21:00c'est qu'on a tiré
01:21:00les leçons
01:21:01de ce qui s'est passé
01:21:02pendant le Covid
01:21:02on a appris du Covid
01:21:03on a appris du Covid
01:21:04parce que maintenant
01:21:05on travaille ensemble
01:21:06au début du Covid
01:21:06il n'y a pas eu
01:21:08beaucoup de transparence
01:21:10sur l'information
01:21:10et puis on a travaillé
01:21:11un peu tous
01:21:12en ordre dispersé
01:21:12là on peut dire quand même
01:21:14que depuis le début
01:21:15de cette crise antavirus
01:21:16il y a eu
01:21:17une vraie harmonisation
01:21:18sur la diffusion
01:21:19de l'information
01:21:20qui a été claire
01:21:21et transparente
01:21:21et surtout
01:21:22tous les scientifiques
01:21:23travaillent main dans la main
01:21:24avec les politiques
01:21:25en particulier
01:21:26OMS
01:21:26Alors ça c'était le son
01:21:28sur la coordination
01:21:29des scientifiques
01:21:30c'est intéressant de l'entendre
01:21:31je voudrais qu'on entende
01:21:32Karen Lacombe
01:21:32justement sur ce fameux bateau
01:21:33pardon
01:21:35On ne sait pas trop
01:21:36c'est l'histoire naturelle
01:21:37de la maladie
01:21:37en particulier
01:21:38est-ce qu'on peut être contagieux
01:21:40alors qu'on n'a pas de symptômes
01:21:41on a vu par exemple
01:21:42qu'un patient en Espagne
01:21:43a une PCR positive
01:21:45sans aucun symptôme
01:21:46donc est-il contagieux
01:21:47ça on ne sait pas
01:21:49quand on a
01:21:50quand on commence
01:21:51à développer des symptômes
01:21:53à partir de quand
01:21:54a-t-on été contagieux
01:21:55le pic de contagion
01:21:56c'est un peu
01:21:57ce qui nous a mis
01:21:59dans les grandes difficultés
01:22:00avec le Covid
01:22:01puisqu'il se transmettait
01:22:02beaucoup avant
01:22:03qu'on soit contagieux
01:22:04donc voilà
01:22:04pour moi c'est la plus
01:22:05grande incertitude
01:22:06J'entends Madame Lacombe
01:22:07je vous entends également
01:22:08Monsieur Van Latten
01:22:09et je me dis que
01:22:10avec le nombre d'années
01:22:11d'études que vous avez faites
01:22:12pour arriver à ce titre
01:22:13d'infectiologue
01:22:14je ne peux que m'incliner
01:22:15mais j'ai une forme
01:22:16de bon sens intérieur
01:22:17qui me dit
01:22:18une épidémie
01:22:19on la jugule au départ
01:22:21sinon après on est mal
01:22:23Tout à fait
01:22:24vous avez tout à fait raison
01:22:24et c'est pour ça qu'il faut
01:22:26bien encadrer les cas
01:22:27et je reviens sur la notion
01:22:28que je pense que
01:22:29quand on a vu la manière
01:22:30dont le transbordement
01:22:31s'est fait
01:22:32et la manière dont les cas
01:22:33ont été envoyés
01:22:34dans les avions sanitaires
01:22:35et puis dans les ambulances
01:22:37spécialisées
01:22:37vers des centres
01:22:38de haut niveau de qualité
01:22:39comme vous l'avez en France
01:22:40comme on l'a en Belgique
01:22:40comme on l'a dans les différents pays
01:22:41je pense que ces gens
01:22:43sont là bien
01:22:43bien non seulement
01:22:44sur le point de vue psychologique
01:22:45mais sur le point de vue
01:22:46du traitement potentiel
01:22:48d'une forme grave
01:22:48que tous peuvent
01:22:49effectivement encore développer
01:22:50pendant les six semaines
01:22:51qui viennent
01:22:52moi j'ai encore en tête
01:22:54ce monsieur
01:22:54qui est arrivé à Concarneau
01:22:56qui a été récupéré
01:22:57par le SAMU
01:22:58on ne sait pas ce qu'il a fait
01:22:59entre Roissier et Concarneau
01:23:01j'ai du mal
01:23:02à entendre ce discours
01:23:03même s'il fait autorité
01:23:04et je m'incline
01:23:05il n'y a pas de sujet
01:23:06la différence du Covid
01:23:07par exemple
01:23:08même si on avait totalement
01:23:09isolé le bateau
01:23:11ça ne veut pas dire
01:23:12qu'on a isolé la maladie
01:23:13la maladie elle existe déjà
01:23:14elle existe ailleurs
01:23:15non mais c'est sa propagation
01:23:16le sujet
01:23:17oui mais la propagation
01:23:18par exemple
01:23:19on a eu 36 cas déjà
01:23:2139 cas au Chili
01:23:23depuis janvier
01:23:25il est passé au Chili
01:23:26il est passé au Chili
01:23:27finissez votre phrase
01:23:28cher ami
01:23:28il a très bien pu être contaminé
01:23:30c'est à dire qu'on peut avoir
01:23:31des gens qui n'étaient pas
01:23:32sur le bateau
01:23:33et qui peuvent transmettre
01:23:34la maladie
01:23:34en partant du Chili
01:23:36la conférence de presse
01:23:37de la ministre de la santé
01:23:39entourée de scientifiques
01:23:41c'est à suivre
01:23:41en intégralité
01:23:42sur notre antenne
01:23:43le débrief à suivre
01:23:44juste après
01:23:45autour de Laurence Ferrari
01:23:46et ses invités
01:23:46dans Punchline
01:24:25bon il faut que tout le monde
01:24:27se mette en place
01:24:27Johan
01:24:28ah bah non
01:24:29je sais pas quoi faire
01:24:32allez-y Johan
01:24:33oui
01:24:33mesdames
01:24:34mesdames
01:24:35messieurs
01:24:36merci de suivre
01:24:37aujourd'hui
01:24:38cette conférence
01:24:38de presse
01:24:39elle fait suite
01:24:40à la réunion
01:24:41organisée
01:24:42hier soir
01:24:43autour du premier ministre
01:24:44au cours de laquelle
01:24:46un point complet
01:24:47de la situation
01:24:47a été réalisé
01:24:49j'ai souhaité
01:24:51que les français
01:24:51disposent
01:24:52en toute transparence
01:24:53des mêmes informations
01:24:55que celles présentées
01:24:57au plus haut niveau
01:24:57de l'état
01:24:58cette conférence
01:24:59de presse
01:25:00a un objectif
01:25:00simple
01:25:01vous présentez
01:25:02l'état de la science
01:25:03sur l'antavirus
01:25:04les principaux éléments
01:25:07chronologiques
01:25:08et un point de situation
01:25:09sur nos ressortissants
01:25:11et les cas contacts
01:25:12sont présents
01:25:13à mes côtés
01:25:14je veux les en remercier
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