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  • il y a 2 jours

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00:00...
00:18Tandis que Leïla tente de s'acclimater à Bréville,
00:21tandis que Rachid, son mari, achève sa convalescence,
00:25tandis que Mlle Sauvanet, l'assistante sociale,
00:27cherche à vendre sa moto pour aider l'étrange Mirko Medulic,
00:31rien ne va plus pour Jean-Luc Fayardé.
00:34L'industriel a des problèmes avec sa femme qui se plaint.
00:37Il a aussi et surtout des problèmes avec son entreprise
00:40qui vient de perdre coup sur coup de marchés importants.
00:45Entrez, asseyez-vous.
00:49Bon, on est au complet.
00:51Ah, mais je n'avais pas vu Mille et Mignon comme tout.
00:53Prenez-le, vous le donne.
00:54Ah, mais attendez, merci.
00:55J'ai déjà une femme, une belle mère, pour un homme, une voiture,
00:58ça suffit à mon bonheur.
01:00Effectivement, ça fait beaucoup.
01:01Personne n'en veut ?
01:02En tout cas, moi, je ne peux plus le garder.
01:03Il n'arrête pas d'aboyer la nuit, ça n'a pas fait un méloil.
01:05Bon, bien, je voudrais ce qu'il me reste à faire.
01:06J'espère que ma femme mène les chiens.
01:08Quoi, vous espérez seulement ?
01:09Je ne lui ai jamais posé la question.
01:12Mais nous ne sommes pas ici pour parler Clébard.
01:15L'an dernier, pour pallier les effets de la crise
01:17que nous commencions à ressentir durement,
01:19j'avais fait ce voyage de prospection en Amérique latine
01:21et j'étais rentré avec les commandes de la Traveco-Brasil.
01:26Je pensais alors que nous étions tirés d'affaires.
01:28Or, je dois déchanter aujourd'hui.
01:31La Traveco-Brasil vient de déposer son bilan.
01:36J'ai eu le liquidateur au téléphone hier soir
01:38et il ne m'a laissé aucun espoir de récupérer quoi que ce soit.
01:43La Traveco-Brasil était en état de cessation de paiement
01:46depuis plusieurs semaines déjà.
01:47Mais c'est une catastrophe.
01:49Elle nous doit les livraisons de septembre et d'octobre.
01:52Sans parler de celle qui est bloquée en ce moment à la douane,
01:54il y en a pour exactement 983 366 francs.
01:58Eh bien, c'est un énorme coup dur
02:00dont je prends l'entière responsabilité.
02:02Mais non, patron.
02:04C'est bien responsable, c'est moi.
02:06Je n'avais qu'à savoir que la Traveco battait de l'aile
02:08avant d'entériner ses commandes.
02:10Dans ce cas, j'attends votre démission, Douchy.
02:16Mais il y a plus grave encore.
02:17Bernardini nous laisse tomber.
02:20J'ai reçu sa lettre de confirmation ce matin.
02:30Avec ça.
02:38Qu'est-ce que vous en dites, l'envers ?
02:40Ben, c'est de la très bonne fabrication.
02:41Ça pourrait pas garder et compagnie.
02:43Mais ça sort de la Besterfeld AG.
02:47Besterfeld AG.
02:47J'ai les 8 comptes DDR.
02:49DDR, c'est l'Allemagne de l'Est.
02:51C'est exact.
02:53Eh bien, vous descendrez ces trous aux ateliers
02:56et vous l'examinerez de plus près.
02:59Je suis sûr que Bernardini me dit qu'il était dans sa lettre.
03:02La technique de fabrication est identique à la nôtre.
03:05Mais ça, à la rigueur, ce n'est pas grave.
03:08L'important, c'est que la Besterfeld AG vend 20% moins cher que nous.
03:12Je vois vraiment pas comment elle peut faire.
03:14L'offre d'affaires qui en avait déjà pris un sacré coup avec la crise va encore baisser.
03:18Il faut très vite créer d'autres marchés.
03:21Et pour ça, diversifier notre production.
03:23Ah ben voyons.
03:24Facile à dire.
03:25Quand on construit les mêmes trucs depuis 15 ans.
03:27Justement, 15 ans, c'est trop.
03:29Oui, ben...
03:30Innover en matière de roues, c'est rechercher la quadrature du cercle.
03:35Lambert.
03:36Je ne vous entends plus parler de vos études sur le nouveau système de roues à voie variable.
03:41Vous aviez une bonne idée pourtant au départ.
03:44Mais c'est pas une idée, patron.
03:46Simplement un rêve.
03:47Il y a des tas de rêves qui se réalisent, mon vieux.
03:49Oui, mais dans le cas présent, il y a vraiment trop de problèmes.
03:53Lesquels ?
03:53Ben le contrôle du dévoilage, d'abord.
03:56L'usure anormale des pneumatiques et puis des tas d'autres choses que je n'ai plus en tête.
04:00Pour tout vous dire, les gars du bureau d'études ont classé le projet.
04:02Et ils auraient intérêt à le sortir des placards et à le reconsidérer sérieusement.
04:10Allô ?
04:11Oui ?
04:12C'est pas possible, je me suis fait arder en conférence.
04:14Peut-être que l'on passe un autre moment.
04:17Qui est-ce ?
04:18Mme Souvanet, l'assistante sociale.
04:20Oh là là, elle est redoutable, celle-là.
04:22Lambert, je ne veux pas que vous laissez tomber.
04:25De toute façon, sans crédit supplémentaire, il est impossible de continuer les études.
04:30Quant à elle, qu'est-ce qu'on peut faire pour lui ?
04:32Ah, rien. Rien.
04:34D'ailleurs, voici la dernière situation.
04:37Et j'attire particulièrement votre attention sur le poste fournisseur.
04:44Allô ?
04:45Oui.
04:46Bon, d'accord.
04:48Mme Souvanet n'est pas prêtée, il vous fait dire qu'elle attendra la fin de votre conférence.
04:51Quelle emmerdeuse.
04:56Vous n'avez plus besoin de moi ?
04:58Non.
04:59Alors, à demain.
05:00N'oubliez pas de passer chez le fleuri, prendre les roses que j'ai commandées.
05:04Nous sommes le 17 novembre, c'est l'anniversaire de votre femme.
05:08Merci, Laurence.
05:10Décidément, vous pensez à tout.
05:13Je suis payée pour ça.
05:15Bonsoir.
05:16Bonsoir.
05:17Le fleuri se ferme à 8 heures.
05:35Le tyran face à lui-même.
05:37Spectacle rare.
05:40Allô ?
05:40Qu'est-ce que vous voulez ?
05:43Eh bien, toujours la même chose.
05:45Non.
05:47Mirko Medulli, je t'ai encore tenté de se suicider.
05:50Il ne fait que des tentatives.
05:52Rien a réussi.
05:54Alors, rassurez-vous.
05:55Il en sera ainsi pour chacun de ses suicides.
05:57Je pense vraiment que vous êtes un salaud.
06:04Je ne sais pas si vous le pensez, mais d'après ce qu'on m'a rapporté, vous le dites
06:08partout.
06:08Et un peu trop fort, un peu trop souvent, et je vais finir par me fâcher.
06:14Vous savez, les gauchistes en peau de lapin, ils ne feront jamais la loi chez moi.
06:19Et puis le prolétariat, comme vous dites, eh bien, je le connais mieux que vous.
06:22Parce que je suis fils d'ouvrier.
06:24Parce que j'ai traîné mes fesses sur les bancs d'la communale, au lieu d'aller faire mes études
06:27en Suisse, dans une école internationale réservée aux gratins.
06:30Et puis, parce que le château de mes ancêtres, eh bien, c'était un deux-pièces à Gennevilliers.
06:34Oui.
06:36Avec l'eau courante sur le palier, et les WC au fond de la cour.
06:39Ah, ne me reprochez pas toujours, mes ancêtres, il y a longtemps que j'ai...
06:41Oh, je sais, vous étiez honteuse des milliards qu'ils avaient gagnés dans la haute banque.
06:45C'était votre droit.
06:46Eh bien, moi, je n'ai aucune honte.
06:49Et aucun complexe.
06:52Aucun.
06:53Et votre conscience est avec vous, d'accord.
06:55Mais il n'y a qu'elle.
06:57Ça, pour les discours, vous êtes fortis.
07:01Eh bien, allez, tirez-vous, j'ai lu le boulot.
07:03Oh, Jacques.
07:06Ne mire quoi, mes douliges, s'il est question ?
07:08Pendant plus de dix ans, il a été votre esclare, votre château, votre ami.
07:11Il se serait fait tuer pour vous.
07:13Mais il n'était capable de rien, même pas d'abé ma bagnole ou de tirer les ponts.
07:16Enfin, il vous venerait.
07:17Pour 155 par mois, un morilogier blanc.
07:20Des choses, non ?
07:21Depuis que vous l'avez jeté dehors, c'est une épargne.
07:23Et avant que je le ramasse, qu'est-ce que c'était ?
07:26Reprenez-le comme manœuvre, veilleur de nuit, balayeur n'importe quoi, mais reprenez-le.
07:31Jamais.
07:34Vous ne pardonnez pas facilement à ceux qui vous ont offensés, hein.
07:39Eh bien, on ne m'a jamais envoyé au catéchisme, moi.
07:43Alors j'ai forcément des lacunes de ce côté-là.
07:48Le permis de Mirko a renouvelé, le permis de séjour.
07:50Et alors ?
07:53Vous savez très bien qu'il ne peut pas rentrer dans son pays.
07:57Alors vous, vous n'avez pas peur ?
07:59Allons donc.
08:01Il reste deux, trois jours dans les places que je lui trouve.
08:04Et puis, il s'en va.
08:06Il ne pense qu'à une chose...
08:07Vous devriez l'engager ?
08:11Comme...
08:12Je ne sais pas moi, comme assistant ?
08:15C'est un valet de chambre.
08:17C'est un valet de cœur.
08:21Je suis sûr qu'il s'attacherait à vous.
08:24Il a une mentalité de macro.
08:25Vous êtes ignoble.
08:27Et vous, hypocrite.
08:29Parce que si vous voulez que je vous dise le fond de ma pensée,
08:32bien votre dévouement pour ce type est drôlement suspect.
08:36Qu'est-ce que vous voulez dire ?
08:38Et que vous êtes amoureuse de Mirko Medulisht.
08:41C'est tout ce que vous avez trouvé.
08:43Alors non seulement vous êtes ignoble,
08:45mais vous êtes complètement abruti.
08:48Vous ne comprenez pas qu'on puisse s'intéresser aux gens
08:49simplement parce qu'ils sont malheureux.
08:52Alors vous traversez l'atelier, c'est tout de suite à droite.
08:57Et faites attention en sortant.
09:00Il y a deux marches.
09:14Dis-moi,
09:16quel est l'animal à trois pattes
09:18qui marche moins vite qu'un animal à deux pattes ?
09:23Eh bien, la réponse,
09:25c'est Ben Ayut Rashid.
09:32Je vais m'ennuyer de toi, Mustapha.
09:35On était devenus de vrais copains, pas vrais ?
09:42Je te prends une pipe.
09:44Tu peux garder le paquet.
09:46Leïla m'en apportera d'autres tout à l'heure.
09:50Oui.
09:52Je vais m'ennuyer de toi.
09:54C'est pas que tu parlais beaucoup,
09:57mais tu savais bien écouter
09:59ce que t'as sorti comme connerie.
10:02Ben Ayut Rashid.
10:03est l'homme le plus raisonnable de la terre
10:06et le plus paisible.
10:09Il a le sommeil si profond
10:10qu'il ne rêve jamais.
10:12Alors ses rêves,
10:14il les fait tout éveiller.
10:16Tiens,
10:17je me vois tapant sur une enclume toute neuve.
10:22Tu vas pas recommencer quand même ?
10:24Une enclume neuve,
10:26Rashid gravé dessus.
10:28En attendant,
10:30tu retourneras chez Fayardy.
10:33La chaufferie,
10:34le quai de chargement,
10:36et là,
10:37quelques bureaux
10:37où vous pourrez récupérer
10:39un peu d'espace,
10:40ici,
10:42pour les services de la direction.
10:44Ben oui,
10:44c'est très bien tout cela.
10:46N'est-ce pas,
10:46Pontarelle ?
10:48Seulement,
10:48entre le moment
10:49où je vous ai commandé
10:50cette étude
10:50et aujourd'hui,
10:51la situation a évolué.
10:52Pour l'instant,
10:53on envisage plutôt
10:53de réduire la production
10:54que de l'augmenter.
10:56Je pense que c'est
10:57une situation provisoire.
11:00Et nous reconsidérons
11:01la question
11:02dans cinq ou six mois.
11:04C'est vous qui décevrez ?
11:05Non,
11:05c'est la conjoncture.
11:06Et dans l'immédiat,
11:07nous ne bougeons pas.
11:09De toute façon,
11:10en achetant ces terrains,
11:11vous n'avez pas fait
11:12une mauvaise affaire.
11:13Tout est de savoir
11:14si de nos jours
11:14la vocation d'une entreprise
11:15est encore
11:16de faire des affaires.
11:17Pessimiste ?
11:19Désorienté.
11:33Laurence ?
11:37Le chien n'a pas pissé
11:38depuis ce matin.
11:39Descendez-le
11:40dans la course à minutes.
11:41C'est de se promener
11:43ce club,
11:43ce ne fait pas partie
11:44de vos attributions.
11:45Mais supporter votre nouveau parfum
11:47ne fait pas partie
11:48des miennes non plus.
11:48C'est le même que d'habitude.
11:49Seulement j'en mets deux fois plus
11:50pour chasser l'odeur
11:51et qu'il ne quitte plus ce bureau.
11:53Malé, viens-toi.
11:54Le patron nous octroie
11:55cinq minutes de récré.
12:03Ils n'avaient que leurs mains
12:06et beaucoup d'innocence.
12:09Ils n'avaient que leurs mains
12:11et sans outils.
12:15Ils ont bâti
12:17un château d'espérance
12:21et sans outils.
12:24Ensemble, ils ont bâti.
12:26ce merveilleux château
12:30ce merveilleux château
12:33ce royaume de saison
12:38ce merveilleux château
12:42ce merveilleux château
12:44ce merveilleux château
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