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NewsTranscription
00:00Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:03Il est 8h36 sur Sud Radio et à la une ce matin, on va débattre avec nos éditorialistes de ce
00:09sujet
00:09que vous venez d'entendre largement, qui a occupé une grande place dans l'interview politique de Jean-François Aquilis
00:14et l'interview dans Le Figaro du directeur général de la police nationale.
00:18Il s'appelle Louis Logier et il assure non, il n'y a pas de zone de non-droit en
00:22France.
00:22Est-ce que les élites sont suffisamment conscients de l'état sécuritaire de la France
00:25ou est-ce que peut-être que médiatiquement, politiquement, même certains jouent tellement avec le feu,
00:31en tout cas soufflent tellement sur les braises, qu'il a raison, le directeur général de la police nationale, Louis
00:35Logier,
00:36de rétablir une certaine vérité ?
00:38Prenez la parole amis auditeurs, 0826 300 300, on en discute jusqu'à 9h avec Éric Revelle et Noémie Allioua.
00:45Autour de la table, première question, est-ce qu'il a raison, le directeur général de la police nationale,
00:48donc de l'affirmer ? Ça peut paraître étonnant, surtout dans le contexte qu'on connaît aujourd'hui.
00:52Hier, trois morts à Lyon, deux morts à Nice, visiblement liés au narcotrafic.
00:56Est-ce qu'il y a des zones de non-droit en France, Éric Revelle ?
00:59Visiblement, oui, il y a des zones de non-droit.
01:01Alors, j'ai beaucoup aimé la réponse de Thierry de Montbrial à l'instant.
01:06Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, Thibaut, le père.
01:07Thibaut, au micro de Jean-François et Kili, j'ai beaucoup aimé parce qu'il dit,
01:11il n'y a pas de zone de non-droit, mais il y a des endroits où les policiers restent
01:15moins longtemps qu'ailleurs.
01:18C'est exactement ça.
01:19En fait, oui, il y a des zones de non-droit.
01:21Personne ne peut nier que le narcotrafic est en train de gagner,
01:25que la violence du narcotrafic ne répond plus à aucune limite.
01:29Vous avez parlé ce matin, Maxime, de cet incendie criminel à Lyon.
01:35Vous avez parlé de cette fusillade dans le quartier des Moulins à Nice qui a fait deux morts.
01:42Donc, on voit bien que, oui, c'est en train de dépasser absolument toutes les règles.
01:48La police fait ce qu'elle peut, la gendarmerie fait ce qu'elle peut,
01:51mais il faut reconnaître qu'il y a des endroits en France qui se multiplient
01:55où le droit n'est plus assuré, ni la protection d'ailleurs des citoyens qui sont en dehors du narcotrafic.
02:00Et Noémie ?
02:01Non, vous savez, ce qui est regrettable, c'est au fond de voir encore des personnes en responsabilité
02:05qui sont capables de privilégier la stratégie de l'autruche.
02:09Pour vous, c'est la stratégie de l'autruche, là ?
02:10Oui, c'est de la stratégie de l'autruche, c'est-à-dire cette idée de mettre la tête dans
02:13le sable
02:13en espérant qu'ainsi les problèmes se régleront tout seuls.
02:17Nier la réalité ne l'a jamais fait disparaître.
02:20Il y a en France des zones de nombreux, c'est une réalité.
02:23Elle cause, vous l'avez bien montré, des souffrances, des blessés, des morts parfois.
02:28Il y a une situation de terrain qui existe.
02:30Et ce qui est drôle, c'est de se rendre compte finalement parfois
02:32que le cinéma montre davantage la réalité que des hommes de terrain.
02:36Et j'ai en tête évidemment le film Back Nord qui se déroule dans le quartier nord de Marseille
02:41et qui montre justement la difficulté de certains policiers d'accéder à certains territoires.
02:46Et ça, c'est une réalité qui est documentée, qui est factuelle,
02:49qui cause d'ailleurs des soucis aux policiers eux-mêmes
02:51parce qu'ils n'ont pas souvent les moyens,
02:53ils n'ont pas souvent les autorisations suffisantes pour pouvoir mener à bien leur travail.
02:58Et ça crée des situations ubuesques.
03:00Mais je pense qu'avant de commencer à trouver, à réfléchir aux solutions,
03:04il faut déjà s'entendre sur le diagnostic, sur le pronostic.
03:07Et si on considère qu'il n'y a pas de problème de cet ordre-là en France,
03:10on ne pourra pas ensuite, dans un second temps, régler les problèmes.
03:130826 300 300, est-ce que le directeur général de la police nationale, Louis Augier,
03:17qui l'assure ce matin dans le Figaro, quand il dit
03:20« Non, il n'y a pas de zone de non-droit », est-ce qu'il a raison de
03:22le dire ?
03:22Après tout, peut-être que c'est les médias et certains politiques
03:25qui soufflent un peu sur les braises
03:26et qui, bien sûr, jouent avec l'insécurité.
03:29Ou alors, ce n'est quand même pas sa place,
03:31c'est en effet la stratégie de l'autruche,
03:32comme le dénonce à l'instant Noémie.
03:340826 300 300. Bonjour Guy.
03:36Oui, bonjour Maxime. Bonjour à vos invités.
03:39Merci beaucoup d'être avec vous ce matin.
03:41Bonjour.
03:42Écoutez, le dernier interlocuteur que vous avez vu tout à l'heure,
03:45je pense à tout dit et à tout expliquer avec des mots tout à fait justes.
03:50Vous savez, le problème que l'on a depuis des années,
03:52c'est qu'on ne règle aucun problème.
03:54On fait du replatrage, on essaie d'avoir surtout des propos
04:00avec une bien-séance, une bien-pensance,
04:03et on en arrive que, bon, on a étalé les problèmes au lieu de les régler.
04:08Alors, peut-être que c'est vrai que dans certains secteurs,
04:11la police maintenant peut rentrer, alors qu'elle ne rentrait pas du tout,
04:13parce qu'on a sorti des gens de ces endroits-là
04:16et on les a mis dans les petits villages environnants,
04:19autour des grandes villes.
04:20Et donc, qu'est-ce qui se passe ?
04:22Eh bien, il y a de la délinquance dans les villages
04:25et que ça s'étale de partout comme si c'était...
04:27Il y avait besoin d'être un grand scientifique pour comprendre ça.
04:31Écoutez, c'est bien gentil de déplacer les gens,
04:34mais quand vous les déplacez, vous les faites suivre par des gens,
04:37des personnes qui vont être strictes
04:41et qui vont les suivre vraiment de près.
04:43Guy, par exemple, là où vous habitez, vous l'observez, ça, ce que vous décrivez,
04:46c'est-à-dire la mutation de la délinquance et son expansion un peu partout autour de vous ?
04:50Ah ben oui, depuis des années, on a étalé, dans la région toulonnaise,
04:55on a étalé tout ce qu'il y avait dans les cités,
04:59mais on a sorti les gens de là et on les a mis ailleurs.
05:02Vous savez, c'est à ce niveau-là, comme les gens qui dégravent les logements
05:08dans lesquels ils vivent eux-mêmes,
05:10et après on vous dit, regardez dans quel état, dans quelle condition les gens vivent.
05:15Mais ce n'est pas moi qui suis allé mettre des ordures,
05:17ce n'est pas moi qui ai dégradé les portes, les fenêtres,
05:20qui ai démoli les caches d'escaliers, ce n'est pas moi.
05:22Et ce n'est pas une question d'être riche ou pauvre.
05:24Je sors d'une famille de 11 enfants.
05:27Simplement, je vais vous dire, quand vous avez des parents qui font leur travail,
05:31vos enfants, ils ne partent pas en vrille sur 11 enfants,
05:33il n'y en a pas un qui est allé en prison pour leur travail.
05:36Donc, comment voulez-vous dire que c'est aussi une question d'éducation,
05:41une question d'expliquer aux gens que quand on fait des enfants, on doit les suivre.
05:46Mais donc, quand vous vivez proprement, ce n'est pas d'être riche ou pauvre.
05:51C'est une question d'éducation, on l'a bien entendu surtout Guy en vous écoutant,
05:56surtout aussi une question de responsabilité parentale.
05:58Merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300 300 quand même,
06:02Éric Noemi, quand on entend certes Guy,
06:04et puis quand on se replonge en détail de cette grande interview
06:07quand même qu'a accordé le directeur général de la police nationale au Figaro,
06:12il est presque, il se contredit lui-même,
06:15parce qu'à un moment il explique qu'il y a en effet énormément de blessés dans ses effectifs,
06:19en rappelant ce chiffre qui est totalement délirant.
06:21On est passé à 6800 blessés en 2025, c'est-à-dire 18 policiers par jour.
06:27C'est-à-dire que rien que là, en fait, on le voit, le non-droit, l'absence de droit.
06:32Non, Éric Revelle, par ce chiffre, 18 policiers blessés par jour.
06:35Et puis Thibault de Montbrial parle souvent du choc d'autorité
06:38qu'il faudrait imposer, remettre en place dans ce pays.
06:41Mais là, vous avez un exemple concret.
06:43Quand vous avez des blessures exponentielles chez les forces de l'ordre
06:47dues pas seulement au narcotrafic, dues au refus d'obtempérer,
06:52dues aux incivilités en tout genre,
06:53vous voyez bien que les autorités policières ou gendarmes
06:58ne représentent plus aucune autorité pour ces bandes de voyous
07:02qui sont prêts à tout,
07:04que ce soit pour fêter la victoire d'une équipe de foot,
07:08pour protéger un point de deal.
07:10En fait, il n'y a plus aucun respect pour les forces de l'ordre.
07:13Tout est prétexte, vous le dites très bien, tout est réflexe.
07:14Tout est prétexte, mais bien sûr.
07:16La fête du village, la victoire sportive, le nouvel an.
07:20Donc en fait, cette violence est devenue quand même endémique en France.
07:24Elle a plusieurs origines.
07:25Le narcotrafic est l'une de ses origines.
07:28Mais globalement, ça signifie quoi ?
07:30Ça signifie qu'il n'y a plus aucun respect pour les forces de l'ordre, par exemple.
07:34Noémie ?
07:34Alors c'est intéressant parce que le témoignage de Guy,
07:36justement, il pointait du doigt,
07:39peut-être quelque chose qui n'apparaît pas dans cette interview,
07:41mais qui est aussi important dans la question qui nous intéresse,
07:44c'est la question de la souffrance de la population qui vit dans ces quartiers.
07:47On parlait à l'instant de la souffrance des policiers
07:49qui sont exposés à cette violence.
07:51Mais il ne faut pas oublier aussi que les premières victimes
07:53de ces situations et de ce narcotrafic,
07:56ce sont ces populations qui vivent dans ces zones de non-droit,
07:59ces zones en difficulté,
08:00et qui se retrouvent prises entre deux feux,
08:02qui sont eux aussi obligés de vivre avec cette réalité
08:05qui est faite de violence, qui est faite de criminalité,
08:07qui est faite même parfois de coups de feu dans la rue,
08:09on l'a vu à Marseille,
08:10avec des innocents qui sont assassinés, disons-le,
08:13qui se retrouvent dans des guerres de gangs
08:15dont ils sont victimes.
08:17Donc il y a des populations qui doivent vivre avec ces réalités-là,
08:19qui sont souvent complètement dépassées par cette situation,
08:23face à une police qui, effectivement,
08:25elle-même n'est pas suffisamment armée,
08:27qui n'a pas suffisamment les moyens,
08:28et qui en souffre très concrètement.
08:30Maintenant, dans le témoignage de Guy,
08:32si on peut essayer de, disons,
08:34de peut-être trouver certaines circonstances atténuantes
08:37par rapport à ce qu'il dit vis-à-vis de la responsabilité des politiques,
08:40parce qu'il dit, au fond,
08:41les politiques ne font rien.
08:42Moi, j'ai quand même en tête
08:44le travail de Bruno Rotaillot,
08:46lorsqu'il était ministre de l'Intérieur,
08:50qui avait fait, justement,
08:51de la lutte contre le narcotrafic,
08:53la pierre angulaire de sa politique.
08:54À ce moment-là,
08:55il avait lancé, évidemment,
08:56une grande campagne de publicité,
08:59et cette phrase qui est réitérée
09:02à longueur d'interview,
09:03il disait
09:03« Chaque ligne de drogue
09:07est une ligne de sang ».
09:08Et il rappelait ça aussi
09:09pour rappeler qu'au fond,
09:10le narcotrafic,
09:11ce n'est pas simplement
09:13les narcotraffiquants.
09:13Le consommateur est responsable.
09:14Il y a tout un système, en fait,
09:15qui entretient cette criminalité,
09:17cette violence,
09:17qui fait souffrir, donc,
09:18à la fois les policiers et la population.
09:20Noémie Allioua,
09:21Éric Revelle,
09:21on continue ce grand débrief de la matinale
09:23autour de l'actualité.
09:240826 300 300.
09:26Amis auditeurs,
09:26vous réagissez.
09:27Pas de zone de non-droit.
09:28Ça, c'est l'affirmation
09:29du directeur général
09:30de la police nationale.
09:31Ce matin, dans les pages du Figaro,
09:32est-ce que les élites
09:33sont aveugles
09:34face à la réalité sécuritaire
09:35ou au contraire ?
09:36Heureusement qu'il y a
09:37des hauts fonctionnaires comme ça.
09:39Au moins, eux,
09:39ils disent la réalité.
09:40Ils ne se laissent pas attraper
09:41par le jeu politique
09:42ou médiatique.
09:43Amis auditeurs,
09:44vous avez envie de réagir,
09:44de participer à la conversation.
09:46On la poursuit jusqu'à 9h.
09:480826 300 300.
09:49A tout de suite.
09:52Le Grand Matin Sud Radio,
09:547h-10h,
09:56Maxime Liedot.
09:588h48 sur Sud Radio,
09:59le débat se poursuit.
09:59C'est votre grand débrief.
10:00Amis auditeurs,
10:01vous avez la parole
10:02et venez participer
10:03à ces discussions.
10:040826 300 300.
10:05On l'a évoqué
10:06tout au long de cette matinale.
10:07A 7h10,
10:08on était du côté Lyon.
10:09Vous le savez,
10:09il y a eu plus de trois morts,
10:10des incendies provoquées
10:12visiblement par des narcotrafiquants.
10:13Puis c'était le cas aussi
10:14à Nice.
10:15Là aussi,
10:15deux morts,
10:16plusieurs blessés
10:16dans le cadre d'une fusillade.
10:18Et on se pose la question
10:19en toute franchise ce matin,
10:20vous le savez,
10:21sur Sud Radio,
10:22on parle vrai
10:22sur le déclaration
10:23du directeur général
10:25de la police nationale.
10:26Il le dit dans le Figaro,
10:27grand entretien.
10:28Et à un moment,
10:28cette phrase,
10:29non, en France,
10:30il n'y a pas de zone
10:31de non-droit.
10:31Ah bon ?
10:330826 300 300
10:33et on en parle jusqu'à 9h.
10:35Bonjour Kamel.
10:37Bonjour.
10:37Merci beaucoup
10:38d'être avec nous,
10:38mon cher Kamel.
10:39Comment vous regardez
10:40les déclarations
10:40du directeur général
10:41de la police nationale ?
10:42Est-ce qu'il a raison ?
10:43Est-ce qu'il en fait trop ?
10:44Ou vous dites,
10:44voilà, enfin,
10:45quelqu'un qui rétablit les faits,
10:46ça évite ce qu'on peut entendre
10:47partout,
10:48sur des radios,
10:48sur des chaînes infos
10:49et auprès de certains politiques ?
10:52Voilà.
10:53Vous venez de dire
10:54ce que je pense.
10:56Oui,
10:57je vous le dis,
10:58il n'y a pas de zone
10:59de non-droit en France.
11:00Je vous le dis,
11:01devant tout le monde,
11:02je viens même devant,
11:03je me demande sur la tour Eiffel
11:04et je le dis,
11:05il n'y a pas de zone
11:06de non-droit en France.
11:07Voilà.
11:08Bon, après,
11:09vos intervenants,
11:10je les ai entendus tous les deux
11:11qui parlaient de la Bac-Mort,
11:12l'autre parlait de drogue,
11:13l'autre parlait...
11:14On parle bien
11:15de zone de non-droit.
11:16Vous êtes d'accord avec moi ?
11:18Il n'y a pas de zone
11:19de non-droit en France.
11:20Alors, Kamel,
11:20dans ce cas-là,
11:21moi, je vous pose la question
11:22en toute amitié,
11:23en vous écoutant ce matin,
11:24comment vous appelez
11:25des quartiers
11:25où les narcotrafiquants
11:27font ce qu'ils veulent,
11:28où les habitants
11:28sont tétanisés
11:29à l'idée de sortir,
11:30où c'est eux
11:31qui gèrent les cours,
11:32c'est eux qui gèrent
11:32les fournitures des gosses ?
11:35Excusez-moi,
11:36il faut ce qu'ils veulent
11:37avec les gens des quartiers
11:39ou avec les pauvres gens,
11:40mais quand il y a la police,
11:42croyez-moi,
11:43ça ne bouge pas.
11:45Je sais qu'il y a un truc,
11:46qu'il faut bien faire la différence.
11:47Ce que j'ai entendu
11:48aux intervenants
11:48qui ont tout mélangé,
11:50tous ces effets sociaux,
11:51tout ça.
11:52Et moi,
11:53j'aimerais bien que,
11:54je ne sais pas moi,
11:55qu'il y ait vraiment un débat
11:56et ne pas parler de deux minutes,
11:57vous savez,
11:58parce que celui qui pense
11:59qu'en France,
12:00il y a des zones de non-droit,
12:01il ne connaît pas le pays.
12:03Vous vous dites,
12:04en fait,
12:04il y a bien sûr des zones
12:05où les délinquants exercent,
12:07on va dire,
12:07où ont une présence insupportable,
12:09mais quand la police est là,
12:11ça ne bronche pas,
12:11donc il n'y a pas
12:12de zones de non-droit.
12:12C'est un peu ce que vous dites,
12:13Kamel.
12:14Ce qui est rigolo,
12:15c'est qu'on regarde,
12:16vous voyez à la télé,
12:17je ne prends pas la bac,
12:18je prends les reportages
12:19qu'on nous montre à la télé.
12:21Vous savez,
12:21quand on voit les policiers
12:22qui courent les jeunes et tout,
12:23et pas découffés,
12:24vous voyez comment ils réagissent,
12:25les jeunes ?
12:25Ils partent en courant,
12:26ils perdent ce que vous voulez,
12:28mais ils partent en courant.
12:29Vous voyez ce que je veux dire ?
12:30Mais le seul truc
12:31qui gêne l'arcotrafic,
12:32ce sont les gens
12:33qui habitent dans les quartiers.
12:34Parce que,
12:35voilà,
12:36après,
12:36maintenant,
12:36si on parle des policiers
12:37qui se font blesser et tout,
12:39il y a aussi un débat là-dessus.
12:42Parce que quand vous prenez
12:43un jeune qui vient du rural
12:45qui est policier
12:46et qu'on le jette
12:46dans un quartier,
12:47le rural,
12:48il va arriver avec un préjugé.
12:51Le préjugé de beaucoup de gens
12:52qui alimentent le fond
12:53en disant
12:53« Oh, le quartier,
12:54c'est Beyrouth.
12:55Le quartier, c'est ça.
12:56Il y a beaucoup de Maghrebais.
12:57Il y a beaucoup de Noirs. »
12:58Le gars,
12:59il arrive,
12:59il est villageois,
12:59il se dit
13:00« Oh, je ne sais pas ce quoi,
13:01il n'est plus policier,
13:02il est justicier. »
13:03Mais vous savez ce qu'on fait,
13:04Kamel ?
13:04Restez avec nous jusqu'à 9h.
13:06Comme ça,
13:06vous participez aussi
13:07à la discussion.
13:08Et amis auditeurs,
13:09vous voulez participer
13:10à la discussion,
13:11répondre à Kamel,
13:11aller dans son sens.
13:12Vous nous appelez
13:130826 300 300.
13:14Le directeur de la police le dit.
13:16Pas de zone de non-droit en France.
13:17Est-ce que les élites
13:18sont aveugles
13:19face à la réalité sécuritaire ?
13:20C'est le thème
13:21de notre conversation
13:21jusqu'à 9h.
13:22Noémie,
13:22vous vouliez répondre à Kamel.
13:23Vous étiez attentif,
13:24vous avez même vu prendre des notes.
13:25Je trouvais que c'était
13:26très intéressant.
13:27D'abord,
13:27c'est toujours intéressant
13:28d'avoir un point de vue
13:29de contradiction.
13:34de policiers blessés.
13:36Qu'il y ait autant
13:36de policiers
13:37qui se retrouvent
13:38à devoir prendre
13:39des jours d'ITT
13:40ou aller à l'hôpital
13:41parce qu'ils ont subi
13:42des agressions
13:43de la part
13:45de certaines personnes.
13:47Comment est-ce que
13:47vous l'expliquez ?
13:48Si jamais
13:48ce que vous dites est vrai,
13:50c'est-à-dire qu'au fond,
13:50il y a encore une autorité
13:51de la part de la police
13:52vis-à-vis de toute
13:53la population française,
13:55comment expliquer
13:55que certains policiers
13:56sont blessés
13:57au cours de leur travail ?
13:59Mon cher Kamel,
14:00vous avez la parole.
14:01Là,
14:02c'est un autre débat.
14:04Là,
14:04c'est un autre débat
14:05parce qu'il y a
14:05dans le recrutement
14:06en ce moment
14:07dans la police française,
14:09il y a un recrutement
14:09qui fait qu'il y a
14:10beaucoup de gens
14:10qui sont rentrés
14:11dans la police
14:11qui rentrent déjà
14:12pour l'alimentaire
14:13et de deux,
14:13ils se prennent
14:14pour des justiciés.
14:15Et donc,
14:16c'est là où il faut
14:16détecter des gens
14:17qui arrivent
14:18parce qu'ils sont formés,
14:19ils sont bien pâtés.
14:20Quand ils sont sur le terrain,
14:21ce n'est plus les mêmes.
14:22Vous savez,
14:23quand vous prenez
14:24une personne paisible,
14:26vous la mettez
14:26sur un ring et des gants,
14:28vous avez un autre personnage.
14:30Vous voyez ce que je veux dire ?
14:32Vous voudriez dire
14:33qu'ils seraient peut-être
14:34responsables de leurs blessures
14:35parce qu'ils...
14:36J'essaie de vous comprendre.
14:37C'est-à-dire qu'au fond,
14:38ces policiers seraient eux-mêmes...
14:39Quand vous dites des justiciés,
14:41ça veut dire que vous voulez dire
14:41que c'est eux qui vont...
14:42Ils se mettent en danger,
14:43vous dites.
14:43Ils se mettent en danger ?
14:45Excusez-moi,
14:45quand je dis justiciés,
14:47parce que quand ils sont rentrés
14:49dans le...
14:49Ils ne savent pas ce que ça.
14:51Il y a une différence
14:52entre être policier
14:54et faire respecter l'ordre,
14:55la loi et tout,
14:56et le justicier.
14:57Le justicier,
14:58c'est celui qui pense que,
15:00parce qu'il représente l'autorité,
15:02il est aussi juge.
15:03Vous voyez ce que je veux dire ?
15:04Ce qui permet
15:07certaines attitudes.
15:07Merci beaucoup, Kamel,
15:08d'avoir témoigné
15:09au micro de Sud Radio
15:10et de nous avoir appelé
15:11au 0826 300 300.
15:13Éric Revelle,
15:13par rapport à ce que dit Kamel,
15:14qui dit qu'aussi,
15:15il y a un problème de formation
15:16et certains arrivent
15:17avec tellement de clichés
15:17que derrière,
15:19il y a presque une fuite en avant,
15:20il y a une volonté
15:21de faire un peu la justice
15:22avant l'heure.
15:22Non, mais non,
15:23je suis en total désaccord
15:24qu'il y a un problème
15:25de formation sans doute
15:26que les premières victimes
15:28de ces quartiers de non-droit
15:29que je continue à appeler comme ça
15:30soient les habitants eux-mêmes.
15:31C'est juste.
15:33Mais enfin,
15:33excusez-moi,
15:34dans ces quartiers
15:35où le narcotrafic
15:36a pris le pas
15:37sur la République,
15:38il faudrait que les policiers,
15:39face à des kalachnikovs
15:40de trafiquants,
15:41aillent avec un bouquet de rose
15:43ou un bouquet de marguerite.
15:44Non.
15:45Ou un petit bouquet d'éclatine,
15:47comme j'en ai l'autre.
15:47Ce n'est même pas nous
15:47qui parlons de quartiers
15:48de non-droit en réalité.
15:50Ce sont les policiers eux-mêmes.
15:51Interroger des policiers
15:52qui sont au contact
15:54de ces quartiers,
15:55ils vous disent
15:58de péage,
15:59vous ne rentrez pas
15:59comme cela dans ces quartiers.
16:01Et puis,
16:02comme l'a dit encore une fois,
16:03il y a des quartiers
16:04où la police reste
16:05deux minutes
16:06et repart.
16:07Vous appelez ça comment ?
16:08Vous appelez ça comment ?
16:09Bon, voilà.
16:10Maintenant,
16:10que ce soit les habitants
16:11qui les premiers,
16:12Noémie l'a dit aussi,
16:13soient en souffrance
16:14face à cette réalité,
16:15c'est indéniable.
16:16Mais précisément,
16:17pourquoi ils sont en souffrance ?
16:19Parce que cette situation dure.
16:21Pourquoi est-ce que l'État
16:21n'a plus sa place ?
16:22Parce que c'est des quartiers
16:23de non-droit.
16:23Voilà.
16:240826-300-300,
16:26le directeur de la police
16:26qui affirme qu'il n'y a pas
16:27de zone de non-droit.
16:28Est-ce que notre élite
16:29est suffisamment consciente
16:30de l'État sécuritaire du pays ?
16:320826-300-300.
16:33Bonjour, Paul.
16:34Bonjour.
16:35Merci beaucoup
16:35d'être avec nous, mon cher Paul.
16:37Oui, alors merci.
16:38Alors moi, je vous appelez,
16:39je ne connais pas particulièrement
16:40Toulouse,
16:41je suis Toulouse,
16:42mais je viens plutôt
16:43d'une zone rurale
16:44dans laquelle
16:44il y a une montée
16:45de la violence
16:46qui est quand même
16:46assez effrayante
16:47avec des jeunes
16:48qui ne sont normalement
16:50pas destinés à ça,
16:52qui sont au droit
16:52de se faire poignarder
16:53à 17-18 ans
16:54pour des histoires de drogue
16:56où ça se répand
16:57de plus en plus
16:58et c'est vrai
17:00qu'à Toulouse,
17:01il y a beaucoup de gens
17:02qui sont vidés
17:03des cités
17:03comme le Mirai
17:04et qui se retrouvent
17:05dans les campagnes
17:07vraiment lointaines
17:09de Toulouse,
17:10des gens qui sont
17:10très précaires,
17:11qui n'ont pas le permis
17:11et pour lesquels
17:13c'est très dur
17:13d'accéder aux aides sociales,
17:15de pouvoir amener
17:15leurs enfants
17:16dans les services de soins
17:18et je pense
17:19qu'on enferme les gens
17:20dans la misère
17:21et que la violence
17:22est répandue
17:23et que je pense
17:24que dans les années
17:25à venir,
17:26cette violence
17:27dans les ruralités
17:29avec la drogue
17:30de plus en plus présente,
17:32elle fait que
17:33je pense
17:34que ça va être
17:35un vrai problème
17:36si rien n'est fait,
17:37si ces populations
17:38ne sont pas aidées
17:39et que...
17:40Mais alors Paul,
17:40attendez qu'on comprenne bien
17:41votre point.
17:42Vous vous dites,
17:43j'ai vécu on va dire
17:44un peu à côté de Toulouse,
17:45vous avez vu le développement
17:46de cette violence
17:47et vous nous dites
17:47mais s'ajoute à ça
17:48le fait qu'il soit
17:49dans une extrême précarité
17:51et que la drogue
17:52vient provoquer
17:54ce cycle de la violence.
17:55Je ne trahis pas vos propos,
17:56c'est un peu ça.
17:57Alors oui, c'est ça.
17:58Et vous,
17:59vous l'avez vu concrètement
18:00autour de vous,
18:01autour de Toulouse,
18:01dans les banlieues proches,
18:02dans les campagnes environnantes,
18:03c'est ça ?
18:04Je peux vous donner un exemple,
18:05c'est que l'enfant,
18:06je connais un enfant
18:08qui est le fils
18:10de plus de deux cadres,
18:12de personnes
18:12de bonne famille,
18:13enfin bon,
18:14il ne paraît vraiment
18:14qu'il y ait deux gens
18:15de l'extérieur d'autre,
18:15mais bon,
18:16pas du tout destiné à la drogue,
18:18qui se retrouve à fumer un peu,
18:18puis à vendre,
18:19et ça va tellement vite
18:20qu'il s'est fait poignarder
18:21sur le Sikipark
18:22à 600 mètres de chez moi.
18:23Oui, c'est ça,
18:23c'est le fameux cycle
18:24de la violence.
18:25Oui,
18:27et que je connais aussi des gens,
18:29alors moi,
18:30ce n'est pas mon monde,
18:30mais bon,
18:32quand je vais dans d'autres villes,
18:33je me disais,
18:33lui, il vend de la coque,
18:34lui, il vend de la coque,
18:35lui, il vend de la coque,
18:36et de me dire,
18:36mon Dieu,
18:37et d'avoir l'impression
18:37que finalement,
18:38proche de chez nous,
18:40dans des endroits
18:40qui sont jolis
18:41où la Garonne passe,
18:43une sorte de monde
18:44de souterrains,
18:45pleine de violence,
18:46avec de la drogue partout,
18:49et c'en est presque,
18:51c'est incroyable.
18:52Non, mais de voir le développement
18:53et le fait que ça,
18:53en fait,
18:54ça gangrène littéralement
18:55chaque partie du territoire,
18:57même dans des endroits
18:57où il y a peut-être 20-30 ans,
18:58c'était encore un havre de paix,
19:00vous avez raison de le souligner,
19:01Paul,
19:01et je vous remercie
19:01de nous avoir appelé
19:03spontanément au 0826 300 300.
19:06Ma chère Noémie,
19:07mon cher Eric,
19:07je vous propose de conclure
19:08avec la médiane
19:09qui nous a appelé aussi
19:10au 0826 300 300.
19:11Bonjour Diane.
19:13Bonjour.
19:13Merci beaucoup.
19:14Vous êtes avec nous,
19:14ma chère Diane.
19:15Comment vous regardez le débat
19:16qui nous anime
19:16depuis une demi-heure maintenant ?
19:18Ben écoutez,
19:19les zones non-droits,
19:21ça existe,
19:21tout simplement parce que
19:22quand ils y vont,
19:23les flics,
19:24il faut qu'ils soient
19:24en escadron pour y rentrer.
19:26Tout seuls,
19:26ils ne peuvent pas y rentrer.
19:27Et les citoyens,
19:29ça devient,
19:29même pour nous,
19:30ça devient des zones
19:30de non-droits.
19:31Parce que quand moi,
19:32j'ai vécu dans les cités,
19:34quand j'étais jeune,
19:35on n'a pas tourné
19:36comme le monsieur avait dit.
19:36Moi, j'en ai,
19:37on était six
19:38et on n'a pas viré.
19:39Pourtant,
19:39on était pauvres.
19:40On a été éduqués,
19:42on a été suivis à l'école
19:44et on s'en est sortis.
19:46Maintenant,
19:46moi,
19:47dans les cités
19:47où j'ai vécu
19:48quand j'étais jeune,
19:49je ne pourrais pas
19:50y retourner.
19:51Parce qu'on me jeterait.
19:52Donc oui,
19:53il y a des zones
19:53de non-droits.
19:53vous avez réussi
19:54à vous en sortir,
19:55Diane,
19:55et vous dites à tous ceux
19:56aujourd'hui
19:57qui critiquent
19:58l'intérieur des quartiers,
19:59oui, j'ai vu,
19:59mais quand aujourd'hui,
20:01en fait,
20:01le but,
20:01ça doit être de s'en sortir,
20:02surtout.
20:03S'en sortir,
20:04et la volonté
20:05de s'en sortir.
20:05Et les familles
20:06de vouloir s'en sortir.
20:07Maintenant,
20:07il n'y en a plus
20:08de volonté
20:08d'éduquer les enfants
20:10et de vouloir
20:10s'en sortir de là.
20:11Maintenant,
20:11on trouve que la drogue
20:12paye plus que le travail.
20:15Merci beaucoup,
20:15Diane,
20:15de nous avoir appelé
20:16au 0826 300 300
20:18et en effet,
20:19vous avez raison
20:19de rappeler,
20:20la volonté de s'en sortir
20:21est plus qu'importante.
20:22Mot de la fin,
20:23Noémie et Eric.
20:24Malheureusement,
20:24la volonté,
20:25parfois,
20:25ne suffit pas
20:26parce qu'aussi,
20:26certains n'ont pas
20:27le choix que de vivre
20:28dans ces zones-là
20:28parce qu'ils n'ont pas
20:29les moyens
20:30d'aller vivre ailleurs
20:31et dans ce cas-là,
20:31ils doivent la subir.
20:32Et c'est pour ça
20:33que là,
20:33la réponse politique
20:34ne peut être
20:34qu'importante.
20:36C'est-à-dire qu'au fond,
20:37on ne peut pas considérer
20:38que l'impuissance politique
20:39ne peut rien.
20:40Et c'est ça le problème
20:41parce que ça dure
20:42depuis beaucoup trop longtemps.
20:43Moi, je partage
20:44ce point fort avec Diane.
20:45Moi aussi,
20:45j'ai habité dans une cité
20:47HLM à Nanterre.
20:48Je peux vous dire
20:48que par rapport
20:49à l'époque
20:49où j'étais jeune,
20:51la cité...
20:52Ça n'a plus rien à voir.
20:55Ah mais,
20:55il est à ciel ouvert
20:56même en plein jour.
20:57Suite de la conversation
20:57avec Jean-François Aquili
20:58dans La Vérité en Face
20:59qui reviendra bien sûr
21:00sur ce sujet,
21:01je vous fais un petit rappel
21:02demain à 8h15,
21:03c'est Bruno Rotaillot,
21:04ancien ministre de l'Intérieur,
21:05candidat à la présidentielle
21:06bien sûr,
21:07qui sera au micro
21:07de Jean-François Aquili.
21:08Mais avec vous aussi,
21:09amis auditeurs,
21:100826 300 300,
21:128h15, 9h,
21:13vous pourrez poser
21:13toutes vos questions
21:14à Bruno Rotaillot
21:15dans un instant,
21:16Jean-François Aquili.
21:17Et je le rappelle,
21:17un peu de légèreté,
21:18alors qu'on approche de 9h,
21:20on était en train,
21:21enfin vous pouviez gagner,
21:22amis auditeurs,
21:23en envoyant le mot sud
21:24au 7-20-18,
21:26un séjour à Europa Park
21:27pour 4 personnes,
21:28les nuits d'hôtels
21:29et donc passer un peu de temps
21:30dans ce merveilleux
21:31parc d'attractions
21:32en Allemagne
21:32avec tout ce qu'il faut
21:33de montagnes russes,
21:34de grands huites,
21:35d'attractions,
21:35de sensations fortes.
21:37Et bien le gagnant
21:37ou la gagnante,
21:38je l'appelle
21:39dans une poignée de secondes.
21:39A tout de suite sur ce radio.
21:40Merci Maxime.
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