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  • il y a 14 heures
Lundi 11 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Michel Picon, président de l'U2P, et Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:14Mon invité, premier invité, ça sera Serge Papin.
00:17Il est ministre des PME, il est ministre du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
00:22Évidemment, on va savoir, est-ce qu'il faut élargir ces aides ciblées, à quelle profession ?
00:27Est-ce qu'il faut soutenir le pouvoir d'achat ?
00:28Des Français réponsent, donc ça sera dans quelques minutes.
00:32Et puis ensuite, c'est Michel Picon, le président de l'UDP, qui sera avec moi, avec Ludovic de Sautel,
00:37directeur délégué de la rédaction de la Tribune.
00:38D'abord, on lui demandera ce qu'il a pensé des déclarations du ministre.
00:42Et puis, on reviendra aussi sur le nombre de défaillances, malheureusement, qui est en légère hausse au mois de mars.
00:47Mais tout de suite, Le Journal avec Stéphanie Collot.
00:53Il est même pas 18h. Bonsoir Stéphanie.
00:56Bonsoir Advil.
00:56On va commencer par les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.
01:01C'est toujours l'impasse.
01:02Oui, Donald Trump qualifie de totalement inacceptable la réponse iranienne à la proposition de Washington pour mettre fin au conflit.
01:11Il promet d'aller récupérer la poussière d'uranium en Iran.
01:15Il va falloir creuser, dit-il.
01:17Le cessez-le-feu ne tient qu'à un fil, ajoute Donald Trump.
01:21Une impasse qui fait repartir les cours du pétrole à la hausse.
01:24103 dollars le baril de Brent, 97 dollars le WTI.
01:28La guerre au Moyen-Orient a déclenché le plus grand choc énergétique jamais connu, selon le PDG d'Aramco.
01:36En attendant, Donald Trump compte sur la Chine pour faire pression sur l'Iran.
01:39Le président américain est attendu jeudi à Pékin, où il sera question de la guerre au Moyen-Orient, mais aussi
01:45des droits de douane.
01:46Les deux dirigeants pourraient aussi se mettre d'accord sur un pacte de non-agression concernant l'intelligence artificielle.
01:53Pendant ce temps, Emmanuel Macron est en Afrique.
01:56Le chef de l'État participe au sommet Africa Forward au Kenya et annonce 23 milliards d'euros d'investissement
02:02pour le continent,
02:03dont 14 milliards strictement français, ces derniers émanant d'acteurs privés et d'opérateurs publics comme l'AFD.
02:11Et justement, à trois semaines du sommet Chousse France, on apprend par Bloomberg qu'Emmanuel Macron discute avec le fondateur
02:17de Softbank.
02:18Le groupe japonais pourrait investir jusqu'à 100 milliards de dollars dans un grand projet de data center en France.
02:26La BCE déplore l'hypocrisie de l'Allemagne sur le dossier Unicredit-Commerzbank.
02:32Le vice-président de l'institution regrette que Berlin s'oppose au rachat de Commerzbank par sa rivale italienne,
02:38alors que le gouvernement allemand prétend soutenir l'union de l'épargne et de l'investissement en Europe.
02:43Et puis, la succession d'Armani se précise.
02:46Le groupe envisage finalement de céder une participation de 15% en trois parts égales entre L'Oréal, LVMH et
02:53Essilor Luxottica,
02:54les trois entreprises citées par Giorgio Armani dans son testament.
02:5918h01 sur BFM Business, le marché.
03:02Votre rendez-vous avec Banque Populaire.
03:04À vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
03:07Banque Populaire, la réussite est en vous.
03:10Votre rendez-vous avec Moneta Asset Management.
03:13Notre savoir-faire action pour votre épargne depuis près de 23 ans.
03:20Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:22Bonsoir Stéphanie, bonsoir Aline.
03:23Bonsoir Antoine. Et le CAC termine en baisse ce soir ?
03:25Oui, même si on limite un petit peu la casse, on sauve les 8 000 points.
03:288 056 points. On a terminé sur un repli de 0,69%.
03:32Une séance bien active. On était à 4 milliards d'euros d'actions négociées.
03:36Plus 0,24% pour l'Euronext Tech Leaders qui finit en hausse,
03:41comme le DAX à Francfort.
03:42Plus 0,05%. L'Eurostock 50.
03:44Moins 0,27%. Non, ça a plus particulièrement pesé à Paris
03:47parce qu'il y avait des détachements de dividendes de pas mal de groupes.
03:50Ça a touché notamment le secteur du luxe.
03:52LVMH termine plus forte baisse de l'indice.
03:54Moins 4,4% à 452 euros.
03:57On a Pernod Ricard aussi. Moins 3,5%.
03:5961,48€.
04:01A la hausse, c'est la tech qui s'est donc distinguée.
04:03STMicro plus 2,6%.
04:0550,30€.
04:06Et plus 2,36€ pour Orange.
04:09À 18,25€.
04:10A signaler les très fortes hausses de Valneva.
04:12Plus 14%, 2,74€.
04:15Nanobiotics plus 14,5% à 42,24€.
04:18Réaction un petit peu épidermique.
04:20Des marchés à l'actualité épidémiologique.
04:23On va dire en ce moment à travers le monde avec l'antavirus.
04:26Le CAC 40, moins 0,69.
04:288 056 points.
04:29Et le pétrole, 104$ pour le baril de Brent.
04:33Merci Antoine.
04:34Merci Stéphanie.
04:35Stéphanie Colot que vous retrouvez bien sûr.
04:3719h-19h30 pour son grand journal de l'écho.
04:40Tout de suite, c'est Serge Papin, le ministre des PME,
04:42du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat qui est notre invité.
04:47BFM Business et la Tribune présente
04:52Le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
04:57Vous êtes bien dans le 18-19.
04:59Mon premier invité, c'est Serge Papin,
05:01ministre des relations, des PME,
05:03des commerces, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
05:07Bonsoir Serge Papin.
05:08Bonsoir Edwige Chevrillon.
05:09Merci d'être avec nous.
05:10Il faut effectivement, c'est un long intitulé.
05:13Donc il y a beaucoup de questions à vous poser.
05:15Évidemment, on reviendra sur la question des aides, le calendrier.
05:17Peut-être que vous ne pouvez pas tout nous dire ce soir.
05:19Ça reviendra peut-être au Premier ministre.
05:21Mais quand même, on va essayer un peu de séquencer ce qui va se passer.
05:25Je voudrais, et puis il y avait cette réunion tout à l'heure,
05:28sur est-ce qu'il faut ou pas rouvrir les négociations commerciales.
05:32Mais d'abord, une première question, puisque vous êtes ministre du Tourisme dans un mois, c'est l'été.
05:37Lorsque vous voyez un peu les craintes qu'on a autour de l'antavirus,
05:42est-ce que vous vous dites, ça tombe mal,
05:44parce que le tourisme était en train, avec ce qui se passe dans le contexte géopolitique,
05:49le tourisme allait plutôt se concentrer sur la France.
05:51Donc c'était plutôt une bonne nouvelle.
05:53Et là, il y a l'antavirus avec des contaminations.
05:56Ça ne jouera pas.
05:57Écoutez, le tourisme se porte bien.
05:59Et le tourisme a de bonnes perspectives.
06:02On a beaucoup de visiteurs qui sont attendus cet été en France,
06:06parce que la France est un pays sûr,
06:09est un pays qui a plein de pépites.
06:12Et donc, je suis très confiant pour ça.
06:15Pour ce qui concerne la crise de l'antavirus,
06:17elle est actuellement prise avec sérieux,
06:20en toute transparence.
06:22C'est pour ça qu'on est au courant.
06:23Il y a une réunion, d'ailleurs, en ce moment, sur cette question-là à Matignon.
06:26Les cas, vous avez vu, sont isolés.
06:29Et donc, voilà, moi, je n'ai pas d'inquiétude.
06:33La ministre de la Santé, Stéphanie Riste,
06:37en parle avec les ministres pour tenir au courant.
06:41Et donc, la situation est prise avec sérieux.
06:44D'accord, ok.
06:45Donc, pour l'instant, vous dites pas d'alerte ?
06:48Non.
06:48Pas d'alerte rouge, ou vert, ni orange.
06:51Et au contraire, on a des choses, pour répondre en tant que ministre du Tourisme,
06:56qui vont plutôt dans le bon sens pour cet été.
07:00C'est quoi, des indicateurs ?
07:01Vous avez des indicateurs ?
07:01Oui, parce que, par exemple, les réservations,
07:03au niveau de ce que vous disiez,
07:04il y a la controverse sur les billets d'avion.
07:06Donc, la billetterie des avions fonctionne bien.
07:09Les réservations vont bon train.
07:12Donc, on attend, on est prêt à accueillir des touristes.
07:15Et pas de problème sur le kérosène, c'est ça que vous avez annoncé.
07:18Pas de problème sur le kérosène.
07:19On est d'accord.
07:20Voilà.
07:20Ça continue.
07:21Alors, maintenant, je voudrais qu'on revienne, évidemment,
07:23sur ces aides ciblées sur le pauvre à l'achat des Français
07:26qui se sont confrontés à ce choc énergétique.
07:28J'imagine que vous avez vu cette déclaration,
07:30quand même assez inquiétante, du patron d'Aramco,
07:32groupe saoudien,
07:34qui dit qu'on est en train de connaître le plus grand choc,
07:37je cite, énergétique jamais connu dans le monde.
07:40Donc, effectivement, ça fait quand même un peu peur.
07:43Surtout qu'il dit, à supposer même que ça reprenne dans les prochains jours,
07:48en tous les cas, on en paiera les conséquences jusqu'à 2027.
07:52Et puis, de l'autre côté, vous avez un responsable de l'ONU
07:55qui a dit que le blocage d'engrais dans l'étroit d'Hormuz
07:58risquait de provoquer une crise humanitaire majeure.
08:01Serge Papin, si je vous dis ça,
08:03c'est parce qu'on sent quand même que,
08:04pour reprendre l'expression du Premier ministre,
08:08on rentre un peu dans le dur.
08:09Là, on se dit, ça y est, on prend un centime, deux centimes, trois centimes.
08:14Là, on rentre vraiment dans le dur, vous êtes d'accord ?
08:16Écoutez, ce qui se passe, si on dézoome un peu,
08:19ce qu'on est en train de vivre, c'est une espèce de bifurcation.
08:24En fait, on est dans un vécu,
08:29et il faut qu'on passe dans un souhaité.
08:31Entre les deux, il y a une transition.
08:33Le vécu, c'est le thermique.
08:35C'est la fin d'un modèle.
08:37Il faut qu'on s'affranchisse de ces dépendances.
08:40Le souhaité, c'est l'électrique.
08:43Entre les deux, il faut qu'on vive cette transition.
08:46Et là, on est, s'il y a une urgence, en effet,
08:50c'est d'aller vers l'électrification.
08:53On est un des seuls pays d'Europe à pouvoir le faire de cette façon-là,
08:57parce qu'on a une production électrique.
08:58On a une dépendance à 60% des énergies fossiles,
09:00et ça n'a pas bougé.
09:03Alors, on peut, là, on va beaucoup plus vite regarder.
09:05Je prends un exemple.
09:06Les véhicules automobiles électriques sont bons de 48%.
09:09Alors, en attendant, il faut qu'on aide.
09:12Voilà.
09:12Excusez-moi, il y a quand même quelques mois,
09:14voire deux, trois années, il y a une urgence.
09:16On oscille entre le court terme, je vais vous répondre,
09:20et puis un peu plus le moyen terme.
09:22Mais c'est important, parce que c'est vraiment un changement d'époque.
09:26Alors, les aides, nous, on a fait le choix stratégique,
09:29puisque cette crise, comme vous l'indiquez,
09:32elle va malheureusement durer, probablement durer.
09:36Elle s'enquiste un peu, hein, voilà.
09:38Même si tout s'arrêtait, comme le dit le patron d'Aremco,
09:42bon, ben, il faudra sans doute un petit peu de temps.
09:45Il y aura de la traîne, comme ça.
09:47Donc, ça veut dire que nous, on a fait le choix
09:49de soutenir les activités, de soutenir les travailleurs.
09:52Et on raisonne au mois.
09:54Donc là, il y a eu, en avril, un paquet d'aides.
09:58Transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, c'est reconduit.
10:02On a élargi aux grands rouleurs et aux BTP.
10:07C'est important, le BTP, les entreprises du BTP,
10:10les artisans de moins de 20 salariés.
10:13Hier.
10:13Hier, oui.
10:14Décret, je l'ai publié.
10:15Je l'ai publié hier.
10:16Et donc, 20 centimes pour le BTP de moins de 20 salariés.
10:22Et puis, ce qu'on appelle les grands rouleurs.
10:24Donc, les grands rouleurs, c'est les aides familiales,
10:27les aides soignantes, les infirmières libérales.
10:29Et puis, le Premier ministre va s'exprimer la semaine prochaine.
10:33On regarde, pour le mois de juin,
10:36comment les choses peuvent aussi évoluer avec d'autres.
10:40Mais voyez que c'est pas parce qu'il y a une crise qu'on est figée.
10:45On n'est pas les deux pieds dans le même sabot.
10:47On est en mouvement.
10:49On accompagne.
10:50Et cette stratégie-là, c'est un cap.
10:53Et soutenir l'activité, c'est vraiment ce que l'on fait.
10:57Oui.
10:58Alors, on a compris le calendrier.
10:59Finalement, ça ne sera pas cette semaine.
11:01Mais en même temps, les taxis sont reçus mercredi
11:04par votre collègue des transports.
11:05Les VTC ont été reçus ce matin.
11:08Donc, les taxis, ils auront quelque chose.
11:10On est bien d'accord.
11:13C'est sur la table.
11:14C'est sur la table.
11:15Voilà.
11:15Qu'est-ce qui pourrait empêcher si ça ne soit pas sur la table ?
11:19Non, mais c'est en discussion.
11:20C'est en discussion.
11:22On parle du mois de juin.
11:23Je vais laisser le Premier ministre s'exprimer sur ce sujet-là.
11:27Puis moi, il y a quelque chose.
11:28Il y a les entreprises aussi qui peuvent peut-être prendre des initiatives
11:33et faire des choses.
11:34Vous savez qu'il existe, ça ne se sait pas.
11:35Il existe une prime carburant qui est défiscalisée
11:39de l'ordre de 300 euros.
11:41Ça existe.
11:42Donc, les entreprises qui ont des grands rouleurs
11:46dans leurs salariés
11:48et qui peuvent dire
11:50qu'il y a 15-20 kilomètres
11:53pour venir au travail,
11:54c'est quelque chose qui peut être activé aussi.
11:56Donc, ça veut dire que vous pourriez
12:00monter le montant de cette prime ?
12:03Je ne sais pas.
12:04En tous les cas, ça existe.
12:06Mais c'est en discussion,
12:06est-ce que c'est sur la table pour reprendre votre expression ?
12:09Et là, pour le coup, ça dépend de vous.
12:11Non, mais je profite de ma venue chez vous
12:14pour le dire aux chefs d'entreprise qui nous écoutent.
12:17Parce que parfois, ils se disent,
12:18tiens, nous, on pourrait faire aussi quelque chose.
12:20Ce dispositif-là, il n'est pas connu,
12:22mais cette prime carburant, elle existe.
12:24Elle est de 300 euros aujourd'hui.
12:26Est-ce qu'elle pourrait être déplafonnée ?
12:27C'est un autre sujet.
12:28D'accord.
12:29Mais est-ce que c'est une discussion ?
12:30C'est une discussion.
12:32D'accord, sur les déplafonnements.
12:33Et tout ça, ça sera au mois de juin ?
12:36Le paquet d'aides pour le mois de juin
12:38sera annoncé la semaine prochaine.
12:41Donc, voilà, c'est des discussions
12:44avec le Premier ministre,
12:46avec les parties prenantes,
12:48avec les autres ministres.
12:49On est en cellule de crise permanente.
12:53Alors, il y a la question du financement,
12:55on va y venir,
12:55mais est-ce qu'il y a d'autres professions
12:58liées à les infirmières libérales
13:00qui ont été reçues ?
13:01Alors maintenant, on voit bien
13:01que les syndicats sont aussi un peu...
13:03Et les infirmières libérales,
13:04les grands rouleurs.
13:05Je tiens à dire deux choses.
13:07Il y a l'aide, là,
13:08qui a démarré au mois de mai.
13:10Il y a aussi de réserver
13:1250 000 véhicules électriques
13:14en location, en leasing social.
13:17Donc, qui permet,
13:19pour 100 ou 200 euros par mois,
13:21d'avoir accès à un véhicule électrique.
13:23Voilà.
13:24Ça, c'est opérationnel.
13:25Et est-ce que vous pourriez,
13:26les aides qui sont déjà existantes,
13:27comme pour les grands rouleurs,
13:30est-ce que vous pourriez
13:32rehausser un peu ce plafond de 50 euros ?
13:36Ça fait partie des discussions aussi.
13:40Voilà.
13:40Évidemment, bon, 50 euros,
13:43c'est de l'ordre de 20 centimes.
13:45C'est calculé sur 15 000 mètres par jour.
13:47J'ai un témoignage devant moi
13:48qui dit que c'est tellement bas
13:51que, bon, voilà.
13:53Voilà.
13:53Non, mais c'est pareil,
13:54c'est des discussions
13:55qui ont lieu aussi,
13:56parce qu'on est en échange permanent
14:00sur les enjeux d'accompagnement.
14:03Est-ce que les entreprises
14:05pourraient être aussi soutenues
14:07de manière ou d'une autre ?
14:08Je recevrai après vous
14:09Michel Picon,
14:10qui est le président de l'UDP,
14:11des petites entreprises,
14:12mais pas que.
14:13Est-ce qu'il pourrait...
14:13Alors, il y a un dispositif
14:15que j'ai vraiment poussé,
14:17c'est l'accompagnement des entreprises.
14:20On a créé ce qu'on appelle
14:22une charte de confiance
14:23qui permet, à la demande des entreprises,
14:28quand il y a un sujet de difficulté,
14:30de différer les charges salariales,
14:35de différer aussi le paiement
14:38de la fiscalité, etc.
14:39Donc, ce dispositif,
14:41il est coordonné
14:42par la Direction Générale des Finances
14:45ou par le médiateur des crédits
14:49ou le médiateur des entreprises.
14:51Et on coordonne
14:53les commissaires aux comptes,
14:55les experts comptables,
14:58l'État.
14:59Et à chaque fois
15:01qu'on met ça en place,
15:03c'est 70% des entreprises.
15:05On évite la défaillance
15:07à 7 entreprises sur 10.
15:09Donc ça, c'est opérationnel.
15:11– Pardonnez-moi,
15:12ça veut dire que ce n'est pas forcément
15:13très efficace
15:13lorsqu'on a les chiffres
15:14qui sont sortis.
15:15– Attendez, attendez.
15:15– Tout à l'heure,
15:16sur les hausses de défaillance
15:17au mois de mars,
15:18c'est en hausse de 5%.
15:19– Oui, mais ça ne s'oppose pas.
15:22Ça ne s'oppose pas
15:23de faire quelque chose.
15:24Et puis,
15:25au contraire,
15:26il y a les prêts flash
15:28qui sont ceux de la BPI,
15:30qui sont disponibles aussi,
15:32qui commencent à être utilisées.
15:33– Il y en a combien ?
15:34Est-ce que vous avez
15:34le nombre d'entreprises
15:35qui ont utilisé ces frais flash ?
15:36– Il y a beaucoup de demandes.
15:39Je crois qu'il y a
15:393 000 dossiers en demande.
15:42Et il y en a pas mal
15:43d'activés par la BPI.
15:46Et c'est beaucoup
15:47des entreprises de transport
15:48qui ont des transitions.
15:50Parce que le transport,
15:51ils peuvent refacturer
15:51en pied de facture.
15:53Mais le temps que ça se mette en place,
15:56pour faire des passerelles
15:57de trésorerie,
15:58parce que c'est la trésorerie
15:59qui compte.
16:00Pour faire des passerelles
16:01de trésorerie,
16:02la BPI a mis en place
16:04ces prêts flash
16:04et qui seront sans doute
16:06aussi ouverts
16:07à d'autres
16:09au fur et à mesure.
16:10– Est-ce que vous avez demandé
16:10à l'URSSAF,
16:11aux impôts,
16:12de mettre un peu
16:12la paix de la douce ?
16:13– Oui.
16:14À partir du moment
16:15où ils rentrent
16:16dans la coordination
16:17dont j'ai parlé,
16:18– D'accord, c'est ça.
16:19– Et bien, tout à fait.
16:21Ils peuvent même utiliser
16:22des mandataires ad hoc.
16:23Il y a tout un dispositif
16:24d'accompagnement
16:25qui est très utilisé
16:27et qui évite
16:27beaucoup de défaillances
16:28d'entreprises,
16:29encore une fois.
16:30– Une question qui va être
16:31évidemment comment
16:32finançons tout ça,
16:33mais juste avant,
16:34est-ce que vous dites aussi
16:35à, puisque je dis
16:36qu'il faut que l'État
16:36en fasse plus,
16:37enfin en tous les cas,
16:38on sent que la pression,
16:38vous êtes d'accord,
16:39la pression sur le gouvernement,
16:41les Français attendent
16:42une réponse.
16:42Vous êtes d'accord,
16:43Serge Papin,
16:44là, il faut une réponse
16:44supplémentaire.
16:45Un changement d'échelle
16:46pour reprendre l'expression
16:47du Premier ministre.
16:48– Écoutez, on le voit,
16:50ce qui compte,
16:51c'est notre souveraineté
16:52et notre indépendance.
16:54Donc je pense que l'État
16:57à la fois est sur
16:58une stratégie d'aide,
17:00donc telle que j'ai définie,
17:01et en même temps
17:02sur une stratégie
17:03d'investissement.
17:04Et l'investissement,
17:05c'est sûr que ça va
17:06plutôt aller
17:07sur la partie électrification.
17:09C'est pour ça, par exemple,
17:11qu'on a maintenu surtout
17:12les C2E,
17:14puisque c'est ce qui finance
17:17l'électrification.
17:18– C'est 15 centimes
17:19qu'on pourrait supprimer
17:19pour que l'on soit cher
17:20à la pompe.
17:21– Oui, et vous voulez supprimer,
17:23parce que…
17:24– On pourrait le supprimer
17:25pour deux, trois mois.
17:26Ça ne changerait pas
17:27le cours de l'histoire.
17:27– Oui, et les artisans,
17:28vous allez avoir,
17:30le représentant de l'UDEP
17:33qui va venir tout à l'heure,
17:34vous allez expliquer
17:35que les artisans,
17:36ils sont larmes au pied
17:37en attendant que le guichet
17:38de ma prime rénov' s'ouvre.
17:40Vous allez expliquer
17:41qu'on ne peut pas changer
17:42les pompes à chaleur, etc.
17:44– Donc il n'en est toujours pas question.
17:46– Non mais il faut savoir
17:47ce qu'on veut.
17:48On a une stratégie
17:49d'aller vers l'électrification,
17:51pour aller vers notre indépendance,
17:53pour aller vers notre souveraineté.
17:54Ne plus dépendre,
17:56c'est quand même
17:56le plus important.
17:57– Non mais bien sûr,
17:58ce qu'il y a,
17:58c'est que la question,
17:59c'est comment les Français
18:00peuvent affronter
18:01ce qu'ils ne sont pas
18:02totalement responsables non plus.
18:03– On fait les deux.
18:04On fait les deux.
18:05On aide
18:06et on va vers notre indépendance.
18:08– Est-ce que vous dites
18:08à Total d'énergie,
18:10maintenant, c'est quand même bien,
18:11vous avez fait un premier pas
18:13avec ce plafonnement,
18:14est-ce que vous dites,
18:15là, il faut quand même
18:16aller plus loin,
18:16M. Pouyanné ?
18:17– Il faudrait durer,
18:19déjà.
18:20– Durer ?
18:21– Durer dans les aides.
18:23– Oui.
18:23– Enfin, dans les aides.
18:24– Dans le plafonnement.
18:25– Dans le plafonnement.
18:26– Vous demandez un engagement
18:27sur combien de temps ?
18:28Au moins jusqu'à l'été ?
18:30– Je ne me permettrais pas.
18:31– Ah bah si,
18:32vous êtes ministre après tout.
18:33– Non mais,
18:33si M. Pouyanné,
18:35avec Total,
18:37par compensation,
18:40puisque c'est une grande major
18:42qui produit du pétrole,
18:45qui le raffine,
18:46qui l'importe,
18:47qui le vend,
18:48et donc,
18:49on l'a vu,
18:50ils ont tant mieux,
18:51ils ont des bons résultats,
18:52et s'ils pouvaient,
18:54évidemment,
18:55continuer le plafonnement,
18:56moi j'en serais ravi.
18:57– Jusqu'à la rentrée,
18:58au moins pendant l'été quoi.
18:59– Voilà,
18:59ça serait très bien.
19:00– Oui,
19:01c'est le ministre du Tourisme
19:01qui dit que ça serait une très bonne idée.
19:04Aller un peu plus loin
19:05dans son plafonnement ?
19:06– Écoutez,
19:09on verra le contexte,
19:10ça dépend du prix du baril
19:11au moment où on se parle.
19:12là je sais que le plafonnement
19:14qu'il a fait à 2,09 pour le pont
19:17en gasoil,
19:17bon bah,
19:18c'est quand même un plafonnement
19:19qui permet de garder quelque chose,
19:22je le dis avec beaucoup de précaution,
19:23mais qui est quand même
19:27plus réduit,
19:28le prix quand même plus réduit
19:29de ce qu'on peut voir par ailleurs.
19:30– Alors maintenant,
19:31la grande question,
19:31c'est bien,
19:32on a compris qu'il y aura
19:33des aides supplémentaires,
19:34élargies,
19:35qu'il y en aura d'autres sur la table,
19:36vous dites oui,
19:37c'est bien,
19:37vous confirmez ce que je dis,
19:39Serge Papin,
19:40maintenant c'est bien beau,
19:42mais tout ça,
19:42il faut financer,
19:43il y a 6 milliards d'économies
19:44à trouver,
19:45comment fait-on ?
19:46Alors,
19:46il y a plusieurs scénarios
19:47sur la table,
19:48vous allez me dire oui,
19:49non,
19:49je sais que je vous vois sourire
19:51en me disant
19:52je ne peux pas répondre
19:52avec le Premier ministre,
19:53mais enfin quand même,
19:54on va essayer d'aller
19:54un peu plus loin.
19:56Est-ce que c'est vrai
19:57qu'il y aura moins
19:58d'allégements
19:58de cotisations sociales
20:01pour les entreprises ?
20:03Ça pourrait être
20:04un milliard et demi,
20:04un gros souci.
20:05– Il n'est pas question
20:06de faire disparaître
20:07les allégements ?
20:08– Non.
20:09– Je n'ai pas assez bien.
20:11– Non,
20:11moins de.
20:12– Oui,
20:13les allégements,
20:14il y a une hausse du SMIC
20:15qui est prévue,
20:162%,
20:17ce qui au passage
20:18va apporter 400 euros
20:20à peu près de plus par an,
20:22ce n'est pas rien quand même,
20:23je le dis en plus
20:24parce qu'on a un dispositif social,
20:26vous savez que ça existe
20:27dans aucun autre pays du monde,
20:31on a les primes d'activité,
20:33600 euros de plus par an,
20:35on a le chèque énergie,
20:38donc on a des dispositifs
20:39qu'aucun autre pays
20:41n'a comme nous.
20:42Moi je le dis
20:42parce que c'est quand même
20:43des choses qui soutiennent
20:44le pouvoir d'achat.
20:45– Donc arrêtez de vous perdre,
20:46arrêtez de vous perdre.
20:46– Non, je ne dis pas ça,
20:47mais ça existe.
20:48Moi je n'ai pas d'écho
20:50concernant les allégements.
20:52– Ah bon ?
20:52– J'ai entendu,
20:53je vois,
20:54je n'ai pas,
20:54voilà.
20:54– Vous avez entendu
20:55quand vous regardez
20:56du côté du patronat,
20:57quand vous regardez
20:57les déclarations.
20:58– J'ai entendu,
20:58écoutez les discussions,
20:59les discussions avec le patronat,
21:00on était la semaine dernière
21:02avec le MEDEF,
21:02flux de paix.
21:03– Et vous n'avez pas
21:04entendu parler de ça,
21:05ça vous m'étonne ?
21:05– Si, on en a parlé.
21:06On en a parlé,
21:07mais il n'y a pas,
21:07pour l'instant,
21:09il n'y a pas de,
21:10il y a des discussions,
21:11c'est normal qu'on discute.
21:12Il y a des finances publiques
21:14qui sont ce qu'elles sont,
21:15il y a un budget qui,
21:16voilà,
21:16qui est comme ça,
21:17donc on discute,
21:18mais il n'y a pas
21:19de décision de prise.
21:20– Non,
21:21il y a,
21:21ça c'est sur les baisses
21:24des allégements de charges,
21:25de cotisations sociales,
21:26mais il y a aussi
21:27la possibilité,
21:28comme vous l'avez dit,
21:28comme il y a cette augmentation
21:29de 2%,
21:30c'est qu'en fait,
21:31ces exonérations,
21:32elles pourraient être
21:33désindexées par rapport
21:34à la hausse des 2% là.
21:36– Oui, c'est une hypothèse.
21:38– Oui, mais c'est une hypothèse sérieuse.
21:39– Ce n'est pas une certitude,
21:40non, mais c'est pas…
21:41– Moi, je ne sais pas,
21:42je n'ai pas eu de discussion
21:45avec le ministre des Comptes publics
21:47sur cette question.
21:48J'ai entendu qu'il en a été question
21:53à ce qu'on appelle
21:55un conseil de suivi
21:56avec les entreprises.
21:57On discute de tout.
21:59On se voit tous les mois.
22:00On discute de tout.
22:01Cette question, naturellement,
22:03elle est venue sur la table.
22:04Voilà.
22:05D'où, c'est normal
22:06que notre boulot,
22:07c'est de tenir la baraque.
22:08– Est-ce que vous nous dites là,
22:09ce soir, là,
22:10Serge Papin,
22:10vous nous dites
22:11« Mais vous avez en entendu parler,
22:14mais sans plus. »
22:15Ce n'est pas la même chose
22:16que c'est sur la table.
22:17– Je n'ai pas entendu.
22:17Je suis conscient
22:19qu'il y a cette demande.
22:21Je ne vais pas vous répondre
22:22là, sur quelque chose.
22:24Ce n'est pas moi
22:24qui vais prendre la décision.
22:26Voilà.
22:26Pas moi qui vais prendre la décision.
22:27– Non, mais c'est quand même
22:28une pétale sérieuse.
22:29– Il faut qu'on…
22:30Écoutez,
22:31il y a les comptes publics,
22:32il faut qu'on s'en occupe.
22:33Il y a d'autres possibilités
22:35que celles-ci.
22:36Mais ça en fait partie.
22:38– Donc, ça en fait partie.
22:39– Ça fait partie
22:40d'une boîte à outils.
22:41– Parce qu'au début,
22:42vous avez l'air de dire
22:42« Ben non,
22:43j'en ai entendu parler,
22:44mais sans plus. »
22:45Donc là, vous allez
22:46un peu plus loin quand même.
22:46Vous nous dites
22:47« Ben oui, c'est sûr,
22:48on étudie la question. »
22:49– Je n'ai pas dit
22:49sans plus.
22:50Je n'ai pas dit sans plus.
22:51J'ai dit « J'en ai entendu parler,
22:53bien sûr,
22:53parce que j'en ai discuté. »
22:54Bien sûr.
22:55Voilà.
22:55Mais voilà,
22:56il n'y a pas de décision prise.
22:57– D'accord.
22:58– Et j'entends.
22:59J'entends,
22:59et c'est tout à fait normal.
23:01– Vous avez vu le tweet
23:02de Jordan Bardella,
23:03le président du Rassemblement National,
23:05qui a dit
23:05« Ça y est,
23:05ils veulent allourdir encore
23:06le coût du travail
23:07des entreprises,
23:08sachant que le coût du travail
23:09est un des plus élevés d'Europe. »
23:10– Non, mais il faudrait…
23:12J'adorerais, moi,
23:13que M. Bardella
23:15nous dise
23:16quelle idée
23:16il a dans la tête
23:18pour baisser
23:18le coût du travail.
23:20Ça va être un vrai sujet
23:20pour les présidentielles.
23:22Non, mais le budget
23:24de la sécurité sociale
23:26au global,
23:26c'est plus de 600 milliards d'euros
23:28qui sont payés
23:31sur les salaires.
23:32Alors, il y a un vrai sujet.
23:34Si on veut baisser
23:35le coût du travail,
23:36je vous rappelle
23:37que ça finance les retraites,
23:39ça finance la sécurité sociale.
23:41Donc, moi,
23:42j'attendrai qu'ils disent.
23:43C'est facile de dire,
23:45voilà,
23:45parce que comment
23:46on finance ça ?
23:47– Vous voulez faire
23:47des économies ?
23:48– Oui.
23:49– L'État peut faire
23:49des économies.
23:50– L'État, alors…
23:51– L'État peut faire
23:51des économies
23:52pour passer les entreprises
23:53ou nous, les Français.
23:54– Non, mais non,
23:55l'État en fait
23:57des économies.
23:58Je suis bien placé.
23:58Non, mais attendez,
23:59je suis bien placé
23:59pour le savoir,
24:00je suis ministre
24:00depuis sept mois
24:01et dans tous les ministères,
24:04on a des dépenses
24:06qui sont beaucoup
24:08moins importantes
24:09que l'année dernière.
24:10Donc, on fait des économies
24:11à tous les étages
24:12au niveau de l'État.
24:14Mais là,
24:14c'est beaucoup plus
24:15qu'il faut trouver.
24:16Ça n'a rien à voir.
24:17C'est changer complètement
24:19l'organisation
24:20de la structure
24:21du budget.
24:22Donc, qui se mouille,
24:23M. Bardella ?
24:24Qui disent,
24:25moi, voilà comment je vois
24:27pour financer
24:28la sécurité sociale
24:28où il y a une population
24:30vieillissante
24:30et des budgets
24:32de sécurité sociale
24:33qui sont importants,
24:34les dépenses de santé,
24:36les retraites,
24:37où je rappelle
24:38qu'il disait à un moment
24:39on est pour la retraite
24:40à 60 ans.
24:42Non, non, mais attendez,
24:43c'est facile de dire
24:45allez, voilà,
24:46on va raser nous,
24:46on va raser gratis.
24:47Alors, il y a un autre sujet
24:49puisque vous sortez
24:49de cette réunion justement,
24:51c'est est-ce qu'il faut
24:52rouvrir la question
24:54des négociations commerciales ?
24:56Alors, c'est un serpent de mer,
24:57mais là, le serpent de mer,
24:58il a quand même
24:59des choses importantes
25:01à manger,
25:02j'ai envie de dire,
25:03c'est l'inflation.
25:04Pour l'instant,
25:05on voit que ce n'est pas encore
25:06en les coupes
25:06et en plus qu'on voit
25:07en magasin,
25:07c'est ce qui a été négocié avant.
25:09Mais là, l'inflation,
25:11elle va rentrer dans le dur
25:12à partir du mois de juin.
25:14Donc, est-ce qu'il faut
25:17rouvrir les discussions,
25:18les négociations commerciales ?
25:19Est-ce qu'il faut,
25:20ou en tous les cas,
25:21faire en sorte que,
25:22c'est ce que demande
25:23l'industrie agroalimentaire,
25:25l'ILEC,
25:25enfin la voie des marques
25:26et tout ça ?
25:27Elle ne demande pas ça.
25:28D'abord, l'inflation alimentaire
25:31pour l'instant, zéro.
25:32D'accord ?
25:32Il n'y a pas d'augmentation
25:34des prix
25:34au niveau de l'alimentation.
25:36En ce moment, oui.
25:37Je le précise.
25:37En ce moment,
25:38on vient,
25:40je sors de Réunion.
25:40Bon, ce qu'on a vu,
25:42c'est qu'ils sont conscients,
25:44le secteur agroalimentaire,
25:46que, voilà,
25:47les gens arbitrent,
25:48ils n'ont pas envie
25:49non plus que les ventes
25:51au motif de l'inflation
25:53baissent.
25:54Alors,
25:55ce qui est demandé,
25:56ce sont des ajustements.
25:58Ce n'est pas l'ouverture
26:00des négociations,
26:00ce sont des ajustements.
26:02On a pris date
26:03avec des arguments,
26:04bien sûr,
26:05pour pouvoir,
26:07compte tenu
26:08d'une logistique
26:09qui peut augmenter,
26:10compte tenu
26:10des emballages
26:11qui peuvent augmenter,
26:12de certains intrants
26:14pour le milieu agricole.
26:15Donc,
26:15on va regarder
26:16la possibilité
26:17de faire des ajustements.
26:18Ces ajustements,
26:19ils sont prévus
26:20dans les contrats.
26:22ça s'appellent
26:22des clauses
26:23de revoyure.
26:25Soit elles peuvent
26:26être déclenchées,
26:27surtout,
26:27voilà.
26:28Donc,
26:28il y a des discussions
26:29qui ont commencé
26:29à avoir lieu
26:30entre les distributeurs
26:32et le secteur agroalimentaire.
26:34Moi,
26:34j'ai mis chez Édouard Leclerc,
26:35il dit qu'il n'en veut pas,
26:35de manière des discussions.
26:36Non,
26:36mais il a...
26:37Non,
26:38non,
26:38mais...
26:40Écoutez,
26:41moi,
26:41ce que je suis en train de dire,
26:42c'est qu'il faut qu'on trouve
26:43un compromis
26:44entre...
26:44On ne va pas ouvrir les négo
26:46parce que là,
26:46on rouvre des choses
26:47et on n'est pas du tout
26:48dans la configuration de 2022
26:50où il y avait une grosse dynamique,
26:52il y avait une inflation
26:52à deux chiffres.
26:53En revanche,
26:54qu'il y ait des ajustements,
26:56ça paraît logique.
26:57Alors,
26:57on verra.
26:58J'ai prévu
26:58qu'on en fasse un point
27:00d'ici un mois,
27:02avant l'été.
27:03On verra.
27:04D'ici là,
27:05il y a des discussions.
27:05L'AFCD a été représentée
27:07ce soir.
27:08Il a dit,
27:09bien sûr,
27:09il faut qu'il y ait des arguments
27:10et c'est normal
27:12que les distributeurs
27:14reçoivent
27:15les industriels
27:16qui le demandent
27:17pour voir
27:19si ces ajustements
27:20sont argumentés.
27:22Oui,
27:22et l'ANIA,
27:22donc la...
27:24L'ANIA,
27:24il a dit exactement.
27:26L'ANIA
27:26et les Chevrillon...
27:27Parce qu'eux,
27:28ils ont l'emballage en plastique,
27:30ils ont la question
27:31de la raison crée.
27:32Eux,
27:32ils vont se prendre
27:32de plein fouet
27:33les conséquences
27:34de ce choc énergétique.
27:35L'ANIA a demandé
27:36exactement la même chose.
27:38Ce qu'ils demandent,
27:39c'est qu'ils ne veulent pas
27:40non plus
27:40qu'il y ait
27:41une ouverture des négo
27:43comme avant
27:45le 1er mars.
27:46Ça, non.
27:47Mais par contre,
27:47il y ait des discussions
27:48pour ajuster le tir.
27:50C'est ce qu'a dit
27:50le président de l'ANIA,
27:52ce qu'a dit
27:52le président de l'ILEC
27:54et tous ceux
27:55qui étaient
27:56autour de l'Etat
27:57de l'ANIA.
27:57Ça, il ne s'est rien
27:57dit tout à l'heure,
27:58on se retrouve...
27:58Si, il s'est dit ça.
28:00Et puis les discussions
28:01sont ouvertes.
28:02On peut, bien sûr,
28:03échanger.
28:04Écoutez,
28:04ce n'est pas parce que
28:04les négoces sont refermées
28:07le 1er mars
28:08qu'il n'y a plus
28:09de discussions,
28:10c'est bien normal.
28:11Là, on a des conditions
28:12de gestion d'une guerre.
28:14Ce n'est pas rien.
28:15Ça, je ne m'en prends
28:16encore deux questions.
28:17D'abord,
28:17c'est la question
28:18des petits colis
28:19de Chine.
28:20On sait que le Chine
28:21a quand même
28:21remporté une manche.
28:23Enfin, vous avez marqué
28:23deux buts contre vous.
28:25Pas du tout.
28:25Si, il y a un peu
28:26la justice en tous les cas.
28:27Pourquoi nous,
28:28pourquoi nous,
28:29on serait toujours ceux
28:30qui sont les plus faibles,
28:31les plus mauvais ?
28:32Je me bats, moi,
28:33contre Chine
28:34depuis que je suis arrivé.
28:35Vous voulez que je vous dise
28:36ce qu'on a fait ?
28:36Mais vous ne voulez pas
28:36condamner Chine
28:37et la justice a dit
28:38bah non,
28:38il n'y a pas de quoi.
28:39Je me trompe.
28:40Pas de quoi, attendez.
28:41On a d'abord
28:42passé au niveau de l'Europe
28:44une taxe,
28:452 euros pour la gestion.
28:48Edwige Chevrillon,
28:49vous ne trouvez pas ça normal
28:50qu'il y ait 2 euros
28:50pour gérer ?
28:52On mobilise la douane,
28:53on mobilise la DGCCRF,
28:55on mobilise nos infrastructures.
28:56Qu'est-ce qu'a fait Chine
28:58alors qu'ils étaient venus
28:59devant la représentation nationale
29:01en disant
29:01on respectera nos engagements,
29:04taxe 2 euros,
29:05ils nous contournent, ok ?
29:06Il se lance contournement du coup.
29:07Non, mais ce n'est pas normal.
29:08Ça vous prouve l'état d'esprit ?
29:09Ils passent tous par la Belgique.
29:10Non, mais ça prouve.
29:10Et maintenant,
29:11on a perdu le flux.
29:13C'est transitoire
29:14puisque au mois de novembre,
29:16c'est en bas longtemps,
29:17au mois de novembre,
29:19toute l'Europe
29:19est à 2 euros
29:20auxquels s'ajoutent
29:223 euros de taxe de douane
29:24à partir du mois de juillet.
29:25Donc à partir du mois de novembre,
29:27on a 5 euros
29:30qui seront affectés
29:32à une taxe.
29:33Je rappelle qu'un colis
29:35moyen
29:35par catégorie,
29:36qu'il y a 3 catégories de produits,
29:38par exemple,
29:38vous avez un tee-shirt,
29:39une ceinture
29:40et un pull,
29:42ça fait 15 euros en moyenne.
29:44Et de nouveau,
29:46on remet 15 euros
29:47puisque ça...
29:47Donc ça va commencer
29:48à se voir.
29:50En plus,
29:51juste pour vous ayez une idée,
29:52j'ai demandé au service
29:53de la DGCCRF
29:54de faire des prélèvements,
29:563 fois plus que d'habitude.
29:57700 prélèvements.
29:58Sur 700 prélèvements,
29:59on vient d'avoir des analyses.
30:01Il y en a 70%
30:03qui sont non conformes
30:04vis-à-vis de notre code
30:05de la consommation.
30:06Donc 40%
30:08sont dangereux.
30:09Je vais vous dire,
30:10par exemple,
30:10dans des jouets
30:11avec du sable,
30:12il y a de l'amiante
30:13dans le sable.
30:15On a un devoir.
30:17Il faut éveiller les consciences.
30:18J'en profite aussi
30:19pour le dire.
30:20Il faut être attentif
30:21quand on commande
30:22sur Chine ou Témou
30:23parce que bien souvent
30:24c'est des produits dangereux.
30:26Donc on va continuer
30:26de se battre
30:27et il y a une enquête
30:28de la Commission européenne
30:30qui a été lancée,
30:31qui va aboutir
30:32et il y aura sûrement
30:33une condamnation.
30:34Et puis je voudrais
30:35qu'on donne les moyens
30:36à l'administration française.
30:38Il y a une PPL
30:39qui est en cours
30:40et que je veux soutenir.
30:42Proposition de loi, oui.
30:43Et on pourrait,
30:44s'ils ne respectent pas
30:45nos normes,
30:46mettre la balle
30:48dans le camp
30:48de la DGCCRF
30:49qui pourrait débrancher
30:51s'ils ne respectent pas
30:52nos normes.
30:52Comme un commerce physique,
30:54par exemple,
30:55on le fait fermer
30:55s'ils ne respectent pas
30:57les règles sanitaires.
30:59Au moins, c'est clair.
31:00Puis on se sent
31:00que là, ça vous énerve
31:01ce sujet.
31:02Ah oui ?
31:02Ah non, parce que
31:03on ne fait rien.
31:03Excusez-moi,
31:04j'ai juste une petite précision.
31:06On va élargir les aides
31:07pour revenir juste
31:08un instant sur les aides
31:09qui vont être élargies
31:11aux taxis, aux infirmières libérales,
31:12etc.
31:13C'est le Premier ministre.
31:14On a bien compris
31:15qui fera les annonces.
31:18Mais donc,
31:18il faudra économiser plus
31:20parce que pour l'instant,
31:21ça coûte 150 millions.
31:22Mais on voit bien
31:24que ce que vous rapporte
31:26la hausse des prix du pétrole
31:29avec la TVA
31:30qui rentre dans vos comptes,
31:32eh bien,
31:32ça diminue
31:33parce que la consommation diminue.
31:35C'est pas une bonne affaire.
31:37Comment vous allez financer ?
31:38Ce n'est pas une bonne affaire
31:39pour l'État.
31:40En effet,
31:41en finance,
31:42on est en train de regarder.
31:44Ça fait partie des choses.
31:45D'autres économies ?
31:45C'est des arbitrages.
31:46Effectivement,
31:47ce sont des arbitrages
31:48qu'il faut faire
31:48sur le budget de l'État.
31:50Si on veut tenir
31:51nos 5%
31:53de la dette du PIB
31:55par rapport au PIB,
31:56donc,
31:56on s'est engagé là-dessus.
31:58Donc,
31:58il faut qu'on tienne
32:00la baraque là-dessus.
32:02Donc,
32:02bien sûr,
32:03on va trouver
32:04des économies
32:06supplémentaires.
32:07Les frais de fonctionnement
32:09font partie,
32:09je vous ai parlé
32:10des ministères tout à l'heure,
32:11les ministères
32:12au plan national
32:13font un gros effort.
32:15Je tiens à le dire,
32:15j'en suis témoin.
32:16Moi,
32:16je le vois,
32:17moi qui avais un peu
32:18la dent dure
32:18quand j'étais de l'autre côté
32:20de la barrière.
32:22Maintenant,
32:22je vois,
32:23je peux vous dire,
32:24on fait très,
32:25très attention.
32:26D'accord,
32:26donc il n'y a plus de 6 milliards
32:27d'économies à faire,
32:29visiblement.
32:29Ah bah oui,
32:30c'est pas impossible.
32:31C'est pas impossible.
32:33Merci beaucoup,
32:33Serge Mappin,
32:34merci de nous voir.
32:35Merci,
32:35on voit bien
32:36que la situation
32:36est quand même difficile.
32:38Merci en tous les cas
32:39d'être venu
32:40et de nous avoir indiqué
32:41qu'est-ce que peut faire
32:41le gouvernement,
32:42qu'est-ce que vous pouvez faire.
32:43Voilà,
32:44c'est la fin de cet entretien.
32:46Dans un instant,
32:47Michel Picot,
32:47justement président du DP,
32:48lui,
32:49il a peut-être aussi des idées.
32:50On verra comment il réagit
32:51à ce que vous avez dit,
32:52notamment sur les BTP
32:53et sur d'autres entreprises.
32:54Face à lui,
32:55ça sera Ledevic de Sautet,
32:57qui est le directeur délégué
32:59de la rédaction de la Tribune.
33:00A tout de suite.
33:01BFM Business et la Tribune
33:03présente
33:06le 18-19
33:08d'Edwis Chevrillon.
33:11Retournons le 18-19
33:13avec deux invités.
33:15Michel Picot,
33:15qui est le président de l'UDP.
33:16Bonsoir,
33:17Michel Picot.
33:17Je vous ai demandé d'être là.
33:19C'est intéressant déjà
33:19que vous réagissiez
33:20au propos du ministre
33:21de Serge Papin
33:22et puis aussi
33:23de voir quelle est la situation
33:24des entreprises,
33:25sachant qu'on a eu ce chiffre
33:26ce matin
33:27de la Banque de France
33:28qui montre que les défaillances
33:30d'entreprises
33:30sont encore en hausse,
33:32légère hausse,
33:32plus 5%.
33:33Enfin,
33:33c'est quand même beaucoup.
33:35C'est le chiffre
33:35de la Banque de France.
33:36Et puis face à vous,
33:37c'est Ludovic de Sautet
33:38qui est directeur délégué
33:38de la rédaction de la Tribune.
33:40Bonsoir Ludovic.
33:41Merci d'être avec nous.
33:42Vous allez nous aider
33:44aussi peut-être
33:45à comprendre
33:46qu'est-ce qu'on peut faire,
33:46qu'est-ce qu'on ne peut plus faire.
33:49Michel Picot,
33:50d'abord sur les propos.
33:51Est-ce que vous êtes rassuré
33:51par les propos du ministre
33:52Varsèche-Mapin ?
33:53Non, je ne suis pas rassuré
33:54par rapport à la situation économique
33:56que connaissent
33:56les petites entreprises.
33:58Vous soulignez
33:59le nombre de défaillances
34:00sur le premier trimestre
34:02de la Banque de France.
34:02Le premier trimestre de 2026,
34:02c'est près de 19 000 entreprises
34:04qui sont parties
34:05malheureusement au tapis.
34:07Et la majorité
34:08de ces 19 000 entreprises,
34:09ce sont des petites entreprises.
34:11Donc le ministre Serge Papin
34:13ne me rassure pas
34:15sur la situation,
34:16mais à la fois
34:16compte tenu
34:17de l'état des finances
34:18du pays,
34:20qu'est-ce qu'on peut attendre
34:21si ce n'est
34:24quelques mesures
34:25pour ceux
34:25qui sont véritablement
34:26en difficulté.
34:27Je pense qu'il faut
34:28qu'on fasse ce travail
34:30de cibler
34:32véritablement
34:32sur ceux
34:32qui en ont besoin.
34:33Oui, mais vous,
34:34ça a toujours été
34:34votre discours.
34:35C'est de dire,
34:35attendez,
34:36on a un déficit
34:37qu'on connaît tous,
34:39donc il faut que
34:40des mesures ciblées.
34:41Il ne faut pas faire
34:41le quoi qu'il en coûte,
34:42c'est terminé,
34:43et on n'a plus les moyens.
34:44Ça, ça a toujours été
34:44votre discours,
34:45ici même,
34:46vous l'avez dit,
34:46vous l'avez encore répété
34:47ce matin
34:48chez nos confrères d'RTL,
34:49mais bon,
34:50bref,
34:50on voit que
34:52voilà votre position.
34:53Aujourd'hui,
34:54la situation est
34:54de plus en plus dure
34:55quand même,
34:56donc vous voyez
34:57les déclarations
34:57des uns et des autres,
34:58je rappelais celle
34:58du patron d'Armco
34:59qui dit que c'est
35:00le plus grand choc énergétique
35:02qu'on n'a jamais connu.
35:04Est-ce que là,
35:04vous ne vous dites pas
35:05pour les entreprises françaises,
35:07d'accord,
35:07il faut tenir la ligne
35:08des 5%,
35:08mais là,
35:09il en faut plus ?
35:10Oui,
35:11mais bien sûr,
35:12le patron d'Armco,
35:13il nous dit en même temps
35:15que ses profits
35:15ont augmenté de 25%,
35:17ce qui est le cas pour lui,
35:18mais c'est le cas aussi
35:19des autres.
35:20Et ce n'est pas le cas pour nous,
35:21c'est sûr.
35:22Pour Total Salé,
35:23moi je suis très heureux
35:24que Total soit
35:25une entreprise française
35:26parce qu'au moins
35:26elle protège un peu
35:28avec un prix plafondé.
35:30Non,
35:30moi je crois
35:31que ce qu'il faut
35:31que le gouvernement fasse,
35:34c'est véritablement,
35:35bon,
35:35il faut qu'il ouvre
35:37ses réserves,
35:38et qu'il fasse des économies
35:39dans son budget.
35:42Le ministre n'avait pas l'air
35:43de dire
35:44qu'ils allaient en faire davantage
35:47pour tenir les 5%.
35:48Un petit peu à la fin quand même,
35:49un petit peu à la fin
35:49quand je lui ai dit
35:50mais attendez,
35:50tout ça,
35:51ça va coûter plus cher
35:52si on élargit le nombre
35:53de Français
35:54ou de professions
35:57ciblées par ces aides,
35:59forcément ça coûtera plus cher.
36:00Il a dit
36:00il faudra peut-être
36:01faire plus d'économies.
36:02Oui,
36:02il faudra faire plus d'économies,
36:04mais déjà sur ce qui plombe
36:07de notre pays,
36:0850% du budget
36:09et les pertes
36:10de notre pays
36:11elles sont sur la protection sociale.
36:13Bon,
36:13moi quand je vois
36:14les reculs systématiques
36:16que le gouvernement fait
36:17sur ce qui nous coûte
36:19le plus cher,
36:20la réforme des retraites
36:21qui a été gelée.
36:25Si on veut chercher
36:28des économies
36:28pour pouvoir
36:29faire face
36:31à un choc
36:32pétrolier
36:32comme on l'a,
36:33il va bien falloir
36:34s'attaquer
36:34à ceux qui plombent
36:35le plus
36:35notre budget.
36:35Non mais d'accord
36:36mais c'est qu'on ne va pas
36:37faire ça demain matin,
36:37Ludovic de Sauté.
36:39Ce qui me marque
36:39dans les propos
36:40de Serge Papin
36:41c'est cette politique
36:42un peu à la petite semaine
36:44en fait.
36:45Là où une situation
36:46quand même
36:46est en train de s'installer
36:47et de durer dans le temps
36:49parce qu'au début
36:49tout le monde jouait
36:51l'effet calendrier
36:51et maintenant
36:53qu'on a dépassé
36:54quasiment les 60 jours
36:55puis les 80 jours
36:56on voit encore
36:57que l'effet calendrier
36:58c'est quelque chose
36:59sur lequel on ne peut plus miser.
37:00Donc il y a un peu
37:01ce travail quand même
37:02du mois par mois
37:03qui ont dit long
37:03sur la faible marge
37:06de manœuvre
37:06au plan budgétaire.
37:07La visibilité,
37:08il faut dire
37:08qu'à l'heure des charges
37:09honnêtement c'est compliqué
37:10d'avoir quelques certitudes
37:11avec Donald Trump.
37:13Ce qu'on découvre aussi
37:14c'est pour reprendre
37:15l'expression de Sébastien Lecornu
37:16qui disait
37:17il va falloir changer
37:18d'ampleur et d'échelle
37:19changer d'échelle
37:21elle n'a pas beaucoup de barreaux
37:21en fait.
37:22C'est ça qu'on est en train de voir
37:23très sincèrement.
37:25Donc du coup
37:25comme elle a très peu de barreaux
37:26le gouvernement
37:28il va vraiment pas à pas
37:29au coup par coup
37:30par des petites aides
37:31mais sans jamais
37:33donner un peu ce choc
37:34en disant
37:35on va vous aider.
37:36C'est vraiment à chaque fois
37:37ces mesurettes
37:39on dirait
37:39coup par coup.
37:40Le problème
37:41c'est qu'il y a un deuxième front
37:42qui est en train de s'ouvrir
37:43et là Michel Picon
37:44peut en parler
37:44il y a un front pétrolier
37:46qu'on est en train de tous vivre
37:47mais il y a le fond
37:48des matières premières
37:49qui est en train de s'ouvrir.
37:49C'est-à-dire qu'on voit
37:51une à une
37:52des matières premières
37:54flambées
37:54avec des proportions
37:55parfois folles.
37:57Il y a eu le rapport
37:57de la Banque mondiale
37:58il y a 15 jours
37:58qui parlait à minima
38:00déjà si on s'est arrêté
38:01si le détroit d'Hormuz
38:02réouvrait tout de suite
38:03le patron d'Aramco
38:05nous dit d'ailleurs
38:06que c'est jusqu'en 2027
38:07les conséquences.
38:08Même si ça rouvre maintenant.
38:10Et derrière
38:10déjà les matières premières
38:11en moyenne
38:12sont à plus 16%
38:13et ça aussi
38:14ça va commencer à étrangler
38:15les entreprises.
38:16Oui et bien
38:16les responsables de l'ONI
38:17que je citais aussi
38:18tout à l'heure
38:18qui disait que
38:19on avait
38:20le blocage d'engrais
38:21dans le détroit d'Hormuz
38:22risque de provoquer
38:23une crise humanitaire
38:24majeure
38:25parce que là
38:26effectivement
38:26après c'est la conséquence
38:28à l'agriculture
38:29et donc sur la nourriture.
38:32Du point de vue
38:32des entreprises
38:33Michel Picon
38:34d'abord ça y est
38:36il a signé le décret
38:37Serge Papin
38:37sur les aides au BTP
38:39ça touche
38:41ça j'imagine
38:42que dans votre
38:42au sein du DTP
38:43vous êtes plutôt contents
38:44une partie
38:46ceux qui sont
38:46la CAPEB
38:48les niveaux
38:48CAPEB
38:49et aussi
38:50CNATP
38:51les entreprises
38:52des travaux publics
38:53et paysagistes
38:55moi je voudrais
38:56donc ça
38:57c'est une bonne
38:58c'est une bonne chose
38:59parce que souvent
39:00entre les annonces
39:01et le moment
39:01où elles sont
39:02mises en place
39:03je pense à tous
39:04ceux à qui on a dit
39:05si vous avez moins
39:06de 18 000 euros
39:07de revenus fiscales
39:08si vous faites plus
39:09de 8 000 kilomètres
39:10vous avez droit
39:11à un chèque
39:11la plateforme
39:13pour recueillir
39:13les dossiers
39:14elle n'est toujours
39:14pas en place
39:15on me dit
39:15bah oui
39:16mais c'est long
39:17dans les transports routiers
39:19les gens non plus
39:20n'ont pas leur aide
39:22il y a 83 dossiers
39:23vous posiez la question
39:24tout à l'heure
39:25au ministre
39:25sur le pré-flash
39:27carburant
39:28il y a 83 dossiers
39:29qui ont été
39:30qui ont été débloqués
39:31parce que
39:32parce qu'on est
39:33commis
39:33il y a mais 3 000 demandes
39:34oui il y a 3 000 demandes
39:36en instance
39:37nous dit-on
39:38mais depuis
39:38un mois et demi
39:40un peu plus
39:40où les choses ont été annoncées
39:42ça ne s'est pas encore
39:43mis en place
39:44alors quand ça avance
39:45et qu'un décret est signé
39:46moi je m'en réjouis
39:47ce que je voudrais dire
39:48c'est que depuis le début
39:49nous nous disons
39:50ça ne peut pas être
39:51un effet d'aubaine
39:52pour personne
39:53pas plus pour l'état
39:54avec la collecte
39:55d'une TVA
39:56qui augmenterait
39:57sur le mois de mars
39:58la consommation
39:59s'est tenue
40:00de carburant
40:01et donc l'état
40:02a rentré
40:03des recettes supplémentaires
40:04personne ne peut contester ça
40:06donc il est redistribué
40:07aux français
40:08ça me paraît légitime
40:09sur le mois d'avril
40:10la mécanique de la fiscalité
40:12avec la TICP
40:13qui est sur le volume
40:13semble que la consommation
40:15ça appelle l'assise maintenant
40:16mais après c'est la même chose
40:18vous avez raison
40:19utilisons le bon mot
40:20donc en tout cas
40:22l'état ne peut pas
40:22faire du bénéfice
40:24sur cette affaire là
40:24on va y veiller
40:26et je pense que
40:26ça ne sera pas le cas
40:27mais je m'adresse aussi
40:29à tous ceux qui fournissent
40:30moi quand je vois
40:31des artisans du bâtiment
40:32qui reçoivent
40:33de leurs fournisseurs
40:34alors là vous parliez
40:35tout à l'heure
40:35des renégociations
40:36mais le pauvre artisan
40:37du bâtiment
40:38lui il a subi
40:39la majoration
40:40quand on lui dit
40:41il va y avoir 15% de plus
40:42sur la facture
40:43parce que
40:44la crise de carburant
40:45pour beaucoup
40:47dans beaucoup de cas
40:48ça a bon dos
40:49et moi je demande
40:50à ce que l'état
40:52prenne tous les moyens
40:53qui sont en sa possession
40:54pour aller vérifier
40:56alors est-ce qu'il faut
40:57bloquer les prix
40:58je ne crois pas
40:58qu'il faille en arriver
40:59j'ai envie de dire
41:00qu'est-ce que vous demandez
41:01on comprend votre raisonnement
41:02après l'U2
41:02je demande
41:03à ce qu'il y ait
41:04un peu de civisme
41:05de la part de tout le monde
41:06ça n'existe pas
41:07pardonnez-moi
41:07moi je suis peut-être
41:09très cynique
41:10ils n'ont pas
41:11civile
41:11moi je m'emploierai
41:12dans les semaines
41:13qui viennent
41:14à dénoncer
41:15tous ceux qui abusent
41:16lorsque le pétrole
41:17joue sur votre produit
41:19fini
41:19à hauteur de 10
41:20ou 15%
41:21vous ne pouvez pas
41:22annoncer
41:23des hausses
41:24de produits
41:25des hausses
41:27de matière
41:27dont ont besoin
41:29les entreprises
41:30de 15
41:3118
41:32voire 19%
41:33ça c'est pas possible
41:34quand on me dit
41:35que sur la fabrication
41:36d'un produit
41:36la main d'oeuvre
41:37représente 50
41:39ou 55
41:39ou 60%
41:41c'est pas 10%
41:42d'augmentation du pétrole
41:43qui peut impacter
41:44de manière aussi significative
41:46donc ça
41:47je pense qu'il faut
41:48qu'on le dénonce
41:49et que l'on rappelle
41:51à chacun
41:51un civisme
41:52à une solidarité
41:53c'est la même chose
41:55pour les primes
41:56alors on parle
41:56de la prime carburante
41:57300 euros
41:58dans l'année
41:59dans l'année
42:00si on divise par 2
42:01il a fait un appel
42:02en disant
42:02un on pourrait
42:03le déplafonner
42:04et puis deux
42:05on peut aller plus loin
42:05elle est compliquée
42:07à mettre en place
42:08en mise en oeuvre
42:09il faut des conditions
42:09il ne faut pas
42:10qu'il y ait une prime
42:10mobilité en même temps
42:12etc
42:12nous ce que nous disons
42:13c'est que
42:15c'est inadmissible
42:16si une entreprise
42:17et elles sont
42:18des centaines
42:19des milliers
42:19à faire ça
42:20en fin de mois
42:21elle donne 100 euros
42:22de prime
42:22à son salarié
42:23pour l'aider
42:24à passer cette période
42:26qu'il y ait des cotisations
42:27sociales à payer là-dessus
42:28ce n'est pas acceptable
42:29donc nous nous demandons
42:30une disposition
42:31d'accord
42:32sur la prime carburante
42:33sur la prime carburante
42:34oui alors cette prime carburante
42:35on va la regarder
42:36depuis prime
42:37mais en tout cas
42:37il faut l'élargir
42:38300 euros
42:38c'est un peu plus de 20 euros
42:40par mois
42:41ça ne suffit pas
42:42on n'est pas sur des montants
42:43Ludovic de Sauter
42:44symboliquement
42:45c'est ce que dit Michel Picon
42:46on n'est pas sur des montants
42:47qui sont à la hauteur
42:48du préjudice ressenti
42:49aujourd'hui
42:50c'est-à-dire par les entreprises
42:51mais même par les particuliers
42:52comme les aides
42:52sur les gros rouleurs
42:53c'est-à-dire que ce n'est pas suffisant
42:54après
42:55il y a un discours
42:56à titre
42:57j'allais dire
42:57en observation
42:58que je supporte
42:59de moins en moins
43:00c'est aussi le discours
43:01un peu culpabilisateur
43:03c'est-à-dire que
43:04finalement
43:04profitons de cette crise
43:05pour changer d'énergie
43:06mais qui a arrêté la prime
43:08sur les achats
43:09de voitures électriques
43:09qui a capé le leasing social
43:11qui a cassé la machine
43:13de l'électrification
43:14de l'automobile
43:15c'est bien l'État
43:16donc aujourd'hui
43:17les citoyens
43:18et les entreprises
43:19parce qu'il y a un gros enjeu
43:21sur les parcs professionnels
43:23des véhicules professionnels
43:24aussi sur l'électrification
43:24l'enjeu il est là
43:25qui est un enjeu énorme
43:27et sur lequel
43:27beaucoup de petites entreprises
43:29ont vraiment besoin
43:30d'un coup de pouce
43:31sur un parc
43:31qui est extrêmement roulant
43:33beaucoup de diesel en plus
43:34et sur lequel
43:35il faudra les accompagner
43:37les grandes déclarations
43:38c'est sympa
43:39mais aussi
43:40l'État manque de jugeotes
43:42sur ce dossier là
43:42depuis l'Ukraine
43:43c'est-à-dire la crise énergétique
43:45on en croise une deuxième
43:46c'est des allers-retours
43:47c'est des allers-retours
43:48mais c'est-à-dire que
43:49ce manque de constance
43:50ne peut pas prendre
43:50les entreprises
43:51et les citoyens
43:53en otage
43:53de choses sur lesquelles
43:54une entreprise
43:55un artisan
43:57qui change un véhicule
43:58c'est pas chaque année
43:58c'est des décisions
43:59qui se prennent
44:00sur plusieurs années
44:01s'il n'a pas le coup de pouce
44:03au moment
44:03où il fait cette réflexion
44:04il ne le fera pas
44:05D'accord Ludovic
44:06mais enfin vous savez ça
44:07mieux que moi
44:08autant que moi
44:08on a un problème
44:11de déficit
44:12donc la lésine sociale
44:14on l'a arrêté
44:14ça avait tellement de succès
44:15que ça coûtait trop cher
44:16Alors je suis d'accord
44:17avec Edwige
44:18mais ça montre
44:20finalement
44:20et ça montre
44:21c'est la hauteur
44:22du médiocre débat budgétaire
44:24qu'on a eu
44:25entre la rentrée
44:26et janvier
44:27c'est-à-dire que
44:28quand il y a peu de marge budgétaire
44:29il y a peu d'intelligence aussi
44:31et c'est une réalité
44:31c'est-à-dire qu'on a eu
44:33vraiment un bricolage politique
44:34pendant des mois
44:35et des mois
44:36il n'y a pas eu d'ambition
44:37portée
44:38que ce soit sur l'énergie
44:39que ce soit sur l'électrification
44:41que ce soit sur des choix
44:42même l'éducation
44:43et là on croise aujourd'hui
44:45ces impasses-là
44:46avec des marges budgétaires
44:47qui sont extrêmement faibles
44:48une fois de plus
44:50Michel Picon
44:50il y a justement
44:51on parlait d'allègements
44:52enfin vous en parliez
44:53d'allègements de cotisations
44:54on sait que c'est
44:55sur la table
44:55je n'ai pas réussi
44:56totalement à comprendre
44:58à quel point
44:59c'était sur la table
45:00je ne sais pas vous
45:00quelle interprétation
45:01vous avez retenue
45:03de Serge Papin
45:04c'est vrai que
45:05ça ne dépend pas de lui
45:07mais quand on interroge
45:08les gens
45:09le patronat
45:10et donc le Medef
45:10et bien vous
45:11vous êtes devant moi
45:12donc vous allez répondre
45:14est-ce qu'effectivement
45:15il y aura des allègements
45:18une diminution
45:19des allègements
45:19de cotisations sociales
45:20oui c'est à craindre
45:21c'est pour ça
45:22qu'on s'est mobilisés
45:23les Medef
45:24mais il y a des discussions
45:25et où est-ce que ça en est
45:26est-ce que ça sera sûr ou pas
45:27oui il y a des discussions
45:27nous on a dit
45:28qu'on n'était pas d'accord
45:29et que ça serait grave
45:30de conséquences
45:31grave de conséquences
45:32sur toutes les petites entreprises
45:34toutes les entreprises
45:35qui sont en difficulté
45:36aujourd'hui
45:37on va leur mettre
45:37le coup de grâce
45:38avec ça
45:39bon
45:40ensuite après
45:42le gouvernement
45:42fera bien
45:43malheureusement
45:44ce qu'il veut
45:44et nous on réagira
45:46oui mais jusqu'à présent
45:48on en est où
45:49on en a parlé
45:50le ministre l'a dit
45:51on a fait valoir
45:52notre désaccord
45:53moi j'en ai parlé
45:53avec le ministre
45:54est-ce que tu as l'impression
45:55qu'il recule un tout petit peu
45:57et l'indexation
45:58de ces allègements
45:59de charges
46:00sur une augmentation
46:01du SMIC
46:02qui pourrait être
46:02autour de 2%
46:03c'est à dire que
46:04ces 2% d'augmentation
46:06ne bénéficieraient pas
46:07d'exonération de charges
46:08ça représente
46:09pour le gouvernement
46:101 milliard
46:10et demi
46:11ils en cherchent
46:122 dans la sphère sociale
46:13ils en ont déjà trouvé
46:141 milliard et demi
46:15mais ce milliard et demi
46:18il n'est pas magique
46:18souvent le gouvernement
46:19dit il n'y a pas
46:20d'argent magique
46:21mais moi je vais leur dire
46:22que dans les entreprises
46:22non plus
46:23nous n'avons pas
46:24d'argent magique
46:25ça veut dire
46:25que c'est dans notre poche
46:26qu'ils vont venir chercher
46:28ce milliard et demi
46:29qui vont se rajouter
46:30au poids des cotisations
46:32sur le travail
46:33parce que c'est bien ça
46:34le sujet
46:35ça a été évoqué
46:36tout à l'heure
46:36en réaction
46:37aux déclarations
46:38un peu électorales
46:40de monsieur Bardella
46:41mais c'est le sujet
46:43vous m'avez dit
46:44on ne peut pas
46:45en parler ici
46:45évidemment
46:46ce n'est pas l'objet
46:47de votre invitation
46:48on ne peut pas parler
46:50de quoi ici
46:50on parle de tout ici
46:51du poids
46:51du financement
46:52de la protection sociale
46:53sur le salaire
46:54des aides large
46:55pour le mois de juin
46:56et vous me parliez
46:57de la réforme des retraites
46:57donc si vous voulez
46:58non mais vous avez peut-être raison
46:59c'est juste
47:00c'est un peu plus tard
47:00c'est tout ça
47:01qui nous détouvre
47:01c'est ça qui nous prend
47:02le marge de manœuvre
47:03c'est ce qui nous a mis
47:05dans une situation budgétaire
47:06impossible
47:07où nous ne pouvons plus
47:09supporter la moindre
47:09mais est-ce que Jordan Bardella
47:10il a raison
47:11le président du rassemblement national
47:12lorsqu'il dit
47:13écoutez voilà
47:13il fait de la politique
47:15il fait de la politique
47:16effectivement
47:16il annonce des choses
47:17il ne propose pas
47:18comment il les compense
47:19mais ce que je pense
47:22sur ces allègements
47:24de charges
47:24c'est qu'il faut
47:24que le gouvernement
47:25cherche d'autres pistes
47:26et d'abord des économies
47:28dans le fonctionnement
47:30voyez-vous
47:30on a travaillé
47:31pendant des mois
47:32et des mois
47:32sur les arrêts de travail
47:34moi j'ai dit
47:35ici même
47:35sur votre plateau
47:36que c'était une plaie
47:38dans nos entreprises
47:38c'était une plaie
47:40d'abord parce qu'il y a
47:40la double peine
47:41souvent pendant
47:41nos conventions collectives
47:42on doit payer
47:43ces trois jours
47:44et ensuite
47:45c'est une autre plaie
47:45parce que c'est une désorganisation
47:47qu'on paie
47:48dans un salon de coiffure
47:49quand vous avez quelqu'un
47:50qui vous dit
47:50je ne viens pas
47:51ce lundi matin
47:52vous annulez vos rendez-vous
47:53c'est une perte de chiffre d'affaires
47:54donc c'est un coût
47:55pour la nation
47:56des mesures devront être prises
47:58tout le monde recule
47:59on est dans un pays
48:00où on recule
48:02dès que ça crie
48:02regardez l'affaire
48:03du 1er mai
48:04les gens sont en difficulté
48:06ils ont besoin de travailler
48:07ils veulent travailler
48:08ils sauront payer
48:09c'est aussi un symbole
48:12quand même
48:12le 1er mai
48:12c'était aussi
48:13argité un peu
48:13à chiffon rouge
48:14dites ça aux infirmiers
48:17qui sont dans les hôpitaux
48:18dites ça à l'hôtesse
48:20mais à nous-mêmes
48:20aux journalistes
48:22vous-mêmes
48:22aux journalistes
48:23oui mais bon
48:25Ludovic
48:26revenons sur les allégements
48:28oui sur les allégements
48:29et après
48:29je vais provoquer un peu
48:30Michel Picon
48:31mais c'est vrai aussi
48:31que ce débat traduit
48:33malheureusement
48:33où on est la France
48:34c'est-à-dire qu'il y a
48:36tout un volet social
48:37et je ne le renie absolument pas
48:39dans le budget
48:40mais c'est l'habitude
48:41qu'on a dans le pays
48:45dans lequel on est
48:45de se tourner vers l'État
48:47c'est-à-dire que sinon
48:48on parle du social
48:49mais il y a un premier réflexe
48:51à la première crise
48:51les entreprises aussi
48:53vont chercher la subvention
48:54donc il y a quand même
48:56une culture aujourd'hui
48:57qu'il va falloir remettre
48:59farouchement un plein
49:00pour s'entendre
49:01c'est de se dire
49:02qu'on ne peut pas sauter
49:04de la dépendance énergétique
49:05à la dépendance
49:07des subventions
49:08et ainsi de suite
49:09il faut qu'on remette
49:10à place ce dialogue là
49:11parce que c'est un dialogue
49:11qui a à nouveau politisé
49:13des choses
49:13et pas très très constructif
49:15il y a des vraies urgences
49:16il y a des enjeux
49:18à financer
49:18il y a des virages
49:19technologiques à prendre
49:20il y a des virages
49:21on parlait tout à l'heure
49:22sur les flats automobiles
49:23je pense qu'il y a plein
49:24plein plein de dossiers
49:24à ouvrir
49:25qui sont des dossiers structurels
49:26sur lesquels
49:27il faut accompagner
49:28les entreprises
49:29ce dialogue là
49:30on ne l'a pas
49:30pendant ce temps là
49:31c'est-à-dire qu'on est en train
49:32une fois de plus
49:32de gérer à la petite semaine
49:34et à la petite semaine
49:35on ne va pas très loin
49:36oui
49:37je suis d'accord
49:38mais là quand même
49:39le gouvernement
49:41là c'est vrai
49:42que c'est compliqué
49:42parce qu'il n'a aucune
49:45marge de manœuvre
49:45le matin
49:46on se réveille
49:47Donald Trump
49:48a dit qu'il allait attaquer l'Iran
49:49et on se couche le soir
49:50en disant finalement
49:51je n'attaque plus l'Iran
49:51donc vous voyez
49:52c'est vrai que pour le gouvernement
49:54les conséquences que ça a
49:55sur ce choc énergétique
49:56c'est un peu compliqué
49:57de suivre
49:58donc là
49:59c'est sûr qu'il navigue à vue
50:00oui
50:01probablement il navigue à vue
50:02mais c'est-à-dire que
50:03ce monde d'incertitude
50:04et ce que je vais dire
50:06c'est absolument pas en soutien
50:07par rapport à Donald Trump
50:08on est entré dedans
50:09depuis 10 ans
50:10c'est-à-dire qu'il faut arrêter
50:11de faire semblant
50:12de le redécouvrir
50:12tous les matins
50:13que ce soit le Covid
50:14le Venezuela
50:15le Groenland
50:15la liste elle est longue
50:16comme le bras depuis 10 ans
50:17donc il va falloir accepter
50:20collectivement
50:20que c'est très dur
50:21d'avoir de la visibilité
50:22ce qui est un poison économique
50:24mais ce qu'on est en train
50:25de subir aussi
50:25c'est que
50:26j'avais mis
50:26année particulière
50:27en ayant 18-19%
50:29de taux
50:31de taux d'épargne
50:33ont montré l'intérêt
50:34dans une période comme ça
50:35ils l'ont déjà compris
50:36il faut que l'État aussi comprenne
50:37et qu'il est important
50:38qu'il y ait des marges
50:39de manœuvre budgétaires
50:40dans une période
50:40sur laquelle
50:42la visibilité
50:43le manque de cohérence
50:44et le fait d'avancer
50:46au coup par coup
50:47devient une façon
50:49aujourd'hui
50:50de piloter un pays
50:51ce qu'on appelle
50:51la résilience
50:52non mais parce qu'en plus
50:53on n'a plus aucune
50:54c'est vrai qu'il n'y a aucune
50:55vraie
50:55il n'y a aucune réforme
50:56mais il n'y en aura plus
50:57aucune avant 2027
50:58il n'y a plus de plan
50:59oui mais il n'y a plus de direction
51:01et surtout
51:02il n'y a plus de marge de manœuvre
51:04c'est ça en fait
51:04tout à fait
51:05mais moi je ne suis pas
51:07en opposition avec vous
51:08on a bien conscience
51:09tous
51:10et d'ailleurs
51:10on l'a montré
51:11depuis le début
51:11de cette crise
51:12que les aides d'aujourd'hui
51:13c'est les impôts
51:14de demain
51:16et évidemment
51:17depuis le début
51:18vous le soulignez
51:19tout à l'heure
51:19nous on dit
51:20il faut vraiment aider
51:21les gens pour qui
51:22c'est vital
51:23parce que s'il n'y a pas
51:24un soutien
51:25cette crise
51:25va les emporter
51:26voilà
51:27et vraiment très ciblé
51:28d'ailleurs quand on regarde
51:30finalement ça ne s'est pas
51:31trop trop mal passé
51:32150 millions
51:33quand l'Espagne
51:34a décaissé 4 milliards
51:36mais ils ne sont pas
51:36dans notre situation
51:37et il faut vraiment
51:39qu'on se recrée
51:41des marges
51:42des marges de manœuvre
51:43et tout ça
51:44ça passe par des réformes
51:45structurelles
51:46de fond
51:47dans notre pays
51:48moi je suis d'accord
51:49que ces allègements
51:50de charges
51:51d'abord quand on dit
51:52que c'est des aides
51:53c'est des aides
51:55au patronage
51:55je suis désolé
51:56c'est la mécanique
51:58que l'on a construit
51:59où on prend trop
52:00de charges
52:02sur les cotisations
52:03sur le travail
52:04et dans le même temps
52:05on met en place
52:06des allègements
52:07simplifions tout ça
52:09supprimons les allègements
52:11et descendons les charges
52:12au moins
52:13les choses seront plus claires
52:14cotisations
52:15absolument
52:16sinon je vais me faire gronder
52:17par les partenaires sociaux
52:18oui
52:19mais quelque part
52:20ils ont raison
52:20parce que c'est vrai
52:21que ce sont des charges
52:21mais maintenant
52:22c'est dans la cotisation
52:23c'est du salaire différé
52:24moi chef d'entreprise
52:25c'est prélevé
52:26sur le compte de l'entreprise
52:27pour leur charge
52:28juste un point
52:30vous vous êtes donc
52:31aussi sur la position
52:32de Patrick Martin
52:33qui est un peu échaudé
52:35par le fait
52:35qu'on lui dit toujours
52:36les aides des entreprises
52:37c'est 210 milliards
52:38c'est 220 milliards
52:39c'est dit
52:39ok banco
52:41on supprime les aides
52:41aux entreprises
52:42à ce moment là
52:43nous on nous supprime
52:45les cotisations sociales
52:46vous êtes sur la même
52:47longueur donc
52:47oui c'est à dire
52:48que si les entreprises
52:49on supprime toutes les aides
52:50qu'on vous donne
52:51si on est sur le même
52:53pied d'égalité
52:54de prélèvement
52:55que les autres
52:56que les autres pays
52:57on supprime
52:58les aides
52:59qui nous sont données
53:00qui sont données
53:00le solde
53:01entre ce que reçoivent
53:03les entreprises
53:04et ce qu'on leur prélève
53:05il n'est pas l'avantage
53:06des entreprises
53:07c'est pas vrai
53:08mais après
53:10quand on dit
53:11il faut baisser
53:11les cotisations sociales
53:13il faut être capable
53:14d'avoir le courage politique
53:15de dire
53:16comment je compense
53:17et là
53:17il y a des débats
53:19débats parfois philosophiques
53:21sur l'héritage
53:22sur la consommation
53:24sur ce qu'on a appelé
53:25la flat tax
53:26c'est à dire
53:27la taxation
53:28des revenus du capital
53:29après il appartient
53:30aux politiques d'arbitrer
53:32mais l'arbitrage
53:33se fera avec courage
53:34c'est ce qu'il manque
53:35aujourd'hui
53:35courage
53:36et en fait
53:37ne pas se coucher
53:39chaque fois que ça crie
53:42ça peut être vrai
53:43dans les deux sens
53:43ça peut être vrai
53:46aussi décrit
53:47de l'autre côté
53:49Ludovic
53:49cette remise à zéro
53:51qui est prônée
53:52par le MEDEF
53:53qui revient sur le tapis
53:54elle a un mérite
53:54ceci dit
53:55c'est aussi de simplifier
53:56la tuyauterie
53:56c'est à dire qu'aujourd'hui
53:58entre ce qui est prélevé
53:59et ce qui est renvoyé
54:02on a parlé ici
54:03assez régulièrement
54:04d'abord
54:05il y a un problème
54:05de suivi
54:06personne n'est capable
54:07de vous dire aujourd'hui
54:08les montants dans un sens
54:09dans l'autre pilotage
54:10on l'a même vu
54:11sur le pacte du travail
54:12la capacité à chiffrer
54:14les choses
54:14était compliquée
54:16donc déjà
54:17cette simplification
54:19à minima
54:19sans juste d'être
54:21dans un jeu d'euros
54:22constant
54:22serait souhaitable
54:24pour le bien-être
54:24de ce pays
54:25et des entrepreneurs
54:26et déjà
54:27ça serait une grande économie
54:28de ceux qui contrôlent
54:29les cadres ministres
54:30et qui font ces tuyauteries
54:31qui les dépassent
54:33oui
54:33mais même les aides d'entreprise
54:34je pense que même Bercy
54:36ne connaît pas
54:37toutes les aides
54:38aux entreprises
54:38qui sont versées
54:39parce qu'il y en a
54:40ils ne savent même plus
54:40à quoi ça correspond
54:41tellement il y en a
54:42et qu'ils ne servent plus à rien
54:43et puis ça coûte
54:44dans l'entreprise
54:45et juste en fait
54:46ce qui est compliqué
54:47c'est la prévisibilité
54:48aujourd'hui
54:49pour la prévisibilité
54:50pour les chefs d'entreprise
54:52bah oui
54:52depuis ce matin
54:53il y a une nouvelle actualité
54:55qui est celle de ce virus
54:57bon il y a deux personnes
54:58qui sont contaminées
54:59une je crois
55:00même une française
55:02trois autres
55:03supposées qu'à contact
55:04tout s'arrête
55:05les annonces du premier ministre
55:07seront reportées
55:08à la semaine prochaine
55:09pour ce qui concerne
55:10le carburant
55:11on dirait ça leur fait gagner
55:12un
55:12les médias sont remplis
55:14de ce truc là
55:15on est en train
55:15de terroriser les gens
55:16j'ai vu tout à l'heure
55:17des gens qui commençaient
55:18à mettre des masques
55:20oui vous avez raison
55:21une actualité chasse l'autre
55:22et c'est difficile
55:23de prévoir
55:24ce qui va se passer
55:25c'est vrai
55:26et il y aura de nouveau
55:28des réunions quotidiennes
55:29sur cette question
55:30d'intervirus
55:31et j'ai interrogé le ministre
55:32parce qu'il se disait
55:33c'est formidable
55:34pour la France
55:34et qu'au moins
55:35les touristes
55:36toutes les réservations
55:37sont en hausse
55:39mais là
55:40ça peut être un peu
55:40l'alerte rouge
55:42pour l'instant
55:43les hôteliers restaurateurs
55:44ne disent pas
55:45que la situation
55:46les favorise beaucoup
55:48je ne sais pas
55:49ce qu'il avait de dire
55:50le ministre des touristes
55:50les retours que l'on a
55:51ils ne sont pas excellents
55:53regardez le nombre
55:54de restaurants
55:54qui disparaissent
55:56ça reste tout de même
55:58encore très préoccupant
55:59et puis vous savez
56:00oui on va faire
56:01j'imagine
56:02un gros mois de juillet
56:03un gros mois d'août
56:04parce que les français
56:05iront un peu moins
56:06à l'étranger
56:07mais quand vous avez
56:08un hôtel qui est plein
56:09au mois de juillet
56:10il reste plein
56:10doublez pas la capacité
56:12et les européens aussi
56:14beaucoup d'attentisme
56:16je confirme
56:16ce que dit Michel Picon
56:17merci Michel Picon
56:19de venir ici
56:20le président de l'UDP
56:21merci Ludovic de Sautet
56:23que l'on retrouve régulièrement
56:24sur BFM Business
56:25voilà c'est la fin
56:26de ce 18-19
56:27tout de suite vous retrouvez
56:28Stéphanie Collot
56:29j'en profite pour vous dire
56:29que demain
56:30je recevrai
56:31le chef économiste
56:33du FMI
56:33du Fonds Monétaire International
56:34intéressant de savoir
56:36quel regard il porte
56:37sur les Etats-Unis
56:38la Chine
56:39l'Europe
56:40et la France
56:41à demain
56:41à 18h
56:44le 18-19
56:46d'Edwish Chevrillon
56:47sur BFM Business
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