00:00Raphaël Lejean, le départ de Boris Vallaud du Parti Socialiste finit d'enterrer tout espoir d'une primaire à gauche.
00:07Vous nous dites tant mieux ce matin.
00:08Oui, effectivement, il n'y aura pas de primaire avant la présidentielle, ni à gauche, ni à droite, probablement.
00:13Et c'est une très bonne nouvelle pour les partis politiques, Erwan.
00:17Alors, petit récap pour ceux qui n'auraient pas suivi les soubresauts, tous les soubresauts du Parti Socialiste ce week
00:24-end.
00:24Vendredi, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a claqué la porte du Parti avec 25 camarades, dont 21 secrétaires
00:31nationaux tout de même,
00:33en cause des divergences profondes avec le premier secrétaire du Parti, Olivier Faure, notamment sur la stratégie amenée pour la
00:43présidentielle de 2027.
00:46Bon, si c'est un coup d'épée dans l'eau pour Boris Vallaud, parce qu'Olivier Faure va rester
00:51en place quoi qu'il en soit,
00:52ce coup de chaud a quand même une conséquence très concrète, on l'a dit, ça enterre définitivement la primaire
00:58unitaire de la gauche
01:00qui était prévue le 11 octobre prochain.
01:03François Hollande l'a d'ailleurs acté hier sur France 3.
01:07Il n'y aura pas de primaire pour désigner le candidat de la gauche au-delà du Parti Socialiste,
01:12sauf à vouloir départager, il reste aujourd'hui qui ?
01:14Olivier Faure, Maritain Delier, François Ruffin ou encore Clémentine Autain, les seuls à y croire encore.
01:21Et à droite aussi donc Raphaël, la perspective d'une primaire s'éloigne petit à petit.
01:25Oui, depuis l'élection notamment, depuis l'élection dans un fauteuil de Bruno Retailleau,
01:30désigné fin avril par trois quarts des adhérents LR comme le candidat à la présidentielle.
01:37Laurent Wauquiez a beau appeler un élargissement au sympathisant pour une primaire allant de Gérald Darmanin à Saint-Ratnafou,
01:44il est à peu près le sol.
01:46Il semble d'ailleurs se retirer petit à petit de la course nationale, Laurent Wauquiez,
01:50pour se reconcentrer sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.
01:54Xavier Bertrand ou Edouard Philippe, eux, ne veulent pas entendre parler d'une primaire à droite.
01:59Et pour vous, c'est une bonne chose ?
02:01Oui, c'est une bonne chose.
02:01Bon débarras, j'aurais même envie de dire.
02:03Si les primaires permettent de créer une dynamique médiatique, souvent et théoriquement sont censées donner une légitimité démocratique aux candidats,
02:15l'exercice expose publiquement les divisions internes.
02:18Elle rend plus difficile la nomination d'un autre candidat en cas de scandale type Fillon en 2017.
02:27Et globalement, les partis traditionnels qui les ont utilisés sont aussi ceux qui se sont le plus effondrés électoralement.
02:36Donc on voit que ça ne fonctionne pas globalement.
02:40Ça ne fonctionne en fait que quand les partis sont puissants.
02:45Ça fonctionne dans un modèle type américain, si vous voulez.
02:49Mais quand ils deviennent fragiles, la primaire peut se transformer en grand déballage télévisé.
02:54Et on le voit une nouvelle fois avec le parti socialiste aujourd'hui.
02:59Ça ne convient pas à notre système en réalité.
03:01On a essayé pendant dix ans.
03:03On voit bien que là, ça ne fonctionne plus.
03:06Elles sont enterrées tant mieux.
03:07La présidentielle sous la Ve République, c'est la rencontre d'un homme avec le peuple, pas avec des militants.
03:15Donc bye bye les primaires, c'est une bonne chose.
Commentaires