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  • il y a 14 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00:00Je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:00:04Il est 22h sur CNews, le Flash Info.
00:00:06Isabelle Piboulot, bonsoir Isabelle.
00:00:10Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:00:12Celle à une, l'Iran menace la France d'une riposte décisive et immédiate
00:00:16en cas de présence française et britannique dans le détroit d'Hormuz.
00:00:20Paris et Londres ont envoyé des bâtiments militaires dans la région.
00:00:24Le vice-ministre iranien des affaires étrangères leur déconseille d'aggraver la situation, dit-il.
00:00:30Emmanuel Macron a donc clarifié la position de la France auprès de l'Iran.
00:00:34Il n'a jamais été question d'un déploiement militaire dans le détroit d'Hormuz,
00:00:38mais on se tient prêt, a déclaré le président français depuis Nairobi,
00:00:42où est organisé le sommet France-Afrique.
00:00:45Le président soutient être opposé à tout blocus américain ou iranien.
00:00:50En parallèle, par l'intermédiaire du Pakistan, le régime iranien a répondu à la proposition américaine
00:00:56visant à mettre fin au conflit.
00:00:58En pleine négociation, Donald Trump prévient.
00:01:01L'Iran, qui mène en bateau le monde depuis 47 ans, ne se moquera plus des États-Unis.
00:01:07Deux semaines supplémentaires seraient suffisantes pour atteindre toutes les cibles iraniennes, a-t-il affirmé.
00:01:13Dans le reste de l'actualité, la ministre française de la Santé assure que des mesures strictes sont prises
00:01:20concernant les cas contacts du foyer d'Antavirus.
00:01:23Cinq Français ont été rapatriés aujourd'hui depuis les Canaries.
00:01:27L'un d'entre eux présente des symptômes, indiqué sur X le Premier ministre.
00:01:31Sur près de 150 passagers et membres d'équipage,
00:01:3594 personnes de 19 nationalités ont été évacuées du navire de croisière.
00:01:40Des évacuations qui reprendront demain après-midi.
00:01:44Enfin, la Fédération française de football apporte son soutien au jeune Matteo,
00:01:50agressé vendredi lors d'un tournoi de football.
00:01:53Cinq joueurs de l'AFC Creil ont roué de coups le garçon de 9 ans, joueur de l'ASO Chilémine.
00:01:59Des excuses ont été présentées à Matteo, qui a quitté le terrain sur un brancard.
00:02:04Deux clubs amateurs des Hauts-de-France appellent ce soir à l'apaisement.
00:02:08Une enquête est en cours.
00:02:09Et cette affaire hallucinante, on va y revenir justement ce soir.
00:02:12Merci Isabelle.
00:02:13Plateau très solide ce soir pour vous accompagner.
00:02:15Marc Varnot, bonsoir Marc.
00:02:17Bonsoir Olivier.
00:02:17A vos côtés le général Bertrand Cavalier, mon général.
00:02:20Bonsoir.
00:02:20Très heureux de retrouver Olivier Pardot.
00:02:22Bonsoir Olivier.
00:02:22Bonsoir.
00:02:23Et à vos côtés Benoît Grémard.
00:02:25Bonsoir Benoît.
00:02:26Alors la France, on l'entendait dans le viseur de la République islamique d'Iran,
00:02:30puisque c'est le vice-ministre des affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales iraniens
00:02:35qui a réagi à l'annonce du déploiement de bâtiments militaires français et britanniques dans la région.
00:02:40Et il a été très clair dans un message, il a affirmé que la réponse sera décisive et immédiate
00:02:47si jamais il y avait ce déplacement des forces françaises et britanniques.
00:02:51Alors rapidement, depuis Nairobi, Emmanuel Macron a réagi.
00:02:55Écoutez.
00:03:00Alors il y a un petit problème technique.
00:03:02En attendant d'écouter Emmanuel Macron, il est là, Emmanuel Macron l'écoute.
00:03:06Sur l'Iran, je crois qu'il y a beaucoup de confusion et il faut calmer les esprits.
00:03:11J'ai entendu votre question, vous avez parlé d'un déploiement.
00:03:13Il n'a jamais été question d'un déploiement français ou franco-britannique.
00:03:19J'ai pris la décision il y a quelques jours de basculer le Charles de Gaulle,
00:03:24les frégates qui l'accompagnent ainsi que l'ensemble de ce qui fait notre groupe aéronaval
00:03:30vers, au-delà du détroit de Babel-Mandeb et donc de passer de Méditerranée orientale à la proximité.
00:03:35Il n'a jamais été question d'un déploiement mais on se tient prêt.
00:03:39Alors avant de revenir sur ces menaces iraniennes, peut-être un rappel avec vous Benoît Grémard.
00:03:43C'était quoi la mission annoncée du Charles de Gaulle, du navire Charles de Gaulle
00:03:47donc qui s'est déplacé comme le disait Emmanuel Macron dans la région du 3 d'Hormuz ?
00:03:51C'était l'idée de faire un coup de semence pour commencer à mettre en place une forme multinationale
00:03:55qui pourrait permettre de sécuriser le détroit d'Hormuz avec d'autres alliés,
00:03:58les Anglais et d'autres pays européens principalement
00:04:00de manière à pouvoir justement pacifier le détroit d'Hormuz
00:04:03une fois que les hostilités étaient arrêtées entre les deux belligérants.
00:04:07Chose état d'yeux qui n'a pas eu lieu
00:04:10et d'où la question justement que faire en fait de cette force aéronavale
00:04:14qui va sur un terrain assez risqué
00:04:17notamment en termes d'engendrement des conflictualités.
00:04:20Le général Palomero s'est en liaison avec nous.
00:04:23Mon général, bonsoir ancien chef d'état-major de l'armée de l'air
00:04:27vous suivez de très près ce conflit.
00:04:30Votre réaction à ces menaces iraniennes, comment est-ce que vous les décryptez ?
00:04:37C'est assez simple, les Iraniens nous connaissent par cœur
00:04:39et ils savent très bien que le porte-avions français
00:04:43aussi bien que d'autres bâtiments qui pourraient le rejoindre
00:04:46ne sont pas là pour faire la guerre à l'Iran.
00:04:49Je crois que le Président l'a répété à moult fois.
00:04:53Non, il s'appuie là-dessus pour simplement ancrer,
00:04:58quelqu'un le dit, ancrer leur pouvoir dans le détroit d'Hormuz.
00:05:02Et c'est ça le sujet.
00:05:03C'est-à-dire, Hormuz, n'y pensez même pas.
00:05:06Vous, d'ailleurs, ni Trump qui est en guerre avec Netanyahou,
00:05:11mais vous encore moins.
00:05:13Hormuz, maintenant, c'est nous.
00:05:15C'est nous qui définissons les règles.
00:05:16C'est nous qui définissons les droits de passage.
00:05:18C'est nous qui donnons les blancs-seins pour passer à Hormuz.
00:05:21C'est ça le vrai message.
00:05:23Et ils disent, surtout ne vous en mêlez pas.
00:05:25Il ne pourra vous arriver que des bonnes cols.
00:05:27Et nous, et au-delà de la France,
00:05:30tous les pays qui se sentent concernés,
00:05:32un tant soit peu, par le droit international,
00:05:34qui est ma foi, ma foi une fois de plus, qu'en est-il,
00:05:38eh bien, on s'interroge.
00:05:40On se dit, mais est-ce qu'il faut laisser comme ça l'Iran s'approprier
00:05:44ce détroit d'Hormuz que Trump, en quelque sorte,
00:05:46leur a offert en déclenchant cette guerre ?
00:05:50Ça faisait partie un peu des dommages collatéraux.
00:05:52Eh bien, le problème, c'est toute la difficulté,
00:05:55en particulier pour les Européens.
00:05:57Il y a un groupe de 40 pays qui va se réunir demain
00:06:00pour réfléchir au sujet.
00:06:04Soit on décide qu'il ne faut pas que les Iraniens
00:06:08aient ni l'armement nucléaire,
00:06:10ni le détroit d'Hormuz.
00:06:12Soit on dit, on va transiger et on verra.
00:06:15Si on laisse le détroit d'Hormuz aux Iraniens,
00:06:18c'est une très grande victoire stratégique pour eux.
00:06:21Et ça nous amène quand même dans de réelles difficultés,
00:06:24telles qu'on commence à les apprécier aujourd'hui.
00:06:26On n'en est qu'au début.
00:06:27Ce que vous dites, mon général,
00:06:29c'est qu'effectivement, la difficulté,
00:06:31c'est de laisser le détroit d'Hormuz aux Iraniens.
00:06:35Sauf que la posture de la France,
00:06:36il y a un en même temps qui n'est pas très clair.
00:06:39D'ailleurs, avec cette phrase d'Emmanuel Macron,
00:06:41à la fois, il appelle au calme,
00:06:42mais il dit se tenir prêt.
00:06:44Il a rappelé la posture défensive de la France.
00:06:47Comment ? On a quelle posture, nous,
00:06:49dans cette guerre, finalement ?
00:06:52On ne voulait pas de cette guerre,
00:06:54pour différentes raisons.
00:06:57Et je crois qu'on ne souhaite pas affronter l'Iran.
00:07:00Il y a toujours cette ambiguïté, finalement,
00:07:03dans notre pays, mais dans d'autres pays aussi,
00:07:05y compris les Américains.
00:07:07Trump a cassé un peu le mythe,
00:07:09mais c'est ce partage de sentiments vis-à-vis de l'Iran.
00:07:15On veut lui interdire l'arme nucléaire,
00:07:17mais on ne dit rien contre son régime
00:07:20ou pas grand-chose, finalement.
00:07:22On pleure, évidemment, les dizaines de milliers de morts,
00:07:24et on a raison de le faire.
00:07:25Mais on ne va pas jusqu'à dire,
00:07:28nous, on ne l'accepte pas.
00:07:30Mais je crois que cette attitude,
00:07:33à terme, elle est très dangereuse,
00:07:35parce qu'elle offre à l'Iran un pouvoir
00:07:37qu'il n'avait pas jusqu'à maintenant,
00:07:39sur la région et sans doute au-delà.
00:07:42Merci beaucoup, mon général, pour ce décryptage.
00:07:45Je vous propose, du coup, un tour de table.
00:07:47Après cette parole du général Palo Remus,
00:07:49la France est-elle à la hauteur dans ce conflit,
00:07:51Marc Varnot, puisque c'est vraiment la problématique posée, là ?
00:07:54La France a rarement été à la hauteur face à l'Iran.
00:07:57Il faut être tout à fait clair.
00:07:59Depuis les années 80, on est d'une admirable faiblesse.
00:08:02Et puis aujourd'hui, Emmanuel Macron,
00:08:03il me fait penser à Biden sur l'Ukraine.
00:08:06Quand il déclarait, quelques jours avant l'invasion russe,
00:08:08de toute façon, on ne bougera pas.
00:08:09Macron, il envoie les porte-avions,
00:08:11mais il dit, de toute façon, on ne s'en servira pas.
00:08:12Donc, comme on a fait avec l'Iran,
00:08:14suite aux nombreux attentats qu'on a subis en France,
00:08:16ou aux tentatives d'attentats,
00:08:18où on a toujours trouvé un moyen de ne rien faire.
00:08:20Et le dernier épisode, c'est trois soldats français
00:08:22qui ont été tués par des proxys iraniens,
00:08:25et on ne fait rien.
00:08:26Donc, moi, je pense qu'à partir du moment
00:08:28où on a un adversaire qui est belliqueux
00:08:31et que l'on n'en fait rien,
00:08:32on l'incite à continuer.
00:08:33Et je ne vois pas l'intérêt d'avoir une armée en France
00:08:35si c'est juste pour lui faire faire des ronds dans l'eau
00:08:37et expliquer à nos ennemis
00:08:38que parce que les Iraniens sont nos ennemis,
00:08:40ils vont tuer notre économie, qu'on le veut youdant,
00:08:42on peut le tourner dans tous les sens,
00:08:43on va avoir une crise économique terrible
00:08:45si le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert.
00:08:46Donc, ne rien faire,
00:08:48c'est se rendre quelque part un peu complice.
00:08:49Et d'ailleurs, la République islamique d'Iran
00:08:51nous le rappelle aujourd'hui.
00:08:52Vous êtes dans le viseur,
00:08:53vous êtes nos ennemis.
00:08:55France à la hauteur ou pas,
00:08:56général Bertrand Cavalier ?
00:08:56Moi, je reprends ce qui a été dit,
00:08:57je rebondis sur ses propos.
00:08:59C'est un ennemi de longue date.
00:09:05Depuis presque 50 ans,
00:09:07le nombre de soldats français
00:09:08ont été tués par les proxys,
00:09:11par des acteurs qui étaient aux ordres
00:09:12du régime des Molas,
00:09:13régime qui vient de massacrer
00:09:15entre 30 et 40 000 de ses propres ressortissants,
00:09:18régime qui a comme obsession
00:09:20l'anéantissement d'Israël.
00:09:23Alors, pour revenir à ce qui se passe actuellement,
00:09:26on déploie un groupe aéronaval.
00:09:27C'est un outil de puissance de la France.
00:09:30C'est peut-être l'outil majeur.
00:09:32Mais pourquoi faire ?
00:09:33C'est ça la question.
00:09:34Sachant qu'il est censé faire de la séance stratégique,
00:09:37je reviens quasiment à ce qui figure
00:09:41dans les propos,
00:09:44dans les déclarations officielles
00:09:45du ministère des Armées,
00:09:46et qu'il est censé défendre nos intérêts,
00:09:50mais également soutenir des pays
00:09:52avec lesquels on a conclu des accords de défense,
00:09:55notamment les Imeras arabes unis.
00:09:57Donc là, force est de constater
00:10:00qu'on est dans une situation très complexe,
00:10:03parce que l'Iran, lui, a une position claire.
00:10:06Parce que quand on parle de clarification,
00:10:08l'Iran a une position claire,
00:10:09Israël a une position claire,
00:10:11les États-Unis, de toute façon,
00:10:12vont également clarifier les choses.
00:10:15C'est-à-dire qu'ils vont de nouveau user de la force,
00:10:19et nous, qu'allons-nous faire en nous tenant au loin du détroit d'Ormuz ?
00:10:24Alors même qu'on a déployé une force considérable.
00:10:28Alors ce qui est intéressant ce soir,
00:10:29c'est que nous avons l'un des avocats de Benjamin Netanyahou autour du plateau,
00:10:32Olivier Pardo, que vous connaissez bien, chers amis.
00:10:35Quel regard vous portez finalement à cette mission qui n'en est pas une ?
00:10:40On ne sait pas trop, je reprends cette formule,
00:10:43un peu du en même temps diplomatique.
00:10:45Comment c'est perçu depuis Israël ?
00:10:46Non mais Olivier, je crois que vous avez dit les mots.
00:10:48Le en même temps diplomatique, le en même temps guerrier,
00:10:52ça ne peut pas fonctionner.
00:10:53Il y a un petit côté, je voudrais faire attention aux mots que je vais utiliser,
00:10:57il y a un petit côté de daladiérisme dans l'attitude d'Emmanuel Macron,
00:11:02et je crains qu'il ait une espèce de lâche soulagement à dire
00:11:08je recule le moment de vérité avec l'Iran, alors que l'Iran avance.
00:11:12C'est-à-dire qu'à être gentil avec les méchants, vous ne les rendez pas gentils.
00:11:17Pour nos auditeurs, le syndrome unicois.
00:11:19Oui, c'est ça.
00:11:20C'est ça, c'est le lâche soulagement.
00:11:24Il y aura le déshonneur et la guerre.
00:11:27Et c'est ça que je crains.
00:11:29Parce qu'au fond, à un moment donné,
00:11:33vous êtes sur ce plateau et vous animez de brillantes émissions,
00:11:37nous avons vu nos amis iraniens,
00:11:38qui parlent du peuple iranien ?
00:11:40Mais plus personne.
00:11:41Mais plus personne.
00:11:4242 000 personnes, entre 30 et 42 000,
00:11:45en 48 heures.
00:11:47En 48 heures.
00:11:48France, pays des droits de l'homme,
00:11:51es-tu fidèle à ton baptême ?
00:11:54Je fais envie de dire.
00:11:55Baptême universaliste.
00:11:56Baptême universaliste.
00:11:57Non.
00:11:58Qui parle avec l'Iran ?
00:12:01Qui redonne chaque fois à l'Iran une légitimité
00:12:04en appelant le président iranien la France ?
00:12:08Quel regard peuvent avoir les Émirats arabes unis
00:12:11avec qui nous avons des accords militaires de protection ?
00:12:14Vous savez qui protège les Émirats arabes unis aujourd'hui ?
00:12:17Israël.
00:12:19Ce n'est pas la France.
00:12:20Israël n'a aucun accord avec les Émirats arabes unis.
00:12:23Mais pourtant, le dôme de fer, c'est Israël qui le donne.
00:12:26Il y a quand même des accords, mais...
00:12:28On va s'intéresser également à la dernière déclaration de Donald Trump
00:12:33parce qu'il y a énormément de communiqués, de menaces ces derniers temps,
00:12:37alors que c'est plutôt militairement calme sur le détroit d'Hormuz.
00:12:40Vous vouliez ajouter un élément ?
00:12:41Oui, je pense que la France a payé très cher avant la Première Guerre mondiale
00:12:46de ne pas avoir respecté ses accords de défense avec la Pologne.
00:12:48Et là, on n'est en train de ne pas les respecter avec les Émirats arabes unis.
00:12:52Je crois qu'il ne faudra pas s'étonner dans quelques années
00:12:54si le rôle de la France a complètement disparu sur la scène internationale.
00:12:57Il faut quand même être conscient que ces dernières années,
00:13:00la France est sortie de tous les grands théâtres historiques où on était présent,
00:13:03je parle d'Afrique, du Moyen-Orient,
00:13:04mais que demain, la parole de la France ne vaudra rien.
00:13:06Il faut quand même être conscient que le fait de ne pas respecter
00:13:09nos accords de défense avec les Émirats arabes unis
00:13:11aura des conséquences dramatiques.
00:13:13Et notamment économiques, parce qu'on sera les derniers
00:13:14à passer dans les échanges.
00:13:17Évidemment, vous privilégiez les États-Unis.
00:13:18Mais ce n'est pas un accord secret, c'est un accord qui est public.
00:13:21L'accord de protection réciproque.
00:13:23Voilà, donc la position, en tout cas, on a des engagements très forts,
00:13:28mais qu'il faudra peut-être respecter.
00:13:29Parce que quand on revient au détroit d'Orbouz,
00:13:32là, il y a un impact terrible également pour l'avenir de ces pays,
00:13:36notamment les Émirats arabes unis.
00:13:38Donc, comment la France va-t-elle s'engager
00:13:41pour faire respecter ces accords
00:13:42et assurer également la défense des intérêts de ses partenaires ?
00:13:47Ça, c'est une question centrale.
00:13:48Toujours est-il que la guerre des communiqués, des menaces,
00:13:52fait rage.
00:13:53C'est ce qu'on a vu d'ailleurs avec la prise de parole
00:13:55de la République islamique d'Iran visant la France.
00:13:59La dernière en date, c'est Donald Trump.
00:14:01Alors, Donald Trump, l'Iran jouait avec les États-Unis et le reste du monde depuis 47 ans
00:14:05et a finalement trouvé le filon lorsque Barack Hussein Obama est devenu président.
00:14:10Des centaines de milliards de dollars, dont 1,7 milliard en liquide,
00:14:14ont été acheminés à Téhéran sur un plateau d'argent.
00:14:17L'argent a été déchargé de l'avion dans les valises et des sacs
00:14:19et les Iraniens n'en croyaient pas leurs yeux.
00:14:22Et il ajoute, Donald Trump, pendant 47 ans,
00:14:25les Iraniens nous ont menés en bateau, nous ont fait patienter,
00:14:28ont tué notre peuple avec leurs bombes artisanales,
00:14:30ont réprimé les manifestations et récemment ont anéanti
00:14:3342 000 manifestants innocents et non armés tout en se moquant de notre pays.
00:14:37Désormais, grand à nouveau, ils ne riront plus.
00:14:40Voilà, Benoît Grémard, une nouvelle menace de Donald Trump
00:14:44qui répond à d'autres menaces iraniennes.
00:14:47Ça n'arrête pas ces dernières heures.
00:14:48Et pour autant, on voit que sur le terrain,
00:14:50alors oui, vous avez des frappes, notamment un vraquier qui a été atteint,
00:14:54mais sur le terrain, il n'y a pas de combats militaires qui font rage,
00:14:58si haut niveau du détroit d'Ormou, j'entends, bien évidemment.
00:15:01On est dans quelle situation ?
00:15:03C'est-à-dire tension maximale et en même temps des pourparlers qui se poursuivent ?
00:15:06Oui, exactement. Vous avez parfaitement résumé dans le sens où Donald Trump est un président du Parti républicain
00:15:10pour lequel, depuis 47 ans, l'Iran est l'ennemi public des États-Unis.
00:15:16Et le tweet de Donald Trump donne en fait à rappeler que justement,
00:15:19c'est à cause des présidents démocrates avant lui qu'on en est à cette situation
00:15:22puisqu'ils n'ont jamais attaqué le problème.
00:15:24Problème que lui a déjà commencé lors de son premier mandat à attaquer en 2019,
00:15:27si vous vous souvenez, avec l'attaque au drone et l'explosion du général Souleymane,
00:15:31qui a donné lieu déjà à détention, si vous voulez, aujourd'hui, ce début de mandat de Donald Trump 2,
00:15:38c'est finalement la suite de la fin de son premier mandat.
00:15:40Dans le sens où ce qui se passe en Iran, c'est une longue affaire de 47 ans,
00:15:44dans le sens où Donald Trump veut espérer avoir un accord,
00:15:47ce que aucun autre président des États-Unis, en fait, à part lui, n'a réussi,
00:15:50notamment surtout à la fois dans le domaine politique, de la gestion de l'Iran,
00:15:55le domaine nucléaire, et là donc aujourd'hui, le détroit d'Ormou,
00:15:58ce qui est finalement le seul joker, le seul atout véritablement fort de l'Iran
00:16:03pour faire basculer ou retarder l'échange de cette guerre.
00:16:05En tout cas, il y a eu une réponse aujourd'hui de la République islamique d'Iran
00:16:09concernant une proposition américaine,
00:16:11mais on l'a vu, il y a le sujet de l'uranium, le dossier de l'uranium,
00:16:15de toute façon, pour le moment, la République islamique d'Iran,
00:16:18il n'en est pas question, il n'est pas question pour elle d'amour donner la question de l
00:16:22'uranium,
00:16:22donc à partir de ce moment-là, il n'y aura jamais d'accord, me semble-t-il.
00:16:25Oui, dans cette guerre de prolifération, vous avez en fait le nœud gordien du nucléaire,
00:16:29et l'Iran ne lâchera jamais ce trésor, dans le sens où ça va lui permettre
00:16:33de sanctuariser son territoire à court terme.
00:16:36L'agence Reuters disait qu'entre trois mois et un an,
00:16:39l'Iran aura une arme nucléaire à disposition,
00:16:42et donc là, vous aurez justement un verrou total,
00:16:44et le type de bombardement aérien que vous avez actuellement depuis mars
00:16:49ne pourra plus avoir lieu au risque de graves conséquences,
00:16:53notamment auprès d'Israël.
00:16:54En tout cas, Benjamin Netanyahou l'a assuré, l'Iran n'aura pas l'uranium enrichi.
00:16:59Non mais alors, de toute façon, américain, pas américain,
00:17:03Israël ira jusqu'au bout sur le nucléaire iranien.
00:17:06Et que, pardon, mais personne ne sait exactement l'état dans lequel se trouve l'Iran.
00:17:11Il n'y a plus de liaison Internet,
00:17:14on ne sait pas à quel degré ont été les dégâts lancés par les frappes,
00:17:18il y a une méconnaissance totale de la situation.
00:17:21Le détroit d'Ormuz, c'est une partie, il y a tout le reste de l'Iran.
00:17:26On ne sait pas si certains des groupes ethniques au sein de l'Iran
00:17:31ne se préparent pas aussi à faire tomber le régime.
00:17:35Donc, quand on dit que ce n'est pas fini, la réalité, c'est que ce n'est pas fini.
00:17:39De toute façon, Israël n'a pas le choix.
00:17:40Parce que l'Iran, à la différence d'autres pays, pourquoi ont-ils besoin de l'arme atomique ?
00:17:47Qui les menace ? Personne !
00:17:49Les volas sont dans leur logique, un régime qui massacre 42 000 ou 40 000 de ses ressortissants.
00:17:59Évidemment, on ne peut pas lui faire confiance.
00:18:01C'est une évidence.
00:18:02Et puis, il faut également voir la psychologie de ces mots-là,
00:18:07c'est-à-dire la vision apocalyptique, messianiste.
00:18:10Ce sont des gens qui sont sur notre façon de penser,
00:18:13qui sont en dehors de notre rationalité.
00:18:15Pour tout le monde, c'est un danger majeur,
00:18:17y compris pour tous les pays arabes qui sont juste de l'autre côté du Golfe Persique.
00:18:23Je pense qu'il y a un autre élément dont on parle peu,
00:18:25mais qui est très important,
00:18:27c'est que pour les Américains et pour Trump,
00:18:29il y a une erreur gigantesque qui a été faite par Clinton en 1994,
00:18:32qui avait déclaré à l'époque, souvenez-vous,
00:18:34« Korea will never be nuclear ».
00:18:36La Corée est devenue nucléaire quelques années après.
00:18:38Trump, il a ça en tête.
00:18:39Le Pakistan qui est devenu nucléaire alors qu'il ne développait pas de bombes.
00:18:43La Corée du Nord qui est devenue nucléaire.
00:18:46Et si jamais l'Iran devait venir nucléaire,
00:18:48ça serait encore plus catastrophique.
00:18:50Et donc, je pense que Trump, il a compris, en réalité,
00:18:53l'erreur énorme qu'avait faite Clinton.
00:18:55Et l'AIEA ne l'a que renforcée.
00:18:58Parce que quand l'AIEA, l'année dernière, en juin 2025,
00:19:00déclare que l'Iran a trompé les instances internationales depuis 30 ans,
00:19:04ça ne peut que le convaincre que les négociations avec l'Iran ne servent à rien.
00:19:08Je crois qu'il faut le dire.
00:19:09Elles ne servent à rien.
00:19:10Les Iraniens ne respecteront rien.
00:19:12Les Iraniens veulent à tout prix une bombe atomique.
00:19:14Et d'ailleurs, on vient de l'apprendre à l'instant,
00:19:15Donald Trump qui juge totalement inacceptable la réponse de l'Iran
00:19:19pour mettre fin à la guerre.
00:19:20Donc ça rejoint à la discussion que nous avions à l'Iran.
00:19:23Pour l'instant, bien évidemment.
00:19:24On continue à suivre tout cela de très près.
00:19:26Marc Varnot, je voulais vous entendre,
00:19:27parce qu'on parle beaucoup des conséquences économiques de cette guerre.
00:19:29Nous la connaissons.
00:19:30C'est quoi ?
00:19:30C'est la hausse du pétrole.
00:19:32En matière économique,
00:19:33elle est fils des marques particulièrement,
00:19:35on va le voir,
00:19:35par ses propositions tout aussi démagogiques les unes que les autres.
00:19:39Ce matin, Manuel Bompard proposait la nationalisation totale.
00:19:43On va l'écouter.
00:19:44C'est une option tout à fait envisageable.
00:19:47Vous savez,
00:19:47si vous achetez une entreprise
00:19:49et qu'en moins de dix ans,
00:19:52elle a déjà remboursé le coût de l'achat,
00:19:54c'est plutôt une bonne affaire.
00:19:55Les gens qui nous écoutent,
00:19:56je pense qu'ils le comprendront.
00:19:58S'ils achètent un appartement
00:19:59et qu'en dix ans,
00:20:00ils arrivent à le rembourser,
00:20:01ils sont plutôt contents.
00:20:02Donc,
00:20:03c'est quelque chose qui sera extrêmement rentable.
00:20:06Et surtout,
00:20:06parce que c'est aussi ça,
00:20:07le sujet,
00:20:08ce n'est pas juste pour régler des histoires avec Total.
00:20:10La question,
00:20:11c'est de savoir,
00:20:11est-ce qu'on considère que dans le monde tel qu'il est aujourd'hui,
00:20:14avec la nécessité aujourd'hui de préparer la société de l'après-pétrole,
00:20:18parce que la vérité,
00:20:18c'est ça qu'on doit faire.
00:20:20Est-ce qu'on n'a pas intérêt d'avoir une maîtrise stratégique
00:20:23des groupes pétroliers ?
00:20:24Moi,
00:20:24je pense qu'on en a besoin.
00:20:26Et les filles des magots,
00:20:27Marc Varnot ?
00:20:28Et les filles des grands discours,
00:20:29pas un chiffre,
00:20:30pas une date,
00:20:31rien du tout,
00:20:32des discours,
00:20:32des discours.
00:20:33Rappelons à M. Bompard,
00:20:35mais Bompard,
00:20:36quelque part,
00:20:36il est peut-être le nouveau Warren Buffett de la finance,
00:20:39parce que vouloir acheter pour 8 milliards
00:20:41une entreprise qui est valorisée 170 milliards,
00:20:44moi j'aimerais l'appeler demain
00:20:44et qu'il m'explique comment on fait,
00:20:45on va tous devenir très très riches.
00:20:47Mais c'est tellement n'importe quoi
00:20:48que c'est quasiment à pleurer.
00:20:50Je veux dire,
00:20:50aujourd'hui,
00:20:51Total,
00:20:52la valorisation boursière,
00:20:53c'est 172 milliards.
00:20:54Soyons très clairs,
00:20:55Total,
00:20:56perte de l'argent en France,
00:20:57on gagne beaucoup à l'étranger,
00:20:58d'où la fameuse désinformation de Total,
00:21:01paye pas beaucoup d'impôts en France.
00:21:02Forcément,
00:21:03ils perdent de l'argent en France.
00:21:04Ils ont perdu,
00:21:04ils ont perdu l'année dernière
00:21:05plus de 200 millions en France.
00:21:07Le raffinage est rentable chez Total,
00:21:09l'exploration est rentable
00:21:10et le trading est très rentable chez Total.
00:21:12La fortune de Total vient de là.
00:21:14En France,
00:21:15Total ne gagne pas d'argent.
00:21:16Et d'ailleurs,
00:21:17il faut faire attention à ces discours
00:21:19de LFI ou d'autres.
00:21:21Parce que si on voulait convaincre
00:21:22les actionnaires de Total,
00:21:23rappelons qu'ils sont américains majoritairement,
00:21:25de sortir Total de France
00:21:28pour avoir un Total
00:21:30qui a une gestion purement financière
00:21:33et reprocher à M. Pouyadé,
00:21:34d'avoir bloqué le prix,
00:21:36d'avoir à 1,99 en disant
00:21:38« Mais attendez,
00:21:39vous nous faites perdre 500 millions d'euros
00:21:41en ayant bloqué les prix ».
00:21:42Faire attention,
00:21:43parce que Total,
00:21:44contrairement à d'autres grands groupes français,
00:21:45pourrait très bien se délocaliser.
00:21:47Oui.
00:21:48Ou mettre en filiale
00:21:49sa partie française
00:21:51qui, elle, est non rentable.
00:21:52Donc, il faudrait réfléchir 5 minutes
00:21:53plutôt que de raconter n'importe quoi
00:21:55qu'on va acheter pour 8 milliards d'euros
00:21:57une entreprise qui est valorisée
00:21:58de 172 milliards.
00:21:59Mais ça,
00:21:59il faut le dire et le répéter
00:22:00parce que ce genre de discours
00:22:02totalement vide,
00:22:03totalement absurde,
00:22:04qui ont des objectifs
00:22:05uniquement dogmatiques
00:22:06et populistes,
00:22:07il faut les rectifier,
00:22:10les corriger.
00:22:11Et d'ailleurs,
00:22:11je ne trouve pas normal
00:22:12que le journaliste
00:22:12qui interview M. Bompard
00:22:15n'intervienne pas immédiatement
00:22:16en disant
00:22:16« Écoutez, monsieur,
00:22:17comment pouvez-vous dire
00:22:18acheter pour 8 milliards
00:22:19une entreprise
00:22:20qui en vaut 170 ? »
00:22:22C'est inadmissible
00:22:22de dire quelque chose comme ça.
00:22:23Mais s'il n'est pas repris,
00:22:24ça devient une vérité.
00:22:26Il a été repris d'ailleurs
00:22:27par mon confrère juste après.
00:22:30Ça pose comme une question
00:22:31parce qu'on était censé,
00:22:32on disposait d'un major,
00:22:34d'un acteur majeur
00:22:34dans l'exploitation pétrolière
00:22:38qui garantisait une certaine sécurité,
00:22:40une certaine résilience stratégique
00:22:41en termes d'approvisionnement.
00:22:43Or, aujourd'hui,
00:22:44voilà un grand groupe
00:22:45dont l'actionnariat
00:22:46est détenu
00:22:47de façon très importante
00:22:49par les Américains.
00:22:50En fait,
00:22:51où est notre indépendance,
00:22:53notre souveraineté ?
00:22:54Alors que les majeures américaines,
00:22:56elles sont détenues
00:22:57à majorité par des Américains.
00:22:59Donc c'est BlackRock.
00:23:00C'est BlackRock ?
00:23:01C'est BlackRock.
00:23:03J.P. Morgan de Chobank.
00:23:04Trois premiers actionnaires.
00:23:05Donc on a laissé quand même,
00:23:07on a laissé ce groupe,
00:23:09cette entreprise,
00:23:10autrefois la Facitaine,
00:23:11devenir une boîte
00:23:12qui n'est plus française.
00:23:14Non, ce n'est pas elle.
00:23:14Non, c'était qui c'est ?
00:23:15Non, non, c'était
00:23:16la Société Française des Pétroles.
00:23:17La Société Française des Pétroles.
00:23:18Qui a été nationale en 1935.
00:23:19Enfin maintenant,
00:23:20c'est une société qui n'est...
00:23:22En 1931,
00:23:23le gouvernement a pris
00:23:2335% de cette société
00:23:25qui n'a jamais été nationalisée
00:23:26contrairement à ce qu'on croit.
00:23:27Et c'est Bérégovoy en 1991
00:23:29et 1992
00:23:29qui l'a privatisé.
00:23:30Pourquoi ?
00:23:31Parce que l'actionnariat de l'État
00:23:32gênait la croissance
00:23:34de Total à l'export.
00:23:35C'est-à-dire que les pays étrangers
00:23:36préféraient dealer
00:23:36avec une société
00:23:38multinationale privée
00:23:39plutôt qu'avec une société
00:23:40qui était le bras armé
00:23:41économique de la France.
00:23:42Merci pour toutes ces précisions.
00:23:44On va marquer une pause.
00:23:45Dans un instant,
00:23:45on va revenir en France.
00:23:47Alors nous savions
00:23:47que le monde du football amateur
00:23:49était gangréné par la violence.
00:23:51Et aujourd'hui,
00:23:52le phénomène
00:23:53touche les jeunes.
00:23:54C'est absolument catastrophique.
00:23:55C'est vraiment une affaire
00:23:57qui commence à être
00:23:59largement relayée.
00:24:00Celle du petit Mathéo.
00:24:01On en parle dans un instant.
00:24:06Nous savions que la violence
00:24:08gangrénait le football amateur
00:24:10chez les adultes.
00:24:11Nous vous en avons déjà parlé.
00:24:13Aujourd'hui,
00:24:13le phénomène,
00:24:14il touche les jeunes.
00:24:15Mathéo,
00:24:169 ans,
00:24:17a été lynché
00:24:18par ses adversaires
00:24:19après un match de football
00:24:20seulement 9 ans.
00:24:22Le garçon,
00:24:23membre du club
00:24:24d'Oshilemin,
00:24:25a été roué de coup
00:24:26par des joueurs
00:24:26du club adverse
00:24:27de Creil
00:24:28lors d'une altercation
00:24:29survenue à la fin
00:24:30de la finale
00:24:31d'un tournoi de jeunes
00:24:32organisé dans le Pas-de-Calais.
00:24:33Des violences
00:24:34totalement inacceptables.
00:24:36Chloé Tarkin.
00:24:40Il repart sous les applaudissements
00:24:42mais sur un brancard.
00:24:44C'est ainsi que Mathéo,
00:24:46jeune footballeur de 9 ans
00:24:47de l'association sportive
00:24:48Oshilemin,
00:24:50a terminé son tournoi vendredi.
00:24:52Selon le club du Pas-de-Calais,
00:24:54la rencontre face à une équipe
00:24:55de Creil
00:24:56s'était pourtant déroulée
00:24:57normalement
00:24:58jusqu'au coup
00:24:59de sifflet final.
00:25:00Alors que
00:25:00je pense que tout le monde
00:25:02allait se diriger
00:25:03vers la remise des coupes,
00:25:06le petit Mathéo
00:25:07se retrouve
00:25:07au milieu
00:25:08des joueurs de Creil.
00:25:10Il est bousculé,
00:25:12alors il rebouscule
00:25:14le joueur adverse
00:25:15qui l'a poussé
00:25:16et d'un seul coup
00:25:17en fait
00:25:17il est mis au sol,
00:25:18il est balayé.
00:25:19Mathéo reçoit alors
00:25:21plusieurs coups de pied
00:25:22à la tête
00:25:23et au corps.
00:25:24D'après le club,
00:25:25cinq jeunes joueurs
00:25:25de l'équipe adverse
00:25:26seraient impliqués.
00:25:28Pris en charge
00:25:28par les pompiers,
00:25:29le jeune garçon
00:25:30est transporté aux urgences.
00:25:32Une scène
00:25:32d'une violence inédite.
00:25:34Là,
00:25:35un tel déchaînement
00:25:36de violence
00:25:36sur des enfants
00:25:37de 9-10 ans,
00:25:38c'est du jamais vu
00:25:40et j'espère ne jamais le revoir.
00:25:42Le jeune joueur
00:25:42est finalement ressorti
00:25:44de l'hôpital
00:25:44avec plusieurs contusions
00:25:45mais surtout
00:25:46un important choc psychologique
00:25:48selon ses proches.
00:25:49De son côté,
00:25:51l'AFC Creil
00:25:51a publié des excuses
00:25:53dans un communiqué.
00:25:54Aucun enfant
00:25:55ne doit vivre
00:25:55une telle situation
00:25:56dans le cadre
00:25:57d'un événement sportif.
00:25:58Le club prendra
00:25:59avec la plus grande fermeté
00:26:00toutes les mesures disciplinaires
00:26:02nécessaires à l'encontre
00:26:03des personnes concernées.
00:26:04Dans son communiqué,
00:26:05l'AFC Creil
00:26:06indique également
00:26:07qu'une enquête interne
00:26:08a été ouverte.
00:26:09Il y a eu beaucoup
00:26:10de réactions.
00:26:11La Fédération française
00:26:11de football
00:26:12notamment réaction politique.
00:26:13Le préfet qui a réagi,
00:26:15on va y revenir.
00:26:16Vous avez commandé
00:26:17la région de Picardie.
00:26:18Vous connaissez bien
00:26:19ce coin-là,
00:26:19Général Bertrand Cavalier.
00:26:21Ça, c'est inédit.
00:26:22Ça, neuf ans,
00:26:23lynché par cinq garçons
00:26:25de neuf ans
00:26:26des coups de pied
00:26:26à la tête
00:26:27sur le corps.
00:26:29Moi, je n'ai jamais
00:26:30entendu ça.
00:26:30C'est un véritable lynchage.
00:26:32C'est un fait de groupe.
00:26:33Un coup de pied à la tête
00:26:34qui est quand même
00:26:35très significatif.
00:26:36Non, c'est des faits
00:26:38qui n'existaient pas
00:26:39ou alors qu'ils devaient
00:26:40être exceptionnels.
00:26:41En tout cas,
00:26:41je n'ai jamais eu
00:26:42de connaissance
00:26:42de faits pareils.
00:26:43Ceci dit,
00:26:44ça traduit en évolution.
00:26:46Réveillement,
00:26:46de radicalisation,
00:26:47problème dans le sport,
00:26:49notamment le football
00:26:50qui est quand même
00:26:51le sport joué
00:26:52le plus touché
00:26:53par ces phénomènes
00:26:53de violence,
00:26:54également de communautarisme.
00:26:56Donc, il y a
00:26:56un véritable défi
00:26:57à relever
00:26:57pour que le sport
00:26:59soit plutôt
00:27:00un lieu d'épanouissement
00:27:00et de respect de l'autre.
00:27:01Mais c'est particulièrement
00:27:02inquiétant
00:27:03puisque vous avez aussi
00:27:04l'entraîneur
00:27:05de l'équipe adverse
00:27:06qui, au départ,
00:27:07n'a pas voulu donner
00:27:08le nom des agresseurs.
00:27:10Ça me semble
00:27:10un comportement indigne
00:27:11de la part d'un éducateur.
00:27:12Quand il y a des leaders,
00:27:13c'est incroyable.
00:27:14C'est-à-dire qu'ils ont 9 ans
00:27:15sans des mineurs.
00:27:16C'est incroyable.
00:27:17Mais moi,
00:27:17ce qui me surprend,
00:27:18enfin, ce qui me choque,
00:27:19je ne connais pas cette affaire
00:27:20évidemment dans les détails,
00:27:21mais il y a des adultes,
00:27:23il y a des entraîneurs,
00:27:23il y a des parents
00:27:24qui sont autour.
00:27:25Mais comment 5 enfants
00:27:27ont-ils pu lyncher
00:27:28un autre enfant
00:27:29sans que les adultes
00:27:30interviennent ?
00:27:31Ça me paraît dingue.
00:27:32Et alors,
00:27:33que l'entraîneur
00:27:34des 5 joueurs,
00:27:36des 5 enfants
00:27:37qui ont lynché
00:27:38le petit
00:27:40refuse de donner les noms,
00:27:41mais j'espère
00:27:41qu'il dort en prison.
00:27:42Non, mais il y a une enquête,
00:27:44il donnera les noms,
00:27:44il sera obligé quand même
00:27:45de donner les noms,
00:27:46l'enquête va avancer.
00:27:47Alors,
00:27:48les deux clubs
00:27:48ont essayé de calmer le jeu,
00:27:50on va voir tout à l'heure
00:27:51le communiqué,
00:27:51mais néanmoins,
00:27:53venons-en à la réaction
00:27:54du préfet de Pas-de-Calais,
00:27:55François-Xavier Loche,
00:27:56qui a indiqué aujourd'hui
00:27:58sur les réseaux sociaux
00:27:59son intention
00:27:59de signaler les faits
00:28:00à la justice
00:28:01afin que les responsabilités
00:28:02soient établies
00:28:03au plan pénal.
00:28:04Maître Olivier Pardo,
00:28:05là,
00:28:06eh bien en l'occurrence,
00:28:07ce sont des gamins
00:28:088 ans,
00:28:099 ans,
00:28:09un enfant de 9 ans
00:28:10qui se fait lyncher
00:28:11par d'autres enfants
00:28:12du même âge,
00:28:13mais pénalement,
00:28:14qui est responsable
00:28:15précisément dans ça ?
00:28:16Alors,
00:28:16d'abord,
00:28:17il va y avoir
00:28:17la responsabilité
00:28:18des parents
00:28:18sur le terrain pécuniaire
00:28:20parce que c'est eux
00:28:21qui sont responsables
00:28:22du fait des agissements
00:28:23de leurs enfants.
00:28:25Ensuite,
00:28:26les mineurs,
00:28:27même des mineurs
00:28:28de cet âge-là,
00:28:29peuvent être présentés
00:28:32devant le juge
00:28:33des enfants
00:28:34qui prendront
00:28:34des sanctions
00:28:35éducatives
00:28:36et autres,
00:28:37ce ne sont pas
00:28:37des sanctions,
00:28:38évidemment,
00:28:39à cet âge-là
00:28:39qui sont des sanctions
00:28:41très coercitives,
00:28:42mais quand même,
00:28:43il y a des sanctions.
00:28:43Puis le club,
00:28:44il va avoir également
00:28:45une responsabilité.
00:28:47L'organisateur,
00:28:48l'entraîneur,
00:28:49l'arbitre,
00:28:51tout cela va être examiné,
00:28:52il y a une responsabilité
00:28:53et c'est tant mieux
00:28:54parce que le football
00:28:55et particulièrement
00:28:57le football amateur
00:28:57est devenu le creuset
00:28:59d'un nombre considérable
00:29:01de difficultés.
00:29:02Le général Cavalier
00:29:03le disait très bien,
00:29:04on est dans des phénomènes
00:29:05de communautarisme
00:29:06que l'on connaît,
00:29:07on est dans des phénomènes
00:29:08de violence,
00:29:10on est dans des phénomènes
00:29:11de prise à partie,
00:29:13c'est-à-dire que
00:29:13toute la philosophie
00:29:14du sport,
00:29:15coubertin et autres,
00:29:16tout ça est jeté
00:29:17aux gémonies
00:29:18pour que ça soit
00:29:19des endroits
00:29:20d'extrême violence.
00:29:21C'est absolument hallucinant
00:29:23puisqu'autrefois,
00:29:24ces associations sportives,
00:29:25elles permettaient aussi,
00:29:26elles faisaient partie
00:29:27de l'éducation des enfants,
00:29:28de les faire grandir,
00:29:29il y avait le respect
00:29:30du fair play,
00:29:31on serrait la main
00:29:32de son adversaire.
00:29:33Quand on avait 9 ans,
00:29:34en tout cas,
00:29:34c'était le cas,
00:29:35ce qui a suscité
00:29:36beaucoup de réactions.
00:29:36Réaction politique,
00:29:37Marine Le Pen,
00:29:38on va voir ce que
00:29:38Marine Le Pen
00:29:41a exprimé
00:29:43sur ce phénomène
00:29:45de société,
00:29:46peut-être,
00:29:46puisque c'est ça.
00:29:47On voit rarement ça
00:29:48au rugby,
00:29:48ou dans le ski alpin,
00:29:49ou dans l'aviron.
00:29:50Il faut quand même préciser
00:29:50que c'est le football,
00:29:51c'est le football.
00:29:53Et puis on ne voit pas ça
00:29:54au fond du Tarn
00:29:55ou du Gers.
00:29:56L'ultra-violence
00:29:57touche désormais
00:29:58des compétitions
00:29:59réservées à des enfants.
00:30:00Mathéo Nevant,
00:30:01jeune joueur du club
00:30:02d'Oshilemin,
00:30:02a été tabassé
00:30:03par cinq adversaires
00:30:04du club de Creil.
00:30:05Comble de l'abjection,
00:30:07l'encadrant des agresseurs
00:30:08a refusé de donner
00:30:08leur nom.
00:30:09Complicité ou pire,
00:30:10peur d'être lui-même
00:30:11victime de représailles
00:30:13encore plus graves.
00:30:14Voilà la problématique
00:30:15soulevée par Marine Le Pen
00:30:16et qui ajoute,
00:30:17voilà le résultat
00:30:18de décennies passées.
00:30:19On va peut-être continuer
00:30:20à lire finalement
00:30:22les conclusions
00:30:23de Marine Le Pen.
00:30:24De décennies passées
00:30:25à écouter,
00:30:26analyser en réalité,
00:30:27accepter les comportements
00:30:28de mineurs
00:30:29de plus en plus jeunes
00:30:29qui pourrissent
00:30:30la vie des Français.
00:30:31Dans un an,
00:30:32nous montrons un coup d'arrêt
00:30:32à cette idéologie
00:30:33faiblesse et de laxisme
00:30:34qui entraîne chaque jour
00:30:35des agressions
00:30:36de plus en plus graves
00:30:37fondées sur la certitude
00:30:38de l'impunité.
00:30:39Alors,
00:30:40ce qui est intéressant,
00:30:41c'est la réaction
00:30:42du club d'Oshilemin
00:30:44qui s'est joint
00:30:44à l'AFC Creil
00:30:45pour dénoncer
00:30:46la vague de haimes
00:30:47et de racisme subi
00:30:48par ce club
00:30:49sur les réseaux sociaux
00:30:50depuis la médiatisation
00:30:52de l'affaire
00:30:52dont il a aussi déploré
00:30:54sur Facebook
00:30:54la récupération possible.
00:30:55Ils sont victimes.
00:30:56C'est-à-dire qu'ils sont victimes.
00:30:59Et ça, c'est insupportable.
00:31:00C'est un mécanisme.
00:31:01C'est extraordinaire.
00:31:02Incroyable.
00:31:02Ça, c'est extraordinaire.
00:31:04Un gosse de 9 ans
00:31:05se fait massacrer
00:31:06et c'est le club
00:31:08qui est victime
00:31:09de stigmatisation.
00:31:11Moi, je trouve
00:31:12que Marine Le Pen
00:31:13prend une densité
00:31:15particulière
00:31:16parce qu'elle a fait
00:31:17un communiqué long
00:31:20explicatif
00:31:20et je pense
00:31:21qu'elle a un sens politique
00:31:23que nul ne peut lui contester
00:31:25et qu'elle a compris
00:31:26que ce sont des phénomènes
00:31:27qui touchent profondément
00:31:28les Français
00:31:28parce que ce sont encore
00:31:30des lieux
00:31:30où on ne s'attend pas
00:31:32à ce qu'un enfant
00:31:32de 9 ans
00:31:33se fasse massacrer.
00:31:35On va écouter
00:31:35quelques réactions
00:31:36justement de Français
00:31:38à cette affaire.
00:31:38Écoutez.
00:31:40Je pense qu'en fait
00:31:41les mentalités
00:31:42ont bien changé
00:31:42par rapport aux années.
00:31:44Enfin, aux années.
00:31:45Alors, je ne suis pas
00:31:45forcément vieux
00:31:46mais par rapport
00:31:46aux autres années
00:31:47et je pense que malheureusement
00:31:49on a tout ce qui se passe
00:31:50aussi sur les réseaux sociaux
00:31:52où on voit effectivement
00:31:53maintenant les violences
00:31:54qui sont même filmées
00:31:54assez régulièrement
00:31:55et je pense que ça n'aide pas
00:31:56donc c'est assez honteux.
00:31:57C'est assez honteux
00:31:58pour oublier
00:31:59que ça reste un sport,
00:32:00que ça reste un sport de loisirs.
00:32:02Le football, c'est du football pognon.
00:32:06On veut tout de suite
00:32:07que nos enfants
00:32:08soient recrutés par le PSG,
00:32:10par le Real de Madrid
00:32:11et qu'ils gagnent des millions
00:32:13tout de suite
00:32:13donc que ça crée des tensions
00:32:17dès le jeune âge
00:32:18et ce n'est pas ce qu'il faut.
00:32:19D'abord, le foot,
00:32:20c'est d'abord un sport,
00:32:21un collectif.
00:32:22Il faut enlever d'abord
00:32:23cette idée-là
00:32:25de la tête
00:32:25que le foot,
00:32:26c'est d'abord de l'argent.
00:32:28Pourquoi les mentalités
00:32:29ont changé, Bertrand Cavalier ?
00:32:31Ça n'existait pas.
00:32:32Ça, il y a 10 ans, 20 ans.
00:32:33Qu'est-ce qui s'est passé
00:32:34sur le terrain ?
00:32:35Alors, Marine Le Pen...
00:32:36Je crois qu'on ne peut pas
00:32:36dissocier ce fait singulier,
00:32:40dramatique,
00:32:41d'une évolution d'ensemble.
00:32:43Ce qui se passe en France,
00:32:45ce qui se passe également
00:32:46dans certains territoires,
00:32:48de guerres de territoire,
00:32:49également les réseaux sociaux,
00:32:53également d'une culture musicale.
00:32:55Je sais que parfois
00:32:56ça dérange ce genre de propos,
00:32:58mais enfin,
00:32:59je cite dans le rap,
00:33:02qui, pour partie,
00:33:04ne véhicule pas
00:33:04des messages
00:33:06de paix,
00:33:07de respect.
00:33:08Vous avez tout type de rap.
00:33:09Non, mais je vous dis simplement,
00:33:11quand vous prenez...
00:33:11Aujourd'hui,
00:33:12vous avez une partie
00:33:12de la jeunesse
00:33:14qui est plutôt travaillée
00:33:15par...
00:33:17conditionnée
00:33:17par une cinétique,
00:33:19une esthétique
00:33:19de la violence,
00:33:20sans compter
00:33:22ce qui est croisé,
00:33:23le phénomène...
00:33:24tous télescopes,
00:33:25y compris le communautarisme,
00:33:26il faut dire les choses
00:33:26celles qu'elles sont.
00:33:28Donc, c'est le...
00:33:29Et le foot,
00:33:30le foot,
00:33:30il y a eu quand même
00:33:31des enquêtes,
00:33:35des débats,
00:33:36notamment au Sénat,
00:33:37sur le cas particulier
00:33:39de foot,
00:33:39qui est quand même
00:33:40très problématique,
00:33:41qui concentre,
00:33:42qui est un peu
00:33:43un laboratoire,
00:33:44un condensé
00:33:45de toutes ces problématiques,
00:33:46maintenant,
00:33:48qui se développent,
00:33:50qui se généralisent.
00:33:51Les parents,
00:33:52les parents aussi,
00:33:53l'éducation a évolué
00:33:55de certains parents,
00:33:56l'absence aussi des parents,
00:33:57c'est le président
00:33:57de la Ligue des Hauts-de-France
00:33:59qui réagissait,
00:34:00justement,
00:34:00sur la pression des parents
00:34:01sur leurs gamins,
00:34:03notamment dans les clubs
00:34:03de foot.
00:34:04Écoutez.
00:34:05Il y a les affrontements
00:34:06entre mineurs,
00:34:06mais il y a aussi
00:34:08autour du terrain.
00:34:09Vous avez aussi
00:34:10une pression qui est mise
00:34:10par les parents,
00:34:11une pression qui peut
00:34:12être mise par des coachs.
00:34:13Là, maintenant,
00:34:14je ne peux pas vous dire
00:34:14sur ce dossier-là,
00:34:15parce qu'on ne l'a pas
00:34:16véritablement suivi,
00:34:16mais nous, en tout cas,
00:34:17l'effet de violence
00:34:18qu'on retrouve
00:34:18chez les jeunes comme ça,
00:34:19souvent,
00:34:20c'est une pression exacerbée
00:34:21mise par les parents,
00:34:22par exemple,
00:34:22qui sont autour des terrains.
00:34:23Et à partir de ce moment-là,
00:34:24c'est aussi ce travail-là
00:34:25qui doit être fait
00:34:26pour pouvoir aujourd'hui
00:34:27laisser les enfants
00:34:28évoluer,
00:34:29surtout à cet âge-là,
00:34:31dans un environnement
00:34:32qui est simplement
00:34:32un environnement sportif
00:34:33et non pas un environnement
00:34:35dans lequel,
00:34:35aujourd'hui,
00:34:36de tels actes de violence
00:34:37doivent se produire.
00:34:38Marc Barnaud.
00:34:39Oui.
00:34:40Il y a plusieurs choses.
00:34:42D'abord,
00:34:42je crois que dans le sport,
00:34:43dès que les enfants
00:34:44sont jeunes et bons
00:34:44dans un sport,
00:34:45les parents sont excessifs.
00:34:47Et ce n'est pas qu'au football,
00:34:48c'est au tennis,
00:34:49c'est dans d'autres sports
00:34:50où les parents poussent
00:34:51leurs enfants
00:34:51et sont parfois eux-mêmes
00:34:54violents,
00:34:54sont des supporters violents.
00:34:55Donc,
00:34:56ce n'est pas réservé au foot.
00:34:58Je crois que l'autre problème,
00:34:59s'il vous plaît,
00:34:59c'est qu'on a un développement
00:35:01de la violence
00:35:01dans la société française
00:35:02qu'on a refusé de voir
00:35:04depuis 20 ans.
00:35:05Dans les Territoires perdus
00:35:06de la République,
00:35:06le fameux ouvrage
00:35:07de référence de 2002
00:35:08qui avait été écrit
00:35:09par un collectif d'enseignants,
00:35:11il y avait déjà
00:35:11l'apparition
00:35:12de la violence
00:35:14associée
00:35:15à des problèmes
00:35:15d'incivilité
00:35:16dans les écoles.
00:35:17Cette violence-là,
00:35:18on a refusé
00:35:19de la traiter.
00:35:20Le résultat,
00:35:21c'est quoi ?
00:35:21C'est qu'on découvre
00:35:22une violence extrême
00:35:23chez les enfants,
00:35:24on découvre une violence
00:35:25contre les élus,
00:35:26on découvre une violence
00:35:27des émeutes
00:35:28et ce sont des gens,
00:35:30ceux qui font ça
00:35:31ne sont pas des gens
00:35:31qui tout d'un coup,
00:35:32les enfants
00:35:33qui ont agressé,
00:35:34qui ont lynché
00:35:35un autre enfant,
00:35:36ne sont pas des enfants
00:35:36qui étaient merveilleusement
00:35:38bien jusqu'à ce matin
00:35:39et qui tout d'un coup
00:35:40ont décidé
00:35:41d'agresser un enfant.
00:35:42Je veux dire,
00:35:43ça fait partie
00:35:44d'un process
00:35:45et ce process,
00:35:46on refuse
00:35:47de lutter contre.
00:35:48Cette montée
00:35:49de la violence
00:35:50dans la société,
00:35:50on ne fait rien contre.
00:35:52Il ne faut pas
00:35:52s'étonner après
00:35:52du résultat.
00:35:53violence que nous avons vue
00:35:54également dans la nuit
00:35:56de mercredi à jeudi,
00:35:57bien évidemment,
00:35:58avec cette victoire
00:35:59du Paris Saint-Germain
00:36:00qui tourne au cauchemar
00:36:01dans les rues parisiennes
00:36:03avec des hordes
00:36:04d'individus
00:36:05qui ont fait face
00:36:06aux forces de l'ordre,
00:36:07saccage,
00:36:08émeute, pillage,
00:36:09le ras-le-bol,
00:36:10c'est la une du JDD,
00:36:11impuissance publique
00:36:12et si on essayait
00:36:14le choc d'autorité
00:36:15aujourd'hui,
00:36:17puisque visiblement
00:36:18les Français
00:36:19en ont ras-le-bol,
00:36:20visiblement les voyous
00:36:21eux ont un sentiment
00:36:24d'impunité totale.
00:36:26On l'a encore vu
00:36:26Olivier Pardot
00:36:27dans la nuit
00:36:28de mercredi à jeudi.
00:36:29127 interpellations,
00:36:314 comparutions immédiates
00:36:33et si vous voulez
00:36:34ces deux chiffres-là
00:36:34aujourd'hui
00:36:35les Français
00:36:35ne le comprennent plus.
00:36:36Ils voient la violence
00:36:37qu'on a pu observer
00:36:39sur les images
00:36:39on les a tous vues
00:36:40et à la fin
00:36:42vous avez 4 individus
00:36:44avec des réquisitions
00:36:45comme port du bracelet
00:36:46électronique
00:36:46pendant un an.
00:36:47Port du bracelet électronique
00:36:49est-ce que c'est vraiment
00:36:49une position aujourd'hui
00:36:50pour un délinquant ?
00:36:51Je suis toujours frappé
00:36:53dans le cadre judiciaire
00:36:55par la violence symbolique
00:36:56qui peut s'exercer
00:36:57plus que symbolique
00:36:59d'ailleurs réelle
00:36:59qui peut s'exercer
00:37:01sur des délits
00:37:02de gens en col blanc
00:37:03et une sorte
00:37:05de mensuétude
00:37:07vis-à-vis de la violence physique
00:37:09de l'agression
00:37:11de ce que redoutent
00:37:11le plus les gens.
00:37:12C'est très mal
00:37:13d'être escroqué
00:37:14mais de se faire lyncher
00:37:17je trouve que dans la hiérarchie
00:37:19des éléments que l'on subit
00:37:23c'est supérieur.
00:37:26Quand j'étais auprès du garde des Sceaux
00:37:30il y a une vie
00:37:31qui s'appelait Pierre Magnerie
00:37:32je m'étais astreint
00:37:34à regarder ce que faisaient
00:37:35les autres pays
00:37:36parce qu'au fond
00:37:37tous ces phénomènes-là
00:37:38existent dans toutes les sociétés.
00:37:40Les autres pays
00:37:40ils ont quelque chose
00:37:42qui est bien
00:37:43qui fonctionne
00:37:44qui s'appelle
00:37:45short but strong
00:37:46court mais fort
00:37:48et au début
00:37:49pas à la fin
00:37:50mais attention
00:37:51avec une règle
00:37:52c'est pas parce que
00:37:54vous avez été en prison
00:37:56pour un incident de ce type
00:37:58pour vous aviez 15 ans
00:37:59ou 16 ans
00:38:00que votre vie
00:38:01est foutue
00:38:02et que vous êtes marqué
00:38:03au fer rouge.
00:38:04C'est tout un système
00:38:05qu'il faut prendre en compte
00:38:05c'est toute une réalité
00:38:07qu'il faut prendre en compte
00:38:07parce que voyez-vous
00:38:09si aujourd'hui
00:38:09vous mettez
00:38:10un jeune en prison
00:38:13dans la société
00:38:14il va être marqué
00:38:15il va être
00:38:16pour toute sa vie
00:38:17exclu
00:38:18des concours
00:38:18de la fonction publique
00:38:19de toute une série
00:38:20d'éléments
00:38:20c'est pas ça
00:38:21qu'il faut faire
00:38:21c'est avoir une sanction
00:38:24forte
00:38:25qui marque l'esprit
00:38:26mais ensuite
00:38:27lui permettre
00:38:28de se réinsérer
00:38:31dans la société
00:38:31et pas qu'il soit
00:38:33stigmatisé
00:38:34toute sa vie
00:38:34parce qu'il a fait
00:38:36une semaine en prison
00:38:37quand il avait 15 ans
00:38:38seconde chance
00:38:39quand le gamin
00:38:40est jeune
00:38:40mais alors
00:38:41le général Bertrand Cavalier
00:38:42ancien patron
00:38:43du centre national
00:38:44d'entraînement
00:38:44des forces
00:38:45de gendarmerie
00:38:46c'est un peu
00:38:46le laboratoire
00:38:47du maintien de l'ordre
00:38:48c'est un très haut gradé
00:38:49le général Cavalier
00:38:50chaque fois j'aime
00:38:50à le répéter
00:38:51parce qu'on ne mesure pas
00:38:53ce que ça veut dire
00:38:53que d'être général
00:38:54de gendarmerie
00:38:56et on est toujours
00:38:57très fiers
00:38:57de débattre avec lui
00:38:58parce que c'est une puissance
00:38:59la référence
00:39:01en France
00:39:02du maintien de l'ordre
00:39:04la référence
00:39:05en France
00:39:05du maintien de l'ordre
00:39:06et c'est pour ça
00:39:07qu'on va bénéficier
00:39:08de votre expertise
00:39:09puisque ce phénomène
00:39:10de jeunes
00:39:11qui viennent
00:39:12en fait
00:39:13faire face
00:39:14aux forces de l'ordre
00:39:15qui viennent tout casser
00:39:16mais sans raison
00:39:16il y a eu
00:39:17des grosses tensions
00:39:18dans notre société
00:39:19mais il y avait des raisons
00:39:20sociales
00:39:20politiques
00:39:21là c'est
00:39:22sans aucune raison
00:39:23c'est nouveau
00:39:23là encore ce phénomène
00:39:24vous l'aviez vu venir ?
00:39:26Dans Paris
00:39:26c'est de plus en plus fréquent
00:39:27depuis quelques années
00:39:28on voit que
00:39:29à l'issue de certains
00:39:30notamment de matchs de football
00:39:32des jeunes
00:39:33qui se déversent
00:39:34qui se répandent
00:39:34dans le centre de Paris
00:39:36qui viennent piller
00:39:37qui peuvent maintenant
00:39:38la dernière fois
00:39:39ils sont même rentrés
00:39:39dans des immeubles
00:39:40donc c'est la première fois
00:39:41donc ça c'est d'ailleurs
00:39:42extrêmement préoccupant
00:39:43non le vrai sujet
00:39:44si vous voulez
00:39:45c'est que
00:39:46c'est le problème
00:39:47de la réponse pénale
00:39:49et je suis tout d'accord
00:39:50avec vous
00:39:50mais les magistrats
00:39:52ne condamnent pas
00:39:53ou très peu
00:39:54puisqu'ils sont devant
00:39:56des individus
00:39:57alors il faut soi-disant
00:39:57identifier
00:39:58la peine doit être
00:39:59individualisée
00:40:00disons
00:40:00l'enquête doit viser
00:40:03un individu donné
00:40:04rassembler les preuves
00:40:05et on a des magistrats
00:40:07qui chaque fois
00:40:08ne prennent pas en compte
00:40:09les constatations
00:40:10les procédures
00:40:11qui sont faites
00:40:12en l'occurrence
00:40:13par les policiers
00:40:13mais vous voyez
00:40:14il y a une chose
00:40:15très simple à comprendre
00:40:16vous avez le code pénal
00:40:17avec l'article 431-4
00:40:19qui punit la participation
00:40:20à un attroupement
00:40:21donc sur une situation
00:40:22comme ça
00:40:23c'est un attroupement
00:40:23c'est-à-dire un rassemblant
00:40:24qui trouble l'ordre public
00:40:26il suffit de faire
00:40:27des sommations
00:40:27et ceux qui restent
00:40:29sur place
00:40:29sont coupables
00:40:30d'une infraction
00:40:30les magistrats
00:40:31n'appliquent pas
00:40:32le code pénal
00:40:33depuis des années
00:40:34ce qui est la première infraction
00:40:36qui existe également
00:40:38dans d'autres pays
00:40:39comme en Allemagne
00:40:39etc
00:40:40des individus
00:40:41qui ont quand même
00:40:41des dégradations
00:40:42qui résistent
00:40:43aux forces de l'ordre
00:40:43qui ne se dispersent pas
00:40:45et bien
00:40:45il y a
00:40:46le code pénal
00:40:48l'a prévu
00:40:48sauf que
00:40:49les magistrats
00:40:50très rarement
00:40:51n'appliquent pas
00:40:53le code pénal
00:40:54qui quand même
00:40:55contient des dispositions
00:40:56alors on a durci
00:40:57on monte en gamme
00:40:58depuis des années
00:40:59la loi anticasseur
00:41:00mais ça ne change pas
00:41:01grand chose
00:41:01sur la question
00:41:02du maintien
00:41:02de l'ordre pur
00:41:03le conseil d'état
00:41:04c'était jeudi
00:41:06jeudi dernier
00:41:06a enjoint
00:41:07le ministre
00:41:08de l'intérieur
00:41:09de faire appliquer
00:41:11vous savez
00:41:11cette mesure
00:41:12de numéro de matricule
00:41:14sur chacun
00:41:15des forces de l'ordre
00:41:17il faut qu'il soit visible
00:41:18c'est à dire
00:41:18qu'on a le sentiment
00:41:18aujourd'hui
00:41:19que ce sont
00:41:19les forces de l'ordre
00:41:20qui sont fliquées
00:41:21pardonnez-moi l'expression
00:41:22qui sont davantage
00:41:23dans le miseur
00:41:24que ces délinquants
00:41:25eux on ne leur demande pas
00:41:26un matricule
00:41:27pour savoir où ils sont
00:41:28ne leur demandent pas
00:41:29de pointer
00:41:29par exemple
00:41:31il n'y a pas aussi
00:41:32davantage de soutien
00:41:33vous avez objectivement
00:41:35depuis des années
00:41:36une forme d'inversion
00:41:37qui fait que
00:41:39gendarmes et policiers
00:41:41ont une sorte de ressenti
00:41:42d'insécurité juridique
00:41:44d'insécurité physique
00:41:46c'est vrai qu'il y a
00:41:47vraiment un problème
00:41:48de fond
00:41:49donc c'est une société
00:41:50qui est d'autant plus
00:41:51fragilisée
00:41:52que les forces de l'ordre
00:41:53se sentent
00:41:54de moins en moins soutenues
00:41:55vous avez des forces de l'ordre
00:41:57qui vont être
00:41:57en garde à vue
00:41:59après un maintien
00:41:59mais le problème est global
00:42:01le problème est global
00:42:02on a parlé tout à l'heure
00:42:03vous avez cela
00:42:05dans les lycées
00:42:05c'est vraiment
00:42:06en général
00:42:07avec cette particularité
00:42:09Olivier Barneau
00:42:09et Marc Barneau
00:42:10avec cette particularité
00:42:11que vous avez un parti
00:42:12qui dit que la police tue
00:42:14ce qui n'est pas rien
00:42:15c'est à dire que
00:42:16il y a une sorte
00:42:17de légitimité
00:42:18de la contestation
00:42:20faite vis-à-vis des policiers
00:42:22alors la police tue
00:42:22et pas seulement
00:42:24je crois qu'il y a un problème
00:42:24il y a un problème
00:42:25d'impunité absolue
00:42:27systématique
00:42:28mécanique
00:42:28et permanente
00:42:29c'est à dire qu'il faut
00:42:29être très clair
00:42:30c'est à dire que
00:42:31tout à l'heure
00:42:31Olivier Barneau
00:42:32soulignait
00:42:33la dureté de la justice
00:42:34avec une dévinquance
00:42:35en col blanc
00:42:35moi si je ne déclare pas
00:42:36ma TVA
00:42:37si je suis en retard
00:42:37et bien j'aurai une amende
00:42:39j'ai beau pleurer
00:42:39et négocier
00:42:40j'aurai une amende
00:42:41alors que quelqu'un
00:42:41qui est pris en flagrant délit
00:42:43de mettre le feu
00:42:43dans des poubelles
00:42:44dans les rues de Paris
00:42:45après un match du PSG
00:42:46et bien s'il y a un doute
00:42:47si c'est lui
00:42:48ou le voisin
00:42:48moi je pense
00:42:49qu'on pourrait condamner
00:42:50les deux
00:42:50voyez-vous
00:42:51maintenant on ne va
00:42:51condamner personne
00:42:52parce qu'il y a un doute
00:42:52on a aussi peut-être
00:42:54un problème
00:42:55au niveau de la proportionnalité
00:42:57dans l'usage de la force
00:42:58vis-à-vis notamment
00:42:58des forces de l'ordre
00:43:00et des émeutiers
00:43:01dans le sens où
00:43:02si déjà
00:43:03les forces de l'ordre
00:43:03n'ont pas
00:43:04je dirais
00:43:04une majorité
00:43:05un surplus
00:43:07finalement
00:43:07en termes d'équipement
00:43:08en termes de maîtrise
00:43:09du territoire
00:43:10en termes de droit aussi
00:43:10pour maintenir finalement
00:43:12l'ordre public
00:43:13et bien tout est amené
00:43:14finalement à ce qu'il se reproduise
00:43:17les gendarmes
00:43:18et les policiers
00:43:19ça fait
00:43:19en plus
00:43:20on agit dans le cadre
00:43:21des deux grands principes
00:43:22qui sont les principes
00:43:23de proportionnalité
00:43:24et d'absolue nécessité
00:43:25maintenant
00:43:26il faut être très concret
00:43:27ces 150-200 jeunes
00:43:29qui sont là
00:43:30une partie
00:43:31ont été attrapés
00:43:31ils sont présents
00:43:32les enquêtes sont faites
00:43:34les procédures
00:43:35sont rédigées
00:43:36et après
00:43:37on les présente
00:43:39donc au procureur
00:43:40de la République
00:43:40c'est là
00:43:41que se situe
00:43:42notre grande faiblesse
00:43:43c'est-à-dire
00:43:44que vous allez
00:43:44dans des grandes
00:43:45démocraties
00:43:45vous allez en Suède
00:43:46en Allemagne
00:43:48il y aurait eu
00:43:49une réponse pénale
00:43:50alors je ne parle pas
00:43:50du Maroc
00:43:51moi je voyais beaucoup
00:43:52dans l'étranger
00:43:52ou alors ils ne comprennent pas
00:43:53pour eux
00:43:54c'est incompréhensible
00:43:56qu'il n'y ait pas
00:43:56une réponse
00:43:57donc vous avez
00:43:58un encouragement
00:43:59bien à récidiver
00:44:01et à continuer
00:44:02alors on va voir
00:44:02la finale
00:44:03selon ce qui va se passer
00:44:04et là on est obligé
00:44:05quoi qu'il se passe
00:44:06pardon
00:44:06quoi qu'il se passe
00:44:07ils perdent
00:44:08c'est les meutes
00:44:09ils gagnent
00:44:10c'est les meutes
00:44:10et là on va déployer
00:44:11des forces
00:44:12les gendarmes mobiles
00:44:13CRS
00:44:14campagnes d'intervention
00:44:15alors que c'est
00:44:16normalement
00:44:16ce devrait être
00:44:18un événement
00:44:19festif
00:44:19et c'est une réalité
00:44:21si vous voulez
00:44:22les médias
00:44:23ferment les yeux
00:44:24puisque nous avons été
00:44:25quasiment les seuls
00:44:26à en parler
00:44:26on nous a parlé
00:44:28assez rapidement
00:44:28du vivre ensemble
00:44:29avec Yann Arthus-Bertrand
00:44:30alors c'était tout à fait
00:44:31révélateur
00:44:32cette exposition
00:44:33Place de la Concorde
00:44:34qui a été saccagée
00:44:35par ces voyous
00:44:37et Yann Arthus-Bertrand
00:44:38qui dit
00:44:38ce qui compte
00:44:39c'est le vivre ensemble
00:44:40ça ne fonctionne plus
00:44:41mais faut-il encore
00:44:42vouloir le regarder en face
00:44:43le vivre ensemble
00:44:44quand vous avez
00:44:44des attroupements
00:44:45de jeunes
00:44:46qui ont moins de 20 ans
00:44:48qui sont tous
00:44:49comme par hasard
00:44:50avec des baskets noires
00:44:51des jogging noirs
00:44:52et une capuche sur la tête
00:44:53et qu'on ne les interpelle pas
00:44:55pour les arrêter
00:44:55en début de soirée
00:44:56si vous voulez
00:44:57moi je fais partie des gens
00:44:57qui ne comprennent plus
00:44:58comment on fonctionne
00:44:59il faut arrêter
00:44:59il faut arrêter
00:45:00les gens qui font ça
00:45:02ils sont repérables
00:45:03identifiables
00:45:04immédiatement
00:45:04pourquoi on ne les interpelle pas
00:45:06parce qu'il n'y a pas
00:45:06de réponse pénale derrière
00:45:07parce que les policiers
00:45:08n'ont pas reçu l'ordre
00:45:09on est dans une faiblesse absolue
00:45:11dans laquelle règne l'impunité
00:45:13il faudra changer ça
00:45:14tôt ou tard
00:45:14on ne peut pas continuer
00:45:15à vivre comme ça
00:45:15ce n'est pas vivre ensemble
00:45:17il faudrait dire
00:45:18c'est vivre français
00:45:19c'est vivre républicain
00:45:20parce que
00:45:21ce que l'on voit là
00:45:22revenons par exemple
00:45:23à l'éducation nationale
00:45:24où maintenant
00:45:25la plupart des profs
00:45:26se taisent
00:45:27se soumettent
00:45:28donc le grand défi
00:45:29ce n'est pas le vivre ensemble
00:45:30le grand défi
00:45:31c'est le vivre français
00:45:32le vivre républicain
00:45:33le vivre nos valeurs communes
00:45:35c'est ça le grand enjeu
00:45:36vivre ensemble
00:45:37c'est vraiment une formule
00:45:39passe-partout
00:45:39mais qu'aujourd'hui
00:45:40recouvre quelle réalité
00:45:41bon
00:45:42on va conclure
00:45:44cette seconde partie
00:45:45ce que je vous propose
00:45:46alors ce n'est pas
00:45:47ni l'avocat
00:45:48ni le général
00:45:49ni le chef d'entreprise
00:45:51et vous pouvez rester
00:45:52d'ailleurs avec nous
00:45:53Benoît Grémard
00:45:54mais je vous propose
00:45:55d'être le citoyen
00:45:57face à l'antavirus
00:45:58on aura un médecin
00:46:00beaucoup de français
00:46:00se posent des questions
00:46:01on va poser
00:46:02toutes les questions
00:46:04face à cette nouvelle
00:46:06épidémie
00:46:07qui s'annonce
00:46:07alors faut-il s'en inquiéter
00:46:08ou non
00:46:09on en parle dans un instant
00:46:14et de retour
00:46:15sur le plateau
00:46:16de 100% politique
00:46:18alors nous accueillons
00:46:19sur ce plateau
00:46:21le docteur Bruno Megerman
00:46:23bonsoir
00:46:24vous êtes chef du service
00:46:25de réanimation
00:46:26à l'hôpital
00:46:26Larry Boisière
00:46:27et dans un instant
00:46:28nous allons avoir
00:46:29l'occasion
00:46:30de vous poser
00:46:30toutes les questions
00:46:31sur ce nouveau virus
00:46:32qui est apparu
00:46:33l'antavirus
00:46:34est-ce qu'il faut
00:46:35s'inquiéter
00:46:35d'une épidémie mondiale
00:46:36on se posera la question
00:46:37dans un instant
00:46:38on vous entendra
00:46:39après le professeur
00:46:40Christian Bréchot
00:46:41vice-président du
00:46:42Global Virus Network
00:46:43qui sera également
00:46:44en liaison avec nous
00:46:45mais avant
00:46:4623h sur CNews
00:46:48Isabelle Piboulot
00:46:49est avec nous
00:46:49Isabelle le Flash Info
00:46:53Donald Trump
00:46:55juge totalement inacceptable
00:46:56la réponse de l'Iran
00:46:58faite par l'intermédiaire
00:46:59du Pakistan
00:47:00pour mettre fin
00:47:01au conflit
00:47:01au Moyen-Orient
00:47:02réaction du président
00:47:04américain
00:47:04sur Trousse Social
00:47:05la réponse iranienne
00:47:06étant axée
00:47:07sur la fin de la guerre
00:47:08y compris au Liban
00:47:09et sur la garantie
00:47:10de la sécurité
00:47:11de la navigation maritime
00:47:13Emmanuel Macron
00:47:14lui clarifie
00:47:15la position de la France
00:47:16il n'a jamais été question
00:47:18d'un déploiement militaire
00:47:19dans le détroit d'Hormuz
00:47:20mais on se tient prêt
00:47:22à déclarer le président français
00:47:23depuis Nairobi
00:47:24où est organisé
00:47:25le sommet France-Afrique
00:47:27une réponse à l'Iran
00:47:28qui a menacé Paris
00:47:29d'une riposte décisive
00:47:31et immédiate
00:47:31en cas de présence
00:47:33dans le détroit stratégique
00:47:34et puis Narges Mouamadi
00:47:36libéré sous caution
00:47:37par les autorités iraniennes
00:47:39la lauréate 2023
00:47:41du prix Nobel de la paix
00:47:42doit recevoir
00:47:43un traitement médical
00:47:44à Téhéran
00:47:45Narges Mouamadi
00:47:46y a été transféré
00:47:48après 10 jours
00:47:49d'hospitalisation
00:47:50à Zanjan
00:47:51dans le nord de l'Iran
00:47:52où elle purgeait sa peine
00:47:54ces derniers jours
00:47:55son état de santé
00:47:56s'était grièvement détérioré
00:47:58Merci beaucoup Isabelle
00:48:00à minuit
00:48:00c'est l'édition de la nuit
00:48:01avec vous à tout à l'heure
00:48:02alors une paisible croisière
00:48:04vous avez certainement lu
00:48:05cette information
00:48:05est devenue un foyer
00:48:07limité d'épidémie
00:48:08et un virus au coeur
00:48:09des interrogations
00:48:10l'antavirus
00:48:11la France
00:48:12et bien elle est désormais
00:48:13concernée
00:48:13puisque l'un des 5 français
00:48:14rapatriés aujourd'hui
00:48:16par avion
00:48:16après avoir été évacués
00:48:17d'un navire
00:48:18le MV Onlius
00:48:20et bien il présente
00:48:21des symptômes
00:48:22c'est ce que nous a annoncé
00:48:22le premier ministre
00:48:23Sébastien Lecornu
00:48:24cet après-midi
00:48:25sur les réseaux sociaux
00:48:26on fait le point
00:48:27sur les dernières informations
00:48:29avec Chloé Tarka
00:48:30et puis nous irons
00:48:31dans les détails
00:48:32on posera toutes les questions
00:48:33que vous vous posez
00:48:34peut-être ce soir
00:48:35est-ce qu'il faut s'inquiéter
00:48:37visiblement
00:48:37à côté de moi
00:48:38le docteur Megermann
00:48:40est à l'air assez serein
00:48:41donc on va voir tout cela
00:48:42dans un instant
00:48:43mais avant
00:48:43Chloé Tarka
00:48:45ils ont été rapatriés
00:48:47sous haute surveillance sanitaire
00:48:49les 5 français
00:48:51doivent désormais
00:48:52rester en quarantaine
00:48:53pendant 72 heures
00:48:54à l'hôpital Bichat
00:48:55à Paris
00:48:56mais ce dimanche
00:48:57l'inquiétude
00:48:58est montée d'un cran
00:48:59sur X
00:49:00le premier ministre
00:49:01Sébastien Lecornu
00:49:02a annoncé
00:49:03que l'un d'entre eux
00:49:04présentait des symptômes
00:49:05invitée du 20h de France 2
00:49:07la ministre de la Santé
00:49:08Stéphanie Riste
00:49:09a apporté des précisions
00:49:11nous prenons avec le premier ministre
00:49:14des mesures très strictes
00:49:16les plus strictes
00:49:17de la zone européenne
00:49:18pour protéger les français
00:49:20avec un isolement
00:49:22en plusieurs étapes
00:49:23un isolement
00:49:24qui dans les premiers jours
00:49:26sera à l'hôpital
00:49:27pour faire
00:49:27la batterie d'examens
00:49:29qui sont nécessaires
00:49:30les tests
00:49:31les tests génétiques
00:49:33la PCR
00:49:33pour avoir les résultats
00:49:35et nous verrons
00:49:36dans les jours qui viennent
00:49:37les modalités
00:49:38de l'isolement
00:49:39qui durera 42 jours
00:49:40un isolement strict
00:49:42est rythmé
00:49:42par des analyses médicales
00:49:44ils vont être
00:49:45dans une chambre
00:49:45dans laquelle
00:49:46on va éviter
00:49:46tout contact
00:49:47avec d'autres personnes
00:49:49pour éviter une transmission
00:49:50leur quotidien
00:49:50entre prise de storm
00:49:52prélèvement
00:49:52pour vérifier
00:49:53qu'il n'est rien
00:49:53il faut espérer
00:49:54pour eux
00:49:54qu'il n'y ait pas de symptômes
00:49:55et que normalement
00:49:56tout devrait bien se passer
00:49:56la ministre de la Santé
00:49:58a ajouté
00:49:59qu'il fallait attendre
00:50:0024 heures
00:50:01pour déterminer
00:50:02si le patient
00:50:02présentant des symptômes
00:50:03est bien contaminé
00:50:05par cet antivirus
00:50:06alors nous allons retrouver
00:50:08le professeur
00:50:09Christian Brechot
00:50:10qui est vice-président
00:50:11du Global Virus Network
00:50:12ancien directeur général
00:50:14de l'INSERB
00:50:15et de l'Institut Pasteur
00:50:18et également professeur
00:50:19à l'université
00:50:20de Floris Sud
00:50:21bonsoir professeur
00:50:23merci d'avoir accepté
00:50:24notre invitation
00:50:25bonsoir
00:50:26pour démarrer
00:50:27l'antavirus
00:50:28ce nouveau virus
00:50:30on entend son nom
00:50:31depuis quelques jours
00:50:32maintenant
00:50:32est-ce qu'il est connu
00:50:34des professionnels
00:50:35de la santé ?
00:50:37oui absolument
00:50:38ce virus a été découvert
00:50:39dans les années
00:50:40en 1976
00:50:41en fait
00:50:42en Corée du Sud
00:50:43son nom vient
00:50:44d'une rivière
00:50:45en fait
00:50:46près de laquelle
00:50:47a été mis en évidence
00:50:49des cas infectés
00:50:50c'est un virus
00:50:51qu'on connaît bien
00:50:53c'est un virus
00:50:55qui dans la souche
00:50:57qui nous concerne
00:50:58aujourd'hui
00:50:59donne des infections
00:51:00sévères
00:51:01puisqu'il peut y avoir
00:51:02jusqu'à 30-40%
00:51:03de décès
00:51:03et que malheureusement
00:51:043 personnes
00:51:05sont décédées
00:51:06mais clairement
00:51:07et je pense que
00:51:08c'est le sujet majeur
00:51:09il faut qu'on trouve
00:51:10l'équilibre
00:51:11entre le fait
00:51:12que c'est important
00:51:13il faut s'en occuper
00:51:15les mesures d'isolement
00:51:16on va y revenir
00:51:16sont parfaitement justifiées
00:51:18mais inversement
00:51:20ça n'a rien à voir
00:51:21avec la Covid-19
00:51:23et on n'est pas du tout
00:51:25à l'aube
00:51:25d'une épidémie massive
00:51:27et encore moins
00:51:28d'une pandémie
00:51:30mais c'est un virus
00:51:30qu'on connaît
00:51:31avec des souches
00:51:33qui sont moins sévères
00:51:34qui sont celles
00:51:35qu'on trouve plus en Asie
00:51:36où les cas sont assez fréquents
00:51:37et aussi en Europe
00:51:38et en Afrique
00:51:39et puis des souches
00:51:40plus sévères
00:51:41comme celles dont il s'agit
00:51:43le virus des Andes
00:51:44le virus Andes
00:51:46qui a son origine
00:51:47plutôt en Argentine
00:51:48et au Chili
00:51:49et qui manifestement
00:51:50maintenant on en est sûr
00:51:51est à l'origine
00:51:52de cette petite épidémie
00:51:54et c'est un virus
00:51:56grave en fait
00:51:57mais qui
00:51:58dont la transmission
00:51:59interhumaine
00:52:00est franchement rare
00:52:02mais il y a des cas
00:52:03la preuve
00:52:04il y avait déjà eu
00:52:05en 2018
00:52:06une épidémie
00:52:06avec 34 cas
00:52:08je crois
00:52:08et malheureusement
00:52:0911 décès
00:52:10mais ça a toujours
00:52:11été très limité
00:52:12cette transmission
00:52:13se fait par des contacts
00:52:15vraiment rapprochés
00:52:16par voie respiratoire
00:52:18essentiellement
00:52:18mais aussi
00:52:19par contact direct
00:52:21donc il faut
00:52:22prendre ça
00:52:23très au sérieux
00:52:24je pense encore une fois
00:52:25que les mesures d'isolement
00:52:26qui sont prises en France
00:52:27comme aux Etats-Unis
00:52:28et dans d'autres pays
00:52:29sont parfaitement justifiées
00:52:31mais il n'y a absolument
00:52:32pas de panique
00:52:33à avoir
00:52:33donc ce que vous nous dites
00:52:35pour résumer
00:52:35avant de vous libérer
00:52:36professeur
00:52:37c'est que la situation
00:52:38n'est pas comparable
00:52:39à celle que l'on a pu connaître
00:52:41au début
00:52:42du Covid
00:52:44et à cette heure
00:52:45il ne faut pas craindre
00:52:46une épidémie mondiale
00:52:47voilà ce que l'on peut retenir
00:52:48en tout cas
00:52:49de votre prise de parole
00:52:51absolument
00:52:52absolument
00:52:54merci beaucoup
00:52:55professeur
00:52:56pour ce premier éclairage
00:52:57éclairage qu'on va continuer
00:52:58chers amis téléspectateurs
00:53:00avec vous
00:53:01notamment
00:53:02docteur Bruno Megarman
00:53:03on va vous poser
00:53:05toutes les questions
00:53:05n'hésitez pas
00:53:06Marc Varnot
00:53:07général Bertrand Cavalier
00:53:08Olivier Pardot
00:53:08on a la chance d'avoir
00:53:09un médecin autour de cette table
00:53:10donc on va vous poser
00:53:11toutes les questions possibles
00:53:13avant on va réécouter
00:53:14la ministre de la Santé
00:53:15qui a pris la parole
00:53:16ce soir
00:53:17et qui a donné
00:53:18des précisions
00:53:19notamment
00:53:20sur les mesures
00:53:21de confinement
00:53:25nous prenons
00:53:26avec le premier
00:53:26avec le premier ministre
00:53:28des mesures
00:53:29très strictes
00:53:30les plus strictes
00:53:31de la zone européenne
00:53:32pour
00:53:33protéger les français
00:53:34en considérant
00:53:35parce que c'est tout au début
00:53:36de l'épidémie
00:53:37que ça se joue
00:53:38qu'il faut
00:53:39briser les chaînes
00:53:40de transmission
00:53:41du virus
00:53:41un isolement
00:53:43qui dans les premiers jours
00:53:44sera à l'hôpital
00:53:45pour faire
00:53:46la batterie d'examens
00:53:47qui sont nécessaires
00:53:48les tests
00:53:49les tests génétiques
00:53:51la PCR
00:53:52pour avoir les résultats
00:53:53et nous verrons
00:53:54dans les jours
00:53:55qui viennent
00:53:55les modalités
00:53:57de l'isolement
00:53:57qui durera 42 jours
00:53:59donc docteur
00:54:01pour bien comprendre
00:54:01là les 5 personnes
00:54:02vont se déplacer
00:54:04à l'institut Pasteur
00:54:05il va y avoir
00:54:05des tests
00:54:06à partir de là
00:54:07ceux qui sont
00:54:08asymptomatiques
00:54:09rentrent chez eux
00:54:11restent 45 jours
00:54:12c'est bien cela
00:54:13alors en fait
00:54:14les 5 personnes
00:54:15pour le moment
00:54:17pendant 72 heures
00:54:18vont rester
00:54:19à l'hôpital
00:54:20Bichat
00:54:20donc ils ne vont pas
00:54:21du tout
00:54:21se déplacer
00:54:21à l'institut Pasteur
00:54:22par contre
00:54:23effectivement
00:54:23ils vont subir
00:54:24une batterie de tests
00:54:25dont des tests
00:54:27génomiques
00:54:27et les tubes
00:54:29pourraient se déplacer
00:54:31vers l'institut Pasteur
00:54:32pour être analysés
00:54:33première question
00:54:35on a préparé
00:54:35des beaux cartons
00:54:36pour accompagner
00:54:37cet échange
00:54:38comment se transmet
00:54:40le virus
00:54:41alors c'était
00:54:42pas le bon carton
00:54:43comment se transmet
00:54:43le virus
00:54:44alors donc
00:54:45la famille
00:54:46des antivirus
00:54:47et ce sont
00:54:50des virus
00:54:50qui ont
00:54:52pour réservoir
00:54:53naturel
00:54:53le rongeur
00:54:54différents types
00:54:55de rongeurs
00:54:55et donc la transmission
00:54:57principale
00:54:58se fait
00:54:59du rongeur
00:55:00à l'homme
00:55:00par l'intermédiaire
00:55:02d'air
00:55:04contaminé
00:55:05par des particules
00:55:07d'excréments
00:55:08ou d'urines
00:55:09venant
00:55:10de l'animal
00:55:10donc en fait
00:55:11ça concerne
00:55:12essentiellement
00:55:12des personnes
00:55:13qui ont des activités
00:55:13forestières
00:55:15agricoles
00:55:16ou des touristes
00:55:17comme ici
00:55:18qui vont aller
00:55:19dans des cabanons
00:55:20des endroits
00:55:20ou infester
00:55:22de rats
00:55:22porteurs
00:55:23des antivirus
00:55:24donc la contamination
00:55:26est du rat
00:55:27vers l'homme
00:55:29néanmoins
00:55:29voilà
00:55:30c'est ce qui s'est passé
00:55:31pour le patient
00:55:31zéro
00:55:32néanmoins
00:55:33pour une souche
00:55:34une seule souche
00:55:35parmi les 53
00:55:36que l'on connaît
00:55:37pour antivirus
00:55:38la souche
00:55:39andès
00:55:39il existe
00:55:41une transmission
00:55:41interhumaine
00:55:42possible
00:55:43c'est-à-dire
00:55:43une fois
00:55:43qu'un homme
00:55:45a été contaminé
00:55:45par le rat
00:55:46il peut
00:55:47transmettre
00:55:48l'antivirus
00:55:49à d'autres humains
00:55:50mais à ce moment-là
00:55:51il faut des contacts
00:55:52relativement proches
00:55:53généralement
00:55:54c'est dans sa famille
00:55:55proche
00:55:56les personnes
00:55:56qui partagent
00:55:57la chambre
00:55:58à coucher
00:55:58le repas
00:56:00c'est pas tellement
00:56:01des personnes
00:56:02qu'il rencontre
00:56:03dans un transport
00:56:04en commun
00:56:05ça rejoint
00:56:05la question suivante
00:56:07est-il très contagieux
00:56:08ce virus
00:56:09alors
00:56:09il est très peu contagieux
00:56:11et comme je l'ai expliqué
00:56:13ça n'est que pour la souche
00:56:14andès
00:56:14qu'il est connu
00:56:15des transmissions
00:56:16interhumaines
00:56:16quels sont les symptômes
00:56:18les symptômes
00:56:19vous êtes
00:56:20les pauvres français
00:56:22il y a un français
00:56:22qui a commencé
00:56:23à se sentir mal
00:56:24c'est quoi
00:56:25c'est une grippe
00:56:26alors en fait
00:56:26il faut bien savoir
00:56:27que les antivirus
00:56:29sont des virus
00:56:30connus depuis longtemps
00:56:31il en existe
00:56:32partout dans le monde
00:56:33mais cette souche
00:56:34des Zendes
00:56:35n'existe
00:56:35qu'en Amérique du Sud
00:56:37et donc en fait
00:56:39il y a deux grandes formes
00:56:40d'infections
00:56:41par les antivirus
00:56:42il y a la forme
00:56:44dite
00:56:44de l'ancien monde
00:56:46c'est-à-dire
00:56:46celle que l'on rencontre
00:56:47en Europe
00:56:48donc en France
00:56:49il y a à peu près
00:56:50une petite centaine
00:56:51de cas annuellement
00:56:52en France
00:56:53et ça
00:56:54c'est une forme
00:56:55on va dire
00:56:56moins grave
00:56:57qui se traduit
00:56:58essentiellement
00:56:58par une fièvre
00:56:59hémorragique
00:57:00avec une insuffisance
00:57:02rénale
00:57:02la létalité
00:57:03est très faible
00:57:04de l'ordre
00:57:04de 0,5%
00:57:05et puis il y a la forme
00:57:07du nouveau monde
00:57:09c'est-à-dire
00:57:09contracté
00:57:10en Amérique
00:57:11qui elle
00:57:12est beaucoup plus grave
00:57:13puisque ces virus
00:57:15ont un tropisme
00:57:16pour le cœur
00:57:17et le poumon
00:57:18et donc ça va être
00:57:19responsable
00:57:19d'une insuffisance
00:57:20respiratoire
00:57:21et d'une insuffisance
00:57:22cardiaque aiguë
00:57:24avec un risque
00:57:25évidemment
00:57:25d'arrêt cardiaque
00:57:26brutal
00:57:27et de décès
00:57:27et la létalité
00:57:28est de l'ordre
00:57:29de 40 à 50%
00:57:30il y a un traitement
00:57:31un vaccin
00:57:34alors pour tout
00:57:35un type d'infection
00:57:36virale
00:57:36il y a des traitements
00:57:37mais ce qu'on appelle
00:57:38des traitements
00:57:39symptomatiques
00:57:39c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:57:40de traitement
00:57:41antiviral spécifique
00:57:43on ne traite pas
00:57:44la cause
00:57:45de la maladie
00:57:45par contre
00:57:46on traite
00:57:46les symptômes
00:57:48donc si vous avez
00:57:49du mal à respirer
00:57:50on va vous donner
00:57:50de l'oxygène
00:57:51on va éventuellement
00:57:52vous mettre
00:57:52en assistance respiratoire
00:57:53on va vous donner
00:57:54des médicaments
00:57:55pour faire fonctionner
00:57:56votre coeur
00:57:56on va vous faire
00:57:57une dialyse
00:57:58si vous avez
00:57:58un problème de rein
00:57:59on va vous donner
00:58:00des facteurs
00:58:00de la coagulation
00:58:01etc
00:58:02vous voyez
00:58:02donc on va essayer
00:58:03de donner
00:58:04des tas de traitements
00:58:05le temps
00:58:06que le virus
00:58:07s'arrête de se répliquer
00:58:09car le système immunitaire
00:58:11va maîtriser
00:58:12l'infection virale
00:58:13et à ce moment-là
00:58:14la personne va guérir
00:58:14Marc Varnot
00:58:16a une question peut-être
00:58:17ou une réflexion
00:58:18à partager
00:58:19juste une question
00:58:20une question réflexion
00:58:21à partir du moment
00:58:22où c'est pas contagieux
00:58:23c'est très peu contagieux
00:58:26ou rarement contagieux
00:58:28est-ce que le fait
00:58:29d'en parler autant
00:58:30ne risque pas
00:58:32d'alimenter
00:58:32tout ce qui est
00:58:33son complotiste
00:58:34fake news
00:58:35et tout ce qui va avec
00:58:37et est-ce qu'on risque pas
00:58:37en réalité
00:58:38par souci d'information
00:58:40de nourrir une machine
00:58:41qu'on a connue
00:58:42pendant le Covid
00:58:43où certains vont se dire
00:58:44voilà venu mon temps
00:58:45de la célébrité
00:58:46je vais prétendre
00:58:47que ce virus
00:58:48est très contagieux
00:58:49comme ça au moins
00:58:49on va parler de moi
00:58:50alors c'est passionnant
00:58:51et c'est pour ça
00:58:52que le docteur est là
00:58:53ce soir
00:58:53vous avez tout à fait raison
00:58:55vous avez tout à fait raison
00:58:56c'est vrai que même nous
00:58:57on est surpris
00:58:58par l'importance
00:58:59de cette information
00:59:00et de la façon
00:59:01dont elle est présentée
00:59:02dans les médias
00:59:02le problème ici
00:59:04c'est qu'il y a eu
00:59:04on va dire
00:59:05un foyer épidémique
00:59:07tout à fait particulier
00:59:08c'est-à-dire
00:59:09un navire
00:59:11avec des infections
00:59:12qui rappellent un peu
00:59:12le début de la Covid
00:59:14et puis surtout
00:59:14il y a 25 nationalités
00:59:16différentes
00:59:17de personnes
00:59:18dans ce navire
00:59:19et donc évidemment
00:59:20malgré tout
00:59:20que l'on veuille ou pas
00:59:21un risque
00:59:23peut-être un peu théorique
00:59:24que si ces personnes
00:59:26se trouvent infectées
00:59:27et qu'elles partent
00:59:29dans les 25 différents pays
00:59:31et bien ça puisse générer
00:59:32alors pas une pandémie
00:59:34à nouveau
00:59:34puisque le mode
00:59:35de contamination
00:59:35est différent
00:59:36mais quand même
00:59:36des petits foyers épidémiques
00:59:38à droite à gauche
00:59:38et évidemment
00:59:40il faut absolument
00:59:41prendre le problème
00:59:42à la source
00:59:43d'où toutes ces mesures drastiques
00:59:45d'où l'intervention
00:59:46de l'OMS
00:59:47mais il faut savoir
00:59:47que tous les ans
00:59:49en Amérique du Sud
00:59:51il y a à peu près
00:59:51une petite centaine
00:59:53de cas d'infections
00:59:54par ce virus
00:59:55mais personne n'en parle
00:59:56Donc le professeur
00:59:58Christian Chobot
00:59:59quand il dit
00:59:59ne vous inquiétez pas
01:00:01il n'y aura pas
01:00:01d'épidémie mondiale
01:00:02vous rejoignez
01:00:03effectivement
01:00:04Oui tout à fait
01:00:04c'est à dire que
01:00:05en fait la crainte
01:00:07c'est pas qu'il y ait
01:00:07une pandémie
01:00:08comme la Covid
01:00:09mais qu'il y ait
01:00:10des petits foyers épidémiques
01:00:12qui se retrouvent
01:00:13dans une zone
01:00:14qui n'est pas
01:00:15une zone habituelle
01:00:17de ce virus
01:00:17et qui puissent
01:00:20éventuellement
01:00:21toucher certaines personnes
01:00:22car à nouveau
01:00:23c'est une infection grave
01:00:24puisque jusqu'à preuve
01:00:25du contraire
01:00:26on a eu malheureusement
01:00:28un risque
01:00:28de mourir
01:00:29une fois sur deux
01:00:31Parce que c'est vrai
01:00:32que sur les réseaux sociaux
01:00:33on regarde tous
01:00:34les réseaux sociaux
01:00:35et beaucoup de Français
01:00:35se disent
01:00:36c'est bon
01:00:36ils vont nous refaire le coup
01:00:37le coup de la peur
01:00:39etc.
01:00:40On n'est pas dans ce schéma là
01:00:41Pas du tout
01:00:42Olivier Pardo
01:00:42Général Bertrand Cavalli
01:00:43Il y a des questions
01:00:44Olivier Pardo
01:00:44me sera vacciné d'ailleurs
01:00:45C'est intéressant
01:00:48Moi j'ai une question
01:00:50vous avez été très clair
01:00:51sur ce virus
01:00:53qu'est-ce qui reste
01:00:54du Covid aujourd'hui
01:00:55de la Covid
01:00:55pardon
01:00:56aujourd'hui
01:00:57parce qu'au fond
01:00:58on a été tous sidérés
01:01:00par ce qui s'est passé
01:01:01avec la Covid
01:01:02la France était à l'arrêt
01:01:03je n'ai jamais vu
01:01:04je ne vous refais pas l'histoire
01:01:06et aujourd'hui
01:01:08on n'en entend plus parler
01:01:10alors est-ce que ça existe toujours
01:01:12est-ce que c'est dangereux
01:01:13est-ce qu'il faut se faire vacciner
01:01:14quelles sont vos recommandations ?
01:01:17Alors le SARS-CoV-2 existe toujours
01:01:19il circule avec des petites épidémies saisonnières
01:01:24généralement au même moment que la grippe
01:01:27donc à l'entrée de l'hiver
01:01:28il est responsable d'hospitalisation
01:01:33notamment de personnes âgées
01:01:34ou de personnes porteuses de comorbidités immunodéprimées
01:01:38et annuellement
01:01:39il est responsable
01:01:40d'un certain nombre de décès
01:01:43mais évidemment
01:01:44il n'a plus du tout le caractère
01:01:46qu'il avait
01:01:47au moment de son arrivée de Chine
01:01:50et donc aujourd'hui
01:01:51c'est un virus beaucoup moins virulent
01:01:53qui est uniquement sous sa forme Omicron
01:01:56donc les virus initiaux
01:01:57ont totalement disparu
01:01:58de la surface de la planète
01:01:59en fait le virus a changé
01:02:02grâce au mur d'immunité
01:02:05qui a été dressé devant lui
01:02:07de façon brutale et massive
01:02:10par la vaccination
01:02:11en fait si la vaccination
01:02:12a eu un intérêt
01:02:13et si on a pu la faire
01:02:16de façon extensive et rapide
01:02:18c'est pour dresser un mur
01:02:21sur lequel a buté
01:02:23la réplication du virus
01:02:25et il a probablement
01:02:27ça a probablement facilité
01:02:29sa transformation vers une forme moins virulente
01:02:31je sens qu'Olivier parle
01:02:32à vous poser
01:02:33mais général Becran
01:02:34qui n'a pas encore
01:02:36qui ne s'est pas encore
01:02:37la réplication
01:02:37parce que bon
01:02:38c'est dramatique certes
01:02:39mais quand on voit
01:02:40la complosphère
01:02:41quand on voit
01:02:41les réseaux sociaux
01:02:42quand on voit
01:02:43cette peur
01:02:44qui envahit une partie
01:02:45de l'opinion publique
01:02:46moi je suis saisi
01:02:48du décalage
01:02:49entre cette affaire-là
01:02:50qui est préoccupante
01:02:52et des problèmes majeurs
01:02:53qui touchent notre société
01:02:54notamment la drogue
01:02:56notamment les addictions
01:02:59le tabagisme
01:02:59etc
01:03:00et le ministre de la santé
01:03:01ne vient pas
01:03:01c'est ce que vous nous dites
01:03:02là on a 5 personnes contaminées
01:03:04et face à des problématiques
01:03:05beaucoup plus importants
01:03:05quand je vois la jeunesse de France
01:03:06qui est frappée
01:03:07jeunesse d'Europe
01:03:08aux Etats-Unis
01:03:09c'est 80 000 morts par an
01:03:11c'est un impact énorme
01:03:13sur les forces livres
01:03:13il y a des drames derrière ça
01:03:15mais c'est pas aux politiques
01:03:17que j'en veux
01:03:17c'est cette union publique
01:03:19qui commence à rentrer
01:03:20dans une forme d'angoisse
01:03:22alors qu'il y a d'autres problèmes
01:03:23qui me semblent majeurs
01:03:24la Covid
01:03:25on a ses 1000 milliards
01:03:26la lutte contre la drogue
01:03:29combien engageons-nous
01:03:30ce qui me semble
01:03:31cher docteur
01:03:32ce qui me semble
01:03:33un défi majeur
01:03:35pour notre société
01:03:35d'un point de vue médical
01:03:36certes
01:03:37mais au-delà
01:03:37vous avez raison
01:03:38la drogue est un problème
01:03:39extrêmement important
01:03:41mais on va dire
01:03:42se préoccuper de la drogue
01:03:43et d'autres pathologies
01:03:45de santé publique
01:03:46n'empêche pas
01:03:47que de prendre
01:03:48les mesures nécessaires
01:03:49qui s'imposent ici
01:03:50pour
01:03:51évidemment
01:03:54qui s'imposent à nous
01:03:55pour limiter
01:03:56toute extension
01:03:57de cette infection
01:03:58le sujet c'est la médiatisation
01:03:59finalement
01:04:00le vrai sujet
01:04:01c'est la médiatisation
01:04:02de la même façon
01:04:03que si on a un refus
01:04:03d'obtempérer ce soir dans Paris
01:04:04et qu'une voiture
01:04:05tombe dans la Seine
01:04:05demain on en parlera
01:04:07parce que l'image
01:04:07sera saisissante
01:04:08à partir du moment
01:04:09où on avait une croisière
01:04:10avec un virus qui est connu
01:04:11qui n'est pas ultra dangereux
01:04:12d'après ce que j'ai compris
01:04:13il se transmet difficilement
01:04:14et bien oui
01:04:14tout de suite
01:04:15ça fait une belle photo
01:04:16voilà
01:04:16d'où l'importance aussi
01:04:18pour nous journalistes
01:04:19d'informer
01:04:20d'informer sans paniquer
01:04:21de faire venir
01:04:22les bonnes personnes
01:04:23de manière juste
01:04:25de ne pas tomber
01:04:27parce qu'on le voit
01:04:27ça inquiète
01:04:28et c'est vrai
01:04:29ça inquiète beaucoup
01:04:30les français
01:04:30parce qu'on a tous en tête
01:04:31les années Covid
01:04:32c'était absolument épouvantable
01:04:34pour tout le monde
01:04:36et le fait peut-être
01:04:37de revoir aussi
01:04:38des médecins
01:04:38sur les plateaux télévisions
01:04:39ça rassure pas les français
01:04:40mais vous êtes là
01:04:41justement pour nous rassurer
01:04:42et vous nous avez rassurés
01:04:43il y a quand même
01:04:44une leçon politique
01:04:46du Covid
01:04:47et aujourd'hui
01:04:48il y a un enjeu
01:04:49il fallait selon vous
01:04:50que la ministre de la Santé
01:04:52s'exprime ce soir
01:04:53ça rassure
01:04:54ça panique
01:04:54de toute façon
01:04:55ce qui a été fait
01:04:55il fallait le faire
01:04:57oui je crois
01:04:57qu'il fallait prendre
01:04:58des décisions
01:04:59en fait
01:04:59quant aux modalités
01:05:00précises
01:05:02de maintien
01:05:03de ces personnes
01:05:04en isolement
01:05:04et je crois
01:05:06que fort de l'éclairage
01:05:08des autorités sanitaires
01:05:10de la direction générale
01:05:11de la santé
01:05:11de la COREB
01:05:12il fallait
01:05:14un mot politique
01:05:15et donc
01:05:16la ministre de la Santé
01:05:17a joué son rôle
01:05:18parfaitement
01:05:18pour
01:05:19on va dire
01:05:20affirmer
01:05:23la volonté
01:05:24de l'Etat
01:05:25de mettre
01:05:25les moyens
01:05:26qu'il faut
01:05:26pour limiter
01:05:27tout risque
01:05:28de propagation
01:05:29il y a des masques
01:05:30les stocks de masques
01:05:31sont au rendez-vous
01:05:32mais
01:05:32c'est pas le moment
01:05:33de parler du port de masques
01:05:34en vous étant
01:05:35non on n'en est pas du tout là
01:05:36non mais pas du tout
01:05:37vous voyez
01:05:37le point
01:05:39nous n'en sommes pas
01:05:40bien comprendre
01:05:41que ce virus
01:05:42ne circule pas
01:05:44n'existe pas
01:05:45dans la communauté
01:05:46à quelconque niveau
01:05:47que ce soit
01:05:48en Europe
01:05:49en Afrique
01:05:49en Asie
01:05:50il n'existe
01:05:51que
01:05:52en Amérique du Sud
01:05:53chez le RAS
01:05:55vous voyez
01:05:55donc ça n'a strictement
01:05:56rien à voir
01:05:56alors que
01:05:57quand la Covid
01:05:57d'être anxiogène
01:05:58quand on parle de masques
01:05:59alors qu'il n'y a pas
01:06:00d'une base d'équilibre
01:06:01non il n'y a pas
01:06:02de politique
01:06:02justement
01:06:03tout ce qui est fait là
01:06:04c'est pour éviter
01:06:05que le virus
01:06:06qui est éventuellement présent
01:06:08chez une personne
01:06:10symptomatique actuellement
01:06:11à l'hôpital Bichat
01:06:11ne sorte de l'hôpital Bichat
01:06:13mais en dehors
01:06:14de cette chambre là
01:06:15ce virus n'existe pas
01:06:17Juste une question
01:06:18pour en terminer
01:06:19avec le complotisme
01:06:21on voit énormément
01:06:22sur les réseaux sociaux
01:06:23tout un débat
01:06:25sur les vaccins
01:06:26notamment
01:06:27le vaccin anti-Covid
01:06:28est-ce qu'il y a
01:06:30aujourd'hui
01:06:30qu'on a du recul
01:06:31est-ce qu'il y a
01:06:32des maladies
01:06:33qui sont nées
01:06:33de ce vaccin
01:06:34est-ce qu'il y a eu
01:06:35des affaiblissements
01:06:37de cela
01:06:39ou pas
01:06:39ou est-ce que ce sont des
01:06:40Alors vous avez raison
01:06:41de se poser la question
01:06:42Vous avez raison
01:06:43C'est une question
01:06:47qui revient tout le temps
01:06:48Exactement
01:06:49A ce jour
01:06:50en dehors des effets
01:06:51initiaux du vaccin
01:06:52qui sont pour la majorité
01:06:54des effets
01:06:55de type
01:06:57réaction vaccinale
01:06:59post-vaccinale
01:06:59en dehors
01:07:02de certaines réactions
01:07:03qui miment
01:07:04certains effets
01:07:06du virus lui-même
01:07:07mais avec une incidence
01:07:09beaucoup plus faible
01:07:10il n'a pas été décrit
01:07:11de maladies
01:07:13on va dire
01:07:13nouvelles
01:07:14qui soient apparues
01:07:16à distance
01:07:16de la vaccination
01:07:18et le vaccin
01:07:19reste sûr
01:07:20d'ailleurs
01:07:20il est recommandé
01:07:21toujours
01:07:21pour les personnes
01:07:23les plus âgées
01:07:24pour éviter de mourir
01:07:25parce qu'on peut toujours
01:07:25mourir
01:07:26je le rappelle
01:07:26de la Covid-19
01:07:27pour le personnel
01:07:29soignant
01:07:29moi-même
01:07:30j'ai reçu
01:07:308 doses
01:07:31par exemple
01:07:32et je me porte
01:07:32très bien
01:07:33Vous avez l'air enfant
01:07:34Voilà
01:07:34Merci
01:07:36Un grand merci
01:07:37pour clore cette émission
01:07:39rassurez-vous
01:07:40chers amis téléspectateurs
01:07:41sous votre contrôle docteur
01:07:43il n'y a pas de problème
01:07:44pour le moment
01:07:45ce sont des mesures
01:07:46de précaution
01:07:46qui sont prises
01:07:47on ne sera pas confinés
01:07:48cet été
01:07:49rassurez-nous
01:07:50Non, nullement
01:07:51Nullement
01:07:52En tout cas
01:07:52un grand merci
01:07:53d'avoir pris le temps
01:07:54de nous répondre
01:07:55et merci à vous
01:07:57chers maîtres
01:07:58en général
01:07:58et Marc Varnot
01:07:59d'avoir joué le jeu aussi
01:08:00parce que
01:08:01au fond
01:08:02vous voyez
01:08:02nous avons tous
01:08:03des questions
01:08:03à vous poser
01:08:04vous étiez un petit peu inquiets
01:08:06comme citoyens
01:08:07publics
01:08:09Vous ne saurez pas confié
01:08:11en Bretagne
01:08:13Manuel Bompard
01:08:14dans un instant
01:08:14la grande interview
01:08:16alors Marc Varnot
01:08:17va rester pour regarder
01:08:18nous on s'en va
01:08:21Un grand merci
01:08:22puis ce sera Isabelle Piboulot
01:08:23ensuite
01:08:24merci à Coralie
01:08:25de la place
01:08:25de m'avoir aidé
01:08:26à préparer cette émission
01:08:27docteur
01:08:27un grand merci
01:08:28Merci à vous
01:08:28d'être venu tardivement
01:08:29sur notre antenne
01:08:30à très vite
01:08:31chers amis sur CNews
01:08:32100% politique
01:08:33Gauthier Le Brett
01:08:34demain le retour
01:08:35excellente semaine
01:08:37sur CNews
01:08:37à très vite
01:08:38Merci
01:08:39On va les rentrer
01:08:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:42Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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