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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04On est avec Véronique Jacquet, bien sûr, chère Véronique, bonsoir.
00:08Avec Joachim Lefloquimade, Olivier Vial et Éric Nolot.
00:13L'ultra-violence, l'ultra-violence jusque sur les terrains de football.
00:17Et on dit souvent qu'un terrain de football, ça peut être un miroir grossissant de la société.
00:23Quand vous avez une société ultra-violente,
00:26une violence juvénile de plus en plus présente dans notre société,
00:30ne vous étonnez pas du premier sujet que nous allons traiter ce soir.
00:34Puisqu'on va parler d'un garçon qui a 9 ans,
00:37qui participe à un tournoi de football avec ses copains, 9 ans,
00:40c'est dans le Nord-Pas-de-Calais.
00:42Et vendredi soir, lors de la finale, au coup de ses fées finales,
00:46il va être lynché par 5 garçons, 5 garçons de 9 à 10 ans,
00:52et il va être hospitalisé le soir même.
00:54Alors, je préviens les téléspectateurs,
00:56j'ai eu le président du club dans lequel il joue, Mathéo, au Chilémine.
01:03Il va bien.
01:04Samedi, il a pu rejouer et il a même marqué.
01:07Donc, on salue Mathéo, on est content pour lui.
01:09Mais imaginez un peu l'état d'esprit dans lequel,
01:12et le niveau de violence dans lequel on peut être.
01:15C'est catastrophique.
01:16Voyez le sujet.
01:17Il est signé Chloé Tarka.
01:21Il repart sous les applaudissements, mais sur un brancard.
01:25C'est ainsi que Mathéo, jeune footballeur de 9 ans,
01:28de l'association sportive au Chilémine,
01:31a terminé son tournoi vendredi.
01:33Selon le club du Pas-de-Calais, la rencontre face à une équipe de Creil,
01:37s'était pourtant déroulée normalement, jusqu'au coup de sifflet final.
01:41Alors que je pense que tout le monde allait se diriger vers la remise des coupes,
01:47le petit Mathéo se retrouve au milieu des joueurs de Creil.
01:52Il est bousculé, alors il rebouscule le joueur adverse qui l'a poussé.
01:57Et d'un seul coup, en fait, il est mis au sol, il est balayé.
02:01Mathéo reçoit alors plusieurs coups de pied à la tête et au corps.
02:05D'après le club, cinq jeunes joueurs de l'équipe adverse seraient impliqués.
02:09Pris en charge par les pompiers, le jeune garçon est transporté aux urgences.
02:13Une scène d'une violence inédite.
02:15Là, un tel déchaînement de violence sur des enfants de 9-10 ans,
02:20c'est du jamais vu et j'espère ne jamais le revoir.
02:23Le jeune joueur est finalement ressorti de l'hôpital avec plusieurs contusions,
02:27mais surtout un important choc psychologique selon ses proches.
02:31De son côté, l'AFC Creil a publié des excuses dans un communiqué.
02:35Aucun enfant ne doit vivre une telle situation dans le cadre d'un événement sportif.
02:39Le club prendra avec la plus grande fermeté
02:41toutes les mesures disciplinaires nécessaires à l'encontre des personnes concernées.
02:45Dans son communiqué, l'AFC Creil indique également qu'une enquête interne a été ouverte.
02:50Il faut comprendre que l'éducateur qui était présent sur le terrain du club de Creil,
02:54qui est intervenu puisqu'il était vraiment au plus près du lynchage,
02:58le club de Oshilemin a demandé à ce que les prénoms et les noms des garçons qui ont lynché Matteo
03:07soient donnés.
03:08Mais vendredi, il ne les a pas donnés.
03:10Le club vient de communiquer pour condamner ce qui s'est passé.
03:13On apporte aussi notre soutien au club parce que visiblement,
03:15ils sont victimes d'attaques sur les réseaux sociaux, d'insultes,
03:18comme s'il fallait généraliser tout, ce qui est scandaleux bien évidemment.
03:22Mais le niveau de violence, on parle d'un garçon de 9 ans, Éric Nolot.
03:26Voilà ce qui se passe aujourd'hui sur un terrain de football.
03:28– Non mais il n'y a aucun sport qui reflète aussi bien la société que le football
03:32et tous ceux qui sont impliqués dans ce milieu, qui s'y intéressent,
03:35vous diront que la violence n'a cessé d'augmenter.
03:38Alors dans les tribunes, autour du terrain,
03:40parce qu'il y a un sujet qui est souvent sous-traité,
03:42c'est la violence des parents qui pensent que leur gamin c'est Mbappé,
03:46que ça va être la richesse pour la famille au sens très large.
03:50Donc ils n'hésitent pas non seulement à insulter l'arbitre,
03:53mais les entraîneurs qui ne font pas jouer le jeune génie.
03:56La plupart du temps, il y a un seul Mbappé,
03:57et la plupart du temps, on n'en sont pas.
03:59Mais là sur le terrain, moi j'ai joué au foot très longtemps,
04:02j'ai vu des bagarres, je n'ai jamais entendu,
04:05je ne parle pas de gamin de 9 ans, je parle de joueur en général,
04:08je n'ai jamais entendu quelque chose qui dégénère à coups de pied dans la tête.
04:12Voilà, donc il y a vraiment une volonté de faire mal,
04:14il y a une violence qui est devenue une hyper-violence.
04:17Des coups de pied dans la tête, vous pouvez avoir des séquelles inimaginables.
04:20– Mais bien sûr, surtout pour un gamin de 9 ans,
04:23le président du club de la SOC, les mines qu'on salue bien sûr,
04:26et on salue tous les coéquipiers de Matteo,
04:29il me disait sur Europe 1 ce midi,
04:31depuis la crise Covid,
04:33une sorte d'échaînement de violence sur les terrains,
04:36et si je prends la parole aujourd'hui,
04:38c'est aussi pour dire, mais stop,
04:40là il va peut-être falloir se réveiller.
04:42On atteint des niveaux de violence
04:44qui sont inouïs sur les terrains de foot.
04:47Je vous propose de voir le communiqué de la Fédération française de football,
04:50qui a réagi ce soir,
04:53et qui dit,
04:55la Fédération a pris connaissance avec colère et indignation des événements
04:59s'étant déroulés à Creil dans l'Ouest ce week-end.
05:03Le football et le sport en général doivent rester des espaces
05:08dédiés aux jeux et aux plaisirs.
05:09De tels comportements violents doivent être condamnés.
05:11La FFF engagera les actions adaptées pour sanctionner ces comportements.
05:15Dans quelques jours, il y a la finale de la Coupe de France.
05:17Ce serait une belle image,
05:19mais là on est dans le symbole,
05:20mais les symboles sont aussi importants,
05:21de prendre toute l'équipe de l'ASO Chilémine,
05:24et notamment Mathéo,
05:25et de les inviter à la finale de la Coupe de France.
05:28Je vous propose d'écouter quelques réactions sur place,
05:30parce que je pense qu'il y a une erreur dans le communiqué,
05:32ça ne s'est pas passé à Creil.
05:33C'était l'équipe de Creil qui a été impliquée dans ce lynchage,
05:36mais ça s'est passé dans le Nord-Pas-de-Calais.
05:38Avant un réveil.
05:39Exactement.
05:40On s'est rendu sur place.
05:43Je pense qu'en fait,
05:44les mentalités ont bien changé par rapport aux années,
05:48enfin aux années,
05:48alors je ne suis pas forcément vieux,
05:49mais par rapport aux autres années.
05:51Et je pense que malheureusement,
05:52on a tout ce qui se passe aussi sur les réseaux sociaux,
05:55où on voit effectivement maintenant les violences
05:57qui sont même filmées assez régulièrement,
05:59et je pense que ça n'aide pas,
06:00donc c'est assez honteux,
06:01c'est assez honteux pour oublier que ça reste un sport,
06:03que ça reste un sport de loisirs.
06:05Le football, c'est du football pognon,
06:09on veut tout de suite que nos enfants soient recrutés par le PSG,
06:13par le Real de Madrid,
06:15et qu'ils gagnent des millions tout de suite,
06:17donc que ça crée des tensions dès le jeune âge,
06:21et ce n'est pas ce qu'il faut.
06:23D'abord, le foot, c'est d'abord un sport,
06:24un collectif,
06:25il faut enlever d'abord cette idée-là,
06:28la tête que le foot, c'est d'abord de l'argent.
06:31Et avant de vous donner la parole,
06:33et en écoutant ces témoignages,
06:35j'ai repensé à une chose.
06:36Daniel Riolo, qui est l'un des journalistes les plus informés
06:39sur le monde du sport,
06:40a eu le courage en 2013 de publier un livre
06:42qui s'appelle Racaille Football Club.
06:44Il y a donc 13 ans,
06:46ce livre a été vivement critiqué.
06:49Quoi ? Racaille Football Club ?
06:51Il a eu, et effectivement, je le disais,
06:54de vives critiques en expliquant que ça n'existait pas,
06:56ce niveau de violence,
06:57cette racaillisation du football.
06:59La même année, vous avez quel livre qui sort ?
07:01La France Orange Mécanique.
07:03Idem pour Laurent Auberton,
07:07expliquant qu'il était d'extrême droite,
07:08que c'était un homme qui soufflait sur les peurs,
07:11sur les fantasmes.
07:13On vit aujourd'hui, 12, 13 ans plus tard,
07:16dans une situation où la France est confrontée
07:18au quotidien à cette violence, Véronique Jacquet.
07:21Mais on a refusé peut-être de l'avoir.
07:23Non mais tout à fait,
07:23il y a une racaillisation du football
07:27chez les très très jeunes,
07:28jusqu'à présent, on avait vu ça
07:30à partir de 13, 15, 16 ans,
07:32parce qu'en plus, les garçons à cet âge-là
07:34peuvent changer physiquement.
07:36Donc il y a déjà les gros caïds,
07:37les gros costauds,
07:38et puis ceux qui se font facilement bousculer.
07:40Mais là, à l'âge de 9 ans,
07:42qu'est-ce que ça dit de notre société ?
07:44Qu'est-ce que ça dit aussi
07:44de la façon dont ils sont éduqués ?
07:46C'est évident que ceux qui ont lynché
07:48ce petit Mathéo
07:49ont pris du plaisir à le fracasser,
07:52employant les mots.
07:53Donc ça veut dire qu'à la maison,
07:55il n'y a pas de limite,
07:57qu'il y a une désinhibition totale
07:59par rapport à la violence.
08:00Donc ça veut dire qu'ils sont
08:01biberonnés à la violence.
08:03Sur les réseaux sociaux,
08:04sans doute aussi dans le climat familial.
08:06Alors il y a le maire de Creil qui a dit,
08:08le maire LFI,
08:09c'est un maire LFI de Creil
08:10qui a fustigé les députés de la nation
08:13en disant,
08:14vous vous emparez de ce sujet,
08:15c'est une façon de stigmatiser ma ville.
08:17Donc là encore,
08:17on est dans la culture de l'excuse.
08:19Qui a dit ça ?
08:20Le maire LFI de Creil.
08:23Oui, tout à fait.
08:24Il a dit qu'il voulait réfléchir
08:25à traiter ce problème
08:26de la violence dans le sport.
08:28On voit bien quand même
08:29que le nœud du problème
08:31est sociétal
08:32et il est aussi familial.
08:33Alors là,
08:33ce que vous avez dit est important.
08:34Vous avez dit
08:35qu'ils ont pris du plaisir.
08:36Ça peut choquer de dire
08:37une chose pareille,
08:38surtout qu'on n'est pas dans...
08:39À 9 ans,
08:39voilà où on en est.
08:40On ne sait pas
08:40s'ils ont pris du plaisir à le faire.
08:42En revanche,
08:42le président du club,
08:45donc d'Oshilemin,
08:46nous a raconté
08:47et témoigné,
08:47puisqu'il était présent sur place.
08:49Il nous dit
08:49qu'on a vécu
08:49une scène absolument folle
08:51où vous aviez
08:52le camion de pompier
08:53qui arrivait
08:54pour prendre Mathéo
08:56qui venait d'être victime
08:58du lynchage
08:58pendant que l'équipe
08:59était en train
09:00de célébrer
09:01le titre
09:02qu'il venait d'emporter.
09:03Écoutez le président.
09:05Il va beaucoup mieux.
09:07Il est sorti
09:07dans la soirée
09:08de vendredi
09:09de l'hôpital
09:10après avoir
09:11eu quelques contrôles.
09:13Il a d'ailleurs joué
09:14samedi matin
09:15parce qu'il tenait
09:15à honorer sa place
09:16pour le dernier match
09:17de championnat
09:18et il a marqué.
09:19Donc Mathéo va mieux.
09:20Depuis la période post-Covid,
09:21le football
09:22qui est le sport
09:22le plus populaire
09:23est un véritable défouloir
09:24et nous on dit stop.
09:26Là, c'est un enfant
09:27de 9 ans
09:27battu par d'autres enfants.
09:29C'est un degré de violence
09:30qui n'est jamais vu
09:31et surtout,
09:32la scène était lunaire.
09:34Vous aviez
09:34le camion de pompier
09:35qui arrive pour venir
09:36chercher le petit Mathéo.
09:37eux étaient derrière
09:38en train de célébrer
09:39leur victoire au tournoi
09:40en faisant des selfies
09:40avec la coupe
09:41à aucun sens moral
09:43et fair-play.
09:43Comment tu l'as pu célébrer
09:46la victoire
09:47en félicitant ses gamins
09:48alors que nous,
09:48le petit partait en brancard ?
09:50Et la dernière partie,
09:51c'est la plus importante,
09:52Olivier Vidal.
09:53Comment,
09:54alors qu'on a un gamin
09:55de 9 ans,
09:56sort sur un brancard
09:57avec sa mère
09:58qui est en larmes
09:58cette situation-là
10:00et vous avez d'autres gamins
10:01qui font des selfies
10:02heureux
10:03d'avoir remporté ce trophée ?
10:04Oui, parce qu'effectivement,
10:05je crois qu'il y a
10:05une vraie banalisation
10:07et ce n'est pas
10:09la ville de Creil
10:09en particulier
10:10parce que la Fédération
10:11française de foot,
10:12ça fait déjà plusieurs années
10:13qu'elle tire la sonnette d'alarme.
10:15Il y a environ 12 000
10:17agressions et incidents
10:18chaque année,
10:19240 par week-end
10:20et très souvent,
10:21on a ce système-là.
10:24Ils avaient même demandé
10:25à des spécialistes
10:25de se pencher là-dessus
10:26et qu'est-ce qu'on voit ?
10:27Parmi les raisons,
10:28c'est effectivement
10:29une forme de banalisation.
10:30En plus,
10:31chez les plus jeunes,
10:32cette violence-là,
10:32elle est effectivement
10:33déconnectée des conséquences.
10:35Ils n'imaginent même pas
10:36que taper effectivement
10:38un enfant à terre,
10:39ça puisse avoir
10:40des vraies conséquences.
10:41Il y a quelque chose
10:42de très virtuel pour eux
10:43et puis il y a un deuxième élément
10:45qui vient aussi aggraver tout ça,
10:48c'est qu'on sait
10:49que derrière le match de foot,
10:51le match de foot
10:52devient aussi quelquefois
10:53un enjeu de bataille territoriale.
10:55Ces deux équipes
10:56qui ont des fagnons,
10:57mais ces fagnons-là,
10:58aujourd'hui,
10:58elles sont reprises
10:59en dehors du quartier,
11:00en dehors du match de foot
11:01et donc on est obligé
11:02d'être solidaire
11:04des agresseurs
11:05quand on est membre
11:06d'une équipe
11:06parce qu'effectivement,
11:08autrement,
11:08il y a des conséquences
11:09dans le quartier.
11:10Ce qui est très important
11:10et là aussi,
11:11c'était un autre témoignage
11:12d'un entraîneur
11:13dans un club de Creil,
11:15c'était sur Europe 1 ce midi,
11:17il me disait
11:18certains clubs,
11:19pas forcément à Creil,
11:20mais dans certaines villes
11:20où il y a des quartiers sensibles,
11:22etc.,
11:22ils engagent parfois
11:24des sécurités privées
11:25pour que les matchs
11:26puissent se tenir le week-end.
11:28On parle du football amateur
11:29chez les jeunes.
11:33Et de plus en plus,
11:34des arbitres
11:35qui arbitrent
11:35des matchs de jeunes
11:36sont obligés
11:37de partir
11:38sous protection policière.
11:39Ça arrive
11:39tous les week-ends.
11:41Je vous propose
11:42d'écouter
11:42le président
11:43de la Ligue de football
11:44des Hauts-de-France
11:45qui lui aussi a réagi
11:47et puis ça devient
11:48un enjeu politique
11:50puisque le maire de Creil
11:51s'en est pris
11:52à Marine Le Pen
11:53et vous verrez les tweets
11:55plutôt que
11:55dans une situation
11:57comme celle-ci
11:58plutôt que d'aller
11:59sur les tensions politiques.
12:01Ça devrait faire consensus,
12:03bien sûr.
12:03On a un gamin de 9 ans
12:04qui a été lynché.
12:06Écoutons le président
12:07de la Ligue.
12:08Les affrontements
12:09entre mineurs
12:09mais il y a aussi
12:11autour du terrain.
12:12Vous avez aussi
12:13une pression
12:13qui est mise
12:13par les parents,
12:14une pression
12:15qui peut être mise
12:15par des coachs.
12:16Là, maintenant,
12:17je ne peux pas vous dire
12:17sur ce dossier-là
12:18parce qu'on n'a pas
12:19véritablement suivi
12:19mais nous,
12:20en tout cas,
12:20l'effet de violence
12:21qu'on retrouve
12:21chez les jeunes comme ça,
12:22souvent,
12:23c'est une pression exacerbée
12:24mise par les parents
12:25qui sont autour des terrains
12:26et à partir de ce moment-là,
12:27c'est aussi ce travail-là
12:28qui doit être fait
12:29pour pouvoir aujourd'hui
12:30laisser les enfants
12:31évoluer,
12:32surtout à cet âge-là,
12:34dans un environnement
12:35qui est simplement
12:35un environnement sportif
12:36et non pas un environnement
12:38dans lequel,
12:38aujourd'hui,
12:39de tels actes de violence
12:40doivent se produire.
12:41Mais j'ai commencé
12:42en vous disant
12:43un terrain de football,
12:44ça peut être le reflet
12:44grossissant,
12:45le miroir de notre société.
12:47On y est.
12:47Mais on a vécu
12:48pendant des décennies
12:49sur une grande illusion collective,
12:50c'est-à-dire qu'on a cru
12:51que le football,
12:52et ça me fait mal
12:52de le reconnaître
12:52que j'aime beaucoup ce sport,
12:53était un vecteur
12:54de vivre ensemble.
12:55Vous savez,
12:55c'était le grand mythe
12:56de la France black-blanc-beur
12:57en 1998.
12:59On découvre
12:59que c'est devenu
13:00aujourd'hui
13:01une caisse de résonance
13:02de la fracturation du pays
13:03et un laboratoire
13:04de la Nouvelle-France
13:05que certains appellent
13:06de leurs voeux.
13:07Maintenant,
13:07on se tromperait
13:08si on pensait
13:09que le problème
13:09était uniquement le football.
13:11Le problème,
13:11c'est bien davantage
13:12ce que ça raconte
13:13de la décivilisation
13:14de notre société,
13:15de l'hyperviolence
13:16de certains mineurs,
13:18pas de tous les mineurs,
13:19il faut bien le rappeler,
13:20et aussi de la complaisance
13:21du monde des adultes.
13:22Les adultes
13:23qui ont déconstruit
13:24peu à peu
13:24tous les interdits éducatifs
13:25qui permettaient
13:26de civiliser la jeunesse,
13:28de l'aider
13:28à se représenter
13:29les conséquences
13:29de ses actes,
13:30de résister à la jubilation,
13:32à détruire,
13:32à la barbarie.
13:33Il y a un chantier monumental
13:34pour civiliser la société
13:35et si on ne le fait pas très vite,
13:36le climat va très vite
13:37devenir absolument détestable.
13:39Le papa de Mathieu,
13:41Mathieu,
13:42a dit chez nos confrères
13:43d'RMC
13:43le pire,
13:44c'est que mon fils
13:45était dans le camion de pompier
13:46et ils ont fêté la victoire.
13:47C'était le même témoignage
13:48que vous avez entendu
13:49pour le président du club.
13:50Il dit
13:51je veux que ça fasse du bruit
13:52cette histoire,
13:52il ne faut pas
13:53qu'il y ait un enfant
13:54tué pour qu'on agisse
13:55parce que là
13:56on ne parle pas
13:56de lycéens,
13:58on ne parle pas
13:58de jeunes adultes.
14:009 ans,
14:01Eric Nolot,
14:019 ans.
14:01Vous savez,
14:02pour les plus jeunes,
14:05un entraîneur
14:05inculque non seulement
14:06les règles du jeu,
14:07la technique,
14:08mais certaines valeurs.
14:09J'ai toujours entendu
14:10les entraîneurs
14:11inculquer ces valeurs
14:12parce que ça fait partie,
14:13selon eux,
14:13ils ont tout à fait raison,
14:14de l'éducation.
14:15Alors là,
14:15qu'est-ce qui s'est passé ?
14:17Parce que non seulement
14:18c'est après le match,
14:19le gamin est à terre,
14:20ils sont à 5
14:21en train de le frapper
14:23à la tête,
14:23donc là il y a
14:24un échec total.
14:25Normalement,
14:26la fameuse phrase
14:27de Camus,
14:27tout ce que je sais
14:28de la morale,
14:29je l'ai appris
14:29sur un terrain de football,
14:30apparemment,
14:31on apprend des choses
14:31différentes du temps
14:33de Camus.
14:34On apprend le contraire
14:35de la morale,
14:35on apprend l'immoralité.
14:37Les réactions politiques,
14:39puisque c'était
14:39dans les Hauts-de-France,
14:40Marine Le Pen
14:41a très rapidement réagi,
14:43elle dit
14:43l'ultra-violence
14:44touche désormais
14:44des compétitions
14:45réservées à des enfants.
14:47Mathéo,
14:479 ans,
14:48jeune joueur
14:48du club de Chilé-Mine
14:49a été tabassé
14:50par 5 adversaires
14:52du club de Creil,
14:53comble de l'abjection,
14:54l'encadrant des agresseurs
14:55a refusé de donner
14:56leur nom,
14:57ça c'était vendredi,
14:58complicité ou pire,
14:59peur d'être lui-même
15:00victime de représailles
15:01encore plus graves.
15:02Voilà le résultat
15:03de décennies passées
15:04à écouter,
15:04analyser,
15:05en réalité,
15:06accepter
15:06les comportements
15:07de mineurs
15:08de plus en plus jeunes
15:09qui pourrissent
15:09la vie de français.
15:10Dans un an,
15:11nous mettrons un coup d'arrêt
15:12à cette idéologie
15:13de faiblesse
15:13et de laxisme
15:14qui entraîne
15:14chaque jour
15:15des agressions
15:16de plus en plus graves
15:16fondées sur la certitude
15:17de l'impunité.
15:19Et le maire de Creil
15:21a réagi
15:22à ce message
15:23de Marine Le Pen.
15:24Je vous propose
15:25de voir
15:26et qu'on découvre ensemble
15:28le tweet
15:29du maire de Creil.
15:31Visiblement,
15:31nous ne l'avons pas.
15:33Je pensais
15:33que nous l'avions.
15:35Il dit quoi ?
15:36Il dit
15:36« L'indécence absolue,
15:37même le club
15:38du jeune blessé
15:39condamne
15:39votre récupération politicienne
15:41et le déferlement
15:42de racisme
15:43que vous inspirez.
15:43Les clubs
15:44éduquent et sanctionnent.
15:45Vous attisez la haine
15:46sur le dos des enfants,
15:47crèvent au mieux
15:48que votre fond de commerce.
15:49Allez-vous ! »
15:51À quel moment
15:52vous avez eu
15:53dans le message
15:53que vous venez de voir
15:55un déferlement raciste
15:57ou du moins
15:57une récupération ?
15:59Ça n'a rien à voir.
16:00Non,
16:01ça n'a rien à voir
16:01mais effectivement
16:02dès lors qu'on conteste
16:03une réalité
16:04qui leur déplaît,
16:06il y a cette volonté
16:07tout de suite
16:07de conflictualiser
16:09et de désigner l'autre
16:10comme le réel responsable.
16:11Là effectivement
16:12il y a une erreur
16:13qui est un symptôme
16:15de notre crise de société.
16:16Il y a une erreur
16:16et je suis tout à fait d'accord
16:17avec Eric Nolo
16:18une erreur manifeste
16:19d'éducateur
16:20parce qu'au moins
16:21l'éducateur
16:22n'aurait pas dû autoriser
16:24ses joueurs
16:26à fêter la victoire.
16:27Je pense que
16:28s'il n'est pas en capacité
16:30d'empêcher l'agression
16:32il était en capacité
16:33après
16:33d'empêcher ses joueurs
16:34de fêter une victoire
16:35dans ces conditions-là.
16:36Et en faisant ça
16:37effectivement
16:37il ne donne pas
16:38un exemple
16:39qui serait un exemple
16:40éducatif.
16:40Mais c'est très important
16:41de voir aussi
16:42le climat politique
16:43et il faut vraiment
16:44remontrer
16:45il faut retrouver
16:46le tweet
16:46d'Omar Yacoub
16:47le maire de Creil
16:49qui répond à Marine Le Pen
16:50qui dit
16:51l'indécence absolue
16:52même le club
16:52du jeune blessé
16:53condamne votre récupération
16:54politique
16:55à quel moment
16:56c'est toujours la même chose
16:58quand il y a un fait
17:00comme celui-ci
17:01on va vous dire deux choses
17:02soit c'est un fait divers
17:04et ensuite on va vous dire
17:05récupération politique
17:06mais le propre du politique
17:07c'est qu'au sens noble
17:09du mot
17:10récupération politique
17:11c'est quoi ?
17:12il y a un fait
17:12de société
17:13le fait est pris
17:15par le politique
17:15et il se pose
17:17toutes les questions
17:17pour qu'il ne se reproduise plus
17:18ça me paraît évident
17:19l'instrumentalisation politique
17:21est insupportable
17:22c'est-à-dire que vous
17:23tordez la réalité
17:24la récupération
17:25c'est juste le job
17:26qu'on leur demande
17:26récupérez les dossiers
17:28récupérez-les tout de suite
17:29On y parlait des familles
17:30tout à l'heure
17:30ça fait quand même écho
17:32à ce qu'on a vu
17:33dans les émeutes
17:34après la qualification
17:35du Paris Saint-Germain
17:36c'est que
17:36parmi ces gamins
17:37certains n'étaient pas
17:38beaucoup plus âgés
17:39que les lyncheurs
17:40en réalité
17:41ils avaient l'air
17:42d'avoir 12-13 ans
17:43donc il y a quand même
17:43des gamins
17:44qui à une heure du matin
17:45sont dans la rue
17:46et puis il y a d'autres gamins
17:47auxquels on n'a pas appris
17:48qu'on ne frappe pas
17:50un joueur à terre
17:51qu'on ne célèbre pas
17:53une victoire
17:53pendant que
17:54le type qui est blessé
17:55est évacué par les pompiers
17:56non il y a une adolescence
17:58une jeunesse
17:59qui est totalement à la dérive
18:00Il y a une stratégie
18:01de déresponsabilisation
18:03qui part du maire
18:05d'ailleurs
18:05qui est dans la stratégie
18:06de la conflictualisation
18:08avec Marine Le Pen
18:09c'est-à-dire
18:10le sujet
18:10c'est pas ce qui s'est passé
18:12c'est vous
18:12la façon dont vous voyez
18:13les choses
18:14voilà
18:15la façon dont elles
18:16se sont déroulées
18:16ça c'est une chose
18:18il y a aussi
18:18la déresponsabilisation
18:20de l'entraîneur
18:21parce qu'il ne veut pas
18:22donner le nom des joueurs
18:23ça c'est quand même
18:24gravissime
18:25alors qu'il devrait être
18:26le premier
18:27à les convoquer
18:28et à leur dire
18:29tu mérites une sanction
18:30et on va t'expliquer
18:32pourquoi
18:32c'est ça le début
18:33finalement
18:33de l'éducation
18:34sur un terrain
18:35où il y a des règles
18:36où il y a
18:38des lignes
18:39à ne pas franchir
18:40donc on voit
18:41qu'en fait
18:41il y a des manquements
18:42à tous les étages
18:43des manquements
18:44sans doute parentaux
18:45les manquements
18:46de l'éducateur
18:48les manquements
18:48aussi sur le terrain
18:49alors que ce pauvre gamin
18:51est emmené à l'hôpital
18:52et là
18:53il y a quand même
18:54quelque chose
18:54de lunaire
18:55quand on voit
18:55qu'on est capable
18:56de faire la fête
18:56alors qu'il y a un enfant
18:58qui vient de se faire massacrer
18:59c'est dans le collectif
19:00qu'il y a un manquement
19:01tout le monde
19:02aurait dû s'arrêter
19:03de jouer
19:03en disant
19:04on va tous
19:05à l'hôpital
19:05attendre
19:06pour voir
19:07ce qu'il advient
19:08du petit matin
19:09sur les violences
19:09à Paris
19:11cette semaine
19:11que la préfecture
19:12voulait qualifier
19:13de débordement
19:14sur les violences urbaines
19:15à Paris
19:15au soir de la finale
19:16vous aviez 127 interpellations
19:18plus de 90 gardés à vue
19:20et parmi les gardés à vue
19:21et vous aviez
19:22une dizaine
19:22de mineurs
19:24c'était pour préciser
19:26quand vous parliez
19:26des jeunes
19:27qui pouvaient
19:29et quelle a été la réponse
19:30on a envoyé des signaux
19:31d'impunité
19:32ce qui fait que d'autres
19:33s'autorisent à récidiver
19:35à reproduire ces comportements
19:36ultra-violentement
19:37mais alors maintenant
19:38la question qu'on doit se poser
19:39puisque le constat
19:40il est posé
19:41c'est pas comme si c'était
19:43finalement
19:43malheureusement
19:44la première fois
19:44qu'on parlait de la violence
19:45dans le football amateur
19:46ce qui est vrai
19:47c'est sidérant
19:48c'est que là
19:48on parle plus
19:50d'adolescents
19:50de 16, 17, 18 ans
19:53mais là
19:53on est face à des enfants
19:54de 9 ans
19:55et de 10 ans
19:56c'est qu'est-ce qu'on fait
19:58qu'est-ce qu'on fait
19:59c'est quoi la réponse
19:59qu'il faut avoir
20:00dans un fait
20:02comme celui-ci
20:02est-ce que l'éducateur
20:04par exemple
20:04qui a permis
20:07aux enfants
20:08de faire la fête
20:08pendant qu'il y avait
20:09le camion de pompier
20:10est-ce que cet éducateur
20:12il doit être sanctionné
20:14est-ce que les enfants
20:15qui ont 9, 10 ans
20:17parce que ça arrive
20:18de faire des bêtises
20:18quand on a 9, 10 ans
20:20là c'est pas que des bêtises
20:22c'est extrêmement grave
20:23évidemment
20:24c'est extrêmement grave
20:25mais qu'est-ce qu'on leur dit
20:26pour que
20:26pour la suite
20:27ça n'arrive plus jamais
20:28on les sanctionne aussi
20:29on leur explique
20:31mais c'est une sanction
20:31c'est ça
20:33la sanction
20:33elle est évidente
20:34elle est indispensable
20:36mais l'éducateur
20:37par exemple
20:37est-ce qu'il doit poursuivre
20:39son
20:40il y a tellement de manquements
20:41que cet homme
20:43n'a plus sa place
20:43comme éducateur
20:44il faut le dire
20:44les gamins
20:45il faut leur laisser une chance
20:46avec une sanction
20:47évidemment
20:47il faut leur expliquer
20:48mais l'éducateur
20:49il a eu tout faux
20:50de A à Z
20:51qu'est-ce que je vous dise
20:51dans toutes les professions
20:52quand vous avez
20:53faux de A à Z
20:54et bien vous êtes écarté
20:56c'est ce qui doit arriver
20:58je vous propose un autre son
20:59je le dis
21:00parce que les sons
21:01arrivent au connoût
21:03le son sur la prévention
21:05me dit-on en région
21:06du président de la Ligue
21:08c'est pas une hausse des violences
21:09je pense qu'à un moment donné
21:10on a mis
21:11il y a à peu près un an
21:12maintenant
21:12le plan stop violence
21:13en place dans toute la Ligue des Hauts-de-France
21:14je pense que c'est un plan
21:15qui est d'abord un plan de prévention
21:17qui permet au club
21:19de pouvoir se structurer mieux
21:20d'essayer de mieux former
21:21nos éducateurs
21:22de mieux former les encadrants
21:23de prendre aussi des décisions fortes
21:26sur les parents
21:26qui aujourd'hui peuvent aussi
21:28amener à des frustrations
21:31chez les enfants
21:31et donc tout ça
21:32aujourd'hui on essaye
21:33de le mettre en place
21:33avec les clubs
21:34pour qu'à un moment donné
21:35on puisse le faire
21:36alors maintenant
21:36sur le nombre d'incivilités
21:38de toute façon
21:38un cas est toujours de trop
21:40pour celui qui le subit
21:41donc on peut pas parler de chiffres
21:42parce que les chiffres
21:43dans le football
21:43heureusement que la majorité
21:44des matchs se terminent bien
21:45la majorité des tournois
21:46que j'ai pu voir
21:47sur le 8 et le 1er mai
21:49aujourd'hui
21:49se sont bien déroulés
21:50heureusement
21:50mais effectivement
21:51ça n'empêche pas
21:52aujourd'hui
21:52les problématiques
21:54qui peuvent survenir
21:55à un moment donné
21:55et vous allez donc
21:56découvrir le tweet
21:57du maire Omar Yacoub
21:59à l'antenne
22:00qui considère
22:01que quand Marine Le Pen
22:03dit l'ultra-violence
22:04touche désormais
22:04des compétitions
22:05réservées à des enfants
22:06ce serait stigmatisé
22:08c'est ce qu'il a dit
22:08à l'AFP
22:09toute une ville
22:10de 35 000 habitants
22:11mais vous imaginez
22:12le raisonnement
22:13c'est de la folie
22:13et là pareil
22:14l'indécence absolue
22:15même le club
22:15du jeune blessé
22:16condamne votre récupération
22:17politicienne
22:18j'ai eu le président du club
22:20ce midi
22:20qu'est-ce qu'il dit
22:21le président
22:21il a raison
22:22il dit par contre
22:23nous on dénonce
22:23ce qui est en train
22:24de se passer
22:24c'était le premier
22:25à soutenir d'ailleurs
22:25le club de Creil
22:26sur les réseaux sociaux
22:27il y a eu une vague de haine
22:28en expliquant
22:29que c'était l'ensemble
22:30du club
22:31qui était problématique
22:32personne ne connaît
22:33le fond du dossier
22:33etc
22:34donc même le président
22:35il est dans un appel
22:36au calme
22:36simplement il dit
22:37attendez là
22:37les amis
22:38vos histoires politiques
22:40politiciennes
22:40vos divergences
22:42on s'en fout
22:43nous on a un gamin
22:44de 9 ans
22:44qui est venu participer
22:45à un tournoi de football
22:46et qui a été lynché
22:48et c'est pas la première fois
22:49que cette ultra-violence
22:49elle arrive
22:50et la prochaine fois
22:51ce ne sera pas seulement lynché
22:52nous ce qu'on craint
22:53c'est qu'il y ait
22:54une blessure encore plus grave
22:55ce n'est pas la première fois
22:57que les filles
22:57ont un problème
22:58avec la réalité
22:58la réalité leur pose problème
23:00mais c'est incroyable
23:02le constat de la réalité
23:03est un problème
23:04ils mobilisent davantage
23:05d'énergie
23:06à réagir aux réactions politiques
23:07de leurs opposants
23:08qu'à condamner les faits
23:09eux-mêmes
23:10alors même que ces faits
23:11sont éminemment politiques
23:12parce que ça raconte
23:12quelque chose
23:13de l'état de notre société
23:14la publicité
23:15on revient dans quelques instants
23:16on va parler de
23:18Balibagayoko
23:18c'est très intéressant
23:19là aussi depuis plusieurs jours
23:20il y a une vidéo
23:21de Balibagayoko
23:21dans un entretien
23:22il appelle
23:22un insurrection populaire
23:24silence radio
23:25pendant plusieurs jours
23:26sur les médias
23:27on en parle hier soir
23:28on en parle ce matin
23:29comme par hasard
23:30vous avez
23:30sur les autres chaînes
23:31d'information
23:32le son de Balibagayoko
23:33qui sort
23:34vous avez même
23:35Balibagayoko
23:36qui est invité
23:36sur une chaîne amie
23:38et qui ne parle plus
23:40d'insurrection
23:42il dit
23:43j'ai pas parlé
23:43d'insurrection
23:44donc on va
23:45écouter ce qu'il a dit
23:46il y a exactement
23:4725 minutes
23:48sur LCI
23:49et puis on va remettre
23:50ce qu'il a pu dire
23:51sur le site
23:52d'actualité
23:53Ouma
23:54pour voir
23:55ce qu'il a dit
23:56il y a 25 minutes
23:57et la réalité
23:59juste en une phrase
24:00c'est exactement
24:01la même logique
24:01du côté de LFI
24:02derrière ces deux actualités
24:03c'est la volonté
24:04de faire montre
24:05d'indifférence
24:05à l'endroit de la violence
24:06et du chaos
24:07puisqu'ils espèrent
24:08se servir de tout ça
24:09comme d'une échelle
24:09dans le pouvoir
24:10on en parle dans quelques instants
24:12tout conflictualisé
24:13c'était la formule
24:13qui a été employée
24:14pendant cet entretien
24:15de Balibagayoko
24:19Il est quasiment 20h30
24:21et on poursuivit
24:21la discussion
24:22autour de Mathéo
24:23Neuvan
24:24qui a été lynché
24:25vendredi
24:26sur un terrain de football
24:27je voudrais qu'on revoie
24:28quand même le communiqué
24:29de la Fédération française
24:31de football
24:32parce qu'il y a quand même
24:33une erreur
24:33dans ce communiqué
24:34alors ça peut être
24:35une erreur humaine
24:35il nous explique
24:37que la Fédération française
24:38a pris connaissance
24:39avec colère et indignation
24:40des événements
24:40s'étant déroulés à Creil
24:41ça s'est pas passé à Creil
24:43ça s'est passé dans le Pas-de-Calais
24:46avec
24:46à Vendin-le-Vieille
24:47avec
24:49un club
24:49qui appartient
24:50à la ville de Creil
24:50mais c'est dire
24:51soit c'est une erreur humaine
24:53c'est pas grave
24:54ou alors c'est un peu plus embêtant
24:55c'est-à-dire qu'il y a
24:56une déconnexion totale
24:57de la Fédération française
24:57de football
24:58du moins de ceux
24:59qui ont pris connaissance
24:59ils étaient très loin
25:01et rapidement
25:02quand ils ont vu
25:02que les médias
25:03s'en étaient emparés
25:03on va vite pondre
25:05à communiquer
25:05pour éviter d'être sanctionné
25:06je pense pour la deuxième hypothèse
25:07parce que c'est vraiment fâcheux
25:08c'est très fâcheux comme erreur
25:09j'ose espérer
25:10que ce n'est qu'une erreur humaine
25:12et ça peut arriver
25:13et tout à l'heure
25:13je vous disais
25:14sur les réseaux sociaux
25:14vous avez eu une vague de haine
25:15mais sur les réseaux sociaux
25:17il faut le dire aussi
25:17c'est grâce aux réseaux sociaux
25:18qu'il y a des rôles de vigie
25:20certains ont des rôles de vigie
25:21et qui ont permis
25:22d'alerter des médias
25:24sur ce qui s'était passé
25:26du côté de
25:27Vendin-le-Vieille
25:28vendredi soir
25:29il faut le préciser
25:31Bali Bagayoko
25:32Bali Bagayoko
25:33sa déclaration
25:34n'a fait l'objet de
25:35je le disais ce matin
25:38les réactions politiques
25:39elles se comptent
25:40sur les doigts d'une main
25:41et pourtant
25:42et pourtant
25:42vous avez un élu
25:44de la deuxième ville
25:45d'Ile-de-France
25:45qui dans un média
25:47cette semaine
25:47vous expliquait
25:48que si le RN
25:52arrivait au pouvoir
25:54il a évoqué la notion
25:56d'insurrection populaire
25:57insurrection populaire
25:59il y a eu un signalement
26:00auprès du procureur
26:01de la République
26:02par le député
26:03Julien Audoul
26:04il y a le député
26:05Mathieu Bloch
26:05qui a interpellé
26:07le ministre de l'Intérieur
26:09mais l'AFP
26:10ils sont plus concentrés
26:11sur le canon français
26:12France Inter
26:13pareil
26:13que sur les déclarations
26:14de M. Bali Bagayoko
26:15écoutez ce qu'il a dit
26:16puisqu'il est invité
26:17aujourd'hui d'LCI
26:18c'est très intéressant
26:19parce que visiblement
26:21on n'est pas sur
26:22le même discours
26:23écoutons d'abord
26:25il n'est pas possible
26:26si l'on dit bien
26:27qu'il y a sept de ceux
26:28qui se rangent
26:29du côté en fin de compte
26:30de valeurs
26:30qui sont en opposition
26:31aux valeurs de la République
26:32ce qu'est l'extrême droite
26:34et sept de ceux
26:35qui sont les tenants
26:35en fait de la République
26:36et donc des valeurs fortes
26:37notamment y compris
26:37à gauche
26:38et chez les écologistes
26:39avec l'ensemble
26:40de la force
26:41de masse qu'il y a derrière
26:42moi j'ai l'intime conviction
26:43que la population
26:44est capable de se lever
26:44et cette forme
26:45d'insurrection populaire
26:46elle ne sera possible
26:47que si déjà
26:49on redonne en fait
26:49du pouvoir à la base
26:51les mots sont importants
26:52parce que vous appelez
26:52à l'insurrection populaire
26:53bien sûr
26:53l'insurrection populaire
26:54au sens bien sûr
26:55lever de la population
26:56de manière importante
26:57parce que c'est
26:58malheureusement
26:59toutes les réformes
27:01importantes dans ce pays
27:02se sont faites
27:02par une insurrection populaire
27:03la prise de la massie
27:05tous ces juges là
27:05c'est des choses
27:06qui sont liées
27:07en fait à l'histoire de France
27:08et c'est bien
27:08parce qu'à un moment donné
27:10il y a une forme
27:11d'indignation populaire
27:13qui se traduit
27:13par l'immobilisation de masse
27:14et qui fait qu'à un moment donné
27:16on met tout le monde
27:16sur le trembleur
27:17et c'est comme ça
27:17qu'on arrive à avoir
27:18attention
27:19parce qu'on va vous reprocher
27:20d'appeler à l'insurrection
27:22monsieur Bagayogo
27:23oui mais en fait
27:24ce que certains diront
27:25c'est qu'aujourd'hui
27:26Bali c'est pas un gourou
27:27et que les gens
27:28ils sont à la fois
27:30conscientisés
27:30et qu'en fait
27:31ils n'ont pas besoin
27:33d'appel
27:34il a raison de parler
27:35de lui à la troisième personne
27:35il a raison aussi
27:36de dire que c'est pas un gourou
27:38c'est le maire
27:38c'est le maire de Saint-Denis
27:39qui est la deuxième ville
27:40d'Ile-de-France
27:40et un maire
27:41il a des responsabilités
27:42et ses propos
27:43ce sera la justice
27:44de le déterminer
27:45si ses propos
27:46sont pénalement répréhensibles
27:47je vous propose
27:48d'écouter
27:48Bali Bagayogo
27:49il était donc
27:50l'invité d'LCI
27:51pour parler
27:52de cette déclaration
27:53il était interrogé
27:56notamment par
27:56Jean-Michel Apathy
27:58pardonnez-moi
27:59Jean-Michel Apathy
27:59c'est un très grand journaliste
28:01d'expérience
28:01les mots ont un sens
28:03il dit
28:03j'ai oublié
28:04ce que vous avez dit
28:04je crois que vous avez parlé
28:06de rassemblement
28:07non
28:07un rassemblement
28:08personne n'en parle
28:09c'est insurrection
28:10je vous assure
28:11oh la vache
28:12nous nous continuons
28:13à faire la contestation
28:14alors c'est vrai
28:14que dans mes propos
28:15j'avais été jusqu'à
28:16indiquer la question
28:17de l'insurrection
28:18populaire
28:18il y avait levé
28:19tout un ensemble
28:20de sujets
28:21j'entends
28:21vous dites
28:22pardon je vous cite
28:23j'ai l'intime conviction
28:24que la population
28:24est capable de se lever
28:25oui
28:26une intime conviction
28:27parce que l'histoire
28:28nous ramène à ça
28:28l'histoire de France
28:29que chacun d'entre nous
28:31ici connaît parfaitement
28:31nous avons été
28:32sans d'ailleurs le souhaiter
28:34par le passé
28:34être confronté
28:35à cette réalité
28:36et quand je dis
28:37j'ai l'intime conviction
28:37que le peuple est capable
28:38c'est parce que l'histoire
28:40l'a démontré
28:40mais vous la souhaitez ?
28:41est-ce que vous la souhaitez ?
28:42parce que nous
28:43nous souhaitons
28:44avant tout
28:44la question de la révolution
28:46citoyenne
28:46et la mobilisation populaire
28:47ça c'est incontestable
28:48nous l'avons dit
28:49et nous le revendiquons
28:50mais pour être
28:50la raison pour laquelle
28:51est-ce que par avance
28:52vous condamnez
28:53l'usage de la violence
28:54nous avons toujours condamné
28:57la question de la violence
28:59et je remarque plus une chose
29:00c'est que ce sont plutôt
29:01les tenants de l'extrême droite
29:02qui sont plutôt violents
29:03que l'inverse
29:04donc nous nous sommes vraiment
29:05pour gagner dans les urnes
29:06bon il édulcore ses propos
29:08mais c'est pas ce qu'il a dit
29:09ou alors une insurrection pacifique
29:12expliquez-moi ce que c'est
29:13une insurrection populaire pacifique
29:15non seulement
29:15une insurrection populaire
29:17avec un exemple précis
29:19la prise de la Bastille
29:20c'est-à-dire un renversement de régime
29:22avec à la suite des têtes
29:24qui tombent
29:25tout ça ne paraît pas
29:26emprunt d'un pacifisme échevelé
29:27alors je veux bien
29:28que la violence soit
29:29uniquement d'extrême droite
29:29il se trouve que
29:30monsieur Bakayoko
29:31en tout cas ses propos
29:32sont la droite ligne
29:33dans la droite ligne
29:34de tout ce que dit
29:35Mélenchon depuis des années
29:36si nous n'y arriverons pas
29:37par les urnes
29:38nous y arriverons
29:39dans la rue
29:39vous aurez peut-être l'Elysée
29:41nous on aura la rue
29:42c'est un discours insurrectionnel
29:44c'est même un discours sédicieux
29:45écoutez je ne vois pas
29:46comment il peut échapper
29:47à une mise en cause
29:48sur la base de ses propos
29:49c'est...
29:50Alors on avait un avocat pénaliste
29:51hier qui nous disait
29:53il peut y avoir
29:55effectivement
29:55réaction en justice
29:56mais il faut matérialiser
29:59l'insurrection populaire
30:00c'est-à-dire
30:01il faut matérialiser
30:02il l'a matérialisé
30:04en prenant l'exemple
30:04de la prise de la Bastille
30:05alors Manuel Bompard
30:06ils sont en difficulté
30:08parce que vous savez
30:08qu'en ce moment quand même
30:09on essaye de normaliser
30:10la France insoumise
30:11il y a la présidentielle
30:13l'année prochaine
30:13bon effectivement
30:15ce n'est pas
30:16tout conflictualisé peut-être
30:18mais insurrection populaire
30:19vous avez dit
30:20insurrection populaire
30:20monsieur Bakayoko
30:21réponse de Manuel Bompard
30:22j'espère
30:24que si par malheur
30:26le rassemblement national
30:27devait remporter
30:28l'élection présidentielle
30:30il y aura des mobilisations
30:31populaires puissantes
30:32dans ce pays
30:33je l'espère
30:33parce que quand je vois
30:35par exemple
30:35ce que font
30:36les maires élus
30:37il y a quelques semaines
30:38du rassemblement national
30:40dans des mairies
30:41qui
30:41à Liévin par exemple
30:43mettent en place
30:44des politiques discriminatoires
30:45et illégales
30:46dans l'accès au logement
30:47à Carcassonne
30:48s'attaquent
30:48aux organisations syndicales
30:50je vous dis
30:51heureusement
30:52je souhaite
30:52que face à ce type
30:54de politique
30:54il y ait une mobilisation
30:56mais les mots ont un sens
30:58Emmanuel Bompard
30:59est quelqu'un de brillant
31:00il suffit juste
31:01d'ouvrir à la rousse
31:02qu'est-ce que c'est
31:02l'insurrection
31:03donc on a mis
31:04les deux définitions
31:05l'insurrection
31:05et mobilisation
31:06l'insurrection
31:07c'est l'action
31:08de s'insurger
31:08de se soulever
31:09contre le pouvoir
31:11établi
31:11mater
31:12une insurrection
31:13d'accord
31:14pour le renverser
31:16ensuite
31:17la mobilisation
31:18c'est quoi
31:18la mobilisation
31:20c'est une action
31:20de se rassembler
31:21de dynamiser
31:22les énergies
31:23il y a plusieurs définitions
31:25bien sûr
31:25de la mobilisation
31:27le soutien
31:28que Emmanuel Bompard
31:29apporte à Bali Bagayoko
31:30n'a rien de surprenant
31:31au moins ils sont cohérents
31:32avec eux-mêmes
31:32on sait très bien
31:33qu'à LFI
31:33lorsqu'on est pris
31:34à la main dans le pot
31:35de confiture
31:35on a l'habitude
31:36de persister
31:36et de signer
31:37et qu'on ne se désolidarise
31:38jamais des propos
31:40d'un autre membre
31:41de la meute
31:42sauf s'il s'en prend
31:43au chef suprême
31:43alors là c'est la seule
31:44circonstance
31:45qui peut amener
31:45des réprimandes
31:46et l'autre élément
31:48de cohérence
31:48et Eric l'a rappelé
31:49c'est que
31:51M. Bagayoko
31:52peut apporter
31:52toutes les clarifications
31:53qu'il souhaite
31:54ça fait des années
31:55qu'Elefi
31:55dans une stratégie
31:56de fuite en avant
31:57dans un rapport
31:58de plus en plus
31:59désinhibé à la violence
32:00qu'il déshumanise
32:01leurs adversaires
32:03pour justifier
32:04le fait que d'autres
32:04s'en prennent à eux
32:05ensuite
32:06ça marche auprès
32:07d'une partie
32:07de la population
32:08mais je pense que
32:09les français
32:09dans leur immense majorité
32:10ne sont pas dupes
32:11il y a un sondage
32:12d'ailleurs qui montre
32:12que 68% d'entre eux
32:13pensent que
32:14Elefi attise la violence
32:15et que 64% estiment
32:17que c'est une menace
32:18de premier plan
32:19pour la démocratie
32:20Cher Olivier Vial
32:21Oui mais effectivement
32:22c'est pas nouveau
32:23on sait qu'il y a quelques
32:24il y a quelques mois
32:25c'était
32:27Mathilde Panot
32:28qui disait déjà
32:29que si
32:30le RN
32:31arrivait légalement
32:32il faudrait s'y opposer
32:34donc le fait
32:35de dire que
32:36même en cas de victoire
32:37électorale
32:38il faudrait créer
32:39les conditions
32:39pour empêcher
32:41que l'exercice
32:42du pouvoir
32:42puisse avoir lieu
32:43on est dans cette définition
32:44de l'insurrection
32:45qui consiste effectivement
32:46à renverser un pouvoir
32:48même s'il est légitime
32:49même s'il est élu
32:50et la référence
32:52à la révolution
32:53et à la frise de la Bastille
32:54quand on sait effectivement
32:56la passion
32:57qu'a Mélenchon
32:59pour s'enterre
33:01et pour les plus violents
33:02de la terreur
33:02c'est assez
33:03Alors c'est justement
33:04très intéressant
33:05parce que
33:05autant
33:06M. Apathy
33:08a oublié
33:08le terme
33:09insurrection
33:10et il croyait
33:11qu'il avait dit
33:12rassemblement
33:13ça peut arriver
33:13d'ailleurs
33:14d'oublier
33:15même quand on est
33:16un grand journaliste
33:17autant la question
33:17qu'il va poser
33:18à Bali Bagayoko
33:19est très importante
33:20il va dire
33:21si le rassemblement national
33:23arrive au pouvoir
33:24l'année prochaine
33:25est-ce que
33:26c'est un
33:28président
33:28ou une présidente
33:29légitime ?
33:30Réponse de M. Bali Bagayoko
33:32Est-ce que
33:33vous pensez
33:34que le rassemblement national
33:35le candidat
33:35du rassemblement national
33:37sera légitime
33:38au pouvoir
33:38s'il gagne l'élection ?
33:39La légitimité
33:40Il y a la légitimité
33:41dite institutionnelle
33:42que l'on connaît
33:43elle n'aura jamais
33:44le saut
33:44de la légitimité populaire
33:46Mais voyez
33:47c'est ça qui
33:49ce type de réponse
33:50sème le trouble
33:50Si Jean-Luc Mélenchon
33:54gagne
33:54Est-ce qu'il sera légitime
33:55au pouvoir ?
33:56De mon point de vue
33:56il sera légitime
33:57et peut-être
33:58que d'autres
33:58viendront ici
33:59et d'autres
34:01auront à s'exprimer
34:01sur ces sujets
34:02Pour le rassemblement national
34:04je dirais peut-être
34:04qu'il sera légitime
34:05sur le plan institutionnel
34:06mais il ne sera pas légitime
34:07au plan populaire
34:09C'est presque plus grave
34:10Je me demande
34:11si ce n'est pas plus grave
34:12C'est plus grave
34:12parce qu'il recycle
34:13pour le coup
34:15le langage
34:16de l'ancienne extrême droite
34:17entre le pays réel
34:18et le pays légal
34:19C'est-à-dire que pour lui
34:20le pays réel
34:21c'est la rue
34:22ses convictions
34:23et si la personne
34:25qui est élue
34:26ne représente pas son camp
34:27il n'est pas légitime
34:28il n'est pas légal
34:29Donc là ils sont vraiment
34:30passés du côté
34:31de l'extrême droite
34:32à l'ancienne
34:32Mais alors moi
34:33la question que je me pose
34:34ou que j'aurais aimé poser
34:34à M. Balibagoko
34:35je ne cesse de l'inviter
34:36visiblement
34:37il est plus intéressé
34:38à l'idée
34:38d'aller sur LCI
34:40que d'aller sur ce plateau
34:42c'est dommage
34:42ce serait le même climat
34:44bienveillant
34:45positif
34:47Mais il dit
34:48la légitimité institutionnelle
34:50oui
34:50la légitimité populaire
34:51non
34:52mais une personne
34:53qui est élue
34:54au suffrage universel direct
34:56c'est pas une légitimité populaire
34:57vous appelez ça comment ?
34:59On a la preuve
35:01que le maire de Saint-Denis
35:01n'est pas un grand démocrate
35:03et que c'est un totalitaire
35:06voilà ce qui leur plaît
35:07c'est tout ce qu'on voit
35:09de plus en plus
35:10à LFI
35:10et parmi leurs élus
35:12c'est cet aspect
35:14absolument totalitaire
35:15Je vous assure
35:17je n'arrive pas à comprendre
35:19le raisonnement intellectuel
35:21ça veut dire quoi ?
35:21le fait qu'il n'y ait pas
35:22de légitimité populaire
35:24la légitimité populaire
35:25c'est donc le peuple
35:26si vous êtes élu
35:27vous êtes élu par le peuple
35:29sauf que dans la grande tradition
35:31y compris de la tradition
35:32de l'extrême-gauche
35:32le peuple n'est libre
35:35de faire son choix
35:36que s'il est correctement éclairé
35:37et donc tous ceux
35:38qui ne pensent pas comme eux
35:39effectivement
35:40n'auraient même pas le droit
35:41de voter
35:41Donc ça veut dire
35:41qu'ils ne sont pas
35:43les électeurs potentiels
35:45mais même d'Edouard Philippe
35:46que sais
35:46ce ne sont pas éclairés
35:47là récemment
35:49il y a tout un débat
35:50aujourd'hui
35:50mené notamment par
35:51un philosophe
35:52ce sont des sous-citoyens
35:52ce sont des non-citoyens
35:53parce qu'ils n'ont pas
35:54été suffisamment éclairés
35:56on leur dit aujourd'hui
35:57qu'il y a eu un débat
35:59où on leur disait
36:00que s'ils votaient comme ça
36:01c'était le débat
36:02ce week-end
36:02c'est parce qu'ils ne lisaient
36:03pas les bons journaux
36:04et donc en fait
36:04il y a cette idée là aussi
36:06qui est de dire
36:07on ne doit pas laisser
36:08des gens voter
36:09et il y a des penseurs
36:10comme Geoffroy de la Gassinerie
36:12qui aujourd'hui
36:13ont théorisé ça
36:14il ne faut pas laisser
36:15les gens s'exprimer
36:16s'ils pensent à droite
36:17il ne faut pas
36:18laisser les gens voter
36:20s'ils votent mal
36:21et bien ce discours là
36:22aujourd'hui
36:23il est en train
36:23de gagner du terrain
36:24et il est totalement
36:25concrétisé
36:26par les propos
36:26du maire de Saint-Denis
36:27en soi
36:28ils sont cohérents
36:30en soi
36:30ils sont cohérents
36:31avec leur stratégie
36:32bien sûr
36:32Joachim Lefloi Kimad
36:33oui je suis entièrement
36:34d'accord avec ce qui a été dit
36:35il faut rappeler
36:36que Geoffroy Laganerie
36:37est un intellectuel organique
36:38de ce parti
36:39qu'il avait d'ailleurs
36:39appelé à la sécession
36:40des grandes métropoles
36:42par rapport
36:43non pas au pays réel
36:44mais à la France rurale
36:45qu'il accusait de racisme
36:46donc il y a un problème
36:47avec la souveraineté populaire
36:49à LFI
36:49depuis très longtemps
36:51le peuple vote mal
36:53il considère peut-être
36:53d'ailleurs
36:54qu'il faut changer de peuple
36:54comme il faut changer de France
36:55mais mettez à la place
36:56de M. Bagayoko
36:57un représentant
36:58du Rassemblement National
36:59qui tient exactement
37:00les mêmes propos
37:01il y aura un peu plus de réactions
37:03c'est en boucle
37:03pendant 24 heures
37:05sur toutes les chaînes
37:05donc voilà
37:06le climat
37:07dans lequel
37:07on est en train d'avancer
37:09pour la présidentielle
37:12avec
37:14finalement
37:14des hauts responsables politiques
37:16parce que
37:16Balibagayoko
37:17c'est un haut responsable politique
37:19c'est le maire
37:20de la deuxième ville
37:21d'Ile-de-France
37:21c'est pas rien
37:22c'est Saint-Denis
37:23d'accord
37:24et M. Bagayoko
37:26a été élu
37:27d'accord
37:28même s'il y a eu
37:30certains
37:30ils disent
37:30mais oui
37:31mais il y a eu
37:32beaucoup d'abstention
37:32bah non
37:33c'est pas le problème
37:33il y a eu de l'abstention partout
37:34il est élu
37:36et c'est la légitimité populaire
37:38qui lui permet
37:39d'être aujourd'hui
37:40le maire de Saint-Denis
37:41voilà
37:41ça s'appelle la démonstration
37:42en revanche
37:43j'ai juste une chose
37:43parce que
37:44si personne n'en parle
37:45il y a soit
37:46de la complaisance
37:47il y a soit
37:48de la trouille
37:48c'est la trouille
37:49de mettre
37:51en lumière
37:52les incohérences
37:54ou alors
37:55les déclarations
37:56des uns et des autres
37:57et encore plus
37:58quand c'est
37:58Bali Bagayoko
38:00aujourd'hui
38:01parmi toutes les déclarations
38:02dans son entretien
38:02la plus violente
38:03c'est évidemment
38:04ce qu'on a pu entendre
38:05sur les institutions
38:05et la démocratie
38:06mais c'est aussi
38:07sur une journaliste
38:08qui s'appelle
38:08Rutel Kriyev
38:09Rutel Kriyev
38:10elle a présenté
38:11ses excuses
38:12parce qu'elle a eu
38:12le malheur
38:13de mal prononcer
38:13son prénom
38:15et son nom
38:15deux fois
38:17il va la disqualifier
38:18il dit
38:18elle est disqualifiée
38:19à vie
38:21journalistiquement
38:21écoutez
38:23sur vos réseaux
38:24vous avez
38:24vous avez interpellé
38:26une journaliste
38:26en lui demandant
38:27de s'excuser
38:27suite aux multiples
38:29bégaiements
38:31volontaires ou non
38:33mauvaise prononciation
38:34de votre nom
38:35c'était nécessaire
38:36mais Rutel Kriyev
38:37c'était une manière
38:38aussi de lui dire
38:40c'est ça j'insiste bien
38:40Rutel Kriyev
38:41donc moi je sais le dire
38:42et pourtant je suis
38:43un enfant
38:44éthier de l'immigration
38:44d'origine malienne
38:46et donc je sais
38:48être respectueux
38:50du nom
38:50des gens
38:52en fin de compte
38:52et la base
38:53c'est ça
38:53donc c'est un acte
38:55délibéré
38:55parce que
38:56de Bali
38:57passer à Balot
38:57Bala
38:59il faut avoir
39:00soit un problème
39:00psychologique
39:01ou soit
39:02il faut vraiment
39:02une détermination
39:03à vouloir écorcher
39:04les noms des gens
39:04mais pour envoyer
39:05à autre chose
39:05à essayer de renvoyer
39:07en fin de compte
39:07à du mépris
39:08à envoyer sur le fait
39:09que c'est du discrédit
39:10et donc c'est en cela
39:12que de manière
39:14appuyée
39:14j'ai demandé
39:15que la récidiviste
39:16parce qu'elle est désormais
39:17récidiviste
39:17parce qu'elle a
39:18d'abord posé un acte
39:19ensuite elle a
39:20tenté piètrement
39:22de s'en excuser
39:23avec des pirouettes
39:24pour reproduire
39:25en fin de compte
39:27une autre approximation
39:28dans mon prénom
39:29en disant
39:29Bagui
39:30voilà
39:30on est loin de Bali
39:32donc voilà
39:32donc moi je pense
39:33que c'est un acte délibéré
39:34mais j'ai envie de dire
39:35c'est un acte
39:35complètement irresponsable
39:36mais qu'il a disqualifié
39:40définitivement en tant que journaliste
39:41il ne nous reste malheureusement
39:42que 7 minutes d'émission
39:43et je n'ai pas le temps
39:44de vous faire passer
39:45la dernière déclaration
39:46de Bali Bagayoko
39:47qui annonce sa prochaine marche
39:48il explique que c'est une marche
39:50antifasciste
39:51antiraciste
39:52et là
39:53il a un lapsus
39:54il dit
39:55antisémite
39:56ah bon c'est une marche antisémite
39:57donc il est repris par le journaliste
39:59et il se reprend
40:00et il s'excuse
40:00c'est pas la première fois
40:01qu'il fait ce lapsus là
40:02il l'a déjà fait
40:03précédemment
40:04chez le public sénat
40:04est-ce que ça le disqualifie à vie
40:06non
40:06bah non
40:07voilà
40:07en revanche
40:09M. Mélenchon
40:10fait des jeux de mots
40:11sur Epstein
40:12de manière volontaire
40:14premièrement
40:14et deuxièmement
40:15il y a un petit problème journalistique
40:16c'est que le journaliste
40:17dans sa question dit
40:18c'est plus ou moins volontaire
40:20d'abord
40:21et M. Apathy
40:22devant la déclaration
40:23d'un élu
40:24qui dit
40:24moi je ne reconnais pas
40:25le suffrage universel
40:26parce que c'est ça
40:26il dit
40:27ça sème un léger trouble
40:29il dit
40:29c'est grave ce que vous dites
40:30après il y a un échange
40:31entre les deux
40:31on n'a pas le temps
40:32en revanche
40:33voilà donc
40:34puisque les journalistes
40:35ont la trouille de le faire
40:36moi je vais le faire
40:37plein soutien à Routel-Krieff
40:39qu'importe le fait
40:40que Mme Routel-Krieff
40:41nous ait attaqué
40:42au moment de la polémique
40:44Bali-Bagayoko
40:45et notamment
40:46s'en est pris
40:47à Michel Onfray
40:48moi je mets tout ça
40:49de côté
40:49c'est même pas mon idée
40:50elle n'est pas le seul
40:50à avoir écorché
40:52Jean-Luc Mélenchon
40:53l'a fait aussi
40:53Jean-Luc Mélenchon
40:54effectivement a écorché
40:55le prénom
40:56ou le nom
40:56de M. Bali-Bagayoko
40:57dans l'actualité
40:58et là c'est quelque chose
41:00de bien plus important
41:01c'est un témoignage
41:02absolument bouleversant
41:03ce matin sur CNews
41:04vous étiez peut-être
41:05avec nous ce matin
41:05quand vous avez écouté
41:06le témoignage de Karine
41:08Karine a été violée
41:09sous le toit familial
41:10par un ami de ses parents
41:12qui est un récidiviste
41:13il a été condamné
41:14pour ses faits
41:15en 2018
41:16à 30 ans
41:16de réclusion criminelle
41:18avec une période
41:18de sûreté de 20 ans
41:20mais comme c'est un
41:20multi-récidiviste
41:21et qu'il avait déjà
41:22été condamné en 2007
41:24pour avoir violé
41:25notamment sa fille
41:26et bien
41:27dans le droit pénal français
41:29vous avez la possibilité
41:29d'avoir ce qu'on appelle
41:30la confusion des peines
41:31et il a effectué
41:34et c'est le droit
41:36ses 20 ans
41:37de sûreté
41:38ce qui fait que
41:38la semaine prochaine
41:39il va pouvoir sortir
41:41de prison
41:41et se retrouver
41:42dans la même ville
41:43que l'une
41:45de ses victimes
41:48dont Karine
41:48donc pour le viol
41:50de Karine
41:51qui a duré
41:52pendant plus de deux ans
41:52elle en a desséqué
41:53à la vie
41:55il n'aura fait
41:56que huit ans
41:56de prison
41:57c'est le droit
41:58qui lui permet ça
41:59il y a le droit
42:00mais il y a aussi
42:00les décisions des juges
42:01voyez le sujet
42:02c'est François Tiskevitch
42:04qui nous raconte
42:05c'est un mélange
42:06d'émotions
42:08entre la peur
42:10la colère
42:11et la tristesse
42:13son violeur
42:14sort de prison
42:15mais elle va devoir
42:16se cacher
42:17condamnée en 2018
42:18à 30 ans
42:19de réclusion
42:19celui qui a fait vivre
42:21un véritable enfer
42:22à Karine Jambu
42:23sera libre
42:24ce mardi
42:25l'homme
42:26s'installera
42:27à seulement
42:28deux kilomètres
42:28de chez elle
42:29donc il m'a bousillé
42:30une partie de ma vie
42:31et aujourd'hui
42:32c'est lui
42:32qu'on me protège
42:34parce qu'il va sortir
42:35alors que je pense
42:35qu'une personne comme ça
42:36n'a pas à sortir
42:37et encore moins
42:38venir habiter
42:39dans la ville
42:40où j'habite
42:40où je me suis reconstruite
42:42et en fait
42:43aujourd'hui
42:43on m'impose
42:44cette personne
42:44dans ma ville
42:47et moi
42:48qu'est-ce que je dois faire
42:48j'ai juste à
42:50j'ai pas le choix
42:51en fait
42:52Karine Jambu
42:53a été violée
42:54quand elle était âgée
42:55de 5 à 7 ans
42:56les faits ont été commis
42:57au domicile familial
42:58par un homme hébergé
43:00par ses parents
43:01je suis née dans une famille
43:03qui n'aurait jamais
43:04dû avoir d'enfant
43:05née d'une mère
43:07qui a commis
43:08un infanticide
43:09j'ai été maltraitée
43:10par ces géniteurs là
43:13durant toute
43:15ma vie
43:15quand j'étais
43:16à leur domicile
43:17et à l'âge
43:18de 5 ans
43:18ils ont accueilli
43:20monsieur Blodier
43:21qui est multirécidiviste
43:23et qui m'a violée
43:25avec leur accord
43:26pendant plusieurs années
43:28âgée aujourd'hui
43:29de 28 ans
43:31Karine Jambu
43:31va désormais vivre
43:32dans la crainte
43:33de recroiser
43:34dans la rue
43:34son violeur
43:36je vous propose
43:37d'écouter
43:37la mère de Karine
43:39la mère adoptive
43:40de Karine
43:41Laurence
43:42qui était avec nous
43:42et qui elle aussi
43:44est en colère
43:45considérant que la justice
43:46en a rien à faire
43:48je suis désolée
43:49de le dire
43:49mais la justice
43:50en a rien à faire
43:51en fait
43:51rien à faire
43:53on nous dit
43:55et c'est écrit
43:56dans le courrier
43:56qu'a reçu Karine
43:57on pense que
43:59la dangerosité
44:00a été atténuée
44:02atténuée
44:02ça veut pas dire
44:03supprimée
44:04je connais encore
44:05le français
44:06ça veut donc dire
44:07que oui
44:08on pense qu'elle a été
44:09atténuée
44:10on pense aussi
44:11qu'il reste quelque chose
44:12mais c'est pas grave
44:13il faut qu'il sorte
44:15il y a des jeunes
44:16qui sont emprisonnés
44:18il y a des hommes
44:18il y a des femmes
44:19il doit faire
44:21plusieurs demandes
44:21d'aménagement de peine
44:23lui une demande
44:25elle est acceptée
44:26ce courrier
44:27de la juge
44:27d'application des pètes
44:28il commence
44:28avec cette phrase
44:29j'ai l'honneur
44:30de vous annoncer
44:31donc vous avez une femme
44:32qui envoie une femme
44:33qui a été violée
44:34quand elle était enfant
44:34et qui comprend
44:36que son bourreau
44:37va sortir 8 ans
44:38après sa condamnation
44:39parce qu'il a fait
44:40les 20 ans de sûreté
44:40vous avez compris
44:42par j'ai l'honneur
44:43de vous annoncer
44:43mais dans quel monde
44:45on est en train de vivre
44:45dans quel monde vit-on
44:46je pense avoir été
44:47rarement amené
44:48à commenter une actualité
44:49aussi indécente
44:50on est vraiment
44:51dans l'application
44:52la plus caricaturale
44:53qui soit du principe
44:53de confusion des peines
44:55dans un cas d'école
44:56d'une justice
44:57avec la complicité
44:57du politique
44:58il faut toujours le rappeler
44:59qui s'est retourné
45:00contre le bon sens
45:01donc il faut le dire
45:02il faut le marteler
45:02la libération de cet homme
45:03est une claque
45:04au visage de Karine
45:05c'est une claque
45:06au visage de toutes les victimes
45:07et c'est une claque
45:08au visage de toutes les femmes françaises
45:09puisqu'il faut quand même
45:10rappeler le quotidien
45:11de plus en plus pénible
45:13que beaucoup d'entre elles subissent
45:14une femme sur quatre
45:15qui refuse de sortir
45:16de chez elle le soir
45:17à cause de l'insécurité
45:19une augmentation
45:20des féminicides
45:21d'une augmentation continue
45:22des violences sexuelles
45:24c'est quand même beaucoup
45:24pour un pays
45:25qui avait quand même fait
45:25de la lutte contre les violences
45:27faites aux femmes
45:27la grande cause
45:28des deux derniers quinquennats
45:29il y a une pétition
45:31qu'elles ont lancée
45:32Laurence et Karine
45:33contre
45:34et pour revoir
45:36cette loi
45:36sur la confusion
45:37des peines
45:38en urgence
45:39qui a été signée
45:40par plus de 60 000 signataires
45:42modifier la loi
45:43sur la confusion
45:44des peines
45:45mais c'est la confusion
45:46surtout des esprits
45:47puisque la confusion
45:48des peines
45:48exactement
45:49c'est ce qui résume
45:51toute cette affaire
45:51c'est la confusion
45:53des esprits
45:53l'indécence
45:54le fait que le citoyen
45:55est obligé de se protéger
45:58et de faire bouger
45:59lui la société
46:00parce que la justice
46:01ne fait plus son travail
46:02la moyenne justement
46:03de la peine d'emprisonnement
46:04pour ce genre de fait
46:05que ce soit confusion
46:06des peines ou non
46:07d'ailleurs
46:07est de 8 ans
46:08c'est à dire
46:09vous êtes condamné
46:09à 15 ans ou plus
46:10vous faites en moyenne
46:128 ans
46:12et là ce qu'il faut
46:13c'est qu'elle va sans doute
46:14être obligée de déménager
46:15donc elle a toutes les peines
46:16elle a toutes les peines
46:18Karine disait
46:19quelque chose
46:20de bouleversant
46:21elle a 29 ans
46:22sa fille elle a 5 ans
46:24or
46:24ses sévices sexuels
46:26ils ont commencé
46:27quand elle avait 5 ans
46:27de 5 à ses 7 ans
46:30elle dit
46:31quand je vois ma fille
46:32aujourd'hui
46:33depuis que j'ai reçu cette lettre
46:34je repense à ce que j'ai vécu
46:36et je me dis
46:37mais comment on a pu faire ça
46:38à une enfant
46:40mais le mot d'angérosité
46:41atténué
46:42c'est incroyable
46:42il y a tout
46:43de pouvoir écrire ça
46:44c'est incroyable
46:45il est 20h50
46:47merci à tous les 4
46:48merci à Julien Duroux
46:49qui a préparé cette émission
46:51dans un instant
46:52c'est enquête d'esprit
46:53quel sera le thème
46:54d'enquête d'esprit
46:55consacré à la belle figure
46:57de l'archange Saint-Michel
46:58et bien écoutez
46:59voilà
46:59enfin on va pouvoir respirer
47:01dans cette actualité
47:03irrespirable
47:04merci à tous les 4
47:05et l'info se poursuit sur CNews
47:07merci à tous les 4
47:07et l'info se poursuit sur CNews
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