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  • il y a 11 minutes
Avec Claire Touvier, cofondatrice de la Maison Jearom, Jean André Charial, Grand Chef Cuisinier et Thibaut La Flaquière dit le french trotteur

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##LA_PLANETE_DEMAIN-2026-05-10##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète demain.
00:15La seule émission hebdomadaire qui donne la parole aux acteurs d'une écologie résolument positive et raisonnée.
00:22Alors aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir dans nos studios deux acteurs de la transition écologique positive.
00:28J'ai nommé Claire Touvier qui est cofondatrice de la maison Jarôme qui croit en une beauté exigeante, consciente et
00:36puissante.
00:37Et puis nous avons également Jean-André Charial, grand chef cuisinier, propriétaire de l'hôtel Beaumanière au Beau de Provence
00:44et du restaurant gastronomique Lousteau de Beaumanière.
00:48Il est détenteur d'ailleurs de trois étoiles, Oggy de Michelin.
00:51Bonjour Claire, on va commencer avec vous.
00:53Bonjour.
00:53Alors comment est née la maison Jarôme et pourquoi avoir fait le pari du soin capillaire solide ?
01:01Alors en fait, la maison Jarôme est née pendant et après le Covid.
01:06Il y a eu, pendant le Covid, les soins solides qui sont apparus, les soins solides capillaires,
01:12c'est-à-dire qu'on a vu apparaître sous forme de savon désormais des shampoings, des soins.
01:18Il y a eu un engouement, il y a eu un marché qui a pu émerger et très rapidement, on
01:23a vu des consommateurs qui étaient déçus.
01:25Ce qui se passait en fait, c'est qu'on a basé le soin capillaire solide dans sa première ère
01:31sur vraiment l'argument écologique.
01:33Donc on avait vraiment quelque chose de super d'un point de vue écologique.
01:35On n'avait plus de plastique, c'était avant tout l'argument, même avant l'eau, c'était plus de
01:39plastique.
01:39Mais finalement, on avait peu de performance et les consommateurs, très rapidement, ont laissé de côté les soins solides capillaires
01:47en se disant, en fait, malheureusement, je n'ai pas des beaux cheveux, ça me gratte, ma couleur n'est
01:52pas belle, ce n'est pas agréable.
01:53Nous, on est partis de là en se disant, ce n'est pas possible de rester là.
01:57Le solide doit être le format d'avenir.
02:00C'est un format exceptionnel dans lequel on peut mettre beaucoup de performances techniques, mais personne ne s'en était
02:05emparé.
02:05Donc on s'en est emparé, il y a eu deux ans de R&D pour pouvoir arriver aujourd'hui
02:10à des soins capillaires
02:11qui sont au rendez-vous écologiquement et techniquement.
02:15Alors, face à la multiplication des marques qui se revendiquent « green », entre guillemets,
02:20comment vous démarquez-vous sans tomber, bien sûr, dans le greenwashing ?
02:23Alors, nous, il y a plusieurs valeurs qui nous guident, mais il y en a deux qui sont essentielles là
02:27-dessus,
02:27c'est le bon sens et la transparence.
02:30Et quand Maison Jaromé née, on s'est inspiré de la grand-mère de mon associé qui s'appelait Janine,
02:34d'où le nom Maison Jaromé, et qui était exigeante et élégante et qui avait du bon sens,
02:39qui avait toujours un petit peu de rouge à lèvres, un joli foulard, qui avait peu de produits,
02:43et avec peu de produits, elle faisait beaucoup.
02:44Et c'est ce qui nous a guidés absolument tout le temps.
02:47Donc tout ce qui naît et tout ce qui ensuite a vu le jour chez Maison Jaromé a été guidé
02:53par « dès qu'on sort du bon sens, dès qu'on sort de l'exigence, on est en train
02:56de trop compliquer,
02:57on est en train de détourner, donc il faut rester dans quelque chose de simple.
03:01Et comme on le sait, faire simple, c'est souvent le plus compliqué. »
03:05Selon vous, l'industrie cosmétique est-elle à la hauteur de l'urgence environnementale ?
03:09Nous, si on est là aujourd'hui, c'est qu'on a pensé que non.
03:12L'industrie cosmétique, elle a déjà fait beaucoup de progrès.
03:16Il y a déjà des formules qui sont plus clean, on a les formats recharge qui sont nés,
03:20on réduit le plastique, mais enfin, il y a quand même encore beaucoup de packaging,
03:24plastique notamment, et on a énormément d'eau.
03:26Et pour nous, l'eau, c'est vraiment le prochain challenge de l'industrie cosmétique.
03:30– Alors, vous parliez de packaging, on va rester un peu sur cette phrase-là.
03:35Pour rompre, justement, avec cette dépendance au packaging et au plastique,
03:41quelle a été votre solution première ?
03:43– Alors, nous, on est parti du constat que le solide comme le shampoing solide,
03:48comme votre savon, c'est pratique, mais pas très pratique.
03:51Donc, effectivement, poser 3, 4, 5 savonnettes au bord de votre salle de bain,
03:56c'est pas forcément pratique.
03:57Donc, il nous faut un packaging.
03:59On a voulu un packaging, mais quel packaging pour pas qu'il soit jetable ?
04:02– Alors, nous, on a dessiné l'écran.
04:04Et en fait, vraiment, chez Maison Jarome, on a redonné une place à l'objet.
04:07On s'est dit, exactement, je vous parlais tout à l'heure de la grand-mère Jeannine,
04:11qui a des beaux objets.
04:12On a tous des beaux objets de nos grands-parents,
04:15un beau flacon de parfum, une belle brosse.
04:18Et c'était vraiment dans cet esprit.
04:19On a dit, mais nous, en fait, le zéro déchet, ça ne doit pas vouloir dire,
04:22et l'écologie, ça ne doit pas vouloir dire, minimalise zéro objet.
04:25Mais il faut des beaux objets qui se transmettent, qui soient nobles.
04:29Et donc, on a créé un écrin qui accueille les soins solides, les shampoings,
04:32qui fait porte-shampoings et à la fois boîte de voyage.
04:35Et dans l'idée qu'on puisse garder ces beaux objets,
04:37qui sont aussi beaux esthétiquement, le plus longtemps possible.
04:40Et pour parler d'écologie positive, qu'on ait envie de les garder,
04:43qu'on ait envie de les utiliser.
04:44– Alors, est-ce qu'ils sont biosourcés, ces écrins ?
04:46– Oui, ils sont biosourcés.
04:48– D'accord.
04:49Et ça voudrait dire aussi que c'est une solution durable sur le long terme ?
04:52– Alors, oui, ce n'est pas la solution entière non plus.
04:55Le biosourcés, c'est faire tout ce qu'on peut faire
04:58et tout ce qui est dans notre pouvoir pour être le plus vert possible.
05:02C'est une question d'équilibre.
05:04On peut imaginer demain qu'il y ait encore des matériaux
05:06qui soient encore plus nobles à utiliser.
05:09Mais en tout cas, nous, aujourd'hui, on a fait le choix
05:10de l'écrin biosourcés et surtout recyclés.
05:13– Le choix de filière française, est-ce qu'il relève selon vous
05:16avant tout d'un engagement environnemental
05:19ou plutôt d'une stratégie de marque ?
05:21– Alors, au départ, vraiment, à la genèse,
05:25le choix de la filière française, elle a été faite avec conviction
05:29puisque c'était vraiment à l'origine du projet même.
05:32Bien entendu, après, ça vient s'intégrer dans une stratégie de marque.
05:36Mais ce n'est pas de toute façon ce qui peut garder les consommateurs
05:40avec vous très longtemps.
05:41Le seul argument de la filière française ne suffit pas.
05:43Donc, c'est avant tout une conviction.
05:46et après, ça vient ajouter un argument.
05:49Et puis, c'est une belle preuve de qualité pour le consommateur.
05:54– Alors, vous n'êtes pas les seuls à faire des shampoings solides.
05:57Évidemment, on commence à en voir un peu partout maintenant.
06:00Mais le format solide, il est souvent présenté d'ailleurs
06:03comme beaucoup plus écologique.
06:05Est-ce que c'est toujours le cas en pratique ?
06:07– Oui, il faut savoir que dans un shampoing traditionnel du marché,
06:12vous avez entre 5, 7, allez, 9% d'actifs.
06:15Donc, vraiment, d'ingrédients qui vont soigner votre cheveu.
06:18Le reste, c'est de l'eau.
06:19C'est des conservateurs, c'est des agents texturants.
06:21Donc, on achète de l'eau.
06:24Aussi, dans la skin care, c'est la même chose.
06:26On va acheter de l'eau.
06:26Donc, effectivement, quand on passe au solide,
06:28on est beaucoup, beaucoup plus écologique.
06:30– Et quelle pourrait être, selon vous,
06:32la prochaine grande révolution écologique dans le secteur de la beauté ?
06:35– Eh bien, c'est celle qui est en cours, je pense, ici
06:37et à laquelle on prend part, c'est-à-dire l'eau.
06:41Alors, nous, on le fait sur les soins capillaires,
06:42mais on peut aussi le voir sur le soin de la peau
06:44où on voit des soins en stick qui émergent aujourd'hui
06:47et qui disent la même chose que nous,
06:49qui disent, mais en fait, on peut être écologique,
06:50on peut être plus performant, on peut se sentir meilleur.
06:54Donc, il peut y avoir aussi plus de plaisir.
06:56Donc, finalement, pourquoi ne pas se passer de l'eau ?
06:58Alors, nous, on le fait sur les soins capillaires.
07:00Il reste plein d'autres opportunités pour ce challenge-là.
07:04– Et quelles initiatives mettez-vous en place
07:07pour réduire l'empreinte de votre logistique ?
07:10– Alors, l'empreinte de la logistique,
07:12bon, nous, on a commencé par les packagings.
07:13On a très peu de packagings.
07:15On a vraiment juste un petit packaging
07:17qui vient donner toutes les informations légales
07:19et autour de nos écrins.
07:21Et puis ensuite, on travaille avec des packagings
07:23qui sont issus de forêts, qui sont durables.
07:27On a une matière qui n'a pas de film,
07:30qui est imprimée en France.
07:31Donc, on fait beaucoup au niveau du packaging
07:33pour les réduire, qui reste quand même qualitatif,
07:35qu'ils soient aussi français.
07:36Et ensuite, on travaille avec des logisticiens
07:38qui partagent les mêmes valeurs que nous.
07:41– Alors, justement, rendre ce produit,
07:43enfin, un produit écologique désirable,
07:46est-ce que c'est, selon vous, un levier clé
07:48pour transformer durablement les habitudes de consommation ?
07:51– Pour nous, c'est le levier.
07:52Pour nous, c'est le levier.
07:54En fait, il faut donner envie.
07:55Il faut que l'écologie soit sexy.
07:57Si elle n'est pas sexy, vous demandez constamment
07:59à des consommateurs de faire un effort.
08:00Vous avez quelques consommateurs qui vont dire
08:02« Allez, je fais l'effort »
08:03et qui se contenteront.
08:04Mais ce n'est quand même pas la marche,
08:06ce n'est quand même pas l'avenir
08:07de demander de faire des concessions.
08:09Nous, ce qu'on a prouvé avec Maison Jérôme,
08:10c'est qu'on peut faire mieux
08:11et on peut faire écologique.
08:13Donc, ça peut s'appliquer aussi pareil.
08:15Il y a plein d'autres secteurs,
08:16mais on est assez fiers de ça.
08:17Et pour nous, le levier du plaisir,
08:20de l'esthétisme, de la performance,
08:22ce sont des leviers qui sont les meilleurs leviers
08:24pour pouvoir convertir à l'écologie.
08:27Et si je vous demandais une définition,
08:29pour vous, votre définition d'écologie positive,
08:31en trois mots, ça serait quoi ?
08:33L'écologie, c'est celle qui est évidente.
08:35C'est celle qui est évidente.
08:36C'est celle qui est évidente
08:37parce qu'elle est meilleure que toutes les autres,
08:39donc elle donne envie, donc j'y vais.
08:41Merci beaucoup.
08:42Nous allons nous retrouver dans un court instant
08:43sur Sud Radio avec nos deux invités.
08:45Bien sûr, avec Thibaut,
08:46notre French Trotter national,
08:47qui aujourd'hui va nous parler
08:49d'une solution innovante
08:50pour détecter les fuites d'eau
08:52dans les canalisations.
08:53A tout de suite sur Sud Radio.
08:56Picotis solaire,
08:57expert en solutions photovoltaïques
08:58pour un avenir durable.
09:00Et Akhena, la reine des vérandas
09:01et des pergolas, vous présente
09:03Sud Radio, la planète de main.
09:05Christophe Debiens.
09:06Eh bien, après ce court instant de pause,
09:08nous voici de retour
09:09dans les studios de Sud Radio
09:10pour la planète de main,
09:12toujours en compagnie de nos deux invités,
09:13mais également de Thibaut,
09:15notre French Trotter national,
09:17voire international,
09:18qui aujourd'hui va nous parler
09:19d'une solution innovante
09:21pour détecter les fuites d'eau
09:23dans les canalisations.
09:24C'est un enjeu à la fois économique,
09:26mais aussi écologique,
09:27bien entendu.
09:28N'est-ce pas, Thibaut ?
09:29Exactement, Christophe.
09:30Et cet outil a été développé
09:31par Leak Meated,
09:32une start-up fondée en 2019
09:34qui accompagne les collectivités
09:35dans la gestion
09:36de leur réseau d'eau potable.
09:38Basée sur l'intelligence artificielle,
09:39cette solution a déjà permis
09:41d'économiser plusieurs millions
09:42de mètres cubes d'eau.
09:43Et pour en savoir plus,
09:45je me suis rendu à Bourrachard,
09:46dans l'heure,
09:47pour assister à une recherche
09:48de fuite sur le terrain.
09:50J'ai rencontré Mathis Guyot,
09:52directeur du support technique
09:53et de l'innovation
09:54chez Leak Meated,
09:55qui était présent
09:56aux côtés des équipes
09:56du SERPN,
09:58le syndicat d'eau,
09:59du Roumois
10:00et du plateau de Nebourg,
10:01qui a fait appel à cet outil.
10:03Et Mathis nous explique
10:04un peu tout ça en détail.
10:05Notre mission,
10:06c'est qu'on aide les collectivités
10:08à améliorer le rendement
10:10de leur réseau d'eau potable,
10:11à mieux gérer leur patrimoine
10:12grâce à notre outil
10:13de jouement numérique,
10:14qui est un outil
10:15d'aide à la décision.
10:16La spécificité de Leak Meated,
10:17c'est l'utilisation de l'IA ?
10:19Oui, tout à fait.
10:20En fait, aujourd'hui,
10:21l'IA nous apportait
10:22beaucoup de qualité
10:23de travail
10:24et aussi de rapidité.
10:25La recherche de fuite,
10:26c'est un métier
10:26qui existe depuis 150 ans.
10:28Mais in fine,
10:29qu'est-ce que nous apporte l'IA ?
10:30L'IA, c'est un vecteur
10:31un petit peu de rapidité.
10:32Vous avez 100 km de réseau.
10:34L'intelligence artificielle
10:35de Leak Meated
10:36va analyser
10:36ces 100 km de réseau
10:37et va déterminer
10:38les 20 à 30 %,
10:39donc ces 20 à 30 km de réseau
10:41qui contiennent
10:4280 % de vos fuites.
10:43Notre différence,
10:44c'est aussi
10:45qu'on est payé
10:47un minimum de 20 %
10:48votre débit de nuit
10:49parce qu'on considère
10:50que le débit de nuit
10:50à 80 %,
10:51c'est un débit de fuite
10:53et en améliorant
10:54de plusieurs mètres cubeurs
10:55ce débit de nuit,
10:57on oeuvre en fait
10:58à la préservation
10:59de la ressource.
10:59Quelle est la mission du jour ?
11:01Notre mission aujourd'hui,
11:02en fait,
11:02c'était de montrer
11:03grâce à l'IA,
11:04on avait déterminé
11:04des zones préalables
11:06de recherche de fuite
11:07et sur ces tronçons
11:09de 200 à 300 mètres
11:10sur la rue
11:10de laquelle on se trouve,
11:11ça a permis aux techniciens
11:12de prélocaliser
11:14cette zone de recherche
11:15et en cherchant
11:16de manière technique
11:18en acoustique
11:19ou avec des corrélateurs
11:20de trouver ce point de fuite.
11:21On va aller rejoindre Stéphane,
11:24le technicien,
11:25on va chercher la fuite
11:25avec lui ?
11:26Oui, tout à fait.
11:27Alors Stéphane,
11:28c'est le responsable
11:28d'exploitation,
11:30c'est lui qui dirige
11:31un petit peu
11:31toutes les équipes
11:32de recherche du réseau
11:33et en fait,
11:34il va s'appuyer
11:34sur l'algorithme
11:35qui va définir
11:36cette zone préalable,
11:37va sortir ses outils techniques,
11:40va lui permettre
11:41de localiser
11:41de manière plus pêche
11:42la fuite
11:42jusqu'une fois
11:43qu'il a trouvé,
11:44on est à peu près
11:45à un mètre de distance
11:45ou voire même
11:4650 cm
11:47et va pouvoir prévoir
11:48les travaux de terrassement
11:50en urgence
11:50pour venir réparer
11:51cette fuite-là.
11:52Donc Stéphane Nouvenoux,
11:54je suis responsable
11:54d'exploitation au SRPN
11:55et je travaille au SRPN
11:56depuis 2009
11:57à la création du syndicat.
11:58Comment on prépare
11:59une campagne
12:00de détection de fuite ?
12:01On surveille nos réseaux
12:03avec des compteurs
12:04de sectorisation,
12:05on regarde le volume
12:06qui vient sur la commune
12:07et les débits de nuit
12:08et en fonction de ça,
12:09on regarde si on doit
12:10faire de la recherche
12:11de fuite sur ce secteur.
12:11Là, je vois un matériel
12:13assez sophistiqué,
12:13on peut le décrire ?
12:14Ici, vous avez un aquaphone,
12:15donc c'est pour écouter
12:16sur les vannes
12:17directement avec nos oreilles
12:19ou alors écouter aussi
12:20au sol
12:21une fois qu'on a localisé
12:22la fuite.
12:22Là, on a des loggeurs,
12:24c'est des classiques.
12:25Donc quand on dit
12:25qu'on a eu une fuite
12:26dans telle rue
12:27ou qu'on a diagnostiqué
12:28un quartier,
12:29on pose ces loggeurs
12:30dans les rues
12:30et avec un patrouilleur,
12:32on passe l'endemain
12:33et on voit lequel
12:33est en alarme.
12:36Et une fois qu'on a
12:37un tronçon,
12:37on va dire de 400 mètres
12:38ou 300 mètres,
12:39on passe un corrélateur,
12:41le corrélateur acoustique.
12:43Donc on pose des capteurs
12:44sur les vannes
12:45où on lui dit
12:45il y a tant de mètres
12:46entre deux capteurs
12:47et c'est tel matériau
12:48et tel diamètre.
12:49Il nous dit
12:50la fuite est à telle distance
12:52du capteur rouge.
12:53Au bout de combien de temps
12:54on a les premiers résultats ?
12:56C'est variable ?
12:57C'est variable,
12:59ça dépend si on cherche
12:59sur 50 km de réseau
13:01ou si il faut chercher
13:02sur 4 km.
13:03Mais si on s'y met,
13:05une fuite,
13:05ça peut aller de 1h à 2h
13:06en une journée.
13:08Je vous propose
13:08de retrouver la suite
13:09de ce reportage
13:10la semaine prochaine.
13:11Merci Thibault.
13:12On vous retrouve donc
13:13dimanche prochain
13:14à la même heure
13:14pour La Planète Demain
13:15sur Sud Radio.
13:16En attendant,
13:18La Planète Demain,
13:19comme vous le savez,
13:20aborde l'écologie
13:21de façon positive
13:22et raisonnée
13:23et à cet effet,
13:24nous avons le plaisir
13:24et l'honneur
13:25d'accueillir maintenant
13:26Jean-André Charial
13:27qui est un grand chef
13:29cuisinier,
13:29propriétaire de l'hôtel
13:31Beaumanière
13:31au Beau de Provence
13:33et du restaurant
13:33gastronomique
13:34Lousteau de Beaumanière,
13:35détenteur d'ailleurs
13:36de 3 étoiles
13:37au Guide Michelin.
13:38Bonjour cher Jean-André Charial.
13:40Bonjour,
13:40bonjour,
13:40bonjour.
13:42Comment arrivez-vous
13:43à concilier
13:44luxe,
13:45discrétion
13:46et immersion
13:47dans la nature
13:48sans tomber
13:48dans le cliché touristique ?
13:51Oui,
13:52c'est une bonne question.
13:54Le luxe,
13:55pour moi,
13:56c'est pas quelque chose
13:57de clinquant,
13:58c'est quelque chose
13:59de discret.
14:00Depuis toujours,
14:01on a reçu
14:02à vos manières
14:04le monde entier,
14:05que ce soit
14:05des hommes politiques,
14:06des vedettes de cinéma,
14:08des chanteurs,
14:08des acteurs.
14:11Et moi,
14:12j'ai toujours donné
14:12un mot d'orne,
14:13une consigne,
14:14c'est
14:14on leur fout la paix.
14:15Ils sont comme chez eux
14:17et surtout,
14:18ils ne les dérangent pas,
14:19on ne fait pas de photos,
14:22on ne demande pas d'autographe,
14:23on les laisse tranquilles.
14:25C'est ça pour moi
14:26l'idée du luxe,
14:28c'est pas de...
14:30Tout est discret,
14:32la nature est très présente
14:34au beau.
14:35Ce qu'on a de plus extraordinaire,
14:37c'est d'abord la lumière
14:38qui est exceptionnelle,
14:40ensuite les rochers,
14:42cet état sauvage
14:44de la garigue
14:45et tout ça,
14:46on n'y touche surtout pas
14:47et on fait que ça dure
14:50le plus longtemps possible.
14:51Avec tous ces atouts
14:52que vous venez de nous citer,
14:54quelle est la clientèle
14:55que vous cherchez à attirer
14:58et a-t-elle évolué d'ailleurs
14:59depuis ces dernières années ?
15:01Oui, elle évolue forcément.
15:02D'abord,
15:03on a une clientèle française,
15:07plus de 50% est française,
15:09après 25% est européenne,
15:11c'est-à-dire les pays limitrophes,
15:12la Belgique,
15:13l'Allemagne,
15:13l'Angleterre,
15:14etc.
15:15Et 15% d'Américains
15:17et le reste,
15:17les 10% restants,
15:19c'est le reste du monde,
15:21un peu d'Asiatiques,
15:22un peu de Brésiliens,
15:23un peu de...
15:26Pas de Russe.
15:29Mais pas du Moyen-Orient non plus,
15:31c'est pas du tout nos clients.
15:32Non.
15:33Voilà,
15:33donc on est très européens en fait.
15:36Et la clientèle est de plus en plus jeune.
15:40J'ai eu la chance d'embaucher il y a...
15:43Moi j'ai fait la cuisine 50 ans à peu de manière
15:45et j'ai eu la chance d'embaucher il y a 10 ans
15:47un jeune chef qui s'appelle Glenn Vielle,
15:49qui est une vedette de la télé
15:51puisque c'est un des membres
15:53du jury de top chef.
15:55Et la puissance de la télé
15:57fait que tout le monde
15:59le connaît maintenant.
16:01Donc les gens viennent pour faire des photos
16:02aussi avec lui.
16:03Ça rajeunit la clientèle,
16:05c'est plus pareil.
16:06Oui, on fait du buzz en fait.
16:08On fait du buzz, oui.
16:09Alors comment travaillez-vous
16:10avec les acteurs locaux ?
16:13Entre autres les producteurs,
16:15les artisans, les vignerons.
16:16Alors moi j'ai été
16:18un des premiers
16:19dans un restaurant 3 étoiles
16:20à faire un menu,
16:21à composer un menu de légumes.
16:23J'ai commencé en 87,
16:24c'est-à-dire il y a déjà 39 ans
16:26et depuis 39 ans
16:26il y a toujours un menu
16:27uniquement de légumes à Beaumanière.
16:29J'ai un très beau potager
16:32que j'ai...
16:33Le premier je l'ai fait il y a plus de 50 ans
16:35j'en ai fait un deuxième
16:36et maintenant un troisième
16:37depuis les dernières.
16:38Donc je n'arrête pas d'augmenter
16:39la surface des potagers.
16:40Ce sont des potagers bio
16:41et le végétal a de plus en plus
16:44d'importance
16:44à la fois dans la cuisine
16:46et les potagers se visitent.
16:49Il y a un circuit
16:50donc on explique aux gens
16:53et ils se baladent.
16:54Et il y a un potager
16:55où j'ai des cochons aussi
16:57qui mangent les déchets alimentaires.
17:00Et j'ai des poules pour les oeufs,
17:02j'ai des ruches pour le miel.
17:06On peut pas être totalement autonome
17:08parce que je peux pas
17:09cultiver tous les légumes
17:10dans mon potager.
17:12Mais je mets l'accent
17:13à des périodes précises
17:15sur les petits pois.
17:16Par exemple, en ce moment
17:17j'ai les meilleurs petits pois du monde
17:18parce qu'on les ramasse le matin,
17:19on les ramasse tout petits,
17:20on peut les manger crus pratiquement.
17:21Et après il y a des haricots verts aussi
17:23qui sont plus petits
17:24que les doigts d'une fourchette, etc.
17:25Et donc on change comme ça.
17:27Je peux pas tout faire.
17:28Donc je fais pas de pommes de terre
17:29parce que j'y arrive pas,
17:30je fais pas d'asperges
17:30parce que le terrain à des abloneux
17:32qui nécessitent les asperges,
17:35j'en ai pas.
17:35Donc voilà, je suis obligé
17:36d'en acheter un peu à l'extérieur.
17:38Mais j'ai une partie très très importante
17:41qui est cultivée sur place.
17:44Alors vous mettez donc en avant
17:46une démarche plutôt durable.
17:48Où est-ce que vous en êtes
17:49sur la question du bilan carbone
17:50de l'établissement ?
17:51On a commencé,
17:52on a fait un bilan carbone
17:53pour savoir d'où on partait.
17:54Et puis on a commencé des actions
17:58avec toute une équipe
17:59dédiée à un développement durable.
18:02On a fait partie de la convention
18:04du climat aussi, la CEC.
18:07Et on a mis en place
18:09des mesures sur les achats,
18:12les achats locaux,
18:14le développement durable,
18:15la meilleure sourcing.
18:16On a fait une équipe
18:20qui s'occupe de l'eau.
18:21J'étais intéressé d'entendre
18:23qu'on pouvait trouver facilement
18:24des fuites,
18:25parce que malheureusement
18:25j'ai beaucoup de fuites.
18:28Le domaine est immense,
18:29il fait plusieurs hectares.
18:30Et c'est vrai que j'ai des fuites.
18:33J'étais obligé de mettre
18:34des compteurs partout maintenant
18:35pour savoir où naît les fuites.
18:39Et le prix de l'eau
18:41est une denrée maintenant rare.
18:42En plus, la communauté de communes
18:44des Alpies, de Saint-Rémy,
18:46a augmenté le prix de l'eau
18:47de 60% depuis l'année dernière.
18:49Ah oui, ça a changé.
18:50Ce qui fait que ça représente
18:51maintenant des sommes considérables.
18:53Donc on s'occupe de ça,
18:54on s'occupe du plastique aussi,
18:56c'est-à-dire de tout ce qu'il y a
18:57dans les hôtels,
18:58l'objet unique de supprimer le plastique.
19:01Supprimer le plastique dans la cuisine,
19:02ça c'est une vaste entreprise.
19:04On a aussi un tel,
19:05on n'a pas complètement réussi encore,
19:07parce qu'il y a le film plastique
19:09et tout ça c'est parfois difficile
19:10de s'en passer.
19:11Les poches surtout pour mettre sous vide,
19:14conserver les aliments.
19:16Voilà, mais on travaille dessus,
19:17on a diminué quand même considérablement
19:21le montant des plastiques.
19:23On a aussi fait beaucoup d'efforts
19:30sur les déchets.
19:31J'ai embauché des gens
19:33qui nous ont expliqué,
19:35qui ont fait de la formation
19:36auprès du personnel
19:36pour trier les déchets,
19:38pour diminuer les déchets,
19:39ça c'est des coûts aussi importants.
19:41Et comment vous sensibilisez
19:43vos clients à ces enjeux environnementaux
19:45sans altérer leur expérience touristique ?
19:49D'abord dans les chambres c'est plus facile,
19:51parce qu'on peut mettre des petits cartons
19:53en leur disant
19:53si vous ne voulez pas qu'on change
19:55les draps ou les serviettes,
19:56faites-nous savoir.
19:58Donc ça, ça marche.
19:59On se fait parfois engueuler
20:00quand les femmes de chambre
20:03à la couverture le soir,
20:05on ramasse quand même
20:06les chambres,
20:08les serviettes de bain,
20:09alors que les clients
20:09avaient demandé de ne pas le faire.
20:11Mais bon,
20:12on fait très attention
20:13quand même à tout ça.
20:16On essaye d'être meilleur chaque jour.
20:19Voilà.
20:20Et vous avez le label clé verte,
20:23si je ne me trompe.
20:25Est-ce que cela influence
20:26réellement la fréquentation
20:27de votre établissement selon vous ?
20:30Je pense qu'une certaine parenté
20:32de la clientèle
20:33est très sensible à ça.
20:34Et de plus en plus,
20:36c'est comme au menu légumes.
20:37Il y a 38 ans,
20:39je n'y arrivais pas en vente
20:40parce que tout le monde
20:41pensait m'envoyer de faim
20:42en sortant de table
20:42s'il n'y avait pas un morceau de vente.
20:44Aujourd'hui,
20:45ça représente 15 à 20%
20:47de mes ventes.
20:48Ça, ça change un peu chaque année
20:50et de plus en plus.
20:52Bon, on est sur la bonne voie.
20:54Maintenant,
20:56certaines de mes équipes,
20:57certaines personnes me disaient
20:59qu'il fallait agir aussi
21:00sur le mode de transport.
21:02Mais je me vois mal
21:03comment je peux demander
21:04à mes clients
21:04qui viennent d'outre-Atlantique
21:06de ne pas venir en avion.
21:09À la rame,
21:10ça fait loin.
21:10À la rame,
21:11ça fait un peu loin.
21:12Quels sont justement
21:13les principaux défis
21:15environnementaux
21:15auxquels vous faites face
21:16aujourd'hui
21:17dans votre activité ?
21:22– Ah, s'il y en a !
21:23– Oui, non,
21:24la gestion de l'eau
21:25qui est vraiment importante.
21:26La gestion de l'eau,
21:28la gestion des déchets,
21:30la gestion du plastique,
21:32tous ces éléments
21:33qui font qu'on a des équipes
21:36qui s'en occupent tous les jours.
21:38Et ça passe par la formation
21:39parce que,
21:40quel que soit le cuisinier,
21:42si on ne lui a pas expliqué
21:43comment gérer les déchets,
21:45ça ne marche pas.
21:47– Merci infiniment,
21:48cher Jean-André Charial,
21:50grand chef cuisinier,
21:51propriétaire de l'hôtel Beaumanière
21:53au Beau de Provence
21:54et du restaurant également gastronomique
21:56Lousteau de Beaumanière
21:58pour votre participation
21:59à mon émission
22:00et surtout pour votre engagement
22:01vers un monde
22:02plus responsable et durable.
22:03– Merci beaucoup.
22:04– Il me reste à vous souhaiter
22:05à toutes et tous
22:06un excellent dimanche après-midi.
22:08Avant de tendre le micro,
22:10Alain Marty pour InVino,
22:12l'émission à écouter
22:13sans modération.
22:14Quant à moi,
22:15je vous retrouve sur Sud Radio
22:16à 7h35 chaque jour
22:17du lundi au jeudi
22:18pour la Minute Planète
22:19et chaque dimanche
22:20à 12h30 pour la Planète Demain.
22:22En attendant,
22:23prenez soin de vous,
22:24de vos proches
22:24et bien sûr de la planète.
22:26À bientôt.
22:27– Akena,
22:28expert en carport
22:30et pergola solaire
22:31pour des économies
22:31et un avenir durable.
22:33Et picotis solaire
22:34pour que l'avenir s'éclaire
22:35avec des choix durables.
22:36Vous ont présenté
22:37Sud Radio,
22:39la planète demain,
22:40Christophe Debiens.
22:41– Sous-titrage Société Radio-Canada
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