- il y a 9 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On voulait aussi ce soir évoquer ensemble ce qui ressemble à une marée noire dans le golfe d'Hormuz.
00:04Les satellites de l'Observatoire climatique européen Copernicus ont détecté cette semaine une mystérieuse nappe grise et blanche
00:12s'étendant sur plusieurs kilomètres au large de l'île de Karg, grande comme 7000 terrains de foot.
00:17Alors forcément on s'interroge sur la présence ce soir de ce pétrole en mer à proximité de Karg
00:23qui est, rappelons-le, le plus grand terminal iranien d'exportation de pétrole brut, l'irrendement.
00:28Mais les images sont là et Mariru, on vous retrouve à Doha au Qatar.
00:33Plusieurs experts confirment qu'il s'agit bien d'une marée noire.
00:37Ce sont des images satellites qui ont révélé la présence de cette marée noire autour de l'île de Karg,
00:42une marée noire qui se déplace vers le sud actuellement.
00:45Pour vous situer à l'île de Karg, elle se trouve à une trentaine de kilomètres des côtes iraniennes dans
00:49le sud du pays
00:50et elle est stratégique pour l'Iran car en temps normal, c'est là que transitent 90% des exportations
00:56pétrolières iraniennes.
00:57Concernant la marée noire, elle mesure en tout cas 50 km².
01:02Actuellement, c'est l'équivalent de la moitié de la taille de la ville de Paris.
01:07Près de 3000 barils de pétrole se retrouveraient dans la mer,
01:11selon un organisme britannique qui qualifie cette marée noire comme la plus importante depuis le début de la guerre.
01:17Alors que s'est-il vraiment passé ?
01:20L'origine exacte de cette nappe d'hydrocarbures est pour l'instant inconnue,
01:24mais plusieurs hypothèses sont avancées.
01:26La première, c'est que ça pourrait être la conséquence d'une frappe qui aurait visé un pétrolier ou un
01:31terminal.
01:32Autre hypothèse, les Iraniens ont délesté, rejeté volontairement du pétrole,
01:37car ses capacités de stockage sont saturées en raison du blocus,
01:41où les Iraniens ont fait ça tout simplement pour perturber le trafic autour de l'île de Karg.
01:47Et enfin, dernière hypothèse avancée, une fuite tout simplement,
01:51car les infrastructures pétrolières de l'île de Karg sont vieillissantes et connues pour être vétustes.
01:57Pour l'instant, impossible, vous l'aurez compris, de confirmer l'origine exacte,
02:02impossible non plus de calculer l'ampleur des dégâts écologiques.
02:06De son côté, Téhéran minimise l'effet.
02:09Selon un responsable iranien, aucune fuite n'a été détectée sur les installations pétrolières du pays.
02:16Un autre responsable iranien, lui, rejette la faute sur un pétrolier européen
02:20qui serait donc responsable, selon lui, de cette nappe d'hydrocarbures.
02:25Léa Landman, vous avez entendu les différentes hypothèses énoncées par Mariru,
02:29la fuite, le déversement ou alors, bien évidemment, l'endommagement par les frappes américaines.
02:34On se souvient des frappes américaines autour de l'île de Karg.
02:37Est-ce que vous balayez une hypothèse ce soir où vous dites non, tout est possible ?
02:41Non, alors vraiment, je pense que les trois hypothèses se valent et se tiennent la route.
02:47Je pense que d'ici quelques jours, on saura de toute façon l'origine de cette fuite, de cette marée
02:53noire.
02:54Je ne vois pas très bien pourquoi on ne comprend pas encore d'où ça vient,
02:57mais ça, c'est intéressant, c'est une autre histoire.
02:59Mais les trois hypothèses se valent, c'est-à-dire que soit les installations iraniennes sont effectivement saturées,
03:05soit un navire a été touché.
03:09Est-ce que les Iraniens auraient jeté comme ça dans l'eau ?
03:12Je n'en sais rien, mais ce que je veux dire, c'est que pour l'instant, c'est vraiment
03:14des spéculations
03:15et elles se valent toutes.
03:16Donc, je n'ai pas une meilleure réponse que ça maintenant.
03:21Et que de toute façon, les conséquences, que ce soit les Iraniens, une saturation
03:25ou un navire qui a été touché, la seule chose qui peut changer un peu,
03:29c'est si les installations iraniennes sont saturées.
03:32Là, ça voudrait dire quelque chose de ce qu'ils sont capables de faire et évacuer.
03:35Mais sinon...
03:37Nicolas Tenzer, si on revient quelques années en arrière, en 1991,
03:40Saddam Hussein échoue à annexer le Koweït
03:43et il se venge en battant en retraite, en déversant dans le Golfe 5 à 6 millions de barils de
03:49pétrole à l'époque.
03:49On parle d'une énorme marée noire avec des conséquences terribles.
03:52Est-ce qu'on peut imaginer que les Iraniens puissent se servir de ce pétrole
03:56comme une forme de chantage aussi ?
03:58Là, on est juste à 3 000 barils.
03:59Oui, voilà. Je ne pense pas.
04:01D'abord, parce qu'effectivement, la situation de Saddam Hussein,
04:03je dirais, quand il va perdre le Koweït, n'est absolument pas la situation des Iraniens.
04:08En tout cas, d'ailleurs, le récit des Iraniens, c'est « nous ne l'avons pas perdu,
04:11nous imposons nos conditions ».
04:13Donc, je vois d'ailleurs mal...
04:15Pour moi, la troisième hypothèse, d'ailleurs, je dirais,
04:17d'un délestage volontaire, si j'ose dire, de pétrole iranien,
04:21me paraît, parmi les trois hypothèses, la moins plausible.
04:24Et ils n'ont aucun intérêt, les Iraniens, à déverser leur pétrole dans le vol.
04:27Aujourd'hui, je dirais, on peut imaginer, dans une solution,
04:30je dirais, de dernière minute, s'ils sont complètement acculés,
04:33s'ils sont dans un état de défaite, peut-être, je dis bien peut-être,
04:36je suis très prudent, aurait-il cette tentation ?
04:39Dans les circonstances présentes, je ne le vois absolument pas.
04:41Non, et puis c'est que 3 000 barils,
04:43donc c'est 1 ou 2 % du contenu d'un pétrolier.
04:47C'est quelques minutes de pompage, ça ne changerait absolument rien.
04:50Alors, ça peut être une sorte de menace sur les autres pays,
04:54de menacer de faire une plus grosse...
04:55En même temps, l'Iran dément.
04:56L'Iran dément, donc...
04:57Oui, oui, c'est peut-être un accident, c'est très difficile à dire, mais...
04:59Mais ça peut être le résultat des frappes américaines, ou pas du tout ?
05:02Il n'y a pas eu de frappe américaine récemment,
05:03donc on voit mal pourquoi il y aurait eu...
05:05Non, mais certains disaient, celle de l'île de Carghe aurait pu,
05:08un moment, impacter...
05:09Les dernières frappes sur l'île de Carghe, elles remontent...
05:11Ça remonte, oui, ça remonte.
05:13Oui, ça remonte à 3 semaines, donc...
05:14Pourquoi maintenant ?
05:16C'est plutôt une erreur de manipulation,
05:18où on a voulu charger un vieux cargo,
05:21et puis la coque était rouillée,
05:22et ça n'a pas supporté.
05:25Ce n'est pas lié à une extension du...
05:28On n'a pas déversé du pétrole
05:30pour rallonger la durée de vie du stockage.
05:33Voilà, ça, c'est la seule hypothèse
05:35qu'on peut vraisemblablement exclure.
05:37Sur l'hypothèse du pipeline,
05:38qu'il y aurait eu une fuite,
05:40ça, c'est pareil, c'est impossible à...
05:43C'est ce que disait un expert de questions maritimes,
05:46ça ressemblerait à ce qui pourrait être
05:48une rupture d'un pipeline sous-marin,
05:51mais là, je ne suis pas compétent.
05:52Oui, c'est plutôt l'hypothèse d'un accident,
05:54je pense, que d'un acte intentionnel,
05:55enfin, dans cette hypothèse-là.
05:57Ça pose en même temps la capacité, pardon,
05:59peut-être aussi de stockage du pétrole.
06:02C'est pour ça que tout le monde s'intéresse à cette histoire.
06:03Évidemment, puisqu'on raconte quand même
06:05que les Iraniens arrivent à un moment
06:07à saturation,
06:08ils n'ont plus de place pour mettre leur pétrole,
06:11ça repose cette question.
06:12Oui, sauf qu'il y a un rapport américain
06:14de la semaine dernière
06:16qui dit que les Iraniens
06:17peuvent tenir encore 4-5 mois comme ça.
06:20Donc, ça contredirait, en fait,
06:21le rapport américain qui est sorti.
06:24Encore une fois, tout ça,
06:25c'est vraiment incroyable
06:26à quel point on est dans les spéculations
06:28et à quel point les choses,
06:30elles changent rapidement.
06:31Parce que dans une heure,
06:31vous allez recevoir un rapport
06:33qui vous dit,
06:33ah non, en fait, on sait d'où vient la fuite.
06:35Ça sera un truc complètement différent.
06:36Mais ce qui est intéressant...
06:38Il est probable que ce soit
06:39l'une des hypothèses évoquées ce soir quand même.
06:41Oui, de toute façon,
06:41ça sera une des hypothèses assez évident.
06:43Mais on est d'accord
06:44que si l'hypothèse de la capacité iranienne
06:48est avérée,
06:49elle est beaucoup plus intéressante
06:50qu'un accident.
06:51Bien sûr.
06:51Évidemment.
06:52Trump avait dit le 26 avril,
06:55Trump avait annoncé que les capacités,
06:58que les pipes et les stockages iraniens
07:02vont exploser dans trois jours,
07:03avait-il dit.
07:04Nous sommes le 9 mai
07:07et ça n'a pas encore explosé.
07:08Ce qui m'a intrigué là-dessus,
07:11c'est que le député de Khoramshar
07:13a dit que c'est un délestage
07:15d'un pétrolier européen.
07:18Donc, il se décharge totalement
07:21de la responsabilité iranienne.
07:24Juste une petite observation.
07:27La capacité de l'Iran,
07:29elle n'est pas globale.
07:31C'est-à-dire que tous les tuyaux
07:32ne vont pas vers toutes les cuves.
07:34Certaines cuves sont peut-être
07:35hors d'atteinte de certains puits.
07:38Si on a des cuves
07:40qui sont à l'autre bout du pays,
07:42certaines cuves sont déjà pleines
07:44et on ne peut pas aller déverser
07:45dans d'autres cuves.
07:46C'est comme si vous aviez
07:47une inondation chez vous.
07:48Vous avez un seau dans votre cabane
07:49mais vous n'avez pas la possibilité
07:51d'aller le chercher.
07:52Donc, il y a certains puits
07:53qui sont déjà en capacité,
07:55certaines cuves et certains puits
07:57qui doivent fermer d'ores et déjà.
07:59Ce n'est pas une capacité nationale
08:01qui se remplit de manière homogène.
08:05Allez, on va repartir tout de suite
08:06à Washington, retrouver Axel Meunier.
08:08Merci d'être resté avec nous, Axel.
08:10On évoquait l'emploi du temps
08:11de Donald Trump.
08:12C'est vous qui suivez cet emploi du temps.
08:14On l'a vu un petit peu bavard,
08:18sans légende, postant des choses
08:20sur True Social.
08:20On va y revenir, on va revoir ces images.
08:22Mais que fait le président américain
08:23à l'heure où on se parle ?
08:28Alors, à l'heure où on se parle,
08:29il se trouve sur l'un de ses golfs,
08:31le Trump National,
08:32qui est situé à peu près
08:33à une heure de Washington
08:35parce qu'il y a une compétition aujourd'hui
08:37à laquelle il assiste.
08:38Il ne joue pas.
08:39Et donc, il passe l'après-midi.
08:41Là-bas, il reviendra ce soir
08:43à la Maison-Blanche.
08:44Et effectivement, Donald Trump,
08:45il a été bavard quelque part
08:47sur son réseau social,
08:48mais il n'a quasiment pas évoqué
08:49la question des négociations en cours.
08:52Alors, ce silence,
08:53que veut-il dire ?
08:54Est-ce que Donald Trump
08:55est en train de perdre patience ?
08:57Il n'y a pas forcément de signe là-dessus.
08:58En général, quand il le fait,
09:00il n'hésite pas à le faire savoir
09:01sur son réseau social
09:02ou au journaliste du pool présidentiel
09:04qui l'accompagne toute l'année.
09:06Mais c'est peut-être aussi le signe
09:08qu'il sait que les choses
09:09sont en train de se décanter,
09:10que le temps diplomatique
09:11n'est pas le temps
09:12de la communication présidentielle
09:14et qu'il faut peut-être
09:15laisser un petit peu de temps
09:17justement aux Iraniens
09:18pour imprimer la demande américaine,
09:21pour y répondre.
09:22Bref, Donald Trump n'a pas été
09:24aussi peu menaçant
09:26depuis plusieurs jours maintenant.
09:28Mais on sait aussi
09:29que cela veut dire
09:30que les Américains
09:30veulent absolument sortir
09:32de ce conflit.
09:33Ils veulent un accord
09:34et c'est peut-être aussi pour cela
09:35que Donald Trump
09:36se montre actuellement
09:37plus patient qu'à l'accoutumée,
09:39à moins qu'il nous réserve
09:41encore des surprises.
09:41On sait que les Américains
09:42continuent à accumuler
09:43des ressources militaires
09:45dans le golfe Persique,
09:46notamment depuis le début
09:47du cessez-le-feu,
09:48au cas où, nous dit-on,
09:50pour avoir toutes les options
09:52possibles sur la table.
09:53Oui, mais en tout cas,
09:54elles sont là.
09:55Bref, tout est toujours possible
09:56et on attend une communication
09:58officielle de la présidence
10:00américaine,
10:00même si, apparemment,
10:01pour le moment,
10:02il n'y a pas eu de réponse
10:03directe de la part de l'Iran
10:04à la demande américaine
10:06de paix.
10:07Merci, Axel Meunier.
10:08Tout est encore possible,
10:09nous disait Axel,
10:10et à moins qu'il nous réserve
10:11encore des surprises.
10:11On a l'habitude,
10:12chaque week-end,
10:13avec Donald Trump.
10:14Thierry, on va revenir
10:15sur ces photos publiées
10:16par Donald Trump
10:19avec quelques mots.
10:20Bang, bang,
10:21on a tiré, ça y est.
10:22Les drones tombent
10:23comme des papillons.
10:25Les Iran's Navy,
10:26donc on la voit
10:26au fond du golfe Persique.
10:28Saint-Trump,
10:29il le répète depuis
10:30des semaines
10:31qu'il n'y a plus de marine.
10:31Exactement,
10:32il n'y a plus de marine
10:32qu'elle est au fond de l'océan
10:33donc il le redit aujourd'hui
10:34dans une flopée de messages
10:36sur son réseau social
10:37où il est aussi question
10:38de golf,
10:39de MMA,
10:40de l'embonpoint,
10:40du gouverneur de l'Illinois,
10:42tout ça en l'espace
10:42d'une trentaine de minutes.
10:44Donc ça vous donne une idée
10:45de l'effervescence
10:47du président gréen.
10:47Il a des sujets
10:48de conversation très différents.
10:51Mais effectivement,
10:52ce message,
10:53vous avez tout à fait raison
10:54de le relever,
10:54il le martèle littéralement
10:56depuis des semaines maintenant
10:58mais il se fait plaisir
11:00en quelque sorte
11:01dans un contexte
11:02où il essaye
11:02de nous dire
11:04que l'Iran
11:05est totalement
11:06hors d'état
11:07de nuire,
11:09ce qui évidemment
11:09ne correspond pas
11:10à la réalité
11:11que nous constatons
11:12chaque jour
11:13dans le détroit d'Hormuz
11:14en particulier.
11:14Anthony Dabila,
11:15on a vu aussi
11:16notamment la comparaison
11:17avec l'ère Obama-Biden
11:18sur la flotte moustique
11:19que lui aurait arrivé
11:21visiblement,
11:21serait arrivé à décimer.
11:23On voit aussi
11:24ces bye-bye drones.
11:25Les drones aussi iraniens
11:27ont fait du mal
11:27pendant ces 40 jours
11:29de conflit.
11:30Oui, tout à fait.
11:31Et là,
11:31Trump essaye d'insister
11:33sur sa capacité
11:34à tout intercepter,
11:35à être parfaitement
11:37en contrôle
11:38de la situation
11:39avec les lasers
11:40qui sont entrés en...
11:42Oui, c'est vrai
11:42qu'on voit les lasers
11:43avec les drones,
11:43les lasers
11:44beaucoup sur cette
11:45guerre des étoiles
11:47en référence
11:48au programme de Reagan
11:49qui, lui,
11:50a été en mesure
11:51de mettre en place.
11:54Il y a vraiment
11:55un tout dernier,
11:56je ne sais pas si on l'a vu,
11:57où il est sur la passerelle
11:59d'un navire de guerre
12:00et il regarde
12:00avec des jumelles
12:01la bataille navale
12:03en train de se dérouler.
12:04On va essayer
12:04de le trouver celui-ci.
12:05Ça, c'est le navire
12:06avec les lasers
12:07dont vous parliez.
12:08Ça n'existe pas
12:08un navire comme ça
12:10équipé d'un laser
12:10capable de tirer
12:11avec 5 mots
12:12dans le même temps.
12:12J'ai bien vérifié,
12:13on ne voit pas les lasers
12:14quand ils sont activés.
12:17On voit une lueur
12:18éventuellement
12:18dans la nuit.
12:20Il faut utiliser l'infrarouge
12:21qu'on a vu hier
12:21pour pouvoir utiliser.
12:23Pour pouvoir voir
12:23le rayon en lui-même.
12:25Et donc,
12:26il y a
12:26le message quand même
12:28que potentiellement,
12:30un affrontement
12:31peut reprendre
12:32et il y a
12:33cette menace
12:34qui est soit
12:35un bluff,
12:36soit une organisation
12:37concrète
12:38d'une opération.
12:39On ne sait pas
12:41et les deux
12:41ne s'excluent pas
12:42de toute manière.
12:45Je crois que
12:46Trump s'adresse
12:47à sa base
12:47pour dire
12:48qu'il est fort,
12:49qu'il va gagner,
12:50qu'il a gagné.
12:51Mais bon,
12:52ce sont des fanfaronades
12:53auxquelles nous sommes
12:54habitués.
12:55Et intimider l'Iran
12:56avec des fanfaronades
12:58comme ça,
12:58je ne crois pas
12:59qu'il se soumette
13:00à cela.
13:02Non, parce que vous avez vu
13:02la réponse de l'Iran
13:03ce soir.
13:03Nos missiles,
13:04ils sont prêts,
13:04ça y est,
13:05ils sont disposés
13:05à attaquer.
13:05Oui, oui, oui,
13:06mais les fanfaronades
13:07sont des deux côtés.
13:08Mais la crédibilité
13:09du président Trump,
13:11c'est-à-dire
13:12de la première puissance
13:13au monde
13:13face à un pays
13:14qui est soumis
13:16depuis 47 ans
13:18à des sanctions,
13:21eh bien,
13:21il aurait dû plier
13:22le match
13:23pendant les 40 jours
13:24ou sinon ne pas
13:25s'arrêter
13:25pour, à ce moment-là,
13:27gagner,
13:28vraiment gagner
13:29et que le défait
13:30accepte sa défaite.
13:32Or là,
13:33on est dans une position
13:35où l'objet de la guerre,
13:37c'était la fin du régime,
13:39le nucléaire,
13:40les proxys
13:41et le balistique.
13:43Et 70 jours après,
13:45l'objet de la solution,
13:46c'est le Nétroit d'Hormuz.
13:47On va débloquer
13:48le Nétroit d'Hormuz.
13:49Après,
13:50on commence
13:50à réfléchir
13:52à parler du nucléaire
13:53et le reste.
13:54Donc,
13:54c'est une défaite stratégique
13:55des Américains
13:56alors qu'ils sont
13:57les plus puissants.
13:58Nicolas Tenzer,
13:59on le disait,
14:00ça fait des semaines
14:03qu'il répète
14:04la même chose.
14:04car la marine iranienne
14:06a été coulée,
14:06elle est au fond du Golfe.
14:07On en parle depuis,
14:08il en parle,
14:09Trump,
14:09quasiment depuis le début
14:10de la guerre.
14:10Il n'a plus rien
14:10à vendre.
14:12Oui,
14:12c'est-à-dire qu'à un moment,
14:13il va falloir,
14:14comme on dit en anglais,
14:15tout déléva.
14:16C'est-à-dire,
14:16il va falloir qu'il mette
14:19à un certain moment
14:19ses menaces à exécution.
14:21Vous savez,
14:22il faisait ses comparaisons
14:23avec Biden et Obama.
14:24Il le fait tout le temps
14:25à tout propos
14:25sur n'importe quoi
14:26en disant tout le monde
14:27c'est la faute nécessairement.
14:28Je rappellerai quand même
14:29Obama,
14:30et là,
14:30il ressemble à Obama
14:31quand il avait déterminé
14:32les lignes rouges,
14:33vous savez,
14:34sur la Syrie.
14:35Après,
14:36si la Syrie d'Assad
14:38faisait usage
14:39des armes chimiques
14:40et puis Obama disait,
14:42voilà,
14:42là,
14:43finalement,
14:44il a refusé
14:45effectivement de les appliquer.
14:46Regardez,
14:46c'est le dernier poste
14:47dont vous nous parliez,
14:48Anthony Davila,
14:48où on voit Donald Trump
14:50regarder avec des jumelles
14:52ce qui se passerait
14:53dans le détroit d'Hormuz.
14:54On voit d'ailleurs
14:54la petite flotte moustique
14:55qui est là.
14:56Voilà.
14:57Effectivement,
14:57bon,
14:58je n'ai pas grand-chose
14:59à ajouter
15:00par rapport à ce que j'ai dit.
15:01On voit Trump
15:02se mettre en scène
15:03en chef de guerre.
15:04On voit le commandeur
15:05in chief,
15:05en fait.
15:05Voilà,
15:05qui a la volonté
15:06d'aller dans des coudres
15:08alors qu'Obama
15:09n'a été plus faible.
15:09Mais justement,
15:09sur les lignes rouges,
15:11justement,
15:12c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:13on se dit
15:13qu'elles sont véritablement,
15:15véritablement,
15:16je ne parle pas dans le langage,
15:17les lignes rouges de Trump.
15:19Finissez la démonstration
15:19avec Obama
15:20parce que c'est intéressant
15:20justement sur la Syrie.
15:21Oui, parce que c'est-à-dire
15:22qu'il y avait ces lignes rouges
15:23effectivement
15:23et Obama,
15:24on le sait,
15:24a refusé finalement
15:25d'intervenir en Syrie
15:26alors que d'ailleurs,
15:27côté français,
15:28le président Hollande
15:29à l'époque
15:29était totalement prêt
15:31à intervenir,
15:31qu'il y avait
15:31tous les plans d'action
15:32et la France
15:33a été lâchée
15:35en race campagne
15:35par Obama
15:36sous un faux prétexte
15:37qu'il aurait fallu
15:38l'autorisation du Congrès
15:40et que s'il ne l'obtenait pas,
15:41il ne pouvait pas agir,
15:42ce qui était juridiquement faux.
15:45Donc c'était un faux prétexte.
15:46Et après,
15:46vous avez eu d'ailleurs
15:47un dessin de Chabat
15:48absolument extraordinaire
15:49où on voit Assad
15:52franchir l'une après l'autre
15:53toutes les lignes rouges
15:55avec de nouvelles attaques chimiques
15:56et on voit Obama
15:58d'Iran
15:58« don't cross, don't cross »
15:59enfin donc
15:59ne franchissez pas,
16:00ne franchissez pas,
16:01c'est vraiment ça
16:02et là on a l'impression
16:03qu'avec Trump
16:03c'est à peu près la même chose
16:04et c'est ça
16:05qui est absolument dramatique
16:06pour la crédibilité
16:07des Etats-Unis
16:08atteinte sur un autre dossier
16:09du temps d'Obama,
16:11atteinte à l'époque de Biden
16:12d'ailleurs aussi
16:13sur le retrait de l'Afghanistan
16:14sur la faiblesse
16:15de l'intervention
16:16contre la Russie en Ukraine
16:18et atteinte aujourd'hui
16:19avec Trump.
16:19– Crédibilité aussi
16:20pardon sur la statue
16:21du commander-in-chief
16:23aussi qui se retrouve
16:24avec cette guerre
16:25Léa Langman
16:25quelque peu égratinée.
16:27– Alors je ne sais pas encore
16:28parce qu'on a en fait
16:30un énorme décalage
16:32un énorme décalage
16:33entre les discours
16:34ce que Nathaniel
16:36ou ce que Trump ont dit
16:38qu'ils voulaient atteindre
16:39au début
16:39et comment ça va se passer
16:40et ce qui se passe
16:41sur le terrain
16:42parce que
16:42s'ils n'avaient pas
16:44créé ces attentes immenses
16:45alors si on regarde
16:46ce qui s'est passé
16:47sur le terrain
16:47c'est pas mal
16:48il y a eu quand même
16:49quelques succès militaires.
16:51Le problème
16:52c'est ce décalage
16:52et c'est toujours
16:54ce double discours
16:55on l'entend avec Trump
16:56avec Netanyahou
16:57avec les pays arabes
16:58et c'est-à-dire
16:59qu'en fait
16:59on a un delta
17:00qui est tellement grand
17:01qu'on a l'impression
17:02que tout
17:03que c'est un échec total
17:05alors que ce n'est pas
17:06un échec total.
17:08On a l'impression
17:08des fois
17:09qu'en tout cas
17:10en Europe
17:10on a un peu
17:11sous-estimé
17:12les capacités iraniennes
17:13mais personne au Moyen-Orient
17:14n'a sous-estimé
17:15les capacités iraniennes
17:16au contraire
17:16une des raisons
17:17pour lesquelles
17:18on n'a jamais attaqué
17:18l'Iran
17:19le Moyen-Orient
17:20n'a jamais attaqué
17:21l'Iran avant
17:21c'est justement
17:22parce qu'il y avait
17:23cette peur fondamentale
17:26de ce qu'ils avaient
17:27c'est-à-dire
17:28qu'on sait très bien
17:28que c'est un pays
17:29qui a su
17:29malgré les sanctions
17:31produire ses propres
17:32missiles balistiques
17:34quand ils ont tiré
17:37mais quand ils ont tiré
17:38aussi sur Diego Garcia
17:41c'était aussi
17:41pour dire aux Américains
17:42regardez
17:43on peut atteindre ça
17:44alors qu'ils ne sont
17:45même pas censés
17:45avoir des missiles
17:46qui arrivent là-bas
17:46donc en fait
17:47au-delà du décalage
17:49ce qui est intéressant
17:50et au-delà
17:51des tweets de Trump
17:52si Trump se retrouve
17:53à la fin
17:54dans une situation
17:55où la seule chose
17:56qu'il obtient
17:56c'est de réouvrir
17:57le détroit d'Hormuz
17:58il aura perdu
17:59mais je ne vois pas
18:00dans quel monde
18:02Trump termine cette guerre
18:03en disant en fait
18:04j'ai gagné
18:05mais vous avez encore
18:06le nucléaire
18:07vous avez encore
18:07le balistique
18:08et vous avez encore
18:08les proxys
18:09alors on sait très bien
18:10que les Israéliens
18:11sont très inquiets
18:11parce que dans
18:12les dernières déclarations
18:14il n'y a plus
18:15l'histoire de proxys
18:15et on ne parle plus
18:16de missiles balistiques
18:17on garde autour
18:18du nucléaire
18:19si on arrive déjà
18:20à obtenir le nucléaire
18:21ce serait déjà pas mal
18:22mais on n'est pas
18:23au même endroit
18:24il y a un décalage
18:25trop grand en fait
18:26entre les attentes
18:27et ce qui se passe
18:28sur le terrain
18:28ce qui n'est pas mal
18:29ce qui se passe
18:29sur le terrain
18:29encore une fois
18:30et certains disent
18:31d'ailleurs qu'on n'arrivera
18:32peut-être même pas
18:33à rattraper
18:34ce qu'on avait fait
18:34au niveau de l'accord
18:35du nucléaire iranien
18:36en 2015 aussi
18:38oui
18:39oui peut-être
18:40sauf que l'Iran
18:41sort quand même
18:41de cette guerre
18:42bien amochée
18:43il ne faut pas oublier
18:44il y a beaucoup
18:46de l'armée iranienne
18:47en moins
18:47et donc
18:48même si l'Iran
18:50conserve des capacités
18:51d'enrichissement
18:52et donc une sorte
18:52de sanctuarisation
18:53de son territoire
18:54c'est plus une
18:54sanctuarisation agressive
18:56la capacité de soutien
18:58à ses proxys
18:59et de menaces
19:00seraient quand même amoindries
19:01ils ne peuvent pas
19:02non plus utiliser
19:03la menace
19:04sur les installations
19:04pétrolières et gazières
19:05en permanence
19:06parce que sinon
19:07ils voient la réplique
19:09du berger à la bergère
19:10c'est-à-dire la destruction
19:11de leur propre
19:11c'est pour ça que tout le monde
19:11doit regarder le Liban aujourd'hui
19:13pas tellement le détroit d'Hormuz
19:14mais le Liban
19:15et on y reviendra
19:15dans un instant
19:16Antoine Bassebousse
19:16avant qu'on parle
19:17justement d'une autre guerre
19:18celle des câbles internet
19:19à vrai dire
19:21les effets économiques
19:22de cette guerre
19:23font très mal
19:26au monde entier
19:27et donc
19:28est-ce qu'on s'installe
19:29dans une guerre d'usure
19:30où on a tout le temps
19:31mais l'économie mondiale
19:32ne tiendra pas
19:33on est
19:34en face
19:35de deux puissances
19:36la première puissance
19:37au monde
19:38qui devait
19:40plier le match
19:41avec la première puissance
19:43militaire régionale
19:44Israël
19:45et de l'autre côté
19:46un pays sous sanction
19:47donc
19:49accepter
19:49de dire
19:50qu'on va s'installer
19:51dans une guerre d'usure
19:52et on a tout le temps
19:53c'est pas vrai
19:55ce n'est pas vrai
19:56l'économie mondiale
19:57ne peut pas tenir
19:58une guerre d'usure
20:00comme celle-là
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