- il y a 20 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Et face à ces dommages dans les pays du Golfe, le département d'État américain, on le disait, a prouvé
00:04hier un paquet de ventes d'armes montant plus de 8,6 milliards de dollars au profit de certains pays
00:09du Golfe.
00:10Quel pays ? Dites-nous tout, Laura Cambo, vous qui êtes à Doha, au Qatar actuellement.
00:17Oui, on a appris d'ailleurs que Washington avait employé une procédure accélérée pour faire en sorte que ces armes
00:24soient envoyées le plus rapidement possible.
00:26On vous rappelle ce montant astronomique, 8,6 milliards de dollars d'armes américaines qui vont être envoyées au pays
00:33du Golfe et également à Israël.
00:35Parmi les pays du Golfe, il y a le Qatar qui a dépensé 4 milliards de dollars pour acquérir des
00:40patriotes.
00:41Ce sont ces missiles qui permettent d'intercepter en plein vol d'autres missiles qui seraient notamment envoyés par Téhéran.
00:48Les Émirats arabes unis ont également acheté des armes américaines et puis il y a le Koweït qui a acheté
00:54des systèmes de commandement intégrés américains.
00:57Washington déclare qu'il est urgent d'aider ces pays amis à se protéger car en effet, ces pays du
01:04Golfe, ils ont été largement visés depuis le début de la guerre jusqu'au cessez-le-feu
01:08parce qu'il y a sur leur sol de très nombreuses bases américaines et c'est sur ce prétexte-là
01:13que Téhéran a envoyé des milliers de missiles et des milliers de drones en direction des pays du Golfe.
01:20Il y a parfois eu des dégâts très importants sur de nombreuses infrastructures, notamment sur les infrastructures gazières ici au
01:27Qatar.
01:27En tout cas, ces pays du Golfe, ils craignent le retour des hostilités puisqu'il y a un responsable militaire
01:33iranien qui a affirmé qu'il estimait probable une reprise du conflit.
01:37En tout cas, on sait que le premier ministre du Qatar s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères
01:43de l'Iran dans la soirée.
01:46Ils ont dû évidemment parler de ces ventes d'armes.
01:48Merci Laura Cambeau avec Mathieu Le Peigny et les Etats-Unis qui vendent donc en urgence, qui rééquipent en urgence
01:53leurs alliés du Golfe.
01:55Jérôme Poirou, j'entendais réagir. Cette bulle aérienne finalement autour de l'Iran que les Etats-Unis sont en train
02:01de reconstituer, j'entendais dire que ça dépend de ce qu'il y a en face.
02:05– Oui, manifestement, c'est notamment des systèmes patriotes, donc très performants, mais comme ça a été dit tout à
02:11l'heure, pour intercepter des missiles.
02:13Une des grandes lacunes, une capacitaire des armées américaines, c'est la lutte anti-drone.
02:19Et je crois, on dit que le président américain ne veut pas bénéficier des transferts de compétences que l'armée
02:26ukrainienne est prête à livrer à l'armée américaine.
02:29Alors heureusement, les Émirats et l'Ukraine ont signé un partenariat stratégique dans ce domaine il y a quelques semaines,
02:36mais ça reste la grande lacune.
02:38Vous noterez aussi que les pays de la région n'ont pas eu le choix.
02:41Ils achètent américains, ils auraient pu acheter européens, notamment en matière de système anti-aérien, anti-missiles.
02:48Le système franco-italien est plus performant et moins onéreux que le système patriote.
02:53Mais là, ils sont pieds et points liés, avec l'industrie de défense américaine, évidemment.
03:02– Pierre Berthelot, on disait que la force de frappe iranienne était rendue possible dans les pays du Golfe par
03:07l'acquisition notamment de satellites chinois particulièrement performants.
03:11C'est ce que nous dit le Financial Times, qui nous dit que l'Iran avait secrètement acquis un satellite
03:15espion chinois.
03:16Alors il s'appelle, pour tout savoir, TE-01B, acquis par les gardiens de la force de la révolution fin
03:222024.
03:23Est-ce que cet aspect est non négligeable ? Est-ce que ce satellite a-t-il pu aider vraiment
03:28grandement à cibler ses bases ?
03:29C'est comment ça se passe ? Il cible précisément, il y a les Iraniens qu'on voit après, leur
03:33drone ensuite ?
03:34– Alors ce qui est certain, c'est qu'il y a eu une aide effectivement des Chinois.
03:39On ne sait pas si c'est une aide directe, c'est-à-dire est-ce que c'est directement
03:44les Iraniens qui ont acquis ces éléments
03:46ou c'est les Chinois qui ont renseigné, mais d'une manière ou d'une autre, il y a eu
03:49cette information.
03:50Elle a été effectivement très importante dans les frappes qui ont été opérées,
03:54parce que finalement on nous dit 16 bases frappées et c'est plus important que ce qu'on vous avait
03:59dit au départ.
04:00Mais en même temps c'est une demi-surprise parce que les Iraniens l'avaient dit,
04:03le régime iranien avait dit dès le départ, si on nous attaque, on frappera toutes les bases américaines autour de
04:09nous.
04:10Donc de ce point de vue-là, ils n'ont pas menti et ils l'ont fait.
04:12Et c'était d'ailleurs ce premier jour, il a été crucial parce qu'il a montré qu'il n
04:16'y avait pas la stratégie d'effondrement
04:17qu'on espérait après l'élimination du guide suprême et qu'au contraire, dès le premier jour, ils ont donné
04:23le ton,
04:23c'est-à-dire qu'on réplique.
04:24Donc ça, c'est une première information.
04:26La deuxième information, c'est effectivement le problème, c'est qu'ils ont bien ciblé également.
04:32On l'a vu, on avait vu, vous vous rappelez, un fameux avion de renseignement type AWACS
04:36qui avait été très précisément ciblé et frappé.
04:39Donc ça, ça ne peut se faire qu'à partir du moment où on a du renseignement de première main.
04:44Voilà, exactement.
04:45Donc, effectivement, il y a eu quelque chose et on peut penser que depuis qu'il y a eu l
04:50'arrêt des combats,
04:52bien évidemment, la coopération continue dans l'hypothèse où il y aurait reprise des frappes.
04:57Et elle avait commencé, enfin, c'était accentué après le juin 2025,
05:03lorsqu'il y avait eu Israël qui avait frappé pendant deux jours.
05:05Donc de ce point de vue-là, c'est clair que les Iraniens ont pu obtenir certains résultats,
05:12en partie grâce à cette aide, pardon.
05:15Je voudrais juste rappeler qu'on nous parle de 8,5 milliards.
05:18Mais il ne faut pas oublier que le budget militaire iranien,
05:22c'est entre 10, officiellement, milliards, au mieux peut-être 20 milliards.
05:27Et par rapport aux 1 000 milliards ou 900 milliards de budget militaire américain,
05:31aux 40 milliards israéliens, vous vous rendez compte, malgré tout,
05:36avec un budget aussi limité, ils ont réussi quand même à tenir...
05:40Avec des drones qui valent 7 000 euros à peu près.
05:42Voilà, donc typiquement, on est dans cette guerre asymétrique.
05:45Et c'est pour ça que ça rend d'autant plus improbable une reprise militaire
05:49de même ampleur et d'une aussi longue durée.
05:52Si la guerre reprenait, en tout cas, les gardiens de la Révolution ont déjà prévenu
05:56qu'elle serait leur cible.
05:57Et ce sera les pays du Golfe, évidemment, ce sont eux qui sont en première ligne.
06:01Et les gardiens de la Révolution ont publié une carte, on va peut-être la revoir, cette carte.
06:048 cibles stratégiques, notamment, voilà, on la voit ici, cette carte,
06:09qui serait ciblée en priorité si la guerre devait reprendre.
06:12Il y a parmi ces cibles des usines de dessalement.
06:15Parlez-nous de ces usines, parce qu'elles sont vitales pour la population de cette zone.
06:20Oui, alors je travaille depuis 20 ans sur le sujet de l'eau au Proche-Orient,
06:24donc on a un petit peu le sujet.
06:26Et effectivement, la problématique, c'est que là, ça peut être une catastrophe humanitaire,
06:32parce qu'à partir du moment, dans ces pays, c'est extrêmement aride,
06:35ils dépendent en grande partie de ces usines de dessalement.
06:40Alors ça va à plus de 95% pour le Qatar, c'est un petit peu moins pour d'autres,
06:44mais globalement, sans ces usines, il n'y a plus d'eau.
06:47On parle, pardon, de l'eau de la mer qui est recyclée, qui est dessalée,
06:51pour être bu ensuite ?
06:53Tout à fait.
06:54Il y a quatre grandes usines, notamment aux Émirats Arabes Unis,
06:56quatre grandes usines de dessalement.
06:57Il y en a dans tous ces pays.
06:58Voilà, tout à fait, elles ont été touchées déjà en partie pendant le conflit.
07:02D'ailleurs, c'était une réplique à une usine iranienne qui avait été frappée.
07:06Mais effectivement, ça, ce sera une arme majeure.
07:09Ça montre aussi que l'Iran va, si à reprise de la guerre, va monter d'un cran.
07:14Voilà.
07:15Et je pense qu'un pays qui doit s'inquiéter, c'est les Émirats,
07:18parce qu'on a révélé récemment qu'ils avaient bénéficié de l'aide israélienne,
07:23avec même, semble-t-il, des soldats israéliens qui étaient présents
07:26avec un système de défense dans le cadre des accords d'Abraham.
07:29Un système de défense anti-aérienne où, dit-on, laser de type Iron Beam,
07:32faisceau de fer.
07:33Tout à fait.
07:34Donc, ils doivent s'inquiéter, parce que ça, c'est une ligne rouge pour les Iraniens,
07:37enfin, pour le régime iranien.
07:39L'aide israélienne.
07:40Ah ben, c'est clair.
07:40Donc là, vous êtes une cible.
07:42Vous l'étiez déjà avec les États-Unis.
07:44Vous l'êtes encore plus avec...
07:46Double cible.
07:46Voilà.
07:47Donc là, et en plus, ce pays, on voit qu'il tente
07:50de prendre un peu son chemin tout seul par rapport aux autres pays du Golfe,
07:54qui sont plus sur une position, finalement, plus conciliante avec l'Iran.
07:58On pense au Qatar, on pense à l'Arabie saoudite, au Koweït et à Oman.
08:02Donc, tous ces États, eux, sont pour calmer le jeu.
08:05Les Émirats, effectivement, sont assez furieux de ce qui s'est passé.
08:09On va le voir, Pierre Berthelot, je vous donne...
08:11On revoit les chiffres.
08:12Entre le 28 février et le 14 avril, 2819, missiles et drones.
08:15Ça a été les plus ciblés, les Émirats arabes unis.
08:18Et ça a forcément des conséquences, on se le dit aussi,
08:20sur les équilibres géopolitiques de la région.
08:22Par exemple, on voit qu'il s'est passé des choses encore cette semaine
08:24quand ils décident de sortir de l'OPEP.
08:26Tout à fait.
08:28Ça aussi, ça peut engendrer un nouvel équilibre stratégique.
08:32Oui, alors, ce qui se dessine, c'est une alliance sunnite, en fait,
08:36qui serait composée de l'Arabie saoudite,
08:38de son allié de longue date, qui est le Pakistan,
08:41et à laquelle pourrait se joindre, ce qui est nouveau,
08:44effectivement, la Turquie,
08:45qui jusque-là était en mauvais terme avec l'Arabie saoudite.
08:48Et ce qui permettrait, en fait, d'avoir des espèces de garanties de sécurité
08:52qui viendraient prendre le relais des États-Unis
08:55au cas où ils souhaiteraient se désengager de cette région.
08:59Donc, cette alliance sunnite, bien évidemment,
09:01les Émirats n'y sont pas favorables.
09:03Et eux, ils souhaiteraient se repositionner avec Israël
09:06et éventuellement les États-Unis.
09:08Mais ils risquent de se retrouver un peu isolés, finalement.
09:11Déjà, qu'ils sont critiqués par leurs voisins
09:14par rapport à un certain nombre d'interventions
09:16dans des pays de la région.
09:18Donc, on va voir ce que ça va donner.
09:20Mais effectivement, c'est dans l'air du temps.
09:22Qu'est-ce qui va se passer après ?
09:25Donc, quelle recomposition auxquelles on va assister ?
09:27Et on va avoir des surprises.
09:28Parce que si on a effectivement la Turquie
09:31qui rejoint cette alliance sunnite
09:33de substitution aux garanties de sécurité américaines
09:36avec l'Arabie, ça va quand même être assez surprenant
09:39puisque jusque-là, ils avaient des relations
09:41un petit peu afflutant.
09:44Et surtout que la Turquie
09:46est un très grand spécialiste de drones
09:49et de drones extrêmement efficaces.
09:52C'est les drones Bayraktar, non, Turquie ?
09:54Oui, et je dirais d'ailleurs que le problème des drones
09:57est un problème qui se pose
09:58au niveau des armées européennes.
10:01Parce que c'est justement un point faible
10:02des armées européennes,
10:04pas seulement des Américains, loin de là.
10:06Les drones à faible coût
10:09et en grand nombre
10:10par rapport à ça.
10:13Je voudrais juste, si je peux ?
10:15Très rapidement, parce qu'on voit
10:16une séquence ensemble justement
10:18qui est en dix longs sur le rapport de l'Iran.
10:21Peut-être voir cette séquence, on en parle après.
10:22D'accord.
10:22Sur le rapport de l'Iran
10:24et peut-être la mainmise de l'Iran
10:25sur les pays du Golfe.
10:27Voici un journaliste face à l'ambassadeur iranien.
10:30Ça se passe en Inde.
10:31Ce journaliste parle des pays du Golfe
10:33et visiblement, ça ne plaît pas à l'ambassadeur
10:35qui a trois reprises à temps de lui une correction.
10:37Vous allez voir un ajout.
10:39Il manque quelque chose.
10:40Pays du Golfe, ça ne va pas.
10:41Regardez.
10:43L'Iran menace désormais les ports
10:44de toute la région du Golfe.
10:46La région du Golfe, on en est là ?
10:49Comment ?
10:49De quel Golfe parlez-vous ?
10:51Le Golfe Persique ?
10:54Oui, Persique.
10:56Golfe Persique.
10:57Il faut le préciser.
10:58N'oubliez pas, Persique.
11:00N'oubliez pas de préciser Persique.
11:03Ça, ça en dit long
11:05sur la mainmise de l'Iran
11:07sur les pays de la région.
11:08La mainmise, les ambitions,
11:10en tout cas, effectivement...
11:11Les ambitions intactes ?
11:12Il faut savoir que de longue date,
11:14et même s'il y avait un changement de régime,
11:16il y a quand même ce nationalisme iranien.
11:19Il ne faut pas oublier que le Bahreïn
11:21est toujours revendiqué,
11:23souvent en tout cas en Iran,
11:25puisqu'avant c'était un territoire iranien.
11:27Et puis, il y a le problème des fameuses îles,
11:29les trois petites îles.
11:30Oui, il y a Boumoussa qui sont revendiqués par les...
11:33Voilà, qui sont maintenant, effectivement,
11:35sous contrôle iranien,
11:36mais qui sont revendiqués, effectivement,
11:39par les Émirats arabes unis.
11:40Donc, effectivement,
11:41il y a cette ambition de longue date,
11:44et je ne sais pas si ça changera,
11:45même s'il y avait un nouveau...
11:46Et désormais sur le détroit,
11:47puisque l'Iran explique que c'est un droit naturel,
11:50pour reprendre les mots du régime iranien,
11:52un droit naturel sur le détroit d'Hormuz.
11:55Tout à fait.
11:55Et d'ailleurs, à l'époque du Shah,
11:57on disait que l'Iran était le gendarme du Golfe Persique,
12:00en l'occurrence.
12:02Donc, il y a toujours cette idée, effectivement,
12:04qu'on est un peu les maîtres dans la région.
12:07Bon, après, c'est de la rhétorique,
12:08c'est de la propagande,
12:09mais ça montre quand même qu'il y a cette volonté
12:12d'être, en tout cas à l'avenir,
12:14un acteur clé de cette zone
12:17dans laquelle les Américains,
12:18ces dernières décennies,
12:20se sont engouffrés comme une puissance majeure.
12:23Guigoury, vitch,
12:24ils ne lâcheront rien dans cette zone.
12:25Je vous laisse aussi terminer votre raisonnement.
12:26Oui, je termine juste mon raisonnement.
12:28Et effectivement, s'il y a un accord,
12:30même très imparfait,
12:32l'Iran va prendre une dimension,
12:35une importance dans la région
12:37qui va être, à mon avis,
12:38tout à fait considérable.
12:40Je voudrais revenir sur ce que vous avez dit
12:42tout à l'heure,
12:43qui est tout à fait intéressant,
12:44parce qu'il n'y a pas que,
12:46pour le régime, l'ennemi extérieur,
12:48il y a également l'ennemi intérieur.
12:50L'ennemi intérieur,
12:51c'est la population iranienne.
12:52Et finalement,
12:54le fait de se trouver étouffé économiquement,
12:59finalement,
12:59arrange le régime.
13:01Parce que qui est étouffé économiquement ?
13:04C'est la population,
13:05majoritairement,
13:06qui est étouffée.
13:06Et plus la population est étouffée,
13:09plus le niveau de vie baisse,
13:10Et plus elle défend le régime.
13:12Plus le régime se trouve,
13:14au contraire,
13:17renforcé,
13:19dans la mesure où,
13:20d'abord,
13:20la population a moins tendance à se soulever,
13:24et deuxièmement,
13:25où le régime apparaît comme étant
13:27une porte de sortie pour la population,
13:31de façon à ouvrir à la population.
13:34Je ne vous rejoins pas sur cette analyse, monsieur,
13:36parce que, de fait,
13:38ce qu'on constate,
13:38c'est que la résistance,
13:41l'opposition à l'intérieur du pays
13:44existe et se renforce.
13:45On n'a pas beaucoup,
13:46on n'a pas eu l'occasion jusqu'alors
13:47de parler de l'état-là,
13:50de la répression et des exécutions.
13:53On a des chiffres,
13:5421 exécutions,
13:544000 arrestations
13:55depuis le début du conflit.
13:57Encore chiffres sous-estimés,
13:59certainement.
14:00Absolument.
14:00On a, effectivement,
14:01depuis le début de la guerre,
14:03on a huit membres des unités de résistance
14:06des Moudjahidines du peuple
14:07qui ont été exécutés.
14:08On a dix insurgés du soulèvement de janvier
14:11qui ont été exécutés.
14:12Un opposant, Balouch, également,
14:14qui a été exécuté.
14:15Cette résistance, elle existe.
14:17Elle n'est pas diminuée avec...
14:20Il n'y a surtout pas un effet drapeau,
14:23c'est-à-dire que le peuple iranien,
14:24la population civile iranienne,
14:26ne se retranche pas
14:27et ne soutient pas le régime
14:29du fait de la situation de guerre actuelle.
14:32Ce n'est absolument pas le cas.
14:33La population iranienne souhaite véritablement
14:36la fin de ce régime.
14:38Évidemment, sous les bombardements,
14:40elle ne peut pas se soulever
14:41et faire une révolution,
14:45alors que les bombes...
14:46En tout cas, aujourd'hui,
14:48les forces répressives du régime
14:51sont très mobilisées
14:53partout en Iran.
14:54Donc, cette situation est aujourd'hui,
14:57comme je le disais,
14:59en faveur du régime,
15:00puisque ça permet au régime,
15:02au contraire,
15:03de maintenir un niveau
15:04de répression très fort.
15:08Mais je ne vous rejoins pas
15:09dans le sens où je pense
15:10que vraiment l'ennemi,
15:14l'ennemi numéro un du régime,
15:16pour moi,
15:17c'est l'ennemi intérieur,
15:19c'est la population civile,
15:20c'est la résistance intérieure.
15:22C'est ce que je dis.
15:23Oui.
15:24C'est tout à fait ce que je dis.
15:25Mais je veux dire,
15:26le régime ne sort pas renforcé.
15:27Au contraire,
15:28il est fragilisé.
15:29Il est fragilisé
15:30par cette résistance intérieure.
15:32Oui.
15:33Et c'est pour ça
15:34qu'il augmente la répression
15:35et les exécutions,
15:36parce qu'il pense
15:37qu'en étouffant ainsi
15:38la contestation,
15:40en étouffant ainsi
15:41les opposants,
15:42il va réussir
15:43à se maintenir au pouvoir.
15:45Mais non,
15:45en réalité,
15:46ça ne fait que retarder.
15:48Et je pense que
15:48ce qui sera vraiment,
15:50et je conclue là-dessus,
15:52ce qui sera vraiment déterminant,
15:54en fait,
15:54ce sera le rôle
15:55de la population iranienne
15:56et de la résistance iranienne
15:57pour mettre un terme
15:59à ce régime.
16:01Et c'est ça
16:01qui sera une clé
16:03pour la paix durable
16:04dans la région.
16:05L'essentiel.
16:06Mais pour la suite.
16:06Exactement.
16:06Et c'est ça
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