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Les Vraies Voix avec Bruno Pomart, Joseph Thouvenel et Eric Revel
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NewsTranscription
00:0020h, Jacques Cardose.
00:30Ça, j'ai l'habitude quand M. Pomar est là.
00:32Pas quand je vous ai fait là, mais M. Pomar, oui.
00:35Et le prochain débat,
00:38Éric Revelle, vous le sentez comment,
00:39sur le Charles de Gaulle ?
00:41Très bien.
00:42Vous pensez que vous allez pouvoir battre
00:44vos deux collègues à Blacouture ?
00:46Non, on va débattre.
00:47Vous allez débattre.
00:48C'est très bien.
00:49Et tout de suite, on va d'ailleurs,
00:51dans un instant, prendre Jean-Baptiste
00:53qui est à Aix-en-Provence
00:55et qui va nous dire ce qu'il en pense.
00:56Mais d'abord, mon cher ami,
00:58quels sont les termes de ce débat ?
00:59Eh bien, la question du soir,
01:00vous l'avez dit,
01:01on parle du Charles de Gaulle,
01:02on parle du Détroit d'Hormuz.
01:03La France doit-elle participer
01:05à la guerre en Iran ?
01:06C'est la question qu'on vous pose ce soir.
01:08Une petite remise en contexte,
01:09car la France a fait savoir
01:10que l'Iran,
01:12et que son porte,
01:13pardon, Charles de Gaulle,
01:14avait franchi le canal de Suez
01:15en direction du Golfe d'Aden.
01:17De son côté, le président iranien
01:18dit avoir rencontré
01:19le guide suprême
01:20Mojaba Khameini.
01:22Voilà ce qu'on nous dit pour l'instant.
01:24Donc, on accueille Jean-Baptiste.
01:25Bonsoir, Jean-Baptiste.
01:26Bonsoir, merci de me recevoir.
01:27Bonsoir, Jean-Baptiste.
01:29Alors, vous,
01:29que pensez-vous de ce déploiement,
01:31de ce Charles de Gaulle
01:33qui a donc franchi le canal de Suez
01:34et qui fait route actuellement
01:37donc vers le Détroit d'Hormuz ?
01:39La question d'abord,
01:40c'est de savoir
01:41si nous pouvions faire autrement
01:43et peut-être rappeler
01:44dans la mesure où
01:46beaucoup ont dit
01:47que nous n'avions pas été prévus
01:49du conflit qui s'engageait,
01:51que peut-être ce n'a pas été fait
01:52parce que nous ne sommes pas fiables.
01:54Nous avons un président
01:55qui change d'avis
01:56comme de chemise
01:57d'un jour sur l'autre
01:58et à tel point
01:59que nous sommes passés,
02:00me semble-t-il,
02:02d'une absence de stratégie
02:03à une invisibilité de la stratégie
02:05ou inversement,
02:07que nous avons été sourds
02:09à certaines considérations morales,
02:11ce qui peut s'entendre,
02:12en l'occurrence,
02:14la demande d'aide
02:15de nos amis sur place.
02:17Mais depuis,
02:18nos alliés ont été attaqués.
02:20Nous avons des alliés dans la région.
02:21Si nos alliés sont attaqués,
02:23nos intérêts sont attaqués.
02:24Donc, dans ces circonstances-là,
02:26il est difficile
02:27de ne pas faire des opérations de force,
02:31voire de ne pas intervenir du tout,
02:33soit militairement,
02:34par exemple,
02:35en ciblant des sites spécifiques,
02:38ou au moins,
02:39sur un plan plus symbolique,
02:41il a été question,
02:42à un moment,
02:43de fermer les ambassades.
02:44Ça a été des demandes
02:45de la diaspora,
02:46ici,
02:47ou de s'en prendre aux avoirs.
02:50Alors, pour le moment,
02:51il n'est pas question d'intervention.
02:52Pour le moment,
02:52il s'agit d'une mission de sécurisation.
02:56Jean-Baptiste.
02:57Oui, absolument.
02:59Mais là aussi,
02:59ce sont des termes
03:00qui restent très vagues.
03:01C'est-à-dire,
03:02qu'est-ce qu'on entend
03:02par sécurisation ?
03:04Concrètement,
03:05qu'est-ce que cela engage
03:06en termes de déploiement
03:07des forces,
03:08de mobilisation de la force,
03:10de la présence
03:10du centre de Gaulle ?
03:12Et je pense que ce sont
03:13des éléments qui,
03:14parce qu'ils se foutent,
03:15rendent la stratégie
03:18difficilement lisibles
03:20et, de fait,
03:22probablement inefficaces.
03:24Bon, ça,
03:25on va voir si...
03:26On a quand même
03:27quelques arguments
03:28avec ce Charles de Gaulle.
03:31Donc, vous disiez
03:32quels sont nos moyens.
03:33On les connaît.
03:34Il y a 2000 marins
03:35et personnels aéronautiques
03:37qui sont mobilisés
03:38et une quarantaine d'aéronefs
03:40qui peuvent être déployés.
03:42Mais bon,
03:43toute la question
03:43est de savoir
03:44quelle sera la mission.
03:45Pour le moment,
03:45on ne nous parle pas du tout
03:46d'intervention,
03:47évidemment.
03:48Il ne s'agit pas de ça.
03:49Mais c'est vrai
03:50que là où vous touchez
03:51du doigt
03:52une vraie problématique,
03:53c'est que,
03:53dès l'instant
03:54où un bâtiment
03:56comme celui-là
03:56se déploie
03:57dans une zone
03:58aussi sensible,
03:59la question peut se poser.
04:00C'est ce que vous nous dites,
04:01Jean-Baptiste.
04:02Oui, tout à fait.
04:03Et c'est pour ça
04:04que j'insiste
04:04sur la question
04:05de la visibilité.
04:08Qu'est-ce qui va ressortir
04:09de là ?
04:10Et engager un porte-avions
04:11sur place ?
04:13D'accord, très bien.
04:14Mais pourquoi ?
04:14Est-ce qu'il va
04:16simplement faire
04:16une démonstration
04:17de force,
04:18être simplement présent ?
04:19Est-ce qu'il va avoir
04:20une stratégie politique
04:22et militaire précise ?
04:23Donc tout ça
04:24reste très flou.
04:26Joseph Touvenel,
04:27est-ce que vous partagez
04:28cet avis ?
04:29On est un peu
04:29dans le flou.
04:30C'est vrai que,
04:31en plus,
04:31la lecture de ce conflit
04:34en Iran
04:34entre les propos
04:35de Donald Trump
04:35et ce que nous dit l'Iran
04:39qui dit à peu près
04:40tout et son contraire,
04:41c'est vrai qu'on est
04:42quand même dans le flou
04:43et donc la position
04:43de la France...
04:44On est dans le flou
04:45et la position officielle
04:46française renforce le flou
04:47puisqu'on nous dit
04:48que c'est une mission neutre.
04:49Ça veut dire quoi
04:50une mission neutre ?
04:50C'est-à-dire qu'on peint
04:51le porte-avions en bleu,
04:53on lui met un gros casque bleu
04:54sur la tête
04:54et il fait des ronds en l'eau
04:55en observant
04:57les désirs des Américains
04:58et des Mollards.
04:59Surtout que là,
05:00l'ONU n'est pas concernée
05:02en plus.
05:02C'est tout le problème.
05:03Tout le problème,
05:04c'est quelle est la stratégie
05:05derrière ?
05:05Alors il y en a peut-être une
05:07que l'on ne connaît pas
05:08mais visiblement,
05:09il y a un manque de stratégie
05:10et ce terme de mission neutre,
05:12c'est comment prendre des coups
05:13sans pouvoir riposter
05:14ou alors on riposte.
05:15Et moi,
05:16je trouve que le rôle
05:17de la France
05:17dans ce conflit
05:18serait le rôle traditionnel
05:20et qui serait à la fois
05:21à notre portée
05:22et qui correspond peut-être
05:24à nos moyens,
05:25c'est le Liban.
05:26Nous sommes les protecteurs
05:27du Liban
05:28depuis des siècles
05:29et des siècles.
05:30Il y a une population
05:30libanaise
05:31qui souffre
05:33qui souffre,
05:34qui souffre
05:34des terroristes
05:36du Hezbollah,
05:37qui souffre
05:38de bombardements
05:40et la France
05:40devrait jouer un rôle
05:42et il me semble
05:43qu'avant d'aller
05:44se mettre
05:44dans le guépier d'Hormuz,
05:46on devrait s'occuper
05:47du Liban.
05:48Je comprends
05:48ce que vous dites,
05:48Joseph,
05:49mais là,
05:49il y a une nécessité
05:51de sécuriser
05:52ce détroit.
05:53C'est peut-être...
05:54C'est peut-être ça.
05:54Il y a combien
05:55de gens vivent américains ?
05:56Oui, mais...
05:57On va s'y opposer
05:58aux Américains,
05:59on va être avec eux ?
05:59J'ose imaginer
06:00qu'on travaille avec eux,
06:01qu'on travaille de concert.
06:02Joseph,
06:03évidemment,
06:04on ne va pas concurrencer
06:05avec les Américains,
06:06on n'a pas les moyens
06:06à 50 000 hommes sur place,
06:07plus tous les bateaux,
06:08on n'écoute plus tellement.
06:09Ils sont nombreux,
06:10ça c'est un premier élément.
06:11Deuxièmement,
06:11on a des accords
06:11de défense
06:12avec les pays arabes.
06:13Donc la moindre des choses,
06:14c'est d'être présent.
06:15Alors tu as raison de dire
06:16qu'effectivement,
06:17on va mettre un porte-avions,
06:18je ne sais pas si ça impressionne
06:19ou pas,
06:20mais on est au moins présent.
06:21Quant à une offensive
06:22potentielle de la France,
06:23je n'y crois pas
06:24un seul instant.
06:25Et je pense qu'il y a aussi
06:26le fait qu'il y a quelques jours,
06:28il y a un des bateaux
06:28de la CMA,
06:30qui a été canardé.
06:32Donc ça démontre
06:33qu'au moins la France
06:34est présente.
06:35Ça n'a pas été confirmé
06:36par le ministre ce matin,
06:37mais enfin qu'il a...
06:38Que ce soit des tirs iraniens,
06:40mais bon...
06:40Mais il y a ces accords
06:41de défense
06:42avec les pays arabes.
06:43On a montré
06:43entièrement raison,
06:44c'est le respect
06:45des accords de défense.
06:46Je pense que c'est ça
06:47et ça ne va pas aller plus loin.
06:48Éric Revelle,
06:48comment vous voyez
06:49ce déploiement ?
06:50Est-ce qu'on a raison
06:53entre guillemets
06:53d'être inquiet ?
06:55Ou est-ce que la France
06:56se devait enfin
06:59de participer
07:00à ce conflit,
07:02mais qui est aussi...
07:04Dont on ne voit pas bien
07:05l'issue diplomatique aussi.
07:06Donc on aura probablement
07:08un rôle à jouer aussi.
07:09Et c'est vrai
07:09qu'avec un bâtiment militaire,
07:11on aura peut-être
07:11un peu plus notre mot à dire.
07:12Alors, il n'y a pas
07:13qu'un bâtiment militaire.
07:14La France a été
07:15la seule nation
07:17à envoyer un porte-avions
07:19et les frégates
07:19qui l'accompagnent.
07:20C'est-à-dire une véritable armada.
07:21L'Angleterre, par exemple,
07:23n'a pas été capable
07:24de le faire
07:25alors que la royale,
07:26c'était quelque chose
07:27de légendaire.
07:28Seule nation européenne, Eric.
07:30Seule nation européenne.
07:32Moi, j'ai pas la dent...
07:34Enfin, j'ai toujours
07:35la dent dure
07:35sur Emmanuel Macron.
07:36Bon.
07:37Mais là, je trouve
07:38que ça peut être intéressant.
07:39Je vais vous dire pourquoi.
07:40Parce qu'au moment
07:40où Donald Trump
07:41donne l'impression
07:42de ne plus savoir
07:43où il en est,
07:43je rappelle qu'il avait
07:44mis en place
07:44pendant 48 heures
07:45un corridor d'évacuation
07:47des 900 bateaux
07:48et des 20 000 marins
07:50qui sont sur place.
07:51Ça a duré 48 heures,
07:53il a levé.
07:53Je pense que Donald Trump
07:54est en train de se rendre compte
07:55finalement qu'il a besoin
07:57de ses alliés.
07:58Vous savez qu'il y a un sommet
07:59de l'OTAN
07:59en juillet à Ankara
08:01dont on se demande d'ailleurs
08:03si Donald Trump
08:04y participera.
08:04Mais en fait,
08:05c'est aussi la démonstration
08:07avec cette présence française
08:08que Donald Trump
08:10va sans doute avoir besoin
08:11de ses alliés.
08:11Et ça, diplomatiquement,
08:13c'est intéressant
08:13parce qu'il a
08:15il a
08:16il a daubé
08:17l'OTAN,
08:18il a daubé
08:18ses alliés,
08:20il a
08:21tiré à boulet rouge
08:22verbalement
08:23sur le chancelier allemand
08:24et je me demande
08:25si cette présence française
08:26avec cette armada
08:27là où elle va
08:28avec les risques
08:29que ça comporte,
08:30je ne dis pas le contraire,
08:32et bien c'est une façon
08:32de montrer à Donald Trump
08:33qu'il a beaucoup rigolé,
08:35il a beaucoup
08:37vilipendé
08:37ses alliés
08:38mais que peut-être
08:39il en a besoin.
08:40Il avait tendance
08:43Donald Trump
08:44à rouler des mécaniques,
08:46au départ,
08:47il nous a parlé
08:47de décapiter
08:48le régime des Mollahs,
08:50alors ils ont eu
08:50des succès militaires,
08:51ça c'est certain,
08:52mais il y a eu
08:53après cet épisode
08:55des bombardements...
08:55Et pensez au peuple iranien
08:57à qui Trump avait dit
08:58je viens vous libérer.
08:59Oui.
08:59On continue de pendre
09:00des gens
09:01et d'exécuter des gens
09:02à Téhéran
09:03sur le régime des Mollahs.
09:04Et des jeunes de 20 ans
09:05encore il y a quelques jours.
09:07C'est vrai que
09:08ça paraît très loin
09:09mais ça fait déjà
09:09on est à 65
09:11ou 66 jours de guerre
09:12et on a déjà l'impression
09:13qu'il y a eu
09:14au moins deux grands épisodes.
09:16Une première séquence
09:16avec des bombardements,
09:18je le disais,
09:19les Mollahs
09:20et les principaux
09:21haut dignitaires
09:21qui ont été éliminés
09:24d'un point de vue militaire.
09:27Mais maintenant
09:28on est dans une impasse.
09:30Est-ce que vous partagez
09:31cet avis
09:32que vient de développer
09:33Éric Revelle
09:34à l'instant ?
09:35Le fait d'avoir
09:36un bâtiment
09:37et une présence militaire
09:38même s'il y avait déjà
09:39une participation française
09:40va de fait
09:42nous installer
09:44dans le concert diplomatique
09:46quelque part.
09:46Dans le dialogue
09:47avec Trump,
09:48oui, oui,
09:48il a fait les gros bras.
09:49Ça on le connaît.
09:50Effectivement,
09:50il devait finir la guerre
09:51en quelques jours,
09:52en une semaine ou deux.
09:52C'est ça.
09:53C'est en train de s'amuser
09:54quelque part.
09:55Heureusement qu'il n'y a pas eu
09:55d'offensive au sol
09:56mais ce que disait
09:57très justement Éric,
09:58effectivement,
09:59c'est important
09:59de pouvoir avoir
10:00cette force militaire
10:01avec le porte-avions
10:03plus les frégates
10:04et toute assistance
10:05qu'il y a autour
10:05pour montrer
10:05qu'aussi on est présent
10:06et je pense que
10:07Trump n'est pas
10:08complètement stupide.
10:09Évidemment,
10:09il a quand même
10:10un état-major autodoui
10:10qui a dû lui dire
10:12attention,
10:12on va temporiser
10:13un petit peu,
10:14on va voir
10:15les partenaires européens
10:16aussi qui ont peut-être
10:17leur mot à dire
10:17et je pense que
10:18c'était peut-être
10:19même la volonté
10:19des pays arabes
10:20de dire à un moment
10:20de laisser venir
10:21les autres
10:22parce qu'on ne peut
10:22pas durer comme ça.
10:23Oui,
10:24parce qu'il faut bien
10:24le dire,
10:25la France parle
10:26aux pays arabes
10:29assez facilement,
10:30on a cette capacité-là
10:31et on peut apporter
10:32dans le concert
10:33diplomatique
10:35notre voix,
10:36même si vous avez
10:37le sentiment,
10:37Joseph,
10:38que vous ne voyez
10:39pas très bien
10:40où on va.
10:41Je reprends le terme
10:42mission neutre.
10:44Quelle est une mission
10:44mon cher Joseph ?
10:45Une mission neutre,
10:47justement,
10:47c'est le terme
10:48de la communication.
10:49Est-ce que ce n'est pas
10:50voulu justement
10:51d'avoir un terme
10:53qui lance le signal
10:54de qu'on est là
10:55pour tenter
10:56une médiation
10:57et pacifier la situation ?
11:00Vous y croyez,
11:00Éric ?
11:01Écoutez,
11:01on verra,
11:03cette guerre
11:04est tellement
11:04un rebondissement
11:05à cause
11:06ou grâce
11:06à Donald Trump.
11:09Je pense que
11:10l'idée
11:10d'une mission neutre,
11:11Joseph,
11:12le terme ne vous plaît pas,
11:13je comprends,
11:13mais on ne peut pas
11:14devenir co-belligérant,
11:16si vous voulez,
11:16ce n'est pas possible.
11:17Parce que,
11:18vous vous souvenez
11:19des attentats
11:19qui ont été
11:20notamment commis
11:21sur notre sol,
11:23il y a aussi
11:23cette crainte-là,
11:24si vous voulez,
11:25il y a tout ça.
11:25Alors,
11:26vous allez me dire,
11:26il faut être plus courageux,
11:27il faut être moins lâche,
11:29mais en réalité,
11:30c'est la guerre
11:32des Américains
11:33et des Israéliens.
11:34C'est pour ça,
11:34Éric,
11:35je ne vois pas
11:35ce qu'est une mission neutre.
11:37Moi,
11:37je pense que ça...
11:38Alors,
11:39tout ce qu'a dit Bruno,
11:40c'est effectivement,
11:41mais ce n'est plus neutre,
11:42c'est nos accords de défense,
11:44et effectivement,
11:45on met nos moyens
11:46au service des pays
11:48qui sont...
11:49Mais ce n'est pas
11:50directement...
11:50dans la position du chef de l'État,
11:52il y a l'idée,
11:52il y a l'idée,
11:53je ne dis pas qu'il y a un accord,
11:54mais il y a l'idée
11:54de laisser sortir
11:57les pétroliers iraniens,
11:59escortés,
12:00oui,
12:00et de permettre aussi
12:02à d'autres bateaux
12:03qui sont bloqués
12:04de sortir.
12:05Bon,
12:05si ça se passe comme ça...
12:06C'est pour le commerce
12:07de la M.
12:07Ça va ?
12:07Oui,
12:08mais voilà.
12:09Mais le problème,
12:10c'est qu'en faisant ça,
12:11on finance le régime des Mola.
12:13Si on leur permet
12:14d'exporter leur pétrole,
12:15on finance le régime des Mola.
12:16C'est là où notre ami
12:18n'a pas tort,
12:18c'est qu'on ne peut pas être neutre
12:19dans cette affaire.
12:20Je pense qu'on sera tous
12:21d'accord là-dessus.
12:21Mais c'est ça la diplomatie.
12:22Et le cowboy,
12:24il est là,
12:24il s'appelle Trump,
12:25avec les moyens
12:26de la marine américaine.
12:27Ce qu'a très bien dit
12:28Éric Revelle,
12:29c'est qu'il y a le MICV,
12:30les proxys iraniens
12:31qui, à un moment donné,
12:32enfin,
12:32ils nous ont avertis
12:34devant les banques américaines
12:35en France,
12:36ils l'ont fait,
12:36sur plusieurs,
12:37en Oslo,
12:38en Belgique,
12:39etc.,
12:39ils ont fait des tentatives
12:41d'attentats.
12:42Et pourtant,
12:42c'était que le début.
12:43Donc,
12:43il faut être vigilant
12:44et montrer qu'on est là,
12:46vigilant,
12:47mais pacifique aussi,
12:48parce qu'on ne peut pas
12:49aller à l'art.
12:49Voilà.
12:50Et Sébastien Lecornu
12:51l'a dit,
12:52et va dans le sens
12:53de ce que vous nous dites
12:54tous les trois,
12:55le Charles de Gaulle
12:56est un des outils
12:57diplomatiques de la France.
12:58On comprend bien
12:59en tous les cas
13:00quelle est l'intention.
13:01On se retrouve
13:01dans une seconde.
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