- il y a 6 semaines
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00:00Dans la même France.
00:31Parce qu'on s'aperçoit que sur les réseaux sociaux, les gens ne comprennent pas forcément les discours politiques quand
00:36on regarde la télé, quand on regarde certaines émissions, on ne comprend rien, c'est barbant. Du coup, on a
00:40décidé de faire un format beaucoup plus simple à comprendre, beaucoup plus cool, beaucoup plus détente, mais tout aussi, comment
00:46dire, et encore plus j'ai envie de dire, allez, comment on peut dire ça ? Je ne sais pas,
00:54ouvert à tous.
00:55Allez, très bien, je suis accompagnée comme chaque soir de Valentin, qui est le monsieur des réseaux sociaux, c'est
01:00lui qui vous lit, c'est lui qui va vous répéter un petit peu vos commentaires, donc n'hésitez pas
01:05à interagir sur les réseaux sociaux, puisqu'on a votre porte-parole à vous, vous les auditeurs de Sud Radio,
01:10Valentin. Comment ça va Valentin ?
01:12Ça va très bien, je ne sais pas pourquoi, aujourd'hui je suis de très bonne humeur, il fait beau
01:15et tout, je suis content, et en plus j'ai vu une nouvelle, moi tu me connais, je suis très
01:19très fan de la Star Academy, l'année dernière j'avais été les voir en plateau, etc.
01:23Et il se murmure, attention c'est qu'une rumeur, que Céline Dion pourrait être la prochaine marraine de la
01:28Star Academy.
01:28Ah bon ?
01:29Mais ce n'est pas fou quand même ?
01:30Ah ça serait bien.
01:31Elle passerait du 19 au 23 octobre, une semaine au château, avec les profs, les élèves, etc.
01:36Elle va passer une semaine au château ?
01:37Oui mais elle ne va pas dormir là-bas, tu te doutes bien, mais elle va passer là-bas.
01:39Est-ce que c'est possible que je fasse ma petite place pour le château, je veux y aller ?
01:45Hein ?
01:45Je veux y aller au château du coup, si elle reste une semaine, je veux y aller chanter ?
01:49Bah vas-y, mais tu sais chanter Magali ?
01:50Bien sûr.
01:51C'est une lune des morts ?
01:53Non ! Laissez-moi danser !
01:56On peut demander au producteur de la Star Academy, Jean-Louis Bleau.
02:00Oui on va l'appeler.
02:01Jean-Louis si tu m'entends, écoute ma voix, tu vas voir c'est quelque chose.
02:04Je sais que je serai ta prochaine star.
02:06Alors, ce soir on a un sujet, attention, un sujet qui fait parler sur les réseaux sociaux.
02:11Quel est l'homme aujourd'hui dans la planète qui fait le plus parler selon vous ?
02:15On peut l'aimer, on peut ne pas l'aimer.
02:17Mais est-ce qu'on peut parler de l'homme aujourd'hui qui fait le plus parler dans la planète
02:21?
02:21Bah, Donald Trump.
02:22Voilà, merci Donald Trump.
02:24Donc, ce soir on parle de Donald Trump.
02:26Alors, est-ce que pour vous, Donald Trump est le nouveau sauveur du monde ?
02:30Est-ce qu'il est en train de mettre le monde au carré et voilà ?
02:34Ou est-ce qu'il est devenu complètement fou ?
02:36C'est la question qu'on se pose.
02:38On reçoit trois personnes complètement différentes.
02:41Rien à voir que tout oppose.
02:43Alors, on reçoit d'abord Nicolas Conquer qui est l'ancien porte-parole de Donald Trump en France.
02:48Il est resté six ans porte-parole de Donald Trump.
02:51Donc, il connaît bien son sujet.
02:52Donc, on est très heureux de l'avoir.
02:54Je suis très, très heureuse de l'avoir ce soir.
02:56On reçoit en face, alors celui qui n'aime pas du tout Donald Trump, c'est Gamal Abina,
03:01cofondateur du mouvement des droits civiques.
03:03Alors, il n'aime pas du tout, du tout.
03:04Et on reçoit pour son expertise et pour son analyse journalistique,
03:08la grande journaliste Rislaine Selika,
03:11qui va nous apporter plein d'informations sur les élections, sur tout ce que tu sais.
03:15Alors, c'est une fouinasse si vous saviez.
03:17Je l'ai invitée, je me suis dit, alors elle, je suis sûre qu'elle va nous donner des infos
03:20qu'on n'a pas.
03:21Voilà.
03:21Ou qu'on n'a pas déjà entendues.
03:23Alors, pour info, c'est Rislaine qui a fait le complément d'enquête sur moi.
03:25Il y a quelques années.
03:27Voilà.
03:27Donc, je peux vous dire que c'est une grosse fouinasse.
03:29Ah, par rapport à la tendinite ?
03:31Exactement.
03:32C'est pas moi qui ai relevé.
03:34Enfin, je vais dire, on n'a pas fait l'échange.
03:36C'est Tristan Vallec qui m'a fait la séance.
03:38Voilà, c'était Tristan Vallec avec lequel tu étais sur le fauteuil rouge.
03:41Exactement, j'ai eu la chance.
03:42Mais c'est moi qui ai calé le fauteuil rouge.
03:43Oui, c'est vrai.
03:44C'est vrai, j'ai eu la chance de faire.
03:45J'étais encore persuadée, persuadée, persuadée.
03:48Comme tu viens de le faire ce soir, où tu m'as persuadée, persuadée de revenir.
03:51Donc, je suis là.
03:52Tu vois, c'est une grande histoire d'amour.
03:53C'est ça.
03:54On s'est aimé, détesté.
03:55C'est ça, c'est karmique.
03:56Détesté, je crois pas.
03:57Elle a ruiné ma carrière.
03:59Mais non, c'est pas moi.
04:00Et en fait, non.
04:01On en rigole, mais non, en vrai.
04:02C'est pas moi.
04:03En vrai, c'est une très bonne journaliste.
04:04Exactement.
04:05C'est une très bonne journaliste qui sait faire des enquêtes.
04:08Donc, j'ai le plaisir à la recevoir ce soir.
04:10Elle est professionnelle.
04:12Voilà.
04:12Ce soir, donc, on va parler de Donald Trump.
04:16Nicolas Conquer.
04:17Alors, Nicolas, tu es franco-américain.
04:19On se tutoie, on peut se tutoyer.
04:21Avec plaisir.
04:21Tu es franco-américain.
04:23Tu es l'ancien porte-parole des Républicains au Versace en France.
04:26Donc, on peut dire de Donald Trump.
04:28C'est le parti qui a mené Donald Trump à la maison de l'Anche.
04:30Il a répondu.
04:31Voilà.
04:32Tu es fondateur du Think Tank Western Arc.
04:35Tu vas nous expliquer ce que c'est, parce que je ne sais pas ce que c'est.
04:38Observateur des dynamiques politiques transatlantiques.
04:41Tu analyses les droites contemporaines.
04:43Et dans ton ouvrage, parce que tu as écrit un livre,
04:45vers un Trump français.
04:47Ah, carrément.
04:48Donc, toi, pour toi, Trump et les Français.
04:49Je t'avais une question que je pose.
04:50On aura peut-être la réponse ou non.
04:52Ça mettra les gens d'accord ou non.
04:53Les gens le veulent.
04:54Les gens le redoutent.
04:54Mais la question, ce n'est plus une simple curiosité.
04:56Ça devient une urgence.
04:57Surtout au vu de la crise institutionnelle qu'on rencontre en France.
04:59Tu as sorti ce livre en 2026.
05:02Et tu interroges l'évolution du paysage politique français également.
05:07Alors, qu'est-ce que c'est aujourd'hui le Think Tank Western Arc ?
05:10Alors, effectivement, j'ai fait un pas de côté par rapport à un rôle institutionnel que j'avais.
05:14J'ai bénéficié de cette situation d'observateur un peu inédite en tant que franco-américain,
05:18observateur de la vie politique des deux côtés de l'Atlantique.
05:20Et de voir en quoi on pouvait raffermir ce lien transatlantique,
05:24notamment dans cette année qui est le 250e anniversaire de l'indépendance américaine.
05:28Sans France, sans Royaume de France à l'époque, il n'y aurait pas d'indépendance américaine.
05:32Et qu'on soit d'accord avec Trump ou non,
05:34il y a une histoire qui est séculaire, multiséculaire et qu'on se doit de maintenir.
05:37Et donc, il faut maintenir ce contact.
05:39On a toujours eu des échanges culturels, diplomatiques, sportifs et j'en passe.
05:43Et voilà, il faut le préserver quand bien même on peut avoir des désaccords ponctuels.
05:49Je pense que nos liens, ils vont au-delà de ça.
05:51On a un rôle.
05:53Les Etats-Unis, ils ont cru dans une destinée manifeste.
05:55Nous, on avait l'universalisme à la française.
05:57Et je parle du principe qu'il faut arriver à faire se parler davantage ses droites,
06:00nécessairement américaines et européennes,
06:02et réconcilier la profondeur européenne et l'efficacité américaine.
06:06Pour toi, l'Amérique est efficace ?
06:09Elle est quand même réputée pour son pragmatisme.
06:11Nous, on sait théoriser les choses, on a le temps long, on a l'histoire,
06:14on est façonné avec des grands penseurs qui viennent aussi alimenter les Américains.
06:17Mais sur le côté où on se retrousse les manches,
06:20et on est peut-être dans l'action et réfléchir après,
06:22les Américains sont davantage...
06:25Ils nous montent le chemin, par certaines manières.
06:27Peut-être que nous, on a d'autres manières de faire plus processés,
06:29plus carrés, plus prévisibles.
06:30C'est d'ailleurs notre président qui le disait, Emmanuel Macron.
06:32Nous sommes prévisibles.
06:33J'estime que c'est un peu réducteur par rapport à toute notre histoire,
06:36à notre French flair, à notre capacité de surprendre et au panache à la française.
06:40Je ne dirais pas que nous sommes prévisibles,
06:41mais de fait, on s'englue dans une logique,
06:44un peu dans une machine qui vient nous empêcher de prendre des initiatives,
06:48qui vient réguler et qui vient entraver notre capacité
06:51de faire rayonner notre génie à la française.
06:53En face de toi, il y a Rieslène Selika.
06:55Rieslène, tu es journaliste et créatrice de contenu.
06:58Mais aussi, aujourd'hui, tu as récemment signé un reportage de 26 minutes
07:01pour l'émission Arnaques sur M6.
07:03C'est ta grande passion, toi, les Arnaques.
07:05C'est sa grande passion.
07:07C'est l'étienne aussi.
07:08Tu t'es fait énorme.
07:09C'est une boutade, une boutade, une boutade.
07:11Attention, Rieslène, parce qu'à ce jour, j'ai été blanchie.
07:14Innocentée.
07:14C'est pour ça que je suis là.
07:15C'est pour ça que je suis là.
07:16Je précise le bien, parce qu'on m'a mis l'étiquette pas méritée.
07:22Tu t'es toujours investie dans des enquêtes, quand même.
07:25Oui, de l'investigation, de l'association.
07:27C'est ta passion.
07:28Oui, c'est ma passion.
07:29J'adore enquêter.
07:30Déjà, pour le complément d'enquête, on a été primé pour la meilleure enquête.
07:34On a eu le prix d'argent.
07:35On a été nommé au laurier de l'audiovisuel.
07:38Et donc là, je fais aussi du podcast, parce que j'ai eu un souci de santé.
07:44Donc, il fallait vraiment que je puisse gérer mon métier.
07:47Et ensuite, j'ai rebondi.
07:49Donc, j'ai repris mes enquêtes pour Julien Courbet, que tu dois connaître.
07:51Je l'adore.
07:52Voilà.
07:52J'ai été ta chroniqueuse pendant quelques années.
07:55Donc, j'adore Julien Courbet.
07:56Voilà.
07:56Donc, absolument.
07:59Et il est très investi contre les arnaques.
08:02Et là, c'était un faux gestionnaire de patrimoine.
08:04Et il y aura encore d'autres prochaines investigations.
08:07Tu ne vas plus rien lâcher.
08:09Attention, si Rizem vous appelle, dites-vous bien que vous êtes foutue.
08:13Mais pour les victimes, ça fait du bien.
08:15Non, mais évidemment, bien sûr.
08:17Les victimes, je veux dire, il n'y a rien de cause, parce qu'en fait, il y a tout
08:19le système derrière de la justice qui est mobilisé.
08:22On apporte des pièces en plus que les avocats n'ont pas.
08:26Et c'est souvent avec le cabinet Ziegler que je collabore et qu'ils me mettent en contact avec des
08:31victimes.
08:32Et donc, notre travail est d'utilité publique.
08:35Et ça va même jusqu'aux audiences.
08:41Tu vas aux audiences quand il y a des audiences, par exemple ?
08:43Dernièrement, tu as une audience.
08:45L'audience de Lydia Adjara.
08:47C'est sur une autre affaire qui a été victime de Raël, de la secte raélienne.
08:52Elle fait beaucoup d'émissions podcast.
08:54Elle a fait aussi un de mes podcasts.
08:55Et j'ai assisté à son audience parce qu'elle est accusée de diffamation.
09:00Donc, elle-même qui a été victime de violences sexuelles.
09:06Et donc, c'est un peu la femme qui accuse, qui se retrouve sur le banc des accusés.
09:09Parce que j'ai eu, moi, avec Booba.
09:11T'as accusé aussi en diffamation.
09:13Oui, parce que j'ai dit qu'il m'avait hercelé.
09:14C'est ça.
09:14Et donc, il a été condamné à me payer une...
09:17Je crois, bref, qu'il n'en a jamais...
09:19Oui, t'as saisi 40 000 euros, c'est ça ?
09:21La saisie, c'est autre chose.
09:23Non, la diffamation, elle a été condamnée à me percer une certaine somme d'argent qu'il n'a à
09:26ce jour pas payée.
09:28Et là, il y a une saisie conservatoire qui a été faite par rapport aux préjudices subis par ma société.
09:33Et c'est quand la prochaine audience sera une prochaine audience ?
09:36En septembre, il y a l'audience, justement, sur ces fameux 42 millions d'euros le 9 septembre, exactement.
09:40Je pourrais te suivre.
09:41Ah, mais bien sûr, tu l'as bien vu, Marie-Hélène.
09:43De toute manière, toi, on ne peut pas t'empêcher d'être là.
09:47Il vaut mieux t'accueillir avec les racontes.
09:49C'est ça.
09:50Comme j'ai fait avec complément d'enquête.
09:51Je t'ai ouvert les bras, les portes.
09:54Absolument.
09:54Et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui, parce que tu as toujours été là et donc
09:57je suis là.
09:58Merci, c'est gentil.
09:59Qu'est-ce qu'on s'aime.
09:59On accueille tout de suite après cette petite pause Gamal Avina.
10:03Restez avec nous sur Sud Radio et on enchaîne sur ce débat extraordinaire sur Donald Trump.
10:08A tout de suite sur Sud Radio.
10:11Sud Radio, on ne vit pas dans la même France.
10:16Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h14.
10:18Nous sommes en direct sur cette émission extraordinaire.
10:21On ne vit pas dans la même France.
10:22Une émission qui casse ses codes, qu'on ne retrouve nulle part.
10:25Alors ce soir, on a un sujet brûlant.
10:27Un sujet sur Donald Trump qui divise un petit peu tout le monde.
10:30Il y a les pro-Donald et il y a les contre-Donald.
10:33Moi, je l'appelle Donald parce que c'est mon nouveau pote, comme vous le savez.
10:36Je me retrouve encore sur Twitter demain.
10:39Non, non, je ne veux pas.
10:40Tu veux être pote avec Donald Trump ?
10:41Non, non, je ne le connais pas.
10:42Non, mais moi, je disais à Nicolas tout à l'heure,
10:46moi, c'est mon plus grand rêve d'aller faire une immersion dans l'univers de Donald Trump
10:51comme j'ai pu le faire avec Emmanuel Macron ou avec Brigitte Laeux.
10:55J'allais dire Brigitte Laeux.
10:56Non, mais n'importe quoi.
10:58Marine Le Pen.
10:59Quel rapport en plus ?
11:00C'est pour ça que tu as intéressé Complément d'Enquête.
11:03Et c'est pour ça aussi, et je vais en parler après la présentation, bien sûr, de Gamal,
11:07qu'on va parler des podcasteurs, des influenceurs de toutes ces personnalités
11:11que Donald Trump a rencontrées avant sa deuxième élection, en fait.
11:16Et qui a été très, très, très, très importante.
11:19Bien sûr.
11:19Non, mais c'est un univers, moi, qui me passionne.
11:22Et moi, Donald Trump, je n'ai pas honte du tout de le dire.
11:24C'est une personnalité qui m'intrigue et qui me passionne.
11:26Parce que toutes les personnalités fortes, mais comme je te dirais, je serais ravie d'aller faire Poutine.
11:32Tu vois, moi, demain, tu me proposes d'aller faire Poutine, j'y vais, en courant.
11:35Ça veut dire, tu vois, parce que c'est des personnalités aujourd'hui qui dirigent le monde, les amis.
11:40Enfin, je veux dire, on peut aimer, pas aimer, mais c'est des personnalités aujourd'hui qui dirigent le monde.
11:44Et moi, quand je fais une immersion à la présidentielle et que je pars avec Macron, je pars aussi avec
11:47Mélenchon.
11:48Je pars aussi avec Le Pen, je pars aussi avec Zemmour.
11:51On part avec tout le monde pour essayer de comprendre et pour, tu vois.
11:54Donc, moi, Donald Trump, c'est quand il veut.
11:58Alors, on en parlera, Nicolas.
12:00Après, je vais te lancer, tu vas voir toute la soirée.
12:05Alors, Gamal, Gamal Abinna.
12:08Gamal, tu es une figure engagée, toi, contre le racisme, les discriminations.
12:12Tu es aussi d'une histoire familiale marquée par la guerre d'Algérie.
12:16Tu t'investis dans le militantisme associatif et politique.
12:21Tu es très présent dans les médias et tu multiplies les prises de parole pour défendre mémoire, justice et égalité.
12:26Est-ce que c'est bien ça ?
12:27Exactement ça.
12:28Tu es aussi chroniqueur dans une radio aussi.
12:30J'ai une radio Beurre FM, France Maghreb, des radios algériennes, particulièrement.
12:33Et puis un petit peu chez les Turcs, d'ailleurs, ou chez les Russes, d'ailleurs.
12:36Je serai un petit peu avec les Russes pour regarder.
12:37Ah ben, tu vois, voilà.
12:39Oui, donc...
12:39Je suis russe-ukrainienne, moi.
12:41Ah, d'accord.
12:42J'ai les deux.
12:42C'est pour ça que dans mon cerveau, il n'y a rien de voir.
12:44Oui, H.Kénaz, c'est pas radiquée.
12:44Tu vois ?
12:46En fait, je ne sais pas.
12:48Je pense que c'est pour ça que j'explique un peu ma folie.
12:50Tu vois, j'ai deux univers complètement différents dans mon cerveau.
12:55Alors, Donald Trump a souvent placé Détroit au cœur de son discours économique.
12:59Il dénonce la désindustrialisation et promet un retour de la puissance industrielle américaine,
13:06notamment dans l'automobile.
13:07Lors de ses meetings à Détroit, il séduit une partie des classes ouvrières en critiquant les délocalisations et les accords
13:13commerciaux.
13:14Il met aussi en avant une politique protectionniste pour relancer l'emploi local.
13:18Détroit devient ainsi un symbole de son message, restaurer l'industrie américaine et défendre les travailleurs face à la mondialisation.
13:25Ce soir, on va parler un petit peu, c'est un petit aparté que j'ai fait sur Donald Trump,
13:30mais on va parler de ce qu'il reflète aujourd'hui en France.
13:36On va parler de notre pays.
13:38Est-ce que, je vais commencer d'abord avec Gamal,
13:41est-ce que pour toi, Donald Trump, parce que ce que dit Nicolas tout à l'heure, c'est pas
13:46forcément faux.
13:46Il est dans l'action.
13:48Il agit.
13:49On aime ou on n'aime pas, mais il y a de l'action.
13:51Est-ce que tu penses qu'aujourd'hui, il est capable de sauver le monde de plein de problèmes,
13:56ou est-ce qu'au contraire, il est devenu complètement fou et met tout le monde en danger ?
13:59Quelle est ta position là-dessus, Gamal ?
14:01Je ne dirais jamais d'un président qu'il est fou, parce que c'est trop facile.
14:04C'est une façon de soudre ses péchés.
14:06En l'occurrence, il n'est pas fou.
14:08Il a des stratégies, il a une stratégie connue, des Art of Deal,
14:11qui consiste à dire j'en fais plus au maximum de négociations vers la hauteur,
14:14pour avoir la moitié ou le minimum.
14:16Donc ça, c'est une stratégie rendant très commerciale, d'ailleurs,
14:18parce que c'est quand même...
14:19C'est très entrepreneur.
14:20C'est entrepreneur, c'est une sorte de tycoon américain,
14:23c'est un commerçant, clairement, dans l'immobilier.
14:25C'est quelqu'un qui est héritier aussi,
14:27il ne faut pas oublier que ce n'est pas un fils de pauvre,
14:28c'est quand même quelqu'un qui est bien né,
14:30qui a une fourchette d'argent dans la bouche.
14:31Mais la problématique de M. Trump, c'est quoi ?
14:33C'est que dans sa démarche commerciale,
14:35parce qu'il gère le monde comme un commerce,
14:37il pense qu'en faisant des coups de pression,
14:39en étant dans l'excès verbal,
14:41dans l'insulte, dans la vective,
14:44dans des relations de rapports de force,
14:45il pense le monde des rapports de force.
14:47Eh bien, il pense qu'il va obtenir des résultats.
14:49Le problème, c'est que son premier mandat
14:50a été plutôt positif sur le plan économique
14:52jusqu'à ce que le Covid arrive.
14:53Effectivement, il a relancé l'économie,
14:54il a tenu ses engagements,
14:55il ne voulait pas faire la guerre,
14:56ne pas intervenir dans le reste du monde,
14:58« Make America Great Again »
14:59et puis « America First »,
15:00c'était ses slogans pour dire,
15:02voilà, on est isolationniste,
15:04on revient sur nous, le repli,
15:05enfin le truc des années 20.
15:06Et c'était un peu une forme d'économie libérale,
15:09évidemment,
15:09mais qui était protectionniste pour son pays.
15:11Ça, c'est vrai.
15:12Il avait un problème avec la Chine
15:13qu'on connaît très bien
15:13et qui est toujours présent aujourd'hui.
15:15Le problème aujourd'hui,
15:15c'est que Trump est dans l'excès total.
15:17C'est-à-dire qu'on a l'impression
15:18qu'il est en roue libre.
15:19Quand il va avec ses alliés occidentaux,
15:21c'est quand même ses alliés,
15:22menacer de prendre un territoire européen,
15:24ça commence à être dangereux,
15:25sachant qu'ils ont déjà une base là-bas.
15:27Avec le Groenland.
15:28Avec le Groenland, absolument.
15:29Quand il va promettre de ne pas faire la guerre
15:31et faire cette espèce de grand messe,
15:33comme ça, de la paix,
15:33avec 35 pays qui vont être signataires
15:36et que finalement,
15:37il va quand même s'engager
15:37dans le conflit en Iran
15:38alors qu'il est en pleine négociation,
15:40là, on est sur quelque chose de dangereux.
15:41Donc moi, je pense que Trump est quelqu'un
15:42qui a 80 ans bientôt,
15:44il a des problèmes de justice.
15:45Il a 80 ans, Trump ?
15:46Il a 80 ans, là, le 16 juin.
15:48Tout à fait.
15:49Il est 46.
15:50On aimerait avoir sa forme à son âge.
15:52Il ne les fait pas, quand même.
15:53Oui, il ne les fait pas.
15:54Oui, il est bien maquillé.
15:55Non, il ne les fait pas.
15:56Oui, il est bien maquillé.
15:57Il est vraiment fait pour l'instant.
15:57Il est maquillé, ça aide beaucoup.
16:03Je veux dire, son parcours est derrière.
16:04Par contre, il veut laisser une trace dans l'histoire.
16:06Alors, il a laissé la carte de la paix.
16:08Il a dit, on fera la paix,
16:09on va forcer la paix.
16:09La paix ne se force pas.
16:10Il se rend compte.
16:11Maintenant, il essaie de passer par d'autres moyens.
16:13Mais le problème, c'est qu'il met le monde en danger.
16:15Pourquoi ?
16:15Parce que là, on sent, effectivement,
16:17qu'il aime l'Amérique,
16:17mais qu'il n'aime pas le reste du monde.
16:19Quand, par exemple, il va couper
16:20l'approvisionnement du gaz et du pétrole
16:22aux Européens,
16:23il met l'Europe en danger.
16:24Un concurrent, peut-être, qu'on y fasse.
16:26Quand il essaie de faire pression sur la Chine
16:27pour qu'elle ne reçoive plus l'alimentation
16:29du pétrole moyen-oriental,
16:31il met le monde en danger.
16:32Les Chinois ne sont pas forcément des anges
16:33qui vont se laisser faire.
16:34Quand il va avoir des paroutes rencières
16:36sur le président de la République française,
16:37par exemple, où il insulte, on peut le dire,
16:38c'est dangereux comme relation.
16:40C'est-à-dire qu'il crée des relations délétères.
16:41Et puis surtout, le problème de Trump, aujourd'hui,
16:43c'est qu'il y a quatre ans,
16:45son premier mandat n'était pas entaché
16:46de l'affaire Epstein.
16:48Le second mandat, il n'y a que ça.
16:50Il s'est caché difficilement.
16:51Et le dossier sort au fur et à mesure.
16:54Et donc, dans une colère à l'excès,
16:55peut-être, de sa part, permanent,
16:57il essaie de cacher cette affaire ignoble,
16:59parce qu'on va en parler peut-être,
17:00à la faveur d'autres actions,
17:02d'actions trop fortes, peut-être,
17:03trop violentes, trop unilatérales,
17:06qui font oublier au monde
17:07que le monde est multipolaire, aujourd'hui.
17:09Et c'est ce que je reprochais à Trump,
17:11c'est effectivement cette façon excessive
17:12de gérer le monde,
17:14comme s'il gérait son entreprise.
17:17Quand, Nicolas, tu entends tout ça,
17:19qu'est-ce que tu as à répondre
17:22à Gamal ?
17:23Non, mais je pense qu'il y a des constats
17:24qui sont lucides et que je peux partager.
17:26Juste pour prendre la fin,
17:27je trouve, en revanche,
17:28que ce n'est pas raisonnable
17:29de considérer que ce qu'on est en train de voir
17:31au milieu du Golfe Persique,
17:33qui est vraiment un enjeu de stabilité mondiale,
17:35viendrait pour être une diversion
17:37des fichiers Epstein.
17:38C'est un immense scandale sexuel
17:40qui traverse la société américaine,
17:41mais rappelons qu'il y a également
17:42des ramifications en France,
17:44qui produisent sous nos fenêtres,
17:45c'est extrêmement grave.
17:46Je suppose que l'entière réalité soit faite
17:48et la lumière soit faite sur ce dossier,
17:49mais on ne peut pas juste considérer
17:51que Trump n'a rien fait pour ce sujet,
17:53d'autant plus que Jeffrey Epstein
17:55a été mis sous les barreaux
17:55sous le premier mandat de Trump.
17:57Donc, on ne va pas faire un focus là-dessus.
17:59Mais je pense qu'à ce jour,
18:01il n'y a rien qui n'incrimine Donald Trump.
18:03Effectivement, Jeffrey Epstein,
18:05il connaissait toute la place
18:06de New York, de Floride
18:07et en France aussi.
18:09Donc, de fait,
18:09ils avaient des liens,
18:10mais il n'y a rien qui l'incrimine.
18:12Encore une fois,
18:12le fait de figurer dans les dossiers,
18:13oui, sauf...
18:15Il n'y a pas d'image qui montre quoi que ce soit.
18:18Vous êtes journaliste ?
18:19Oui, je suis journaliste,
18:20j'ai eu des images d'un homme
18:21en petite culotte
18:22devant des petites filles de 12 ans.
18:23Ça, c'est pas Donald Trump,
18:24c'était des filles de 12 ans,
18:25c'est Adelson.
18:26Mais on voit une complicité quand même,
18:28je veux dire,
18:29voilà, ils ont quand même
18:30des rapports complices,
18:31on voit qu'ils ont passé des soirées ensemble.
18:33À un moment donné,
18:34Donald Trump savait qu'il était Epstein.
18:35Vous ne rêvez les raisons, là.
18:37Vous ne rêvez les raisons.
18:37Vous faites juste des allégations,
18:40des spéculations.
18:41Non, mais je veux dire,
18:41il savait qu'il était.
18:43C'était que c'est lui qui a fait
18:44les premiers signalements
18:44à la police de Palm Beach en 2006
18:46avant qu'il soit évidemment
18:47trahi dans la justice
18:48et qu'il ait pu faire
18:50ses premiers séjours en prison.
18:51C'est assez anecdotique.
18:52On peut gloser autant qu'on veut.
18:53Je ne sais pas si c'est anecdotique.
18:54C'est Epstein, c'est pas anecdotique.
18:55C'est Epstein dans le sens
18:55où Trump ne prend pas de dents.
18:57Il y a des vraies victimes.
18:58C'est ça où c'est vraiment le sujet.
18:59Et je ne veux pas qu'on utilise ça
19:01comme une arme politique
19:02pour mettre du crédit.
19:04C'est une femme qui dit
19:04qu'elle ne connaissait pas.
19:05On a des images qui arrivent,
19:06que l'embrasse.
19:07Ça commence à être un peu léger
19:08comme méthode de défense.
19:09Et les dossiers sortent
19:10au fur et à mesure.
19:11Mais vous devriez vous informer
19:12sur les images.
19:12Elles sont intéressantes.
19:13Ce n'est pas de l'AI.
19:14On voit vraiment,
19:15non pas une complicité,
19:16mais vraiment une attitude.
19:17Non, je ne parle pas de complicité amicale.
19:18Il y a des images qui sont
19:21extrêmement violentes et choquantes
19:22qui ont été conservées
19:23d'ailleurs par Epstein.
19:24C'est très Epstein
19:25à la version américaine.
19:26Simplement pourquoi ?
19:27Parce que c'est une façon pour lui
19:29peut-être de faire du chantage.
19:30Tout est possible.
19:31Mais ce qui est sûr,
19:31c'est qu'aujourd'hui,
19:32ce dossier est très malsain.
19:34C'est une tâche mondiale.
19:35Il n'y a pas de problème.
19:36Et que Trump n'est pas
19:38écarté de ce dossier.
19:38Sa propre femme
19:39essaie de se défendre
19:39en disant
19:39je ne le connaissais pas.
19:40C'est vraiment
19:41un tout moulin.
19:41Une simple question.
19:42Est-ce que vous pensez réellement
19:43que les adversaires à Donald Trump,
19:45il en a une palanquée
19:46durant sa dernière campagne
19:47de réélection.
19:48Ils ont engagé tout ce qu'ils pouvaient.
19:50Il y a eu 4 procès contre lui,
19:5190 chefs d'inculpation,
19:522 tentatives d'assassinat.
19:54Vous ne pensez pas
19:54qu'à un moment donné,
19:55il serait dit
19:55on a des photos compromettantes
19:56et on met
19:57une croix définitive
19:58sur sa campagne
19:59à sa réélection
20:00en sortant un scandale
20:01de pédocriminalité.
20:02Vous savez bien
20:03que s'ils avaient
20:03la moindre once de preuves,
20:05le moindre faisceau
20:06s'aurait été sorti.
20:07Donc évidemment,
20:08moi je m'en mettrais
20:08assez à la preuve.
20:09C'est qu'on a une photo
20:11de sa femme
20:11en train de dire bonjour.
20:13Elle montre
20:14qu'elle ne le connaissait
20:14quasiment pas,
20:15qu'elle a vu vaguement
20:16dans 2-3 soirées
20:17et les photos qui sont sorties.
20:18Je vais être très honnêté
20:19avec toi.
20:20Moi j'ai rencontré un jour
20:21une personne à une soirée.
20:22C'est véridique.
20:23Une personne
20:24très compliquée.
20:25Je le rencontre,
20:26on me le présente,
20:27je lui tape la bise,
20:28je ne le connais pas.
20:29On ne parle pas de bise,
20:29c'est plus que de la bise.
20:30Non mais là,
20:31ça fait des années.
20:32C'est plus que de la bise.
20:32Je te jure qu'on m'a mis
20:33dans une sauce
20:34quelques années après
20:35parce qu'effectivement
20:36on a fait une photo
20:37dans un photocall avec lui
20:38et on m'a mis
20:39dans une sauce volontairement.
20:40Oui, ça on connait
20:40mais toi,
20:41tu vois ce que je veux te dire ?
20:42Là, il y a photos.
20:43Moi ça m'est arrivé
20:43de me retrouver dans une situation
20:44où effectivement
20:44je me suis même retrouvé
20:46avec un FN
20:46où on a pris une photo de moi
20:47dans une soirée RT
20:48pour le coup
20:48et on m'a dit
20:49on ne la sortira pas.
20:50Je ne savais même pas
20:50que c'était un FN au départ.
20:52On peut se faire piéger.
20:53Dernière nouvelle,
20:53ce n'est pas un délit
20:54ni un crime
20:55d'avoir des positions politiques
20:56qui sont différentes des autres.
20:56Oui, mais pour lui,
20:57je suis antifront national à fond.
21:00C'est incohérent,
21:01je ne peux pas mettre
21:01en situation avec un FN.
21:02Il y a eu Jean-Messi
21:03à la dernière fois
21:03qu'il voulait faire une photo
21:04avec moi,
21:04je lui ai hors de question.
21:05Il faut être un peu sérieux.
21:07Jean...
21:07Non, je parle photo
21:08de Jean-Pote.
21:08On a quand même ensemble.
21:09Non, photo de pote,
21:10c'est quand même des limites.
21:11Mais ce qu'il veut dire
21:12par rapport à ça,
21:12c'est que le problème,
21:13c'est que sa femme
21:13s'est immédiatement exprimée.
21:15D'ailleurs, comme les Clinton,
21:16c'est un truc qui traverse
21:17toute la société américaine.
21:18Pour dire qu'on n'a rien à voir
21:18avec lui,
21:19c'est facile de le dire
21:20une fois qu'il est mort.
21:20Le problème,
21:21c'est qu'il y a des éléments
21:22matériels qui tombent derrière.
21:22Et si elle s'exprime sa femme,
21:23c'est qu'il y a un danger réel.
21:25Et si le dossier n'est pas sorti
21:26avant les élections,
21:27ils auraient pu le faire.
21:27C'est que tout le monde est touché.
21:28Les Clinton ont été touchés,
21:30Trump a été touché
21:30et toutes les sphères
21:31de la société américaine
21:32jusqu'à des acteurs,
21:33des chanteurs,
21:33des femmes.
21:33On sait ce qu'il en est.
21:34C'est une affaire vraiment glauque,
21:36on peut le dire.
21:37Et je pense que...
21:37Et qui dure depuis des années.
21:39C'est comme l'affaire Jack Long.
21:40Ça fait des années
21:41que de nombreuses personnes
21:43savaient que Jack Long
21:45avait des affaires,
21:46en tous les cas,
21:47la fille de Jack Long
21:47avait des affaires avec...
21:49Et qu'ont fait les journalistes
21:51autour de la table.
21:52Pour révéler,
21:52il y a eu des soupçons.
21:54Là, on parle de l'affaire Jack Long.
21:56Est-ce qu'il y a eu des compléments
21:57d'enquête ?
21:58Bien sûr qu'il y a
21:59des compléments d'enquête.
22:00Bien sûr,
22:00vous ne les avez pas vus.
22:01Non, je ne les ai pas vus.
22:02Alors, le problème des journalistes,
22:03vous confondez les journalistes
22:04et les journalistes d'investigation.
22:06Le journaliste d'investigation,
22:07d'ailleurs,
22:08ils réservaient leur l'étude,
22:09fait un travail d'investigation.
22:10Il y a aussi les journalistes
22:10qui commentent l'actualité,
22:11il y a les journalistes
22:12qui font de l'analyse,
22:12il y a tout un tas de journalistes.
22:13Tout le monde n'est pas
22:15dans l'investigation
22:16et c'est difficile d'y accéder.
22:17Parce que tout le monde
22:18n'a pas ses accréditations.
22:20Alors, restez avec nous
22:20sur Sud Radio.
22:21On revient juste après
22:22cette petite pause.
22:23On veut savoir
22:24si, à votre avis,
22:25Donald Trump...
22:27Passons à l'affaire Einstein.
22:29Oui, bien sûr.
22:31Le sujet, c'est
22:32est-ce que Donald Trump
22:34peut sauver le monde ?
22:35Est-ce qu'il est en train
22:35de mettre des règles ?
22:36Mais c'est ce que pensent
22:37certaines personnes.
22:38Ou est-ce qu'au contraire,
22:40il est en train
22:40de devenir complètement fou
22:42et on veut vous entendre.
22:43On va entendre Rislaine là-dessus
22:44juste après cette petite pause
22:45sur Sud Radio.
22:46A tout de suite.
22:47Magali Berda, Sud Radio.
22:49On ne vit pas
22:50dans la même France.
22:53Magali Berda sur Sud Radio.
22:54Il est 20h28.
22:55Nous sommes en direct.
22:56Cette émission
22:58qui fait se rencontrer
22:59deux mondes
23:00que tout oppose.
23:01Alors, ce soir,
23:01on est dans un monde
23:02totalement opposé.
23:03Les pro-Trump
23:05face aux anti-Trump.
23:06Alors, ce soir,
23:07on reçoit Gamal Abina
23:09et on reçoit Rislaine
23:11qui est notre journaliste
23:12d'investigation préférée
23:13en France.
23:14On reçoit Nicolas Conquer
23:19qui est l'ancien porte-parole
23:21du parti de Donald Trump
23:23pendant six ans quand même.
23:24Donc, il connaît très bien
23:24son sujet.
23:26Est-ce que pour vous,
23:26Donald Trump est en train
23:28de sauver le monde
23:29ou est-ce qu'au contraire,
23:30il est en train
23:31de le mettre en danger ?
23:32Rislaine,
23:32qu'est-ce que tu en penses ?
23:33Moi, je pense qu'actuellement,
23:35les États-Unis,
23:36en tous les cas,
23:37le peuple américain
23:41qui a voté,
23:42l'électorat de Trump
23:44qui a voté
23:45pour Donald Trump
23:46est très déçu.
23:47Il faut savoir, en fait,
23:48que le coût de la guerre,
23:50selon Financial Times,
23:52est de 22 à 31 milliards de dollars.
23:56Donc, c'est énorme.
23:58Aujourd'hui,
23:58il y a des personnes
23:59qui ont voté pour Trump
24:01qui disent
24:01« Mais qu'est-ce que j'ai fait ? »
24:03L'inflation,
24:03elle est fulgurante.
24:05La plupart, en fait,
24:06des électeurs de Trump,
24:08eux,
24:09pensaient que c'était,
24:10comme disait Gamal,
24:11« American first ».
24:12Mais là, c'est « war first ».
24:14C'est la guerre à tout prix.
24:15C'est ça, Nicolas ?
24:16C'est vraiment...
24:17Et c'est surtout,
24:17c'est que Donald Trump,
24:19je suis désolée,
24:20s'assoit sur le droit international.
24:22Donc, il se lance
24:23dans des guerres à tout va.
24:25On l'a vu avec le Venezuela.
24:26On le voit avec l'Iran.
24:28Après, c'est quoi ?
24:29C'est Cuba ?
24:30Nigeria aussi.
24:31Le gouvernement Nigeria.
24:31Voilà.
24:31Donc, lui,
24:34son électorat, surtout,
24:35ne comprend rien.
24:36Et il se prend la tête
24:37avec tout le monde.
24:38Avec les podcasteurs
24:40dont j'ai parlé.
24:41Donc, il y avait
24:41les podcasteurs
24:43Tucker Carlson,
24:44Megyn Kelly,
24:45Condéce Owens.
24:46Toutes ces personnes,
24:47Alex Jones,
24:48bon, ce sont des suprémacistes,
24:50complotistes,
24:52racistes,
24:52qui les ont accueillis
24:54à bras ouverts
24:55pour faire monter
24:58la popularité de Trump
25:00sur les réseaux sociaux.
25:02Nicolas Conquer,
25:03est-ce que c'est un peu
25:05le bordel, entre guillemets,
25:06aux Etats-Unis ?
25:06Est-ce que les gens
25:07qui ont voté pour Donald Trump,
25:08comme le dit Rizlen aujourd'hui,
25:10regrettent leur choix
25:10et se disent
25:11qu'il est en train
25:12de tout mettre en danger ?
25:14Sans oublier les dérives ICE.
25:15Beaucoup de choses à dire.
25:16Donald Trump a été élu
25:17sur un bilan.
25:18Il avait déjà été président
25:19et il est arrivé
25:20à la suite d'un bilan
25:21de Joe Biden
25:22qui était désastreux
25:23sur l'inflation,
25:24sur l'immigration.
25:24Il a traité ces problèmes-là.
25:26L'immigration illégale,
25:27elle n'existe plus
25:28depuis le retour
25:28de Donald Trump
25:29à la Maison-Blanche.
25:30Sur l'inflation,
25:31ça va dans le bon sens.
25:32Il y a encore
25:33des effets résiduels
25:34et sa guerre commerciale,
25:35elle, a un effet inflationniste,
25:37mais c'est assez court terme.
25:38Sur le fait
25:39de ne pas avoir déclenché
25:40de guerre
25:40durant son premier mandat,
25:42là, il se porte en faux
25:43là-dessus
25:43parce qu'il mène
25:44une version de grande envergure
25:45mais qui est sur un temps
25:46assez court
25:47qui, si elle n'est pas
25:48sur un temps prolongé,
25:49est soutenue
25:50par sa base républicaine.
25:51Ce que les gens redoutent
25:53aux Etats-Unis
25:54et plus fortes raison
25:54dans la base
25:55qui soutient Trump,
25:56même si elle est littéralement
25:57isolationniste,
25:58parce que moi,
25:58je ne suis pas,
25:58je ne suis pas un non-interventionnisme,
26:00mais c'est de ne pas tomber
26:01dans un schéma
26:02de répétition des erreurs
26:03du début des années 2000.
26:04Vous savez, Bush
26:05et tous ces gens-là
26:05dont moi,
26:06je ne me reconnaissais pas,
26:07à savoir des guerres sans fin
26:08et de vouloir importer
26:09de la démocratie
26:10au Moyen-Orient.
26:10Ça ne marche pas.
26:11Là, l'enjeu,
26:12c'est de se considérer
26:12que c'est la fin
26:13des guerres sans fin.
26:14On applique
26:16une pression maximale
26:17sur un régime
26:18qui est tyrannique,
26:19qui est sanguinaire,
26:19à savoir la théocratie
26:21du régime islamique iranien
26:23qui assassine son peuple
26:25et qui menace
26:26les intérêts
26:27tant américains
26:27que des alliés américains
26:28dans la région
26:30qui, effectivement,
26:31représentent
26:32un coût bien plus important.
26:33Cette instabilité régionale
26:35et la menace nucléaire
26:36que pourrait représenter l'Iran
26:37est bien plus élevée
26:38que n'importe quel coût
26:39qu'opération militaire
26:41qui aurait...
26:41Donc, effectivement,
26:42à ce stade,
26:43ça crée de l'instabilité
26:44et, sans doute,
26:46une forme d'impopularité.
26:47Mais Donald Trump le sait...
26:4822% de son électorat.
26:49C'est le cas caricaturé.
26:51Non, non, non.
26:51Non, non, non.
26:52Ce sont des chiffres,
26:53des chiffres,
26:54des sources.
26:55Il ne fait pas ça
26:56parce que c'est populaire
26:57et il le sait.
26:58Et d'ailleurs,
26:59vous savez,
26:59même George W. Bush,
27:00quand il fait son invasion
27:01de l'Irak,
27:01on peut en penser ce qu'on veut,
27:02j'étais contre,
27:02c'était en 2003,
27:03c'était une année
27:04où il n'y avait pas d'élection.
27:05Donald Trump,
27:05il engage ça
27:06au moment où il y a
27:07une année d'élection
27:09aux Etats-Unis,
27:10l'élection de mi-mandat
27:10qui est en général
27:12défavorable
27:12pour les partis au pouvoir.
27:14Donc déjà,
27:14il n'est pas en position de force,
27:15il engage quelque chose
27:16qui serait défavorable
27:17mais qui pourrait présenter
27:18une chance historique
27:19d'obtenir une paix
27:20avec un régime
27:21qui est en guerre
27:22contre Israël et les Etats-Unis
27:23depuis sa création,
27:24depuis 47 ans.
27:25Le régime de l'acte
27:26de création
27:26des républiques islamiques
27:28d'Iran,
27:28c'était une prise d'otage
27:29de 400 américains
27:30dans l'ambassade
27:31de Téhéran.
27:32On reconnaît ça.
27:33Oui, on reconnaît
27:33et portait atteinte
27:34sur les intérêts...
27:36Et pourquoi
27:36cette prise d'otage ?
27:38Il faut toujours
27:38revenir à la jeunesse,
27:39c'est intéressant
27:39parce que l'Amérique
27:40fait un coup d'État
27:41en 1951,
27:41un tic qui s'appelle
27:42Mozadek
27:42qui a commis
27:43le crime ultime
27:44de nationaliser le pétrole.
27:45Rappelons que le pétrole saoudien,
27:46la Ramco,
27:47était tenue par les Etats-Unis
27:48jusqu'en 1980.
27:49Rappelons que l'affaire
27:49du pétrole et du gaz
27:50est toujours très intéressante
27:51pour les Etats-Unis
27:51et que la démocratie,
27:52c'est une plaisanterie
27:53si vous voulez vraiment
27:54apporter les démocraties
27:54au Moyen-Orient.
27:55On commence d'abord
27:56par les théocraties
27:57et les régimes les plus abjects
27:57qu'on appelle les royaumes
27:58d'Arabie par exemple
27:59qui sont les pires.
28:00En matière de sauvagerie
28:02et d'arriération,
28:03il n'y a pas pire.
28:03On peut parler aussi
28:04de toutes les dictatures
28:05et tous ces trucs-là
28:06qui sont autour
28:07qui eux sont portés
28:08par les Américains
28:08mais vraiment...
28:09C'est pas complaisant
28:09vis-à-vis de la République
28:10?
28:10Non, je note que l'Amérique
28:11soutient ses alliés
28:14dictateurs du Moyen-Orient
28:15et s'opposent à l'Iran
28:16qui est le pays
28:16le plus avancé
28:17en termes technologiques
28:17en termes effectivement
28:18de développement,
28:19en termes de libération
28:21simplement de l'énergie
28:22et de la pensée.
28:23Pourquoi ?
28:23Parce que l'Iran,
28:24en dessous du temps
28:24du chef d'Iran,
28:24c'était 50% d'un alphabète.
28:26Maintenant,
28:26ils sont à 100%
28:27d'un alphabétisation
28:27avec une des neuf nations
28:29au monde
28:29qui lance des satellites.
28:30Trump attaque l'Iran
28:32alors que,
28:33soi-disant,
28:33il voudrait apporter des valeurs.
28:34C'est pas ce qu'il veut Trump.
28:35C'est pas une question
28:35de nucléaire iranienne,
28:36ça c'est pas vrai,
28:36c'est le mensonge.
28:38Trump attaque l'Iran
28:38parce qu'il pensait
28:39faire un hold-up
28:40par rapport à la Chine.
28:41Parce que l'Iran,
28:41c'est 20% des approvisionnements
28:42vers la Chine.
28:43C'est pour ça qu'il attaque l'Iran.
28:44Parce qu'il a une obsession
28:45à un prisme anti-chinois
28:46et il faut pas se tromper.
28:47Ensuite,
28:47l'histoire de l'Iran
28:48est longue avec l'Amérique
28:49parce qu'ils ont subi
28:50quand même beaucoup de misère
28:51à cause des Américains
28:51depuis 51, je le rappelle
28:52et que les Iraniens
28:53leur en veulent pour des raisons
28:54qui sont parfaitement expliquées.
28:56C'est pas par accident
28:56que les gens vont prendre
28:57des otages dans une ambassade.
28:59C'est parce qu'il y a vraiment
28:59un fondamental au départ,
29:01quelque chose qui était violent,
29:01c'est l'occidentalisation
29:02forcée d'une population
29:03qui n'en voulait pas.
29:04Donc il faut vraiment parler du mal.
29:05Mais on peut pas légitimer
29:06quand même une prise d'otage, Gamal ?
29:07Non, c'est une prise d'otage
29:08par les étudiants, je précise.
29:09C'est les étudiants iraniens
29:10qui font ça parce qu'ils sont en colère.
29:11Mais quoi qu'ils,
29:12on peut pas,
29:12c'est comme l'histoire du 7 octobre
29:14parce qu'on est en colère
29:15à la contre des gens.
29:16Non, ils sont en colère
29:17parce qu'ils ont subi la SAVAC,
29:18une police politique
29:19qui était violente,
29:20parce qu'il y a des dizaines
29:21de milliers de morts
29:21qui sont conduits
29:22et de la torture.
29:23C'était une horreur l'Iran
29:23sous le Shah d'Iran.
29:24C'est pour ça qu'ils sont en colère.
29:26Et l'Amérique soutenait
29:26à l'époque de l'Iran.
29:27Il parle de la révolution,
29:28il y avait des étudiants aussi.
29:29Et il n'y a pas qu'eux.
29:30Parce qu'en fait,
29:30à l'époque du Shah,
29:31c'était pas non plus...
29:32Oui, c'était l'horreur.
29:33Le parti communiste Today
29:33était avec les frères,
29:35enfin les frères,
29:36j'allais dire,
29:36avec les islamistes.
29:37Tout ça, c'est agrégé
29:39contre ce système
29:39qui est imposé par l'Amérique.
29:41Maintenant,
29:41pour parler effectivement du danger.
29:42Moi, j'allais dire
29:43que cet homme est très dangereux
29:44et très égoïste.
29:45D'abord, parce que
29:46quand il met en danger le Golfe,
29:47il met en danger tous ses alliés
29:48qui lui tournent de plus en plus le dos.
29:51Ensuite, il met en danger l'Europe
29:52parce que l'Europe
29:52n'a pas de gaz et pétrole,
29:53je le rappelle.
29:53Ou très peu, à part la Norvège.
29:55Ensuite, il met en danger
29:55le reste du monde
29:56parce que la confrontation
29:57avec la Chine,
29:57c'est quand même pas un cadeau.
29:59C'est quand même
30:06qui a été isolationniste.
30:07Cette base électorale,
30:08c'est celle-là.
30:09Ce n'est pas l'autre.
30:09Ce n'est pas les républicains.
30:10Ce n'est pas les néo-conservateurs.
30:13Ce n'est pas les illuminés
30:14de la religion protestante.
30:18Évangélistes,
30:18ce n'est pas ceux-là.
30:18Sa base,
30:19c'était cette base de rupture
30:20parce que Trump
30:21n'est pas de droite au départ.
30:22Trump, il se retrouve à droite
30:23parce qu'il n'a pas de place à gauche.
30:24Il faut se rappeler
30:26qu'il soutenait les Clintons.
30:27Donc, Trump se trouve
30:28de plus en plus à droite
30:28et les républicains le récupèrent
30:30parce qu'ils n'ont pas
30:30de candidats à faire face.
30:31Ils ont été balayés par lui.
30:32Donc, ce qu'il trahit,
30:33ce n'est pas les républicains
30:35qui lui emboîtent le pas.
30:36Ce qu'il trahit,
30:36c'est sa vraie base.
30:37La question, par exemple,
30:38de l'immigration,
30:39c'est quand même un sujet
30:39qui est douteux avec lui.
30:40Je rappelle que l'Amérique
30:41est une terre d'immigration,
30:42l'Amérique du Nord.
30:43Il trahit l'Aïs.
30:44La police, vraiment,
30:45ça ressemble de plus en plus
30:46à des lois.
30:46Est-ce qu'on peut arrêter
30:47d'inventer des trucs ?
30:48Mais en plus, des alliés.
30:48Vous êtes un grand dingue.
30:51Je ne suis pas un dingue.
30:51Vous avez vu comment ils sont habillés ?
30:52Vous avez vu comment ils sont habillés ?
30:53Ça ne rappelle pas
30:54des faffes de 16
30:55dans le tenu en noir.
30:57Ça vous dérange ?
30:58C'est une première bêtise.
30:59Vous savez pourquoi ça vous dérange ?
31:00Ça vous dérange ?
31:01C'est une police politique.
31:03C'est une police politique.
31:05Nicolas, tu as écouté
31:06depuis tout à l'heure.
31:07Oui, pas de souci.
31:09On enfile des contre-vérités,
31:11des aberrations.
31:12Ça nécessite d'être fact-checké.
31:13Vous ne pouvez pas dire
31:13qu'un Trump crée
31:14une police néo-nazi.
31:16Ce n'est pas lui
31:16qui l'a créée.
31:18C'est une agence gouvernementale
31:20qui a pour but
31:21d'assurer la souveraineté
31:22des frontières
31:23et d'exfiltrer
31:24des clandestins,
31:25des criminels.
31:25D'expulser.
31:26D'expulser.
31:27D'expulser.
31:28Ce n'est pas le bon
31:28de l'expulser.
31:29Parce qu'ils enfreignent
31:30la souveraineté d'une nation.
31:31La souveraineté, c'est quoi ?
31:32C'est le fait d'être clandestin ?
31:34De ne pas respecter
31:35la règle d'un veillier
31:36Donc, ils méritent
31:36de être traité comme du bétail ?
31:38Un petit peu, quand même.
31:39Vous avez vu la façon
31:40dont ils sont interpellés ?
31:41Les femmes, les enfants
31:42dans les écoles,
31:42ça ne vous dérange pas ça ?
31:44Ça me dérange
31:44que ces gens-là
31:45soient utilisés
31:46par des cartels
31:46comme marchandises humaines
31:47Non, non, on parle de famille
31:48on ne parle pas de cartels
31:49on parle de famille installée
31:50des enfants, des femmes
31:50qui sont pris dans les écoles
31:51et qui sont balancés dans les trains
31:53pour les envoyer dans le sud.
31:54C'est quand même inquiétant.
31:55Ils sont allés repartir
31:56vers leur pays d'origine.
31:57Vous avez parlé
31:57d'une terre d'immigration
31:59les gens qui immigrent
32:00vers les Etats-Unis
32:01ils le font vers la voie légale.
32:03Peut-être que vous y voyez
32:04un intérêt.
32:04C'est très compliqué
32:05la voie légale là-bas.
32:06Très bien.
32:07Vous savez, il y a une souveraineté
32:08on est des Etats de loi
32:10ou contre les lois
32:11mais de fait
32:12vous ne pouvez pas
32:13genre juste filouter
32:14et passer devant la file
32:16et se faire rentrer
32:18ces 10 millions de personnes
32:19qui sont entrées
32:19de manière illégale
32:20sous le mandat de Joe Biden.
32:21Vous pouvez vous en féliciter.
32:23Oui.
32:24C'est où ce chiffre ?
32:26Ça rappelle les chiffres du FN
32:27en France
32:28500 000 par an.
32:29C'est quoi ce chiffre ?
32:30C'est les franchissements
32:31illégaux.
32:32D'où la source ?
32:33Moi c'est les sources
32:33qui m'intéressent
32:34c'est pas la propagande.
32:35Moi je vous apporte
32:35des sources.
32:36Personnellement
32:37quand j'ai dit
32:37sur 10 millions
32:38c'est un chiffre en Thézis
32:39ça fait beau
32:39ça fait classe
32:40mais c'est faux.
32:41Mais vous arrêtez des choses
32:41c'est toujours des chiffres
32:43ce qui est bien
32:43avec la droite et son droite
32:44c'est ça.
32:44Vous venez de nous dire
32:45que Lyce est une police néo-nazi
32:47j'en ai croisé
32:47quand j'étais au Texas
32:48les amis
32:49on ne peut pas faire un monologue
32:52c'est pas possible.
32:53Lyce
32:54je maintiens mon propos
32:55un blouson en cuir
32:56c'est néo-nazi
32:56super
32:57merci l'inteléctualisme
32:58Gamal
32:59s'il te plaît
33:00il faut laisser répondre
33:02Nicolas
33:03je vais répondre après ça
33:05à ça.
33:06Nicolas ?
33:07De fait
33:07il y a eu un manque
33:09de volontarisme
33:09sous l'administration précédente
33:11et il y a eu
33:1110 millions d'entrées illégales
33:13dont une majorité
33:148 millions
33:14qui a été appréhendée
33:15vous aviez des villages frontaliers
33:17qui avaient l'équivalent
33:18de leur population
33:19qui traversait quotidiennement
33:20la frontière
33:21parce qu'elles n'étaient pas surveillées
33:22il n'y avait pas de volonté
33:23de ramener à la frontière
33:24et il y avait un laissé-faire total
33:26donc ça
33:27ça montre que c'était une défaillance
33:29et Donald Trump
33:29en déployant des unités
33:31pour contrôler ce flux-là
33:33a mis fin
33:34à cette plus grave crise migratoire
33:36sous l'histoire des Etats-Unis
33:37donc en soi
33:38les Etats-Unis ont été
33:39une terre d'immigration
33:40Donald Trump
33:41a épousé
33:41une émigrée
33:43venant de Soudanis
33:44et qui est venu légalement
33:45et voilà
33:46c'est la marche à suivre
33:47en soi
33:47il n'y a aucune appréhension
33:49il y a des visas
33:49qui sont attribués
33:50il y a des processus
33:51de naturalisation
33:52il y a des droits
33:53en immigration
33:54si vous voulez émigrer
33:54vers les Etats-Unis
33:55il y a des grands faveurs
33:56mais faites-le
33:57s'il vous plaît
33:57par la voie légale
33:58d'accord
33:58on peut répondre à ça
33:59il y a 2-3 trucs à dire
34:00moi je veux bien répondre
34:01juste par rapport à Lice
34:02Lice effectivement
34:03venez de le dire vous-même
34:04c'est dommage pour vous
34:05c'est Trump
34:05qui a formaté cette police
34:08et qu'il a mis sur le terrain
34:09il a créé
34:10il a recruté
34:11il a mis sur le terrain
34:12il a mis sur le terrain
34:12il y a des méthodes
34:12extrêmement violentes
34:13et vous ne pouvez pas
34:13les contester
34:13puisqu'il y a même
34:14une américaine
34:15européenne
34:16qui a été tuée
34:17d'accord
34:17donc on parle de méthodes
34:18quand même très violentes
34:19pourquoi je parle
34:20de méthodes néo-nazies
34:20je ne parle pas de nazis
34:21je parle néo-nazis
34:22pourquoi ?
34:23parce que Trump
34:23il a une fascination
34:24pour l'autoritarisme
34:25et pour les costumes
34:26on l'a bien compris
34:27et ce qui se passe
34:28c'est que la façon
34:28dont t'es équipé Lice
34:30la façon dont ils utilisent
34:31la force
34:31contre leur propre population
34:32et la façon de justifier ça
34:34par la question de l'immigration
34:35me fait rire
34:35est-ce que vous savez
34:36que le nouveau Mexique
34:37appartenait au Mexique au départ
34:38avant d'être littéralement
34:38la Californie
34:39elle a été achetée
34:40achetée à 15 millions de dollars
34:43les gens qui sont sur place
34:44sont des Mexicains d'origine
34:45et leurs familles
34:46qui sont de l'autre côté
34:46sont mexicaines aussi
34:47couper ça pourquoi ?
34:48parce qu'il a l'obsession
34:49sur l'immigration
34:49c'est quand même incroyable
34:50et moi je vous dis simplement
34:51l'Algérie c'était la France aussi
34:53à un moment donné
34:53non c'est pas la France
34:54c'était occupé par la France
34:55c'était trois départements français
34:58une occupation
34:59inégale
34:59une occupation
35:00on va essayer répondre
35:01Islène
35:01qui veut aussi répondre
35:02oui par rapport à Aïs
35:04dont j'en parlais tout à l'heure
35:05en fait on parle surtout
35:06des dérives
35:07et la dérive
35:08c'était donc René Goud
35:09qui a été assassiné
35:11lâchement
35:12et c'est pas fini
35:13madame vous n'êtes pas procureure
35:14vous n'êtes pas procureure
35:15on parle de fait
35:16ils ne sont pas assassinés
35:17mais on a le droit d'en parler
35:18vous voulez museler ma parole
35:20c'est un assassinat
35:20donc alors
35:21il y a Nurul Hamid Shah Alam
35:23donc dernièrement
35:24un Rohingya
35:25de 56 ans
35:27qui a été
35:27donc
35:29arrêté
35:29et puis relâché
35:31donc
35:32relâché
35:33dans le froid
35:34et il est mort
35:35il est mort
35:36donc
35:36il y a vraiment des dérives
35:38en fait de cette police
35:39effectivement c'est une police
35:40mais qui ressemble à une milice
35:41parce qu'il n'y en avait pas
35:42sur les administrations présentes
35:43il y a eu plus de morts
35:44c'est pas
35:44c'est pas
35:45c'est pas
35:45c'est pas
35:45c'est pas
35:45c'est pas
35:46c'est pas
35:47il y a des manifestations
35:50c'est même le peuple américain
35:51en fait
35:51donc le peuple refuse
35:52à ce que les lois s'appliquent
35:54il refuse d'un méthode utilisée
35:56les amis
35:56il faut vraiment
35:57qu'on apprenne
35:58une chose importante
35:59à se répondre
35:59s'il vous plaît
36:00est-ce que Trump
36:02est quelqu'un de sérieux
36:03on va parler de choses sérieuses
36:04il me laisse pas parler
36:05excusez-moi
36:05c'est pas assez important
36:06parce que ça
36:06j'ai oublié quand même
36:07en matière d'excès
36:09de violences verbales
36:10il est quand même pas mal
36:10il n'arrête pas
36:11je parle pas des insultes
36:12sur Macron
36:12Raymond Noir
36:13et le pape
36:15c'est quoi ces méthodes-là
36:15parce qu'il est protestant
36:16à l'insulte de le pape catholique
36:17c'est quoi cette façon
36:18d'insulter le pape de Lache
36:19c'est quoi ces méthodes
36:20d'insulter sa population
36:21je rappelle qu'il y a 40%
36:22au moins de catholiques
36:24aux Etats-Unis
36:24c'est quoi cette façon
36:25de mépriser une population
36:26vous cautionnez ça ?
36:27moi je suis un homme catholique
36:28il y a 22% de catholiques
36:30aux Etats-Unis
36:31effectivement
36:31c'est un tweet
36:32qui était malheureux
36:33je l'ai dénoncé
36:34et il l'a retiré
36:37maintenant il a pris
36:37sa responsabilité
36:38par rapport à ça
36:38moi je juge les gens
36:40par rapport aux actes
36:40pas par rapport à des tweets violents
36:42parce que les paroles
36:43ne comptent pas
36:44c'est pas la violence
36:44alors les amis
36:45on a une question
36:46d'un auditeur
36:47Valentin
36:48j'ai une question
36:48alors Isabelle
36:50nous pose une question
36:50pour Rieslaine
36:51elle nous demande
36:52est-ce que les médias
36:52ont amplifié son image de fou
36:54ou est-ce justifié ?
36:56tu réponds juste après
36:57cette petite pause
36:57sur Sud Radio
36:58restez avec nous
36:59en plus c'est exactement
37:02Magali Berda
37:03Sud Radio
37:03on vit pas dans la même France
37:05Sud Radio
37:06on vit pas dans la même France
37:10Magali Berda
37:10sur Sud Radio
37:11les 20h43
37:11ça passe très vite
37:12on a encore plein de choses
37:13à se dire
37:14on est sur un sujet
37:15sur Donald Trump
37:16est-ce que Donald Trump
37:17est le nouveau sauveur du monde
37:18est-ce que pour vous
37:19tout ce qu'il fait
37:20c'est bien
37:20il est en train d'assainir
37:22la planète
37:22la société
37:23etc
37:23il y a plein de dérives
37:24sur lesquelles il combat
37:25il combat pas
37:26est-ce qu'au contraire
37:26il est devenu complètement fou
37:28c'est la question
37:28qu'on se pose aujourd'hui
37:29on reçoit Nicolas Conquer
37:31qui est
37:31qui a été l'ancien
37:33qui est l'ancien
37:34porte-parole
37:35de Donald Trump
37:36pendant 6 ans en France
37:37Gamal Abinak
37:38au fondateur du mouvement
37:39des droits civiques
37:40qui est contre
37:41et Rieslaine Selika
37:42qui est journaliste réalisatrice
37:44et podcateuse
37:46podcateuse
37:47t'as compris
37:47alors Valentin
37:48t'avais une question
37:49juste avant cette petite pause
37:50pour Rieslaine justement
37:51justement
37:51Isabelle nous pose la question
37:53pour Rieslaine
37:54elle nous demande
37:54est-ce que les médias
37:55ont amplifié son image de fou
37:56ou est-ce justifié ?
37:58en fait c'est lui
37:59qui aime se montrer
38:01sur la scène médiatique
38:03dans son côté très brut
38:05de décoffrage
38:06avec une sémantique
38:08je dirais
38:11rustre
38:11donc il n'a pas peur
38:13d'utiliser des mots
38:13comme fake news
38:15en fait il faut
38:15que ça se passe
38:17comme lui veut
38:18c'est lui qui décide
38:20il a vraiment
38:21c'est un personnage
38:22en fait
38:23on dirait que
38:23c'est du théâtre
38:24mais là ça en devient
38:25pathétique
38:26parce qu'il y a
38:27une série d'experts
38:28en psychiatrie
38:29qui expliquent
38:30qu'il serait
38:31peut-être même
38:33sénile
38:34qu'il aurait
38:34des problèmes
38:35de démence
38:36qui seraient fous
38:37il y a beaucoup
38:38de personnes
38:38et beaucoup de médias
38:39qui se posent la question
38:41et donc des experts
38:43en psychologie
38:44en fait il y a
38:44des études même
38:45qui sont réalisées
38:46sur la santé mentale
38:48de Trump
38:49ces mêmes experts
38:50ils étaient bien discrets
38:51l'année dernière
38:52quand Joe Biden
38:53se perdait complètement
38:53les chèvres
38:54tombait dans les escaliers
38:56se perdait sur une scène
38:58ils en parlaient aussi
38:58il l'appelait
38:59il l'appelait
39:00il l'appelait
39:01il l'appelait
39:01il l'appelait
39:01il l'appelait
39:02il y avait une complaisance
39:03et là désormais
39:04c'est pour ce qu'incarne
39:05Donald Trump
39:06c'est parce que
39:07j'aime pas
39:07donc c'est quelqu'un
39:08de dément
39:08mais est-ce que Donald Trump
39:09il en joue pas un peu
39:10tout ça
39:11parce que finalement
39:11il aime faire le show
39:12Donald Trump à la base
39:13c'est un homme de télévision
39:14c'est un homme de show
39:15il fait le show
39:15Donald Trump
39:16il a le côté
39:18c'est le producteur
39:19de sa propre télé
39:21et donc
39:22il tient les médias
39:23dans sa main
39:23effectivement
39:24il sait qu'il va faire
39:25démarrer tout le monde
39:26parce que
39:27il a certaines des outrances
39:28certaines sont malvenues
39:29mais ça lui a aussi valu son succès
39:31en 2016
39:32durant sa première campagne
39:33il dépense beaucoup moins d'argent
39:34que les démocrates
39:35avec Hillary Clinton
39:35parce que c'est à force
39:37de se prendre du média négatif
39:39que ça finit par faire
39:40sa campagne de promotion
39:41et parce qu'au final
39:41les attaques ne prennent plus
39:42il se croit même
39:43dans une série Netflix
39:45en fait lui
39:46c'est vraiment l'acteur
39:47de sa réalité
39:48il vit à travers
39:49son prisme
39:50même quand il perd
39:51il gagne
39:53moi j'allais dire un truc
39:53par rapport à ça
39:54il faut être un peu sérieux
39:55sur le personnage
39:56je veux bien qu'on admire
39:57le côté
39:58rentre dedans
39:58le côté
39:59je suis un bonhomme
39:59le côté
40:00je fais un tweet
40:01incendieux et insultant
40:01vis-à-vis une communauté
40:02c'est pas grave
40:03non c'est pas possible
40:04un chef d'état
40:05il a des responsabilités
40:06devant sa population
40:07devant le monde
40:08en l'occurrence
40:08c'est les Etats-Unis
40:09c'est le monde
40:09à qui il parle
40:10et quand il va dire
40:11par exemple
40:11sa lecture du monde
40:12est tellement simpliste
40:14que j'ai l'impression
40:14d'entendre un monde
40:15de 14 ans
40:16good guy
40:16bad guys
40:17it's gonna be good
40:18right
40:18wrong
40:19toutes ces bêtises là
40:20vraiment on voit bien
40:20le côté manichéen
40:21mais de gamin
40:22je parle pas d'un adulte
40:23et le problème
40:24c'est que le monde
40:24c'est pas manichéen
40:25c'est complexe
40:26et qu'on peut pas dire
40:26il y a des bons
40:27des mauvais
40:27on peut pas traiter
40:28moi j'aime pas
40:28j'ai les skis particulièrement
40:30mais il a traité comme un chien
40:30pour reconnaître
40:31la façon dont il a réceptionné
40:32c'était ignoble
40:33il a une sympathie
40:33pour les hommes de force
40:35il le dit clairement
40:35il adore Poutine
40:36pour ces raisons là
40:37il aime les rapports de force
40:38c'est quelqu'un qui voit
40:39le monde dans des rapports
40:40de force constants
40:41et le problème
40:42c'est que le monde
40:42c'est pas un show
40:44on est pas en train
40:45de s'amuser
40:46quand il fait un tweet
40:47vous parliez tout à l'heure
40:48un peu maladroit
40:48c'est pas maladroit
40:49un tweet c'est pensé
40:50c'est rédigé
40:50c'est écrit
40:51ça a des conséquences
40:52un tweet
40:52quand on fait une déclaration de guerre
40:54c'est un tweet aussi
40:54qu'on peut faire
40:55donc il faut faire attention à ça
40:56je veux bien qu'on défende Trump
40:57pour son premier mandat
40:57et moi j'étais pas vraiment
40:59opposé à son premier mandat
40:59je trouve qu'il était assez bon
41:00sur son premier mandat
41:02en termes économiques
41:02là où je le trouve imbuvable
41:03c'est aujourd'hui
41:04il fait n'importe quoi
41:05pendant un mois
41:06pendant 40 jours
41:06pour être précis
41:07tous les deux jours
41:07il y avait une victoire
41:08contre l'Iran
41:09tous les deux jours
41:09on a balayé des territoires
41:10et la dernière sortie
41:11c'est quoi
41:12on peut pas prendre ça à la légère
41:13il a dit à l'Iran
41:14je vais vous ramener
41:14à l'âge de pierre
41:22pire des chefs d'Etat
41:23Hitler le disait pas d'avance
41:24il faisait mais il le disait pas
41:25Trump il annonce
41:26il le fait pas tant mieux
41:27mais tout de même
41:27il va dans cette outrance là
41:29pourquoi ?
41:29parce qu'il négocie
41:30on est pas en train de vendre des tapis là
41:31mais il vaut mieux
41:32quelqu'un qui provoque
41:33pour négocier
41:34et justement qu'il le fait pas
41:35ou quelqu'un qui le dit pas
41:36et qu'il le fait
41:36alors moi ce qui m'inquiète
41:37c'est qu'il a les moyens
41:38de faire ce qu'il dit
41:39c'est-à-dire que s'il va jusqu'au bout
41:40il peut le faire
41:40mais pour l'instant il le fait pas
41:41il le fait pas
41:41mais s'il va jusqu'au bout
41:42il y a un vrai danger
41:43et moi le danger c'est pas
41:44à la limite
41:45soyons égoïstes
41:45on vit en Europe
41:46mais on va se prendre
41:47une inflation monstrueuse
41:48à cause de lui
41:49les Etats-Unis aussi
41:50parce que là
41:51on a pété l'appareil de production
41:53des pétroles et du gaz
41:54pour le gaz
41:55le GNL par exemple
41:56il faut 2 à 3 ans
41:57pour reconstruire
41:58ce qui a été détruit
41:59parce que Trump a fait son numéro
42:00mais Gamal
42:00quand tu prends le conflit
42:01israélo-palestinien par exemple
42:03tu arrives au conflit israélo
42:04depuis 7 octobre
42:05qui est complètement ingérable
42:07ingérable
42:07d'un côté comme de l'autre
42:08je suis pas là pour parler
42:08du conflit israélo-palestinien
42:09c'est pas le sujet
42:10mais c'était ingérable
42:12Trump arrive
42:14à la tête des Etats-Unis
42:16en une semaine je crois
42:18les otages sont libérés
42:20Israël doit sortir
42:20de la Palestine
42:22tu vois ce que je veux dire
42:22il y a quand même eu
42:23il y a quand même eu
42:24un
42:24la guerre continue
42:26la guerre continue en Iran
42:27non non ça continue en Iran
42:28il y a une invasion en Liban
42:29mais c'est quand même
42:30il y a l'Iran
42:31il y a Liban
42:33juste pour répondre à ce que tu dis
42:34l'ironie du sort
42:35c'est que même Netanyahou
42:37alors j'ai aucune sympathie
42:38pour le personnage
42:38d'extrême droite
42:39on connait ma position
42:40par rapport à la Palestine
42:40mais au-delà de ça
42:42même Netanyahou
42:42il panique devant Trump
42:43il sait pas à qui il a affaire
42:45il nous lâche
42:45il y a des
42:46à Arrête
42:46enfin pas Arrête
42:47c'est même tous les journaux
42:49tous les journaux israéliens
42:50ont titré contre Trump
42:51quand il a arrêté la guerre
42:52ils sont en panique
42:53ils savent pas à qui ils ont affaire
42:54ils savent pas comment il va réagir
42:55parce qu'il est imprévisible
42:56et le problème de l'imprévisibilité
42:57d'une personne
42:58c'est qu'il peut faire des choses
42:58extrêmement dangereuses
42:59moi j'allais dire simplement
43:00c'est qu'il y a beaucoup de gens
43:09parce qu'il a un sale dossier
43:11sur le Watergate
43:11là Trump il y a un dossier
43:12sur le dos
43:13et bien elle accélère
43:14pas parce que ce dossier
43:15va le faire tomber
43:15il tombera pas
43:16mais parce qu'il y a un danger
43:17pour sa personne
43:17alors Valentin a une question
43:19pour Nicolas Conquer
43:20oui j'ai une question
43:21de Jean-Pierre
43:21pour Nicolas
43:22il nous demande
43:23pourquoi il a autant de fans
43:24ultra fidèles
43:25malgré les polémiques
43:27parce qu'au final
43:29c'est quelle est l'alternative
43:30d'une part
43:31et ce volontarisme
43:32de Donald Trump
43:33celui qui ne refuse jamais
43:35devant l'adversité
43:36et qui refuse d'admettre
43:37le statu quo
43:40permet d'entrevoir
43:41un cap qui est sans doute
43:42meilleur que le trouble
43:43dans lequel on est
43:45lorsqu'on n'a pas
43:45de leadership fort
43:46à la Maison-Blanche
43:47on le voyait
43:48en fait
43:48si vous parlez
43:49du déclenchement
43:50de l'invasion de l'Ukraine
43:51par la Russie
43:52c'était sous l'administration démocrate
43:53avec un leadership faible
43:54c'était Joe Biden
43:54le 7 octobre
43:55ça ne se serait peut-être pas passé
43:57je suis peut-être
43:57dans la politique fiction
43:58je ne l'aurai pas
43:58mais de fait
43:59c'est le leadership fort
44:00de Donald Trump
44:01qui met la pression
44:03face aux différents états tyranniques
44:05et leur proxy
44:06parce que rappelons
44:07que ce n'est pas uniquement
44:08de l'Iran
44:08dont il est question
44:09c'est tous les proxys
44:10donc ces groupes
44:11terroristes dans la région
44:12que ce soit les Houssi
44:13le Hezbollah
44:14le Hamas
44:14ou différents ministres en Irak
44:16qui peuvent également
44:17porter atteinte
44:18aux intérêts européens
44:19et ça c'est un vecteur
44:21de déstabilisation
44:22bien plus important
44:23qu'une hausse temporaire
44:25du cours de l'essence
44:26et je pense que
44:27à défaut de pouvoir
44:28contribuer militairement
44:29parce qu'on n'a pas de courage
44:31et parce qu'on n'est peut-être
44:32pas préparé
44:32il faut
44:33à notre effort
44:35assumer cet effort
44:36qui est temporaire
44:38pour sans doute
44:39un bénéfice
44:39on n'a pas de courage
44:40c'est l'Europe qui n'a pas de courage
44:40je voulais dire
44:41c'est ça ?
44:41c'est-à-dire que
44:42désormais on a choisi
44:43de ne pas participer
44:44dans ce genre de conflit
44:45vous savez que le courage
44:46c'est faire la paix
44:46c'est pas la guerre
44:47la guerre c'est la pire option
44:48bien sûr
44:48et de fait
44:49Donald Trump
44:49vous faites bien
44:50que le souligner
44:51a toujours privilégié
44:52une approche transactionnelle
44:53et que systématiquement
44:54il y a une main tendue
44:55à travers ces déclarations
44:56et je vais dans votre sens
44:57où il y a des déclarations
44:59maximalistes
45:00avec une décorrélation
45:01entre les propos tenus
45:03et les actes faits
45:04en réalité
45:05donc il va davantage
45:07vers une sortie
45:08de ce conflit
45:09qui se ferait négocier
45:10on le rappelle
45:10qu'il y avait des discussions
45:11qui avaient lieu
45:12la semaine dernière au Pakistan
45:13reprend cette semaine
45:15juste parce que
45:16il y a des lignes rouges
45:17qui ne sont justement
45:18impossibles
45:18d'avoir un état
45:19théocratique
45:20comme l'Iran
45:21qui aurait la possession
45:22de matériel nucléaire
45:24avec pour slogan
45:25et pour raison d'être
45:26mort à Israël
45:27mort aux Etats-Unis
45:27je crois vraiment
45:28juste je vais répondre
45:29parce que je ne vais pas vous embêter
45:30je vous rejoins sur un point
45:31Trump m'a plu la première fois
45:33parce qu'il avait effectivement
45:33été outrancier avec la Corée du Nord
45:35et qu'il a eu le courage
45:36d'aller voir le Nord-Coréen
45:37ça c'était bien
45:38là je ne suis plus inquiet
45:40parce qu'il y a lui
45:40il y a des dossiers
45:41il y a des pressions
45:42vous le savez très bien
45:43il y a des lobbies
45:43qui existent aussi
45:44qui font pression pour la guerre
45:45je parle de l'armement en particulier
45:46il se rince à plein régime
45:48mais j'en ai dit simplement
45:49c'est que je ne crois pas
45:50dans le Moyen-Orient
45:51tel qu'on le connaît
45:51depuis 60 ans
45:5270 ans
45:5380 ans
45:53que des coups de butoir
45:56américains
45:56portent quoi que ce soit
45:57de bon
45:57on a vu l'Irak
45:58destruction d'un pays
45:59ça a fait des groupes terroristes
46:01qui sont développés
46:02on a vu la Syrie
46:03c'est pareil
46:03des groupes terroristes partout
46:04le Yémen a été atomisé
46:06donc je pense que les méthodes
46:07de Trump
46:07qui consistent à faire
46:08des coups de pression militaire
46:09pour obtenir un résultat
46:10je ne suis pas certain
46:10que ça rapporte quelque chose de bon
46:13là en l'occurrence
46:14le fait que les Iraniens
46:15reviennent à la table
46:16des négociations
46:16alors qu'on les voit
46:17extrêmement jusqu'au boutiste
46:18c'est parce qu'on applique
46:19une pression maximale sur eux
46:20désormais leur arsenal militaire
46:22est plutôt plus que dégradé
46:23et désormais
46:26et économiquement
46:27là ils vont être
46:28je pense que c'est la situation
46:29qui peut le plus affaiblir
46:32tant le régime
46:32et permettre un soulèvement
46:33de la population
46:35en limitant le nombre
46:36de pertes
46:36vous réveillez vraiment un soulèvement
46:37si c'est le pari de Trump
46:38sur les deux premiers jours
46:39aujourd'hui la peur
46:40qu'il y a aux Etats-Unis
46:41d'abord ils ne peuvent pas
46:42venir avec des porte-avions
46:42parce qu'il y a un risque
46:43d'être recoulé
46:43par les missiles personiques
46:44personne ne peut les arrêter
46:45la vraie peur c'est quoi ?
46:46c'est la destruction
46:47de l'économie mondiale
46:48par les frappes iraniennes
46:50des centres de production
46:51c'est ça qui fait peur
46:53vous voulez intervenir Islène
46:55pour nous parler
46:55des influenceurs
46:57par rapport à Donald Trump
46:58non ?
46:59oui
46:59j'en ai déjà parlé
47:01tu veux que je repars ?
47:02je t'ai pas écouté alors
47:04rapidement
47:04juste pour aller dans votre sens
47:05parce que vous avez tout à fait raison
47:06sur le constat
47:07j'en ai fait
47:08c'est l'écosystème
47:10mais c'est véritablement
47:12on peut faire faire
47:13ça c'est assur
47:13je peux rebondir
47:15parce qu'il y a tout un écosystème numérique
47:16et c'est hyper intéressant
47:17mais je félicite votre démarche
47:19d'arriver à des réunions
47:20des gens qui sont en façade
47:21pas d'accord
47:21alors que dans le fond
47:22il y a beaucoup de postures
47:23à mon avis
47:24on sait faire société
47:25on a des choses qui nous unissent
47:26dans le fond
47:26mais aujourd'hui
47:27pour redonner goût
47:28à la politique aux français
47:29qui sont désintéressés
47:30en 2022
47:31le premier parti
47:31c'était l'abstention
47:32c'est parce qu'il y en a marre
47:33de ces politiques
47:34qui s'expriment derrière
47:34des éléments de langage
47:35à travers des fiches en chat GPT
47:36sur une chaîne d'information en continu
47:38vos plateaux
47:40les podcasts
47:41eux se font dans une manière
47:42de désintermédiation
47:43et on apprend à porter un candidat
47:45même pour pouvoir mieux le supporter
47:47et je pense que cet écosystème numérique
47:48qu'on aime ou pas
47:49je pense que ça a été
47:50des immenses alliés
47:52que vous avez mentionné
47:53qui ont fait campagne pour
47:54mais derrière
47:55ils amplifient le message
47:56et la personne
47:57la problématique
47:58c'est que ces podcasts
47:59c'est pas eux qui vont
48:01affaiblir la coalition
48:02j'étais dernièrement
48:03à la plus grande convention
48:05conservatrice des Etats-Unis
48:06la CEPAC
48:06effectivement il y avait des divisions
48:08c'est pas parce que
48:09Tucker Carlson
48:10fait prête allégeance au Qatar
48:12et contre la guerre
48:14que va mener Donald Trump
48:15que la coalition
48:16que Donald Trump a construite
48:17va s'effondrer
48:18la problématique en fait
48:19c'est que
48:20c'est que certains podcasteurs
48:22sont suprémacistes
48:25masculinistes
48:25racistes
48:26conservateurs
48:27et que même ces personnes
48:29ils sont même conservateurs
48:30ils sont même conservateurs
48:31et que même ces personnes
48:33qui ont reçu Donald Trump
48:35aujourd'hui
48:37ne sont pas d'accord
48:38avec sa politique
48:39c'est ça aussi la question
48:41ça veut dire que
48:41toutes ces personnes
48:42qui l'ont aidé
48:43à l'élire
48:45ne sont plus d'accord
48:46en fait
48:46le lâche
48:47et lui
48:49comme à chaque fois
48:50il retourne les choses
48:52en disant
48:52c'est des nuls
48:53ils n'ont pas de QI
48:54ils n'ont même pas gardé
48:55leur émission
48:56etc
48:56et effectivement
48:58c'est vraiment
48:59l'ère dans laquelle on est
49:00c'est qu'aujourd'hui
49:01les réseaux sociaux
49:03sont devenus
49:04le cinquième pouvoir
49:05et c'est pour ça
49:06qu'on s'était intéressé
49:07à vous
49:07à toi Magali
49:08parce que
49:09vous aviez fait
49:10ces immersions politiques
49:11parce que vous avez envie
49:12de faire des immersions
49:12politiques avec Trump
49:14mais le danger
49:15c'est que quelquefois
49:16ce sont des immersions
49:17ou des podcasts
49:18qui sont complaisants
49:19donc c'est pour ça
49:20que quand même
49:21le rôle des journalistes
49:22quand on nous traite
49:23de procureurs
49:24et bien au moins
49:25on pose les bonnes questions
49:26et on met
49:28on pointe sur
49:29les dévits
49:30c'est que vous-même
49:32vous m'avez dit
49:32non moi je ne suis pas contre eux
49:34je ne suis pas journaliste
49:35moi j'ai toujours dit
49:36que les influenceurs
49:37aujourd'hui
49:37qui parlent de politique
49:38ce que je fais
49:39quasiment tous les jours
49:40aujourd'hui
49:41c'est un complément
49:42au journalisme
49:42ce n'est pas du journalisme
49:44moi je ne me suis jamais
49:46substituée à un journaliste
49:47j'ai toujours revendiqué
49:48le fait de ne pas être
49:49une journaliste
49:49je l'ai toujours assumé
49:50mais j'estime que j'en parle
49:52je parle de politique
49:53différemment
49:54pour essayer de réconcilier
49:55les gens à la politique
49:55qui ne comprennent pas
49:56forcément les codes
49:57des journalistes
49:58et c'est comme ça
49:59en fait que les politiques
50:00pourquoi sont intéressés
50:01de venir dans ce genre
50:02d'émission
50:03donc c'est vraiment
50:03la rencontre
50:04entre les influenceurs
50:06et les politiques
50:07et c'est
50:08on pourrait même dire
50:09que des fois
50:09certains politiques
50:10deviennent des influenceurs
50:12mais ils sont des influenceurs
50:13parce qu'ils ont des grosses
50:14communautés
50:15comme Jordan Bardella
50:16qui est un grand tiktoker
50:17mais comme Mélenchon
50:18le plus grand tiktoker de France
50:20aujourd'hui
50:20c'est pas Bardella
50:21c'est Mélenchon
50:21les amis
50:22c'est Jean-Luc Mélenchon
50:23le plus grand tiktoker de France
50:25ce n'est pas
50:25en politique je parle
50:26ce n'est pas Bardella
50:27aujourd'hui on voit juste
50:28que les parties
50:30qui ressortent
50:31leur épingle du jeu
50:32c'est ceux qui vont
50:33sur les réseaux
50:34c'est Bardella
50:35et c'est Mélenchon
50:35aujourd'hui on ne parle
50:36que de Bardella
50:37aujourd'hui tout le monde
50:38mais Trump
50:39elle est un des premiers
50:40à le comprendre
50:40c'est pour ça que je le décrypte
50:44aujourd'hui
50:44et en fait
50:45ça peut être aussi un danger
50:47quand il y a trop de complaisance
50:49parce que quelquefois
50:50eh bien voilà
50:51on a un Donald Trump
50:52qui se retrouve
50:53le président des Etats-Unis
50:54parce qu'il n'y a pas de parti pris
50:54dans les médias
50:55parce que ça sera ça
50:56la question
50:56c'est si vous dites
50:57que d'un côté
50:57il y a de la complaisance
50:58peut-être que d'un autre côté
50:59dans les médias mainstream
51:00il y a une forme de parti pris
51:01un biais
51:02et un non pluralisme
51:03il ne doit pas y avoir de parti pris
51:06évidemment qu'il n'y a pas
51:07de subjectivité journalistique
51:08ça se saurait
51:09maintenant quand je vous ai dit
51:10que vous étiez une procureure
51:10c'est que vous avez bafoué
51:11la présomption d'innocence
51:12vous avez parlé
51:13des agents d'ice
51:13qui ont assassiné
51:14ce n'est absolument le cas
51:15une balle c'est quand même pas
51:15ce n'est pas le cas
51:16mais attendez
51:17ça vous êtes pris
51:17une balle c'est pas
51:18une balle c'est qu'il y a des faits
51:20il y a des faits indiscutables
51:21elle a pris une balle
51:22on est d'accord
51:22elle a pris une balle
51:23une femme sans arbre
51:23elle a été discutée
51:24sur un agent
51:26on va pas faire de l'automne
51:27juste une chose à remarquer
51:28pour être très clair
51:28c'est que l'extrême droite
51:29et la droite en général
51:31maîtrisent parfaitement
51:32la communication
51:32c'est eux qui ont inventé
51:33le marketing politique
51:34en Allemagne dans les années 30
51:35avec le fameux Goebbels
51:36donc aujourd'hui
51:37ils maîtrisent la communication numérique
51:38ils sont meilleurs effectivement
51:39que la gauche
51:40c'est une réalité
51:40et Trump a parfaitement compris
51:42ce virage
51:43Trump est un homme de droite
51:44dur pour ne pas dire
51:45d'extrême droite
51:45vu qu'il a eu des gens
51:46d'extrême droite
51:47dans son parti
51:47mais il n'en demeure pas moins
51:48que ça reste un danger
51:49pour la population
51:50parce que c'est un discours populiste
51:51extrêmement réducteur
51:52qui ne donne pas
51:53de complexité à la complexité
51:54Etzlène, une seconde
51:55une seconde pour toi
51:56Oui, et par rapport
51:57à la personne
51:58en fait
51:58le Rohingya
51:59qui est mort
52:00il était aveugle
52:02cette milice Aïs
52:03l'a abandonné
52:04dans le froid
52:06sans contacter ses proches
52:07et en plus
52:08il était en règle
52:09c'est ça dont on parle
52:10des dérives
52:10donc heureusement
52:11qu'il y a des journalistes
52:12Une seconde pour toi Nicolas
52:13J'ai pas d'informations
52:14sur ce dossier
52:14évidemment s'il y a des coupables
52:15il faut que ça soit traduit
52:16moi personne n'est au-dessus de la loi
52:17que vous soyez Aïs
52:18j'ai pas de complaisance
52:19c'est des agents fédéraux
52:20et je leur mets la même pression
52:21et que ça soit
52:22c'est une administration
52:23démocrate ou républicaine
52:24et qu'il puisse y avoir
52:25des brebis galeuses
52:26ou des gens qui doivent
52:26être traduits dans les tribunaux
52:27mes grands-mères nous fassent
52:28moi j'ai aucun problème
52:29pour traduire
52:30mais que c'est pas à nous
52:31sur les médias
52:32sur les réseaux sociaux
52:32de se dire sur un écran
52:34Il a dit, il a dit
52:35il faut condamner
52:36ce qui est condamnable
52:37et nous on va dénoncer
52:38ce qui a donné
52:38Alors merci à vous trois
52:40en tout cas
52:40merci pour cette émission
52:41qui était très très intéressante
52:43merci Nicolas Conquer
52:44merci Gamma Labina
52:45merci Rizelaine Selika
52:47on se retrouve demain
52:48sur Sud Radio
52:50à 20h
52:51sujet exceptionnel
52:52demain soyez au rendez-vous
52:54encore une fois
52:55on parle de la loi
52:57il y a l'annonceur
52:58non il y a l'annonceur
53:00demain soir
53:00tout de suite
53:01vous retrouvez
53:02les clés d'une vie
53:03avec Jacques Pessis
53:04ma star internationale
53:05et son invité
53:06la chanteuse
53:07Catherine Lara
53:08restez avec nous
53:09et moi je pars bientôt
53:10avec Nicolas
53:11aux Etats-Unis
53:12pour faire une immersion
53:13avec le président
53:15de la République
53:16Donald Trump
53:16et moi je te suis
53:17à demain
53:17je viens
53:18je viens
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