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  • il y a 11 minutes
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##MAGALI_BERDAH-2026-03-30##


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News
Transcription
00:00Une émission qui casse les codes, cette émission qu'on ne retrouve nulle part, où chaque soir on reçoit des
00:04institutionnels, des personnalités publiques en face de politiques.
00:09Alors ce soir c'est un peu différent parce qu'on est en pleine semaine d'hommage à notre chère
00:13Loana, et du coup c'est vrai qu'on a laissé les politiques un peu de côté les pauvres.
00:18Non mais on se dit les politiques finalement, qu'est-ce qu'ils vont nous dire sur Loana ?
00:21Alors à part que c'est un phénomène de société, ça relève beaucoup de sujets, mais on a décidé d
00:29'alléger un peu les choses.
00:30Et surtout, ce qui nous a interpellés en ce qui me concerne, c'est la couve de Charlie Hebdo sur
00:37Loana.
00:38Est-ce qu'aujourd'hui en France on peut rire de tout ?
00:42Alors c'est très partagé, il y a beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, c'est un tsunami de
00:49critiques.
00:49Alors Loana, j'ai l'impression que, je ne sais pas si c'est ouf ce que je vais dire
00:54ou pas, mais on la repropulse au rang de stars.
00:58Mais c'est bien, je trouve, de la repropulser au rang de stars. Est-ce que ce n'est pas
01:01un peu trop tard ? Est-ce qu'il ne fallait pas le faire avant ?
01:03Est-ce que c'est trop ? Est-ce que ce n'est pas assez ? Voilà, chacun son libre
01:08arbitre.
01:09Je suis accompagnée comme chaque soir de Valentin.
01:12Comment tu vas Magali ?
01:13Et toi mon Val ?
01:13Ça va très bien, c'est lundi, c'est la reprise, j'adore.
01:16Et d'ailleurs hier je suis un peu sorti, j'ai un peu fait la fête, et j'ai vu
01:19que la tour Eiffel était bleue.
01:20Est-ce que tu sais pourquoi ?
01:21Je sais.
01:22Pourquoi ?
01:23Je crois que c'est grâce à Céline.
01:24Pour les 58 ans de Céline Dion.
01:26Attends, je ne comprends pas, c'est son anniversaire, et ils ont allumé la tour Eiffel en bleu ?
01:30Exactement, c'est incroyable.
01:32Ah bon ?
01:32Ah non, ce soir à 20h.
01:34Arrête !
01:3721h05.
01:37Mais tu as un petit mytho, tu l'avais vu hier.
01:39Oui mais je l'ai vu en avant, j'ai vu les répétitions moi.
01:42Hier c'était les répétitions, et ce soir c'est la tour Eiffel qui a allumé.
01:47Mais écoute, à quand l'allumage de la tour Eiffel pour Valentin, pour son anniversaire ?
01:51Bientôt j'espère, 24 ans l'année prochaine, pour les 50 ans de Magali on le fera.
01:56Alors tu sors, tu sors, je ne me sens pas concernée par 50 ans.
02:01C'est dans deux ans pourtant.
02:02Et allez vous faire voir les gars, j'ai 44 ans, pas du tout, vous confondez avec mon mari, qui
02:08a 48 ans.
02:09Excusez-moi, j'ai 44 ans, je suis une bombe atomique, je me sens belle et fraîche dans mon corps.
02:13C'est vrai, tu es toujours aussi belle Magali.
02:15Exactement, merci.
02:17Merci, voilà, et j'ai que des DS en plateau, voilà, merci beaucoup.
02:21Alors ce soir, je reçois, attention, les gars, ovation.
02:27Ovation pour Vincent Macdoum qui est avec nous ce soir.
02:30Merci, c'est gentil.
02:31Je suis ravie.
02:32Merci infiniment, merci d'être là.
02:35Et merci de m'inviter, de vouloir partager ce moment avec moi, merci.
02:40Déjà rien que la voix, les douces.
02:41Déjà rien que la voix, tu as envie de l'écouter, tu sais, t'en dire.
02:44Ok, vas-y, débattre.
02:45Ensuite, on reçoit une star montante des réseaux sociaux.
02:48Alors moi, elle me fait mourir de rire, mourir de rire.
02:51Alors pas que réseaux sociaux, scène également.
02:53Saine aussi.
02:53Voilà, surtout scène, d'ailleurs c'est ce qui l'intéresse.
02:55Mais bon, moi bien sûr, je ne vois que les réseaux sociaux.
02:59Nina Azoulay.
02:59Alors vraiment, je vous conseille d'aller vous abonner à son compte, vous allez mourir de rire.
03:03Enfin non, si vous pourrez s'en viser mieux, c'est une expression les gars.
03:07Ensuite, on reçoit Gabriel qui commente l'actualité sur les réseaux sociaux et qui est avec nous aussi en visio.
03:14Bonsoir, Gabriel.
03:16Bonsoir, mais je ne m'appelle pas Gabriel.
03:18Super, elle va bien plus chez nous.
03:20C'est génial.
03:21Alors Florian, moi je vais vous balance les gars.
03:24Non, non, si, si, vas-y Florian, vas-y.
03:26La vérité, c'est qu'on m'a dit, il sera avec nous ce soir.
03:29J'ai demandé à l'équipe toute la journée comment il s'appelait.
03:31Et on m'a dit, c'est président Gab, donc ça doit être Gabriel.
03:34Voilà la véritable histoire.
03:36Et comme je n'ai pas eu le temps de l'appeler puisque j'ai été très occupé,
03:39j'ai dû et j'ai écrit Gabriel, croyant totalement ce que l'équipe m'avait dit.
03:43Non, mais je ne vous en veux pas, ce n'est pas grave.
03:44On est un peu l'émission des influenceurs.
03:46Quand on dit que les influenceurs, c'est la culture du vide,
03:49écoute, voilà, il ne faut qu'à un moment donné, on ait des petites touches comme ça, les gars.
03:53Est-ce qu'on peut avoir votre prénom, du coup, s'il vous plaît ?
03:56Alors mon prénom, c'est Angèle Baird, mais mon pseudo, c'est Président Gab.
04:00Président Gab, et pourquoi Président Gab ?
04:02Eh bien, c'est mon surnom, on m'appelait souvent Président,
04:05On adore.
04:07Écoute, moi aussi, je m'appelle Présidente, j'adore depuis que je suis petite.
04:10C'est pas mal, non ?
04:11Présidente Mag.
04:12Alors ce soir, on va commencer d'abord par notre cher Vincent McDoum.
04:17Alors Vincent, tu es une figure incontournable du paysage médiatique français.
04:22Tu es née à Sainte-Lucie, tu t'es imposée comme mannequin, styliste,
04:27puis personnalité de télévision grâce à ton franc-parler, ton excentricité complètement assumée.
04:32Tu as été révélée au grand public dans des émissions comme...
04:35Alors il y en a eu une tonne.
04:36Il y en a eu beaucoup.
04:37Mais j'ai été révélée d'abord, et beaucoup de gens oublient,
04:41parce que je suis devenu le speakrine de Paris Première,
04:43avant que j'aie été révélée au grand public par la ferme Célébrité.
04:47Donc tu étais sur Paris Première, et ensuite dans la ferme Célébrité,
04:51toi tu cultives une image libre et engagée, notamment pour la protection de l'enfance.
04:56Effectivement.
04:57Voilà.
04:58D'où parce que j'ai vécu de mon passé en fait.
05:01C'est-à-dire ?
05:02Parce que j'étais violée quand j'étais un enfant.
05:04Oui, effectivement.
05:05Et tout ce qui se passe en ce moment, on est en pleine dent avec le Epstein Files,
05:14on est en pleine dent avec le Transidentité.
05:16C'est quelque chose que j'aimerais bien aborder avec toi dans une autre émission.
05:22Mais je milite énormément pour qu'on laisse les enfants le temps de grandir
05:28et prendre les décisions eux-mêmes.
05:30Il ne faut pas imposer quoi que ce soit sur les enfants.
05:33Mais avec grand plaisir, on fera une émission là-dessus.
05:35Et cette fois-ci, peut-être en phase en politique,
05:37pour que justement tu puisses échanger avec un député ou un sénateur.
05:41Je pense que c'est important.
05:43Donc on va le programmer au plus vite, il n'y a pas de soucis.
05:47Toi, tu es très proche de certaines figures de télévision.
05:51Tu t'es récemment exprimée avec émotion et colère après la disparition de Loana,
05:55dénonçant l'hypocrisie de son entourage.
05:57Quand tu vois ce qui est arrivé à Loana,
05:59est-ce que tu te dis qu'on l'a laissé tomber collectivement ?
06:04Waouh !
06:05Tu sais, beaucoup de gens sur les réseaux sociaux disent tout et n'importe quoi
06:08quand vous ne connaissez pas une personnalité.
06:11Mais derrière chaque personnage, chaque personnalité,
06:14vous avez vu, dans une émission de télé-réalité,
06:16il y a une vie humaine.
06:19Et cette vie humaine, je trouve, n'est pas respectée.
06:22Parce que finalement, les gens sont là en train de consommer ce qu'on leur donne.
06:26Ils sont en train de liker, ils sont en train de critiquer, ils sont en train de moquer.
06:30Mais les gens ne connaissent pas les blessures de chacun de ces personnes-là.
06:33Certaines de ces personnes-là, ils sont peut-être prêts.
06:36Certaines de ces personnes-là ne sont pas prêts pour cette notoriété qu'on va leur donner.
06:41Et une de ces personnes-là était Loana.
06:44Beaucoup de gens disent, écoute, qu'est-ce que moi, en tant que Vincent McDoum, a fait pour elle ?
06:49Sache bien que je n'étais pas un ami à Loana.
06:54Je ne vais pas prétendre ça.
06:55Mais j'ai eu la chance d'être une connaissance, mais une connaissance professionnelle.
07:00Parce que nous avons, chacun de nous, fait une émission
07:03qu'Alexa Delaroche-Jobé a bien dénié de nous donner notre place à la table, en fait.
07:09Quand on est sorti dans ces émissions-là, forcément, tu vas croiser ces personnes-là
07:13sous des plateaux de télé, dans des événements, sous des plateaux de radio, comme ça.
07:18Et finalement, tu as le temps de pouvoir parler avec ces personnes-là.
07:21Quand tu parles avec ces personnes-là, tu apprends à connaître.
07:24Mais malheureusement, je n'étais pas une de ces personnes
07:26qui était dans son siècle d'amis ou famille, en fait.
07:30Je ne l'appelle pas tous les jours, mais je le voyais.
07:32Et moi, il y a un moment, quand Loana, elle a fait la première tentative
07:37de suicide sous sa mort, j'ai été la première personne
07:41dans une émission de radio présentée par Laurent A. Julier
07:45qui a dit, moi, je trouve qu'il y a un problème.
07:49Et j'ai été la première à tirer le sonnet d'alarme
07:51et disait, c'est de la non-assistance à personnes en danger.
07:55C'est pour ça, je dis, nous avons tous collectivement, quelque part,
07:59une responsabilité par rapport à ce qui se passait avec cette fille-là.
08:03On l'a vu passer avec d'autres personnes.
08:05Effectivement, comme FX, on a vu faire.
08:08Et malheureusement, on n'apprend pas de ça.
08:10Finalement, on croit qu'en donnant de visibilité à la souffrance des autres,
08:16à consommer la souffrance des autres, ça va aider l'autre.
08:20Oui, Alexia de la Rojobert, elle était là, elle était magnifique.
08:23Bravo, j'adore cette femme, en fait, parce qu'elle a fait quelque chose
08:27pour cette fille qui était nécessaire.
08:29Elle a aidé cette fille à avoir une toile sous la tête
08:32parce que ce n'est pas évident quand tu as mal
08:34et tu te sens que tu vas dormir dans la rue, en fait.
08:37Ce qui s'est passé avec Malorie Nataf, je n'attends pas ça à personne d'autre.
08:41Pour moi, Alexia de la Rojobert, elle a fait le nécessaire
08:44en tant que femme, mais aussi en tant qu'ex-productrice d'elle.
08:49Mais moi, j'aime beaucoup ce qu'il a fait aussi, Cyril Hanouna, pour Loana.
08:54Il a donné quelque chose à elle.
08:56Il a arrangé ses dents et sa mâchoire quand c'était pété.
08:59Mais malheureusement, Cyril Hanouna, il a une grande responsabilité
09:02par rapport à ce qui vient de se passer.
09:04Et moi, je trouve ça inadmissible.
09:05Ce que je vois maintenant sous le plateau,
09:07parce que c'est la même personne sous le plateau de Cyril Hanouna
09:10qui était là, en train de ricaner, en train de moquer,
09:13en train de rigoler, tout va ?
09:15Et ça, ça me fait mal au cœur, en fait, vraiment mal au cœur.
09:17Parce que, moi, j'estime que cette fille n'avait pas beaucoup d'estime à elle.
09:22Cette fille, elle n'avait pas une mentale en acier.
09:24Cette fille, certes, elle cherchait de l'amour.
09:26Elle cherchait de la visibilité.
09:27Mais elle était malade.
09:29Et le malade mental, c'est quelque chose, il faut s'en occuper, en fait.
09:33Et on ne s'est pas occupé.
09:35On a pensé en donnant de la visibilité à cette fille.
09:38Mais quand tu donnes de la visibilité à quelqu'un qui est malade,
09:41forcément, il va avoir une drame qui va sans suite.
09:44On l'a vu, la chose, avec Pierre Palmade, en fait.
09:48Pierre Palmade, en vouloir lui mettre à la télé,
09:52écoute, il ne pense pas qu'il a un problème.
09:54Parce qu'il est adulé, il est adoré.
09:56Mais malheureusement, quand tu donnes la visibilité à quelqu'un qui est malade,
10:00forcément, il va avoir une suite.
10:02Et on l'a vu avec Loana maintenant.
10:04Et on l'a vu avec Pierre Palmade.
10:06Et ces deux personnes que je connais, personnellement,
10:09Loana, pas comme un ami.
10:11Pierre Palmade était mon ex.
10:14Merci beaucoup pour ton témoignage
10:16qui est vraiment très intéressant
10:18et qu'on entend.
10:20Et sur certains points qu'on comprend également.
10:23Restez avec nous sur Sud Radio.
10:25On revient tout de suite avec Nina
10:27et Prince Gab.
10:28Non, Président Gab.
10:30Président Gab.
10:30Je t'adore.
10:31Je t'adore, Président.
10:37Allez, à tout de suite sur Sud Radio.
10:40Sud Radio.
10:42Parle-en vrai.
10:44On ne vit pas dans la même France.
10:47Magali Berda sur Sud Radio.
10:48Il est 20h14.
10:49Nous sommes en direct.
10:50On ne vit pas dans la même France.
10:51Cette émission qui casse les codes.
10:53Cette émission où on fait rencontrer des mondes
10:55qui ne se parlent jamais.
10:56Ou qui ne se parleraient pas.
10:57Et nous, on trouve ça très important
10:58et très intéressant, justement,
11:00de faire des nouvelles rencontres.
11:02Voilà.
11:02Qu'on casse un petit peu les codes
11:03et qu'on réunisse un petit peu les gens
11:05sur les réseaux sociaux
11:05à travers notre émission.
11:07On est en direct sur Sud Radio,
11:10sur la chaîne YouTube de Sud Radio également.
11:12Donc, on est à l'antenne radio.
11:13On est en direct sur YouTube.
11:15Je vais lire tous les commentaires.
11:16Et il y a 1,2 millions d'abonnés
11:17sur la chaîne YouTube.
11:18C'est une des premières radios.
11:20Une première...
11:21Oui, une première des...
11:22Ah !
11:23Je vais y arriver.
11:23Une des premières...
11:25Une des plus grosses
11:26chaîne YouTube de France.
11:28Je suis désolée, les gars.
11:30Sud Radio, c'est la plus grosse radio de France.
11:32C'est comme ça.
11:32C'est assumé.
11:33C'est dit.
11:34Et Valentin, tu vas nous lire
11:35ce que pensent les gens,
11:36comment ils réagissent
11:37sur les réseaux sociaux.
11:39Donc, on a reçu...
11:41On a présenté Vincent.
11:42Enfin, que je ne présente plus,
11:43mais c'était intéressant
11:43d'entendre ce que tu nous disais, Vincent.
11:47Nina Azoulay.
11:48Alors, Nina Azoulay,
11:49tu es humoriste.
11:50Reconnue, alors, toi,
11:51pour ton ton incisif
11:53et ton humour sans filtre.
11:55Sur scène comme sur les réseaux,
11:56tu abordes des sujets de société
11:57avec ironie et lucidité.
11:59En mêlant la dérision
12:00et le regard critique
12:01sur l'actualité,
12:02tu as un style.
12:03C'est ton style
12:04à la fois piquant
12:05et accessible.
12:06Tu te permets de toucher
12:07un public plus large
12:08tout en faisant réfléchir.
12:09Tu es habitué
12:10des réseaux sociaux.
12:11Tu es né sur les réseaux sociaux.
12:12Ouais, ouais.
12:13Quasi.
12:13Tu n'hésites pas
12:14à prendre position
12:15sur des sujets
12:15qui sont sensibles.
12:17Mais c'est ce qui fait ta force aussi.
12:18Et aujourd'hui,
12:19tu viens réagir
12:20à l'actualité bouleversante
12:21autour de Loana
12:21et ses répercussions médiatiques.
12:23Avec ton regard d'humoriste,
12:24est-ce qu'on peut encore rire
12:25de la télé-réalité
12:26après un drame comme celui-là ?
12:28Moi, je suis très sensible
12:30aux moqueries
12:31sur les réseaux sociaux
12:32de par mon vécu
12:34et de par le fait
12:36que déjà
12:36de mon vécu personnel
12:37avec le cyberharcèlement
12:39que j'ai subi
12:39et aussi
12:41parce que j'ai côtoyé
12:42tous les plus grandes stars
12:43de télé-réalité.
12:44J'ai vécu à côté d'eux
12:46en voyant un peu
12:47ce qu'ils se prennent
12:48dans la tête.
12:48Aujourd'hui,
12:49les candidats de télé-réalité
12:49sont vus comme des animaux,
12:51sont traités comme des gens
12:52qui n'ont pas de cerveau,
12:53qui n'ont pas de cœur,
12:54qui n'ont pas d'âme,
12:54qui ne sont pas humains.
12:56Je pense qu'on peut
12:57leur reprocher
12:57beaucoup de choses
12:58mais est-ce qu'il n'y a pas
13:00des limites à tout ça ?
13:02Si, moi je pense
13:02qu'il y a des limites.
13:03Après, j'allais faire
13:04un comparatif avec la scène.
13:06Aujourd'hui,
13:06il y a grave la tendance
13:07des impros.
13:09Je trouve que
13:09quoi qu'il arrive,
13:10c'est souvent les gens
13:12qui sont les moins concernés
13:13souvent qui sont vexés
13:14par les blagues.
13:15Déjà, il y a un truc,
13:15par exemple,
13:15j'ai remarqué
13:16quand on se moque
13:16des handicapés,
13:19des gays et tout,
13:20c'est jamais les gens
13:21concernés qui sont vexés.
13:23Par contre,
13:23je trouve que
13:24quand on commence
13:25à faire des vannes
13:26sur une communauté
13:26et tout,
13:27si la communauté est vexée,
13:29là, il faut s'arrêter.
13:30En fait, la limite,
13:30elle est là pour moi.
13:31C'est-à-dire que toi,
13:32par exemple,
13:33si tu te moques
13:33d'un handicapé
13:34mais que l'handicapé
13:35en rigole
13:35et le prend la légère
13:37avec toi.
13:37Et d'ailleurs,
13:37on a fait des émissions
13:39spéciales sur le handicap.
13:40On a reçu des personnes
13:41qui sont en situation
13:42de handicap
13:43qui, effectivement,
13:44avec plus d'humour
13:46que nous
13:46parce que nous,
13:47on est gênés.
13:48Oui,
13:49on ne sait pas
13:50à quel moment ça vexe.
13:51Je trouve qu'en fait,
13:52la limite,
13:53elle doit être fixée là.
13:53Jari rigole beaucoup
13:55dans ses spectacles
13:56sur les handicapés,
13:57etc.
13:57On voit qu'ils le prennent
13:59super bien,
14:00au contraire.
14:00En fait,
14:00je trouve que tout dépend
14:01aussi de comment
14:02c'est amené.
14:04Mais si c'est amené
14:05avec la bienveillance aussi,
14:07c'est important.
14:07Jari, on le sent.
14:08On sent qu'il n'y a
14:08que de l'amour derrière.
14:09Il va te faire un câlin,
14:11un truc.
14:12Ça se sent direct
14:13que ce n'est pas méchant.
14:15Même,
14:15on peut aller loin.
14:16Redouane Bouguera-Bas,
14:17il déchire son public.
14:18Le public,
14:18il vient pour ça.
14:19C'est un peu
14:21les règles du jeu.
14:22Tu ne t'aimes pas,
14:23tu ne viens pas.
14:24Mais du coup,
14:25c'est ça.
14:25C'est toujours un peu
14:26une question d'adaptation
14:27à la sensibilité de l'autre.
14:29Après,
14:29si je parle de Loana,
14:31en fait,
14:32ce n'est même pas
14:32qu'elle m'a choquée,
14:33la couve,
14:33c'est que je ne l'ai trouvée
14:34pas très drôle.
14:35Tu parles de la couve
14:37de Charlie Hebdo.
14:39Je ne l'ai pas trouvée drôle.
14:41Mais pour moi,
14:42ça n'empêche pas
14:43de répondre à la question
14:43peut-on rire de tout ?
14:44Oui.
14:45Parce que si on ne pouvait
14:47pas rire de tout,
14:47ce serait un peu
14:48la fin de la démocratie,
14:50entre guillemets.
14:50Mais est-ce que les gens
14:51qui rigolent à cette couverture
14:52de Charlie Hebdo,
14:53toi, tu es OK ?
14:54En fait,
14:55je serais curieuse
14:56de savoir ce qui les a fait rire,
14:57très honnêtement.
14:58Je n'ai pas compris l'humour
14:59parce qu'à la limite,
15:00je trouve que ce qui est intéressant
15:01quand on touche
15:02des sujets sensibles comme ça,
15:03c'est qu'il y a un message derrière.
15:06En fait,
15:06je n'aurais plus compris
15:07si c'était moqué de l'industrie,
15:08par exemple,
15:09de la télé-réalité
15:10ou des gens qui l'ont mené
15:12ou qui l'ont un peu abandonné,
15:13comme tu disais.
15:14Mais sinon,
15:15je n'ai pas compris.
15:16Ils se sont juste moqués
15:17de sa mort, là.
15:18J'ai l'impression.
15:19Oui.
15:21En fait,
15:21je pense qu'ils l'ont humilié.
15:23Oui.
15:25Donc, l'humiliation,
15:26est-ce que c'est vraiment du rire ?
15:28La moquerie et le rire,
15:30faire des vannes,
15:31c'est différent.
15:31Moi, je pense la même chose.
15:33La moquerie,
15:34c'est ça qui m'a gênée,
15:35en fait.
15:36Parce qu'on regarde
15:38au fil de temps
15:39avec les différentes couves
15:42de Charlie Hebdo,
15:43on moque de tout
15:44et n'importe quoi.
15:44Et on moque des victimes,
15:46en fait.
15:47Ce n'est jamais les bourreaux
15:48qu'on est en train de moquer.
15:50On a moqué de Gisèle Pellicot,
15:52par exemple.
15:53On a moqué de les gamins
15:56qui sont venus en ski
15:58à Cromantana.
15:59On a vu ça.
16:00Pour moi,
16:01c'était choquant.
16:02Pour moi,
16:03le choix,
16:04c'est comme tu dis,
16:05moi, je ne trouve pas drôle
16:06le couve de Charlie Hebdo.
16:08Mais par contre,
16:09moi, je trouve que cette fille,
16:11avec peu importe
16:12ce qui se passait avec elle,
16:14mais au moins,
16:14laisse la partie
16:15avec dignité
16:16et fous-lui la paix.
16:17Oui, c'est ça,
16:18c'est la dignité.
16:19Et puis la famille aussi.
16:20Tu dis,
16:21par exemple,
16:21pour les enfants
16:22qui étaient en ski
16:23sur la couve de Charlie Hebdo,
16:24tu penses aussi aux parents.
16:26Ça te déshumanise.
16:27Moi,
16:28s'il m'était arrivé ça
16:29pour un de mes enfants
16:30et que je vois cette couve-là,
16:31je pense que
16:32je l'aurais très mal vécu,
16:34bien sûr.
16:34Alors,
16:34on reçoit avec nous aussi
16:35président Gab.
16:37Président Gab.
16:38C'est fait,
16:40c'est enregistré.
16:42Tu es créateur de contenu,
16:44tu es une figure montante
16:45des réseaux sociaux,
16:45toi également.
16:46Tu es connu pour décrypter
16:47l'actualité
16:48avec un ton très direct,
16:49engagé
16:50et souvent sans filtre.
16:51À travers tes vidéos,
16:53tu analyses
16:53les faits marquants
16:54de l'info
16:55en mêlant pédagogie,
16:56opinion
16:57et sens du buzz.
16:58Ta proximité
16:59avec ton audience
17:00et ta capacité
17:00à simplifier
17:01des sujets complexes
17:02font de toi
17:04une voix qui compte
17:05sur les plateformes.
17:05aujourd'hui,
17:06les jeunes ont besoin
17:07d'enlever
17:09ces difficultés
17:11de langage,
17:12de codes de langage
17:13que peuvent avoir
17:14certains médias
17:15traditionnels
17:15ou politiques.
17:18Et toi,
17:18tu arrives,
17:19tu vulgarises un peu
17:20tout ça
17:21pour aider les jeunes
17:22à comprendre l'actualité.
17:24C'est ça.
17:24Alors,
17:24les jeunes et les moins jeunes
17:25parce qu'au final,
17:26l'audience que j'ai
17:27sur mes réseaux
17:28est assez diffuse.
17:31Il y a de tout,
17:32pour le coup.
17:33Pour revenir
17:34sur ce qui a été dit
17:34sur la couvre
17:36de Charlie Hebdo
17:37sur Loana,
17:38moi,
17:39j'ai un vrai problème,
17:39c'est qui fixe
17:40sa limite ?
17:41Parce que tu disais
17:42tout à l'heure,
17:42Nina,
17:43excuse-moi,
17:45qu'en fonction
17:46de certains sujets,
17:47certaines thématiques,
17:48pardon,
17:49je peux me permettre.
17:50Oui,
17:50c'est ça.
17:50Tu as tous les droits
17:51ce soir.
17:52Je ne suis pas trop
17:52sur ma gueule,
17:53s'il te plaît,
17:53mais oui.
17:54Je recommencerai plus.
17:56En fonction des thématiques,
17:57tu pouvais recevoir
17:59la critique
17:59et te dire
18:00je ne traite plus
18:00de la thématique.
18:01Et je pense que
18:02le problème
18:02des réseaux sociaux,
18:03c'est qu'on donne
18:04une caisse de résonance
18:05aux personnes
18:05les plus virulentes
18:07et est-ce qu'on doit
18:08nécessairement se brider,
18:09brider son humour,
18:10brider son point de vue,
18:11brider la manière
18:12dont on traite l'actualité
18:13ou les sujets
18:15qui font l'actualité
18:16parce qu'il y a
18:17une caisse de résonance
18:18des profils virulents
18:20sur les réseaux ?
18:21Je ne sais pas.
18:23Je pense qu'il faut
18:24être à l'écoute
18:25des problématiques,
18:25il faut être capable
18:26de faire la part des choses.
18:28Maintenant,
18:28s'interdire
18:29de parler
18:30de certains sujets,
18:31s'interdire
18:31de faire de l'humour
18:32sur certains sujets,
18:34je pense que c'est
18:35une question
18:36qui est difficile
18:37à appréhender
18:37et là-dessus,
18:39Charlie Hebdo
18:39a souvent des prises
18:43de position
18:43qui sont assez tendancieuses
18:45et je trouve
18:45que la satire
18:46à la base
18:46c'est censé taper
18:48sur les puissants,
18:49sur les forts,
18:50sur les personnalités publiques
18:53et là,
18:53sur la couverture
18:54à proprement parler
18:54de l'OANA,
18:55je suis assez gêné
18:56parce que j'ai plutôt
18:57l'impression,
18:57comme disait Nina
18:58tout à l'heure,
18:58qu'il aurait fallu
18:59taper sur l'industrie.
19:00Tu parlais tout à l'heure
19:02Vincent
19:02de Cyril Hanouna,
19:05je trouve qu'il y avait
19:06quelque chose à dire
19:06par exemple
19:07sur Cyril Hanouna.
19:08Cyril Hanouna
19:08il l'a invité
19:09dans ses émissions,
19:10il lui a fait parler
19:12par exemple
19:12à une époque
19:13où elle était au plus bas
19:14du viol qu'elle a subi.
19:16je pense que c'est typiquement
19:17des thématiques,
19:18des sujets qu'on aurait pu
19:19traiter dans le cadre
19:20d'une caricature
19:21et ça aurait peut-être
19:23été plus pertinent
19:23que celle qu'on a fait
19:24sur l'OANA
19:25de la descendre,
19:26de la faire passer
19:26pour une figure
19:29terminée, finie
19:30et en plus de ça
19:30on tape sur quelqu'un
19:31qui est décédé
19:32et qui ne peut pas se défendre
19:33donc là-dessus
19:33j'étais gêné.
19:35Oui, toi c'est le côté
19:35de taper sur quelqu'un
19:36de faible
19:37alors que normalement
19:37le satire va taper
19:38plutôt sur les puissants,
19:39c'est ça que tu veux dire ?
19:40Exactement.
19:42Après, je sais que l'OANA
19:44pour l'avoir vécu,
19:46connu et vu,
19:48elle était en demande
19:49de ses apparitions télé,
19:51c'est-à-dire qu'elle relançait
19:52régulièrement Cyril
19:53pour aller sur les plateaux,
19:55elle était en demande
19:56de cette visibilité.
19:58Toi, ce qui te dérange
19:58c'est l'attitude des chroniqueurs ?
20:01Je pense que c'est à double tranchant
20:03parce que Cyril et Anna
20:04sont tout à fait conscients
20:05du fait qu'elle a
20:06des problèmes cicatriques
20:08et que...
20:10Elle ne pouvait pas aligner
20:11deux mots, je suis navrée,
20:12je suis désolée.
20:13On ne comprenait même pas
20:14ce qu'elle disait.
20:15Toi, tu penses
20:16qu'elle n'aurait pas dû aller
20:16sur le plateau ?
20:17Moi, je pense, tu vois,
20:19il aurait dû trouver
20:20un autre moyen
20:21ou une autre façon
20:22de parler de ce qu'elle a.
20:24Moi, je pense
20:25quelqu'un qui a un problème mental
20:27parce que la maladie mentale
20:28existe en fait
20:29et il faut s'en occuper.
20:31Ce n'est pas un le jetant
20:32en parture.
20:33Tu vas aider la personne,
20:35tu prends la personne,
20:35tu mets la personne
20:38dans un endroit
20:40où on est protégé,
20:42où on s'occupe
20:42de la personne
20:43et quand la personne
20:44est mieux
20:45et le mental revient,
20:46à ce moment-là,
20:47tu donnes la possibilité
20:48à cette personne-là
20:50de pouvoir se défendre
20:52comme ils l'ont fait
20:53avec Mathieu Delamaux,
20:54en fait.
20:55Tu vois ?
20:55Sauf pour moi,
20:56j'ai tout ça inadmissible.
20:57Il a une certaine responsabilité,
20:57Cyril Hanouna,
20:58parce qu'il est non seulement
20:59producteur...
20:59Il a une certaine responsabilité.
21:01Il est producteur de l'émission
21:02et il avait tout à fait
21:03la responsabilité,
21:04à mon sens,
21:05de ne pas inviter Loana
21:06dans ses moments faibles.
21:07Je comprends ce qu'a dit Magali,
21:09c'est aussi Loana
21:09qui était en demande.
21:10C'est comme si
21:11c'était un shoot pour elle
21:12de...
21:13Oui, mais il y a la demande
21:15où Loana aimait bien
21:16se faire maquiller,
21:17de se faire toute belle,
21:18d'aller en plateau
21:19à la télé,
21:19mais il y a le fait
21:20que, par exemple,
21:21sur une histoire
21:22aussi grave que ça,
21:23on ne peut pas inviter
21:24une personne comme ça
21:25sur un plateau.
21:25Mais elle n'est même pas
21:26consciente qu'elle est malade,
21:27en fait.
21:27Non, mais après ce passage-là,
21:29elle s'est fait encore plus
21:30moquer sur un sujet
21:31qui est quand même
21:31assez grave.
21:32Donc, en fait,
21:33les gens se sont plus moqués
21:34d'elle qu'avoir un peu de peine.
21:35Et de parler de son viol.
21:36Voilà, exactement.
21:37Exactement.
21:38Et c'est assez dérangeant
21:38quand tu vois une personne.
21:39Mais si c'est la responsabilité
21:40de Cyril Hanouna,
21:40je ne sais pas.
21:41Il a une certaine responsabilité,
21:43oui.
21:43Il a une certaine responsabilité.
21:45Une minimum, en fait.
21:47Parce qu'en fait,
21:49si tu jettes la personne
21:50à partir,
21:54la souffrance de l'autre,
21:55ça me gêne, en fait.
21:56Il n'y a rien de drôle là-dedans.
21:58Rien de drôle.
21:59Tu vois ?
22:00Vous devez savoir,
22:01tu sais,
22:02l'alcool,
22:02le stupéfiant,
22:03des choses comme ça,
22:04combien de femmes,
22:05tu vois,
22:06ça prend des milliers de femmes,
22:07ça coûte, tu vois,
22:08à la vie à certaines femmes,
22:10comme ça.
22:10Donc, pour moi,
22:11d'inviter une femme,
22:13tu vois,
22:13elle n'est pas seule.
22:14Elle est là,
22:15en train d'être likée.
22:16Elle est en train de critiquer.
22:17Elle est en train de...
22:18Moi, je suis navrée.
22:19Moi, cette souffrance-là,
22:21mais c'est la dignité
22:22de la personne
22:23qui rentre en jeu là.
22:24Et pour moi,
22:25quand tu commences
22:26à toucher la dignité,
22:27il n'y a rien
22:27qui est drôle là-dedans.
22:29Alors, peut-être qu'après,
22:31il y a aussi,
22:32quand on programme une émission,
22:34il faut expliquer aux gens
22:34qu'il y a ce qu'on appelle
22:35un programmateur,
22:37qui, c'est pas Cyril,
22:38qui appelle les invités
22:39pour les faire venir.
22:40Mais lui,
22:40il est conscient
22:41que qui viennent
22:42à l'émission ?
22:43mais je pense que peut-être
22:44que Cyril...
22:45Parce qu'il sait qui ?
22:45Parce qu'il a le conducteur
22:47de l'émission.
22:47Il peut dire,
22:48excusez-moi,
22:49non, je préfère ne pas avoir.
22:51Et peut-être qu'il n'avait pas conscience
22:51qu'elle était dans cet état-là.
22:53C'est ça que je veux dire.
22:54Je ne suis pas d'accord.
22:55L'audimat oblige,
22:56tu vois.
22:57Il ne faut pas oublier l'audimat.
22:59Parce que depuis
22:59la mort de Loana,
23:00on est en train
23:01de faire le chou gras avec.
23:02Et on ne parle que de ça.
23:04Et qu'est-ce qu'une personne
23:06qui a un problème,
23:07tu vois,
23:07avec la justice
23:08par rapport à des mineurs,
23:09Jean-Marc Morondini,
23:10il est en train de faire,
23:11il est en train
23:11de nous énumérer
23:13les audimats
23:14chaque jour
23:14et en train de nous dire
23:15comment c'est
23:16Cyril Hanouna
23:16a explosé les choses.
23:18Moi, j'aimerais bien être
23:19le voix,
23:20tu vois,
23:20qu'on n'est pas en train
23:21de l'entendre en fait.
23:23Et avec Cyril Hanouna,
23:24ce qui est bien,
23:24et j'ai beaucoup de respect
23:25pour Cyril Hanouna
23:26et beaucoup d'amitié
23:27pour Cyril Hanouna.
23:28Mais Cyril Hanouna
23:29adore avoir des yes-men
23:31autour de lui.
23:32Des gens qui disent
23:32amen à tout ce qu'ils disent.
23:34Tu vois, je lui ai dit.
23:34Mais pourquoi il n'y a pas
23:35des chroniqueurs en fait
23:36qui disent non,
23:37il y a un problème,
23:38il faut arrêter.
23:39Comme Mathieu Delormeau,
23:40il était indécent
23:40envers Loana.
23:41Excusez-moi,
23:42tout ce qu'il était
23:42en train de raconter,
23:44ce qui se passait,
23:45moi, je suis désolé,
23:46c'est l'hôpital
23:46qui fout de la charité.
23:48Lui, il ne parle pas
23:48de ses problèmes de drogue,
23:50mais lui, il viendra
23:50parler d'une personne
23:52qui est morte
23:52et ses problèmes de drogue
23:54parce que Mathieu Delormeau,
23:56il a tout juste oublié.
23:58Tout moins,
23:58c'est grâce à ces personnes-là,
24:00il est qui il est aujourd'hui,
24:01mis à pain.
24:02Après, à sa décharge,
24:03Mathieu vient d'écrire un livre
24:04pour expliquer
24:05ses histoires de drogue,
24:06justement pour en témoigner
24:07et pour essayer
24:08d'apporter un témoignage.
24:10Moi, je suis désolé
24:12parce que moi, je connais,
24:13parce que c'est lui
24:13qui écrit,
24:14il ne va jamais te dire
24:15la vérité.
24:16Moi, je suis désolé.
24:17Mathieu Delormeau,
24:17je le connais,
24:18te vois.
24:19Moi, je le connais
24:19et je le connais
24:20quand lui,
24:21il sortait avec
24:22Marc-Olivier Fogel
24:23et je le connais aussi,
24:24Mathieu Delormeau
24:25et je sais comment
24:26il est arrivé
24:27chez Morandini
24:28parce que Morandini
24:29était tous ses huites,
24:30pas des huites à l'époque.
24:31Alors, restez avec nous,
24:32on revient tout de suite
24:32sur Sud Radio.
24:33A tout de suite sur Sud Radio.
24:35Sud Radio.
24:37Parlons vrai.
24:39On ne vit pas dans la même France.
24:44Magali Berda sur Sud Radio,
24:45il est 20h29,
24:46nous sommes en direct,
24:47on ne vit pas dans la même France.
24:49On revient sur le sujet
24:51de l'OANAS
24:51et la fameuse couve
24:53de Charlie Hebdo.
24:54Peut-on rire de tout ?
24:57Voilà, je reviens
24:58juste après cette petite pause
25:00sur Vincent
25:02où tu es en colère
25:03contre Mathieu.
25:05Oui, parce que moi,
25:07ce que je trouve...
25:07Après, moi, je dis juste
25:08quelque chose.
25:09Tu as travaillé avec lui,
25:10tu le connais.
25:11Moi, j'ai travaillé avec lui
25:12mais moi, j'ai un amour
25:16sincère et véritable
25:17pour Mathieu.
25:17Et ça, je respecte aussi.
25:19Parce que je l'ai connu
25:19justement à des moments
25:21compliqués
25:22et je sais que c'est quelqu'un
25:23qui m'a toujours tendu la main
25:24et qui m'a toujours,
25:26pardon,
25:27tu vois, regarde,
25:28quand j'étais seule,
25:29c'est un des seuls
25:30qui a fait des tweets pour moi
25:31à défaut de se prendre
25:32d'une foudre,
25:33pas possible.
25:34C'est une personne
25:35qui a pris du temps
25:35pour me parler,
25:36tu vois,
25:36sans rien attendre en retour
25:37et pour ça,
25:40je l'aimerais toujours.
25:41Et pour ça,
25:42écoute,
25:42beaucoup de respect
25:43parce que, tu sais,
25:44chaque personne,
25:45nous avons chacun
25:45de nos personnes à nous
25:46mais moi,
25:47je n'ai pas le même vécu.
25:48Oui, bien sûr,
25:49chacun s'en vécu.
25:50Après, moi, je respecte ça.
25:50Comme Mathieu Delormeau
25:51qui est arrivé à la télé
25:53en couchant avec des autres,
25:54moi, je suis désolée
25:55parce que je sais ça.
25:56Ça, ça n'engage que toi.
25:57Ben oui, je sais.
25:58Parce qu'avec qui il était ?
25:59Avec Marc-Olivier Fogel.
26:01Tu vois ?
26:01Marc-Olivier Fogel.
26:02Je ne me mets pas
26:02les histoires de l'autre.
26:03Moi, je connais.
26:04Marc-Olivier Fogel
26:05a ouvert la porte pour lui.
26:06Moi, je suis désolée.
26:07Non, ça,
26:07en osage,
26:08j'ai des histoires.
26:09Mais, en tout cas,
26:10mais le chose...
26:11Oui, mais quand Mathieu Delormeau
26:13se permet d'insérer
26:16dans un sujet
26:17qui ne le regardait pas,
26:18mon amour,
26:19avec aux poupiers Palma,
26:21de dire que Pierre Palma
26:22ne sortira jamais
26:23avec quelqu'un comme moi,
26:24mais qu'est-ce qu'il en sait,
26:25en fait ?
26:26Lui, il peut permettre
26:27de dire des choses
26:27et les autres
26:28ne peuvent pas permettre
26:28de dire des choses.
26:29Moi, il y a un moment,
26:30il faut dire stop, en fait.
26:32Marc-Olivier Fogel
26:33pense qu'il est...
26:34Si tous les gays
26:35ne sont pas comme lui,
26:35écoute, ce ne sont pas des gays.
26:37Il y a un moment,
26:38il faut arrêter.
26:39Tu vois ce que je lui ai dit ?
26:40Et pour moi,
26:41tu dis qu'il est en train
26:42d'écrire un livre.
26:43Bravo pour lui.
26:44Mais pour moi,
26:45c'est une opération.
26:46Il faut redorer le blason
26:48parce que son blason,
26:49en ce moment,
26:50il est écoché.
26:51Voilà ce que j'ai dit.
26:52Après son livre,
26:54quand j'en ai parlé avec lui
26:56et je le dis
26:56parce que j'en ai parlé
26:57avant que le livre sorte
26:58quand on avait fait
26:59un déjeuner avec Mathieu
27:00et il était vraiment
27:01très impliqué dans ce livre
27:02et moi, de ce qu'il m'a dit
27:04et je le dis sans aucun...
27:05J'espère qu'il ne m'en voudra pas
27:06mais il était vraiment...
27:08C'était au contraire
27:09c'était une délivrance pour lui.
27:10C'était un témoignage.
27:11Il me l'a dit, moi je...
27:12Mais un livre doit faire ça.
27:14Un livre doit aider les autres.
27:16C'est ce qu'il a voulu faire.
27:17Parce que c'est ça
27:17que je veux faire, en fait.
27:18Et quand je dis
27:19on sait comment il est arrivé
27:20à la télé,
27:21ce n'est pas des connexions, en fait.
27:23Après ça, c'est ce que toi tu dis.
27:26C'est ce que toi tu dis.
27:27Parce que je le connais
27:28au moment où il était
27:29avec Marc-Olivier Fogel.
27:31Marc-Olivier Fogel
27:32a ouvert la porte pour lui.
27:33Mais il a du talent, Mathieu.
27:33Quel talent !
27:34Quel talent !
27:35Magali, arrêtez !
27:36Non, tu ne peux pas lui enlever son talent.
27:37Non, je suis...
27:38Non, non, non.
27:38Il n'a pas de talent, en fait.
27:40Il a une chose pour lui.
27:41Il est ultra drôle.
27:42Il a une chose pour lui.
27:43Il est très beau à voir
27:45mais excusez-moi,
27:46l'extérieur,
27:47il ne va pas avec l'intérieur,
27:49et malheureusement, c'est comme ça.
27:51Bon, c'est tes propos
27:51qui n'engagent que toi.
27:53Exactement.
27:54Et je l'assume.
27:55Ah non, mais je sais que tu l'assumes.
27:57Moi, Mathieu, je l'aime.
27:59Alors, Valentin.
28:00Oui, j'ai une question de Lauriane
28:02sur les réseaux sociaux
28:03pour tous les invités.
28:05Elle nous demande
28:05si vous vous sentez encore Charlie
28:07ou si vous vous êtes déjà senti Charlie.
28:09Eh bien, justement.
28:11Ça, ça me touche énormément.
28:12Parce que quand il y a eu,
28:14tu vois,
28:16cette attaque terroriste
28:17sous Charlie Hebdo,
28:18moi, j'avais des amis
28:19qui étaient...
28:21M. Wolanski,
28:22c'est un très bon ami à moi.
28:23Je le connaissais très bien.
28:24Il est décédé.
28:25On était tous là
28:26en train de dire
28:26nous sommes Charlie, en fait.
28:28Sauf que Charlie retourne maintenant
28:30sous une chose qui se passait,
28:32une drame qui a touché
28:34quelqu'un qui est dans la pop culture,
28:36qui est très connu.
28:37On peut dire ce qu'on veut de Loana,
28:38mais quand même,
28:39elle est une star.
28:40C'est une icône.
28:41C'est une icône.
28:42Et on ne peut pas lui enlever ça.
28:43Mais écoute,
28:44moi, je dis,
28:45je suis Loana.
28:45Parce que,
28:46de la même façon que je disais
28:47que j'étais Charlie,
28:48maintenant, je suis Loana.
28:49Il y a un moment,
28:50tu vois,
28:51découvre.
28:52Moi, je trouve
28:53qu'il n'est pas drôle.
28:54Comme elle dit Nina,
28:55moi, stop.
28:56C'est un peu facile
28:57de demander si on est Charlie
28:58parce que le contexte
28:59de je suis Charlie,
29:00il n'a rien à voir.
29:01On parle d'attentat
29:03suite à des dessins.
29:04En fait,
29:06ça n'a rien à voir.
29:07Là, on valide
29:07ou pas un dessin
29:08qu'ils ont sorti.
29:09Donc oui,
29:09on est Charlie
29:10par rapport à ce qu'ils ont vécu.
29:11C'est atroce.
29:12Ce n'était pas du tout
29:13mérité.
29:15Mais par contre,
29:17si on demande
29:18je suis Charlie
29:19sur parfois
29:20certains dessins
29:20un peu limites,
29:22alors non,
29:23mais pas par rapport
29:24au contexte de 2015.
29:27Je suis Charlie,
29:28pour moi,
29:28ça signifie juste une chose.
29:29Finalement,
29:30c'est je suis
29:31la liberté d'expression.
29:32C'est ça.
29:32Oui, oui.
29:33Tout à fait.
29:35On n'est pas obligé
29:35de cautionner
29:36toutes les publications,
29:37tous les dessins de Charlie.
29:38Moi, il y a plein de trucs
29:39que je trouve
29:40de la part de Charlie
29:41qui, pour moi,
29:41sont des énormes saloperies.
29:43Et il y a d'autres trucs
29:44qui me paraissent
29:44ultra pertinents
29:45dans des contextes
29:46très particuliers.
29:47Je pense que c'est juste ça.
29:48Est-ce qu'on est attaché
29:49à la liberté d'expression
29:50ou pas ?
29:51Maintenant,
29:51est-ce qu'on a le droit
29:51d'être critique
29:52en même temps
29:53sur le cas Loana,
29:54sur le cas aussi,
29:55moi,
29:55Cran-Mantana,
29:56j'ai fait des vidéos.
29:57Oui, on peut le faire.
29:59Et le prix de la liberté de Charlie,
30:00je pense qu'ils l'ont payé.
30:01Ils l'ont payé par le sang.
30:02Ils savent très, très bien
30:03ce que c'est
30:04que le prix de la liberté
30:05parce qu'ils en sont morts
30:06pour certains.
30:07Et donc,
30:13c'est du côté subversif
30:13de leurs propos
30:14et parfois du côté blessant
30:16de leurs propos
30:17à l'égard de certaines communautés,
30:18de certaines personnes.
30:20Et je pense que c'est juste ça.
30:21Je suis Charlie,
30:22c'est est-ce qu'on est favorable
30:23ou non à la liberté ?
30:24Et c'est magnifique
30:25ce que vous dites
30:26parce qu'on doit être favorable
30:28à la liberté d'expression
30:29parce que si on n'est pas favorable
30:31à la liberté d'expression,
30:32c'est toute une démocratie
30:33qui est en train de disparaître.
30:35Et c'est un peu dommage.
30:39Jean-Michel Apathy
30:40a réagi sur Twitter
30:41et il a dit
30:42« J'ai toujours pensé
30:43qu'il faut être Charlie.
30:44Personne n'est obligé
30:45d'être Charlie Hebdo.
30:46Étonnant, non ? »
30:47Point d'interrogation.
30:49Alors,
30:49c'est vrai que
30:50ce que dit Nina
30:52à la Pator,
30:52c'est qu'on est tous Charlie
30:53dans le sens
30:54où il y a
30:55un acte terroriste,
30:57où il y a des décès,
30:58où il y a
31:00des morts,
31:02aucune mort n'est justifiée
31:03et n'est justifiable.
31:04Et en face,
31:06on est tous
31:06Loana, je pense,
31:08tu as raison Vincent,
31:09dans le sens où
31:11aucun mort
31:11ne doit être humilié
31:14et d'ailleurs
31:15aucune personne
31:15ne doit être humiliée
31:16de toute manière,
31:17quoi qu'il,
31:17mais encore plus
31:18quand tu n'es plus là
31:19pour te défendre
31:20et je pense
31:20qu'elle en a donné
31:22de sa vie,
31:22de ses problèmes.
31:24Je pense que voilà,
31:24elle a perdu la vie.
31:26Donc,
31:26pas besoin d'en rajouter.
31:27Laissons-lui sa dignité
31:29et je pense qu'à un moment donné,
31:30il faut avancer.
31:31Merci Magali,
31:32laisse la partie
31:33en toute dignité.
31:33Est-ce que vous ne trouvez pas
31:34justement que sur les réseaux sociaux,
31:36les créateurs de contenu
31:37n'ont pas aussi
31:37une responsabilité
31:38de faire des vidéos
31:39tous les jours
31:39comme ça
31:40pour rebondir sur
31:41Loana, Loana, Loana ?
31:42Qu'est-ce que je te dis ?
31:43La consommation
31:44de la souffrance
31:45en fait,
31:46ça fait de l'argent
31:47pour quelqu'un.
31:47Quelqu'un en gagne
31:48de cette consommation
31:49de voix
31:50et on le voit aussi
31:52avec des personnes
31:53qui ne connaissaient pas
31:54Loana.
31:55Moi,
31:55je le connais
31:56parce que professionnellement
31:57on était ramené à faire ça
31:58mais il y a des personnes
32:00qui sont incrustées
32:01de sa vie
32:01qui se disent
32:02être amies avec elle
32:03et finalement
32:04ces personnes-là
32:05étaient là.
32:06Ils ont vu,
32:07ils n'ont jamais appelé
32:08et des personnes comme ça
32:09j'appelle les cafards
32:10et on le voit
32:11que ça partout
32:12sous les réseaux sociaux
32:13en ce moment.
32:14En ce moment,
32:14tu étais en clash
32:15avec Sylvie Ortega.
32:16Je ne suis pas en clash
32:17avec Sylvie Ortega.
32:18Vous avez vu
32:19qu'elle avait mis
32:19des stories sur toi.
32:20Sylvie Ortega
32:21cherche de lumière.
32:23Elle fait partie
32:24des cafards pour toi ?
32:24Pour moi,
32:25c'est une cafard en fait.
32:27De mentir au public déjà,
32:28de faire croire aux gens
32:29qu'elle est quelque chose
32:30qu'elle n'est pas,
32:31ça c'est faux pour moi.
32:33Tu vois ?
32:33Et est-ce que moi,
32:34je suis en face de vous
32:35ultra filtrée
32:37quand je suis
32:38méconnaissable ?
32:39Non.
32:40Mais par contre,
32:41j'ai entendu
32:41et j'ai vu
32:42des personnes
32:43qui l'ont donné
32:43et tu sais,
32:45Sylvie Ortega,
32:46tu sais,
32:47moi,
32:47elle a le droit
32:48de dire ce qu'elle a envie
32:49de dire.
32:50Tu vois ?
32:50Mais de la mensonge,
32:51moi j'ai un problème
32:52avec ça.
32:52Tu vois ?
32:53Mais par contre,
32:54ce que moi,
32:55j'ai réellement
32:55un problème avec,
32:57c'est les gens
32:57qui ont plateformé
32:58Sylvie Ortega.
33:00Tu vois ?
33:00C'est-à-dire
33:01plateformé ?
33:02Ils l'ont donné
33:03une plateforme
33:03pour qu'elle puisse
33:05venir parler,
33:05en fait.
33:06Moi,
33:07elle a fait
33:07sous touche
33:07par mon force.
33:08Elle a fait
33:08chez Jordan Deluxe.
33:09Elle a fait
33:10chez beaucoup de personnes.
33:11Et ces personnes-là,
33:12maintenant,
33:12eux,
33:12ils sont en train
33:13de dire,
33:14tu vois ce que je dis ?
33:15Quand tu plateformes
33:16de la merde,
33:16forcément,
33:17c'est de la merde
33:17que vous allez avoir.
33:19C'est comme ça,
33:19je vois les choses.
33:20Et Sylvie Ortega,
33:21pour moi,
33:21elle est une cafard,
33:23en fait.
33:23Cette fille,
33:24elle ne fait rien du tout.
33:25Elle vit pour la lumière
33:26des autres,
33:26en fait.
33:27Tous les autres brillent
33:28et là,
33:29elle attend,
33:29tu vois,
33:30les poussières.
33:31Elle n'est connue
33:31que par Loana ?
33:32Moi,
33:32je la connais par Loana.
33:33Parce qu'elle est inconnue,
33:35en fait.
33:36Elle est inconnue.
33:37Oui, c'est ça,
33:37elle ne faisait rien.
33:38Elle est inconnue de bataillon.
33:38Cette fille,
33:39elle est dit,
33:39elle est mannequin.
33:40Mais je suis désolée.
33:41En France,
33:41vous devez savoir quelque chose.
33:43Il y a quelque chose
33:43qui est officiel,
33:44qui s'appelle
33:45une fashion week parisienne,
33:47tu vois.
33:47Mais à côté
33:48de la fashion week parisienne,
33:49il y a une autre chose
33:50qui s'appelle
33:50les plateformes.
33:51C'est des plateformes,
33:52c'est des commerçants
33:53qui, eux,
33:54ils ont fleuré l'argent.
33:55Donc, eux,
33:56ils ont décidé
33:56qu'eux,
33:57ils vont faire
33:57des petits fashion week
33:58dans la fashion week
33:59à côté
34:00et eux,
34:00ils vont ramener
34:01des créateurs étrangers.
34:03Eh bien,
34:03écoute,
34:04ces créateurs étrangers,
34:05qu'est-ce qu'ils font ?
34:05Ils voient
34:08Madame Otega
34:08un peu,
34:09tu vois,
34:10sur le réseau social,
34:11et quand ils viennent,
34:12ils ont déjà casté
34:13parce qu'à temps en temps,
34:14ils cassent
34:14sur le réseau social.
34:15Les personnes ne viennent pas.
34:16Mais quand la personne
34:17est en face de toi,
34:17qu'est-ce que tu veux faire ?
34:18Et elle a fait des choses
34:20pour des plateformes,
34:20pour des créateurs
34:21qui sont non connus.
34:22Est-ce qu'elle a défilé
34:23chez Vuitton,
34:23chez Mugler,
34:26chez Dior,
34:27chez Gucci,
34:28les choses comme ça ?
34:28Non.
34:28Il y a un moment,
34:29il faut arrêter
34:29de faire croire au public
34:31qu'on est quelque chose
34:32qu'on n'est pas.
34:33Et en plus,
34:34on est en train de filtrer,
34:35mais filtrer à max,
34:36on ne reconnaît pas la personne.
34:38Non,
34:38je n'ai pas clashé
34:39avec cette personne-là
34:40et moi,
34:41je blâme des personnes
34:42qui donnent des plateformes
34:44à des personnes comme ça
34:45pour venir raconter
34:46des bêtises
34:47et de la merde
34:48au public.
34:50C'est un peu comme moi,
34:51je suis très filtrée,
34:52là, ce soir.
34:52Non, je regarde.
34:52Maintenant,
34:53tu n'es pas filtrée.
34:54Tu n'as même pas de maquillage,
34:55je l'adore ça.
34:56C'est le botox.
34:57C'est le botox.
34:57Elle est comme botoxée.
34:59J'écoute.
35:00Ça clash,
35:01en tout cas,
35:01dis donc.
35:03Alors, Vincent,
35:04je ne m'attendais pas à tout ça.
35:05Depuis tout à l'heure,
35:05j'écoute comme ça.
35:07Vincent,
35:07il est chaud.
35:09Les gens ne le disent pas,
35:10en fait.
35:11Cyril Hanouna,
35:12il a besoin de personnes
35:13comme moi
35:15mais pas les personnes
35:16qui sont en train de dire
35:16tout le temps yes
35:17ou oui à tout ce qu'ils disent.
35:18Toi,
35:18tu te verrais chroniqueur
35:19chez Cyril ?
35:20Moi ?
35:21Oui.
35:22Je vaux mieux que ça,
35:23quand même.
35:24Ah bon ?
35:24Ah oui.
35:25Mais tu as dit
35:25qu'il faudrait des personnes
35:27comme moi autour de Cyril.
35:28Mais ça ne veut pas dire
35:28que moi,
35:29je veux être.
35:30Et de toute façon,
35:31Cyril m'a promis plusieurs fois
35:32et Cyril,
35:33il a l'habitude de promis
35:34tout le monde.
35:34De la même façon
35:35qu'il a promis Loana aussi
35:36d'être chroniqueuse.
35:38Il faut arrêter
35:39de dire ma chérie
35:40à tout le monde
35:40qui ne viennent jamais.
35:43Moi,
35:43je suis comme ça,
35:44je dis ce que je pense.
35:45Et ça ne veut pas dire
35:48que je n'ai pas beaucoup
35:49de respect et d'amour
35:49pour Cyril.
35:50J'ai beaucoup.
35:52Mais je n'ai pas envie
35:54d'être une fève à loi
35:55pour Cyril.
35:55Je suis suffisamment fort
35:57pour avoir ma propre émission.
35:58Maintenant,
35:59Cyril,
35:59tu sais ce que tu dois faire.
36:00Voilà.
36:01Ok,
36:01très bien.
36:02C'est fait.
36:02Alors,
36:04on repart sur Charlie Hebdo.
36:06Est-ce qu'aujourd'hui,
36:08on peut rire de tout ou pas ?
36:10Est-ce que ça va trop loin ?
36:11Est-ce que la couve
36:12de Charlie Hebdo
36:13est trop ?
36:15Est-ce que c'est trop ?
36:16Est-ce que c'est de trop ?
36:16On a vu beaucoup de réactions
36:17sur les réseaux sociaux.
36:18On y revient juste après
36:19cette petite pause.
36:20Restez avec nous
36:21sur Sud Radio.
36:21A tout de suite.
36:23Sud Radio.
36:25Parlons vrai.
36:27Sur Sud Radio,
36:28il est 20h41.
36:28Nous sommes en direct.
36:30Sur Sud Radio.
36:31Déjà 41.
36:33C'est quoi cette pub ?
36:37Je ne comprends pas
36:38ce que ça sert à quoi
36:39cette pause.
36:41On a la meilleure émission
36:42du monde.
36:43On a des pubs
36:43d'une seconde.
36:44J'avais vu ça.
36:45Vincent a trop parlé,
36:46on n'a plus de temps.
36:48Comment ?
36:48Vincent a trop parlé,
36:49on n'a plus de temps.
36:50Arrêtez maintenant,
36:51c'est ma faute.
36:52Vas-y, à toi,
36:53président Gab.
36:54Président Gab,
36:55tu m'as fait peur.
36:56J'ai dit,
36:56attends,
36:56mais qui parle ?
36:57C'est la voix.
36:59J'ai mis en,
37:00mais c'est la voix.
37:01C'est la voix
37:02de Secret Story.
37:04Est-ce que toi,
37:05tu penses qu'on a le droit
37:06au blasphème ou pas ?
37:09Oui, oui,
37:09je pense, oui.
37:10Je pense que c'est important.
37:11Maintenant,
37:12la manière dont on traite
37:14le blasphème,
37:15encore une fois,
37:15dans les caricatures,
37:16dans les médias,
37:17elle est primordiale.
37:18Si on fait ça juste
37:19pour blesser
37:19en se cachant
37:21derrière le droit au blasphème,
37:24là,
37:24ça devient
37:27juste de la méchanceté gratuite.
37:29Et là,
37:29je suis totalement contre.
37:30maintenant,
37:31est-ce qu'on a le droit
37:31de blasphémer ?
37:32Oui.
37:33Qui pose justement
37:34les limites ?
37:34Alors,
37:35justement,
37:35moi,
37:35j'ai envie de comprendre
37:36un truc.
37:36La liberté d'expression.
37:38Parce qu'il se passe
37:39beaucoup de choses
37:39autour de la liberté
37:40d'expression.
37:41ça termine
37:42où l'autre commence,
37:43en fait.
37:44C'est surtout,
37:44on pose la question,
37:45peut-on rire de tout ?
37:46Mais est-ce que c'est drôle ?
37:47Alors,
37:47on peut rire de tout,
37:48mais il y a des trucs pas drôles.
37:49Ça, c'est pas drôle,
37:50c'est gratuit.
37:51Bah oui,
37:51c'est ça.
37:51Mais qui juge
37:51de ce qui est drôle ou pas ?
37:53C'est pareil.
37:53Mais alors,
37:54oui,
37:54c'est vrai,
37:54il a raison.
37:55Qui juge de ce qui est drôle ou pas ?
37:56Il y a une petite objectivité
37:58à un moment donné quand même.
37:59Un minimum quand même.
38:00Un peu ?
38:00Pas nécessairement.
38:01Juste,
38:02on peut reconnaître des blagues ?
38:03Sur le sujet de...
38:04Pardon.
38:05Non,
38:05vas-y,
38:05vas-y.
38:07Non,
38:07j'allais dire,
38:07je vais prendre un exemple
38:08par exemple sur Déproge,
38:09qui est un exemple assez vieux.
38:10Non,
38:11tu peux pas faire ça maintenant,
38:12tu peux pas faire ça aujourd'hui.
38:14On est trop gros que tout ça maintenant.
38:15Je prends un exemple
38:16sur la limite de l'humour.
38:17C'est qu'à l'époque,
38:18Déproge,
38:19quand il a fait un sketch
38:20sur le cancer,
38:20tout le monde lui est tombé dessus,
38:21il s'en est pris plein à la tronche.
38:23Quelques mois plus tard,
38:23on s'aperçoit que Déproge,
38:24il est décédé d'un cancer.
38:26Est-ce qu'à l'époque
38:28où Déproge,
38:29il a fait son sketch,
38:30on aurait dû lui laisser
38:30faire son sketch ou pas ?
38:32Bah oui.
38:33Ah bah oui.
38:33Est-ce qu'il n'est pas légitime,
38:34lui, en tant que malade,
38:35à faire un sketch là-dessus ?
38:36Mais c'est pour ça,
38:37pour moi,
38:37on peut rire de tout,
38:38mais ça dépend
38:38quel est le message derrière.
38:39Moi, je trouve que Loana,
38:40il n'y en avait pas.
38:41Moi, je trouve,
38:41regardez,
38:42on parle depuis tout à l'heure
38:43des comportements
38:44de l'émission
38:46avec Cyril Hanouna,
38:47quand il avait reçu Loana
38:49qui n'arrivait pas
38:49à s'exprimer
38:50parce qu'elle était
38:50en choc post-traumatique,
38:52je ne sais pas
38:53si on peut dire ça comme ça.
38:54On peut dire ça comme ça.
38:55Et il a été questionné
38:58là-dessus
38:58à l'Assemblée nationale,
38:59je crois,
38:59il me semble,
39:00lors de son audition parlementaire.
39:05Aujourd'hui, en télé,
39:06il y a des règles en radio aussi.
39:07On ne peut pas tout dire
39:08avec l'ARCOM,
39:09tout le temps.
39:11Aujourd'hui,
39:11les médias écrits,
39:12est-ce qu'ils ont ?
39:13C'est une question que je me pose
39:14et peut-être Florian
39:14va nous répondre.
39:16Est-ce que ces médias écrits,
39:17pourquoi eux,
39:18ils n'ont pas les mêmes règles
39:18que les autres finalement ?
39:19Il y a la déontologie
39:21du journaliste,
39:22c'est-à-dire que tu ne dois
39:22pas dire de mensonge
39:24dans tes journaux
39:24ou si tu le fais par erreur,
39:26tu te rattrapes.
39:27Mais aujourd'hui,
39:28la presse est libre
39:29et peut s'exprimer librement.
39:31Donc oui,
39:31les caricatures
39:32peuvent être publiées
39:33sans problème.
39:34C'est ce qu'on appelle
39:34le droit d'informer.
39:36Mais malheureusement,
39:37oui,
39:37il n'y a pas de...
39:37À part si vraiment
39:38on tombe dans la diffamation
39:40et là,
39:41ce n'est plus de la caricature
39:42et donc on tombe
39:43sous le coup de la loi.
39:43Mais on peut rire...
39:44Enfin,
39:45la loi autorise en tout cas
39:46la parution de caricature.
39:48Mais regarde,
39:48Cyril avait été interrogé
39:50à l'Assemblée justement
39:51pour cette interview
39:53à Loana.
39:54Tu vois,
39:54il y a la 16ème...
39:55La 16ème...
39:56L'ARCOM ?
39:57L'ARCOM !
39:58L'ARCOM !
39:59L'ARCOM !
39:59L'ARCOM !
40:01Il y a quelque chose magie là !
40:04L'ARCOM !
40:04Je ne reviendrai pas
40:05sur les 5ème.
40:06C'est l'ARCOM !
40:07Sur l'ARCOM !
40:10Sansé,
40:10t'inquiète pas.
40:11Valentin,
40:11ça arrive.
40:12On se comprend.
40:14L'ARCOM,
40:14du coup,
40:16concernant la télé,
40:17la radio,
40:18pourquoi aujourd'hui
40:19les médias écrits ?
40:19Parce que,
40:20imagine,
40:21aujourd'hui,
40:21tu es à l'émission
40:22de Cyril Hanouna,
40:23tu ne vas pas me faire croire
40:24une seule seconde
40:24qu'il aurait diffusé
40:26un portrait comme ça
40:27sur son émission.
40:28Il aurait eu un scandale
40:30universel,
40:30les amis.
40:31Je pense que vraiment,
40:31il y aurait eu l'ARCOM
40:32qui lui serait tombé dessus,
40:34etc.
40:34On est d'accord là-dessus ?
40:36Donc,
40:36pourquoi,
40:37aujourd'hui,
40:37on n'applique pas
40:38les mêmes règles
40:38à tout le monde ?
40:39À la télévision,
40:40il y a la maîtrise de l'antenne.
40:41C'est-à-dire qu'à la radio,
40:42à la télévision,
40:42tu dois maîtriser ton antenne.
40:44Ce que tu fais
40:44si quelqu'un dit une bêtise
40:46ou quelque chose
40:47qui est dangereux...
40:47Comme il a fait
40:48Vincent Toulard,
40:48je lui dis
40:48ça n'engage que toi !
40:49Ça n'engage que toi !
40:50Donc,
40:51tu dois maîtriser ton antenne.
40:53Quand on sort un journal,
40:54il n'y a personne avant
40:55qui peut dire
40:56oui ou non
40:56à part une rédaction.
40:58Donc,
40:58c'est au moment
40:59où ça paraît
40:59qu'on voit
41:00si c'est un good buzz
41:01ou un bad buzz.
41:02Ça vient de là.
41:03Oui, d'accord,
41:04mais tu reconnais quand même
41:05que c'est un peu...
41:05Ce n'est pas équilibré.
41:08Après,
41:08c'est des règles
41:09qui diffèrent.
41:10C'est un peu triste,
41:11on en a parlé vite fait.
41:12Il y a des humoristes,
41:13par exemple,
41:13ils prennent directement
41:14le créneau trash.
41:16Et Charlie Hebdo,
41:17je ne sais pas
41:18si on peut dire trash,
41:19mais en tout cas,
41:19c'est satire,
41:20caricature.
41:20on peut dire trash.
41:22C'est vrai que du coup,
41:23si tu as pris ce créneau
41:24à la base,
41:25ça passe mieux.
41:26Est-ce que ça t'est déjà arrivé
41:27toi Nina
41:27de faire des blagues
41:28sur un sujet
41:30qui a blessé les gens ?
41:32Je ne crois pas.
41:34Je ne crois pas
41:35être allé là.
41:36personne ne m'a...
41:37J'ai peut-être eu déjà
41:38deux ou trois commentaires.
41:38quelqu'un t'a signalé,
41:39peut-être,
41:40mais je ne pense pas.
41:42En fait,
41:42déjà,
41:42moi,
41:42je me moque de moi.
41:43Je désamorce souvent.
41:45Je pars de moi.
41:46Parce que justement,
41:48personne ne peut rien te dire
41:48si tu parles de toi.
41:49Bien sûr.
41:51Même si après,
41:52tu l'étends à un sujet
41:52plus général,
41:53moi,
41:53c'est mon ressenti,
41:54c'est mon vécu,
41:55tu ne pourras rien dire.
41:56Bien sûr.
41:56Après,
41:57si je parle d'un truc
41:58que je ne connais pas du tout
41:59et que je commence à dire
42:01des conneries,
42:02en fait,
42:02la question,
42:02c'est aussi,
42:03est-ce qu'on dit
42:03des trucs vrais
42:04qui ont un sens ?
42:05Et est-ce que vous connaissez
42:06le sujet dont tu parles ?
42:07C'est ça.
42:07Le problème est là.
42:08Parce que moi,
42:09je regarde énormément
42:10Fabrice Hébrouille
42:11que j'adore.
42:12Et lui,
42:13il me fait rigoler.
42:13Et même quand il touche
42:14Fabrice Hébrouille,
42:16quand lui,
42:17il touche des sujets
42:18qui sont très sensibles,
42:19en fait.
42:20Mais il arrive
42:20à faire passer ça.
42:21C'est trop bien de toucher
42:21les sujets sensibles.
42:22Mais c'est magnifique.
42:23C'est magnifique
42:23de ramener cette lumière
42:25sous cette chose-là
42:26et faire que les gens
42:27puissent comprendre
42:28qu'est-ce qui se passe.
42:29et il le fait avec brilleux.
42:31Il a habitué les gens.
42:32Je ne sais pas.
42:32Il a fait avec brilleux.
42:34Je parlais de Redouane Bouguera-Bas
42:35qui peut dire
42:36fils de pute tout le temps.
42:37Si moi, du jour au lendemain,
42:38je dis fils de pute à quelqu'un,
42:40là, ça va être mal pris.
42:41Ça va être très bizarre.
42:42Alors que lui,
42:43je sais bien qu'il ne dit pas tout ça.
42:44Il a imposé son style.
42:46Moi, j'arrive,
42:47je dis ça.
42:48On va penser
42:49que je le pense vraiment.
42:50Bien sûr.
42:51Et président Gab,
42:52est-ce que toi,
42:52tu t'es mis des barrières
42:53sur tes vidéos ?
42:54Est-ce que tu te mets des limites
42:55ou pas ?
42:56Est-ce qu'il y a des sujets
42:56que tu ne veux pas aborder,
42:57par exemple ?
42:59Il n'y a pas de sujets
43:00que je ne veux pas aborder,
43:01mais il y a des sujets
43:02sur lesquels je reçois
43:02beaucoup plus de critiques
43:03que d'autres.
43:04J'ai fait pas mal de sujets,
43:05typiquement,
43:06sur l'affaire Epstein.
43:08Donc, je me suis pris
43:09des menaces partout.
43:12J'ai eu aussi
43:12beaucoup de commentaires antisémites
43:14dans les commentaires.
43:16J'ai fait plusieurs vidéos
43:17et j'en ai fait une autre.
43:18Sache bien que tu n'es pas antisémite
43:20en parlant d'Epstein.
43:22Je ne pense pas
43:23qu'il est antisémite
43:24tout simplement
43:25en train de parler
43:25de quelque chose
43:26qui est vrai.
43:28Non, ce n'est pas ça, lui.
43:29Non, mais il y avait
43:29des commentaires de personnes
43:31sur ma vidéo
43:32qui étaient antisémites.
43:33Ok.
43:33Oui, oui,
43:33c'était pas ça.
43:34Maintenant, on parle
43:35de n'importe quoi,
43:36il y a des commentaires antisémites.
43:37Donc, quoi qu'il arrive,
43:39T'inquiète,
43:40moi, je contrôle les médias,
43:41mon frère,
43:41on est ensemble.
43:44On est ensemble,
43:45t'inquiète.
43:45J'ai eu le droit à ça,
43:46dit une petite fois.
43:48Et donc, pardon ?
43:49Et donc, non, non,
43:50je ne me bride pas.
43:51Je pense qu'il ne faut pas
43:52se brider, au contraire,
43:52que ce soit sur l'humour
43:53ou que ce soit
43:54dans le traitement médiatique.
43:55Il ne faut surtout pas
43:56se brider.
43:56Maintenant, il faut être honnête aussi.
43:58Moi, quand je parle
43:58du sujet de l'OANA,
44:00quand je parle des caricatures
44:01de Charlie Hebdo,
44:02je le fais aussi à dessin
44:03parce que je sais
44:04que c'est un sujet
44:05de l'actualité,
44:06c'est un sujet
44:06où il y aura
44:06de l'interaction
44:08avec du débat.
44:09Et je sais que forcément,
44:11ça va créer
44:11de l'engagement
44:12sur mes contenus
44:13et que je vais faire
44:13plus de vues.
44:14Donc toi, tu fais des sujets
44:15sur l'OANA
44:16parce que tu sais
44:17que ça va faire parler ?
44:19C'est honnête de sa part
44:20de le dire.
44:20C'est honnête de sa part.
44:21Oui, moi, j'ai trouvé ça
44:22vraiment très honnête
44:23de sa part de le dire.
44:26Mais c'est ce que font
44:27tous les médias.
44:27C'est ce que vous faites
44:28aussi ce soir.
44:29Bien sûr, tu as raison.
44:30Donc, on fait tout ça, finalement.
44:33Non, mais il a raison.
44:34Moi-même, à l'époque,
44:35quand j'étais blogueur
44:36télé-réalité,
44:37dès qu'il y avait
44:38une information comme ça,
44:39c'est triste,
44:39mais je la prenais
44:40pour me donner
44:42de l'interaction
44:42sur mon profil.
44:44Mais c'est ça
44:45qui est triste, en vrai,
44:46quand même.
44:46Oui, mais finalement,
44:47on est en train de critiquer
44:48quelque chose
44:48qu'on fait nous-mêmes.
44:49Oui, mais oui.
44:50Non, mais il faut le dire.
44:51Pardon, mais c'est la vérité.
44:53On est en train de critiquer.
44:54Le débat est intéressant
44:56aussi de manière générale.
44:57Oui.
44:58Enfin, je veux dire...
44:59Les discussions...
45:00C'est ce que j'ai dit
45:00l'autre jour
45:01sur une autre antenne.
45:03C'est que pour moi,
45:04aujourd'hui,
45:06la mort de Loana
45:07est devenue
45:07un sujet de société.
45:09C'est-à-dire qu'on doit
45:10se remettre en question.
45:11Alors, je pense que
45:12personne n'est responsable
45:13de la mort de Loana.
45:14Je pense que malheureusement,
45:15et puis,
45:16c'est aussi
45:17une personne, des fois,
45:18qui refusait de l'aide.
45:19On ne peut pas forcer
45:22quelqu'un
45:22qui n'a pas envie
45:23d'être aidé.
45:24C'est compliqué.
45:24Donc, c'est trop facile
45:25aujourd'hui de jeter la pierre
45:26à Pierre-Paul-Jacques
45:28et de dire
45:29c'est ta faute, ta faute.
45:29Je pense que c'est très dur
45:30de donner responsable.
45:32Mais est-ce qu'elle était consciente
45:33qu'elle avait besoin d'aide aussi ?
45:35Après, je pense qu'il manquait
45:36un pilier.
45:36Je suis d'accord.
45:37Il manquait un pilier
45:38dans la vie de Loana.
45:39Je pense qu'elle était
45:40malgré tout très seule.
45:41Et il lui manquait un pilier.
45:42Chaque personne
45:43qui est en dépression
45:44doit se raccrocher
45:45à quelque chose.
45:46Moi, je sais que quand j'ai vécu
45:46ma dépression
45:47dans le cadre de mon cyberharcèlement,
45:49heureusement que j'avais mon mari
45:50qui était avec moi H24.
45:51Et ça, c'est une vérité.
45:52Sinon, je n'aurais pas tenu.
45:53Je pense que Loana
45:54lui manquait un pilier
45:55avec quelqu'un
45:55qui la pousse vers le haut
45:56et qui l'accompagne.
45:58Et ça, c'est vrai que...
45:59Et c'est ça que chacun de nous
46:00aurait dû faire quelque part.
46:02Moi, je pense.
46:03C'est pour ça que
46:04la mort de Loana aujourd'hui
46:06ne doit pas aller
46:07nous pousser
46:08à chercher des responsables
46:09parce que finalement,
46:09on est en train de faire
46:11tout ce qu'on se reproche.
46:12C'est-à-dire qu'on se reproche
46:14tous les uns les autres
46:15de dire
46:15OK, tout le monde parle de Loana.
46:16Tout le monde fait ci.
46:17Tout le monde veut être son ami.
46:18Tout le monde dit que c'est son ami, etc.
46:19Mais finalement,
46:20tout le monde critique tout le monde
46:21et on est en train
46:21de tous se faire vivre
46:23ce que Loana a vécu.
46:24C'est-à-dire des insultes,
46:26des critiques,
46:27de la souffrance.
46:28Moi, je pense qu'aujourd'hui,
46:29Loana, ça doit plutôt être
46:31un modèle de compassion
46:33et de se dire
46:33OK, est-ce qu'on peut peut-être plus
46:35se regarder les uns les autres
46:36et est-ce qu'on peut peut-être plus
46:38apporter de la bienveillance
46:39sur les réseaux sociaux
46:39et je ne vais pas dire grâce
46:42parce qu'il n'y a pas de grâce
46:43au décès de quelqu'un,
46:45pas grâce à la mort de Loana,
46:46mais est-ce que suite
46:48à la mort de Loana,
46:49est-ce qu'on peut se remettre
46:50tous en question en disant
46:51est-ce qu'on peut s'apporter
46:52plus de bienveillance
46:53sur les réseaux sociaux ?
46:54Mais c'est ça que je dis tout le temps
46:55et je l'ai dit dans une...
46:57Je me rappelle où je l'ai dit
46:58mais je dis
46:59mais quand vous savez
46:59qu'il y a quelqu'un,
47:00qu'il y a un problème,
47:02quand tu as le numéro de téléphone
47:03de la personne,
47:04ça peut être un ami,
47:05ça peut être quelqu'un
47:05que tu rencontres
47:06et ça peut être
47:07une membre de la famille,
47:08appelle la personne
47:09mais n'appelle pas la personne
47:10demain ou après-demain,
47:12appelez tout de suite,
47:13demandez,
47:13tu sais,
47:14juste demander
47:14comment vas-tu en fait ?
47:17Parce que les choses veulent
47:18qu'on dise ça va bien
47:19mais par contre
47:20sous le visage de la personne,
47:21l'attitude de la personne,
47:22tu le vois que la personne
47:23ne va pas bien,
47:25tu vois ?
47:25Et nous,
47:26on est en train de parler
47:27et toi,
47:28tu as dit quelque chose
47:29qui est magnifique
47:29et je trouve ça magnifique aussi
47:31de le dire,
47:32c'est en fait
47:32être un peu plus bienveillant
47:34envers les uns
47:35et les autres
47:36et en fait,
47:37arrêter de,
47:38parce qu'en sachant bien
47:40que quand on achète,
47:41quand on like,
47:42quand on ricane,
47:43quand on rigole,
47:44des choses comme ça,
47:45on est en train de consommer
47:46la souffrance
47:47de quelqu'un d'autre
47:48et c'est quelqu'un
47:49qui est forcément
47:50peut-être malade
47:51sauf faire la différence
47:52parce que certaines personnes
47:53ne sont pas comme moi
47:54tout le monde,
47:55peut-être j'ai une morale
47:56en acier
47:56par rapport à ce que j'ai vécu
47:57et je n'ai plus envie
47:58que quelqu'un me fasse du mal
48:00et c'est pour ça,
48:01peu importe ce que les gens
48:02font ou ce que les gens disent,
48:03écoute,
48:04moi je ne le prends pas,
48:05tu vois,
48:06et certes,
48:08tu vois,
48:09Mathieu Delormeau,
48:09j'ai une certaine vécu
48:10avec lui,
48:11c'est pour ça,
48:11je pourrais dire
48:12ce que je dis,
48:13en fait,
48:13quand je n'ai pas une vécu
48:15avec quelqu'un,
48:15quand je ne connais pas
48:16quelqu'un,
48:17quand la personne,
48:18moi je ne dis rien,
48:19mais par contre,
48:20quand moi je connais
48:21quelqu'un,
48:21quand je vois l'hypocrisie
48:22en face,
48:23je vais l'appeler
48:24l'hypocrisie
48:25pour ce qu'il est,
48:26l'hypocrisie
48:26et moi,
48:27merci infiniment
48:28de ce que tu as dit,
48:30un peu plus de bienveillance
48:31envers les uns et les autres
48:33et ça,
48:33je trouve que les gens,
48:35ça manque de nos joues
48:36et ça,
48:37je trouve ça inadmissible.
48:38Je pense que le cas
48:39Loana,
48:40il est assez particulier
48:41parce que c'était une époque,
48:42c'est la première vraie star
48:44de réalité
48:45qu'il y a eu en France,
48:45même en Europe.
48:46C'est la première,
48:47bien sûr.
48:47C'est la première.
48:49Et c'était une époque
48:50où il y avait un nombre
48:51de chaînes qui était réduite
48:52où elle était dans un cocon
48:53pendant plusieurs mois
48:54où je pense qu'elle n'avait
48:55aucune notion
48:56de la figure
48:57qu'elle était devenue
48:58et on l'a balancée
48:59un peu dans la bergerie
49:01comme ça,
49:02sans non plus
49:03de suivi psychologique
49:04à l'époque
49:04parce qu'on n'était pas préparé
49:06aussi à formater
49:07les stars de Téliaray.
49:07C'est beau ce qu'il le dit.
49:08On ne savait pas l'engouement
49:09qu'il allait y avoir.
49:10Je l'ai vécu.
49:11Je pense qu'aussi
49:11Loana,
49:12elle a un profil
49:13très particulier.
49:14Elle était aussi
49:15en recherche de ça
49:16et tout ce cocktail
49:17a fait qu'on a arrivé
49:19à un drame
49:19et on est tous
49:20co-responsables
49:21de ce drame-là.
49:22Maintenant,
49:22est-ce qu'on va réussir
49:23à avoir plus de bienveillance
49:24suite à ce drame-là ?
49:25J'en doute.
49:27Très sérieusement.
49:28C'est incroyable
49:29que c'est magnifique
49:31ce qu'il vient de dire
49:31parce que moi,
49:32je faisais une émission
49:34il n'y a pas très longtemps
49:35et je disais
49:36la même chose
49:37parce que moi aussi,
49:38tu vois,
49:39je n'avais pas
49:40cette notion
49:41de la notoriété
49:42et des choses comme ça.
49:43Peut-être que j'étais
49:43plus âgée que Loana,
49:44j'étais peut-être
49:45plus âgée.
49:45Mais quand on vous donne
49:47la notoriété comme ça
49:48et finalement,
49:48tu rentres dans la rue
49:49et finalement,
49:50tu ne peux plus rentrer
49:51dans un supermarché
49:52et les gens
49:53sont tout après toi,
49:54effectivement,
49:55c'est très très dur
49:56en fait
49:56et tu as besoin
49:57des gens autour de toi
49:59pour t'aider
49:59à traverser ça.
50:01Et Loana,
50:01elle ne l'avait pas
50:02parce qu'elle avait sa mère
50:04mais sa mère ne comprenait pas.
50:05Elle avait...
50:06Sauf finalement,
50:07on lui a jeté
50:08tout voir en partout
50:09et finalement,
50:10on ne s'en est pas occupé
50:11de ce que l'après
50:12parce que l'après
50:13est très nécessaire.
50:14Et on a vu
50:14les après pour d'autres personnes
50:16qui sont mortes de sa FX
50:18comme je l'ai dit
50:18et d'autres personnes
50:19et j'espère que
50:22ce qui s'est passé
50:22avec Loana
50:23va servir comme leçon
50:24et un terrain d'études
50:28pour qu'on fasse
50:29par rapport à d'autres personnes
50:30pour que ça n'arrive pas
50:31à d'autres personnes.
50:32Alors, c'est vrai
50:32qu'à l'époque,
50:33les émissions de télé-réalité
50:34c'était les premières
50:34donc c'était un incubateur,
50:37c'était nouveau.
50:38Aujourd'hui,
50:38les émissions de télé-réalité,
50:40il y a des castings
50:41mais il y a aussi
50:41des expertises psychiatriques
50:43avant de rentrer
50:44dans une émission
50:44c'est-à-dire que
50:45Il y en a eu pour nous aussi
50:46il y en a eu pour nous
50:48toutes les émissions
50:49de télé-réalité
50:50il y a un suivi psychiatrique
50:52quand tu es dans l'émission
50:54ou avant l'émission
50:55et pour voir
50:55si tu es apte
50:56de rentrer dans l'émission
50:57en fait.
50:58C'est le après le problème
50:59ce n'est pas avant
51:00et pendant
51:01c'est la suite en fait
51:02et la suite
51:03peut être vraiment dangereuse
51:05pour beaucoup de personnes.
51:06Moi,
51:07quand je regarde
51:08une personne
51:09comme
51:09comment elle s'appelle
51:11Allô quoi ?
51:12Comment elle s'appelle encore ?
51:13Quand je vois
51:14comment
51:14elle a tourné
51:15toutes ces choses-là
51:16et elle a monétisé
51:17ces choses-là
51:18et elle est devenue
51:18une femme forte
51:19en fait
51:20moi
51:21je ne peux pas critiquer
51:22cette fille
51:22parce que moi
51:23je trouve
51:23qu'elle a fait du bien
51:24avec ce qu'on lui a donné
51:26pourtant on ne lui a pas donné
51:27beaucoup
51:28je pense qu'elle était
51:28peut-être plus solide
51:29de base
51:30que Loana
51:32mentalement
51:32quand tu es plus solide
51:33elle a fait ça
51:34et malheureusement
51:35il y a 15 ans
51:36de télé-réalité
51:36avant ça aussi
51:37oui les gens
51:37avaient déjà un peu
51:38les codes
51:39elles connaissaient
51:39les codes
51:40on passe tout de suite
51:41aux questions
51:42flash and cash
51:44les questions
51:45flash et cash
51:45alors les questions
51:46flash et cash
51:47c'est des questions
51:48il nous reste deux minutes
51:49on va y aller d'entrée
51:51Nina
51:52Gérard Depardieu
51:53est visée par de lourdes
51:54accusations
51:55est largement boycottée
51:56dans le milieu du cinéma
51:58son retour inattendu
51:59à l'écran
51:59relance le débat
52:00entre séparation
52:01de l'homme
52:01et de l'artiste
52:03faut-il boycotter
52:04un film à cause
52:05de son acteur
52:05ou juger l'oeuvre
52:06indépendamment
52:06des accusations
52:07qui visent
52:08celui qui l'incarne
52:11non
52:12ça y est
52:12il a fait sa carrière
52:14c'est-à-dire
52:14pour Gérard Depardieu
52:16ça y est
52:16donc tu regardes
52:17le film quand même
52:18non
52:19pour moi
52:19il ne faut pas
52:20c'est pareil
52:20tu le sors
52:22ouais je pense
52:24président Gabb
52:24on le sort
52:25ou on regarde le film
52:27moi je suis embêté
52:28j'ai une affiche
52:28de Woody Allen
52:29derrière
52:29que vous ne voyez pas
52:30parce que c'est flouté
52:31donc je ne suis pas
52:32forcément très objectif
52:32sur le sujet
52:33je suis avec Nina
52:35non
52:35il a déjà fait son carrière
52:36maintenant
52:37ça y est
52:38de côté
52:39président Gabb
52:40dans une prise de parole
52:41sans filtre
52:41Olivier Delacroix
52:42alerte sur les dérives
52:43du monde des médias
52:44évoquant notamment
52:45une banalisation inquiétante
52:46de la drogue
52:47dans ce milieu
52:48le monde des médias
52:48est-il devenu
52:50un milieu toxique
52:50où tout est toléré
52:51où ces dérives
52:52sont-elles exagérées
52:53pour créer du buzz
52:55j'en ai absolument
52:56aucune idée
52:56très bien
52:57Vincent
52:58au coeur d'un divorce
52:59explosif
53:00des accusations très graves
53:01émergent autour
53:01de la protection
53:02d'une mineure
53:03avec une enquête
53:03ouverte pour des faits
53:04potentiellement liés
53:05à la pédocriminalité
53:07faut-il avoir
53:09dans cette affaire
53:10signal d'alerte
53:11sur les dérives graves
53:12ou une instrumentalisation
53:13choc de la pédocriminalité
53:15dans une guerre judiciaire
53:17waouh
53:18mais qui
53:19qui a abusé
53:21le gamin
53:24c'est bien
53:24c'est dans le divorce
53:25d'Adriana Carambeu
53:26dans le divorce
53:27d'Adriana Carambeu
53:27elle accuse
53:27de son ex-mari
53:28d'avoir
53:30eu des violences
53:31je crois
53:31sur sa fille
53:33moi je pense
53:34il faut vraiment
53:34protéger l'enfant
53:36moi c'est
53:37c'est le mental
53:38de l'enfant
53:39la priorité
53:40parce que les parents
53:41vont voir
53:42l'homme midi
53:43à leur porte
53:43et pas celui
53:44de l'enfant
53:45en fait
53:45parce que le papa
53:46il va utiliser
53:47tout ce qu'il peut
53:47pour essayer
53:48de récupérer la fille
53:49elle va utiliser
53:50tout ce qu'elle peut
53:51pour récupérer la fille
53:52pour le moment
53:53je pense
53:53la justice
53:55doit vraiment
53:56faire le nécessaire
53:57par rapport
53:57à le gamin
53:58le gamin pour moi
53:59c'est prémondial
54:00dans cette histoire
54:01et tu as totalement raison
54:02et on finira sur ça
54:03parce que c'est une belle parole
54:05et c'est la vérité
54:05les enfants
54:06avant tout
54:07merci à vous tous
54:08sur Sud Radio
54:09merci Vincent
54:11merci
54:12président Gab
54:13merci Nina Azoulay
54:15je vous retrouve
54:16demain soir
54:16à 20h
54:17sur Sud Radio
54:17et en attendant
54:18restez ici
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