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  • il y a 6 minutes
Retrouvez Magali Berdah Sud Radio du lundi au jeudi de 20h à 21h
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##MAGALI_BERDAH-2026-03-10##


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Transcription
00:00Tous les soirs, du lundi au jeudi, on vit pas dans la même France, cette émission extraordinaire,
00:05cette émission qui ne ressemble à aucune autre, je me fais ma petite promo toute seule les amis.
00:09Voilà, cette émission où on casse un peu les codes, on fait rencontrer deux mondes qui ne se parlent jamais,
00:13deux mondes qui n'ont strictement rien à voir, les personnalités publiques, le monde des influenceurs,
00:18voilà, qui, alors, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, alors je sais pas comment je suis là,
00:21je suis un peu de travers là, sur l'écran, je sais pas ce qu'il se passe.
00:24Les amis, est-ce que tout va bien ? Est-ce que tout roule ? Oui, super.
00:28Alors, j'ai pas de casque, j'ai rien, j'ai pas de micro, je suis complètement, oh, voilà, bravo,
00:33je me sens mieux là, ça y est, je me retrouve avec moi-même, enfin, surtout avec vous, mes auditeurs
00:37préférés.
00:37Alors, chaque soir, se rencontrent deux mondes qui ne se parlent jamais,
00:40il faut savoir que les influenceurs, les personnalités publiques qu'on aime ou qu'on n'aime pas,
00:45on aime les détester, on aime les suivre, on peut les critiquer autant qu'on veut,
00:49mais ils ont un talent, c'est qu'ils arrivent à fédérer des dizaines, des milliers, voire des millions de
00:55personnes
00:55sur leurs réseaux sociaux, c'est un vrai talent, qu'ont un peu plus de mal,
00:59certaines personnalités politiques, à se faire comprendre, à se faire entendre.
01:03Donc, on s'est dit, finalement, pourquoi pas les réunir chaque soir pour parler d'un sujet de société,
01:07pour que les influenceurs représentent un petit peu leur communauté,
01:10et puissent passer un message à travers leur voix, aux gens qui les suivent,
01:15et qui nous regardent ce soir, et peut-être amener plus de gens à la politique,
01:19la vulgariser, la rendre plus accessible.
01:21C'est vraiment l'objectif qu'on s'est donné, et c'est uniquement sur Sud Radio.
01:26Je suis accompagnée chaque soir de notre blogueur national, Varouéco.
01:30Comment ça va, Valentin ?
01:31Ça va très bien, et toi, Magali ?
01:32Bien, et toi ?
01:33Très bien.
01:34Tu sais que depuis que je suis à la radio avec toi, je regarde un peu plus l'actualité,
01:38et j'ai découvert qu'aujourd'hui, c'était la journée mondiale du pyjama.
01:41Oula ! Quelle actu !
01:43Quelle actu !
01:45Je voulais savoir si je pouvais donner une petite info et dévoiler ton pyjama favori,
01:49parce que je le connais par qui, hein ?
01:51Alors, il faut savoir que Magali, c'est une star jusqu'au bout des pieds.
01:54Alors déjà, sur ses pantoufles blanches, il y a marqué Magali Verda gravée dessus,
01:58et en plus, elle a tout le temps son bas fluo rose.
02:02C'est vrai.
02:02Tout le temps.
02:03Oui, c'est vrai.
02:03C'est ton pyjama favori.
02:05Je l'adore.
02:05Voilà.
02:06Et rappelons aussi que le 2 avril prochain, c'est la journée mondiale de la sensibilisation
02:10de l'autisme.
02:11Parfait.
02:12Voilà, il faut le rappeler.
02:13Exactement.
02:13Merci, mon valence.
02:14J'en apprends beaucoup avec toi.
02:15Et comme d'habitude, chaque soir, je regarde tous les commentaires,
02:18et je donnerai les meilleures questions à nos invités.
02:23Et il faut réagir sur le live Magali Verda ou sur Sud Radio sur YouTube.
02:27Exactement.
02:28Notre chaîne, Cher YouTube.
02:29Alors, nous sommes une des plus grandes chaînes YouTube radio de France,
02:34avec 1,2 million d'abonnés, ce qui n'est pas rien, les amis.
02:37Ça augmente de 200 000.
02:38C'est pas ça.
02:39Ah, mais écoute, c'est 1,2 million d'abonnés.
02:40C'est grâce à toi qu'on dit ça.
02:41Tu connaissances.
02:42Et donc, on est en live tous les jours sur Instagram, tous les jours sur YouTube,
02:48et bien sûr, en direct sur vos ondes, les amis.
02:50Et à travers vos écrans, on est ravis d'être avec vous.
02:54Ce soir, on parle d'un thème dramatique, la disparition de Madoua.
02:59Et cette petite fille, ce petit garçon, pardon, excusez-moi, autiste.
03:04Je suis très chamboulée de cette émission parce que c'est une émission qui est très prenante.
03:09Et ça me tenait vraiment à cœur de mettre en avant cette histoire.
03:14Et on arrive à poser une question.
03:16Est-ce que l'État protège-t-il vraiment les enfants autistes et handicapés ?
03:20C'est la question qu'on se pose ce soir.
03:23Alors, pour parler de ce sujet, qui d'autre que Candice Athias, ambassadrice handicap et autisme en France,
03:31qui va débattre avec Cédric Villal, qui est sénateur de la Savoie,
03:36et en plateau avec nous et qui nous fait cet honneur également, c'est Joël Nakache,
03:40la coordinatrice éducative Le Voyage de Jade.
03:44Et c'est vous qui gérez le compte Instagram qui s'appelle Le Voyage de Jade.
03:49Le Voyage de Jade, exactement.
03:51C'est votre fille qui est autiste.
03:54Voilà.
03:55Candice, tu as ton frère aussi qui est autiste.
03:58GG.
03:58GG national.
03:59Star national.
04:01Alors, je vais commencer par présenter nos invités.
04:05Joël.
04:06Alors, Joël, vous êtes la maman de Jade.
04:08et la fondatrice de l'association Le Voyage de Jade.
04:11Votre engagement est né de votre propre histoire familiale,
04:14celle d'une maman qui a choisi de transformer les défis du quotidien en combat positif
04:19pour faire avancer la cause de l'autisme.
04:22Avec votre association, vous accompagnez aujourd'hui des enfants autistes
04:25ou en difficulté d'apprentissage grâce à des outils concrets, visuels et adaptés à leurs besoins.
04:31Exactement.
04:32Vous voulez changer le regard de la société sur la différence
04:35en promouvant une société plus inclusive.
04:38Alors, vous, vous mettez très en avant,
04:41enfin, vous mettez quand même particulièrement en avant votre fille, Jade,
04:44qui est autiste.
04:45Qu'est-ce qui vous a donné l'envie de faire ça ?
04:47Est-ce que vous trouvez que ça a une utilité aujourd'hui
04:51de montrer le quotidien de votre fille ?
04:53Très important.
04:54Qui est autiste.
04:55Très important parce que quand on a appris le diagnostic de l'autisme de Jade,
04:59elle avait deux ans et demi.
05:01et on nous a dit clairement qu'elle ne parlerait jamais.
05:05On nous a donné un avenir bien sombre pour elle.
05:11On nous a prédit un avenir bien sombre pour elle.
05:13Et on s'est dit...
05:14On a écouté, mais on n'a pas entendu.
05:17Voilà.
05:17Et on s'est dit non.
05:19Il n'y a qu'un seul patron.
05:21On sait.
05:22Et puis, nous, on va être autour d'elle.
05:25On va l'entourer d'amour.
05:26On va l'entourer de beaucoup d'affection.
05:28Et puis, on va essayer de montrer que, oui, notre fille est autiste,
05:32mais elle peut faire plein de belles choses.
05:35Et on a gagné.
05:36Parce qu'elle fait plein de belles choses.
05:38Voilà.
05:39Moi, j'ai vu une vidéo...
05:39Il reste encore beaucoup de choses à faire, mais...
05:41Oui.
05:41Voilà.
05:42C'est magnifique.
05:42J'ai vu une vidéo de votre fille qui fait des cours.
05:45Donc, je pense que c'était vous qui étiez en face de la vidéo.
05:48C'est toujours vous qui vous mettez en scène avec elle.
05:50Tout à fait.
05:50On a combattu six ans pour qu'elle aille à l'école.
05:54Ça a été un long combat.
05:56Et puis, elle a eu douze ans.
05:58Et on nous a proposé une classe Ulysse dans un collège public normal.
06:03Et ce n'est pas du tout adapté.
06:04Donc, on a préféré faire école à la maison.
06:06Et ça marche très bien.
06:08Et donc, on la voit en train de choisir si elle va faire 30 minutes de cours ou pas.
06:1330 minutes de cours, je crois.
06:14C'est ça ?
06:14C'est ça, exactement.
06:15Il faut compter à peu près entre 45 minutes et une heure de cours par jour.
06:19Des fois plus.
06:20Ça dépend.
06:21Mais on ne dépasse pas 1h30.
06:22Parce que sinon, après l'enfant, sa fatigabilité est à rude épreuve.
06:26Et donc, ce n'est pas possible.
06:29Et à quoi ressemble votre quotidien aujourd'hui quand vous êtes maman d'une petite fille qui est autiste ?
06:35Quels sont les petits défis du quotidien ?
06:38Les victoires du quotidien ?
06:40Les difficultés également ?
06:43Honnêtement, on met notre vie entre parenthèses.
06:45Je ne suis que la maman de Jade, d'une jeune fille autiste.
06:49C'est le prix à payer pour faire évoluer nos enfants.
06:53Vraiment.
06:54Quand on me dit, mais comment vous faites ?
06:56Je fais.
06:57Pas le choix, surtout.
06:58Pas le choix.
06:59Et je fais.
07:00C'est-à-dire que ma vie tourne autour de Jade.
07:03Voilà, j'ai le papa, j'ai un mari très compréhensif qui est dans la même ligne que moi.
07:09Et sa vie, c'est Jade, Jodie, bien sûr.
07:14Et mes trois autres enfants, parce que j'ai cinq enfants.
07:16Moi, je n'ai pas juste Jade.
07:17Mais tout tourne autour de Jade, en fait.
07:20Toute la famille ?
07:21On vit Jade.
07:22On se couche Jade.
07:24On se réveille Jade.
07:25Voilà.
07:26Et c'est ça qui fait que Jade, elle évolue.
07:28Et puis, on nous a souvent dit de ne jamais partir en vacances,
07:32de ne jamais partir très loin, parce que ce serait très compliqué.
07:36On a fait tout le contraire.
07:37Et oui, bien sûr, ce n'est pas facile.
07:40Oui, bien sûr, c'est compliqué.
07:42Mais c'est aussi le prix à payer pour qu'elle puisse vivre, s'ouvrir au monde.
07:46C'est le regard des autres qui est affreux.
07:47Le regard des autres, c'est affreux.
07:49Aujourd'hui, c'est pire.
07:52Vous voyez, on revient de Miami et on a croisé une personne.
07:57Jade n'était pas très bien, c'est normal.
07:59Le bruit, le monde.
08:01Et elle s'est mise un petit peu à crier, à s'exciter.
08:05Elle n'était pas bien, quoi.
08:07Des gens qui soufflent, quoi.
08:09Et on a beau leur dire...
08:11Vous savez, moi, j'ai eu affaire à une dame qui m'a dit...
08:13Je prenais l'avion pour Malaga et puis la petite, elle avait 4 ans,
08:17elle s'énervait, elle n'était pas bien.
08:19Je lui dis, excusez-moi, je m'excuse.
08:21Je lui dis, je suis désolée, elle est autiste.
08:24Ça va vous excuser qu'un enfant est autiste ?
08:26Ça va lui passer, je vous prie de m'excuser.
08:29Et malgré ça, elle appelle l'hôtesse et elle lui dit, excusez-moi, vous pensez vraiment que je vais voyager
08:34avec ça à l'arrière ?
08:37Là, je ne suis pas restée calme.
08:39Avec ça à l'arrière, ça a été vraiment une...
08:43L'inclusion, c'est à cause des autres.
08:45Ils ne sont absolument pas bienveillants.
08:48Ils sont égoïstes.
08:49Les gens pensent que ça leur arrivera.
08:51Jamais.
08:52Sauf qu'un handicap, que ce soit autisme ou autre, un AVC, un accident, un petit enfant qui peut devenir
08:58autiste,
08:59personne n'est épargné.
09:00Je rappelle qu'il y a 18 millions de personnes en situation de handicap en France.
09:03Oui, alors j'en viens à présenter Candice.
09:06Candice Athias est aussi avec nous ce soir.
09:09Candice Athias, alors que je ne présente plus, mais je la présente quand même.
09:12On te connaît aussi sous le nom L'œil de la connaissance.
09:16À travers ton travail d'accompagnement, tu aides les personnes à mieux comprendre leur parcours, leurs émotions
09:21et à trouver les clés pour avancer.
09:24Tu es aussi ambassadrice de l'association Le Silence des Justes,
09:27très engagée dans l'accompagnement des personnes sur le spectre de l'autisme et de leur famille.
09:32Un engagement qui te tient particulièrement à cœur, notamment parce que tu es aussi sœur aidante,
09:38on peut le dire, avec ton frère Gégé, qui est devenu une star nationale,
09:42qui se trouve lui-même sur le spectre de l'autisme.
09:47Voilà, donc on va y revenir juste après cette petite pause sur Sud Radio.
09:52Restez avec nous, on va vous parler de Gégé et du combat de Candice.
09:56Et ensuite, on présentera aussi notre sénateur ce soir, qui nous fait l'honneur d'être avec nous,
10:00Cédric Vial, sénateur de la Savoie.
10:03Restez avec nous sur Sud Radio, à tout de suite.
10:05Sud Radio, parlons vrai, Sud Radio, parlons vrai.
10:10Magali Berda, Sud Radio, on vit pas dans la même France.
10:15Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h14, nous sommes en direct.
10:19On vit pas dans la même France, deux mondes qui s'opposent,
10:22qui ne se parlent jamais, qu'on retrouve tous les soirs sur Sud Radio.
10:25Et on est ravis de cette émission qui casse un peu les codes
10:27et qui permet à des gens de pouvoir s'exprimer et de parler de sujets de société sur les réseaux
10:32sociaux,
10:32de les ramener de la radio aux réseaux sociaux,
10:35et d'intéresser certaines personnes qui ne s'y intéresseraient pas pour faire avancer notre pays.
10:40Parce qu'on s'est bien rendu compte d'une chose depuis qu'on a fait cette émission,
10:43donc depuis le 1er septembre, c'est que la politique, et on n'en a pas conscience,
10:47est vraiment au cœur de notre pays.
10:49Les amis, il faut absolument aller voter.
10:51Bientôt, vous avez des élections municipales, il faut voter parce que...
10:53Libérez Paris !
10:54Non, non, merci.
10:56Non, non, on ne parle pas de...
10:58Surtout, on ne parle pas de candidats,
11:02mais c'est important que tout le monde s'intéresse à la politique de notre pays,
11:06parce qu'elle régit notre vie au quotidien.
11:11Voilà, donc on a présenté Candice juste avant cette pause.
11:14Candice, donc toi, qu'est-ce qui t'a donné envie d'être sur les réseaux sociaux ?
11:20Moi, j'ai ouvert mon compte il y a un an et demi, de manière publique.
11:23À la base, c'est parce que je suis l'œil de la connaissance,
11:25parce que tu sais que j'ai un don qui défie la science,
11:28ça, on ne peut pas dire le contraire.
11:30Et il vient d'où ?
11:31De l'autisme.
11:33Du canal autistique de mon frère, Gégé, qui ne parle pas.
11:35Alors, pour toi, je dis bien pour toi,
11:39l'autisme...
11:40C'est avéré, les médecins ne peuvent pas dire le contraire.
11:43L'autisme est une sorte de canal, c'est ça ?
11:45Tout à fait.
11:46Et donc, tu...
11:46Ce n'est pas une maladie, c'est un spectre.
11:48Voilà, donc toi, tu considères que l'autisme n'est pas une maladie,
11:52mais c'est un spectre ?
11:54Non, c'est un spectre, il le dit les médecins.
11:55C'est un spectre.
11:56Ce n'est pas une maladie.
11:57Ce n'est pas une maladie.
11:58Ce n'est pas une maladie.
11:58Et donc, est-ce que c'est difficile aujourd'hui, justement,
12:01comme ce n'est pas reconnu comme une maladie,
12:02est-ce que c'est plus difficile le traitement des enfants
12:06ou des personnes autistes en France ?
12:09Oui.
12:10Oui, parce que...
12:13Quand on dit que c'est un handicap, ce n'est pas une maladie,
12:15oui, c'est vrai.
12:17Mais l'autisme engendre beaucoup de maladies.
12:21Quand vous avez...
12:21Moi, j'ai ma fille qui a constamment des problèmes de constipation,
12:26il y a beaucoup d'enfants qui ont des crises d'épilepsie,
12:29beaucoup d'enfants autistes.
12:30C'est une maladie.
12:31Donc, certes, c'est un handicap,
12:33mais ça enclenche pas mal de maladies derrière.
12:36Et donc, ce n'est pas évident,
12:37parce qu'on passe à côté de beaucoup de pathologies.
12:41Si les parents ne sont pas derrière,
12:42ne sont pas impliqués,
12:45nous, on est passé à côté d'une occlusion intestinale
12:48en nous disant, j'arrive aux urgences,
12:50et on me dit, mais écoutez, vous êtes dans le déni,
12:51votre fille, elle fait une crise autistique.
12:53Non.
12:54Ils ne sont pas formés, le problème est là.
12:56Le gouvernement ne forme pas.
12:57On va venir au débat.
13:00Tu voulais savoir pourquoi je suis venue sur les réseaux sociaux pour l'autisme ?
13:03Parce que j'étais quand même assez connue en tant qu'œil de la connaissance.
13:06Déjà, ça vient de Jérémy, tu le sais.
13:08On a la plus grande association de France, qui est Le Silence des Justes.
13:11D'ailleurs, le film Hors Normes a été fait par Toleda Nonakache,
13:14avec Vincent Cassel et Reda Kateb,
13:17sur l'avis de l'association.
13:18Aujourd'hui, cette association répond à des besoins qu'ont les enfants autistes.
13:24Malheureusement, ils ne peuvent absolument pas pousser les murs.
13:27Pourquoi ? Parce que le gouvernement ne prend absolument pas en charge ces enfants-là.
13:32Clairement, ils se battent depuis plus de 30 ans, l'association.
13:35Ils ont très peu d'aide les concernant, c'est-à-dire ils vivent de dons.
13:39J'ai voulu utiliser ma notoriété pour ceux qu'on ne l'entend pas.
13:43Parce que tu sais, moi je l'ai vu avec l'histoire de Petit Madoa, clairement.
13:47Des personnes extrêmement connues, même du gouvernement, même ceux qui me suivent,
13:51n'ont pas pris deux secondes, deux secondes,
13:54pour repartager un enfant autiste qui a disparu.
13:57C'est-à-dire clairement, on est dans une société d'égoïstes.
14:00Et l'autisme pour eux, ça ne leur parle pas.
14:03C'est-à-dire que c'est quelque chose qui n'est ni un électorat, ni intéressant.
14:07Ils ne savent pas quoi en faire.
14:08La preuve en est, ce sont des associations qui doivent s'en occuper.
14:11Il n'y a pas de structure, que ce soit dans les écoles,
14:14ils sont déscolarisés, étant donné que les professeurs ne sont pas formés à l'autisme,
14:19donc on subit un harcèlement scolaire.
14:21Tu arrives à l'hôpital, les enfants autistes, les médecins ne sont pas formés à examiner des autistes.
14:26Les infirmiers non plus.
14:27C'est-à-dire que tu t'es obligé de faire une analyse générale pour leur enlever une dent.
14:30Pour une migraine, l'enfant doit rester des mois sans traitement.
14:35Tu as Rhapsody, qui s'occupe pour les autistes,
14:38mais il y a un seul en France.
14:40C'est-à-dire qu'il doit attendre plusieurs mois pour se faire soigner.
14:42C'est quoi Rhapsody ?
14:43C'est pour les dentistes spécialisés, pour pouvoir s'occuper des autistes.
14:48Pourquoi ? Parce que chaque autiste est différent.
14:50Donc si tu veux, c'est une double peine pour eux.
14:53Ils arrivent en pleine nuit, il y a un problème aux urgences,
14:55ils rentrent tous eux.
14:56Aujourd'hui, l'État n'a pas fait en sorte que les personnes en situation de handicap ou d'autisme
15:01et un statut, puisqu'ils ont un statut vulnérable,
15:05un statut d'urgence, c'est-à-dire un enfant autiste,
15:08ne peut pas attendre 4 heures aux urgences.
15:10C'est impossible.
15:12Admettons qu'ils les font passer, ce qui n'est pas possible aussi,
15:14ils ne peuvent même pas les soigner.
15:16Parce que les médecins ne sont pas formés pour le faire.
15:19Donc imagine-toi qu'il y a des milliers d'enfants autistes en France aujourd'hui
15:24qui sont perdus.
15:24Je ne parle même pas des parents qui divorcent,
15:26qui ne peuvent plus travailler,
15:28puisque personne ne peut garder leur gosse.
15:29mais ce n'est pas le problème des autres.
15:32Pourquoi ?
15:32Parce qu'ils ne l'ont pas chez eux.
15:34C'est pour ça que ma mère l'a gardée des années et des années à la maison.
15:37Et que c'est elle qui a fait en sorte qu'il évolue.
15:40Sinon, le gosse termine en hôpital psychiatrique.
15:42Simplement, Magali, tu m'écoutes ?
15:43Je t'écoute totalement.
15:46Je parle à Marie-Fla en même temps.
15:47Moi, ce que je voulais faire déjà,
15:48c'est remercier Magali Berdard.
15:50Parce que je ne le fais pas assez.
15:51Et je te le dis, clairement.
15:52Je le fais.
15:53Parce que les gens peuvent penser les choses sur toi.
15:56Depuis le début, tu as été là pour la plus grande manifestation
15:59pour le handicap qu'on a fait l'année dernière.
16:01Je te rappelle qu'aucun élu n'est venu à part.
16:02J'ai un mi-réglère, clairement.
16:04Ils étaient tous très occupés.
16:05Ils ont reçu des messages sur leur téléphone.
16:07Ils font semblant de rien.
16:08Ils ne bougent absolument pas.
16:09Tu as toujours répondu oui.
16:10Alors qu'à la base, toi,
16:11ce n'est pas ton univers.
16:14Tu n'as rien à gagner.
16:15Je te le dis, à part te faire escanter en disant
16:17que tu profites du système alors que pas du tout.
16:19Tu réponds toujours oui.
16:20Aujourd'hui, tu as déprogrammé,
16:22alors que je devais passer jeudi,
16:24tes émissions,
16:25parce que je rentrais de Touloumi hier,
16:27pour m'avoir ce soir,
16:28parce que tu devais parler du petit Madoua.
16:31Tu as tout déprogrammé avec Florian.
16:33Je remercie Sud Radio, d'ailleurs,
16:34qui est la seule radio qui répond présent
16:36pour le handicap en permanence.
16:38Et la seule, d'ailleurs.
16:39La seule, parce que j'ai envoyé à d'autres.
16:41Comme d'habitude, tu es la seule qui dit oui.
16:42Pour cela, Magali, je te remercie du fond du cœur
16:45de la part de tous les parents,
16:46tous les enfants autistes et de l'association.
16:48Merci.
16:50Merci à vous.
16:50C'est à vous qu'il faut remercier.
16:53Vous faites un combat formidable.
16:54Moi, je suis maman, j'ai des enfants.
16:56C'est vrai que je me dis qu'on a de la chance
16:59d'avoir des enfants qui...
17:01En fait, je ne peux pas dire de la chance
17:03parce que je ne peux pas vous dire
17:05que vous avez de la malchance
17:06d'avoir une petite fille qui s'appelle Jade
17:07et qui a l'air sublime et qui est magnifique
17:09et qui est vivante.
17:11Tu te rends compte que tu n'as pas
17:12un problème supplémentaire à gérer.
17:13C'est ça que tu veux dire.
17:14Je me dis qu'on ne se rend pas suffisamment compte
17:18peut-être de la difficulté de vie
17:21de certaines personnes.
17:22Et nous, on se plaint constamment
17:23pour des broutilles.
17:26Et donc, pour moi...
17:27Et puis, un enfant, c'est tellement précieux.
17:29Je veux dire, on vit pour nos enfants.
17:30Comme vous avez dit tout à l'heure, Joël,
17:32vous vivez Jade, vous dormez Jade.
17:34C'est clair.
17:35Candice, elle dort GG,
17:37elle se lève GG.
17:38Bien sûr.
17:38Non, mais c'est vrai
17:39parce qu'on voit Candice
17:41sur les réseaux
17:42avec sa personnalité
17:43qui est le rôle des dents
17:45dans la fratrie.
17:46C'est une perte très importante.
17:47On se dit,
17:48moi, d'un point de vue extérieur
17:50et d'un regard extérieur,
17:52que ferait GG sans Candice ?
17:54Et qu'est-ce que je ferais sans GG ?
17:56Oui, bien sûr.
17:57Je veux dire, en fait, ça t'apporte.
17:58Mais quand même,
17:59l'entourage des personnes autistes,
18:01et moi, je le vois
18:02à travers vos réseaux sociaux,
18:03et nous, on se rend compte
18:04à travers vos réseaux sociaux,
18:05ce que vous montrez au quotidien,
18:06que si vous n'êtes pas là,
18:08vous, les accompagnants,
18:10si vous n'êtes pas là,
18:11vous, la personne...
18:12Et puis, on n'est pas tous armés
18:13psychologiquement comme vous.
18:14C'est-à-dire qu'il faut se donner...
18:16C'est pour ça que nous aidons les parents
18:17et voilà qu'ils sont moins...
18:19Donc c'est vous, le travail,
18:21je veux dire, autour de ces enfants,
18:22et on le voit à travers vos réseaux,
18:24vous le mettez en évidence,
18:25c'est vrai qu'il y a un...
18:25On va en parler avec notre cher sénateur
18:28que je vais présenter maintenant aussi
18:30à son tour,
18:31mais si vous n'êtes pas là,
18:33on se dit,
18:34mais qu'est-ce qui se passerait ?
18:36Qu'est-ce qui se passerait pour eux ?
18:37Je vais aller plus loin, Magalien.
18:39Je vais aller plus loin.
18:39Et pour répondre à ta question,
18:40je pense que si je n'avais pas eu GG
18:42dans ma vie autiste,
18:43je ne serais pas la bonne personne
18:45que je suis.
18:46Pourquoi ?
18:47Parce qu'il nous a appris la valeur
18:49de l'humilité,
18:50la valeur de l'autre,
18:52et le fait d'avoir un enfant autiste
18:53chez soi,
18:55ça te transcende ta vie.
18:57Et c'est ça que je donne beaucoup
18:58à mes followers.
19:00Et aujourd'hui,
19:00même s'ils n'ont pas d'autisme
19:02chez eux,
19:03ils voient comment moi je réagis
19:04et ils ont envie d'être bienveillants.
19:07Donc je remercie mes parents
19:08de nous avoir gardés GG chez nous
19:10et je remercie Dieu
19:11d'avoir eu un frère autiste
19:12avec tous les problèmes que c'est
19:14parce que c'est très difficile
19:15d'avoir un enfant autiste chez soi.
19:17Alors on reçoit à vos côtés
19:20Cédric Vial.
19:21Bonsoir,
19:22monsieur le sénateur.
19:24Bonsoir.
19:25Merci d'être avec nous.
19:26Vous nous faites cet honneur.
19:27Vous êtes sénateur de la Savoie.
19:28Vous siégez au Sénat
19:30depuis 2023.
19:31Vous êtes juriste...
19:322020.
19:332020 ?
19:34Oui.
19:35Ah ben voilà,
19:35c'est ma première erreur.
19:37Vous savez,
19:37moi je suis loin d'être parfaite.
19:40Donc vous êtes au Sénat
19:41depuis 2020.
19:42Vous êtes juriste de formation
19:44et engagé de longue date
19:46dans la vie publique locale.
19:47Vous avez longtemps été membre
19:49des Républicains
19:50avant de choisir de siéger
19:51sans étiquette politique
19:53aujourd'hui,
19:54revendiquant une certaine liberté
19:56de vote et d'expression.
19:57très attaché au territoire,
19:59notamment aux enjeux
20:00de la montagne
20:01et des collectivités locales.
20:02Vous défendez une vision
20:03pragmatique de l'action publique.
20:06Avant votre arrivée au Sénat,
20:08quel a été le déclic
20:09qui vous a donné envie
20:10de vous engager en politique ?
20:13Ah, c'est une question partie.
20:15Alors, tout est juste dans votre...
20:18Sauf que je ne suis pas juriste
20:19de formation, mais chimiste.
20:20Mais sinon, à part ça,
20:21tout est très juste.
20:23Fallait bien que je fasse une bourde.
20:26Mon engagement,
20:26il a deux formes,
20:28si vous le permettez.
20:30J'ai un engagement
20:32qui est lié d'abord
20:33à mon engagement associatif.
20:34C'est que je n'ai jamais voulu être élu.
20:36Je voulais changer les choses
20:37autour de moi.
20:38Donc j'étais engagé
20:39dans la vie associative très jeune,
20:41mais d'abord,
20:42j'étais dans un club de natation.
20:44À 14 ans,
20:45je suis rentré au bureau du club.
20:46J'ai joué au basket.
20:47À 17 ans,
20:47je suis rentré au bureau
20:48du club de basket.
20:49À 16 ans,
20:50on a monté un comité des fêtes
20:52avec une quinzaine d'amis
20:53dans mon village
20:54parce qu'il n'y avait pas
20:55de comité des fêtes
20:55sur la commune.
20:56Et que plutôt que de se plaindre
20:58que les choses n'avançaient pas,
20:59on a voulu les prendre en main
21:01pour les changer.
21:02Donc c'est ça un peu
21:02le moteur de mon engagement.
21:04C'est plutôt
21:04comment je peux agir
21:05pour changer les choses
21:06autour de moi.
21:08Après, mon engagement,
21:09vous l'avez dit,
21:10je suis un gaulliste.
21:12J'ai à un moment donné
21:13plus ce genre de réflexion
21:14aussi au niveau national,
21:16pas pour m'engager nationalement,
21:17mais pour soutenir
21:18des idées,
21:19des convictions
21:19au niveau national.
21:21Voilà, en gros,
21:22comment je peux répondre
21:22à cette question.
21:23L'engagement,
21:24pour moi,
21:25c'est d'abord une manière
21:25de changer les choses,
21:27changer ce qui ne nous convient pas
21:28dans ce qui nous entoure.
21:30Vous avez longtemps été
21:31membre des Républicains
21:32avant de siéger aujourd'hui
21:33sans étiquette.
21:34Pourquoi ce choix
21:36d'indépendance ?
21:39J'ai quitté les Républicains
21:40en 2016,
21:41il y a une dizaine
21:42d'années maintenant.
21:43J'ai été engagé très jeune
21:45à 17 ans
21:45pour les mêmes raisons.
21:46Je voulais changer,
21:47je me suis engagé à l'époque,
21:48c'était le RPR,
21:50parce qu'il y avait
21:52deux valeurs,
21:54je ne m'attendais pas
21:55à ce que vous m'interrogez
21:55là-dessus,
21:55mais il y a deux valeurs
21:56qui me motivaient,
21:59si vous le voulez.
21:59Je me suis engagé,
22:00moi, à l'époque,
22:01derrière la campagne
22:02de Jacques Chirac,
22:03parce qu'il m'a emporté
22:05avec notamment deux principes
22:06qui étaient le principe
22:07d'égalité des chances
22:08et de méritocratie.
22:09Moi, c'est ça
22:10qui a été le déclic
22:12pour qui fait que
22:12j'ai pris un jour
22:13une carte dans un parti politique.
22:15Pour moi,
22:16c'était l'égalité des chances,
22:18c'était de dire
22:18qu'on doit donner
22:19les mêmes chances
22:20à tout le monde,
22:21quel que soit justement
22:22leur milieu social,
22:24leur couleur de peau,
22:25leur handicap.
22:26On doit donner
22:28les mêmes chances
22:28à tout le monde
22:28de pouvoir réussir.
22:30Et après,
22:31c'est-à-dire qu'on doit
22:31compenser un certain nombre
22:33de handicap,
22:34aider plus ceux
22:34qui ont le plus besoin
22:35au départ.
22:36Et après,
22:37le principe de méritocratie,
22:38ça veut dire qu'on ne donne
22:39pas la même chose
22:40à tout le monde,
22:40à l'arrivée.
22:41On donne plus
22:42à ceux qui ont le plus besoin
22:43et après, par contre,
22:44celui qui fournit des efforts
22:46qui mérite plus,
22:48il y arrive mieux
22:48ou il y arrive différemment.
22:50Et c'est ce principe-là
22:51qui, à l'époque,
22:52m'a poussé à m'engager.
22:54En 2016,
22:55j'ai quitté la vie
22:57des partis politiques
22:58après presque 20 ans
22:59d'engagement
23:01parce que je ne me reconnaissais plus,
23:02tout simplement.
23:03dans le fonctionnement
23:04des partis politiques,
23:04je dis du mien,
23:05mais des partis
23:06de manière générale,
23:07dans ce qu'ils incarnaient,
23:08dans leur capacité
23:10à apporter des idées nouvelles.
23:11Pour moi,
23:12un parti politique,
23:12c'est quelqu'un,
23:14quelque chose
23:14qui doit apporter
23:15des idées nouvelles,
23:16proposer un modèle
23:17de société
23:17et qui doit proposer
23:20de nouvelles idées.
23:21Je trouvais que ça faisait,
23:22à l'époque,
23:23une dizaine d'années
23:24qu'il n'y avait pas eu
23:25d'idées nouvelles
23:25qui étaient sorties
23:25d'un parti politique.
23:26Et je peux vous dire
23:27qu'aujourd'hui encore,
23:28j'ai eu le défi
23:28de me citer 5 propositions
23:31qui viennent d'un parti politique.
23:33Et donc,
23:33je pense qu'aujourd'hui,
23:34il y a une nouvelle forme
23:34d'action.
23:35J'ai voulu continuer
23:35à m'engager
23:36pour changer les choses
23:37autour de moi,
23:37mais de le faire peut-être
23:38en dehors d'un parti.
23:39Je n'ai pas changé
23:40de conviction.
23:40Je suis toujours un gaulliste.
23:42profondément dans mes valeurs
23:44n'ont pas changé,
23:45mais je ne m'en connaissais plus
23:47dans l'action politique
23:48telle qu'elle a été portée
23:49par les partis.
23:50Alors,
23:51on revient après
23:52cette petite pause
23:54sur Sud Radio.
23:55On va vous rappeler
23:56le drame
23:57du petit Madouas
23:58qui vient de se passer.
23:59Et comme ça,
24:00on va pouvoir débattre ensemble.
24:01Et vous écoutez,
24:03monsieur le sénateur,
24:04par rapport
24:05à tous ces enfants
24:06en situation
24:07de handicap
24:10par rapport à l'autisme
24:12avec le parcours de vie
24:13de Candice Athias,
24:14le parcours de vie
24:14de Joël Nakache.
24:16Voilà,
24:17on a voulu faire ce débat
24:18pour qu'il soit constructif
24:19et qu'on puisse essayer
24:20de se dire les uns
24:21et les autres
24:21ce qu'on pense
24:23en toute...
24:25Comment on dit ?
24:28Constructivité ?
24:28Construction ?
24:29Non,
24:30on s'est dit constructivité
24:31ou pas ?
24:32Constructif possible.
24:33Voilà,
24:34c'est super.
24:34C'est une émission
24:36pour les nuls,
24:36les amis,
24:37tout le monde le sait.
24:38Non,
24:38mais je le dis,
24:38mais moi,
24:38je l'assume totalement,
24:39les amis,
24:40c'est l'émission
24:40justement pour les gens.
24:41Tu es loin d'être une cancre.
24:42Voilà,
24:42je ne suis pas une cancre,
24:43mais à tout de suite
24:43sur Sud Radio.
24:45Sud Radio,
24:46parlons vrai.
24:47Sud Radio,
24:47parlons vrai.
24:48Parlons vrai.
24:48Parlons vrai.
24:49Sud Radio,
24:50parlons vrai.
24:50Sud Radio,
24:53parlons vrai.
24:55Dès votre réveil,
24:56écoutez le Grand Matin Sud Radio
24:58et à 8h15,
24:59c'est l'invité politique
25:01avec Jean-François Aquili.
25:02Demain matin,
25:03Marine Le Pen
25:04sera mon invité exceptionnel.
25:06Vous pourrez lui poser
25:07vos questions en direct
25:08et aborder tous les sujets
25:10qui vous concernent.
25:11Quelles sont les ambitions
25:12du Rassemblement National
25:13au municipal ?
25:14Faut-il bloquer
25:15les prix à la pompe ?
25:16Sans oublier la guerre en Iran,
25:18la France doit-elle
25:19se tenir à l'écart ?
25:21Marine Le Pen
25:22nous répondra demain matin
25:23dès 8h15 sur Sud Radio.
25:27Magali Berda sur Sud Radio,
25:28il est 20h30,
25:29nous sommes en direct
25:30pour un sujet
25:31vraiment d'actualité
25:32par rapport au drame
25:33qui s'est passé
25:34avec le petit Madoua.
25:35Est-ce que l'État
25:36protège-t-il vraiment
25:37les enfants autistes
25:38et handicapés ?
25:39C'est la question
25:39qu'on se pose ce soir.
25:41On est tous ensemble.
25:43Non, non, mais restez,
25:44il n'y a aucun souci.
25:45On est accompagnés
25:46de Candice Athias
25:47qui est ambassadrice
25:49handicap et autisme
25:50en France.
25:50On a avec nous
25:51le sénateur de la Savoie,
25:54Cédric Vial.
25:55Et on a Joël Nakache,
25:57coordinatrice éducative
25:58Le Voyage de Jade.
25:59Et vous avez aussi
26:01votre compte Instagram
26:02qui s'appelle
26:02Le Voyage de Jade.
26:05Et on a Jade avec nous
26:06qui est en plateau,
26:07qui est une vraie star.
26:07Voilà, c'est comme ça.
26:09Star, star, star, star.
26:11Voilà.
26:13Alors, je rappelle
26:15un sujet
26:16qui a été très douloureux,
26:17le drame de Madoua.
26:18Le 25 février 2026,
26:20le petit Madoua
26:21qui avait 4 ans,
26:23disparaît dans un parc
26:24à Neuilly-Plaisance
26:25en Seine-Saint-Denis.
26:26L'enfant autiste
26:27et non-verbal,
26:28c'est-à-dire
26:29qu'il ne s'exprimait pas,
26:31échappe quelques instants
26:32à la vigilance de sa mère
26:33dans l'air de jeu
26:34du parc André-des-Vembezes
26:35situé près de la Marne.
26:37Très rapidement,
26:38un important dispositif
26:39de recherche est déployé.
26:40Des policiers,
26:41des plongeurs,
26:42des drones,
26:42des hélicoptères
26:43fouillent la zone.
26:44Malgré ces moyens,
26:45aucune trace de l'enfant
26:46n'est retrouvée
26:47dans les premiers jours.
26:48Les autorités privilégient
26:49d'abord la piste
26:50d'un accident,
26:51notamment une chute
26:52dans la rivière
26:53toute proche.
26:54L'absence de déclenchement
26:55de l'alerte-enlèvement
26:56suscite toutefois
26:57de nombreuses interrogations
26:59et critiques.
27:00Et depuis,
27:00l'émotion reste immense
27:01et la famille,
27:03comme de nombreuses associations,
27:05continue d'appeler
27:05à la mobilisation
27:06pour comprendre ce drame.
27:08Alors,
27:09on va essayer
27:10de faire un débat
27:11où on va tous
27:12vous donner la parole.
27:13On est trois en plateau,
27:15c'est important pour nous.
27:15vous êtes deux représentantes
27:18de l'autisme,
27:19entre guillemets,
27:20et notre sénateur.
27:22On va essayer
27:23de parler tous
27:23d'une manière...
27:23Le sénateur aussi,
27:24puisqu'il est pour le handicap.
27:26Non, mais je pense
27:26qu'il n'y a pas de débat
27:27sur le fait que tout le monde
27:28soit pour le handicap.
27:29Le gouvernement,
27:30il n'est un plan,
27:30ils ne sont pas pour le handicap.
27:32Ce n'est pas leur priorité.
27:33Après, il y a un débat
27:33aujourd'hui.
27:34Est-ce que,
27:36Cédric Vial,
27:37comment on explique
27:38que l'alerte-enlèvement
27:40n'ait pas été déclenchée
27:41pour le petit Madoua ?
27:45Parce que ça ne correspond pas
27:47du tout
27:47à la situation
27:48d'un enlèvement.
27:50Qu'est-ce qu'on en sait ?
27:51Je ne connais pas très bien
27:52la situation,
27:54mais il semble
27:55que c'est un accident
27:58dramatique.
27:58Évidemment,
28:01il n'y a pas de pire situation
28:02pour la famille.
28:03Donc, il faut faire attention
28:05un peu à ce qu'on dit.
28:06mais effectivement,
28:09on imagine
28:10ce par quoi
28:11la famille est passée.
28:13Mais ça ressemble
28:15de l'effet
28:16que vous avez décrit.
28:16Il ressemble à un accident.
28:19L'alerte-enlèvement,
28:20c'est quoi ?
28:20L'alerte-enlèvement,
28:22c'est un cas très particulier.
28:23Ça a été créé
28:24en 2006.
28:25D'ailleurs,
28:26c'est un patron de radio
28:27qui en est à l'origine.
28:28C'est Pierre Bélanger
28:29qui était patron de Skyrock
28:30qui est à l'origine
28:31de l'accompagnement
28:31d'alerte-enlèvement
28:32en France
28:32en s'inspirant
28:34de ce qui fonctionnait
28:35aux États-Unis.
28:36Et l'objectif
28:37de l'alerte-enlèvement,
28:38c'est de pouvoir...
28:39On est uniquement
28:40dans un cas très particulier.
28:41C'est quand c'est
28:42un enlèvement
28:43qui est avéré
28:44sur un enfant mineur
28:46et quand on a identifié
28:48soit un suspect,
28:48soit un véhicule,
28:49soit une situation.
28:50L'objectif,
28:51c'est de déclencher
28:51une mobilisation
28:52qui est nationale
28:53pour essayer
28:55de retrouver
28:55soit le véhicule,
28:56soit le suspect
28:57qui a été identifié
28:58parce qu'on sait
28:58que c'est dans
28:58les premières heures
28:59que l'on peut...
29:00C'est moi.
29:02Sauf erreur de ma part,
29:03le petit Émile,
29:05la vigilance
29:06des grands-parents,
29:07ils n'ont pas pensé
29:08à un enlèvement.
29:09C'était un phénomène
29:09national.
29:10Pourtant,
29:10c'était la seconde.
29:13Expliquez-moi la différence
29:14avec le petit Madois
29:14parce qu'on est
29:15exactement pareil.
29:16J'y viens,
29:17si vous permettez.
29:19On est dans une logique
29:20parce qu'on sait
29:20que dans le cas
29:21d'enlèvement,
29:21je ne suis pas un expert
29:22des enlèvements
29:23et d'alerte d'enlèvement,
29:24mais vous m'interrogez
29:24sur le sujet,
29:26il y a eu,
29:27depuis 2006,
29:28une trentaine
29:29d'alerte d'enlèvement
29:29qui ont été déclenchées.
29:31L'objectif,
29:32c'est d'identifier
29:33quand il y a un suspect,
29:34un véhicule,
29:35quelque chose,
29:35parce qu'on sait
29:36que c'est dans les premières heures
29:36qu'on a le plus de chances
29:38d'intervenir.
29:39Après,
29:39les choses sont rendues difficiles.
29:41Ça marche justement
29:42parce que,
29:43un,
29:43c'est exceptionnel
29:43et deux,
29:44parce qu'il y a
29:44une mobilisation nationale.
29:46Dans le cas
29:49dramatique
29:49qu'on a connu,
29:50comme dans des cas
29:51de disparition
29:53où il n'y a pas
29:54de faits
29:55d'enlèvement,
29:55disons,
29:56avérés,
29:58la mobilisation
29:58qui est nécessaire.
29:59C'est le cas aujourd'hui.
30:00Une mobilisation nationale
30:01aurait probablement
30:02pas changé grand-chose
30:04sur...
30:04Attends,
30:04tu vas répondre.
30:05Non,
30:05mais là,
30:05c'est n'importe quoi,
30:06Magali.
30:07Moi,
30:07je me lève du plateau.
30:07Tu ne peux pas laisser dire
30:08un truc pareil.
30:09Non,
30:10mais il y a un problème,
30:12Magali,
30:12là,
30:12je suis désolée.
30:13Il faut que chacun
30:13arrive à son temps.
30:13C'est pas une question,
30:14c'est une question que là,
30:15par rapport à ce qui est exprimé,
30:16par rapport à la situation
30:18qui est exactement la même
30:19que le petit Émile
30:20où les grands-parents
30:22ont appelé en disant
30:22que l'enfant avait disparu.
30:24Ils n'ont jamais dit
30:24que l'enfant a été enlevé
30:25ni qu'il y avait un suspect.
30:27Donc,
30:27je ne peux pas continuer
30:28en disant
30:28que ce n'est pas la même chose.
30:30La mère a clairement dit
30:31que l'enfant avait disparu
30:32pareil que le grand-père,
30:34d'accord ?
30:34Et en plus,
30:36il est autiste.
30:37Donc,
30:38à partir du moment
30:38où l'enfant est autiste
30:39et à 4 ans,
30:41mais comment vous pouvez me dire
30:44que rien n'est avéré ?
30:45Mais attendez,
30:46les fous sont dans la rue.
30:47Ils peuvent prendre
30:47n'importe quel gosse
30:48avant même de savoir
30:49s'il est autiste ou pas.
30:50Donc,
30:50moi,
30:50j'aimerais savoir
30:53été de couleur de peau.
30:54C'est la question que je pose.
30:55Je vous le dis clairement.
30:56Ma doigt.
30:57Ma doigt,
30:58pardon,
30:58avec mes maladies vasculares de la face.
30:59Il y a un problème.
31:00Et toute la France
31:01se pose la question.
31:02J'en parlais même
31:03avec le VTC sur la route.
31:04Si clairement,
31:05vous faites comme les autres politiques
31:06en disant
31:07qu'une alerte,
31:09enlèvement
31:09parce qu'il y a un suspect,
31:10il n'y en avait pas pour Emile,
31:11ce n'est pas recevable,
31:13monsieur le sénateur.
31:14Et je vous le dis.
31:14Là,
31:15c'est tous les parents
31:15des enfants autistes
31:16et l'association
31:16qui vous écoutent.
31:18Mais si vous me permettez,
31:19juste que je finisse
31:20ce que je veux dire.
31:21Après,
31:21moi,
31:22vous me posez une question.
31:22Je vous dis comment ça marche.
31:23Après,
31:24vous n'êtes pas satisfaites.
31:25Je vous explique comment ça marche.
31:27La question,
31:28c'est que
31:28dans le cas
31:30du petit ma doigt,
31:32une mobilisation nationale
31:34n'aurait pas changé grand-chose.
31:35L'objectif,
31:36quand on a une disparition,
31:37comme c'est le cas ici,
31:38comme moi,
31:39j'ai eu à en connaître
31:40notamment en tant que maire
31:41précédemment
31:41dans d'autres situations,
31:43pas d'enfants autistes
31:44mais de personnes
31:44en situation de handicap
31:46ou désorientées,
31:47l'objectif,
31:48c'est d'avoir
31:49une mobilisation rapide
31:50locale.
31:51Je ne sais pas
31:52si c'est ce qui s'est passé.
31:53J'imagine que oui,
31:54c'est que l'objectif,
31:54c'est de mobiliser localement
31:57en proximité,
31:59de mettre des moyens
31:59de police
32:00avec des bénévoles,
32:01d'essayer de le retrouver
32:02le plus rapidement
32:04localement.
32:05La mobilisation,
32:05dans ce cas-là,
32:07nationale,
32:08pour dire
32:08attention,
32:09il n'y a peu de chance
32:10que s'il a disparu
32:11dans les Hauts-de-Seine,
32:13une alerte
32:14qui aille à Montpellier
32:15ou à Bordeaux
32:16soit efficace.
32:17Ce qui peut être le cas
32:18dans le cadre de l'enlèvement.
32:19C'est ça que je veux dire.
32:20L'objectif,
32:21c'est qu'on n'est pas
32:22tout à fait dans la même logique.
32:23Le deuxième risque,
32:24et ça,
32:25je voudrais que vous l'entendiez,
32:27c'est que des disparitions
32:30inquiétantes,
32:31il y en a un nombre
32:33important en France.
32:344 ans et autistes.
32:36Monsieur le sénateur,
32:37autistes,
32:37on ne parle pas
32:38d'un enfant
32:38qui n'a pas de spectre.
32:404 ans ?
32:414 ans,
32:41autistes,
32:42normalement,
32:42c'est immédiat.
32:44Immédiat.
32:44S'il n'y a même pas
32:45à discuter,
32:46même s'il le retrouve
32:46dans l'heure.
32:47Comme vous le savez,
32:48les autistes fuguent
32:49en permanence.
32:50Il n'y a pas dans l'air
32:50d'enlèvement en permanence.
32:52On relaie sur les réseaux.
32:53Mais quand vous voyez
32:53qu'au bout de 24 heures,
32:55les caméras n'ont pas été
32:57fouinées,
32:58alors que le même maire
32:59de cette ville,
32:59quand il y a eu
33:00feu aux poubelles
33:01dans les 24 heures,
33:02ils ont ouvert
33:04le fait qu'on puisse
33:05vérifier les caméras
33:06au bout de 8 jours.
33:07On a attendu 8 jours,
33:09monsieur le sénateur.
33:10Vous voyez bien
33:10qu'il y a un problème
33:11avec le proc.
33:12Il y a un problème
33:12parce que le maire
33:13a fait son travail,
33:14la police a fait son travail
33:15puisqu'il y avait
33:16des hommes grenouilles
33:16et qu'il y avait
33:17un énorme dispositif.
33:19Mais je vais vous dire
33:19une chose,
33:21autisme,
33:22disparition,
33:23égale personnes vulnérables
33:24et mineures.
33:26Le gouvernement
33:26doit se bouger.
33:28Et pour répondre
33:28à la question du débat,
33:30non,
33:30le gouvernement
33:31ne proteste pas
33:32puisque vous répondez
33:33clairement là.
33:34Vous avez dit
33:35qu'il y avait des critères.
33:35Madame,
33:37je vais reformuler autrement
33:39ce que vous prenez
33:39sur ce point-là.
33:40Dites-moi,
33:41aujourd'hui,
33:41on est d'accord
33:41que l'objectif
33:42c'est de mettre en place
33:43rapidement des moyens
33:44pour retrouver l'enfant
33:45ou la personne disparue
33:47le plus rapidement possible.
33:48On est d'accord ?
33:49Oui, tout à fait.
33:49Dans la situation
33:50que vous décrivez,
33:51est-ce que si
33:53une alerte d'enlèvement
33:54avait été déclenchée,
33:55est-ce que ça aurait
33:56favorisé le fait
33:57de pouvoir retrouver
33:58plus rapidement l'enfant ?
33:58Parce que dans le Haut-Vernay
33:59qui est au fin fond de la France
34:01ça a été national
34:02et en pleine région parisienne
34:03ce n'est pas national.
34:05Oui, avec les médias.
34:06Bien sûr.
34:07Avec les médias,
34:08bien sûr.
34:09Joël.
34:10Joël va vous répondre aussi.
34:11Oui, bien sûr.
34:11Pour moi, oui, bien sûr.
34:13Parce qu'il ne parle pas un autiste
34:13donc il faut mieux
34:14avoir des gens autour
34:15qui puissent essayer de le trouver.
34:16On aurait fait, bien sûr.
34:17En fait,
34:18ce qu'elles veulent dire,
34:19monsieur le sénateur,
34:20c'est qu'à partir du moment
34:21où l'enfant est autiste,
34:22de créer cette mobilisation,
34:24puisque lui,
34:24il ne peut pas s'exprimer,
34:25mais de créer cette mobilisation
34:27comme alerte enlèvement,
34:29peut la créer.
34:30Ça aurait peut-être aidé
34:31à le retrouver plus vite.
34:32Peut-être quelqu'un
34:33aurait pu le croiser dans la rue
34:34et l'avoir vu
34:35et du coup le signaler, etc.
34:37Pourquoi on n'a pas créé
34:38cette mobilisation pour lui ?
34:40Alors, encore une fois,
34:42vous m'interrogez sur un sujet
34:43et vous me demandez
34:44pourquoi il n'y a pas
34:46le parallélisme des soins.
34:47Moi, ce n'est pas moi
34:48qui ai créé ce dispositif.
34:49Je vous explique comment ça marche.
34:51Ce que je veux vous dire,
34:52c'est qu'aujourd'hui,
34:53l'alerte enlèvement,
34:54c'est assez efficace.
34:55Pourquoi ?
34:56Parce qu'il y en a très peu.
34:57Si vous déclenchez
34:5815 alertes enlèvement
35:01disparition par jour,
35:02à ce moment-là,
35:03les gens n'y feront plus attention
35:04et ce sera beaucoup moins efficace.
35:09Vous avez des adolescents
35:10qui fuguent,
35:11mais là,
35:12c'est un enfant de 4 ans
35:13non-verbal autiste.
35:15Il y avait besoin
35:16d'une mobilisation dans l'urgence.
35:17Ce n'est pas tous les jours.
35:18C'est difficile d'enpasser.
35:20Heureusement, d'ailleurs.
35:21Ce que je vous dis,
35:22c'est qu'aujourd'hui,
35:23ça fonctionne bien
35:24l'alerte enlèvement
35:25dans les cas
35:25où il l'est déclenché
35:26parce qu'on a ce phénomène
35:28qui fait que les gens
35:30sont attentifs
35:31quand ça arrive
35:32parce que ça arrive rarement.
35:33Si ça arrive
35:34plusieurs fois par jour
35:35ou tous les jours,
35:36vous n'auriez pas
35:36la même mobilisation des gens.
35:38Vous auriez une efficacité
35:39du dispositif
35:39qui serait forcément moins.
35:40Il y en a quand même eu
35:41grâce aux réseaux sociaux,
35:42je vous rassure.
35:43Il n'a pas eu besoin
35:45de l'alerte.
35:46C'est autre chose.
35:47Après, deuxièmement,
35:49quand il y a
35:50le principe
35:51de l'alerte enlèvement,
35:52c'est un dispositif national.
35:54Quand il y a un enlèvement,
35:54on considère
35:55qu'il peut y avoir
35:56un déplacement très rapide
35:57de la personne
35:57à l'autre bout de la France
35:59ou qui peut quitter
36:00le territoire national
36:01d'où l'intérêt
36:01d'identifier un véhicule,
36:03la personne qui est...
36:05En général,
36:05c'est le suspect
36:06qu'on essaie d'identifier
36:07plus que l'enfant.
36:09Monsieur le sénateur,
36:10excusez-moi pour Émile,
36:11est-ce qu'il y avait
36:11un suspect ?
36:12Si vous permettez, madame.
36:14Répondez.
36:14Est-ce qu'il y avait
36:17les grands-parents ont appelé
36:18et ont dit
36:18l'enfant a disparu ?
36:19Il n'y avait pas de suspect,
36:20il n'y avait pas de bagnole,
36:20il n'y avait rien du tout
36:21et jusqu'à maintenant,
36:22ils ne l'ont pas retrouvé.
36:23Donc, je veux savoir
36:23à quel moment
36:24l'alerte enlèvement
36:25était OK pour Émile
36:28alors qu'il n'y avait
36:28pas de suspect ?
36:29Juste répondez.
36:30Parce qu'il y a eu
36:31une suspicion d'enlèvement.
36:34Moi, je ne suis pas procureur,
36:35il y a une suspicion d'enlèvement.
36:37Là, aujourd'hui,
36:38dans le cas que vous décrivez...
36:40Pour le petit Émile,
36:40non, pas du tout.
36:42Si on fait une alerte enlèvement,
36:47donc là, en l'occurrence,
36:50il s'agit d'une disparition inquiétante.
36:52L'objectif, c'est de mobiliser
36:53les forces localement.
36:55Vous l'avez dit,
36:56on est sur un enfant de 4 ans.
36:58Il y a deux solutions.
36:59Soit il y avait une suspicion
37:00d'enlèvement et à ce moment-là,
37:01ils auraient pu effectivement
37:02déclencher l'alerte.
37:04Visiblement, les informations
37:05qui devaient être les leurs,
37:06je n'étais pas là
37:06et je ne connais pas la situation.
37:08Ils ont jugé a priori...
37:10Et parce que le procureur
37:11n'en a rien à faire
37:11des personnes en situation
37:12de handicap, simplement.
37:13Je suis de Bobigny.
37:14Voilà ce qui s'est passé.
37:15Je vais répondre, chef sénateur.
37:17Il faut une alerte de disparition.
37:18Il faut qu'on mette en pratique,
37:19en place, une alerte de disparition,
37:22tout simplement.
37:24Monsieur...
37:24Donc, toute l'énergie,
37:25ce n'est pas de mobiliser les médias,
37:27c'est localement de retrouver l'enfant
37:29dans le parc, à proximité.
37:30Les médias, c'est pour que les personnes
37:32puissent retrouver l'enfant, tout simplement.
37:34Monsieur le sénateur,
37:35est-ce que, du coup,
37:37vos réponses qui ne réconfortent pas aujourd'hui...
37:40C'est inquiétant.
37:41Je me dis que c'est une disparition.
37:42Est-ce que vous pensez, vous,
37:43en tant qu'homme politique,
37:45et c'est la question que je vous pose,
37:46est-ce que vous, en tant qu'homme politique,
37:48vous pouvez reconnaître
37:50que peut-être ça a été mal fait ?
37:52C'est-à-dire que ce n'est pas complet.
37:53Attendez, je finis ma question.
37:54Ce n'est pas complet.
37:55Aujourd'hui, il y a un sujet
37:56sur les enfants ou les adultes
37:58qui sont handicapés non verbales,
38:01qui ne peuvent pas s'exprimer,
38:02qui ne peuvent pas appeler à l'aide,
38:03qui ne peuvent pas s'exprimer tout court.
38:07Donc, est-ce que vous pensez
38:08que pour ces gens-là,
38:09et vous dites,
38:10on ne peut pas faire alerte
38:11à un moment 15 fois par jour,
38:12mais ces gens-là,
38:13ils ne disparaissent pas 15 fois par jour,
38:14et heureusement.
38:15Donc, quand ils disparaissent,
38:16ça peut aller très vite
38:16et ça peut être extrêmement grave,
38:17voire les amener à la mort,
38:18comme il y a eu le cas pour le petit.
38:20On ne l'a pas retrouvé en plus,
38:21c'est à l'écart.
38:21Est-ce que vous pouvez dire aujourd'hui
38:24qu'on peut renforcer
38:25cette alerte enlèvement,
38:27peut-être créer une alerte
38:28pour une personne handicap ?
38:29Est-ce qu'on peut arriver à ça aujourd'hui ?
38:31Est-ce qu'il ne manque pas quelque chose
38:32aujourd'hui dans notre système ?
38:34Une nouvelle alerte,
38:35ou trouver des solutions annexes,
38:37est-ce que vous pensez
38:38que c'est possible
38:39de faire bouger les codes
38:40parce qu'il y a une erreur ?
38:41Demain, votre enfant,
38:42il disparaît,
38:42vous en tant que sénateur,
38:43est-ce que vous pensez
38:43que vous pouvez avoir...
38:44Est-ce que vous voulez nous répondre
38:45après cette petite pause ?
38:46On part en pause sur Sud Radio
38:47et on vous laisse répondre
38:51juste après cette pause
38:51en toute liberté,
38:53ne vous inquiétez pas.
38:54A tout de suite sur Sud Radio.
38:56Sud Radio.
38:57Sud Radio.
38:58Parlons vrai.
38:58Parlons vrai.
38:59Sud Radio.
39:00Parlons dans la même France.
39:03Magali Barda sur Sud Radio,
39:04il est 20h45.
39:05On a un sujet
39:06qui prend au cœur tout le monde.
39:10les handicapés,
39:11les autistes,
39:12la disparition du petit Madoua.
39:14Aujourd'hui,
39:15est-ce que l'État protège-t-il vraiment
39:16les enfants autistes
39:17et nos handicapés ?
39:18Il y a le papa de Jade
39:19qui nous a rejoint aussi
39:21sur ce plateau.
39:23Alors, je vais poser la question
39:25au sénateur
39:25et je vais laisser parler d'abord
39:27le papa de Jade.
39:27Allez-y,
39:28après je reprends ma question.
39:29Bonsoir monsieur le sénateur.
39:30Mickaël,
39:31papa de Jade
39:31et membre actif
39:32de l'association
39:33Le Voyage de Jade.
39:34Je vais vous poser
39:35deux, trois petites questions
39:37brèves,
39:37courtes.
39:38Et croyez-moi,
39:39je vais vous laisser
39:39le temps de me répondre.
39:42Déjà,
39:42ce que je trouve
39:43un petit peu navrant
39:44dans un premier temps,
39:45c'est que vous nous avez
39:48clairement rappelé
39:49que c'est un patron de radio
39:51qui a inventé
39:52et créé
39:53cet alerte d'enlèvement.
39:54Pourquoi ce n'est pas venu
39:55déjà
39:56de notre gouvernement ?
39:57Pourquoi ce n'est pas venu
39:58de nos politiques ?
39:59Pourquoi ce n'est pas venu
40:00des hautes institutions ?
40:01Ça, c'est ma première question.
40:03La seconde,
40:04on pourrait peut-être
40:06géolocaliser
40:07ces demandes
40:08de disparition.
40:10C'est-à-dire,
40:11je suis
40:11dans la Marne,
40:13je suis
40:14sur la côte d'Azur,
40:16en Bretagne
40:17ou autre,
40:18sans généraliser
40:19éventuellement,
40:20mais déjà,
40:20géolocaliser
40:21la demande
40:22et l'alerte
40:23disparition.
40:24On a créé
40:25une alerte
40:25enlèvement.
40:26Je pourrais
40:27poser la question
40:28pourquoi on ne pourrait
40:28pas créer
40:29une alerte
40:30disparition.
40:30et non pas
40:31à l'échelle nationale
40:33qui ne ressemblerait
40:34à rien
40:34parce que le petit
40:35était à côté
40:36de sa maman,
40:37elle s'en est aperçue
40:38très rapidement,
40:39elle prévient
40:39les autorités
40:40et sur les médias,
40:42sur les réseaux,
40:43sur les radios locales,
40:45faire une alerte
40:46disparition,
40:47notamment une alerte
40:48disparition
40:49sur personnes vulnérables.
40:51Vous voyez
40:51ce que je veux dire ?
40:52Ça peut,
40:53monsieur le sénateur,
40:54je vous assure
40:55que ça peut absolument
40:56tout changer.
40:57Je vais remonter
40:58un petit peu
40:58dans l'histoire
40:59et je vais remonter
41:00il y a quelques années
41:00en arrière.
41:01Le petit Kylian
41:02dans le 19ème arrondissement,
41:0421 ans,
41:05disparition,
41:06la maman qui travaille
41:07dans la police,
41:09elle le cherche
41:10de partout,
41:11elle comprend
41:12qu'il y a quelque chose
41:13qui ne va pas
41:13parce que c'était
41:14en dehors de ses habitudes.
41:16Il avait l'habitude
41:16de rentrer à telle heure
41:18et il n'a jamais loupé
41:19ce rendez-vous.
41:19Elle se rend au commissariat
41:21pour dire
41:22Kylian a disparu.
41:24La personne
41:25qui était là
41:25à l'accueil
41:26lui dit
41:26qu'elle agit là,
41:2821 ans,
41:28non madame,
41:29je ne peux pas
41:30déclencher l'alerte
41:31disparition ou enlèvement
41:33parce qu'il est majeur.
41:34Il va falloir attendre
41:3624 ou 48 heures.
41:37On parlait
41:38d'un enfant autiste
41:39avec un quotient
41:40intellectuel
41:41de l'âge de 5 ans.
41:42Il n'avait pas 21 ans.
41:44Il avait 21 ans
41:45sur ses papiers.
41:46Il n'avait pas 21 ans
41:47dans sa tête
41:48et on l'a retrouvé
41:49quelques jours après
41:50dépouillé de ses affaires,
41:52abusé,
41:52agressé
41:53et mort dans un camp
41:54de migrants
41:55à quelques centaines
41:56de maîtres
41:56de chez lui.
41:59Exactement.
42:02Grâce à la mobilisation
42:03du séance des justes
42:04qui s'est mobilisée,
42:05les gens du quartier,
42:07ils ont pu le faire
42:08mais ils l'ont retrouvé
42:09trop tard.
42:10Et si on avait pu le rendre
42:11à l'échelle locale
42:13et vraiment
42:14avec une recherche
42:15dégager les toxicos
42:16de Paris aussi,
42:17ce serait bien
42:17pour tous les enfants.
42:19Je vous assure,
42:20monsieur le sénateur,
42:21qu'on peut changer
42:22les choses.
42:23Bien sûr.
42:24Je suis entièrement
42:25d'accord avec vous
42:25que si on déclenche
42:26une alerte d'enlèvement
42:27ou une alerte de disparition
42:28toutes les 30 secondes,
42:30il n'y aurait plus
42:31aucun impact,
42:32ça deviendrait
42:32comme un message publicitaire
42:34et qu'on ne l'écouterait plus.
42:35Mais en géolocalisant
42:37cette intervention,
42:39le silence est juste.
42:41Elle vient d'en parler
42:42et c'est très important.
42:43Ils sont sur un projet
42:45extraordinaire de GPS
42:47avec un traceur
42:48qui déclencherait
42:49les alertes autour
42:51du gamin
42:51quand il se mettrait
42:52à disparaître.
42:53Ils sont déjà remboursés
42:53par MDPH
42:54puisqu'ils ont validé.
42:55Aujourd'hui,
42:56le silence est juste
42:56s'est battu pour que
42:57l'ERTA qui ne sert
42:58strictement à rien
42:59est remboursé par MDPH.
43:00Ils ont fait en sorte
43:02que cette application-là,
43:03si vous l'avez vous,
43:04moi si je ne l'ai pas,
43:05si vous avez enregistré
43:07les informations,
43:07si vous êtes dans le couloir
43:08où il y a l'enfant,
43:10vous êtes en train
43:11de prendre avec moi
43:11si je suis en train
43:11de prendre un café,
43:12ça envoie la photo
43:13de l'enfant
43:14et immédiatement
43:15le brasset GPS
43:15il manque 300 000 euros
43:17dont sert faim.
43:18Vous avez entendu
43:18ce qu'elle vient de dire ?
43:19300 000 euros
43:21des messages publicitaires.
43:23Le coût de changement
43:25de pneu
43:25ou de volant
43:26d'une Formule 1
43:27300 000 euros
43:29pour sauver des vies.
43:31Comment le gouvernement
43:31nous...
43:32Je vais vous laisser répondre
43:34et je vais vous laisser répondre.
43:35Et juste,
43:35vous,
43:36en tant que politicien,
43:37en tant que sénateur,
43:38en tant que personne
43:39engagée sur le handicap,
43:41est-ce qu'éventuellement
43:42ce soir,
43:43vous pourriez vous mettre
43:45de notre côté
43:46et appuyer
43:48cette demande
43:49d'alerte
43:50disparition
43:51sur personnes vulnérables ?
43:52Je vous laisse répondre,
43:54je vous assure,
43:54je me tais
43:55parce que votre réponse
43:56est le dispositif GPS.
43:58On va laisser répondre
44:01le sénateur.
44:02Je ne vous interromps plus
44:02parce que votre réponse
44:03m'importe beaucoup, monsieur.
44:07Merci beaucoup
44:08et merci
44:09pour vos questions
44:10qui sont précises
44:12et je pense
44:12qui permettent
44:13de recentrer le débat.
44:14Vous avez raison.
44:15première question,
44:15vous vous demandez
44:16pourquoi ce n'est pas
44:16les politiques
44:17qui l'ont fait.
44:17Alors,
44:18c'était en 2006
44:18que ça a été créé.
44:19Ça a existé aux Etats-Unis.
44:21C'est un patron de presse
44:22qui a trouvé l'idée là-bas,
44:23qui a dit
44:23c'est génial,
44:24il faudrait qu'on fasse ça ici.
44:25C'est lui qui l'a proposé.
44:26Après,
44:27c'est bien les pouvoirs publics
44:27qui l'ont mis en place,
44:28mais sur proposition
44:31du patron de Skyrock,
44:32en l'occurrence,
44:32je pense qu'on peut saluer
44:33pour cette initiative
44:34et les pouvoirs publics
44:35l'ont bien mis en œuvre
44:36après,
44:37sur la base
44:37de cette proposition.
44:39Je vous le disais tout à l'heure,
44:41j'ai fait une petite recherche
44:41pendant la pause,
44:43il y a eu depuis 2006
44:44une trentaine
44:45ou une quarantaine
44:46d'alertes enlèvements
44:47qui ont été déclenchées
44:48et qui n'ont été plus.
44:49Je regardais tout à l'heure
44:52des signalements
44:52de disparition,
44:53il y en a en moyenne
44:54180 par jour.
44:56Par jour.
44:57Donc,
44:57on voit bien
44:58qu'on ne peut pas mettre
44:59les deux dispositifs
45:00au même niveau.
45:02Par contre,
45:02là où vous avez raison,
45:03c'est que l'objectif,
45:05c'est d'être efficace.
45:06Ce n'est pas
45:06d'écrire une disparition
45:08de communiquer,
45:09c'est de mettre en place
45:10les moyens
45:11les plus efficaces,
45:12les plus rapides possibles
45:13pour le retrouver
45:13parce que souvent,
45:14c'est dans les premières minutes
45:16ou éventuellement
45:17dans les premières heures
45:18qu'on a le plus de chances
45:19de le retrouver
45:19en bonne santé
45:20ou de le retrouver
45:21dans les meilleures conditions.
45:22Donc,
45:22il faut aller vite
45:23et la mobilisation
45:25et la communication,
45:25c'est aussi quelque chose
45:27qui peut prendre
45:27un peu du temps.
45:28Ce n'est pas forcément
45:29l'action qu'on met en place
45:30dans les premières minutes.
45:31si après,
45:32les choses sont avaisées.
45:33Donc,
45:33il faut mettre en place
45:33des moyens d'abord
45:34de recherche.
45:35C'est le plus important.
45:37Vous avez parlé
45:38de géolocalisation.
45:39Il y a deux choses
45:40sur la géolocalisation.
45:41Effectivement,
45:42si on a des personnes
45:43qui sont sensibles,
45:44qui sont à risque,
45:46des personnes
45:47avec des troubles
45:49ou des handicaps
45:50qui sont susceptibles
45:52de pouvoir provoquer,
45:54qu'ils échappent
45:55à la vigilance
45:56de ceux qui les surveillent.
45:57Soit des enfants,
45:58soit,
45:59on a le cas aussi
46:00pour des personnes âgées
46:01qui ont des risques
46:03de fuite.
46:04On peut utiliser
46:06des dispositifs
46:06de localisation,
46:07de géolocalisation
46:08qui va permettre
46:08de les retrouver rapidement.
46:09C'est pour ceux
46:10qui le souhaitent,
46:11évidemment.
46:12Et après,
46:12deuxièmement,
46:13le type d'alerte
46:13que vous décrivez,
46:15localiser,
46:15oui,
46:16dans ce cas-là,
46:16effectivement,
46:17bien sûr qu'il faut localiser.
46:18Ce serait absurde
46:20de faire une démarche nationale
46:22là-dessus
46:23et ce serait contre-productif.
46:24Par contre,
46:25qu'il y ait un dispositif
46:26à partir du moment
46:27où on ne le retrouve pas
46:28dans l'environnement proche,
46:30là,
46:30en l'occurrence,
46:31c'est dans une base de loisirs,
46:33on ne le retrouve pas
46:34dans l'environnement proche
46:35de la base de loisirs.
46:36Si on a un soupçon
46:37qu'il a pu sortir
46:38de la base de loisirs,
46:39soit être emmené,
46:40soit sorti volontairement,
46:42à ce moment-là,
46:43s'il faut déclencher
46:43une mobilisation,
46:44pourquoi pas envisager
46:47quelque chose
46:47mais qui soit
46:48effectivement localisé.
46:49Monsieur le sénateur,
46:50est-ce que...
46:50Après,
46:50la question,
46:50c'est quels sont
46:51les vecteurs
46:51de localisation ?
46:53Monsieur le sénateur,
46:54pardon,
46:54je vous coupe
46:55parce qu'on a baissé
46:58le micro de Candice
46:59pour que vous puissiez parler.
47:01Ah bah,
47:01c'est sympa !
47:02Mais en vrai,
47:03en toute honnêteté,
47:04et si je peux me permettre
47:05de parler pour eux,
47:07vous ne répondez pas
47:08à leurs questions.
47:09Est-ce que,
47:10oui ou non,
47:10vous êtes OK
47:12pour les aider
47:12à créer
47:14cette alerte disparition
47:15qui, aujourd'hui,
47:16il n'y a pas de dispositif.
47:17C'est ce qu'il vous explique
47:17tout à l'heure,
47:18il n'y a zéro dispositif
47:19pour les personnes handicapées
47:21et autistes
47:22ou vulnérables.
47:23Est-ce que vous ne pensez pas
47:24qu'il y a une faille
47:25au niveau du gouvernement
47:26et que quelqu'un,
47:27que ce soit vous
47:28ou un de vos collègues,
47:29peut les aider,
47:30aujourd'hui,
47:30à créer une alerte disparition
47:33pour ces gens-là
47:34qui sont autistes,
47:35qui sont vulnérables,
47:36qui n'ont pas la parole ?
47:37Oui ou non ?
47:38Est-ce que vous êtes OK
47:39pour les aider à ça ?
47:40Et qu'ils soient en danger ?
47:41Parce que nos enfants autistes,
47:43qu'est-ce qu'ils font ?
47:44Alzheimer aussi,
47:45les chiens,
47:46les chiens...
47:46On va laisser répondre le sénateur,
47:48je crois que c'est la question.
47:48Juste une petite question
47:49sur les 5 ou 6 dernières années.
47:5121 morts.
47:5321 morts.
47:54On aurait pu les retrouver,
47:56je vous assure.
47:57En mettant ce genre
47:59de disposition en place,
48:01peut-être pas les 21,
48:04j'ai même envie de vous dire
48:0610, 5, 3...
48:07Mais même 1 !
48:08Si on peut sauver 1 !
48:09Et même 1 !
48:10On ne va pas reprendre
48:10cette expression
48:11qui sauve une vie
48:12sauve l'humanité.
48:13Même 1 !
48:14On aurait pu déjà rendre
48:15une famille moins dans la peine.
48:18Mettons-la en place.
48:19C'est vraiment
48:20très peu de moyens.
48:21C'est impératif.
48:21On peut le faire,
48:22je vous assure,
48:23M. le sénateur.
48:25Alors,
48:26très honnêtement,
48:27je ne vois pas concrètement
48:28comment ça peut
48:30prendre forme.
48:30Mais je veux bien
48:31y réfléchir
48:32et je veux bien
48:34interroger...
48:35Pourquoi ?
48:36Non, mais
48:37sur le plan opérationnel.
48:39On dit,
48:39il faut géolocaliser
48:40le message.
48:41OK,
48:41comment on généralise
48:42le message ?
48:44Tu silences
48:45et j'ai l'autisme connect.
48:47Qu'est-ce qu'un autisme connect ?
48:51Comment vous diffusez localement
48:52un message
48:53et vous ne le diffusez pas
48:54nationalement ?
48:55Quels sont les vecteurs
48:56qu'on met en place ?
48:57Qui le déclenche ?
48:58Qui décide
48:59si c'est une disparition
48:59qui nécessite d'être...
49:01Il y a beaucoup de questions.
49:02Moi, je veux bien les poser.
49:04Je vous dis,
49:04aujourd'hui,
49:04je suis plutôt spécialiste
49:05de l'accompagnement
49:06des enfants en situation
49:06de handicap à l'école.
49:08Ce ne sont pas des sujets
49:08sur lesquels j'ai travaillé
49:09jusqu'à présent.
49:10Je veux bien vous accompagner
49:14là-dessus
49:14et trouver...
49:16Je suis sûr
49:16qu'il y a des gens
49:16qui ont travaillé dessus.
49:17On va les trouver.
49:18Je veux bien essayer
49:19de réfléchir
49:20aux dispositions
49:22qui peuvent être efficaces.
49:23Si vous avez
49:24des choses
49:25très opérationnelles,
49:26je leur soumettrai.
49:28Sinon,
49:28je pense que ça vaut le coup
49:30d'y réfléchir.
49:31Oui, pourquoi pas ?
49:32On va laisser parler Candice.
49:34Mais attention au jugement
49:34à l'emporte-pièce.
49:36C'est plus difficile
49:37que de dire
49:37il n'y a qu'à
49:38faire quelque chose
49:38de géolocalisé
49:39et ça ne marche pas
49:41aussi facilement que ça.
49:42On fera un sujet
49:43si vous êtes d'accord
49:44dans cette émission
49:45spécialement pour l'accompagnement
49:46des enfants handicapés
49:47à l'école.
49:48On fera un sujet là-dessus
49:48avec grand plaisir.
49:50Parce que c'est un sujet
49:51à part
49:52mais qui vaut le coup
49:53d'en parler
49:54et d'être mis en avant.
49:55Une expertise supérieure
49:56aux alertes en l'avenue.
49:58Alors Candice...
49:58Monsieur le Sénateur,
49:59le silence des justes
50:00qui est la plus grande
50:01association de France
50:02a créé
50:03avec des ingénieurs
50:05Autisme Connect.
50:05La plus grande association
50:06de France ?
50:06Oui, le silence des justes.
50:08Vous avez vu le film ?
50:08Elle parle pour l'autisme.
50:11Ça s'appelle
50:11le silence des justes.
50:12Vous avez vu le film
50:13hors normes ?
50:14Non.
50:15Vous devrez.
50:16C'est fou parce que
50:17nos politiques ne regardent
50:18rien de la société.
50:20Bon.
50:21Alors,
50:21ce qui est important de savoir
50:22c'est que Autisme Connect
50:23ce n'est pas un vulgaire air tag.
50:25Pourquoi ?
50:25Parce qu'un enfant autiste
50:26ou une personne d'Alzheimer
50:28ne peut pas garder
50:29quelque chose sur soi
50:29parce qu'ils enlèvent tout.
50:30D'accord ?
50:31Ça, ça peut marcher
50:32même sur des animaux
50:33ou même des enfants.
50:34Vous qui travaillez
50:35avec les enfants à l'école.
50:38En fait,
50:38il a été validé
50:40pour qu'il soit remboursé
50:42par la MDPH.
50:43Ça, c'est fait.
50:44Il manque juste 300 000 euros.
50:46Je vous explique
50:46comment ça fonctionne.
50:47Donc, il peut se clipper
50:48n'importe où.
50:49Il peut même aller
50:50sous l'eau.
50:51Même si l'enfant
50:51se déshabille totalement,
50:52il lui reste juste
50:53un slip.
50:54D'accord ?
50:55Il peut complètement le mettre,
50:56peut-être embrasser
50:57ce que vous voulez.
50:57Donc, ça existe ?
50:58Mais non,
50:59il est créé.
51:00C'est juste qu'il manque
51:01300 000 euros.
51:02Et en fait,
51:03les parents, par exemple,
51:04vont avoir une application,
51:05ils vont mettre une fiche,
51:06vous savez,
51:06des renseignements
51:07avec photos,
51:08numéro de téléphone.
51:09Et à partir du moment,
51:11vous n'avez pas besoin,
51:12vous,
51:12d'avoir l'application.
51:15Si l'enfant se trouve
51:16à côté de vous
51:17et que vous êtes en train
51:18de boire un café,
51:18admettons,
51:19dans la rue,
51:19s'il est dans ce couloir-là
51:21et que l'enfant repère
51:22qu'il y a un téléphone
51:23à côté,
51:23dont le vôtre,
51:24ça vous envoie
51:25comme un pop-up
51:26dans votre téléphone.
51:29Attention,
51:30disparition,
51:30merci de nous contacter,
51:31il y a cet enfant
51:32et vous n'avez plus qu'à
51:33joindre la personne
51:34ou l'envoyer directement
51:36au commissariat.
51:36Ça gagnerait un temps fou,
51:38pas besoin de faire
51:39votre alerte
51:40qui, vous m'avez dit,
51:41est très compliquée
51:42et on sauverait des enfants
51:44toute la journée.
51:45Donc là,
51:45en gros,
51:45quand dit ce que tu es
51:46en train de dire,
51:46c'est qu'il vous manque
51:48300 000 euros
51:49et le gouvernement
51:52ne vous aide pas.
51:53Non,
51:53mais le gouvernement
51:53ne donne rien
51:54pour les autistes.
51:55Ce n'est pas compliqué.
51:56Est-ce que tu as créé
51:57une cagnotte pour ça ?
51:58Est-ce que vous avez
51:58une cagnotte qui est en ligne ?
51:59Il y a une cagnotte,
51:59mais ils peuvent aller
52:00sur le silence-et-juste.fr
52:01et ils marquent
52:02faire un don,
52:02ils ont un reçu certes fois.
52:04Est-ce qu'on peut créer
52:05une cagnotte exprès
52:05pour ces 300 000 euros ?
52:07Il y en a eu.
52:07Déjà,
52:07on va la diffuser
52:09sur les réseaux sociaux
52:10de Sud Radio.
52:11Je pense qu'il n'y a aucun souci
52:12avec ça.
52:12300 000 personnes
52:13à 1 euro déjà.
52:15Je pense que
52:15si ça va...
52:16Mais est-ce que
52:17vous comprenez,
52:18vous, auditeurs
52:19et monsieur le sénateur
52:20et vous trois,
52:21merci d'être avec nous,
52:23l'émission arrive à sa fin,
52:24mais on va refaire
52:25un sujet là-dessus.
52:26Le gouvernement est hors sol,
52:27on l'a compris.
52:28Il n'est pas...
52:29En fait,
52:30c'est hallucinant.
52:32On dépense
52:32des millions d'euros
52:34pour les jeux
52:35aux Olympiques et machin.
52:36On n'arrive pas
52:36à récupérer 300 000
52:38pour donner
52:38et pour essayer
52:39de sauver
52:39nos enfants handicapés.
52:41Vous comprenez ?
52:41On ne comprend pas.
52:43Et maintenant,
52:44on va lancer
52:45cette cagnotte,
52:45on va essayer
52:46de la mettre en visibilité
52:48et de lui donner
52:49de l'accompagnement
52:49mais c'est quand même triste
52:51aujourd'hui
52:51que ce soit des particuliers,
52:53des parents d'enfants
52:55ou des sœurs d'autistes
52:57qui ont déjà
52:57beaucoup de choses
52:58à gérer
52:58pour pouvoir vivre
53:01on va dire
53:02le plus dignement possible
53:03qu'ils soient obligés
53:04de trouver 300 000 euros
53:06pour sauver
53:07les enfants
53:08qui peuvent
53:09aujourd'hui mourir
53:11parce qu'ils n'ont pas
53:12ce système qui existe.
53:14C'est quand même
53:15aberrant,
53:16monsieur...
53:16Non mais c'est vrai.
53:17Là, je parle en tant que...
53:18Un peu de mesure
53:19ne nuirait pas
53:20quand même dans les propos
53:21dans les vôtres
53:21ou dans ceux
53:22que j'ai entendu tout à l'heure.
53:23Enfin, un peu de mesure
53:23on ne nuirait pas.
53:25Mais il y a un sujet
53:27que vous avez levé
53:28je voudrais saluer
53:28notamment la manière
53:29dont monsieur l'a posé
53:30il y a un sujet.
53:31Si vous souhaitez
53:33avoir des solutions
53:35qui soient raisonnables
53:36et qui soient efficaces
53:37encore une fois
53:37l'objectif c'est
53:38d'être efficace.
53:38C'est sûr.
53:39À soi, moi
53:40je vais essayer
53:42de trouver
53:43de creuser le sujet
53:44et de trouver
53:45un certain nombre
53:46de personnes
53:47qui sont en capacité
53:48peut-être de faire avancer
53:49les choses
53:49et voir ce qu'on peut faire
53:51mais il faut
53:52un peu de mesure
53:54Il vient de me dire
53:55qu'il va essayer de trouver
53:55et c'est sûr que je veux
53:57lui dire quelque chose
53:57d'important.
53:58On est obligé de couper
54:00on arrive à la fin de l'émission
54:01on a débordé
54:02ce jet de deux minutes
54:02on est en radio direct
54:03Candice, je ne peux absolument pas
54:05mais on continue
54:06et Candice
54:07on en refait une seconde
54:08ok ?
54:08Tu comptes sur moi
54:09tu me fais confiance
54:10on en refait une seconde
54:11Restez avec nous
54:12sur Sud Radio
54:13Merci à vous
54:13Merci Candice
54:14Merci Monsieur le Sénateur
54:16Merci Joël Nakache
54:18Merci Monsieur Nakache
54:19Jade on t'embrasse
54:20notre star nationale
54:21Voilà
54:22On félicite
54:23Voilà
54:24Et Gégé également
54:25Merci à tous
54:26Restez sur Sud Radio
54:27Vous avez
54:28Merci à Monsieur le Sénateur
54:29d'être venu
54:30et de s'être représenté
54:32parce que tout le monde
54:33ne le fait pas
54:33et vous êtes
54:34entre guillemets
54:35plus ou moins engagé
54:36à essayer de creuser la chose
54:38et on compte sur vous
54:38les autistes vulnérables
54:40soient considérés
54:40comme des enfants
54:41Vous retrouvez Jacques Pessis
54:43immédiatement
54:44et son invité de qualité
54:45on l'aime
54:46Jacques Pessis
54:46à tout de suite
54:47sur Sud Radio
54:49Magali Berda
54:49Sud Radio
54:5020h-21h
54:53On vit pas dans la même France
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