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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

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00:00Quasiment 18h sur l'antenne de CNews dans quelques instants, c'est le face-à-face horaire décalé, si bien que les invités ne sont pas encore arrivés.
00:09Gilles-William Colnadel fait son entrée sur ce plateau, on attend Julien Drey d'une minute à l'autre.
00:14Vous savez, j'étais tellement pressé de vous retrouver ce dimanche que j'ai demandé à la direction d'avancer un peu l'horaire.
00:21Ça a été accepté, j'en suis le premier avis.
00:23C'est une hâte parfaitement compréhensible.
00:25Je ne comprenais pas pourquoi ils touchaient à notre horaire.
00:27Alors on explique, effectivement, le président de la République s'exprimera à 19h face aux armées.
00:31C'est pour cette raison que nous avons décalé l'horaire face-à-face.
00:34C'est le président de la République qui a tout fait pour nous faire terme.
00:36C'est ça, c'est une réalité.
00:37Nous avons réagi.
00:37Pour une fois, il y a synthèse.
00:38C'est un complot.
00:39Bon, je crois que vous êtes en forme, messieurs, ça me fait plaisir.
00:42Avant de commencer les débats, le point complet sort l'actualité avec Isabelle Piboulot.
00:46Bonsoir, chère Isabelle.
00:50Bonsoir Thomas, bonsoir à tous.
00:51À la une, cet accident dans le 18e arrondissement de Paris.
00:55Antoine Alix devait défiler demain sur les Champs-Elysées.
00:59Cet élève officier de l'école militaire inter-armes a chuté mortellement d'un pont rue Collincourt la nuit dernière.
01:05La victime, née en 1993, rentrée du bal des défilants, organisée en amont du 14 juillet.
01:12Une enquête pour éclaircir les circonstances du décès est en cours.
01:15Le maire centre droit de Saint-Dié-des-Vosges, agressé lors d'une fête dans sa commune hier soir.
01:21Bruno Toussaint, son épouse et les quatre policiers municipaux qui sont intervenus ont déposé plainte pour agression, propos sexistes et racistes.
01:29Un individu alcoolisé a insulté et a scéné deux coups de poing à l'édile.
01:33Il s'agirait d'un administré à qui la mairie n'avait pas renouvelé le contrat de travail.
01:38Et puis face à la pression mise par Donald Trump, l'Union européenne dispose d'une marge de manœuvre pour défendre ses intérêts.
01:45Le 1er août, le président américain envisage d'imposer des droits de douane de 30%
01:50mais l'UE pourrait viser les services que les Etats-Unis exportent aux Européens.
01:55Pour la chef de la diplomatie européenne, la guerre commerciale est une guerre sans gagnant.
02:00Merci beaucoup Isabelle et à tout à l'heure pour un nouveau point complet sur l'information.
02:05On va commencer donc ce face à face avec le dernier rebondissement en date de la polémique qui nous a animé tout au long de la semaine.
02:14Est-ce que l'islamo-gauchisme est une réalité ou non ?
02:17Alors c'est Philippe Baptiste que le grand public a sans doute découvert avec cette polémique
02:21et ministre chargé de l'enseignement supérieur qui a dit sur LCP que ça n'existait pas, cette notion-là n'existait pas.
02:27Elisabeth Borne lui a répondu, c'est sa ministre de tutelle.
02:30Donc voilà ce que disait Philippe Baptiste en début de semaine, notamment dans les colonnes du Figaro
02:34en disant que ça n'existe pas au sens intellectuel du terme.
02:38Elisabeth Borne, invitée de Radio-J, s'est exprimée sur la question et elle a désavoué son ministre.
02:44Écoutez.
02:45Donc vous dites que l'islamo-gauchisme existe à l'université ?
02:49Je dis que ce courant existe dans la société, donc nécessairement à l'université.
02:54Et c'est quoi votre définition de l'islamo-gauchisme ?
02:56Je crois que je vous l'ai donné, je pense que c'est des gens d'extrême-gauche
02:59qui considèrent que finalement les musulmans sont une force électorale qui le courtise
03:09en encourageant le communautarisme et en banalisant l'islamisme radical.
03:15Si j'ai bien compris, vous considérez qu'Elifi a quelque part importé l'islamo-gauchisme à l'université ?
03:20Je pense que ça fait partie des combats que mène LFI.
03:23C'est-à-dire ?
03:23Les combats que mène LFI ?
03:24Les combats que mène LFI, notamment pour faire entrer ces idéologies au sein de l'université.
03:29Et de toute façon, ils ne s'en cachent pas.
03:31Ils font le tour, pour certains d'entre eux, de toutes les universités de France.
03:34Donc je pense que leur combat est assez clair.
03:38Je vous viendrai, ça s'appelle un recadrage en règle.
03:40Elle n'est pas du tout sur la position de son ministre de tutelle.
03:43Je rappelle, il est sous sa responsabilité.
03:45Oui, ça fait partie de la vie gouvernementale macroniste maintenant.
03:48C'est-à-dire, l'un dit ça, l'autre dit autre chose.
03:52Tout ça fait beaucoup de confusion.
03:53Bon, je veux dire, je vais me permettre d'offrir un livre au ministre des universités.
03:58Comme ça, il saura ce que c'est que l'islamo-gauchisme.
04:01Mais on ne va pas...
04:02Moi, je pense qu'il ne faut pas en faire plus.
04:04Parce que franchement, demain matin, ils vont nous raconter n'importe quoi.
04:07Vous pensez que c'est une polémique vaine ?
04:09Ce n'est pas que c'est une polémique vaine.
04:10Ça reflète plutôt un gouvernement qui vit au jour le jour de polémiques qu'il alimente lui-même.
04:16Et surtout, qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.
04:19Ça qui est la pire des choses.
04:20C'est-à-dire la déconnexion avec la réalité et le vécu de nos concitoyens.
04:23Et à commencer par les jeunes dans les universités.
04:26Déconnexion ou excès de prudence ?
04:27Parce que peut-être que le ministre a peur de se brouiller avec un milieu universitaire
04:30dont il sait que s'il emploie ce terme, ça peut lui poser quelques soucis.
04:34C'est possible.
04:35Je préfère faire l'économie de la réflexion.
04:37D'abord, je trouve, pour que Mme Borne se permette de réagir, c'est parce qu'il y a eu des réactions.
04:44Et je trouve, sauf son respect, que la définition de l'islamo-gauchisme qu'elle donne est un peu étroite.
04:52Ça, je suis d'accord.
04:53Un peu étroite, en vérité, pour ces gens-là.
04:56Et ça n'est pas uniquement de l'électoralisme.
04:58Le musulman est le nouveau juif.
05:01Et par conséquent, le français est un raciste à éliminer d'une manière ou d'une autre.
05:09Y compris par la créolisation.
05:12Ceci étant, ce déni, c'est ce que j'appelle les dénis oui-oui, ça fait 30 ans ou 40 ans qu'on y assiste.
05:21C'est ne pas vouloir voir la réalité.
05:24Même il y a 60 ans, il ne voulait pas voir le goulag.
05:26Il ne voulait pas voir, il niait complètement les progrès de l'immigration.
05:31Il n'y avait pas d'antisémitisme islamique.
05:36Le racisme anti-blanc n'existe pas.
05:40Voilà, le réel ne les intéresse pas.
05:44La vérité ne les intéresse pas.
05:46L'idéologie est reine.
05:48Il est curieux que ce scientifique qui est M. Baptiste, c'est ça ?
05:52Philippe Baptiste.
05:53Philippe Baptiste, qui n'est pas le pire.
05:55Il n'est pas le pire.
05:57Quand il réagit au coup par coup, il est capable de condamner tels excès dans l'université, etc.
06:04Mais il est victime de cette idéologie lui aussi.
06:07Parce que je ne pense pas que ça soit...
06:08C'est peut-être un bon scientifique, mais ce n'est pas un très fin politique.
06:11Oui, parce qu'il ne s'agit pas simplement d'un jeu politique.
06:14Je vous viendrai.
06:14On a évidemment compris les attermoiements du gouvernement.
06:17Et c'est une marque de fabrique, vous nous dites, des gouvernements macronistes.
06:20Mais il y a aussi un sujet de fond qui est ce que disait Gilles William, ce déni d'une partie de la classe politique quant à un phénomène qui existe.
06:26Et qui l'engraîne, pour reprendre un terme, parfois employé, les universités.
06:30Non, le problème, c'est...
06:32C'est pour ça que j'ai un désaccord avec Gilles William.
06:34Pour eux, ce n'est pas le nouveau juif.
06:36Pour eux, le musulman, c'est le nouveau prolétaire en lutte contre l'impérialisme américain.
06:41Et le sionisme, d'ailleurs, est considéré par eux comme étant l'allié objectif de l'impérialisme américain.
06:48Donc ils ont substitué ce qu'on appelait à l'époque le prolétariat, les ouvriers.
06:52Ils ont trouvé des nouveaux révoltés.
06:54Et c'est vers ces nouveaux révoltés qu'ils se portent en reprenant à leur compte l'idée qu'en faisant combat commun,
07:00ils vont arriver à les convaincre de rejoindre leur théorie.
07:02Donc c'est plus... De ce point de vue-là, si ce n'était qu'électoraliste, ce serait condamnable.
07:07Mais c'est plus grave que ça, parce que ça veut dire qu'idéologiquement, ils théorisent tout ça.
07:11– Moi, je veux bien.
07:12C'est pas moi qui, lors de la manifestation du CCIF, les frères musulmans,
07:19et où la France insoumise était très présente,
07:23c'est pas moi qui ai mis une étoile jaune pour lutter contre l'islamophobie.
07:28– Oui, mais ça c'était... Oui, je veux dire, je vois à quoi...
07:32C'est la sénatrice qui avait fait ça, mais...
07:34– Pas seulement elle, elle n'amène pas ça.
07:36– Mais moi, c'est pour ça que je me suis cassé les pieds à faire un livre,
07:41que je conseille d'ailleurs à monsieur le ministre,
07:43où j'essaye d'expliquer les racines.
07:45Parce que si on ne comprend pas ce que je viens de dire,
07:47on croit que c'est simplement de l'opportunisme.
07:50Et ce n'est pas de l'opportunisme, c'est des vraies convictions qui sont portées aujourd'hui,
07:53avec... C'est ça qui m'angoisse plus maintenant,
07:56c'est qu'on est en train de franchir une étape, là, ces dernières semaines.
08:00Désormais, et là-dessus, j'ai lu à ma raison,
08:02le juif, quel qu'il soit, devient le représentant de tout ça
08:06et doit être désigné.
08:08Parce que si vous faites le bilan de ce qui se passe avec le chanteur Amir,
08:12de ce qui se passe avec l'équipe de cyclisme autour de France,
08:17de tout ce qu'on entend, là maintenant, ça devient une obsession.
08:20J'ai employé cette expression, alors ça a choqué,
08:22mais on n'est pas loin d'une nuit de cristal douce.
08:25Douce au sens où, pas forcément de la même manière qu'en 1938,
08:28mais c'est ça qui se prépare.
08:30Parce qu'à partir où vous disiez n'importe quel juif
08:32comme étant un génocidaire par essence,
08:37après, certains vont en tirer des conséquences.
08:40Il y a une volonté d'invisibilisation sur tous les secteurs,
08:43c'est vrai, dans les concerts, Amir en a été à la cible,
08:45le Tour de France aussi, ça c'est vraiment quelque chose,
08:48c'est une marque de fabrique de l'islamo-gauchisme aujourd'hui.
08:50C'est réellement obsessionnel, mais pardon de le dire,
08:54pardon de le répéter, c'est plus profond que le politique,
08:59c'est carrément racial,
09:01et je soutiens que derrière la haine du juif,
09:04il y a la haine du blanc.
09:06Moi je pense qu'il y a la haine de l'Occident et de ses valeurs.
09:09Oui, vous le dites politiquement lorsque je le dis crûment,
09:14et chromatiquement.
09:15De lecture un peu différente, mais vous êtes quand même d'accord sur l'essentiel.
09:18Il y vient, il y vient.
09:20Non, non, je reste là.
09:20Petit à petit.
09:22On en vient au deuxième sujet, alors c'est un sujet assez lourd à aborder,
09:26c'est un ancien militant de la France insoumise,
09:29qui est poursuivi pour des faits de pédophilie,
09:33un article, une enquête du Parisien cette semaine,
09:35la lecture de cet article est absolument insoutenable,
09:39voilà, donc on ne va évidemment pas aborder le fond de cette affaire.
09:43Ce qui vous intéressait, Gilles Houliam notamment, d'aborder,
09:45c'est le traitement médiatique réservé à cette affaire,
09:48et le fait que le passé militant de cet individu
09:51ait été peut-être volontairement écarté,
09:54c'est ce que vous sembliez dire.
09:55Il s'agit d'un pédocriminel,
09:58vous montrez la photo là avec une charité particulière,
10:02parce que...
10:02On a repris la photo de la lune du Parisien,
10:03enfin de l'article du Parisien.
10:04C'est-à-dire que lorsqu'on regarde la photo entière,
10:07on voit aussi Manon Aubry,
10:10et il se trouve que ce monsieur était candidat France insoumise,
10:16et ce qui, je ne vais pas faire semblant de faire l'étonner,
10:20parce que je connais malheureusement trop tristement mes classiques,
10:24alors qu'on a fait tout un foin pour les fameuses brebis galeuses,
10:30les brebis galeuses du RN,
10:32quelquefois tout simplement parce qu'il y en avait une
10:34qui avait un casque de la Wehrmacht sur la tête,
10:38alors on en a fait tout,
10:39il y a eu des éditoriaux sur France Inter,
10:42sur les brebis galeuses,
10:44là c'est silence de mort sur ce membre de la France insoumise.
10:49Donc il y a, encore une fois,
10:51moi j'appelle ça au risque de me répéter le privilège rouge.
10:55Voilà, alors comme les autres n'en parlent pas,
10:56je voulais en parler.
10:57Vous trouvez qu'il y a un déni, un deux poids deux mesures
11:00dans le traitement réservé à cette affaire ?
11:03Honnêtement, je vais être honnête et précis,
11:06quand vous m'avez envoyé les thèmes,
11:08j'ai découvert ce thème-là,
11:09parce que je ne suis pas un passionné du parcours de chaque individu,
11:13je regarderai le détail,
11:14si ce que dit Gilles William est vrai,
11:16c'est-à-dire que c'est un pédocriminel.
11:17Non mais vous êtes fautif, monsieur Drey,
11:19je vous le dis avec sévérité,
11:22de ne pas davantage me suivre sur X,
11:24parce que si je n'ai pas parlé de ça dix fois,
11:27je n'ai pas parlé une fois.
11:28Oui mais comme je me perds dans les méambres
11:29de toutes vos déclarations,
11:31celle-ci m'a égouté.
11:31Non mais croyez-moi,
11:32j'ai eu tendance plutôt à la répétition,
11:35parce qu'effectivement,
11:36j'en parle puisque personne n'en parle.
11:38Mais c'est vrai qu'il y a un sujet
11:40sur le traitement médiatique réservé à cette affaire,
11:43c'est pour ça qu'on l'aborde ce soir.
11:45Le fond de l'affaire, évidemment,
11:46c'est autre chose et l'enquête est ouverte
11:47et on verra jusqu'où cela nous mène.
11:50Autre thème que je voulais aborder
11:51avec vous ce soir,
11:52alors là c'est aussi un thème
11:53qui est évité dans les médias.
11:56Cette semaine, on a eu les statistiques officielles
11:57du ministère de l'Intérieur
11:58sur la délinquance,
11:59donc les crimes et délits,
12:00les statistiques pour l'année 2024.
12:03Il y a énormément de chiffres, évidemment,
12:04ça fait plusieurs dizaines de pages.
12:06Et parmi tous les chiffres,
12:07notre journaliste poli-justice Tanguy Hamon
12:10est allé chercher notamment,
12:12et pas seulement,
12:12mais notamment la part des étrangers
12:14dans les crimes et les délits.
12:16C'est évidemment très parlant,
12:17je propose de l'écouter
12:18et vous me dites ce que vous en pensez juste après.
12:21Les chiffres, insécurité et délinquance
12:23du ministère de l'Intérieur pour l'année 2024
12:26pointent une surreprésentation des étrangers
12:29pour les crimes et les délits.
12:31Alors qu'ils représentent 8% de la population en France,
12:35ces étrangers sont mis en cause
12:37dans 18% des homicides
12:39et 20% des tentatives d'homicides.
12:42Concernant les violences physiques,
12:45hors cadre familial,
12:4615% des cas les concernent
12:48et ils sont présents dans 14%
12:50des viols et tentatives de viol.
12:53Leur implication est encore plus grande
12:55dans les faits de trafic de stupéfiants.
12:5722%, mais là où leur représentation explose,
13:00c'est lorsqu'il s'agit des différents types de vols.
13:0422% pour les vols avec armes,
13:0630% pour les vols violents,
13:0837% pour les cambriolages
13:10et jusqu'à 39% pour les vols dans des véhicules.
13:14Ce sont des chiffres très étayés.
13:17Voilà, on ne peut pas les contourner.
13:19C'est là, c'est la réalité statistique
13:20et pourtant ça n'apparaît nulle part.
13:22Là aussi, j'ai fait des recherches ces derniers jours.
13:24Le traitement médiatique n'existe pas
13:26sur cet angle précis.
13:27Parce qu'évidemment, ça gêne
13:29beaucoup l'idéologie médiatique
13:32encore en majesté.
13:33Le réel, le déni du réel
13:36ou ce que j'appelle
13:38les autorités d'occultation.
13:39C'est un phénomène qui n'est pas nouveau.
13:42C'est un phénomène d'ailleurs quasi normal.
13:45Il se trouve que n'importe quelle population,
13:48lorsqu'elle n'est pas chez elle
13:50et qu'elle est ailleurs,
13:51a tendance à se comporter
13:53particulièrement,
13:55à se grouper, etc.
13:57Donc il y a ce phénomène-là.
13:58Plus, et elle n'est pas intégrée,
14:01plus les temps terribles que nous vivons
14:03où il y a une détestation du français
14:07par l'autre,
14:09mais pas de la faute des étrangers,
14:11par la faute d'un parti particulier
14:13qui sème la haine à l'intérieur
14:16justement de la communauté immigrée.
14:19Ils n'y sont pour rien,
14:19mais mettez-vous à leur place.
14:21Et puis enfin,
14:22comme si ça ne suffisait pas
14:23à notre malheur,
14:24le phénomène islamiste
14:26qui fait que forcément,
14:28vous avez une population,
14:29parmi, à l'intérieur de cette population,
14:32vous avez une partie de cette population
14:34que je ne sais pas quantifier,
14:36qui déteste la France,
14:38les Français,
14:39les racines judo- et chrétiennes.
14:42Donc ça fait beaucoup
14:43pour un malheureux peuple.
14:45Je vous viendrai sur ces statistiques.
14:47Non mais bon,
14:47visiblement vous les découvrez,
14:48mais moi vous savez,
14:49j'ai été quelques années député
14:51d'une prison qui s'appelait Fleury-Mérogis.
14:53C'était dans la circonscription.
14:55Donc on savait qu'il y avait
14:56une surreprésentation.
14:57Il suffisait de faire un tour dans la prison
14:58pour comprendre cela.
14:59Oui, il y a une surreprésentation
15:01dans la délinquance,
15:03dans la violence,
15:04de populations qui sont
15:05souvent les dernières arrivées,
15:07avec effectivement des situations particulières,
15:10liées à une migration illégale,
15:12liées à la surconcentration
15:13dans un certain nombre de sites,
15:15et liées aussi au trafic de stupéfiants.
15:17La question qui est posée,
15:18finalement,
15:18ce n'est pas simplement
15:19de rabâcher les chiffres,
15:20c'est de dire
15:21est-ce qu'à un moment donné ou à un autre
15:22on va être capable d'inverser la courbe
15:23et comment on le fait ?
15:24Parce que c'est là
15:25qu'est l'intérêt du débat politique.
15:27Mais poser ce diagnostic,
15:28Julien,
15:28peut déjà vous coûter
15:29d'être taxé de tous les mots.
15:31J'ai en mémoire
15:32Maude Bréjon,
15:32député Renaissance,
15:34qui sur notre antenne
15:34il y a quelques mois de cela
15:35avait établi un lien
15:37entre une partie de l'immigration
15:38et l'insécurité
15:39et beaucoup de monde
15:40lui était tombé dessus
15:41dans son camp
15:42parmi les députés Renaissance.
15:43Oui, enfin écoutez,
15:44très sincèrement,
15:46aujourd'hui,
15:47en dehors des condamnations
15:49émanant de gens
15:51qui n'incarnent plus véritablement
15:53ni la morale
15:54ni l'intelligence,
15:55on peut vivre très tranquillement,
15:57on peut dormir sereinement
15:58en étant justement
16:00un petit peu insulté par ces gens-là.
16:02Ça ne me dérange pas du tout.
16:03Ce sont des vérités maintenant
16:04qui sont indéniables
16:06et ce sont les gens
16:07qui sont dans le déni
16:08qui sont plutôt ridicules.
16:10Le drame,
16:10au-delà de l'image,
16:12pardon,
16:13c'est le drame que nous vivons.
16:15C'est qu'en réalité,
16:16pardon de le dire,
16:18on ne parlera pas assez,
16:20on ne se rend pas compte
16:21de la tragédie que nous vivons
16:24si rien n'est fait
16:25pour arrêter cela.
16:27Et donc,
16:27on devrait être quasiment,
16:30pardon,
16:30même si le terme
16:30n'est pas bien choisi,
16:32apocalyptique
16:33parce que l'apocalypse,
16:36c'est pratiquement maintenant
16:37si on ne fait rien.
16:38Il faut savoir
16:39sur quel tonneau de poudre
16:41nous vivons,
16:42nous et nos enfants.
16:44C'est pour ça que
16:44ça donne de l'eau à Montboulin
16:46pour une fois.
16:47Je pense que la question
16:48n'est pas de savoir
16:49s'il y a déni ou pas.
16:50La réalité,
16:51on la connaît maintenant.
16:52On sait qu'on a des ghettos.
16:54On sait que dans ces ghettos,
16:55c'est le trafic de stupéfiants
16:57qui est devenu structurant.
16:58On sait qu'une partie,
16:59malheureusement,
17:00d'un certain nombre de jeunes
17:01sont devenus des vrais caïds,
17:02pas simplement des petits trafiquants
17:03qui vivent avec des masses financières
17:06qui sont d'ailleurs sous-évaluées
17:08dans les chiffres
17:08qui nous sont donnés aujourd'hui.
17:10On sait que pour l'instant,
17:12malgré tout ce qu'on nous raconte,
17:13on est très peu efficace
17:14par rapport à toutes ces mafias
17:16qui sont installées.
17:17Et je vous signale
17:17qu'il y a dix ans,
17:19on nous disait
17:19ces petits trafiquants.
17:20Maintenant, ces trafiquants-là,
17:21ils règlent leur compte
17:22à coups de kalachnikov
17:23dans les cités
17:24de manière quasiment régulière
17:25et à coups de guerres de territoire.
17:26Donc la vraie question
17:27qui est posée,
17:28c'est comment on arrive
17:29à trouver enfin,
17:31à reprendre en main les choses.
17:33C'est-à-dire avoir
17:34un système judiciaire
17:35qui soit performant,
17:36qui fasse tomber ses filières,
17:37avoir des sanctions
17:38qui soient sérieusement appliquées,
17:40comment on peut,
17:41je dirais,
17:42recréer de la sécurité.
17:44Je vais vous prendre
17:44un exemple très simple.
17:45Je vais vous ouvrir la polémique.
17:47La ville de Paris
17:48a désormais une police municipale.
17:50Je crois que c'est
17:513 000 effectifs.
17:52Je voudrais savoir,
17:54en termes de lutte
17:54contre la montée
17:55de la violence et de l'insécurité,
17:56qu'est-ce que fait
17:57cette police municipale ?
17:58Parce que ce que je vois,
17:59oui,
17:59c'est des voitures
18:00de policiers municipaux
18:01et je ne les mets pas
18:01en cause individuellement.
18:03Les pauvres,
18:03ils font ce qu'ils peuvent
18:04et d'ailleurs souvent,
18:05ils nous disent,
18:05nous,
18:05ils tournent à 3
18:06pour faire des PV dans les rues.
18:08Mais je préférerais
18:09qu'ils délaissent
18:11la police nationale
18:12d'un certain nombre d'otages,
18:14notamment en matière
18:14de circulation
18:16ou des choses comme ça
18:17et pour que la police nationale
18:18se concentre
18:18là où on a besoin d'elle.
18:20Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
18:22La réponse,
18:22elle ne peut pas être
18:23que sécuritaire.
18:23On a parlé ces dernières heures
18:25d'un rétapant.
18:26Non,
18:26je ne dis pas ça pour vous
18:27mais ça me fait penser
18:28à Mante-la-Jolie.
18:29Ces dernières heures,
18:30des policiers ont été
18:30pris à partie,
18:3140 jeunes qui leur ont jeté
18:33des projectiles.
18:34Les forces de l'ordre,
18:35en l'occurrence,
18:35ont réussi à interpeller
18:36ceux qui le poursuivaient.
18:37Mais il y a quand même là
18:38un sujet qui est
18:39beaucoup plus profond
18:40que simplement sécuritaire.
18:41La réponse n'est pas
18:42que pas politique,
18:44elle est évidemment
18:45suprapolitique.
18:46Elle doit être,
18:47je lui viendrai à raison,
18:49il y a la politique
18:51sécuritaire,
18:52la politique judiciaire
18:53qui doit être
18:54complètement révolutionnée.
18:57Mais s'il continue
18:58de rentrer
18:59et si nous ne savons pas
19:01faire sortir les criminels,
19:03nous sommes foutus.
19:04Je ne peux pas le dire
19:04aussi clairement.
19:05Mais de toute manière,
19:06vous n'en parle pas,
19:08mais je ne sais pas
19:08si vous avez vu,
19:09il y a une note
19:09de la fondation Jean Jaurès
19:10qui est sortie
19:11qui est très importante
19:12parce qu'il y a
19:13toute une partie
19:13de la gauche
19:14traditionnelle,
19:15social-démocrate,
19:16Suède, Danemark,
19:17Allemagne,
19:18qui dit aujourd'hui
19:19la question des flux migratoires
19:20est devenue
19:21une question essentielle.
19:23Et il faut maintenant
19:23effectivement arrêter
19:25parce qu'en fait,
19:26les gens qu'on fait rentrer,
19:27on les fait rentrer
19:27au détriment
19:28de ceux qu'on voudrait intégrer
19:29et qui eux,
19:30sont plutôt
19:31dans une logique
19:32intégratrice assimilationniste.
19:33Donc cette question
19:34de maîtrise du flux migratoire,
19:36elle est essentielle.
19:36Ce n'est pas un hasard
19:37si je me bats pour des quotas
19:38depuis 20 ans
19:38parce que je pense
19:39qu'effectivement
19:40la situation,
19:41elle devient dramatique.
19:43Vous parliez
19:43de détestation de la France
19:44tout à l'heure,
19:45je dis l'Huliam,
19:45ça va nous emmener
19:46au dernier sujet
19:46de cette première partie.
19:48Maurice Berger,
19:48qui est le pédopsychiatre
19:49qu'on connaît,
19:50a signé une tribune
19:50dans le JDD.
19:51Il parle du 14 juillet
19:52parce que vous le savez,
19:52on attend peut-être
19:53des temps de débordement,
19:54on verra ce qui se passe
19:55ce soir.
19:55Mais ce qu'il dit
19:56est très intéressant.
19:58Pédopsychiatre
19:58qui évidemment
19:59travaille sur la délinquance
20:01des mineurs
20:01depuis des années.
20:03Alors lui,
20:03il dit qu'il faut annuler
20:04les festivités du 14 juillet
20:05pour des raisons très simples.
20:06La justice est devenue
20:07trop laxiste
20:08donc les émeutiers
20:08n'ont plus peur de rien.
20:09Et puis il parle
20:10des jeunes issus
20:12de l'immigration
20:12qu'il qualifie
20:13de sans racine
20:14qui vivent
20:15entre deux cultures
20:16et qui, dit-il,
20:17sont partagés,
20:18tiraillés
20:18entre deux loyautés.
20:20C'est intéressant
20:21d'avoir là aussi
20:22le point de vue
20:22de Maurice Berger
20:23qui évidemment
20:24fait une proposition
20:26provocatrice
20:26avec cette annulation
20:27du 14 juillet
20:28mais qui pointe
20:29le fait qu'il y a
20:30véritablement
20:31un souci d'adhésion
20:32à la patrie
20:33au sens commun
20:34de la part
20:35d'une partie
20:35de la jeunesse.
20:36Ça rejoint ce que vous disiez
20:37Gilles-William-Colnadel.
20:38Oui, non mais écoutez,
20:40Maurice Berger
20:40est un psychologue
20:41averti
20:43et il ne pêche pas
20:46par pessimisme.
20:48On en est là,
20:49je ne suis même pas sûr
20:50qu'il y ait une...
20:52Chez les voyous
20:55qu'il évoque,
20:56je ne pense pas
20:57qu'il y ait une dualité.
20:58Je ne pense pas
20:59qu'il y ait un conflit.
21:00Pas du tout.
21:01Ils sont dans la détestation
21:02de ce que nous sommes
21:03et dans l'absence justifiée
21:06de crainte
21:07que nous incarnons.
21:10Donc quand vous êtes
21:11dans cet état d'esprit
21:12qui a encore une fois
21:13été travaillé
21:14d'abord et avant tout
21:15par des Français,
21:16des mauvais Français
21:17mais des Français quand même,
21:18des Français qui détestent
21:19la France,
21:20d'une certaine manière,
21:21je leur en veux moins
21:23à eux
21:24qu'à ces mauvais Français.
21:25Moi je suis modérément
21:26d'accord
21:27avec l'analyse
21:28de M. Berger
21:29parce que je pense
21:30que ce dont il nous parle
21:31c'est d'une situation
21:32d'il y a 10 ou 15 ans.
21:34Ce n'est pas
21:34la situation actuelle
21:35parce que la situation actuelle,
21:37vous avez une partie
21:38de la jeunesse
21:39malheureusement
21:39qui a des noyaux durs
21:41qui sont passés
21:42dans la délinquance
21:42mais vous avez autre chose
21:44qui est apparue
21:44ces trois dernières années.
21:46Il n'y a pas
21:46de double nationalité.
21:47Ce n'est pas vrai.
21:48Il n'y a pas
21:48un problème d'identité
21:50parce que la plupart
21:51sont très très intégrés
21:52dans la société française.
21:54Il y a une vision nouvelle
21:55du monde
21:56qui se nourrit
21:59du différentialisme
22:00aux Etats-Unis,
22:02d'une analyse
22:03du néocolonialisme,
22:04etc.
22:05Donc ça,
22:06c'est un phénomène nouveau
22:07parce que quand vous allez
22:08par exemple
22:08dans les manifestations actuelles
22:10depuis maintenant deux ans,
22:11les jeunes qui défilent,
22:13ce n'est pas
22:13les malheureux des cités.
22:15Ce n'est pas
22:15ce que j'ai connu
22:17dans les années 80
22:18qui étaient victimes
22:19de discrimination, etc.
22:20Ce sont des gens
22:20très cultivés
22:22qui sont d'ailleurs
22:22en général
22:23très bien intégrés
22:24dans la société
22:25et qui ont vraisemblablement
22:26des carrières à venir.
22:28Mais ils ont
22:28une détestation,
22:30c'est ça qui est intéressant,
22:31de leurs propres parents.
22:33C'est-à-dire,
22:33ils détestent leurs parents
22:34en disant
22:34vous êtes tombés
22:35dans le piège
22:36de l'intégration,
22:37vous êtes restés
22:38dans cet esprit
22:39néocolonial,
22:40etc.
22:40Le combat,
22:41vous voyez,
22:41est d'une autre nature.
22:43D'abord,
22:44la jeunesse
22:44est toujours problématique.
22:46Moi,
22:46je n'ai jamais idéalisé
22:47la jeunesse.
22:49Il y a eu
22:49les jeunesses
22:49bolcheviques,
22:51il y a eu
22:51les jeunesses hitlériennes.
22:53On a maintenant
22:53des jeunesses apolitiques
22:55et Julien a raison.
22:57Julien a raison.
22:57Il y a...
22:58Ce n'est pas de la détestation
22:59pour leurs parents.
23:01C'est pire encore,
23:01c'est du mépris.
23:03Du mépris
23:04d'avoir,
23:05d'une certaine manière,
23:06collaboré
23:07avec le français,
23:11l'ancien colonisateur
23:12détesté et détestable.
23:14Donc,
23:15on en est là,
23:15mais avant que jeunesse
23:17se passe,
23:18il peut y avoir
23:19beaucoup de jeunes aussi
23:20ou de moins jeunes
23:21qui peuvent être tués.
23:23Donc,
23:23il faut être d'une fermeté
23:24totale,
23:25exemplaire
23:26et sans compétence.
23:26Mais sur les incidents,
23:27si vous me permettez,
23:28il y a un dispositif
23:29qui est testé
23:30pour la première fois.
23:31Là,
23:32je ne sais pas si vous avez vu,
23:33d'habitude,
23:33c'est le ministre de l'Intérieur
23:34qui dit
23:35qu'on déploie des policiers,
23:36etc.
23:36Mais le ministre de la Justice,
23:37pour la première fois,
23:38et c'est intéressant
23:39de ce point de vue-là,
23:40a convoqué
23:41l'ensemble des magistrats,
23:43les amis en service,
23:44pour pouvoir avoir
23:45des magistrats
23:46qui jugent
23:47en fragant des lits
23:48immédiatement.
23:49C'est un dispositif
23:50qui est complètement nouveau,
23:51qui a existé
23:52dans les manifestations
23:52de jeunes
23:53des années 80.
23:54Mais là,
23:55c'est un dispositif
23:56qui va être testé là,
23:57dès ce soir.
23:58Et en ce sens-là,
23:59ça va mériter
24:01qu'on regarde bien
24:02parce que ça peut être
24:02d'une efficacité redoutable
24:04si c'est bien fait.
24:05Ce n'est pas qu'on a un aveugle.
24:06Mais parce que sinon,
24:07le problème qu'on a,
24:07c'est qu'on fait
24:08des dizaines d'arrestations,
24:09on ne sait pas quoi en faire
24:10et la plupart du temps,
24:12ils s'en vont
24:12aussi vite qu'ils sont rentrés.
24:14Avec des peines de travaux
24:14de l'intérêt général.
24:16Julien,
24:16je ne voudrais surtout pas
24:17être désagréable
24:20par rapport à M. Darmanin
24:21que je respecte
24:22et que j'estime.
24:23Mais je ne suis pas sûr
24:25qu'il est totalement
24:27barre sur les magistrats.
24:31Non, il n'a pas barre,
24:32mais il a demandé.
24:33Vous l'avez vu.
24:33On est au procureur
24:34de la République
24:35parce que ce n'est pas lui
24:35qui donne des ordres.
24:36Le procureur de la République
24:37de Paris a donc dit que...
24:39Madame Laure Bécot
24:40a fait une conférence de presse
24:41vendredi pour dire
24:41qu'ils allaient être intransigeants.
24:43Si, je peux me permettre.
24:43Malgré tout,
24:45l'observation professionnelle
24:48à laquelle je me livre
24:50sans beaucoup de plaisir
24:52ni à le voir
24:54ni à vous le dire
24:55fait que je connais
24:57la sociologie
24:58de beaucoup de magistrats.
25:00Il y avait un magistrat
25:00extraordinaire,
25:02notamment à Paris,
25:03mais il était sévère.
25:05Et comme il était
25:05trop sévère,
25:07il y a eu une fronde
25:08de certains de mes confrères
25:10et de certains
25:11de ses collègues
25:12qui font qu'il n'est plus
25:13à son poste.
25:14Donc, j'ose espérer,
25:16je souhaite me tromper
25:17au moins en partie
25:18qu'il y aura...
25:19Parce que,
25:19quand bien même,
25:20Julien,
25:21quand bien même
25:21les procureurs
25:23requièrent avec sévérité,
25:26encore faut-il
25:26que les juges du siège
25:28les suivent
25:30loin de la coupe aux lèvres.
25:31Et on espère surtout
25:32qu'il ne se passera rien
25:33ce soir.
25:33Pour finir,
25:34je vous le dirai
25:34en quelques semaines.
25:34On va voir,
25:36mais c'est une expérience
25:36nouvelle.
25:38On verra si c'est efficace.
25:39Elle est intéressante
25:40parce qu'elle tranche
25:43avec ce qu'on a fait
25:43jusqu'à maintenant.
25:44C'est vrai.
25:45Et on espère surtout
25:45qu'il n'y aura pas
25:46de débordement majeur,
25:48notamment sur les Champs-Elysées.
25:49On marque une pause,
25:50on revient dans quelques instants
25:51pour continuer les débats.
25:52On parlera notamment
25:53d'Aurore Berger
25:54qui veut une coalition
25:55des associations
25:56contre les discours
25:57de haine en ligne.
25:58On va parler peut-être
25:59un peu de la Nouvelle-Calédonie.
26:00Et on va parler
26:00de la Nouvelle-Calédonie,
26:01bien sûr.
26:01Et on parlera aussi
26:02de la Cour de...
26:03Et on parlera,
26:04on a beaucoup de sujets.
26:05On parlera aussi
26:06des Gazaouis
26:06qui ont désormais
26:07les statuts de réfugiés.
26:07Ce n'est pas M. Drey
26:07qui va imposer
26:08quand même le programme.
26:09Non, c'est un programme partagé.
26:11Je vous appelle
26:12à vos responsabilités.
26:13C'est co-construit,
26:14comme on dit parfois.
26:15Il est en train d'essayer
26:16de procéder.
26:17C'est une technique classique
26:18d'avocat.
26:18Il est en train d'essayer
26:19de créer la confusion
26:19pour prendre le leadership.
26:21mais ça ne marche pas.
26:22On va parler d'autre chose,
26:23j'espère.
26:23On va régler nos comptes
26:24pendant la pub
26:25et on revient.
26:25A tout de suite.
26:30De retour dans
26:31face-à-face,
26:31dans un climat,
26:32je vous rassure,
26:33apaisé désormais.
26:35Attendez, attendez la fin.
26:36Je suis calmé,
26:37M. Drey.
26:38Comme il le fait.
26:38Attendez la fin.
26:39Voilà.
26:40Pas si apaisé que ça.
26:41Je m'excuse d'avance
26:42pour ce que je viens de dire.
26:43Un point sur l'actualité
26:44puis on reprend les débats.
26:45On parlera notamment
26:46de la Nouvelle-Calédonie.
26:47Évidemment,
26:47Julien Drey veut absolument en parler.
26:49Isabelle Piboulot,
26:50rebonsoir, c'est à vous.
26:53Rave party légale en Lausère.
26:55Près de 12 000 participants
26:57se trouvés toujours
26:58dans le village de Mont-Lausère
26:59et Goulé à la mi-journée.
27:01Les autorités procèdent
27:02aux verbalisations
27:02des infractions constatées
27:04alors que les premiers départs
27:05de fêtards ont commencé.
27:07Pour rappel,
27:08une jeune femme de 25 ans
27:09est décédée hier
27:10dans un accident de la route
27:11alors qu'elle se rendait
27:13à cette rave party
27:14en cours depuis vendredi.
27:16Selon Marine Le Pen,
27:17le projet d'accord
27:18sur la nouvelle catégorie
27:19La Nouvelle-Calédonie conclue hier
27:20est profondément ambiguë
27:22et ne pourra satisfaire pleinement
27:24les indépendantistes
27:25et non-indépendantistes.
27:26Pour rappel,
27:27le texte acte notamment
27:28la création d'un État
27:30de Nouvelle-Calédonie
27:31qui sera inscrit
27:32dans la Constitution.
27:34Le groupe RN
27:34à l'Assemblée
27:35attend donc des améliorations
27:36avant la modification
27:37de la Constitution.
27:39Enfin,
27:40Gisèle Pellicot
27:40fait partie
27:41de la nouvelle promotion
27:42de la Légion d'honneur,
27:44icône féministe mondiale.
27:45Elle sera élevée
27:46au grade de chevalier.
27:47Gisèle Pellicot
27:48incarne le combat
27:49contre les violences sexuelles
27:50pour avoir refusé
27:52le huis clos
27:53lors du procès
27:53des viols de Mazan.
27:55Demain,
27:55589 personnes
27:57seront décorées
27:58dont plusieurs personnalités
27:59des sphères culturelles
28:00et politiques.
28:01Merci beaucoup Isabelle
28:04et à tout à l'heure
28:04pour un nouveau point
28:05sur l'information.
28:07Vous l'avez vu
28:07dans le rappel des titres,
28:08Marine Le Pen
28:09concernant l'accord
28:10en Nouvelle-Calédonie
28:10parle d'un accord ambigu.
28:12C'est un peu
28:13la seule voix dissonante
28:14parmi la sphère politique
28:16parce qu'il y a
28:16une sorte d'unanimité
28:17autour de cette question
28:18et c'est pour ça
28:19que Julien Drey
28:19notamment voulait y revenir.
28:21D'abord,
28:21écoutons le président
28:22de la République
28:23qui hier a pris la parole
28:24pour saluer un accord
28:26qu'il qualifie d'historique.
28:27Merci pour ces dix jours
28:31de négociations intenses
28:32depuis l'ouverture
28:33de ce sommet ici même
28:36le 2 juillet dernier.
28:40Je crois que tout le monde
28:41a conscience
28:42que le travail
28:44qui a été fourni
28:45ces derniers jours
28:47a permis d'obtenir
28:48ces dernières heures
28:49un accord historique.
28:50Accord historique
28:51dit le président de la République.
28:52Je crois savoir,
28:53Julien Drey,
28:53vous n'êtes pas vraiment
28:54de cet avis ?
28:54Non, c'est-à-dire
28:55je suis d'accord avec lui,
28:55c'est un accord historique.
28:57Mais pas dans le sens
28:58où il croit.
28:59Écoutez,
29:00je suis moi-même étonné
29:01qu'il y ait eu
29:01très peu de réactions
29:02mais c'est une...
29:04Au début,
29:05je me suis dit
29:06c'est une gague.
29:07C'est un gag.
29:08Et pourtant,
29:08j'ai énormément de respect
29:09pour que les choses soient claires
29:10à l'égard d'Emmanuel Valls
29:12qui est un ami
29:12que je respecte,
29:13etc.
29:14Mais ce qu'ils ont inventé,
29:17c'est impraticable.
29:18Ils ont inventé
29:19une nation,
29:19une petite nation
29:20dans une grande nation
29:21avec des pouvoirs
29:23qui vont être donnés
29:24à cette petite nation
29:25qui s'appelle l'Anouet
29:26qui sont tous les pouvoirs.
29:27que les régaliens
29:27peuvent être transférés,
29:28y compris les pouvoirs diplomatiques,
29:31y compris la représentation
29:32à l'ONU.
29:33Je ne vois pas comment
29:33c'est praticable.
29:34Alors j'ajoute,
29:35plus grave encore,
29:36qu'à partir du moment
29:37où ils font ça
29:38pour la Nouvelle-Calédonie,
29:39j'ai quelques amis
29:40qui vont dire
29:40ce qui est valable
29:41pour la Nouvelle-Calédonie
29:42peut être valable
29:42pour nous aussi.
29:44Je ne comprends pas
29:45cette construction juridique
29:47et d'ailleurs,
29:47je voudrais voir
29:48comment les juristes
29:49et les constitutionnalistes
29:50vont pouvoir nous expliquer ça.
29:52Tous ceux qui m'ont expliqué
29:53au moment où on a fait
29:54le référendum sur Maastricht,
29:55sur le moment où on a fait
29:55le référendum sur la Constitution européenne,
29:57c'est qu'ils étaient contre.
29:58Et là,
29:58ils sont silencieux tout d'un coup.
30:00On invente une formule juridique
30:01qui n'a jamais existé.
30:03Vous partagez le scepticisme
30:05de Julien Dré,
30:06Jules William ?
30:07D'abord,
30:07je vous mentirai
30:08en disant
30:09que j'ai eu le temps
30:09d'étudier
30:10avec l'esprit minutieux
30:12qui me caractérise
30:13les accords en question.
30:15Je partage totalement
30:17le respect,
30:19l'estime,
30:19la sympathie
30:20que m'inspire
30:21Manuel Valls
30:23qui incarne pour moi
30:24le courage
30:27et une gauche
30:28que je crains défunte.
30:32Je reconnais
30:33instinctivement
30:35que ça me paraît
30:36être une manière
30:38d'ovni
30:38qui vient d'être créée,
30:40mais il peut y exister
30:42des ovnis
30:43de bonne augure.
30:44Donc,
30:44j'attends pour voir.
30:46Je crois savoir
30:47de toute manière
30:47que ça n'est pas encore adopté.
30:49Il est possible
30:50que ce soit raboté,
30:52mais ce compromis hybride
30:55entre l'État-nation
30:57et une sorte
30:58de territoire français,
31:00c'est une œuvre originale.
31:03Oui.
31:04Non,
31:04mais surtout,
31:05d'abord,
31:06je pense que moi,
31:06je n'ai jamais été
31:07un Jacobin fou,
31:08donc je suis pour donner
31:10l'autonomie
31:11aux régions décentralisées,
31:14mais là,
31:14c'est autre chose
31:15qui est en train
31:15de se passer.
31:16Alors,
31:17qu'il y ait une tension
31:18très forte en Nouvelle-Calédonie,
31:19que notamment
31:20les Canacs
31:21aient l'impression
31:22que depuis les accords
31:23de Nouméa
31:23de 1988
31:24qui promettaient
31:25un développement,
31:26ils ont été les perdants,
31:28qu'ils ont perdu
31:28des référendums
31:29dont ils contestent,
31:30le corps électoral.
31:30Je veux bien mettre
31:31tout ce que vous voulez,
31:32mais là,
31:33pour pouvoir solutionner
31:34ces problèmes-là,
31:35on est en train
31:36d'inventer
31:36une solution
31:37qui va être terrible
31:38parce que moi,
31:39je pense que
31:40la logique de ça,
31:41c'est que ça va pousser
31:42au conflit
31:42entre ceux
31:43qui réclameront
31:44l'indépendance
31:44le plus rapidement possible
31:45et ceux
31:46qui ne la veulent pas.
31:46Et dans ces cas-là,
31:47en général,
31:48ça finit avec des armes.
31:50Voilà ce qu'on pouvait dire
31:51sur la Nouvelle-Calédonie
31:52ce soir.
31:53Autre sujet,
31:54cette fois souhaité
31:55par Gilles-William-Gonadel,
31:57on va parler de
31:57cette coalition
31:58des associations
31:59pour lutter
32:00contre les discours
32:01de haine en ligne.
32:02C'est Mme Aurore Berger
32:03qui était à l'initiative
32:04de cette idée,
32:05elle est ministre
32:06chargée de la lutte
32:07contre les discriminations
32:08et donc il y aura
32:08une dizaine d'associations
32:09qui désormais
32:10va être soutenues
32:12financièrement,
32:12en tout cas davantage
32:13qu'elles ne l'étaient déjà.
32:14Parmi ces associations,
32:16il y a,
32:17pour ne citer qu'elles,
32:17la LICRA,
32:18Oser le Féminisme,
32:19le Planning Familial
32:20ou encore SOS Racisme
32:22par exemple.
32:23Ils vont ensuite
32:23pouvoir saisir l'ARCOM
32:25afin de supprimer
32:26les contenus en ligne.
32:28Vous vouliez revenir
32:28sur ce sujet,
32:29Gilles-William,
32:30parce que j'imagine
32:30que vous voyez là
32:31des pouvoirs accrus
32:33à des associations
32:34qui ne devraient pas
32:34être responsables
32:36de ces contrôles ?
32:38Tout me révolte.
32:41Tout m'horrifie.
32:42J'ai un problème
32:44de vocabulaire
32:45pour vous exprimer
32:47comment cette idée
32:49qui est née
32:50dans l'esprit
32:51de Mme Berger
32:52a pu accoucher.
32:54Pardon de vous le dire.
32:55D'abord,
32:56c'est quelqu'un
32:56qui représente
32:58un État en faillite.
33:00Elle est membre
33:01d'un gouvernement,
33:03enfin en tous les cas
33:03elle est disciple
33:05d'un président
33:06qui est un syndic
33:07de faillite,
33:07notamment économique.
33:08Je ne sais pas
33:09comment elle peut trouver
33:09de l'argent déjà
33:11pour faire le mal
33:15parce qu'elle vient
33:16d'inventer
33:17des autos d'affaires.
33:19Elle vient de...
33:20On est vraiment
33:21dans le monde d'Orwell
33:22et pour justement
33:25surveiller le net,
33:26surveiller les réseaux sociaux,
33:28qui elle va choisir ?
33:29Non mais qui elle va choisir
33:30parmi l'arrêt au page ?
33:32Elle va choisir
33:33SES Racisme.
33:34Je ne veux pas
33:36à nouveau rompre
33:38des lances
33:38avec mon contradicteur
33:40et ami,
33:41mais déjà
33:43le SES Racisme
33:44d'aujourd'hui
33:44n'a plus rien à voir
33:46avec celui
33:47qui m'inspirait déjà
33:48une estime limitée
33:49il y a une trentaine
33:50d'années.
33:51C'est quelqu'un...
33:52Ce sont des...
33:5240...
33:53Je voulais être aimable.
33:55C'est quelqu'un...
33:56Je veux dire,
33:57ce sont des...
33:58Monsieur Sopo
33:59qui n'est plus que tout seul.
34:00Ils n'ont plus de troupes
34:00ces gens-là.
34:01Là, il est tout seul.
34:02Donc, il va recevoir
34:03des subventions.
34:04C'est quelqu'un
34:05qui manifeste
34:07avec le parti antisémite
34:08SES Racisme.
34:09Non, mais...
34:09Bon.
34:11Le planning familial.
34:13Le planning familial,
34:14ce sont des gens
34:15qui ont illustré
34:16le mariage
34:18entre une...
34:20Un homme enceint
34:22et une femme à barbe.
34:26On est dans le wokisme
34:28le plus fou,
34:30le plus stupide.
34:31Oser le féminisme
34:32au départ,
34:33c'est Caroline De Haas.
34:37C'est quelqu'un
34:38qui voulait élargir
34:39les trottoirs
34:40de la chapelle
34:41lorsque des femmes
34:43étaient un peu
34:44tourmentées
34:46par des immigrés
34:48de peur, justement,
34:50d'avoir à sévir.
34:51Et je ne les ai pas vues
34:52faire montre
34:54d'une empathie particulière
34:56pour les femmes
34:57juives et blanches
34:58violées dans les kibbutz.
35:00Vous voyez ?
35:00Je ne les ai pas entendues.
35:01Et ce sont ces gens-là
35:03que Mme Berger
35:05va appointer
35:07pour aller surveiller
35:08peut-être ce que je fais
35:09ou ce que fait M. Drey
35:10ou ce que vous faites.
35:12Mais c'est quelque chose
35:13de monstrueux,
35:14pardon de le dire,
35:15et j'ose espérer
35:16que ça ne verra
35:18jamais le jour.
35:19Enfin,
35:19on peut compter sur moi
35:20en tous les cas
35:21pour lutter contre.
35:22pour continuer à en parler.
35:23Je crois qu'il y a des réunions
35:24prévues en septembre
35:25pour que le projet...
35:25Non, je fais juste une remarque.
35:26Dans les femmes juives
35:28qui ont été violées,
35:29il n'y avait pas que des blanches.
35:30Exact.
35:31Il y avait des citoyennes israéliennes.
35:33Enfin, elles étaient vues
35:33comme telles.
35:34Peut-être,
35:35mais il n'y avait pas
35:35que des blanches
35:36issues des fonds d'achat,
35:38des choses-là.
35:38parce que c'est aussi
35:39la force de la société israélienne
35:40d'être diverse.
35:42Et c'est peut-être ça aussi
35:42que certains ne supportent pas.
35:44C'est qu'elle a réussi
35:44cette diversité.
35:46Premièrement.
35:47Deuxièmement,
35:48moi, je trouve ça
35:49un peu désolant.
35:52D'abord,
35:52parce que les associations,
35:53elles sont là.
35:54Elles sont subventionnées
35:55pour faire leur travail.
35:56On aime, on n'aime pas,
35:57on a des antagonismes, etc.
35:58Mais elles ont ce qu'il faut
35:59pour pouvoir faire leur travail.
36:00Après, c'est à elles
36:01de saisir.
36:02Mais elles ne peuvent pas
36:03se substituer à l'État.
36:05Ce n'est pas leur rôle.
36:06Elles n'ont pas à juger
36:08qu'elles alertent, oui,
36:10que dans les discussions
36:11que le gouvernement a
36:12avec ces associations,
36:13ils leur demandent
36:13d'être alertés.
36:14Mais là, on a l'impression
36:15que l'État est impuissant
36:16et qu'il dit
36:17je vais sous-traiter la question
36:18à des associations.
36:19C'est la porte ouverte
36:20à beaucoup, beaucoup
36:21de difficultés.
36:22Parce que ceux qui seront
36:23mis en cause diront
36:24oui, mais c'est à l'association
36:25qui nous a mis en cause.
36:26Alors là, franchement,
36:27ça ne sert à rien.
36:28C'est de l'agitation
36:29pour faire plaisir,
36:30pour faire peut-être
36:31parler de soi,
36:32mais ce n'est pas ça
36:32l'efficacité.
36:33L'efficacité,
36:34c'est de mettre en place
36:34des vrais dispositifs
36:35d'alerte et surtout
36:37et surtout
36:37de sanctions.
36:39Parce que le grand problème
36:40qui est posé,
36:40c'est qu'on ne ferme pas.
36:42C'est-à-dire que quand on alerte,
36:43derrière,
36:43il n'y a pas de fermeture.
36:45Vous parlez là
36:45des contenus de haine en ligne ?
36:47De haine en ligne.
36:47On ne ferme pas quasiment.
36:49Jamais.
36:50Voilà.
36:50Et quand on signale au site,
36:51ils disent oui,
36:52oui, on va le faire.
36:52Puis ils mettent 3, 4 jours,
36:535 jours, etc.
36:54C'est ça qu'il faut améliorer.
36:55Et puis surtout,
36:56je vous le dis,
36:57franchement,
36:57je n'accepte pas l'anonymat.
37:00L'anonymat,
37:01c'est ça le véritable enjeu.
37:03C'est le véritable enjeu,
37:04c'est l'anonymat.
37:04On ne peut pas accepter
37:05que des types
37:06crient leur haine
37:07en se cachant.
37:12Alors,
37:12vous avez raison,
37:13William,
37:14mais dès qu'on interpelle
37:15les sites,
37:16ils sont en capacité
37:17de lever l'anonymat.
37:18Oui, oui.
37:19Mais ils ne veulent pas le faire.
37:19Parce qu'évidemment,
37:20c'est leur fond de commerce.
37:21Julien,
37:22lorsque nous,
37:22nous poursuivons
37:23pour avocats sans frontières,
37:25etc.,
37:25je peux vous dire
37:26que les sites,
37:27ils ne levent pas l'anonymat.
37:27Et si on saisit la justice
37:30pour qu'ils demandent l'anonymat,
37:31la justice,
37:32on n'a pas le temps.
37:32Je ne le fais pas.
37:33Mais on peut le faire.
37:34On est impuissant.
37:35Non, on peut le faire facilement.
37:36C'est qu'on ne veut pas.
37:38Parce que sinon,
37:38on peut fermer le site derrière.
37:39Il ne veut pas le faire,
37:40alors il est fermé.
37:41En tout cas,
37:41il y a véritablement
37:42quelque chose à faire
37:42sur la haine en ligne.
37:43Pas forcément de cette façon-là.
37:45Et on continuera
37:46à vous entendre sur le sujet.
37:47Certainement pas avec des haineux, non.
37:48Quelque chose me dit
37:49qu'on continuera d'en parler,
37:50notamment avec vous,
37:51Gilles-William Gold-Nadel.
37:57qui s'appelle de l'asile.
37:59C'est ça ?
37:59Non, non.
38:00C'est la Cour Nationale.
38:01La Cour Nationale.
38:01Voilà, pardon.
38:02Pour moi.
38:02D'asile.
38:03Qui a accordé le statut de réfugié
38:05à une femme gazaouie
38:07et à ses enfants.
38:08Ce qui va évidemment
38:09créer une jurisprudence
38:10et qui peut ouvrir
38:11une voie possible d'immigration.
38:13Éric Zemmour a publié
38:14cet après-midi
38:15une tribune dans le Figaro
38:17où il évidemment
38:18s'offusque de cette décision.
38:20On ne va pas vous lire
38:21tous les extraits,
38:21mais en tout cas,
38:22il parle du fait
38:23que cette Cour Nationale
38:24du droit d'asile
38:24ignore la souveraineté populaire.
38:26Et puis, il pointe aussi une réalité.
38:28C'est-à-dire que les pays voisins
38:30de la Cisjordanie
38:31ou de la bande de Gaza
38:32ne veulent pas accueillir non plus
38:34les ressortissants gazaouis.
38:36Et donc, la France
38:37n'a pas à les accueillir non plus.
38:39Voilà ce que dit Éric Zemmour
38:40cet après-midi.
38:41Non, mais il a raison.
38:42Mais d'abord,
38:44la Cour en question
38:45ignore la réalité sur le terrain.
38:49Parce que le raisonnement de la Cour,
38:51et pardon de pointer encore une fois
38:53certains magistrats idéologues,
38:54c'est que les Gazaouis
38:57sont victimes de la haine
39:00de l'armée israélienne
39:02à raison de leur nationalité.
39:06Cette Cour n'a pas entendu parler
39:08ni du 7 octobre,
39:09ni de la nécessité existentielle
39:12pour les Israéliens
39:13d'éradiquer le Hamas
39:15et accessoirement
39:16de libérer les otages.
39:17Elle n'a pas entendu parler de ça.
39:19Mais il fallait passer
39:20par ce raisonnement
39:21ignorant des réalités
39:24pour décider
39:26pour décider donc
39:27cet accueil
39:28qui est terrible
39:30d'abord
39:31après les femmes afghanes.
39:34Vous savez bien la décision.
39:36Toutes les femmes afghanes,
39:38comme elles sont censées
39:39être victimes
39:40de l'homme afghan,
39:43doivent être acceptées
39:44par l'Europe.
39:44Toutes.
39:45Mais maintenant,
39:46les Gazaouis dans leur ensemble
39:48doivent être acceptés
39:50par la France,
39:52peu importe la situation
39:54de la France,
39:55peu importe la situation
39:56des Français
39:57et accessoirement,
39:59qu'on me permette de le dire,
40:01peu importe la sécurité
40:03des Juifs français
40:04parce que sans vouloir
40:06jeter le discrédit
40:07sur l'ensemble des Gazaouis,
40:09je peux parier
40:10qu'une partie d'entre eux
40:11ne se caractérise pas
40:13par une judéophilie excessive.
40:15Donc,
40:16où que je tourne mon regard
40:17sur le plan politique
40:18ou sur le plan humanitaire,
40:20cette décision est désastreuse.
40:22Vous parliez de l'idéologie,
40:23il y avait un sondage
40:24qui avait été réalisé,
40:25qui a été relayé
40:25notamment par Courrier international
40:27qui montrait que 75%
40:28des habitants de Gaza
40:30ou de Cisjordanie
40:31validaient,
40:32approuvaient l'action
40:33du Hamas le 7 octobre.
40:34Et un mot à ce sujet,
40:36c'est que la presse française
40:38est très critique
40:39pour savoir
40:40ce que pensent
40:41les Israéliens
40:42de ce qui se passe
40:43actuellement à Gaza.
40:44Ils sont très...
40:45Je ne dis pas
40:46qu'ils ont tort,
40:47mais j'aimerais
40:47que leur esprit critique
40:49soit identique
40:50pour savoir,
40:51par exemple,
40:52ce que les Gazaouis
40:53pensent du 7 octobre
40:54ou des assassinats
40:56des Israéliens
40:57et des Israéliennes.
40:58Ça n'existe pas.
40:59C'est pour ça
40:59qu'on montre ce sondage.
41:01Moi,
41:01j'ai lu la tribune libre
41:02de M. Zemmour,
41:05je vois bien
41:05le problème qui est posé,
41:06mais l'angle d'attaque
41:07n'est pas le bon,
41:08si vous me permettez.
41:09Parce que l'angle d'attaque,
41:10c'est que la CNDA
41:11se livre à une analyse politique
41:13de ce qui est en train
41:14de se passer.
41:15Et c'est cette analyse politique
41:17qui est un problème.
41:18Parce que ce n'est pas
41:19sa compétence.
41:20Elle n'a pas
41:21à intervenir
41:23sur l'analyse
41:24du conflit
41:24et le parti pris
41:25qu'elle prend
41:26dans le conflit.
41:27Elle,
41:27elle doit juger
41:27sur un dossier
41:28est-ce qu'il y a
41:29quelqu'un
41:29qui est en situation
41:30de persécution
41:32et donc à partir du moment
41:33où les éléments
41:34sont tangibles
41:35de persécution,
41:36à ce moment-là,
41:36on peut lui donner
41:36le statut de droit d'asile.
41:37Mais ce n'est pas ça
41:38la décision.
41:39La décision,
41:40c'est qu'il y a une analyse
41:40qui sous-tend cette décision
41:42sur la nature du conflit
41:43et sur la situation
41:45des Gazaouis
41:46par rapport
41:46à ce qui est en train
41:47de se passer.
41:48Et analyse qui est d'ailleurs
41:48fausse
41:50parce qu'on sait désormais
41:51qu'une grande partie
41:52des Gazaouis aujourd'hui
41:53n'ont qu'une idée en tête
41:54c'est de se libérer
41:55du Hamas.
41:55Et que contrairement
41:57à ce que dit
41:57la presse française,
41:59la plupart des victimes
42:00qui sont annoncées aujourd'hui
42:01sont des victimes
42:02du Hamas
42:02qui empêchent
42:03les Gazaouis
42:04de s'approcher
42:04des centres
42:05de distribution alimentaire.
42:07Donc là,
42:08la Cour,
42:08elle sort complètement
42:10de ses compétences
42:11et elle rentre
42:12sur un terrain politique
42:13qui n'est pas de ses compétences
42:14et qui n'est pas
42:15de son autorité.
42:16Et qui crée une jurisprudence.
42:17Et qui par ailleurs
42:17après va créer
42:18une jurisprudence
42:18à partir d'une décision
42:20qui est éminemment politique.
42:22Ce n'est pas sa compétence.
42:24J'insiste là-dessus.
42:24Non mais l'article
42:25d'Éric Zemmour
42:26se penchait davantage
42:27sur les conséquences
42:28néfastes.
42:30Sur le fait que le peuple
42:31n'ait pas son mot à dire
42:32dans cette affaire.
42:32Mais il n'est pas son mot à dire
42:33mais avec les yeux
42:35de Chimène
42:36que vous avez
42:36pour Éric Zemmour
42:37peut-être.
42:38Je l'admets
42:38et je le respecte.
42:39Je pense que
42:40l'angle d'attaque
42:41le plus pertinent
42:43de savoir
42:43s'il y a droit d'asile
42:44ou pas.
42:44C'est que c'est une dénaturation.
42:46Vous dire que les deux
42:47se complètent peut-être ?
42:47Je ne suis pas sûr
42:48que ce soit les yeux
42:49de Chimène.
42:49J'ai une longue amitié
42:51que j'assume
42:52et qui ne m'a jamais
42:54empêché
42:55mon esprit critique.
42:56Ceci posé
42:57puisque M. Dre
42:59fait allusion
43:00effectivement
43:01au mensonge
43:02qui existe
43:03par rapport
43:04à ce qu'on dit
43:05dans la presse française.
43:08Personne ne m'empêchera
43:09de répéter
43:09une étième fois
43:10le mensonge
43:12commis par l'AFP
43:13et suivi
43:14par France Inter
43:15et Le Monde
43:16sur la défense civile.
43:18Il y a un an,
43:20ils donnent les bilans
43:21de la défense civile.
43:22Il y a un an,
43:23ils reconnaissaient
43:24que la défense civile
43:25était administrée
43:27par le Hamas.
43:28Aujourd'hui,
43:29ils ne le disent plus
43:30pour rendre plus crédibles
43:31ces bilans mensongers.
43:34Voilà.
43:35Dès que je peux le dire,
43:36je le dirai.
43:37C'est dit.
43:38Il nous reste un peu moins
43:39de trois minutes.
43:40Dernier sujet
43:40que je voulais aborder
43:41avec vous messieurs
43:41ce soir,
43:42c'est cette journée d'hommage.
43:43Désormais le 12 juillet
43:44sera une journée d'hommage
43:45en mémoire
43:46d'Alfred Dreyfus.
43:48Donc tous les 12 juillet
43:49désormais,
43:49nous allons célébrer
43:50sa mémoire.
43:52C'est une décision
43:52du président de la République,
43:54Emmanuel Macron,
43:54qui l'a publiée
43:55et déclarée hier.
43:56La première commémoration
43:57aura donc lieu
43:58l'année prochaine.
44:00Ce qu'explique l'Elysée,
44:01c'est que cette initiative
44:02s'inscrit dans un contexte
44:03de lutte contre la résurgence
44:05de l'antisémitisme
44:06en France.
44:07Écoutez,
44:07franchement,
44:08moi,
44:08vous savez,
44:09je suis un juif du présent.
44:12La réhabilitation
44:13de Dreyfus
44:15a déjà existé.
44:17Je préférerais
44:18mille fois,
44:18vous voyez,
44:20que M. Macron
44:21marche
44:22et marchait
44:23plutôt contre l'antisémitisme
44:24plutôt qu'il se préoccupe
44:27de ce problème.
44:28Si vous voulez,
44:29c'est beaucoup trop facile.
44:31C'est quelqu'un
44:32qui ne se préoccupe pas
44:34du sort
44:36des juifs français
44:37qui sont menacés
44:38aujourd'hui
44:39par les islamistes
44:41et ceux qui rentrent,
44:42y compris maintenant
44:43certains Gazaouis,
44:45mais qui voudraient
44:46à nouveau,
44:47je ne sais pas,
44:47par une sorte de diversion,
44:49nous parler de Dreyfus.
44:50Pardon,
44:51mais moi,
44:51j'ai le plus grand respect
44:52évidemment
44:53pour le capitaine Dreyfus,
44:55mais je me préoccupe
44:56davantage,
44:56c'est une question d'urgence,
44:58je me préoccupe davantage
44:59du sort
45:00des juifs français
45:02d'aujourd'hui.
45:03Moi,
45:04je pense que ça fait partie
45:05des politiques gadget
45:06et c'est un mauvais gadget
45:08parce que le capitaine Dreyfus
45:09n'a pas besoin
45:10d'une journée.
45:11Le capitaine Dreyfus,
45:12il est dans l'histoire
45:13et ce n'est pas une journée
45:15qui va changer
45:16cette histoire-là.
45:17On va se donner
45:18bonne conscience
45:19en disant,
45:19j'aurais préféré
45:21que le président de la République
45:21dise que désormais,
45:23on va être très attentif
45:24à ce que dans les cours
45:26d'histoire,
45:27on raconte l'affaire Dreyfus
45:28et qu'on explique
45:29à nos jeunes
45:29ce qu'a été l'affaire Dreyfus,
45:31pourquoi on en est arrivé là,
45:32qu'est-ce qu'elle a
45:33comme conséquence.
45:33Ça serait beaucoup plus efficace.
45:35Ce qui est le cas déjà aujourd'hui,
45:36on l'enseigne l'affaire Dreyfus.
45:37J'aimerais bien.
45:38Comment je l'ai apprise à l'école.
45:39Oui,
45:39mais je ne suis pas sûr
45:40que dans tous les quartiers
45:41et dans toutes les écoles,
45:42on puisse l'enseigner correctement.
45:43On évite peut-être ce sujet ?
45:45Ce n'est pas que je pense,
45:45je le sais.
45:46Il y a une manière
45:47de s'acheter bonne conscience
45:50avec le passé
45:52pour ne pas regarder
45:53le présent en face.
45:54C'est une bonne formule
45:55pour une fois.
45:56C'est une bonne formule
45:56qui vous met d'accord
45:57et qui achève cette émission.
45:59Merci à tous les deux.
45:59On aura le temps
46:00de reparler la semaine prochaine
46:01de la politique de défense.
46:02Alors oui,
46:03bien sûr,
46:03je vous viendrai
46:03parce que dans un instant,
46:04nous allons suivre en direct
46:05sur CNews
46:06le discours d'Emmanuel Macron
46:07face aux armées.
46:08Donc on aura l'occasion
46:09d'y revenir la semaine prochaine.
46:10Et là, William,
46:11le temps de...
46:12Ah bah là,
46:13je vais analyser,
46:13je peux vous dire.
46:14Là, vous aurez évidemment
46:14le temps de revenir.
46:16J'espère que ce bouleversement
46:17d'horaires ne vous aura pas été
46:18trop problématique.
46:20J'avoue que je suis assez attaché
46:22à mon horaire habituel.
46:23Alors la semaine prochaine...
46:24Et la clientèle également.
46:25La semaine prochaine,
46:27on repart pour un horaire
46:28traditionnel à 19h.
46:30Merci en tout cas
46:30à tous les deux
46:31de m'avoir accompagné.
46:32On marque une courte pause
46:32et puis on suit en direct
46:34ensemble sur l'antenne de CNews
46:35le discours d'Emmanuel Macron
46:37au ministère des Arts.
46:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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