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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-05-03##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et comme je vous le disais, la manifestation du 2 mai contre la flambée des prix du carburant,
00:05on en parle bien entendu tout de suite avec cette question, les artisans sont-ils les nouveaux gilets jaunes ?
00:09Vous dites, ben non, oui, pardon, à 74%, vous dites que les français ne comprennent rien,
00:16ils croient encore au gouvernement qui font systématiquement n'importe quoi.
00:21Et tout de suite, le grand débat du jour.
00:24Face à la flambée des prix des carburants, des pêcheurs, des agriculteurs, des routiers,
00:28mais également des artisans appellent à une grande mobilisation samedi prochain, le 2 mai.
00:33Écoutez, cette mobilisation, elle est partie de l'Union française des pêcheurs artisans
00:38et de son président, David Lecartrec, parce que nous avons décidé d'aller nous faire entendre
00:43d'un petit peu plus près auprès des ministères et de l'orée des ministres,
00:49suite en effet à l'augmentation des carburants, parce qu'on avait vraiment l'impression
00:53que depuis nos terroirs, depuis nos ports de pêche, on n'était pas écouté.
00:57C'est en effet une démarche qui est apolitique.
01:01Ça doit être un mouvement, un moment d'échange entre citoyens, avec les artisans,
01:06et de manière à faire comprendre au gouvernement qu'il y a vraiment un vent de colère
01:11qui commence à venir de la base.
01:17Soyez les bienvenus, et 0826 300 300, Jean-Vincent Chantreau est avec nous,
01:22secrétaire général de l'Union française des pêcheurs artisans et président de Réveil des Terroirs.
01:28Bienvenue Jean-Vincent Chantreau.
01:31Bonjour.
01:31Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:35Aujourd'hui, on a bien compris que cette mobilisation était due à la hausse du carburant.
01:43Pour qu'on se rende compte, combien le carburant pèse dans votre activité ?
01:48Écoutez, tout dépend du type de pêche et du type de bateau.
01:53Ça oscille entre 35 et 45, voire 50%.
01:56C'est le prix des chars que représente le carburant pour un bateau de pêche.
02:02Sachant que, quels que soient les métiers,
02:05le prix maximum qui est supportable et tolérable est de l'ordre de 60 centimes.
02:10Au-delà, il est clair que les armements perdent de l'argent
02:13ou que les marins, les matelots, auront des réductions de salaire.
02:19Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous restez à quai ou vous y allez quand même ?
02:23Alors écoutez, certains bateaux, malgré tout, vont en mer
02:26parce que soit il leur reste encore des fonds de gasoil,
02:30soit ils arrivent à travailler sur des espèces qui sont des espèces à haute valeur ajoutée
02:35qui leur permettent de dégager quand même un minimum de marge.
02:40Mais il y a quand même maintenant énormément de bateaux, de plus en plus,
02:43qui sont le long du quai.
02:45Alors on attend, bien évidemment, ces aides-là qui ont été promises par le gouvernement,
02:50qui ont été confirmées par Bruxelles,
02:52de 20 centimes pour le mois d'avril et puis de 35 centimes pour le mois de mai.
02:57Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ces aides vont être perçues au mois de juin ou au
03:00mois de juillet.
03:01Et en attendant, il faut bien que les armements fassent des avances de trésorerie.
03:04Et pour certains, c'est impossible.
03:06Alors, après, on ne sait pas combien de temps cette crise va durer.
03:10Et si elle perdure, et puis si de nouveau le gasoil augmente,
03:14parce que là, avec ce qui est en train de se passer dans le détroit d'Orthnus,
03:18on a de fortes craintes que le prix du Brent augmente jusqu'à 140-150 dollars.
03:24Ça veut dire pour nous que le gasoil va repasser au-dessus du seuil des 1,10€, 1,15€, 1
03:31,20€.
03:31Et que malgré les aides du gouvernement de 35 centimes d'euros,
03:35si elles sont reconduites, il restera encore 30 ou 40 centimes à payer de notre poche.
03:39Ça veut dire que j'imagine qu'à un moment donné, il pourrait y avoir des dépôts de bilan,
03:43que les bateaux vont rester à quai, que de toute façon, pas de pêche française.
03:47Donc ça veut dire importation.
03:49Et oui, c'est un équilibre total de la filière.
03:53Il faut dire que, économiquement, ça ne touche pas que les soeurs.
03:57C'est toute la filière pêche qui est impactée.
03:59Ce sont les marieurs, les criés, les transformateurs, les transporteurs...
04:03Oui, il y a toute une filière.
04:05Oui, c'est toute la filière pêche qui est impactée, forcément.
04:09Monsieur Chantreau, pardonnez-moi, j'ai oublié votre double prénom.
04:13Jean-Vincent.
04:13Jean-Vincent, est-ce que votre mouvement, pour l'instant, est purement professionnel ?
04:21Est-ce qu'il pourrait prendre, si vous n'étiez pas écouté, un tour politique et plus partisan ?
04:28Alors écoutez, on revendique, nous, notre apolitisme et on revendique notre non-syndicalisme.
04:34On pense que, justement, nos problématiques, le gasoil en est une, mais nous en avons d'autres, doivent dépasser l
04:42'éclivage politique.
04:43Ce n'est pas quelque chose qui est de gauche, de droite ou autre, c'est une réalité sociale, sociétale,
04:50économique.
04:50Et les décisions doivent être prises entre personnes sensées.
04:55Ce n'est pas une question de savoir si on est d'un parti politique ou d'un syndicat.
04:58C'est une réalité sociale et économique et il faut que les professionnels soient invités à la table des politiques
05:07qui, eux, prennent les décisions,
05:09parce que nous avons des solutions à proposer.
05:11Alors, est-ce que vous attendez quoi ? Vous attendez une baisse de la TICPE ou une aide professionnelle plus
05:18large ?
05:19Ou alors un blocage des prix ? Ou faire baisser les marges des distributeurs ? Qu'est-ce que vous
05:24demandez en vous ?
05:25Alors, nous, nous avons fait plusieurs propositions au gouvernement.
05:30La première position, sur du court terme, c'est d'utiliser la taxe éolienne qui a été versée aux structures
05:36professionnelles, au comité des pêches.
05:39D'accord.
05:39Qui est une taxe payée par les exploitants des parcs éoliens, qui représente plusieurs dizaines de millions d'euros.
05:45C'est un revenu récurrent qui est versé tous les ans, de manière à favoriser les programmes de décarbonation de
05:51la filière.
05:52Alors, on est bien d'accord qu'il faille décarboner la filière à terme.
05:56Mais là, dans ce cas d'urgence précis, on peut très bien différer cette stratégie et utiliser ces fonds qui
06:05sont disponibles pour pouvoir aider la filière payée.
06:08Sans impacter les fonds de l'État.
06:12Ça représente quoi ? Financiellement, ça représente ?
06:14Ça représente actuellement, depuis que cette taxe a été créée, ça représente à peu près 60-70 millions d'euros
06:22qui ont été perçus au niveau de cette taxe éolienne.
06:25D'accord.
06:26Ensuite, ce que nous demandons, c'est qu'il y ait une réflexion qui soit conduite par rapport aux subventions
06:36qui vont être versées,
06:38toujours au profit de ces exploitants des parcs éoliens, qui représentent entre 15 et 20 milliards d'euros.
06:49C'est énorme.
06:50Alors, ça, c'est fait dans le cadre de la PPE 3. Encore une fois, il est vrai qu'on
06:55doit penser à la décarbonation de notre filière.
06:58Mais en ce qui concerne les énergies électriques, la France a déjà une énergie électrique décarbonée à 95% grâce
07:05au nucléaire.
07:06Et pourquoi irait-on financer des parcs éoliens offshore, en mer, qui en plus de ça nous évacuent de nos
07:13zones de travail, il faut le préciser,
07:15de manière à pouvoir leur acheter un mégawatt qui est trois fois le prix du mégawatt du marché.
07:21Actuellement, ces compagnies éoliennes, je vous donne un exemple, de la Baie de Saint-Brieuc, vendent leurs mégawatts à 196
07:29euros,
07:30alors que le prix du marché est entre 40 et 50 euros.
07:33Qui paye la différence ? Eh bien, ce sont tous les consommateurs en bas de facture.
07:39Donc, encore une fois, on peut différer cette décision, ces subventions qui doivent être versées.
07:46Il ne s'agit pas d'annuler les programmes de décarbonation, il s'agit de les différer, parce que pour
07:51l'instant, on n'en a pas besoin,
07:52et d'utiliser ces sublits financiers pour pouvoir aider les professionnels en période de crise.
07:58Oui, allez chercher finalement...
08:00En fait, on a une troisième...
08:00Allez-y.
08:01Et ensuite, on a des questions à vous poser, allez-y.
08:03On a une troisième solution, une troisième proposition.
08:07Parce que l'État français nous dit, bah oui, mais ce n'est pas nous, c'est l'Europe.
08:11C'est l'Europe qui décide, c'est la Commission européenne.
08:14À partir de ce moment-là, acceptons de créer une micro-taxe.
08:19Mais je parle bien d'une micro-taxe qui pourrait être seulement d'un centime d'euros
08:24par kilo de matières premières importées, de produits alimentaires importés en Europe.
08:30Un centime d'euros, ça n'a aucun impact sur les transformateurs, les consommateurs, c'est un dollar.
08:37Mais avec ce minimum de taxes, d'importation, on pourrait créer un fonds souverain européen
08:44qui puisse intervenir en période de crise, justement par rapport à ces problématiques de souveraineté alimentaire et de souveraineté énergétique.
08:52D'accord.
08:52Jean-Vincent Chantreau, je pose la question à Nouveau Vraie-Voix autour de cette table, Michael Sadoun.
08:59En tout cas, il y a une vraie réflexion, c'est intéressant.
09:02Oui, c'est des propositions assez innovantes, mais il serait ironique que l'État se mette à reverser la taxation
09:10des énergies renouvelables pour financer le fossile.
09:12Normalement, il fait plutôt l'inverse, à savoir qu'il taxe le fossile pour financer le renouvelable.
09:16Donc, je ne sais pas si ça passerait auprès du gouvernement.
09:19Maintenant, moi, je m'intéressais à un truc plus pratique, je dirais, sur votre activité.
09:23Ça représente à peu près combien de votre chiffre d'affaires, en fait ?
09:26Le gasoil que vous payez chaque mois pour, je ne sais pas, pour quelqu'un qui fait...
09:30Pour un pêcheur, par exemple, je ne sais pas.
09:32Je ne me fais pas d'idée de à quel point ça impacte son chiffre d'affaires et son résultat
09:37net quand le prix du carburant augmente.
09:41Alors, d'abord, l'achat du carburant ne rentre pas dans les bénéfices, il rentre dans les charges.
09:46Dans les charges, oui, bien sûr.
09:48Le carburant, c'est ce que je vous disais en début d'émission, suivant le type de bateau,
09:54représente entre 30 et 50% des charges totales d'exploitation d'un bateau.
10:01Il fonctionne bien, on vous le dit.
10:03C'est impressionnant.
10:04Oui, il y a certains bateaux qui vont consommer 600 litres, 700 litres de carburant par jour,
10:11et d'autres qui vont consommer 2 tonnes, 2 tonnes 5.
10:14Tout dépend de leur activité, tout dépend de leur taille.
10:17Mais encore une fois, nous, on défend la pêche artisanale, pas la pêche industrielle.
10:21La pêche artisanale, ce sont des bateaux de moins de 25 mètres
10:25qui débarquent du produit frais quotidiennement sous le prix.
10:28Et c'est pour ça que vous êtes artisan, pêcheur.
10:30Restez avec nous, Jean-Vincent Chantereau.
10:32Philippe nous appelle au 0826 300 300.
10:34Bonsoir Philippe, vous nous appelez de Quasiac, bienvenue.
10:37C'est ça, bonsoir Cécile, et merci de nous donner la parole.
10:40Et je voulais juste vous remercier, parce que les chocolats offerts par Sud Radio,
10:44les chocolats de Bruges, sont très excellents.
10:46Ah, très bien, vous, vous avez gagné à nos jeux, ça c'est bien.
10:49Voilà, voilà, et je vais vous dire, ça a fait beaucoup d'heureux,
10:51et maintenant, j'ai une grosse partie de la poche.
10:53Oui, vous auriez pu nous en laisser, mais bon, en fait, vous faites ce que vous voulez avec.
10:57C'est ça, c'est ça, je voulais remercier par rapport à ça.
11:00C'est très gentil.
11:01Moi, je voulais rebondir sur le GNR au niveau agricole.
11:05Donc aujourd'hui, le GNR au niveau agricole, c'est la goutte d'eau qui s'est débordée de base.
11:09Parce qu'aujourd'hui, c'est comme dans les petits et moyens d'entreprise,
11:14artisans, salariés, infirmiers, toute la restauration, tout ça.
11:18Les gens, on est afflux tendus, et le monde agricole est très afflux tendu,
11:21malgré cette hausse depuis un an et demi, deux ans de matière de viande qu'on a pu obtenir.
11:29Et je crois qu'aujourd'hui, c'est la goutte d'eau qui fait déborder de base
11:32et qui va mettre en péril nos exploitations,
11:35et qui va avoir du mal, si jamais ça durait dans le temps,
11:38qui va avoir du mal à se relever de cette affaire.
11:41Parce qu'en plus, la cerise sur le gâteau,
11:45on a la viande, les industriels, cette semaine,
11:48ont baissé la viande de 1,50€ le kilo.
11:51Je ne sais pas si vous, quand vous allez à la boucherie,
11:54comme tout le monde, comme moi, comme tout le monde,
11:56est-ce que vous avez vu une baisse ?
11:57La réponse est non.
11:58Donc aujourd'hui, il faut que l'État français fasse,
12:03comme il se fait en Espagne, au Portugal,
12:06l'argent est long, je pense qu'il y a de l'argent,
12:08mais il faut qu'il soit mis au bon endroit.
12:10Philippe, juste une question sur le gazole non routier.
12:15Le prix habituel est de combien, et aujourd'hui, il est de combien ?
12:18Alors, ce n'est pas compliqué.
12:19Il y a deux mois, un mois et demi, on était à 0,85€ le litre.
12:23D'accord.
12:23Aujourd'hui, on est à 1,45€, 1,48€.
12:26Voilà, c'est clair et net.
12:28Aujourd'hui, si on veut sauver nos entreprises,
12:30il faut que l'État fasse comme les pays voisins.
12:33Parce qu'aujourd'hui, déjà, on n'est plus compétitif.
12:35On n'est plus compétitif.
12:36Ils viennent acheter toute la marchandise chez nous,
12:39et que nous, on ne peut pas la faire profilérer.
12:42Vous voyez ?
12:42Donc, on fait du maïs en France,
12:44on fait du maïs pour l'envoyer en Espagne.
12:46C'est quand même un monde, quand même.
12:49Si on reste, Philippe, sur cette manifestation demain
12:52pour les artisans, les agriculteurs et tout,
12:54ça veut dire que vous, vous avez une aide
12:57qui a été proposée par le Premier ministre.
12:59Elle démarre quand et elle finit quand ?
13:01Et qu'est-ce qu'on vous propose ?
13:02Je crois que c'était 30 centimes du litre ?
13:06Oui, mais je ne crois pas que ça soit...
13:09Ça démarre au 15 mai, je crois.
13:11Ça démarre au 15 mai, voilà.
13:13Après, la manifestation de demain, je vais vous dire,
13:16je pense que de tout casser,
13:18de partir dans des systèmes où il faut tout bloquer,
13:22tout ça, je ne crois pas que ce soit une solution.
13:23Aujourd'hui, les gens ont besoin de travailler dans ce pays.
13:26Tout le monde a besoin de vivre,
13:27d'avoir des vacances, de gagner sa vie en travaillant,
13:30d'avoir un travail rénumérateur.
13:32Aujourd'hui, il faut que notre État français
13:36tape le point sur la table et dise,
13:37voilà, moi, je veux sauver nos entreprises françaises,
13:39agricoles, entreprises, artisans, tout ça.
13:41Je fais le sacrifice, je prends un budget,
13:43je sors pendant le temps de la crise.
13:47On va faire réagir, Philippe et Jean-Basson Chantreau.
13:50Je voudrais intervenir sur le point de notre ami agriculteur.
13:54Allez-y, Jean-François.
13:55Parce qu'il nous parle, en effet,
13:57du problème qui est équivalent au nôtre,
13:59en disant que c'est la goutte qui fait déborder le vase.
14:02Nous aussi, on a plein de gouttes qui font déborder le vase.
14:04Et pour, comme notre ami parlait de la viande,
14:08on fête quand même aujourd'hui un anniversaire extraordinaire.
14:11On est le 1er mai.
14:13C'est le début de l'ouverture des accords du Mercosur.
14:17Ils ont été décidés de manière arbitraire, etc.,
14:20sans consultation.
14:22Et puis, c'est une destruction totale
14:25de notre souveraineté alimentaire.
14:29Et aujourd'hui, vous avez un bateau
14:32qui débarque au Havre,
14:347000 tonnes de viande de vines.
14:36Le jour même.
14:37Pourquoi ils ont déjà bien prévu ?
14:40Bien anticipé, en tout cas, depuis longtemps.
14:42Exactement.
14:43Quand notre ami agriculteur disait
14:45que les prix avaient baissé de 1 euro,
14:47ne cherchez pas.
14:48Forcément, il y a des distortions de concurrence phénoménales.
14:50Et nous, on vit aussi dans le domaine de la crise.
14:52Jean-Vincent, avec nous, René Chiche et Bruno Pommard,
14:55qui voulaient réagir.
14:56Bon, alors, pour répondre à la question de Sud Radio,
14:59est-ce que ce mouvement de demain
15:00peut s'apparenter à celui des gilets jaunes de 2018,
15:02et 2019 ?
15:04Moi, personnellement, je n'y crois pas.
15:05Même si c'est inflammable, quand même,
15:07cette situation.
15:08Très inflammable.
15:08Et elle part un peu de la même chose.
15:10Elle part un peu de la même chose.
15:11A la différence qu'en 2018-2019,
15:14c'est le gouvernement de l'époque
15:15qui avait un petit peu provoqué
15:16la réaction des gilets jaunes.
15:18Parce que c'est eux qui avaient augmenté,
15:19vous savez, les taxes.
15:20Oui, il y avait ça, le 80 km.
15:21Voilà.
15:21Là, on est devant une situation
15:23que subit un peu la France
15:25et d'autres pays européens,
15:26puisque ça provient du conflit au Moyen-Orient.
15:30Néanmoins, est-ce que je peux quand même
15:31poser une question à M. Chantreau ?
15:32Bien sûr.
15:32Parce que demain, il y a non seulement
15:33des agriculteurs,
15:35je crois qu'il y a des pêcheurs,
15:36il y a même des boulangers,
15:37il y a toutes sortes de catégories.
15:39Les artisans de France.
15:40Voilà, exactement.
15:41Absolument.
15:41M. Chantreau, alors j'écoute avec...
15:45Attention à ce que vous avez dit.
15:46Mais imaginons, on ne sait pas...
15:47Imaginons que le gouvernement
15:50n'ait rien à vous proposer
15:52pour des raisons financières, budgétaires...
15:54Non, attendez, M. Pommard, s'il vous plaît.
15:57M. Chantreau, s'il vous plaît.
15:59C'est vrai.
15:59Je vous demande de vous arrêter.
16:01Imaginons, M. Chantreau...
16:04Que le gouvernement ne réponde pas
16:06à vos demandes,
16:07est-ce que vous pensez
16:08que finalement,
16:10la situation peut empirer
16:11version gilet jaune ?
16:14Alors déjà,
16:15si elle va se généraliser
16:17à l'ensemble du territoire français.
16:19Oui, c'est voilà.
16:20Là, on est venu à Paris
16:22pour pouvoir être proche
16:24des ministères.
16:25On espère,
16:26c'est un symbole,
16:27mais peut-être que vous allez
16:28nous écouter un petit peu mieux.
16:30Maintenant, s'ils ne nous écoutent pas,
16:31s'ils ne nous proposent pas
16:32des rendez-vous,
16:33mais demain, après-demain,
16:35à très court terme,
16:36pour pouvoir discuter
16:37avec le monde de l'artisanat,
16:39avec les forces vives
16:40de notre pays,
16:41sur des solutions concrètes,
16:43mais aussi avec les consommateurs,
16:45parce qu'on souffre tout
16:46si ça n'agit pas d'augmenter
16:47les prix pour tout le monde.
16:49S'ils ne veulent pas
16:50avoir une concertation
16:52en dehors des syndicats,
16:53en dehors des partis politiques,
16:55mais uniquement
16:55avec les producteurs,
16:56il est clair que ça risque
16:58de prendre une autre ampleur.
17:00Ceci étant,
17:01vous me posez la question
17:02par rapport aux Gilets jaunes,
17:03nous, notre mouvement,
17:04ça veut être totalement pacifique.
17:06On ne vient pas à Paris
17:07pour brûler des palettes,
17:08pour renverser des voitures,
17:10ni pour faire des blocages
17:12de la circulation,
17:13à telle enseigne,
17:14vous voyez,
17:14c'est que les tracteurs
17:15ne viennent même pas.
17:16Mais on veut se faire écouter,
17:17et si demain,
17:19il n'y a pas d'action
17:19et de réaction concrète,
17:21ça va prendre une autre ampleur,
17:22mais à un niveau national.
17:23Eh bien, merci beaucoup,
17:25Jean-Vincent Chantereau.
17:26Et bien entendu,
17:27Sud Radio est à votre disposition
17:29si vous voulez,
17:30demain,
17:33parler ou débattre
17:34en direct sur Sud Radio.
17:35Vous êtes le bienvenu.
17:36Merci beaucoup.
17:37Vous restez avec nous
17:38dans un instant,
17:39le sel contre tous.
17:40Vous allez pouvoir un peu parler,
17:41messieurs,
17:42parce que ça va être votre tour.
17:43Philippe Bilger,
17:43vous dites qu'on ne doit pas juger
17:45les politiques sur leur esthétisme
17:46ou sur leur apparence.
17:48Absolument.
17:48Et Bruno Pommard,
17:49vous dites que Laurent Nunez
17:50a raison de donner
17:51plus de pouvoir
17:51aux policiers municipaux.
17:52On en parle dans un instant.
17:53Soyez les bienvenus.
17:54On est ensemble jusqu'à 19h.
17:5617h20,
17:57les vraies voix Sud Radio.
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