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  • il y a 10 heures
Mettez vous d'accord avec Laurence Sailliet, Giulia Acha, Gilbert Azoulay, Frédéric Fougerat

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-01##

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News
Transcription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Experte.
00:00:06Et on est avec vous en ce 1er mai pour commenter l'actualité.
00:00:10Actualité qui dit 1er mai dit actualité de 1er mai.
00:00:14Laissez-nous bosser, c'est ce que disent de nombreux patrons.
00:00:18Alors, est-ce que les salariés sont aussi d'accord pour bosser aujourd'hui ?
00:00:23Beaucoup de, évidemment, c'est le seul jour férié réellement non travaillé chômé.
00:00:30Non, chômé.
00:00:31Chômé, oui, chômé.
00:00:32Chômé.
00:00:33Donc, là, on vous attend.
00:00:35Si vous nous écoutez, a priori, vous ne travaillez pas.
00:00:37Peut-être que si, si vous êtes sur la route, mais bon.
00:00:40Et puis, on parlera de ces déclarations de Marine Tondelier ce matin
00:00:45qui veut instaurer un congé climatique.
00:00:47Je vous explique ce que c'est dans un instant.
00:00:49On va parler de la multiplication des profanations de cimetières également.
00:00:54On va parler de beaucoup de sujets et puis du témoignage glaçant
00:00:59de la fille de Richard Berry avec vous, Laurence Saillet.
00:01:02Dans un instant, je ne vous ai pas présenté.
00:01:05Laurence Saillet, chroniqueuse politique, ancienne députée européenne.
00:01:07Julia Hachat, conseillère municipale à Kingersheim, pardon, dans l'orange.
00:01:14J'ai bien dit la dernière fois.
00:01:15Attention, vous êtes fasciste, Valérie.
00:01:17Maintenant, dès qu'on prononce mal un nom, on est racistes.
00:01:19Absolument, c'est du racisme alsacien.
00:01:23Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank, éducation journaliste pour l'hémicycle.
00:01:27Et Frédéric Fougera, vous êtes spécialiste en communication politique, président de l'agence Tenkan Paris.
00:01:32Et je rappelle votre livre, C'est de la com, 60 idées reçues, paru aux éditions Bréal, Studi Rama et
00:01:38Jules Ganzman.
00:01:38Toujours dans ce studio pour évoquer d'autres sujets.
00:01:42Du coup, on va rester dans la politique puisqu'on a les bonnes personnes autour de la table pour commenter.
00:01:47Cette information, quand j'ai zappé, je suis tombé sur W9.
00:01:51On a parlé d'Emmanuel Macron qui est-il peut-être en train de verrouiller le système au cas où
00:01:57le Rassemblement national deviendrait, enfin passerait à la présidence.
00:02:02Hier sur W9, Chanel Houston a précisé toutes les choses qu'il est en train de verrouiller à travers des
00:02:07nominations.
00:02:08Donc selon le média britannique The Economist, en fait, Emmanuel Macron serait en train de mettre en place tout un
00:02:13plan pour protéger, je mets des guillemets, les institutions françaises
00:02:16au cas où l'extrême droite serait élue à la prochaine élection présidentielle, donc en 2027.
00:02:21Certains l'accusent même donc de manigance pour limiter les options du parti qui arrivera au pouvoir.
00:02:25Je m'explique. En fait, il nomme des proches aux institutions. On en a parlé plusieurs fois ici.
00:02:29Donc le président a nommé un nouveau chef des armées, le général Fabien Mandon, et une nouvelle présidente de la
00:02:35Cour des comptes, Améline Monchalin.
00:02:36Il devrait prochainement remplacer les ambassadeurs à Berlin, à Londres et à Washington.
00:02:40Et puis François Villeroy de Gallo, qui est gouverneur de la Banque de France, a annoncé qu'il démissionnerait avant
00:02:46la fin de son mandat en juin,
00:02:48permettant ainsi à Emmanuel Macron de nommer un successeur pour un mandat qui va durer six ans.
00:02:52Et puis l'année dernière, on s'en souvient, le président de la République avait nommé Richard Ferrand, un de
00:02:57ses alliés politiques, à la tête du Conseil constitutionnel,
00:02:59qui est la plus haute instance constitutionnelle.
00:03:02Alors forcément, ça énerve le Rassemblement National.
00:03:05Cette initiative a déjà provoqué la colère notamment de Jordan Bardella, qui aurait protesté en déclarant
00:03:10« Il tente de verrouiller nos institutions afin de garder le contrôle ».
00:03:14Alors vrai ou faux, Laurent Seillet, c'est exagéré ou pas ? Ou ça s'est toujours fait ?
00:03:19Déjà, je pense que tout le monde le ferait.
00:03:20Nous soyons tout à fait honnêtes.
00:03:22C'est moche.
00:03:22Après, le vrai pouvoir, où se situe-t-il ?
00:03:24C'est vrai que le Conseil constitutionnel a beaucoup de pouvoir, parce qu'effectivement, ça peut bloquer un certain nombre
00:03:30de réformes.
00:03:30Mais le pouvoir, il reste au niveau législatif, me semble-t-il.
00:03:35Et donc, les Français, de toute façon, auront le dernier mot en votant à la fois pour le président de
00:03:38la République
00:03:39et pour lui donner ou pas une majorité à l'Assemblée Nationale.
00:03:41Et l'armée de France, quand même.
00:03:43Oui, mais tout ça, moi, ce qui m'étonne, c'est que tous ces postes-là, ils peuvent être du
00:03:46pouvoir politique.
00:03:47Par exemple, le chef des armées, quand Macron l'a dégagé, il l'a dégagé en deux secondes et demie,
00:03:51ce qui avait profondément énervé l'armée française.
00:03:54Mais donc, je ne vois pas en plus que c'est un papier étranger, enfin un papier...
00:03:59Oui, dans The Economist.
00:04:00C'est vraiment du blabla et du bruit qui ne sert à rien pour moi,
00:04:03parce que de toute façon, comme tu l'as dit, Laurence, celui qui arrivera au pouvoir,
00:04:07il pourra mettre tous les copains, tous ceux qu'il voudra mettre en place dans les postes-clés.
00:04:11Et je ne vois pas comment on peut verrouiller, en réalité, le système en amont comme ça.
00:04:15Non, pourquoi il le fait ?
00:04:16Il le fait parce que ça, c'est toujours fait.
00:04:18Si, ça ne sert à rien.
00:04:18François Hollande, Sarkozy, tout le monde l'a fait.
00:04:21Sarkozy, c'était le premier, quand même, à mettre à la tête de la Commission des Finances,
00:04:26quelqu'un de l'opposition.
00:04:28Il fallait le préciser.
00:04:30Alors, beaucoup de bruit pour rien, selon vous, Julia Hachat ?
00:04:33Je suis assez d'accord avec Laurence.
00:04:35Je pense que, de toute façon, le vrai pouvoir, il sera au niveau du pouvoir législatif.
00:04:39Ça a toujours été fait.
00:04:40Tous les présidents ont placé à la fois soit des copains, soit des garde-fous.
00:04:44Quelque part, je ne suis pas surprise de ce que fait Emmanuel Macron.
00:04:48Je n'ai pas forcément de regard en particulier.
00:04:50C'est-à-dire que c'était assez évident qu'il allait le faire.
00:04:53Ça aurait été bizarre qu'il ne le fasse pas.
00:04:54Je trouve juste qu'il remplit son rôle.
00:04:56On peut s'interroger sur la question du gouverneur de la Banque de France.
00:04:59Parce que là, il met un terme à son mandat, avant la fin de son mandat.
00:05:02Donc là, effectivement, si on post-rationalise, on peut imaginer une manigance derrière.
00:05:06Peut-être existe-t-elle, je n'en sais rien.
00:05:09Après, il y a des nominations qui sont du pouvoir du président de la République.
00:05:13Quand les postes sont vacants ou à renouveler, il les nomme, il les renouvelle.
00:05:17Donc voilà, on peut après imaginer, fantasmer tout ce qu'on veut.
00:05:20C'est normal.
00:05:20Est-ce qu'il va nommer des gens en qui il ne croit pas, en qui il n'a pas
00:05:24confiance ?
00:05:25Bon, c'est complètement absurde.
00:05:27Donc oui, c'est normal de nommer des gens en qui il a confiance.
00:05:30Je vous emmène aux Pays-Bas, Valérie.
00:05:33La police a affiché des potentiels escrocs dans tout le pays,
00:05:37les encourageant à se dénoncer sous l'intitulé Game Over.
00:05:42100 visages se sont affichés, floutés.
00:05:46Vous allez voir pourquoi.
00:05:47Sur cette affiche en plein cœur de Rotterdam,
00:05:50un suspect dont le visage n'est pas flouté
00:05:52est présenté comme ayant volé 20 000 euros en dérobant une carte bancaire.
00:05:56Dans tout le pays, la police néerlandaise a publié 100 visages de présumés escrocs,
00:06:02donc pas encore jugés.
00:06:04Un site internet leur est dédié et chaque cas est détaillé.
00:06:09Ici, vous voyez l'entrée d'un appartement
00:06:11avec quelqu'un qui vient pour dérober la carte bancaire d'une victime.
00:06:15Avant que les visages soient rendus publics,
00:06:17cette campagne a débuté par une première étape
00:06:19que nous présente ce policier.
00:06:22On a commencé par montrer cette image avec 100 visages,
00:06:25d'abord floutés, et un message.
00:06:27Vous avez deux semaines pour vous dénoncer,
00:06:29sinon on monte votre visage.
00:06:31Le but principal, c'est de retrouver les suspects.
00:06:34La campagne est aussi relayée sur les réseaux sociaux,
00:06:37montré du doigt des suspects,
00:06:39l'opinion y est majoritairement favorable.
00:06:42Un tiers se sont dénoncés avant d'être défloutés
00:06:45au bout d'une semaine,
00:06:46et désormais, leurs visages sont clairs sur les affiches
00:06:51dans tous les Pays-Bas.
00:06:52Que pensez-vous de cette méthode ?
00:06:55Ça existe pour les théoristes, déjà.
00:06:56Vous allez dans les commissariats,
00:06:57vous voyez des gens recherchés avec leur visage.
00:07:00Le name ain't shame, moi je suis plutôt pour.
00:07:02C'est-à-dire que ceux qui font des conneries,
00:07:04comme disait Thal, tu clairs, tu ne rèpes pas.
00:07:05Oui, il y avait des supermarchés aussi,
00:07:06on avait évoqué ce sujet,
00:07:07qui ont affiché le visage de gens.
00:07:09Vous en parlez, le name ain't shame ?
00:07:11Je pense qu'il y a une telle lassitude,
00:07:13parfois, des victimes,
00:07:16face à, malheureusement, des difficultés
00:07:18au niveau de la traque des personnes
00:07:22qui les attaquent ou qui les volent,
00:07:25que les gens font un petit peu justice eux-mêmes,
00:07:27quand on parle des magasins, notamment,
00:07:31qui montraient les visages de ceux qui volaient.
00:07:33Ensuite, sur cette méthode-là,
00:07:35à partir du moment où c'est flouté,
00:07:36mais je dirais qu'il me semble que vous avez dit
00:07:39qu'une fois que la personne s'était dénoncée,
00:07:41le visage était déflouté ?
00:07:42Non.
00:07:43S'ils ne se dénoncent pas,
00:07:46ils enlèvent le flou.
00:07:47Écoutez, c'est un bon moyen de mettre la pression,
00:07:49parce que le but, c'est que tout ceci cesse.
00:07:51Quand on rentre chez vous et qu'on vous agresse...
00:07:53Mais ils n'ont pas été jugés, ça ne vous gêne pas,
00:07:55que ce soit des gens non jugés.
00:07:57Ils se dénoncent,
00:07:58donc ça veut dire qu'on va les juger après.
00:08:01Ce sont des personnes recherchées.
00:08:02D'accord ?
00:08:03Ce sont des personnes recherchées.
00:08:03Ce sont des personnes recherchées.
00:08:04Ils savent bien ce qu'ils font.
00:08:05Si c'est eux-mêmes, ils l'ont fait ou pas.
00:08:07S'ils l'ont fait, ils se dénoncent,
00:08:09ils seront jugés et leur visage n'est pas montré.
00:08:12Vous savez, il faut penser quand même aux victimes.
00:08:13Le homejacking aujourd'hui, en France notamment,
00:08:16je connais moins les chiffres à l'étranger,
00:08:18c'est vraiment d'une immense violence
00:08:20et ça se répand énormément.
00:08:22Donc quand vous êtes chez vous,
00:08:23que quelqu'un force votre porte
00:08:25parce qu'il va sonner ou alors vous poussez
00:08:26quand vous rentrez chez vous
00:08:27et qu'il vous menace,
00:08:30qu'il menace des enfants,
00:08:31qu'ils attachent des enfants,
00:08:32qu'ils séquestrent les gens.
00:08:34Vous voyez la violence des choses ?
00:08:34Avec les crypto-businessmen,
00:08:36je peux vous dire que ça a explosé en plus.
00:08:38C'est une très grande violence.
00:08:39Donc vigilance et puis surtout,
00:08:40toutes les méthodes sont bonnes
00:08:41à partir du moment où effectivement
00:08:42leur visage est retiré
00:08:45une fois que la personne s'est dénoncée.
00:08:46Je reconnais que je suis assez fatiguée
00:08:48du sentiment d'impunité
00:08:50et que je trouve ça pas mal
00:08:50qu'on les encourage à se dénoncer
00:08:52par le fait que vous vous êtes mal comporté
00:08:55de façon immorale.
00:08:56Alors là, on parle de détournement
00:08:57de fonds, de vol, etc.
00:08:58Mais vous risquez d'être mis en pâture
00:09:02socialement.
00:09:02Je trouve que c'est pas inintéressant.
00:09:04Ce serait intéressant de le tester aussi
00:09:05avec tous ceux qui commettent
00:09:06des actes de violence.
00:09:08Je pense que ce serait même plus pertinent,
00:09:10y compris sur des actes de viol,
00:09:12viol d'enfants, incestes, etc.
00:09:14Je pense qu'on pourrait même
00:09:14pousser le dispositif plus loin.
00:09:16Et ce qui est fascinant,
00:09:16c'est de voir que la majorité
00:09:18de la population est favorable
00:09:19à ce dispositif.
00:09:20Donc, ça pose des questions.
00:09:22Donc, on revient au Wanted des Westerns.
00:09:24Pourquoi pas ?
00:09:25C'est un peu ça.
00:09:25Pourquoi pas ?
00:09:26C'est le Neyman Shem,
00:09:27comme on fait pour les...
00:09:28Non, c'est pas du Neyman Shem.
00:09:29Excuse-moi,
00:09:30parce que je trouve l'idée intéressante
00:09:33en tout cas à observer,
00:09:34mais c'est pas vraiment du Neyman Shem.
00:09:36Je suis absolument opposé
00:09:37au Neyman Shem
00:09:38qui est un appel
00:09:38à la justice de la rue.
00:09:40C'est à peu près le même.
00:09:41C'est un appel.
00:09:42C'est aussi parfois la publication
00:09:44des noms des personnes
00:09:45qui sont condamnées.
00:09:46Neyman Shem, par exemple.
00:09:47Il y a plein de façons de faire.
00:09:49Non, mais c'est souvent un appel
00:09:50à la justice de la rue,
00:09:51à l'encontre de la justice.
00:09:53Et ça, c'est assez déplorable.
00:09:56Vous, ça vous choque,
00:09:57cette méthode ?
00:09:58Non, ça ne me choque pas
00:09:59particulièrement la vue
00:10:00parce qu'elle a un aspect préventif
00:10:02et c'est plutôt une pression,
00:10:03comme disait Laurence,
00:10:03qui est mise sur les gens.
00:10:04Donc, ça, c'est pas inintéressant.
00:10:05Après, afficher des visages,
00:10:07il faut le faire
00:10:08avec beaucoup, beaucoup d'assurance.
00:10:10J'ai une anecdote
00:10:11qui remonte à l'affaire Big Malion
00:10:13où un des protagonistes,
00:10:14je le cite,
00:10:16mais je ne sais rien de lui,
00:10:17s'appelle Franck Attal.
00:10:18Eh bien, j'ai un de mes amis
00:10:20qui s'appelle aussi Franck Attal,
00:10:21qui est une personne
00:10:22qui n'a rien à voir avec ce sujet
00:10:23et qui a vu sa tête
00:10:25dans tous les journaux
00:10:26à la une de tous les légitets de 20h
00:10:28parce que dans les recherches,
00:10:30c'était le premier
00:10:30sur lequel les journalistes
00:10:31étaient tombés.
00:10:31C'est que le journaliste
00:10:32a fait son boulot.
00:10:34Oui, mais peu importe.
00:10:35Voilà ce que c'est
00:10:36d'afficher le visage de personne
00:10:37et ça lui a créé
00:10:38un préjudice professionnel,
00:10:40moral terrible
00:10:41parce que c'était son nom
00:10:42qui était associé à cette affaire.
00:10:44On se retrouve dans un instant,
00:10:46on va parler du 1er mai
00:10:48et évidemment,
00:10:50on est là avec vous
00:10:50en direct sur Sud Radio
00:10:510826 300 300.
00:10:5410h midi,
00:10:55mettez-vous d'accord.
00:10:58Sud Radio,
00:10:59le 10h midi,
00:11:00mettez-vous d'accord.
00:11:02Valérie Expert.
00:11:03Et on est ensemble avec vous
00:11:05jusqu'à midi en ce 1er mai.
00:11:07On va revenir sur la polémique du jour
00:11:10qui est évidemment de savoir
00:11:11si on devrait autoriser ce jour
00:11:13à être travaillé
00:11:15par ceux qui le souhaitent.
00:11:160826 300 300.
00:11:18On en parle avec vous
00:11:20dans un instant.
00:11:21Gilles ?
00:11:21Je vous emmène à Bordeaux
00:11:22où il y a une polémique autour.
00:11:25Alors on connaît évidemment
00:11:26les fermes pour les vaches
00:11:28avec, vous savez,
00:11:29plus de 1000 vaches.
00:11:31Et bien maintenant,
00:11:32c'est une ferme de saumon
00:11:33qui veut s'installer
00:11:34et qui va s'installer
00:11:36du côté de Bordeaux.
00:11:37Les associations
00:11:39sont vent debout
00:11:40contre cette industrialisation
00:11:41du saumon.
00:11:43Écoutez.
00:11:44La construction d'une méga-ferme
00:11:46d'élevage de saumon
00:11:47sur cette plage
00:11:48à l'embouchure
00:11:48de l'estuaire de Gironde.
00:11:50Ces manifestants
00:11:51y sont farouchement opposés.
00:11:52Plus de 90%
00:11:54des contributions
00:11:55se sont déclarées défavorables
00:11:57au projet
00:11:58Cursalmoin.
00:11:59C'est ici que ce projet
00:12:01devrait sortir de terre
00:12:02à partir de cet été
00:12:03grâce au feu vert
00:12:04donné en mars
00:12:05dans le rapport
00:12:06d'une enquête publique.
00:12:07Le projet dispose
00:12:08de garantie technique
00:12:08et d'un encadrement
00:12:09progressif
00:12:10susceptible de contrôler
00:12:11et maîtriser
00:12:12ces impacts.
00:12:13Mais sur place,
00:12:14les associations
00:12:15craignent des conséquences
00:12:16irréversibles
00:12:17sur l'environnement.
00:12:18On veut aussi
00:12:19que soient pris en compte
00:12:20des scientifiques
00:12:21indépendants
00:12:21et indépendants
00:12:22qui appellent
00:12:23au risque
00:12:23et à la prudence
00:12:25sur ce genre de projet
00:12:26et également
00:12:26un risque
00:12:27pour les filières
00:12:28d'ostriculture,
00:12:29de conchiculture.
00:12:30Plus d'un milieu de saumon
00:12:32sortirait
00:12:32de ces usines.
00:12:35Alors là,
00:12:35pour le coup,
00:12:35on est dans
00:12:36de la grande production.
00:12:38C'est toujours
00:12:39le même problème.
00:12:40Si on interdit ça,
00:12:41on va importer le saumon
00:12:42qui est fabriqué
00:12:43dans les mêmes conditions.
00:12:43Vous êtes autorisé
00:12:44de les faire ma saumon ?
00:12:45Mais bien sûr.
00:12:46Est-ce qu'on en consomme
00:12:47du saumon ?
00:12:48Oui.
00:12:48Oui.
00:12:49Est-ce qu'on l'importe ?
00:12:50Oui.
00:12:50Pour une part
00:12:51et grande part ?
00:12:52Oui.
00:12:52Est-ce qu'il est mieux
00:12:53de le mettre en France
00:12:54avec des contrôles
00:12:55même si on peut discuter
00:12:57du côté formidable
00:12:58de la chose ?
00:12:59Moi, je préfère.
00:13:00C'est la même chose
00:13:00que pour le poulet.
00:13:01Tout le monde nous fait
00:13:02des crises de nerfs
00:13:04pour qu'on mette
00:13:05les poulets à gambader.
00:13:06Sauf qu'un poulet
00:13:07qui gambade en liberté,
00:13:09ça coûte cher.
00:13:10Et que beaucoup de Français
00:13:11ne peuvent pas se le payer.
00:13:12Donc, on importe des poulets
00:13:13et notamment massivement
00:13:15le crème.
00:13:15Vous savez qu'il va être
00:13:16mal nourri,
00:13:17qu'il va être nourri
00:13:17industriellement.
00:13:19Le son sera bon,
00:13:20le sera pas bon.
00:13:20Dans ce cas-là,
00:13:20on ne consomme plus.
00:13:21Parce que je vais vous dire
00:13:22une chose.
00:13:22Celui qui va en manger,
00:13:24de toute façon,
00:13:25il est importé.
00:13:26Vous croyez qu'il est bien nourri ?
00:13:27Parce qu'il est importé.
00:13:28Les normes ne sont pas les mêmes.
00:13:28problèmes que les poulets.
00:13:30Aujourd'hui,
00:13:30les Français,
00:13:31avec le pouvoir d'achat
00:13:32qui est tellement,
00:13:32tellement diminué,
00:13:33c'est tellement difficile
00:13:34pour toutes les familles françaises
00:13:35que, bien souvent,
00:13:37elles sont amenées
00:13:38à acheter du poulet importé
00:13:39qui est élevé
00:13:43dans des conditions
00:13:45dont personne ne regarde
00:13:46la provenance.
00:13:47Et par contre,
00:13:48on va aller prendre la tête
00:13:49à nos productions françaises.
00:13:51Donc, il y a un moment,
00:13:52moi, je veux bien,
00:13:52on préfère tous manger
00:13:53un poulet qui court et tout
00:13:54et quand on peut se le payer,
00:13:55tant mieux.
00:13:56Mais quand on ne peut pas,
00:13:57eh bien,
00:13:58si on interdit,
00:13:59le problème,
00:14:00c'est que si on ne mange
00:14:00plus de poulet,
00:14:01rien, plus rien,
00:14:02on ne mange une chose.
00:14:03D'accord,
00:14:03mais qu'est-ce que vous voulez manger ?
00:14:04Parce que tout coûte cher,
00:14:05maintenant.
00:14:05Tout coûte cher,
00:14:06mais vous mangez autre chose.
00:14:08Vous regardez,
00:14:09je ne suis pas d'accord avec vous.
00:14:09La protéine animale,
00:14:10elle n'est pas remplaçable
00:14:12par la protéine végétale.
00:14:14Nutritionnellement,
00:14:14ce n'est pas du tout
00:14:15le même système.
00:14:16Non, mais la protéine...
00:14:17On avait un éleveur
00:14:18qui nous a appelé
00:14:18la semaine dernière
00:14:19et qui expliquait
00:14:20que le gras dans le poulet
00:14:21dit industriel
00:14:22est de 30%
00:14:23alors qu'il est de 15%
00:14:24dans un poulet élevé
00:14:27non-industriellement.
00:14:28Donc, ça veut dire
00:14:29que vous condamnez
00:14:31les pauvres,
00:14:32ceux qui n'ont pas
00:14:33les moyens
00:14:33à manger de la mer.
00:14:33Tout dépend du morceau
00:14:34du poulet que vous mangez
00:14:35parce que le gras,
00:14:36il est entre la peau.
00:14:37Je suis une chrétioniste.
00:14:38Le gras,
00:14:39il est entre la peau
00:14:40et la chair.
00:14:40Il faut retirer le gras.
00:14:41Vous enlevez la peau.
00:14:42Je vais vous dire,
00:14:43le gras du poulet
00:14:43à l'intérieur d'un blanc de poulet,
00:14:44je ne suis pas pour qu'on mange
00:14:45du poulet industriel.
00:14:46Je suis contre l'hypocrisie française
00:14:48qui impose toujours plus de normes
00:14:51à nos producteurs
00:14:54des coûts des salaires
00:14:55très élevés
00:14:56qui font qu'on ne peut plus
00:14:57produire en France.
00:14:58On fait plaisir moralement
00:15:00aux uns aux autres
00:15:01et après,
00:15:02on importe.
00:15:03Mais il ne faut pas mieux
00:15:03acheter une fois
00:15:04du saumon sauvage
00:15:05sur l'année.
00:15:07parce que l'il y a
00:15:07une très contredite
00:15:08le saumon sauvage.
00:15:09C'est très cher.
00:15:09Non, non,
00:15:10ce n'est pas ça.
00:15:10Mais au niveau nutritionnel,
00:15:11il y a énormément
00:15:12de métaux lourds
00:15:14dans le saumon sauvage.
00:15:15Ce n'est pas si bon que ça.
00:15:16Donc le saumon en batterie,
00:15:17alors ?
00:15:17Non, mais dans ces cas-là,
00:15:18celui qui ne veut pas en manger,
00:15:19vous n'en mangez pas.
00:15:20La problématique,
00:15:21elle n'est pas du tout
00:15:21sur le saumon dans la ferme.
00:15:23La problématique,
00:15:23elle est écologique
00:15:24par rapport au fait
00:15:25que c'est construit
00:15:26à l'entrée de l'essuaire
00:15:27de la Gironde
00:15:28parce que ce sont
00:15:28des saumons
00:15:30qui seront élevés
00:15:31sans produits chimiques
00:15:32et sans antibiotiques.
00:15:34Donc la problématique,
00:15:35elle n'est pas du tout
00:15:35sur le saumon.
00:15:36C'est ça qui m'étonne,
00:15:37c'est que les normes en France
00:15:39sont tellement élevées
00:15:40en Europe généralement,
00:15:41donc ils sont passés
00:15:42par les fourches codines
00:15:43de toute la réglementation.
00:15:44A priori,
00:15:44ils ont eu l'ouverture.
00:15:45Alors pour l'anecdote,
00:15:46je connaissais quelqu'un
00:15:46qui avait ouvert aussi
00:15:48l'esturgeon
00:15:48qui fait de l'esturgeon
00:15:51pour le caviar
00:15:51avant d'autres.
00:15:52Ils ont peut-être
00:15:53une tradition aussi
00:15:53de culture dans ce domaine
00:15:55et je ne vois pas très bien
00:15:56comment ça concurrencerait
00:15:57les producteurs d'huîtres,
00:15:58ce que dit la personne.
00:15:59Mais on voit bien
00:15:59qu'on a un débat...
00:15:59Parce qu'ils sont,
00:16:00comme a dit Valérie,
00:16:01en fait il y a deux...
00:16:02C'est ça,
00:16:02il y a deux...
00:16:04Vous n'allez pas l'installer
00:16:07dans les terres,
00:16:07disons que c'est pour ça.
00:16:08Et ce que je ne comprends pas,
00:16:09c'est pourquoi
00:16:10une règle,
00:16:11une norme
00:16:13qui est claire
00:16:14et qui est scientifique,
00:16:15tout de suite
00:16:16il y a un côté idéologique
00:16:17qui se développe
00:16:17mais tu le retrouves partout.
00:16:19Partout dès que tu veux
00:16:20faire quelque chose.
00:16:21Et c'est ça au fond...
00:16:22C'est les mêmes
00:16:22qui vont défendre
00:16:24les fabriques de poulet
00:16:25et les installations de poulet.
00:16:26Mais là le truc
00:16:27c'est qu'on n'est pas
00:16:28sur le même sujet.
00:16:29C'est qu'on ne parle pas
00:16:30du tout de qualité
00:16:31parce que la qualité
00:16:32semble être là.
00:16:32Oui c'est ça,
00:16:33c'est ce que je dis.
00:16:33C'est idéologique.
00:16:35C'est ce que dit l'entreprise
00:16:37à part que l'entreprise
00:16:38dans ces autres
00:16:39mais des produits chimiques.
00:16:42Non, non.
00:16:42Dans ces autres entreprises.
00:16:44Ce qu'ils reprochent
00:16:45même les écologistes
00:16:46les problèmes
00:16:47de la technologie
00:16:48c'est des accidents,
00:16:49des incendies.
00:16:50Oui mais dans le reportage
00:16:50que vous avez passé
00:16:51à la suite
00:16:51ils expliquent
00:16:52C'est les mêmes
00:16:52qui disent
00:16:52qu'il faut arrêter de nucléaire
00:16:54qui n'a tué personne
00:16:54jusqu'à présent.
00:16:56Ce n'est pas une question
00:16:57d'être pour ou contre
00:16:58je pense que c'est une question
00:16:58d'être cohérent
00:16:59et je suis Laurence
00:17:00dans ce qu'elle a dit.
00:17:02On a dans notre pays
00:17:03une forme d'incohérence
00:17:04c'est-à-dire qu'on ne veut pas voir
00:17:05tout ce qui est mal
00:17:06et parce qu'on ne veut
00:17:07que ce qui est bien
00:17:08sauf que la vie
00:17:09n'est pas si binaire
00:17:10et n'est pas si simple.
00:17:11On s'en est rendu compte
00:17:12pendant la crise Covid
00:17:12où tout d'un coup
00:17:13on s'est rendu compte
00:17:13qu'on était dépendant
00:17:15de pays d'étrangers
00:17:15pour certains médicaments
00:17:17pour des masques
00:17:18et pourquoi ?
00:17:19Pourquoi juste ?
00:17:19Parce qu'avec nos normes
00:17:21peut-être pas seulement
00:17:22nos normes
00:17:22je tape souvent sur les normes
00:17:23mais c'est peut-être pas suffisant
00:17:25mais notamment avec nos normes
00:17:26avec nos réglementations
00:17:27soit on ne peut pas faire
00:17:28soit ça coûte trop cher
00:17:30donc on délègue
00:17:31on va acheter des médicaments
00:17:32qui vont polluer
00:17:33d'autres rivières
00:17:34et donc il y a un moment
00:17:35il y a une question de cohérence
00:17:36c'est qu'on ne peut pas
00:17:37se considérer vertueux
00:17:39parce qu'on ne vient pas
00:17:39salir chez nous
00:17:40mais parce qu'on va salir
00:17:41chez les autres
00:17:42il y a cette cohérence
00:17:43entre la qualité
00:17:44l'environnement
00:17:45le prix
00:17:45il faut savoir ce qu'on veut
00:17:46est-ce qu'on a les moyens
00:17:47est-ce qu'on peut
00:17:47payer des choses très chères
00:17:49mais en préservant
00:17:51parfaitement l'environnement
00:17:52ou est-ce que c'est
00:17:52beaucoup plus simple
00:17:53d'en parler d'ailleurs
00:17:54avec des emplois à la clé
00:17:55un projet industriel
00:17:56et il y a toute la partie économique
00:17:57à côté
00:17:57il y a beaucoup de choses
00:17:59à prendre en compte
00:18:00On n'a pas voulu aller chercher
00:18:01le gaz de schiste
00:18:02Oui c'est vrai
00:18:03On n'a pas voulu abîmer
00:18:04notre sol
00:18:06Julia ?
00:18:06Je pense que c'est plutôt
00:18:07bien résumé
00:18:08et ce qui est intéressant
00:18:09c'est qu'on en revient
00:18:09toujours à la politique
00:18:10de l'assiette
00:18:11c'est-à-dire que cette conséquence
00:18:12de l'élevage
00:18:12finalement on est venu
00:18:13à débattre
00:18:14de la question du poulet
00:18:15la question du pouvoir d'achat
00:18:16la question de
00:18:16on ne peut pas acheter
00:18:17des protéines
00:18:18donc c'est intéressant
00:18:18de voir à quel point
00:18:19un débat aujourd'hui
00:18:20initial sur un sujet
00:18:23qui traiterait plutôt
00:18:24de normes
00:18:25et de complexité
00:18:26notamment de produire en France
00:18:28et bien finalement
00:18:29les conséquences
00:18:29sur la question
00:18:31de la politique de l'assiette
00:18:32et de in fine
00:18:33quelles sont les conséquences
00:18:34sur les français
00:18:34là en l'occurrence
00:18:35je pense que dans le rapport
00:18:37plus-moins
00:18:37c'est plutôt favorable
00:18:39à l'égard des français
00:18:39qu'on produise le saumon en France
00:18:41quand on sait qu'aujourd'hui
00:18:42on roule le kilo de saumon
00:18:43mais effectivement
00:18:45la question
00:18:45il faut prendre en compte
00:18:46et je pense que les autorités
00:18:47sont suffisamment compétentes
00:18:48pour savoir arbitrer
00:18:49si oui ou non
00:18:50on peut produire ou non
00:18:51à cet endroit-là
00:18:51surtout ça a pris des années
00:18:52le dossier j'imagine
00:18:53pour être instruit
00:18:54et pour donner une décision finale
00:18:56ça a dû être long
00:18:57donc c'est pas assez
00:18:58c'est pas aussi des décisions
00:18:59je pense politiques
00:19:01Philippe David
00:19:01qui nous écoute sur la route
00:19:03on le salue
00:19:03il y a de la chance
00:19:04c'est le premier mai
00:19:05il y a un autre projet
00:19:07de ferme de saumon
00:19:07dans les côtes d'Armor
00:19:08où l'industriel a arrêté
00:19:09vu tous les recours
00:19:11qu'ont porté
00:19:12les associations écologistes
00:19:14l'histoire de la Gironde
00:19:15est bien loin
00:19:16des côtes d'Armor
00:19:16et effectivement
00:19:17le problème
00:19:18au départ
00:19:19moi je trouvais
00:19:19que c'était un problème
00:19:20de qualité de saumon
00:19:21or pas du tout
00:19:21c'est une question
00:19:23environnementale
00:19:24oui non mais
00:19:24je veux dire
00:19:25on reviendra sur les écoles
00:19:26tout à l'heure
00:19:27avec le premier mai
00:19:27c'est-à-dire qu'ils nous vendent
00:19:30un monde rêvé
00:19:31qui n'est pas le monde réel
00:19:32ils sont dans la démagogie permanente
00:19:35ils ont lutté
00:19:35contre le nucléaire
00:19:36à fond
00:19:37maintenant ils pleurent
00:19:38parce qu'on n'a pas
00:19:39assez d'électricité
00:19:40enfin ils veulent
00:19:41maintenant l'électrification
00:19:42enfin vous voyez
00:19:43je veux dire
00:19:44il y a un moment
00:19:44ils sont contre la voiture
00:19:45mais vont soutenir
00:19:46les employés de Michelin
00:19:47moi bien sûr
00:19:47je suis pour qu'on puisse
00:19:48manger des bons poulets fermiers
00:19:50et je soutiens à fond
00:19:51mes agriculteurs
00:19:52mais les pauvres
00:19:52qui sont contraints
00:19:53à tellement de problèmes
00:19:55je veux dire
00:19:56c'est cette hypocrisie
00:19:57ambiante
00:19:58démagogique
00:19:59après les bobos parisiens
00:20:01bah oui
00:20:01ils votent écolo
00:20:02parce qu'ils trouvent ça formidable
00:20:03eux ils s'en moquent
00:20:03de toute façon
00:20:04ils peuvent se payer
00:20:04un super poulets fermiers
00:20:05donc c'est ça que je dénonce
00:20:07plutôt si vous voulez
00:20:08ils sont livrés chez eux
00:20:09avec les fermes bio
00:20:10vous savez à Paris
00:20:12en vélo
00:20:12avec des esclaves
00:20:14avec des esclaves
00:20:14en vélo
00:20:15sous-payés
00:20:15avec des esclaves
00:20:15qui sont traités
00:20:17vraiment de manière indécente
00:20:19voilà
00:20:19est-ce que si vous avez une seconde
00:20:20je raconte une anecdote
00:20:21il y avait une commission parlementaire
00:20:22avec le patron des prothésistes dentaires français
00:20:25qui dit
00:20:25mais moi j'arrête
00:20:26j'arrête parce que produire des prothèses françaises
00:20:28avec toutes les conditions
00:20:29les normes qu'on m'impose
00:20:30je vais devenir importateur
00:20:31je vais importer des prothèses
00:20:32pour les dents
00:20:33de Chine
00:20:33il n'y a pas de contrôle
00:20:35on ne m'emmerdera pas
00:20:36et comme ça
00:20:36je n'aurai pas d'emploi
00:20:38je serai juste
00:20:39une sorte d'intermédiaire
00:20:42on se met des normes supplémentaires
00:20:44par rapport à l'Europe
00:20:45je raconte toujours cette histoire
00:20:47incroyable
00:20:47quand j'étais au parlement européen
00:20:49j'étais obligée de voter parfois
00:20:51des contraintes supplémentaires
00:20:52pour que la France
00:20:54puisse à nouveau s'aligner
00:20:55et être concurrentielle
00:20:57au sein de l'Europe
00:20:58c'est ça qui est fou en fait
00:20:59c'est qu'on a ce malice
00:21:04complètement délétère
00:21:04et mortifère
00:21:05de se mettre des balles dans le pied
00:21:07en permanence
00:21:07en voulant surréglementer en France
00:21:09encore plus que le reste de l'Europe
00:21:10et Laurence vous dites
00:21:11si c'est vrai
00:21:11il y a une rumeur qui court
00:21:12les députés européens
00:21:13disent toujours
00:21:14laissez faire les français
00:21:15pour défendre nos projets
00:21:16parce qu'ils ne défendront jamais
00:21:17leur pays
00:21:19ça c'est sûr
00:21:20qu'on n'est pas les meilleurs
00:21:20on va se retrouver dans un petit instant
00:21:22on va parler du 1er mai
00:21:24avec vous
00:21:24on va parler également
00:21:25de la commission
00:21:27autour de l'inceste
00:21:28et puis d'une proposition
00:21:29ce matin
00:21:30faite par Marine Tondelier
00:21:31d'un 1er mai
00:21:33pas d'un 1er mai
00:21:34de congés climatiques
00:21:35voilà autre chose
00:21:36à tout de suite
00:21:3710h midi
00:21:39mettez-vous d'accord
00:21:42Sud Radio
00:21:43le 10h midi
00:21:44mettez-vous d'accord
00:21:45Valérie Expert
00:21:46on est avec vous
00:21:48sur Sud Radio
00:21:48en ce 1er mai
00:21:49j'espère que vous nous écoutez
00:21:51tranquillement
00:21:51chez vous
00:21:52et que peut-être
00:21:53vous profitez de ce jour
00:21:55chômé
00:21:57on est avec
00:21:58Laurence Saillet
00:21:58chroniqueuse politique
00:21:59ancienne députée européenne
00:22:00Julia Achat
00:22:01conseillère municipale
00:22:02à Kingersheim
00:22:03dans le Haut-Rhin
00:22:04je me suis entraîné
00:22:06en secret
00:22:07Gilbert Azoulay
00:22:08directeur général
00:22:09de Newstank Education
00:22:10journaliste pour l'hémicycle
00:22:12et Frédéric Fougera
00:22:12président de Tenkan Paris
00:22:14et je rappelle
00:22:15votre dernier livre
00:22:16C'est de la com
00:22:1760 idées reçues
00:22:18paru aux éditions
00:22:18Bréal Studi Rama
00:22:20et bah oui
00:22:20travail du 1er mai
00:22:21d'un seul coup
00:22:22tout le monde s'agite
00:22:23les bouchers
00:22:24les boulangers
00:22:26les fleuristes
00:22:28il faut
00:22:29voilà
00:22:29est-ce qu'on doit travailler
00:22:30est-ce que vous pensez
00:22:31qu'on peut laisser
00:22:33ceux qui veulent travailler
00:22:34travailler en ce 1er mai
00:22:360826 300 300
00:22:38Gilles vous aviez
00:22:39un témoignage
00:22:40à vous faire écouter
00:22:41absolument
00:22:41alors déjà peut-être
00:22:42ce matin
00:22:43vous avez écouté
00:22:43Maxime Liedot
00:22:44qui recevait le président
00:22:46de la Confédération
00:22:47des bouchers
00:22:47parce que c'est une
00:22:48des professions
00:22:49qui réclament
00:22:50de pouvoir travailler
00:22:51mais elle est jugée
00:22:52non essentielle
00:22:53et donc ils ne peuvent
00:22:54pas ouvrir le 1er mai
00:22:55un boucher témoigné
00:22:57hier dans le 20h de France 2
00:22:58tous les commerçants
00:23:00ne sont pourtant pas
00:23:00concernés par le texte
00:23:02ce patron boucher
00:23:03installé dans le Loiret
00:23:04pourra bien travailler
00:23:05mais sans employé
00:23:07sous peine d'être sanctionné
00:23:10incompréhensible pour lui
00:23:12certains ont le droit
00:23:13d'ouvrir avec des salariés
00:23:13et pas d'autres
00:23:14donc les boulangers
00:23:15ils ont le droit
00:23:16nous on n'a pas le droit
00:23:17voilà
00:23:17donc ça c'est
00:23:18ma question
00:23:19elle est là
00:23:19je préfère pas prendre
00:23:20le risque
00:23:20de faire venir un salarié
00:23:22et de risquer une amende
00:23:24qui n'est pas négligeable
00:23:26pour la CGT
00:23:27qui s'oppose
00:23:28au projet de loi
00:23:29seuls les employeurs
00:23:30devraient pouvoir travailler
00:23:31mais pas leurs salariés
00:23:33voilà
00:23:33ça c'est la règle
00:23:35et effectivement
00:23:36mais c'est
00:23:37enfin
00:23:38moi ça m'épuise
00:23:39vous voyez vraiment
00:23:41ça me rend dingue
00:23:42d'imaginer quand même
00:23:43qu'on est dans un pays
00:23:44où il faut se battre
00:23:45pour pouvoir travailler
00:23:46non mais je veux dire
00:23:47c'est pas comme si
00:23:47il n'y avait pas une guerre
00:23:48dans le monde
00:23:49c'est pas comme si
00:23:50on n'était pas
00:23:50dans une situation financière
00:23:52très complexe
00:23:53et je peux vous dire
00:23:54que les semaines
00:23:54et les mois à venir
00:23:56vont acter
00:23:56d'une crise économique
00:23:58mais d'une gravité absolue
00:24:00et qu'est-ce qu'on entend
00:24:01ce matin
00:24:01Madame Binet et compagnie
00:24:02qui nous expliquent
00:24:04qu'on nous a volé
00:24:05le 1er mai
00:24:06mais qu'est-ce qu'on lui a volé
00:24:06à Madame Binet
00:24:07qui est sur un plateau télé
00:24:09qui est payé
00:24:09par nos impôts
00:24:10parce que
00:24:11pour des syndicats
00:24:12qui représentent
00:24:13moins de 10%
00:24:14des salariés
00:24:14tout ceci
00:24:15je trouve ça fou
00:24:16alors on objecte
00:24:17en disant
00:24:19mais attention
00:24:19vous savez
00:24:20on dit que les salariés
00:24:21pourraient être volontaires
00:24:22mais en fait
00:24:22s'ils refusent
00:24:23ils pourraient se faire licencier
00:24:25si vraiment un patron
00:24:26en est au stade
00:24:27d'obliger son salarié
00:24:28à travailler le 1er mai
00:24:30c'est qu'il y a d'autres problèmes
00:24:31dans l'entreprise
00:24:31de manière générale
00:24:32quand on est salarié
00:24:34si on a envie de travailler
00:24:35et qu'on a envie de gagner double
00:24:36gagner double
00:24:37une journée de travail
00:24:38c'est quand même
00:24:39dans le pouvoir d'achat
00:24:40quelque chose de très important
00:24:41pourquoi on ne priverait
00:24:43les gens de cette liberté
00:24:44pour moi
00:24:44tout commerce
00:24:45tout métier confondu
00:24:47à partir du moment
00:24:47où le salarié est d'accord
00:24:48il y a plein
00:24:49quand vous travaillez
00:24:50à la restauration
00:24:50c'est le cas
00:24:51payer double
00:24:51ça c'est la loi
00:24:52et récupérable
00:24:54payer double et récupérable
00:24:55ça veut dire que
00:24:56non seulement
00:24:56vous allez être
00:24:57payé double
00:24:58et en plus
00:24:58ça vous fait
00:24:58une journée
00:24:59à récupérer
00:25:00alors écoutez
00:25:02Marine Tondelier
00:25:03ce matin
00:25:03qui était sur Sud Radio
00:25:04l'invité
00:25:05non c'est
00:25:06ah non c'était pas ça
00:25:07pardon
00:25:07c'est Maude Bréjon
00:25:08qui était hier
00:25:09sur TF1
00:25:10moi c'est ça
00:25:10qui m'a fait
00:25:11halluciner
00:25:12écoutez
00:25:12le gouvernement
00:25:13quel qu'il soit
00:25:15ne donne pas de directive
00:25:16à l'inspection du travail
00:25:18l'inspection du travail
00:25:19est indépendante
00:25:20elle est construite pour ça
00:25:21pour autant
00:25:22nous on fait confiance
00:25:23au bon sens
00:25:24dans un premier temps
00:25:25on a proposé hier
00:25:26en conseil des ministres
00:25:28on a présenté
00:25:28un projet de loi
00:25:29qui permettra
00:25:30de clarifier la situation
00:25:32pour les fleuristes
00:25:32artisanaux
00:25:33et les artisans
00:25:34pâtissiers
00:25:35boulangers
00:25:35là encore
00:25:36artisanaux
00:25:37vous espérez
00:25:37qu'ils entendent
00:25:38le message
00:25:38pour sécuriser les choses
00:25:40définitivement
00:25:41et nous faisons confiance
00:25:42au bon sens
00:25:42des uns et des autres
00:25:43voilà
00:25:44et démerdez-vous
00:25:45enfin pardon de dire ça
00:25:46comme ça
00:25:46mais c'est le bon sens
00:25:47des uns et des autres
00:25:48il y a eu un petit combat politique
00:25:49entre le premier ministre
00:25:51et Gabriel Attal
00:25:51où chacun voulait
00:25:52que ce soit son texte
00:25:53si on l'a fait court
00:25:54et qu'on est tout à fait sincère
00:25:55qui fait qu'on a du retard
00:25:56et qu'à ce jour
00:25:58du 1er mai
00:25:58les choses ne sont pas claires
00:26:00mais effectivement
00:26:01il faut qu'elles soient claires
00:26:02mais une fois pour toutes
00:26:03qu'on acte les choses
00:26:04qu'on s'assure bien
00:26:05de la volonté
00:26:06des salariés
00:26:07éventuellement de travailler
00:26:08vous croyez vraiment
00:26:09que les gens
00:26:10qui sont en galère d'argent
00:26:11
00:26:11ils sont en train de se dire
00:26:12ah non je veux absolument
00:26:13rester chez moi
00:26:14le 1er mai
00:26:14mais je crois que ces gens
00:26:16n'ont pas conscience
00:26:16de la crise économique
00:26:18que vivent les foyers français
00:26:20et les familles françaises
00:26:21bien évidemment
00:26:22quand on peut être payé double
00:26:23qu'est-ce que ça va leur changer
00:26:24une journée
00:26:24chômée
00:26:25c'est pas du rône
00:26:26c'est pas du rône
00:26:27c'est pas du rône
00:26:29mais vous êtes payé
00:26:30vous êtes premier
00:26:31le 1er mai
00:26:31mais là vous êtes payé double
00:26:33vous êtes payé double
00:26:34vous êtes payé double
00:26:34vous êtes payé
00:26:35vous êtes payé de toute façon
00:26:36si vous avez envie
00:26:38d'aller travailler
00:26:38et de gagner
00:26:39une journée supplémentaire
00:26:40de salaire
00:26:41c'est quand même
00:26:42une liberté
00:26:42qu'on devrait laisser
00:26:43aux français
00:26:44franchement
00:26:45vous aimeriez pas
00:26:46être payé double
00:26:46vous êtes payé double
00:26:47pour travailler le 1er mai
00:26:48c'est Vandy
00:26:48moi je trouve qu'il y a
00:26:49un souci plus grave
00:26:50le gouvernement n'est pas
00:26:51entendu écouter par les inspecteurs
00:26:52du travail
00:26:53non ils sont indépendants
00:26:54alors ils sont pas nombreux
00:26:55c'est ce que disait
00:26:55Sophie Bigné ce matin
00:26:56sur Inter
00:26:57elle disait
00:26:57pardonnez moi j'écoutais Inter
00:26:58elle disait
00:26:59il faut plus d'inspecteurs du travail
00:27:01et il faut que l'Etat
00:27:03recrute beaucoup plus
00:27:04d'inspecteurs du travail
00:27:04pour contrôler
00:27:05donc moi je suis toujours sceptique
00:27:07quand il y a quelque chose
00:27:07de descendant comme ça
00:27:08on sait ce qui est bon pour vous
00:27:10c'est de ne pas travailler
00:27:11ça me rappelle des heures sombres
00:27:12ce que faisait
00:27:13la Russie soviétique
00:27:14on disait
00:27:14on va voir ce qui est bon pour vous
00:27:15là moi je suis absolument opposé
00:27:17à ce genre de fonctionnement
00:27:20pour vous Frédéric Fougera
00:27:21je veux revenir une seconde
00:27:23sur l'inspection du travail
00:27:24pour que ce soit bien clair
00:27:25pour celles et ceux
00:27:26qui nous écoutent
00:27:27l'inspection du travail
00:27:28est indépendante
00:27:29mais l'inspection du travail
00:27:29ne fait pas n'importe quoi
00:27:30l'inspection du travail
00:27:31elle applique la loi
00:27:32la loi qui est décidée
00:27:34par les politiques
00:27:35alors les politiques font la loi
00:27:36et ensuite
00:27:37il y a l'inspection du travail
00:27:38qui l'applique
00:27:39pour ne pas taper non plus
00:27:40sur l'inspection du travail
00:27:41comme si c'était elle
00:27:42qui décidait
00:27:42de ce qu'on doit faire
00:27:44ou de ce qu'on ne doit pas faire
00:27:45et pour revenir sur
00:27:46Marine Tondelier
00:27:47j'ai retenu une phrase
00:27:49ce matin
00:27:49sur Sud Radio
00:27:50c'est aujourd'hui
00:27:51il est 8h15
00:27:52les gens
00:27:53n'ont toujours pas compris
00:27:54s'ils ont le droit
00:27:55de travailler ou pas
00:27:56et moi quand j'entends ça
00:27:57ça me choque
00:27:58mais profondément
00:27:59parce que je me dis
00:28:00mais donc ça veut dire
00:28:01que c'est l'État
00:28:02qui me dit
00:28:02si j'ai le droit
00:28:03de travailler ou pas
00:28:05on entend toute la journée
00:28:06mais quelle est la position
00:28:07de la France dans le monde
00:28:08est-ce qu'on est toujours puissant
00:28:09est-ce qu'on est toujours fort
00:28:10est-ce qu'on est toujours numéro 1
00:28:10est-ce qu'on est toujours bon
00:28:11mais dans quel autre pays
00:28:13dans le monde
00:28:14un État vous donne
00:28:15le droit
00:28:16de travailler ou pas
00:28:19on peut changer la loi
00:28:21on peut changer la loi
00:28:25mais qui aurait la légitimité
00:28:26de me dire
00:28:27si j'ai le droit
00:28:27de travailler ou pas
00:28:28est-ce que j'ai dû demander
00:28:29l'autorisation ce matin
00:28:30à un guichet
00:28:30de venir vous retrouver
00:28:31autour de cette table
00:28:33dans ce studio
00:28:33vous ne travaillez pas
00:28:34c'est un plaisir
00:28:34c'est un plaisir
00:28:36c'est quand même aberrant
00:28:38de se dire
00:28:39que quelqu'un
00:28:39nous donne le droit
00:28:40de travailler ou pas
00:28:41on va vous écouter
00:28:42dans un instant
00:28:43Julia
00:28:43on a Paul en ligne
00:28:45bonjour Paul
00:28:47bonjour à tous
00:28:48on vous écoute
00:28:49moi je suis agriculteur
00:28:50donc moi ce matin
00:28:51on a récolté les fraises
00:28:52parce qu'on n'avait pas le choix
00:28:53donc moi j'ai 9 salariés
00:28:54j'en ai 7 qui sont venus
00:28:55qui étaient volontaires
00:28:56il y en a 2
00:28:57des mères de famille
00:28:58elles ont voulu garder leurs enfants
00:28:59donc bon
00:29:00il n'y a pas de débat
00:29:01donc moi
00:29:02celles qui sont venues travailler
00:29:03elles auront 7 heures
00:29:04de jour férié
00:29:05comme les autres
00:29:05c'est-à-dire le jour chômé
00:29:06et ensuite
00:29:07on a fait 3 heures et demie
00:29:09qui sera multipliée par 2
00:29:10donc ça leur fera 7 heures
00:29:11donc c'est une journée
00:29:12à 14 heures pour elles
00:29:13donc je pense quand même
00:29:14que ça vaut le coup
00:29:15ça fait plus de 150 euros
00:29:17sur une journée
00:29:19ouais
00:29:20et donc
00:29:21vous leur avez laissé
00:29:22la possibilité
00:29:23ou non
00:29:23de venir
00:29:25tout à fait
00:29:25moi il m'en fallait 5
00:29:26à peu près
00:29:27sur 9
00:29:28et j'en ai eu 7
00:29:29donc on a fait notre travail
00:29:30là je vais livrer mes fraises
00:29:31et tout va bien
00:29:32il faut savoir qu'ensuite
00:29:34les heures faites là
00:29:35elles sont
00:29:36dans le calcul de la semaine
00:29:38ça va faire des heures supplémentaires
00:29:40parce qu'on aura fait
00:29:427 heures
00:29:42qui est de jour férié chômé
00:29:45donc ça ça compte
00:29:46plus les 3 heures et demie
00:29:47donc ça va me coûter une fortune
00:29:49mais c'est pas grave
00:29:50je n'ai pas le choix
00:29:51c'est à dire que les fraises
00:29:52c'est particulier
00:29:53c'est aujourd'hui
00:29:54qu'il faut les cueillir
00:29:54et pas demain
00:29:55ni dans 3 jours
00:29:56c'est ça ?
00:29:56tout à fait
00:29:56tout à fait
00:29:58merci Paul d'avoir appelé
00:29:59on a William en ligne également
00:30:00bonjour William
00:30:03oui bonjour
00:30:04bonjour
00:30:04alors qu'est-ce que vous en pensez
00:30:06vous travaillez
00:30:06ou pas travaillez
00:30:07le 1er mai ?
00:30:08je ne suis pas scandalisé
00:30:10que des gens ont envie
00:30:11de travailler le 1er mai
00:30:11je trouve que c'est pas
00:30:13on n'est pas en train
00:30:14de bafouer quelque chose
00:30:16mais ce qui est plutôt embêtant
00:30:19ça va être
00:30:19est-ce qu'on autorise tout le monde
00:30:20on va retomber dans ce débat là
00:30:22est-ce qu'on autorise tout le monde
00:30:24les prioritaires
00:30:25qui est réellement prioritaire
00:30:26est-ce qu'on part sur
00:30:28la partie alimentaire
00:30:30bien qu'on puisse faire nos courses
00:30:32la veille du 1er mai
00:30:32est-ce qu'on part plutôt
00:30:33sur la partie restauration
00:30:34et la partie touristique
00:30:35parce qu'on se dit
00:30:36le 1er mai on ne travaille pas
00:30:37tout ce qui est touristique
00:30:38devrait être ouvert
00:30:39qu'on puisse justement
00:30:40en profiter avec les enfants
00:30:41donc moi ce qui m'intéresse
00:30:43bien sûr
00:30:43si les gens veulent travailler
00:30:44c'est une très belle chose
00:30:45mais c'est plutôt
00:30:46comment on va légiférer
00:30:47comment on va autoriser ça
00:30:48et qui doit être
00:30:49à l'origine de la demande
00:30:51aujourd'hui moi j'ai une activité
00:30:52où je suis salarié
00:30:53et j'ai également une activité
00:30:54dans le sport à côté
00:30:55si aujourd'hui j'ai envie
00:30:56de travailler dans le sport
00:30:57c'est moi qui gère tout seul
00:30:59donc je fais de mal à personne
00:31:00en fait je suis vraiment
00:31:01c'est moi
00:31:02c'est ma décision
00:31:03en revanche
00:31:04sur la partie salarié
00:31:06de qui doit venir la demande
00:31:07est-ce qu'elle doit venir
00:31:07du salarié
00:31:08qui doit dire
00:31:09moi je veux travailler
00:31:10aujourd'hui j'ai un poste
00:31:11qui me permet de travailler
00:31:13donc je peux le faire
00:31:14je vais réaliser mon activité
00:31:15professionnelle
00:31:16proprement
00:31:17et dans sa compétitude
00:31:18ou en tout cas
00:31:19en partie cohérente
00:31:20ou est-ce que ça peut venir
00:31:21directement de l'employeur
00:31:22qui dira
00:31:22toi à partir de maintenant
00:31:24tu travailles le 1er mai
00:31:24et là on repart dans des débats
00:31:26le fait de travailler le 1er mai
00:31:27pourquoi pas
00:31:28mais il faut que les choses
00:31:30soient extrêmement claires
00:31:30extrêmement précises
00:31:31parce qu'on sait très bien
00:31:32que les discussions
00:31:34vont être lancées derrière
00:31:36et si on le fait
00:31:37il faut que ça se le fait
00:31:38de manière cohérente
00:31:39de manière efficace
00:31:40et de manière ciblée
00:31:42pour que ça fonctionne
00:31:43si on ouvre des commerces
00:31:45qui n'ont pas la clientèle
00:31:46le 1er mai
00:31:47là c'est simplement
00:31:48un peu ridicule
00:31:49donc il y a sûrement
00:31:50une pertinence
00:31:51dans certains domaines
00:31:52mais on va retomber
00:31:53dans un débat
00:31:53assez complet
00:31:54extrêmement long
00:31:55de savoir
00:31:57quand est-ce que c'est cohérent
00:31:58qu'on travaille
00:31:58quand est-ce que ça ne l'est pas
00:31:59ou est-ce qu'on laisse
00:32:00une liberté totale
00:32:01Merci de votre témoignage
00:32:02William 0826 300 300
00:32:04vous êtes nombreux à appeler
00:32:07il y a aussi une autre question
00:32:08qui se pose
00:32:08payer double
00:32:09mais il y a de plus en plus
00:32:10d'auto-entrepreneurs
00:32:11de sociétés
00:32:12qui ne veulent pas salarier
00:32:14leurs employés
00:32:14et dans ce cas-là
00:32:15vous n'êtes pas payé double
00:32:16vous êtes considéré
00:32:17comme prestataire
00:32:17Valérie c'est toujours
00:32:18le même problème
00:32:19à chaque fois qu'on essaie
00:32:20de trouver une bonne idée
00:32:20ou en tout cas
00:32:21un peu de fluidité
00:32:21dans le système
00:32:22on met tout de suite
00:32:23ce qui ne va pas marcher
00:32:24et ça c'est vraiment
00:32:25bien français
00:32:26Vous vous dites quoi
00:32:26il faut carrément
00:32:27de Julia Hachat
00:32:28il faut laisser
00:32:30Il y a une chose
00:32:30dont on n'a pas parlé
00:32:31c'est le symbole
00:32:32du premier maire
00:32:33c'est une lutte sociale
00:32:34c'est un acquis
00:32:35qu'on a réussi à gagner
00:32:36c'est toujours
00:32:37qui est favorable
00:32:38aux travailleurs
00:32:38et je vais vous dire
00:32:39je pense que
00:32:40quand on défend
00:32:41les classes moyennes
00:32:41les classes populaires
00:32:42les classes qui travaillent
00:32:43je pense qu'il faut
00:32:45se mettre du côté
00:32:46de défendre
00:32:46Vous savez quand même
00:32:47qu'on travaille beaucoup loin
00:32:48on n'a jamais aussi peu travaillé
00:32:50aujourd'hui
00:32:50C'est ce qui a changé aussi
00:32:52Alors effectivement
00:32:53et on reviendra
00:32:54sur ce sujet-là aussi
00:32:55sur la question
00:32:56des CP climatiques
00:32:58mais je crois quand même
00:33:00que dans une société
00:33:00où on est en perte de symbole
00:33:02que de remettre en question
00:33:03une énième fois
00:33:04le 1er mai
00:33:06je trouve que c'est quand même
00:33:07dangereux
00:33:07sur tout ce que ça représente
00:33:08à côté
00:33:09maintenant effectivement
00:33:10je suis assez d'accord
00:33:11sur le fait que
00:33:12quand on offre la possibilité
00:33:13en tout cas une règle
00:33:14qui permet d'être payé double
00:33:16et d'avoir un jour
00:33:18finalement une compensation
00:33:19de jours de repos
00:33:20on se pose la question
00:33:21moi-même étant classe moyenne
00:33:22je me suis posé la question
00:33:23mon secteur d'activité
00:33:24ne le permet pas
00:33:25et tant mieux d'ailleurs
00:33:26parce que je tiens à respecter le symbole
00:33:27mais donc ça pose une problématique
00:33:29beaucoup plus large
00:33:29et structurelle
00:33:30c'est-à-dire que
00:33:31comment on fait
00:33:31pour que le français
00:33:33puisse bénéficier
00:33:34de son jour
00:33:34du 1er mai
00:33:35qu'il a gagné
00:33:35de par sa lutte sociale
00:33:37et comment on fait
00:33:38pour qu'il n'ait pas besoin
00:33:38de travailler le 1er mai
00:33:40pour être payé double
00:33:41et de pouvoir finir
00:33:42les fins de mois
00:33:43et avoir du pouvoir d'achat
00:33:43avec vous sur Sud Radio
00:33:45dites-nous ce que vous en pensez
00:33:460 826 300 300
00:33:48on aura Charline
00:33:49qui est fleuriste
00:33:50elle va nous dire
00:33:50si elle a ouvert ou pas
00:33:51aujourd'hui
00:33:52à tout de suite
00:33:54Sud Radio
00:33:55le 10h midi
00:33:56mettez-vous d'accord
00:33:57Valérie Expert
00:33:59doit-on laisser les gens
00:34:00travailler le 1er mai
00:34:01s'ils ont envie de le faire
00:34:030 826 300 300
00:34:04c'est vrai que Julia Achat
00:34:05vous avez évoqué
00:34:06le symbole
00:34:08on a Charline
00:34:09en ligne avec nous
00:34:10bonjour Charline
00:34:11vous êtes fleuriste
00:34:12c'est ça
00:34:13je suis fleuriste
00:34:14à Orléans
00:34:14et les deux magasins
00:34:16et donc on a ouvert ce matin
00:34:18avec un effectif
00:34:19un petit peu réduit
00:34:20on a deux salariés seulement
00:34:22on a couru un peu
00:34:23oui
00:34:24là où il passait
00:34:26on va dire
00:34:27on arrive à l'idée
00:34:28il y avait beaucoup de monde
00:34:30il y a eu beaucoup de monde
00:34:30il y a eu beaucoup de monde
00:34:31on a eu la queue
00:34:33du coup à servir à deux
00:34:34d'habitude on est trois
00:34:34voire quatre
00:34:36un inspecteur est venu
00:34:37non
00:34:38on n'a pas eu d'inspecteur
00:34:39mais j'ai des collègues
00:34:39à Annecy
00:34:40qui ont été contrôlés
00:34:41c'est vrai
00:34:42oui
00:34:44donc l'interrogation
00:34:45va rester
00:34:45savoir s'ils vont recevoir
00:34:47une verbalisation ou pas
00:34:49parce que la situation
00:34:50parce qu'on a vu
00:34:51des allers-retours
00:34:51du gouvernement
00:34:52on l'a entendu
00:34:53Maude Bréjon
00:34:53qui appelle au bon sens
00:34:56vous avez le droit
00:34:56ou vous n'avez pas le droit
00:34:57d'ouvrir finalement ?
00:34:58alors notre convention collective
00:34:59dit qu'on a le droit
00:35:01de faire travailler
00:35:01nos salariés
00:35:02la relecture de la loi
00:35:03qui a eu lieu
00:35:04il y a trois ans
00:35:05remettait en cause
00:35:06les conventions collectives
00:35:07parce que le code du travail
00:35:09est au-dessus
00:35:10des conventions collectives
00:35:11donc c'est tout
00:35:12notre problème
00:35:14nous on travaille
00:35:15quand même un produit
00:35:15le muguet
00:35:16il faut savoir
00:35:16que c'est produit
00:35:17en France
00:35:18qu'aujourd'hui
00:35:18les producteurs
00:35:19de muguets
00:35:19tirent la solette
00:35:21d'alarme
00:35:21qui à mon avis
00:35:22est déjà sonné trop tard
00:35:23parce que déjà
00:35:24l'année dernière
00:35:25ils ont perdu beaucoup
00:35:26cette année
00:35:27beaucoup de fleuris
00:35:27ont pris la décision
00:35:28de ne pas ouvrir
00:35:28parce qu'ils n'ont pas
00:35:30voulu prendre le risque
00:35:32de prendre 750 euros
00:35:34d'amende
00:35:34par employé
00:35:36sur un produit
00:35:37qui a marge
00:35:38et très faible
00:35:40en fait
00:35:41il n'y a pas de bénéfice
00:35:42donc autant
00:35:42pas faire d'heure sup'
00:35:43et autant pas faire
00:35:44travailler ces salariés
00:35:46vous avez décidé
00:35:47de prendre le risque
00:35:48oui
00:35:49parce que nos clients
00:35:50nous ont demandé
00:35:51si on était ouverts
00:35:52ça a beaucoup interrogé
00:35:54par tradition
00:35:55parce qu'on aime travailler
00:35:56avec nos petits producteurs
00:35:57moi je travaille
00:35:58avec un producteur
00:35:58de muguets de peau
00:36:00qui est à Romorantin
00:36:02oui
00:36:03le muguet Racine
00:36:04il est à Romorantin
00:36:06et lui par exemple
00:36:06quand j'ai été chercher
00:36:07mon muguet cette année
00:36:08il m'a dit
00:36:08Charline c'est la dernière année
00:36:09pourquoi ?
00:36:10l'année prochaine
00:36:11parce que cette année
00:36:12il y a eu trop peu de commandes
00:36:14donc en fait
00:36:14il n'est pas rentable
00:36:15donc déjà
00:36:16l'année dernière
00:36:16il n'était pas rentable
00:36:17donc cette année
00:36:18il est encore moins rentable
00:36:20donc cette année
00:36:21il ne travaille pas
00:36:21et ma petite productrice
00:36:23de muguet
00:36:24enfin c'est pas une petite productrice
00:36:25c'est une grosse productrice
00:36:26de muguet
00:36:26mais elle m'a dit
00:36:27cette année
00:36:27c'est une catastrophe
00:36:28économiquement pour nous
00:36:29c'est vraiment une catastrophe
00:36:30donc vraiment
00:36:31ce que les gens
00:36:32ne se rendent pas compte
00:36:33c'est que derrière
00:36:34c'est une avalanche
00:36:34d'emplois qui va tomber
00:36:36mais madame Binet
00:36:37ça elle s'en moque
00:36:37vous savez
00:36:38parce qu'elle
00:36:38c'est pas son problème
00:36:39elle va rien perdre
00:36:40quand vous dites
00:36:41un producteur de peau
00:36:42c'est pas peau
00:36:43la ville de peau
00:36:44c'est du muguet en peau
00:36:45non c'est du muguet en peau
00:36:47je pensais que c'était à Nantes
00:36:49c'est pour ça
00:36:49mais comme je ne suis pas un connaisseur
00:36:51je ne voulais pas
00:36:51le muguet dans Fleurs Coupées
00:36:53il vient de
00:36:54de la région nantaise
00:36:55et un peu de la région bordelaise
00:36:57selon
00:36:57d'où on vient nous aussi
00:37:00et le muguet en peau
00:37:01en racine
00:37:01en fait
00:37:02il est produit
00:37:02dans différents endroits
00:37:04en fait
00:37:04et nous
00:37:04on a un producteur
00:37:05depuis des années
00:37:06qui est à Romorantin
00:37:07mais ce que je ne comprends pas
00:37:08c'est que
00:37:08ça a toujours été fermé
00:37:10enfin les fleuris
00:37:11ont toujours été fermés
00:37:12qu'est-ce qui a changé
00:37:13pour ce producteur
00:37:14on a toujours été ouvert
00:37:17on était toujours ouvert
00:37:18et là cette année
00:37:19en fait les fleuris
00:37:20ne veulent plus prendre le risque
00:37:21de prendre ces 150 euros
00:37:22d'amende
00:37:23d'accord
00:37:23oui je comprends
00:37:24je voulais savoir
00:37:26à force
00:37:27ben voilà
00:37:28les nouvelles générations
00:37:29est-ce qu'ils vont vouloir
00:37:29à force d'entendre dire
00:37:30qu'il ne faut pas travailler
00:37:31le 1er mai
00:37:33est-ce qu'ils vont vouloir
00:37:34avoir envie de travailler
00:37:34le 1er mai
00:37:35moi j'ai toujours vu
00:37:36mes parents travailler
00:37:37le 1er mai
00:37:37ils étaient des panneurs
00:37:38autoroutiers
00:37:39il y en a plein des métiers
00:37:40qui travaillent le 1er mai
00:37:41on a eu un conducteur de train
00:37:42aujourd'hui
00:37:43il nous a dit
00:37:43ben moi je travaille
00:37:44tout à l'heure
00:37:44il y en a plein de métiers
00:37:45qui travaillent le 1er mai
00:37:46en fait
00:37:46est-ce que c'est grave
00:37:48est-ce que c'est pour ça
00:37:48qu'on va perdre tous nos droits
00:37:50non je pense pas en fait
00:37:51je pense que
00:37:52savoir que le muguet
00:37:54c'est quand même
00:37:54c'est pas né
00:37:55avec les droits du travail
00:37:56c'est né avec un roi
00:37:58qui en a reçu
00:37:59je crois que c'est Charles IX
00:38:00qui a reçu ça en offrande
00:38:02et qui après a décidé
00:38:03d'en offrir aux dames de la cour
00:38:04donc la tradition du muguet
00:38:06c'est pas la CGT
00:38:09qui a voulu la faire
00:38:10c'est beaucoup plus vieux que ça
00:38:12et en fait
00:38:13de cette tradition française
00:38:15on est en train de la perdre
00:38:17et on va perdre nos producteurs avec
00:38:18donc c'est vraiment dommage
00:38:20je voulais savoir
00:38:20puisqu'on a observé
00:38:22qu'il y avait avec Valérie
00:38:24qu'il y avait de moins en moins
00:38:25de vendeurs à la sauvette
00:38:27ou dans les rues de muguet
00:38:28est-ce que vous observez ça vous aussi
00:38:31et est-ce une vraie concurrence pour vous ?
00:38:34alors c'est une vraie concurrence
00:38:35et c'est très variable
00:38:36selon les années
00:38:37cette année par exemple
00:38:38nous on n'en a pas à Orléans
00:38:39on a la chance que le maire
00:38:41prenne un arrêté
00:38:41qui limite la vente
00:38:43à 350 mètres d'un fleuriste
00:38:45pendant une année
00:38:45qu'on est 7 sur le centre-ville
00:38:48en fait on n'a pas le droit
00:38:49voilà
00:38:50on remercie notre maire
00:38:52de prendre cet arrêté
00:38:53et en fait il faut savoir
00:38:53que la vente à la sauvette
00:38:56elle est très réglementée
00:38:58il faut que ce soit
00:39:00de la vente ambulante
00:39:01sans artifice
00:39:02sans emballage
00:39:04il y a la Croix-Rouge qui vend
00:39:05oui
00:39:06oui
00:39:06mais à la limite
00:39:07si la Croix-Rouge
00:39:08se met loin d'un fleuriste
00:39:09j'aurais rien à dire
00:39:10mais le problème c'est que souvent
00:39:11ils viennent se mettre
00:39:12à côté d'un fleuriste
00:39:13sans respecter
00:39:14voilà
00:39:15si je me mettais à vendre des frites
00:39:17devant chez McDo
00:39:18j'aurais tout de suite des problèmes
00:39:19j'aurais à peu dire marqué
00:39:21je vous reste
00:39:21oui
00:39:21non non mais vous avez raison
00:39:23en tout cas
00:39:23vous allez rester ouvert
00:39:25toute la journée ?
00:39:26non je pense pas
00:39:27parce qu'on en aura plus
00:39:28mais savoir que quand même
00:39:29aujourd'hui
00:39:31les fleuristes en France
00:39:32on va rapporter
00:39:33un million d'euros
00:39:35de TVA
00:39:36à l'État
00:39:37il est à combien le brin
00:39:39chez vous ?
00:39:39le brin de Nugget ?
00:39:40il est à 2 euros chez nous
00:39:41ça va
00:39:42c'est pas cher
00:39:43merci d'être intervenu
00:39:45Charline
00:39:45c'était intéressant
00:39:46de vous entendre
00:39:48on va voir Jean
00:39:48dans un instant
00:39:49vous voulez revenir
00:39:50sur le symbole
00:39:51du 1er mai
00:39:51oui Julia
00:39:52il a évoqué
00:39:53le principe du symbole
00:39:54que je reconnais
00:39:55c'est effectivement
00:39:57un symbole
00:39:57mais pendant combien de temps
00:39:59on conserve
00:40:00et on vénère
00:40:01des symboles
00:40:01sauf erreur
00:40:03le jour chômé
00:40:03du 1er mai
00:40:04ça date du début
00:40:05des années 40
00:40:06ça a été instauré
00:40:07au début des années 40
00:40:08si je suis une erreur
00:40:09qu'on me corrige
00:40:10qu'est-ce qui n'a pas évolué
00:40:12depuis les années 40
00:40:13le nombre
00:40:14de semaines
00:40:15de congés payés
00:40:16a augmenté
00:40:17il y a eu les 35 heures
00:40:18il y a les RTT
00:40:19il y a le télétravail
00:40:20donc quelle est la valeur
00:40:21de ce symbole
00:40:22aujourd'hui
00:40:22par rapport à toutes
00:40:23ces évolutions sociales
00:40:24qui ont été favorables
00:40:24aux gens qui travaillent
00:40:25donc il y a un moment
00:40:27je ne dis pas que Julia
00:40:28se réfugiait
00:40:29mais l'idée de se réfugier
00:40:31derrière un symbole
00:40:32mais à un moment
00:40:33on peut aussi
00:40:33se remettre en question
00:40:34si je peux rapidement répondre
00:40:35c'est que les choses
00:40:37ont évolué effectivement
00:40:38dans les conditions de travail
00:40:40néanmoins
00:40:40on a toujours des travailleurs
00:40:42on a toujours des ouvriers
00:40:44on a toujours des travailleurs
00:40:45qui travaillent de moins en moins
00:40:47et dans de meilleures conditions
00:40:48heureusement
00:40:48je pense que le sujet
00:40:49est ailleurs finalement
00:40:50c'est plus structurel
00:40:52il ne faut plus se poser la question
00:40:53de revoir les conditions de travail
00:40:54plutôt que d'essayer
00:40:55de supprimer quelque chose
00:40:57qui existe
00:40:58et qu'on a gagné
00:40:58par la force
00:40:59et par le collectif
00:41:00on a une auditrice
00:41:02qui dit
00:41:02je pense que les mots
00:41:03ont besoin de travailler
00:41:04ne sont pas les bons
00:41:05c'est plutôt
00:41:05ont besoin de travailler
00:41:06c'est-à-dire que
00:41:07si vous laissiez le choix
00:41:08aux français
00:41:10c'est un petit peu
00:41:10ce que vous évoquiez
00:41:11tout à l'heure
00:41:11sur la perte du pouvoir d'achat
00:41:13c'est-à-dire qu'ils vont travailler
00:41:14parce qu'ils en ont besoin
00:41:16ça a toujours été
00:41:17c'est tout le travail
00:41:18heureusement d'ailleurs
00:41:19mais de plus en plus
00:41:21avec un travail
00:41:21qui ne paye plus
00:41:22qui ne suffit plus
00:41:24aujourd'hui pour vivre
00:41:25pour de nombreux français
00:41:26je suis tout à fait d'accord
00:41:28avec ça
00:41:28néanmoins
00:41:29je pense que
00:41:30nos grands-parents
00:41:31n'avaient pas des conditions
00:41:32de travail
00:41:33et de vie
00:41:33formidables
00:41:34non plus
00:41:35il ne faut pas non plus
00:41:36imaginer que dans la génération
00:41:37de nos grands-parents
00:41:38ils pouvaient
00:41:39tous les mois manger à leur faim
00:41:41qu'ils avaient des conditions
00:41:43de travail faciles
00:41:44on a l'impression
00:41:45qu'on est maintenant
00:41:46au goulag
00:41:47il y a des métiers
00:41:49où c'est très difficile
00:41:51parfois il y a des chefs
00:41:53d'entreprise
00:41:54qui abusent
00:41:55et qui maltraitent
00:41:56leurs employés
00:41:56oui ça existe
00:41:57on peut lutter contre ça
00:41:59sans expliquer
00:42:00qu'on est dans une génération
00:42:01maintenant
00:42:02de souffrance absolue
00:42:03mais qu'on aille voir
00:42:04dans les autres pays
00:42:04vous savez en Espagne
00:42:06alors que maintenant
00:42:07les socialistes français
00:42:08ils vénèrent l'Espagne
00:42:10mais qu'ils aillent voir
00:42:10moi j'y ai habité
00:42:11les gens travaillent beaucoup plus
00:42:13qu'en France
00:42:13évidemment
00:42:14jusqu'à 67 ans
00:42:16à la retraite
00:42:16c'est 67 ans là-bas
00:42:17et même sans ça
00:42:18le soir
00:42:18une fois qu'ils ont fini
00:42:19leur journée de travail
00:42:20souvent ils rempilent
00:42:21sur des petits boulots
00:42:22etc
00:42:23donc on a l'impression
00:42:24qu'en France
00:42:25maintenant à écouter
00:42:26les uns les autres
00:42:27on est dans un pays
00:42:27où vraiment
00:42:28on est matraqué
00:42:29par le travail
00:42:30que c'est une souffrance absolue
00:42:32mais on a des conditions
00:42:34le nombre d'années travaillées
00:42:37etc
00:42:37par rapport à d'autres pays
00:42:39je veux dire
00:42:40c'est pour ça
00:42:40je trouve que moi
00:42:41ce qui m'inquiète
00:42:42si on était dans une période
00:42:43si vous voulez dorée
00:42:45qu'on donne plus de choses
00:42:47ou qu'on laisse penser aux français
00:42:48qu'effectivement
00:42:50ils peuvent avoir plus de droits
00:42:51c'est une chose
00:42:51mais là je vous le redis
00:42:52on en reparlera
00:42:53dans 3-4 mois
00:42:54vous allez voir
00:42:55avec la guerre
00:42:56l'impact économique
00:42:58massif
00:42:59et dramatique
00:43:00dans 3 mois
00:43:01vous verrez
00:43:02mais vous allez voir
00:43:03mais ça va énormément s'amplifier
00:43:04parce que l'augmentation
00:43:05du prix du gaz
00:43:06l'augmentation du prix du pétrole
00:43:07ça va avoir un impact
00:43:08sur tout
00:43:09c'est déjà le cas
00:43:11pour en avoir parlé
00:43:12ça va flamber
00:43:12on évoque les libraires
00:43:14par exemple
00:43:15qui aujourd'hui
00:43:15sont tous en train
00:43:16d'aller négocier des prêts
00:43:18vous avez la librairie Mola
00:43:19à Bordeaux
00:43:20vous avez une grande librairie
00:43:21de Montpellier
00:43:21mais les prix de l'alimentaire
00:43:22vont flamber
00:43:23les prix de l'alimentaire
00:43:24vont flamber
00:43:25donc vous allez voir
00:43:26qu'on va être dans une situation
00:43:27dramatique
00:43:28sans vouloir
00:43:29mais c'est une réalité
00:43:30sauf si tout s'arrêtait maintenant
00:43:31mais ça n'en prend pas le chemin
00:43:32donc là
00:43:33continuer à parler
00:43:35de travailler moins
00:43:37imaginer qu'on ne puisse pas
00:43:38ouvrir des usines de saumon
00:43:39etc
00:43:40c'est être complètement
00:43:41décalé
00:43:42c'est surréaliste
00:43:43donc on est d'accord
00:43:44sur le fait que c'est structurel
00:43:45et non pas sur un débat
00:43:46du 1er mai
00:43:46c'est qu'il faut revoir
00:43:47le système de travail
00:43:49laissons les gens travailler
00:43:50quand ils le souhaitent
00:43:50on a Jean qui ne dit pas autre chose
00:43:52bonjour Jean
00:43:54bonjour
00:43:55heureuse de vous entendre
00:43:56vous avez été restaurateur
00:43:57pendant très longtemps
00:43:59et vous ouvrez
00:44:00c'était ouvert le 1er mai
00:44:01chez vous ?
00:44:02j'ai ouvert
00:44:03j'ai fermé
00:44:04mais au fur et à un minutant
00:44:05évidemment on change
00:44:06simplement
00:44:07aujourd'hui ce qu'il y a
00:44:08c'est que le débat
00:44:09moi je trouve ce débat
00:44:10complètement hallucinant
00:44:12on est dans un pays
00:44:12où quand on voit
00:44:13tout ce qui tremble
00:44:14autour de la France
00:44:15et qu'on est là
00:44:15en train de se chamailler
00:44:16sur un truc aussi stupide
00:44:18que ça
00:44:19la liberté
00:44:19la liberté
00:44:20aujourd'hui un salarié
00:44:22s'il veut travailler
00:44:22s'il a envie de travailler
00:44:24pour des besoins économiques
00:44:25il travaille
00:44:26franchement il a
00:44:27toutes les protections
00:44:27qu'il faut
00:44:28le seul truc
00:44:29il ne faut pas qu'il soit obligé
00:44:30il faut que ça soit encadré
00:44:32qu'il n'ait pas une obligation
00:44:33de l'employeur
00:44:34il faut arrêter
00:44:36avec la CGT
00:44:37toujours penser
00:44:37que les salariés
00:44:38les employeurs
00:44:39sont du temps de zola
00:44:40c'est fini tout ça
00:44:41aujourd'hui
00:44:42vous savez
00:44:44le salarié
00:44:44a dix fois plus de droits
00:44:46qu'un employeur
00:44:47aller au prud'homme
00:44:48vous allez voir
00:44:48qui c'est qui gagne
00:44:49à chaque fois
00:44:49donc il faut arrêter
00:44:50avec ça
00:44:51et là on est
00:44:52la liberté
00:44:53si les gens
00:44:53ont envie de travailler
00:44:55d'abord les fleuristes
00:44:56c'est plus important
00:44:58à mon avis
00:44:58que les boulangers
00:44:59n'empêchent pas
00:45:00d'acheter sa baguette
00:45:01la veille
00:45:01c'est quand même
00:45:02pas un problème
00:45:02mais quand on voit
00:45:04par exemple
00:45:05si on veut appliquer
00:45:06les vraies lois
00:45:07vous n'avez pas le droit
00:45:08de vendre du muguet
00:45:08que vous avez acheté
00:45:09à Régis
00:45:10or qu'est-ce qui se passait
00:45:11depuis des années
00:45:11là la dame
00:45:12à Orléans
00:45:13a de la chance
00:45:13que son maire
00:45:14il est pris à l'arrêter
00:45:15dans ma ville
00:45:16il y a des vendeurs
00:45:17partout
00:45:18devant même les fleuristes
00:45:20ça c'est totalement interdit
00:45:22ce qui est autorisé
00:45:23c'est de cueillir
00:45:24du muguet
00:45:25dans la forêt
00:45:25et d'aller le vendre
00:45:27pour gagner un peu de sous
00:45:28c'est comme les gens
00:45:29avec les truffes
00:45:31mais pourtant
00:45:32on a laissé faire
00:45:33pendant des années
00:45:34et on continue
00:45:34à laisser faire
00:45:35des marchands
00:45:36qui sont
00:45:36je les vois
00:45:36sur la nationale
00:45:37je les vois
00:45:38dans ma ville
00:45:39je les vois
00:45:39un peu partout
00:45:40il y a des gens
00:45:41qui vendent du muguet
00:45:42mais pas du muguet
00:45:43ramassé dans la forêt
00:45:44donc ça c'est interdit
00:45:45pourquoi est-ce que
00:45:45personne les retire
00:45:46donc si on veut parler
00:45:48de loi
00:45:48là on a une loi
00:45:49enfin on a une pratique
00:45:51de vente de muguet
00:45:52qui est complètement
00:45:54délirante
00:45:54par rapport
00:45:55à un fleuriste
00:45:56qui est interdit
00:45:56vous avez raison
00:45:57merci
00:45:58merci Jean
00:45:59de votre témoignage
00:46:01merci de nous avoir appelé
00:46:02une fois de plus
00:46:02sur Sud Radio
00:46:03on va se retrouver
00:46:04dans un instant
00:46:05on va parler
00:46:05de la commission
00:46:06des auditions
00:46:07de la commission
00:46:08sur l'inceste
00:46:08avec vous Julia
00:46:10et puis de Marine Tondely
00:46:11qui propose la création
00:46:12d'un congé climatique
00:46:13à tout de suite
00:46:16Sud Radio
00:46:17le 10h midi
00:46:18mettez-vous d'accord
00:46:19Valérie Expert
00:46:20de retour avec vous
00:46:22sur Sud Radio
00:46:22on est en direct
00:46:23en ce 1er mai
00:46:24alors ce matin
00:46:25vous avez peut-être
00:46:25certainement écouté
00:46:27l'interview de Martine
00:46:27de Marine Tondely
00:46:28qui était l'invité politique
00:46:31de Maxime Liedot
00:46:34non non
00:46:35mais c'est parce que
00:46:35j'ai dit Martine
00:46:35est-ce que je peux être
00:46:36accusée de racisme
00:46:37pour avoir dit Martine
00:46:39plutôt que Martine
00:46:41quand on s'avonne
00:46:41sur les noms
00:46:42comme ma consoeur
00:46:44hôtel Crièvre
00:46:44bref Marine Tondely
00:46:45écoutez ce qu'elle propose
00:46:47la création
00:46:48d'un congé climatique
00:46:49et notamment
00:46:50la proposition
00:46:50que les écologistes
00:46:51souhaitaient faire
00:46:51à votre antenne
00:46:52c'est d'instaurer
00:46:53des congés payés
00:46:54climatiques
00:46:54il y a 4 personnes
00:46:56sur 10 dans ce pays
00:46:57qui sont exposées
00:46:58dans l'année
00:46:59à des très très fortes chaleurs
00:47:00donc par exemple
00:47:01on pense quoi
00:47:01aux artisans
00:47:02qui peuvent poser
00:47:02sur les temps
00:47:03en pleine canicule
00:47:03à certains agriculteurs
00:47:04ça peut être
00:47:04dans des entrepôts
00:47:05dans les champs
00:47:06effectivement
00:47:07dans les chantiers
00:47:08du BTP
00:47:09ça peut être
00:47:09dans des usines aussi
00:47:10j'avais visité
00:47:11Duralex
00:47:11là où on travaille
00:47:12au niveau du four
00:47:13mais aussi dans des bureaux
00:47:15qui sont très mal isolés
00:47:16et donc
00:47:17aujourd'hui
00:47:18il y a un décret
00:47:19un peu vague
00:47:20en France
00:47:20qui ne donne même pas
00:47:21de seuil
00:47:22à partir d'autant de degrés
00:47:23on arrête
00:47:24et surtout
00:47:25les gens peuvent
00:47:26se mettre en retrait
00:47:27ou l'entreprise peut fermer
00:47:28mais il ne s'est pas
00:47:29vraiment un congé payé
00:47:30donc ça se fait
00:47:30sur le dos des travailleurs
00:47:32exemple
00:47:32quand il y a eu
00:47:33les très fortes inondations
00:47:33dans le Nord-Pas-de-Calais
00:47:34c'était l'hiver 2023
00:47:35et bien
00:47:37il y avait des routes
00:47:37qui étaient impraticables
00:47:38donc si vous pouvez faire
00:47:39du télétravail
00:47:40vous en faites
00:47:40mais il y a des salariés
00:47:41qui ont dû prendre des congés
00:47:42sur leur congé
00:47:43leurs 5 semaines de congé par an
00:47:44pour partir avec leurs enfants
00:47:45l'été
00:47:45parce qu'ils ne pouvaient pas
00:47:46aller travailler
00:47:47il y a des fois
00:47:48des moments
00:47:49quand il fait chaud
00:47:49où les écoles
00:47:50de vos enfants vont fermer
00:47:51c'était le cas l'été dernier
00:47:52et bien certains parents
00:47:53se retrouvent en difficulté
00:47:54on leur permet
00:47:55de prendre du congé payé
00:47:55c'est ça
00:47:57Julia Achat
00:47:58je vous ai vu réagir
00:47:59moi je la trouve
00:47:59très audacieuse
00:48:00Marine Tondelier
00:48:01il y a deux points
00:48:02ce qu'on n'a pas
00:48:03entendu dans l'interview
00:48:04mais elle fait une comparaison
00:48:05à l'Espagne
00:48:06et on l'a eu en off
00:48:07on a beaucoup parlé
00:48:08des conditions de travail
00:48:09en Espagne
00:48:09en Espagne
00:48:10ils travaillent 40 heures par semaine
00:48:12soit 2 jours et demi
00:48:13de plus que nous
00:48:13ils ont 22 jours de congé payé
00:48:15soit 3 jours de moins que nous
00:48:17et ils partent à la retraite
00:48:18à 67 ans
00:48:19donc déjà
00:48:20la possibilité
00:48:21d'un gouvernement socialiste
00:48:23de faire ce type de proposition
00:48:24qui par ailleurs
00:48:24n'est pas un acquis
00:48:25mais activable
00:48:26uniquement en cas de
00:48:29conditions climatiques
00:48:30défavorables
00:48:31il y a déjà un écart
00:48:32entre proposer
00:48:335 jours en France
00:48:34et 4 jours
00:48:34là où nous en France
00:48:35on a déjà beaucoup plus d'avantages
00:48:37en termes de conditions de travail
00:48:38donc déjà la comparaison
00:48:39je la trouve un peu limite
00:48:40et j'ai l'impression
00:48:41qu'elle n'a pas tellement travaillé
00:48:42ces sujets que ça
00:48:43sur la question de l'Espagne
00:48:44en tout cas je trouve
00:48:44que la comparaison
00:48:45est tout à fait critiquable
00:48:46d'autant plus
00:48:47quand on sait
00:48:47qu'elle cite Yolanda Diaz
00:48:49qui est la leader
00:48:51du parti communiste espagnol
00:48:52et qui est décriée en Espagne
00:48:53puisqu'elle avait promis
00:48:54de baisser le taux horaire
00:48:55à 37,75 heures
00:48:57et finalement
00:48:57on en est toujours à 40
00:48:58c'est le premier sujet
00:48:59et le deuxième sujet
00:49:00on a en France
00:49:01le droit de retrait
00:49:03quand il y a des conditions
00:49:05météorologiques
00:49:05ou en tout cas
00:49:06des conditions de travail
00:49:07qui ne sont pas favorables
00:49:08on a aujourd'hui
00:49:08un droit du travail
00:49:09qui protège les travailleurs
00:49:10et qui leur permet
00:49:11de ne pas travailler
00:49:12tout en étant payé
00:49:14lorsque ils estiment
00:49:15que les conditions
00:49:15ne leur permettent pas
00:49:16de travailler
00:49:17et que leur intégrité
00:49:18est en danger
00:49:18c'est aussi la responsabilité
00:49:20du chef d'entreprise
00:49:21donc je pense
00:49:23qu'on est sur une proposition
00:49:24tout à fait démagogique
00:49:25qui est à contre-courant
00:49:26de ce qu'on essaie
00:49:27d'expliquer aux Français
00:49:27c'est-à-dire qu'il va falloir
00:49:29se serrer la ceinture
00:49:30travailler plus
00:49:30plus longtemps
00:49:31et on vient aujourd'hui
00:49:33allumer une fièvre
00:49:34comme le fait parfaitement
00:49:35la gauche
00:49:35dans sa partition à elle
00:49:37en disant aux Français
00:49:38écoutez vous allez pouvoir
00:49:39travailler 32 heures par semaine
00:49:40vous allez avoir
00:49:41des congés pays climatiques
00:49:42vous allez avoir
00:49:42des congés pour tout
00:49:44vous allez avoir
00:49:45des congés pour tout
00:49:45il y a des réglementations
00:49:47qui existent
00:49:48tu l'as dit
00:49:48c'est vrai que
00:49:49elle ne connaît pas trop
00:49:50parce qu'il n'y a pas
00:49:51de température
00:49:52qui est fixée précisément
00:49:53parce que c'est compliqué
00:49:54en réalité
00:49:55mais l'INRS
00:49:56je regardais le doc
00:49:57il y a des conditions
00:49:58qui doivent être appliquées
00:49:59donc là je veux dire
00:50:01au lieu de discuter
00:50:02des conditions à améliorer
00:50:03éventuellement pourquoi pas
00:50:04on parle plus de congés
00:50:05mais j'ai envie de dire
00:50:06on ne travaille pas assez
00:50:08c'est le sujet
00:50:09Marine Tourdelier
00:50:10elle n'a pas besoin
00:50:10de travailler ses dossiers
00:50:11comme vous l'avez dit
00:50:12parce qu'elle ne dit
00:50:13que ce qu'elle a envie de dire
00:50:14pour être dans son créneau
00:50:15complètement démagogique
00:50:17elle sait elle-même
00:50:18que ce qu'elle raconte
00:50:19c'est n'importe quoi
00:50:20mais ce n'est pas son problème
00:50:21parce qu'elle
00:50:22elle veut attirer
00:50:23des esprits
00:50:24qui se diraient
00:50:24bah oui c'est vrai
00:50:26notamment les jeunes
00:50:27qui sont assez sensibles
00:50:29à ces sujets
00:50:30de droit à la paresse
00:50:32à qui on dirait
00:50:33bah tiens au fait
00:50:34maintenant
00:50:35tu as le droit
00:50:36à plus de droits
00:50:36oui ça vote écolophore
00:50:38chez les jeunes
00:50:38je vous rassure
00:50:40il n'y a pas que la paresse
00:50:41chez les jeunes
00:50:41oui non mais je n'ai pas dit ça
00:50:42vous voyez
00:50:43c'est dommage
00:50:44parce qu'en fait
00:50:44vous prenez mon propos
00:50:46et vous le caricaturez
00:50:47ce qui est dommage
00:50:47parce que ce n'est pas du tout
00:50:48ce que j'ai voulu dire
00:50:49mais dans la forme
00:50:50on avait l'impression
00:50:50que c'était un petit peu
00:50:51c'est le procès
00:50:53qu'on fait à chaque fois aux jeunes
00:50:54c'est-à-dire qu'on est pareille
00:50:54ma fille a 22 ans
00:50:55elle travaille
00:50:56donc en plus
00:50:57vous avez un exemple
00:50:58pareil
00:50:58vous caricaturez mon propos
00:51:00parce que vous avez envie
00:51:01d'être dans la contradiction
00:51:02c'est pas du tout ce que je veux dire
00:51:03c'est pas du tout
00:51:04c'est le principe de l'émission
00:51:05mais c'est d'ailleurs
00:51:06pas la caricature
00:51:08il y a un public
00:51:09de jeunes
00:51:10qui est sensible
00:51:11à ses propos
00:51:12de droits
00:51:12à la paresse
00:51:13et qui vote écolo
00:51:14il y a un public
00:51:15je n'ai pas dit tous les jeunes
00:51:16il y a des jeunes
00:51:17vous l'avez précisé
00:51:18maintenant que je l'ai souligné
00:51:18mais très bien
00:51:19on est d'accord
00:51:20mais
00:51:21on est dans le pot de gamme
00:51:22mais c'est un discours politique
00:51:24c'est un discours politique
00:51:26calibré
00:51:27pour plaire
00:51:27à un certain électorat
00:51:29à qui on vend
00:51:30du rêve
00:51:30et qui se plaît
00:51:31et de l'argent magique
00:51:32et de l'argent magique
00:51:34parce qu'en fait
00:51:34tout ça ça coûte
00:51:35un fric fou
00:51:36un pognon de dingue
00:51:37surtout qu'ils sont
00:51:38contre la clim en plus
00:51:39donc on ne peut même pas
00:51:40mettre la clim
00:51:41quand il fait 40 degrés
00:51:42c'est trop chaud
00:51:45Frédéric
00:51:45Frédéric
00:51:46c'est l'aspect politique
00:51:48qui est intéressant
00:51:49je voudrais rebondir
00:51:50politiquement
00:51:50et pour le coup
00:51:51sur la com politique
00:51:51et ça fait une dépêche à FP
00:51:52ce matin
00:51:53donc ça veut dire
00:51:54que c'est repris
00:51:56pris au sérieux
00:51:57d'ailleurs on le commente
00:51:58pardon Valérie
00:51:59si l'AFP le reprend
00:52:01mais ils n'ont pas
00:52:02toujours repris
00:52:03des choses sérieuses
00:52:04de jouer sur la com politique
00:52:06et sur cette mauvaise com
00:52:07que parfois je dénonce
00:52:09Julia a utilisé
00:52:10une formule
00:52:11que j'ai appréciée
00:52:12c'est qu'elle a
00:52:13allumé une fièvre
00:52:14et en fait
00:52:15pendant toute l'interview
00:52:16elle n'a cessé
00:52:17de se dire fatiguée
00:52:18de toutes ces fièvres
00:52:19qui sont allumées
00:52:20par tout l'ensemble
00:52:21du personnel politique
00:52:22mais qu'est-ce qu'elle fait
00:52:23elle ?
00:52:24Elle fait exactement
00:52:24la même chose
00:52:25et au risque de vous surprendre
00:52:26moi je suis parfaitement
00:52:28pour le droit
00:52:28à la paresse
00:52:29à une seule condition
00:52:30c'est qu'il ne soit pas
00:52:31financé par ceux qui travaillent
00:52:33On a Alain en ligne
00:52:34qui voulait réagir
00:52:35à cette proposition
00:52:36ça vous plaît Alain ?
00:52:38ça vous a fait sursauter ?
00:52:39Vous êtes d'accord
00:52:39pour ce congé climatique ?
00:52:42Je suis fou furieux
00:52:44pour une seule raison
00:52:45c'est que je suis écologiste
00:52:47et j'en peux plus
00:52:48de cette écologie politique
00:52:49qui nous a détruit
00:52:50tout le travail
00:52:51qu'on a fait
00:52:51pendant 30 ans
00:52:52pour arriver
00:52:54là où on en était
00:52:55il y a encore 2-3 ans
00:52:56où les gens enfin comprenaient
00:52:58qu'il y avait
00:52:58un problème climatique
00:52:59qu'il y avait un problème
00:53:01environnemental
00:53:02les gens commençaient
00:53:03à prendre conscience
00:53:03de tout ça
00:53:04on avançait
00:53:05et d'un seul coup
00:53:05des gens sortaient
00:53:07de nulle part
00:53:07ils se sont dit
00:53:08tiens super
00:53:09il y a de la communication
00:53:10à se faire là-dessus
00:53:11les décroissants
00:53:12et les filles
00:53:13le tournelier
00:53:15et ils ont pris ça en main
00:53:17et en 3 ans
00:53:19ils ont tout mis en l'air
00:53:20avec leur écologie politique
00:53:22leur écologie positive
00:53:23leur écologie coercitive
00:53:25qui n'a strictement rien à voir
00:53:26et je suis furieux
00:53:28parce qu'un discours comme ça
00:53:31moi j'ai une amie actuellement
00:53:32vous voyez par exemple
00:53:33elle vient d'acheter
00:53:33pour 600 000 euros
00:53:35un domaine
00:53:36pour aider des apiculteurs
00:53:38aider des gens
00:53:40à installer des amaps
00:53:42etc
00:53:42et bien tout cet investissement
00:53:44il va passer à l'as
00:53:45parce que les gens
00:53:47en contrepartie
00:53:47les paysans
00:53:48dans le coin
00:53:48avec qui elle va devoir discuter
00:53:49parce qu'il y a quand même
00:53:50des discussions à avoir
00:53:51sur certains terrains
00:53:52ah oui mais vous êtes écologiste
00:53:53et bien d'abou
00:53:54mais la discussion
00:53:55va être 10 fois plus dure
00:53:57c'est sûr que ça tend
00:54:02les discussions
00:54:03et les débats
00:54:04merci Alain
00:54:04d'avoir appelé
00:54:06je voudrais qu'on avance
00:54:07peut-être
00:54:08avec vos coups de coeur
00:54:09et vos coups de gueule
00:54:10Frédéric
00:54:10vous vouliez alerter
00:54:12sur un phénomène
00:54:13en fait je voulais rebondir
00:54:15sur un
00:54:15je concurrence Gilles
00:54:17dans son
00:54:18dans son zapping
00:54:19revenir sur un reportage
00:54:21du 20h de TF1
00:54:22de lundi
00:54:23qui évoquait
00:54:24la multiplication des actes
00:54:25de vandalisme
00:54:25dans les cimetières
00:54:26et notamment
00:54:27dans les petites communes
00:54:28et surtout
00:54:29tous les freins
00:54:30que rencontrent les maires
00:54:31pour sécuriser
00:54:33leur cimetière communale
00:54:34et pourquoi ?
00:54:35parce que la solution
00:54:35la plus efficace
00:54:36d'abord peut-être préciser
00:54:37que ce vandalisme
00:54:38il est lié au fait
00:54:39d'aller récupérer
00:54:40des métaux
00:54:40dans les tombes
00:54:41des métaux
00:54:41qui vont pouvoir ensuite
00:54:42être revendus
00:54:43alors pourquoi ?
00:54:46parce que la solution
00:54:47la plus efficace
00:54:47trouvée par ses élus locaux
00:54:49ça reste les caméras
00:54:50de surveillance
00:54:50ou les caméras
00:54:51de détection
00:54:51de mouvements
00:54:52de la nuit
00:54:52oui
00:54:53mais ces caméras
00:54:54doivent être homologuées
00:54:55elles doivent être
00:54:56aux normes
00:54:57aux normes de quoi ?
00:54:58parfois on peut se poser
00:54:59la question
00:54:59parce qu'une caméra
00:55:00c'est une caméra
00:55:00ça filme
00:55:01et les fortes contraintes
00:55:03rencontrées notamment
00:55:04par les préfectures
00:55:05le reportage
00:55:07rapporte aussi
00:55:07je ne sais pas si c'est
00:55:08une absurdité
00:55:09mais moi je la vois comme telle
00:55:10que juridiquement
00:55:10un cimetière
00:55:11c'est à la fois
00:55:11un lieu public
00:55:12et un lieu privé
00:55:13donc pour pouvoir installer
00:55:14une caméra
00:55:15il faudrait l'autorisation
00:55:16des familles
00:55:16j'ai envie de dire
00:55:17mais pourquoi pas
00:55:17l'autorisation des morts
00:55:18puisque c'est eux
00:55:19qui sont filmés
00:55:20et comme le premier ministre
00:55:23promis un grand plan de simplification
00:55:24notamment pour les élus locaux
00:55:25je pense qu'une belle connerie
00:55:27qui pourrait être supprimée
00:55:28et on pourrait peut-être
00:55:30faciliter la vie des mères
00:55:31pour surveiller
00:55:32les cimetières communaux
00:55:33et pour éviter
00:55:34ces gaspillages
00:55:36ces dégradations
00:55:37et on sait qu'ils dégradent
00:55:38c'est toujours
00:55:39le même type de profil
00:55:41le reportage
00:55:42ne le précisait pas
00:55:42donc je ne vais pas
00:55:43le supposer
00:55:44sinon on va taxer le racisme
00:55:46non mais il y a aussi
00:55:48c'est vu qu'on prenait
00:55:49pour les statuettes
00:55:50en bronze
00:55:51oui mais tout le cuivre
00:55:53les poignées de cercueil
00:55:54tout ce qui est revendable
00:55:58vous aussi en Alsace
00:56:00c'est un phénomène
00:56:01qui vous touche ou pas ?
00:56:02alors pas dans ma commune
00:56:03en tout cas on a de la chance
00:56:04et par ailleurs
00:56:04notre commune est équipée
00:56:05alors je ne sais pas
00:56:06si c'est aux abords des cimetières
00:56:07mais on est très bien équipé
00:56:08en caméra de vidéosurveillance
00:56:09c'est un des investissements
00:56:10qu'on a fait sur la dernière mandature
00:56:11donc de ce point de vue là
00:56:12elles sont homologuées
00:56:13donc on n'a pas vraiment
00:56:14de problématiques quoi
00:56:15mais on n'a pas eu
00:56:16effectivement ces cas là
00:56:16ça concerne beaucoup
00:56:17de petites communes
00:56:18pour une raison simple
00:56:19c'est parce que souvent
00:56:20dans les petites communes
00:56:21les cimetières sont très facilement
00:56:22accessibles
00:56:22soit ils sont juste protégés
00:56:23d'un petit muret
00:56:24et qu'il est facile d'escalader
00:56:25donc c'est rarement
00:56:26dans les grandes villes
00:56:27c'est vraiment les petites communes
00:56:28qui sont impactées
00:56:29le point qui m'interpelle
00:56:30c'est comme vous avez dit
00:56:31je ne sais pas si je dois sourire
00:56:32ou pas
00:56:33qu'il fallait l'autorisation
00:56:33des familles en fait
00:56:34parce que c'est juridiquement
00:56:36à la fois un lieu public
00:56:37et un lieu privé
00:56:38c'est ça qui est fou
00:56:39c'est à dire que
00:56:40c'est pas comme si
00:56:43effectivement
00:56:43on devait demander
00:56:44l'autorisation des familles
00:56:45pour filmer
00:56:46des personnes vivantes
00:56:48excusez-moi mais
00:56:49vous filmez des tombes
00:56:50vous filmez des tombes
00:56:52c'est quand même
00:56:52non mais là on est encore
00:56:53c'est le respect de l'intimité
00:56:54c'est ce qui est dit dans le texte
00:56:55le respect de l'intimité
00:56:56une certaine intimité
00:56:57dans les autres
00:56:58vraiment là
00:56:59c'est quand même
00:57:00il y a Camille qui nous dit
00:57:02mais pas que dans les petites communes
00:57:03j'ai dû coller des fleurs
00:57:04en céramique pour mon père
00:57:05car à trois reprises
00:57:06des vols ont eu lieu
00:57:08dans la ville de Bordeaux
00:57:10carrément
00:57:11on vole les fleurs en fait
00:57:12on se les met chez soi
00:57:13ou les offrir
00:57:13ou des fleurs peut-être
00:57:15en céramique
00:57:17là ça donne quand même
00:57:18si vous voulez
00:57:19le niveau
00:57:20l'état d'esprit
00:57:21c'est la dégradation
00:57:22plutôt
00:57:23qu'on peut avoir
00:57:24pour aller voler des morts
00:57:25absolument
00:57:27on va se retrouver
00:57:28dans un instant
00:57:28on va parler
00:57:29de cette commission
00:57:31d'enquête
00:57:32autour de l'inceste
00:57:34et du témoignage
00:57:34très fort
00:57:35de Colline Berry
00:57:36et on y revient
00:57:37dans un instant
00:57:38avec vous
00:57:38à tout de suite
00:57:40Sud Radio
00:57:41le 10h midi
00:57:43mettez-vous d'accord
00:57:44Valérie Exper
00:57:45de retour avec vous
00:57:46jusqu'à midi
00:57:47en direct
00:57:47sur Sud Radio
00:57:48alors Julia
00:57:49Achat
00:57:50vous vouliez revenir
00:57:50vous sur cette
00:57:51audition
00:57:53autour
00:57:54de l'inceste
00:57:55inceste pardon
00:57:56peut-être qu'on peut
00:57:58écouter
00:57:58Colline Berry
00:58:00la fille de Richard Berry
00:58:01qui témoignait hier
00:58:02écoutez
00:58:03avant même ma naissance
00:58:05mon père avait éclaté
00:58:06la tête de ma mère
00:58:07contre un lavabo
00:58:08puis il l'a frappée
00:58:10enceinte de 7 mois
00:58:11il lui a donné des coups
00:58:12dans le ventre
00:58:13il lui a perforé
00:58:14un tympan
00:58:15c'est dans cette violence
00:58:17que je suis venue au monde
00:58:18ce n'est pas un détail
00:58:20ce n'est pas un contexte
00:58:21accessoire
00:58:22c'est le point de départ
00:58:24cette violence
00:58:25c'est aussi
00:58:26une emprise psychologique
00:58:28dans ma famille
00:58:29ou dans ce que je préfère
00:58:31appeler le clan
00:58:32le silence sur les violences
00:58:34était la règle
00:58:35une organisation
00:58:37on ne parlait pas
00:58:38on ne nommait pas
00:58:39on ne dénonçait pas
00:58:41la figure paternelle
00:58:42alors comme tous les enfants
00:58:44je dis bien
00:58:45comme tous les enfants
00:58:46j'ai parlé
00:58:48à 3 ans
00:58:49mais je n'avais pas les mots
00:58:51alors j'ai parlé
00:58:52avec mon corps
00:58:53j'ai reproduit
00:58:54sur ma mère
00:58:55les gestes que mon père
00:58:56me faisait subir
00:58:57c'était ma manière
00:58:58de dire
00:59:00elle l'a confrontée
00:59:01et sa réponse
00:59:02a été de l'insulter
00:59:04et de la disqualifier
00:59:06j'apprends donc
00:59:07dès mes 3 ans
00:59:08que dire
00:59:08ne suffit pas
00:59:10déjà quelque chose
00:59:11se fixe
00:59:12puis on m'a fait jouer
00:59:14mais les jeux
00:59:15de l'orchestre
00:59:16n'étaient pas des jeux
00:59:18c'était des viols
00:59:19répétés
00:59:20presque chaque week-end
00:59:22le sexe de mon père
00:59:23dans ma bouche
00:59:24en guise de trompette
00:59:25ou de flûte
00:59:27je garde encore
00:59:28aujourd'hui
00:59:28le souvenir
00:59:29de l'odeur
00:59:30le souvenir
00:59:31des sensations
00:59:33le souvenir
00:59:34des images
00:59:34c'était un témoignage
00:59:37assez fort
00:59:37à réécouter
00:59:38à réentendre
00:59:40elle continue
00:59:41elle raconte
00:59:41il n'y a pas eu
00:59:43enfin il n'y a eu
00:59:44il n'y a pas eu
00:59:44de procès
00:59:45parce que ça a été
00:59:47il y avait prescription
00:59:49Jane Manson
00:59:50qui était la compagne
00:59:51de Richard Berry
00:59:51a porté plainte
00:59:52contre Colin Berry
00:59:53qui a été condamnée
00:59:54pour diffamation
00:59:55en première instance
00:59:55et qui a été relaxée
00:59:57en appel
00:59:58mais il n'y a pas eu
00:59:59de procès
00:59:59il n'y a pas eu
01:00:00de condamnation
01:00:00mais vous vouliez
01:00:01revenir d'une manière
01:00:02générale sur l'inceste
01:00:03et ce silence
01:00:04cette chape de plomb
01:00:05autour de ces violences
01:00:07et puis sur le sentiment
01:00:08un petit peu d'impunité
01:00:09que j'ai l'impression
01:00:10qu'il y a un petit peu partout
01:00:11effectivement le témoignage
01:00:13il est brutal
01:00:13quand elle dit
01:00:14qu'on faisait un jeu
01:00:16et que j'avais son sexe
01:00:17dans la bouche
01:00:17en guise de flûte
01:00:19je pense que ça fait appel
01:00:20à l'empathie
01:00:21de tout le monde
01:00:22et on a tous envie
01:00:22de se mettre au garde-fou
01:00:24pour permettre
01:00:25et pour éviter
01:00:25que d'autres enfants
01:00:26ne soient victimes de ça
01:00:27moi j'aimerais juste
01:00:29alerter quand même
01:00:29sur un chiffre
01:00:30qu'on connaît tous
01:00:31mais c'est qu'un enfant
01:00:32en France
01:00:33est victime de violences
01:00:34quelles qu'elles soient
01:00:34toutes les trois minutes
01:00:35ce qui est énorme
01:00:36dans un pays comme le nôtre
01:00:38et j'aimerais souligner
01:00:39d'autant plus
01:00:40on débat beaucoup
01:00:41autour de la question
01:00:41de la natalité
01:00:43de la relance de la natalité
01:00:44on l'aborde que
01:00:44du point de vue économique
01:00:45mais ma génération
01:00:47en l'occurrence
01:00:48souhaite avoir des enfants
01:00:49mais il est effrayant
01:00:50pour nous
01:00:50de mettre au monde
01:00:51des enfants
01:00:51qui pourraient être victimes
01:00:52d'inceste
01:00:53y compris à l'école
01:00:54y compris dans le foyer
01:00:56par ailleurs
01:00:57j'irais même plus loin
01:00:58pour moi c'est effrayant
01:00:59de mettre au monde une fille
01:01:00parce que finalement
01:01:01elle est victime
01:01:01et elle l'évoque parfaitement
01:01:03quand elle dit
01:01:03qu'avant même sa naissance
01:01:04elle était aussi victime
01:01:06déjà de violences
01:01:07parce que
01:01:07quand elle était
01:01:08dans le ventre de sa mère
01:01:10son père a frappé sa mère
01:01:11qu'on est une victime potentielle
01:01:13à l'école
01:01:13quand on est enfant
01:01:14qu'on devient une victime
01:01:15quand on est une femme
01:01:17puisqu'il faut quand même rappeler
01:01:18qu'une femme
01:01:19est violée
01:01:20toutes les cinq minutes
01:01:20qu'une femme
01:01:21tous les trois jours
01:01:22meurt en France
01:01:22sous les coups de son mari
01:01:23il y a quand même
01:01:24un sentiment d'impunité
01:01:25et on a beau coupé des têtes
01:01:26j'ai l'impression
01:01:27qu'elles finissent
01:01:28par repousser par milliers
01:01:29il faut quand même préciser
01:01:30qu'il n'y a pas eu
01:01:32de jugement
01:01:33sur cette affaire
01:01:33parce que vous prenez
01:01:35comme référence
01:01:36les propos
01:01:36qui ont été
01:01:38comment dire
01:01:40prononcés
01:01:40dans le cadre
01:01:41d'une commission
01:01:42à l'Assemblée
01:01:43me semble-t-il
01:01:44mais vous ne pouvez pas
01:01:45en tirer quelque chose
01:01:46puisque cette affaire
01:01:47n'a pas été jugée
01:01:49donc il y a le sujet global
01:01:51qui est dramatique
01:01:52et c'est ce dont j'évoque
01:01:53voilà
01:01:53mais on est obligé
01:01:55aujourd'hui
01:01:56de ne pas
01:01:57être obligatoirement
01:01:59dans
01:01:59si vous voulez
01:02:01la validation
01:02:02de ce qui est dit
01:02:04quand il n'y a pas eu
01:02:04de jugement
01:02:05voilà
01:02:06c'est sidérant
01:02:06quand même
01:02:07oui c'est sidérant
01:02:10mais
01:02:10je ne veux pas
01:02:13prendre partie
01:02:13pour les uns
01:02:14ou pour les autres
01:02:14mais à ce stade
01:02:16on ne sait pas
01:02:17si c'est vrai
01:02:17ou pas
01:02:18mais d'ailleurs
01:02:19c'est témoignage
01:02:19parce que
01:02:20ça sinon
01:02:21si demain
01:02:22vous avez
01:02:22quelqu'un
01:02:23qui témoigne
01:02:24contre vous
01:02:25avec un récit
01:02:26quel qu'il soit
01:02:27en termes d'intensité
01:02:29à partir du moment
01:02:30où la justice
01:02:31n'est pas passée
01:02:32c'est très compliqué
01:02:34tout ça
01:02:34parce que malheureusement
01:02:35la conséquence
01:02:36effectivement
01:02:36c'est qu'il y a
01:02:37beaucoup d'enfants
01:02:38qui ne parlent pas
01:02:38il y a beaucoup
01:02:39d'histoires
01:02:39qui sont enterrés
01:02:40mais cette histoire
01:02:41en particulier
01:02:43l'honnêteté
01:02:44est obligée
01:02:44de nous faire dire
01:02:45pourquoi celle-ci
01:02:46en particulier
01:02:46parce qu'il y en a
01:02:47d'autres
01:02:49vous savez très bien
01:02:50que la parole
01:02:51se libère aussi
01:02:52des années
01:02:53des dizaines d'années
01:02:54après
01:02:54donc c'est pas
01:02:55cette histoire-là
01:02:56il faut préciser
01:02:57quelque chose
01:02:58on est obligé
01:02:58de préciser
01:02:59que son récit
01:03:00n'a pas été
01:03:01je le redis
01:03:02parce qu'on ne peut pas
01:03:03en tirer quelque chose
01:03:04parce qu'il y a prescription
01:03:05je ne sais pas exactement
01:03:06qu'elles ont été
01:03:07dans la commission d'enquête
01:03:08c'est la prescription
01:03:09mais c'est pas parce
01:03:09qu'il y a prescription
01:03:10que les choses ont existé
01:03:12non mais c'est pas
01:03:12parce qu'il y a prescription
01:03:13que les choses
01:03:13n'ont pas existé aussi
01:03:14c'est ce que je veux dire
01:03:15il y a un autre témoignage
01:03:16extrêmement fort
01:03:17et poignant
01:03:18d'une jeune femme
01:03:19que vous avez peut-être vue
01:03:20qui raconte comment son père
01:03:21l'a violée
01:03:22quand elle était enfant
01:03:25de la même manière
01:03:26il n'y a pas eu
01:03:27de condamnation
01:03:28ni quoi que ce soit
01:03:29c'est d'ailleurs pour ça
01:03:29que d'ailleurs
01:03:30la commission d'enquête
01:03:30elle existe aussi
01:03:32parce qu'on veut
01:03:33se poser la question
01:03:34de pouvoir mettre
01:03:35dans le droit
01:03:36et dans la loi
01:03:37l'idée qu'il y aurait
01:03:38de l'imprescriptibilité
01:03:40ce mot n'est pas facile
01:03:41sur les cas de viol
01:03:42sur mineurs
01:03:43c'est là où le témoignage
01:03:45est pertinent
01:03:45et impactant
01:03:46la prescription
01:03:47moi je suis
01:03:48je me pose la question
01:03:49certains disent
01:03:50certaines victimes disent
01:03:52que parfois
01:03:53c'est compliqué à entendre
01:03:54mais c'est pas pour ça
01:03:55que je valide
01:03:55le fait que ce soit prescrit
01:03:57les aide à parler
01:03:59parce que
01:04:00elles n'ont pas envie
01:04:01d'affronter la justice
01:04:02il y a des victimes
01:04:03aussi dans ce cas là
01:04:04c'est très compliqué
01:04:05ce sujet de prescription
01:04:06moi je serais pour
01:04:07l'imprescriptibilité
01:04:08très clairement
01:04:09mais j'entends aussi
01:04:11la parole de certains
01:04:11qui disent que parfois
01:04:13la prescription
01:04:14les aide à parler
01:04:15après l'idée de prescription
01:04:16je ne sais pas
01:04:17et ce qui aide aussi
01:04:18c'est qu'il y a une libération
01:04:20de la parole
01:04:20de manière générale
01:04:21on l'a vu d'ailleurs
01:04:21sur l'affaire
01:04:23concernant
01:04:23les viols
01:04:25par soumission
01:04:27chimique
01:04:28exactement par soumission chimique
01:04:30un réseau
01:04:31CNN
01:04:32l'académie du viol
01:04:33mondial
01:04:34qui a été effectivement
01:04:35révélée par CNN
01:04:36où il y a 62 millions
01:04:38d'utilisateurs
01:04:38on a laissé se monter
01:04:40un réseau
01:04:41un réseau
01:04:42où les gens
01:04:43pratiquement se co-opter
01:04:44personne n'en tire
01:04:46de responsabilité politique
01:04:47personne
01:04:48et les parisiens même
01:04:49ont reconduit
01:04:51à la tête de la mairie
01:04:52les gens
01:04:53qui étaient en fonction
01:04:55je ne donne pas
01:04:56des responsabilités
01:04:57individuelles
01:04:57c'est la justice
01:04:58qui le dira
01:04:59mais en tout cas
01:05:00ça n'a pas empêché
01:05:01de reconduire
01:05:02des équipes
01:05:02qui eux-mêmes
01:05:03je ne dis pas
01:05:04qu'elles en sont coupables
01:05:05mais n'ont pas
01:05:06ont eu au moins
01:05:07la faiblesse
01:05:08de ne pas détecter
01:05:10les choses
01:05:10pour vous dire
01:05:11et là je confirme
01:05:12ce que vous dites
01:05:12qu'on est très loin encore
01:05:14d'une véritable prise
01:05:15de conscience
01:05:16de la situation dramatique
01:05:18et du danger
01:05:19par rapport à nos enfants
01:05:20et je vous comprends
01:05:20vous qui n'êtes pas encore maman
01:05:22et croyez-moi
01:05:23que quand vous le serez
01:05:24si vous l'êtes
01:05:24vous aurez cette angoisse
01:05:25permanente
01:05:26je l'ai déjà
01:05:27même par anticipation
01:05:27c'est pour ça
01:05:28que nos responsables politiques
01:05:29qui nous expliquent
01:05:30qu'il faut relancer
01:05:30exactement
01:05:31qu'il faut relancer
01:05:31la natalité
01:05:32et qu'ils l'évoquent
01:05:34uniquement du point de vue économique
01:05:35j'ai envie de leur dire
01:05:36mais regardez
01:05:37ce qui se passe autour
01:05:38donnez-nous aussi
01:05:38une sécurité
01:05:39pour dire que
01:05:40les enfants d'aujourd'hui
01:05:41et de demain
01:05:41seront en sécurité
01:05:42à l'école
01:05:43dans la rue
01:05:44à la maison
01:05:45dans le foyer
01:05:45et qu'on ait des mesures rapides
01:05:47qui puissent les protéger
01:05:48ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
01:05:49sur l'accueil des enfants
01:05:50Laurence a raison de le rappeler
01:05:52où le recrutement
01:05:53est terrifiant
01:05:54et on a évoqué
01:05:55l'ASE hier
01:05:55qu'on évoque souvent aussi
01:05:56l'aide sociale à l'enfance
01:05:57qui est
01:05:58alors bon
01:05:58il y a beaucoup
01:05:59beaucoup de sujets
01:06:00mais c'est vrai que
01:06:00la parole
01:06:01je vous encourage vraiment
01:06:02à l'écouter aussi
01:06:03le témoignage
01:06:04d'une autre jeune femme
01:06:05qui est bouleversant
01:06:07Frédéric Fougera
01:06:08sur l'inceste
01:06:09effectivement
01:06:11parce que
01:06:11j'entends ce que vous dites
01:06:12Laurence
01:06:12pardon
01:06:13je vous redonne la parole
01:06:13moi je me pose toujours
01:06:14la question
01:06:15de qu'est-ce que
01:06:16ont ces femmes
01:06:17à gagner
01:06:17quand elles racontent
01:06:19ces histoires-là
01:06:19quand elles prennent la parole
01:06:21souvent elles se font traiter
01:06:22de menteuses
01:06:22elles se font traiter
01:06:23qu'est-ce qu'une victime
01:06:25alors oui
01:06:25il y a des cas
01:06:26de femmes
01:06:27de vengeance
01:06:28etc
01:06:28mais dans la majorité des cas
01:06:30qu'est-ce qu'une femme
01:06:31à apprendre dans la figure
01:06:33ne croyez pas
01:06:33que dans mon propos
01:06:34je mette le moindre doute
01:06:35sur sa
01:06:36j'entends
01:06:37et vous me connaissez
01:06:38plutôt
01:06:39évidemment
01:06:40du côté
01:06:41des victimes
01:06:42j'apporte juste
01:06:44cette précision
01:06:45parce que
01:06:46je me dis
01:06:46que
01:06:47je vais sortir de cette affaire
01:06:49quiconque aujourd'hui
01:06:51aurait
01:06:51une accusation
01:06:53si terrible
01:06:54qui ne serait pas
01:06:56réelle
01:06:57c'est aussi
01:06:58des vies brisées
01:06:59si vous voulez
01:07:00et ça existe
01:07:01malheureusement
01:07:02même si c'est une infinité
01:07:04par rapport à la réalité
01:07:06Frédéric
01:07:06Valérie
01:07:07ce sujet
01:07:08et ces témoignages
01:07:08me laissent
01:07:09sans voix
01:07:10ce qui évidemment
01:07:10pour une émission de radio
01:07:11c'est pas exactement
01:07:12ce qu'on attend de moi
01:07:13mais je vous rejoins
01:07:15toutes et tous
01:07:16Gilbert a pris la parole aussi
01:07:17tout ce que vous avez dit
01:07:19était très complémentaire
01:07:20parce que Laurence
01:07:21n'est pas allée
01:07:22contre les propos de Julia
01:07:23elle a juste attiré l'attention
01:07:24sur le fait que
01:07:24effectivement
01:07:25tant que c'est pas jugé
01:07:26la justice ne s'est pas prononcée
01:07:27mais Julia était justement aussi
01:07:29sur cette question
01:07:30de la prescriptibilité
01:07:32de la façon
01:07:34dont la justice fonctionne
01:07:35dans notre pays
01:07:36donc il y a vraiment
01:07:37beaucoup à faire
01:07:38et quand on revient
01:07:39aux affaires
01:07:39de la ville
01:07:40de Paris
01:07:41et des gens
01:07:42qui reconduisent
01:07:42des personnes
01:07:43qui ont effectivement
01:07:44une responsabilité
01:07:45d'une façon ou d'une autre
01:07:46pas forcément une culpabilité
01:07:47mais au minimum
01:07:48une responsabilité
01:07:49on peut aussi s'interroger
01:07:50sur notre façon
01:07:51d'aborder les sujets
01:07:52en les regardant
01:07:53d'un côté
01:07:53et parfois
01:07:54en fermant les yeux
01:07:55en les regardant d'un autre
01:07:56c'est assez inquiétant
01:07:57je trouve
01:07:58une autre affaire
01:07:58qui est sortie
01:07:59à côté de Lyon
01:08:00de mémoire
01:08:01c'est un homme là
01:08:02qui a avoué
01:08:04apparemment
01:08:05c'était des abus sexuels
01:08:08sur enfants
01:08:09et il profitait
01:08:10de ses enfants
01:08:11petits
01:08:11pour abuser
01:08:13des enfants
01:08:13pendant des
01:08:14je le dis
01:08:14parce que c'était chose
01:08:16tous là on se dit
01:08:17mais oui ça aurait pu arriver
01:08:18c'est peut-être arrivé
01:08:19à mes enfants
01:08:19pendant des anniversaires
01:08:21parfois même
01:08:22quand les parents
01:08:25étaient présents
01:08:26et pendant les soirées pyjamas
01:08:28donc même si la société
01:08:29mettait tout en oeuvre
01:08:31pour protéger déjà
01:08:32les enfants
01:08:33quand ils sont
01:08:33sous la responsabilité
01:08:35de la société
01:08:36mais imaginez même
01:08:37comment on peut lutter
01:08:39en premier lieu
01:08:41des violences
01:08:46intracamiliales
01:08:47vous laissez votre enfant
01:08:48vous allez partir
01:08:49et vous vous dites
01:08:50c'est quand même
01:08:51assez dramatique
01:08:52je me demande moi
01:08:54comment l'être humain
01:08:55est constitué
01:08:56pour avoir autant d'horreur
01:08:59et quand les gens
01:09:00sont pris
01:09:01avec des images
01:09:02pédopornographiques
01:09:03parfois certains
01:09:04ne passent pas à l'acte
01:09:05mais c'est quand même
01:09:06des gens qui sont
01:09:06dans la nature
01:09:07bien sûr
01:09:08c'est des gens
01:09:09qui ont des enfants
01:09:10qui côtoient d'autres enfants
01:09:11je me dis
01:09:12comment on fait
01:09:13comment on fait
01:09:14absolument
01:09:15rapidement
01:09:15Laurence
01:09:16la jeune garde
01:09:16il nous reste peu de temps
01:09:18alors je vais faire vite
01:09:19effectivement
01:09:20passer de ce sujet
01:09:21à l'autre
01:09:21c'est
01:09:21le Conseil d'Etat
01:09:22confirme la dissolution
01:09:23du mouvement
01:09:24la jeune garde
01:09:25et c'est tant mieux
01:09:26maintenant
01:09:26rappelez
01:09:27c'était un mouvement
01:09:29extremiste
01:09:29milice
01:09:32très dangereuse
01:09:33soutenue par LFI
01:09:35parfois aussi
01:09:36par le parti socialiste
01:09:37d'ailleurs on ne les entend pas
01:09:38sur cette décision
01:09:39moi j'attends
01:09:39de voir monsieur Fort
01:09:40qui a co-signé
01:09:42avec la jeune garde
01:09:43des communiqués communs
01:09:44là il n'y a plus personne
01:09:45pour dire qu'effectivement
01:09:47ça a été maintenant confirmé
01:09:48que c'était un mouvement
01:09:49qui appelait à la violence
01:09:51qui amenait à extraire
01:09:52des lieux publics
01:09:54des gens qu'ils considéraient
01:09:57comme fascistes
01:09:57néanmoins
01:09:58il fallait bien sûr
01:09:59la dissoudre
01:10:00tant mieux que ce soit confirmé
01:10:01mais les individus
01:10:02restent et continuent d'exister
01:10:03et j'attends
01:10:04des sanctions individuelles
01:10:06et vous
01:10:08vous n'avez pas le temps
01:10:09de faire votre papier
01:10:09mais globalement
01:10:10de nous expliquer
01:10:13les universités
01:10:13on leur a dit
01:10:14maintenant il faut faire payer
01:10:15les étudiants
01:10:15extra communautaires
01:10:17ce qui tombe sous le sens
01:10:18quand on voit
01:10:18les prix de la scolarité
01:10:20les universités
01:10:20ne veulent pas faire payer
01:10:21et puis c'est nous
01:10:22qui payons
01:10:22c'est le contribuable
01:10:23qui va payer les études
01:10:24de beaucoup d'étudiants
01:10:24on leur a demandé
01:10:253 à 4 000 euros
01:10:26ce qui est quand même
01:10:2730 à 40 fois moins
01:10:28que ce qu'on demande
01:10:28à Harvard ou à Wharton
01:10:29je reviens de Boston
01:10:30je peux vous dire
01:10:31que les frais de scolarité
01:10:32là-bas sont lunaires
01:10:33et je trouve ça dommage
01:10:34qu'on ne se pose pas la question
01:10:35de faire payer l'excellence
01:10:36je suis pour faire venir
01:10:37des étudiants
01:10:38qui ont besoin
01:10:38ou des chercheurs d'excellence
01:10:40mais ceux qui viennent
01:10:41pour le confort chez nous
01:10:42ils payent 3 ou 4 000 euros
01:10:44c'est vraiment
01:10:45très très loin des prix
01:10:46allez
01:10:46on merci à vous
01:10:48d'être venu
01:10:48en ce 1er mai
01:10:49et Laurence Perrault
01:10:51travaille
01:10:52elle aussi
01:10:53en ce 1er mai
01:10:53mais elle a de la chance
01:10:55elle est à la foire de Paris
01:10:57bonjour chère Laurence
01:10:58les bons plans
01:10:59aujourd'hui
01:11:00à la foire de Paris
01:11:01vous êtes avec
01:11:01Laurent Permas
01:11:02également
01:11:03qu'y a-t-il au menu
01:11:05de votre émission ?
01:11:06énormément de choses
01:11:07et merci
01:11:07vous êtes invité
01:11:08évidemment à nous rejoindre
01:11:09aussi
01:11:10vous avez tous les bons plans
01:11:12dont vous avez besoin
01:11:13faire des économies d'énergie
01:11:14réparer plutôt que racheter
01:11:15ne pas se faire avoir
01:11:17gare aux arnaques
01:11:18on va passer tout
01:11:19pour la maison
01:11:20les voyages
01:11:20le bien-être
01:11:21tout ensemble
01:11:22pendant ces 2h
01:11:23avec Laurent Permas
01:11:25ça va mon Lolo ?
01:11:26superbe Laurence
01:11:27c'est cool
01:11:28c'est parti
01:11:28c'est le gang des LP
01:11:30Laurent Permas
01:11:30et Laurence Perrault
01:11:31en direct sur ce de radio
01:11:32pour les bons plans
01:11:3410h midi
01:11:35mettez-vous d'accord
01:11:36c'est parti
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