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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00:00Bonsoir à tous, c'est les 20h06 et à 20h09, nous pourrons écouter ensemble le Président de la République
00:00:06qui sera interrogé par Gilles Boulot.
00:00:11Les Français en hâte.
00:00:12Les Français en hâte, bien sûr.
00:00:14C'est au premier degré j'espère.
00:00:15Bien sûr.
00:00:16Il sera interrogé par nos confrères et consœurs de TF1 et de France 2.
00:00:22Nous sommes autour de la table avec Gilles-William Goldadel, avec Jules Torres que vous avez reconnu,
00:00:27Georges Fenech, André Valigny, Éric Revelle et Johan Ouzahi.
00:00:31Qu'est-ce que vous attendez du Président de la République ?
00:00:35Il y a beaucoup de questions qui seront posées, questions internationales,
00:00:37questions évidemment de sécurité intérieure, questions aussi d'économie qui seront posées.
00:00:46Le Président de la République ne s'est pas exprimé devant des journalistes depuis très longtemps.
00:00:51Dans ce format-là, ça fait un moment.
00:00:52Voilà, c'était avant l'été, donc il y a beaucoup d'interrogations.
00:00:55Il y a aussi de la visite du pape ?
00:00:57Non, bien sûr, de la visite du pape.
00:00:58Ils ont refus d'aller au messe célébré par le Saint-Père, peut-être ?
00:01:02Non, ce que l'idée de l'Élysée, c'est que ce sera divisé en deux.
00:01:04D'abord, il y aura en effet une partie géopolitique qui sera extrêmement importante
00:01:07parce que c'est aujourd'hui le seul sujet sur lequel Emmanuel Macron peut encore être porteur
00:01:11et il veut se porter comme garant de la stabilité de la région
00:01:14et comme un grand défenseur de l'intégrité européenne.
00:01:18Et puis il y aura évidemment une partie sur la crise des carburants
00:01:20et si possible une évolution par rapport à vendredi dernier.
00:01:23C'est dans deux minutes, restez bien avec nous parce qu'évidemment,
00:01:26c'est retransmis sur TF1 et sur France Télévisions, bien évidemment,
00:01:30mais sachez que c'est retransmis également ce soir sur CNews.
00:01:32Donc restez avec nous puisque après, nous débrieferons, comme on dit,
00:01:36et nous resterons ensemble jusqu'à une heure ou deux heures du matin, peut-être ?
00:01:40Oui, à deux heures, il faut que je sois partout.
00:01:43Mais nous resterons pour être ensemble et analyser, décrypter comme nous le faisons régulièrement
00:01:51après une intervention importante et elle le sera du Président de la République.
00:01:53J'ai dit Gilles Boulot, j'ai oublié qu'elle me pardonne ma consœur, évidemment Caroline Roux
00:01:58qui interrogera le Président de la République.
00:02:01Pour le compte de l'audiovisuel public ?
00:02:02Pour le compte de l'audiovisuel public et Gilles Boulot pour le compte de TF1.
00:02:06Il y aura évidemment des questions sur sa déclaration à l'ONU, déclaration maladroite.
00:02:12Peut-être sa bourde en effet sur le Hamas ?
00:02:14Exactement.
00:02:15Ça précède une déclaration maladroite ?
00:02:18Moi j'ai dit bourde, c'est vous qui avez dit maladroite.
00:02:21Vous avez le sens de l'euphémisme.
00:02:23En français ça s'appelle un mensonge.
00:02:25Il avait dit qu'effectivement il n'y avait pas des troupes du Hamas en Cisjordanie.
00:02:29C'est qu'il avait déjà dit un an auparavant.
00:02:30Oui, il a réitéré le mensonge.
00:02:35Donc c'est des questions, alors la difficulté évidemment lorsqu'il y a un Président de la République
00:02:39c'est de trouver le bon ton, sans doute pour l'interroger.
00:02:42Le délit créé de l'aise-majesté n'existe plus pour M. Macron.
00:02:46Disons qu'il y a toujours une forme de déférence.
00:02:49Ah, il faut respecter les institutions.
00:02:51Souvent ce que j'ai remarqué lorsqu'on interroge le Président de la République,
00:02:54il y a une forme de déférence.
00:02:55Donc on espère quand même que les questions seront posées
00:02:57et surtout que les réponses seront abordées.
00:03:00Je pense que nous allons partir pour les studios immédiatement.
00:03:04Studio de TF1 et de France 2.
00:03:07Vous restez avec nous, on se retrouve après.
00:03:30Bonsoir M. le Président.
00:03:32Bonsoir.
00:03:33Bonsoir Gilles.
00:03:34Bonsoir Caroline.
00:03:34Bonsoir M. le Président.
00:03:35Bonsoir à tous les deux.
00:03:36M. le Président, vendredi dernier, vous avez convoqué les responsables
00:03:39des grandes formations politiques pour alerter sur la menace russe.
00:03:42On a lu des informations publiées dans la presse étrangère
00:03:45qui mentionnent une attaque de drones russes par la mer
00:03:49qui pourrait viser l'Europe et en particulier le sud de la France.
00:03:53Est-ce que c'est un scénario qui vous semble aujourd'hui crédible ?
00:03:56Cette information, nous pouvons la démentir.
00:03:58La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque.
00:04:03Et le ministre de la Défense italien a fait la même chose.
00:04:09Donc ça, je peux vous dire non.
00:04:10Par contre, oui, il y a une situation qui monte en tension,
00:04:15qui est inquiétante pour, évidemment, l'Ukraine
00:04:17qui est sous la guerre directe de la Russie depuis février 2022
00:04:22et en fait depuis 2014, et pour nous, Européens,
00:04:25parce que ces dernières semaines tout particulièrement,
00:04:28les actes hostiles, un peu partout en Europe, se sont multipliés.
00:04:31Et en effet, j'ai réuni la semaine dernière les forces politiques
00:04:36pour les alerter sur l'évolution de cette menace,
00:04:39les conséquences pour nous dans notre pays
00:04:42et pour les alerter aussi sur l'évolution de la situation
00:04:45au Proche et Moyen-Orient et les conséquences directes
00:04:47pour la vie des Français et leur pouvoir d'achat.
00:04:49Et ça me semble être mon devoir.
00:04:51Parlons de menaces précises.
00:04:52Est-ce qu'il est possible qu'il se passe en France ?
00:04:54Ce qu'il s'est passé en Allemagne, sur l'aéroport de Leipzig.
00:04:57Est-ce que les Russes pourraient envoyer en France
00:05:00un drone armé contre un avion à Orly, à Roissy
00:05:03ou sur l'aéroport de Marseille-Marignan ?
00:05:06La réponse est oui.
00:05:07Aujourd'hui, il faut être très clair.
00:05:10La Russie considère que l'Europe,
00:05:13c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine.
00:05:15Que parce que les Européens aident les Ukrainiens,
00:05:18et bien que les Ukrainiens sont en train, en effet,
00:05:20de viser des raffineries, des sites sensibles en Russie
00:05:24pour qu'ils arrêtent la guerre,
00:05:26et bien que l'Europe peut être visée.
00:05:28Ça fait des années qu'on est attaqué.
00:05:30On est attaqué sur le plan informationnel,
00:05:33avec des fausses informations qui sont circulées.
00:05:35On a été attaqué sur le plan cyber.
00:05:37Durant ma première campagne,
00:05:38j'avais fait l'objet d'une attaque cyber
00:05:41qui a été attribuée par nos services à la Russie.
00:05:43Elles se sont intensifiées ces dernières années.
00:05:46Et ces dernières semaines,
00:05:48il y a eu l'attaque de Leipzig,
00:05:51qui a été extrêmement grave,
00:05:52parce qu'elle a raté.
00:05:54Mais aurait-elle réussi ?
00:05:56Il y aurait eu des morts sur le sol allemand.
00:05:58Donc c'est plus de la guerre hybride,
00:06:00c'est plus de la guerre hybride,
00:06:00c'est de la guerre point.
00:06:01Ce sont des actes hostiles
00:06:03qui, en effet, peuvent tuer.
00:06:05Et donc, c'est pour ça qu'il y a une vraie menace
00:06:08et que la tension monte.
00:06:09Mais vous avez eu, dans le même temps,
00:06:11des drones dans l'espace aérien de plusieurs pays.
00:06:14Et puis, les Danois, la Pologne, les Etats baltes,
00:06:17donc Lituanie, Estonie, Lettonie,
00:06:19ont été aussi menacés par plusieurs intrusions.
00:06:21C'est ça qu'on doit comprendre.
00:06:22Est-ce qu'il y a eu des attaques russes
00:06:23contre des installations stratégiques
00:06:25ou industrielles françaises ?
00:06:26Sinon, vous l'auriez su.
00:06:28Nous l'aurions rendu public.
00:06:29Donc aujourd'hui, il n'y a pas eu en France
00:06:30des attaques du type de ce qui s'est passé à Leipzig.
00:06:34Mais quand vous me posez la question
00:06:35est-ce que ça peut arriver ?
00:06:36Ma réponse est oui.
00:06:37Et donc, un point de vocabulaire.
00:06:38Si, par malheur, cette chose advenait,
00:06:41la Russie serait, selon le vocabulaire d'aujourd'hui,
00:06:44un adversaire ou est-ce que ça deviendrait un ennemi ?
00:06:46Alors d'abord, nous, nous devons être lucides
00:06:49sur l'évolution de la menace.
00:06:50C'est ce qu'on fait, c'est l'information que j'ai partagée.
00:06:53Ensuite, et je vais répondre à votre question très précisément,
00:06:56ensuite, nous devons nous préparer.
00:06:58On n'est pas inactifs, on n'est pas là juste pour dire
00:07:00il peut y avoir une menace.
00:07:01Donc c'est pour ça que depuis des mois,
00:07:03on a monté la posture.
00:07:04D'abord, nous, depuis des années,
00:07:05on a mis en place ce qui s'appelle Viginum
00:07:07pour lutter contre la désinformation et les manipulations.
00:07:10Ensuite, on a monté la posture,
00:07:12c'est-à-dire qu'on a mieux protégé des sites sensibles.
00:07:14Et là, face à l'évolution des derniers jours,
00:07:17on a donné des instructions.
00:07:19Et donc, jeudi dernier, la veille de cette réunion,
00:07:22à ma demande, le ministre de l'Intérieur
00:07:24a réuni l'ensemble des préfets de zone
00:07:27pour qu'il y ait beaucoup plus de vigilance.
00:07:30Nous avons tenu un conseil de défense
00:07:32et le Premier ministre est en train de le décliner.
00:07:34C'est-à-dire que, région par région,
00:07:37tous les sites sensibles, les sites civils
00:07:39qui le justifient, font l'objet de protections supplémentaires.
00:07:43Et on fait la même chose sur les sites militaires
00:07:45et les industriels de l'armée.
00:07:46Donc ça, c'est notre action.
00:07:49Après, sur les mots,
00:07:51je ne vais pas participer à l'escalade.
00:07:53Et tout ce que cherche la Russie,
00:07:55c'est que nous, nous soyons belliqueux dans les mots
00:07:57pour justifier leur mobilisation ou leur posture.
00:08:00Ce que je peux vous dire, c'est que la Russie,
00:08:02elle multiplie les actes hostiles
00:08:05et parfois criminels
00:08:06à l'égard des pays européens.
00:08:09Monsieur le Président, est-ce que vous avez des informations
00:08:10sur une nouvelle mobilisation russe ?
00:08:14Écoutez, il y a plusieurs informations, en effet,
00:08:16qui ont été partagées par les services de renseignement
00:08:18européens, américains,
00:08:20avec aussi nos amis ukrainiens.
00:08:23Certains parlent de 300 000 hommes supplémentaires.
00:08:25En tout cas, c'est un scénario qui nous paraît crédible.
00:08:28Et il est clair qu'il y a eu plusieurs indices
00:08:31qui montrent que la Russie est en train de s'organiser
00:08:34pour faire cela.
00:08:36Et donc, ils attendaient leurs élections.
00:08:38Elles sont passées.
00:08:40Et donc, aujourd'hui, il est clair que la Russie va le faire.
00:08:43Alors, est-ce qu'elle va le rendre publique elle-même ?
00:08:44Est-ce qu'ils vont faire un appel ?
00:08:46Ou est-ce qu'ils vont le faire sans le dire ?
00:08:48Vous parlez de mobilisation.
00:08:49On est bien d'accord.
00:08:50Vous parlez d'une mobilisation.
00:08:51C'est-à-dire d'aller chercher des jeunes hommes
00:08:54pour les intégrer aux forces militaires
00:08:56pour accroître l'effort de guerre.
00:08:57Et en effet, le scénario crédible aujourd'hui,
00:08:59qui est souvent partagé, est autour de 300 000 hommes.
00:09:02Mais pourquoi ?
00:09:03Il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer.
00:09:06La Russie a dit, en février 2022,
00:09:08on lance une opération spéciale.
00:09:10En trois semaines, on aura pris l'Ukraine.
00:09:13On est aujourd'hui plus de quatre ans et demi plus tard.
00:09:16Ce n'est pas le cas.
00:09:17Les Ukrainiens ont réussi à faire une contre-offensive remarquable.
00:09:19Et depuis l'automne 2022,
00:09:22donc ça fait maintenant quatre ans,
00:09:25le front est quasiment stabilisé.
00:09:27Il y a 1% de territoire,
00:09:291% et demi qui a été pris en plus par les Russes.
00:09:33Cette guerre,
00:09:34elle a fait un million de morts au total.
00:09:37Cette guerre, elle a coûté à la Russie
00:09:391,2 million hommes, c'est-à-dire tués et blessés.
00:09:43Et donc le signal qu'est en train d'envoyer aujourd'hui la Russie,
00:09:45c'est qu'on est prêts à faire encore plus de sacrifices
00:09:48pour prendre tout le Donbass.
00:09:49Elle a aujourd'hui dans le Donbass
00:09:51tout un oblast, c'est-à-dire une région,
00:09:53et 85% de l'autre.
00:09:55Mais pour le prendre,
00:09:56si elle avance au même rythme qu'elle le fait depuis 4 ans,
00:09:59il lui faudra un an et demi,
00:10:01deux ans,
00:10:02avec des pertes terribles
00:10:03et une Ukraine qui souffre.
00:10:05Et donc nous, sur ce terrain,
00:10:06quelle est notre responsabilité ?
00:10:08Aider l'Ukraine à résister.
00:10:09Ce qu'on fait depuis le début.
00:10:12Malgré tous les aléas,
00:10:13rappelez-vous, il y a un an et demi,
00:10:14on disait les Américains sont en train d'abandonner l'Ukraine.
00:10:16L'Europe s'est mobilisée.
00:10:17Ici même,
00:10:18nous avons lancé,
00:10:19début 2015,
00:10:21la coalition des volontaires.
00:10:22Ici même,
00:10:23un an plus tard,
00:10:23au début de cette année,
00:10:24on a dit ce qu'on ferait pour les Ukrainiens
00:10:26en rembrayant avec les Américains.
00:10:28Et donc aujourd'hui,
00:10:29on leur apporte de l'aide concrète.
00:10:31Je vous le disais,
00:10:31j'ai vu,
00:10:32il y a deux jours,
00:10:32le président Zelensky,
00:10:33on a signé la fourniture de radars supplémentaires,
00:10:37de missiles supplémentaires,
00:10:38et donc on continue d'être à leur côté.
00:10:41Vous parliez de la défense de l'Ukraine,
00:10:42la stratégie des Ukrainiens depuis quelques mois
00:10:44est de frapper,
00:10:45de détruire autant que possible
00:10:47les installations pétrolières russes,
00:10:48les raffineries.
00:10:49Est-ce que cela contribue
00:10:51à faire monter le prix des carburants
00:10:54chez nous en France ?
00:10:55C'est ce que disent tous les experts.
00:10:57Mais c'est factuel.
00:10:58Donc vous dites au président Zelensky
00:11:00trouve d'autres cibles
00:11:02ou continue puisque c'est dans son intérêt bien compris ?
00:11:04Alors la première explication
00:11:05de la montée des carburants,
00:11:07ce n'est pas ça.
00:11:07La première explication,
00:11:09on va y venir,
00:11:10je l'espère,
00:11:11c'est ce qui se passe à Hormuz.
00:11:13On va y arriver dans un...
00:11:14Mais sur l'Ukraine.
00:11:14Parce que ça c'est 20%.
00:11:15Ce qui se passe aujourd'hui par ces attaques
00:11:17vient aggraver ce problème.
00:11:18Donc c'est factuel.
00:11:20Est-ce qu'on peut en raison dire à l'Ukraine
00:11:21c'est de ta faute ?
00:11:22Si les prix montent tu dois arrêter.
00:11:24Ce n'est pas suffisant.
00:11:25Donc qu'est-ce qu'on a proposé ?
00:11:27Et c'est exactement ce que j'ai discuté
00:11:29ce lundi avec et le président Trump
00:11:30et le président Zelensky.
00:11:32C'est un moratoire.
00:11:33C'est-à-dire,
00:11:34les Ukrainiens font ça pourquoi ?
00:11:35Parce que les Russes détruisent
00:11:37leurs capacités énergétiques.
00:11:38L'année dernière,
00:11:39l'Ukraine a vécu dans le froid,
00:11:42dans l'obscurité totale
00:11:43pendant des mois.
00:11:44Et les Russes sont en train
00:11:45de refaire pareil.
00:11:46Et donc nous,
00:11:46ce qu'on propose,
00:11:48c'est le double moratoire.
00:11:49La Russie a dit non,
00:11:50Monsieur le Président.
00:11:51Attendez.
00:11:51C'est-à-dire,
00:11:53vous arrêtez de taper
00:11:54les raffineries russes.
00:11:55Les Russes s'engagent
00:11:56à ne pas taper
00:11:57votre système énergétique
00:11:58et vos infrastructures civiles.
00:12:00Et,
00:12:01deuxième moratoire,
00:12:02c'est-à-dire,
00:12:02vous arrêtez les combats
00:12:03en mer noire.
00:12:04Parce qu'on a des dizaines
00:12:05de millions de tonnes
00:12:06de céréales bloquées
00:12:07en mer noire,
00:12:08ce qui est terrible
00:12:08pour beaucoup de pays.
00:12:09Mais Caroline l'a dit.
00:12:10Alors,
00:12:10il y a eu une prise de parole
00:12:13du ministre des Affaires étrangères
00:12:15à la tribune des Nations Unies
00:12:16qui a dit
00:12:16on ne veut pas
00:12:17de cesser le feu.
00:12:18Parce que
00:12:20les Européens
00:12:21l'utiliseraient
00:12:21pour armer plus rapidement
00:12:23l'Ukraine.
00:12:23Ce n'est pas un cesser le feu
00:12:24qu'on propose.
00:12:25C'est d'arrêter de taper
00:12:26sur certaines catégories.
00:12:27Mais on ne dit pas
00:12:28qu'il y aura un cesser le feu
00:12:29sur le front.
00:12:30Donc ça,
00:12:31c'est quelque chose
00:12:32qu'on va continuer
00:12:32de pousser
00:12:33dans les prochains jours.
00:12:34Ça fait partie
00:12:35des actions diplomatiques
00:12:36dont la France a l'initiative
00:12:37et que nous continuerons
00:12:38d'avancer.
00:12:39L'autre conflit,
00:12:39et vous en avez dit
00:12:40un mot à l'instant,
00:12:41qui explique la flambée
00:12:43des prix des carburants
00:12:44qui impacte la vie
00:12:45des Français très durement,
00:12:46c'est le blocage d'Hormuz
00:12:47et la situation de tension
00:12:49dans le détroit
00:12:50de Bab-el-Mandeb
00:12:51en mer rouge.
00:12:52Est-ce qu'il faut
00:12:53s'attendre
00:12:53à des pénuries,
00:12:55monsieur le Président ?
00:12:56On fait tout
00:12:56pour les éviter.
00:12:57D'abord,
00:12:57je vais ici dire
00:12:58qu'on est tous
00:12:59très conscients
00:13:00autour de cette table
00:13:01de ce que vivent
00:13:01nos compatriotes,
00:13:03c'est-à-dire
00:13:04la montée des prix
00:13:05à la pompe,
00:13:07dans le carburant.
00:13:07Et donc c'est terrible
00:13:08pour beaucoup de familles,
00:13:09terrible pour beaucoup
00:13:10de nos compatriotes
00:13:11qui sont obligés
00:13:12d'utiliser leur voiture
00:13:13pour aller travailler,
00:13:14pour aller voir des proches.
00:13:15Je vois que certains
00:13:16sont obligés de renoncer
00:13:17à des choses de la vie
00:13:17les plus intimes.
00:13:19Et ils ont beaucoup monté
00:13:20ces dernières semaines.
00:13:22Et ils ont évidemment monté
00:13:23quand on prend depuis février
00:13:24le début de la guerre.
00:13:26Et il y a évidemment
00:13:27aussi ce qui va arriver
00:13:28pour le plein du fioul
00:13:29à la maison
00:13:30et le gaz cet hiver.
00:13:31Face à ça,
00:13:33aujourd'hui,
00:13:35nous,
00:13:35nous voulons agir
00:13:36d'abord diplomatiquement
00:13:37parce que la cause
00:13:38de tout ça,
00:13:39c'est la condition,
00:13:40ce sont les circonstances
00:13:41géopolitiques.
00:13:42Donc sur l'Ukraine,
00:13:43c'est cette proposition
00:13:44de moratoire,
00:13:44ce qu'on va continuer de faire.
00:13:45Ça ne dépend pas que de nous.
00:13:47Ensuite,
00:13:47on a 20% du gaz,
00:13:50du diesel,
00:13:51du pétrole brut,
00:13:52des produits raffinés
00:13:53et du gaz
00:13:53qui sortent
00:13:54de cette région,
00:13:55c'est-à-dire du Golfe Persique.
00:13:57Et donc,
00:13:57le cœur de notre action,
00:13:58ça va être d'essayer
00:13:59de faire baisser la tension
00:14:00pour que ça puisse ressortir
00:14:02le plus facilement possible.
00:14:03Mais la question que je vous pose
00:14:04les Français,
00:14:04c'est carburant,
00:14:05vous venez d'en parler,
00:14:06fuel domestique
00:14:07avec lequel ils vont se chauffer
00:14:08et le gaz.
00:14:09Et ce que vous dites ce soir
00:14:10aux Français qui vous regardent,
00:14:12il n'y aura pas de pénurie
00:14:13de fuel domestique et de gaz
00:14:15cette semaine,
00:14:16la semaine prochaine
00:14:16jusqu'au printemps prochain.
00:14:18Alors, cette semaine,
00:14:18la semaine prochaine,
00:14:19dans les semaines et les mois
00:14:20qui viennent,
00:14:20on a tout fait pour.
00:14:22– Février, mars, avril prochain.
00:14:23– C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a fait
00:14:24et c'est le cœur
00:14:25de notre activité diplomatique
00:14:26ces dernières semaines
00:14:27en particulier.
00:14:27Vous m'avez vu recevoir
00:14:29le prince héritier
00:14:30d'Arabie Saoudite,
00:14:31le premier ministre d'Irak,
00:14:32les dirigeants jordaniens,
00:14:34libanais qui sont dans cette région
00:14:35pour faire passer les tubes.
00:14:36J'ai vu également
00:14:38le président nigérian,
00:14:40beaucoup de nos fournisseurs
00:14:41pour sécuriser nos volumes.
00:14:42Donc, je peux vous dire
00:14:43que d'ici à la fin de l'année,
00:14:45on s'est mis en situation
00:14:46d'avoir ce dont on a besoin
00:14:48en diesel,
00:14:49en gaz,
00:14:50en fuel.
00:14:51Donc ça, oui,
00:14:52ça, c'est 90 jours, au-delà.
00:14:54– Après, si la crise
00:14:55devait empirer ou durer,
00:14:56on va continuer d'agir
00:14:57pour ne pas être confronté
00:14:58à ces risques d'approvisionnement.
00:15:00– Mais vous n'en êtes pas certain ?
00:15:01– Non, mais d'abord,
00:15:02on s'est donné toutes les chances
00:15:03par notre action.
00:15:05Ensuite, on a des stocks
00:15:06et nous, on les a reconstitués en gaz,
00:15:08c'est-à-dire que là,
00:15:09on sera dans quelques semaines
00:15:10à 80% de nos stocks
00:15:12qui sont pleins,
00:15:12ce qui est l'objectif
00:15:13qu'on s'est donné au niveau européen.
00:15:14Donc nous, Français,
00:15:15on a fait le travail
00:15:16et on a des stocks aussi de pétrole.
00:15:19Et donc, qu'est-ce qu'on va faire
00:15:21dans les prochaines semaines ?
00:15:22Continuer de sécuriser ses volumes,
00:15:24faire le travail diplomatique
00:15:26et donc tout faire
00:15:27par une discussion avec les Iraniens,
00:15:29les Homanés
00:15:29pour rouvrir ce détroit d'Hormuz.
00:15:32Regardez, les prix du diesel
00:15:33et de l'essence,
00:15:34ils étaient à 1,90 à la fin de l'été,
00:15:36enfin à la fin du mois d'août.
00:15:37Donc ils ont beaucoup monté
00:15:38parce qu'il y a eu des tensions.
00:15:39Donc on va essayer
00:15:40de rouvrir cette voie.
00:15:41Ensuite, vous l'avez dit,
00:15:43il y a plusieurs millions de barils
00:15:45qui circulaient à travers
00:15:46l'Arabie Saoudite
00:15:47et qui sortaient en mer rouge
00:15:48dans ce qu'on appelle
00:15:49le site de Yambou.
00:15:50Bon, il a été très abîmé
00:15:52par une attaque des Houthis.
00:15:54Nous nous engageons
00:15:55pour le sécuriser.
00:15:56Avec quels moyens ?
00:15:57Et donc aujourd'hui,
00:15:58c'est la discussion
00:15:59que nous avons finalisée
00:16:00avec les Saoudiens,
00:16:01nous allons envoyer
00:16:02des moyens militaires,
00:16:03c'est-à-dire des soldats,
00:16:05des radars,
00:16:06des systèmes de défense
00:16:08pour protéger ce site.
00:16:10Pas nous engager
00:16:10dans quelques conflits,
00:16:12mais protéger ce site.
00:16:13Pas d'aviation, des rafales ?
00:16:15Vira l'évolution
00:16:16et selon les besoins.
00:16:16On en a dans la région.
00:16:17Non, mais en tout cas,
00:16:18on se met en situation
00:16:19de protéger ce site
00:16:20parce que sortait
00:16:22il y a quelques semaines
00:16:23de là, chaque jour,
00:16:25plus de 5 millions de barils.
00:16:27Bon, donc c'est pas négligeable.
00:16:28Donc ça, c'est le premier levier,
00:16:30notre action directe.
00:16:32Dès qu'on détend
00:16:33un de ces endroits,
00:16:35l'impact, il est immédiat
00:16:36sur le prix à la pompe.
00:16:38En deux jours,
00:16:39vous le voyez à la pompe.
00:16:40Ensuite, on essaie
00:16:41de diversifier les sorties.
00:16:43C'est ce qu'on fait
00:16:43à travers l'Irak, la Syrie.
00:16:45Ça prend un peu plus de temps,
00:16:45mais c'est un signal de marché.
00:16:47Et puis, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:16:48On va utiliser nos stocks.
00:16:50Et donc, c'est pour ça
00:16:51que je vais réunir
00:16:52les pays du G7,
00:16:53comme vous savez,
00:16:53la France à la présidence
00:16:55et qu'on va regarder
00:16:57pour s'il y a besoin
00:16:58à ce moment-là,
00:16:59dans quelques jours,
00:17:00libérer des stocks à nouveau
00:17:01pour détendre le marché.
00:17:03Mais on a ces stocks,
00:17:04ils existent.
00:17:05Monsieur le Président,
00:17:05est-ce que vous avez évoqué
00:17:06le sujet avec Donald Trump ?
00:17:07Oui.
00:17:08On a appris que Donald Trump
00:17:09a menacé de ne plus vendre
00:17:11son diesel aux étrangers
00:17:13pour le réserver aux Américains,
00:17:14pour faire baisser les prix
00:17:15du diesel aux Etats-Unis.
00:17:17La France, ça n'importe
00:17:18la moitié de son gasoil.
00:17:20Donc, s'il met sa menace
00:17:21à exécution,
00:17:23là, c'est catastrophique.
00:17:24Alors, d'abord, la France,
00:17:25vous avez raison.
00:17:26En moyenne,
00:17:26on est entre 600 et 700 000
00:17:28barils jour.
00:17:29On en raffine
00:17:31à peu près 60%.
00:17:33On en raffine 400 000
00:17:35par jour,
00:17:36chez nous.
00:17:36C'est une chance.
00:17:37Et on en importe
00:17:39environ 300 000.
00:17:41On a quand même
00:17:42plus ou moins sécurisé
00:17:43ces volumes.
00:17:43Et nos grands fournisseurs,
00:17:44ce sont les Nigériens,
00:17:46ce sont justement
00:17:47les Saoudiens,
00:17:48c'est sur le marché mondial.
00:17:50Donc, on n'est pas
00:17:50directement dépendants.
00:17:51Par contre,
00:17:52une telle décision,
00:17:53elle aura un impact
00:17:54et les prix monteront
00:17:55sur le diesel mondial.
00:17:56Vous lui avez dit ?
00:17:56Donc, elle est mauvaise.
00:17:57Oui.
00:17:58Et je pense que tous les experts
00:17:59qu'il a autour de lui
00:18:00et tous les raffineurs américains
00:18:02ne peuvent lui dire
00:18:02que la même chose.
00:18:03Cette décision serait mauvaise.
00:18:05Pas simplement
00:18:06pour le reste du monde,
00:18:07pour l'économie américaine aussi.
00:18:09Mais vous n'avez pas obtenu
00:18:09la garantie
00:18:10qu'il ne la prendra pas ?
00:18:11Alors, on n'a jamais
00:18:12de garantie à cet égard.
00:18:13Avec Donald Trump ?
00:18:14Jamais.
00:18:15Par contre,
00:18:15je peux vous dire une chose,
00:18:16ce ne serait pas une bonne décision
00:18:17pour son pays
00:18:18et son économie.
00:18:19Maintenant,
00:18:20qu'est-ce que je vais lui proposer ?
00:18:23Justement,
00:18:23entre grands pays,
00:18:25entre grandes économies,
00:18:26ce qu'on appelle le G7,
00:18:27de nous mettre autour de la table
00:18:29ou autour d'un écran
00:18:30pour lui dire
00:18:31au lieu de faire ça,
00:18:33si vous voulez baisser les prix
00:18:34pour chez vous
00:18:34comme pour chez nous,
00:18:36peut-être devons-nous réfléchir
00:18:37à libérer ce qu'on appelle
00:18:39des stocks stratégiques
00:18:40mais de manière coordonnée.
00:18:41Ça mettra un peu plus de volume
00:18:43sur le marché,
00:18:43ça le fera baisser.
00:18:44Et puis après,
00:18:45ce sur quoi j'essaie de l'engager,
00:18:47c'est de dire
00:18:48il y a le conflit avec l'Iran,
00:18:49c'est une chose.
00:18:50Il y a les discussions
00:18:52sur le nucléaire iranien
00:18:53qu'il faut avoir
00:18:54parce qu'il en va
00:18:54de la sécurité mondiale
00:18:55mais il faut essayer
00:18:57de mettre la question d'Hormuz
00:18:58à part.
00:18:59C'est ça que je plaide.
00:19:00Précis.
00:19:00Mais revenons aux Français.
00:19:02Ils se demandent ce soir
00:19:03combien de temps
00:19:04ils vont payer
00:19:05le 100 plan 95,
00:19:07le gazole
00:19:07à un prix record.
00:19:09Ça n'est jamais arrivé
00:19:10ces 50, 60 dernières années.
00:19:11Ça va durer des semaines.
00:19:14Vous voyez la fin de ça
00:19:15pour les Français
00:19:16où vous dites
00:19:18on verra.
00:19:18Si on arrive,
00:19:19d'abord,
00:19:19je ne dis pas on verra,
00:19:20je me bats chaque jour.
00:19:22Et je suis,
00:19:23on est tous ensemble
00:19:24et je suis à leur côté.
00:19:25Et donc moi,
00:19:26ma priorité,
00:19:26c'est vraiment
00:19:27de baisser les prix.
00:19:29Et donc pour baisser les prix,
00:19:30on doit régler ces sujets.
00:19:31D'abord,
00:19:32éviter les sur-accidents.
00:19:33Donc,
00:19:34pas d'interdiction
00:19:36d'export américaine.
00:19:37Essayer de libérer
00:19:38des stocks
00:19:38et d'essayer
00:19:40de recréer de la fluidité
00:19:42à Hormuz,
00:19:42en mer rouge,
00:19:43etc.
00:19:43Mais ça peut durer
00:19:44combien de temps ?
00:19:45Ça va durer combien de temps ?
00:19:46Donc,
00:19:46si les choses s'améliorent
00:19:48dans les prochains jours,
00:19:49les prix baisseront vite.
00:19:51Regardez,
00:19:52avant qu'il y ait
00:19:52une tension accrue
00:19:53sur Hormuz
00:19:54et cet épisode
00:19:55en Arabie Saoudite,
00:19:56on avait des prix
00:19:57du diesel
00:19:58et du sans-plomb
00:19:59qui étaient 1,90.
00:19:59Oui, mais vous dites
00:20:00si vous n'avez pas prise totale
00:20:02sur les événements.
00:20:03Parce que moi,
00:20:03je mets le maximum de poids
00:20:05et je m'engage,
00:20:07mais ces décisions
00:20:08ne dépendent pas
00:20:09de nous,
00:20:09simplement.
00:20:10Donc,
00:20:10c'est pour ça
00:20:10que dans cette période,
00:20:12le gouvernement agit
00:20:13pour pouvoir accompagner
00:20:15et accompagner
00:20:17des filières économiques
00:20:18qui en ont le plus besoin
00:20:19ou accompagner
00:20:20les Français
00:20:20qui roulent le plus
00:20:21pour un peu réduire
00:20:22leur fonction.
00:20:23Certains ont d'autres options.
00:20:24Certains pays européens,
00:20:26l'Espagne,
00:20:26l'Italie,
00:20:27l'Allemagne,
00:20:28la Belgique
00:20:28ont décidé simplement
00:20:29et on l'entend ça aussi
00:20:30dans le débat public
00:20:31de baisser les taxes,
00:20:32de plafonner les prix.
00:20:34Pourquoi est-ce que
00:20:34c'est possible ailleurs
00:20:35et que ce n'est pas possible
00:20:36chez nous ?
00:20:36Parce que là,
00:20:36pour le coup,
00:20:37ça ne reposerait pas
00:20:37sur le résultat
00:20:38d'une diplomatie
00:20:40mais sur des décisions.
00:20:41D'abord,
00:20:41parce que je pense
00:20:41que notre intérêt,
00:20:42c'est plutôt de baisser les prix
00:20:43avant de baisser les taxes.
00:20:45Parce que sinon,
00:20:45on ferait payer
00:20:46aux contribuables français
00:20:48les conséquences
00:20:48de la géopolitique.
00:20:49Il faut plutôt
00:20:50essayer de se mobiliser.
00:20:51La France a une grande diplomatie.
00:20:52On pèse
00:20:53et on est présent
00:20:54dans cette région
00:20:55donc on peut avoir
00:20:55des résultats.
00:20:56On a la présidence du G7
00:20:57donc il faut d'abord faire ça.
00:20:59Maintenant,
00:20:59le gouvernement
00:21:00ne reste pas les bras ballants.
00:21:02Il agit
00:21:02et il a raison
00:21:03et il accompagne.
00:21:04Mais quand les autres
00:21:05dépensent des milliards,
00:21:06nous on a dépensé
00:21:08450 millions avant-hier.
00:21:10Ce n'est pas la même mesure.
00:21:11Parce que leurs caisses
00:21:12à eux ne sont pas vides
00:21:13et nos caisses sont vides.
00:21:15Ça fait des semaines
00:21:16que...
00:21:16Raison,
00:21:17moi j'entends le débat public
00:21:19on dit
00:21:20vous français
00:21:20vous avez beaucoup trop
00:21:21aidé les autres.
00:21:22Il n'y a pas une matinée
00:21:23où un chroniqueur
00:21:24ne fait pas un bilan
00:21:25en disant
00:21:25c'est terrible avec ce président.
00:21:26Regardez tout ce qu'ils ont dépensé.
00:21:27Non mais c'est factuel.
00:21:29C'est factuel.
00:21:29Mais donc pendant le Covid
00:21:30pendant la crise du gaz
00:21:32et des carburants
00:21:32entre 2022-2024
00:21:34la France a beaucoup plus aidé
00:21:35que les voisins.
00:21:36Et donc les mêmes
00:21:37qui nous ont dit tout ça
00:21:38on ne peut pas me suspecter
00:21:39de ne jamais m'être engagé
00:21:41auprès des français
00:21:42dans les temps durs.
00:21:43On l'a toujours fait.
00:21:44Mais les mêmes
00:21:44qui me disaient
00:21:45vous avez beaucoup trop aidé
00:21:46malheureux
00:21:47là ils me disent
00:21:47vous n'aidez pas assez.
00:21:48Mais vous le regrettez
00:21:49par exemple ça aujourd'hui
00:21:50quand on voit
00:21:51que les taux d'intérêt
00:21:51pour la France
00:21:52sont à 4,6%
00:21:53et qu'on emprunte
00:21:55plus cher
00:21:56que l'ensemble
00:21:57des pays de la zone euro.
00:21:58Est-ce que vous le regrettez
00:21:59ce quoi qu'il en coûte ?
00:22:00Non.
00:22:01Je ne regrette pas du tout
00:22:01le quoi qu'il en coûte.
00:22:03Et d'ailleurs je constate
00:22:03qu'au moment où on l'a fait
00:22:04il n'y avait pas un responsable politique
00:22:06pour nous dire
00:22:07il faut baisser ceci ou cela.
00:22:08Pour nous dire
00:22:08n'aidez pas les restaurateurs
00:22:10ne faites pas du chômage partiel
00:22:11n'aidez pas ici ou là.
00:22:12Pas un.
00:22:13Qu'ensuite quand on a
00:22:14aidé les français
00:22:15à juste titre
00:22:16face à la crise de gaz
00:22:17ou des carburants
00:22:17les partis d'opposition
00:22:19y compris des responsables
00:22:21aujourd'hui engagés
00:22:22dans la campagne
00:22:22nous disaient
00:22:23si vous ne faites pas
00:22:25X centimes de plus
00:22:26on vous censure
00:22:27on fait tomber le gouvernement.
00:22:28Pas un.
00:22:29Ce que je regrette
00:22:30c'est que les réformes
00:22:31que j'avais engagées à côté
00:22:32pour améliorer
00:22:34les finances publiques
00:22:34elles ils ont bloqué.
00:22:36La réforme des retraites ?
00:22:37Mais bien sûr
00:22:37parce que les pays
00:22:38dont vous parlez
00:22:38quelle est la grande différence
00:22:39avec la France ?
00:22:40C'est que ce sont des pays
00:22:41qui pour l'Allemagne
00:22:42il y a 25 ans
00:22:43ont fait les grandes réformes sociales
00:22:45pour que leur modèle
00:22:45s'adapte au vieillissement
00:22:47qui quand on parle
00:22:48de l'Espagne ou de l'Italie
00:22:49ont fait en 2010
00:22:50leurs réformes sociales.
00:22:51Nous nous ne les avons pas
00:22:52faites suffisamment.
00:22:53Je le prends pour moi
00:22:54j'ai pas réussi à convaincre
00:22:55les forces politiques.
00:22:55Oui c'est ça
00:22:55ça fait 10 ans
00:22:56que vous êtes en responsabilité.
00:22:57mais je me suis présenté
00:22:58en 2022
00:22:59avec une réforme des retraites
00:23:00j'ai été élu sur celle-ci
00:23:02j'ai pas réussi à la faire
00:23:02parce que je n'ai pas convaincu
00:23:03donc je me défausse pas
00:23:04de mes responsabilités.
00:23:05Mais ce que je veux vous dire
00:23:07juste ce que je veux vous dire ici
00:23:08c'est qu'aujourd'hui
00:23:09la réponse du gouvernement
00:23:10elle est proportionnée.
00:23:12Est-ce qu'on peut faire plus ?
00:23:13Oui.
00:23:14Bien sûr qu'on ne laissera pas
00:23:16les Français tomber.
00:23:17Le gouvernement sera à leur côté.
00:23:19Mais il faut le faire
00:23:20en regardant aussi
00:23:21l'évolution des prix.
00:23:23Donc aujourd'hui
00:23:23le gouvernement a dit
00:23:24on aide un peu plus
00:23:26de 5 millions
00:23:26des grands rouleurs français
00:23:28et puis on aide les filières.
00:23:29Je crois que le gouvernement
00:23:30fait bien.
00:23:32Ensuite
00:23:32ceux qui disent
00:23:33qu'il faudrait baisser les taxes
00:23:35sur un mois
00:23:36baisser 20 centimes
00:23:38c'est un milliard d'euros.
00:23:40Ces taxes-là
00:23:41elles servent à quoi ?
00:23:42Elles servent à financer
00:23:42des dépenses de l'Etat
00:23:44elles servent à financer
00:23:45des dépenses
00:23:45des collectivités locales
00:23:46elles servent à financer
00:23:47la dette ?
00:23:47De vos régions.
00:23:48Non, non, non, non
00:23:49dans le budget
00:23:50notre déficit accroît la dette
00:23:52mais aujourd'hui
00:23:53ces taxes-là
00:23:54elles financent
00:23:54des dépenses concrètes
00:23:55de l'Etat
00:23:56des régions
00:23:57des départements
00:23:57et des communes
00:23:58et de la sécurité sociale.
00:24:00Et donc
00:24:00ce que je vous dis
00:24:01c'est que
00:24:01quand on a beaucoup aidé
00:24:03les Français en 2022
00:24:04et je ne le regrette pas
00:24:05nos taux d'intérêt
00:24:07étaient quasiment nuls.
00:24:09Aujourd'hui
00:24:09vous avez une montée
00:24:10des taux d'intérêt
00:24:11partout dans le monde.
00:24:12Pas que la France
00:24:13partout dans le monde.
00:24:13plus que chez nous
00:24:14mais parce que nous sommes
00:24:15plus exposés
00:24:16parce que nous sommes
00:24:17moins vertueux
00:24:17parce que nous avons
00:24:18moins économisé
00:24:19oui mais donc
00:24:19ne m'incitez pas
00:24:21à être encore davantage
00:24:22de pensée
00:24:22peut-être vous dépensez
00:24:23à mauvais escient
00:24:24c'est cela que les Français
00:24:25vous disent.
00:24:25Mais non mais
00:24:26ce que je vous dis
00:24:27je ne crois pas
00:24:28et je défends ça
00:24:29et je vais aller au bout
00:24:30du raisonnement
00:24:30sur les taux
00:24:31mais ce que je veux
00:24:32bien vous faire comprendre
00:24:33c'est que les dépenses
00:24:34qu'on a faites
00:24:35sur ces dix dernières années
00:24:36ça a été un tiers
00:24:37pour protéger
00:24:38les Français des crises
00:24:39à peu près
00:24:39Covid et énergie
00:24:40ça a été un tiers
00:24:42pour préparer la France
00:24:43à l'avenir
00:24:44c'est-à-dire
00:24:45baisser les impôts
00:24:47ça a été
00:24:47doubler le budget
00:24:48des armées
00:24:49ça a été faire
00:24:49de l'attractivité
00:24:50financer nos innovations
00:24:51notre recherche
00:24:52l'intelligence artificielle
00:24:53et ça a été un tiers
00:24:54parce qu'on n'a pas assez
00:24:55réformé le modèle social
00:24:56bon
00:24:57je ne regrette rien
00:24:58des deux premiers tiers
00:24:59je regrette de ne pas avoir
00:25:01été assez efficace
00:25:01et rapide sur le dernier
00:25:02mais après c'est simple
00:25:04j'entends beaucoup
00:25:05les oppositions
00:25:07on peut faire demain
00:25:083% de déficit en France
00:25:10revenez au budget
00:25:10des armées
00:25:11comme il était
00:25:12au début
00:25:12de mes 10 ans
00:25:14vous avez
00:25:1430 milliards de moins
00:25:15c'est pas ça qui explique
00:25:16les 1400 milliards
00:25:17de dettes supplémentaires
00:25:18en 10 ans
00:25:18soyons très concrets
00:25:19ça fait un point
00:25:20de moins de déficit
00:25:21revenez sur les baisses
00:25:22d'impôts sur les ménages
00:25:23remettez la taxe d'habitation
00:25:24remettez les impôts
00:25:25sur le revenu supprimé
00:25:26et la redevance télé
00:25:27ça fait un autre point
00:25:28de moins
00:25:29revenez sur ce qu'on a fait
00:25:30sur l'hôpital
00:25:30et les grands services publics
00:25:32ça fait même encore plus
00:25:33d'un point
00:25:33donc c'est très simple
00:25:34de faire les choses
00:25:35donc ce que je veux vous dire
00:25:36c'est que
00:25:37ne caricaturons pas
00:25:38ce que nous avons fait
00:25:39collectivement
00:25:39nos services publics
00:25:41nos armées
00:25:41notre recherche
00:25:42le méritait
00:25:43et la protection
00:25:44des français le méritait
00:25:45on s'est pas assez vite réformé
00:25:46parce qu'il n'y a pas eu
00:25:47de consensus
00:25:48revenons un instant
00:25:49à l'économie au carburant
00:25:49aujourd'hui
00:25:50ceux qui vous disent
00:25:51de manière démagogique
00:25:54baissons les taxes
00:25:55parce qu'ils veulent même pas
00:25:56essayer de baisser les prix
00:25:57moi je leur dis d'abord
00:25:57essayons de baisser les prix
00:25:58c'est mon boulot
00:25:59c'est notre action internationale
00:26:01mais baisser les taxes
00:26:02ne peut se faire que si vous
00:26:03m'expliquez comment
00:26:03vous baissez les dépenses
00:26:04sinon c'est de la démagogie
00:26:07et ces baisses de taxes
00:26:08vous les payez immédiatement
00:26:10par votre crédit
00:26:10vous parlez de Marine Le Pen
00:26:11qui propose de baisser
00:26:12la TVA de 20 à 50
00:26:14je dis juste
00:26:15que si vous ne savez pas dire
00:26:16comment vous les financer
00:26:17au même moment
00:26:18ça veut dire que
00:26:19la conséquence
00:26:20et vous le voyez bien
00:26:21les taux d'intérêt
00:26:22montent partout dans le monde
00:26:23c'est une crise mondiale
00:26:24hier les taux d'intérêt
00:26:26ont monté
00:26:26c'est surtout les Etats-Unis
00:26:27qui tirent ces taux
00:26:28ils sont plus hauts que nous
00:26:29et donc si vous êtes
00:26:31dans la démagogie budgétaire
00:26:33vous le payez au carré
00:26:34et donc ceux qui proposent
00:26:35de baisser des taxes
00:26:37sans le financer
00:26:38ils vous feront payer
00:26:40tout de suite
00:26:40le coût
00:26:41dans vos crédits
00:26:42dans vos crédits
00:26:44consommation
00:26:44vos crédits automobiles
00:26:45ou vos emprunts
00:26:47ils disent qu'ils entendent
00:26:48le désespoir des français
00:26:49mais à ce moment aussi
00:26:50vous savez
00:26:50nul n'a le monopole
00:26:52de cette écoute
00:26:53la seule question
00:26:54c'est est-ce que vous agissez
00:26:55en responsabilité
00:26:56ce que j'ai toujours essayé de faire
00:26:57en étant aux côtés
00:26:59de nos compatriotes
00:26:59et vous l'aviez dit vous-même
00:27:01on les a beaucoup aidés
00:27:02durant ces dix ans
00:27:02je n'ai jamais laissé
00:27:03les français de côté
00:27:04est-ce qu'on le fait
00:27:06en responsabilité
00:27:07ou est-ce qu'on le fait
00:27:08en démagogie
00:27:09la grande différence
00:27:10avec ce qu'on a pu connaître
00:27:12par le passé
00:27:13comme au moment
00:27:14de la crise des gilets jaunes
00:27:15c'est qu'aujourd'hui
00:27:16la hausse que nous vivons
00:27:18et que nous avons vécu
00:27:19durant ces derniers mois
00:27:20elle n'est pas due
00:27:21à une décision gouvernementale
00:27:22ou à une hausse d'état
00:27:23elle est due
00:27:25à des conditions géopolitiques
00:27:27et donc je veux d'abord
00:27:28peser sur celle-ci
00:27:28vous parliez à l'instant
00:27:29des français
00:27:29ces dix derniers jours
00:27:30leur consommation de carburant
00:27:32a baissé
00:27:32enfin s'est effondré
00:27:33plutôt de 30%
00:27:35si demain
00:27:36des pans entiers
00:27:37de l'économie
00:27:37le BTP
00:27:38les infirmières à domicile
00:27:39les aides à domicile
00:27:41les artisans
00:27:42les agriculteurs
00:27:42font faillite
00:27:44plongent
00:27:45à cause du coût
00:27:46des carburants
00:27:46est-ce que vous ferez
00:27:48malgré tout
00:27:49malgré ce que vous venez de dire
00:27:50un geste
00:27:51quitte à vider
00:27:53un peu plus les caisses
00:27:54parce qu'il y aurait
00:27:54alors urgence absolue
00:27:56j'aime pas qu'on dise
00:27:56un geste
00:27:57ça donne le sentiment
00:27:58qu'il y aurait quelqu'un
00:27:58avec sa carte
00:27:59il s'agit pas de dire
00:27:59l'aumône
00:28:00non mais il faut agir
00:28:01est-ce que vous iriez plus loin
00:28:03bien sûr
00:28:03le gouvernement
00:28:04d'accord
00:28:05sera à côté des français
00:28:08d'abord de nos compatriotes
00:28:10et de l'économie
00:28:10et agira
00:28:12par quel moyen
00:28:13des baisses de taxes
00:28:13et donc on va pas laisser
00:28:14les prix s'envoler
00:28:15par quel moyen
00:28:16et donc on a plusieurs moyens
00:28:17d'abord il y a un premier moyen
00:28:18que vous n'avez pas évoqué
00:28:18depuis tout à l'heure
00:28:19quand on parle des plafonnements
00:28:20chez les voisins
00:28:21nous on a un opérateur
00:28:23qui est Total Energy
00:28:24et donc on a obtenu
00:28:26de cet opérateur
00:28:27qui plafonne les prix
00:28:28donc cet acteur
00:28:29qui est un
00:28:30et c'est une chance
00:28:31pour les français
00:28:31c'est le fruit de notre histoire
00:28:33économique industrielle
00:28:34et bien il plafonne les prix
00:28:36donc vous avez de l'essence
00:28:37qui est un 99 plafonné
00:28:39et un diesel à 2,15 plafonné
00:28:40dans les stations
00:28:41qui dépendent du réseau Total
00:28:42donc on a déjà ça
00:28:43c'est tout ce qu'on demande
00:28:44à Total
00:28:44ou on peut lui demander plus ?
00:28:46mais déjà continuons
00:28:46à lui demander ça
00:28:47de manière constante
00:28:48et le maximum d'efforts
00:28:50pour ne pas justement
00:28:51qu'il fasse sur les français
00:28:52de la marge
00:28:53juste un ordre de grandeur
00:28:55ce qu'a fait Total
00:28:57en limitant le prix
00:28:58du gazole
00:28:59et de l'essence sans plomb
00:29:00lui a coûté
00:29:01c'est le PDG de Total
00:29:03qui dit
00:29:03M. Pouyanné
00:29:04à peu près 300 millions d'euros
00:29:05ces 5 derniers mois
00:29:06c'est beaucoup d'argent
00:29:07ces 6 derniers mois
00:29:09Total a réalisé
00:29:11un bénéfice net
00:29:11de 10 milliards d'euros
00:29:13mais bien sûr
00:29:13et donc peut-on
00:29:15doit-on au nom de l'équité
00:29:16et de l'effort partagé
00:29:17demander à Total
00:29:19certes groupe glorieux
00:29:20vous venez de le dire
00:29:21de donner plus ?
00:29:22Ce débat viendra
00:29:23et il vient chaque année
00:29:25et il est légitime
00:29:26au moment du budget
00:29:27mais ce que je dis juste
00:29:29c'est que
00:29:29si nous n'avions pas Total
00:29:31en France
00:29:32on n'aurait même pas
00:29:33ce plafonnement
00:29:33mais vous ne répondez pas
00:29:34tout et à la question
00:29:35Total
00:29:36doit-il faire plus ?
00:29:37Donc ensuite
00:29:38on va regarder
00:29:40au niveau européen
00:29:40et mondial
00:29:41comme on l'avait fait
00:29:42d'ailleurs au moment
00:29:43de la crise énergétique
00:29:43les marges excessives
00:29:44mais ce que je dis
00:29:46c'est que nous déjà
00:29:46en France
00:29:47ce qu'on fait
00:29:47et qui me semble
00:29:48beaucoup plus pragmatique
00:29:49et pertinent
00:29:49c'est qu'au lieu
00:29:50de s'empresser
00:29:51à aller taxer
00:29:53on dit
00:29:53ne faites pas
00:29:54de gras sur nous
00:29:55ces milliards
00:29:56que le groupe fait
00:29:57à l'international
00:29:57il le fait
00:29:58parce qu'il produit
00:29:59que les prix montent
00:30:00donc il gagne plus d'argent
00:30:01parce qu'il fait
00:30:03chaque jour
00:30:04de l'achat
00:30:04de la vente
00:30:05donc il fait aussi
00:30:06de la marge là-dessus
00:30:06et il raffine
00:30:07et donc les raffineurs
00:30:09font beaucoup de marge
00:30:10et donc nous ce qu'on dit
00:30:11c'est vous êtes français
00:30:13soyez patriotes
00:30:13ils sont patriotes
00:30:14ils ne font pas de marge
00:30:15chez nous
00:30:15et donc ce débat
00:30:16est légitime
00:30:17il viendra
00:30:17je ne l'écarte pas
00:30:18mais je dis
00:30:19de manière pragmatique
00:30:21si on taxait
00:30:22on n'aurait pas
00:30:22des prix plus bas
00:30:23à la pompe
00:30:23là par le plafond
00:30:25mis en place
00:30:25on a des prix plus bas
00:30:26donc ça c'est la première action
00:30:27ensuite
00:30:28si les prix devaient
00:30:29continuer à monter
00:30:30évidemment
00:30:30au-delà de 3 euros
00:30:31par exemple
00:30:32mais non mais n'allez pas
00:30:32on est à 2,20 en moyenne
00:30:34en France
00:30:34sur l'essence
00:30:35et à 2,40 sur le diesel
00:30:36bon
00:30:38c'est très dur déjà
00:30:39pour nos compatriotes
00:30:40il ne faut pas en plus
00:30:41les mettre dans des scénarios
00:30:42cauchemardesses
00:30:44cauchemardesses
00:30:44pardon
00:30:46donc voilà
00:30:47il faut
00:30:48la situation est grave
00:30:49on est à leur côté
00:30:50comme vous le dites
00:30:50vous avez raison
00:30:51on a beaucoup de nos compatriotes
00:30:52qui renoncent à des transports
00:30:54renoncent à aller voir des proches
00:30:55des membres de leur famille
00:30:56parce que
00:30:57ils n'arrivent plus
00:30:58à boucler le mois
00:30:59mais donc là
00:31:00il faut être à leur côté
00:31:01vous avez parlé des gilets jaunes
00:31:02vous avez cité les gilets jaunes
00:31:04vous parliez d'une première piste
00:31:06quelle serait la deuxième
00:31:06mais après
00:31:07aucune piste n'est terminée
00:31:09le gouvernement
00:31:09met tout sur la table
00:31:10et s'il faut aller plus loin
00:31:12et y compris
00:31:13ouvrir des chantiers
00:31:13comme celui que vous avez ouvert
00:31:14il n'y a pas de tabou
00:31:15on ne laissera pas
00:31:16les prix s'envoler
00:31:17pour les français
00:31:18et donc le gouvernement
00:31:19est à la manœuvre
00:31:20j'ai eu le premier ministre
00:31:21tout à l'heure
00:31:22sur ce sujet
00:31:22et en fonction de l'évolution
00:31:24il prendra
00:31:25toutes les dispositions
00:31:26jusque-y
00:31:27y compris
00:31:27baisser les taxes
00:31:28chose que vous n'avez pas fait
00:31:29jusqu'à présent ?
00:31:30je pense qu'en fonction
00:31:31de l'évolution
00:31:32il ne faut rien exclure
00:31:33je ne vais pas vous dire ce soir
00:31:34on ne le fera jamais
00:31:35ce que je vous dis
00:31:36c'est que ce n'est pas
00:31:37la décision la plus vertueuse
00:31:38et on ne l'avait d'ailleurs
00:31:39pas fait
00:31:40entre 2022 et 2024
00:31:41parce que
00:31:43cette décision
00:31:43au-delà d'être très coûteuse
00:31:44elle n'est pas ciblée
00:31:45c'est-à-dire que
00:31:46quand vous baissez les taxes
00:31:47vous aidez tout le monde
00:31:48y compris les gros rouleurs
00:31:50qui auraient les moyens
00:31:51de se payer le plein
00:31:52et donc c'est plus intelligent
00:31:53d'aider les gens
00:31:54qui en ont le plus besoin
00:31:55bon
00:31:56maintenant
00:31:57rien n'est fermé
00:31:58le gouvernement fera
00:31:59tout ce qu'il faut
00:32:00et accompagnera
00:32:01et donc on sera pragmatique
00:32:03parce qu'il faut éviter la colère
00:32:04et on fera aussi
00:32:05on essaiera de continuer
00:32:06aussi les choses intelligentes
00:32:08c'est-à-dire qu'on a
00:32:09aujourd'hui des français
00:32:09qui quand même
00:32:10ces dernières années
00:32:11ont beaucoup changé
00:32:12leur pratique
00:32:13et donc ils sont allés
00:32:14ils ont changé
00:32:15leur contrat d'électricité
00:32:16je vous le dis aussi
00:32:17parce qu'on parle de l'hiver
00:32:18aujourd'hui on a
00:32:1985% des français
00:32:21qui se sont mis
00:32:22dans des tarifs réguliers
00:32:22des tarifs longs
00:32:23donc ils ne vont pas
00:32:24être impactés
00:32:24comme à l'hiver 22
00:32:25sur leur tarif d'électricité
00:32:27jusqu'à la fin de cette année
00:32:28on a des français
00:32:29qui ont changé
00:32:30leurs habitudes
00:32:31et donc par exemple
00:32:32qui ont beaucoup plus
00:32:34acheté des véhicules électriques
00:32:35quand j'ai été élu
00:32:36il y avait quasiment
00:32:37il y avait 1%
00:32:37de véhicules électriques
00:32:38qui étaient achetés
00:32:39aujourd'hui
00:32:40on est à plus de 45%
00:32:41donc tout ça
00:32:42c'est des choses intelligentes
00:32:44qu'on a su faire
00:32:44tous ensemble
00:32:45et donc ça
00:32:46il faut le continuer
00:32:46et donc aussi
00:32:48on doit continuer
00:32:49le plan d'électrification
00:32:50l'accompagnement
00:32:50la mobilisation
00:32:51du parc électrique
00:32:52donc c'est un ensemble
00:32:53de mesures
00:32:53et de leur difficulté
00:32:56à encaisser ce choc
00:32:57vendredi
00:32:58vous avez dit
00:32:59vous avez appelé
00:33:00les français
00:33:00à rester unis
00:33:01ce sont les mots
00:33:02que vous avez utilisés
00:33:03est-ce que dans ce climat-là
00:33:04que vous décrivez ce soir
00:33:06est-ce que vous craignez
00:33:06vous avez évoqué
00:33:07les gilets jaunes
00:33:08une forme de colère sociale
00:33:09est-ce que c'est ça
00:33:10que vous voulez à tout prix éviter
00:33:12non
00:33:12ce que je veux
00:33:12d'abord
00:33:13moi je veux
00:33:15régler nos problèmes
00:33:15pour que la vie
00:33:16soit meilleure
00:33:17bon
00:33:19ensuite dans ce contexte
00:33:20c'est normal
00:33:20qu'il y ait de la colère
00:33:21parce que quand ça va mal
00:33:22les gens se retrouvent
00:33:24confrontés
00:33:25à une vie impossible
00:33:26et donc
00:33:27en effet
00:33:27sont en colère
00:33:28ils sont mal dans leur vie
00:33:29parce qu'ils n'arrivent pas
00:33:31à boucler la fin du mois
00:33:32parce que
00:33:32même s'ils arrivent
00:33:34à faire le plein
00:33:34ça retombe sur les courses
00:33:35etc
00:33:36donc face à ça
00:33:37la réponse pour moi
00:33:39elle est surtout
00:33:39d'améliorer les choses
00:33:41ensuite
00:33:41il y a des mouvements sociaux
00:33:42qui émergent
00:33:43bon
00:33:44il y en a
00:33:45face auxquels on doit
00:33:47enfin auxquels
00:33:47le gouvernement apporte
00:33:48une réponse
00:33:49et à juste titre
00:33:50qui est de les accompagner
00:33:51c'est des réponses sectorielles
00:33:52que j'évoquais
00:33:54ensuite je vois
00:33:55des voix qui s'élèvent
00:33:56pour appeler
00:33:57à un mouvement social
00:33:57généralisé
00:34:00je pense que
00:34:01ça ne nous aiderait pas
00:34:02collectivement
00:34:02parce que
00:34:04un mouvement social
00:34:05peut se faire
00:34:05pour demander
00:34:06à un gouvernement
00:34:07de changer quelque chose
00:34:08une décision
00:34:09qu'il vient de prendre
00:34:09quand il y a un mouvement social
00:34:11parce que vous passez
00:34:11une réforme des retraites
00:34:12pour vous dire
00:34:13revenez en arrière
00:34:13on peut le comprendre
00:34:14on peut être en désaccord
00:34:15mais le mouvement social
00:34:17a un débouché
00:34:18qui est dans la main
00:34:19de ce face à qui
00:34:20il manifeste
00:34:21quand il y avait
00:34:22des taxes carburants
00:34:23qui avaient d'ailleurs été votées
00:34:24avant ma première élection
00:34:25mais qui impactaient
00:34:26le coût de la vie
00:34:27les français sont sortis
00:34:28sur les ronds-points
00:34:29on dit
00:34:29vous devez nous écouter
00:34:30ne faites pas ça
00:34:32si là il y a un mouvement
00:34:33on ne va pas faire un mouvement
00:34:36contre la guerre
00:34:36qui est lancée
00:34:37par la Russie en Ukraine
00:34:38et Hormuz
00:34:39en tout cas
00:34:40dans ces cas là
00:34:40je peux y participer
00:34:42parce que moi aussi
00:34:43je suis contre ces guerres
00:34:44donc je ne pense pas
00:34:45que ce soit une action utile
00:34:46à l'inverse
00:34:47on doit rester unis
00:34:48et donc je pense
00:34:49que ce qui est important
00:34:50c'est d'avoir de la solidarité
00:34:51entre nous
00:34:52dans ce moment
00:34:52d'avoir des forces politiques
00:34:55qui soient le plus responsable possible
00:34:57c'est-à-dire
00:34:57être le moins possible
00:34:59dans la démagogie
00:35:00qui consiste à dire
00:35:00sortir
00:35:01aller attaquer ce gouvernement
00:35:03parce que
00:35:03ce n'est pas ce gouvernement
00:35:04qui vous a mis
00:35:05dans cette situation
00:35:07essayer de prendre
00:35:08toutes les décisions
00:35:09qu'on peut
00:35:09responsables
00:35:10pour protéger
00:35:11les français
00:35:11qui sont en difficulté
00:35:13pour continuer
00:35:14à préparer le pays
00:35:15à l'avenir
00:35:15parce que je considère
00:35:17une priorité
00:35:18il ne faut pas oublier ça
00:35:19et pour que ces conflits
00:35:21trouvent une issue
00:35:21et donc moi
00:35:22c'est là-dessus
00:35:22que je continue
00:35:23de me concentrer
00:35:24et mon rôle
00:35:25c'est d'être
00:35:26sur l'Ukraine
00:35:27sur Hormuz
00:35:28pour essayer
00:35:29de régler les problèmes
00:35:30et la cause première
00:35:30de ce qu'on vit
00:35:31les français précisément
00:35:32votre gouvernement
00:35:33prépare un budget
00:35:34qui va demander
00:35:35aux français
00:35:3654 milliards d'euros
00:35:38d'efforts supplémentaires
00:35:39les APL
00:35:41les retraités
00:35:42d'autres encore
00:35:43les arrêts maladie
00:35:44est-ce que c'est juste
00:35:45d'abord
00:35:48c'est juste
00:35:48d'avoir un budget
00:35:50qui tient les objectifs
00:35:51c'est-à-dire
00:35:51ça c'est nécessaire
00:35:52la question
00:35:53non mais c'est juste aussi
00:35:55parce que si le gouvernement
00:35:56laissait filer le déficit
00:35:58ce ne serait pas juste
00:35:59parce qu'il accroîtrait
00:36:01le report qu'on fait
00:36:02sur les générations suivantes
00:36:03ou même sur leurs successeurs
00:36:04donc la priorité du moment
00:36:06à mes yeux
00:36:07c'est la stabilité financière
00:36:08et la stabilité politique
00:36:09donc le gouvernement
00:36:11a raison
00:36:11de faire un budget solide
00:36:12et le Premier ministre
00:36:13en a présenté les équilibres
00:36:15il a raison
00:36:16est-ce que c'est un budget
00:36:18qui est excessif
00:36:18qui est un budget
00:36:19d'austérité
00:36:20non
00:36:20c'est un budget
00:36:21de responsabilité
00:36:22et donc les axes
00:36:24qu'il a définis
00:36:24me paraissent justes
00:36:25parce qu'il demande
00:36:27des contributions
00:36:29proportionnées
00:36:29à peu près
00:36:30à tout le monde
00:36:31au système social
00:36:33aux collectivités locales
00:36:34à l'État
00:36:35et aux différentes catégories
00:36:36un peu aux entreprises
00:36:37un peu aux ménages
00:36:38bon
00:36:38et il essaie de préserver
00:36:39au maximum
00:36:40ceux qui sont
00:36:41les plus fragiles
00:36:42donc oui
00:36:43je pense que c'est responsable
00:36:44et juste
00:36:45et donc le gouvernement
00:36:46aura à présenter
00:36:49le 1er octobre
00:36:49ce budget
00:36:50et ensuite
00:36:51il fera son chemin
00:36:51parlementaire
00:36:52il fera son chemin
00:36:53parlementaire
00:36:53qui ne sera pas forcément
00:36:54évident
00:36:54juste pour aller très vite
00:36:56est-ce que vous excluez
00:36:57ce qu'on a pu lire
00:36:58ici ou là
00:36:58ou entendre ici ou là
00:37:00une dissolution ?
00:37:01je pense que ce serait
00:37:02pas bon pour le pays
00:37:03la première n'a pas été
00:37:05extraordinaire non plus
00:37:06elle a été catastrophique
00:37:07la première elle a été
00:37:08faite en conscience
00:37:09et c'est ma responsabilité
00:37:10et je la prends
00:37:12après 2 ans
00:37:13de majorité relative
00:37:15et des partis politiques
00:37:16qui disaient haut et fort
00:37:19on fera tomber le gouvernement
00:37:21en septembre
00:37:22et 2 ans durant lesquels
00:37:23je n'avais pas réussi
00:37:25à convaincre
00:37:26les uns et les autres
00:37:27de faire une coalition
00:37:28et on était
00:37:28une majorité relative
00:37:29mais c'était le purgatoire
00:37:30là c'est un peu l'enfer
00:37:31mais donc
00:37:33j'ai remis
00:37:33j'ai remis le pouvoir
00:37:35aux français
00:37:36je leur ai dit
00:37:36cette situation
00:37:37me paraît trop fragile
00:37:38elle n'est pas souhaitable
00:37:39vous m'avez donné les clés
00:37:40il y a 2 ans
00:37:42je vous redemande
00:37:43de voter pour un parlement
00:37:44les français ont fait leur choix
00:37:45vous pouvez l'aimer
00:37:46pas l'aimer
00:37:46c'est le choix des français
00:37:48c'est pas de jugement
00:37:48moi non plus
00:37:49j'en porte pas
00:37:49la France est en train
00:37:50une situation
00:37:51totalement instable
00:37:52mais très coûteuse
00:37:53notamment pour l'expérience publique
00:37:54je pense qu'il faut arrêter
00:37:56de culpabiliser les français
00:37:58les français ils ont fait un choix
00:38:00à l'été 2024
00:38:01moi j'ai pris mes responsabilités
00:38:02je leur ai donné
00:38:03qu'est-ce qu'il y a de plus démocratique
00:38:04que ça
00:38:04ils ont fait leur choix
00:38:06ils ont pris leur responsabilité
00:38:07les forces politiques
00:38:08qui en sont sorties
00:38:09n'ont pas voulu faire une coalition
00:38:11totalement majoritaire
00:38:12mais il y a une coalition
00:38:13qui s'est dessinée
00:38:14d'ailleurs
00:38:14où ceux qui ne voulaient pas
00:38:16travailler ensemble
00:38:16avant juillet
00:38:17ils sont venus
00:38:18le centre et la droite
00:38:19bon
00:38:20et se sont mis ensemble
00:38:21et ont une majorité relative
00:38:22à nouveau
00:38:22donc c'est la situation
00:38:24qu'ont choisi les français
00:38:25et après c'est le choix
00:38:26des forces politiques
00:38:26moi j'aurais préféré
00:38:27que les forces politiques
00:38:28comme là aussi
00:38:29chez beaucoup de nos voisins
00:38:30fassent une grande coalition majoritaire
00:38:32ça aurait été plus stable
00:38:33mais je ne suis pas
00:38:34les forces politiques du pays
00:38:36maintenant on en est là
00:38:37là où je pense
00:38:38que c'était souhaitable
00:38:40de demander aux français
00:38:41de clarifier
00:38:43à trois ans
00:38:44des échéances prochaines
00:38:45donc à l'été 2024
00:38:46je pense que ce serait mauvais
00:38:48aujourd'hui
00:38:49de faire une dissolution
00:38:49parce qu'aujourd'hui
00:38:50nous sommes à huit mois
00:38:51d'une présidentielle
00:38:52et donc si on faisait
00:38:53une dissolution aujourd'hui
00:38:54on ajouterait à la guerre
00:38:56au problème de pouvoir d'achat
00:38:58et à un budget à passer
00:39:00l'instabilité politique
00:39:01on bloquerait
00:39:04le prochain président
00:39:06ou la prochaine présidente
00:39:07de la possibilité
00:39:09de faire cette dissolution
00:39:09et de se reconstruire
00:39:10de la majorité
00:39:11donc ça n'est pas souhaitable
00:39:12mais tout ça implique quoi
00:39:13que l'esprit de responsabilité
00:39:15soit partagé
00:39:16par toutes les forces politiques
00:39:17et avec le recul
00:39:18et donc que l'ensemble
00:39:20des forces politiques
00:39:20se disent
00:39:21en ce début octobre
00:39:23notre priorité
00:39:24ça doit être
00:39:25que le gouvernement
00:39:25puisse aider
00:39:26nos compatriotes
00:39:27qui puisse aider
00:39:28les communes
00:39:29et les régions
00:39:30qui ont été frappées
00:39:30par les incendies
00:39:31et une sécheresse record
00:39:32on n'en a pas parlé
00:39:33mais on a eu
00:39:34les plus grands incendies
00:39:35depuis la deuxième guerre mondiale
00:39:36l'une des plus grandes sécheresses
00:39:37qui puisse aider
00:39:38nos agriculteurs
00:39:39tout ça
00:39:39s'il n'y a pas de budget
00:39:40on ne peut pas le faire
00:39:40on va se projeter
00:39:41sur la prochaine présidentielle
00:39:42quand vous voyez
00:39:43qu'il y a une majorité
00:39:44de français
00:39:44qui se dit prêt
00:39:45pour voter pour une candidate
00:39:46ou un candidat
00:39:46qui veut renverser la table
00:39:49j'imagine que vous regardez
00:39:49les sondages de temps en temps
00:39:50monsieur le président
00:39:52ça peut m'arriver
00:39:53je lis la presse
00:39:54et je regarde les sondages
00:39:54ça vous arrive
00:39:55quand vous voyez
00:39:55que dans certaines projections
00:39:57Marine Le Pen
00:39:58ou Jean-Luc Mélenchon
00:39:59ou les deux d'ailleurs
00:40:00sont présents au second tour
00:40:01est-ce que vous dites
00:40:02qu'à ce moment-là
00:40:03vous devez peut-être
00:40:04prendre position
00:40:05à la veille de cette présidentielle
00:40:07mon devoir aujourd'hui
00:40:09c'est d'agir d'abord
00:40:10c'est ce que je fais
00:40:11face à la crise qu'on vit
00:40:13ensuite mon devoir
00:40:14c'est d'éclairer les français
00:40:15les forces politiques
00:40:17et de leur faire partager
00:40:20la complexité du réel
00:40:21que je connais
00:40:21et je pense que c'est très important
00:40:23parce qu'il y a des femmes
00:40:24des hommes
00:40:24qui aspirent aux plus grandes responsabilités
00:40:27ils ne peuvent pas
00:40:27s'affranchir du réel
00:40:28et c'est pour ça
00:40:30que c'est important
00:40:30parce que ça évite
00:40:31la démagogie facile
00:40:33et ensuite
00:40:33vous prendrez position ou pas ?
00:40:35on verra le chemin
00:40:36je ne vais pas dire aujourd'hui
00:40:37ce que je vais faire
00:40:37sur ce sujet
00:40:38dans la dernière ligne droite
00:40:39parce que nous ne sommes pas
00:40:40dans la dernière ligne droite
00:40:41est-ce que vous interdisez
00:40:43à priori
00:40:44de soutenir un candidat
00:40:46qui serait le meilleur
00:40:47ou le moins mauvais
00:40:49ou qui à vos yeux
00:40:50serait le plus vertueux
00:40:52pour les prochaines années en France ?
00:40:54je ferai en responsabilité
00:40:55en fonction de l'évolution
00:40:56de notre situation
00:40:58géopolitique
00:41:00financière
00:41:00et politique
00:41:01ce que je dois faire
00:41:02mais voyez bien que
00:41:05la situation est grave
00:41:06c'est pour ça que nous sommes là
00:41:07c'est pour ça que j'ai réuni
00:41:08les forces politiques
00:41:08il y a huit jours
00:41:09ce que je veux vous faire comprendre
00:41:10c'est qu'il y a la guerre en Europe
00:41:12et que la menace s'accroît
00:41:13sur notre pays
00:41:14il y a la guerre au Proche-Orient
00:41:15et on en paye aujourd'hui
00:41:16nous qui ne sommes pour rien
00:41:17on était contre
00:41:18le début de cette guerre
00:41:20on en paye comme toutes les économies
00:41:22les conséquences
00:41:23dans la vie de nos compatriotes
00:41:24donc mon premier devoir
00:41:25c'est d'agir
00:41:25c'est pas aujourd'hui
00:41:26d'être engagé dans le débat politique
00:41:28et je pense que les français
00:41:29n'attendent pas ça de moi
00:41:30à raison
00:41:31donc moi je suis dans l'action
00:41:33je dois me tenir
00:41:34à une place
00:41:35qui est celle que les français
00:41:36m'ont donnée
00:41:37qui est de défendre
00:41:38les intérêts de notre pays
00:41:38à l'international
00:41:40qui est de demander davantage
00:41:42aussi à l'Europe
00:41:42nous n'avons pas eu le temps
00:41:43d'en parler
00:41:44mais l'échelon européen
00:41:45est aussi un échelon
00:41:46qui doit nous permettre
00:41:47si on débloque des règles
00:41:48de produire plus vite
00:41:49et davantage
00:41:49et moins cher
00:41:51nos carburants
00:41:52et donc là aussi
00:41:53je mène une action
00:41:54et d'agir pour continuer
00:41:56de protéger
00:41:56et de préparer l'avenir du pays
00:41:58et je le ferai jusqu'au bout
00:41:59et c'est cette action
00:42:00qui est attendue de moi
00:42:01et le devoir qui est le mien
00:42:03c'est de défendre
00:42:05les intérêts de la nation
00:42:06aujourd'hui et demain
00:42:07pas d'être dans la vie politique
00:42:09c'est très bien
00:42:09qu'il y ait des débats
00:42:10chaque jour
00:42:10que vous vous les animiez
00:42:12que les français
00:42:12puissent faire un choix
00:42:13en conscience
00:42:14ils n'attendent pas de moi
00:42:15que je m'y engage maintenant
00:42:17merci monsieur le président
00:42:18de la république
00:42:18d'avoir répondu à nos questions
00:42:19merci beaucoup Caroline
00:42:20merci Gilles
00:42:21merci monsieur le président
00:42:22très bonne soirée à vous
00:42:23et très bonne soirée à tous
00:42:24merci à vous
00:42:25et demain nous accueillons
00:42:27le pape
00:42:28le pape
00:42:28et c'est aussi un moment important
00:42:30de la vie de la nation
00:42:32merci
00:42:33il est 20h49
00:42:39nous sommes avec Gilles
00:42:40William Golnadel
00:42:41Jules Torrej
00:42:41Georges Fenech
00:42:42André Vadini
00:42:43Eric Revelle
00:42:43c'est d'ailleurs très curieux
00:42:44qu'il y ait un seul mot
00:42:45sur le pape
00:42:46me semble-t-il
00:42:46avec des questions
00:42:47quand même
00:42:48qui s'imposaient
00:42:49de savoir pourquoi
00:42:50le président de la république
00:42:50ne serait pas présent
00:42:51à la messe
00:42:51sur un événement
00:42:52aussi important
00:42:54et on voit
00:42:54une forme de déconnexion
00:42:56là encore
00:42:56c'est un événement
00:42:57qui va concerner la France
00:42:59les français
00:43:00comme rarement
00:43:01il y a une seconde
00:43:03à la fin
00:43:04qui est posée là-dessus
00:43:06c'est quand même
00:43:06assez étrange
00:43:08il y a deux journalistes
00:43:09qui n'ont pas posé la question
00:43:10toutes les questions
00:43:11sont dilées
00:43:12il y a les thèmes
00:43:12qui sont dilés
00:43:13peu importe
00:43:13je vois comme toujours
00:43:15une forme de déconnexion
00:43:16qui peut exister
00:43:17s'il a envie de parler
00:43:18il parle
00:43:19j'ai envie de dire
00:43:20tout ça pour ça
00:43:21Macron estime possible
00:43:22que la France
00:43:23soit ciblée
00:43:23par une tentative
00:43:24d'attaque russe
00:43:25une nouvelle mobilisation
00:43:26russe de 300 000 hommes
00:43:27est un scénario
00:43:28qui nous paraît crédible
00:43:29il assure que la France
00:43:30fait tout pour éviter
00:43:31des pénuries de carburant
00:43:33il annonce
00:43:33l'envoi de moyens
00:43:34militaires
00:43:35pour protéger
00:43:35un site énergétique
00:43:36clé en Arabie Saoudite
00:43:37une interaction
00:43:38d'exportation
00:43:39de gazole américain
00:43:39serait une mauvaise décision
00:43:40a-t-il dit
00:43:41d'aide publique
00:43:41je ne regrette
00:43:42pas du tout
00:43:43le quoi qu'il en coûte
00:43:44mais il ne regrette rien
00:43:45de toute façon
00:43:45ça c'est la ligne directrice
00:43:48il estime
00:43:49qu'il vaudrait mieux
00:43:50baisser les prix
00:43:50que baisser les taxes
00:43:52Macron n'exclut pas
00:43:53une baisse non plus
00:43:53des taxes
00:43:54si les prix de baisse
00:43:54s'envoler
00:43:55pourquoi a-t-il parlé
00:43:56ce soir ?
00:43:57On se le demande
00:43:57écoutez
00:43:59moi je l'ai trouvé
00:44:00je vais vous dire
00:44:01ce que j'en pense
00:44:02sincèrement je l'ai trouvé
00:44:02à la fois ridicule
00:44:03et indécent
00:44:03je m'explique
00:44:05non mais je m'explique
00:44:07non mais je m'explique
00:44:08pour que les choses
00:44:08soient bien claires
00:44:10pourquoi ridicule ?
00:44:11parce que nous étions
00:44:11ce soir face à un acteur
00:44:13un acteur qui s'invente
00:44:14un rôle
00:44:15celui d'un leader
00:44:16qui pèse de tout son poids
00:44:17pour reprendre
00:44:18ses propres termes
00:44:19pour la réouverture
00:44:20du détroit d'Hormuz
00:44:21donc il pèse de tout son poids
00:44:22c'est-à-dire qu'il ne pèse
00:44:23absolument pas
00:44:24nous étions face
00:44:25à un commentateur
00:44:26un observateur
00:44:27qui fait semblant
00:44:28de jouer un rôle
00:44:28et c'est en cela
00:44:29que je l'ai trouvé ridicule
00:44:32décent pourquoi ?
00:44:32parce qu'aujourd'hui
00:44:34l'hôpital est dans
00:44:35une situation
00:44:37extrêmement précaire
00:44:38la justice dysfonctionne
00:44:40l'insécurité galope
00:44:42l'immigration est hors de contrôle
00:44:44l'école est dans
00:44:44une situation lamentable
00:44:46depuis 9 ans et demi
00:44:47Emmanuel Macron
00:44:48a mis la France à terre
00:44:49et il nous dit
00:44:50ce soir
00:44:50il prononce cette phrase
00:44:51je veux régler nos problèmes
00:44:53pour que la vie
00:44:54des français soit meilleure
00:44:55après 9 ans et demi
00:44:57de mandats catastrophiques
00:44:58je vous interromps
00:44:59et je donne la parole
00:45:00à la défense
00:45:00il est voulu régler
00:45:01les problèmes
00:45:02je vais essayer
00:45:03de trouver un défenseur
00:45:05à André Valigny
00:45:06ce qui a été dit
00:45:07est juste
00:45:09je ne sais pas
00:45:10qui vous allez trouver
00:45:11j'essaye de donner
00:45:12la barre
00:45:12c'est vrai qu'il y a
00:45:13l'avocat à Poitou
00:45:13André Valigny
00:45:14face à ce plateau
00:45:15de procureurs
00:45:18c'est les français
00:45:19qui sont procureurs
00:45:19non ce soir
00:45:20c'est ce plateau
00:45:21qui est procureur
00:45:23il y a des 15%
00:45:24des gens
00:45:24qui n'ont pas eu
00:45:25plus confiance en lui
00:45:25face à tous ces procureurs
00:45:26je vais essayer
00:45:27de défendre la cause
00:45:28de Macron
00:45:28je trouve qu'il a eu raison
00:45:30de parler de la situation
00:45:31géopolitique
00:45:32de la menace russe
00:45:33ou des menaces russes
00:45:34au pluriel
00:45:35il a eu raison de faire le point
00:45:36sur la situation géopolitique
00:45:38dans le Golfe
00:45:38aussi bien dans le détroit d'Hormuz
00:45:40que le détroit de Babel-Mondeb
00:45:42il a donné des informations
00:45:44sur les raisons
00:45:45de la hausse du carburant
00:45:46qui n'a rien à voir
00:45:47cette hausse
00:45:48avec celle des gilets jaunes
00:45:49parce qu'à l'époque
00:45:49c'est une décision gouvernementale
00:45:51qui avait provoqué
00:45:52la colère des gilets jaunes
00:45:54et enfin un dernier mot
00:45:55sur le quoi qu'il en coûte
00:45:56il a eu raison quand même
00:45:57de rappeler
00:45:58et je pense que
00:45:59Goldnadel
00:45:59Gilles William
00:46:00de son prénom
00:46:01l'a commenté en direct
00:46:03il a eu raison de dire
00:46:04qu'à l'époque
00:46:04tout le monde était bien content
00:46:05de quoi qu'il en coûte
00:46:06Alors André
00:46:08ce qui est agaçant
00:46:09ce qui est agaçant
00:46:11avec le président Macron
00:46:12c'est que transpire
00:46:14sur tous les sujets
00:46:15cette idée
00:46:16qu'il n'est pour rien
00:46:18des malheurs
00:46:19que nous traversons
00:46:20il exclut
00:46:21en toutes choses
00:46:22sa responsabilité
00:46:23sur la dissolution
00:46:25c'est intéressant
00:46:26il dit
00:46:27je n'arrivais pas
00:46:27pendant deux ans
00:46:28à convaincre
00:46:29c'est la faute des français
00:46:30dans la même phrase
00:46:31d'ailleurs il dit
00:46:32il ne faut pas culpabiliser
00:46:33les français
00:46:33c'est lui qui les culpabilise
00:46:35Non c'est la faute des forces politiques
00:46:36qui n'ont pas réussi
00:46:37à faire une coalition
00:46:38Et après il dit
00:46:39j'ai donné aux français
00:46:41et puis comme effectivement
00:46:43il y a un lien
00:46:44qui se tisse
00:46:44entre les français
00:46:45et Emmanuel Macron
00:46:46depuis neuf ans
00:46:46on a le sentiment
00:46:47que jamais cet homme
00:46:49est capable de dire
00:46:50je me suis trompé
00:46:51c'est de ma faute
00:46:52on a mal fait les choses
00:46:53il n'y est pour rien
00:46:55je t'assure
00:46:56et c'est ça qui transpire
00:46:58et qui agace
00:46:59quand on est
00:47:00dans la situation
00:47:01dans laquelle on est aujourd'hui
00:47:02Est-ce que vous connaissez
00:47:04beaucoup de responsabilités
00:47:05politiques
00:47:06jusqu'au plus haut niveau
00:47:07qui reconnaissent
00:47:08une fois
00:47:09qu'il s'est trompé
00:47:10sur quelque chose
00:47:11je n'en connais aucun
00:47:12je n'en connais aucun
00:47:13Alors André
00:47:14d'abord
00:47:15ce qui est possible
00:47:15mais je ne connais aucun
00:47:16président de la république
00:47:17qui a un bilan aussi catastrophique
00:47:18que lui
00:47:19aucun
00:47:19vous en connaissez un ?
00:47:21Non mais
00:47:22dans un bilan
00:47:23il y a du positif
00:47:24et du négatif
00:47:24Mais qu'est-ce qui est positif ?
00:47:26L'attractivité économique
00:47:27de la France
00:47:28Mais non
00:47:28Mais si
00:47:29l'attractivité des arrêts
00:47:30C'est une tarte à la crème
00:47:32l'attractivité économique
00:47:33de la France
00:47:33après
00:47:34Mais je veux dire
00:47:35au-delà de ça
00:47:35il y a une question
00:47:36de forme
00:47:37En plus
00:47:38on ne peut pas
00:47:39l'interroger
00:47:39Je vais vous dire
00:47:40je plains ce soir
00:47:42mes deux confrères
00:47:42Il parle tout le temps
00:47:44Il occupe le terrain
00:47:46Tu ne peux pas lui poser
00:47:48le début d'une question
00:47:49Une fois
00:47:50Deux fois
00:47:50Trois fois
00:47:51Quatre fois
00:47:51Il a dit
00:47:51Arrêtez
00:47:52Stop
00:47:52C'est pas respectueux
00:47:54Vous vous plaignez
00:47:56Gilles
00:47:57William Goldnatt
00:47:58Vous vous plaignez
00:47:59vos deux confrères
00:48:00Vous m'autoriserez
00:48:01à me plaindre moi-même
00:48:02C'est impossible
00:48:03C'est impossible
00:48:04de l'interroger
00:48:05Je vous assure
00:48:05Moi je pense
00:48:06que personne ne ferait mieux
00:48:07C'était profondément
00:48:08ennuyeux
00:48:09Je me suis ennuyé
00:48:11à un moment même
00:48:12ma pensée
00:48:13a vagabondé
00:48:14Mais si on prend
00:48:14Ne prenons que le premier thème
00:48:18Moi j'ai du mal
00:48:19Il nous explique
00:48:20que la Russie
00:48:22c'est le pays
00:48:23le plus dangereux du monde
00:48:25Mais c'est pas la Russie
00:48:26par exemple
00:48:27qui détient nos otages
00:48:29C'est pas la Russie
00:48:31qui a fait un attentat
00:48:33à Villepinte
00:48:34il y a quelques années
00:48:35Ce sont les Iraniens
00:48:37Et les terroristes iraniens
00:48:40qui ont fait cet attentat
00:48:41ils ont été libérés
00:48:41par les Belges
00:48:42sans aucune protestation
00:48:44des Français
00:48:44Donc nous expliquer
00:48:45qu'il n'y a qu'un seul danger
00:48:46au monde
00:48:47ce sont les Russes
00:48:49ça n'est pas vrai
00:48:50Et on peut prendre
00:48:52tous les problèmes
00:48:53un par un
00:48:54Pardon
00:48:55mais l'explication
00:48:57l'explication
00:48:58vous l'avez dit
00:48:58qu'il a donnée
00:48:59sur la dissolution
00:49:00c'est invraisemblable
00:49:01C'est bien lui
00:49:04Invraisemblable
00:49:04Et c'est ce qui agace
00:49:06c'est-à-dire que le pays
00:49:06est plongé
00:49:08avec cette dissolution
00:49:09dans une difficulté sociétale
00:49:11économique
00:49:12sociale bien sûr
00:49:13Politique
00:49:14sur la dissolution
00:49:15vous permettez
00:49:15c'est pour moi
00:49:16la seule information
00:49:18importante de ce soir
00:49:19Il nous a dit
00:49:20je ne procéderai pas
00:49:21à une dissolution
00:49:22au moment même
00:49:23où il va y avoir
00:49:24une dissolution
00:49:25Il l'a même pas dit comme ça
00:49:25Il l'a dit en 2021
00:49:28Il l'a dit
00:49:41laissé une petite porte
00:49:42de sortie
00:49:42et moi je l'interprétais
00:49:44précisément
00:49:44comme toujours
00:49:45avec son état d'esprit
00:49:46de dire
00:49:46je vous aurais prévenu
00:49:47que je ne voulais pas
00:49:48dissoudre
00:49:49mais je vais quand même
00:49:49dissoudre
00:49:50ça veut donc dire
00:49:51que les parlementaires
00:49:52pendant la discussion
00:49:55budgétaire
00:49:55peuvent censurer
00:49:56éventuellement
00:49:57sans risque
00:49:58d'une dissolution
00:49:59et ça veut dire
00:50:00que s'il y a une motion
00:50:01de censure
00:50:01et que le gouvernement
00:50:02tombe
00:50:02c'est-à-dire que
00:50:03M. Macron sera obligé
00:50:04de quitter le pouvoir
00:50:05parce qu'il s'est privé
00:50:06d'une arme
00:50:07celle de la dissolution
00:50:09C'est la seule information
00:50:10de ce soir
00:50:11Il est capable
00:50:11de changer d'avis
00:50:12dans 15 jours
00:50:13L'aspect économique
00:50:14Éric Revelle
00:50:15Moi je ne me suis pas ennuyé
00:50:16J. Louis-Yann
00:50:17Je me suis pas ennuyé
00:50:18j'ai écouté
00:50:18avec beaucoup d'intérêt
00:50:19le président de la République
00:50:21nous expliquer
00:50:22que donc
00:50:23rien n'était de sa faute
00:50:24à aucun moment
00:50:25d'ailleurs
00:50:25il ne répond
00:50:26aux questions
00:50:27qui tarotent les français
00:50:28c'est-à-dire
00:50:29comment je fais
00:50:29pour remplir
00:50:30mon réservoir d'essence
00:50:31ou comment je fais
00:50:32pour remplir mon frigidaire
00:50:33bon
00:50:33alors c'est un très bon exposé
00:50:35de l'oral
00:50:36de l'ENA
00:50:36ou de Sciences Po
00:50:37c'est brillant
00:50:39c'est documenté
00:50:39sauf que
00:50:42sur l'affaire des taxes
00:50:44sur l'essence
00:50:45il faut quand même
00:50:45lui rappeler une chose
00:50:46et là
00:50:47c'est un vrai sujet
00:50:48pour le gouvernement
00:50:49d'après mes informations
00:50:50c'est que
00:50:51quand vous avez
00:50:51la consommation de carburant
00:50:53qui s'effondre
00:50:54ce qui est le cas
00:50:54en ce moment
00:50:55Gilles n'a pas cité
00:50:56William
00:50:57pas où
00:50:57mais Boulot
00:50:58le chiffre
00:50:5930% de consommation en moins
00:51:00vous avez
00:51:01500 millions de recettes
00:51:03en moins
00:51:03pour la même période
00:51:04bien
00:51:04donc
00:51:05si vous continuez
00:51:06sur ce train là
00:51:07les recettes fiscales
00:51:08de l'état
00:51:08vont s'effondrer
00:51:11alors
00:51:11premier sujet
00:51:12pour le président
00:51:12de la république
00:51:13deuxième sujet
00:51:13il dit
00:51:14ben en fait
00:51:15on peut pas
00:51:15enlever des taxes
00:51:16parce qu'on a pas
00:51:17les moyens de le faire
00:51:17ce qui est pas faux
00:51:18ce qui est pas faux
00:51:19sauf que
00:51:19lorsqu'il avait une majorité
00:51:21à l'Assemblée nationale
00:51:23est-ce qu'il a
00:51:24mis en place
00:51:24des réformes
00:51:25pour couper
00:51:26dans la dépense
00:51:27publique
00:51:27pas du tout
00:51:28la seule chose
00:51:29qu'il dit
00:51:29c'est
00:51:30j'ai essayé
00:51:31d'alléger
00:51:32le fardeau
00:51:32en faisant
00:51:34une réforme
00:51:34des retraites
00:51:34mais pardon
00:51:35c'est pas ça
00:51:35le sujet
00:51:36le sujet central
00:51:37c'est
00:51:37oui ou non
00:51:38quelqu'un
00:51:40coupera
00:51:40dans les dépenses
00:51:41publiques
00:51:42de ce gouvernement
00:51:42de cet état
00:51:44parce que
00:51:44je vais vous donner
00:51:45quatre chiffres
00:51:45c'est le bilan
00:51:47économique
00:51:47d'Emmanuel Macron
00:51:48c'est
00:51:483500
00:51:49allez
00:51:49presque 3600 milliards
00:51:51d'euros de dette
00:51:51c'est
00:51:52123 milliards
00:51:54déficit
00:51:55du budget
00:51:56de l'état
00:51:56et 150
00:51:57déficit
00:51:57de budgétaires français
00:51:59c'est
00:52:0080 milliards
00:52:01déficit
00:52:01commercial
00:52:02c'est les taux
00:52:03d'intérêt
00:52:03qui s'envolent
00:52:04avec un service
00:52:05de la tête
00:52:05qui est en train
00:52:05de prendre
00:52:07un cap
00:52:07mais c'est la faute des Etats-Unis
00:52:08dit-il
00:52:08c'est la faute des Etats-Unis
00:52:11sur le constat géopolitique
00:52:12si le taux d'intérêt
00:52:14augmente
00:52:14mais pourquoi en Allemagne
00:52:16ils augmentent
00:52:17attendez Eric
00:52:18mais pourquoi en Allemagne
00:52:19ils peuvent baisser 17 centimes
00:52:20mais parce qu'ils ont eu
00:52:23des règles budgétaires strictes
00:52:24et ils ont fait des réformes
00:52:25ça s'appelle à l'époque
00:52:27ça s'appelle les réformes arts
00:52:29c'est pas ça lui qui dit
00:52:31il dit
00:52:32eux ils ont pas dépensé
00:52:33pendant le coût que l'on coûte
00:52:34nous on a dépensé
00:52:34donc ils ont plus d'argent que nous
00:52:36si vous regardez
00:52:36les 1100 milliards d'euros de dettes
00:52:38supplémentaires avec Emmanuel Macron
00:52:40il y en a
00:52:40allez
00:52:40il y en a un gros tiers
00:52:41qui viennent du Covid
00:52:42le reste c'est pas ça
00:52:43c'est autre chose
00:52:44c'est autre chose
00:52:45donc si vous voulez
00:52:45la France c'est pas réindustrialisé
00:52:47la France c'est pas réindustrialisé
00:52:50bah non
00:52:51André
00:52:51je sais pas si vous me prenez
00:52:52pour un procureur
00:52:52mais c'est pas réindustrialisé
00:52:53vous dites
00:52:54on a attiré des investissements étrangers
00:52:56vous savez comment ça se passe
00:52:57la plupart du temps
00:52:58on subventionne
00:52:59les boîtes qui viennent s'installer
00:53:00une fois que les subventions
00:53:01sont siphonnées
00:53:02elles taillent la route
00:53:03ou alors on est racheté
00:53:04par des fonds d'investissement
00:53:06et donc le savoir-faire français
00:53:07il part ailleurs
00:53:07si c'est ça
00:53:08la réindustrialisation
00:53:09il y a un sujet
00:53:10André
00:53:11il y avait des questions
00:53:12quand même
00:53:12me semble-t-il
00:53:13qui sont au coeur
00:53:15des interrogations françaises
00:53:16il y a eu
00:53:17les classements PISA
00:53:18qui sont sortis
00:53:19il y a 15 jours
00:53:20vous me parlez
00:53:20de l'attractivité
00:53:21de la France
00:53:22qui est une tarte à la crème
00:53:23d'ailleurs
00:53:23parce que c'est très difficile
00:53:24à montrer
00:53:25ces classements PISA
00:53:27après un président de la République
00:53:28qui est là depuis 9 ans
00:53:30on peut l'interroger
00:53:31quand même
00:53:32pourquoi vos confrères
00:53:32ne l'ont pas fait ?
00:53:33je n'en sais rien
00:53:36mais je n'en sais rien
00:53:37mais ce que je veux vous dire
00:53:38c'est que
00:53:39ce que je veux vous dire
00:53:41c'est que
00:53:41ce bilan là
00:53:42il est catastrophique
00:53:44d'Emmanuel Macron
00:53:44l'école est par terre
00:53:46ça remonte à avant Macron
00:53:47la fonction du niveau scolaire
00:53:49mais alors ça ne sert à rien
00:53:50mais alors ça ne sert à rien
00:53:51qu'il soit président de la République
00:53:52si c'est pire
00:53:53c'est pire
00:53:54ça fait 30 ans
00:53:55que le niveau scolaire
00:53:56baisse en France
00:53:56mais pardonnez-moi
00:53:57c'est pire
00:53:58pour les présidents
00:53:59y compris Sarkozy
00:54:00mais
00:54:02est-ce qu'on parle là
00:54:03de Nicolas Sarkozy
00:54:04on parle d'un président de la République
00:54:06qui va rendre
00:54:06le pays
00:54:07au bout de 9 ans de mandat
00:54:09pire que dans
00:54:10l'état dans lequel
00:54:11il l'a trouvé
00:54:11on peut l'interroger
00:54:12quand même là-dessus
00:54:13dites-le à Chiboulot
00:54:14et à Caroline Roux
00:54:15et on peut aussi interroger
00:54:16la cohérence
00:54:17de quelqu'un
00:54:18qui a pris
00:54:195 ou 6 ministres
00:54:20de l'éducation nationale
00:54:228
00:54:238
00:54:23dont aucun
00:54:24ne se ressemble
00:54:25avec des lignes
00:54:27complètement différentes
00:54:27donc on a le droit
00:54:28quand même
00:54:28de poser des questions
00:54:29on a le droit
00:54:30de vous dire
00:54:30mais monsieur le président
00:54:31au fond
00:54:32vous avez fait n'importe quoi
00:54:34et parfois aussi
00:54:35dit n'importe quoi
00:54:36votre bilan
00:54:36est catastrophique
00:54:37monsieur le président
00:54:38on peut interroger
00:54:40le président
00:54:41en disant
00:54:41est-ce que vous entendez
00:54:42ce que disent les français
00:54:43est-ce que vous entendez
00:54:44ce qu'ils vous disent
00:54:45et ils te disent
00:54:46et ils te disent
00:54:47je n'y suis pour rien
00:54:48c'est un peu juste
00:54:49quand même
00:54:50il n'y a pas une fois
00:54:51il te dit
00:54:52bah oui
00:54:52j'ai peut-être
00:54:54une responsabilité
00:54:56comment
00:54:56j'ai trouvé que
00:54:57Gilles Boulot
00:54:58a été un peu plus
00:54:58mais non mais
00:54:59c'est très difficile
00:55:00d'interroger le président
00:55:00de la République
00:55:01moi je vous assure
00:55:01mais réponds
00:55:02là
00:55:02non mais là
00:55:03il parle tout le temps
00:55:04donc tu n'y arrives pas
00:55:05j'ai vu une fois
00:55:06en 10 ans
00:55:06c'est Robert Ménard
00:55:07une fois
00:55:08qui a réussi
00:55:09mais qui était plus
00:55:10dans un
00:55:10en disant les choses
00:55:11et effectivement
00:55:12là il était
00:55:13parce qu'il lui disait
00:55:14les choses
00:55:14mais vous pouvez pas
00:55:16je pense que
00:55:16je veux pas dire
00:55:17que personne ne ferait mieux
00:55:18d'abord
00:55:18il y a une forme de respect
00:55:20qu'on doit au président
00:55:22de la République
00:55:23il est dans le déni total
00:55:24ah oui
00:55:24sur la dissolution
00:55:26il ne veut pas reconnaître
00:55:27que c'était une erreur
00:55:28oui
00:55:28mais sur rien
00:55:29alors que
00:55:30c'est de l'art
00:55:31de la psychologie
00:55:32M. Attal
00:55:33l'ont dit eux-mêmes
00:55:34ça a été une catastrophe
00:55:34non mais expliquer
00:55:35en plus
00:55:36expliquer qu'en vérité
00:55:37les dépenses
00:55:38qu'il a faites
00:55:39ont été profitables
00:55:40pour le pays
00:55:41quand précisément
00:55:43on voit
00:55:43qu'il n'y a pas
00:55:44un secteur
00:55:45qui en a profité
00:55:46que ce soit
00:55:47vous l'avez dit
00:55:48l'éducation nationale
00:55:49que ce soit
00:55:50la sécurité
00:55:51je ne vois pas
00:55:53j'ai beaucoup cherché
00:55:54je ne vois pas
00:55:55pardon de le dire
00:55:56un domaine
00:55:57où l'argent
00:55:58a été dépensé
00:56:00dans l'intérêt
00:56:01des français
00:56:01j'en vois pas
00:56:03le quoi qu'il en coûte
00:56:04d'une certaine manière
00:56:04la seule chose
00:56:05qu'on peut dire
00:56:06moi je pense
00:56:06c'était une mauvaise idée
00:56:07le quoi qu'il en coûte
00:56:08mais les gens le voulaient
00:56:10c'était de la démagogie
00:56:11mais c'est invraisemblable
00:56:13parce qu'ils le veulent
00:56:14qu'ils le veulent
00:56:14mais vous avez bien raison
00:56:15il fallait du courage
00:56:16mais vous avez bien du courage
00:56:17mais effectivement
00:56:18il y a même des choses
00:56:19absolument aberrantes
00:56:20il y a des gens
00:56:20qui ont gagné plus d'argent
00:56:21avec le quoi qu'il en coûte
00:56:22que quand ils travaillaient
00:56:23et notamment
00:56:24dans certains secteurs
00:56:26de l'industrie
00:56:26est-ce que vous avez vu
00:56:27son explication
00:56:27pour la baisse de l'essence
00:56:29son explication
00:56:30sur la baisse de l'essence
00:56:31vous avez pu donner l'impression
00:56:32que j'allais un peu loin
00:56:33dans mes critiques
00:56:34mais manifestement
00:56:34tout le monde est d'accord
00:56:35avec moi
00:56:35non pas monsieur Valigny
00:56:37non monsieur Valigny
00:56:38mais monsieur Valigny
00:56:39veut être positif
00:56:40la vraie question
00:56:41c'est pourquoi Emmanuel Macron
00:56:42a-t-il parlé ?
00:56:43qu'est-ce que ça a apporté
00:56:44au pays ?
00:56:45je pense qu'il a voulu dire
00:56:46quand même
00:56:46en début
00:56:47qu'il y a une forme
00:56:48d'inquiétude
00:56:49sur les tensions internationales
00:56:51et d'inquiéter un peu le pays
00:56:53il l'a dit vendredi dernier
00:56:54il l'avait dit
00:56:55il l'a dit vendredi dernier
00:56:56devant tout le monde
00:56:56il a réuni les candidats
00:56:58à l'élection présidentielle
00:56:58et les chefs de parti
00:56:59pour le dire
00:56:59qu'est-ce qu'il a dit
00:57:00de plus aujourd'hui
00:57:01à part démentir
00:57:02l'information
00:57:03de El Mundo
00:57:04sur le fait que
00:57:05la CIA aurait alerté
00:57:07les gouvernements
00:57:08européens
00:57:09d'une potentielle attaque
00:57:10de la Russie
00:57:11via des drones explosifs
00:57:12ça il l'a démenti
00:57:13nouvelle mobilisation russe
00:57:15de 300 000 hommes
00:57:15et un scénario
00:57:16qui nous paraît crédible
00:57:17ça il
00:57:17oui
00:57:17non il y a une information
00:57:18c'est pas une information
00:57:19il y a une information
00:57:20qu'est-ce qu'il a dit de plus ?
00:57:21il y a une information
00:57:21il dit qu'il va renvoyer
00:57:22des moyens militaires
00:57:23en Arabie Saoudite
00:57:25pour protéger
00:57:25un site énergétique
00:57:27essentiel
00:57:28ça c'est une information
00:57:29qu'il a délivré
00:57:30et donc on voit
00:57:30que les deux journaux
00:57:31de 20h et de TF1
00:57:32et on diffuse partout
00:57:33pour donner cette information
00:57:34il n'est pas suçade
00:57:34il y avait une information
00:57:35on vérifiera
00:57:37ça peut être des moyens
00:57:38de défense
00:57:38ça peut être des radars
00:57:39même sur les avions
00:57:41il était hésitant
00:57:42et en réalité
00:57:43ce qu'il veut faire
00:57:44c'est une démonstration
00:57:45d'impuissance
00:57:45parce que de toute manière
00:57:46il ne peut rien dire
00:57:48les français
00:57:48ne s'attendaient à rien
00:57:49ils seront quand même déçus
00:57:50c'est-à-dire que
00:57:51quand vous regardez
00:57:51les dernières prises d'opposition
00:57:52du président de la république
00:57:53que ce soit en juin
00:57:54avec madame Roux
00:57:55que ce soit en mars dernier
00:57:57il n'est plus suivi
00:57:58il n'y a plus d'audience
00:57:59c'est même peut-être
00:58:00un risque de le diffuser
00:58:01c'est même peut-être
00:58:02un risque de le diffuser
00:58:03le président de la république
00:58:04mais il est toujours
00:58:04dans la pensée magique
00:58:06ce soir il y aura du monde
00:58:07qui l'a réécouté
00:58:08parce que les français
00:58:08sont inquiets
00:58:09et avec quelle réponse
00:58:10est-ce qu'il a réussi
00:58:12à les rendre moins inquiets
00:58:13ils ne sont pas rassurés
00:58:15mais les français
00:58:16sont inquiets
00:58:17je parle d'ailleurs
00:58:19des tensions internationales
00:58:20il sait ce qu'il fait
00:58:21ne le prenez
00:58:22voilà
00:58:23c'est aussi une intervention
00:58:24qui peut-être annonce
00:58:26une autre intervention
00:58:27dans un mois
00:58:28sur ces thèmes-là
00:58:29ce sont des petits cailloux
00:58:30que tu mets sur le chemin
00:58:32et qui peuvent créer
00:58:33un certain état d'esprit
00:58:34dans le pays
00:58:35donc ça va m'attendre
00:58:36ce que vous dites
00:58:37comment ?
00:58:38ne dites pas
00:58:38ne me faites pas dire ça
00:58:41je dis que
00:58:41écoutez
00:58:42on ne va pas se raconter
00:58:44on est comme tous les français
00:58:46qui nous écoutent
00:58:46on est face à quelqu'un
00:58:48que peu de gens croient
00:58:50aujourd'hui
00:58:50et que peu de gens comprennent
00:58:52la parole
00:58:52sa parole est décrédible
00:58:54donc on est dans une forme
00:58:57de défiance
00:58:57sur ce qui est dit
00:58:58ce qui est bien normal
00:58:59les français inquiets
00:59:00n'ont pas envie
00:59:02pour être rassurés
00:59:03d'entendre
00:59:04aujourd'hui
00:59:05monsieur Macron
00:59:06la réalité
00:59:06c'est que monsieur Macron
00:59:08est toujours dans une manière
00:59:09de penser magique
00:59:10en pensant
00:59:11je parle
00:59:12donc je suis
00:59:13c'est tout
00:59:13il y a une question de confiance
00:59:15il y a une question de défiance
00:59:16moi je ne dis pas
00:59:17j'espère
00:59:17par exemple
00:59:18il a parlé de l'élection présidentielle
00:59:20qu'elle aura lieu
00:59:22au printemps prochain
00:59:23qu'il y aura
00:59:24un nouveau président de la république
00:59:25et c'est pour ça
00:59:26qu'il ne veut pas dissoudre
00:59:27pour ne pas
00:59:28si je prenais ça
00:59:29au premier degré
00:59:29je pourrais dire
00:59:30c'est très bien
00:59:31ce qu'il a dit
00:59:32simplement ça arrive
00:59:33après dix ans
00:59:34et que parfois
00:59:35il a dit des choses
00:59:36et son contraire
00:59:36donc tu as pratiqué
00:59:37une forme de défiance
00:59:39la confiance
00:59:39et je pense que les gens
00:59:41qui nous écoutent
00:59:42doivent être dans
00:59:43cette état
00:59:44si son intention
00:59:45était de déminer
00:59:46une colère
00:59:46qui est en train de monter
00:59:48je pense qu'il a venu
00:59:49et c'est raté
00:59:50pourquoi ?
00:59:50parce que quand il vient
00:59:51vous vous rendez compte
00:59:52ce qu'il a dit
00:59:52il a dit
00:59:52je serais moi même prêt
00:59:53à venir manifester
00:59:55auprès des manifestants
00:59:57contre la guerre
00:59:58enfin ça veut dire
00:59:58j'y suis strictement pour rien
01:00:00je vais manifester avec vous
01:00:01mais comment voulez-vous
01:00:02que les français
01:00:03ne soient pas en colère
01:00:03d'entendre ça
01:00:04je pense que les français
01:00:06ils vont tourner une page
01:00:08et la campagne
01:00:09va être
01:00:09quand même
01:00:11sur le constat
01:00:12pardonnez-moi
01:00:14la situation mondiale
01:00:15est grave
01:00:16et la situation interne
01:00:17du pays
01:00:17il est tout autant
01:00:18pour des raisons différentes
01:00:19on peut au moins
01:00:19s'accorder là-dessus
01:00:20j'ai pas dit
01:00:21qu'il répondait aux questions
01:00:22mais
01:00:23il n'est pas chroniqueur
01:00:24dans leur dépôt
01:00:24c'est le président de la République
01:00:25non mais
01:00:25ne faites pas de mots d'esprit
01:00:27mon cher
01:00:27ah oui mais c'était possible
01:00:28mais non
01:00:29il n'est pas commentateur
01:00:31de l'actualité
01:00:31le président de la République
01:00:32c'est un acteur
01:00:33moi je sens quand même
01:00:34que sur la situation
01:00:37géopolitique
01:00:37il a forcément
01:00:38des informations
01:00:38qu'il ne divulgue pas
01:00:39qu'il a
01:00:40on voit bien
01:00:41que la situation
01:00:42est extrêmement tendue
01:00:43de toutes parts
01:00:44mais si
01:00:44mais si
01:00:45c'est indéniable
01:00:46alors je ne sais pas
01:00:47s'il prépare
01:00:47comme le dit Pascal
01:00:48à d'autres interventions
01:00:49un peu plus dramatisantes
01:00:51ou un peu plus précises
01:00:52la prochaine fois
01:00:53mais quant à la question
01:00:55qu'il pose Caroline Roux
01:00:56sur la mobilisation
01:00:57de 300 000 personnes
01:00:58en Russie
01:00:59il dit
01:01:00oui c'est vraisemblable
01:01:01je pense que c'est le plus important
01:01:04de son intervention ce soir
01:01:06mais bien sûr
01:01:07comme sur les autres sujets
01:01:09il ne dit rien
01:01:09mais bien sûr
01:01:10les sujets
01:01:11ce que je retiendrai
01:01:12exactement
01:01:13la question que je me permets de poser
01:01:17c'est qu'on lui a dit
01:01:17est-ce que vous allez soutenir quelqu'un
01:01:19oui
01:01:19et il a dit
01:01:20oui oui je vais voir
01:01:21je ne sais pas
01:01:22mais moi la question que je pose
01:01:23les personnes en veulent
01:01:24non mais
01:01:24si il soutient quelqu'un
01:01:27le pauvre qui est soutenu
01:01:29il est foutu
01:01:30il va soutenir Marine Le Pen
01:01:31je pense qu'il paierait
01:01:33pour le pauvre
01:01:33il va soutenir Marine Le Pen
01:01:36non mais d'ailleurs
01:01:37pour aller dans le sens
01:01:39de Gilles William Goldnadel
01:01:40c'est vrai que
01:01:41aussi bien Edouard Philippe
01:01:43que Gabriel Attal
01:01:44ont du mal à se défaire
01:01:45de ce sparadrap
01:01:46qui est le col aux chaussures
01:01:47d'avoir été
01:01:48premier ministre
01:01:48c'est pas un sparadrap
01:01:49ils ont été
01:01:49mais vous êtes formidables
01:01:50vous avez été clair
01:01:51mais ils ont été
01:01:51premiers ministres
01:01:52de quoi vous parlez
01:01:54c'est pas un sparadrap
01:01:55c'est le capitaine Haddock
01:01:57c'est un truc
01:01:58dont il n'arrive pas
01:01:58à se défaire
01:01:59ce que je voulais dire
01:02:00plus d'ailleurs
01:02:00Edouard Philippe
01:02:02qui a été plus longtemps
01:02:03premier ministre
01:02:04que Gabriel Attal
01:02:05qui prend ses distances
01:02:06plus grandement
01:02:08et qui a sans doute
01:02:09la meilleure stratégie
01:02:10de ce point de vue là
01:02:11c'est lui le patron des députés
01:02:11qui font voter le budget
01:02:13socialiste de monsieur Le Cornu
01:02:14je veux ajouter deux choses
01:02:15d'abord
01:02:17quand il ne parle pas
01:02:18on dit il est loin
01:02:19des français
01:02:19il ne s'intéresse pas
01:02:20à ce qui se passe en France
01:02:21là il vient parler à 20h
01:02:23et vous dites tous
01:02:24que ça ne sert à rien
01:02:25qu'il n'aurait pas dû parler
01:02:26il faut savoir
01:02:27mais la deuxième chose
01:02:28et la deuxième chose
01:02:30les présidents
01:02:31en fin de quinquennat
01:02:33ou en fin de septennat
01:02:34sont tous très impopulaires
01:02:35souvenez-vous
01:02:35de Giscard
01:02:36souvenez-vous de Mitterrand
01:02:38souvenez-vous de Chirac
01:02:39souvenez-vous de Sarkozy
01:02:41à la fin de leur mandat
01:02:43ils sont tous très impopulaires
01:02:44et puis comme par hasard
01:02:4510 ou 15 ans plus tard
01:02:46on dit
01:02:48il y a un populaire
01:02:51il ne faut pas exagérer
01:02:52il y a un populaire
01:02:54et un populaire
01:02:54je ne sache pas
01:02:56ils l'ont tous été
01:02:57non non
01:02:57je ne sache pas
01:02:58qu'un président
01:03:00était aussi impopulaire
01:03:03que monsieur Macron
01:03:04je ne sache pas
01:03:04souviens-toi de Giscard
01:03:06à 36%
01:03:06et de Giscard
01:03:07et de Mitterrand
01:03:0836%
01:03:10mais bien moins
01:03:10de 36%
01:03:13il est descendu
01:03:14sous les 20%
01:03:15pardon
01:03:16je voulais être agréable
01:03:18le baromètre du Gilelli
01:03:19il est avant
01:03:20les jeux sont faits
01:03:22André
01:03:22les jeux sont faits
01:03:24il peut parler
01:03:25jusqu'à la fin de son mandat
01:03:26tous les jours
01:03:27les jeux sont faits
01:03:28pourquoi les jeux sont faits
01:03:28parce que les résultats sont là
01:03:30c'est fini André
01:03:31c'est terminé
01:03:32les gens
01:03:33maintenant
01:03:33les gens
01:03:34alors peut-être que dans 10 ans
01:03:35ou dans 15 ans
01:03:35ils auront un autre avis
01:03:36mais aujourd'hui
01:03:37il n'y a pas un français
01:03:38qui va changer
01:03:39d'avis sur Emmanuel Macron
01:03:40parce que les résultats
01:03:42sont là
01:03:43c'est tout
01:03:43c'est aussi simple que ça
01:03:44ce que tu juges
01:03:45c'est les résultats
01:03:46moi je n'ai rien
01:03:47contre Emmanuel Macron
01:03:48et bien souvent
01:03:49même il y a beaucoup de gens
01:03:50personne n'a peut-être
01:03:52rien contre lui
01:03:53c'est pas le sujet
01:03:54le sujet
01:03:55c'est les résultats
01:03:56c'est sûr que la conjoncture
01:03:57économique et financière
01:03:58est très mauvaise
01:03:59et que les français
01:04:00à juste titre
01:04:01pensent que le premier
01:04:02responsable du pays
01:04:03en est responsable
01:04:04mais André
01:04:06c'est au-delà de ça
01:04:07puisque vous êtes
01:04:08le pays le plus taxé
01:04:10que vous n'avez plus
01:04:11de services publics
01:04:11qui fonctionnent convenablement
01:04:13il ne faut pas exagérer
01:04:15que vous allez dans un hôpital
01:04:16vous allez dans un hôpital
01:04:18en province
01:04:19vous ne pouvez pas avoir
01:04:20un rendez-vous
01:04:21avant des mois
01:04:22vous savez comment ça se passe
01:04:23et comme toujours
01:04:24les gens qui sont privilégiés
01:04:25c'est-à-dire vous
01:04:26moi
01:04:27on vit en dehors de ça
01:04:29parce qu'on a les relations
01:04:30parce qu'on peut aller
01:04:31dans le bon hôpital
01:04:32et en fait c'est scandaleux
01:04:34ce qui se passe
01:04:34dans ce pays
01:04:35c'est-à-dire que quand
01:04:36on est bien placé
01:04:37la faillite elle est partout
01:04:38on met ses enfants
01:04:39dans l'école privée
01:04:40parce qu'on a les moyens
01:04:41on vit dans un quartier
01:04:42où on n'a pas de rodé
01:04:43en bas de chez nous
01:04:45quand on va à l'hôpital
01:04:46on connait les bonnes personnes
01:04:47c'est une classe de privilégiés
01:04:48et nous en faisons partie
01:04:49bien sûr
01:04:50mais parlons avec les gens
01:04:52allez moi sur les
01:04:53allez à Angoulême
01:04:54allez sur le terrain
01:04:55je suis sur le terrain
01:04:56tout le temps
01:04:57mais oui mais
01:04:58donc le bilan
01:04:59donc c'est terminé
01:05:01hélas pour monsieur Macron
01:05:02hélas
01:05:03non pas pour lui
01:05:04hélas pour nous
01:05:06hélas pour nous
01:05:07parce qu'il avait
01:05:08fait naître un espoir
01:05:09de réforme du pays
01:05:10réforme de l'administration
01:05:11réforme de tout ce que vous voulez
01:05:12il n'y a rien qui marche
01:05:14c'est pire
01:05:15je vais continuer
01:05:15à me faire l'avocat
01:05:16non pas du diable
01:05:17mais de Macron
01:05:18c'est une cause difficile
01:05:19à défendre ce soir
01:05:20mais essayez
01:05:21dans ce pays
01:05:22de faire les réformes
01:05:23structurelles
01:05:24et vous verrez
01:05:24ce que ça donne
01:05:25ce pays est très difficile
01:05:27alors il faut rien faire
01:05:28je veux dire ce que
01:05:29moi j'ai une solution
01:05:30il faut pas se trésentir
01:05:31mais vous savez ce qu'on va faire
01:05:32on est sur le Titanic
01:05:33et puis il va tomber
01:05:34et puis on va partir
01:05:35on va prendre les chaloupes
01:05:36vous savez ce que je pense
01:05:36pour avoir vécu un peu ça
01:05:37de l'intérieur
01:05:38si j'ose dire
01:05:39et je sais pas si Georges
01:05:40partagera mon avis
01:05:41mais si vous ne faites pas
01:05:42les grandes réformes
01:05:43structurelles
01:05:43dans les 6 mois
01:05:44qui suivent l'élection
01:05:45vous ne les faites plus jamais
01:05:46les 100 premiers jours
01:05:47c'est même pas les 6 mois
01:05:48c'est les 3 mois
01:05:49alors les réactions
01:05:50je guette les réactions
01:05:51qui tombent
01:05:52j'aimerais une réaction
01:05:53d'Edouard Philippe
01:05:54je vais le dire
01:05:54bon Edouard Philippe
01:05:55n'a pas réagi pour le moment
01:05:57Gabriel Attal
01:05:58n'a pas réagi pour le moment
01:05:59Marine Le Pen
01:05:59n'a pas réagi pour le moment
01:06:01il n'y a pas eu d'annonce
01:06:01ils n'en ont rien à faire
01:06:03est-ce qu'il y a qui réagisse ?
01:06:04ils préfèrent boire une bière
01:06:05que d'écouter le président
01:06:06de la république
01:06:06impuissant
01:06:07c'est vrai
01:06:08c'est Gabriel Attal
01:06:10alors il y a une seule réaction
01:06:11que j'ai à vous proposer
01:06:12c'est Manon Aubry
01:06:14ah oui
01:06:14rien que pour ça
01:06:15c'est la peine de venir
01:06:16donc je ne sais pas
01:06:17voilà
01:06:18Manon Aubry
01:06:20Macron VRP
01:06:20des intérêts
01:06:21des entreprises pétrolières
01:06:22se dédouane de ses responsabilités
01:06:23pour mieux protéger
01:06:24leurs profits
01:06:24et refuser
01:06:25la seule mesure
01:06:26qui permettrait
01:06:26de soulager les français
01:06:27le blocage des prix
01:06:27du carburant
01:06:28à 1,70€
01:06:29il est temps
01:06:30qu'il s'en aille
01:06:31a dit
01:06:32Madame Aubry
01:06:32c'est la première fois
01:06:33que je suis d'accord
01:06:33avec Manon Aubry
01:06:34non mais
01:06:35sur le VRP
01:06:36des intérêts
01:06:36oui mais bon
01:06:37c'est la France
01:06:39ça ne m'avait pas échappé
01:06:40et c'est effectivement
01:06:41c'est notre pays
01:06:43qui est aussi en difficulté
01:06:44il n'y a pas de réaction
01:06:44des Macron
01:06:45parce qu'il a plutôt
01:06:45salué total l'énergie
01:06:46à l'instant Macron
01:06:48je vois des voix
01:06:48qui s'élèvent
01:06:49pour appeler un mouvement
01:06:50social général
01:06:50ce n'est pas une bonne idée
01:06:52bien sûr que si
01:06:53non mais ce qui est vrai
01:06:55non plus formidable
01:06:57là où André
01:06:59a raison en partie
01:07:00c'est de dire que
01:07:01dans ce pays difficile
01:07:02dans ce pays difficile
01:07:03il vaut mieux faire
01:07:04tout de suite
01:07:05les réformes
01:07:05qu'on a promises
01:07:06dans les trois premiers mois
01:07:08ou dans les six premiers mois
01:07:09c'est très vrai
01:07:10sauf que
01:07:12ce président de la république
01:07:13a ça de particulier
01:07:15à mes yeux
01:07:15c'est qu'il a des convictions
01:07:17particulières
01:07:18moi je pense
01:07:19qu'il n'a pas le sens
01:07:20de la nation
01:07:21il a le sens
01:07:22de l'Europe
01:07:22la seule conviction
01:07:24véritable
01:07:24et sincère
01:07:26que monsieur Macron
01:07:26a
01:07:27c'est l'Europe
01:07:29en dehors de ça
01:07:30l'état
01:07:31ça n'a pas une très grande
01:07:32importance pour lui
01:07:32la nation
01:07:33les frontières
01:07:35peuvent aller
01:07:36les gens peuvent
01:07:37aller et venir
01:07:37ça n'a aucune espèce
01:07:39d'importance
01:07:39donc il ne faut pas
01:07:41s'étonner
01:07:41qu'au bout de
01:07:4310 ans
01:07:44on en soit là
01:07:46ce matin
01:07:47vous avez sans doute vu
01:07:48dans le Figaro
01:07:48et je me tourne vers vous
01:07:49le classement
01:07:50publié dans le Figaro
01:07:52sur la croissance française
01:07:55comparé au monde entier
01:07:56le pays qui a le plus
01:07:57de croissance au monde
01:07:58c'est l'Inde
01:07:597%
01:08:00l'Indonésie
01:08:01à 5%
01:08:02la Chine
01:08:02a quand même
01:08:034 points
01:08:04de croissance
01:08:05la Corée du 6
01:08:06dans le monde entier
01:08:09le moyen
01:08:10c'est 2.9
01:08:11pour le monde
01:08:12la croissance
01:08:13dans le monde entier
01:08:13la Turquie
01:08:15c'est 2.7
01:08:16l'Espagne
01:08:16c'est 2.6
01:08:17les Etats-Unis
01:08:18c'est 2.2
01:08:19qui est si critiqué
01:08:20le Brésil
01:08:21c'est 2 points
01:08:22l'Allemagne
01:08:22c'est 1.1
01:08:23de toute la zone euro
01:08:24la croissance économique
01:08:26elle sera de 1 point
01:08:27c'était dans le Figaro
01:08:27c'était formidable
01:08:29la France
01:08:30c'est derrière la Russie
01:08:31qui est en guerre
01:08:32on est à 0.4
01:08:33on est les derniers
01:08:34donc c'est bien
01:08:35il y a quelque chose
01:08:35l'Allemagne par exemple
01:08:38elle fait 3 fois mieux que nous
01:08:39elle fait 1.1
01:08:40l'Espagne
01:08:41l'Espagne
01:08:41l'Espagne se porte très bien
01:08:45avec la retraite à 60 ans
01:08:47mais ça c'est quand même
01:08:48des questions
01:08:49qui nous intéressent
01:08:51pourquoi est-ce qu'on fait
01:08:52moins bien
01:08:53que les autres
01:08:53je veux bien
01:08:54que la conjecture internationale
01:08:56est la bandeau
01:08:57pourquoi on fait moins bien
01:08:59que les autres
01:08:59on fait moins bien
01:09:00que les autres
01:09:01parce qu'on est
01:09:01beaucoup moins compétitifs
01:09:02parce qu'on a un coût du travail
01:09:03beaucoup plus élevé
01:09:05parce qu'on a un tissu industriel
01:09:06qui s'est dévitalisé
01:09:07parce qu'on a des poches
01:09:09de croissance
01:09:09qui sont vidées
01:09:11et encore
01:09:11Pascal
01:09:12quand vous dites 0.4%
01:09:13je rappelle qu'il y a
01:09:14deux trimestres
01:09:15on a été en croissance négative
01:09:16en fait on est même
01:09:18au bord de la récession économique
01:09:19la récession économique
01:09:21c'est deux trimestres de suite
01:09:22avec une croissance
01:09:22qui n'est plus positive
01:09:230.4%
01:09:24c'est l'épaisseur du trait
01:09:25et cette croissance là
01:09:26que vous avez pointé du toit
01:09:28elle ne cesse d'être vue
01:09:29à la baisse
01:09:29par l'INSEE
01:09:30ou par la Banque de France
01:09:32alors c'est un drame aussi
01:09:33pour les recettes de l'État
01:09:34moins vous avez de croissance
01:09:35moins vous avez de recettes
01:09:36donc en fait on est dans un cercle
01:09:37absolument hallucinant
01:09:39et petit détail
01:09:40mais je ne vais pas être trop technique
01:09:41t'oublies les impôts
01:09:41t'oublies les impôts
01:09:42mais un tout petit détail
01:09:43que des experts m'ont montré
01:09:46et c'est très brutal
01:09:48sur la dette française
01:09:49c'est que vous savez
01:09:49les investisseurs qui nous prêtent
01:09:51à des taux de plus en plus élevés
01:09:52en fait ils se réassurent
01:09:54avec des certificats financiers
01:09:56très bien
01:09:57parce qu'en fait
01:09:58ils doutent du remboursement possible
01:10:00ou d'un défaut
01:10:01de la France sur sa dette
01:10:02et bien ces certificats
01:10:04sont très recherchés en ce moment
01:10:05et leurs taux ne font que monter
01:10:06ça veut dire que
01:10:07même les investisseurs
01:10:08qui prêtent à la France
01:10:09commencent à se poser la question
01:10:11et préfèrent se réassurer
01:10:12les taux en Allemagne
01:10:13sont combien ?
01:10:14il y a 1.2 d'écart
01:10:17le spread avec l'Allemagne
01:10:18on est à 4.6
01:10:19et j'ai rêvé
01:10:20ou il a expliqué
01:10:20que c'était à cause
01:10:21de la dette américaine
01:10:22si nos taux étaient importants
01:10:23non non
01:10:23il a dit que les taux d'intérêt
01:10:25montaient partout dans le monde
01:10:26ce qui n'est pas faux
01:10:27la dette américaine
01:10:28alors qu'on était champion du monde
01:10:29mais si vous voulez
01:10:31donc je n'ai pas rêvé
01:10:32non mais il a
01:10:33non non
01:10:34vous avez compris ce que je dis
01:10:35non mais je ne suis pas spécialiste
01:10:36d'économie
01:10:37non les taux d'intérêt
01:10:39montent partout dans le monde
01:10:40mais pas de la même
01:10:41nous ils sont plus haut
01:10:42voilà
01:10:42toujours pareil
01:10:43est-ce qu'on se rend compte
01:10:44que le rapport
01:10:45entre notre dette
01:10:46et ce qu'on crée chaque année
01:10:47comme valeur
01:10:48ce qu'on appelle le PIB
01:10:49oui
01:10:49il est deux fois supérieur
01:10:53à ce que nous autorise
01:10:54normalement l'Europe
01:10:55deux fois supérieur
01:10:57et si vous voulez
01:10:58et d'ailleurs
01:10:58et quand on lui a posé la question
01:11:00il a dit
01:11:00mais si j'enlève ça
01:11:01si j'enlève ça
01:11:02si mes réformes
01:11:03je reviens en arrière
01:11:05voilà etc
01:11:06la taxe d'habitation
01:11:06il dit n'importe quoi
01:11:07sur la taxe d'habitation
01:11:11pardonnez-moi
01:11:11parce que la taxe d'habitation
01:11:12elle a été remplacée
01:11:13par d'autres taxes
01:11:13c'est ce que je vous dis
01:11:14donc c'est là qu'il dit
01:11:16vraiment
01:11:16tu as envie de lui dire
01:11:18monsieur le président
01:11:19nous on sait ce que nous payons
01:11:21quand il dit
01:11:21la taxe d'habitation
01:11:22si je la remets
01:11:23c'est un point de plus
01:11:24je crois que c'est ce qu'il a dit
01:11:2530 milliards
01:11:25c'est ce qu'il a dit
01:11:26mais elle a été remplacée
01:11:27par d'autres taxes
01:11:27notamment l'augmentation
01:11:28de la taxe foncière
01:11:29il voit ça
01:11:30il nous prend pour un
01:11:31déblin-blin
01:11:32pour parler poliment
01:11:33pour parler poliment
01:11:34effectivement
01:11:34il nous dit
01:11:35mais il se fiche de nous
01:11:36le président
01:11:37puisqu'elle a été remplacée
01:11:38par d'autres taxes
01:11:39c'est compliqué
01:11:42mais il n'a pas répondu
01:11:42à la question Eric
01:11:44bah si
01:11:44je lui ai fait un constat
01:11:45mais non
01:11:46pourquoi la croissance
01:11:47est si faible en France
01:11:48pourquoi la cause
01:11:49de cette baisse de croissance
01:11:50bah je viens de vous le dire
01:11:51c'est ça
01:11:52compétitivité
01:11:52là vous avez dormi
01:11:52non mais c'est pas la réponse
01:11:53mais si
01:11:54vous avez dormi Georges
01:11:54si
01:11:55vous avez dormi Georges
01:11:57j'ai donné au moins
01:11:57j'ai donné au moins
01:11:58quatre explications
01:12:00il y aura un terreau à la fin
01:12:01Georges
01:12:01est-ce que Georges Fennel
01:12:02peut partir avec le podcast
01:12:03de l'émission
01:12:04il y aura un terreau
01:12:05à la fin de l'émission
01:12:06tu as compris
01:12:07ma question
01:12:07c'est qu'il n'y a pas eu
01:12:10de politique
01:12:11adaptée à la situation
01:12:12est-ce que vous voulez
01:12:13pour détendre l'atmosphère
01:12:15même si c'est grave
01:12:15bien sûr
01:12:16dans notre situation
01:12:16que
01:12:17je vous
01:12:19fasse écouter
01:12:19une petite chanson
01:12:20qui résume
01:12:22finalement
01:12:23assez bien
01:12:23ce que nous avons entendu
01:12:25ce soir
01:12:26vous connaissez Alizé
01:12:27qui est une chanteuse
01:12:29le gars fait un tube
01:12:30un jour
01:12:30écoutez ce qu'elle chantait
01:12:38à chaque fois
01:12:40souvent
01:12:40on le dit
01:12:41avec le président
01:12:42Macron
01:12:42c'est ça
01:12:43c'est pas ma faute
01:12:46c'est ça que je retiendrai
01:12:47de lui
01:12:48alors comme vous dites
01:12:49tout le monde est peut-être
01:12:50comme ça
01:12:52mais c'est pas
01:12:53c'est difficile
01:12:55pour un responsable politique
01:12:56surtout à ce niveau
01:12:57de reconnaître
01:12:57qu'il s'est trompé
01:12:58moi je n'ai pas d'exemple
01:12:59citez moi
01:13:00un seul président
01:13:01ou un premier ministre
01:13:02qui a reconnu
01:13:03qu'il s'était trompé
01:13:04sur quelque chose
01:13:04et celui-là
01:13:05c'est celui qui s'est le plus trompé
01:13:06c'est tout
01:13:06sur Hollande peut-être
01:13:08bon est-ce qu'il y a d'autres réactions
01:13:09il n'a pas gagné
01:13:09le ton dossier
01:13:11il n'y en a pas beaucoup
01:13:12Pascal Derrick
01:13:12ah Manuel Bompard
01:13:14c'est très intéressant
01:13:14vous suivez bien sûr
01:13:16Johan et Jules
01:13:17vous regardez
01:13:18les réactions
01:13:19mais il n'y a que
01:13:20qu'on réagit
01:13:21monsieur Macron
01:13:22nous annonce
01:13:22une hausse durable
01:13:23du prix des carburants
01:13:24il nous dit
01:13:25qu'il a fait le maximum
01:13:26pour baisser les prix
01:13:27mensonges
01:13:27les marges des raffinés
01:13:28ont été multipliées
01:13:29par 7,5 en France
01:13:30en les bloquant
01:13:31on pourrait ramener
01:13:31le prix du carburant
01:13:33autour d'un euro sur 10
01:13:34il a dit
01:13:35une chose qui est juste
01:13:35d'ailleurs sur Total
01:13:36c'est que le fait que Total
01:13:39soit présent
01:13:40permet d'avoir un prix
01:13:41et ça c'est important
01:13:44il faut démonter l'idée
01:13:45qu'on pourrait bloquer
01:13:46les prix des carburants
01:13:47à 1,70€
01:13:48on pourrait éventuellement
01:13:49le faire
01:13:50si on raffinait l'ensemble
01:13:52sur le sol français
01:13:53mais ce n'est pas le cas
01:13:53on importe la moitié
01:13:54du diesel
01:13:54on ne peut pas aller bloquer
01:13:56les prix de ceux
01:13:57qui produisent à l'étranger
01:13:58sinon ils iront vendre ailleurs
01:13:59ils ne vendront plus à la France
01:14:01un élève de 3ème
01:14:02pourrait comprendre ça quand même
01:14:03pourquoi tout le monde
01:14:04dit diesel ?
01:14:05c'est le gasoil
01:14:06le diesel c'est une technologie
01:14:07c'est le moteur
01:14:09tout le monde dit diesel
01:14:10c'est gasoil
01:14:11le mot juste
01:14:13c'est gasoil
01:14:14je pense que tout le monde
01:14:16a tiqué
01:14:16c'est un scandale
01:14:18Johan
01:14:19je n'aurais pas dû
01:14:20commettre cette faute
01:14:20non
01:14:22j'avais pas remarqué
01:14:24c'est quelqu'un dit diesel
01:14:25pardon
01:14:26je veux bien qu'on fasse
01:14:27un débat
01:14:28pour savoir
01:14:28comment on doit
01:14:30appeler précisément
01:14:32ce carburant
01:14:33pour tout vous dire
01:14:34on aurait eu raison
01:14:35de lui arriver sans clou
01:14:36c'est l'internel réactionnaire
01:14:37qui utilise le mot diesel
01:14:38c'est l'international progressiste
01:14:40il y avait un film
01:14:41qui s'appelait
01:14:42gazoil
01:14:42avec Jean Gabin
01:14:44bien sûr
01:14:44c'était très bien d'ailleurs
01:14:46c'était très bien
01:14:46il me semble
01:14:47il me semble que
01:14:49le mot courant
01:14:50pour les gens
01:14:51qui nous écoutent
01:14:51il ne me semble pas
01:14:53il me semble que les gens disent
01:14:54j'ai un moteur
01:14:55en province on dit gasoil
01:14:56carburant
01:14:57c'est vous les parisiens
01:14:58qui dit diesel
01:14:59en province
01:14:59il me semble qu'on dit
01:15:00du diesel
01:15:01non c'est du gasoil
01:15:02en Auvergne
01:15:03on dit diesel
01:15:03on dit sans plomb 95
01:15:04alors c'est dire
01:15:05si on avait dit des choses
01:15:06des choses intéressantes
01:15:08à dire sur cette intervention
01:15:09du président Macron
01:15:11c'est le passage le plus intéressant
01:15:12parce qu'on est en train
01:15:13d'ergoter
01:15:15mais non mais c'est qu'en fait
01:15:15il n'y a rien
01:15:16il n'y a pas grand chose à dire
01:15:18la vérité c'est qu'il n'y a pas
01:15:19grand chose à dire
01:15:20c'est pour ça que les responsables politiques
01:15:21ne se pressent pas
01:15:21sur les réseaux sociaux
01:15:22ils auraient pu lui poser une question
01:15:23sur son mensonge à le nu
01:15:24non ?
01:15:25oui
01:15:26ils auraient pu
01:15:28ils auraient dû
01:15:29ils auraient effectivement dû
01:15:32sur le pape
01:15:33et puis le pape
01:15:35excusez-moi
01:15:35on aurait voulu avoir l'explication
01:15:37franchement le pape
01:15:38président de la république
01:15:39bien sûr
01:15:39pourquoi il n'assiste
01:15:40à aucune démesse
01:15:41alors qu'on l'a souvent dit
01:15:42qu'il avait été
01:15:43à la messe à Marseille
01:15:45l'explication est extrêmement claire
01:15:46il y a eu un deal
01:15:47sur cette interview
01:15:48ils ont dealé
01:15:49de faire entre 40 et 50 minutes
01:15:51que ce soit moitié du temps
01:15:52pour la géopolitique
01:15:53moitié du temps
01:15:53pour la crise des carburants
01:15:54et c'est Emmanuel Macron
01:15:56mais c'est Emmanuel Macron
01:15:58je peux vous l'assurer
01:15:59qui a dit
01:15:59qu'il ne voulait pas
01:16:00être questionné là-dessus
01:16:01sinon il aurait été questionné là-dessus
01:16:02sinon il en aurait parlé
01:16:03le deal
01:16:04c'était celui-ci
01:16:05parce que quoi
01:16:06Emmanuel Macron
01:16:07il a certainement pas envie
01:16:08de parler d'un événement
01:16:09où il ne sera pas en réalité
01:16:10Emmanuel Macron
01:16:11il veut occuper l'espace
01:16:11il veut être dans le rôle principal
01:16:13il voit très bien
01:16:14que pendant 4 jours
01:16:15il n'aura pas le rôle principal
01:16:17il n'a pas censuré
01:16:18il fait un procès d'intention
01:16:19c'est ce qu'on appelle un deal
01:16:20c'est ce qu'on appelle un deal
01:16:21thématique
01:16:21pour être honnête
01:16:22ça se passe souvent comme ça
01:16:23quand le président de la République
01:16:25accorde une interview
01:16:26il dit
01:16:27j'accorde une interview
01:16:28à condition de ne parler
01:16:29que de ça
01:16:30et que de ça
01:16:31donc c'est dealé
01:16:32avec les grandes rédactions
01:16:33et avec les lisés
01:16:35ça se passe très souvent comme ça
01:16:36mais moi j'entends
01:16:37mais c'est quand même très étrange
01:16:38de ne pas dire un mot sur le pape
01:16:39c'est lui qui l'a dit
01:16:42spontanément à la fin
01:16:43parce qu'il veut en faire
01:16:44un non-événement
01:16:44ou en tout cas
01:16:45il ne soit pas lié à ça
01:16:46honnêtement
01:16:47parce que toutes les explications
01:16:49qu'il donnerait
01:16:49pour expliquer
01:16:50pourquoi il ne va pas aux messes
01:16:51ne tiendraient pas debout
01:16:52c'est un caprice d'adolescent
01:16:53en fait le pape
01:16:54n'a pas voulu
01:16:55qu'il soit là
01:16:55pour la cérémonie
01:16:56des rebâtisseurs
01:16:57à Notre-Dame
01:16:58voilà
01:16:58non il n'a pas voulu
01:16:59faire de déambulation commune
01:17:00parce que le coup
01:17:01de je suis un président
01:17:02à la tête d'une république
01:17:04mais il a été donc
01:17:05à la messe de François
01:17:06à Marseille
01:17:07bon voilà
01:17:07donc en fait
01:17:08il ne voulait pas tomber
01:17:09dans une explication
01:17:10qui serait vaseuse
01:17:10et qui ne serait pas crédible
01:17:11donc c'est un caprice
01:17:13donc c'est un caprice
01:17:15c'est un caprice
01:17:16le pape ne veut pas de moi
01:17:17et bien moi je n'irai pas
01:17:18voilà
01:17:18là c'est beaucoup mieux
01:17:20enfin je ne sais pas
01:17:21moi c'est
01:17:22enfin
01:17:22je ne sais pas
01:17:23imagine le Vatican
01:17:24qui peut écouter
01:17:25cette prise de parole
01:17:26ce soir
01:17:28Léon XIV
01:17:29qui vient
01:17:30dans un pays
01:17:31qui est la fille aînée
01:17:32de l'église
01:17:33qui est un pays
01:17:34qui a une tradition
01:17:36millénaire
01:17:37et un rapport particulier
01:17:38à l'église de Rome
01:17:40et vous avez un président
01:17:41de la République
01:17:42sur une visite
01:17:43quasiment historique
01:17:44qui va rassembler
01:17:45600 000 personnes
01:17:46à la place de la Concorde
01:17:47qui déclenche
01:17:48depuis des jours
01:17:49une ferveur immense
01:17:50vous me dites
01:17:51qu'il n'a même pas imaginé
01:17:53avec les journalistes
01:17:54ou d'idées
01:17:55d'en parler avant
01:17:56moi je suis surpris
01:17:58c'est à dire
01:17:59qu'il ne salue pas
01:18:00que le simple mot
01:18:03non
01:18:04Léon XIV
01:18:05ne soit pas
01:18:06dans sa bouche
01:18:08la veille
01:18:09de l'arrivée
01:18:10du Saint-Père
01:18:11sur le sol de France
01:18:13ça peut m'étonner
01:18:14ça peut m'étonner
01:18:15alors
01:18:16et d'ailleurs
01:18:17lui-même
01:18:17a dû s'en rendre compte
01:18:19puisque
01:18:21avant de rendre l'antenne
01:18:22d'ailleurs
01:18:22les journalistes
01:18:23ont rendu l'antenne
01:18:23il dit
01:18:24n'oubliez pas
01:18:25demain
01:18:25c'est comme
01:18:26quand on rend l'antenne
01:18:27c'est un peu comme vous
01:18:27quand vous dites pas merci
01:18:29à Julien Durand
01:18:29n'oubliez pas
01:18:30Gautier Le Bret
01:18:30après notre émission
01:18:32je trouve que
01:18:33c'est pas très respectueux
01:18:34et
01:18:35c'est au-delà
01:18:37c'est nul
01:18:37et je peux en être étonné
01:18:39mais je pense que
01:18:41comment vous l'expliquez
01:18:42Pascal
01:18:43je n'ai plus d'explication
01:18:44le pape arrivant demain
01:18:46il vient avec
01:18:47ce qu'on appelle
01:18:47les vaticanistes
01:18:48c'est-à-dire les journalistes
01:18:49qui sont spécialisés
01:18:50et d'ailleurs
01:18:50Emeric Pourbet
01:18:51alors Emeric Pourbet
01:18:52c'est formidable
01:18:53il sera dans l'avion
01:18:54et bien
01:18:55peut-être qu'il va prendre l'avion
01:18:56à 7h30
01:18:56il posera la question au Saint-Père
01:18:57mais non
01:18:59il a des questions
01:19:00plus intéressantes
01:19:00que savoir
01:19:01pourquoi le président
01:19:02de la République
01:19:02qui est complètement impopulaire
01:19:03ne sera pas à la messe
01:19:04on n'en a rien à faire
01:19:05on veut entendre Emmanuel Macron
01:19:06là-dessus
01:19:07pas le pape
01:19:07vous vous trompez
01:19:08le pape c'est le chef du Vatican
01:19:10et c'est le chef
01:19:11d'un milliard de fidèles
01:19:12ce sera des vaticanistes
01:19:14étrangers
01:19:14qui la poseront
01:19:15mais on s'en fiche
01:19:16mais il s'en fiche
01:19:17si on s'en fichait
01:19:19Macron aura abordé le sujet
01:19:20demain chers amis
01:19:21c'est une journée importante
01:19:22demain à 7h50
01:19:24à l'aéroport de Fumicino
01:19:25le pape
01:19:27va monter
01:19:28dans son avion
01:19:29avec Emeric Pourbet
01:19:30notre excellent
01:19:32confrère
01:19:32et Emeric
01:19:33va prendre
01:19:34il nous fera un plateau
01:19:36il nous enverra
01:19:38les dernières images
01:19:40de
01:19:41cassettes
01:19:42je ne sais pas
01:19:43et
01:19:44il nous racontera
01:19:46comment s'est passé
01:19:47cette
01:19:48comment dire
01:19:50cet embarquement
01:19:51les coulisses
01:19:51les coulisses
01:19:52et le pape arrive
01:19:53si j'ai bien compris
01:19:54à 10h
01:19:56à Orly
01:19:5710h
01:19:58et demain à 9h
01:19:59nous serons avec le président
01:20:00Sarkozy
01:20:01pour parler de son rapport
01:20:04évidemment
01:20:04avec l'église de Rome
01:20:07mais aussi pour aborder
01:20:08toutes les questions
01:20:09par exemple
01:20:10il y a des questions
01:20:10qui sont très intéressantes
01:20:11lorsque Nicolas Sarkozy
01:20:14était président de la république
01:20:15est-ce que le Vatican
01:20:16a aidé à la libération
01:20:18par exemple de Florence Casset
01:20:19parce qu'on sait
01:20:20que le Vatican au Mexique
01:20:21a une certaine influence
01:20:24donc la diplomatie
01:20:25du Vatican
01:20:26c'est intéressant
01:20:26puis on pourra parler
01:20:28effectivement
01:20:28de la foi
01:20:30la foi de Nicolas Sarkozy
01:20:31puisqu'il en parle lui-même
01:20:32dans son dernier livre
01:20:34dans des circonstances
01:20:35si particulières
01:20:36qu'il a connues
01:20:36il s'est rapproché
01:20:38dit-il
01:20:38de la foi
01:20:39donc son témoignage
01:20:40va nous intéresser
01:20:41et ça sera demain
01:20:42à 9h sur Antenne de CNews
01:20:43et sur celle d'Europe 1
01:20:44une pensée pour Marina Vlady
01:20:48Marina Vlady
01:20:49effectivement
01:20:49qui était comédienne
01:20:50qui est décédée aujourd'hui
01:20:52oui
01:20:53elle est morte aujourd'hui
01:20:54elle a 88 ans
01:20:55et c'était une comédienne
01:20:57merveilleuse
01:20:58exactement
01:20:58je me souviens
01:20:59d'un film d'elle
01:21:01qui s'appelle
01:21:027 morts sur ordonnance
01:21:03ah oui formidable
01:21:04où elle est là
01:21:05de Jacques Ruffiot
01:21:077 morts sur ordonnance
01:21:09c'est peut-être
01:21:09de Jacques Ruffiot
01:21:10et elle joue
01:21:11la femme
01:21:12de Piccoli
01:21:14et Gérard Depardieu
01:21:15joue le docteur Berg
01:21:17je crois
01:21:18il s'appelle
01:21:18le docteur Berg
01:21:19exactement
01:21:20et il y a
01:21:21Michel Auclair également
01:21:22qui joue dans ce film
01:21:23il y a Charles Vanel
01:21:23qui jouait dans
01:21:25elle a un rôle
01:21:26exactement
01:21:26pour Tizane
01:21:27comment ?
01:21:28tant que la fête commence
01:21:29tant que la fête commence
01:21:30il y a Gene Berkine
01:21:33qui est merveilleuse
01:21:35elle est toute jeune
01:21:35qui est très belle
01:21:36et c'est une horreur
01:21:38parce que c'est Gérard Depardieu
01:21:39qui rentre
01:21:40c'est lui qui tue sa femme
01:21:41et les enfants
01:21:41oui c'est pas commode
01:21:43et
01:21:44en fait c'est un excellent film
01:21:46et Marina Vlady
01:21:47joue à la femme
01:21:47de Michel Piccoli
01:21:48vous avez eu raison
01:21:49effectivement
01:21:50de vivre en bâche
01:21:51c'est ça
01:21:51elle était magnifique
01:21:53pardon ?
01:21:53elle était bien inspirée
01:21:55alors écoutez
01:21:56ça le film
01:21:56il est sur canal
01:21:57vous pouvez sans doute le voir
01:21:58c'est un film
01:21:58qui doit être de 75 ou 76
01:22:01c'est un film qui a 50 ans
01:22:03fabuleux
01:22:03intact
01:22:04je suis d'accord
01:22:05Eric Piccoli
01:22:06qui est peut-être
01:22:07c'est ça ou le replay de Macron
01:22:08il y a du chabrol un peu
01:22:09dans la bourgeoisie de province
01:22:10ah oui
01:22:11bien sûr
01:22:13parce que Charles Vanel
01:22:14a 4 fils
01:22:15qui sont 4 médecins
01:22:16et qui sont 4 nullos
01:22:18donc il y en a un
01:22:19qui opère
01:22:21les jambes
01:22:24ou les mains
01:22:25et Michel Auclair
01:22:26dit à un moment
01:22:26toute la ville boite
01:22:30donc c'est
01:22:31non non mais il y a
01:22:31un très bon dialogue
01:22:32bon bref
01:22:33pourquoi on parle de ça
01:22:34si de Marina Vlady
01:22:36bonsoir Pascal
01:22:37comment ça va ?
01:22:38écoutez on va revenir
01:22:39sur cette excellente
01:22:40allocution du Président de la République
01:22:41vous allez terminer comme nous
01:22:42vous allez parler cinéma
01:22:43il est
01:22:44oui bah il nous a fait
01:22:45un bien mauvais film ce soir
01:22:47puisqu'il n'avait pas
01:22:47grand chose à dire
01:22:48on va revenir donc sur
01:22:49l'allocution
01:22:50qui ne change pas grand chose
01:22:52à la situation
01:22:52le Président qui n'assume rien
01:22:54et qui est très fier de lui-même
01:22:55dans un instant
01:22:56avec de nouveaux invités
01:22:57du Rassemblement National
01:22:58notamment qui réagiront
01:22:59à l'allocution du Président de la République
01:23:00ce soir
01:23:01et bien je vous remercie
01:23:03grandement
01:23:04c'était un plaisir
01:23:05d'être avec vous
01:23:05Julien Duroux
01:23:07merci d'avoir
01:23:08d'être
01:23:08d'abord vous n'étiez pas là
01:23:09cette semaine
01:23:10non
01:23:10et alors on va vous féliciter
01:23:12oui
01:23:12parce que votre petit-fils
01:23:14mon deuxième
01:23:15c'est mon deuxième
01:23:16exactement
01:23:16il s'appelle comment
01:23:17votre petit-fils
01:23:19Théodore
01:23:20oui
01:23:22il a longuement hésité
01:23:24on vous a intéressé
01:23:25à votre famille
01:23:27mon premier
01:23:28mon premier
01:23:29non mais
01:23:30c'est magnifique
01:23:31non mais
01:23:32je tiens à dire
01:23:33que Théodore
01:23:34et mon deuxième
01:23:35petit-fils
01:23:37on ne croit pas
01:23:38à me voir
01:23:38mais il y a 12 ans
01:23:39j'ai eu mon premier
01:23:40petit-fils
01:23:40qui s'appelle
01:23:41Gatsby
01:23:43Gatsby
01:23:43Gatsby
01:23:44il porte bien son nom
01:23:45je peux vous dire
01:23:46bon
01:23:46et là vous étiez
01:23:48donc à une cérémonie
01:23:49oui
01:23:50hier ou avant-hier
01:23:51je ne sais pas si on peut
01:23:52le dire ou pas
01:23:53bien mais il n'y a pas
01:23:54moi je n'en parle pas
01:23:56moi-même
01:23:57mais puisque
01:23:57vous m'interrogez
01:23:59sans réticence
01:24:00j'ai assisté
01:24:01à la circoncision
01:24:02voilà
01:24:05de ce petit garçon
01:24:06et ça m'a été
01:24:08un peu pénible
01:24:09à vous dire
01:24:09de le tenir
01:24:11c'est pas
01:24:12c'est pas
01:24:13c'est pas facile
01:24:14et à la fin
01:24:15ça a été
01:24:15c'est pour moi
01:24:16une joie immense
01:24:17c'est voilà
01:24:18c'est le fils
01:24:19de Benjamin
01:24:20et Lidar
01:24:20et
01:24:22mes deux
01:24:22mes deux petits-fils
01:24:24vivent en Israël
01:24:24bon
01:24:25bah écoutez
01:24:26on les embrasse
01:24:27bien évidemment
01:24:27et on souhaite le meilleur
01:24:29pour le petit Théodore
01:24:30donc vous avez fait
01:24:31l'aller-retour
01:24:31je suis parti le mardi
01:24:34je suis revenu le mercredi
01:24:35parce que je ne voulais
01:24:35surtout pas manquer
01:24:36le commentaire
01:24:37de cette allocution
01:24:39je n'ai pas revenu pour rien
01:24:41bon
01:24:42Julien Duroux
01:24:43était avec nous
01:24:44je l'ai dit
01:24:44et je remercie Julien
01:24:45parce qu'il a fallu s'adapter
01:24:46à cette émission
01:24:47qui était un petit peu
01:24:48plus longue que d'habitude
01:24:49Christophe Droyau
01:24:50était à la réalisation
01:24:51Ludovic Libard
01:24:51était à la vision
01:24:52Jean-François était au son
01:24:53André Malet était là
01:24:54et Ladislas Giscard d'Estaing
01:24:55était avec nous
01:24:56il y a une page
01:24:57de réclame
01:24:58ou vous
01:24:59d'accord
01:24:59et après on va jusqu'à 23h30
01:25:01avec le même
01:25:03il y a quelques personnes
01:25:04qui vont se coucher
01:25:04d'autres qui arrivent
01:25:06monsieur vous restez
01:25:07avec Gauthier
01:25:08il est trop cher
01:25:10une heure en plus
01:25:11ça faisait vraiment
01:25:12on allait faire faillite
01:25:13donc c'était impossible
01:25:14il faut que je passe
01:25:15un coup de filet
01:25:16à demain matin
01:25:17sur l'antenne de CNews
01:25:19avec Romain Desart
01:25:20bien sûr dans la matinale
01:25:20mais soit-il y est là
01:25:21à 9h avec le président Sarkozy
01:25:23bonne soirée

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