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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, ravis de débuter cette nouvelle semaine en votre compagnie.
00:00:05On vous accompagne jusqu'à 17h pour évoquer, on va l'évoquer ensemble pendant l'intégralité de cette émission,
00:00:11ce vote crucial à l'Assemblée Nationale sera-t-il publié ou pas ?
00:00:15Le fameux rapport sur l'audiovisuel public et son rapporteur Charles Lalonde qui est dans le cœur de cette polémique
00:00:23qui enfle depuis des mois maintenant, vote très important aujourd'hui à l'Assemblée Nationale,
00:00:26les tenants, les aboutissants, le décryptage dans cette émission, dans une poignée de secondes avec nos invités que je vous
00:00:31présente,
00:00:31mais d'abord, 15h pile, Audrey Bertheau, bonjour, l'essentiel de l'actualité à la lune de votre journal, Audrey,
00:00:36l'homme qui a tenté de s'introduire armé au gala de la presse à Washington sera présenté à la
00:00:41justice aujourd'hui.
00:00:42Identifié comme Cole Allen, 31 ans, il aurait voulu s'en prendre au président américain et à des responsables de
00:00:48son administration,
00:00:49selon la Maison Blanche, il est originaire de Torrance, près de Los Angeles,
00:00:53il devrait être poursuivi pour usage d'une arme lors d'un crime violent et pour agression d'un agent
00:00:59fédéral avec une arme dangereuse.
00:01:00On fait le point sur l'enquête avec Julia Ferrant.
00:01:04Cole Allen sera présenté dans la journée à un juge fédéral de Washington.
00:01:10Il devrait être inculpé d'usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et d'agression d
00:01:16'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.
00:01:18Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect s'est rendu sur place en train depuis Los Angeles en
00:01:25passant par Chicago pour échapper à la surveillance des aéroports.
00:01:29Car d'après les enquêteurs, des armes achetées légalement se trouvaient dans sa valise, un fusil à pompe, un pistolet
00:01:37et des couteaux.
00:01:38A son arrivée, Cole Allen se serait rendu au Washington Hotel où il avait effectué une réservation plusieurs jours avant
00:01:46le gala.
00:01:46Une chambre immédiatement perquisitionnée par le FBI la nuit qui a suivi la tentative d'assassinat.
00:01:54Les agents du FBI ont également investi au même moment le domicile de l'assaillant à Torrance, près de Los
00:02:01Angeles dans l'état de Californie.
00:02:03Le suspect avait envoyé un manifeste à sa famille, dix minutes avant de passer à l'action.
00:02:09On le voit sur ces images de vidéosurveillance franchir les portiques de sécurité.
00:02:15Placé en détention, Cole Allen ne coopère pas activement avec les enquêteurs, selon le procureur général des Etats-Unis.
00:02:24Au Liban, maintenant le chef du Hezbollah a réaffirmé son refus de négocier directement avec Israël.
00:02:29Ces négociations et leurs résultats sont comme inexistantes et ne nous concernent ni de près ni de loin.
00:02:34Nous poursuivrons notre résistance pour défendre le Liban, a déclaré Naïm Kassem.
00:02:39Pauline Trevzer, bonjour. Vous êtes notre correspondante sur place en Israël.
00:02:43Quelles sont les dernières informations après cette déclaration du chef du Hezbollah, Pauline ?
00:02:48Et puis parlez-nous de ce soldat israélien tombé hier au sud du Liban.
00:02:55Oui, bien écoutez, Audrey, l'attaque a eu lieu hier au sud du Liban, dans la région de Taïbé, qui
00:03:01se situe juste derrière nous,
00:03:03puisque nous sommes à la frontière libanaise avec Fabrice Elsner.
00:03:06Un soldat de Tzal a donc été tué.
00:03:09Il s'agit d'Idan Fuchs, un soldat de 19 ans, tué par un drone explosif.
00:03:14Ses camarades ont également été blessés.
00:03:17Vous allez voir ces images impressionnantes.
00:03:20Un hélicoptère de l'armée israélienne est venu pour les secourir.
00:03:24Et à ce moment-là, le Hezbollah a lancé deux autres drones explosifs.
00:03:29L'un a été intercepté, mais le deuxième a explosé à seulement quelques mètres de cet hélicoptère.
00:03:36La nouvelle crainte de Tzal, ce sont donc ces nouveaux drones.
00:03:39Car contrairement aux roquettes, ils sont beaucoup plus précis.
00:03:43Ils peuvent amener jusqu'à 6 kilos d'explosifs.
00:03:47Il faut bien comprendre que malgré ce cessez-le-feu, au sud du Liban, il y a une véritable zone
00:03:53de guerre.
00:03:53Encore à l'instant, nous entendons des combats menés entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
00:03:59Ici, en Israël, les habitants considèrent que le Hezbollah est une véritable armée.
00:04:04Merci beaucoup Pauline Trefzer avec Fabrice Elsner sur place en Israël.
00:04:09L'Iran, de son côté, accuse les Etats-Unis d'être responsable des négociations, des échecs pour parler de paix
00:04:15au Pakistan.
00:04:16Le précédent cycle de négociations n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives.
00:04:22C'est ce qu'a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères à son arrivée en Russie.
00:04:26Abbas Arachid doit rencontrer ce lundi Vladimir Poutine.
00:04:30L'Iran et la Russie réaffirment leur unité face aux puissances mondiales.
00:04:34Une image de sport avant de refermer ce journal.
00:04:47Et c'est Alex Marquez qui a remporté hier le Grand Prix d'Espagne MotoGP sur le circuit GRS de
00:04:54la Frontera.
00:04:55Son frère Marc a lourdement chuté au deuxième tour alors qu'il avait remporté la course sprint de samedi sous
00:05:01la pluie.
00:05:02Le pilote espagnol s'impose devant les Italiens, creusant son avance au championnat du monde.
00:05:07Tandis que Fabio Di Gianantonio termine troisième, deuxième sur la grille de départ.
00:05:15Le français Johan Zargo signe une très belle place, septième place.
00:05:22Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store.
00:05:26Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:05:28Je répare, je répare store.
00:05:30Et avec nous cet après-midi pour évoquer ce vote que vous allez suivre en direct sur CNews.
00:05:35Ce vote sur la publication ou non du rapport sur l'audiovisuel public.
00:05:39Un vote qui s'annonce particulièrement serré et indécis.
00:05:42Nelson Monfort est parmi nous. Bonjour chère Nelson. Merci.
00:05:45Combien d'années à France Télévisions Nelson ? Une trentaine.
00:05:47Une trentaine d'années. Du haut de ces trentaines, il y a beaucoup de choses à dire sur l'audiovisuel
00:05:50public.
00:05:50Jules Théresse, un petit peu moins de temps dans l'audiovisuel public.
00:05:55Mais un suivi accru de cette commission, l'interview récente que vous avez réalisé de Charles Aloncle,
00:06:01journaliste pour le JDD, il n'y a beaucoup à dire.
00:06:02Jacques Cardoz, combien d'années au service public ?
00:06:0427 ans.
00:06:0527 ans. Il y a presque 60 ans au service public sur ce plateau.
00:06:09Dont certaines ensembles.
00:06:10Dont certaines ensembles. Il y aura des choses à dire.
00:06:12Merci Jacques d'être avec nous. Merci à Léaudie Huchard du service politique de CNews.
00:06:16Et merci à Pierre Lelouch également d'être avec nous, ancien ministre, ancien parlementaire.
00:06:20Alors vous n'avez pas bossé à France Télé, mais des commissions.
00:06:22Comment ?
00:06:225 mandats.
00:06:235 mandats de parlementaires et quelques commissions également.
00:06:26Donc vous savez nous décrire la coulisse de ces commissions.
00:06:29Après plus de 70 auditions, 230 personnes entendues, 31 députés qui composent la commission sur l'audiovisuel
00:06:36vont donc voter cet après-midi sur les conclusions du rapporteur Charles Aloncle.
00:06:39Un vote à la majorité est une condition nécessaire pour que ce rapport sur ce sujet devenu politiquement extrêmement sensible
00:06:47soit rendu public la semaine prochaine.
00:06:49Et c'est tout l'enjeu de nos discussions aujourd'hui.
00:06:51Jules, je me tourne d'abord vers vous.
00:06:52Est-ce que Dunia est avec nous à l'Assemblée nationale ?
00:06:54Dunia Tengour, on va commencer avec Dunia d'ailleurs.
00:06:55D'ailleurs, pardonnez-moi, Dunia Tengour à l'Assemblée nationale.
00:06:59Je le disais, ça s'annonce extrêmement serré.
00:07:01Cette commission s'est réunie il y a une bonne demi-heure maintenant, Dunia.
00:07:06À quoi s'attendent ces prochaines heures, ces prochaines minutes, pourquoi pas ?
00:07:13Alors ce sont des discussions sous le signe de l'incertitude, Julien.
00:07:17Car vous l'avez dit, depuis une demi-heure, les députés de la commission doivent s'exprimer
00:07:21sur la publication ou non de ce rapport sur l'audiovisuel public.
00:07:25Alors on a eu un peu plus d'informations ce matin puisqu'il y a eu des conférences de presse
00:07:29de la part des groupes issus de la gauche.
00:07:31Donc pour LFI et les écologistes, c'est non.
00:07:33Pas de publication de ce rapport qu'ils considèrent comme un rapport
00:07:39qui n'est pas à la hauteur d'un travail parlementaire selon eux.
00:07:43Le Parti Socialiste lui proposait une autre alternative.
00:07:45On ne sait pas si en ce moment même les députés sont en train de discuter de cela.
00:07:50Ils parlaient de deux votes, c'est-à-dire celui contre l'approbation du rapport
00:07:54puisqu'ils considèrent que c'est le rapport de Charles Aloncle seulement et pas le leur.
00:07:59Il n'y a pas de collégialité. Voilà les mots des socialistes.
00:08:03Mais ils ne s'opposent pas aux préconisations, excusez-moi, du rapporteur
00:08:09qui seraient publiés en son nom propre.
00:08:11Voilà ce qu'on dit du côté des socialistes.
00:08:14En tout cas, si le texte est rendu public, il imposera donc ses conclusions dans le débat
00:08:19ou du moins permettra quand même d'interroger sur ce point important qui intéresse les Français,
00:08:23nos téléspectateurs. C'est le coup véritable de l'audiovisuel public
00:08:26parce que c'est de ça qu'il s'agit.
00:08:28En revanche, si ce n'est pas publié, on pourrait y voir un refus de transparence
00:08:32de la part de certains parlementaires ou bien même s'interroger sur si ce rapport dérange.
00:08:39D'ailleurs, c'est ce que Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national, nous dit.
00:08:43Si on ne veut pas de publication, c'est peut-être que ça dérange.
00:08:46Jean-Julien, voilà. Mais quoi qu'il en soit, ce que je peux vous dire,
00:08:48c'est que Charles Lalonde, en tout cas, a touché du doigt quelque chose d'important.
00:08:52S'interroger sur l'avenir aussi de l'audiovisuel public
00:08:55qui peut-être demande à être renouvelé.
00:08:57Voilà, donc les députés doivent trancher.
00:08:59Ils sont en train de discuter en ce moment même.
00:09:01Et il y aura à la fin de ces discussions un vote sur la publication ou non de ce rapport.
00:09:05Merci beaucoup, Dunia. Et on vient régulièrement vous voir à l'Assemblée nationale
00:09:08si les choses évoluent, si le vote prend forme
00:09:13avec évidemment les résultats qu'on donnera à nos téléspectateurs.
00:09:16On parle du coup de l'audiovisuel.
00:09:18Je fais une courte parenthèse en début d'émission, Jules Torres.
00:09:20Mais il y a aussi une question d'idéologie qui est au cœur de cette commission,
00:09:24des débats depuis des mois.
00:09:25Ce n'est pas qu'une histoire d'argent.
00:09:26Où va l'agent des Français ?
00:09:27C'est une question majeure et qu'on se pose à travers ces commissions,
00:09:31ces auditions dans cette commission.
00:09:33Mais il y a bien d'autres choses.
00:09:34Et c'est pour ça qu'on a une casse médiatique et politique
00:09:37qui semble s'opposer à la publication.
00:09:39Diffusion intégrale du rapport qui dépend de 31 députés.
00:09:43Rejet, pas à exclure, à l'heure où nous nous parlons.
00:09:46Et scandale démocratique en vue, pourquoi pas ?
00:09:48Bien sûr, scandale démocratique, fraude démocratique, censure parlementaire.
00:09:52On peut utiliser tous les mots que vous voulez.
00:09:54Vous avez raison de dire que ce n'est pas seulement une question de gabegie,
00:09:56pas seulement une question d'argent.
00:09:57Même si c'est crucial.
00:09:58Cette commission d'enquête parlementaire, elle naît de l'affaire Le Grand Cohen.
00:10:02Quand Éric Ciotti décide d'utiliser son droit de tirage pour convoquer cette...
00:10:06Et on peut le faire une fois par an, par groupe politique.
00:10:08Eh bien, il le fait parce qu'il y a un scandale qui éclabouce l'audiovisuel public.
00:10:12Ça, c'est la première des choses.
00:10:13Ensuite, il y a évidemment toutes les révélations.
00:10:15C'est cette commission d'enquête qui a révélé quoi ?
00:10:17Elle a révélé un système opaque, coûteux, ingouvernable,
00:10:20avec une sorte de prisation un petit peu privée.
00:10:22Puisque sur les 4 milliards d'euros d'argent public,
00:10:24il y a 1 milliard qui part chaque année pour des gens qui ne sont pas payés par l'audiovisuel
00:10:27public,
00:10:28et qui sont en dehors.
00:10:29C'est ce qu'on appelle l'externalisation massive.
00:10:31On l'a vu avec les sociétés de production.
00:10:32Par exemple, sur France 5, il y a 80% des émissions qui sont produites par des sociétés extérieures.
00:10:36Parce qu'il n'y a peut-être pas assez d'employés,
00:10:38il n'y a peut-être pas assez de salariés au sein de l'audiovisuel public.
00:10:40Il n'y en a que 14 000.
00:10:41Alors évidemment, il en faudrait sans doute beaucoup plus,
00:10:43avec des salaires extrêmement birebolants, des ultra-privilégiés,
00:10:47des frais de restauration, des frais de bouche,
00:10:49des notes de frais, les notes de taxi,
00:10:52la polémique sur les logements à Cannes.
00:10:54Alors vous avez vu d'ailleurs qu'il y avait une première conséquence,
00:10:56c'est que maintenant, ce sera plus 1 700 euros la nuit à Cannes,
00:10:59ce sera 500 euros maximum pour tous les membres de l'audiovisuel public.
00:11:02Donc, elle a déjà servi à quelque chose.
00:11:03Il y a eu une enquête.
00:11:04C'est ça, ce qu'on se dit, c'est important,
00:11:06parce que ce rapport peut passer à l'as, en effet.
00:11:08Bon, on a deux heures pour évoquer tout cela,
00:11:10mais avant même que ce rapport soit publié ou pas,
00:11:12il y a eu des effets.
00:11:13Et il y a quand même quelque chose de positif à retirer de cette proposition.
00:11:17Il y a eu des effets concrets, et vous venez de le rappeler.
00:11:19Il y a eu une plainte aussi pour abus de biens sociaux,
00:11:21éprisée illégale d'intérêt qui a été lancée contre Mme Ernot.
00:11:25Il y aura évidemment des poursuites, des poursuites judiciaires.
00:11:27Donc, en effet, même si ce rapport n'est pas publié,
00:11:30je pense que ce serait une très mauvaise idée,
00:11:32même pour les députés de gauche qui ne veulent pas,
00:11:34ou même pour les députés du centre qui ne veulent pas publier ce rapport.
00:11:36Mais en tout cas, cette affaire, elle est loin d'être terminée.
00:11:39Il y a eu des conférences de presse ce matin,
00:11:41Élodie à gauche, le PS, la France Insoumise,
00:11:43les écolos, eux, on a bien compris.
00:11:45Et ceux qui représentent ces parties dans cette commission voteront contre.
00:11:50C'est une certitude.
00:11:52Alors, on va jouer au jeu des calculs,
00:11:54voir un petit peu ce que ça peut donner.
00:11:55Je voudrais juste que vous entendiez Aïda Adiza,
00:11:57qui fait partie de cette commission,
00:11:59qui est députée PS.
00:12:01On a bien compris que Mme Adiza était contre la publication.
00:12:05Écoutez-la.
00:12:06La question qui se pose à nous,
00:12:08c'est est-ce que nous allons, en notre nom,
00:12:10enteriner cette méthode ?
00:12:12Eh bien, nous vous le disons aujourd'hui,
00:12:14pour nous, c'est non.
00:12:16Il n'y a pas un monde dans lequel ces méthodes-là
00:12:18sont des méthodes démocratiques.
00:12:20Ici, pardon de le dire au rapporteur,
00:12:23ce n'est pas encore Mar-a-Lago.
00:12:24Ce rapport, il fait peut-être bonne figure
00:12:26dans le bureau ovale de Donald Trump,
00:12:29parce que je vous rappelle qu'Éric Ciotti,
00:12:32le fondateur du parti de Charles Alonc,
00:12:34vous une admiration à Donald Trump.
00:12:37Ici, c'est la République française.
00:12:38Ici, c'est la France.
00:12:39Et nous sommes là pour rappeler
00:12:40qu'il y a un cadre dans lequel
00:12:42le débat démocratique doit avoir lieu,
00:12:44c'est celui du respect des personnes
00:12:46et du respect des faits.
00:12:47Et ce cadre-là, noir sur blanc,
00:12:49Charles Alonc ne le respecte pas.
00:12:50Et toutes mes excuses à Mme Adiza D,
00:12:53dont j'ai écorché le nom commentaire.
00:12:54On n'est pas à Mar-a-Lago, Elodie Huchard.
00:12:56Oui, alors ça n'a strictement rien à voir.
00:12:58Un certain nombre de conférences de presse
00:12:59ont eu lieu ce matin.
00:13:01Je ne vois absolument pas le lien
00:13:02entre les arguments qui sont donnés
00:13:04et la publication du rapport.
00:13:06Elle dit « Ici, c'est la République française ».
00:13:08Sans doute, en tout cas,
00:13:09si le rapport...
00:13:09Charles Alonc n'a pas respecté
00:13:11la République française, à nous dire.
00:13:12Oui, mais quand elle vante
00:13:13la République française,
00:13:14en tout cas, elle ne vante
00:13:14sans doute pas la démocratie.
00:13:16Que des parlementaires travaillent
00:13:17pendant six mois,
00:13:18auditionnent plus de 230 personnes
00:13:19pour qu'on jette le travail
00:13:21à la poubelle.
00:13:22À un moment donné,
00:13:23si on commence à faire ça,
00:13:24ça va créer un dangereux précédent.
00:13:26Si dès qu'il y a une commission d'enquête,
00:13:27qu'elle est faite sérieusement,
00:13:28qu'il y a un gros travail qui est fait,
00:13:31mais qu'il ne plaît pas aux élites
00:13:33ou aux personnes auditionnées,
00:13:34on l'enterre,
00:13:34on va gagner un peu de temps,
00:13:35on ne fera plus de commission d'enquête,
00:13:36ça coûtera aussi moins d'argent aux Français.
00:13:39Et pour l'instant,
00:13:40pour revenir à ce qui se passe en ce moment,
00:13:41vous voyez sur le côté de l'écran
00:13:43le déroulé précisément...
00:13:44Oui, où en est-on, Elodie ?
00:13:45On en est à la partie 2,
00:13:47le vote sur le maintien en ligne des vidéos.
00:13:49Ah oui, ce n'est pas gagné.
00:13:49Et compte rendu.
00:13:50Alors là où ce n'est pas gagné,
00:13:51c'est que dès ce matin,
00:13:52nous, journalistes,
00:13:52on a su de manière officielle
00:13:54que le président de la commission,
00:13:56Jérémy Patry-Lettus,
00:13:57allait faire cette proposition.
00:13:58Nous, les journalistes,
00:13:59l'avons su.
00:14:00Visiblement, le rapporteur Chalaloncle
00:14:01ainsi que les députés présents en commission
00:14:03n'étaient pas au courant de cette idée.
00:14:05Donc ce qu'on me dit à l'intérieur de la commission,
00:14:07c'est que ça a fortement agacé Chalaloncle,
00:14:09ça a agacé les députés
00:14:10et que depuis la trentaine d'une minute
00:14:12qui vient de se passer,
00:14:13il y a eu un mot du président
00:14:14et on est toujours à la partie débat,
00:14:16à la fois sur le fond,
00:14:17mais aussi sur la forme.
00:14:18Pourquoi la presse est au courant
00:14:19du déroulé de ce vote
00:14:20alors que les députés,
00:14:21les principaux concernés,
00:14:22ne le sont eux même pas ?
00:14:23La réponse est dans la question
00:14:24et on l'a vu ce week-end
00:14:25avec les fuites
00:14:25qui ont déjà sorti dans la presse.
00:14:29Alors ça, je vous laisse mettre de vos propos
00:14:31parce que c'est...
00:14:32Ah non, c'était même public.
00:14:34C'était public.
00:14:36Madame Adizadeh a fait une interview
00:14:37dans les jours
00:14:38où elle dit qu'elle est con de son rapport
00:14:39et elle donne un certain nombre de préconisations,
00:14:41ce qui est puni d'un an d'emprisonnement
00:14:42et de 15 000 euros d'amende.
00:14:43Pierre Lelouch,
00:14:43cinq mandatures à l'Assemblée nationale,
00:14:45vous nous l'avez rappelé.
00:14:46Moi, j'ai une question très bête.
00:14:47Pardon, Pierre,
00:14:48je vais peut-être presque insulter votre intelligence.
00:14:52La publication d'un rapport,
00:14:53ça fait six mois qu'on travaille,
00:14:55c'est un rapport payé par le contribuable.
00:14:57À quel moment est-ce qu'on a besoin
00:14:58de voter sa publication ?
00:15:00Le simple fait de déclencher cette commission
00:15:03doit enteriner qu'il y aura un rapport à la fin
00:15:05et rien d'autre.
00:15:06Non, mais c'est là qu'il y a une embrouille,
00:15:08si vous voulez.
00:15:08Dites-moi.
00:15:09J'ai jamais vu...
00:15:09J'ai été membre de commission d'enquête,
00:15:12j'ai jamais vu un truc pareil.
00:15:16Cette commission d'enquête
00:15:17résulte d'un droit de tirage de l'opposition.
00:15:20Ça a été dit, oui.
00:15:20Une idée de Nicolas Sarkozy,
00:15:22réforme de 2009,
00:15:24depuis 2014,
00:15:26c'est de droit.
00:15:27Donc chaque groupe d'opposition,
00:15:28une fois par an,
00:15:29a le droit de demander
00:15:30un droit de tirage de l'enquête.
00:15:31C'est entendu.
00:15:32Pourquoi on vote pour la publication ?
00:15:34Dès lors qu'elle est admise,
00:15:37il n'y a plus besoin
00:15:38d'avoir un autre vote d'opportunité.
00:15:42Par contre, il existe aussi,
00:15:44et c'est là qu'il y a un hiatus,
00:15:45c'est là qu'il y a l'embrouille,
00:15:46il existe une ordonnance
00:15:48de 1958,
00:15:50de novembre 1958,
00:15:52qui donne la possibilité,
00:15:54réunie en commission secrète,
00:15:57aux parlementaires de ne pas publier.
00:15:59Mais ça, c'était 58.
00:16:01Et c'est complètement contraire
00:16:02à l'esprit de la réforme de 2009,
00:16:04qui au contraire,
00:16:05l'ouverture,
00:16:06l'opposition,
00:16:07a le droit de demander
00:16:07un rapport,
00:16:09et a le droit de publier.
00:16:11Si on n'est pas d'accord,
00:16:12je l'ai fait, moi, ça,
00:16:14si on n'est pas d'accord
00:16:15avec les conclusions
00:16:16du rapporteur,
00:16:18un groupe de députés,
00:16:19un député,
00:16:20un parti politique
00:16:21peut dire,
00:16:21nous, on n'est pas d'accord,
00:16:22et voilà notre opinion dissidente
00:16:25que vous joignez au rapport
00:16:26et qui sera publiée.
00:16:28Qui est tout à fait légale
00:16:29et prévue par les textes.
00:16:30Bien sûr,
00:16:31la position du rapporteur
00:16:32et puis si on n'est pas d'accord
00:16:33peuvent également s'exprimer.
00:16:35C'est ça, la démocratie.
00:16:36Madame Aziz Dadé,
00:16:37qui parle de la France
00:16:38et de la République française,
00:16:40elle devrait savoir
00:16:40qu'en République,
00:16:42il y a une majorité,
00:16:43une opposition
00:16:44et que les deux
00:16:44doivent pouvoir s'exprimer.
00:16:45C'est ça l'histoire.
00:16:47Interdire maintenant
00:16:48la publication
00:16:48de la totalité du rapport
00:16:50et de la totalité
00:16:51des travaux préparatoires,
00:16:52c'est une insulte
00:16:53à la démocratie.
00:16:54C'est là que c'est grave.
00:16:55Et on voit bien
00:16:56qu'il y a un tas de gens
00:16:57qui n'ont pas envie
00:16:58que ce partent.
00:16:59Je lisais en venant
00:17:00l'article du journal Le Monde
00:17:03avec une attaque en règle
00:17:06contre la Commission
00:17:07puis ensuite
00:17:08une interview
00:17:09du président
00:17:11qui lui
00:17:11est de la majorité
00:17:12macroniste
00:17:13qui tire au canon de marine
00:17:15sur son propre rapporteur.
00:17:17Tout ça est pathétique.
00:17:18Alors,
00:17:19en gros,
00:17:20je caricature à peine
00:17:22mais vous allez avoir
00:17:22les 10 députés de gauche
00:17:24qui vont voter contre,
00:17:25les 10 députés centristes
00:17:26qui vont s'abstenir
00:17:27et les 10 députés de droite
00:17:28qui vont voter pour
00:17:29Jacques Cardoz,
00:17:30Nelson Monfort.
00:17:30Je vais vous entendre
00:17:31tout de suite.
00:17:32Je veux juste qu'on écoute
00:17:32d'abord Laurent Jacobelli
00:17:34du porte-parole du RN
00:17:35qui lui est favorable
00:17:37à cette publication.
00:17:37Écoutez.
00:17:39Ce rapport sur l'audiovisuel public
00:17:40doit sortir
00:17:41que l'on soit d'ailleurs
00:17:42d'accord ou pas
00:17:43avec ce qui est inscrit
00:17:43et les recommandations.
00:17:44Il y a eu
00:17:45beaucoup de mois de travail,
00:17:47beaucoup d'auditions,
00:17:48beaucoup de matière,
00:17:48beaucoup d'informations
00:17:49et un travail rigoureux
00:17:50de la part du rapporteur
00:17:52Charles Alonc.
00:17:53Je pense que
00:17:53dans un devoir de transparence,
00:17:55les Français doivent savoir
00:17:56à quoi sert leur argent
00:17:57dans le service public.
00:17:59Oui,
00:17:59il y a des gabegies,
00:18:00oui,
00:18:00il y a trop de notes de frais,
00:18:01des salaires trop élevés,
00:18:03des animateurs producteurs
00:18:04qui se gavent
00:18:04sur l'argent public
00:18:05et oui,
00:18:06il y a un biais idéologique
00:18:07dans le service public français
00:18:08qui est un biais de gauche.
00:18:09Tout cela a été documenté
00:18:11et prouvé.
00:18:11Je ne vois pas pourquoi
00:18:12on le cacherait aux Français.
00:18:13Jacques Cardoz,
00:18:14les Français doivent savoir,
00:18:15doivent savoir,
00:18:16pardonnez-moi.
00:18:17Évidemment,
00:18:18tout cela est absurde
00:18:19parce que voter ce rapport,
00:18:22ce n'est pas approuver
00:18:22dans son entièreté ce rapport.
00:18:24Jamais personne n'a dit cela
00:18:26au sujet des rapports
00:18:27de l'Assemblée nationale.
00:18:28Enfin,
00:18:28je veux dire,
00:18:29ça devrait être
00:18:30un point de départ
00:18:30d'une discussion
00:18:31et je pense qu'on est en train
00:18:33d'assister à quelque chose
00:18:34qui va rendre service
00:18:34à personne,
00:18:35en tous les cas pas
00:18:35au bloc central
00:18:36et en tous les cas pas
00:18:37à ceux qui vont voter
00:18:38contre ou qui s'abstiennent.
00:18:40Ça, c'est certain.
00:18:41Donc, je pense que c'est
00:18:42une erreur magistrale
00:18:43politique de leur part
00:18:44que de ne pas l'approuver,
00:18:45que de ne pas le voter
00:18:46parce que ça devrait être
00:18:47un point de départ
00:18:48de réflexion
00:18:48sur qu'est-ce que doit être
00:18:50le service public.
00:18:52Quel doit être son périmètre ?
00:18:54En plus,
00:18:54c'est assez contre-productif
00:18:55parce que cet aspect censure
00:18:58et Charles Aloncle,
00:18:59je galvaude un petit peu,
00:19:00bien sûr,
00:19:01mais deviendrait un peu
00:19:01le martyr de la liberté d'expression
00:19:03si ce rapport est censuré.
00:19:05Donc, c'est très contre-productif.
00:19:06Et vous donnez le sentiment
00:19:07que vous avez des choses
00:19:08à cacher.
00:19:08Donc, on ne peut pas
00:19:09à la fois pendant six mois
00:19:10venir au micro et dire
00:19:11mais on n'a rien à cacher,
00:19:12tout est transparent,
00:19:14monsieur le rapporteur
00:19:14et en même temps,
00:19:15au bout du compte,
00:19:16avoir des gens
00:19:17qui sont à l'Assemblée nationale
00:19:19et qui vont finalement
00:19:19ne pas approuver
00:19:20la publication
00:19:21et encore une fois,
00:19:23ça n'est pas approuver
00:19:23son contenu
00:19:24parce que vous l'avez
00:19:25très bien dit,
00:19:26ils peuvent modifier,
00:19:27ils peuvent rajouter
00:19:28des éléments.
00:19:28À la demande de Charles Aloncle,
00:19:29ils peuvent faire des propositions,
00:19:31il l'a rappelé
00:19:33donc c'est absurde
00:19:34d'un point de vue politique
00:19:35et ça ne rend pas service
00:19:36au service public
00:19:37parce que si le service public
00:19:39n'a rien à cacher
00:19:40alors que ce soit
00:19:40le point de départ
00:19:41d'une réflexion
00:19:42en vue de 2027
00:19:43et de son avenir
00:19:44parce que, à l'évidence,
00:19:46le service public
00:19:46ne restera pas tel quel
00:19:48dans les années futures.
00:19:49Je pense qu'il n'y a pas
00:19:50un futur président de la République
00:19:52qui voudra le conserver.
00:19:53D'ailleurs, on se souvient aussi
00:19:54de la phrase du président Macron
00:19:55qui l'avait envisagée
00:19:58au tout début de son premier mandat.
00:19:59Donc, je pense que
00:20:00ce n'est pas très intelligent
00:20:04pour que le service public
00:20:05puisse faire sa propre autocritique
00:20:07et sa propre réflexion
00:20:08sur son avenir
00:20:09s'il y a des choses à changer
00:20:10et je pense qu'il y a des choses
00:20:11à changer.
00:20:11Il y a cette impression,
00:20:12Nelson Monfort,
00:20:13que c'est vrai,
00:20:14depuis des mois,
00:20:15on ne peut pas s'attaquer
00:20:16à l'audiovisuel public,
00:20:17même pas s'attaquer,
00:20:18le questionner.
00:20:21Je partage,
00:20:22déjà, je partage
00:20:22ce que vous avez dit
00:20:23en début d'émission,
00:20:25Julien,
00:20:25et je partage tout
00:20:26ce qui vient d'être dit,
00:20:26notamment par Pierre Lelouch,
00:20:28et par vous tous,
00:20:31j'ai six mois de travail
00:20:34pour jeter tout à la poubelle.
00:20:35Alors, ce que je ne comprends pas,
00:20:36en plus,
00:20:36je me permettrais
00:20:37de poser une question,
00:20:38c'est que malgré tout,
00:20:39ces auditions ont quand même
00:20:40été suivies.
00:20:41Elles ont été libres,
00:20:42les téléspectateurs.
00:20:43Et elles ont été très suivies.
00:20:44Il y a plusieurs millions,
00:20:45je ne sais pas exactement les chiffres.
00:20:47Les Français se sont pris de passion
00:20:48pour cette commission.
00:20:50Oui, mais donc à partir de là,
00:20:52les conclusions,
00:20:53quelque part,
00:20:53les Français,
00:20:54en tout cas ceux que ça intéresse,
00:20:55qui sont encore plusieurs millions,
00:20:56les ont déjà vus.
00:20:57C'est vrai.
00:20:57Ils ont déjà vus.
00:20:58Alors, à partir du moment
00:20:59où on veut cacher quelque chose
00:21:00qu'on a déjà vu,
00:21:02là, j'ai dû rater un étage.
00:21:04Puis la deuxième réflexion,
00:21:07je vois ici une photo
00:21:09de Charles à l'oncle
00:21:10que je ne connais pas,
00:21:12parce que je crois
00:21:12qu'il est député de Montpellier,
00:21:13enfin de l'Hérault.
00:21:13De l'Hérault, oui.
00:21:14De l'Hérault, c'est député UDR de l'Hérault.
00:21:15Je me demande si, comment dire,
00:21:17si ça avait été quelqu'un d'autre que lui,
00:21:19peut-être que...
00:21:20Mais la réponse est dans la question, Nelson.
00:21:22Voilà, exactement.
00:21:22Vous le savez.
00:21:23Peut-être que les choses...
00:21:23Voilà, c'est pour ça que je me permets de...
00:21:25Enfin, j'ai envie de dire
00:21:26pas quelqu'un d'autre que lui,
00:21:27mais d'un autre parti que lui,
00:21:28puisqu'il est UDR,
00:21:29si autiste,
00:21:30proche du Rassemblement National,
00:21:31on l'a tous en tête.
00:21:31Je rejoins tout à fait,
00:21:32pour terminer,
00:21:33ce que vient de dire Jacques.
00:21:34C'est-à-dire qu'on n'a rien à cacher
00:21:36et qu'en plus,
00:21:37tout a déjà été vu par ceux
00:21:38qui sont susceptibles de lire ce rapport.
00:21:40Parce que ceux qui sont susceptibles de lire ce rapport
00:21:41sont ceux qui ont vu
00:21:43les images qui ont défilé
00:21:44depuis près de six mois.
00:21:45Je ne vois pas pourquoi
00:21:47ce rapport...
00:21:47Et dernière chose,
00:21:48et je ne veux pas m'en parler de la parole.
00:21:49Non, non, mais on a deux heures,
00:21:50il n'y a pas de souci.
00:21:51Comme c'est la première fois que je viens.
00:21:53Non, c'est que j'ai entendu Gabriel Attal
00:21:55sur cette même antenne ce matin,
00:21:57en disant textuellement,
00:21:58ou à peu près,
00:21:59qu'on ne devrait même pas se poser la question
00:22:00que la publication devrait être automatique.
00:22:02C'est pour ça qu'ils s'abstenent d'ailleurs.
00:22:04Oui, sauf qu'ils demandent
00:22:05à ses députés de s'abstenir.
00:22:06C'est ce que je dis, parce que je...
00:22:07Bon, on va poursuivre la conversation.
00:22:08Il nous reste juste 40 secondes.
00:22:09Je crois que ça avance un petit peu,
00:22:10Élodie, dans la commission.
00:22:11C'est toujours en train de débattre
00:22:13sur la publication des vidéos.
00:22:14Mais sur ce qui se dessine,
00:22:16visiblement, et l'issue,
00:22:17il y aurait plutôt une majorité
00:22:18pour acter le fait que les vidéos
00:22:21des auditions restent publiées
00:22:23et soient maintenues
00:22:23et qu'en revanche,
00:22:24le rapport soit bien censuré.
00:22:25C'est absurde.
00:22:26Mais ça n'a absolument aucun sens.
00:22:28C'est-à-dire, rappelons qu'avant
00:22:32qu'on ait appris qu'il y a deux votes
00:22:34aujourd'hui, la non-publication
00:22:36du rapport entraînait de fait
00:22:38la suppression de toutes les traces.
00:22:40Et là, on a trouvé un entre-deux
00:22:42où on ne publie pas le rapport,
00:22:44mais on laisse les traces.
00:22:45Qui est un entre-deux
00:22:46parfaitement hypocrite.
00:22:47On n'a rien compris.
00:22:48La pub, la pub, la pub, la pub.
00:22:49Pierre, vous connaissez ?
00:22:50Vous savez comment ça marche ?
00:22:51On revient tout de suite.
00:22:52A tout de suite.
00:22:57Il est quasiment en 15h30.
00:22:59La reprise de nos discussions.
00:23:00Les dernières informations
00:23:01autour de votes
00:23:02à l'Assemblée nationale
00:23:03de cette commission
00:23:04sur l'audiovisuel public
00:23:05et la publication
00:23:06ou non du rapport
00:23:07de Charles Lalange
00:23:08dans quelques secondes.
00:23:09Mais d'abord, Audrey Berthaud,
00:23:10le retour de l'actualité à la une.
00:23:12L'homme qui a tenté
00:23:13de s'introduire armé
00:23:14au gala de la presse
00:23:14à Washington
00:23:15sera présenté dans quelques heures
00:23:17à la justice américaine.
00:23:18Cole Allen, 31 ans,
00:23:20a voulu s'en prendre
00:23:21au président américain.
00:23:22Il y a des responsables
00:23:23de son administration.
00:23:24Il devrait être poursuivi
00:23:25pour usage d'une arme
00:23:26lors d'un crime violent
00:23:27et pour agression
00:23:28d'un agent fédéral
00:23:29avec une arme dangereuse.
00:23:30Cole Allen a laissé
00:23:32un manifeste
00:23:32dans lequel il exprime
00:23:34ses motivations
00:23:34face à son passage à l'acte.
00:23:36Toutes les précisions
00:23:37d'Anaïs Bauché.
00:23:40Une tentative d'assassinat
00:23:42de Donald Trump
00:23:43longuement réfléchie.
00:23:44Quelques minutes
00:23:45avant son passage à l'acte,
00:23:46le suspect nommé Cole Allen
00:23:47avait envoyé un manifeste
00:23:49à sa famille.
00:23:50Dans cet écrit
00:23:50de 1052 mots publiés
00:23:52dans le New York Times
00:23:52et le Newsweek,
00:23:53il détaille les raisons
00:23:54qui l'ont poussé à agir.
00:23:56Je ne suis plus disposé
00:23:57à laisser un pédophile,
00:23:58un violeur et un traître
00:23:59souiller mes mains
00:24:00de ses crimes.
00:24:01Il définit ensuite
00:24:02une liste de responsables
00:24:03de l'administration
00:24:04à cibler par ordre
00:24:05de priorité,
00:24:06du plus haut rang
00:24:07vers le plus bas.
00:24:08Dans la suite du manifeste,
00:24:09Cole Allen note
00:24:10le manque de sécurité
00:24:11à l'hôtel Hilton
00:24:11qui reçoit l'événement
00:24:12et livre ses remords
00:24:14quant à sa future
00:24:14tentative d'assassinat.
00:24:15Si quelqu'un est curieux
00:24:17de savoir ce que l'on ressent
00:24:18à faire une chose pareille,
00:24:19c'est horrible.
00:24:20J'ai envie de vomir,
00:24:21j'ai envie de pleurer
00:24:22pour toutes les choses
00:24:23que je voulais faire
00:24:24et que je ne ferai jamais.
00:24:25Interrogé par plusieurs
00:24:26médias américains,
00:24:27Donald Trump a estimé
00:24:28que le suspect
00:24:29était une personne
00:24:29visiblement très dérangée.
00:24:31Il s'est radicalisé,
00:24:33c'était un chrétien,
00:24:34un croyant,
00:24:35puis il est devenu
00:24:36anti-chrétien.
00:24:36Il a beaucoup changé,
00:24:38il a traversé
00:24:39beaucoup d'épreuves,
00:24:40d'après ce qu'il a écrit,
00:24:41son frère s'est plaint
00:24:42de lui
00:24:42et je crois
00:24:43qu'il l'a dénoncée
00:24:44à la police
00:24:44et sa soeur
00:24:45s'est également
00:24:45plainte de lui.
00:24:46Sa famille était
00:24:47très inquiète,
00:24:48c'était probablement
00:24:50quelqu'un de très malade.
00:24:52Une tentative d'assassinat
00:24:54qui rappelle celle
00:24:54de 1981.
00:24:56Le président Ronald Reagan
00:24:57avait été blessé par balle
00:24:59dans le même hôtel
00:24:59à Washington.
00:25:01Et dans ce contexte,
00:25:02selon Buckingham,
00:25:03la visite d'état
00:25:04du roi Charles
00:25:04d'Angleterre
00:25:05aux Etats-Unis
00:25:06se déroulera comme prévu.
00:25:07Le roi et son épouse Camilla
00:25:08arrivent aujourd'hui
00:25:09à Washington.
00:25:10Le roi Charles III
00:25:11s'est dit très soulagé
00:25:12de savoir que le président,
00:25:13la première dame
00:25:14et tous les invités
00:25:15étaient sains et saufs
00:25:16après ces coups de feu
00:25:17lors de ce gala
00:25:18de la presse
00:25:18à Washington.
00:25:19Leur visite est prévue
00:25:20du 27 au 30 avril
00:25:22à l'occasion
00:25:23du 250e anniversaire
00:25:24de la déclaration
00:25:25d'indépendance
00:25:26des Etats-Unis.
00:25:27Retour en France
00:25:27où Emmanuel Macron
00:25:28lui est en déplacement
00:25:29aujourd'hui en Andorre
00:25:30et dans le département
00:25:31de l'Ariège également.
00:25:32Un déplacement placé
00:25:33sous le signe
00:25:33de la réindustrialisation
00:25:36et de la santé.
00:25:36Selon une tradition
00:25:38lancée par Charles de Gaulle,
00:25:39chaque président
00:25:39doit se rendre en Andorre
00:25:40pendant son mandat.
00:25:42Emmanuel Macron
00:25:42l'avait déjà fait
00:25:43en 2019.
00:25:44Il avait évoqué
00:25:45l'avortement
00:25:46puisque je rappelle
00:25:46que la principauté
00:25:47est avec le Vatican
00:25:48le seul état en Europe
00:25:50à interdire totalement
00:25:51l'interruption volontaire
00:25:52de grossesse, l'IVG,
00:25:53même en cas de viol,
00:25:54d'inceste ou de danger
00:25:55pour la mer.
00:25:56On rappelle que le président
00:25:57de la République
00:25:57est vice-prince d'Andorre.
00:25:59Nous sommes d'accord.
00:26:00Co-prince d'Andorre, oui.
00:26:00Comment ?
00:26:00Vice-prince ?
00:26:01Co-prince d'Andorre.
00:26:02Co-prince.
00:26:02Il y a beaucoup de temps
00:26:03en ce moment.
00:26:04Certes.
00:26:04Et chanoine de Latran.
00:26:05Bon.
00:26:06Et ?
00:26:06Et chanoine de Latran.
00:26:07Chanoine de Latran, certes.
00:26:09On continue ce journal.
00:26:10Pardon, Audrey.
00:26:11On va laisser Jules respirer
00:26:13un petit peu.
00:26:14Depuis le limogé
00:26:15d'Olivier Nora,
00:26:16près de 200 écrivains
00:26:17souhaitent quitter
00:26:18la maison d'édition
00:26:19Grasset,
00:26:19départ massif
00:26:20qui a mis en évidence
00:26:21leur dépendance
00:26:21vis-à-vis de l'éditeur,
00:26:22notamment en matière de droit.
00:26:24Le JDD a pu consulter
00:26:26le groupe WhatsApp
00:26:27intitulé
00:26:28Autrices et auteurs Grasset
00:26:29qui regroupe
00:26:30l'ensemble
00:26:31des romanciers journalistes
00:26:32annonçant leur intention
00:26:33de quitter la maison d'édition.
00:26:35Un sujet de Corentin Alonso.
00:26:37C'est un groupe WhatsApp
00:26:39créé après le limogé
00:26:41du patron historique
00:26:42de Grasset,
00:26:43Olivier Nora.
00:26:44Selon des informations
00:26:45du JDD,
00:26:46il rassemble
00:26:47285 personnalités
00:26:49du monde de l'édition,
00:26:50des médias
00:26:51et de la culture.
00:26:52Tout un réseau
00:26:53d'influences
00:26:54selon le JDD
00:26:55qui structure
00:26:56une fronde collective.
00:26:59Le groupe WhatsApp
00:27:00est piloté
00:27:01par Félicité Herzog,
00:27:02ancienne cadre
00:27:03de Vivendi
00:27:04et ex-dirigeante
00:27:05de la librairie
00:27:06L'Écume des Pages
00:27:07qui fait aussi partie
00:27:08du groupe Vivendi.
00:27:10Autre nom cité,
00:27:11Anna Cabana
00:27:12chargée
00:27:12selon ses révélations
00:27:13de rallier
00:27:14de nouveaux soutiens.
00:27:15Mais ce sont surtout
00:27:16plusieurs échanges
00:27:17visant Boalem Sansal
00:27:19qui ont sidéré
00:27:20certains membres
00:27:21du groupe WhatsApp.
00:27:22Le journal du dimanche
00:27:24cite notamment
00:27:25les propos
00:27:25de Julien Delmer
00:27:26qui selon l'hebdomadaire
00:27:28n'aurait vendu
00:27:29que 1000 livres.
00:27:30Le livre de Sansal
00:27:31sort le 6 juin.
00:27:32On va bouffer
00:27:33de cette d'aube
00:27:33matin,
00:27:34midi et soir.
00:27:35Autre message
00:27:36cette fois-ci
00:27:36de Klaudas Kolovic
00:27:38ex-journaliste
00:27:39de Radio France.
00:27:40Sansal est un vieux
00:27:41monsieur malade
00:27:42et orgueilleux.
00:27:43On lui a fait croire
00:27:43qu'il était un grand écrivain
00:27:45ce qui est discutable.
00:27:46Contacté par le JDD,
00:27:48plusieurs participants
00:27:49auraient adressé
00:27:49le même message
00:27:50rédigé par avocat
00:27:52les alertant
00:27:54d'éventuelles poursuites
00:27:55en cas de propos diffamatoires.
00:27:57Merci beaucoup Audrey
00:27:59pour l'essentiel
00:27:59de l'actualité.
00:28:00On vous retrouve
00:28:01dans une demi-heure
00:28:01pour un nouveau point
00:28:02complet.
00:28:03Elodie Huchard
00:28:04toujours parmi nous,
00:28:05Pierre Lelouch,
00:28:07Jacques Cardoz,
00:28:08Jules Thores
00:28:09et Nelson Montfort
00:28:10pour continuer
00:28:10nos discussions
00:28:11autour de ce vote
00:28:13aujourd'hui crucial
00:28:14à l'Assemblée nationale.
00:28:14Les députés,
00:28:15membres de la commission
00:28:16d'enquête parlementaire
00:28:17sur la neutralité,
00:28:18le fonctionnement,
00:28:19le financement
00:28:19de l'audiovisuel public
00:28:20qui doivent décider
00:28:21si le rapport établi
00:28:23par Charles Lalonde
00:28:23sera publié,
00:28:24rendu public ou non.
00:28:26L'essuie de vote
00:28:26et c'est l'objet
00:28:27de notre discussion
00:28:28depuis une grosse demi-heure
00:28:29maintenant
00:28:29est particulièrement incertaine.
00:28:31Un point encore une fois
00:28:33à l'Assemblée nationale
00:28:33avec Dunia Tengour.
00:28:34Dunia,
00:28:35parce que les choses évoluent
00:28:37ces dernières minutes
00:28:38avec un premier vote.
00:28:40Les vidéos,
00:28:41puisqu'il y a deux votes
00:28:42aujourd'hui,
00:28:43les vidéos des auditions
00:28:45seront toujours visibles.
00:28:47C'est la première information
00:28:48qu'on peut tirer
00:28:49de cette commission.
00:28:52Oui, c'est cela Julien.
00:28:54Selon les informations
00:28:55qu'on a pu obtenir,
00:28:57le président a proposé
00:28:58d'abord un premier vote
00:28:59surprise pour
00:29:00ou contre la diffusion
00:29:01des vidéos d'audition
00:29:02de la commission.
00:29:04On nous dit que les débats
00:29:05ont été très vifs
00:29:06et les députés
00:29:06auraient voté pour.
00:29:07Voilà pour la première information
00:29:09maintenant.
00:29:09C'est le rapporteur
00:29:11Charles Lalonde
00:29:11qui est en train
00:29:12de présenter
00:29:12ses propos liminaires
00:29:14de son rapport.
00:29:16On sait que la publication
00:29:18divise au sein
00:29:19des députés
00:29:20qui constituent
00:29:21cette commission.
00:29:21vous avez d'un côté
00:29:22la gauche
00:29:23qui s'oppose
00:29:24à la publication
00:29:24d'un rapport
00:29:25qu'ils considèrent
00:29:26comme étant à charge
00:29:28et qui ne respecte pas
00:29:29l'aspect collégial
00:29:31d'une commission d'enquête.
00:29:32Voilà pour la gauche.
00:29:33Et de l'autre côté,
00:29:34vous avez d'autres députés
00:29:35qui réclament
00:29:36la transparence,
00:29:37estimant que les Français
00:29:38ont le droit
00:29:38de connaître
00:29:39les conclusions
00:29:40sur le fonctionnement
00:29:41et le financement
00:29:42des médias publics.
00:29:43Vous avez beaucoup
00:29:44d'opposition,
00:29:45de débat.
00:29:46En tout cas,
00:29:47la question n'est pas
00:29:48tranchée sur la publication
00:29:49de ce rapport
00:29:50et c'est ça
00:29:51qui est en train
00:29:52d'avoir lieu
00:29:53en ce moment.
00:29:54Derrière ce vote,
00:29:55c'est l'enjeu clé,
00:29:56c'est la confiance
00:29:56dans l'audiovisuel public
00:29:58mais aussi une autre question
00:29:59qui va sûrement faire débat,
00:30:00c'est la question
00:30:01de la pluralité,
00:30:02cher Julien.
00:30:03Merci beaucoup,
00:30:04Dounia.
00:30:04Et encore une fois,
00:30:05vous êtes notre fil rouge.
00:30:06On revient vous voir
00:30:07à chaque évolution
00:30:08de ce vote
00:30:09et de cette commission.
00:30:10C'est 31 députés
00:30:11réunis autour
00:30:13du président Patrius
00:30:15et du rapport
00:30:16Patrier-Lettus
00:30:17et du...
00:30:18C'est vrai que j'ai du mal
00:30:18avec les noms aujourd'hui
00:30:19et du rapporteur
00:30:21à l'oncle.
00:30:21C'est absurde
00:30:22ce qui est en train
00:30:22de se passer.
00:30:23Franchement,
00:30:24c'est totalement absurde,
00:30:26c'est à n'y rien comprendre.
00:30:27Donc ce qu'on nous explique
00:30:28aujourd'hui,
00:30:28c'est que des vidéos
00:30:29qu'on peut voir
00:30:29depuis des mois
00:30:30et qui sont disponibles
00:30:31sur à peu près
00:30:31toutes les plateformes,
00:30:32on va pouvoir continuer
00:30:33à les voir.
00:30:34Ok, c'est bien,
00:30:36c'est intéressant.
00:30:37Je suis profondément choqué
00:30:39par ce qui se passe
00:30:40parce que j'ai été
00:30:41longtemps député
00:30:42et très fier
00:30:42de cette fonction
00:30:43mais pas toujours
00:30:45formidable.
00:30:46À l'image
00:30:47les membres de la commission,
00:30:48les spectateurs.
00:30:49Mais quand même.
00:30:50C'est un tour
00:30:51de passe-passe.
00:30:52Quand on est député,
00:30:54on a une partie
00:30:56de la souveraineté nationale,
00:30:57on est fier
00:30:58de la représenter.
00:30:59La dernière chose
00:30:59qu'on fait
00:30:59quand on est député,
00:31:00c'est de couper
00:31:01la parole aux voisins.
00:31:03Ça, c'est pas possible.
00:31:04De couper les moyens
00:31:06d'information
00:31:06que le peuple
00:31:07nous a donnés,
00:31:08c'est impensable.
00:31:09Qu'on soit en désaccord
00:31:10avec les propositions
00:31:12du rapporteur,
00:31:12bien sûr.
00:31:13Mais à ce moment-là
00:31:14qu'on l'écrive,
00:31:15on dise pourquoi
00:31:16c'est publié
00:31:17et le débat démocratique
00:31:19se fait.
00:31:20Mais interdire
00:31:22la publication
00:31:23d'un rapport,
00:31:23c'est quelque chose
00:31:24que je ne comprends pas.
00:31:25Ça s'est fait
00:31:26une seule fois.
00:31:27Bien entendu,
00:31:28c'était sur les syndicats,
00:31:29donc ça a déplacé
00:31:30là encore à la gauche.
00:31:31La gauche a bloqué
00:31:32la publication.
00:31:332011 avant la présidentielle
00:31:34de 2012.
00:31:34Voilà.
00:31:35De 2011
00:31:36sur la réforme des syndicats.
00:31:38C'est pourtant assez simple,
00:31:39Pierre.
00:31:40Vous avez un système
00:31:40médiatique et politique
00:31:41qui a besoin
00:31:42de se protéger.
00:31:44Ben voilà.
00:31:45Donc,
00:31:46à l'aune
00:31:46de ce postulat,
00:31:48tout est très clair
00:31:49en fait,
00:31:50Jacques Cardoz.
00:31:50Je pense que c'est
00:31:51un tour de passe-passe
00:31:52pour éviter le mot censure.
00:31:53Pour que sur les plateaux
00:31:54de télévision,
00:31:55on puisse dire
00:31:56ben non,
00:31:56on ne censure pas
00:31:57puisque les vidéos
00:31:58sont diffusées.
00:31:59D'ailleurs,
00:31:59vous les avez vues,
00:32:00tout est disponible,
00:32:01etc.
00:32:01Mais en réalité,
00:32:02ça cache une forme
00:32:03de censure
00:32:04puisque le papier,
00:32:06l'écrit lui-même
00:32:07et le rapport
00:32:07ne seraient pas archivés
00:32:09au sens où
00:32:10ils pourraient être
00:32:10consultables par la suite
00:32:12par des travaux parlementaires.
00:32:14Enfin bon,
00:32:14tout ça,
00:32:15personne ne comprend rien
00:32:16en fait
00:32:16parce qu'ils sont en train
00:32:17d'inventer quelque chose.
00:32:19C'est la première fois
00:32:19qu'on voit ça
00:32:20et on se dit
00:32:21ben ils ont quelque chose
00:32:22à cacher.
00:32:22Encore une fois,
00:32:23c'est un manque de transparence.
00:32:25Ça ne rend évidemment
00:32:26pas service
00:32:27aux services publics
00:32:28et puis...
00:32:28Et à la République.
00:32:30Évidemment pas à la République
00:32:31je pense que c'est quelque chose
00:32:32dont on va beaucoup parler
00:32:33parce que moi,
00:32:34juste après mon passage
00:32:35devant la commission d'enquête,
00:32:36j'ai été très frappé,
00:32:37vous disiez tout à l'heure
00:32:37qu'en termes d'audience,
00:32:39ça avait beaucoup pénétré
00:32:40la population française.
00:32:42Je crois qu'il y a une forme
00:32:43à travers cette discussion-là
00:32:45depuis six mois,
00:32:47une forme de bataille culturelle
00:32:48qui se joue.
00:32:49Complètement.
00:32:49Et vous avez tous les tenants
00:32:52de cet audiovisuel public-là
00:32:54parce que moi,
00:32:54je refuse qu'on dise
00:32:55que parce que j'ai critiqué,
00:32:57j'imagine que c'est la même chose
00:32:58pour toi, Nelson,
00:32:58que parce que l'on critique
00:33:00ou qu'on ose critiquer
00:33:01certains pans
00:33:01de l'audiovisuel public,
00:33:03on serait des anti-audiovisuel public.
00:33:05Moi, pas du tout.
00:33:06Moi, je suis pour
00:33:06un audiovisuel public.
00:33:07Mais au contraire,
00:33:07c'est parce que les Français
00:33:08tiennent à leur audiovisuel public
00:33:09qu'ils ont envie
00:33:10de le réformer.
00:33:10Et en revanche,
00:33:11je ne suis pas pour
00:33:12des biais idéologiques
00:33:13ou je ne suis pas pour
00:33:14que ce soit accaparé
00:33:15par les uns ou les autres.
00:33:16Non, je suis pour
00:33:17que l'audiovisuel appartienne
00:33:18à tous les Français.
00:33:20Je veux dire,
00:33:20moi, j'ai une référence historique
00:33:22qui vaut ce qu'elle vaut.
00:33:24En 1981,
00:33:25je suis le fils
00:33:26de Michel Cardoz
00:33:26qui a été journaliste
00:33:27communiste à l'Humanité.
00:33:28Non, mais vous allez voir,
00:33:29vous allez comprendre.
00:33:30En 1981,
00:33:31C'était l'ouverture
00:33:37vers les communistes précisément.
00:33:39En 1981,
00:33:40Mitterrand fait l'ouverture.
00:33:41Et à France Inter,
00:33:43on nomme quatre chroniqueurs
00:33:44le matin
00:33:45de 7h15 à 8h,
00:33:47quatre chroniqueurs
00:33:48qui défendent chacun
00:33:50PC, PS, UDF et RPR.
00:33:53Mon père en a fait partie.
00:33:55Vous voyez,
00:33:55ça, c'est une forme,
00:33:56je trouve...
00:33:56Ça s'appelle le pluralisme.
00:33:57Mais c'est une forme
00:33:58de pluralisme.
00:33:59Voilà comment ça a été
00:34:00géré à l'époque.
00:34:01J'ai l'impression qu'en fait,
00:34:02on revient en arrière.
00:34:03On n'est plus capable
00:34:04de ça aujourd'hui.
00:34:05Mais évidemment que la neutralité
00:34:06dans le service public,
00:34:07elle n'existe pas.
00:34:08Évidemment que c'est impossible
00:34:09à atteindre.
00:34:10C'est journalistiquement
00:34:11extrêmement complexe.
00:34:12Mais en revanche,
00:34:13il est question
00:34:14d'une certaine honnêteté
00:34:15intellectuelle finalement.
00:34:17Il est question
00:34:17de donner le change
00:34:19à à peu près tout le monde.
00:34:21Moi, j'ai plein d'exemples
00:34:22à donner.
00:34:23Ça a existé
00:34:23avant la période
00:34:25que l'on connaît aujourd'hui.
00:34:26dont Charles Aloncle
00:34:27est diabolisé
00:34:28depuis des mois.
00:34:29Les procès
00:34:29en trumpisme
00:34:30qui sont faits
00:34:31par tous les politiques
00:34:32ce matin à gauche.
00:34:33D'ailleurs,
00:34:33on en entendra d'autres.
00:34:34On a Boris Vallaud
00:34:35à vous faire entendre.
00:34:36Je crois qu'on a...
00:34:37C'est M. Saint-Toul
00:34:38qu'on a
00:34:39et qu'on entendra
00:34:39tout à l'heure également.
00:34:40Écoutons quelques Français.
00:34:41Nelson,
00:34:42je sais que vous voulez réagir.
00:34:42On continue notre tour de table.
00:34:44Quelques Français
00:34:44à qui on a posé la question.
00:34:46Faut-il que ce rapport
00:34:47soit publié ?
00:34:48Qu'en dites-vous ?
00:34:49C'est important
00:34:50parce que c'est des informations
00:34:51quand même
00:34:51qui nous concernent tous.
00:34:53C'est l'audiovisuel,
00:34:53c'est nous qui payons
00:34:54pour ce genre de choses.
00:34:56Donc oui, c'est important.
00:34:57Je pense que quand il y a
00:34:58des rapports qui sont faits
00:34:59comme ça,
00:34:59c'est important
00:35:00qu'ils soient rendus publics.
00:35:01De toute façon,
00:35:02moi, ça ne me regarde pas
00:35:03forcément d'une façon
00:35:04très importante.
00:35:05Mais je trouve que
00:35:06quand il y a des rapports
00:35:07qui sont faits,
00:35:07on doit les connaître.
00:35:08C'est important pour nous.
00:35:10C'est important
00:35:10quand il y a de l'argent
00:35:10qui est en jeu.
00:35:11On a besoin d'être au courant
00:35:13parce que la vie maintenant
00:35:14est très chère
00:35:15et on est obligé,
00:35:16nous, contribuables,
00:35:18de faire des gros sacrifices.
00:35:19On va connaître la vérité
00:35:20de ce qui se passe
00:35:22sur les Français Télévés
00:35:23et tous les audiovisuels.
00:35:25Il y a beaucoup de dérives
00:35:27et c'est toujours du même côté
00:35:28qu'on les fait apparaître.
00:35:29Donc je crois
00:35:30que c'est très important
00:35:31que les Français
00:35:32soient vraiment au courant
00:35:33de ce qui se passe.
00:35:35Ça serait une péripétie
00:35:36de plus dans la vie
00:35:37de cette commission
00:35:38dont il est vrai
00:35:39que le déroulé
00:35:40a été un peu...
00:35:41Enfin, le déroulé
00:35:42des travaux
00:35:42a été un peu bizarre.
00:35:44Mais à partir du moment
00:35:45où elle existe
00:35:46et où le rapport existe,
00:35:48oui, je pense
00:35:49qu'il est préférable
00:35:49de le publier.
00:35:50Et on verra les critiques
00:35:52qui seront faites
00:35:52le cas échéant
00:35:53sur ce rapport.
00:35:54Voilà.
00:35:55Ça me paraît évident
00:35:57sachant que des rapports,
00:35:58on en a des tonnes
00:35:59dans tous les domaines
00:36:00et qu'on en parle
00:36:02six mois,
00:36:03un an après.
00:36:04Enfin,
00:36:05je souhaite ardemment
00:36:06que ce rapport
00:36:08soit publié, évidemment.
00:36:11Ils sont en train
00:36:11de débattre,
00:36:12savoir à quelle station
00:36:13de métro...
00:36:13Je crois avoir vu Boissière,
00:36:14si vous voulez tout savoir.
00:36:15Mais peu importe.
00:36:17Finalement,
00:36:18Nelson,
00:36:19non mais n'importe quoi.
00:36:20Finalement,
00:36:21ce que l'on retiendra
00:36:22et l'essentiel
00:36:23est-il dans ce vote
00:36:24aujourd'hui
00:36:25où finalement,
00:36:26ce que l'on voit
00:36:27et ce que l'on entend
00:36:28des Français,
00:36:28c'est que...
00:36:29Et en effet,
00:36:29on l'a dit tout à l'heure,
00:36:30ils ont vu pendant des mois
00:36:31les vidéos,
00:36:32des auditions.
00:36:33Ils ont compris
00:36:33ce qui se passait.
00:36:35Ce qu'il fallait être...
00:36:36Ce qu'ils devaient voir,
00:36:37ils l'ont vu.
00:36:38Et les conclusions,
00:36:39ils les ont faites eux-mêmes,
00:36:40les Français
00:36:40qui nous regardent.
00:36:42Très brièvement,
00:36:43si vous le permettez.
00:36:44Allez-y, Nesson.
00:36:44Non, sur le nom,
00:36:45dans l'audiovisuel,
00:36:46c'est Nelson Monfort,
00:36:47mais le son moins fort.
00:36:48Oui.
00:36:49Je serai bref.
00:36:50J'ai écouté.
00:36:51J'ai écouté.
00:36:52C'est vrai,
00:36:52c'est le son nom
00:36:53qu'on m'a donné une fois pour toutes.
00:36:54Si vous en avez un autre,
00:36:55je suis croire.
00:36:56Mais non,
00:36:57j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt
00:36:58ce que disait Pierre Lelouch,
00:36:59qui a été donc
00:37:00de la représentation nationale
00:37:01pendant 25 ans.
00:37:02Je veux dire,
00:37:03là,
00:37:04ça paraît unanime.
00:37:05Je veux dire,
00:37:05ça paraît unanime.
00:37:089 Français sur 10
00:37:10sont pour la publication
00:37:12de ce rapport.
00:37:13Et la représentation nationale,
00:37:15du moins 31 d'entre eux,
00:37:16ne semble pas partager cet avis.
00:37:18Alors,
00:37:18c'est là où il me semble
00:37:19qu'il y a un hiatus terrible.
00:37:21Au moins une vingtaine,
00:37:21parce que je pense
00:37:21que les 10 députés affiliés
00:37:22à droite dans cette commission,
00:37:24eux,
00:37:24vont voter pour.
00:37:25Non,
00:37:26même pas.
00:37:26Vous avez un doute aujourd'hui
00:37:28sur est-ce que,
00:37:29par exemple,
00:37:29les deux députés LR
00:37:30vont voter ou vont s'appeler.
00:37:31Ah oui,
00:37:32alors ça va encore plus loin
00:37:32que ce que j'imaginais.
00:37:33Pardon, Nesson,
00:37:34de vous avoir fait un cul.
00:37:34C'est ce que je disais.
00:37:35Et pour avoir passé,
00:37:36effectivement,
00:37:37une trentaine d'années
00:37:38comme Jacques,
00:37:39d'ailleurs,
00:37:39dans cette maison,
00:37:41je suis intimement persuadé
00:37:42qu'un grand nombre
00:37:43de collaborateurs
00:37:44de France Télévisions
00:37:45ne verraient pas d'inconvénients
00:37:46à ce que ce rapport soit publié.
00:37:47Et bien sûr.
00:37:47Parce que,
00:37:48je retiens ce que vous avez dit
00:37:49en tout début de l'émission,
00:37:50Julien,
00:37:51contre-productif,
00:37:52là nous sommes en plein dedans.
00:37:53Parce que contre-productif,
00:37:54ne pas publier,
00:37:55ça veut dire,
00:37:55bon,
00:37:55ça a déjà été dit dix fois,
00:37:57mais qu'on aurait peut-être
00:37:58quelque chose à cacher.
00:37:59Je me permets cette parenthèse,
00:38:00Nelson,
00:38:00parce que ces derniers jours,
00:38:03quand la commission s'est terminée,
00:38:05et c'est dans l'interview
00:38:07que vous avez faite,
00:38:07Jules de Charles-Halloncle,
00:38:09le rapporteur qui dit
00:38:11qu'il y a encore des zones d'ombre,
00:38:13il y a des choses
00:38:13qui n'ont pas été dites,
00:38:15il y a des salariés
00:38:15à France Télévisions
00:38:16qui auraient aimé parler
00:38:17et qui ne le font pas
00:38:18parce qu'ils ont peur,
00:38:19parce qu'évidemment
00:38:20qu'il y a une chape de plomb,
00:38:21qu'on veut conserver son emploi.
00:38:2330 années passées à France Télé,
00:38:2527 années passées à France Télé
00:38:26de l'autre côté
00:38:27avec Jacques Cardoz.
00:38:28Est-ce que vous pouvez témoigner
00:38:29de gens, en effet,
00:38:31de votre quotidien
00:38:32dans le service public
00:38:34avec des moments
00:38:35où vous vous dites
00:38:35bon, là,
00:38:36il vaut mieux que je reste dans le rang,
00:38:37il vaut mieux que je me taise,
00:38:38il vaut mieux que je la ferme,
00:38:39pardonnez-moi.
00:38:39Je vous réponds très honnêtement,
00:38:40de toute façon,
00:38:41je suis ici
00:38:41pour être le plus honnête,
00:38:43être totalement honnête
00:38:44et transparent.
00:38:45Moi,
00:38:45j'étais donc salarié
00:38:46de France Télévisions
00:38:47au service des sports
00:38:48de France Télévisions
00:38:50dont je suis extrêmement fier,
00:38:51on était le plus grand terrain de sport,
00:38:52donc je suis extrêmement fier
00:38:53et je n'ai jamais été membre
00:38:55ni d'une société de production
00:38:56quelle qu'elle soit, etc.
00:38:58J'ai travaillé la plupart du temps,
00:38:59peut-être pas tout le temps,
00:39:00mais la plupart du temps
00:39:01avec des caméramens
00:39:02et cadreurs
00:39:03qui font partie
00:39:03de France Télévisions
00:39:04dont la compétence
00:39:06est absolument totale,
00:39:07donc je suis très, très à l'aise
00:39:08pour vous parler de ça.
00:39:09Il n'y a pas trop
00:39:10d'externalisation dans le sport ?
00:39:12Non,
00:39:13pour une simple raison,
00:39:14c'est que les quarts de production
00:39:17coûtent extrêmement cher,
00:39:18extrêmement cher
00:39:18et pour des plaques,
00:39:20il va y avoir dans un mois
00:39:20la tournée de tennis
00:39:21de Roland-Garros,
00:39:22bon,
00:39:23même si là,
00:39:24ce n'est pas tout à fait
00:39:25un bon exemple
00:39:25parce que maintenant,
00:39:25nous ne faisons plus
00:39:26que l'habillage,
00:39:27mais ça,
00:39:27c'est une décision
00:39:29supranationale.
00:39:30Dans des événements
00:39:31comme, je ne sais pas,
00:39:32le course cycliste Paris-Roubaix
00:39:34qui a eu lieu
00:39:35il y a quelques semaines,
00:39:36etc.,
00:39:36nous produisons,
00:39:37maintenant,
00:39:38je dois parler au passé,
00:39:39mais nous produisions
00:39:40et donc France Télévisions
00:39:41continue à produire.
00:39:43Il ne s'agit pas
00:39:43de mettre tout le monde
00:39:44dans le même sac.
00:39:44Est-ce que vous l'avez vu ?
00:39:46Est-ce que vous avez assisté
00:39:47à des scènes ?
00:39:48Personnellement,
00:39:49non,
00:39:49Jacques a peut-être
00:39:50d'autres informations,
00:39:51mais personnellement,
00:39:52je n'ai jamais,
00:39:52mais en tout cas,
00:39:53je n'ai pas été convié
00:39:54ou convié ou invité.
00:39:55Je n'aime pas trop
00:39:56le mot convoqué,
00:39:57d'ailleurs,
00:39:58devant cette commission.
00:40:00Si je l'avais été,
00:40:00j'aurais dit exactement
00:40:01ce que je suis en train
00:40:02de vous dire aujourd'hui.
00:40:03Mais j'insiste sur le fait
00:40:04que je suis persuadé
00:40:05que beaucoup de personnes
00:40:07de France Télévisions
00:40:08qui sont encore des amis
00:40:10auraient souhaité...
00:40:11Là, pour l'instant,
00:40:12ce n'est pas fait.
00:40:13Ce n'est pas fait.
00:40:14Ce n'est pas fait.
00:40:14Mais on le saura
00:40:15dans les prochaines minutes.
00:40:16Voilà.
00:40:16Et on le suivra en épreuve.
00:40:17On souhaiterait
00:40:18la publication de ce rapport.
00:40:20Je vais poser la même question
00:40:20à Jacques.
00:40:22Du haut de vos 27 ans
00:40:23d'expérience au service
00:40:24public,
00:40:24d'ailleurs,
00:40:25vous avez témoigné
00:40:25dans cette commission,
00:40:26donc il ne s'agit pas
00:40:26de vous faire sortir
00:40:27un scoop quelconque,
00:40:29Jacques.
00:40:29Mais cette culture du non-dit,
00:40:32cette peur peut-être
00:40:32de dire les choses,
00:40:33vous y avez fait face ou pas ?
00:40:35Non, mais il y a...
00:40:37D'abord,
00:40:38pour rebondir
00:40:39sur ce que dit Nelson
00:40:40et qui est très important,
00:40:41c'est qu'il ne faudrait pas
00:40:42donner le sentiment
00:40:43que tous les salariés
00:40:45de France Télévisions
00:40:45sont absolument derrière
00:40:47le discours de Delphine Ernot.
00:40:49Il y a beaucoup de gens
00:40:50à France Télévisions
00:40:50qui aimeraient bien...
00:40:51Il y a 15 000 salariés.
00:40:53Évidemment,
00:40:53vous avez 9 000 salariés...
00:40:55À France Télé.
00:40:56À France Télé.
00:40:57Je parle uniquement
00:40:57de France Télé.
00:40:58Vous avez une rédaction
00:40:59de plusieurs centaines
00:41:00de personnes.
00:41:01Moi, ce dont je peux témoigner,
00:41:04c'est qu'il y a eu
00:41:04certains biais,
00:41:05je les ai racontés,
00:41:06j'ai raconté
00:41:06quelques anecdotes,
00:41:08mais c'est qu'à partir du moment
00:41:10où vous avez des gens
00:41:11au-dessus de vous
00:41:13qui ont tendance
00:41:14à programmer des émissions,
00:41:16si on prend l'écologie,
00:41:18extrêmement militantes,
00:41:19il est difficile ensuite,
00:41:20et ça,
00:41:21ce sont des témoignages
00:41:21de rédacteurs en chef,
00:41:22ce n'est pas moi
00:41:23qui vous le dit,
00:41:24c'est extrêmement difficile
00:41:25ensuite de vouloir
00:41:26aller à l'encontre
00:41:27d'un discours
00:41:28qui est par ailleurs défendu
00:41:29dans le cadre
00:41:31de certains programmes.
00:41:32Donc, si vous voulez,
00:41:34ça, ça participe
00:41:35du biais déjà.
00:41:36Mais au-delà de ça,
00:41:38vous avez par exemple
00:41:39Slash,
00:41:39qui est un support numérique
00:41:42dont on a beaucoup parlé
00:41:43durant cette commission d'enquête,
00:41:44et Charles Aloncle
00:41:45a fait un travail remarquable
00:41:46où il est allé chercher
00:41:47un certain nombre de postes
00:41:48qui ont pu poser problème,
00:41:50mais sans même rentrer
00:41:51dans l'histoire
00:41:52de qui a raison,
00:41:53qui a tort
00:41:53sur le contenu,
00:41:54cette Slash
00:41:56n'appartient pas
00:41:58à l'information.
00:41:59C'est-à-dire qu'en fait,
00:42:00vous avez une colonne vertébrale
00:42:02qui dépend directement
00:42:03des programmes.
00:42:04Rien que ça,
00:42:04si vous voulez,
00:42:05ce sont des questions
00:42:05dont on devrait pouvoir débattre
00:42:07et qui intéressent
00:42:08les journalistes
00:42:09de France Télévisions.
00:42:10Pourquoi est-ce que Slash
00:42:11n'a...
00:42:12Mais de le dire,
00:42:12c'est d'être le nouveau Trump
00:42:13qui veut faire main-bas
00:42:16sur l'audiovisuel public.
00:42:17Juste, on entend
00:42:18Véronique Besse
00:42:18qui est députée
00:42:19non inscrite
00:42:21de Vendée,
00:42:22qui participe
00:42:23à cette commission
00:42:23et qui annonce
00:42:24qu'elle votera
00:42:24pour la publication
00:42:25du rapport.
00:42:26Regardez, écoutez.
00:42:28Je voterai pour le rapport,
00:42:30bien sûr,
00:42:31puisqu'il a été mené
00:42:34de main de maître
00:42:35par Charles Aloncle,
00:42:36qui est une personne
00:42:37qui a été très déterminée
00:42:38à mener les débats.
00:42:39Et puis surtout,
00:42:40parce que les Français
00:42:42ont le droit de savoir
00:42:42où valent leur argent.
00:42:43Il y a quand même
00:42:44des dérives budgétaires
00:42:45qui ont été pointées du doigt.
00:42:47Et donc, c'est normal,
00:42:49surtout par les temps
00:42:50qui courent,
00:42:51c'est normal que les Français
00:42:52sachent toute la vérité
00:42:54sur l'audiovisuel public.
00:42:56Et croyez-moi,
00:42:56il y a des choses
00:42:57qui ont été découvertes
00:42:58et rien ne sera plus
00:42:59comme avant
00:43:00avec ce rapport.
00:43:01Sauf s'il est mis
00:43:02sous le tapis
00:43:03Jules Torres.
00:43:04Il y a eu des fuites
00:43:04ce week-end
00:43:05dont on a beaucoup parlé.
00:43:06Avec des fausses informations
00:43:06qui sont diffusées
00:43:07dans toute la presse, d'ailleurs.
00:43:08Vous dites ?
00:43:08Avec des fausses informations
00:43:09qui sont diffusées
00:43:10dans toute la presse.
00:43:11En tout cas,
00:43:11sur ce que préconiserait
00:43:14le rapporteur Aloncle.
00:43:15Donc, on ne va pas
00:43:16s'éterniser sur ce qu'il préconiserait
00:43:17puisque pour l'instant,
00:43:18a priori,
00:43:19ce sont des fake news.
00:43:20C'est vraiment
00:43:20une méthode soviétique.
00:43:22Il faut quand même
00:43:22prendre la mesure
00:43:23de ce que ça veut dire,
00:43:24ces manipulations.
00:43:25Les actions dans les journaux,
00:43:27la distribution de...
00:43:27C'est les députés de gauche,
00:43:28c'est les débuts.
00:43:29Il y a un moment,
00:43:29il ne faut pas avoir fait l'ENA
00:43:30pour comprendre.
00:43:31Le jour même du vote,
00:43:32je n'ai jamais vu ça.
00:43:34Il y a une polarisation.
00:43:35Manœuvre grossière
00:43:36pour Charles Aloncle,
00:43:36diffusion de fake news
00:43:37pour discréditer le rapport,
00:43:38justifie ainsi
00:43:39un vote défavorable lundi.
00:43:41Vous y avez vu,
00:43:42vous aussi,
00:43:42alors qu'on continue
00:43:43de lire Charles Aloncle.
00:43:45Jules,
00:43:45un moyen de faire monter
00:43:46la pression
00:43:47avant ce vote du jour.
00:43:48Moi,
00:43:48ce qui me choque le plus,
00:43:49je vais vous dire,
00:43:50et on fait la pause
00:43:51dans une minute,
00:43:51on va continuer à en parler,
00:43:53mais c'est qu'il n'y a pas eu
00:43:55un mot ce week-end
00:43:56de la présidente
00:43:56de l'Assemblée nationale.
00:43:58Ça,
00:43:58en revanche,
00:43:59je trouve ça un petit peu fort.
00:44:01La dernière fois
00:44:02qu'elle a dit un mot
00:44:02sur cette commission d'enquête,
00:44:03c'était pour aller
00:44:04sur France Inter,
00:44:05je me souviens très bien,
00:44:06c'était un mercredi,
00:44:09pour dénoncer,
00:44:10critiquer le rapporteur
00:44:11Charles Aloncle
00:44:11qui devait auditionner
00:44:13l'après-midi,
00:44:14Sibyl Veil,
00:44:15la patronne de France Inter.
00:44:16Donc c'est vrai
00:44:17que c'est un petit peu curieux,
00:44:17mais pourquoi ils veulent
00:44:18que ce rapport
00:44:19ne soit pas divulgué ?
00:44:21Parce que dedans,
00:44:21il y a des révélations
00:44:22et en réalité,
00:44:23ils ne veulent pas
00:44:23qu'un certain nombre
00:44:23de révélations
00:44:24soient adossées
00:44:26du sceau république française.
00:44:27Quand vous avez
00:44:28le cadre de Mme Daré Grand
00:44:29qui est directrice
00:44:31de France 5
00:44:32qui donne un certain nombre
00:44:33de contrats
00:44:34extrêmement juteux
00:44:35à MediaOne
00:44:36et à Together
00:44:36qui sont des sociétés
00:44:37de production,
00:44:38qu'ensuite,
00:44:39elle est débarquée
00:44:39de France 5
00:44:40avec 400 000 euros
00:44:41d'indemnités
00:44:42et qu'elle rejoint
00:44:43ces mêmes sociétés
00:44:44de production.
00:44:44Ça pose la question
00:44:45d'un conflit d'intérêt.
00:44:47Et qui est le patron ?
00:44:49C'est qui le patron ?
00:44:51C'est qui le patron ?
00:44:52C'est M. Pigasse.
00:44:53On en parle.
00:44:54La photo avec François Hollande
00:44:55et François Hollande.
00:44:56C'est quand même ça l'histoire.
00:44:57Si vous voulez revenir
00:44:58la semaine prochaine,
00:44:58il faut qu'on relance
00:44:59tout de suite.
00:45:00A tout de suite.
00:45:01On se retrouve à 16h
00:45:02et on continue.
00:45:03Il est 16h,
00:45:04on poursuit nos discussions
00:45:05et en direct
00:45:05de l'Assemblée nationale
00:45:06pour commenter ce vote
00:45:09autour de la commission
00:45:10sur l'audiovisuel public
00:45:11et la publication ou non
00:45:12du rapport Charles Alonc.
00:45:13La 16h pile d'abord.
00:45:14Un passage par l'actu.
00:45:15Audrey Bertheau,
00:45:16l'essentiel en une minute.
00:45:17Emmanuel Macron
00:45:18est en déplacement
00:45:19en Ariège et en Andorre.
00:45:20Un déplacement placé
00:45:21sous le signe
00:45:22de la réindustrialisation
00:45:23et de la santé.
00:45:24Selon une tradition
00:45:25lancée par Charles de Gaulle,
00:45:26chaque président
00:45:27doit se rendre en Andorre
00:45:28pendant son mandat.
00:45:29Emmanuel Macron
00:45:30l'avait déjà fait en 2019.
00:45:31Il avait évoqué
00:45:32l'avortement
00:45:33puisque je rappelle
00:45:34que la principauté
00:45:35est avec le Vatican,
00:45:37le seul État en Europe
00:45:38à interdire totalement
00:45:39l'interruption volontaire
00:45:40de grossesse.
00:45:41Plusieurs actions
00:45:42de blocage
00:45:43de prison
00:45:43sont en cours
00:45:44pour dénoncer
00:45:45la surpopulation carcérale.
00:45:47À midi,
00:45:4722% des établissements
00:45:49étaient bloqués.
00:45:50Surveillants
00:45:50comme directeurs
00:45:51de prison
00:45:51alertent depuis des mois
00:45:53sur un système pénitentiaire
00:45:54au bord de l'explosion.
00:45:56Fin janvier,
00:45:57le Conseil de l'Europe
00:45:57avait dénoncé
00:45:58l'état
00:45:59des prisons françaises
00:46:01surpeuplées
00:46:02et souvent insalubrent.
00:46:03Et puis Gabriel Attal,
00:46:04ancien Premier ministre
00:46:05et chef des députés
00:46:06Ensemble pour la République,
00:46:08était l'invité
00:46:08de la grande interview
00:46:10C News et Europe 1
00:46:10ce matin.
00:46:11Au micro de Laurence Ferrari,
00:46:13il déplore le recul
00:46:14du gouvernement
00:46:14sur la possibilité
00:46:15de laisser des salariés
00:46:17de commerce de bouche
00:46:18travailler le 1er mai.
00:46:19Ils ont cédé
00:46:20face à la CGT,
00:46:21face à des partis de gauche,
00:46:22a expliqué Gabriel Attal.
00:46:24Merci beaucoup.
00:46:25On se retrouve tout à l'heure
00:46:27pour un nouveau point
00:46:28sur l'actualité.
00:46:29Elodie Huchard,
00:46:30Pierre Lelouch,
00:46:30Jacques Cardoz,
00:46:31Nelson Montfort
00:46:32et Jules Torres
00:46:33pour continuer
00:46:34d'évoquer cette actualité
00:46:35qui nous amène
00:46:36à l'Assemblée nationale
00:46:37où on va d'ailleurs
00:46:38retrouver Dunia Tengour
00:46:39tout de suite.
00:46:41Rebonjour,
00:46:41cher Dunia,
00:46:42qui suit pour nous
00:46:43ce vote
00:46:43de la commission
00:46:44des 31 députés
00:46:45de la commission
00:46:46sur l'audiovisuel
00:46:47pour la publication
00:46:47ou non
00:46:48du rapport à l'oncle
00:46:50après des centaines
00:46:51d'heures d'audition.
00:46:52D'ailleurs,
00:46:53ce que l'on apprend,
00:46:53c'est la première information
00:46:54de la journée,
00:46:55les fameuses 200 heures
00:46:57d'audition par vidéo
00:46:59seront toujours accessibles
00:47:00un premier vote
00:47:01a eu lieu
00:47:02ces dernières minutes.
00:47:05Oui,
00:47:05c'est bien cela,
00:47:06Julien,
00:47:07les débats se poursuivent
00:47:08ici à l'Assemblée nationale.
00:47:09Alors,
00:47:09vous l'avez dit,
00:47:10il y a eu tout d'abord
00:47:10ce premier vote
00:47:11au sujet de la diffusion
00:47:12des vidéos d'audition
00:47:14de la commission.
00:47:15Les débats,
00:47:16on nous a dit
00:47:16qu'ils ont été très vifs
00:47:18et les députés
00:47:19ont voté
00:47:19pour leur maintien.
00:47:20Maintenant,
00:47:21c'est la question
00:47:21du rapport,
00:47:22celle qui est scrutée,
00:47:24le rapport de Charles Alonc
00:47:25et surtout
00:47:26de sa publication
00:47:27qui doivent être tranchées.
00:47:28Alors là,
00:47:29ce qu'on apprend,
00:47:30c'est que le rapporteur
00:47:31a terminé
00:47:32de présenter
00:47:33ses propos liminaires
00:47:34et maintenant,
00:47:35chaque groupe politique
00:47:36exposera sa position.
00:47:38Pourquoi ?
00:47:39Il va se positionner
00:47:41sur la publication
00:47:42ou non
00:47:43de ce rapport.
00:47:44Alors,
00:47:44du côté de LFI
00:47:45et des écologistes,
00:47:45il n'y a pas vraiment
00:47:46de surprise.
00:47:46Ils l'ont annoncé ce matin.
00:47:48Ce sera un non.
00:47:49Le groupe Ensemble
00:47:50pour la République,
00:47:51quant à lui,
00:47:51s'abstient.
00:47:52Les résultats s'annoncent,
00:47:53je vais vous le dire,
00:47:54Julien,
00:47:54très serrés.
00:47:56La gauche dénonce
00:47:56un rapport à charge
00:47:58tandis que certains députés
00:48:00issus de la droite,
00:48:00eux,
00:48:01réclament la transparence.
00:48:02Vous voyez,
00:48:03c'est très divisé
00:48:03ici à l'Assemblée nationale.
00:48:05En tout cas,
00:48:05une chose est sûre,
00:48:06c'est quel que soit
00:48:07le résultat,
00:48:08la publication ou non
00:48:09de ce rapport
00:48:10de Charles Alonc
00:48:11risque de faire
00:48:11beaucoup parler
00:48:12ici à l'Assemblée nationale
00:48:14mais aussi à l'extérieur.
00:48:16Merci beaucoup,
00:48:17chère Dunia Tengou,
00:48:17alors que c'est
00:48:18ces photos des députés
00:48:19membres de cette commission
00:48:21qui défilent
00:48:22sous vos yeux.
00:48:22Charles Alonc,
00:48:22le rapporteur
00:48:23qui, il y a moins d'une heure,
00:48:24publie ce commentaire
00:48:25sur le réseau X
00:48:26à quelques minutes du vote.
00:48:27Lisez avec moi.
00:48:28Certains députés
00:48:29tentent d'imposer
00:48:30leurs conditions
00:48:30par le chantage
00:48:31au mépris de révélations
00:48:32accablantes
00:48:33sur le fonctionnement,
00:48:34le financement
00:48:34et la neutralité
00:48:35de l'audiovisuel public.
00:48:36Six mois de travail,
00:48:3767 auditions,
00:48:38250 personnes entendues,
00:48:40400 pages de rapport,
00:48:4180 recommandations.
00:48:42Tout cela pourrait être
00:48:43réduit à néant
00:48:44si le rapport
00:48:44n'est pas adopté.
00:48:45J'appelle,
00:48:46dit-il enfin,
00:48:47tous les députés
00:48:47et membres de la commission
00:48:48à la responsabilité
00:48:49et voter pour la publication
00:48:51du rapport.
00:48:52On peut refaire un petit point
00:48:53peut-être Elodie
00:48:54aux téléspectateurs
00:48:55qui nous rejoignent
00:48:55que seulement à 16h.
00:48:5731 députés,
00:48:58je schématise très largement
00:49:0010 à droite,
00:49:0110 au centre,
00:49:0210 à gauche
00:49:03et ça pourrait se jouer
00:49:04à une voix près.
00:49:05Alors là,
00:49:06pour l'instant,
00:49:07selon les décomptes
00:49:07qu'on tient
00:49:09avec ce que nous disent
00:49:10les députés,
00:49:10effectivement,
00:49:11ça se joue
00:49:11à peu de choses près
00:49:12et d'autant plus
00:49:13que les députés
00:49:14sont en train
00:49:14de se scruter
00:49:15les uns les autres,
00:49:16c'est-à-dire que certains
00:49:17sont hésitants
00:49:18à savoir
00:49:19est-ce que le vote
00:49:20peut être déterminant,
00:49:21est-ce qu'ils vont faire pencher
00:49:22la balance du côté
00:49:23de l'adoption du rapport
00:49:24ou non ?
00:49:25Donc on voit bien aussi
00:49:26toute la stratégie
00:49:26qu'il y a derrière
00:49:27et le peu finalement
00:49:29de convictions en réalité
00:49:30dans le vote
00:49:31de ces députés.
00:49:32Ce sont plutôt
00:49:32des votes de groupe
00:49:33et à savoir que
00:49:34ce que je vous disais
00:49:35avant qu'on ne sache
00:49:36que les vidéos
00:49:37allaient bien être conservées,
00:49:38la tendance
00:49:38qui tenait la corde,
00:49:39c'était vraiment
00:49:40on maintient les vidéos
00:49:41et donc
00:49:43on enterre
00:49:43le rapport
00:49:44a priori.
00:49:45D'ailleurs,
00:49:45il n'y a pas besoin
00:49:45d'un vote
00:49:46pour maintenir les vidéos
00:49:47si le rapport
00:49:48est bien publié
00:49:49puisque ça aurait été
00:49:50automatique.
00:49:51Et pour revenir
00:49:51juste rapidement
00:49:51sur ce que disait
00:49:52justement Charles Aloncle
00:49:53sur toutes les fake news
00:49:55et toute la campagne
00:49:56contre lui,
00:49:57au moment même
00:49:57et c'est très intéressant,
00:49:59au moment même
00:49:59où à 14h30
00:50:00la commission a commencé,
00:50:02on découvre
00:50:03une interview
00:50:03du président de la commission,
00:50:04Jérémy Patrilettus
00:50:05dans Le Monde,
00:50:06parfaitement publié
00:50:07à la bonne heure
00:50:08et il en remet une couche
00:50:10sur Charles Aloncle.
00:50:11Il dit ceci,
00:50:11je reprends ces mots,
00:50:12a-t-il mené son travail ?
00:50:12Alors que lui,
00:50:13pardon de vous interrompre
00:50:14mais le président de la commission
00:50:15s'est dit favorable
00:50:16à la publication.
00:50:17Il s'est dit favorable
00:50:18à expliquer
00:50:18à quel point
00:50:19il fallait arrêter
00:50:20de gérer les choses
00:50:20dans les médias
00:50:21et bien les gérer
00:50:22dans la commission.
00:50:23Visiblement,
00:50:23il a changé d'avis,
00:50:24pourquoi pas ?
00:50:25A-t-il mené son travail
00:50:26en toute indépendance
00:50:27et impartialité ?
00:50:28D'où parle-t-il ?
00:50:29Il pose la question.
00:50:30Alors ça,
00:50:30on peut poser la question
00:50:31à n'importe quel député
00:50:32à chaque fois
00:50:32qu'il prend la parole
00:50:33à l'Assemblée
00:50:34et il va plus loin
00:50:35parce qu'évidemment,
00:50:36il rappelle qu'il est,
00:50:37je cite,
00:50:37le porte-parole
00:50:38d'un parti allié
00:50:39au Rassemblement National
00:50:40qui souhaite la privatisation
00:50:42de l'audiovisuel public,
00:50:43dit-il,
00:50:43alors que Charles Aloncle
00:50:44s'est déjà exprimé
00:50:45sur ce sujet
00:50:46et il va plus loin
00:50:46parce qu'il fait
00:50:47de la politique fiction
00:50:48le président de la commission.
00:50:49Il explique que si Marine Le Pen
00:50:51ou Jordan Bardella
00:50:52sont élus président
00:50:53ou président de la République,
00:50:54Charles Aloncle
00:50:55pourrait donc devenir
00:50:56ministre de la Culture
00:50:57et qu'aujourd'hui,
00:50:58il est en train de faire
00:50:59un rapport
00:51:00et je le lis
00:51:00et vous pourrez vérifier ça
00:51:01dans Le Monde
00:51:02si vous en avez besoin,
00:51:03je lis les mots.
00:51:04Donc il est en train d'expliquer
00:51:05que ce rapport
00:51:05qu'il fait aujourd'hui,
00:51:07c'est au cas où
00:51:07en 2027,
00:51:08il soit
00:51:09nous sur la culture,
00:51:10c'est dire à quel point
00:51:12on est en train
00:51:13d'aller extrêmement loin
00:51:14dans le délire.
00:51:16Je pense que je peux utiliser le terme.
00:51:17Ça va très loin.
00:51:17Je voudrais juste
00:51:18qu'on fasse une parenthèse
00:51:19et je vais me tourner aussi
00:51:20vers Pierre Lelouch
00:51:21pour qu'on décrypte d'abord
00:51:23les mots de Gabriel Attal
00:51:24ce matin
00:51:25parce que j'ai l'impression
00:51:25qu'il détient un petit peu
00:51:26la clé du vote,
00:51:27Gabriel Attal
00:51:27avec les centristes
00:51:29et en effet,
00:51:30il rappelait que les centristes
00:51:32vont s'abstenir de ce vote.
00:51:33Écoutez-le.
00:51:35Alors moi,
00:51:35je ne suis pas membre
00:51:35de la commission d'enquête
00:51:36donc je n'ai pas accès au rapport
00:51:37puisque vous connaissez
00:51:38les règles de l'Assemblée,
00:51:39c'est seulement les membres
00:51:40qui ont accès au rapport.
00:51:40Maintenant,
00:51:40j'ai des membres de mon groupe,
00:51:41ils se sont réunis hier
00:51:43et je crois qu'ils ont décidé
00:51:44de s'abstenir
00:51:45pour ne pas empêcher
00:51:46la publication du rapport
00:51:48sans pour autant cautionner,
00:51:50en tout cas valider
00:51:51le contenu du rapport
00:51:52avec lequel ils ont des désaccords.
00:51:53Le vote n'est pas uniquement
00:51:55Laurence Ferrari
00:51:55sur la publication du rapport.
00:51:57Le vote,
00:51:58c'est est-ce que vous adoptez
00:51:59le rapport
00:51:59y compris avec son contenu.
00:52:00Ils ont des désaccords
00:52:02sur le fond avec le rapport,
00:52:03ils ne veulent pas pour autant
00:52:04empêcher qu'il soit publié.
00:52:06Moi-même,
00:52:06je vais vous dire,
00:52:07je trouve ça très bizarre
00:52:08qu'il puisse y avoir
00:52:09six mois de commission d'enquête
00:52:10et qu'on bloque
00:52:10la publication d'un rapport.
00:52:12D'ailleurs,
00:52:12pour moi,
00:52:13il faudrait peut-être
00:52:13changer les règles à l'Assemblée
00:52:14pour que la publication
00:52:15soit automatique
00:52:16et que le vote soit clairement
00:52:17pour ou contre
00:52:18les conclusions du rapport.
00:52:19Je veux dire,
00:52:20Pierre,
00:52:20je n'ai rien compris
00:52:21de ce qu'il vient de dire.
00:52:21J'ai l'impression
00:52:22que M. Attal
00:52:22vient de dire en 40 secondes
00:52:24tout et son contraire.
00:52:25En revanche,
00:52:26je ne suis pas donneur
00:52:27de conseil,
00:52:28très loin de là,
00:52:29mais avant de penser
00:52:29à 2027,
00:52:30il devrait peut-être
00:52:30juste comprendre
00:52:31que les Français
00:52:33veulent la publication
00:52:34de ce rapport
00:52:34et qu'il n'y a pas besoin
00:52:35de passer par des tergiversations
00:52:38comme ils le font
00:52:39en ce moment.
00:52:39Pierre,
00:52:40un décryptage.
00:52:42De ce monsieur ?
00:52:43Pas de mépris.
00:52:45Non,
00:52:45je suis consterné
00:52:46par ce genre de truc.
00:52:48On voit bien
00:52:48qu'il y a zéro courage
00:52:52qu'est-ce qu'on attend
00:52:52d'un responsable politique ?
00:52:54Mais qu'est-ce qu'on attend ?
00:52:56Il peut se palader
00:52:57avec son truc
00:52:58« J'ai été Premier ministre
00:52:59donc maintenant
00:53:00je dois être président »,
00:53:01on s'en fout.
00:53:02Il cherche un job,
00:53:02ce n'est pas mon sujet.
00:53:04Ce qu'on attend
00:53:05d'un responsable politique,
00:53:07chef de parti,
00:53:08c'est qu'il prenne position.
00:53:10C'est une affaire grave.
00:53:11Le dieu visuel,
00:53:12c'est un vrai truc
00:53:13qui appartient à tous les Français.
00:53:13Vous avez compris sa position
00:53:14après 40 secondes de réponse ?
00:53:17Il a dit tout
00:53:18et le contraire de tout.
00:53:18Il a dit tout
00:53:19et le contraire de tout.
00:53:20En vérité,
00:53:21si on s'en tient
00:53:22au règlement
00:53:23de l'Assemblée nationale,
00:53:24pardon,
00:53:24j'ai les textes avec moi,
00:53:27il n'y a pas photo.
00:53:28Je ne sors jamais
00:53:29sans les textes.
00:53:30Oui, je ne sors
00:53:31jamais sans les textes.
00:53:32Je peux même vous donner
00:53:33les numéros d'articles.
00:53:34On vous croit.
00:53:35Qu'est-ce que dit
00:53:36le règlement de l'Assemblée ?
00:53:38Il dit,
00:53:39il explique comment
00:53:40s'est constitué,
00:53:40le bureau, etc.
00:53:42Et il dit
00:53:43qu'il ne parle pas
00:53:45d'une interdiction
00:53:46de publication.
00:53:47L'interdiction
00:53:48de publication
00:53:48vient d'un tout autre texte,
00:53:50une ordonnance
00:53:51de 1958
00:53:51après l'arrivée
00:53:52du général de Gaulle
00:53:53dans un tout autre climat.
00:53:55C'était la guerre d'Algérie
00:53:56et tout ça,
00:53:56ça ne s'applique pas.
00:53:57La réforme de 2009
00:53:59sous Sarkozy,
00:54:00maintenue en 2014,
00:54:02fait que l'opposition
00:54:02a un droit de tirage
00:54:04automatique
00:54:04sur n'importe quel sujet.
00:54:06Donc,
00:54:06la question de la publication
00:54:07ne se pose pas.
00:54:08La question d'être d'accord
00:54:10ou pas sur le fond,
00:54:11c'est très simple.
00:54:12Vous êtes député de l'opposition.
00:54:13D'ailleurs,
00:54:13c'est ce qu'il dit aussi,
00:54:15Gabriel Attal,
00:54:16qui aussi,
00:54:16si on n'est pas d'accord,
00:54:17on dit qu'on n'est pas d'accord.
00:54:18Rien n'empêche
00:54:19aux députés
00:54:20qui sont comptes
00:54:20de dire
00:54:21on ne partage pas
00:54:22les recommandations
00:54:23de M. Allong.
00:54:24Mais on n'interdit pas
00:54:26la publication.
00:54:27C'est là qu'elle embrouille,
00:54:28c'est là qu'est le scandale
00:54:29démocratique.
00:54:30C'est ça que je ne supporte pas.
00:54:32Et j'ai honte pour lui
00:54:33parce qu'il est quand même
00:54:34candidat à la président
00:54:35de la République.
00:54:36Je n'ai pas capable
00:54:37de dire ça.
00:54:38Je donne,
00:54:39mes députés
00:54:39feront ce qu'ils voudront
00:54:40mais le truc doit être publié.
00:54:42C'est un moindre des choses.
00:54:44Oui,
00:54:44ça manque un peu
00:54:45de courage politique
00:54:45cette affaire.
00:54:46Et on dira
00:54:47ce qu'on veut de la gauche
00:54:47mais au moins la gauche
00:54:49est droit dans ses bottes
00:54:50sur cette question du vote.
00:54:52Il en vient de la gauche.
00:54:52Il en vient.
00:54:53Oui, c'est vrai.
00:54:54Il en vient.
00:54:54C'est vrai, c'est vrai.
00:54:55Il était au cabinet de Touraine.
00:54:57Cette commission
00:54:58sous ingérence
00:54:59pour Boris Vallaud
00:55:00tout à l'heure
00:55:01lors de la conférence
00:55:02de presse de la gauche.
00:55:05Ce rapport
00:55:07ressemble
00:55:08en tout point
00:55:09à ce qu'a été
00:55:10la commission d'enquête
00:55:12elle-même
00:55:12dans la manière
00:55:13dont elle a été conduite.
00:55:15C'est-à-dire
00:55:16une commission d'enquête
00:55:17qui est faite
00:55:18de brutalisation
00:55:19d'un certain nombre
00:55:20de ceux
00:55:20qui sont auditionnés,
00:55:22de mensonges
00:55:24et de partis pris
00:55:27puisque c'est
00:55:28une commission d'enquête
00:55:29qui a essentiellement,
00:55:31exclusivement
00:55:32été conduite
00:55:32à charge
00:55:33ne laissant jamais
00:55:35en réalité
00:55:36l'espace
00:55:37pour un vrai débat
00:55:39contradictoire,
00:55:40respectueux
00:55:40des uns
00:55:41et des autres.
00:55:42On peut même ajouter
00:55:43d'ailleurs
00:55:44à la lecture
00:55:45de la presse
00:55:45ce matin
00:55:46que c'est
00:55:47assez largement
00:55:49une commission
00:55:50d'enquête
00:55:51sous influence.
00:55:53J'ai même envie de dire
00:55:54compte tenu des méthodes
00:55:54sous ingérence.
00:55:57Carrément.
00:55:58C'est vrai que des commissions
00:55:58et je me permets
00:55:59de trahir
00:56:00les propos
00:56:01d'Élodie Huchard
00:56:02quand on écoutait
00:56:03Boris Vallaud,
00:56:03je me permets
00:56:04parce que vous avez
00:56:05mille fois raison,
00:56:06c'est vrai que des commissions
00:56:07à charge,
00:56:08notamment sur ces news,
00:56:09on n'en a jamais vu.
00:56:10C'est d'une neutralité
00:56:12parfaite à chaque fois.
00:56:14Jules ?
00:56:14Surtout que c'est
00:56:15encore plus dégueulasse
00:56:16que ça,
00:56:17c'est-à-dire que le seul
00:56:18qui a été plus réaliste
00:56:19là-dedans,
00:56:19c'est Charles Aloncle
00:56:20parce que je vous rappelle
00:56:21que le rapport,
00:56:22il a écrit donc 400 pages,
00:56:2480 préconisations,
00:56:25il y a du travail derrière
00:56:26et il a permis,
00:56:27c'est même lui
00:56:28qui a demandé
00:56:28alors qu'il n'était pas obligé,
00:56:29que le président,
00:56:31M. Patria Lettus,
00:56:32fasse un avant-propos
00:56:33dans son rapport
00:56:34ce qui n'arrive quasiment jamais
00:56:35et il a aussi demandé
00:56:37à tous les groupes politiques
00:56:38de faire une sorte
00:56:40de contribution
00:56:40non limitée.
00:56:42Donc c'est-à-dire que si
00:56:42par exemple M. Vallaud
00:56:44veut participer
00:56:45et avoir en connexe,
00:56:47en article connexe,
00:56:48une contribution
00:56:49de 300 pages
00:56:50du Parti Socialiste,
00:56:51ils l'auront
00:56:52et ce sera dans le rapport final.
00:56:53C'est pour ça que
00:56:53c'est dans une victimisation
00:56:56et pour être extrêmement
00:56:58dur quand même
00:56:59parce qu'il faut l'être
00:57:00dans ce genre de moment
00:57:00avec Gabrielle Attal,
00:57:02elle n'est absolument
00:57:02pas courageuse.
00:57:03cette prise d'opposition.
00:57:05C'est-à-dire que la semaine dernière,
00:57:06vous ouvriez le point
00:57:07et vous voyez
00:57:08Gabrielle Attal
00:57:09qui vous disait
00:57:09« Je sais comment
00:57:10présider la France ».
00:57:12Non, quand on préside la France,
00:57:13on fait des choix
00:57:13extrêmement clairs.
00:57:14On fait des choix
00:57:15qui sont extrêmement courageux.
00:57:16Là, ce n'est pas un choix
00:57:17très courageux.
00:57:17On a un rapport
00:57:19qui va être extrêmement intéressant
00:57:20qui se joue
00:57:21à cause du centre.
00:57:22Et il se dédoit
00:57:23en disant
00:57:23« Je ne suis pas membre de connaissance. »
00:57:24Il y en a 9 députés de gauche,
00:57:25il y en a 9 de droite
00:57:26et il y a 10 députés
00:57:28du Bloc central.
00:57:29Et donc,
00:57:29avec l'abtention du Bloc central,
00:57:30c'est la gauche
00:57:31qui est majoritaire.
00:57:32Je suis rapidement, Pierre.
00:57:32Je redis,
00:57:33comment est-ce qu'un député
00:57:35peut voter la censure
00:57:36d'un texte travaillé
00:57:37par les parlementaires ?
00:57:38Je ne comprends pas.
00:57:39Mais parce qu'il y a
00:57:40le récit autour, Pierre.
00:57:41Les parlementaires
00:57:42n'ont pas assez de pouvoir.
00:57:43Non, mais il y a le récit
00:57:44autour de Trumpistes,
00:57:46d'extrême droite.
00:57:47Mais ils sont en train
00:57:47d'agir d'affaires de pouvoir.
00:57:48C'est le récit autour
00:57:49qui justifie cette censure.
00:57:52Si vous voulez continuer
00:57:53à être invité
00:57:53chez Quotidien la semaine,
00:57:56ils vont mieux être
00:57:56dans le récit.
00:57:57Je ne parle pas
00:57:58nominativement de vous.
00:57:59Mais vous avez bien compris
00:58:00que vous êtes dans cette doxa
00:58:01et que si vous sortez du cadre,
00:58:03vous êtes un paria.
00:58:04Et ces députés
00:58:05n'ont pas l'intention
00:58:06de devenir des paria.
00:58:07Oui, Jacques.
00:58:08C'est exactement ça.
00:58:08S'ils avaient voulu banaliser
00:58:10cette commission d'enquête.
00:58:12Ils ne se seraient pas exprimés.
00:58:13On sait très bien
00:58:13que les partis politiques,
00:58:14lorsqu'ils ont envie
00:58:14de banaliser,
00:58:15ils ne s'expriment même pas.
00:58:17Là, au contraire,
00:58:17ils sont en train
00:58:18de politiser en essayant
00:58:20d'inventer un vote
00:58:21sur le maintien des vidéos
00:58:22mais pas le contenu du rapport.
00:58:24Il faut ajouter une chose,
00:58:25Julien,
00:58:25qui est extrêmement importante.
00:58:26C'est qu'en quoi ce rapport
00:58:29peut avoir une incidence
00:58:30sur la vie
00:58:31et la direction
00:58:32de France Télévisions ?
00:58:33Il n'y a pas
00:58:34de rapport direct.
00:58:35Je veux dire,
00:58:35un rapport parlementaire,
00:58:36c'est le rapport,
00:58:37c'est un rapport de travail
00:58:38sur lequel
00:58:40les différentes personnes
00:58:41vont pouvoir plancher,
00:58:42travailler pour un éventuel avenir.
00:58:44Mais il n'y a aucune coercition,
00:58:46il n'y a aucun caractère obligatoire
00:58:48sur le contenu
00:58:49et sur les programmes
00:58:50en tant que tels.
00:58:51C'est ça aussi
00:58:52qui est absolument incompréhensible.
00:58:53Demain, vous allez vous retrouver...
00:58:54Mais il y a le tampon
00:58:54à l'Assemblée nationale
00:58:55et une pression peut-être plus grande.
00:58:57Demain, vous allez vous retrouver
00:58:58dans la rue.
00:58:58Les gens vont dire,
00:58:59mais pourquoi il n'a pas été publié ?
00:59:00Est-ce qu'il y a un lien
00:59:00avec j'en sais rien,
00:59:02tel ou tel programme ?
00:59:03C'est de ça dont les gens
00:59:04vont vous parler.
00:59:04Vous allez leur dire,
00:59:05ah non, il n'y a absolument aucun lien
00:59:06en fait.
00:59:07Donc, on ne publie pas un rapport
00:59:10et il n'y a aucun rapport
00:59:10avec les programmes
00:59:11et le contenu de France Télévisions
00:59:12puisqu'il faut rappeler
00:59:14que la seule obligation
00:59:18pour les dirigeants
00:59:19de France Télévisions,
00:59:20c'est de respecter les termes
00:59:23qui sont signés avec l'ARCOM
00:59:24qui sont contenus
00:59:25dans le contrat d'objectifs
00:59:26et de moyens.
00:59:27Le COM qui est validé
00:59:29tous les ans
00:59:30et signé de la main
00:59:31des ministres.
00:59:32Ministres du budget,
00:59:33ministre de l'économie,
00:59:33ministre de la culture
00:59:34et le Premier ministre.
00:59:35Là, vous avez un certain nombre
00:59:37de directives
00:59:38qui sont données
00:59:39comme la publication
00:59:40ou la diffusion, par exemple,
00:59:42de 50 ou 100 captations
00:59:44de spectacles, etc.
00:59:45On vous parle en nombre d'heures.
00:59:47Bon, ça, ce sont des contenus
00:59:48qui ont un rapport
00:59:49mais là, le rapport parlementaire,
00:59:51il n'y a aucun lien,
00:59:52si vous voulez,
00:59:53avec le contenu.
00:59:53Donc, c'est absurde
00:59:55de A à Z à cette histoire.
00:59:57Alors, Nelson,
00:59:58je sais que vous voulez réagir.
00:59:59Je voudrais juste qu'on voit
01:00:00parce qu'il y a ce grand reportage
01:00:01qu'on vous a diffusé
01:00:02la semaine dernière
01:00:03qui a cartonné d'ailleurs
01:00:04et c'est un vrai symbole
01:00:07de l'intérêt
01:00:08que les Français ont
01:00:09pour cette commission
01:00:10et pour ce qu'a soulevé
01:00:12Charles Lalonde
01:00:12depuis des mois.
01:00:13Je voudrais juste
01:00:14que vous voyez cet extrait
01:00:15parce que c'est vrai
01:00:15que Charles Lalonde,
01:00:16c'est le contre tous.
01:00:17C'est comme ça
01:00:17que le reportage
01:00:18j'étais nommé.
01:00:19Je pense que l'extrait
01:00:20en est l'illustration parfaite.
01:00:22Regardez.
01:00:23Au fil des semaines,
01:00:24les critiques se multiplient
01:00:25contre Charles Lalonde.
01:00:26Charles Lalonde,
01:00:28pour moi,
01:00:28ça a été un mélange
01:00:29de Jeff Panaclock,
01:00:31de Calimero
01:00:32et de Garcimor.
01:00:33Charles Lalonde
01:00:33souhaite marquer les esprits
01:00:34et cela quitte à employer
01:00:35les pires méthodes.
01:00:36Il enquête sur la neutralité
01:00:38mais c'est un point
01:00:38qu'il ne maîtrise pas beaucoup.
01:00:39Je ne suis pas sûr
01:00:40que M. Lalonde
01:00:41soit aussi utile
01:00:43que les journalistes
01:00:44qui se lèvent
01:00:45à 4h du matin.
01:00:46Oui, mais Charles Lalonde,
01:00:47il ne précise pas
01:00:49Différents visages
01:00:50du service public
01:00:51n'ont pas hésité non plus
01:00:52à tacler le rapporteur.
01:00:53La croisade
01:00:54du rapporteur ciotiste
01:00:55Charles Lalonde
01:00:56ne visait pas
01:00:57à enquêter
01:00:58mais à démanteler.
01:01:00Il n'a pas instruit,
01:01:01il a démoli.
01:01:02Charles Lalonde,
01:01:03pas de blague
01:01:04sur le physique.
01:01:05C'est le gris,
01:01:05il lui ressemble de vous maintenant,
01:01:06vous allez voir que ça.
01:01:07Bref, mais...
01:01:08Ses réactions traduisent
01:01:10un malaise.
01:01:10Les révélations
01:01:11du député dérangent
01:01:12et l'enquête
01:01:13vient pour la première fois
01:01:14regarder de près
01:01:15un fonctionnement opaque
01:01:16à France Télévisions
01:01:17et Radio France.
01:01:18On sentait
01:01:19un certain agacement
01:01:20comme si justement
01:01:21ça allait déranger
01:01:22qu'on ouvre un peu
01:01:22le capot de France Télévisions
01:01:24alors qu'effectivement
01:01:25c'était un capot
01:01:25qui était en quelque sorte
01:01:26fermé à double tour.
01:01:28D'autres médias
01:01:29plus confidentiels
01:01:30s'en prennent également
01:01:30aux rapporteurs
01:01:31Le Monde,
01:01:32Huffington Post
01:01:33ou encore Les Jours.
01:01:34Des titres détenus
01:01:35par des dirigeants
01:01:36qui ont été auditionnés
01:01:37par la commission
01:01:38et interrogés
01:01:39par Charles Lalonde
01:01:40lui-même.
01:01:41Alors,
01:01:41ces critiques relèvent-elles
01:01:42du débat journalistique
01:01:43ou d'une riposte ?
01:01:45Nelson Monfort,
01:01:46on voit dans ce extrait
01:01:47qu'il a quand même
01:01:47été diffamé
01:01:49matin,
01:01:49midi et soir.
01:01:50Le rapporteur à l'oncle
01:01:52il faut avoir
01:01:53le cuir épais
01:01:54pour s'en prendre
01:01:55au système.
01:01:56C'est certain.
01:01:58Je crois que Jules
01:01:58le connaît bien.
01:01:59Moi, je ne le connaissais pas
01:02:00mais je trouve que c'est
01:02:01un homme qui ne manque
01:02:01pas de courage.
01:02:02C'est un mot
01:02:03qui a été employé
01:02:04il y a quelques minutes.
01:02:06Juste une question
01:02:06si vous permettez.
01:02:07Apparemment,
01:02:07ça va se jouer
01:02:08à une ou deux voix près.
01:02:09Est-ce que le vote
01:02:10est à main levée
01:02:11ou est-ce que le vote
01:02:11est secret ?
01:02:12Le vote est à main levée
01:02:15dans une salle
01:02:15qui est à huis clos.
01:02:17Est-ce que les députés
01:02:19est-ce que nous sommes
01:02:20en droit
01:02:20si nous avons des fuites
01:02:22puisque c'est le mot
01:02:23des derniers jours
01:02:23est-ce que nous sommes
01:02:24en droit de dire
01:02:25qui a voté comment ?
01:02:27Je vous confirme
01:02:27que je saurais
01:02:29qui a voté comment
01:02:29et je vous le dirai.
01:02:31Bien sûr.
01:02:31Vous avez le droit
01:02:31de le dire, d'accord.
01:02:32On ne s'en privera pas.
01:02:35Je reviens de moi,
01:02:36je vous dis tout.
01:02:36On est déjà au courant
01:02:37donc il n'y a pas de...
01:02:38Par exemple,
01:02:38que LFI vote contre...
01:02:40Si vous êtes déjà au courant
01:02:40des 31 votes,
01:02:41vous connaissez l'issue du vote.
01:02:42Oui, mais il y a
01:02:43trois hésitants.
01:02:44Qui sont les hésitants d'ailleurs ?
01:02:45Est-ce qu'on peut les nommer ?
01:02:45Non, les noms des hésitants...
01:02:47Ah, ça, on ne peut pas.
01:02:48Ah, mais je dis le peu.
01:02:49C'est marrant parce que...
01:02:50Non, mais là, pour l'instant,
01:02:52on ne va pas outer
01:02:53les sources comme ça
01:02:54à l'antenne.
01:02:54Non, bon,
01:02:55je ne mets pas les gens
01:02:56en difficulté.
01:02:56Non, mais on ne va pas
01:02:57outer les gens
01:02:58mais par exemple,
01:02:59il y a eu une interrogation
01:02:59sur le sénateur
01:03:01Mazori de Lyot.
01:03:02On ne sait pas vraiment
01:03:03sa position.
01:03:04On a un doute,
01:03:05par exemple,
01:03:06sur les députés
01:03:06de la droite républicaine.
01:03:08Il y a M. Tchétcholi
01:03:09qui est député de la Corse.
01:03:11Lui, ça m'étonnerait
01:03:11qu'il s'abstienne.
01:03:12En revanche,
01:03:13Mme Duby-Muller
01:03:14qui est députée LR,
01:03:16elle, il y a eu
01:03:16une interrogation
01:03:17sur le fait
01:03:17qu'elle s'abstienne
01:03:18ou qu'elle vote pour.
01:03:19Donc là aussi,
01:03:20c'est extrêmement étonnant
01:03:22pour la droite.
01:03:22Comment l'expliquer ça
01:03:23que la droite puisse...
01:03:25Parce que vous avez un système.
01:03:26Vous avez un système
01:03:27qui est mis à mal
01:03:29et en effet,
01:03:29parce que oui,
01:03:30peut-être qu'elle n'existe plus.
01:03:31C'est Pierre Lelouch
01:03:32qui dit ça.
01:03:32Mais par exemple,
01:03:33Mme Yadant,
01:03:34elle appartient à cette commission.
01:03:36Mme Caroline Yadant,
01:03:37elle se fait attaquer,
01:03:38elle prend des tombeaux
01:03:39d'insultes de la part
01:03:40de la gauche
01:03:40depuis des semaines.
01:03:41Est-ce qu'elle va respecter ?
01:03:42Elle, elle est ensemble
01:03:43pour la République,
01:03:44donc Gabriel Attal.
01:03:44Est-ce qu'elle va respecter
01:03:46la cousine de celle
01:03:46de Gabriel Attal ?
01:03:47C'est une voix un peu différente
01:03:49parce que,
01:03:50notamment sur la question
01:03:51de l'antisémitisme,
01:03:52elle sait se démarquer.
01:03:53Donc, il n'y a pas que
01:03:54des moutons de panurge
01:03:55à l'Assemblée nationale,
01:03:56il n'y a pas que des gaudillots,
01:03:57donc peut-être que
01:03:58certains d'entre eux
01:03:59ne vont pas respecter
01:04:00les demandes de vote.
01:04:02Anne-Anne Mansoury,
01:04:02qui fait partie de l'UDR,
01:04:04le parti de Charles Alonc,
01:04:05qui ne siège pas
01:04:06dans cette commission,
01:04:07mais qui donne son avis
01:04:08sur ce risque
01:04:10que le rapport
01:04:10soit enterré aujourd'hui.
01:04:12Je crois que mon collègue
01:04:13Charles Alonc
01:04:14a mené toutes ses auditions
01:04:16avec un grand respect
01:04:17des personnes auditionnées.
01:04:19Il a cherché justement
01:04:19à faire jaillir la vérité,
01:04:21à savoir combien coûte
01:04:22réellement l'audiovisuel public
01:04:23à nos compatriotes français
01:04:25qui cotisent pour cela.
01:04:27On serait sur un déni
01:04:28de démocratie.
01:04:29Les commissions d'enquête
01:04:30sont tout à fait
01:04:31autorisées
01:04:32par l'Assemblée nationale.
01:04:33Charles Alonc
01:04:34a utilisé cette méthode
01:04:35quand n'importe quel autre député.
01:04:37Les travaux étaient effectués
01:04:38avec sérieux,
01:04:39avec rigueur.
01:04:39Je crois qu'il a prouvé
01:04:40qu'il était capable
01:04:41d'aller sur le fond
01:04:42de cette thématique.
01:04:43Donc, je crois que
01:04:44la moindre des choses
01:04:45pour les Français,
01:04:45c'est de pouvoir avoir accès
01:04:46au contenu de ce rapport.
01:04:48C'est la moindre des choses
01:04:49pour les Français,
01:04:49mais ce n'est pas si simple
01:04:50pour les députés qui siègent.
01:04:53Élodie, on l'a compris.
01:04:54En fait, c'est ça le problème.
01:04:56Véritablement,
01:04:56c'est que les Français,
01:04:57en l'occurrence,
01:04:58n'ont de cesse
01:04:59de dénoncer une sorte
01:05:00de caste politico-médiatique
01:05:02qui s'entretiendrait.
01:05:04Les Français n'en peuvent plus.
01:05:05Et si le rapport est enterré,
01:05:07c'est la démonstration,
01:05:08mais absolument parfaite,
01:05:10qu'effectivement,
01:05:11il y a ce soutien.
01:05:13Deuxièmement,
01:05:14une commission d'enquête
01:05:15avec beaucoup d'heures de travail.
01:05:16Ça coûte aussi de l'argent.
01:05:17Donc, si on fait des commissions d'enquête
01:05:19qui, dès qu'elles ne plaisent pas,
01:05:20on enterre le rapport,
01:05:21faisons des commissions d'enquête
01:05:23sur le beau temps,
01:05:23et je pense que ça sera
01:05:24beaucoup plus efficace
01:05:25parce qu'il peut y avoir
01:05:26un véritable précédent.
01:05:28Certes, en 2011,
01:05:28c'est déjà arrivé,
01:05:29mais il peut y avoir ce précédent
01:05:30de se dire,
01:05:31lançons des commissions d'enquête.
01:05:33Si elles ne plaisent pas,
01:05:33il y aura le précédent
01:05:35de la commission d'enquête
01:05:36sur l'audiovisuel public.
01:05:38Il suffit simplement
01:05:39de les enterrer.
01:05:39Et à un moment donné,
01:05:40les Français ne peuvent pas comprendre
01:05:41pourquoi des députés,
01:05:42pendant plus de 200 heures,
01:05:44écoutent des personnes,
01:05:45écoutent 230 personnes,
01:05:46pourquoi il y a du personnel
01:05:47de l'Assemblée
01:05:48qui est mobilisé,
01:05:50pour rien,
01:05:51parce qu'une fois de plus,
01:05:52quand on parle de l'argent public
01:05:53mal utilisé,
01:05:54si c'est enterré,
01:05:55effectivement,
01:05:55on sera là-dessus.
01:05:56Pierre, je sais que vous voulez
01:05:57vous exprimer,
01:05:58mais il me reste 10 secondes
01:05:59et je ne vous connais que trop bien
01:06:00pour vous dire
01:06:01que ce sera après la pub.
01:06:02Je suis désolé,
01:06:03mais vous êtes le premier
01:06:04à prendre la parole
01:06:05juste après la pause.
01:06:06On se retrouve tout de suite.
01:06:10Il est presque 16h30.
01:06:11Merci de nous rejoindre
01:06:12en direct sur CNews.
01:06:13On continue de suivre
01:06:14minute par minute
01:06:15l'évolution de la commission
01:06:16et le vote
01:06:17sur cette commission
01:06:18de l'audiovisuel public
01:06:19et la publication
01:06:20attendue ou pas
01:06:21du rapport Charles à l'oncle.
01:06:23Mais d'abord,
01:06:23avant de continuer
01:06:24de vous informer,
01:06:25l'essentiel de l'actualité,
01:06:26ce qu'il faut retenir
01:06:27en une minute
01:06:28avec Audrey Berthaud.
01:06:28Rebonjour Audrey.
01:06:29Rebonjour.
01:06:30L'homme qui a tenté
01:06:31de s'introduire armé
01:06:32au gala de la presse
01:06:33à Washington
01:06:34sera présenté
01:06:35à la justice
01:06:36cet après-midi.
01:06:37Colin Allen,
01:06:3831 ans,
01:06:38a voulu s'en prendre
01:06:40au président américain
01:06:41et à des responsables
01:06:42de son administration.
01:06:43Selon la Maison Blanche,
01:06:45il devrait être poursuivi
01:06:46pour usage d'une arme
01:06:47lors d'un crime violent
01:06:48et pour agression
01:06:49d'un agent fédéral
01:06:50avec une arme dangereuse.
01:06:52Au Mali,
01:06:52le calme est revenu
01:06:54après deux jours
01:06:54de combattance
01:06:55entre l'armée
01:06:56et des djihadistes.
01:06:57Le ministre de la Défense
01:06:58a été tué.
01:06:59Le chef de l'agent
01:07:00n'a pas été vu
01:07:01et n'a pas pris la parole
01:07:02depuis le début
01:07:03des hostilités.
01:07:04Le Mali fait face
01:07:05à une situation
01:07:05sécuritaire critique
01:07:06après des attaques
01:07:07coordonnées menées
01:07:08samedi dans tout le pays
01:07:10contre des positions
01:07:11de l'agent
01:07:11par des groupes djihadistes
01:07:12et des rebelles Touareg.
01:07:14Et puis en Chine,
01:07:16le salon auto
01:07:16de Pékin
01:07:17a ouvert ses portes
01:07:18ce week-end.
01:07:19Les voitures électriques
01:07:20chinoises
01:07:21sont les grandes vedettes.
01:07:22Ce salon automobile
01:07:23le plus grand du monde
01:07:24s'étend sur
01:07:24380 000 m2,
01:07:26soit l'équivalent
01:07:27de 50 terrains de football.
01:07:28Plus de 1 400 véhicules,
01:07:30de centaines
01:07:31de constructeurs
01:07:32étrangers et chinois
01:07:33seront présentés
01:07:33au grand public
01:07:34jusqu'au 3 mai.
01:07:35Et on peut remettre
01:07:36des voitures
01:07:37sur 50 terrains de football.
01:07:38Merci beaucoup
01:07:40Audrey Berthoud.
01:07:41A demain
01:07:41pour de nouveaux points
01:07:42sur l'actualité.
01:07:43La publication du rapport
01:07:44de la commission d'enquête
01:07:45sur l'audiovisuel public
01:07:47qui doit être tranchée
01:07:48aujourd'hui.
01:07:49Les députés
01:07:49qui vont donc se prononcer
01:07:51sur la publication
01:07:52de ce rapport
01:07:53rédigé par le député
01:07:54UDR Charles Allong
01:07:55vote crucial,
01:07:56incertain,
01:07:57c'est le mot de la journée,
01:07:58l'incertitude
01:07:59après les polémiques
01:08:00sur des prétendues
01:08:01méthodes trumpistes.
01:08:02C'est un petit peu
01:08:03le récit de la gauche
01:08:04ces dernières heures.
01:08:05C'est même ces dernières semaines.
01:08:07On est toujours bien sûr
01:08:08avec Elodie Huchard,
01:08:09Pierre Lelouch,
01:08:09Jacques Cardoz,
01:08:10Nelson Montfort,
01:08:10Jules Torres,
01:08:11détour par l'Assemblée nationale,
01:08:13Dunia Tengour
01:08:13qui nous fait un point
01:08:14comme le début
01:08:15depuis le début
01:08:16de l'après-midi.
01:08:16Cher Dunia,
01:08:17où en est-on ?
01:08:18La première information,
01:08:19on le disait à 16h avec vous,
01:08:21c'est que les vidéos
01:08:22des auditions
01:08:23pourront continuer
01:08:24à être visibles
01:08:25notamment sur les réseaux sociaux
01:08:27et sur Internet.
01:08:28Quid de ce vote ?
01:08:29Où en est-on ?
01:08:33Alors ça, Julien,
01:08:34c'était pour le premier acte,
01:08:36vous l'avez dit.
01:08:36Donc maintenant,
01:08:37on va pouvoir voir ces vidéos.
01:08:38Le second acte concerne
01:08:40la publication ou non
01:08:41de ce rapport de Charles Lalonde.
01:08:43Alors le rapporteur
01:08:43a terminé son introduction
01:08:46devant les députés,
01:08:47laissant place
01:08:48à des prises de parole
01:08:49de chaque groupe
01:08:50qui explique sa position.
01:08:51Une prise de parole
01:08:52qui dure à peu près
01:08:534 minutes.
01:08:54Là,
01:08:55nos informations,
01:08:56il resterait encore
01:08:563 groupes
01:08:57qui doivent exposer
01:08:59leur position.
01:09:00Alors le bloc de gauche,
01:09:01il n'y a pas vraiment
01:09:01de surprise,
01:09:02on l'a dit tout au long
01:09:03de cet après-midi,
01:09:04la France Insoumise
01:09:04et les écologistes
01:09:05s'opposent fermement
01:09:06à la publication
01:09:07dénonçant un document
01:09:08à charge,
01:09:09même s'il faut noter
01:09:10que la France Insoumise
01:09:11appelle notamment
01:09:13l'audiovisuel public
01:09:14à avoir plus d'exigence.
01:09:15Voilà ce qu'on peut noter
01:09:16du côté de LFI
01:09:18puisque Thomas Porte
01:09:19a parlé de ne pas donner
01:09:21un blanc-seing
01:09:22à l'audiovisuel public.
01:09:23Voilà,
01:09:24donc ils sont prévenus.
01:09:25Le camp macroniste,
01:09:26lui,
01:09:27qui est mené
01:09:28par Gabriel Attal
01:09:28a choisi l'abstention,
01:09:30une façon de ne pas
01:09:31se prononcer
01:09:31sur un sujet brûlant
01:09:32et enfin une partie
01:09:33de la droite,
01:09:34elle réclame la transparence.
01:09:36Les Républicains votent
01:09:37pour la publication
01:09:38du rapport
01:09:39comme le Rassemblement National.
01:09:41Donc vous l'avez dit,
01:09:41l'issue de ce scrutin
01:09:43s'annonce très serrée.
01:09:44Dans tous les cas,
01:09:45ce rapport fait déjà
01:09:46figure de poudrière politique
01:09:47ici à l'Assemblée Nationale.
01:09:49Quoi que l'on puisse dire.
01:09:50Merci beaucoup,
01:09:50cher Dunia
01:09:51et on est encore suspendu
01:09:53à vos informations
01:09:54depuis l'Assemblée Nationale.
01:09:56Jules,
01:09:57on discutait un petit peu
01:09:58pendant la pub.
01:09:59Alors l'incertitude,
01:10:00elle est totale
01:10:01depuis ce matin
01:10:02mais chaque minute qui passe,
01:10:03vous me dites,
01:10:03c'est encore plus incertain
01:10:04que la minute précédente.
01:10:05Pourquoi ?
01:10:06c'est ce que nous disent
01:10:06un certain nombre de personnes
01:10:07qui sont dans cette audition.
01:10:08Vous avez des oreilles
01:10:09dans cette commission.
01:10:09J'ai plus que des oreilles,
01:10:11j'ai même des députés
01:10:11qui nous informent
01:10:13quasiment minute par minute
01:10:15avec Elodie Huchard évidemment
01:10:16de d'abord de l'ambiance,
01:10:18de l'ambiance qui est électrique
01:10:19et extrêmement tendue.
01:10:20Ça évidemment,
01:10:21on pouvait s'y attendre
01:10:22mais on a la confirmation.
01:10:24Elle a été déjà
01:10:24beaucoup plus tendue
01:10:25parce que le vote
01:10:26qui vient d'avoir lieu
01:10:27sur la sauvegarde
01:10:27était un vote surprise
01:10:29dont les députés
01:10:30n'étaient pas au courant.
01:10:32Donc évidemment,
01:10:32ça a ajouté de l'attention
01:10:33à l'attention.
01:10:34Et serré pourquoi ?
01:10:35Parce qu'il y a une incertitude
01:10:37sur un certain nombre
01:10:38de députés.
01:10:39On en parlait tout à l'heure,
01:10:40les députés
01:10:41de la droite républicaine,
01:10:42le député Lyot.
01:10:43Est-ce que les députés
01:10:45du Bloc central,
01:10:46que ce soit Modem,
01:10:47Horizon ou Renaissance,
01:10:48vont suivre les consignes de vote ?
01:10:50Parce qu'en réalité,
01:10:50c'est extrêmement simple.
01:10:52Il y a neuf députés
01:10:52du Bloc central,
01:10:53il y en a dix de droite,
01:10:54onze de gauche
01:10:55et un Lyot à part.
01:10:56Ça fait 31.
01:10:57Donc on voit très bien
01:10:58que c'est trois couloirs de nage
01:10:59qui existent depuis la dissolution
01:11:00de 2024.
01:11:01Et donc l'incertitude,
01:11:03elle est là.
01:11:03Et sur le Modem,
01:11:04d'ailleurs,
01:11:04de plus en plus incertain
01:11:05parce que normalement,
01:11:07tout le Bloc central
01:11:08était censé s'abstenir.
01:11:09Le Modem vient de prendre
01:11:10la parole justement
01:11:12pendant cette commission
01:11:13et ils font monter le suspense.
01:11:15Ils ont évoqué évidemment
01:11:17le rapport.
01:11:18Ils ont commenté
01:11:18ce qu'a dit Charles Laloncle.
01:11:20En revanche,
01:11:20ils n'ont pas donné
01:11:21leur position de groupe
01:11:23et surtout,
01:11:23ils ont bien évité
01:11:25de donner un quelconque indice
01:11:27visiblement
01:11:27sur ce qu'ils comptaient faire.
01:11:29Donc il y a en plus
01:11:29ce petit jeu politique
01:11:30qui se met en place
01:11:31de je commente le rapport
01:11:32mais je ne dis pas
01:11:33ce que je fais
01:11:34et je fais attention
01:11:34dans les mots que j'emploie
01:11:35à ne pas donner d'indice.
01:11:36Si les LR s'abstiennent,
01:11:38c'est fini.
01:11:38C'est fini.
01:11:39C'est terminé.
01:11:39Il faut quand même bien comprendre.
01:11:41C'est la même chose
01:11:41que les dernières motions de censure.
01:11:43Et là,
01:11:43c'est le règlement de compte
01:11:45LR UDR.
01:11:45C'est-à-dire qu'il y en a deux
01:11:46s'ils s'abstiennent,
01:11:47c'est terminé.
01:11:48Écoutez,
01:11:48alors du côté de LFI,
01:11:50au moins,
01:11:50ils ont le mérite
01:11:51d'être très clairs.
01:11:52Ils vont voter contre.
01:11:53Écoutez Aurélien Saint-Houle
01:11:55qui siège dans cette commission,
01:11:56qui est à l'image d'ailleurs.
01:11:58Nous y exprimons
01:11:59notre position
01:12:00et nous voterons
01:12:02contre
01:12:02l'adoption
01:12:03de ce rapport.
01:12:05Autant ne pas
01:12:06faire durer le suspense
01:12:07pour rien.
01:12:08Alors,
01:12:08il y a de très bonnes raisons
01:12:09pour ne pas voter
01:12:10ou pour voter
01:12:11contre ce rapport
01:12:12tout simplement
01:12:13parce qu'il ne s'agit pas
01:12:14d'un rapport.
01:12:14Il ne s'agit pas
01:12:15véritablement d'un rapport.
01:12:16Il s'agit d'autre chose,
01:12:17d'un autre type de document.
01:12:19Mais il ne peut pas
01:12:20être considéré
01:12:20comme un rapport parlementaire.
01:12:22Ce n'est pas ça,
01:12:22un rapport parlementaire,
01:12:24un rapport d'enquête.
01:12:25Une enquête établit des faits.
01:12:27Elle ne juge pas
01:12:28des opinions
01:12:28des uns et des autres.
01:12:30Elle ne présuppose pas.
01:12:31Elle n'insinue pas.
01:12:33Elle tranche éventuellement
01:12:34sur des positions.
01:12:35Et puis ensuite,
01:12:36à partir de ces faits
01:12:38bien établis,
01:12:39le rapporteur peut
01:12:40faire ses propositions
01:12:42qui ne l'engagent
01:12:44que lui, évidemment.
01:12:45Et c'est à ces conditions-là
01:12:47qu'un rapport peut être
01:12:48adopté
01:12:49et sa publication décidée.
01:12:51En réalité,
01:12:51il est mensonger,
01:12:53il est partiel,
01:12:54malveillant
01:12:55et lui-même contradictoire.
01:12:57Pierre Lelouch.
01:12:58Je rappelle que
01:12:59M. Saint-Houle
01:13:00était le rapporteur
01:13:04de la commission d'enquête
01:13:05contre CNews.
01:13:06Donc l'impartialité,
01:13:08la neutralité,
01:13:09ce qu'est un rapport parlementaire
01:13:10et ce qu'il n'est pas.
01:13:11Il le sait parfaitement
01:13:12et il fait bien
01:13:12de nous donner la leçon.
01:13:14Ce n'est pas un rapport parlementaire.
01:13:15Il est malveillant,
01:13:16il est mensonger,
01:13:16il est partiel
01:13:17et il est contradictoire.
01:13:18Tout est dit.
01:13:19Donnez-moi deux minutes
01:13:20pour faire un tout petit peu
01:13:21de droit.
01:13:22Le règlement de l'Assemblée nationale
01:13:24aux articles 137 à 141
01:13:27décrit ce que c'est
01:13:29qu'une commission d'enquête.
01:13:30A aucun endroit,
01:13:31il est question de vote
01:13:33pour la publication du rapport.
01:13:36Deuxièmement,
01:13:37l'article 141 aligné à deux
01:13:40dû à la proposition de Sarkozy
01:13:43à l'époque,
01:13:43reprise ensuite en 2014 par Hollande,
01:13:46donne à l'opposition
01:13:47un droit de tirage,
01:13:49de création d'une commission d'enquête,
01:13:51une fois par an.
01:13:52Donc l'idée,
01:13:53c'est ouvrir.
01:13:54Ouvrir le débat,
01:13:55pas le censurer.
01:13:57Alors qu'est-ce qu'ils ont fait là ?
01:13:58Ils ont été chercher
01:13:59une ordonnance d'attente de 1958
01:14:00dans une toute autre époque
01:14:02pour dire
01:14:02que la commission
01:14:04se réunissant
01:14:05en organe secret
01:14:07peut ne pas publier le rapport.
01:14:10Et pourquoi il y avait
01:14:11cette disposition en 1958 ?
01:14:14Parce qu'il y avait
01:14:14la guerre civile,
01:14:16il y avait la guerre d'Algérie,
01:14:17il y a des affaires de défense.
01:14:19Ça n'a rien à voir.
01:14:21Donc j'insiste là-dessus.
01:14:22La commission d'enquête,
01:14:23elle n'est pas là pour censurer.
01:14:25Elle est là pour informer le public
01:14:26que des députés de la République
01:14:28votent pour la censure
01:14:29est quelque chose
01:14:30que je trouve incroyable
01:14:32et profondément choquant.
01:14:33Et c'est évidemment...
01:14:34Et ceux qui ne sont pas d'accord,
01:14:36comme on vient de l'entendre,
01:14:37c'est mensonger,
01:14:38c'est ci, c'est ça,
01:14:38j'aime pas,
01:14:39ils veulent garder la carte.
01:14:40Ils veulent garder la carte,
01:14:41c'est tout.
01:14:41Écris-le et mets-le dans le rapport.
01:14:43Voilà,
01:14:43parce qu'ils ont le droit
01:14:44de le faire,
01:14:45vous faites bien de le rappeler.
01:14:46Mais chaque groupe parlementaire
01:14:47peut joindre sa contribution
01:14:49pour se distinguer,
01:14:50Pierre.
01:14:50Chaque groupe parlementaire
01:14:51peut joindre sa contribution
01:14:52pour se distinguer du rapporteur
01:14:54et les filles
01:14:55dans cette dramatisation totale.
01:14:57Donc c'est une posture politique,
01:14:59c'est une posture politique.
01:15:01C'est un système médiatique politique
01:15:04qui se protège
01:15:05et qui fait tout
01:15:06pour continuer de garder son...
01:15:07Ils veulent pas se passer
01:15:08avec l'audiovisuel public aussi,
01:15:09les députés.
01:15:10On est à un an de l'élection présidentielle.
01:15:11Évidemment.
01:15:12Et les Français,
01:15:13eux,
01:15:13aimeraient que tout cela sorte du bois
01:15:14parce que c'est leur argent
01:15:15qui est utilisé.
01:15:16Et justement,
01:15:17il y a l'idéologie
01:15:18et il y a l'argent
01:15:19qui sont au cœur
01:15:19de cette commission.
01:15:21On a beaucoup parlé
01:15:21de l'idéologie.
01:15:22Parlons un petit peu d'argent
01:15:23quand même
01:15:23parce que ça intéresse beaucoup
01:15:24les gens qui nous regardent.
01:15:25Là encore,
01:15:26un extrait rapidement
01:15:27et je vous ferai agir
01:15:28notamment vous en priorité,
01:15:29Nelson Montfort
01:15:30et Jacques Cardoz
01:15:31qui connaissaient
01:15:32l'audiovisuel public
01:15:33mieux que personne ici.
01:15:35Dans ce documentaire
01:15:36qu'on diffusait la semaine dernière,
01:15:37les dérives financières
01:15:39de France Télévisions
01:15:40qui étaient mises à jour.
01:15:41Regardez.
01:15:42Jamais l'Assemblée nationale
01:15:44ne s'était penchée
01:15:45de cette manière
01:15:45sur France Télévisions
01:15:46et Radio France.
01:15:47Dès son annonce,
01:15:48cette commission
01:15:49fait grincer les dents
01:15:50dans une partie
01:15:51de la classe politique.
01:15:52Cette commission intervient
01:15:53dans un contexte
01:15:54particulièrement sensible.
01:15:56Quelques mois plus tôt,
01:15:57un rapport explosif
01:15:58de la Cour des Comptes
01:15:59épinglé la gestion financière
01:16:01de France Télévisions.
01:16:02En cause,
01:16:03un déficit net
01:16:04de 81 millions d'euros
01:16:06alors que le groupe
01:16:07bénéficie d'un budget annuel généreux
01:16:09d'environ 3 milliards d'euros
01:16:10financé à près de 80%
01:16:12par de l'argent public.
01:16:13Les Français retenaient
01:16:14deux chiffres
01:16:14qui ont été mis en lumière
01:16:16tout spécifiquement
01:16:17au long des auditions.
01:16:18C'est le chiffre
01:16:19de 4 milliards d'euros par an.
01:16:21Donc c'est le coût
01:16:22du fonctionnement
01:16:22de l'audiovisuel public
01:16:23dans sa totalité.
01:16:24Et le 81 millions
01:16:26de déficit
01:16:27simplement pour France Télévisions
01:16:28entre 2017 et 2024.
01:16:30France Télévisions
01:16:31est un peu caractéristique
01:16:32de la manière
01:16:32dont est géré
01:16:33l'argent public.
01:16:34Dans une entreprise privée,
01:16:35on fait attention
01:16:36aux frais de fonctionnement
01:16:37et notamment aux dépenses
01:16:37diverses et variées.
01:16:39Les taxis,
01:16:39on fait très attention.
01:16:40Les frais de bouche,
01:16:41par définition.
01:16:42Les nuits d'hôtel,
01:16:43tout ça est encadré
01:16:43et les dirigeants
01:16:45d'entreprises
01:16:46font très attention
01:16:47à ne pas gaspiller
01:16:47l'argent de leur entreprise.
01:16:49Et c'est là
01:16:49où on voit
01:16:50qu'il y a un véritable
01:16:52écart de culture
01:16:52entre le privé et le public.
01:16:54C'est-à-dire que dans le privé,
01:16:54on fait attention
01:16:55à ces dépenses-là.
01:16:56Alors que dans le public,
01:16:57puisque c'est l'argent
01:16:57des contribuables,
01:16:58puisque c'est en quelque sorte
01:16:59de l'argent qui tombe du ciel,
01:17:01les responsables
01:17:02ne font pas attention
01:17:03à l'argent qui est dépensé.
01:17:04Alors je commence juste
01:17:05par vous Jacques
01:17:06parce que je vais citer
01:17:07des gens que,
01:17:07a priori,
01:17:08vous connaissez très bien.
01:17:09Les animateurs,
01:17:10ce que l'on pouvait lire
01:17:11ces derniers temps,
01:17:12les animateurs de France Télévisions
01:17:14qui auraient eu
01:17:14pour certains des consignes
01:17:16pour ne pas dévoiler
01:17:17leur salaire.
01:17:18Ce qui est extraordinaire,
01:17:19c'est qu'on a vu
01:17:20dans cette commission
01:17:21où vous avez été auditionné
01:17:22des gens comme Élise Lucet,
01:17:24comme Tristan Valex
01:17:25qui présentent une émission
01:17:26où vous connaissez mieux
01:17:27que personne
01:17:27puisque vous l'avez également présentée
01:17:29complément d'enquête
01:17:30qui passent leur temps
01:17:32dans ces émissions
01:17:33à aller chercher des gens
01:17:34pour savoir combien ils gagnent.
01:17:35Et eux, en revanche,
01:17:36ils ne donnent pas leur salaire.
01:17:37C'est quand même extraordinaire.
01:17:39C'est-à-dire qu'Élise Lucet,
01:17:41à longueur d'émission,
01:17:42elle va le paguer des gens
01:17:43par le callback
01:17:44pour leur demander
01:17:44combien ils gagnent
01:17:45avec de l'argent privé.
01:17:46Mais en revanche,
01:17:46elle, elle ne parle pas
01:17:47de l'argent public
01:17:47qu'elle touche.
01:17:48Parce que vous savez très bien
01:17:49que si elle donne son salaire,
01:17:51ça va choquer la plupart des Français.
01:17:53On parle de 25 000 euros par mois.
01:17:54En 2019.
01:17:55En 2019.
01:17:56C'est 10 000 euros de plus
01:17:57que le Président de la République.
01:17:58Oui.
01:17:59Avant l'inflation.
01:18:00C'est forcément choquant
01:18:02pour les Français
01:18:02parce que les Français
01:18:03n'ont pas forcément
01:18:04la grille des salaires en tête,
01:18:06de l'audiovisuel en général
01:18:08et de l'audiovisuel public
01:18:10en particulier.
01:18:12Mais vous savez,
01:18:13là, par exemple,
01:18:13on vient de parler
01:18:14notamment beaucoup
01:18:14dans cet extrait
01:18:17des dépenses
01:18:18dans les hôtels
01:18:19ou des frais de taxi,
01:18:21etc.
01:18:22Des dépenses somptuaires.
01:18:22Oui.
01:18:23Mais ce qu'il faut dire quand même,
01:18:24c'est que pour la plupart
01:18:25des salariés,
01:18:26le paradoxe,
01:18:27c'est que la plupart
01:18:28des salariés,
01:18:28je vous le garantis,
01:18:30ils sont hyper surveillés.
01:18:31Il n'est pas question
01:18:32de dépasser,
01:18:32je crois que c'est 130 euros
01:18:34la nuit d'hôtel.
01:18:34Absolument.
01:18:35Le barème de la nuit d'hôtel
01:18:36et le repas,
01:18:37c'est combien ?
01:18:37C'est 40 euros par personne.
01:18:3840 euros.
01:18:39Je veux dire,
01:18:39voilà,
01:18:40ce n'est pas des sommes démesurées.
01:18:42Donc c'est 40 euros le repas
01:18:46et cette affaire,
01:18:46ce dont on parle là
01:18:47dans l'enquête
01:18:49de Guillaume Genton,
01:18:50c'est qu'on parle là
01:18:51de ce qui a été mis
01:18:53au goût du jour
01:18:54au sujet de Cannes,
01:18:56du festival de Cannes.
01:18:57Il s'agit d'une toute petite partie
01:19:00et évidemment
01:19:01des dirigeants
01:19:02qui étaient en déplacement.
01:19:03Les stars et les dirigeants.
01:19:04Des stars, etc.
01:19:05Mais il faut rappeler
01:19:06que pour l'immense majorité
01:19:07des salariés,
01:19:08toi et moi, Nelson,
01:19:09je veux dire,
01:19:09on avait des barèmes
01:19:10et on était rattrapés
01:19:12par la patrouille
01:19:13si on dépassait les barèmes.
01:19:14C'est la réalité.
01:19:15J'ajoute qu'à la SNCF,
01:19:16on voyagait en deuxième classe.
01:19:18Ah bon ?
01:19:18Absolument.
01:19:18Nelson Montfort en deuxième classe ?
01:19:19Absolument.
01:19:20Ça, je peux vous l'attester.
01:19:23Je peux vous l'attester.
01:19:23Enfin, je n'ai pas de billet sur moi.
01:19:25Non, non, mais...
01:19:26Vous nous transmettrez les billets.
01:19:29Il est terrible.
01:19:30Il a l'air de nous croire.
01:19:32Je vous le garantis.
01:19:33Je vous le certifie.
01:19:34Il fallait montrer l'exemple.
01:19:36Et effectivement,
01:19:37Jacques a tout à fait raison.
01:19:38Je pense que la grande majorité
01:19:40des salariés,
01:19:41on va dire...
01:19:42Ceux qui partent sur le terrain,
01:19:42les reporteurs,
01:19:43c'est pas eux qui exagèrent.
01:19:44Qui constituent quand même
01:19:45le cœur de cette entreprise.
01:19:48Donc, euh...
01:19:49Non, mais je...
01:19:51Je sais bien.
01:19:51Non, mais en tous les cas,
01:19:52ce qui a été dit...
01:19:53Ça ne me posait aucun problème.
01:19:54Oui, évidemment.
01:19:55L'un des questionnements...
01:19:56Aucun problème.
01:19:57L'un des questionnements de Charles Lalonde,
01:19:58c'était la proportion,
01:19:59et c'est une rengaine
01:20:00qu'on entend depuis très longtemps,
01:20:02Nelson, à France Télé.
01:20:03C'est la proportion de ceux
01:20:04qui sont dans l'encadrement
01:20:05au regard de ceux
01:20:06qui sont sur le terrain.
01:20:07Et cette proportion
01:20:08a souvent été considérée,
01:20:10même de l'intérieur,
01:20:11comme étant trop importante.
01:20:13Enfin, je veux dire qu'il y avait
01:20:14une surreprésentation des chefs
01:20:16par rapport à ceux
01:20:16qui allaient sur le terrain,
01:20:18étaient reporters, etc.
01:20:19Donc ça, ça crée effectivement
01:20:20un décalage.
01:20:21Et comme vous êtes en haut
01:20:22de l'échelle, entre guillemets,
01:20:24sociale et dans France Télévisions,
01:20:26vous avez accès à des salaires.
01:20:28Et c'est ça qui fait que ça pèse
01:20:29probablement trop
01:20:30sur les finances publiques.
01:20:31C'est ça qui n'est pas logique.
01:20:33Ce sont ceux qui sont sur le terrain,
01:20:34à mon avis,
01:20:35qui devraient être normalement payés
01:20:37avec un peu moins de chefs.
01:20:38Oui, la balance devrait peut-être
01:20:39être un peu plus équilibrée.
01:20:41Parmi les principales révélations
01:20:42de ces derniers mois,
01:20:43Jules Torres,
01:20:44on peut refaire un petit bilan.
01:20:45Les indemnités de départ
01:20:47très élevées
01:20:47pour certains chez France Télé.
01:20:49Les fameuses sociétés
01:20:50de production
01:20:51qui font de la surfacturation.
01:20:53Des cumuls de fonctions
01:20:54qui sont parfois
01:20:56extrêmement problématiques.
01:20:57Et on en a donné
01:20:57quelques exemples.
01:20:58Les dépenses qui sont
01:20:59difficilement justifiables.
01:21:00On a parlé de Cannes,
01:21:01pourquoi pas.
01:21:02Le sentiment que la direction
01:21:03de France Télé
01:21:04dilapide l'argent public.
01:21:054 milliards de budget.
01:21:06Oui, c'est le cœur
01:21:07de cette commission.
01:21:08Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
01:21:09Aucune entreprise
01:21:10ne pourrait se permettre
01:21:11autant de dérapages budgétaires.
01:21:13Et puis pour finir,
01:21:13et je vous rends la parole,
01:21:15la communication mensongère
01:21:17de France Télévisions
01:21:18et Guillaume Janton
01:21:19le disait dans le sujet
01:21:20qui se vante
01:21:21d'avoir des comptes
01:21:22à l'équilibre
01:21:22depuis 9 ans
01:21:23alors que la Cour des comptes
01:21:24en 2025
01:21:25constate un déficit
01:21:27de 81 millions d'euros
01:21:29lissés
01:21:29sur la période 2017-2024.
01:21:32Il y a des dizaines
01:21:32et des dizaines de révélations.
01:21:33C'est pour ça qu'il faut
01:21:34que ce rapport soit publié
01:21:35pour ne pas enterrer tout cela.
01:21:37On va prendre des exemples
01:21:38extrêmement précis
01:21:39parce que c'est vrai
01:21:39qu'on parle de dépenses
01:21:40somptuaires,
01:21:41de conflits d'intérêts
01:21:41et c'est vrai que souvent
01:21:43on ne donne pas
01:21:43les éléments extrêmement factuels.
01:21:44Je vous ai parlé tout à l'heure
01:21:45du cas d'Ari Grand
01:21:46donc c'est cette dame
01:21:47qui dirige France 5
01:21:48et qui est objectivement
01:21:50dans un conflit d'intérêts.
01:21:51On pourrait parler
01:21:51des allers-retours
01:21:52entre des dirigeants
01:21:53du service public
01:21:54et du service privé.
01:21:55Taki Scandilis par exemple
01:21:57qui va un jour
01:21:59à Baniget
01:21:59de l'autre
01:22:00à France Télévisions
01:22:05On pourrait parler
01:22:06du cas de Anne Holmès
01:22:07qui est directrice
01:22:07de la fiction
01:22:08à France TV
01:22:09qui part en vacances
01:22:10avec les producteurs
01:22:11à qui elle donne des contrats.
01:22:12Devant la commission d'enquête
01:22:14elle dit
01:22:14non non
01:22:14c'est Main-1 qui gère
01:22:15on n'a aucune
01:22:17véracité de tout cela.
01:22:19On pourrait parler
01:22:20du cas de Bernard-Henri Lévy
01:22:20aussi
01:22:21qui est président
01:22:22du conseil de surveillance
01:22:23d'Arte
01:22:23et Arte en même temps
01:22:25lui achète des documentaires
01:22:26pour la modique somme
01:22:27de 750 000 euros.
01:22:29Ça aussi
01:22:30c'est intéressant
01:22:30l'externalisation massive
01:22:31Il n'a pas été auditionné
01:22:32Bernard ?
01:22:32Non il n'a pas été auditionné
01:22:33mais c'est extrêmement intéressant
01:22:35de voir aussi
01:22:36l'externalisation
01:22:37sur 4 milliards d'euros
01:22:38c'est 1 milliard
01:22:39qui va à l'externalisation
01:22:40alors qu'il y a
01:22:4114 000 employés
01:22:42au sein de l'audiovisuel
01:22:44Mais ne serait-ce que
01:22:45pour France Télé
01:22:45donnant les chiffres
01:22:469 000 salariés
01:22:47et les syndicats
01:22:48de France Télé
01:22:48ont alerté Charles Allon
01:22:50en disant
01:22:50on est 9 000
01:22:52on ne peut pas produire
01:22:53une émission nous-mêmes
01:22:54on est 9 000
01:22:55externalisation
01:22:56et il faut quand même le voir
01:22:57et ça pour le coup
01:22:58c'était au début
01:22:58de la commission d'enquête
01:22:59et c'était un des ministres
01:23:02actuellement en place
01:23:03qui disait ça
01:23:03c'est que
01:23:04quand vous allez
01:23:04par exemple sur le terrain
01:23:05dans une élection présidentielle
01:23:07dans un voyage officiel
01:23:09d'un ministre
01:23:10vous avez
01:23:10France 2
01:23:12vous avez France 3
01:23:13vous avez complément d'enquête
01:23:14ou cache investigation
01:23:16vous avez France 5
01:23:17parfois il vous arrive
01:23:18d'avoir une personne
01:23:19avec le bonnet
01:23:20de France Culture
01:23:21vous avez France Info
01:23:22télé et radio
01:23:24vous avez Lina
01:23:25donc vous avez 10 personnes
01:23:26qui sont payées par l'argent
01:23:27des français
01:23:28et qui sont là
01:23:29mais ça je l'ai vu dans le sport
01:23:30j'ai eu une autre vie
01:23:31dans le sport
01:23:32et j'ai eu le bonheur
01:23:33de croiser Nelson
01:23:34et ses équipes
01:23:35sur des grands événements sportifs
01:23:36et quand on va
01:23:37dans les zones mixtes
01:23:37moi j'ai souvenir
01:23:38de Jeux Olympiques
01:23:40où je me retrouve
01:23:40en zone mixte
01:23:41à l'époque
01:23:42où j'étais dans le sport
01:23:43donc je tendais mon micro
01:23:44à côté de moi
01:23:45j'avais Stade 2
01:23:46France 3
01:23:47le JT de France 2
01:23:48la rédaction de France 2
01:23:49j'ai dit
01:23:49mais les gars
01:23:50vous ne pouvez pas
01:23:51vous ne pouvez pas
01:23:52juste mutualiser
01:23:53vous faites partie
01:23:54de la même entreprise
01:23:55il y avait celui
01:23:55qui fait tout le sport
01:23:56celui qui fait Stade 2
01:23:57celui qui fait France 3
01:23:58région
01:23:58celui qui fait France 3
01:23:59national
01:23:59et ils étaient 5 ou 6
01:24:02et ça c'est pas normal
01:24:04alors que moi
01:24:04je peux vous dire
01:24:05quand je vais sur le terrain
01:24:05je travaille aussi
01:24:06pour Europe 1
01:24:07et pour CNews
01:24:07et pour le JDD
01:24:08évidemment
01:24:09et on voit les chiffres
01:24:10à l'image
01:24:11sur la répartition
01:24:12de la contribution
01:24:13de l'Etat
01:24:13sur l'audiovisuel public
01:24:14il nous reste peu de temps
01:24:15ça file
01:24:16ces deux yeux ensemble
01:24:18sur la
01:24:20je reste avec vous
01:24:20Jules
01:24:21sur la question
01:24:22de la neutralité politique
01:24:23parce qu'on a parlé
01:24:24gros sous
01:24:24qu'est-ce qu'il est ressorti
01:24:25de ces mois d'audition ?
01:24:27qu'il n'y avait pas de neutralité
01:24:28qu'il y avait une impartialité
01:24:30je vous disais tout à l'heure
01:24:31que cette commission
01:24:32elle naît de l'affaire Cohen-Longrand
01:24:33je vous rappelle
01:24:34vous avez deux des pontes
01:24:36deux des grandes voix
01:24:37de l'audiovisuel public
01:24:38qui disaient
01:24:39dans un café
01:24:39avec deux cadres
01:24:40du parti socialiste
01:24:41qu'ils allaient s'occuper
01:24:42de Rachid Alati
01:24:43pour la faire perdre
01:24:44au municipal
01:24:45visiblement
01:24:45ils ont réussi
01:24:47parce qu'il faut quand même voir
01:24:48que quand vous regardez
01:24:49un certain nombre d'émissions
01:24:50que ce soit la Terre au Carré
01:24:51que ce soit la matinale
01:24:52de France Inter
01:24:53que ce soit France Info
01:24:55les chroniqueurs
01:24:56les éditorialistes
01:24:57en tout cas
01:24:57les grandes voix
01:24:58ce sont des personnalités
01:24:59à gauche
01:24:59qui aujourd'hui
01:25:01pourrait dire
01:25:02que Patrick Cohen
01:25:03est à droite
01:25:03non bien sûr
01:25:03qu'il est à gauche
01:25:04monsieur Legrand
01:25:05il est éditorialiste
01:25:06à Libération
01:25:07celui qui s'occupe
01:25:08de la revue internationale
01:25:09Pierre Aski
01:25:10c'est le fondateur
01:25:10de Rue 89
01:25:11qui est aussi
01:25:12le président de Reporters
01:25:13Sans Frontières
01:25:14qui est une ONG à gauche
01:25:15à qui Emmanuel Macron
01:25:16veut confier
01:25:16la labellisation des médias
01:25:17donc vous voyez très bien
01:25:18que c'est un système
01:25:19c'est le même camp
01:25:21alors c'est un camp
01:25:22de gauche
01:25:22alors ils ne sont pas
01:25:23forcément encartés
01:25:24en tout cas
01:25:24c'est un camp progressiste
01:25:25et madame Delphine Arnot
01:25:27elle disait la même chose
01:25:28elle disait qu'elle n'était pas là
01:25:30pour décrire la réalité
01:25:31de laquelle elle était
01:25:32mais telle qu'elle voudrait
01:25:33qu'elle soit
01:25:33et madame Arnot
01:25:35quand on lui pose la question
01:25:36quelle société vous voulez
01:25:37elle dit une société progressiste
01:25:39donc c'est une société
01:25:40qui est plutôt à gauche
01:25:41j'ai l'impression Elodie
01:25:42et on va bientôt conclure
01:25:43pour donner la main
01:25:44à Laurence Ferrari
01:25:44mais c'est une impression
01:25:46que le plus important
01:25:47de ces mois
01:25:47et de ces mois d'audition
01:25:48c'est pas tant les dépenses
01:25:50que l'idéologie
01:25:52et c'est ce qui a été mis
01:25:54cette espèce
01:25:55d'entre-soi bien pensant
01:25:59qui fait la pluie
01:26:00le beau temps
01:26:00au service public
01:26:01oui et d'ailleurs
01:26:02c'est ce qu'explique
01:26:03Charles Allong
01:26:04c'est quand ils ont commencé
01:26:05la commission
01:26:05ils avaient un certain nombre
01:26:06de choses à vérifier
01:26:07et que c'est en travaillant
01:26:09justement
01:26:09et en faisant les auditions
01:26:10qu'ils ont découvert
01:26:11toute cette externalisation
01:26:12dans la base du rapport
01:26:13de la Cour des comptes
01:26:14voilà parce que
01:26:14quand certains disent
01:26:15attention Charles Allong
01:26:16le privatiser France Télé
01:26:17quand 1 milliard sur 4
01:26:18est déjà donné
01:26:19à des sociétés extérieures
01:26:21on se demande
01:26:21si en réalité
01:26:22France Télé
01:26:22ne s'est pas privatisé lui-même
01:26:25et juste pour le dérouler
01:26:26de la commission
01:26:28désormais
01:26:28on voit l'ordre
01:26:30on en est maintenant
01:26:31les interventions
01:26:32de chaque groupe politique
01:26:33sont terminées
01:26:34ce qu'on appelle
01:26:35les explications de vote
01:26:36si on traduit un petit peu
01:26:37maintenant c'est chaque député
01:26:38qui est présent dans la commission
01:26:39qui n'a pas eu l'occasion
01:26:40de s'exprimer pour l'instant
01:26:41qui peut demander la parole
01:26:43et donner son point de vue
01:26:44ou poser des questions
01:26:45bon bah c'est Laurence Ferrari
01:26:46qui récupère le bébé
01:26:47et qui va avoir le vote
01:26:49en direct dans Punchline
01:26:50j'ai raison
01:26:51ça prend du temps
01:26:52ça prend du temps
01:26:54mais le temps est passé vite
01:26:55avec vous
01:26:56et on a bien décrypté
01:26:57et analysé
01:26:57oui Jacques
01:26:57en 10 secondes
01:26:58en 10 secondes juste
01:26:59il y a 4 ou 5 ans
01:27:00les français pouvaient s'interroger
01:27:02quand vous leur disiez
01:27:03il y a peut-être
01:27:04des biais idéologiques
01:27:05qu'à France Télé
01:27:05aujourd'hui
01:27:06la plupart des français
01:27:07en tous les cas
01:27:07dans l'opinion
01:27:09il est largement répandu
01:27:10l'idée qu'il y a un problème
01:27:13et donc ce serait encore plus
01:27:15un problème
01:27:15que le rapport
01:27:16ne soit pas publié
01:27:17parce que les gens
01:27:18ont tout simplement
01:27:19envie de savoir
01:27:20et il y a un débat
01:27:21ce débat
01:27:21il doit appartenir
01:27:22à tout le monde
01:27:23les médias
01:27:23mais aussi le monde politique
01:27:25merci chers amis
01:27:26d'avoir été présents
01:27:27sur ce plateau
01:27:28pendant ces deux heures
01:27:29Laurence Ferrari
01:27:29pour Punchline
01:27:30j'aurais le plaisir
01:27:30de vous retrouver
01:27:31demain à 15h
01:27:32pour 120 minutes
01:27:33bonne soirée
01:27:33merci beaucoup
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