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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue sur notre antenne 120 minutes info, c'est parti.
00:00:04On va évidemment parler de ce qui pourrait constituer un tournant dans la guerre au Moyen-Orient
00:00:08puisque ce soir Donald Trump a prévu de prendre la parole de manière solennelle devant les Américains
00:00:13en multipliant les prises de parole et en donnant des informations parfois contradictoires
00:00:17sur la durée réelle de la guerre qu'il entend mener avec les Etats-Unis.
00:00:21Donc on sera fixé a priori ce soir. Dans un instant, le journal avec Félicité Kindoki.
00:00:26On parlera aussi de toutes les frappes qu'il y a eu de part et d'autre.
00:00:28Et puis je voudrais aussi que vous présentez mes invités.
00:00:32Brièvement, Vincent Arberetier qui va être avec nous pour commenter les opérations militaires dans un instant,
00:00:37Raphaël Steinville, Ophélie Roch, bonjour Ophélie, et Richard Haddad ainsi que Yohan Uzaï.
00:00:42Il est 15h, on retrouve Félicité et on va précisément parler de la guerre menée contre l'Iran.
00:00:5133ème jour de conflit, l'Iran, les Etats-Unis et l'Israël poursuivent les affrontements.
00:00:5614 personnes ont été blessées à Tel Aviv, dont un enfant dans un état jugé très critique
00:01:01après de nouveaux tirs de missiles iraniens sur Israël.
00:01:05Tsaal a annoncé avoir également détecté et intercepté un tir de missiles depuis le Yémen, allié de l'Iran.
00:01:10Au Liban, Israël a ciblé Beyrouth cette nuit et tué 7 membres du Hezbollah,
00:01:15dont un responsable militaire du mouvement.
00:01:16En Iran, des complexes sidérurgiques du pays ont été endommagés.
00:01:20Et par ailleurs, on a appris que le mur d'enceinte de l'ancienne ambassade américaine à Téhéran,
00:01:25qui avait été prise d'assaut avec une prise d'otage, je vous en souvenez, a été endommagé.
00:01:29Dans ce contexte, le président américain, je le rappelle, doit s'exprimer.
00:01:33Oui, Nelly, vous l'évoquiez au début de cette émission, Donald Trump,
00:01:36qui aussi depuis des semaines entre menaces et propos rassurants,
00:01:40évoquait encore hier soir une fin imminente au conflit.
00:01:42D'ici deux ou trois semaines, avec accord ou non,
00:01:45dans une allocution prévue vers 21h, selon la Maison-Blanche,
00:01:50il donnera de nouvelles informations importantes sur l'Iran.
00:01:53De son côté, Téhéran continue de rejeter l'existence de négociations.
00:01:56Alors que Donald Trump lui-même affirme sur son réseau social Truth Social,
00:02:01à l'instant, vous voyez que le nouveau président du régime iranien,
00:02:05bien moins radicalisé, selon lui, demande un cessez-le-feu aux Etats-Unis.
00:02:08On verra si tout cela est avéré avec la réponse iranienne.
00:02:11Depuis le Japon, où il est en visite, Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce conflit.
00:02:17Il a vanté la prévisibilité de l'Europe, par contraste avec l'imprévisibilité du président américain.
00:02:23Une critique pour avoir lancé une guerre au Moyen-Orient sans prévenir ses alliés,
00:02:28pourtant frappé par son impact économique.
00:02:31Emmanuel Macron plaide pour le droit international aux valeurs démocratiques
00:02:34et défend un retour à la paix et à la libre circulation à travers le détroit d'Hormuz.
00:02:39On l'écoute.
00:02:40Nous nous croyons ensemble au droit international, à l'ordre international qui repose sur la charte des Nations Unies.
00:02:48Nous croyons aussi aux valeurs démocratiques que nous défendons.
00:02:51C'est ce qui fait que vous venez de le rappeler, nous défendons l'un et l'autre le retour
00:02:54à la paix,
00:02:55au cessez-le-feu, au calme, à la libre circulation à travers le détroit d'Hormuz.
00:02:59C'est le fait aussi que depuis février 2022, avec constance, le Japon se tient aux côtés des Européens
00:03:05pour rappeler l'importance d'une paix juste et durable et le respect du droit international.
00:03:12Les conséquences directes notamment du blocage du détroit d'Hormuz, la pénurie de carburant qui commence à se faire sentir.
00:03:18Restez vigilant si vous devez faire votre plein de carburant.
00:03:22Près de 10% des stations-service sont en rupture totale ou partielle.
00:03:26Dans ce contexte, le gouvernement veut se montrer rassurant.
00:03:29Ce matin, lors d'une réunion du gouvernement à cet effet,
00:03:32Sébastien Lecornu a promis d'utiliser certaines des recettes fiscales supplémentaires.
00:03:36Anaïs Bochet.
00:03:38La pénurie de carburant serait-elle en train de gagner du terrain en France ?
00:03:42Selon le site carbu.com, plus de 1200 stations-service seraient en pénurie pour au moins un type de carburant,
00:03:49soit environ 12% des stations-service en France.
00:03:51Ces ruptures concernent essentiellement le réseau Total Energy.
00:03:56Sur le réseau Total, tant que les prix marchés sont élevés et que Total maintient son plafonnement,
00:04:02il est évident que les ventes exceptionnelles vont continuer.
00:04:05Donc ça et là, on aura des ruptures.
00:04:07D'un point de vue national, aujourd'hui, on n'a pas de problème de disponibilité de produits.
00:04:12Hier, Total Energy a annoncé prolonger le plafonnement des prix jusqu'au 7 avril dans ses 3300 stations-service.
00:04:18L'essence à 1,99€ le litre, le diesel à 2,09€ le litre.
00:04:23Face à la situation, la ministre déléguée à l'énergie, Maude Bréjon, s'est montrée rassurante,
00:04:28affirmant que moins de 10% des stations étaient en rupture totale ou partielle.
00:04:32Il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement à l'heure où on se parle.
00:04:35Je rappelle qu'on a toujours nos stocks stratégiques.
00:04:37100 millions de barils.
00:04:39On s'est engagé à en libérer progressivement auprès de l'AIE 14,5 millions.
00:04:43Nous n'avons pas encore atteint ces 14,5 millions.
00:04:46Donc nous avons de la marge et nous répondrons autant que nécessaire
00:04:50aux difficultés d'approvisionnement ponctuelles qui sont aussi dues à des soucis logistiques.
00:04:54La semaine dernière, le prix du litre de gaz à ol'a atteint un record absolu depuis 1985.
00:04:59Un chiffre qui dépasse l'ancien pic atteint après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
00:05:03Et puis vous l'avez peut-être déjà constaté, le 100 plomb 95 atteint 2 euros le litre en moyenne.
00:05:10C'est une moyenne, c'est plutôt 1,99 et 2,10 de 15 en fonction des stations.
00:05:15C'est ce qu'on a observé ce mercredi vers 11h dans l'Hexagone.
00:05:18C'est une barre symbolique qui fait mal au portefeuille, il faut le dire.
00:05:21Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le SP95 a pris 28 centimes au litre en France,
00:05:27soit un bond de 16,26%.
00:05:29Le gasoil carburant le plus utilisé des Français a déjà atteint cette barre symbolique depuis près d'un mois
00:05:34et se vend en moyenne à 2,25 euros le litre ce mercredi.
00:05:38Eux aussi sont inquiets, ce sont les transporteurs routiers qui continuent d'ailleurs de protester
00:05:43et d'estimer que les aides de l'Etat sont insuffisantes.
00:05:46Camions au ralenti, circulation perturbée, l'opération Escargot se poursuit aux quatre coins de la France.
00:05:53Depuis ce matin à Toulouse, les actions de blocage sont menées en plein centre-ville.
00:05:58Plusieurs dizaines de poids lourds, soutenus par les ambulanciers,
00:06:01également concernés par l'usage quotidien de leurs véhicules, ont déambulé dans les rues.
00:06:05L'envolée de tous ces prix de l'énergie devient évidemment un thème politique de plus en plus brûlant.
00:06:10Le gouvernement de Sébastien Lecornu était d'ailleurs réuni ce matin pour tenter de trouver des solutions.
00:06:14Le Premier ministre souhaiterait moins dépendre des hydrocarbures importés.
00:06:18Il a suggéré de les financer par les surplus des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants.
00:06:23Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a toutefois précisé
00:06:27que chaque euro qui servirait à aider seront économisés ailleurs.
00:06:33Écoutez-le.
00:06:34Les aides qui ont été annoncées à ce stade évidemment de la crise sont donc ciblées vers les secteurs qui
00:06:44en ont le plus besoin.
00:06:46Évidemment, nous restons très attentifs à l'évolution de la situation.
00:06:49Il y a beaucoup d'incertitudes, d'incertitudes géopolitiques, d'incertitudes militaires concernant la situation dans le détroit d'Hormuz.
00:06:57Et nous adaptons les dispositifs au plus juste.
00:07:00Nous avons également un principe clair.
00:07:03C'est que 1 euro dépensé pour soutenir les secteurs français qui en ont besoin face à la crise
00:07:09voudra dire 1 euro d'économiser ailleurs.
00:07:13Réaction également de Marine Le Pen à ses aides pour le carburant.
00:07:17La présidente du Rassemblement national ne cache plus sa colère.
00:07:21Devant la presse, elle tacle le gouvernement et l'accuse de mentir.
00:07:24Je cite, il faudrait éviter de les accumuler, les mensonges de la part du gouvernement,
00:07:28parce que ça crée bien évidemment une ambiance de défiance massive dans l'opinion publique.
00:07:32Qu'ils nous laissent la place s'ils ne le sont pas capables de faire
00:07:35et qu'ils n'ont aucune idée d'économie à faire pour financer cette mesure.
00:07:38Qu'ils nous laissent la place, on a plein d'idées d'économie.
00:07:41Le reste de l'actualité, sachez que c'est le jour J pour le décollage de la mission lunaire Artemis
00:07:462
00:07:46avec un compte à rebours qui est bel et bien lancé.
00:07:49Les quatre astronautes américains s'envoleront vers les étoiles à partir de 18h24
00:07:54pour dix jours, plus de 50 ans après la fin du programme Apollo.
00:07:58La mission vise à faire le tour de la Lune, une opération titanesque
00:08:02qui permettra aux Américains de démontrer un large éventail de capacités
00:08:05nécessaires aux prochaines épopées dans l'espace lointain,
00:08:08notamment sur la planète Mars.
00:08:09Félix Pérolas.
00:08:11C'était le 21 juillet 1969.
00:08:14Pour la première fois, l'homme marchait sur la Lune.
00:08:18Plus de 50 ans plus tard, trois hommes et une femme s'apprêtent à écrire une nouvelle page.
00:08:24Nous serons quelque part entre 6400 et 9600 kilomètres de la surface de la Lune,
00:08:30bien plus loin que la plupart des missions Apollo.
00:08:32Les astronautes embarqueront dans la fusée SLS, haute de 98 mètres et large de 8,4 mètres.
00:08:40Leur trajectoire ? Deux orbites autour de la Terre avant de s'élancer vers la Lune.
00:08:46Ils survoleront ensuite le satellite à plusieurs milliers de kilomètres de distance
00:08:50avant de revenir vers la Terre.
00:08:52Pour les Américains, l'objectif est clair, valider toutes les technologies nécessaires
00:08:57avant un retour durable de l'homme sur la Lune.
00:09:02Donc la Lune est la première étape pour encourager et vérifier toutes d'autres technologies
00:09:06avant d'aller sur Mars.
00:09:10Le décollage est prévu ce 1er avril, avec pour l'instant des conditions météo favorables.
00:09:16Ce n'est pas une blague.
00:09:18Vous ne m'avez pas fait le poisson d'avril dans ce journal ?
00:09:19Qu'est-ce qui vous arrive ?
00:09:20Non, non.
00:09:20Bon, maintenant je vous l'ai dit, c'est trop tard pour le prochain.
00:09:22Allez, vite, on passe au sport.
00:09:41Et c'est encore un terrible coup dur pour l'équipe de football d'Italie.
00:09:46Pour la troisième fois consécutive, l'équipe ne se qualifie pas pour la Coupe du Monde.
00:09:52Les joueurs italiens se sont inclinés hier soir au tir au but face à l'équipe de Bosnie
00:09:57au terme d'un match tendu et cruel.
00:09:59Résumé du match avec Carla Pedro.
00:10:03Incroyable scénario, la squadra Azzurra manquera encore la Coupe du Monde.
00:10:07Tout démarre pourtant bien pour l'Italie, une superbe frappe de Moïskine et la voilà qui mène 1-0.
00:10:12Exclusion d'Alessandro Bastoni à la 41e minute et les Bosniens égalisent à 11 minutes de la fin par Tabakovic.
00:10:18Au tir au but, deux ratés côté italien.
00:10:20La Bosnie se qualifie pour le mondial.
00:10:25Je présente mes excuses.
00:10:28Cela commence à ressembler à une malédiction.
00:10:30Après deux éliminations prématurées, l'Italie sera absente de la compétition pour la troisième fois de suite.
00:10:50Biège décoratif au choix. Devis sur pierre-innovation.fr.
00:10:54Merci beaucoup. On se retrouve évidemment tout à l'heure.
00:10:56De nouvelles infos d'ici une petite demi-heure.
00:10:59Nos invités, donc Vincent Arborêtier, Raphaël Stainville, Ophélie Roch, Richard Haddad et bien sûr Yoann Uzay.
00:11:05Alors que Donald Trump assure que l'armée américaine devrait boucler ses opérations militaires en Iran d'ici deux à
00:11:10trois semaines.
00:11:11Et alors, je vous le rappelle qu'il doit prendre la parole officiellement ce soir, 21h américaine.
00:11:16Les opérations et les bombardements sur le terrain se poursuivent.
00:11:19On va d'ailleurs commencer tout de suite avec ça.
00:11:22Et alors que Donald Trump, on verra s'il y fait référence à nouveau ce soir, assure que le président
00:11:27iranien veut un cessez-le-feu désormais.
00:11:29On attend la réponse officielle de Téhéran.
00:11:32L'Iran, Mathieu, a frappé ce matin Israël et l'État hébreu a mené une attaque ciblée à Beyrouth également.
00:11:38Exactement Nelly, 14 blessés ce matin en Israël, dont une fillette de 11 ans qui actuellement est dans un état
00:11:45grave.
00:11:46Les dégâts, regardez en image, on est dans la région de Tel Aviv, à Nebrak.
00:11:50C'est une ville donc touchée par des missiles iraniens.
00:11:52Sur place, on voit les secouristes qui s'activent au milieu des gravats.
00:11:56Derrière eux, cet immeuble éventré, les façades sont noircies, les fenêtres pulvérisées et des éclats de verre jonchent encore le
00:12:02sol.
00:12:03Dans cet appartement, regardez, un habitant ultra orthodoxe qui montre ce qu'il reste de son salon.
00:12:09Les murs fissurés, les éclats également, des débris sur son mur.
00:12:13Il a échappé au pire.
00:12:14Et puis cette scène marquante, une secouriste, un secouriste qui évacue une poussette à l'intérieur.
00:12:19Des familles entières ont été prises au piège au moment de l'explosion.
00:12:22Et au total, Nelly, sept enfants ont été blessés.
00:12:24Et puis au Liban, Israël a mené une frappe ciblée contre un membre du Hezbollah.
00:12:30Exactement.
00:12:31C'est un haut responsable du Hezbollah qui a été tué dans la nuit.
00:12:34Il est présenté comme le responsable militaire pour l'Irak au sein du mouvement pro-iranien.
00:12:40Et on voit les dégâts.
00:12:41Alors cet homme, il participait à une réunion avec d'autres membres du Hezbollah.
00:12:45Lorsqu'une frappe israélienne a visé leur position, l'attaque aurait été menée sur une tente.
00:12:49Une tente où se trouvaient plusieurs cadres.
00:12:51Et derrière ces frappes, c'est une offensive d'ampleur.
00:12:54Après plus d'un mois de guerre, regardez, Israël publie ces images.
00:12:59En rouge, vous avez les cibles du régime des Molas visés par l'État hébreu.
00:13:03En jaune, ce sont les industries, notamment des productions d'armement.
00:13:07En vert, les sites nucléaires.
00:13:08En bleu, les bases navales violées.
00:13:10Les missiles balistiques.
00:13:12Et au total, on va voir ça en chiffres, ce sont plus de 10 000 frappes qui ont été menées
00:13:17en plus d'un mois.
00:13:1816 000 munitions et 2 000 personnes éliminées par l'État hébreu.
00:13:22Des militaires et des commandants du régime des Molas, Nelly.
00:13:25Merci beaucoup.
00:13:26Voilà qui est très clair.
00:13:27On voit évidemment tous ces points d'impact.
00:13:29Ce sont surtout des complexes sidérurgiques qui ont été visés dans le centre et le sud-ouest de l'Iran
00:13:34ces toutes dernières heures.
00:13:35Avant de vous faire réagir les uns et les autres et surtout d'essayer d'entrer dans la tête de
00:13:39Donald Trump, si cela est possible.
00:13:41Mais on va quand même essayer de voir ce qu'il a en tête avec vous, notamment Vincent et Richard.
00:13:46On prend la direction de Tel Aviv pour parler justement de ces frappes qui ont été menées avec vous, Jérôme
00:13:50Rampenoux.
00:13:51C'est donc la région, la banlieue de Tel Aviv et précisément Neybrac qui a été ciblée avec un certain
00:13:56nombre de blessés à des degrés divers, j'imagine.
00:14:04Oui, effectivement, il y a un certain nombre de blessés, une quinzaine de blessés lors de ces frappes.
00:14:08Dans la matinée, en moins d'une heure et demie, neuf missiles ont été lancés depuis les rangs.
00:14:13Quatre alertes en une heure, une heure et demie ici, rien que dans la région de Tel Aviv.
00:14:18Ce sont des débris de ces missiles qui, à chaque fois, quand ils sont interceptés, tombent dans les quartiers avec
00:14:23des sous-munitions qui explosent au moment de l'impact.
00:14:25Comme vous le voyez là sur les images de Charles Bagé, un des missiles a touché ce bâtiment.
00:14:31Dans ce bâtiment, juste au fond, il y a un abri.
00:14:33Il y a ce qu'ils appellent leur shelter.
00:14:36Le missile est tombé.
00:14:37On a pu discuter avec des gens qui étaient à l'intérieur à ce moment-là, qui nous expliquaient qu
00:14:40'ils ont entendu la vibration, l'impact.
00:14:43Ils sont sortis dès que ça s'est arrêté pour pouvoir sortir.
00:14:46Ils sont très nombreux dans ce quartier-là à venir dans les abris.
00:14:50Il n'y a pas beaucoup d'abris car c'est un quartier traditionnaliste, un quartier assez ancien.
00:14:54Donc les abris sont très rares.
00:14:55Il y a énormément d'enfants.
00:14:57Alors là, ça ne se voit pas parce que Pâques vient de commencer.
00:15:00C'est Pessar.
00:15:00Donc tout le monde est reparti chez soi pour fêter Pessar.
00:15:04Et vous disiez, il y a eu des blessés à des niveaux différents.
00:15:08Une jeune fille de 11 ans a été très grièvement blessée.
00:15:11On n'a pas trop, pour l'instant, de nouvelles quant à son état.
00:15:13On sait que c'était un état critique.
00:15:15Elle se trouvait juste en face, dans cette chambre.
00:15:18Elle n'a pas pu aller dans l'abri.
00:15:20Et en fait, elle a reçu les éclats, le résultat du souffle de ces débris qui sont tombés.
00:15:25Ça a littéralement soufflé les fenêtres, envoyé des débris.
00:15:28On sait qu'elle a été blessée essentiellement au visage et au niveau des membres.
00:15:33D'un mot quand même, Jérôme.
00:15:35Est-ce qu'il y a eu d'autres endroits dans le pays qui ont été frappés, qui ont été
00:15:38ciblés ?
00:15:42Oui, effectivement, il n'y a pas que la région de Tel Aviv qui est ciblée.
00:15:46On sait que le nord, tout près du Liban, est régulièrement ciblé.
00:15:49On le voit sur les applications d'alerte de nos téléphones.
00:15:53Il y a des tirs, on va dire, sur la partie nord de Israël, toutes les heures, toutes les demi
00:15:58-heures.
00:15:58Alors ce sont des tirs, soit de missiles venant d'Iran, soit des roquettes ou même des drones tirés par
00:16:05les membres du Hezbollah.
00:16:06Quand on est à Acre, par exemple, on est à 20 kilomètres de la frontière et on est quand même
00:16:11assez bas dans Israël.
00:16:13Merci beaucoup, mon cher Jérôme et merci à Charles Bagé qui vous accompagne.
00:16:18Nos invités, donc, pour commenter tout cela, Dora nous a rejoint également.
00:16:22Vincent Arberetier, quand Donald Trump dit qu'il reste deux à trois semaines de conflit,
00:16:27quels sont les objectifs restants ? Est-ce que ça vous paraît crédible ?
00:16:32Et est-ce que c'est en conformité avec ce que dit un Benjamin Netanyahou qui, lui, nous a dit,
00:16:36pas plus tard qu'hier aussi,
00:16:38on a fait la moitié de ce qu'on voulait faire ? L'un n'empêche pas l'autre, selon
00:16:41vous ?
00:16:42Alors les objectifs des uns ne sont pas forcément les objectifs des autres.
00:16:45Si on prend l'échelle du Premier ministre Netanyahou, effectivement, lui, il cherche clairement un changement de régime
00:16:53et pas simplement une modification, un changement de personne au sein du régime.
00:16:57Il voudrait aider à une révolution qui puisse amener un gouvernement qui reconnaisse l'État d'Israël.
00:17:04C'est ça, en fait, le fond du problème, pour ensuite avoir fini la guerre.
00:17:09Pour Donald Trump, c'est un peu différent.
00:17:11En fait, Donald Trump, il estime qu'en ayant oblitéré, comme on dit en mauvais anglais,
00:17:18pour avoir complètement éradiqué les capacités de recherche nucléaire, d'enrichissement,
00:17:25sans avoir pour autant retrouvé les 400 kilos d'Iranien enrichis.
00:17:29Il estime d'avoir fait une part du travail.
00:17:31Or, le problème dans une guerre, c'est qu'on ne peut pas se retirer comme ça l'air de
00:17:36rien
00:17:36ou déclarer unilatéralement un cessez-le-feu.
00:17:39D'autant que les Iraniens ne semblent pas aller dans le but d'un cessez-le-feu.
00:17:44En fait, c'est quelqu'un qui a gagné et quelqu'un qui a perdu.
00:17:47Or, les Iraniens ne veulent pas avoir l'air d'avoir perdu.
00:17:49Et en fait, c'est un duel de volonté.
00:17:52On vient toujours au bon vieux principe de Klaus Witz, un duel de volonté.
00:17:56Et pour l'instant, les deux ont la volonté de poursuivre un certain temps.
00:18:00Deux semaines et demie, c'est long, encore deux semaines et demie.
00:18:02– Richard Haddad, que peut-il annoncer ce soir ?
00:18:04Lui qui multiplie quand même dans les formats, parfois de son bureau,
00:18:08sur un tarmac d'aéroport, dans un avion, les prises de parole.
00:18:11Là, on a l'impression qu'il va faire quelque chose d'un peu plus solennel.
00:18:14Ce qui veut dire qu'a priori, il a quelque chose de plus important à annoncer au peuple américain.
00:18:17– Pas forcément.
00:18:18– Ah, c'est pour plus de visibilité ?
00:18:21– Oui, il donne l'air d'avoir quelque chose de nouveau à donner.
00:18:24Mais je vous rappelle que dès le début, il nous avait dit que la guerre durerait 6 à 7 semaines.
00:18:29On est à 4 semaines et demie, vous ajoutez 2 à 3 semaines qu'il annonce, on y est.
00:18:33Enfin, rien de nouveau.
00:18:34En réalité, il fait des sorties comme ça, on a l'impression que c'est quelque chose de nouveau,
00:18:37mais en fait pas trop.
00:18:38Et puis d'une part, et puis d'autre part, vous avez remarqué que chaque fois
00:18:41qu'il y a des inquiétudes sur le détroit d'Or, sur le pétrole, sur l'économie mondiale,
00:18:48il vient faire des annonces optimistes, probablement pour rassurer son électorat,
00:18:53parce que bientôt il y a des élections aux États-Unis, les marchés, etc.
00:18:56Donc moi je pense, d'ailleurs chaque fois qu'il parle de négociation,
00:19:00il finit par faire une petite surprise de bombardement supplémentaire
00:19:04ou d'objectif supplémentaire, voire un débarquement, on n'en sait rien.
00:19:07Mais lorsqu'il parle de négociation, il faut en général s'attendre à quelque chose de contraire.
00:19:14Donc moi je ne pense pas qu'on aura quelque chose de vraiment grandiose ce soir.
00:19:19Alors, il va quand même sans doute s'étendre, Dora, sur ce qu'il a dit sur son réseau,
00:19:24enfin sur son compte, True Social, il va dire, voilà, le président iranien,
00:19:29le nouveau président iranien a envie d'un cessez-le-feu.
00:19:32Oui, mais ça conditionne au détroit d'Ormuz, encore une fois,
00:19:34en disant qu'il fallait libérer le détroit d'Ormuz.
00:19:37Sauf que les gardiens de la révolution, eux, viennent de répondre,
00:19:40sur leur canal Telegram, en disant que le détroit d'Ormuz est entièrement
00:19:44sous le contrôle de leur force navale et ne sera pas ouvert par des offres théâtrales ridicules
00:19:50du président américain.
00:19:52Donc, il y a sûrement des négociations en cours.
00:19:54En tout cas, on sait qu'il y a des messages qui passent de part et d'autre des deux
00:19:58côtés.
00:19:59Et donc, on a l'impression que le nerf de la guerre, en fait, c'est quand même le détroit
00:20:02d'Ormuz.
00:20:03Ophélie Roque, pour lui, il ne peut pas partir bredouille.
00:20:06S'il n'a pas contribué à faire libérer le détroit d'Ormuz,
00:20:09il a appelé les alliés européens qui n'ont pas été forcément présents au rendez-vous
00:20:13pour l'aider en ce sens.
00:20:15Il n'aura pas réussi son objectif premier.
00:20:20Et puis, de toute façon, les Iraniens en sortiront la tête haute si ça devait s'arrêter là.
00:20:25Ce qui veut dire que les troupes au sol, ça reste toujours une éventualité quand même.
00:20:28Ça reste une éventualité, mais ce qui est un peu difficile à décrypter avec Donald Trump,
00:20:33c'est que, comme vous le disiez justement, il prend la parole tout le temps.
00:20:36C'est-à-dire que c'est comme, si vous voulez, quand vous n'êtes pas sûr de quelque chose,
00:20:39vous avez tendance à le verbaliser pour essayer de convaincre votre interlocuteur que vous avez les choses en main.
00:20:45Donc, à chaque fois qu'il y a un problème, il se permet de prendre la parole pour dire
00:20:49tout va bien, tout va bien, il gagne du temps.
00:20:52En même temps, il essaie de donner une image où personne n'est crédule.
00:20:57On voit bien qu'il est embourbé dans une situation.
00:21:00Moi, là où je me pose quand même des questions, c'est sa volonté de se dire...
00:21:03On entend de plus en plus, comme Larry Turnel, que le détroit d'Hormuz, il ne bénéficie pas des masses
00:21:08aux Américains,
00:21:09que c'est surtout pour les Européens, surtout pour l'Asie.
00:21:12Moi, on a le sentiment quand même qu'il pourrait partir si un jour ou un autre, ça s'enlisse
00:21:17trop,
00:21:18qu'il se sent débordé et dire, écoutez, moi j'ai fait le début, à vous de faire le reste.
00:21:23Ce n'est pas complètement impossible avec son...
00:21:27D'accord, mais ça a quand même un impact sur les marchés mondiaux.
00:21:29Oui, il n'y a pas que ça qui transite aussi.
00:21:31Il y a d'autres matières premières, il y a tout ce qui contribue à l'industrie pétrochimique.
00:21:37Raphaël, ça a quand même une incidence sur l'économie globale.
00:21:40On n'est pas juste purement sur du transit d'hydrocarbures.
00:21:44Vous avez raison, mais je pense que la seule certitude qu'on peut avoir à cette heure-là,
00:21:48c'est que quel que soit ce que Donald Trump annoncera demain ou après-demain,
00:21:54il annoncera un jour ou l'autre que les États-Unis ont gagné.
00:21:57Mais quelle que soit la forme que cela prendra,
00:22:00d'une certaine manière, il prépare déjà les esprits à cette victoire.
00:22:03Mais une victoire qu'il aura construite selon ses termes, selon ses mots,
00:22:06avec les objectifs qu'il aura peut-être reconfigurés.
00:22:09Quand vous entendez Pitex 7 et même la Maison Blanche hier nous annoncer
00:22:13qu'il y a déjà eu un changement de régime, en réalité.
00:22:16C'est déjà validé que l'un de leurs objectifs qui était annoncé est arrivé à sa finalité.
00:22:26Donc, d'une certaine manière, il faudra se préparer à un moment ou à un autre
00:22:30à entendre Donald Trump annoncer une victoire,
00:22:33quand bien même il faudra après remettre les choses en perspective
00:22:35et comprendre peut-être que c'est l'Iran qui finalement a emporté la mise
00:22:40et notamment avec la consécration sur les Trois-Dormuses.
00:22:42Il reste une minute. On peut prétendre avoir rempli les objectifs et gagner une guerre
00:22:48si on n'est pas allé au bout du renversement du régime
00:22:51ou s'est reculé pour mieux sauter du point de vue des Américains ?
00:22:57Non, gagner une guerre, on ne peut pas prétendre gagner une guerre si on ne l'a pas gagnée.
00:23:00On a bien vu que, par exemple, quand les Américains ont signé les accords de Paris
00:23:03avec le Vietmine, ils n'ont pas gagné la guerre.
00:23:06Donc ça, c'est resté. Quand il y a la guerre de Corée, c'est terminé.
00:23:10Il y avait MacArthur qui voulait lancer 10 bombes nucléaires
00:23:14et puis le président a refusé, le président Truman.
00:23:18Donc non, ils n'ont pas gagné la guerre. Ils l'ont simplement arrêté.
00:23:21Maintenant, le problème, ce n'est pas simplement l'Iran, c'est aussi le détroit d'Hormuz.
00:23:25Pour rétablir le trafic dans le détroit d'Hormuz, là, il y a un pays qui l'a compris,
00:23:30la Grande-Bretagne, comme toujours.
00:23:32Si vous suivez les déclarations de Kerr Starmer, il a dit
00:23:36« Bon, maintenant, on va se mettre au travail pour rétablir la circulation dans le détroit d'Hormuz,
00:23:41que ça plaise ou que ça ne plaise pas, d'ailleurs. »
00:23:43Donc ça veut dire composer avec les Iraniens ?
00:23:45Bien sûr.
00:23:45Bien sûr. Merci beaucoup.
00:23:47On va marquer une petite pause.
00:23:49Vous reviendrez à 16h, Vincent Arbarretier, pour parler de tout ce qui a trait aux opérations militaires.
00:23:55Et puis là, on va se pencher aussi sur les implications économiques, la pénurie qui guette,
00:24:00alors qu'on a libéré quand même les stocks stratégiques, je vous le rappelle.
00:24:04Donc combien de temps allons-nous tenir ?
00:24:05A tout de suite.
00:24:09De retour avec vous et félicité Kindoki pour le journal.
00:24:11Il est 15h30.
00:24:12Bonjour, félicité.
00:24:13Le mois d'avril apporte son lot de changements, comme chaque année.
00:24:17Alors à quoi faut-il s'attendre pour cette édition 2026 ?
00:24:20Alors, d'une part, on a le retour du chèque énergie qui permet aux ménages les plus modestes d'alléger
00:24:25leurs factures.
00:24:26D'autre part, vous allez voir que le forfait hospitalier est par ailleurs relevé à 32 euros.
00:24:30C'est 8 euros de plus qu'auparavant.
00:24:32Enfin, l'aide accordée par France Travail aux demandeurs d'emploi pour financer leur permis de conduire sera désormais supprimée.
00:24:39Le reste de l'actualité à présent avec le gouvernement qui franchit une nouvelle étape dans la lutte contre la
00:24:43criminalité organisée.
00:24:45Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a officiellement acté la création d'un statut de repenti en France.
00:24:52L'objectif, c'est de favoriser les témoignages de membres d'organisations criminelles en échange de réduction de peine et
00:24:58de protection.
00:24:58Une mesure inspirée de dispositifs déjà en place dans plusieurs autres pays européens, notamment en Italie.
00:25:04Et on en parlera tout à l'heure, d'ailleurs, avec nos invités.
00:25:07Enfin, trois hommes soupçonnés d'avoir planifié une violente séquestration pour s'emparer d'une fortune en crypto-monnaie, jugés
00:25:14aujourd'hui à Paris.
00:25:15Une tentative de crypto-rapte en plein cœur de la capitale.
00:25:19C'était le 19 janvier 2026.
00:25:21Les trois mises en cause, âgés de 21 à 22 ans, avaient déjà été interpellés dans le 16e arrondissement
00:25:27après avoir tenté de séquestrer un couple qui travaille dans la crypto-monnaie.
00:25:30On retrouve donc tout de suite Juliette Sadat et Coralie Aubercy en direct du tribunal des Batignolles.
00:25:35Que leur reproche-t-on ? Comment se sont déroulés les faits ?
00:25:42Eh bien, félicité, ils n'étaient pas passés à l'acte.
00:25:45Mais les policiers avaient trouvé dans la voiture des couteaux, du scotch, des gants et des cagoules.
00:25:50Ainsi que deux complices qui se trouvaient à l'intérieur d'une cour d'immeuble dans laquelle habite un mania
00:25:56de la crypto-monnaie.
00:25:57Donc, les quatre suspects ont été interpellés.
00:26:00Seulement trois d'entre eux comparaissent aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris.
00:26:04Le quatrième étant mineur, ils sont tous originaires de Garges-Légonesse dans le Val-d'Oise.
00:26:09Et ils sont en détention provisoire depuis la fin de leur garde à vue le 22 janvier dernier.
00:26:15Et puis, que risquent-ils alors ces prévenus ?
00:26:23Alors, pour cette infraction de tentative d'enlèvement sur fonds de crypto-monnaie,
00:26:27si l'infraction reste qualifiée en tant que telle, il risque jusqu'à 20 années de prison.
00:26:32Mais l'enjeu de ce procès sera justement de déterminer l'aboutissement de cet acte.
00:26:38S'agit-il d'une tentative ratée ou d'une préparation avortée ?
00:26:42Le tribunal tranchera aujourd'hui.
00:26:44Merci beaucoup pour ces premières précisions.
00:26:46Et on attend évidemment la réponse du tribunal que vous nous relérez un petit peu plus tard.
00:26:50Merci, félicité.
00:26:50On vous retrouve à 16h pour le prochain rappel des grands titres de l'actualité de ce mercredi.
00:26:55Nous sommes déjà mercredi.
00:26:57Bonjour Pierre Chasserey.
00:26:58Merci de nous avoir rejoints.
00:27:00Bonjour Nelly.
00:27:00Vous représentez, je le rappelle, 40 millions d'automobilistes.
00:27:03On va évidemment parler du pétrole.
00:27:05Alors, le baril est repassé sous la barre des 100 dollars.
00:27:09Néanmoins, les prêts à la pompe restent élevés, dans notre pays en tout cas.
00:27:13Et la pénurie commence à gagner de plus en plus de stations.
00:27:16Ça, c'est pour le panorama général.
00:27:18On dit 10%.
00:27:19On verra si c'est aussi précis que ça.
00:27:23En tout état de cause, il y avait une réunion en Matignon ce matin.
00:27:25Et je vous propose d'écouter Maude Bréjon.
00:27:28On est dans une grande incertitude, dans une grande volatilité des prix.
00:27:36Et nous admettons sans difficulté ne pas tout contrôler.
00:27:41En revanche, notre responsabilité, notre devoir, c'est de se préparer à tout.
00:27:46Et c'est vraiment le message qu'a passé le Premier ministre, durant cette réunion, à l'ensemble des membres
00:27:53du gouvernement.
00:27:54Se préparer à tous les scénarios.
00:27:57Des scénarios où le conflit dure.
00:28:01Des scénarios où la crise énergétique s'intensifie.
00:28:06Et mieux vaut donc être préparé.
00:28:08Les Français sont en quête de stations-services moins chères.
00:28:12Mais surtout des stations où le carburant est disponible.
00:28:14Je sais, Pierre Chassery, vous allez me dire, non, ce n'est pas tout à fait vrai.
00:28:17Il y a quand même 1200 stations répertoriées.
00:28:18On y reviendra dans un instant.
00:28:20Mais faisons le point alors sur ce que vous, vous avez constaté, Célia Barotte, dans vos recherches aujourd'hui.
00:28:25Eh bien Nelly, pas de panique.
00:28:26Puisque Maude Bréjon a dit, aucun risque de rupture d'approvisionnement.
00:28:30Donc je panique.
00:28:34La porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie a expliqué qu'au moins 10% des stations sont
00:28:39en rupture totale ou partielle.
00:28:41Il s'agit le plus souvent de stations du groupe Total Energy qui a mis en place un prix plafond.
00:28:46Ce qui génère une importante affluence dans ces stations-services.
00:28:49Le site Carbu.com indique que 1298 stations-services sont actuellement signalées en pénurie pour au moins un type de
00:28:57carburant.
00:28:58Dans le détail, on va le voir.
00:28:59Un autre site, pénurie-carburant.fr, annonce qu'actuellement 13% des stations sont en pénurie de gasoil,
00:29:0624% en pénurie de sans-plomb 98 ou encore 69% en pénurie de sans-plomb 95.
00:29:13On découvre sur ce même site également une carte mise à jour en temps réel qui référence les stations
00:29:18qui sont totalement ou partiellement en pénurie d'essence ou de diesel.
00:29:22A 14h par exemple dans le nord, dans une station à Templeuve, rupture de gazole de sans-plomb 98 et
00:29:28E10.
00:29:29Si vous circulez du côté de l'Agnon, inutile de vous rendre à la pompe située route de Guingamp si
00:29:35vous cherchez du gasoil.
00:29:36Pour le moment, on dirait bien que c'est le centre de la France qui semble quant à lui épargné
00:29:40par les ruptures de stocks.
00:29:42Alors dans son discours qui se voulait rassurant, Maud Bréjou a également parlé des stocks stratégiques.
00:29:45Oui et pour parer aux situations d'urgence, la France possède d'importantes réserves qui doivent lui permettre d'éviter
00:29:52une pénurie.
00:29:53Selon les derniers chiffres disponibles, nous disposons d'un peu plus de 3 mois de stock de carburant.
00:29:58Ces réserves sont gérées par la Sagesse, c'est-à-dire la Société Anonyme de Gestion de Stocks de Sécurité.
00:30:04Cet organisme dispose de 89 sites de stockage répartis sur tout le territoire.
00:30:09Dans le détail, 80 dépôts commerciaux, 8 raffineries et même un site de cavité saline souterraine depuis la fin des
00:30:16années 90.
00:30:17La Sagesse a doublé ses stocks stratégiques.
00:30:20Merci beaucoup Célia.
00:30:21Vous restez avec nous, vous pouvez aussi prendre part au débat et nous préciser les choses si on dit des
00:30:25bêtises.
00:30:26Parce qu'on va en dire forcément, tout le monde n'est pas d'accord.
00:30:28Donc il faudra déceler le vrai du faux.
00:30:30Dernière incarnation quand même avant de vous laisser la parole.
00:30:33Et Pierre Chassery, je sais que vous avez beaucoup de choses à dire notamment.
00:30:35On va rejoindre Mathilde Ibanez avec Astrid Yalik dans une station service de Montreuil.
00:30:41C'est dans le 93.
00:30:42Bonjour ma chère Mathilde.
00:30:45La pénurie, est-ce que ça commence ?
00:30:47Je ne sais pas si elle nous entend parce que visiblement, il y a un petit décalage.
00:30:50Non, elle ne nous entend pas visiblement.
00:30:52Elle n'a pas mis son oreillette, on reviendra vers elle dans un instant.
00:30:54En tout cas dans cette station, il y avait rupture totale pour tous les carburants.
00:30:57Donc difficile pour les automobilistes de se rendre à cette station.
00:31:01Mais c'est pour ça qu'elle n'a rien à nous dire en fait.
00:31:07Je rends mon micro.
00:31:08Plus sérieusement, Pierre Chassery, est-ce qu'effectivement il y a un risque de pénurie ?
00:31:12Après on va revenir à la problématique des prix, des aides, des taxes qui pourraient être réduites.
00:31:17Ou ce n'est pas du tout ce qui vous remonte ?
00:31:19Ok Nelly, puisque je veux garder du temps pour les choses très importantes, on va faire très simple.
00:31:24Non, il n'y a pas de risque de pénurie au sens strict du terme, c'est-à-dire plus
00:31:29de carburant en France.
00:31:30Il y a un problème de prix du carburant.
00:31:32Pourquoi ces stations sont en pénurie ? Parce que c'est moins asphyxiant que les autres.
00:31:38On vous laisse à peu près en vie, vous pouvez encore bouger les pattes.
00:31:41Tandis que quand vous arrivez à 2,50 euros le litre, évidemment, là ce n'est pas possible.
00:31:45C'est la mort économique.
00:31:46Donc voilà, pas de risque de pénurie.
00:31:48Pourquoi il n'y a plus de carburant ? Parce que tout le monde s'est rué là où c
00:31:51'était.
00:31:51Et on les comprend les Français.
00:31:52C'est normal, on a tous voulu faire à peu près pareil.
00:31:55Quand vous avez quelque chose à 2,10 euros, c'est quand même plus...
00:31:58Non, pas plus sympa.
00:31:59C'est moins inacceptable que 2,50 euros.
00:32:03Bien sûr, c'est complètement rédhibitoire et contraignant.
00:32:07Mathilde Ibanez, justement, elle en a trouvé une où sans doute les automobilistes se sont tous rués en même temps
00:32:13dans un souci d'anticipation.
00:32:15Et donc, arriva ce qui devait arriver.
00:32:20Exactement. On se trouve ici dans une station-service où vous pouvez le voir finalement sur le panneau, il n
00:32:25'y a plus de gasoil et l'essence commence à être une denrée rare.
00:32:29A savoir ici qu'il y a en France, dès 14h, c'est près de 1300 stations-service qui ont
00:32:36été complètement saturées ici.
00:32:39En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que les voitures ne cessent d'arriver pour faire
00:32:42le plein parce qu'ils ont peur finalement de ne pas avoir d'essence ou alors de voir encore des
00:32:47prix.
00:32:47A la pompe encore plus élevée que la veille.
00:32:51Merci beaucoup Mathilde Ibanez.
00:32:53Écoutez, on vous laisse chercher une station où les automobilistes n'ont pas pris d'assaut toutes les pompes.
00:32:59Merci.
00:33:01Astrique Yalik, également, avec vous.
00:33:04Est-ce que vous avez, vous aussi, pris les devants, par exemple, au filet-reux ?
00:33:07Je ne sais pas si vous conduisez.
00:33:08Je ne conduis pas. Moi, je suis hors sol par rapport à ça.
00:33:11Mais bon, là, on comprend que ce soit quelque chose d'un peu, comment dire, mécanique.
00:33:15Et qu'il y a un effet de peur.
00:33:17Je veux dire, bien sûr qu'on comprend.
00:33:19Surtout, je pense que ce que l'État doit voir venir, c'est cette peur que un nouvel épisode des
00:33:26Gilets jaunes recommence.
00:33:27Parce que c'était quand même 1,50€ à l'époque.
00:33:30Ça avait déjà fait scandale.
00:33:31C'est vrai, c'est pour ça qu'ils étaient sortis.
00:33:32Maintenant, on a 2€.
00:33:34On a des contextes qui ne sont vraiment pas bons.
00:33:36On a une représentation politique qui s'est effondrée entre-temps davantage dans le pays que des années 5-6
00:33:41ans en amont.
00:33:43Donc, c'est un petit peu compliqué.
00:33:44Et si surtout compliqué, c'est de voir qu'en effet, les gens sont encore une fois prisonniers.
00:33:49Parce que vous avez une voiture.
00:33:51Et puis parce que dans certains villages ou dans certaines périodes, quand vous êtes en banlieue,
00:33:55si vous n'avez pas de quoi mettre de l'essence dans votre voiture et que vous ne pouvez pas
00:33:58accéder à une station de train, de Transilien ou de choses comme ça,
00:34:02vous êtes coincé chez vous.
00:34:03Donc, en fait, le gros problème, c'est qu'on a une société qui fait semblant de vivre au quotidien
00:34:09comme si tout allait bien se passer en cas de problème.
00:34:11Mais il ne se passait jamais des choses bien en cas de problème.
00:34:13Il suffit qu'il y ait un goulot d'étranglement pour que toute la infrastructure s'écroule.
00:34:17Si je peux me permettre, les Français ne sont pas coincés à domicile.
00:34:22Ils n'ont pas le choix.
00:34:23Il faut comprendre... Non, mais c'est très important.
00:34:26Il faut comprendre que ceux qui prennent...
00:34:28J'ai parlé tout à l'heure sur une station de radio à Sylvie.
00:34:32Sylvie, aujourd'hui, elle n'a pas le choix.
00:34:34Elle fait 50 bandes par jour pour aller au boulot.
00:34:36On ne lui laisse pas le choix.
00:34:36Elle ne peut pas rester à la maison.
00:34:38Donc, elle va mettre son plein de carburant.
00:34:39Et puis, elle va arbitrer.
00:34:40Je voudrais parler à...
00:34:43Il y a beaucoup de Français qui vont se reconnaître.
00:34:44La France du plaid.
00:34:46Vous savez, celle qui n'allume pas le chauffage, mais qui met le plaid le soir.
00:34:49Et après, on voit Maud Brigeon et tous les responsables du gouvernement qui disent
00:34:53« Les Français, ils ont joué le jeu.
00:34:55Ils ont baissé la facture d'énergie.
00:34:57Ils ont baissé le chauffage. »
00:34:58Non, ils n'ont pas baissé le chauffage.
00:34:59Ils ont été contraints de le baisser parce qu'il fallait arbitrer.
00:35:01Et au prix de leur confort, en fait.
00:35:02Au prix du confort.
00:35:04On va la prendre la voiture.
00:35:06Dans la station, par exemple.
00:35:07Moi, j'ai des questions très précises.
00:35:09Sur les taxes, par exemple.
00:35:10Pour qu'on avance un petit peu, parce qu'on n'a quand même pas énormément de temps.
00:35:13Les taxes, si on les baisse mécaniquement, est-ce que ça fait un manque à gagner important pour l'État
00:35:19?
00:35:19J'ai deux options.
00:35:20Soit je vous donne le discours, Nelly, qu'on a entendu partout et qu'il y a une connerie sans
00:35:24nom.
00:35:24Pardonnez-moi, il n'y a pas d'autres mots.
00:35:26Soit je vous donne la vérité.
00:35:27Alors, on va aller sur la vérité.
00:35:29Votre vérité ?
00:35:30Non, vous allez voir.
00:35:31Vous ne vous inquiétez pas.
00:35:32Vous savez, la vérité, même pour les scientifiques, c'est tout à fait relatif.
00:35:34Non, mais là, c'est facile.
00:35:35Là, c'est facile.
00:35:35Les faits plaident pour moi.
00:35:37En France, on estime, on a les répéteurs du 20h qui vont vous expliquer que baisser les taxes, ça coûte.
00:35:45Oui, mais c'est faux.
00:35:47Parce qu'en fait, ils ne regardent que la face émergée de l'iceberg.
00:35:50Ils n'ont pas regardé ce qui se passe en dessous.
00:35:52Moi, je vais vous parler de la courbe de l'affaire.
00:35:53Arthur Laffaire, c'est un économiste américain qui a relancé l'économie dans les années Reagan.
00:35:581981, 13% d'inflation aux États-Unis.
00:36:01Arthur Laffaire met en place une mesure qu'on a tous entendue.
00:36:04Au moins, trop d'impôt tue l'impôt.
00:36:05Tout le monde a entendu ça.
00:36:07C'est la courbe de l'affaire.
00:36:08C'est basé sur quoi ?
00:36:09Sur le fait que si l'État n'impose pas du tout, il n'y a pas de recette fiscale,
00:36:13l'État meurt.
00:36:13Si l'État impose les salaires à 100%, on est mort.
00:36:17Et il n'y a plus d'État non plus.
00:36:18L'idée de la courbe de l'affaire, c'est de trouver le juste milieu.
00:36:21Et de ne pas tomber dans la surfiscalité.
00:36:23Ce qui se passe aujourd'hui, c'est la surfiscalité.
00:36:26Une surfiscalité, ça entraîne quoi ?
00:36:28Je l'ai dit il y a cinq semaines.
00:36:30Et regardez, vous allez voir, c'est pour ça qu'il n'y a pas de débat, j'ai raison.
00:36:32Ça ne peut pas être plus simple que ça.
00:36:33Je l'ai dit il y a cinq semaines, ici au même endroit.
00:36:35Non, j'étais de l'autre côté.
00:36:37Ça va engendrer.
00:36:38Si on ne baisse pas les prix des carburants, je disais, ça va engendrer une perte de croissance.
00:36:42Ça va engendrer de l'inflation.
00:36:44Dites-moi, vous avez vu ce qu'a dit la Banque de France ?
00:36:47On vient de perdre un demi-point, 0,3, 0,4 de point de croissance sur trois mois, alors qu
00:36:53'on n'a qu'un mois de crise.
00:36:54Vous savez combien ça représente ? 5 milliards.
00:36:57Voilà ce que la France vient de perdre directement à ne pas vouloir baisser la fiscalité sur les carburants.
00:37:02Les avis sont un peu...
00:37:03Mais il n'y a pas d'avis.
00:37:03Vous dites, Sébastien Lecornu vous a donné raison.
00:37:06On va essayer de faire tourner la parole.
00:37:08Sébastien, pire que ça, on a parlé de TVA.
00:37:09J'ai expliqué que de toute façon, la voiture pour la France des régions, notamment, elle est contrainte.
00:37:14Sur l'assiette, il n'y a pas que la TVA.
00:37:15Elle est contrainte, il n'y a pas que la TVA, mais on est déjà dans la surfiscalité avant.
00:37:18On se réveille médiatiquement quand le plein est à 2 euros, mais c'est avant le problème.
00:37:21À partir d'un euro 70, les Français, c'est inacceptable.
00:37:24La frontière à 2 euros, elle est médiatique, elle n'est pas psychologique.
00:37:27Donc quand on regarde, qu'est-ce qui se passe ?
00:37:29Aujourd'hui, on a une France qui est surfiscalisée, une France qui ne se déplace plus,
00:37:34un État toxico de la taxe qui veut à tout prix...
00:37:38Et puis l'État... Je suis désolé, mais le gouvernement, il fait quoi ?
00:37:41Regardez, l'hérésie gouvernementale.
00:37:42On augmente les taxes chaque année, et chaque année, il y a plus de dettes.
00:37:46Ça n'a pas de sens.
00:37:47On dépense on, quand on a dit.
00:37:49Il nous reste 7 minutes, il faut qu'on passe à autre chose après.
00:37:51Yoann, je veux juste vous partager la réponse de Marine Le Pen à ce que disait Sébastien Lecornu
00:37:56qui disait qu'on allait redistribuer les recettes fiscales vers l'électrique, rediriger...
00:38:01C'est un poisson d'avril, je pense.
00:38:02Il faudrait éviter d'accumuler les mensonges, parce que ça crée bien évidemment
00:38:05une ambiance de défiance massive dans l'opinion publique.
00:38:08Vous voulez lui répondre ? Je sais que vous n'êtes pas d'accord avec.
00:38:10Simplement pour rebondir sur ce que dit Marine Le Pen, moi j'ai du mal d'entendre dire
00:38:16qu'il y aurait une cagnotte cachée, etc., quand on a 3500 milliards de dettes
00:38:20et que les parlementaires ont voté un budget en déficit de 5,1% du produit intérieur brut,
00:38:26ce qui est absolument colossal.
00:38:28Donc dans tous les cas, il n'y a pas de cagnotte cachée.
00:38:30Ensuite, moi je suis en partie d'accord avec ce que dit Pierre Chasseret.
00:38:33C'est vrai, si on baisse les taxes, évidemment, ça fait plus d'argent injecté dans l'économie
00:38:36et ça fait une croissance qui est meilleure.
00:38:39Bien sûr, c'est vrai.
00:38:39C'est une évidence.
00:38:40Non mais seulement, pardon, mais on ne peut pas dans un pays vouloir baisser massivement les taxes.
00:38:45Pourquoi est-ce que les taxes sont fortes en France ?
00:38:47Mais parce que les Français veulent travailler 35 heures par semaine,
00:38:50parce que les Français veulent partir à 62 ans à la retraite,
00:38:53parfois même à 60 ans, puisque c'est dans le programme de certains prétendants sérieux à l'élection présidentielle.
00:38:59Donc l'avis est fait de choix quand même.
00:39:00Évidemment qu'il faut baisser les taxes pour redynamiser l'économie,
00:39:03mais baisser les taxes, ça passe par le fait de travailler plus et plus longtemps notamment.
00:39:07Richard, un petit mot pour faire l'arbitre entre les deux ?
00:39:10Ils ont reconnu que l'augmentation des prix du carburant a fait un surplus de TVA.
00:39:17Mais ils ne veulent pas nous dire combien.
00:39:18Ils disent « c'est moins d'un milliard », mais ils ne nous disent pas combien.
00:39:20Déjà, quand on ne nous dit pas combien, c'est un peu louche.
00:39:23Donc bon, parce que les gens se disent « pourquoi ils ne le redistribuent pas ? »
00:39:26Alors je sais bien qu'il y a un déficit énorme.
00:39:28150 milliards d'euros cette année, le déficit.
00:39:30150 milliards d'euros.
00:39:30Je sais bien, mais ce n'est pas à l'automobiliste qui est obligé de prendre sa voiture pour aller
00:39:34travailler,
00:39:34à payer ce déficit.
00:39:36Il y a d'autres...
00:39:36À l'adamnement, vraiment, parce qu'on peut passer à autre chose.
00:39:38Non, mais c'est parce que là, on parle de la France,
00:39:39mais c'est la commission, en fait, c'est Broussel qui a demandé aux États
00:39:42de ne pas non plus faire en sorte de baisser le coût.
00:39:45Bah si, c'est la commission, elle a posé, vous pouvez dire non, ça ne s'arrête pas.
00:39:48Mais non, mais je ne peux pas vous laisser dire, et je suis désolé Nelly pour le temps,
00:39:52je n'en peux plus d'entendre.
00:39:54Et au bout d'un moment, il faut bosser les dossiers, j'y suis pour rien.
00:39:57Excusez-moi, je suis un petit peu dur, mais c'est comme ça.
00:40:00Non, mais...
00:40:00C'est pas parce que vous parlez bien que des choses qui sont vraies, forcément.
00:40:03Je veux dire, la commission, il y a quelque chose...
00:40:06C'est impressionnant, quand même.
00:40:07Il essaie de vous expliquer comment il tire ses chiffres, en fait.
00:40:10Mais c'est facile, c'est écrit dedans.
00:40:13Les directives européennes sont strictes.
00:40:15Elles définissent les taxes sur les carburants.
00:40:17Elles disent quoi ?
00:40:18Un taux de TVA réduit à moins de 20%, nous sommes à 20.
00:40:22Les directives européennes prévoient des accises à hauteur de 30 centimes par litre,
00:40:26nous sommes à 60.
00:40:27Les directives européennes ne disent pas de certificat d'énergie,
00:40:30la taxe écolo à 18 centimes, nous avons collé 18 centimes.
00:40:33La différence qui existe entre les directives européennes sur la fiscalité des carburants
00:40:37et ce que pratique la France engendrerait une baisse des prix à la pompe pour les Français
00:40:41de 60 centimes d'euros.
00:40:42Ce que je vous dis est factuel, c'est référencé, ce sont les directives européennes.
00:40:47Je ne peux pas vous laisser dire n'importe quoi.
00:40:49Je suis désolée, on ne peut pas relancer le débat parce qu'on est censé...
00:40:52On a un invité qui nous attend et on est censé aussi parler d'un autre thème.
00:40:56C'est assez important d'ailleurs, parce que le gouvernement a franchi une nouvelle étape
00:40:59dans la lutte contre la criminalité organisée.
00:41:02Gérald Darmanin lance la création du statut de repenti dans notre pays.
00:41:07Vous imaginez évidemment ce que ça implique,
00:41:10mais ça existe déjà ce dispositif dans d'autres pays voisins,
00:41:13je pense notamment à l'Italie.
00:41:15Bonjour Pierre-Marie Sèvres, vous dirigez l'Institut pour la justice.
00:41:17Est-ce que c'est une avancée majeure ?
00:41:20Comment on va, comment dire, cibler les candidats qui pourraient entrer dans cette nouvelle catégorie ?
00:41:28Et concrètement, qu'est-ce que ça pourrait impliquer comme remise de peine ?
00:41:31Est-ce que le jeu en vaudrait la chandelle pour eux, si vous voulez ?
00:41:36Alors déjà, il faut bien savoir quand même que ça existait déjà.
00:41:39C'était un statut qui était trop restrictif,
00:41:44mais la loi PERBEN de 2004 nous permettait déjà,
00:41:46permet dans le code pénal,
00:41:48aux personnes qui ont envie de commettre une infraction,
00:41:51qui ont tenté de commettre une infraction,
00:41:52si elles préviennent l'autorité judiciaire,
00:41:55leur peine peut-être soit complètement supprimée, soit réduite.
00:41:59Donc c'est un statut qui existait déjà.
00:42:01Qu'est-ce qu'il y a de nouveau là en l'espèce alors ?
00:42:02Qu'est-ce qu'il y a de nouveau en l'espèce ?
00:42:05Que nous dit Gérald Darmanin qui n'existait pas ?
00:42:08On va plus loin.
00:42:09Alors déjà, c'est un décret qui a pris le garde-vaisseau,
00:42:13parce qu'à la base, la loi qui nous permet de mettre en place
00:42:17ce statut de repenti, elle a été votée l'année dernière,
00:42:19c'est la loi narcotrafic,
00:42:20qui a été votée au mois de février, mars, avril,
00:42:23dans ces eaux-là, en 2025.
00:42:25Et donc là, ce qui permet d'aller plus loin,
00:42:26on continue à s'inspirer toujours plus du modèle italien,
00:42:29qui est un excellent modèle, dont il faut s'inspirer,
00:42:32et on l'étend considérablement,
00:42:35c'est-à-dire que, c'est un petit peu technique,
00:42:36mais avant, le statut de repenti existait dans le code pénal,
00:42:40c'est-à-dire que le juge pouvait,
00:42:42s'il estimait que la personne rentrait dans ce statut de repenti,
00:42:46pouvait réduire la peine.
00:42:47Là, maintenant, on passe à un statut, un cran au-dessus,
00:42:50même si on n'est toujours pas au même niveau que les Italiens,
00:42:52qui, eux, vont encore plus loin,
00:42:53mais un cran au-dessus, c'est-à-dire que le juge d'instruction,
00:42:55le procureur, en fait, le juge enquêteur,
00:42:58peut, au cours de son enquête, dire
00:42:59« Monsieur, vous avez des informations intéressantes,
00:43:03on va faire un contrat qui permet, vous, d'avoir la garantie
00:43:06que votre peine sera réduite des deux tiers,
00:43:10donc, en gros, encourir au maximum un tiers de la peine prévue
00:43:13par le code pénal, quand on encourt 30 ans,
00:43:16c'est pas mal de n'encourir plus que 10 ans,
00:43:19et en échange, vous nous livrez des informations,
00:43:21et tout ça est écrit dans le contrat de... »
00:43:24Juste pour qu'on aille sur des choses un peu précises,
00:43:27est-ce que vous pensez, vous, avec votre expérience,
00:43:29que ça peut marcher ou pas,
00:43:31parce que le milieu des narcotrafiquants
00:43:34fait qu'on a toujours peur des représailles
00:43:36et qu'on est tenu par quelque chose, par quelqu'un,
00:43:39et que ça ne peut pas marcher culturellement chez nous ?
00:43:41Vous voyez ce que je veux dire ?
00:43:43Oui, alors, honnêtement, on le saura à l'usage,
00:43:46mais il me semble que ça a clairement fait ses preuves en Italie
00:43:50où il y avait une dimension mafieuse beaucoup plus grave,
00:43:55même si la France commence à rejoindre et à en prendre le chemin,
00:43:58mais c'était beaucoup plus grave.
00:43:59Dans les années 70 et 80, la mafia en Italie,
00:44:01c'était des centaines de millions, voire des milliards,
00:44:04de l'équivalent d'euros de corruption politique,
00:44:07enfin bref, c'était encore un autre niveau,
00:44:09même si on en prend le chemin.
00:44:10Donc oui, moi, je suis persuadé que c'est une...
00:44:12Déjà, on n'avait pas tellement le choix,
00:44:14puisqu'il y a plein de cas dans lesquels ces mesures,
00:44:17les magistrats avaient envie ou les enquêteurs de les prendre,
00:44:20et ils ne pouvaient pas le faire.
00:44:21Donc, en l'occurrence, on n'avait pas le choix de le faire.
00:44:23On ne va pas aussi loin que les Italiens,
00:44:25et je pense que c'est dommage.
00:44:26Je pense que, en cette matière,
00:44:30il faut s'inspirer toujours le plus possible
00:44:32de la législation anti-mafia italienne.
00:44:34Mais tout de même, c'est une sérieuse avancée.
00:44:37Comme je vous disais, avant, on était simplement
00:44:39dans une possibilité de réduire la peine dans le code pénal,
00:44:41mais c'était retenu ou non lors du procès.
00:44:45Et là, en l'occurrence, ça va être fait en amont avec un contrat.
00:44:48Les repentis auront la garantie, quelque part,
00:44:51que leur peine sera réduite s'ils coopèrent convenablement,
00:44:53alors qu'il n'avait pas tellement le cas,
00:44:55ça n'était pas tellement le cas précédemment.
00:44:57C'est une bonne chose, avoir l'efficacité réelle,
00:44:59mais je pense que c'est une belle avancée tout de même.
00:45:01On en reparlera bien, évidemment.
00:45:02Merci beaucoup, Pierre-Marie Sef,
00:45:04d'avoir été en direct avec la marque.
00:45:05Une petite pause, on reviendra à tout ce qui s'est passé en Iran
00:45:08et à la problématique du pétrole.
00:45:11Et on attend évidemment l'intervention de Donald Trump,
00:45:143 heures, cette nuit, en heure française.
00:45:16A tout de suite.
00:45:19De retour avec vous et nos invités dans un instant
00:45:22pour la poursuite du débat.
00:45:23Juste après, bien sûr, le rappel des titres de Félicité Kinnoky.
00:45:27C'est à vous.
00:45:27Merci Nelly, rebonjour à tous.
00:45:29Dans le contexte général de guerre au Moyen-Orient,
00:45:32le président américain doit officiellement prendre la parole
00:45:34ce soir aux alentours de 21 heures
00:45:37pour donner de nouvelles informations sur l'Iran.
00:45:39En attendant, Donald Trump affirme que le nouveau régime iranien
00:45:42lui demande un cessez-le-feu.
00:45:43Ce à quoi, il dit avoir répondu qu'il y réfléchira
00:45:46seulement quand le détroit d'Hormuz sera rouvert.
00:45:48D'ici là, il menace de bombarder l'Iran jusqu'à l'anéantissement.
00:45:52Et les gardiens de la révolution ont affirmé de leur côté
00:45:54que la zone stratégique restera fermée aux ennemis du pays.
00:45:57Rendez-vous donc à 21 heures sur notre antenne
00:45:59pour l'allocution de Donald Trump.
00:46:01De son côté, l'Iran dément toute négociation
00:46:03avec le président américain,
00:46:05Le chef de la diplomatie iranienne
00:46:07refuse de parler de négociations en tant que telle
00:46:10avec le président
00:46:10et affirme ne pas avoir répondu au plan américain
00:46:13proposé en 15 points
00:46:14transmis la semaine dernière par Donald Trump
00:46:16pour mettre fin à cette guerre.
00:46:18Et on termine avec le célèbre concours
00:46:20Eurovision franchit une nouvelle étape
00:46:23cette année
00:46:24puisque pour la première fois de son histoire,
00:46:26le célèbre concours international
00:46:28ne se fera pas en Europe.
00:46:30Il s'exporte à Bangkok, en Thaïlande
00:46:32où déjà 10 pays ont annoncé leur participation.
00:46:35La compétition vise un public potentiel
00:46:37de plus de 600 millions de téléspectateurs
00:46:40les 12, 14 et 16 mai.
00:46:42Merci beaucoup.
00:46:43Félicité Donald Trump pour prendre donc la parole
00:46:45ce soir à 3 heures du matin,
00:46:47en heure française depuis les États-Unis,
00:46:49sur les opérations,
00:46:51la durée des opérations et des bombardements.
00:46:54Il assure d'ailleurs que,
00:46:56par voie écrite déjà,
00:46:57que ça devrait prendre encore 2 à 3 semaines.
00:47:00On va s'intéresser avant d'aller dans la tête du président américain
00:47:04à cette guerre qui s'intensifie.
00:47:05Mathieu Devez, l'Iran a frappé ce matin
00:47:08à la fois Israël
00:47:09et l'État hébreu de son côté
00:47:10à mener une attaque ciblée à Beyrouth.
00:47:12Exactement Nelly,
00:47:13c'est un haut responsable du Hezbollah
00:47:15qui a été tué au Liban à Beyrouth
00:47:17et 14 blessés ce matin en Israël,
00:47:19dont une fillette de 11 ans
00:47:21qui est toujours dans un état grave.
00:47:23Et on va voir les dégâts,
00:47:24si vous le voulez bien en image.
00:47:25On est dans la région de Tel Aviv.
00:47:27A Nebrak,
00:47:27c'est une ville donc touchée
00:47:28par des débris de missiles iraniens.
00:47:30Regardez sur place,
00:47:31les secouristes s'activent
00:47:33au milieu des gravats.
00:47:34Derrière eux,
00:47:34cet immeuble éventré,
00:47:35les façades sont noircies,
00:47:37les fenêtres pulvérisées,
00:47:38des éclats de verre
00:47:39jonchent encore le sol.
00:47:41Et dans cet appartement,
00:47:42on va voir un habitant ultra-orthodoxe
00:47:44qui montre,
00:47:44regardez ce qu'il reste,
00:47:46ce qu'il reste de son salon,
00:47:47les murs fissurés,
00:47:48les impacts bien sûr
00:47:49avec les éclats des débris sur son mur.
00:47:51Il a échappé au pire
00:47:52et puis cette image,
00:47:53scène marquante,
00:47:54un secouriste qui évacue une poussette
00:47:55à l'intérieur des familles entières
00:47:57ont été prises au piège
00:47:58au moment de l'explosion
00:47:59et au total,
00:48:00sept enfants ont été blessés, Nelly.
00:48:02L'Iran qui vient de diffuser
00:48:03de son côté des images de propagande
00:48:04avec des drones lancés
00:48:05contre des bases américaines.
00:48:07Exactement Nelly,
00:48:08elles viennent d'arriver,
00:48:09ces images diffusées cet après-midi
00:48:11par la télévision d'État iranienne.
00:48:13Elles montrent,
00:48:13regardez ce qui est présenté
00:48:15comme des drones en action
00:48:17selon Téhéran.
00:48:18Ils auraient été lancés
00:48:19contre des avions ravitailleurs
00:48:20mais aussi contre des bases américaines
00:48:22au Moyen-Orient bien sûr.
00:48:24Alors évidemment difficile
00:48:26à ce stade de vérifier
00:48:27de manière indépendante
00:48:28ces affirmations
00:48:29mais le message est clair en images.
00:48:31L'Iran entend montrer
00:48:32sa capacité de riposte
00:48:34et dans le même temps,
00:48:35les gardiens de la révolution
00:48:36affirment que le détroit d'Hormuz
00:48:37reste entièrement sous leur contrôle.
00:48:39Ils préviennent cet après-midi
00:48:41le détroit ne sera pas rouvert
00:48:42aux ennemis, je cite, de l'Iran.
00:48:44En réponse bien sûr
00:48:45aux déclarations de Donald Trump,
00:48:46on y reviendra,
00:48:47qui conditionne tous
00:48:47et c'est le feu
00:48:48à sa réouverture à ce détroit.
00:48:50Merci beaucoup mon cher Mathieu.
00:48:52Voilà qui est très complet
00:48:53et vous avez parlé
00:48:54des attaques contre Tel Aviv.
00:48:56On va prendre la direction
00:48:57de Tel Aviv avec Jérôme Rampenoux.
00:48:59C'est dans la banlieue
00:48:59de la grande ville israélienne
00:49:01qu'on a subi
00:49:03de nouveaux tirs
00:49:03de missiles iraniens.
00:49:09Oui, effectivement,
00:49:10c'est dans cette banlieue
00:49:10qui a déjà été touchée hier
00:49:12dans une des rues
00:49:13un tout petit peu plus loin
00:49:14qu'un des missiles iraniens
00:49:15a été intercepté.
00:49:16Ce sont ces sous-munitions
00:49:17qui à chaque fois
00:49:17qu'elles tombent, explosent.
00:49:19C'est ce bâtiment
00:49:20d'un quartier traditionnaliste
00:49:21qui a été touché.
00:49:22C'est un quartier
00:49:23où il y a énormément de monde,
00:49:24énormément d'infos,
00:49:25d'enfants.
00:49:26Alors vous le voyez
00:49:26tout au fond sur ces images
00:49:28de Charles Bagé,
00:49:29c'est un des abris
00:49:30qui permet de se protéger.
00:49:31Il y en a très peu
00:49:32dans ce quartier.
00:49:33Les gens nous expliquaient
00:49:34qui a été touché
00:49:35par ces débris.
00:49:37Les gens qui étaient
00:49:37à l'intérieur,
00:49:38qu'ils nous ont pu rencontrer,
00:49:39nous ont expliqué
00:49:39qu'ils ont ressenti
00:49:40la puissance du choc,
00:49:42la détonation.
00:49:44Ils sont sortis
00:49:44très rapidement
00:49:45car la poussière
00:49:47s'est incrustée
00:49:48dans le bâtiment,
00:49:49dans l'abri.
00:49:50Et il y a eu
00:49:51de nombreux blessés
00:49:52sur ces différents tirs
00:49:53dont Mathieu Deves,
00:49:55vous le disiez tout à l'heure,
00:49:56une jeune fille
00:49:56de 11 ans
00:49:57qui a été blessée.
00:49:58Car elle a se trouvé
00:49:59en dehors de l'abri,
00:50:00elle a se trouvé
00:50:01dans sa chambre,
00:50:02juste en face.
00:50:03Et c'est le souffle
00:50:04de ces débris
00:50:05qui a fait partir
00:50:07en morceaux
00:50:07la fenêtre
00:50:08de sa chambre.
00:50:10Elle a été blessée
00:50:10aux membres,
00:50:11nous a expliqué,
00:50:12ainsi qu'au visage.
00:50:13Elle est actuellement
00:50:13en soins intensifs.
00:50:14On n'a pas encore
00:50:15malheureusement
00:50:15de nouvelles
00:50:16quant à son état de santé.
00:50:17Ce qu'on sait,
00:50:18c'est que c'était
00:50:19un état critique.
00:50:21Merci beaucoup,
00:50:22mon cher Jérôme.
00:50:23Merci à tous les deux.
00:50:24D'ailleurs,
00:50:24je vous propose
00:50:25d'écouter Donald Trump
00:50:25qui dit à la fois
00:50:27les Iraniens
00:50:28veulent une sortie,
00:50:30une cessation
00:50:30des hostilités.
00:50:32Et nous,
00:50:33on va finir le travail
00:50:34d'ici deux à trois semaines.
00:50:35On ne va pas présager
00:50:36ce qu'il va nous dire
00:50:37ce soir.
00:50:37Je vous propose
00:50:38d'écouter
00:50:38cette première communication
00:50:39du président américain.
00:50:42Nous terminons le travail
00:50:43maintenant
00:50:43et je pense que
00:50:44d'ici deux semaines,
00:50:45peut-être un peu plus,
00:50:47nous aurons terminé.
00:50:48Mais l'on veut pouvoir
00:50:49tout détruire.
00:50:51C'est possible
00:50:52qu'on arrive à un accord
00:50:53avant ça.
00:50:54Il y a certaines choses
00:50:55qui se mettent en place.
00:50:57Mais finalement,
00:50:58ça n'a pas tellement d'importance
00:50:59qu'ils se mettent
00:50:59à la table des négociations.
00:51:02Ça leur prendra 15 à 20 ans
00:51:03de reconstruire
00:51:04ce qu'on leur a détruit.
00:51:06Ils n'ont plus d'armée,
00:51:07ils n'ont plus de forces aériennes,
00:51:09plus de marines,
00:51:10plus de télécommunications,
00:51:11plus de systèmes
00:51:12anti-aériens.
00:51:13Ils n'ont même
00:51:14plus de dirigeants.
00:51:16Leurs dirigeants
00:51:17sont tous morts.
00:51:20C'est pour ça
00:51:20que nous nous dirigeons
00:51:21vers un changement
00:51:22de régime.
00:51:25Raphaël,
00:51:25lorsqu'il dit
00:51:27Raphaël Steinville,
00:51:28lorsqu'il dit
00:51:29Donald Trump
00:51:31ça leur prendra 15 à 20 ans
00:51:32avant de tout reconstruire,
00:51:33au fond,
00:51:33il a tout dit
00:51:33sur les objectifs
00:51:34qui étaient recherchés
00:51:35du point de vue
00:51:35des Américains,
00:51:36c'est-à-dire
00:51:37empêcher la possibilité
00:51:38de parvenir
00:51:39à l'accomplissement,
00:51:40à l'achèvement
00:51:41de la bombe nucléaire.
00:51:43Je pense qu'eux
00:51:43ne voulaient pas
00:51:44particulièrement
00:51:44aller au-delà.
00:51:46En fait,
00:51:46c'est très difficile
00:51:47à définir comme ça.
00:51:49On est obligé
00:51:50de suivre
00:51:51au gré
00:51:51des déclarations
00:51:52de Donald Trump
00:51:54une sorte d'évolution
00:51:56dans la manière
00:51:56dont il présente
00:51:57les objectifs
00:51:58de cette guerre
00:51:59et de cette opération.
00:52:01On voit en tout cas
00:52:02à entendre
00:52:02Donald Trump
00:52:03dans ses différentes déclarations
00:52:04qu'il prépare
00:52:05finalement les esprits
00:52:06à une cessation
00:52:09des hostilités
00:52:11pour les présenter
00:52:12à son avantage.
00:52:13Lorsqu'il dit
00:52:14que la guerre
00:52:14va se terminer
00:52:15d'ici deux à trois semaines,
00:52:17c'est bien
00:52:18pour laisser entendre
00:52:19que tous ces objectifs
00:52:20ont été atteints.
00:52:20Alors certes,
00:52:21effectivement,
00:52:22il a fragilisé
00:52:24durablement
00:52:24le régime,
00:52:25mais quant à l'uranium
00:52:27enrichi,
00:52:28il est toujours
00:52:30introuvable.
00:52:31on voit que l'Iran
00:52:32malgré tout
00:52:32a toujours
00:52:33une capacité
00:52:35à lancer
00:52:36des offensives,
00:52:37des drones,
00:52:38des missiles
00:52:38sur ses pays voisins
00:52:40et à commencer
00:52:41sur Israël.
00:52:42Donc c'est vrai
00:52:43que c'est très mitigé
00:52:44mais la manière
00:52:44dont il présente
00:52:45les choses
00:52:45est forcément
00:52:46à son avantage.
00:52:47Parce que lui,
00:52:47il commence déjà
00:52:48à se procher
00:52:48sur le mois de novembre
00:52:49aussi,
00:52:49il ne faut pas l'oublier.
00:52:51Vincent Arberetier,
00:52:5215 à 20 ans,
00:52:53on peut estimer
00:52:54raisonnablement
00:52:55qu'effectivement
00:52:55ils ne se relèveront pas
00:52:56militairement parlant
00:52:57de sitôt
00:52:58au point de pouvoir
00:52:59nuire à leurs voisins
00:53:00dans la région ?
00:53:01C'est son estimation
00:53:02à lui.
00:53:03Alors il le fait
00:53:03sans doute
00:53:03d'après des renseignements
00:53:04qu'il a acquis
00:53:05par des services
00:53:06très nombreux
00:53:07et très efficaces
00:53:09des Etats-Unis.
00:53:10Moi ce que je pense
00:53:11c'est que rationnellement
00:53:12quand on regarde
00:53:13le début de la crise
00:53:14avant même la guerre
00:53:15il y avait trois objectifs
00:53:17des Américains.
00:53:17La première c'était
00:53:18empêcher
00:53:19le développement
00:53:20d'armes nucléaires.
00:53:20Le second c'était
00:53:21empêcher
00:53:22la fabrication
00:53:23de missiles balistiques
00:53:24et éventuellement
00:53:25de drones
00:53:25mais surtout
00:53:26de missiles balistiques
00:53:27qui pouvaient atteindre
00:53:28Israël
00:53:28avec une charge nucléaire.
00:53:29Et la troisième chose
00:53:30c'était
00:53:31d'empêcher l'Iran
00:53:32de financer
00:53:34les mouvements
00:53:35chiites
00:53:35dans la région.
00:53:36Pour l'instant
00:53:37on peut estimer
00:53:38si ce qu'il dit
00:53:40est vrai
00:53:41c'est qu'il y a peut-être
00:53:42deux sur trois
00:53:43de ces objectifs
00:53:44qui ont été
00:53:45partiellement moins atteints.
00:53:46C'est d'une part
00:53:47l'impossibilité
00:53:48pour l'Iran
00:53:48dans des délais
00:53:49raisonnables
00:53:50de construire
00:53:51une arme nucléaire
00:53:51ce qu'il n'était pas
00:53:52a priori
00:53:53déjà capable de faire.
00:53:55Il y avait un problème
00:53:55de miniaturisation
00:53:57de l'oranium
00:53:58enrichi
00:53:59sur des missiles
00:53:59balistiques.
00:54:00Ça ils ne pouvaient pas
00:54:00le faire d'après
00:54:01les spécialistes.
00:54:02Deuxième chose
00:54:02des missiles balistiques
00:54:03si on en croit
00:54:03Israël et les Etats-Unis
00:54:05ils ont détruit
00:54:06beaucoup de fabrication
00:54:07de ces missiles balistiques
00:54:08et ils ont empêché
00:54:09aussi l'arrivée en Iran
00:54:11de matériaux
00:54:12nécessaires
00:54:13à la construction
00:54:13de ces missiles.
00:54:1490% ont été détruits.
00:54:15Oui alors 90%
00:54:16mais même s'il en reste
00:54:1810%
00:54:18c'est quand même dangereux
00:54:20mais moins
00:54:20que s'il y en avait
00:54:2190%.
00:54:22Et quant au troisième
00:54:24objectif
00:54:24c'est empêcher
00:54:26le soutien de l'Iran
00:54:27au mouvement chiite.
00:54:29En Irak
00:54:30ce n'est pas tout à fait vrai
00:54:31mais le Hezbollah
00:54:32libanais
00:54:32il est quand même
00:54:33bien empêché
00:54:33même s'il continue
00:54:34résiduellement
00:54:35à tirer sur Israël.
00:54:37Donc on peut estimer
00:54:38que déjà aujourd'hui
00:54:39ces objectifs
00:54:40ont été partiellement atteints.
00:54:42Maintenant
00:54:42dans deux semaines et demie
00:54:43ils peuvent
00:54:44ils pourront
00:54:45être complètement atteints.
00:54:46Mais ça on n'en sait rien
00:54:47pour l'instant.
00:54:47Mais ça veut dire
00:54:48qu'il va y avoir
00:54:48une recrudescence
00:54:48dans les combats
00:54:49dans les jours qui viennent.
00:54:51Y compris des raids terrestres
00:54:52pour s'assurer sur place
00:54:54que des choses
00:54:54ont été faites.
00:54:55Donc il y aura
00:54:56des raids terrestres.
00:54:57Les gens ils pensent
00:54:58que les soldes américains
00:54:59vont rester
00:55:01à patrouiller
00:55:02comme le font
00:55:02les casques bleus
00:55:03en Liban.
00:55:03Non ils vont aller
00:55:05ponctuellement
00:55:05ils ont formé
00:55:07des gens pour ça
00:55:07et ils se préparent
00:55:09pour le Venezuela
00:55:10ça n'a pas été
00:55:11une
00:55:13improvisée.
00:55:13Les gens se sont préparés
00:55:14à débarquer
00:55:15dans la maison de Maduro
00:55:16qui était reconstruite
00:55:17dans le désert.
00:55:17Donc les américains
00:55:20derrière Donald Trump
00:55:21il y a quand même
00:55:21une véritable efficacité.
00:55:23Richard, vous êtes d'accord
00:55:24avec cette analyse
00:55:24sur des commandos
00:55:26qui de toute façon
00:55:27puisqu'on a beaucoup parlé
00:55:28d'une invasion au sol
00:55:30enfin d'une attaque au sol
00:55:31sans qu'elle ait eu lieu
00:55:33encore
00:55:33on l'aura dans les deux à trois semaines ?
00:55:35Non je ne pense pas
00:55:35qu'il y aura une invasion
00:55:36mais des opérations au sol
00:55:39c'est possible
00:55:39des opérations bien limitées
00:55:41et d'ailleurs
00:55:42ça peut être clôturé
00:55:43cette affaire
00:55:44c'est-à-dire que
00:55:45quand il parle
00:55:45de deux à trois semaines
00:55:46c'est tout de même
00:55:4750% à peu près
00:55:48de ce qu'il a déjà fait
00:55:49ce qui est énorme
00:55:50c'est énorme
00:55:50donc on peut faire
00:55:51beaucoup de choses encore
00:55:52on ne se rend pas compte
00:55:53que ça ne fait que
00:55:54quatre semaines et demie
00:55:54Oui c'est vrai
00:55:55ça fait encore un tiers quoi
00:55:56Oui c'est ce qui est énorme
00:55:58parce que rendez-vous compte
00:55:59de ce qu'il a déjà fait
00:56:00on a énuméré
00:56:00tout ce qui a été détruit
00:56:01donc ça peut être clôturé
00:56:03par des petites opérations
00:56:04bien précises
00:56:05et efficaces
00:56:06à condition qu'elles réussissent
00:56:07alors par ailleurs
00:56:08les objectifs certes
00:56:09sont atteints
00:56:10mais s'il s'agit
00:56:11de leur laisser
00:56:12le moindre missile balistique
00:56:13ou la moindre possibilité
00:56:14de refaire
00:56:16un début de commencement
00:56:17de bombes nucléaires
00:56:18tout ça pour ça
00:56:19ça ne sert à rien
00:56:20il aurait pu garder
00:56:21les accords de Vienne
00:56:22où ils étaient en train
00:56:23de tricher
00:56:24plutôt que de faire cette guerre
00:56:25Mais quand il dit
00:56:26le régime de toute façon
00:56:27s'effondrera
00:56:28un petit peu comme
00:56:29ce qu'avait dit
00:56:29Benyamin Netanyahou
00:56:30il y a quelques jours
00:56:31il s'effondrera de l'intérieur
00:56:33vous croyez aussi
00:56:34à cette théorie
00:56:35que des réformateurs
00:56:36vont s'emparer du régime
00:56:37parce que les têtes pensantes
00:56:38et les plus charismatiques
00:56:40du régime des Mollah
00:56:40ont disparu
00:56:41et que subitement
00:56:43on va réformer tout ça
00:56:44et que ça va être plus
00:56:45comment dire
00:56:46vivable pour le peuple iranien ?
00:56:48Netanyahou est plus conscient
00:56:49des Israéliens
00:56:50ils sont plus conscients
00:56:51de ce qui se passe
00:56:51à l'intérieur
00:56:52il n'y a pas de réformateur
00:56:53dans ce régime
00:56:55Il y a eu des présidents
00:56:56réformateurs dans le passé
00:56:57enfin ils étaient réformateurs
00:56:58à l'Association iranienne
00:56:59Oui
00:56:59ça c'est leur appellation
00:57:01à eux
00:57:02réformateur
00:57:02c'est comme si vous dites
00:57:03il y a des nazis réformateurs
00:57:06il n'y a pas de réformateur
00:57:07ou bien ce régime tombe
00:57:08ou il ne tombe pas
00:57:09alors après
00:57:10vous avez une barbe
00:57:11de 20 cm
00:57:12une autre de 10
00:57:13ça ne change pas grand chose
00:57:15Dora
00:57:15projetons-nous un petit peu
00:57:16sur cette nuit
00:57:17cette nuit en heure française
00:57:18on le rappelle
00:57:19trois heures
00:57:20chez nous
00:57:21Donald Trump s'exprimera
00:57:22de manière très solennelle
00:57:23devant les Américains
00:57:25est-ce qu'on peut imaginer
00:57:26qu'il va enfoncer le clou
00:57:28et redire peu ou prou
00:57:29ce qu'il a déjà annoncé
00:57:31via son réseau social
00:57:33ou on pourrait
00:57:34pourquoi pas
00:57:34avoir une surprise
00:57:36compte tenu du format choisi
00:57:37En tout cas ce qui est sûr
00:57:38c'est qu'à chaque fois
00:57:38que Donald Trump parle
00:57:40ou émet un message
00:57:42sur son réseau social
00:57:43on voit que les marchés financiers
00:57:44se stabilisent
00:57:45donc ça c'est très important
00:57:46Il le fait à dessein
00:57:47Exactement
00:57:48et puis il y a aussi
00:57:49son électorat
00:57:51qu'il faut rassurer
00:57:52donc je pense que
00:57:53c'est surtout un message
00:57:54pour les Américains
00:57:55alors il va en profiter aussi
00:57:57quand même
00:57:57pour tacler l'OTAN
00:57:58parce qu'on a appris
00:57:59aujourd'hui dans une interview
00:58:00qu'il a donnée
00:58:02au Télégraphe
00:58:03qu'il pensait
00:58:05à se retirer
00:58:06de l'OTAN
00:58:07pour lui
00:58:07ce ne sont plus
00:58:08des partenaires fiables
00:58:08donc là aussi
00:58:09je pense qu'il y aura
00:58:10un mot sur ça
00:58:12voilà pour ses alliés
00:58:15Alors on va regarder aussi
00:58:17parce que là
00:58:17ça va vous intéresser
00:58:18Quentin Gérard
00:58:19nous a rejoint
00:58:19du service politique
00:58:21du JDD
00:58:22Ophélie Roch
00:58:23qui est restée avec nous
00:58:24évidemment
00:58:25vous vous souvenez
00:58:26quand Donald Trump
00:58:27a attaqué
00:58:28la position française
00:58:30en tout cas
00:58:30comment dire
00:58:33la prise de champ
00:58:34et le retrait
00:58:34relatif des Français
00:58:36en disant
00:58:36ben voilà
00:58:36vous n'avez pas laissé
00:58:37des avions à destination
00:58:38d'Israël
00:58:39chargé d'équipement militaire
00:58:40destiné à Israël
00:58:42il ne le dit pas
00:58:43mais bon
00:58:43c'est pour ça aussi
00:58:44que la France avait refusé
00:58:46survoler le territoire français
00:58:47vous avez été très peu coopératif
00:58:48en ce qui concerne
00:58:49le boucher iranien
00:58:50et bien
00:58:51Emmanuel Macron
00:58:53indirectement
00:58:54mais on comprend bien
00:58:55quand même le message
00:58:55vous allez voir
00:58:56il lui répond
00:58:57à propos de
00:58:58toujours cette volonté française
00:59:00de respecter
00:59:00le droit international
00:59:04nous croyons ensemble
00:59:05au droit international
00:59:07à l'ordre international
00:59:08qui repose
00:59:09sur la charte
00:59:10des Nations Unies
00:59:11nous croyons aussi
00:59:12aux valeurs démocratiques
00:59:13que nous défendons
00:59:14c'est ce qui fait
00:59:15que vous venez de le rappeler
00:59:16nous défendons l'un et l'autre
00:59:17le retour à la paix
00:59:18au cessez-le-feu
00:59:19au calme
00:59:19à la libre circulation
00:59:20à travers le détroit d'Ormuz
00:59:22c'est le fait aussi
00:59:23que depuis février 2022
00:59:25avec constance
00:59:26le Japon se tient
00:59:27aux côtés des Européens
00:59:28pour rappeler
00:59:29l'importance
00:59:30d'une paix juste
00:59:31et durable
00:59:32et le respect
00:59:33du droit international
00:59:35ça lui est directement
00:59:36adressé pour vous ?
00:59:38oui je pense
00:59:39après Emmanuel Macron
00:59:39est dans son rôle
00:59:40de rappeler
00:59:40le droit international
00:59:41en réalité
00:59:42mais tout le monde
00:59:43en fait on est déjà
00:59:44passé dans une autre époque
00:59:45où tout le monde
00:59:46a compris que ce n'était
00:59:47plus le droit international
00:59:48qui régissait le monde
00:59:50on se souvient
00:59:51des messages
00:59:51notamment de Gabriel Attal
00:59:52lorsqu'il y avait eu
00:59:53la capture de Nicolas Maduro
00:59:55au Venezuela
00:59:56même lui
00:59:56était passé à autre chose
00:59:57et avait compris
00:59:58que c'était le rapport
00:59:59de force qui dominait
01:00:00et le droit international
01:00:01arrivait bien évidemment
01:00:02il y avait la légalité
01:00:03maintenant il y a
01:00:04les légitimes
01:00:04ça a toujours été comme ça
01:00:05simplement
01:00:06le monde est calqué
01:00:07sur le rapport de force
01:00:08dominé par les Etats-Unis
01:00:09depuis la seconde guerre mondiale
01:00:11et donc le droit international
01:00:12s'est calqué là-dessus
01:00:13les Etats-Unis changent
01:00:14ce rapport de force
01:00:16aujourd'hui
01:00:16en capturant Nicolas Maduro
01:00:17en faisant des opérations
01:00:19en Israël
01:00:19et donc le droit international
01:00:20bouge aussi
01:00:21et se mettra
01:00:23sur ce nouveau droit international
01:00:26donc Emmanuel Macron
01:00:27évoque le droit international
01:00:30il peut dire ce qu'il veut
01:00:32de toute manière
01:00:32pour l'instant
01:00:32ça n'a pas beaucoup
01:00:33de conséquences
01:00:34comme il peut dire
01:00:34ce qu'il veut
01:00:35de ce qui se passe
01:00:36dans le site Liban
01:00:36avec le Hezbollah
01:00:38et le désarmement
01:00:38du Hezbollah
01:00:39qui est pourtant impératif
01:00:40mais ça n'a pas beaucoup
01:00:41de conséquences
01:00:42dans cette séquence internationale
01:00:44et même politique
01:00:44en France
01:00:45Emmanuel Macron
01:00:46n'a pas beaucoup
01:00:47de pouvoir
01:00:48et personne ne l'écoute
01:00:49et surtout pas
01:00:50Donald Trump
01:00:50qui est en colère
01:00:51contre les pays de l'OTAN
01:00:52contre l'Espagne
01:00:53mais contre la France également
01:00:54Justement j'allais dire
01:00:55Ophélie Roch
01:00:56pourquoi la France
01:00:57il y a beaucoup
01:00:57de pays européens
01:00:58qui n'ont pas concouru
01:00:59et qui n'ont pas répondu
01:01:00à son appel
01:01:01ou même de pays asiatiques
01:01:03à contribuer
01:01:03à libérer le détroit d'Hormuz
01:01:04notamment
01:01:05pourquoi on s'en prend
01:01:06aussi vertement
01:01:07à Emmanuel Macron
01:01:07on a l'impression
01:01:08que c'est son meilleur ennemi
01:01:10il aime bien
01:01:12taper sur le président français
01:01:13quand même
01:01:13il y a un peu de ça
01:01:14mais je pense aussi
01:01:15qu'il voit dans Emmanuel Macron
01:01:17une forme de double plus jeune
01:01:19c'est à dire
01:01:19qu'il y a une forme d'arrogance
01:01:21chez les deux personnages
01:01:22une arrogance
01:01:23qui n'en est pas au même stade
01:01:25fort heureusement pour nous
01:01:26mais on a quand même
01:01:27un président
01:01:27qui s'est baladé
01:01:28avec des lunettes de soleil
01:01:29alors certes
01:01:30il avait un problème à l'oeil
01:01:30mais bon
01:01:31il y a eu une communication
01:01:32qui s'est faite autour
01:01:33on a de l'autre côté
01:01:34un président Trump
01:01:35qui est un peu en roule
01:01:36sur sa manière de gérer
01:01:38et ses dialogues
01:01:40et même sa posture corporelle
01:01:41donc oui
01:01:42je pense que la France
01:01:42il y a deux choses
01:01:44je pense qu'Emmanuel Macron
01:01:45est parfait pour Donald Trump
01:01:47parce que c'est l'inverse de lui
01:01:48c'est à dire
01:01:48c'est le playboy un petit peu
01:01:49qui a été vendu par la presse
01:01:51il y a un certain moment
01:01:51et que cette image là
01:01:53reste peut-être
01:01:53un petit peu dans le viseur
01:01:54et puis il y a même surtout
01:01:55à rappeler qu'il est proche
01:01:56de la sortie
01:01:57parce qu'à chaque fois
01:01:57il me dit
01:01:58je parle pas à quelqu'un
01:01:59qui est en fin de mandat
01:02:00et qui est en fin de mandat
01:02:01et puis surtout aussi
01:02:02parce que la France
01:02:03Emmanuel Macron
01:02:04pendant très très longtemps
01:02:05même si on a perdu
01:02:06en posture politique
01:02:07on était un pays
01:02:08un peu différent
01:02:08que l'Espagne ou l'Italie
01:02:09sur la scène mondiale
01:02:11maintenant c'est moins vrai
01:02:12mais il y a encore peut-être
01:02:13cette image là
01:02:14qui est encore un petit peu
01:02:15dans la tête de Donald Trump
01:02:17et en effet
01:02:17je pense que
01:02:18c'est pour ça
01:02:19qu'Emmanuel Macron
01:02:21apparaît aussi
01:02:21puis Emmanuel Macron aussi
01:02:22se met en scène souvent
01:02:23c'est beaucoup plus facile
01:02:24de taper sur quelqu'un
01:02:25qui fait une communication
01:02:26qui est destinée
01:02:28aux réseaux sociaux
01:02:28c'est sûr qu'il est moins discret
01:02:29que les Anglais
01:02:29ou les Italiens
01:02:31même pour le coup
01:02:32alors que Georgia Meloni
01:02:34est critique de la guerre
01:02:34menée par Donald Trump
01:02:36Richard Haddad
01:02:37c'est surtout que la France
01:02:38est le seul pays européen
01:02:40qui a les moyens
01:02:41de faire quelque chose
01:02:42dans le détroit de Rousse
01:02:43militairement parlant
01:02:44militairement parlant
01:02:45c'est la seule armée
01:02:46qui a une marine
01:02:47capable d'apporter
01:02:49une aide significative
01:02:50et c'est pour ça
01:02:51qu'il l'accuse
01:02:52de ne pas agir
01:02:53surtout
01:02:53et puis n'oublions pas
01:02:54que la France
01:02:55siège aussi au conseil
01:02:56de sécurité de l'ONU
01:02:57donc sa parole
01:02:58compte dans le monde
01:02:59et on ne peut pas dire
01:03:01qu'elle a été
01:03:01d'un grand soutien
01:03:02dans cette guerre
01:03:03c'est vrai qu'elle n'a pas été
01:03:04prévenue ni sollicité
01:03:05mais ça tout de même
01:03:06Vincent
01:03:06on rappelle les capacités
01:03:08de projection de la France
01:03:09dans le Golfe
01:03:10il y a Djibouti bien évidemment
01:03:11mais pas que
01:03:12alors on a de nombreuses bases
01:03:14on a en gros
01:03:14plus de 5000 militaires
01:03:16qui sont présents sur place
01:03:17dans différents pays
01:03:19en Irak
01:03:20bien sûr aux Émirats Arabes Unis
01:03:23les familles sont parties
01:03:24mais les soldats sont restés
01:03:25donc ils sont considérés
01:03:27comme en opération extérieure
01:03:28les pilotes
01:03:29les avions
01:03:30et puis bien sûr
01:03:31le groupe aéronaval
01:03:31et on a les moyens
01:03:33mais on a une politique
01:03:34qui est tout à fait
01:03:36je veux dire
01:03:37cohérente
01:03:38on a dépensé
01:03:39un nombre incalculable
01:03:41enfin important
01:03:42vous voyez ce qu'il dit là
01:03:43sur l'écran
01:03:44elle n'a pas été consultée
01:03:45elle ne fait pas partie
01:03:46elle n'y prend pas
01:03:47le général de Gaulle
01:03:48quand les américains
01:03:49ont débarqué le 6 juin
01:03:50il n'a pas été consulté
01:03:50non plus
01:03:51et donc il en a voulu
01:03:53aux américains
01:03:53il a toujours refusé
01:03:54de commémorer le 6 juin
01:03:55et nous
01:03:56si vous voulez
01:03:57les américains
01:03:57avec les français
01:03:59parfois il y a
01:03:59beaucoup de défiance
01:04:00parce qu'on n'est pas
01:04:01anglo-saxon
01:04:02chez les britanniques
01:04:03c'est différent
01:04:03Kerstarmer est le plus proactif
01:04:05parce que lui
01:04:06il veut
01:04:07il est prêt même
01:04:07à commander
01:04:08en fait commander
01:04:09une opération
01:04:10pour réouvrir
01:04:11le détroit d'Hormuz
01:04:12quand vous êtes britannique
01:04:13c'est très simple
01:04:13vous prenez vos ordres
01:04:14à Washington
01:04:15vous êtes complètement
01:04:16interopérable
01:04:17avec les américains
01:04:18y compris
01:04:18en système d'armement
01:04:20ça je peux vous
01:04:21en témoigner
01:04:21les britanniques
01:04:22sont les plus interopérables
01:04:23avec Washington
01:04:24et puis vous donnez
01:04:26vos ordres aux français
01:04:26aux allemands
01:04:27même si les français
01:04:28fournissent plus de force
01:04:29donc pour la France
01:04:30ça va être compliqué
01:04:31il y a un enjeu
01:04:35et pour l'instant
01:04:36on a été complètement cohérent
01:04:37Marine Le Pen
01:04:39bizarrement
01:04:39elle est très critique
01:04:40de Donald Trump
01:04:41regardez
01:04:42je vous fais réagir
01:04:43Raphaël
01:04:44Donald Trump manifestement
01:04:45n'a pas mesuré
01:04:45totalement l'efficacité
01:04:46de l'intervention
01:04:47en réalité nous apercevons
01:04:48nous-mêmes
01:04:48que pas grand chose
01:04:50n'a été préparé
01:04:50vrai ou faux
01:04:51je ne sais pas
01:04:52et puis ces frappes
01:04:53ont été faites à l'aveugle
01:04:54l'objectif
01:04:55qui était moralement
01:04:56parfaitement admissible
01:04:57d'obtenir une libération
01:04:59du peuple
01:05:00est un objectif
01:05:00qui ne sera pas rempli
01:05:02c'est la première fois
01:05:03je trouve qu'elle y va
01:05:04aussi fort
01:05:05contre Donald Trump
01:05:06non mais elle n'avait pas
01:05:06dit grand chose
01:05:07à réalité sur cette guerre
01:05:08depuis le début
01:05:08de cette guerre
01:05:10Marine Le Pen
01:05:10a toujours été
01:05:11très réservée
01:05:12quant à cette intervention
01:05:14oui parce que là
01:05:15en plus
01:05:16elle a presque
01:05:17une approche
01:05:17militaire de la chose
01:05:18y ajoutant même
01:05:20oui
01:05:21une lecture critique
01:05:23de cette opération
01:05:24je ne sais pas
01:05:25si c'est dans son rôle
01:05:25mais c'est vrai
01:05:26que c'est une réflexion
01:05:27que nous ne pouvons pas
01:05:28nous empêcher d'avoir
01:05:29est-ce que les objectifs
01:05:30de guerre ont été
01:05:31menés à bien
01:05:32est-ce que les conséquences
01:05:33de cette guerre
01:05:34ne vont pas être plus
01:05:35terribles que celles
01:05:38qui ont permis
01:05:39et présidées
01:05:40au déclenchement
01:05:40de cette guerre
01:05:41je pense que tout
01:05:42responsable politique
01:05:43doit se poser cette question
01:05:44et ce qui explique aussi
01:05:45je pense
01:05:46la prudence aussi
01:05:47d'Emmanuel Macron
01:05:47dans ce conflit actuel
01:05:50bon au moins
01:05:50ils sont en phase
01:05:51sur ce point
01:05:52oui sur ce point
01:05:52ils sont en phase
01:05:53merci
01:05:53on va marquer
01:05:53une petite pause
01:05:54on verra aussi
01:05:54l'impact sur
01:05:55j'allais dire
01:05:56les cours du pétrole
01:05:57non parce que
01:05:57les cours du pétrole
01:05:58sont relativement maîtrisés
01:05:59mais à la pompe
01:05:59c'est pas tout à fait
01:06:00la même affaire
01:06:01à tout à l'heure
01:06:05la suite
01:06:05de 120 minutes infos
01:06:06c'est maintenant
01:06:07et il est évidemment
01:06:0916h30
01:06:09donc c'est votre tour
01:06:12félicité Kindoki
01:06:13pour le journal
01:06:13merci Nelly
01:06:14au 33ème jour de guerre
01:06:16au Moyen-Orient
01:06:17l'Iran
01:06:18les Etats-Unis
01:06:18et Israël
01:06:19poursuivent les affrontements
01:06:2014 personnes ont été
01:06:22blessées à Tel Aviv
01:06:23dont un enfant
01:06:23dans un état très critique
01:06:24après de nouveaux
01:06:25tirs de missiles
01:06:26iraniens sur Israël
01:06:27Taal a également annoncé
01:06:28avoir détecté
01:06:29et intercepté
01:06:30un tir de missiles
01:06:30depuis le Yémen
01:06:31allié de l'Iran
01:06:32au Liban
01:06:33Israël a ciblé
01:06:34Beyrouth cette nuit
01:06:35et a tué 7 membres
01:06:36du Hezbollah
01:06:37dont un responsable
01:06:38militaire du mouvement
01:06:39enfin en Iran
01:06:40des complexes sidérurgiques
01:06:41du pays ont été
01:06:42endommagés
01:06:43depuis le Japon
01:06:44où il est en visite
01:06:45Emmanuel Macron
01:06:46s'est exprimé
01:06:47sur la guerre en Iran
01:06:48il a vanté
01:06:49la prévisibilité
01:06:50de l'Europe
01:06:50par contraste
01:06:51avec l'imprévisibilité
01:06:52de Donald Trump
01:06:53dans cette guerre lancée
01:06:54sans avoir prévenu
01:06:55ses alliés
01:06:55il a rappelé
01:06:56que la France
01:06:57qui n'a pas été consultée
01:06:58dans l'offensive militaire
01:06:59israélo-américaine
01:07:00n'y prendra pas part
01:07:01c'est le jour J
01:07:03pour le décollage
01:07:04de la mission
01:07:04lunaire
01:07:05Artemis 2
01:07:06les 4 astronautes
01:07:07américains
01:07:08s'envoleront
01:07:08vers les étoiles
01:07:09à partir de 18h24
01:07:10pour 10 jours
01:07:11plus de 50 ans
01:07:13après la fin
01:07:13du programme Apollon
01:07:14et la mission
01:07:15vise à faire
01:07:16le tour de la Lune
01:07:17une opération titanesque
01:07:18qui permettra
01:07:19aux américains
01:07:19de démontrer
01:07:20un large éventail
01:07:21de capacités nécessaires
01:07:22aux prochaines épopées
01:07:23dans l'espace lointain
01:07:25notamment sur la planète Mars
01:07:28Merci beaucoup
01:07:29et je vous dis à bientôt
01:07:30sur notre plateau
01:07:31nos invités
01:07:33Quentin Gérard
01:07:34pour le JDD
01:07:34est là
01:07:35Johan Uzay
01:07:35qui est revenu parmi nous
01:07:37Raphaël Steinville
01:07:38pour le JDD également
01:07:39et Ophélie Roch
01:07:40le baril repasse
01:07:42sous la barre
01:07:43des 100 dollars
01:07:44donc son prix
01:07:44est contenu
01:07:46néanmoins
01:07:46les prix à la pompe
01:07:48eux
01:07:48n'ont pas suivi
01:07:50cette tendance
01:07:51et d'ailleurs
01:07:51on se rend compte
01:07:52que la pénurie
01:07:53commence à gagner
01:07:53de plus en plus
01:07:54de stations
01:07:55il y avait d'ailleurs
01:07:56une réunion
01:07:56consacrée
01:07:57à cette problématique
01:07:58à Matignon
01:07:59ce matin
01:07:59je vous propose
01:08:00d'écouter
01:08:00la porte-parole
01:08:00du gouvernement
01:08:01à la sortie
01:08:02On est
01:08:04dans une grande incertitude
01:08:06dans une grande
01:08:07volatilité des prix
01:08:10et nous admettons
01:08:11sans difficulté
01:08:12ne pas tout contrôler
01:08:14en revanche
01:08:15notre responsabilité
01:08:16notre devoir
01:08:17c'est de se préparer
01:08:19à tout
01:08:19et c'est vraiment
01:08:20le message
01:08:21qu'a passé le Premier Ministre
01:08:23durant cette réunion
01:08:25à l'ensemble
01:08:25des membres
01:08:26du gouvernement
01:08:27se préparer
01:08:28à tous
01:08:29les scénarios
01:08:29des scénarios
01:08:31où le conflit
01:08:32dure
01:08:34des scénarios
01:08:36où la crise énergétique
01:08:37s'intensifie
01:08:38et mieux vaut
01:08:40donc être préparé
01:08:42Alors Célia Barotte
01:08:43on va tenter de voir
01:08:44ce qui se passe
01:08:44concrètement
01:08:45les Français
01:08:45sont en quête
01:08:46de stations-service
01:08:48des stations
01:08:49les moins chères
01:08:50sachant qu'il y a
01:08:50des offres
01:08:50évidemment
01:08:51de certaines enseignes
01:08:52mais surtout
01:08:53de stations
01:08:53où le carburant
01:08:54est disponible
01:08:55Oui et pas de panique
01:08:56Nelly
01:08:57Maude Brégeon
01:08:57la porte-parole
01:08:58du gouvernement
01:08:59et ministre de l'énergie
01:09:00a expliqué
01:09:00que moins de 10%
01:09:02des stations
01:09:03sont en rupture
01:09:04totale
01:09:05ou partielle
01:09:06il s'agit
01:09:07le plus souvent
01:09:07des stations
01:09:08du groupe
01:09:09Total Energy
01:09:10qui a mis en place
01:09:11un prix
01:09:11plafond
01:09:12ce qui génère
01:09:13une importante affluence
01:09:14dans ces stations-service
01:09:15Le site
01:09:16carburant.com
01:09:17indique que
01:09:181300 stations-service
01:09:20signalées
01:09:21sont en pénurie
01:09:22pour au moins
01:09:23un type de carburant
01:09:24Dans le détail
01:09:25un autre site
01:09:26pénurie-carburant.fr
01:09:28annonce qu'actuellement
01:09:2913%
01:09:31sont en pénurie
01:09:32de gasoil
01:09:3224%
01:09:33en pénurie
01:09:34de sans-plomb
01:09:3598
01:09:35ou encore
01:09:3669%
01:09:37en pénurie
01:09:38de sans-plomb
01:09:3995
01:09:39On découvre
01:09:41également
01:09:41sur ce même site
01:09:42une carte
01:09:43mise à jour
01:09:44en temps réel
01:09:45qui référence
01:09:46les stations
01:09:47qui sont totalement
01:09:48ou partiellement
01:09:48en pénurie
01:09:49d'essence
01:09:49ou de diesel
01:09:50Vous pouvez vraiment
01:09:51utiliser
01:09:51et vous appuyer
01:09:52sur ces cartes
01:09:53sur ces sites
01:09:54pour vous aider
01:09:55à vous rendre
01:09:56dans les stations-service
01:09:57qui sont ou non
01:09:59en pénurie
01:09:59Vous le voyez par exemple
01:10:00si vous habitez
01:10:01dans le nord
01:10:02de la France
01:10:03du côté de Templeuve
01:10:04rupture de gasoil
01:10:06de sans-plomb
01:10:0698
01:10:07ou encore
01:10:07de 10
01:10:08Si vous circulez
01:10:09du côté
01:10:10de l'Agnon
01:10:11inutile de vous rendre
01:10:12à la pompe
01:10:12située
01:10:13route
01:10:14de Guingamp
01:10:15puisqu'il n'y a plus
01:10:16de gasoil
01:10:17ou encore
01:10:17pas de E85
01:10:19ni de sans-plomb
01:10:2098
01:10:21du côté
01:10:21d'Argelès
01:10:22Pour le moment
01:10:23on dirait bien
01:10:24que c'est le centre
01:10:24de la France
01:10:25qui est épargné
01:10:26par cette rupture
01:10:27de stock
01:10:27Ces habitants-là
01:10:28vous remercieront
01:10:29de leur éviter
01:10:30un déplacement
01:10:31pour rien
01:10:31Dans son discours
01:10:32Maude Bréjean
01:10:33a également parlé
01:10:34des fameux stocks
01:10:35stratégiques
01:10:36Pour parer aux situations
01:10:38d'urgence
01:10:39la France possède
01:10:40d'importantes réserves
01:10:41qui doivent lui permettre
01:10:43d'éviter une pénurie
01:10:44Selon les derniers chiffres
01:10:45disponibles
01:10:46nous disposons
01:10:46d'un peu plus
01:10:47de 3 mois
01:10:48de stock de carburant
01:10:49et ces réserves
01:10:50de carburant
01:10:50sont gérées
01:10:51par la Sagesse
01:10:51c'est-à-dire
01:10:52la Société Anonyme
01:10:53de Gestion
01:10:53des Stocks
01:10:54de Sécurité
01:10:55Cet organisme
01:10:56dispose de 89 sites
01:10:57de stockage
01:10:58répartis
01:10:59sur tout le territoire
01:11:00Dans le détail
01:11:01on va le voir
01:11:01c'est 80 dépôts
01:11:03commerciaux
01:11:048 raffineries
01:11:051 site de cavité saline
01:11:06souterraine
01:11:07Sachez que depuis
01:11:08la fin des années 90
01:11:10la Sagesse a doublé
01:11:11ses stocks stratégiques
01:11:12Merci beaucoup
01:11:13On a vu cette liste
01:11:15des stations
01:11:15en pénurie
01:11:17partielle
01:11:18voire complète
01:11:19grossir
01:11:20depuis tout à l'heure
01:11:21Peut-être qu'on a trouvé
01:11:23Mathilde Ibanez
01:11:24et Astrid Galic
01:11:25une de ces stations
01:11:26à Montreuil
01:11:27Vous venez d'arriver
01:11:28et elle vient
01:11:29de fermer apparemment
01:11:31parce qu'il n'y a plus
01:11:32de gouttes d'essence
01:11:35Exactement
01:11:35il y a une heure
01:11:36il y avait encore
01:11:37de l'essence
01:11:38plus de gasoil
01:11:39certes
01:11:39et bien là
01:11:39cette station
01:11:40est clairement à sec
01:11:42plus d'essence
01:11:43plus de gasoil
01:11:44les automobilistes
01:11:45sont piégés
01:11:46puisque quand ils viennent ici
01:11:48pour tenter de mettre
01:11:49de l'essence
01:11:50ils se retrouvent
01:11:51avec des fûts
01:11:52complètement à plat
01:11:53le chef de cette station
01:11:55a même mis
01:11:56la barrière
01:11:57pour dire aux automobilistes
01:11:59de ne pas venir
01:11:59puisque ça ne servait à rien
01:12:00il n'y avait plus
01:12:01de carburant ici
01:12:02Quelles ont été
01:12:03les réactions
01:12:04alors des gens
01:12:04qui ont quand même
01:12:05tenté de s'approcher
01:12:06de la station
01:12:07et qui ont dû
01:12:08rebrousser chemin
01:12:08vous leur avez parlé
01:12:09un peu ?
01:12:12Et bien écoutez
01:12:12il y en a
01:12:13qui sont un petit peu
01:12:13énervés
01:12:14puisqu'ils misent tous
01:12:15finalement sur Total
01:12:16puisque les prix
01:12:17sont plafonnés
01:12:17bien moins cher
01:12:18que les stations
01:12:19qui se trouvent
01:12:20aux alentours
01:12:20ils sont également
01:12:21très inquiets
01:12:22puisque pour eux
01:12:23leur voiture
01:12:23c'est quelque chose
01:12:24d'indispensable
01:12:25qui peut les emmener
01:12:26et bien au travail
01:12:27beaucoup n'ont pas le choix
01:12:29d'utiliser leur véhicule
01:12:30pour se rendre
01:12:30à leur travail
01:12:31ou bien à des commodités
01:12:32faire des courses
01:12:33ou emmener encore
01:12:34des enfants à l'école
01:12:35par exemple
01:12:36une chose est sûre
01:12:37c'est qu'une voisine
01:12:38une riveraine
01:12:39qui habite
01:12:39juste en face
01:12:40de cette station
01:12:41nous parlait déjà
01:12:42d'une panique
01:12:43qui s'était installée
01:12:44dès hier
01:12:45ou sur cette route
01:12:46et bien qui se trouve
01:12:47juste à côté
01:12:48il y avait
01:12:48beaucoup
01:12:49beaucoup
01:12:50de voitures
01:12:50beaucoup
01:12:51de bouchons
01:12:52une inquiétude
01:12:53en tout cas
01:12:53des automobilistes
01:12:54qui se fait entendre
01:12:56mais aussi
01:12:56un petit peu
01:12:57d'énervement
01:12:58puisqu'apparemment
01:12:58d'après cette riveraine
01:13:00déjà hier
01:13:00les automobilistes
01:13:01commençaient à en avoir
01:13:02un ras-le-bol
01:13:03et même un petit peu
01:13:04s'énerver entre eux
01:13:04Merci beaucoup Mathilde
01:13:06et merci à Astrid Yalik
01:13:07je vais vous envoyer
01:13:08en éclaireuse
01:13:08dans la station
01:13:09de mon quartier
01:13:09pour voir
01:13:10pour pas que je me déplace
01:13:11pour rien
01:13:12s'il reste quelque chose
01:13:13mais c'est pas dans le 93
01:13:14je vous en verrai ailleurs
01:13:15allez
01:13:16merci encore
01:13:17Raphaël Steinville
01:13:19bon la pénurie
01:13:20elle peut s'expliquer
01:13:21de manière assez simple aussi
01:13:22c'est pas
01:13:22il faut que les gens comprennent
01:13:24que c'est pas parce que
01:13:25il n'y a plus d'essence
01:13:26et que les camions
01:13:27n'approvisionnent pas
01:13:28c'est qu'ils approvisionnent
01:13:29à des heures fixes
01:13:30à des jours précis
01:13:31et là le problème
01:13:32c'est que si tout le monde
01:13:33y va en se disant
01:13:35je vais prévoir
01:13:36la pénurie éventuelle
01:13:38forcément ça crée
01:13:39défecto
01:13:40une pénurie
01:13:41donc il faudrait en fait
01:13:41que tout le monde
01:13:42garde un peu la raison
01:13:44en réalité c'est même pas ça
01:13:45le problème
01:13:45le problème c'est que
01:13:46la différence de prix
01:13:47entre les stations
01:13:48c'est que oui
01:13:49entre Total
01:13:50qui bloque les prix
01:13:51et les autres stations
01:13:52qui
01:13:52ben oui mais
01:13:53encore 7 jours
01:13:54ce qui explique
01:13:55c'est ces pénuries
01:13:57dans les stations Total
01:13:57et on comprend
01:13:58les Français
01:13:58qui veulent pouvoir
01:14:00faire leur plein
01:14:01prendre de l'essence
01:14:02à moindre prix
01:14:04entre guillemets
01:14:05par rapport
01:14:06à des stations voisines
01:14:07mais c'est d'abord ça
01:14:07qui explique
01:14:08que certaines stations
01:14:09aujourd'hui sont fermées
01:14:10mais c'est là où
01:14:11il y a une sorte
01:14:12de non-dit
01:14:13dans la communication
01:14:14gouvernementale
01:14:15c'est que
01:14:15à la fois ils nous expliquent
01:14:16qu'il n'y a pas
01:14:17de pénurie
01:14:18de pétrole
01:14:19mais en revanche
01:14:19il y a presque
01:14:20un confinement énergétique
01:14:22qui est en train
01:14:22de s'installer
01:14:24progressivement
01:14:25en France
01:14:25parce que les gens
01:14:26n'ont pas les moyens
01:14:27de pouvoir faire leur plein
01:14:28donc à défaut
01:14:29de pouvoir faire leur plein
01:14:29parce qu'ils ne veulent pas
01:14:30payer 2,50 euros
01:14:31pour leur gasoil
01:14:32et ben
01:14:33ils ne prennent plus
01:14:34leur voiture
01:14:34et pour certains
01:14:35ne vont plus travailler
01:14:36et pourtant Johan
01:14:37le gouvernement
01:14:38se refuse à baisser
01:14:39alors il y a le chèque énergie
01:14:41qui concernera
01:14:42un certain nombre de foyers
01:14:43mais visiblement
01:14:44quand on écoute la gauche
01:14:45ce ne sera pas suffisant
01:14:46c'est bien sûr
01:14:46des critères sociaux
01:14:47et pas de secteur
01:14:49de travail
01:14:50à part pour les transporteurs
01:14:51et les TPE
01:14:51qui ont des problèmes
01:14:52de trésorerie
01:14:52mais enfin
01:14:53il faut arriver à le prouver
01:14:54pour l'instant
01:14:55ce n'est pas à l'ordre du jour
01:14:56on temporise
01:14:56non parce que le gouvernement
01:14:58explique que nous n'avons plus
01:14:59les moyens
01:15:00de distribuer
01:15:01de l'argent
01:15:02de cette manière là
01:15:03nous n'avons plus
01:15:04les moyens de faire
01:15:05à nouveau
01:15:05quoi qu'il en coûte
01:15:06pour reprendre
01:15:07la célèbre expression
01:15:07du président de la République
01:15:09il est vrai
01:15:10qu'on a 3500 milliards
01:15:11de dettes
01:15:12que le budget
01:15:13qui a été voté
01:15:14par les parlementaires
01:15:15pour cette année
01:15:16est en déficit
01:15:17de 5,1% du PIB
01:15:19ce qui est quand même
01:15:19absolument colossal
01:15:20l'Italie est à un peu
01:15:22moins de 3%
01:15:22à titre de comparaison
01:15:24donc le budget
01:15:25de cette année
01:15:25c'est 154 milliards
01:15:26d'euros de déficit
01:15:27donc il est vrai
01:15:28que c'est difficile
01:15:29de le creuser davantage
01:15:30en fait pour pouvoir
01:15:31baisser les taxes
01:15:32sur les carburants
01:15:33il faudrait faire
01:15:34des économies
01:15:35ça Emmanuel Macron
01:15:36on n'en a pas fait
01:15:36en réalité
01:15:37ou pas beaucoup
01:15:37depuis 2017
01:15:39on ne peut pas
01:15:40dans un pays
01:15:40comme la France
01:15:42dire qu'on veut
01:15:43travailler 35 heures
01:15:44par semaine
01:15:44partir à la retraite
01:15:45à 62 voire à 60 ans
01:15:47et en même temps
01:15:48baisser les taxes
01:15:48sur le carburant
01:15:49ça n'est pas possible
01:15:50la vie est faite de choix
01:15:51et bien manifestement
01:15:53les français
01:15:54quelque part
01:15:56en votant
01:15:57de cette manière là
01:15:57les français ont choisi
01:15:58donc ils vont devoir
01:15:59se serrer la ceinture
01:16:00encore
01:16:01oui
01:16:02se serrer la ceinture
01:16:03ou peut-être aussi
01:16:04pour certains d'entre nous
01:16:05prendre conscience
01:16:06qu'on vit dans un monde
01:16:08comment dire
01:16:08aux limites finis
01:16:10on ne peut pas faire
01:16:10n'importe quoi
01:16:11en fait avec les ressources
01:16:12or là le pétrole
01:16:13c'est une ressource
01:16:14où on voit bien
01:16:14que dès qu'on
01:16:15on referme un peu
01:16:16le robinet
01:16:18qu'est-ce que nous disent
01:16:19les gouvernements
01:16:19mais il n'y a pas que la France
01:16:20il y a tous les gouvernements
01:16:21ils disent
01:16:22à leurs citoyens
01:16:23surtout surtout
01:16:24restez chez vous
01:16:25faites en effet
01:16:26une sorte de confinement
01:16:29énergétique
01:16:30dépensez moins
01:16:31allumez moins
01:16:32beaucoup n'ont pas le choix
01:16:32non bien sûr
01:16:33beaucoup n'ont pas le choix
01:16:34mais ça prouve une chose
01:16:35ça prouve que même
01:16:35les gouvernements
01:16:37en période de tension
01:16:38on vit tellement
01:16:39à flux tendu
01:16:39sur toutes les ressources
01:16:40que quand il y a un problème
01:16:42qui est là
01:16:43et bien forcément
01:16:44il n'y a pas énormément
01:16:45de résultats
01:16:46et ça c'est partout dans le monde
01:16:47ça prouve bien
01:16:47que le problème des ressources
01:16:49c'est quelque chose
01:16:49qui va s'aggraver
01:16:50de plus en plus
01:16:51et il y a quelque chose
01:16:51qu'on n'a même pas évoqué
01:16:52encore
01:16:53parce qu'il y a le pétrole
01:16:54mais il y a l'inflation
01:16:55qui guette
01:16:55qui est déjà là
01:16:56en fait
01:16:57on est à 1,8
01:16:58c'est à 31,7
01:17:00depuis le début
01:17:01de la guerre en Iran
01:17:01on a pris pratiquement 1%
01:17:03c'est 0,8%
01:17:04et sur l'année
01:17:05pour l'instant
01:17:05on est à 1,7%
01:17:06on pourrait aller à 2
01:17:07oui
01:17:07et ça reste sur les prix
01:17:09du carburant
01:17:10et de l'énergie
01:17:10au sens large
01:17:11pour l'instant
01:17:12mais le risque
01:17:12c'est quand ça va toucher
01:17:14la nourriture
01:17:15les matières premières
01:17:16et quand ça va s'élargir
01:17:16et le vrai risque
01:17:17est là
01:17:18et la colère
01:17:18pourrait éclater
01:17:19à ce moment-là
01:17:20parce que là
01:17:23les secteurs concernés
01:17:24alors les routiers
01:17:24les infirmières libérales
01:17:26les taxis
01:17:26qui ont besoin
01:17:27de ce gasoil
01:17:28mais lorsque cette inflation
01:17:30va toucher tous les prix
01:17:31et tous les produits
01:17:31c'est là que la colère
01:17:32pourrait être exposée
01:17:34Raphaël
01:17:35juste pour compléter
01:17:36ce que disait Ophélie
01:17:37certes le gouvernement
01:17:38est contraint
01:17:39parce que
01:17:40ces marges de manœuvre
01:17:41on l'a dit
01:17:42et répétées
01:17:43sont limitées
01:17:44en raison du poids
01:17:45de la dette
01:17:45mais je pense
01:17:46qu'il y a aussi
01:17:46des choix idéologiques
01:17:48d'une certaine manière
01:17:49et ça a été dit
01:17:51en creux
01:17:52par quelques ministres
01:17:53on voit très bien
01:17:54que si aujourd'hui
01:17:55il se refuse
01:17:56à baisser les taxes
01:17:57sur les carburants
01:17:58c'est aussi
01:17:59parce qu'il voudrait
01:18:00que la France
01:18:01bascule vers l'électrique
01:18:02ce mouvement
01:18:04qui s'opère
01:18:05finalement
01:18:05à une vitesse
01:18:07moindre
01:18:08que celle
01:18:08espérée par le gouvernement
01:18:09et ça je pense
01:18:11que ces jours
01:18:12ces jours de guerre
01:18:13pour beaucoup
01:18:14contribuent
01:18:15à un certain nombre
01:18:16de français
01:18:16de basculer vers l'électrique
01:18:18avec des conséquences
01:18:19qu'on mesure mal
01:18:20mais l'électrique
01:18:21il est adossé aussi
01:18:26au prix du gaz
01:18:28qui est en train
01:18:29de flomber
01:18:29donc ce que l'on pense
01:18:31gagner en basculant
01:18:32vers l'électrique
01:18:33on risque finalement
01:18:34dans quelques mois
01:18:35quelques années
01:18:35de le payer à nouveau
01:18:37ça reste encore
01:18:38assez prohibitif
01:18:39quand même
01:18:40le prix d'une voiture
01:18:40électrique
01:18:41avec des aides
01:18:41considérablement baissées
01:18:42c'est pour ça que je parle
01:18:42d'un choix
01:18:43qui est vraiment idéologique
01:18:44bien sûr
01:18:45alors
01:18:46on parle d'idéologie
01:18:47on va parler politique
01:18:48un petit peu
01:18:49il reviendra
01:18:50sur les bancs de l'Assemblée
01:18:51en temps voulu
01:18:53visiblement
01:18:53vous l'aurez compris
01:18:54je parle de Raphaël Arnaud
01:18:57qui a pris la parole
01:18:58sur le média Blast
01:18:59et dont on vous extrait ici
01:19:00cette phrase
01:19:01je prends la parole
01:19:01aujourd'hui
01:19:02pour une raison évidente
01:19:03pour suivre
01:19:04mon mandat de député
01:19:05ça a été confirmé
01:19:06par sa présidente de groupe
01:19:07Mathilde Panot
01:19:08qu'on écoute
01:19:10je vous confirme
01:19:11qu'il reviendra
01:19:12vous le ferez
01:19:13en termes de date
01:19:14en temps voulu
01:19:16donc il est revenu
01:19:17dans l'hémicycle
01:19:18aujourd'hui
01:19:18oui
01:19:18il est dans l'hémicycle
01:19:19depuis 15h
01:19:20effectivement
01:19:21il a fait son retour
01:19:22aux côtés de Mathilde Panot
01:19:23qui manifestement
01:19:24était tout sourire
01:19:26il a été accueilli
01:19:26à Brasile
01:19:27elle l'avait annoncé
01:19:28alors il est venu
01:19:29à un moment
01:19:30où l'hémicycle
01:19:30est loin d'être plein
01:19:31il n'est pas revenu
01:19:32par exemple
01:19:32lors d'une séance
01:19:34de questions au gouvernement
01:19:35donc il a voulu revenir
01:19:37il l'a fait en catimini
01:19:37assez discrètement
01:19:38en catimini
01:19:39il a été très discret
01:19:40depuis deux mois
01:19:42maintenant
01:19:43c'est vrai qu'il n'a pas
01:19:44fait preuve
01:19:44de beaucoup de courage
01:19:45Raphaël Arnaud
01:19:46on l'a connu
01:19:47un peu plus
01:19:48comment dirais-je
01:19:49ravache
01:19:50c'est facile
01:19:51de jouer les gros bras
01:19:52dans les manifs
01:19:52c'est facile
01:19:53d'aller casser la gueule
01:19:54d'un adversaire politique
01:19:55quand on est discontraint
01:19:56par contre
01:19:56quand il s'agit d'assumer
01:19:57ses responsabilités
01:19:58de répondre aux questions
01:19:59légitimes
01:20:00que se posent les français
01:20:01concernant son implication
01:20:02dans la mort de Quentin de Ranck
01:20:04là effectivement
01:20:04il est un peu plus pleutre
01:20:06pour utiliser
01:20:07justement
01:20:08vous allez voir
01:20:08il n'a pas
01:20:09en effet pas de regret
01:20:10de mea culpa
01:20:10mais il dit
01:20:11le combat continue
01:20:12et il estime même
01:20:13n'en a rien à voir
01:20:14avec la mort de Quentin de Ranck
01:20:15il dit
01:20:15j'étais pas présent
01:20:16sur les lieux
01:20:17de la mort de Quentin de Ranck
01:20:18qu'on sache
01:20:19et l'enquête le révélera
01:20:21s'il y a eu
01:20:22des ordres
01:20:23ou en tout cas
01:20:23une forme de complaisance
01:20:24visible
01:20:24pourquoi ces assistants parlementaires
01:20:25étaient eux pour le coup
01:20:26sur les lieux
01:20:26il a fallu qu'il leur donne
01:20:28une autorisation
01:20:28c'était en semaine
01:20:30si je ne m'abuse
01:20:30oui c'était un jeudi
01:20:31on peut simplement dire
01:20:37qu'il a choisi un média ami
01:20:38et qu'il ne l'a pas mis
01:20:40trop en danger
01:20:40dans les questions
01:20:41qui lui ont été posées
01:20:42il a choisi un média
01:20:43d'extrême gauche
01:20:44pour faire son retour
01:20:46la France insoumise
01:20:47n'a rien à voir
01:20:48avec cette affaire
01:20:50d'accord
01:20:51mais enfin bon
01:20:53lui il a peut-être
01:20:54quelque chose à voir
01:20:55avec ses assistants parlementaires
01:20:56évidemment
01:20:56et même la France insoumise
01:20:57on peut élargir
01:20:58parce que pour l'instant
01:20:58les 9 personnes
01:20:59c'est toujours l'enquête
01:21:00qui est en cours
01:21:00mais les 9 personnes
01:21:01qui sont inculpées
01:21:01dans l'enquête
01:21:02affichent tous
01:21:03c'est ce que dit l'enquête
01:21:05une proximité
01:21:06avec la jeune garde
01:21:06et on le rappelle
01:21:07Raphaël Arnaud
01:21:08le co-fondateur
01:21:09de la jeune garde
01:21:10et c'est même comme ça
01:21:11en tant que co-fondateur
01:21:12de la jeune garde
01:21:12qu'il a été repéré
01:21:13par Jean-Luc Mélenchon
01:21:14et qu'on lui a donné
01:21:15une circonscription
01:21:17mais bon
01:21:18l'affaire et la séquence médiatique
01:21:19que l'on voit
01:21:19elle est rondement menée
01:21:20parce que hier
01:21:21Mathilde Panneau
01:21:21a pris la parole
01:21:22dans une conférence de presse
01:21:23déjà en annonçant
01:21:24le retour prochain
01:21:25de Raphaël Arnaud
01:21:26là effectivement
01:21:26il fait une interview
01:21:28ou dans Blast
01:21:28d'une récar
01:21:29qui est très très complaisante
01:21:30il n'y a aucune question
01:21:31difficile qui lui est posée
01:21:32il revient à l'Assemblée nationale
01:21:34aujourd'hui
01:21:35la boucle est bouclée
01:21:36pour lui
01:21:36regardez Raphaël
01:21:38sur un autre Raphaël
01:21:39la violence médiatique
01:21:40s'est déchaînée
01:21:41j'avais peur
01:21:41qu'elle se transmette
01:21:42dans la rue
01:21:43non mais
01:21:43c'est lui qui dit ça
01:21:44c'est lui qui a contribué
01:21:45à la violence médiatique
01:21:46puisqu'il en était
01:21:47je veux dire
01:21:48il était à la manœuvre
01:21:49dans toutes ses saillies
01:21:50et ses prises de parole
01:21:53à l'Assemblée
01:21:53il a contribué
01:21:54lui et d'autres
01:21:55à commencer par Jean-Luc Mélenchon
01:21:56a finalement changé
01:21:59ce qui était jusqu'à présent
01:22:00un adversaire politique classique
01:22:02en un ennemi politique
01:22:03à abattre
01:22:04là où
01:22:05c'est à la fois
01:22:07malin et insupportable
01:22:09c'est de voir
01:22:09la manière
01:22:10dont finalement
01:22:10il se victimise presse
01:22:12qu'il explique
01:22:13que son retrait
01:22:13finalement
01:22:14c'est pour ne pas
01:22:15ennimer une situation
01:22:16qu'il qualifie
01:22:17quasiment
01:22:18d'insurrectionnelle
01:22:21donc il essaye
01:22:22d'avoir le beau rôle
01:22:23dans cette histoire
01:22:24alors même que
01:22:24l'on a bien compris
01:22:25que la jeune garde
01:22:26et la France insoumise
01:22:28parce qu'ils font
01:22:29des immenses systèmes
01:22:30entre eux
01:22:32ont participé
01:22:33à ce climat
01:22:35qui a contribué
01:22:36et qui a abouti
01:22:37à la mort
01:22:37de Clément de Ranque
01:22:38et une dernière citation
01:22:39tiens
01:22:39pour la route
01:22:42l'inversion
01:22:42vous avez dit quoi ?
01:22:44Clément de Ranque
01:22:45c'était Clément Méric
01:22:46c'est marrant
01:22:47vous avez fait un combo
01:22:48l'inversion des valeurs
01:22:49est totale
01:22:49les gens n'ont plus
01:22:50de repères politiques
01:22:51c'est une catastrophe
01:22:54parfois il dit des trucs
01:22:55un peu cryptiques
01:22:55quand même
01:22:56Ophélie
01:22:56je ne sais pas comment
01:22:56vous l'interprétez
01:22:57l'inversion des valeurs
01:22:58est totale
01:22:58ah oui d'accord
01:22:59on dit que
01:23:00le fasciste
01:23:02et l'antifasciste
01:23:11effectivement de venir
01:23:12en rasant un peu
01:23:13les murs à l'Assemblée
01:23:14mais d'aller sur un média
01:23:16qui ne va pas le contredire
01:23:18d'éviter tout ça
01:23:20ça prouve une chose
01:23:21ça prouve qu'il n'est
01:23:21absolument pas
01:23:22alors dans la contrition
01:23:24ça c'est sûr
01:23:24mais même dans le dialogue
01:23:25parce que si au moins
01:23:26vous êtes un peu dans le dialogue
01:23:27vous acceptez
01:23:27de parler à un média
01:23:29qui n'est pas aussi complaisant
01:23:30parce que là en fait
01:23:31on ne lui a pas
01:23:32posé réellement des questions
01:23:33on lui a déroulé
01:23:34un tapis rouge
01:23:34pour qu'il explicite
01:23:35sa pensée
01:23:36sans interruption
01:23:38c'est peut-être pas
01:23:38le premier à le faire
01:23:39mais très peu
01:23:41presque j'ai envie de dire
01:23:41des collaborateurs
01:23:42qui ont participé
01:23:43au lynchage de quelqu'un
01:23:44c'est-à-dire que
01:23:45que ça ne soit pas le premier
01:23:46c'est une chose
01:23:47mais dans le contexte
01:23:48qui était si grave
01:23:49c'est-à-dire avec
01:23:50un jeune homme
01:23:50qui en est mort
01:23:53se dire
01:23:53oui mais regardez
01:23:54moi en plus
01:23:54si je ne viens pas
01:23:55à l'Assemblée
01:23:56c'est parce que
01:23:57j'ai vraiment peur
01:23:57que la violence rejaillisse
01:23:58sur moi
01:24:00mais en fait
01:24:00pour qui vous vous prenez
01:24:01c'est-à-dire que vous jouez
01:24:02avec la violence en permanence
01:24:03il faut au moins
01:24:03l'assumer cette violence-là
01:24:05parce que là en fait
01:24:05c'est trop facile
01:24:06de pousser les gens
01:24:08à aller dans les rues
01:24:09tabasser des gens
01:24:10et après dire
01:24:11ah non non
01:24:11mais je ne comprends pas
01:24:12ce monde est fou
01:24:13ce monde est violent
01:24:13enfin je veux dire
01:24:14ce n'est pas digne ça
01:24:16Yohan on rappelle quand même
01:24:17que pendant tout ce temps
01:24:18il a été payé
01:24:18il a reçu ses indemnités
01:24:21de député
01:24:21et ça a fait un certain
01:24:22donc ça dure quand même
01:24:23oui oui c'est vrai
01:24:24il a été payé
01:24:25alors qu'il se planquait
01:24:26on ne sait pas
01:24:27on ne sait où
01:24:29ça avait été le cas
01:24:30d'abord pour
01:24:30monsieur Quatennin
01:24:31souvenez-vous
01:24:32il s'était mis en retrait
01:24:35effectivement
01:24:36alors qu'il était accusé
01:24:38de violence conjugale
01:24:39il a été condamné
01:24:39pour cela d'ailleurs
01:24:40il s'était mis en retrait
01:24:41et il avait continué
01:24:42à être payé
01:24:43mais ça
01:24:43ça fait partie
01:24:44du règlement
01:24:46de l'Assemblée nationale
01:24:47on peut simplement
01:24:48vous retirer
01:24:49une partie
01:24:50de votre salaire
01:24:51si vous perturbez
01:24:52une séance
01:24:53c'est à la discrétion
01:24:54de la présidente
01:24:55de l'Assemblée nationale
01:24:55mais l'absentéisme
01:24:58ne peut pas
01:24:58être une source
01:25:00de retrait de salaire
01:25:00un dernier mot
01:25:01Quentin Gérard
01:25:03il faudra voir
01:25:04s'il fait ça
01:25:06juste pour pointer
01:25:07comme on dit
01:25:07et pour quand même
01:25:09pour continuer
01:25:09à justifier
01:25:10de ses émoluments
01:25:12ou si effectivement
01:25:13il apparaît
01:25:13dans des séances importantes
01:25:14avec des contradicteurs
01:25:16sur les autres bancs
01:25:16et qu'il assume
01:25:17ce regard là
01:25:17je pense qu'au fur et à mesure
01:25:18il reviendra
01:25:19d'ailleurs il explique
01:25:20dans l'interview
01:25:21à Blast
01:25:21qui revient
01:25:22parce qu'on lui demande
01:25:23de revenir
01:25:23parce que des personnes
01:25:24dans sa circonscription
01:25:25l'appellent
01:25:26parce qu'il manque
01:25:26des professeurs
01:25:26dans les logements
01:25:27donc il essaie déjà
01:25:28de changer de sujet
01:25:29et de se projeter
01:25:31sur la suite
01:25:32donc on n'en doute pas
01:25:32qu'il reviendra
01:25:33et toute l'opération
01:25:34médiatique a été tournée
01:25:35pour ça
01:25:35Merci à tous
01:25:36d'avoir été dans cette émission
01:25:38excellente fin d'après-midi
01:25:39sur notre antenne
01:25:40dans un instant
01:25:40vous avez rendez-vous
01:25:41avec Laurence Ferrari
01:25:42et ses invités
01:25:42c'est Punchline
01:25:43et je vous dis à demain
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