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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir, bienvenue à tous, c'est parti pour 60 minutes, la nouvelle vie de Patrick Bruel.
00:00:05Quel avenir pour le chanteur après sa mise en examen, notamment pour viol et agression sexuelle.
00:00:09Il échappe à la case prison, mais pas au contrôle judiciaire.
00:00:12On verra ce que ça veut dire précisément.
00:00:14Peut-il remonter sur scène ?
00:00:16En tout cas, pour l'instant, sa grande tournée d'automne est toujours programmée.
00:00:20Nos révélations également dans l'affaire Liana.
00:00:22Deux nouveaux témoignages ce soir sur le père du principal suspect, Jérôme Barrella.
00:00:27Deux femmes qui l'accusent d'inceste.
00:00:28D'ailleurs, la justice a décidé de rouvrir l'une de ces enquêtes qui avait été classée sans suite.
00:00:33On ira aussi dans le Gers à la veille des obsèques de la petite Liana.
00:00:37Et puis, le bruit des bombes, le bruit des bombes au Moyen-Orient.
00:00:40Les tirs se multiplient ces dernières heures et Donald Trump qui menace de frapper encore plus fort cette nuit.
00:00:4560 minutes, c'est parti.
00:00:59Pas un mot, pas un mot depuis qu'il a quitté le tribunal de Nanterre la nuit dernière.
00:01:03Patrick Bruel reste silencieux.
00:01:04Ses proches, également ses avocats aussi.
00:01:07Pas un mot après la déflagration de la nuit dernière.
00:01:10Cette quadruple mise en examen pour viol et agression sexuelle notamment.
00:01:14Bonsoir Paul Conge.
00:01:15Bonsoir Marc.
00:01:15Journaliste police-justice à BFM TV.
00:01:17Vous étiez à côté de lui au moment où la sentence est tombée au tribunal de Nanterre hier soir.
00:01:21Comment est-ce qu'il a réagi ?
00:01:23Alors, j'étais avec lui en fait juste avant cette sentence.
00:01:25C'est au moment où il est arrivé devant le juge de la liberté de la détention.
00:01:28Il est à peu près 22h30 hier au tribunal de Nanterre.
00:01:31Il arrive sous escorte policière dans un box vitré.
00:01:33Il a les yeux cernés.
00:01:36Il a le teint fatigué.
00:01:38Il a la mine abattue.
00:01:39Sans doute les 48 heures de garde à vue.
00:01:41La journée d'attente au dépôt.
00:01:42Les 3 heures d'interrogatoire devant les 4 juges d'instruction.
00:01:44Il a passé le box.
00:01:45Il a échangé quelques mots avec ses avocats.
00:01:47Il s'est assis devant le juge de la liberté de la détention.
00:01:50Et c'est lui qui décidait de son placement en détention provisoire
00:01:53ou de son placement sous contrôle judiciaire.
00:01:55À ce moment-là, en fait, un huis clos a été prononcé.
00:01:58Donc, les journalistes ont été sommés de quitter la salle.
00:02:00Donc, on n'a pas pu voir sa réaction au moment du délibéré.
00:02:03Mais pour le coup, il lui a été favorable puisqu'il échappe, vous l'avez dit, à la détention provisoire.
00:02:08Et il est soumis à un contrôle judiciaire relativement classique.
00:02:11Ça veut dire quoi contrôle judiciaire ?
00:02:13Quelles sont ses obligations depuis la nuit dernière ?
00:02:15Eh bien, ce contrôle judiciaire, ça veut dire qu'il est soumis à quelques obligations
00:02:18qu'il devra respecter tout au long de l'instruction, sauf si elles changent.
00:02:21En l'occurrence, il y en a quelques-unes qui sont très classiques.
00:02:23Par exemple, ne pas quitter le territoire national,
00:02:25ne pas entrer en contact avec les victimes, leur famille ou se rendre à leur domicile.
00:02:29Il doit aussi, ça c'est plus particulier, il doit éviter de se rendre dans des...
00:02:32Il ne doit même ne pas fréquenter les salons de massage.
00:02:35Parce que certaines des plaignantes, celles qui ont d'ailleurs lancé l'affaire, sont des massages ?
00:02:39Oui, parce que les faits pour lesquels ils sont mis en examen,
00:02:41eh bien, certains faits se sont déroulés dans des salons de massage.
00:02:44Enfin, il doit justifier de soins psychologiques et verser une caution de 500 000 euros à la justice.
00:02:48Bonsoir, Rachel Florepardo, merci d'être avec nous.
00:02:51Avocate pénaliste au barreau de Paris et militante féministe.
00:02:54Bonsoir, Béatrice Brugère, magistrate, secrétaire générale du syndicat Unité, magistrat FO.
00:02:59Et bonsoir, Mourad Batik, avocat pénaliste, vous aussi.
00:03:03Pourquoi il a échappé à la prison ? Et est-ce que c'est normal ?
00:03:05Oui, c'est parfaitement normal.
00:03:07On a eu tendance à l'oublier, mais il y a le principe de la présomption d'innocence.
00:03:11Et depuis plusieurs jours, depuis plusieurs semaines, on nous explique sur tous les plateaux télé
00:03:16qu'il y a 5, 10, 15, 20, 30, et on est même arrivé jusqu'à ce nombre hier ou
00:03:20avant-hier,
00:03:2135 femmes qui seraient déplaignantes à son endroit,
00:03:24comme si la démultiplication des plaignantes faisait de lui un coupable ou un super coupable.
00:03:28On a rappelé le principe de la présomption d'innocence,
00:03:30qui est qu'il peut y avoir une démultiplication des plaignantes,
00:03:35ça n'en fait pas plus un coupable.
00:03:39Ça veut dire que la justice considère qu'il n'est pas dangereux,
00:03:41qu'il ne peut pas commettre à nouveau ce dont il est soupçonné ?
00:03:45La justice a étudié le dossier, il n'y a eu non pas un magistrat, non pas deux, non pas
00:03:49trois,
00:03:49mais quatre magistrats instructeurs qui ont bossé le dossier toute la journée hier,
00:03:54qui ont eu accès au dossier et qui ont pu voir s'il y avait d'une part des indices
00:03:57graves ou concordants
00:03:58pour le mettre en examen, ça a été le cas,
00:04:00et de savoir si au regard des critères d'article 144, qui sont des critères précis,
00:04:07s'il y avait un risque de fuite, de réitération, de pression sur les témoins et les victimes,
00:04:12de troubles à l'ordre public,
00:04:13et ils ont considéré les magistrats instructeurs d'abord
00:04:15et le juge des libertés de la détention ensuite,
00:04:18que les critères de l'article 14.
00:04:19Contrairement à ce qu'avait réclamé le parquet.
00:04:20Exactement.
00:04:21Maître Pardot, vous êtes sur la même ligne, sa place, elle est chez lui, à Neuilly,
00:04:24sous contrôle judiciaire et pas en prison ?
00:04:26Écoutez-moi, je n'ai pas de connaissances approfondies du dossier,
00:04:29il y a au total cinq magistrats qui se sont prononcés sur cette question,
00:04:33la détention provisoire, en effet, dans notre droit, est et doit rester l'exception,
00:04:37maintenant il y a ce contrôle judiciaire qui a été décidé.
00:04:40J'aimerais quand même dire un mot sur le moment qui s'ouvre,
00:04:43qui est un moment qui va être lourd et douloureux pour toutes les parties,
00:04:48nécessairement pour Patrick Bruel qui est sous le feu de multiples accusations,
00:04:50mais aussi pour les parties civiles.
00:04:52Je voudrais juste rappeler qu'en fait, être partie civile dans une instruction pour viol,
00:04:55ce n'est joyeux pour personne,
00:04:57ce n'est pas un moment heureux,
00:04:59c'est un moment lourd, un moment difficile.
00:05:01Il va y avoir un vrai combat judiciaire qui débute aujourd'hui,
00:05:05qui va être nourri de différents actes d'instruction,
00:05:08avec des auditions, avec sûrement des confrontations,
00:05:11avec des expertises, tout ça est très très lourd
00:05:14et ce sera aussi très difficile pour les parties civiles
00:05:16et j'aimerais juste quand même souligner le courage de ces femmes aujourd'hui.
00:05:21Béatrice Bougère, est-ce qu'il y a eu un effet Flavie Flamand ?
00:05:26Vu de l'extérieur, on a le sentiment que la justice enquête depuis très longtemps sur Patrick Bruel
00:05:29et que le témoignage de Flavie Flamand, d'abord anonyme,
00:05:32puis son choix de dire que c'est elle qui est derrière l'une des plaintes
00:05:35a accéléré la procédure.
00:05:37Est-ce que c'est le cas ?
00:05:38On ne peut pas l'écarter,
00:05:39puisque d'une certaine manière l'enquête a repris un rythme
00:05:43qu'elle n'avait pas avant avec son témoignage,
00:05:47donc on ne peut pas l'écarter.
00:05:48Je peux vous arrêter sur ce que vous venez de dire ?
00:05:50On ne peut pas l'écarter.
00:05:51On ne peut pas écarter que parce que l'une des plaignantes est célèbre,
00:05:54est une voix qui porte plus que les autres.
00:05:57En fait, ce n'est pas qu'elle est célèbre,
00:05:58c'est que sa voix a surgi dans le débat public.
00:06:03Mais vous avez des voix de personnes qui ne sont pas célèbres,
00:06:06parfois qui surgissent dans le débat public grâce à leurs avocats.
00:06:09Ça veut dire que sans Flavie Flamand,
00:06:11Patrick Bruel n'aurait peut-être pas été mis en examen pour l'instant ?
00:06:15Non, mais on ne peut pas écarter que ça puisse avoir une influence.
00:06:19Je ne dis pas que c'est le moteur.
00:06:22Je dis qu'on ne peut pas l'écarter.
00:06:24Maintenant, je ne sais pas si l'enquête aurait continué d'une autre manière.
00:06:29En fait, je ne connais pas non plus la procédure.
00:06:31Je voudrais plutôt revenir sur, si c'est possible, sur la détention ou pas la détention.
00:06:37Parce que ça, c'est un sujet qui est souvent mal compris.
00:06:41Si vous permettez, ce sont des mesures de sûreté en vrai.
00:06:45Le problème, ce n'est pas la présomption d'innocence,
00:06:48puisque ça, c'est acquis au débat.
00:06:51Donc, ce n'est pas ça qui fait qu'on va ou qu'on ne va pas en détention.
00:06:55En fait, ce qui fait qu'on va ou qu'on ne va pas en détention,
00:06:58c'est qu'on a des garanties suffisantes et qu'il n'y aura pas d'impact sur la continuation
00:07:03de l'enquête,
00:07:04ce qu'on appelle des mesures de sûreté.
00:07:07Il y avait deux versions en vrai.
00:07:09Donc, vous dites, c'est normal parce que maintenant, on a la décision.
00:07:13Moi, je ne dis pas c'est normal ou c'est anormal.
00:07:14Je dis simplement...
00:07:15Il n'aurait pas été scandaleux qu'il soit envoyé en prison ?
00:07:17En tout cas, il y a eu deux visions.
00:07:18C'est-à-dire qu'il y a eu deux visions.
00:07:20Il y a eu une vision du parquet qui, lui, pensait...
00:07:24Puisqu'il a fait une saisine directe dans ce dossier.
00:07:27Les juges d'instruction voulaient placer Patrick Boyle sous contrôle judiciaire.
00:07:31Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'en fait,
00:07:33et c'est ça aussi, je vais dire, tout l'intérêt d'une belle procédure
00:07:37comme la procédure devant un juge d'instruction,
00:07:39c'est qu'on prenne le temps d'un débat contradictoire.
00:07:41Donc, il y a eu un débat contradictoire.
00:07:44In fine, c'est le juge des libertés qui a eu le dernier mot
00:07:47et qui, justement, a considéré que le contrôle judiciaire était suffisant
00:07:54pour, justement, que l'enquête puisse se dérouler de manière sereine
00:07:58et avec des garanties nécessaires.
00:08:01Voilà, je dirais, c'est pas de l'ordre de l'évidence.
00:08:04Ça sort d'un débat où il y a des avocats complédés, etc.
00:08:07Mais c'est pas une question de présomption ou pas de présomption d'innocence, en fait.
00:08:10– En tout cas, le nom de Patrick Bruel s'ajoute à une très longue liste,
00:08:14ces dernières années, des personnalités accusées de violences sexuelles.
00:08:18Thomas Joubert, vous nous rejoignez, bonsoir.
00:08:20– Bonsoir.
00:08:21– Très longue liste de personnalités.
00:08:22Et c'est vrai que, parfois, on ne sait pas ce que deviennent les dossiers.
00:08:25Ensuite, on va essayer d'en reprendre quelques-uns avec vous,
00:08:28de ces dossiers, pour savoir si ces personnalités ont été ou non condamnées
00:08:31au jour où on se parle.
00:08:32– Des personnalités qui ont fait partie des personnalités préférées des Français
00:08:36pendant des années avant de tomber de leur piédestal
00:08:38pour des accusations de violences sexuelles.
00:08:39Avec des issues judiciaires et personnelles diverses et variées,
00:08:42vous allez voir, parmi les personnalités les plus populaires,
00:08:45l'abbé Pierre, bien sûr, l'homme d'église a fait l'objet d'accusations
00:08:48d'agressions sexuelles, de viols, de faits sur mineurs,
00:08:51d'abus incestueux, été par de nombreux témoignages.
00:08:53Mais l'abbé étant décédé en 2007,
00:08:56aucune poursuite pénale n'a pu être engagée contre lui.
00:08:58Son image et sa mémoire restent sérieusement écornées.
00:09:01Parmi les affaires clauses sans condamnation,
00:09:03celle de Nicolas Hulot, lui aussi a figuré pendant longtemps
00:09:06dans le classement des Français préférés
00:09:07avant que plusieurs femmes ne l'accusent de viol et d'agression sexuelle
00:09:10à partir de 2011.
00:09:12Mais l'enquête judiciaire a été classée sans suite
00:09:14pour prescription en septembre 2022.
00:09:16Depuis, Nicolas Hulot se fait discret.
00:09:18Les accusations de viol et d'agression sexuelle
00:09:20portées contre Luc Besson par l'actrice Sande Van Rai
00:09:23ont abouti à un non-lieu définitif en juin 2023,
00:09:26ce qui a clos la procédure pénale en sa faveur.
00:09:29Luc Besson continue d'exercer ses activités.
00:09:31Non-lieu également prononcé pour Harry Habitant
00:09:33qui était poursuivi pour viol par une ancienne compagne.
00:09:36La cour d'appel a confirmé ce non-lieu définitif en janvier 2025.
00:09:41Harry Habitant reprend timidement sa carrière.
00:09:43Voilà donc pour les affaires clauses sans condamnation.
00:09:46Mais d'autres affaires sont toujours en cours,
00:09:48à commencer par celles qui visent Gérard Depardieu.
00:09:50Pendant longtemps acteur chouchou des Français,
00:09:52mais aujourd'hui paria sur les plateaux,
00:09:54l'acteur a été condamné en première instance
00:09:56à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles
00:09:59commises sur un tournage.
00:10:00Il a fait appel, il sera donc rejugé.
00:10:02La poursuite de sa carrière s'annonce quand même compliquée.
00:10:05Patrick Poireau d'Arvor, figure du 20h,
00:10:07est toujours mis en examen, lui, pour une affaire de viol
00:10:09et d'agression sexuelle.
00:10:10Il y a eu une vingtaine de plaintes,
00:10:11mais certaines ont été classées sans suite pour prescription.
00:10:14D'autres procédures sont toujours en cours
00:10:15et PPDA ne fait plus aucune apparition médiatique.
00:10:18Pareil pour Gérard Miller.
00:10:19Il est aussi actuellement mis en examen
00:10:21pour plusieurs faits de viol et d'agression sexuelle.
00:10:23Information judiciaire toujours en cours,
00:10:25mais on ne le voit plus dans les médias.
00:10:27On peut aussi parler de Jean-Luc Lahaie,
00:10:29mis en examen pour viol et agression sexuelle
00:10:31sur deux jeunes femmes.
00:10:32Le chanteur, lui, avait été placé en détention provisoire,
00:10:35puis libéré sous contrôle judiciaire.
00:10:36Mais là encore, il n'y a pas de procès à l'ordre du jour
00:10:40dans la programmation judiciaire.
00:10:42Et puis surtout, il a eu une interdiction de remonter sur scène,
00:10:45ce qui met forcément un coup d'arrêt à sa carrière.
00:10:47Et puis l'animateur Coé est lui aussi mis en examen
00:10:49pour plusieurs faits de viol et d'agression sexuelle.
00:10:51L'instruction est en cours.
00:10:53Aucune décision de justice n'a encore été rendue sur le fond,
00:10:56ce qui lui permet de refaire de la radio tous les jours,
00:10:58avec toutefois interdiction de présenter des émissions en public.
00:11:01A noter qu'à ce jour, pour terminer,
00:11:03seulement deux personnalités ont été condamnées définitivement par la justice.
00:11:06Il s'agit de Nicolas Bedos pour agression sexuelle
00:11:09et Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs.
00:11:11Nicolas Bedos n'a plus aucun projet au cinéma à l'heure actuelle.
00:11:14Et Jean-Marc Morandini s'est retiré de l'antenne récemment.
00:11:17Contra et forcée.
00:11:17Merci beaucoup Thomas Joubert.
00:11:20Deux personnes condamnées sur une quinzaine dans la liste de Thomas.
00:11:24Est-ce que c'est normal ?
00:11:25Est-ce que ça veut dire que la justice est trop lente ?
00:11:26Est-ce que ça veut dire que dans certains cas, on s'est trompé ?
00:11:30Comment vous l'expliquez ?
00:11:31Ça veut dire que la justice,
00:11:32il y a un moment qu'on est en train de vivre collectivement,
00:11:35ce réveil sur les violences sexuelles,
00:11:38ce qui n'a pas été le cas pendant très longtemps.
00:11:41Et donc évidemment, il y a un certain nombre de faits
00:11:43qui aujourd'hui sont prescrits.
00:11:44Donc les classements, les prescriptions, etc.
00:11:48font qu'effectivement, il y a un certain nombre de personnes
00:11:52qui sont passées à travers les mailles du filet.
00:11:54Mais on voit qu'il y a de plus en plus de condamnations,
00:11:57de plus en plus la parole qui se libère.
00:12:00Il y a vraiment de plus en plus de condamnations ?
00:12:02Ah oui, il y a de plus en plus de condamnations.
00:12:04La parole se libère de plus en plus, de mieux en mieux.
00:12:07Et c'est quelque chose que l'on peut noter
00:12:08et qui est très bénéfique pour la société,
00:12:11pour les femmes, pour les enfants.
00:12:13Et je crois qu'on est en train de vivre un beau moment
00:12:15qui est de l'ordre presque de la révolution.
00:12:18Le fait qu'il y ait dans les noms et les visages
00:12:20qu'on vient de voir derrière vous,
00:12:22mettre plusieurs personnalités
00:12:23qui ont été les personnalités préférées des Français.
00:12:25Je pense à l'abbé Pierre qui a dominé le classement
00:12:27pendant des années, mais ce n'est pas le seul.
00:12:29Nicolas Hulot était lui aussi plébiscité par les Français.
00:12:33Patrick Bruel aussi, on l'a rappelé ici.
00:12:35Ça dit quoi ?
00:12:36Sans entrer dans le détail de ces affaires que je ne connais pas,
00:12:39ça dit, je veux quand même parler de ce qu'est le viol en fait.
00:12:41Le viol, ça n'a pas tellement de lien vraiment avec la sexualité finalement.
00:12:45C'est surtout un crime de domination et de pouvoir.
00:12:48Et certainement qu'en fait, on ne luttera pas efficacement
00:12:50contre les violences sexuelles
00:12:51tant qu'on n'avancera pas vers l'égalité
00:12:53entre les femmes et les hommes.
00:12:54Je crois qu'encore aujourd'hui dans notre société,
00:12:55trop souvent, les hommes sont placés dans des positions de domination
00:12:59par rapport aux femmes dont ils sont susceptibles d'abuser.
00:13:02Il y a certains secteurs qui sont certainement plus à risque que d'autres.
00:13:05Et je crois qu'en effet, pour lutter contre ces violences,
00:13:08il faudra réformer la justice, mais pas seulement.
00:13:10Et on va en venir dans quelques instants à l'affaire Lianard.
00:13:13Réaction, je crois que c'est la première,
00:13:15de l'un des avocats de Patrick Bruel.
00:13:17Il y a quelques instants, chez nos confrères d'RTL,
00:13:19l'avocate en l'occurrence, qui dit
00:13:21« Le procureur a voulu donner des gages à l'opinion
00:13:24en demandant son incarcération,
00:13:26l'incarcération de Patrick Bruel.
00:13:27Donner des gages à l'opinion. »
00:13:30Il y a une forme de pression de l'opinion en ce moment ?
00:13:33C'est ce qu'elle dit.
00:13:35On ne va pas dire que ça n'existe pas.
00:13:37Ça serait complètement ridicule de dire
00:13:38qu'en ce moment, on n'est pas quand même dans une tourmente
00:13:40avec une affaire qui occupe tous les médias.
00:13:46Excusez-moi, le procureur n'est pas censé être hermétique à tout ça.
00:13:49Non, mais après, on découvre, mais c'est tout le temps comme ça.
00:13:53Et c'est le jeu, c'est-à-dire que le procureur, lui,
00:13:55il estime peut-être que sur la multiplicité des affaires,
00:14:00la détention était justifiée par rapport à l'enquête.
00:14:04Le juge des libertés, lui, a estimé que,
00:14:07parce qu'il a écouté aussi ce qu'ont dit les avocats,
00:14:09que ce n'était pas nécessaire.
00:14:10Donc, il y a eu un débat contradictoire.
00:14:12Donc, si l'avocat, aujourd'hui, dit que ce sont des réquisitions injustifiées,
00:14:17c'est son avis, et il a tout à fait le droit d'avoir cet avis.
00:14:20La question, c'est pourquoi ?
00:14:21La question, c'est est-ce que le procureur...
00:14:23Je voulais juste terminer, mais ce qui est sûr,
00:14:25c'est qu'on ne pourra pas dire que le magistrat
00:14:28a été soumis à une pression médiatique,
00:14:30puisque, justement, il n'a pas suivi cet avis.
00:14:32Il est resté sur, je pense, le dossier,
00:14:35et il a estimé que, dans ce dossier,
00:14:37ce n'était pas nécessaire de mettre en détente.
00:14:38Mais c'est intéressant ce que vous dites.
00:14:39Ça veut dire que les magistrats et les procureurs,
00:14:41ils sont aussi dans l'air du temps.
00:14:43Ils entendent ce qui se passe à la télé, à la radio.
00:14:45Non, non, mais c'est ma question.
00:14:47J'ai entendu que ce n'est pas ce que vous dites,
00:14:48mais ce sont des hommes et des femmes aussi,
00:14:50et ils ne prennent peut-être pas les mêmes décisions
00:14:52en fonction de ce qu'ils voient autour d'eux
00:14:54et du climat, par exemple, aujourd'hui en France.
00:14:56Moi, je pense que c'est un camouflet pour le parquet
00:14:59qui avait proposé un article 137.4,
00:15:02donc de lier directement la saisine du juge des libertés
00:15:04de la détention.
00:15:05La seule question que l'on doit se poser,
00:15:07c'est est-ce qu'ils veulent saisir le juge des libertés
00:15:09de la détention parce qu'ils ont accès au dossier,
00:15:11parce qu'ils pensent que c'est un dossier sérieux,
00:15:13compliqué et que la place de M. Bruel est en détention,
00:15:16ou est-ce qu'ils font ça pour céder à la pression politique,
00:15:18à la pression médiatique, à l'air du temps ?
00:15:21Et finalement, ça, ce serait, à mon sens, hautement problématique
00:15:24que l'opinion publique s'immisce dans le bureau du parquet
00:15:27du juge du procureur et qu'in fine,
00:15:30parce que si on n'a pas des juges courageux,
00:15:32si on n'a pas des magistrats courageux,
00:15:33quatre juges d'instruction et un juge des libertés
00:15:35de la détention qui décident de bosser le dossier
00:15:38et rien que le dossier,
00:15:39eh bien, ça peut conduire à un placement en détention
00:15:41qui aurait pu être injustifié.
00:15:43Merci beaucoup à tous les trois.
00:15:45Béatrice Brugère, vous restez avec nous,
00:15:46on va parler maintenant de l'affaire Liana,
00:15:49si vous voulez bien.
00:15:50C'est demain que les obsèques de la fillette de 11 ans
00:15:52vont avoir lieu dans le département du Gers.
00:15:55Ce soir, BFM TV vous dévoile deux nouveaux témoignages,
00:15:58deux témoignages qui concernent le père du principal suspect,
00:16:01Jérôme Barrella.
00:16:02Dominique Rizet vient de nous rejoindre,
00:16:04tout comme Pauline Drevena.
00:16:05Bonsoir à tous les deux.
00:16:07Bonsoir Marc.
00:16:07F. Simonnet, bonsoir réalisatrice, militante,
00:16:09créatrice de la plateforme classés-sansuite.com.
00:16:12Vous allez nous expliquer ce que c'est
00:16:13et on va parler de toutes ces plaintes classées sans suite
00:16:15que la justice parfois rouvre aujourd'hui.
00:16:18Anne-Cécile Maïfert, soyez également la bienvenue.
00:16:19Vous êtes la présidente de la Fondation des Femmes.
00:16:22Pauline, on en découvre chaque jour un tout petit peu plus
00:16:24sur la famille de Jérôme Barrella.
00:16:26Jérôme Barrella, c'est le suspect numéro un dans la mort de Liana.
00:16:29Hier, on parlait de son frère qui a été mis en examen pour viol.
00:16:35Aujourd'hui, le père du suspect, deux témoignages,
00:16:38le père du suspect qui lui est soupçonné d'inceste.
00:16:41Joël Barrella, 71 ans, c'est donc le père de Jérôme Barrella.
00:16:44Il est accusé d'inceste par deux petites filles de sa compagne.
00:16:47Qui sont ces femmes ? Que dénoncent-elles ?
00:16:49Ce sont des témoignages exclusifs qu'on a recueillis
00:16:51avec Alexandra González et Linda Bouziade.
00:16:53La première s'appelle Précilia.
00:16:54Vous allez l'entendre.
00:16:55Elle dénonce des viols et des faits d'inceste
00:16:57entre ses 10 et ses 13 ans.
00:16:59Joël Barrella, alors 58 ans,
00:17:00il lui avait demandé de n'en parler à personne.
00:17:02Elle porte plainte avec sa mère en 2013.
00:17:04Il est placé en garde à vue.
00:17:06Il décrit cet enfant comme aguicheuse,
00:17:08ayant tendance à mentir,
00:17:09mais surtout, il nie les faits qui lui sont reprochés.
00:17:12Une information judiciaire est ouverte.
00:17:13Le juge d'instruction a écrit que les faits ne sont nullement établis.
00:17:17Et en 2021, la décision tombe.
00:17:18C'est un non-lieu.
00:17:19Traduction, pas de procès.
00:17:20Aucune poursuite contre lui.
00:17:21Vous allez l'entendre.
00:17:22C'est une jeune femme bouleversée
00:17:23qui a accepté de témoigner auprès de BFM TV.
00:17:27En fait, il s'avère que,
00:17:29je te disais, une fois,
00:17:31sans le faire exprès,
00:17:32je lui aurais touché le sexe.
00:17:34Et du coup, ça l'a excité.
00:17:37Et du coup, ça a commencé à se frotter à moi.
00:17:42À part ma maman, mon beau-père
00:17:44et la maman de ma soeur,
00:17:47personne ne m'a cru.
00:17:50J'étais une menteuse.
00:17:52Même mon papa, j'étais une menteuse.
00:17:54Mais je n'aurais jamais menti
00:17:56sur un truc aussi gros.
00:17:59Il a détruit ma vie.
00:18:01Aujourd'hui, à la lumière de cette affaire,
00:18:03Liana, Priscillia,
00:18:03elle voudrait que les lignes bougent.
00:18:05Comme un non-lieu a été prononcé,
00:18:06l'enquête ne peut pas être ouverte
00:18:07en l'état, sauf preuve nouvelle.
00:18:09Écoutez ce qu'elle formule
00:18:10à l'adresse de celui
00:18:11qui a détruit sa vie, Marc.
00:18:13J'aimerais que justice soit faite
00:18:15et que, malheureusement,
00:18:16il y ait une petite fille
00:18:17qui est morte à cause de cette famille.
00:18:19Il faut qu'il paye pour ce qu'il a fait
00:18:21ou au moins qu'on reconnaisse
00:18:23qu'on n'est pas des menteuses.
00:18:25Ce que je veux, en fait,
00:18:26c'est qu'on nous croit.
00:18:28Alors, Priscillia,
00:18:29elle a une demi-sœur, Maëva,
00:18:30qui, comme en écho,
00:18:31a aussi témoigné auprès
00:18:32d'Alexandra Gonzales et Linda Bouziade.
00:18:34Elle dénonce, elle,
00:18:34des faits d'agression sexuelle.
00:18:36Elle avait 9 ans par le même homme,
00:18:37comprenez-le bien,
00:18:38leur grand-père par alliance, donc.
00:18:40Et le récit qu'elle livre
00:18:41est tout aussi bouleversant.
00:18:45J'avais confiance en Joël
00:18:48et j'étais dans une caravane,
00:18:49donc moi, sur un lit de place
00:18:51et de l'autre côté de la caravane,
00:18:52il y avait un lit, une place
00:18:53où Joël, en général, se mettait.
00:18:56Et une nuit,
00:18:57il s'est glissé, en fait,
00:18:57dans le même lit que moi.
00:18:59Donc, il pensait que j'étais endormie,
00:19:00sauf que je ne l'étais pas.
00:19:02Il ne me disait rien,
00:19:03juste, en fait,
00:19:04il se frottait à moi
00:19:05et il n'y avait pas de parole,
00:19:06il n'y avait rien.
00:19:07Et puis, au niveau de la piscine,
00:19:08pareil, pour lui,
00:19:09c'était tellement normal,
00:19:10tellement banal
00:19:12qu'il ne disait rien.
00:19:13Donc, à partir du moment
00:19:14où ça s'est passé dans la piscine,
00:19:15j'avais un minimum de conscience
00:19:16et je commençais à réaliser
00:19:17que c'était grave.
00:19:20Alors, elle en avait parlé
00:19:21à un professeur
00:19:22qui avait fait un signalement.
00:19:24Une enquête avait été ouverte
00:19:24pour agression sexuelle
00:19:25et elle s'était achevée
00:19:26par un classement sans suite en 2020
00:19:27pour infraction insuffisamment caractérisée.
00:19:30Mais comme je vous le disais,
00:19:31les lignes bougent
00:19:31et là, le parquet de Bessier
00:19:33a décidé de rouvrir l'enquête.
00:19:35Alors, comment est justifié de rouvrir ?
00:19:36Eh bien, à l'aune
00:19:37des derniers événements
00:19:38couvrant l'actualité
00:19:39pour procéder
00:19:40à des vérifications complémentaires.
00:19:41Comprenez la mort de Liana
00:19:43et l'onde de choc
00:19:44qu'elle a provoquée
00:19:45dans tout le pays.
00:19:46Ce sont deux témoignages
00:19:47absolument bouleversants.
00:19:48Pourquoi Anne-Cécile Mayfer
00:19:50a une procédure
00:19:51qui avait été classée sans suite
00:19:52et rouverte
00:19:53aujourd'hui,
00:19:54des années après ?
00:19:55Alors, ça peut être rouverte
00:19:56parce qu'il y a justement
00:19:57de nouveaux faits
00:19:58qui peuvent permettre
00:20:00la réouverture.
00:20:01En tout cas,
00:20:01c'est sûr que là,
00:20:02en l'occurrence,
00:20:03c'est clairement
00:20:03la pression médiatique
00:20:05et toute l'onde de choc
00:20:07autour de Liana.
00:20:08C'est aussi probablement
00:20:09les demandes
00:20:10du ministre de la Justice
00:20:12de revoir
00:20:14tous les faits
00:20:15qui ont peut-être,
00:20:16qui touchent comme ça
00:20:17ces 70 000 plaintes
00:20:20sur des violences sexuelles
00:20:21sur mineurs.
00:20:21En tout cas,
00:20:22c'est sûr que c'est
00:20:22extrêmement bienvenu
00:20:23et surtout,
00:20:24ce qu'on voit,
00:20:24c'est qu'on est sur
00:20:25un système judiciaire.
00:20:27Donc là,
00:20:27on n'est plus sur la société
00:20:30qui n'entend pas.
00:20:30Là, clairement,
00:20:31on voit,
00:20:31c'est des mamans,
00:20:32toutes,
00:20:32elles disent,
00:20:33moi, j'ai cru ma fille,
00:20:34j'ai fait ce qu'il faut
00:20:35et on est sur un système judiciaire
00:20:37qui fait la sourde oreille
00:20:39et qui, de facto,
00:20:41protège les agresseurs.
00:20:42Vous défendez des femmes
00:20:43victimes depuis des années.
00:20:44Je refais rapidement,
00:20:45on voit l'arbre généalogique
00:20:46de cette famille Barrella.
00:20:48Un frère mis en examen
00:20:48depuis hier pour viol.
00:20:50Un père,
00:20:51un grand-père
00:20:52soupçonné d'inceste,
00:20:53on vient d'entendre
00:20:53les deux témoignages
00:20:54absolument bouleversants
00:20:55recueillis par BFM.
00:20:57Et Jérôme Barrella,
00:20:58dont on rappelle
00:20:58qu'il est soupçonné
00:20:59du meurtre
00:20:59et peut-être d'autre chose
00:21:00sur Liana.
00:21:01Vous avez déjà croisé
00:21:02des familles comme ça ?
00:21:03Oui, alors ce qu'il faut savoir
00:21:05c'est que l'inceste
00:21:06c'est 70%
00:21:07des violences sexuelles
00:21:08sur mineurs.
00:21:09Donc en fait,
00:21:09l'immense majorité
00:21:10des violences sexuelles
00:21:11ce n'est pas vraiment
00:21:13un homme dans la rue,
00:21:14dans une camionnette
00:21:15comme on nous l'avait appris
00:21:17à nous dans les années
00:21:1780-90
00:21:18C'est pas la camionnette blanche.
00:21:20Alors ça peut l'être aussi.
00:21:21Mais l'immense majorité
00:21:22c'est plutôt
00:21:23un père,
00:21:24un oncle,
00:21:25un frère,
00:21:26un grand-père
00:21:26et effectivement
00:21:27c'est aussi des familles
00:21:29dans lesquelles
00:21:29il y a un rapport particulier
00:21:31aux enfants.
00:21:31Mais là c'est potentiellement
00:21:32un grand-père,
00:21:34un fils et son frère.
00:21:35C'est ça.
00:21:36Ça fait beaucoup de monde
00:21:37dans la même famille.
00:21:37Oui, en fait c'est un système
00:21:38familial l'inceste.
00:21:39En fait c'est un système familial
00:21:41où on va avoir
00:21:41des adultes
00:21:43qui s'organisent
00:21:44en quelque sorte,
00:21:45qui ont une vision
00:21:46de l'enfance,
00:21:47qui pensent
00:21:48que les enfants
00:21:49ne sont pas vraiment
00:21:50des êtres humains
00:21:51d'égale dignité,
00:21:52qu'on peut se servir d'eux,
00:21:54qu'on peut faire
00:21:55un peu ce qu'on veut.
00:21:56C'est vraiment
00:21:57une vision
00:21:58en fait très...
00:22:00voilà,
00:22:00d'adultes
00:22:01qui refusent de penser
00:22:02que les enfants
00:22:03ont des droits
00:22:04et c'est vraiment
00:22:04un système familial
00:22:05où il y a une domination
00:22:07du père,
00:22:08des hommes
00:22:10issus
00:22:10de la définition
00:22:12même du patriarcat romain
00:22:14où le père
00:22:15a le droit de vieux de mort
00:22:15sur sa femme
00:22:16et ses enfants.
00:22:17C'est des familles
00:22:17où il y a souvent
00:22:18d'autres violences aussi,
00:22:19y compris des violences conjugales.
00:22:21Donc on est vraiment
00:22:21sur des familles
00:22:22où il y a des schémas
00:22:24de cette nature.
00:22:25Et puis Pauline,
00:22:26il y a peut-être,
00:22:27on l'apprend ce soir également,
00:22:28un autre feu,
00:22:30un autre signal
00:22:31qui est arrivé
00:22:32dans cette affaire
00:22:33en France.
00:22:34Expliquez-nous.
00:22:34Oui, ça vient des Etats-Unis,
00:22:35donc on l'appelle
00:22:36le NECMEC.
00:22:37C'est en fait
00:22:38l'organisme américain
00:22:39de référence
00:22:39pour lutter contre
00:22:40la pédocriminalité.
00:22:41Je pense que vous le connaissez.
00:22:42C'est une information
00:22:43de nos confrères du monde
00:22:44qu'on est en mesure
00:22:44de vous confirmer.
00:22:45Et bien cet office,
00:22:46il avait transmis
00:22:48plusieurs signalements
00:22:49à l'OFMIN à Paris,
00:22:50l'Office national des mineurs,
00:22:52concernant le comportement
00:22:54en ligne
00:22:54d'un internaute
00:22:55dont l'identité
00:22:56s'est avérée
00:22:57être depuis Jérôme Barrella.
00:22:59Ça, on peut vous le confirmer
00:23:00de source proche de l'enquête.
00:23:01Alors, on ne sait pas
00:23:02à ce stade quand même
00:23:03si ces signalements
00:23:03comportaient suffisamment
00:23:05d'éléments d'identité
00:23:06pour remonter
00:23:06jusqu'à Jérôme Barrella,
00:23:08ni le contenu
00:23:08de ces signalements,
00:23:09ni la date,
00:23:10ni ce qu'a donné
00:23:10cette exploitation.
00:23:12On rappelle juste
00:23:12que l'OffMIN,
00:23:13l'Office des mineurs,
00:23:14il est destinataire
00:23:15d'un peu moins
00:23:15de 200 000 signalements
00:23:17émanant de ce NECMEC.
00:23:19À l'OffMIN,
00:23:20il y a une quarantaine
00:23:22d'enquêteurs.
00:23:25En fait, ça fait partie aussi
00:23:27des raisons pour lesquelles
00:23:28on demande une loi intégrale
00:23:29contre les violences sexuelles
00:23:30faites aux femmes
00:23:31et aux enfants.
00:23:32C'est parce qu'en fait,
00:23:32on sait par exemple
00:23:33que la France
00:23:35est le quatrième hébergeur
00:23:36de contenu pédocriminel.
00:23:38Donc en fait,
00:23:38on a clairement en France
00:23:40une sorte de foyer
00:23:41de contenu pédocriminel
00:23:42qui d'ailleurs,
00:23:43pour nous,
00:23:44c'est une véritable fabrique
00:23:46à violeurs,
00:23:47une fabrique à pédocriminel.
00:23:48Et la France
00:23:49ne met absolument pas
00:23:50les moyens
00:23:51pour lutter
00:23:51contre les cyberviolences,
00:23:53contre les cyberviolences sexuelles,
00:23:54contre eux.
00:23:55On va avoir bientôt
00:23:56des très grands procès
00:23:57contre l'industrie pornographique
00:23:59et porno-criminel.
00:24:00Et sur la pédocriminalité,
00:24:03on est sur des choses monstrueuses
00:24:05qui sont accessibles
00:24:06extrêmement facilement en ligne.
00:24:08Donc Dominique Criset,
00:24:08plus on découvre
00:24:09cette affaire Barella,
00:24:10plus on a l'impression
00:24:11qu'il y a eu des signaux
00:24:12un peu partout.
00:24:13Dans l'éducation nationale,
00:24:15il se fait sortir
00:24:16de son lycée,
00:24:17mais ça n'arrive pas
00:24:18jusqu'à la justice.
00:24:19La gendarmerie
00:24:20qui ne va peut-être pas
00:24:21assez vite.
00:24:22là, cet organisme désormais,
00:24:24mais qu'au fait,
00:24:24à aucun moment,
00:24:25on n'a réussi à réunir
00:24:25tout le monde
00:24:25dans la même pièce.
00:24:26Bien sûr,
00:24:27c'est vrai qu'on découvre
00:24:28cette espèce de huis clos
00:24:29d'abord familial,
00:24:30le père,
00:24:31les deux frères
00:24:31avec des viols,
00:24:33des abus,
00:24:34partout.
00:24:34Et puis,
00:24:35quand je dis partout,
00:24:36c'est vraiment
00:24:36chez les petits-enfants,
00:24:38chez les enfants.
00:24:40Et puis...
00:24:41Leurs épouses aussi.
00:24:42Oui,
00:24:43et puis maintenant,
00:24:44il va falloir effectivement
00:24:44poser des questions
00:24:46à l'épouse
00:24:46de Jérôme Barrella,
00:24:47à l'épouse
00:24:48ou à la compagne,
00:24:49parce que tout le monde
00:24:49est séparé,
00:24:50toutes ces familles,
00:24:52ces couples
00:24:53se sont reconstituées.
00:24:54Donc,
00:24:55à l'épouse,
00:24:55vous avez raison,
00:24:56de Jérôme Barrella
00:24:57et à ses propres enfants,
00:24:59à ses filles,
00:25:00qui étaient des amis
00:25:00de Rosaliana.
00:25:02Et on découvre effectivement
00:25:03que ce système
00:25:03a failli partout.
00:25:05La seule parole rassurante
00:25:07quand on entend Pauline
00:25:07nous raconter
00:25:08l'histoire de Maëva,
00:25:10c'est ce professeur.
00:25:12Quand elle dit
00:25:12à ce professeur,
00:25:13parce qu'elle était
00:25:13en échec scolaire,
00:25:15elle dit à ce professeur
00:25:15« j'y arrive plus »,
00:25:16elle a 13 ans,
00:25:17elle a été violée
00:25:18à l'âge de 12 ans,
00:25:19elle dit « je n'y arrive plus »,
00:25:21et elle parle
00:25:21au professeur du viol,
00:25:23et là,
00:25:23le professeur
00:25:24décide de faire
00:25:25un signalement,
00:25:26un article 40,
00:25:27à partir de là.
00:25:28Ce qui n'avait pas été fait,
00:25:30vous avez raison,
00:25:30quand il avait été
00:25:32engagé dans un centre scolaire.
00:25:33Quand il se fait sortir
00:25:33de son lycée
00:25:34pour une relation inappropriée
00:25:35avec une élève.
00:25:36Donc, ça marche parfois,
00:25:37ça marche parfois,
00:25:37mais là,
00:25:38dans cette famille Barrella,
00:25:40effectivement,
00:25:41le signalement américain,
00:25:42c'est quand même incroyable.
00:25:44Ce qui marche quand même,
00:25:44c'est les signalements extérieurs.
00:25:46C'est-à-dire que moi,
00:25:46je pense que ce que ça montre,
00:25:47c'est que la société,
00:25:48elle a énormément évolué,
00:25:49et ça,
00:25:49c'est quelque chose
00:25:50qui, moi,
00:25:50me rend très fière,
00:25:51de voir qu'effectivement,
00:25:53on a des professeurs
00:25:53qui agissent comme il faut,
00:25:54on a des mamans
00:25:55qui agissent comme il faut,
00:25:56etc.
00:25:57Mais par contre,
00:25:58le problème,
00:25:58c'est que malgré tout,
00:25:59c'est signalement
00:26:00de tous ces citoyens
00:26:00et citoyennes
00:26:01qui font leur job,
00:26:02et bien en fait,
00:26:03on a des institutions
00:26:04qui ne bougent pas
00:26:04et qui protègent le viol.
00:26:05Et très vite sur la France,
00:26:06madame,
00:26:06pays de pédocriminels,
00:26:08mais c'est tellement vrai.
00:26:09Souvenez-vous,
00:26:09quand on a eu l'affaire d'Outreau,
00:26:10bon,
00:26:11il y avait des mensonges,
00:26:11mais pas que.
00:26:12Et puis,
00:26:13il y a eu en France
00:26:13le procès de Nantes,
00:26:14il y avait 120 ou 140
00:26:17pédocriminels qui ont comparu.
00:26:18C'est un procès monstrueux
00:26:19dans tous les sens du terme
00:26:20parce qu'il a fallu
00:26:22organiser un procès,
00:26:23une cour d'assises
00:26:24pour juger ces gens-là.
00:26:25Et on s'aperçoit
00:26:26que finalement,
00:26:26ceux qui ont pris
00:26:27les plus grosses peines,
00:26:28c'était 12 ans,
00:26:3013 ans,
00:26:30dans une affaire gravissime
00:26:32et ils sont sortis de prison.
00:26:33Moi, je retiens aussi
00:26:34que dans l'affaire Lyanna,
00:26:35la justice aujourd'hui
00:26:36rouvre des dossiers
00:26:38qui avaient été refermés,
00:26:39que dans l'affaire Bruel,
00:26:40la justice rouvre
00:26:42des plaintes
00:26:42qui avaient été classées
00:26:43sans suite.
00:26:44Et c'est la raison
00:26:45ce soir de votre présence
00:26:46sur ce plateau,
00:26:46Yves Simonnet,
00:26:47puisque vous venez de lancer,
00:26:48quand je dis
00:26:49vous venez de lancer,
00:26:49c'est il y a trois jours.
00:26:50Il y a deux jours.
00:26:50Il y a deux jours.
00:26:51Une plateforme pour recueillir
00:26:52les plaintes pour agression sexuelle
00:26:54qui ont été classées sans suite.
00:26:56Pourquoi cette plateforme ?
00:26:57Et vous en êtes à combien ce soir ?
00:27:00Pourquoi cette plateforme ?
00:27:01Je pense que c'est né
00:27:01de la colère, déjà,
00:27:03de voir aussi
00:27:04beaucoup d'affaires
00:27:05qui sortent
00:27:06ces derniers mois,
00:27:07ces dernières années
00:27:08en France.
00:27:09Et heureusement,
00:27:10parce que c'est aussi ça
00:27:10qui fait bouger les choses,
00:27:11mais en fait,
00:27:12c'est que le sommet
00:27:13de l'iceberg, en fait.
00:27:14Parce que quand on se rend compte
00:27:16du nombre, en fait,
00:27:17de violences sexuelles
00:27:18qui sont commises
00:27:19à la fois sur les femmes,
00:27:19à la fois sur les enfants
00:27:20et qui sont classées sans suite,
00:27:22justement,
00:27:22ou alors même des plaintes
00:27:24qui ne sont jamais déposées
00:27:25ou qui ne sont pas prises,
00:27:26on se rend compte, en fait,
00:27:26de l'envergure du problème
00:27:28et surtout du caractère
00:27:30systémique de ces violences
00:27:32qui est, enfin,
00:27:33c'est tout un système, en fait.
00:27:34Vous parlez de défaillance,
00:27:35ce n'est pas une défaillance,
00:27:36c'est le système,
00:27:37il fonctionne très bien
00:27:38comme ça, en fait,
00:27:39depuis effectivement
00:27:40très longtemps.
00:27:41Là, on en parle beaucoup plus,
00:27:42mais ce n'est pas du tout
00:27:43une défaillance.
00:27:44Nous, les chiffres qu'on a
00:27:45sur la plateforme,
00:27:46c'est absolument lunaire.
00:27:47On l'a lancé, donc,
00:27:48il y a 48 heures.
00:27:48On est déjà à plus
00:27:50de 1050 personnes
00:27:52qui ont déposé
00:27:52leurs témoignages de plaintes
00:27:53qui n'ont pas été reçues,
00:27:55qui ont été soit prescrites,
00:27:57qui ont été soit ignorées,
00:27:58classées sans suite.
00:27:59Enfin, c'est énorme.
00:28:01Ton type de plainte,
00:28:02on parle de quoi ?
00:28:03Pour l'instant,
00:28:03c'est plutôt des plaintes
00:28:04sur les violences sexuelles,
00:28:05mais on aimerait bien élargir,
00:28:06mais oui, pour l'instant,
00:28:07c'est surtout ça.
00:28:08Et donc, 93%
00:28:10ont été sur les mineurs.
00:28:12Ça, c'est aussi intéressant.
00:28:1393% sur les mineurs ?
00:28:14Oui, parce qu'en fait,
00:28:15ça commence dans l'enfance.
00:28:17Tout ça commence dans l'enfance.
00:28:18On a eu, à 15 heures,
00:28:20on avait 32 000 connexions
00:28:22sur la plateforme.
00:28:23Oui, parce que pour avoir essayé
00:28:24de me connecter ce matin,
00:28:25il y a un moment,
00:28:25ça ne marchait plus.
00:28:26Oui, et surtout,
00:28:27c'est un site que moi,
00:28:27j'ai développé.
00:28:28Il n'y a aucun référencement.
00:28:29Ça dit quelque chose
00:28:30peut-être de ce qui se passe aujourd'hui.
00:28:31On voit,
00:28:32ça, c'est la carte de France
00:28:33des signes allemands
00:28:34telle que vous nous l'avez fournie,
00:28:35c'est ça ?
00:28:36C'est ça, exactement.
00:28:37Et donc, 32 000 connexions
00:28:39sur un site qui n'est pas référencé
00:28:40sur Google
00:28:40parce que je n'ai même pas eu
00:28:41le temps de le faire,
00:28:42j'ai juste fait la sécurité.
00:28:43Donc, c'est des personnes
00:28:44qui se sont en fait
00:28:45relayées le lien.
00:28:48Et en fait,
00:28:48les chiffres ont monté
00:28:50drastiquement
00:28:51du jour au lendemain.
00:28:52Et si vous faites ça aujourd'hui,
00:28:53c'est parce que ça fait écho
00:28:54à quelque chose
00:28:55que vous avez vécu, vous ?
00:28:56Oui, moi,
00:28:57ça fait écho
00:28:58à un classement sans suite
00:28:59que j'ai vécu
00:29:01quand j'ai porté plainte
00:29:02quand j'avais 6 ans.
00:29:04Et il n'y a eu
00:29:05aucune enquête,
00:29:06rien du tout.
00:29:06Moi, j'ai porté plainte
00:29:07pour des faits d'agression sexuelle
00:29:08contre mon grand-père.
00:29:09Et il n'y a rien eu, en fait.
00:29:11On a juste classé ça sans suite
00:29:12en disant que j'étais
00:29:13aussi une menteuse,
00:29:14en disant que j'étais séductrice.
00:29:16Il a été entendu à l'époque ?
00:29:18Non.
00:29:18Non, par contre,
00:29:19moi, j'ai été examinée
00:29:20par un pédopsychiatre
00:29:21parce que les policiers,
00:29:22en fait,
00:29:22ont requis l'avis
00:29:23d'un pédopsychiatre
00:29:24parce qu'ils ont dit
00:29:24que j'étais séductrice
00:29:26directement.
00:29:27En fait,
00:29:27ils ont posé ce diagnostic
00:29:28sur moi.
00:29:29Le pédopsychiatre a dit
00:29:30que j'étais une petite fille
00:29:31qui était très jolie,
00:29:32très intelligente
00:29:33et que j'étais en complexe
00:29:33de dip
00:29:34et que j'avais menti.
00:29:35Et voilà,
00:29:36ça a été classé comme ça,
00:29:38classé sans suite.
00:29:39Non, mais ça,
00:29:39moi, ça me met...
00:29:40À chaque fois,
00:29:40j'entends ce genre de...
00:29:42On l'entend tout le temps,
00:29:42tous les jours.
00:29:43Ça me met dans une colère.
00:29:45Et par exemple,
00:29:46dans l'autre chose,
00:29:47dans la loi intégrale,
00:29:48parce que j'entends
00:29:49des politiques dire
00:29:50que ça n'aurait rien changé.
00:29:51On en a un peu parlé
00:29:51sur ce plateau,
00:29:52mais tout le monde
00:29:52ne la connaît pas.
00:29:53C'est cette loi portée
00:29:53par une centaine de députés
00:29:55qui reprend la plupart
00:29:56de ce que réclament
00:29:58les associations féministes.
00:30:00Et que le gouvernement
00:30:00s'est engagé
00:30:02à en rencontrer
00:30:02les auteurs
00:30:03dans les jours qui viennent.
00:30:04Oui, alors c'est déjà bien.
00:30:07C'est pour la proposition
00:30:10de rencontrer
00:30:11les personnes
00:30:12qui l'ont écrite.
00:30:13C'est vrai que c'est
00:30:14une première chose
00:30:15intéressante à faire.
00:30:16Donc depuis 2024,
00:30:17effectivement,
00:30:18nous, on voit
00:30:19cet afflux extraordinaire
00:30:21de classements sans suite,
00:30:22ce qui suit d'ailleurs
00:30:24la libération de la parole
00:30:25et plus de trois fois
00:30:26plus de plaintes,
00:30:26etc.
00:30:27Et en fait,
00:30:27les institutions,
00:30:28effectivement,
00:30:29fonctionnent en classements
00:30:30sans suite,
00:30:30sinon ça craque.
00:30:31Et donc,
00:30:32tous ces classements
00:30:33sans suite,
00:30:33de dizaines de milliers
00:30:34de personnes
00:30:34qui sont classées
00:30:35sans suite
00:30:35de tous les ans,
00:30:36évidemment,
00:30:36à un moment donné,
00:30:36ça craque.
00:30:37Et donc,
00:30:37avec 150 associations,
00:30:39on a regardé
00:30:39tout ce qui ne fonctionnait pas
00:30:41et on en a sorti
00:30:42140 mesures.
00:30:43Et une partie d'entre elles,
00:30:44la plupart d'ailleurs,
00:30:45sont dans cette loi intégrale
00:30:46qui a été déposée
00:30:47sur le bureau
00:30:47de l'Assemblée nationale
00:30:49le 25 novembre dernier,
00:30:50que pour le moment,
00:30:51le gouvernement
00:30:52ne voulait pas examiner
00:30:53faute de temps,
00:30:53faute de moyens,
00:30:54que là, peut-être,
00:30:55il envoie quand même
00:30:56au Conseil d'État,
00:30:56peut-être qu'il va quand même
00:30:57rencontrer des gens.
00:30:58En tout cas,
00:30:58dans cette loi intégrale,
00:30:59pourquoi ça s'appelle intégrale ?
00:31:00Parce qu'en fait,
00:31:01nous, on a envie de tout faire.
00:31:02Parce qu'on voit bien
00:31:03dans cette affaire
00:31:04qu'en fait,
00:31:04il y a des trous
00:31:05partout dans la raquette.
00:31:06Et par exemple,
00:31:07les experts,
00:31:08ce n'est pas normal
00:31:09qu'il n'y ait aucun contrôle
00:31:10sur les experts.
00:31:10Les experts dans les tribunaux,
00:31:12mais c'est à la mort,
00:31:13moins le nœud.
00:31:14Mais c'est n'importe qui.
00:31:15Il suffit d'avoir...
00:31:15C'est vraiment...
00:31:16Il n'y a pas forcément
00:31:17une formation.
00:31:19Il n'y a pas forcément
00:31:19une formation continue.
00:31:20J'espère pour un tribunal,
00:31:22si.
00:31:22Il faut avoir été agréé,
00:31:23effectivement.
00:31:23Il n'y en a pas assez,
00:31:24d'abord.
00:31:24Il n'y en a pas assez.
00:31:25En fait,
00:31:25c'est pas payé.
00:31:26Ils ne sont pas bien payés.
00:31:27Ils ont trop de travail
00:31:28donc ils refusent les expertises.
00:31:29Ils refusent les expertises.
00:31:31Et par ailleurs,
00:31:31ils peuvent avoir fait...
00:31:32Ils peuvent avoir eu un diplôme,
00:31:33je ne sais pas,
00:31:34dans les années 70.
00:31:35Ce n'est pas du tout
00:31:36mis à jour aujourd'hui.
00:31:37Et donc, en fait,
00:31:37on a des experts
00:31:38qui sortent des expertises
00:31:40hallucinantes.
00:31:41Comme par exemple,
00:31:42dire à une petite fille
00:31:42de 6 ans,
00:31:43elle est séductrice.
00:31:43Et je voudrais juste dire aussi
00:31:45que la personne
00:31:48justement qui m'a expertisé
00:31:49aujourd'hui,
00:31:49il est reconnu
00:31:50comme une figure majeure
00:31:51en fait de la pédopsychiatrie.
00:31:53Il a sorti un livre en 2025
00:31:54et il est étudié à la fac.
00:31:56Bon, et on ne donnera pas son nom.
00:31:58Docteur Muzel.
00:31:59Voilà, ça c'est fait.
00:32:01Béatrice Prougère,
00:32:03les classements sans suite.
00:32:05Est-ce que la justice
00:32:06doit rouvrir
00:32:08toutes ces plaintes
00:32:09classées sans suite
00:32:10depuis des années ?
00:32:12Et est-ce que...
00:32:13Je dis ça parce qu'au bout
00:32:13des réactions,
00:32:14quand Gérald Darmanin a dit
00:32:15déjà, il va falloir examiner
00:32:16les 70 000 plaintes
00:32:17d'ici l'été,
00:32:17on a entendu pas mal de monde
00:32:19dire on n'y arrivera pas.
00:32:19Mais là, si on s'attaque
00:32:21aux plaintes classées sans suite
00:32:21depuis des années,
00:32:23il va falloir embaucher.
00:32:26Alors, j'entends
00:32:27avec beaucoup d'attention
00:32:28tout ce qui est dit
00:32:29sur ce plateau
00:32:30et je vous avoue
00:32:31que ce n'est pas la première fois
00:32:32que je l'entends
00:32:32et donc je l'entends
00:32:35avec bienveillance
00:32:35et beaucoup d'attention.
00:32:37Moi, je pense qu'en effet,
00:32:39on est à la veille
00:32:40d'une révolution
00:32:41puisqu'on sort tout
00:32:42doucement
00:32:43d'une forme d'aveuglement
00:32:45de toute une société
00:32:46sur ce phénomène.
00:32:48Et je crois que tout le monde
00:32:49doit prendre sa part
00:32:50de responsabilité,
00:32:51je n'ai aucun problème là-dessus.
00:32:53La question, c'est maintenant
00:32:54qu'est-ce qu'on fait
00:32:55pour justement réparer,
00:32:57avancer
00:32:57et que la justice
00:32:58puisse répondre
00:33:00parce que votre initiative,
00:33:02elle est intéressante.
00:33:04Aujourd'hui,
00:33:05on a ces 70 000 plaintes
00:33:07mais en fait,
00:33:08ça ne correspond pas du tout
00:33:10à la réalité
00:33:10de tout ce que l'on pourrait,
00:33:11j'allais dire,
00:33:14retrouver.
00:33:15Le classement sans suite,
00:33:17ce qui est la bonne nouvelle
00:33:18pour ceux qui nous écoutent,
00:33:19c'est qu'en effet,
00:33:21il permet de rouvrir
00:33:22une enquête.
00:33:23Donc ça,
00:33:23c'est toujours intéressant.
00:33:25Il y a la question
00:33:25de la prescription
00:33:26mais bon,
00:33:27aujourd'hui,
00:33:27on est allé déjà
00:33:28un peu plus loin
00:33:29dans la prescription
00:33:29et je pense,
00:33:30toujours aller plus loin
00:33:31mais je pense qu'on a déjà
00:33:33de quoi faire.
00:33:34Moi, mon souci,
00:33:35parce que je suis très sensible
00:33:36à cette question
00:33:37et je suis très sensible
00:33:38à cette cause
00:33:39qui me semble absolument
00:33:40la cause la plus importante
00:33:42de la justice.
00:33:44C'est d'accepter,
00:33:46je le dis très clairement,
00:33:47de laisser tomber
00:33:48d'autres choses.
00:33:49Il faut que la société
00:33:49accepte aussi ça.
00:33:51C'est-à-dire qu'on se priorise
00:33:52à que la justice,
00:33:54oui,
00:33:54il faut l'accepter aussi.
00:33:55C'est-à-dire qu'il faut accepter
00:33:58qu'on ne fasse pas d'autre chose
00:33:59et que l'on se recentre
00:34:01puisqu'on estime,
00:34:02en tout cas moi je l'estime,
00:34:03que c'est une des choses
00:34:05les plus graves,
00:34:06c'est quand même
00:34:07ce genre de crime.
00:34:08Ça,
00:34:09c'est la première chose.
00:34:10Deuxièmement,
00:34:10il va falloir aussi,
00:34:11et ça c'est très intéressant
00:34:12avec ce qui est en train
00:34:13de se passer,
00:34:14y compris du côté de la justice,
00:34:16ça va nous permettre
00:34:17d'avoir une forme
00:34:17de cartographie
00:34:18d'un état des lieux
00:34:19que l'on n'avait pas vraiment
00:34:21et de voir exactement
00:34:22où ça pêche.
00:34:22Et je termine juste là-dessus
00:34:23parce que ça pêche pas nécessairement
00:34:25du côté des magistrats,
00:34:27ça pêche aussi du côté
00:34:28des enquêtes,
00:34:29et vous le savez,
00:34:30puisqu'en fait le classement
00:34:31sans suite,
00:34:32c'est souvent aussi
00:34:32une enquête qui n'est pas faite,
00:34:33qui est bâclée
00:34:34ou qui n'a pas eu le temps
00:34:35d'être correctement faite.
00:34:37Donc,
00:34:39je veux dire la réponse,
00:34:41moi j'entends la loi,
00:34:42mais je fais attention à la loi.
00:34:45La loi,
00:34:45c'est qu'une petite partie
00:34:46des choses.
00:34:47Déjà,
00:34:48avec la législation qu'on a,
00:34:50aujourd'hui,
00:34:50ce qu'il faut,
00:34:51c'est des hommes
00:34:52et des femmes
00:34:52qui fassent des enquêtes,
00:34:54des hommes et des femmes
00:34:55qui fassent des jugements.
00:34:56Vous voyez ce que je veux dire ?
00:34:58On peut l'améliorer,
00:34:59la loi,
00:34:59j'ai pas de sujet là-dessus.
00:35:00Mais la question,
00:35:01ça va être là,
00:35:03vraiment,
00:35:04et c'est tout à fait
00:35:06contraire à ce qu'a dit
00:35:07Emmanuel Macron,
00:35:08la question des moyens,
00:35:08elle va être première.
00:35:09Ça va être pour vous
00:35:10une question moyenne.
00:35:10On parlait ?
00:35:11On parlait par vous
00:35:12il y a quelques minutes.
00:35:14Il y a aussi quelque chose
00:35:15qui est important,
00:35:15c'est que si on continue
00:35:16à faire des enquêtes
00:35:17et qu'on met de l'argent
00:35:18sur les enquêtes,
00:35:19c'est bien,
00:35:19mais si on ne change pas
00:35:23aussi la perception culturelle
00:35:25qu'on a sur les enfants,
00:35:26en fait,
00:35:26si on continue
00:35:27de faire des enquêtes
00:35:27en pensant que les enfants
00:35:31sont des menteurs
00:35:32ou font des complexes
00:35:34on n'ira pas plus loin.
00:35:35C'est ce que j'ai dit
00:35:37au départ,
00:35:38quand j'ai dit
00:35:38qu'il y a une révolution,
00:35:39on sort d'une forme
00:35:40d'aveuglement,
00:35:40je n'ai pas eu le temps
00:35:41de détailler,
00:35:41mais c'est exactement
00:35:42ce que vous êtes en train de dire.
00:35:43Béatrice Bougère,
00:35:44on parlait à quelques instants
00:35:45avec Dominique Rizet
00:35:46des grands procès
00:35:47de ces dernières années.
00:35:48Parmi les grands procès
00:35:49qui concernaient ces affaires-là,
00:35:50il y a eu le procès
00:35:51des viols de Mazan.
00:35:52On a tous en tête
00:35:53ce qui s'est passé
00:35:55à ce moment-là.
00:35:55Maître Béatrice Zavaro
00:35:57est en ligne avec nous
00:35:58depuis Marseille.
00:36:03d'avoir drogué
00:36:04et violé son épouse Gisèle
00:36:05et l'avoir livré.
00:36:07Je crois que tout le monde
00:36:07se souvient de cette affaire
00:36:08absolument horrible
00:36:09et l'avoir livré
00:36:10à des dizaines d'hommes.
00:36:12Après cette affaire,
00:36:13Maître,
00:36:14on a dit
00:36:14qu'il y aura un avant
00:36:15et un après Mazan.
00:36:17Et aujourd'hui,
00:36:18on entend la même chose.
00:36:19Il y aura un avant
00:36:19et un après Liana.
00:36:21Est-ce que vous y croyez ?
00:36:22Est-ce que la mort
00:36:23de cette fillette
00:36:23peut au moins servir
00:36:25à quelque chose ?
00:36:30Moi, je pense, monsieur,
00:36:31que la mort de cette fillette
00:36:32va au moins servir
00:36:33à comprendre
00:36:35et à prendre en considération
00:36:37les plaintes
00:36:38qui sont déposées.
00:36:39En revanche,
00:36:41prendre en considération
00:36:43les plaintes
00:36:43qui sont déposées
00:36:44et surtout
00:36:45les traiter rapidement.
00:36:47Quand j'entends
00:36:48qu'en marge
00:36:50de cette malheureuse
00:36:51petite fille Liana,
00:36:52il y a eu
00:36:53cette petite fille Rosa
00:36:54dont la maman
00:36:55a déposé plainte
00:36:56en août 25
00:36:56qui téléphonait
00:36:58assez régulièrement
00:36:58au service de police
00:36:59pour savoir
00:37:00l'avancée de l'enquête
00:37:01concernant sa fille
00:37:02et qu'on lui a opposé
00:37:03à un moment donné
00:37:03une réflexion
00:37:05à ce que j'appellerais
00:37:05nauséabonde
00:37:07disant
00:37:07si vous continuez
00:37:08on va déposer
00:37:09plainte contre vous
00:37:10pour harcèlement.
00:37:10Je trouve ça
00:37:12lamentable
00:37:12et non autorisé.
00:37:14Voilà.
00:37:14Donc,
00:37:15un avant et un après
00:37:16cette petite fille Liana
00:37:17c'est qu'il faut
00:37:18arriver à prendre
00:37:19en considération
00:37:20ces plaintes
00:37:20qui sont déposées
00:37:21et qui sont
00:37:22par nature
00:37:23déposées de bonne foi.
00:37:25J'ai écouté
00:37:25l'échange
00:37:26qu'il y avait
00:37:26il y a quelques instants
00:37:27sur votre plateau.
00:37:28C'est un échange
00:37:29de bonne foi fatalement.
00:37:30Mais il ne faut pas oublier
00:37:31non plus
00:37:32alors, pardon
00:37:33mais je suis avocat
00:37:34il ne faut pas oublier
00:37:35non plus
00:37:35qu'il faut aller
00:37:36au cas par cas.
00:37:38C'est-à-dire
00:37:39qu'il faut prendre
00:37:40un sujet
00:37:42dans son entier
00:37:43il faut vérifier
00:37:44que les éléments
00:37:45de la plainte
00:37:45soient vraiment fondés
00:37:47caractérisés
00:37:48et envisager
00:37:49les poursuites
00:37:49dès lors qu'on a
00:37:50la certitude
00:37:51mais surtout
00:37:51les éléments objectifs
00:37:53de la procédure
00:37:54pour pouvoir poursuivre.
00:37:55C'est ça la difficulté.
00:37:59Moi j'ai eu
00:38:00personnellement
00:38:00j'ai eu dans des dossiers
00:38:02des plaintes
00:38:03qui ont été déposées
00:38:04de façon abusive
00:38:05qui ont été classées
00:38:07sans suite
00:38:07avec fondement
00:38:08parce que justement
00:38:09on s'est rendu compte
00:38:10qu'il y avait
00:38:11qu'il y avait de l'abus
00:38:13parce que les faits
00:38:14n'étaient pas caractérisés.
00:38:15Donc je dis
00:38:15qu'il faut y aller
00:38:16au cas par cas.
00:38:17Je crois que
00:38:17bien évidemment
00:38:18que les plaintes
00:38:19sont déposées
00:38:20et bien évidemment
00:38:21qu'il va y avoir
00:38:21un après-liana
00:38:22parce que j'ose espérer
00:38:23qu'il va y avoir
00:38:24une prise de conscience
00:38:25que quand les gens
00:38:26déposent plainte
00:38:27c'est de bonne foi
00:38:27mais je crois qu'après
00:38:28il ne faut pas s'emballer
00:38:29et partir du principe
00:38:30que toutes ces plaintes
00:38:31sont d'ores et déjà
00:38:32déposées
00:38:33et elles doivent
00:38:34immanquablement
00:38:35arriver à la poursuite
00:38:36du mis en cause.
00:38:38Je crois qu'il faut
00:38:38étudier les choses
00:38:39de façon raisonnable
00:38:40et surtout
00:38:42particulière.
00:38:43Je vous coupe un instant.
00:38:43On parlait il y a quelques minutes
00:38:44et je crois que vous l'avez
00:38:45entendu sur ce plateau
00:38:46du nombre de plaintes
00:38:47classées sans suite
00:38:47que la justice rouvre aujourd'hui.
00:38:49Sébastien Lecornu
00:38:50le Premier ministre
00:38:51dit aujourd'hui
00:38:51je vais faire un décret
00:38:53pour que les plaintes
00:38:54classées sans suite
00:38:56soient motivées
00:38:56c'est-à-dire qu'il y a
00:38:57une explication donnée
00:38:58à chaque fois.
00:38:59Ça veut dire que
00:39:00ce n'est pas le cas aujourd'hui
00:39:01qu'une plainte
00:39:01elle est classée sans suite
00:39:02sans explication ?
00:39:04Ah ben non.
00:39:06Non.
00:39:06Vous savez comment est rendu
00:39:07une...
00:39:08Vous savez comment est notifié
00:39:10un classement sans suite
00:39:10aujourd'hui ?
00:39:11Vous avez un imprimé
00:39:12qui émane du parquet
00:39:13vous avez des cases
00:39:15qui correspondent
00:39:16à des numéros
00:39:16et en bas de cet imprimé
00:39:18les numéros
00:39:19correspondent à une référence.
00:39:20Alors infraction
00:39:22classée 11
00:39:23c'est absence d'infraction
00:39:25infraction classée 21
00:39:26c'est infraction
00:39:27insuffisamment caractérisée
00:39:29infraction numéro 10
00:39:30c'est une autre référence
00:39:31mais vous n'avez
00:39:32aucune
00:39:32sur le plan juridique
00:39:34aucune motivation
00:39:35de ce classement sans suite.
00:39:37On va vous dire
00:39:37une fois
00:39:37que l'auteur
00:39:38n'a pas été identifié
00:39:39on va vous dire
00:39:40une fois
00:39:40que l'infraction
00:39:41n'est pas caractérisée
00:39:42on va vous dire
00:39:43une autre fois
00:39:43que l'infraction
00:39:43n'existe pas.
00:39:45Merci beaucoup.
00:39:45ensuite l'avocat
00:39:47nous avocats
00:39:48on est obligé
00:39:49de demander
00:39:49la procédure
00:39:50pour ensuite agir
00:39:51directement
00:39:52contre le mis en cause
00:39:53éventuellement.
00:39:54Merci beaucoup
00:39:55Béatrice Davao
00:39:55je vous voyais réagir
00:39:56Béatrice Brugère
00:39:57c'est pas ça ?
00:39:57Oui c'est pas tout à fait ça
00:39:58c'est pas 70 000 plaintes
00:40:00classées sans suite
00:40:00c'est toutes les procédures
00:40:03qui sont en cours
00:40:04Il y a deux choses
00:40:05Gérald Darmanin a dit
00:40:06on réexamine les 70 000
00:40:07et Sébastien Lecornu a dit
00:40:10les plaintes
00:40:11classées sans suite
00:40:12doivent être motivées
00:40:13désormais.
00:40:13Non mais ça tout à fait
00:40:14mais je veux pas qu'on croit
00:40:15que c'est 70 000 plaintes
00:40:16qui sont classées sans suite
00:40:17que l'on nous demande
00:40:18de réexaminer
00:40:19c'est pas ça ?
00:40:19D'accord
00:40:20excusez-moi
00:40:21Elles sont déjà
00:40:21en enquête préliminaire
00:40:22ces 70 000 plaintes
00:40:24elles sont déjà enquêtées
00:40:25par la justice
00:40:26mais on veut savoir
00:40:28votre ministre
00:40:28pourrait savoir
00:40:29où elles en sont
00:40:29Oui alors il y a aussi
00:40:31et j'ai déjà
00:40:32des remontées aussi
00:40:33de choses
00:40:34qui ont été classées
00:40:35et qui sont en train
00:40:36d'être réexaminées
00:40:36il y a de tout en vrai
00:40:37en fait il y a de tout
00:40:38la question de la motivation
00:40:40elle est absolument essentielle
00:40:42c'est que
00:40:43et je trouve ça très très bien
00:40:45cette demande de motivation
00:40:47elle est très importante
00:40:48parce que souvent
00:40:50vous avez un compte rendu
00:40:51au téléphone
00:40:51je sais pas si
00:40:53qui est le traitement
00:40:54en temps réel
00:40:54et toutes les procédures
00:40:56criminelles
00:40:56ne peuvent pas être classées
00:40:57comme ça au téléphone
00:40:58ou ne doivent pas l'être
00:40:59et elles doivent arriver
00:41:00par papier avec lecture
00:41:01et motivation
00:41:03parce que sinon
00:41:04ça va trop vite
00:41:05et on peut exactement
00:41:06passer à côté
00:41:06de choses très importantes
00:41:07je voudrais si vous le permettez
00:41:08qu'on aille à Florence
00:41:10ce soir dans le Gers
00:41:11c'est le village évidemment
00:41:12de Liana
00:41:12où nous attend Suzy
00:41:13Bernard Menguz
00:41:13puisque c'est demain
00:41:15bonsoir Suzy
00:41:15c'est demain
00:41:16qu'auront lieu
00:41:16les obsèques de la fillette
00:41:18on est une semaine
00:41:19après la découverte
00:41:20de son corps
00:41:21comment vont-elles
00:41:22se dérouler demain ?
00:41:25elles auront lieu à 14h30
00:41:27ici à Florence
00:41:28en toute intimité
00:41:29c'est ce qu'a indiqué
00:41:30la mairie
00:41:31cet après-midi
00:41:31le maire de Florence
00:41:32qui était sur notre antenne
00:41:33il y a quelques minutes
00:41:34et qui a demandé
00:41:35à respecter
00:41:36la dignité
00:41:37a demandé aussi
00:41:38à respecter la famille
00:41:39on enterre un enfant
00:41:40pas une lutte
00:41:41ou un combat
00:41:42a-t-il dit
00:41:43sur notre antenne
00:41:44je le rappelle
00:41:45et puis la ville de Florence
00:41:46elle ne va pas organiser
00:41:47de recueillement
00:41:48contrairement à d'autres
00:41:49communes des alentours
00:41:50nous sommes allés voir
00:41:51les habitants
00:41:52pour voir s'ils comptaient
00:41:53oui ou non
00:41:54se rendre aux obsèques
00:41:55je vous propose
00:41:55de les écouter
00:41:56vous allez le voir
00:41:56ils sont assez partagés
00:41:58je n'irai pas
00:41:59parce que pour moi
00:42:00c'est un moment pour eux
00:42:01pour la famille
00:42:02pour les proches
00:42:02je ne sais pas
00:42:03puis s'ils disent
00:42:04que c'est dans la stricte intimité
00:42:06je ne sais pas
00:42:07je respecte
00:42:09ce qu'on dit
00:42:09c'est la famille
00:42:11c'est normal
00:42:12il ne faut pas non plus
00:42:13tout mélanger
00:42:14je ne pense pas
00:42:15je sais que
00:42:16la famille
00:42:17veut que ce soit
00:42:18dans l'intimité
00:42:19je pense
00:42:19c'est perso
00:42:20c'est pour eux
00:42:21je ne vais pas aller
00:42:23par contre
00:42:23je pense que
00:42:24je vais aller à la mairie
00:42:24de même
00:42:25cela fait maintenant
00:42:26deux semaines
00:42:27que cette commune
00:42:28de Florence
00:42:29puis le département du Gers
00:42:30et ensuite
00:42:30toute la France
00:42:31vit ce drame
00:42:32d'abord avec la disparition
00:42:34de Liana
00:42:34puis avec la découverte
00:42:35d'un corps
00:42:36et enfin l'annonce
00:42:37de sa mort
00:42:38la semaine dernière
00:42:38mais demain
00:42:39ce sera bien la famille
00:42:40qui se recueillera
00:42:41et dire au revoir
00:42:42une dernière fois
00:42:43à Liana
00:42:43dans la plus stricte
00:42:45intimité
00:42:45donc merci beaucoup
00:42:46Suzy
00:42:47Bernard
00:42:47Ménégus
00:42:48on est également
00:42:49en ligne avec
00:42:49Thierry Gilbert
00:42:50bonsoir monsieur Gilbert
00:42:52vous êtes agriculteur
00:42:53près de Florence
00:42:53on s'était parlé
00:42:54ici même
00:42:54il y a tout juste
00:42:55une semaine
00:42:56en direct
00:42:57quelques heures
00:42:58après la découverte
00:42:59de Liana
00:43:00vous nous aviez dit
00:43:01à ce moment là
00:43:01votre tristesse
00:43:03et votre très grande colère
00:43:04une semaine après
00:43:06est-ce que vous dites
00:43:07la même chose
00:43:07est-ce que vous êtes triste
00:43:08et toujours en colère
00:43:10toujours aussi triste
00:43:11de toute façon
00:43:12le départ d'une enfant
00:43:13comme je disais
00:43:14c'est toujours malheureux
00:43:15surtout dans ces conditions
00:43:17et toujours aussi
00:43:18en colère
00:43:19si ce n'est plus
00:43:20par rapport à
00:43:21il y a huit jours
00:43:21par rapport à tout
00:43:22ce qui s'est passé
00:43:24avec les ministres
00:43:25qui ont pris la parole
00:43:26et moi ça fait huit jours
00:43:28que j'entends
00:43:29responsable
00:43:29mais pas coupable
00:43:31ça me met hors de moi
00:43:32ça me met hors de moi
00:43:34je pense que
00:43:35les vestes
00:43:36de monsieur Nunez
00:43:37et d'Armanin
00:43:38sont bien trop grandes
00:43:39pour eux
00:43:40Vous avez entendu
00:43:41aussi les annonces
00:43:43le durcissement
00:43:44des peines
00:43:44pour les violeurs
00:43:46récidivistes
00:43:46qui certes
00:43:47ne sont pas encore
00:43:47en application
00:43:48mais le gouvernement
00:43:49et une partie
00:43:50d'ailleurs de la classe politique
00:43:51ont semble-t-il
00:43:52l'intention
00:43:53de les mettre en place
00:43:54le réexamen des plaintes
00:43:55pour violences sexuelles
00:43:55d'ici à la mi-juillet
00:43:57la mi-juillet
00:43:58est-ce que vous dites
00:43:58quand même
00:43:59ça va dans le bon sens
00:44:00il y a un peu de mieux
00:44:01ou pas ?
00:44:03Il y a un peu de mieux
00:44:04ça ne peut aller
00:44:04que dans le bon sens
00:44:05de toutes ces annonces
00:44:07mais je veux dire
00:44:07pour l'instant
00:44:09après il faut une mise
00:44:10en place
00:44:10de toutes ces annonces
00:44:12et voir comment
00:44:13ça va se passer
00:44:14sur le terrain
00:44:15Comment les habitants
00:44:16que vous croisez
00:44:17aujourd'hui
00:44:18je crois que vous êtes
00:44:18sur votre tracteur
00:44:19mais je sais que vous avez
00:44:20on s'était parlé
00:44:21la dernière fois
00:44:22vous les croisez
00:44:23au café ailleurs
00:44:23comment est-ce qu'ils vivent
00:44:24depuis une semaine
00:44:27depuis notamment
00:44:27la marche blanche
00:44:28du week-end dernier ?
00:44:30Je dirais plutôt
00:44:31qu'on sent
00:44:32une chape de plomb
00:44:33qui s'est abattue
00:44:34sur notre ville
00:44:35de Florence
00:44:35et les gens
00:44:36ne sont pas à gare
00:44:39mais je veux dire
00:44:40on est triste
00:44:41on y pense
00:44:42tous les jours
00:44:42et je veux dire
00:44:43il va falloir du temps
00:44:44pour que ça passe
00:44:46et est-ce que ça passera
00:44:48voilà
00:44:49Merci beaucoup
00:44:50Thierry Gilbert
00:44:50d'avoir pris quelques minutes
00:44:51en direct avec nous
00:44:52ce soir sur BFM
00:44:54obsèque demain
00:44:55Dominique Rizet
00:44:56ça va être encore
00:44:56un moment difficile
00:44:57pour la famille
00:44:58qui vient de connaître
00:44:59une série d'épreuves
00:45:01absolument terribles
00:45:02ces derniers jours
00:45:02Absolument
00:45:03la famille
00:45:03qui va enterrer sa fille
00:45:05la famille choquée
00:45:07par tout ce qu'elle entend
00:45:07et la famille
00:45:09dont le combat
00:45:09va commencer
00:45:10avec ses avocats
00:45:11à partir de
00:45:13la semaine prochaine
00:45:14et qui va suivre
00:45:15ses obsèques
00:45:16en direct
00:45:17sur BFM TV
00:45:17à partir de
00:45:1814h30
00:45:19et pour nous
00:45:19ça sera
00:45:20une petite fille de plus
00:45:22qui aura été assassinée
00:45:23et on va découvrir
00:45:24encore des choses
00:45:26innommables
00:45:26par la suite
00:45:28F. Simonnet
00:45:28dernier mot
00:45:29tous les témoignages
00:45:30que vous recueillez
00:45:30en ce moment même
00:45:31ils vont devenir quoi ?
00:45:33On est en train de le voir
00:45:34justement
00:45:34mais là on a été contacté
00:45:35notamment par des médias
00:45:36d'investigation
00:45:37pour pouvoir aller regarder
00:45:39si on ne peut pas faire
00:45:39du data journalisme
00:45:41là-dessus
00:45:42on est aussi
00:45:43nous
00:45:44entrant
00:45:44assez surprise
00:45:45de l'ampleur
00:45:46que ça prend
00:45:47donc on va voir
00:45:47mais en tout cas
00:45:48on va les traiter avec soin
00:45:49c'est 100% anonyme
00:45:51donc voilà
00:45:52j'invite les personnes
00:45:53à venir déposer
00:45:54leurs témoignages
00:45:55pour faire grossir
00:45:56aussi cette carte
00:45:57et pour nous permettre
00:45:59derrière
00:45:59peut-être
00:45:59d'aller
00:46:00interpeller
00:46:01les pouvoirs publics
00:46:02pour montrer aussi
00:46:03le caractère systémique
00:46:04et demander des changements
00:46:06vraiment drastiquement
00:46:07beaucoup plus
00:46:09ancrés dans le réel
00:46:10que ceux qui sont proposés
00:46:10aux joueurs du GDR
00:46:11Ce soir Sébastien Lecornu
00:46:12là je me tourne vers vous
00:46:13Anne-Sethine Maïfère
00:46:14réaffirme son soutien
00:46:15à Gérald Darmanin
00:46:16il a toute ma confiance
00:46:17est-ce que vous faites partie
00:46:18de ceux qui disent
00:46:19il a une responsabilité
00:46:20est-ce que vous considérez
00:46:21qu'il faut réclamer la tête
00:46:22d'un ministre de l'intérieur
00:46:23après une affaire comme celle-ci
00:46:25je pense que les Françaises
00:46:28et les Français sont quand même
00:46:28en train de montrer
00:46:29que c'est eux
00:46:29qui n'ont plus confiance
00:46:32et d'ailleurs c'est pour ça
00:46:33que nous on va continuer
00:46:33la mobilisation
00:46:34donc on va se donner rendez-vous
00:46:36tous les lundis
00:46:37à 19h
00:46:38jusqu'à ce que la loi intégrale
00:46:39elle puisse être
00:46:40enfin examinée
00:46:41et votée avec un budget
00:46:42tout à fait conséquent
00:46:43pour qu'on puisse
00:46:44par la suite
00:46:45la mettre en place
00:46:45donc tous les lundis
00:46:46et puis aussi
00:46:47à nouveau sous les fenêtres
00:46:49du ministre
00:46:49et d'ailleurs
00:46:50on va ouvrir un micro
00:46:52pour que toutes celles et ceux
00:46:53qui veulent
00:46:54dire ce qu'ils ont à dire
00:46:55puissent venir le dire
00:46:57donc à 19h
00:46:58place Vendôme
00:46:59mais aussi
00:46:59devant tous les tribunaux de France
00:47:01et puis on va
00:47:02le 4 juillet
00:47:04faire une grande marche
00:47:06en mémoire des victimes
00:47:08et en soutien
00:47:09à toutes les personnes
00:47:10qui sont victimes
00:47:11le 4 juillet
00:47:12ce sera un samedi
00:47:12donc on pourra le faire
00:47:13comme là
00:47:14avec des enfants
00:47:15des familles
00:47:15ce sera un samedi
00:47:16ce sera plus simple
00:47:17le 4 juillet
00:47:18donc nous
00:47:19on se mobilise
00:47:21et on va
00:47:22et on va continuer
00:47:23à se battre
00:47:24pour qu'il n'y ait plus
00:47:25jamais
00:47:26ce qui s'est passé
00:47:27sur la petite Liana
00:47:28Merci beaucoup
00:47:29à tous les 4
00:47:3019h34
00:47:30vous regardez 60 minutes
00:47:32on va parler maintenant
00:47:32de la situation
00:47:33au Moyen-Orient
00:47:34en direction Washington
00:47:35bonsoir
00:47:36Antoine Nolard
00:47:37la guerre
00:47:38est-elle ou non
00:47:39en train de reprendre
00:47:40les deux camps
00:47:41multiplient les frappes
00:47:41en tout cas ces derniers jours
00:47:42il y a quelques heures
00:47:43Donald Trump
00:47:43a promis de frapper
00:47:45massivement l'Iran
00:47:46dès cette nuit
00:47:47et il y a quelques minutes
00:47:48que se passe-t-il
00:47:49il fait machine arrière
00:47:54oui exactement
00:47:55Donald Trump ce matin
00:47:56promettait pour la troisième nuit
00:47:57de suite
00:47:58des frappes puissantes
00:47:59et fortes
00:48:00contre l'Iran
00:48:01et puis à l'instant
00:48:03sur son réseau social
00:48:04Donald Trump annonce
00:48:05qu'il fait machine arrière
00:48:06qu'il n'allule
00:48:08les frappes qui étaient prévues
00:48:09Donald Trump justifie
00:48:11sa décision
00:48:11par le fait
00:48:12qu'il y a des progrès
00:48:13ou qu'il y aurait des progrès
00:48:14dans les discussions
00:48:15il dit que
00:48:16le plan de paix
00:48:17le projet d'accord
00:48:18a été approuvé
00:48:19au plus haut niveau
00:48:20par les autorités iraniennes
00:48:22dans le même temps
00:48:22il dit que l'accord
00:48:23n'est pas encore
00:48:23complètement finalisé
00:48:24donc on ne sait pas
00:48:25exactement où se situent
00:48:26les négociations
00:48:27mais du point de vue
00:48:28de Donald Trump
00:48:28en tout cas
00:48:29il y a du progrès
00:48:30et entre les lignes
00:48:31Donald Trump
00:48:31tout content de lui
00:48:32nous explique que c'est
00:48:33grâce à son coup de pression
00:48:35à ses menaces
00:48:36de frappes puissantes et massives
00:48:37à cette menace aussi
00:48:38de s'emparer de l'île de Kharg
00:48:39l'île ultra stratégique
00:48:40où transite le pétrole iranien
00:48:41que tout cela a porté ses fruits
00:48:43et aurait donc permis
00:48:44de faire plier le régime
00:48:46qui accepterait donc cet accord
00:48:48aux conditions de Donald Trump
00:48:49alors Donald Trump
00:48:50reste assez vague
00:48:50sur le contenu de cet accord
00:48:52il dit que
00:48:52toutes les parties impliquées
00:48:53ont validé
00:48:55à la fois le principe général
00:48:57et le détail de ce plan
00:48:59mais lui en tout cas
00:49:00ne donne assez peu de détails
00:49:02ne donne pas non plus d'horizon
00:49:03sur
00:49:05quant à savoir
00:49:06à quel moment exactement
00:49:07ce plan pourrait entrer
00:49:08en vigueur
00:49:09en tout cas
00:49:09donc pas de frappe ce soir
00:49:11et on a l'impression
00:49:12de revivre cette séquence
00:49:14qu'on a déjà revécu
00:49:15qu'on a déjà vécu
00:49:15à de nombreuses reprises
00:49:16avec un Donald Trump
00:49:17qui s'impatiente
00:49:17un Donald Trump qui menace
00:49:18et puis à la dernière minute
00:49:20un Donald Trump
00:49:20qui fait marche arrière finalement
00:49:22Antoine Eulard
00:49:23comment on dit
00:49:23jour sans fin en anglais ?
00:49:28Le jour sans fin ?
00:49:29On dit Groundhog Day
00:49:31le jour de la marmotte
00:49:32c'est le nom de ce film justement
00:49:34un jour sans fin
00:49:35et c'est exactement ça
00:49:36qu'on a l'impression
00:49:37de vivre à la Maison Blanche
00:49:38depuis des semaines et des semaines
00:49:39et on va en parler
00:49:40merci beaucoup Antoine Eulard
00:49:42avec Ulysse Gosset
00:49:42éditorialiste politique internationale
00:49:44à BFM
00:49:45bonsoir
00:49:46avec le général Philippe Silos
00:49:47bonsoir
00:49:47ancien chef du bureau
00:49:49de liaison de la finule
00:49:49et avec vous Gilles Gressani
00:49:50bonsoir
00:49:51directeur et cofondateur
00:49:52de la revue
00:49:53Le Grand Continent
00:49:54dont le nouveau volume
00:49:55papier
00:49:56l'ennemi
00:49:57qui nous désigne
00:49:58vient de sortir
00:50:00ce sentiment
00:50:01de vivre
00:50:02la même chose
00:50:03depuis quoi ?
00:50:04deux semaines
00:50:05deux mois
00:50:05maintenant
00:50:06depuis qu'il y a officiellement
00:50:07un cessez-le-feu
00:50:08qui d'ailleurs ne tient pas
00:50:09du tout la route
00:50:09puisque j'ai rappelé
00:50:10il y a quelques minutes
00:50:11il y a des frappes
00:50:11quasiment tous les jours
00:50:13des américains
00:50:14sur les iraniens
00:50:14et des iraniens
00:50:15sur la région
00:50:16on est où ?
00:50:17en fait vous l'avez très bien dit
00:50:19c'est le jour de la marmotte
00:50:20mais en même temps
00:50:21c'est un jour sur deux
00:50:22en fait avec la revue
00:50:23on a fait un calcul
00:50:24combien de fois
00:50:24Donald Trump a annoncé
00:50:25être très proche
00:50:27d'un accord
00:50:27alors combien ?
00:50:28c'est 38 fois
00:50:29donc 39 maintenant
00:50:30il va falloir réactualiser
00:50:32votre calcul
00:50:32et en fait du coup
00:50:33c'est un jour sur deux
00:50:34et ça ne peut pas être anecdotique
00:50:36c'est des chiffres
00:50:37d'un phénomène
00:50:38que moi je définis
00:50:40l'hyper impuissance
00:50:41en fait on a en même temps
00:50:43une capacité militaire évidente
00:50:47tactique, opérationnelle
00:50:49domination technologique
00:50:50qui n'a pas de comparaison
00:50:52et en même temps
00:50:53tout cela
00:50:54n'arrive pas à aboutir
00:50:55à une conclusion stratégique
00:50:57à une victoire stratégique
00:50:58et donc là
00:50:58c'est quelque chose
00:50:59qui est très difficile
00:51:00à étudier
00:51:01si on n'accepte pas
00:51:02de voir en fait
00:51:03que nous sommes rentrés
00:51:03dans un nouveau monde
00:51:04mais pourquoi
00:51:05il n'arrive pas à gagner
00:51:06Donald Trump ?
00:51:07ça tient à ses personnalités
00:51:08ou ça tient au fait
00:51:09que malgré la toute puissance
00:51:11des Etats-Unis
00:51:12ça ne peut pas fonctionner
00:51:15quand un petit détroit
00:51:16suffit à bloquer
00:51:17une partie de la planète ?
00:51:18oui moi je crois
00:51:19que ça tient à un trilème
00:51:20en fait
00:51:21il veut trois choses
00:51:22en même temps
00:51:22et il ne peut pas
00:51:23les avoir en même temps
00:51:23il veut pouvoir dire
00:51:25j'ai gagné
00:51:26il veut pouvoir ouvrir
00:51:28le détroit d'Hormuz
00:51:28et il veut ne pas
00:51:30s'engager plus
00:51:31qu'il le fait
00:51:32c'est de dire
00:51:32d'une manière
00:51:33asymétrique
00:51:34sans une consommation
00:51:35de troupes au sol
00:51:36sans disons
00:51:37un frottement
00:51:38qui pourrait effectivement
00:51:39remettre en question
00:51:40l'engagement
00:51:41des Etats-Unis
00:51:41dans autre chose
00:51:42qu'une opération militaire
00:51:43une guerre
00:51:43comme on les a connues
00:51:45les guerres sans fin
00:51:45au Moyen-Orient
00:51:46et les trois
00:51:47en même temps
00:51:47c'est impossible
00:51:48pour une raison très simple
00:51:48c'est qu'il n'a pas réussi
00:51:49à vraiment changer le régime
00:51:51en tout cas pas
00:51:52dans le sens stratégique
00:51:53qu'il avait en tête
00:51:53et donc effectivement
00:51:54vous ne pouvez pas imposer
00:51:55à votre adversaire
00:51:56à votre ennemi
00:51:56ce que vous voulez
00:51:57à moins de gagner
00:51:59et donc là
00:52:00c'est ce trilemme-là
00:52:01qui explique
00:52:01à mon avis
00:52:02le monde dans lequel
00:52:02nous sommes
00:52:02et c'est pour ça aussi
00:52:04qu'on revient toujours
00:52:04à la case de départ
00:52:05c'est qu'au fond
00:52:06quoi qu'on adapte
00:52:07quoi qu'on essaye de faire
00:52:08le spectacle finit
00:52:09et il y a un moment
00:52:10dans lequel le réel parle
00:52:11et c'est je pense aussi
00:52:12la clé du moment
00:52:13en fait nous sommes
00:52:14dans un moment spectaculaire
00:52:15et en même temps
00:52:16le monde existe
00:52:17et est configuré
00:52:18par le spectacle
00:52:19mais il existe aussi
00:52:19au-delà
00:52:20de ce qui se joue
00:52:21dans cette espèce
00:52:22d'épisode sans fin
00:52:23de The Apprentice
00:52:24in the White House
00:52:25de cette espèce
00:52:25de série télé
00:52:26auquel nous sommes tous
00:52:27désormais accros
00:52:27en Occident
00:52:28Général Tidot
00:52:29j'imagine l'enfer
00:52:30que doivent vivre
00:52:31les soldats américains
00:52:32dans la région
00:52:32depuis plusieurs mois
00:52:34interrupteur sur on
00:52:35interrupteur sur off
00:52:3738 fois vous avez dit
00:52:3839
00:52:40maintenant comment est-ce
00:52:41qu'ils vivent
00:52:42cette situation
00:52:42des militaires
00:52:44à qui on dit
00:52:44ce soir vous allez frapper
00:52:45comme jamais
00:52:46on va frapper l'île de Karg
00:52:47on va frapper
00:52:48les centres pétroliers
00:52:49on va frapper l'Iran
00:52:50et trois heures après
00:52:51bon finalement
00:52:51on est tout proche
00:52:52d'un accord
00:52:53j'imagine quand même
00:52:54que le pilote
00:52:54qui est dans son avion
00:52:55à un moment
00:52:56il a un soulagement
00:52:56la pression monte
00:52:58c'est certain
00:52:58mais bon quand on lui
00:53:00annule la mission
00:53:00il a un soulagement
00:53:02il se prépare
00:53:02pour la mission suivante
00:53:03qui sera dans deux jours
00:53:06et il sera de mi-tour
00:53:07peut-être cette nuit
00:53:08ou demain matin très tôt
00:53:11non je pense que
00:53:12psychologiquement
00:53:12tous les équipages
00:53:14tous les militaires américains
00:53:16non
00:53:16je pense qu'ils sont habitués
00:53:18à basculer
00:53:19d'un état de stress
00:53:20à un état de détente
00:53:21de toute façon
00:53:22les bases américaines
00:53:22sont très bien équipées
00:53:23dans le golfe
00:53:24pour se reposer
00:53:24se détendre
00:53:25je pense que tout ça
00:53:26ça fait effectivement partie
00:53:27de la préparation psychologique
00:53:29des gens
00:53:30qui vont être engagés au combat
00:53:31surtout que là
00:53:32on engage au combat
00:53:33des gens
00:53:34qui ont quand même
00:53:36une grosse
00:53:37un gros niveau technologique
00:53:38voyez si par exemple
00:53:39c'était des troupes
00:53:40qui devaient combattre
00:53:41remonter à l'assaut
00:53:42revenir etc
00:53:43là ça userait énormément
00:53:45les soldats
00:53:45ça les userait énormément
00:53:47bon là c'est autre chose
00:53:48c'est un autre domaine
00:53:49par contre
00:53:49au niveau des états-majors
00:53:51bon je pense qu'ils ont
00:53:52toute une série de plans
00:53:53ça a été d'ailleurs
00:53:54un petit peu évoqué
00:53:55par la presse
00:53:56et en fait
00:53:56on pioche dans les plans
00:53:58on pioche dans des plans
00:53:59de grandes frappes
00:53:59des plans de petites frappes
00:54:01où ils ont déjà préparé
00:54:02la prise de l'île de Cargue
00:54:03ils en parlent
00:54:04ils ont forcément un plan
00:54:05de grande ampleur
00:54:06pour prendre l'île de Cargue
00:54:07et de petite ampleur
00:54:08etc pour neutraliser
00:54:09donc je pense que
00:54:10les variables d'ajustement
00:54:12je pense que l'état-major
00:54:13s'est adapté à ça
00:54:14de ce côté-là
00:54:15non
00:54:16ils sont prêts à frapper
00:54:17dans une heure
00:54:17dans deux heures
00:54:18dans deux jours
00:54:18et dans dix heures
00:54:19Ulisse Gosset
00:54:20je vais vous poser une question
00:54:21que je n'aurais pas cru poser un jour
00:54:22mais est-ce qu'on peut relancer
00:54:23une guerre pendant une coupe
00:54:24du monde de foot
00:54:24qu'on accueille sur son territoire
00:54:27ou est-ce que ça ne se fait pas ?
00:54:28Est-ce que l'on peut imaginer
00:54:29effectivement que l'Amérique
00:54:31relance la guerre
00:54:32le jour où le monde entier
00:54:34a les yeux tournés
00:54:34vers les stades de football
00:54:35au Mexique
00:54:36au Premier match au Mexique
00:54:37Oui mais quand même
00:54:38à trois jours de son anniversaire
00:54:41le 14 juin dimanche
00:54:42alors qu'il y aura
00:54:43un grand match de MMA
00:54:44de catch
00:54:45sur les pelouses
00:54:46de la Maison Blanche
00:54:48à quatre jours
00:54:49de son arrivée en France
00:54:50pour le sommet du G7
00:54:51vous imaginez quand même
00:54:52que ce président de 80 ans
00:54:53célèbre son anniversaire
00:54:55et accueille
00:54:56les nations du monde entier
00:54:58pour il y a 104 matchs
00:54:59qui sont prévus
00:55:00enfin c'est un événement considérable
00:55:03considérable
00:55:04alors ça commence au Mexique
00:55:06c'est vrai
00:55:06mais ça arrive aux Etats-Unis
00:55:07samedi
00:55:07donc non ce n'était pas possible
00:55:10et moi j'ai toujours pensé
00:55:12que Trump était à nouveau
00:55:13dans un coup de bluff
00:55:14hier il a montré
00:55:15qu'il voulait vraiment
00:55:17accentuer la pression
00:55:18en annonçant des frappes
00:55:19et en les réalisant
00:55:20dans la nuit
00:55:20là aujourd'hui
00:55:21il a refait la même chose
00:55:22mais il y a un autre élément
00:55:23qui est très important
00:55:24aujourd'hui
00:55:25on a appris que les négociateurs
00:55:27Qataris avaient quitté Téhéran
00:55:29avec un accord en main
00:55:31et qu'on attendait justement
00:55:32et donc ça cadre assez bien
00:55:34avec l'annonce faite
00:55:35par Donald Trump
00:55:35qu'il y a enfin
00:55:36un accord conclu
00:55:37mais attention
00:55:38dans le message
00:55:39qu'il envoie ce soir
00:55:40il dit quand même
00:55:41que le blocus
00:55:42du Détroit d'Hermouz
00:55:43va continuer
00:55:44jusqu'à ce que la transaction
00:55:45soit finalisée
00:55:46donc tout n'est pas réglé
00:55:47et cela ouvre la porte
00:55:48à beaucoup d'incertitudes
00:55:49Ulysse vous parliez
00:55:50de la Maison Blanche
00:55:51et de ce fameux tournoi
00:55:53de MMA
00:55:53qui va y avoir lieu
00:55:54dans les jours qui viennent
00:55:55je voudrais tout simplement
00:55:56qu'on voit cette image
00:55:57Gilles Gressanik a quelque chose
00:55:58d'assez hallucinant
00:56:01donc un octogone
00:56:02voilà c'est la scène
00:56:04que vous voyez là
00:56:04on est vraiment à côté
00:56:06de la Maison Blanche
00:56:06on voit l'obélisque là
00:56:09ça dit quoi de Donald Trump
00:56:10cette volonté d'organiser
00:56:12sous les fenêtres
00:56:12de la Maison Blanche
00:56:13un combat de MMA
00:56:15j'ai envie de me tourner
00:56:15vers Ulysse Gosset d'abord
00:56:16vous nous rappelez
00:56:17ce que c'est que le MMA
00:56:17Ulysse maintenant que vous êtes
00:56:18aussi spécialiste en foot
00:56:19c'est une nouvelle forme de catch
00:56:20en fait
00:56:21c'est la boxe moderne
00:56:24mais en sorte qu'on se bat vraiment
00:56:25alors que le catch
00:56:26c'est les jeux du cirque
00:56:27version 21ème siècle
00:56:28alors les jeux du cirque
00:56:29donc Rome à Washington
00:56:30mais d'ailleurs
00:56:31quand on a fait le sommaire
00:56:32du numéro
00:56:33que vous avez montré tout à l'heure
00:56:34on a publié ce très beau texte
00:56:36d'un ancien marine
00:56:37qui s'appelle Phil Clay
00:56:38sur le colisée numérique
00:56:40qui a une interprétation
00:56:41très forte
00:56:41il dit au fond
00:56:42que Donald Trump
00:56:42ce qu'il est en train de faire
00:56:43c'est un spectacle
00:56:44auquel nous assistons tous
00:56:45qui est un spectacle
00:56:46de la cruauté
00:56:47en fait on voit
00:56:47les bombardements
00:56:48on voit des formes ludifiées
00:56:49aussi de la violence
00:56:50de la cruauté
00:56:51qui sont très inédites
00:56:51et là il nous met
00:56:52des gladiateurs
00:56:53en fait on est revenu
00:56:54à Rome
00:56:56à Athènes
00:56:56le colisée numérique
00:56:57est devenu physique
00:56:58et c'est là je pense
00:56:59c'est vraiment un point important
00:57:00c'est qu'en fait
00:57:00nous sommes déstabilisés
00:57:02vis-à-vis d'un monde
00:57:03qui a changé
00:57:04et en fait il change aussi
00:57:05par la technologie
00:57:06il accélère
00:57:07et en même temps
00:57:07en accélérant
00:57:08c'est comme s'il revenait
00:57:09à la version précédente
00:57:10et donc effectivement
00:57:11des notions
00:57:12qui peuvent paraître
00:57:12tout à fait ririssantes
00:57:13comme celle de colisée
00:57:14mais là en fait
00:57:15on les a devant les yeux
00:57:16et c'est intéressant
00:57:17parce que l'interprétation
00:57:18que fait Phil Clay
00:57:19est aussi
00:57:20disons
00:57:21philosophiquement
00:57:22il dit une chose
00:57:23qui est importante
00:57:23c'est qu'au fond
00:57:24pour imposer
00:57:25une vision impériale
00:57:26on a besoin d'avoir
00:57:27un peuple
00:57:28qui au fond
00:57:30prend plaisir
00:57:30à la manifestation
00:57:31de la cruauté
00:57:32et que donc au fond
00:57:33tout ça
00:57:33peut paraître chaotique
00:57:35peut paraître simplement
00:57:36les errements
00:57:37d'un vieux président
00:57:38qui cherche
00:57:40une nouvelle jeunesse
00:57:41par des combats
00:57:42de gladiateurs
00:57:42qui d'ailleurs
00:57:43selon les réconstructions
00:57:45devraient passer
00:57:46par le bureau Oval
00:57:47pour entrer
00:57:48dans cet octogone
00:57:49qui aujourd'hui
00:57:49fait deux fois
00:57:50la taille
00:57:50de la Maison-Blanche
00:57:52Maison-Blanche
00:57:52qui aujourd'hui
00:57:53est rasée
00:57:53rappelons-nous
00:57:54l'aile Est
00:57:55a été totalement détruite
00:57:56donc on est vraiment
00:57:57dans une mise en scène
00:57:58d'un bouleversement
00:57:59profond et fondamental
00:58:00mais qui sert peut-être
00:58:02à signifier
00:58:02à préparer
00:58:03à construire
00:58:03une nouvelle Amérique
00:58:05qui aura abandonné
00:58:07effectivement
00:58:08l'état de droit
00:58:08qui aura abandonné
00:58:09la manière de construire
00:58:11démocratiquement
00:58:11même avec
00:58:12c'est-à-dire
00:58:12l'étape d'après
00:58:13c'est quoi
00:58:13une fois qu'on a remis
00:58:14des gladiateurs
00:58:15dans la Maison-Blanche
00:58:16en fait c'est l'étape
00:58:17dans laquelle nous sommes
00:58:18une des choses
00:58:19qui est très étonnante
00:58:20ce que je dirais
00:58:20c'est que le MMA
00:58:21c'est un sport de combat
00:58:22comme le monde
00:58:23est devenu un ring de boxe
00:58:25et la métaphore
00:58:26elle est extraordinaire
00:58:27de voir effectivement
00:58:28ces deux gladiateurs
00:58:29modernes
00:58:29s'affronter devant
00:58:30le président des Etats-Unis
00:58:31ça reflète le monde
00:58:32dans lequel on vit
00:58:33pour son anniversaire
00:58:34en Iran
00:58:34et pour son anniversaire
00:58:36c'est ça qui est fondamental
00:58:37en fait
00:58:37c'est un autre texte
00:58:39important de ce numéro
00:58:40sur le néo-réalisme
00:58:41en fait
00:58:42on a l'impression
00:58:43effectivement
00:58:43que le pouvoir
00:58:44est en train de changer de forme
00:58:45parce que nous n'avons plus
00:58:46une question d'intérêt national
00:58:47nous avons des clans
00:58:49qui prennent le pouvoir
00:58:50de structures
00:58:50qui sont très complexes
00:58:51extrêmement puissantes
00:58:52les Etats-Unis
00:58:52sont la première puissance
00:58:54militaire économique au monde
00:58:55ils prennent le contrôle
00:58:56de ces structures
00:58:57pour s'enrichir
00:58:58pour optimiser
00:58:59leur propre position
00:59:00et non pas celle du pays
00:59:01et pour divorcer
00:59:02enfin avec le peuple
00:59:03c'est ça qui est
00:59:04très intéressant
00:59:05c'est que le colisée
00:59:05est une stratégie
00:59:06pour enlever
00:59:07la république
00:59:08pour ne plus avoir
00:59:09un régime
00:59:10dans lequel on doit
00:59:10expliquer ce qu'on veut faire
00:59:11et on se confronte
00:59:13vis-à-vis du peuple
00:59:13et là-dessus je pense
00:59:14qu'il y a toujours
00:59:15une erreur d'interprétation
00:59:16de ce nouveau cycle trumpiste
00:59:17nous sommes plus
00:59:18dans l'insurrection populiste
00:59:19du Trump
00:59:19de 2016-2017
00:59:21nous sommes dans d'autres choses
00:59:22Donald Trump est entouré
00:59:24par les géants de la tech
00:59:25qui ont un intérêt
00:59:26oligarchique
00:59:27d'un petit groupe
00:59:28qui contrôle
00:59:29des masses
00:59:30d'informations
00:59:31et de données
00:59:33et aussi de capitaux
00:59:34totalement faramineuses
00:59:35et qui ont intérêt
00:59:35au fond à disloquer
00:59:36le système politique
00:59:38pour en faire
00:59:38au fond
00:59:38un système de clan
00:59:40qui maîtrise
00:59:41par une petite
00:59:42négociation
00:59:43par une cour
00:59:43le fond du processus
00:59:45apprendre à résister
00:59:46aux prédateurs
00:59:46c'est le sous-titre
00:59:48du livre
00:59:48que vous publiez
00:59:50la somme
00:59:50de ses contributions
00:59:51vous en citez
00:59:51plusieurs de ses prédateurs
00:59:53Chine, Etats-Unis, Russie
00:59:55intelligence artificielle
00:59:56vous venez d'en parler
00:59:57et peut-être
00:59:58un mot sur la Chine
00:59:59parce que vous dites
01:00:00la Chine c'est loin
01:00:02et puis surtout
01:00:02on la connaît pas
01:00:04on la connaît mal
01:00:05et vous citez même
01:00:07un exercice
01:00:08qu'on va faire là
01:00:09parce que je ne vous ai
01:00:09pas prévenu
01:00:10pour le coup
01:00:10Général et Ulysse
01:00:11vous dites
01:00:12aucun d'entre nous
01:00:13quasiment
01:00:13essayez à table
01:00:14de faire le jeu
01:00:14avec vos amis
01:00:15aucun d'entre nous
01:00:16n'est capable
01:00:16de citer
01:00:18trois Chinois
01:00:19vivants
01:00:20parce que trois Chinois
01:00:21tout court
01:00:22j'ai essayé tout à l'heure
01:00:23dans mon équipe
01:00:23on est arrivé à deux
01:00:24deux et demi
01:00:25Ulysse Gosset
01:00:26trois Chinois vivants
01:00:27Xi Jinping
01:00:28le président
01:00:29ça on l'a tous
01:00:29ou presque
01:00:31Wang Xi
01:00:32le ministre des affaires
01:00:33étrangères chinois
01:00:34et puis
01:00:36le patron d'Alibaba
01:00:37qui d'ailleurs
01:00:38a été placé
01:00:39en disgrâce
01:00:40vous êtes bon en foot
01:00:41vous êtes bon en MEMA
01:00:42vous êtes bon en Chine
01:00:43Général Sidos
01:00:44la Chine on la connaît pas
01:00:45mais on commence
01:00:46à s'apercevoir
01:00:46que la Chine a fait
01:00:47un bond géant
01:00:48en matière de robotique
01:00:49d'intelligence artificielle
01:00:50et de quantique
01:00:51et ça c'est la bataille
01:00:53de demain
01:00:53Général Sidos
01:00:54trois Chinois vivants
01:00:54je suis désolé là vraiment
01:00:55vous pouvez reprendre
01:00:57les mêmes au pire
01:00:57non même pas
01:00:58j'ai eu un stagiaire chinois
01:00:59quand j'étais professeur
01:01:00à l'école de guerre
01:01:01qui parlait un très bon français
01:01:02ça en fera un
01:01:02si vous vous souvenez
01:01:03de son nom
01:01:04mais oui oui
01:01:05vaguement
01:01:06mais ça fait quelques années
01:01:08mais non je suis désolé
01:01:09non effectivement
01:01:09on connaît le président
01:01:10et puis c'est terminé
01:01:11mais c'est vrai
01:01:12c'est complètement dingue
01:01:13la moitié de la planète
01:01:14on la connaît pas
01:01:14et c'est ça qui est intéressant
01:01:15parce que je pense
01:01:16qu'un parti
01:01:16ça fait partie d'une stratégie
01:01:18d'un côté
01:01:18effectivement
01:01:19nous continuons à penser
01:01:20le monde
01:01:20comme si on était
01:01:21au début des années 2000
01:01:22et donc au fond
01:01:23on pense que la Chine
01:01:24est une puissance
01:01:25émergente
01:01:26très très lointaine
01:01:27de effectivement
01:01:28la centralité
01:01:28qu'elle a aujourd'hui
01:01:29et c'est très problématique
01:01:31parce qu'aujourd'hui
01:01:31si vous prenez presque
01:01:32tous les indicateurs
01:01:33la Chine
01:01:33elle est presque toujours
01:01:34à peu près la moitié
01:01:35que ce soit économiquement
01:01:37ou géopolitiquement
01:01:37c'est le centre
01:01:38et donc c'est un problème
01:01:39effectivement que
01:01:40dans nos débats
01:01:41politiques, démocratiques
01:01:42intellectuels
01:01:42dans nos médias
01:01:43au fond on soit à ce point
01:01:45disons incapable
01:01:46de situer sur la carte
01:01:47donc c'est un exemple
01:01:48tout simple
01:01:48trois noms
01:01:49de Chinois vivants
01:01:50contemporains
01:01:50et ce test là
01:01:51est une petite provocation
01:01:52qui doit à mon avis
01:01:54apporter une espèce
01:01:54de sursaut
01:01:56de prise de conscience
01:01:56parce que
01:01:57qu'est-ce qui se passe
01:01:58il y a quand même
01:01:58un soft power chinois
01:01:59j'en suis presque persuadé
01:02:00qui consiste à dire
01:02:01au fond
01:02:02c'est très intéressant
01:02:02de cacher
01:02:04la diversité
01:02:05l'hétérogénité
01:02:05les complexités
01:02:06de la Chine contemporaine
01:02:07autour d'une vision
01:02:08un peu orientalisante
01:02:09d'un système harmonieux
01:02:11où tout est rationnel
01:02:12où tout est géré
01:02:13par un seul homme
01:02:13et donc il faut essayer
01:02:15de déjouer ça
01:02:16aussi cette asymétrie
01:02:17parce que eux
01:02:17ils nous connaissent très bien
01:02:18et justement
01:02:19pour les démocraties
01:02:20ça va être impossible
01:02:21de jouer le rapport de force
01:02:22si les prochains entretiens
01:02:24avec les candidats
01:02:25à la présidentielle
01:02:26en fait on ne leur pose pas
01:02:27la question de
01:02:28qu'est-ce qu'ils vont faire
01:02:28avec la Chine
01:02:29l'ennemi qui nous désigne
01:02:30apprendre à résister
01:02:31aux prédateurs séchés
01:02:32Gallimard
01:02:33et vous allez tous réviser
01:02:34évidemment ce soir à table
01:02:35pour avoir trois chinois vivants
01:02:36à donner dans la conversation
01:02:38ils sont dans le...
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