- il y a 4 heures
Michèle Gillet, 46 ans, divorcée, trois enfants. A l'été 1998, on la retrouve baignant dans son sang chez elle, une maison à l'écart d'un petit village de Dordogne. "Miquette" comme on la surnomme a été frappée à mort. Une piste privilégiée: celle d'un proche, d'une connaissance.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:0214h15 c'est l'heure du crime sur rtl la dame est allongée avec les vêtements
00:08un peu dévêtus le slip baissé un saut à côté elle présente des traces de sang
00:14donc c'est pas un accident donc à ce moment là on ne touche à rien et on attend l
00:20'arrivée du
00:20médecin pour les premières constatations bonjour michel gilet 46 ans divorcé trois
00:27enfants à l'été 1998 on la retrouve baignant dans son sang chez elle une maison à l'écart
00:33d'un petit village en dordogne miquette comme on la surnomme a été frappé à mort une piste
00:40privilégiée celle d'un proche d'une connaissance michel gilet la morte de la terrasse l'heure
00:46du crime la seule émission radio 100% fait diverses tout de suite sur rtl
00:57mardi 1er septembre 1998 13h15 les gendarmes de périgueux sont appelés pour la découverte d'une femme retrouvée sans
01:07vie à lille un village du coin leurs collègues de la brigade de tocan saint apra sont déjà sur
01:14place le gendarme thierry bordé a été le premier à sécuriser les lieux dans cette maison bâti à
01:20flanc de coteau au lieu dit sous puis rôti à l'écart du village la victime gît sur la terrasse
01:27sur le
01:28flanc gauche joue contre le sol un bras en extension du sang s'est écoulé du visage un seau en
01:34plastique
01:34qui contient liquide rougeâtre et des cheveux collés et posé près de son abdomen les vêtements
01:41sont en désordre t-shirt relevé dans le dos jusqu'aux épaules jupe en jean remonté à la ceinture culotte
01:47baissée à
01:48mi cuisse une paire de lunettes ensanglantée est au sol le médecin note une plaie de 11 cm de
01:54longueur à l'arrière du crâne une autre de 4 cm près de l'oreille droite des coups assénés avec
02:01violence à l'aide d'un instrument pointu la femme porte également des traces de strangulation selon
02:07le légiste c'est après le décès qu'on a plongé la tête dans le seau d'eau aucune trace
02:12de viol ou
02:13d'agression sexuelle le décès remonterait à plus de 24 heures rien n'a été volé dans la maison la
02:19morte s'appelle michelle gilet 46 ans divorcée trois enfants une femme réservée et fragile elle
02:26sortait tout juste de lourds problèmes de santé une affection cérébrale elle vivait avec son chien et
02:32son chat apprécié de tous elle était affectueusement surnommé miquette les gendarmes interroge le voisin
02:43qui a découvert le corps de michelle gilet le mardi et le samedi cet homme marié a l'habitude de
02:48lui
02:49apporter son pain après avoir fait les courses avec sa femme en arrivant peu après midi et demi il a
02:54croisé le chien de miquette tous les volets étaient fermés seule la porte fenêtre de la cuisine était
02:59ouverte la cuisine était allumée il a frappé sans réponse puis il a aperçu le corps au fond de la
03:06terrasse il a appelé le neveu de michelle gilet qui habite juste à 100 mètres plus bas ils ont alerté
03:12la gendarmerie le voisin et réentendu il finit par confier qu'il entretenait depuis quelques mois une
03:19liaison avec la victime relation purement sexuelle dit-il des rapports furtifs dans la cuisine quand
03:25il ramené le pain ou le soir quand son épouse et sa fille se rendaient à des soirées loto la
03:31dernière fois c'était le 25 août en fin de matinée le voisin intrigue beaucoup les enquêteurs mais il
03:38a un solide alibi des visiteurs de michelle gilet sont entendus son ex mari retient l'attention le
03:44couple a divorcé il ya huit ans ex mari et ex épouse avait de très mauvaises relations le mari souhaitait
03:52récupérer la maison qui lui appartient il faisait tout pour que michelle gilet soit expulsé il avait
03:57même mobilisé pour cela le maire de la commune à l'heure du crime ce chauffeur routier était
04:03cependant à 200 kilomètres du village de lille alibi confirmé par les disques au rodateur de son
04:10camion lundi 4 janvier 1999 quatre mois après le meurtre de michelle gilet les gendarmes n'ont
04:17d'identifier aucun suspect mission est alors donné de reprendre tous les témoignages les
04:22enquêteurs s'arrêtent ainsi sur celui de pascal labar 33 ans employé communal à tocan saint-apre un
04:30célibataire de 33 ans qui vit toujours chez ses parents à 10 minutes de la maison de miquette il
04:35la connaissait bien il est le beau frère du neveu de la victime il faisait régulièrement de
04:42petits travaux chez elle les enquêteurs estiment que son emploi du temps n'est vraiment pas très
04:48clair et pascal labar va entrer dans le décor de ce crime mystérieux il va devenir tout simplement
04:55le suspect numéro 1 est ce que c'est lui ou pas lui on va essayer de le savoir dans
04:59la suite de
05:00l'heure du crime reste que pour les enquêteurs seul un familier c'est ce qu'ils pensent les les
05:05gendarmes a pu tuer michelle gilet à aucun cas il ne pouvait s'agir d'un crime fortuit celui d
05:10'un
05:11déséquilibré ou bien d'un rôdeur c'est très très vite exclu vu la manière dont la scène de crime
05:16se présente bonjour emilie delpera bonjour merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure
05:23du crime vous êtes journaliste journal sud-ouest cette affaire vous la connaissez par coeur vous
05:27l'avez suivi pour votre journal sud-ouest qu'on salue d'ailleurs c'est un excellent journal qu'il
05:31faut lire il faut lire sud-ouest il faut lire les quotidiens régionaux je le répète tout le temps
05:34les auditeurs le savent mais c'est très important pour la vie de ce pays évidemment
05:40emilie delpera tout est un peu curieux dans cette scène de crime il y a des coups à la tête
05:46on a
05:47essayé d'étrangler la victime ce corps sur la terrasse est à moitié déshabillée mais n'a pas été
05:53violée c'est très bizarre oui effectivement beaucoup d'interrogations en découvrant cette scène d'autant
06:03que l'objet contendant avec lequel la victime a été frappée à la tête est introuvable sur le lieu du
06:14crime
06:14et il le restera d'ailleurs puisqu'on n'a jamais retrouvé le fameux pied de parasol avec lequel le
06:20suspect
06:21un temps accusé puis on verra on verra voilà aurait tué effectivement la victime voilà et puis ce
06:33seau d'eau effectivement maculé de sang qui laisse qui interroge également voilà ça fait pardon
06:41emilie delpera mais ça fait penser un petit peu une mise en scène tout simplement ou mise en scène rapide
06:46en tout cas oui une mise en scène rapide voire ratée si je peux dire fortement improvisée exactement
06:53tout à fait bonjour marion garnier merci beaucoup d'être avec nous également dans le studio lors du
06:59crime vous êtes journaliste rédactrice en chef pour l'émission non élucidée il y aura bientôt de
07:03nouveaux épisodes d'ailleurs de cette émission en salut c'est une très bonne émission qu'il faut
07:06regarder non élucidée votre dernier livre colquise aux éditions larousse marion garnier alors il y a
07:15beaucoup de monde autour de cette maison qui est un petit peu isolé mais tout le monde se connaît
07:19c'est un petit village moins de 2000 habitants c'est ça c'est ça c'est un petit village
07:23moins de
07:231000 habitants donc effectivement les gens se connaissent michel gilet est connu on l'a surnommé
07:29quête les gens se connaissent font attention les uns aux autres donc on lui donne des on lui fait des
07:36courses on l'aide puisque c'est quelqu'un qui a été malade donc effectivement c'est un crime extrêmement
07:42violent dans un tout petit village donc c'est un crime qui sidère tout le monde surtout que toutes les
07:47informations qui sont recusées sur la scène de crime vont être diffusées et en fait l'information qui va
07:52passer ça va être michel gilet a été tué elle a été battue à mort elle a été violée elle
08:00a été
08:00étranglée et elle a été noyée puisque elle a des traces de coup une trace de strangulation qu'on retrouve
08:05un
08:05saut près d'elle on pense qu'elle a été noyée et qu'elle est moitié dévêtue qu'elle a
08:09été violée donc c'est la
08:10sidération personne ne comprend oui c'est ce que disait émilie delpera c'est que cette scène elle est en
08:14désordre et on peut pas y croire comme ça il y a quelque chose qui va pas encore avec vous
08:18marion
08:19garnier le voisin il a découvert le corps alors évidemment c'est important quelqu'un qui découvre
08:24le corps dans une enquête criminelle ça devient tout de suite n'ont pas un suspect mais un témoin
08:28important il va lâcher des beaucoup de choses ce voisin finalement il a connaissé plus que ça en fait le
08:35voisin il découvre le corps parce qu'elle habitude de venir chez elle lui fait des courses il lui apporte
08:39le
08:39pain puis en fait au bout d'un moment les gendarmes vont comprendre qu'il faisait aussi autre chose que
08:44lui apporter le pain il avait une relation avec michel gilet de temps en temps plusieurs fois par
08:49mois ils se retrouvaient ils avaient des relations sexuelles toujours chez michel gilet c'est une
08:53relation qui était secrète puisque ce voisin est marié donc effectivement il a une relation secrète avec
09:00la victime il découvre le corps il va il va devenir suspect il va être un petit peu sa vie
09:04va être un
09:05petit peu fouillé par les gendarmes oui c'est ça mais c'est normal j'ai envie de dire puis
09:10un autre
09:11suspect qui apparaît très vite dans le paysage et ça il faut nous en dire encore un mot marion garnier
09:16c'est le mari alors là le mari c'est vraiment il intéresse lui aussi beaucoup les gendarmes parce que
09:22ça se passe pas bien avec son ex femme l'ex mari il intéresse beaucoup les gendarmes si on se
09:26pose la
09:27question traditionnelle en début d'enquête à qui profite le crime il profite à l'ex mari qui voulait que
09:33son ex
09:33femme michel gilet quitte leur maison et elle elle refusait de partir parce qu'ils n'avaient pas
09:39versé la prestation compensatoire qu'elle avait obtenue au jugement du divorce donc ils étaient dans
09:44une espèce de de bras de fer tant que tu ne me paie pas je ne partirai pas de la
09:48maison donc
09:50forcément les gendarmes vont se pencher sur cet homme qui est routier donc en plus qu'il peut avoir
09:55des libertés pour aller et venir fait ça bouge il va apparaître dans l'enquête qu'il a menti qu
10:01'il a fait
10:01quelque chose d'assez étonnant c'est que les routiers ils ont à cette époque ça a dû changer
10:05maintenant à l'intérieur de leur camion des disques en carton qui sur lesquels sont inscrits
10:11oui les disques chrono enfin bon et leur déplacement quand il s'arrête et tout et on se rend compte
10:19que
10:19le soir du meurtre il a retiré son disque pendant une demi-heure et que quand il remet son disque
10:26c'est
10:26un moment où il est près de bordeaux donc à plusieurs qui est vraiment une dizaine de kilomètres que le
10:31lieu du crime
10:31un moment où il dit c'est mon temps de repos donc là on se dit est ce qu'il
10:36a pu faire un aller-retour
10:37enfin il est il est soupçonné il est soupçonné avant d'être d'être écarté d'être écarté parce qu
10:44'il est
10:44trop loin il est à 200 kilomètres quoi qu'il en soit même s'il a trafiqué un petit peu
10:48son disque parce
10:48qu'il dormait ou il ne dormait pas ça arrive bon c'est une petite triche mais ça porte pas
10:52à conséquence
10:53un petit mot avec vous Émilie Delpera tout de suite on le sent bien en entendant ce que dit Marion
10:57Garnier
10:58on est sur la piste d'un proche
11:01alors on est sur la piste d'un proche et je me permets d'ajouter que le fils
11:06de Miquette
11:07a un temps été soupçonné
11:10dans la mesure où
11:12Miquette avait rédigé une assurance vie
11:15dont le bénéficiaire
11:17principal et unique était donc son fils
11:20Pierre et donc les enquêteurs ont un temps exploré cette piste et ont sévèrement cuisiné d'ailleurs
11:27fils
11:29voilà pour se demander s'il y avait des raisons vénales
11:34voilà qui pouvaient motiver ce geste
11:38l'ami de Miquette
11:39Pascal Labar va se montrer très bavard en garde à vue
11:43Michel Gillet est la morte de la terrasse
11:45je l'ai tapé un peu plus fort
11:47j'ai frappé de colère
11:48c'est là que cela a mal fini
11:51l'enquête de l'heure du crime
11:53on se retrouve dans un instant sur RTL
11:58merci d'écouter RTL
12:05RTL, votre radio
12:0814h-15h, Jean-Alphonse Richard sur RTL
12:12l'heure du crime
12:14l'heure du crime consacrée aujourd'hui au meurtre de Michel Gillet
12:18cette femme divorcée, 46 ans, a été tuée chez elle en septembre 1998
12:22dans un village de Dornone
12:24surnommée Miquette
12:26elle n'avait pas d'ennemi
12:274 mois plus tard, les enquêteurs s'intéressent à une de ses connaissances
12:32lundi 11 janvier 1999
12:34Pascal Labar, 33 ans, est convoqué à la gendarmerie de Toccan, Saint-Apres
12:39il est placé en garde à vue
12:40Labar déclare avoir fait la connaissance de Michel Gillet
12:43en se rendant chez sa soeur et son beau-frère
12:46ils habitent juste en dessous de chez elle
12:49il a fait des petits travaux chez Miquette
12:52la télé, l'évier, le cyclomoteur
12:55il l'a parfois emmené dans sa voiture pour faire des courses
12:58la veille de la découverte du corps
13:00Pascal Labar dit avoir travaillé toute la journée
13:03employé communal
13:05il a repeint les grilles de la mairie
13:06il est rentré chez lui vers 17h30
13:09il a dîné avec ses parents
13:10il s'est couché, il n'est pas ressorti de chez lui
13:12il a appris la mort de Miquette le lendemain
13:15en rentrant déjeuner chez ses parents
13:18au fil des heures de garde à vue
13:20Pascal Labar se laisse aller aux confidences
13:22il raconte qu'il s'était en fait rapproché de la victime
13:26au point d'entretenir une liaison
13:28fin 97, soit 8 mois avant le drame
13:32Pascal Labar a commencé à flirter avec Michel
13:36puis le couple a eu des relations sexuelles
13:38Pascal Labar n'en a jamais parlé à personne
13:41il craignait que cette romance avec une femme
13:43ayant 12 ans de plus que lui soit mal vue
13:46la relation s'est poursuivie jusqu'à la mi-juillet
13:49il se voyait les mercredis, jeudi, vendredi
13:51quand il ne travaillait pas
13:53le dimanche 26 juillet
13:56il lui a demandé si elle voulait faire sa vie avec lui
13:59elle a refusé
14:00elle m'a dit que je n'étais pas son genre de mec
14:03je ne faisais pas l'affaire
14:05j'ai essayé de la raisonner
14:06je lui ai fait comprendre que j'étais amoureux d'elle
14:09dit le suspect
14:09dans les semaines suivantes
14:11il a tenté de la faire changer d'avis
14:13mais sans succès
14:15après 8h30 de garde à vue
14:17Pascal Labar passe aux aveux
14:18il livre une foule de détails
14:20tout s'est passé le dimanche 30 août
14:23avant veille de la découverte du crime
14:25le matin vers 9h30
14:27il s'est rendu chez Miquette
14:29l'entrevue a mal tourné
14:31il lui a mis une gifle
14:32il s'est excusé
14:33il est revenu vers 17h30, 18h
14:36ils se sont à nouveau discutés
14:38et c'est là
14:38que cela a mal fini
14:40je l'ai frappé un peu plus fort
14:41dit-il
14:42Labar
14:43dit avoir frappé
14:44avec le revers de sa main
14:45elle est tombée
14:46il a paniqué
14:47il a cherché un objet
14:49pour cogner
14:50encore et encore
14:51il a pris
14:51le parasol
14:52planté dans la table de camping
14:54il l'a frappé
14:55avec le piqué blanc
14:56au corps
14:57au visage
14:58à la tête
14:58je frappe de colère
15:00indique-t-il
15:00Michel Gillet est inconscient
15:03inconsciente
15:03j'avais envie de faire l'amour
15:05elle était en jupe
15:06j'ai baissé sa culotte
15:08je n'y suis pas arrivé
15:09explique-t-il
15:10il a ensuite voulu la noyer
15:12en plongeant la tête
15:13dans un seau
15:14puis il a tenté
15:15de l'étrangler
15:15avec un lacet
15:16de ses chaussures
15:17c'était pour qu'elle ne parle pas
15:19et qu'elle soit bien morte
15:20il s'est débarrassé
15:22du piqué
15:23de parasol
15:23dans la drone
15:24la rivière
15:25où il pêche
15:26aucun piqué
15:27ne sera retrouvé
15:28ici
15:28j'ai eu un acte de folie
15:30alors que je l'aimais
15:31conclut Pascal Labar
15:33un mois plus tard
15:33il se rétracte
15:34un de ses meilleurs amis certifie
15:36qu'il était avec lui
15:37le jour du crime
15:38il reste mis en examen
15:39écroué
15:40car ses aveux
15:41sont qualifiés
15:42de très crédibles
15:46mercredi 27 novembre 2002
15:484 ans
15:48après la mort de Michel Gillet
15:51Pascal Labar
15:52est jugé
15:52par la cour d'assises
15:54de la Dordogne
15:55à Périgueux
15:56après ses aveux détaillés
15:58en garde à vue
15:58il s'est replié
16:00dans ses dénégations
16:01je n'ai pas tué
16:02Michel Gillet
16:03répète cet homme
16:04aux cheveux roux
16:04qui apparaît écrasé
16:05par ce qui lui arrive
16:06personne dans son entourage
16:08n'était au courant
16:09d'une liaison avec Miquette
16:10si Pascal était venu
16:12régulièrement la voir
16:13avec sa Ford Escorte Rouge
16:15fatalement on l'aurait vu
16:16assure un témoin
16:17un autre indique
16:18dans un village
16:19comme Lille
16:19tout finit
16:21par se savoir
16:21tout finit par se voir
16:23mais ici rien
16:24avant sa mort
16:25Michel Gillet
16:26aurait évoqué
16:27des rôdeurs
16:27qu'elle entendait
16:28marcher autour d'elle
16:29l'avocat
16:30de l'accusé
16:31parle d'aveu
16:32obtenu
16:34auprès d'un homme
16:35émotif
16:36elle parle aussi
16:37d'absence
16:38d'éléments matériels
16:39c'est un dossier bâclé
16:40accuse l'avocate
16:42l'avocate
16:43de la fille
16:44de la victime
16:45lui réplique
16:45c'est un brave type
16:47mais c'est le feu
16:48sous la glace
16:48après trois jours de procès
16:50Pascal Labar
16:50est condamné
16:51à 20 ans de prison
16:5420 ans
16:54derrière les barreaux
16:56l'accusé va faire appel
16:57il est loin d'être
16:58le premier à se rétracter
16:59dans une affaire criminelle
17:00et accuser les enquêteurs
17:01c'est un classique
17:01de lui avoir extorqué
17:03ses aveux
17:05mais là
17:05on va se poser
17:06sans doute des questions
17:07en tout cas la famille
17:08va essayer d'y voir plus clair
17:10et Pascal Labar
17:11va devoir abattre
17:12ses dernières cartes
17:14lors du procès
17:14en appel
17:15on va voir évidemment
17:16tout ça
17:16ce que ça va donner
17:17alors il faut reparler
17:19tout de suite
17:20des aveux
17:22Marion Garnier
17:23il y a ses aveux
17:24et ses aveux
17:25ils sont très étonnants
17:26quand on les lit
17:27et quand on les relit
17:28c'est qu'ils sont
17:29extrêmement clairs
17:30très précis
17:31très détaillés
17:32rien n'y manque
17:33quand il commence
17:34quand il se met à table
17:34comme on dit
17:35il ne s'arrête plus
17:36ces aveux en fait
17:37reprennent toutes les constatations
17:39des gendarmes
17:41toutes
17:41donc il dit
17:42on a bu un café
17:43ils ont découvert
17:44deux tasses de café
17:45dans la cuisine
17:46ensuite
17:47on s'est disputé
17:48on a été sur la terrasse
17:49le corps a été retrouvé
17:50sur la terrasse
17:51je l'ai frappé
17:52je l'ai frappé
17:53à coup de poing
17:54je l'ai frappé
17:55avec le pied du parasol
17:57tout ce que
17:59le petit lien
17:59les traces de strangulation
18:01il dit qu'il a retiré
18:02ses lacets
18:03de ses chaussures
18:04de protection professionnelle
18:05et qu'il l'a étranglé
18:07avec ça
18:07et puis après
18:08pour le seau d'eau
18:09j'ai rempli un seau d'eau
18:10dans la cuisine
18:11et j'ai essayé
18:12de la noyer
18:13en fait ça reprend tout
18:14c'est même assez exceptionnel
18:15parce que
18:15on a l'impression
18:16que vraiment
18:17il n'oublie rien
18:20ça reprend tout
18:21et c'est vrai que
18:22il va les réitérer
18:24devant le juge d'instruction
18:24et quand il va se rétracter
18:26il va dire
18:27on met un petit peu
18:28souffler les réponses
18:29j'ai craqué
18:29c'est une époque
18:30où les questions
18:31n'étaient pas inscrites
18:32sur les procès verbaux
18:33de garde à vue
18:33donc en fait
18:34quand on lit
18:34le procès verbal
18:35de garde à vue
18:36on ne voit que les réponses
18:37oui c'est
18:39sur interrogation
18:39voilà
18:40sur interrogation
18:41et c'est vrai que
18:43vous disiez
18:44il se met à table
18:44oui il se met bien à table
18:45et il mange
18:46toute la table
18:47c'est très étonnant
18:49alors quand même
18:49un petit point
18:50vous allez peut-être
18:51me dire le contraire
18:52mais Marion Garnier
18:53vous êtes journaliste
18:54vous avez travaillé
18:55sur cette affaire
18:56et vous travaillez
18:57aujourd'hui
18:57sur les émissions
18:58non élucidées
19:00évidemment
19:01le pied de parasol
19:02c'est lui qui en parle
19:03les gendarmes
19:03ils n'en parlent pas
19:04du pied de parasol
19:05mais
19:06dès le début
19:06les gendarmes
19:07émettent l'hypothèse
19:08du pied de parasol
19:09puisque quand ils arrivent
19:10sur la terrasse
19:11et que le médecin-giste
19:12qui vient à la levée de corps
19:13dit il y a eu des coups de poing
19:14et des coups
19:16donnés avec un objet
19:17derrière le crâne
19:18ils cherchent
19:19l'objet contondant
19:20et là il y a un emplacement
19:21pour planter un parasol
19:23et le pied a disparu
19:25donc ils pensent que c'est ça
19:26ils cherchent partout
19:27ils ne le trouvent pas
19:27mais ce qui est intéressant
19:28en revanche dans ses aveux
19:29quelque chose que les gendarmes
19:30ne savent pas
19:30c'est où est passé ce pied de parasol
19:32et dans ses aveux
19:33il dit un endroit
19:35où il a débrouillé
19:35près d'un moulin
19:36c'est ça
19:36dans la rivière
19:37ils y vont les gendarmes
19:38ils n'ont jamais rien retrouvé
19:40là où il dit quelque chose
19:41que les gendarmes ne savaient pas
19:43on ne peut pas vérifier
19:44qu'il dit
19:44il peut mentir aussi
19:45on peut se dire aussi
19:46qu'il peut donner un lieu
19:47qui n'est pas le bon
19:49oui
19:50on peut
19:50mais à partir du moment
19:51où il a admis
19:52un meurtre aussi atroce
19:54enfin moi
19:55pourquoi il ne voudrait pas dire
19:56où il a caché le pied de parasol
19:58Émilie Delpera
19:59vous êtes avec nous
20:00dans cet air du crime
20:00journaliste
20:01au journal Sud-Ouest
20:02il n'y a personne autour de lui
20:04qui croit à sa culpabilité
20:05à Pascal Labar
20:07Oui
20:09très vite en fait
20:10ses amis proches
20:12et sa famille
20:13vont effectivement
20:16voler à son secours
20:18ils considèrent que
20:20sa personnalité
20:22ne colle pas
20:23avec le crime barbare
20:26qu'on lui impute
20:27et donc la famille
20:29va se mobiliser
20:32et faire appel
20:33à une association
20:35l'association Action Justice
20:37à l'époque
20:38On va en parler
20:39évidemment de la réplique
20:40de la famille
20:41dans un moment
20:42mais je voudrais juste
20:42avec vous
20:43au procès d'assise
20:44Émilie Delpera
20:45il est un peu
20:46de l'ombre de lui-même
20:47cet homme
20:48il est complètement écrasé
20:49par ce qui lui arrive
20:52Oui complètement
20:53dans la mesure
20:54où pour lui
20:55il est innocent
20:57puisqu'il plaide
20:57son innocence
20:59depuis
20:59qu'il s'est
21:02rétracté
21:04voilà
21:04et donc pour lui
21:05tout ça
21:06effectivement
21:08lui échappe
21:09et voilà
21:10c'est un coup de massue
21:11effectivement
21:12qu'il va recevoir
21:13à l'occasion
21:14du verdict
21:16puisque
21:18la cour d'assise
21:19va le condamner
21:19à 20 ans
21:20c'est plus
21:21que ne l'avait requis
21:22le ministère
21:23Tout à fait
21:23donc c'est une peine
21:25qui est sévère
21:25qui est lourde
21:26et puis le procès
21:27est plutôt rapidement
21:28expédié
21:29Marion Garnier
21:30expédié
21:30parce que
21:31c'est lui
21:31il n'y a pas d'autre piste
21:33à ce moment là
21:33on se dit
21:34on s'est focalisé
21:35sur cet homme
21:35oui
21:36et puis
21:36c'est une époque aussi
21:37où les procès
21:38étaient plus courts
21:39il y avait moins
21:39d'expertise
21:40les avocats de la défense
21:42comme les avocats
21:43de la partie civile
21:44demandaient
21:44moins d'expertise
21:45donc en fait
21:46le procès
21:46je crois que
21:47c'est une journée
21:47donc une journée
21:49le temps d'entendre
21:50les gendarmes
21:51qui ont fait
21:52les constatations
21:53celui qui a suivi
21:54l'enquête
21:55le médecin légiste
21:57c'est vite fait
21:57c'est vite terminé
21:58et puis
21:59les aveux
22:00forcément
22:00pas énormément
22:01et en une journée
22:03voilà
22:03c'est plié
22:04c'est plié
22:06une contre-enquête
22:08qui va battre son plein
22:10Michel Gillet
22:11la morte de la terrasse
22:12aucune trace de sang
22:13sur les vêtements
22:14du suspect
22:14l'enquête de l'heure du crime
22:16une avocate
22:16une association
22:17qui combat les erreurs judiciaires
22:19et un enquêteur privé
22:20vont-ils découvrir une faille
22:21dans cette enquête
22:22implacable
22:23à suivre
22:24dans un court instant
22:25sur RTL
22:44on a dans cette affaire
22:46une enquête des gendarmes
22:48et une instruction
22:49totalement surréaliste
22:52ils font dire
22:53à Pascal Labar
22:54des dates
22:55comme quoi
22:55il s'est rendu
22:56ce jour-là
22:57à telle heure
22:58chez Mickette
22:58pour avoir des rapports sexuels
22:59c'est faux
23:00mais c'est faux
23:02Au programme de l'heure du crime
23:03l'affaire Michel Gillet
23:05en septembre 98
23:06cette femme divorcée
23:0746 ans
23:08a été tuée chez elle
23:09dans un village de Dordogne
23:10son meurtrier présumé
23:11a été condamné
23:12à 20 ans de prison
23:13il n'y les fait
23:14sa défense s'organise
23:15en vue du procès
23:16en appel
23:19Janvier 2003
23:20la famille
23:21et les proches
23:21de Pascal Labar
23:23s'adressent
23:23à l'association
23:24Action Justice
23:25afin de lancer
23:26une contre-enquête
23:27l'association
23:28présidée par le remuant
23:30Roland Agré
23:31victime par le passé
23:32d'une erreur judiciaire
23:33accepte la mission
23:34lors du procès
23:35l'avocate de Labar
23:37avait insisté
23:38sur le fait
23:38qu'aucune trace de sang
23:40n'avait été détectée
23:41dans la voiture
23:42de Pascal Labar
23:43alors qu'il aurait
23:44transporté l'arme du crime
23:45à savoir
23:46un pied de parasol
23:47ensanglanté
23:48aucune trace de sang
23:50non plus
23:50sur les vêtements
23:51du suspect
23:52pas d'empreinte de lui
23:53dans la maison
23:54ou sur la terrasse
23:55l'enquêteur privé
23:57Roger Marc Moreau
23:57conduit la contre-investigation
24:00il note une série
24:01d'incohérences
24:02selon lui
24:02le diamètre du pied de parasol
24:04jamais retrouvé
24:05ne correspond pas
24:06aux blessures
24:07infligées à la victime
24:08à propos de l'heure
24:09de la dispute fatale
24:11que Pascal Labar
24:12a fixée
24:12au dimanche 30 août
24:14autour de 18h
24:15le détective privé
24:17fait remarquer
24:18que la victime
24:19a appelé
24:20ce soir-là
24:21sa mère
24:21vers 19h
24:23et la maman
24:24certifie que Michel
24:25allait bien
24:25et n'avait aucun ennui
24:27par ailleurs
24:28aucune preuve
24:29de la relation sentimentale
24:30de Pascal Labar
24:31et Michel Gillet
24:32n'a jamais été rapportée
24:35l'association
24:36Action Justice
24:37va adresser son rapport
24:39au directeur
24:40des affaires criminelles
24:41au ministère
24:42de la justice
24:42ainsi qu'au président
24:44de la cour d'assises
24:45de la Gironde
24:46où doit se tenir
24:46le procès en appel
24:48nous sommes convaincus
24:49de l'innocence
24:50de Pascal Labar
24:51nous allons nous battre
24:52pour son acquittement
24:53promet
24:54dans le journal
24:55Sud-Ouest
24:55Roger Marc Moreau
24:59on va voir
25:00si cette contre-enquête
25:02va prospérer
25:02si elle va amener
25:03des éléments
25:04Marion Garnier
25:05vous êtes journaliste
25:06rédactrice en chef
25:07pour l'émission
25:07Non élucidée
25:08et vous êtes avec nous
25:09dans cette heure du crime
25:10alors c'est vrai
25:11que cette contre-enquête
25:12elle est instructive
25:13en tout cas
25:14elle apporte
25:14beaucoup d'éléments
25:15et notamment
25:16il n'y a pas
25:17de traces de sang
25:18il n'y a pas d'empreinte
25:19il n'y a pas de traces de sang
25:20il n'y a pas d'empreinte
25:21et il n'y a pas non plus
25:22l'ADN
25:23ou une empreinte
25:25dans la chambre
25:26de
25:27de Michel
25:28de Miquette
25:28parce qu'en fait
25:29souvenez-vous
25:30le voisin
25:31avec qui elle avait
25:31des relations
25:33on retrouve
25:34on retrouve son ADN
25:35sur la moquette
25:36enfin on retrouve son sperme
25:37plus précisément
25:38sur la moquette
25:39et sur son couvre-lit
25:40lui on ne retrouve rien
25:41et on ne retrouve rien
25:43sur les tasses
25:45c'est vrai que
25:46il n'y a
25:47les tasses
25:47il n'y a aucune empreinte
25:48je crois qu'il n'y a aucune empreinte
25:50où ça a été nettoyé
25:51alors cette scène
25:52a été nettoyée
25:52où ils n'ont pas trouvé
25:54c'est aussi une époque
25:55sur la scène de crime
25:56en revanche
25:57il y a quelque chose
25:57d'assez rigolo
25:58qui va les occuper
25:59des mois
26:00des mois
26:00des mois
26:00c'est que dans le cendrier
26:02il n'y a que les mégots
26:04de Michel Gillet
26:04qu'on repère bien
26:05parce qu'elle fume du tabac brun
26:06et il y a un mégot
26:08de cigarette blonde
26:09et dès qu'ils vont
26:10trouver un homme
26:11ils vont prélever son
26:14prélever son ADN
26:15et ils ne trouveront jamais
26:16et pour finir
26:17ils vont trouver
26:17que c'est un intervenant
26:18pour tout dire
26:19un magistrat
26:20qui est venu
26:20sur la scène de crime
26:21qui a pollué la scène de crime
26:22et qui a écrasé sa cigarette
26:23et ça
26:24qui a pollué la scène de crime
26:25mais c'est vrai
26:26qu'il n'y a aucune trace
26:26de Pascal Labar
26:28sur ses lacets
26:29non plus
26:30très important
26:30il dit qu'il l'a étranglé
26:32oui il a enlevé
26:32un des lacets de sa voiture
26:34de sa chaussure pardon
26:35donc quand il trouve
26:36ses chaussures
26:36il y a les deux lacets
26:38et il n'y a pas
26:39de trace de sang
26:40ni rien du tout
26:40de Michel Gillet
26:41autre élément
26:42il y a un élément
26:43sous les ongles
26:44je crois de la victime
26:45sous les ongles
26:46de la victime
26:47on retrouve
26:48une trace ADN
26:50alors je ne sais pas
26:50si c'est tout de suite
26:51ou un petit peu après
26:53qui est un ADN partiel
26:54mais qui serait
26:54un ADN féminin
26:56alors est griffé
26:57ou en tout cas
26:58serait accroché
26:59avec une personne
27:01de sexe féminin
27:02voilà
27:02est-ce qu'il faut
27:04aller jusqu'à penser
27:05que le crime
27:06aurait été commis
27:07par une femme
27:08je sais que c'est
27:08la thèse de Roger
27:09Marc Mouraud
27:10et qu'une femme
27:13aurait fait ça
27:14peut-être une femme
27:15qui aurait été
27:16humiliée par
27:17les tromperies
27:18de son mari
27:19avec Michel Gillet
27:20ça n'a pas été
27:21très enquêté
27:21non je ne crois pas
27:22cette piste là
27:23n'a pas donné
27:24grand chose
27:25Émilie Delpera
27:26vous êtes également
27:26avec nous
27:27dans l'heure du crime
27:27journaliste
27:28à Sud-Ouest
27:29un ami d'enfance
27:31alors c'est important
27:31il s'appelle
27:32Gérard Husquin
27:34Gérard Husquin
27:34il va défendre
27:35son ami d'enfance
27:36depuis le début
27:37il va défendre
27:37Pascal Labar
27:38et il va dire
27:39que Labar
27:40était avec lui
27:41en fait
27:42le jour du crime
27:43et qu'il a raconté
27:44n'importe quoi
27:45en garde à vue
27:45qu'est-ce qu'il faisait
27:46avec lui
27:47le jour du crime
27:48alors
27:49ils avaient déménagé
27:51d'accord
27:51voilà
27:53et puis
27:54ensuite
27:55on apprendra
27:56et c'est
27:58Roger Marc
27:59Moreau
27:59qui va
28:01notamment
28:02amener cet élément
28:04devant la cour d'assises
28:06en fait
28:08Pascal Labar
28:10a joué
28:12aux jeux vidéo
28:13avec son neveu
28:14voilà
28:15et ce neveu
28:17avait 9 ans
28:18à l'époque
28:18et le témoignage
28:20de ce neveu
28:20n'avait pas été jugé
28:23utile
28:23ou en tout cas
28:24suffisamment fiable
28:25crédible
28:26voilà
28:27compte tenu
28:27de l'âge
28:28du témoin
28:29et donc
28:30avait été
28:30écarté
28:31et
28:32Roger Marc Moreau
28:34a réussi
28:34notamment
28:35à
28:36faire entendre
28:37le témoignage
28:39du neveu
28:40en appel
28:42voilà
28:42un élément
28:43qui n'avait pas du tout
28:44été pris en compte
28:45ben oui
28:45mais c'est un élément
28:47important
28:47c'est vrai
28:47Marion Garnier
28:48là petit à petit
28:49il y a des pièces
28:50qui sont manquantes
28:51c'est à dire
28:51il y a un petit peu
28:52d'effet tunnel
28:53dans cette histoire
28:53je ne sais pas si
28:54c'est lui ou pas lui
28:55on va le voir évidemment
28:56mais il y a un effet tunnel
28:57dans cette histoire
28:58on se braque
28:59sur cet homme
29:00sur Pascal Labar
29:01en fait
29:02on a l'impression
29:02qu'à partir du moment
29:03où il avoue
29:04finalement il avoue
29:04assez rapidement
29:05c'est pas
29:06c'est pas long
29:07il avoue
29:09on a l'impression
29:10que les gendarmes
29:10sont très pressés
29:11de trouver l'auteur
29:12des faits
29:12mais ils ne sont pas
29:13dans une affaire
29:14ils ne sont pas encore
29:14dans un colquage
29:15c'est bien loin de là
29:17à partir du moment
29:17où il avoue
29:18on a l'impression
29:18que l'enquête
29:19s'arrête
29:21il n'y a pas
29:22d'acte d'instruction
29:23qui vérifie
29:24vraiment ce qu'il dit
29:25et quand il y a
29:26des vérifications
29:26ben ça
29:28je vous dis
29:28il n'y a rien
29:29sur les lacets
29:30on ne retrouve pas
29:30le pied de parasol
29:31là où il l'a dit
29:32les horaires
29:32ne collent pas vraiment
29:33finalement
29:34il aurait été
29:35avec son neveu
29:36en train de jouer
29:38donc en fait
29:39oui
29:40il manque
29:40des pièces
29:42pour qu'on comprenne
29:43bien
29:43tout ce qui s'est passé
29:44ce jour là
29:45mais quel intérêt
29:46de s'acharner
29:46sur Pascal Labar
29:48parce que c'est le suspect
29:49qui fait l'affaire
29:50c'est ça ?
29:50ah non mais moi
29:51je pense sincèrement
29:52que alors là
29:53je ne remets pas
29:53du tout du tout
29:54en cause
29:55la bonne foi
29:55des enquêteurs
29:56je pense sincèrement
29:57qu'ils sont persuadés
29:59de la culpabilité
30:01de Pascal Labar
30:02comme le magistrat
30:03instructeur
30:03a été persuadé
30:04de sa culpabilité
30:05puisqu'il est renvoyé
30:06en cours d'assises
30:07comme le premier jury
30:09populaire
30:09a été persuadé
30:12ils n'ont pas
30:12d'intérêt particulier
30:13c'est leur conviction
30:14voilà
30:15maintenant
30:15si on analyse l'affaire
30:17on peut se dire
30:17il manque des éléments
30:18mais je pense
30:19que leur conviction
30:20est tout à fait sincère
30:22Pascal Labar
30:23va comparaître
30:24en appel
30:25Michel Gillet
30:27la morte de la terrasse
30:28un homme capable
30:29de fureur
30:30face à un refus
30:31l'enquête de l'heure du crime
30:32on se retrouve
30:32dans un instant
30:33sur RTL
30:34bonne journée
30:40sur RTL
30:46l'heure du crime
30:47présenté par
30:48Jean-Alphonse Richard
30:49sur RTL
30:51retour
30:51dans l'heure du crime
30:52sur l'affaire
30:53Michel Gillet
30:54cette femme de 46 ans
30:55avait été découverte
30:56morte chez elle
30:57en 98
30:57en Dordogne
30:59frappée sur tout le corps
31:00et étranglée
31:01un homme a été condamné
31:03à 20 ans de prison
31:04en 2002
31:04il n'y l'est fait
31:05un an plus tard
31:06il est rejugé
31:11mercredi 4 juin 2003
31:12Pascal Labar
31:1438 ans
31:14veste croisée
31:16de couleur jaune
31:17polo blanc
31:17cheveux coupés courts
31:18se tient bien droit
31:19dans le box des accusés
31:21de la cour d'assises
31:22de la Gironde
31:22à Bordeaux
31:23avant l'ouverture
31:24des débats
31:25il a fait face
31:26aux photographes
31:27et aux caméras
31:27de télévision
31:28sa défense fait savoir
31:29que l'accusé
31:30qui a déjà passé
31:314 ans
31:32et 5 mois
31:33en détention
31:33n'a rien à cacher
31:35Pascal Labar
31:36parle d'une voix claire
31:37il clame son innocence
31:38répète qu'il n'a rien
31:39à voir dans toute
31:40cette affaire
31:40selon lui
31:41les aveux circonstanciés
31:44qu'il a pu faire
31:44en garde à vue
31:45lui ont été
31:46tout simplement
31:48extorqués
31:51Pascal Labar
31:52admet
31:53qu'il connaissait bien
31:54Michel Gillet
31:55femme divorcée
31:56et mère de 3 enfants
31:58à l'époque
31:58il n'avait guère
31:59d'autres passions
32:00que la pêche
32:00et les jeux vidéo
32:01il vivait chez ses parents
32:03et n'avait eu dans sa vie
32:04qu'une seule liaison
32:05de quelques mois
32:06avec une femme
32:07à propos de Miquette
32:08il assure que tout
32:09était strictement amical
32:11une belle soeur
32:12de la victime
32:13décrit Michel
32:14comme une femme
32:15très bonne
32:15généreuse
32:16accueillante
32:17mais secrète
32:18et qui n'avait
32:20aucune intention
32:21de refaire sa vie
32:22l'expert psychologue
32:24livre des conclusions
32:25peu favorables
32:26à l'accusé
32:26si les faits sont avérés
32:28ils ne sont pas
32:29incompatibles
32:30avec la personnalité
32:31de l'accusé
32:31capable de fureur
32:33face à un refus
32:34l'avocat général
32:35fait feu de tout bois
32:36contre la famille
32:36de Pascal Labar
32:37qui aurait tout fait
32:38pour trouver un alibi
32:39au suspect
32:40il rappelle
32:41que c'est l'accusé
32:42lui-même
32:43qui a évoqué
32:43le piqué de parasol
32:45et que les blessures
32:46correspondraient bien
32:47contrairement à ce qu'on dit
32:48à cet accessoire pointu
32:49selon lui
32:50le serrage
32:51du lacet
32:52autour du cou
32:52de Miquette
32:53ressemble à un nœud
32:54de secouristes
32:55l'accusé
32:56est secouriste
32:57pour la Croix-Rouge
32:58l'avocat général
32:59réclame donc
33:0020 ans de prison
33:05bonjour
33:05Michel Regaldo
33:06Saint-Blancard
33:07oui bonjour
33:08bonjour monsieur
33:09merci beaucoup
33:10d'être avec nous
33:11quelques minutes
33:12dans cette émission
33:12consacrée à l'affaire
33:14Michel Gillet
33:14vous êtes ancien président
33:15de la cour d'assises
33:16de Gironde
33:17et vous avez
33:17précisé
33:18présidé
33:19le procès
33:20en appel
33:21de Pascal Labar
33:23quel souvenir avez-vous
33:24de l'ambiance
33:24qui règne à ce procès
33:26c'est un procès
33:27difficile
33:28quand on prépare
33:29un dossier
33:29on se rend compte
33:30de l'attention
33:31qu'il peut y avoir
33:32on sait que l'accusé
33:33se défend d'avoir
33:34commis le crime
33:35qui lui est reproché
33:36on se doute
33:37que le dossier
33:38sera difficile
33:39et l'étude du dossier
33:40que je fais
33:41me laisse à penser
33:42qu'il y a la place
33:43en effet
33:44pour un vrai débat
33:46un accusé
33:48Michel Regaldo
33:49Saint-Blancard
33:50un accusé
33:50très soutenu
33:51et notamment
33:51par sa famille
33:53oui
33:54je me souviens
33:55d'une famille
33:56oui
33:56qui était très resserrée
33:58autour de lui
33:59et de ça
33:59il le soutenait
34:01vraiment avec
34:02beaucoup de force
34:02c'était pas
34:03une défense agressive
34:07bon
34:07bien sûr
34:08il a été pointé
34:10des failles
34:10de l'enquête
34:11initiale
34:12bien sûr
34:12et c'est normal
34:13c'est vrai
34:14que certaines pistes
34:15n'ont peut-être pas
34:16été creusées
34:18donc ça a été dit
34:19évidemment
34:19et c'est normal
34:20dans le cas d'un procès
34:22chacun fait valoir
34:23ses arguments
34:23mais sans agressivité
34:25à la gare
34:25des enquêteurs
34:26malgré tout
34:27alors pas d'agressivité
34:28merci de le rappeler
34:30Michel Regaldo
34:31Saint-Blancard
34:33Marion Garnier
34:34on l'entend
34:35il y a des pistes
34:36qui n'auraient pas
34:37été creusées
34:37c'est le président
34:38des assises
34:39qui le dit
34:39il reconnaît
34:39qu'il y a peut-être
34:40eu des
34:40on a peut-être
34:41travaillé un peu
34:42trop vite
34:43de toute façon
34:44c'est pas du tout
34:45le même procès
34:46que la première fois
34:47là on entend
34:48on entend presque
34:49une autre histoire
34:50oui
34:50puis il arrive
34:51plus fort
34:54Pascal Labar
34:55il est soutenu
34:56il est soutenu
34:57par une association
34:57qui sait faire du bruit
34:59l'association de Roland Agré
35:01il entend
35:02que des personnes
35:03soutiennent son combat
35:04pour faire reconnaître
35:05son innocence
35:05donc déjà
35:06il n'a pas la même attitude
35:07et forcément
35:08que ce combat
35:09se joue aussi
35:09en dehors du palais de justice
35:11donc quand le procès
35:12commence
35:13forcément que le président
35:14de la cour d'assises
35:15l'avocat général
35:16ils ont tous entendu parler
35:17de cet accusé
35:19qui clame son innocence
35:20et qui est soutenu
35:20par un comité de soutien
35:22donc c'est un autre procès
35:24donc forcément
35:24ils ne peuvent pas
35:25commencer ce procès
35:26autrement
35:27qu'en disant
35:29que les débats
35:29vont faire naître
35:31la vérité
35:32et que la vérité
35:32n'est pas déjà connue
35:33dès le premier jour
35:34comme c'était la première fois
35:36à la première instance
35:37Émilie Delpera
35:38est journaliste
35:39au journal Sud-Ouest
35:39Sud-Ouest a beaucoup écrit
35:40sur cette histoire
35:41et c'est vrai que
35:42Marion Garnier le souligne
35:43ce procès
35:44ce n'est pas le même procès
35:46que la première fois
35:47il y a une gêne
35:48qui plane
35:49sur ces audiences
35:51Oui
35:53effectivement
35:54parce que
35:55notamment
35:55comme le disait
35:57Marion Garnier
35:58sont pointées
36:00des failles
36:01effectivement
36:02enfin
36:02des pistes
36:03qui n'ont pas été explorées
36:05voire des failles
36:07et donc
36:08effectivement
36:11la honte change de camp
36:13si je puis dire
36:16et effectivement
36:19les choses
36:20ne sont plus
36:20tout à fait les mêmes
36:21Oui c'est ça
36:22les visages sont différents
36:25les pièces à porter
36:26sont différentes
36:27donc voilà
36:27il y a une espèce
36:28de malaise
36:30qui règne
36:30sur ce procès
36:31Marion Garnier
36:32j'étais un peu surpris
36:33à la lecture du dossier
36:35c'est que finalement
36:36il n'y a pas beaucoup
36:37d'expertise technique
36:38dans ce dossier
36:40Non
36:40le sang
36:41les coups donnés
36:42il y avait beaucoup
36:42de choses à faire
36:43alors vous allez me dire
36:44ah oui mais c'était l'époque
36:45etc
36:45il y avait moins d'expertise
36:48qui pouvait se faire
36:49il y a quand même
36:49eu une autopsie
36:50qui a déterminé
36:51qu'elle n'avait pas été noyée
36:54que la victime
36:55n'a pas été noyée
36:55contrairement à ce qu'on pensait
36:57mais que le tueur
36:58a bien mis sa tête dans l'eau
36:59pourquoi ça
37:00on ne sait pas
37:01qu'elle n'a pas été violée
37:02alors ça ils le disent
37:03elle le dit
37:04le médecin légiste
37:05conclut ça
37:06en réalité
37:07il n'y a pas de trace
37:07de violence sexuelle
37:08mais ça ne veut pas dire
37:09qu'elle n'a pas été violée
37:10ça veut pas dire
37:11qu'il n'y a pas eu
37:11d'agression sexuelle aussi
37:12exactement
37:14que quand même
37:15il donne
37:16pareil une indication
37:18sur la largeur
37:19de l'objet contondant
37:20avec lequel
37:21on lui aurait fracassé
37:22le crâne
37:22il y a quand même
37:23eu certaines choses
37:23les traces de sperme
37:25qui ont été révélées
37:25il y a eu certaines choses
37:26après
37:29effectivement
37:30si cet ADN partiel
37:32sous les ongles
37:33pouvait parler
37:33ce serait bien
37:35mais quelle autre analyse
37:36ils auraient pu faire
37:38peut-être le sang
37:40l'eau dans le seau
37:42parce qu'en fait
37:43peut-être que ce seau d'eau
37:44il était là
37:44pour que le tueur
37:46l'a peut-être pris en panique
37:47pour se laver les mains
37:48et rentrer
37:49parce qu'il était peut-être
37:49plein de sang
37:50après avoir commis son meurtre
37:52il y a beaucoup de questions
37:53qui restent en suspens
37:54aujourd'hui je pense
37:55que tous ces détails
37:56seraient examinés à la loupe
37:57évidemment
37:57avec les progrès
37:59de la politique scientifique
38:00et puis l'envie
38:01effectivement de lancer
38:01déjà je pense qu'aujourd'hui
38:02on arriverait mieux
38:03à dater le moment de la mort
38:05et on ne l'a toujours pas daté
38:06exactement
38:07c'est pas précis
38:08donc après c'est sûr
38:09bon comme elle était habillée
38:10c'est pas
38:11elle n'était pas encore en pyjama
38:13parce qu'elle se mettait
38:13tôt en pyjama
38:14comme la lumière est allumée
38:15il faisait déjà nuit
38:17au moins tant d'heures
38:18depuis
38:19mais on saurait sans doute
38:20ça plus précisément
38:21aujourd'hui aussi
38:22Émilie Delpera
38:23une question
38:24parce que vous connaissez bien
38:25cet endroit
38:25vous connaissez bien
38:27ce coin à Lille
38:29là en Dordogne
38:30je suis très étonné
38:31qu'il n'y ait pas eu
38:32de témoins plus nombreux
38:34qui se manifestent
38:35la maison
38:36elle est assez isolée
38:37elle est à flanc de coteau
38:38il y a un seul chemin
38:39je crois pour y aller
38:40il y a un bois derrière
38:41alors certes on peut venir
38:42par le bois derrière
38:43mais c'est étonnant
38:45qu'il n'y ait pas de témoins
38:48oui étonnant
38:49et en même temps
38:50vous le disiez
38:51effectivement
38:51la maison était tout de même
38:53à l'écart
38:56du village de Lille
38:58et d'après effectivement
39:00les photos
39:01qui ont été prises
39:02à l'époque
39:02la maison était située
39:04en contrebas
39:06voilà
39:07et desservie
39:08par un chemin
39:11voilà
39:11un long chemin
39:13donc il fallait
39:14effectivement
39:15on n'y accédait pas
39:16si facilement
39:17que ça
39:18et puis
39:19j'ai cru lire
39:19dans les articles
39:21rédigés
39:22par ma consoeur
39:23Pauline Pierry
39:24à l'époque
39:25que les voisins
39:26se défendaient aussi
39:27des pieds
39:28tout ce qui se passait
39:29notamment
39:31chez Miquette
39:32il ne voulait pas
39:33avoir d'histoire
39:34oui
39:35dans ce village
39:35on se connaissait
39:36mais
39:37le contrôle social
39:38était peut-être
39:39moins fort
39:39qu'ailleurs
39:41et elle pouvait
39:42vivre sa vie
39:43voilà
39:44comme elle
39:45elle l'entendait
39:45voilà
39:46ça regardait personne
39:47en quelque sorte
39:47effectivement
39:48ça peut expliquer
39:48des choses aussi
39:49que les voisins
39:50avaient les volets fermés
39:51après 4 jours de procès
39:52le verdict
39:54Michel Gilet
39:56la morte de la terrasse
39:57on ne saura jamais
39:58qui a tué Miquette
39:59l'enquête de l'heure du crime
40:01je vous retrouve
40:01dans un instant
40:02sur RTL
40:04cette émission vous intéresse
40:05vous en voulez plus
40:06retrouvez toutes les archives
40:08en podcast
40:09sur l'appli RTL
40:16dans l'heure du crime
40:17aujourd'hui
40:18le meurtre de Michel Gilet
40:19cette divorcée
40:2046 ans
40:21surnommée Miquette
40:21a été tuée chez elle
40:22en Dordogne
40:23en 98
40:24un homme a été condamné
40:25en 2002
40:26à 20 ans de prison
40:27il avait avoué
40:28mais c'était rétracté
40:30un an plus tard
40:31le verdict
40:32de son procès
40:33en appel
40:36samedi 7 juin 2003
40:38dans la soirée
40:39après 3 heures
40:40de délibéré
40:41Pascal Labar
40:42est acquitté
40:44par la cour d'assises
40:45de la Gironde
40:46le doute l'a emporté
40:47la contre-enquête
40:48diligentée
40:48par la famille
40:49de l'accusé
40:50a porté ses fruits
40:51Pascal Labar
40:52peut embrasser
40:52les siens
40:53il est libre
40:53deux des enfants
40:55de Michel Gilet
40:56ne peuvent en revanche
40:57retenir leur cri
40:58de douleur
40:59la mort de leur mère
41:00n'a pas trouvé
41:02de réponse
41:05en 2004
41:06maître Isabelle
41:08Fort-Roch
41:08avocate
41:09de la fille
41:10de la victime
41:11redépose plainte
41:12contre X
41:12pour meurtre
41:13elle demande
41:14la réouverture
41:15de l'enquête
41:15préconise un nouvel
41:17examen
41:17des scellés
41:18notamment avec
41:19une expertise
41:20ADN
41:21mais il est répondu
41:23que les scellés
41:24du dossier
41:25Michel Gilet
41:27auraient été détruits
41:29par erreur
41:30on ne saura donc
41:31sans doute jamais
41:32qui a tué
41:33Miquette
41:34déplore un de ses proches
41:37il ne sera jamais trop tard
41:38l'essentiel
41:38c'est de savoir un jour
41:39j'espère
41:40je le souhaite
41:41qu'elle puisse reposer en paix
41:42oui
41:43et puis pour que la famille
41:44puisse en faire le deuil
41:45parce que
41:47pour l'instant
41:48on ne sait pas
41:48on ne sait pas
41:50Pierre Simon
41:51fils de Michel Gilet
41:53dans l'émission
41:55Canal Crime
41:55diffusée en 2021
41:58effectivement
41:58c'est l'un des enfants
42:00de Miquette
42:01comme on l'appelait
42:02et ces enfants
42:02ils sont perdus
42:03ils n'ont pas de réponse
42:05à leurs questions
42:06et ça c'est terrifiant
42:07ça arrive
42:07évidemment
42:08trop souvent encore
42:09dans les affaires criminelles
42:11certaines ne sont pas résolues
42:12et puis elles vont rester
42:13comme ça
42:14inertes
42:14pendant des années
42:15les enquêtes repartent
42:16très difficilement
42:17après un acquittement
42:18aux assises
42:19Michel Regaldo
42:21Saint-Blancard
42:22vous présidiez
42:23la cour d'assises
42:24de la Gironde
42:26les jurés
42:27ont donc acquitté
42:28à la majorité
42:28Pascal Labar
42:29du meurtre
42:30de Michel Gilet
42:31c'est le doute
42:32qui l'a emporté ?
42:34vous savez
42:34le serment
42:35que prêtent les jurés
42:36et peut-être encore plus
42:38l'avertissement
42:38qui est
42:39une fois que les débats
42:40sont terminés
42:41qui est donné
42:41aux jurés
42:42avez-vous
42:43une intime conviction ?
42:45et ensuite
42:46le délibéré
42:47on réfléchit
42:48on essaie de dépasser
42:49le doute
42:50qui est normal
42:50c'est-à-dire
42:51d'avoir
42:51une réflexion
42:53cartésienne
42:53de culpabilité
42:55éventuellement
42:55ou pas
42:56et si on n'a pas
42:57cette intime conviction
42:58si on n'arrive pas
42:59à dépasser le doute
43:00on doit
43:01acquitter
43:02après il reste
43:03ce point d'interrogation
43:05terrible
43:06qui a tué cette femme
43:07et c'est le point
43:08d'interrogation
43:08principal
43:09je suis bien
43:10encore
43:11d'accord avec vous
43:12Michel Regaldo
43:13Saint-Blancard
43:14alors il y a des aveux
43:15les aveux ils pèsent lourd
43:16on sait qu'en France
43:17la religion de l'aveu
43:18c'est assez sacro-saint
43:19on parle des aveux
43:21des aveux
43:21mais pas de preuves matérielles
43:23il y a des questions
43:24qui se posent
43:25par rapport aux déclarations
43:26qu'avait faites
43:28M. Labarre
43:28lors de ses aveux
43:29en l'emploi
43:30d'un parasol
43:31qui n'a jamais été retrouvé
43:32d'un lacet
43:33qui a disparu
43:34et c'est vrai
43:35qu'on aurait pu
43:36peut-être analyser
43:38un peu plus précisément
43:39les blessures
43:40les éventuelles traces
43:41de sang
43:42je ne sais pas
43:43si on arrivera
43:44à savoir
43:44ce qui s'est passé
43:45c'est un échec
43:46bien sûr
43:47un échec
43:47de la justice
43:48de ne pas trouver
43:49de coupable
43:50merci pour votre franchise
43:52Michel Regaldo
43:53Saint-Blancard
43:54parce qu'effectivement
43:55là c'est un échec
43:56quand on ne trouve pas
43:57la vérité
43:58c'est toujours
43:59un échec
44:00Marion Garnier
44:01vous êtes avec nous
44:01dans cette
44:01du crime journaliste
44:02rédactrice en chef
44:03pour l'émission
44:04non élucidée
44:06il y a quelque chose
44:07de terrifiant
44:09c'est que lorsque
44:09l'avocate
44:10de la famille
44:11de la victime
44:12veut relancer l'enquête
44:13et c'est bien normal
44:14c'est naturel
44:15elle redépose plainte
44:16la machine doit repartir
44:18et là les scellés
44:18ont été détruits
44:20c'est une épouvante
44:21oui c'est terrible
44:22surtout que
44:24dans ce dossier
44:25comme dans
44:25beaucoup d'affaires
44:26non élucidées
44:28la vérité
44:29est sans doute
44:29dans le dossier
44:30déjà
44:30puisque
44:31tout depuis le départ
44:33nous laisse penser
44:34que le tueur
44:34est quelqu'un
44:35de l'entourage
44:35de Michel Gillet
44:36donc
44:37il a dû
44:38ou elle a dû
44:39être entendu
44:40dans le dossier
44:40ou elle n'est pas loin
44:41donc c'est vrai
44:42que c'est terrible
44:43de penser
44:43que cette affaire
44:44reste non élucidée
44:46c'est terrible
44:46de penser
44:47que les enfants
44:47ne sauront jamais
44:49et doivent repenser
44:50ça empêche
44:51de faire son deuil
44:52ça fait ruminer
44:54en permanence
44:55se poser des questions
44:56devenir méfiant
44:57rompre des relations
44:58éventuellement
44:59avec des gens
44:59qu'on soupçonne
45:00donc oui
45:01effectivement
45:01c'est compliqué
45:02c'est très difficile
45:03d'autant plus
45:04qu'avec les nouvelles techniques
45:05que vous connaissez
45:06par coeur
45:06d'ADN
45:07etc
45:08l'évolution
45:08de ces techniques
45:09qui sont spectaculaires
45:10tous les jours
45:10il y a des avancées
45:11on aurait pu
45:12effectivement
45:13sans doute
45:13peut-être trouver
45:13une nouvelle piste
45:15oui
45:15souvent
45:16pas tout le temps
45:17mais souvent
45:18les résolutions tardives
45:20sont liées
45:21à des réanalyses
45:22de scellés
45:23donc là
45:23ça n'est pas possible
45:24mais les résolutions tardives
45:26sont aussi souvent liées
45:27à un nouveau témoignage
45:28donc ça peut
45:30ça peut arriver
45:30un nouveau témoignage
45:32une dénonciation
45:33c'est des choses
45:34qui arrivent aussi
45:35encore faut-il
45:35que la justice
45:36montre un intérêt
45:37à cette affaire
45:38fasse remuer
45:39un petit peu
45:39les lignes
45:40en fait
45:40quand les gens
45:42apprennent
45:43que les gendarmes
45:44la police
45:44les magistrats
45:45se réintéressent
45:46à une affaire
45:46ça fait parler
45:47c'est là qu'éventuellement
45:49des langues se délient
45:50je suis bien d'accord
45:51mais il faut avoir
45:52une volonté
45:52il faut avoir
45:53vraiment un déclic
45:54pour relancer les choses
45:55et c'est pas toujours
45:56le cas
45:56hélas
45:56Émilie Delpera
45:59journaliste à Sud-Ouest
46:00je suppose que
46:01dans la famille
46:01de Michel Gillet
46:02notamment ses enfants
46:03ça a laissé
46:04un goût très amer
46:05cette histoire
46:06parce qu'on a vraiment
46:07le sentiment
46:08qu'on trouvera jamais
46:10alors un goût amer
46:12effectivement
46:13puisqu'il n'y a pas
46:14de coupable
46:15pour l'instant
46:15mais ce que j'entrevois
46:18aussi
46:18c'est que
46:19finalement
46:20Pascal Labar
46:22donc
46:23qui a été
46:24acquitté
46:25en appel
46:27partage finalement
46:28la même obsession
46:29que les enfants
46:30de la victime
46:30parce que
46:31lui aussi
46:32il veut savoir
46:33en tout cas
46:34c'est ce qu'il a affirmé
46:35encore il y a quelques temps
46:36à la télévision
46:38qui a tué
46:41Miquette
46:41pour être
46:43définitivement
46:44lavé
46:46des soupçons
46:46qu'il pouvait
46:47encore poser
46:48sur lui
46:48parce qu'il a
46:49le sentiment
46:51cet homme
46:51pardon
46:51Émilie Delpera
46:52parce qu'il a le sentiment
46:53d'être encore
46:54un petit peu
46:55sous le soupçon
46:56c'est ce qu'on pense
46:57dans le coin
46:58là-bas
46:58on se dit
46:58après tout
46:59il n'y a pas de fumée
46:59sans feu
47:01alors
47:01monsieur Labar
47:03a refait sa vie
47:05voilà
47:05il vit encore
47:06tout près
47:07de Périgueux
47:09avec femme
47:10et enfant
47:11voilà
47:12il a été
47:12peintre
47:13en bâtiment
47:14il est encore
47:15certainement
47:16mais quoi que
47:17tout proche
47:17de l'âge
47:18de la retraite
47:19donc c'est quelqu'un
47:20qui
47:21ne s'est pas caché
47:23après effectivement
47:24son acquittement
47:25mais
47:26on l'a vu
47:27lors de rares
47:28apparitions
47:29effectivement
47:30à la télévision
47:32en train de dire
47:33voilà
47:34moi effectivement
47:35ce que je souhaite
47:36aujourd'hui
47:36c'est que le vrai coupable
47:38soit identifié
47:40voilà
47:41autant pour moi
47:42que pour les enfants
47:43de la victime
47:44et la victime elle-même
47:46merci beaucoup
47:47Émilie Delpera
47:48Marion Garnier
47:49et Michel Regaldo
47:50Saint-Blancard
47:51d'avoir été les invités
47:52de l'heure du crime
47:53merci à l'équipe
47:54de l'émission
47:54rédactrice en chef
47:55Justine Vignot
47:56préparation
47:56Valentine Bardet
47:57Romain Diver
47:59réalisation
48:00en direct
48:01Jonathan Gris
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