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  • il y a 10 heures
Son tout premier JT sur TF1 après Claire Chazal, son avenir à l'antenne, ses plus grands invités ou encore sa dernière interview de Johnny, Anne-Claire Coudray fête les 10 ans de son JT avec Eric Dussart et Jade sur RTL le samedi 30 mai 2026 !

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Transcription
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Dans l'actualité de ce vendredi 18 septembre, le coup d'envoi de la Coupe du Monde
00:05de Rugby dans quelques minutes.
00:07Et la pression est colossale pour les joueurs anglais. Ils affrontent ce soir les îles Fidji.
00:12Et au pays du rugby, ils n'ont évidemment pas le droit à l'erreur.
00:15Et vous non plus, vous n'aviez pas le droit à l'erreur ce soir-là. Premier JT post-Claire
00:19Chazal pour vous, Anne-Claire Coudray.
00:21J'imagine que la pression était énorme.
00:23La pression était gigantesque. Après, heureusement que je m'en suis vite débarrassée parce que...
00:28Mais tout le monde était en régie, toute la direction.
00:30Oui, ça c'est sûr. Déjà, le PDG avait trouvé que la tenue que j'avais choisie n'était pas
00:36à la hauteur du journal.
00:38J'étais tellement déçue.
00:39Pourquoi ? C'était trop simple ?
00:40Oui, ils trouvaient que c'était trop simple, que ça ne ressortait pas bien.
00:44Et la tenue, c'est très important. Là aussi, j'ai appris à le comprendre.
00:49Non, il y avait de la pression et pas de pression en même temps, puisque je pense que le journal
00:53a duré cinq minutes,
00:54comme il y avait la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby.
00:57Donc, c'était un faux journal. J'ai été battue ce soir-là par Laurent Delahousse.
01:00Ah, ça commençait mal !
01:01Donc là aussi, c'était fait. Mais ça a purgé quelque chose, finalement.
01:05Mais on y va à la boule au ventre, quand même, là ?
01:06Oui, on y va à la boule au ventre. On y va à la boule au ventre parce que, comme
01:09c'est du direct,
01:09et une émission en direct, c'est très particulier. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de
01:12retour en arrière possible.
01:13Non, non, c'est pas facile. Je ne le revivrai pas, en fait. Je me sens tellement mieux aujourd'hui.
01:19Votre nom a tout de suite fait l'unanimité pour remplacer Claire Chazal ou pas ?
01:22Ça, je n'en sais rien. Je ne crois pas. Ils ont pris le temps de la réflexion, quand même.
01:25Ce n'est pas évident. Ça ne s'était jamais vu, je crois, de remplacer la titulaire par la remplaçante
01:30ou par le remplaçant.
01:32Ce n'était pas quelque chose qui était acquis ?
01:34Vous apprenez ce choix de la direction de TF1 pour vous confier les journaux du week-end, alors que vous
01:39êtes en congé maternité.
01:40Oui, j'étais loin de tout ça.
01:41Vous étiez bien loin de tout ça, en effet. Vous aviez accouché à la mi-juillet. Ça a fait beaucoup
01:46d'émotions cet été-là, quand même.
01:47Oui, et puis pas beaucoup de temps pour m'occuper de ma fille, parce que je suis revenue, quand même,
01:52au bout de deux mois.
01:53Je crois que j'ai sacrifié une grande partie de mon congé maternité. J'espère qu'elle ne m'en
01:57voudra pas.
01:57C'est vrai qu'il y avait des paparazzi qui planquaient devant chez vous.
01:59Alors, le matin, je me souviens, mon beau-frère, qui est caméraman pour la télé, qui côtoie les journalistes et
02:06les photographes, me dit
02:07« Je suis sûre que j'ai vu des paparazzi dans le parc en face de chez toi. »
02:10Je lui dis « Mais ça ne va pas, la tête. »
02:12Je sors acheter mon pain avec ma poussette.
02:14Et là, une horde de photographes, certains en voiture, qui s'arrêtaient au carrefour, à tel point que certains me
02:20disaient
02:20« Mais vous êtes qui dans les badeaux que je croisais ? »
02:23Et j'ai compris que c'était ça, évidemment, parce que certains m'avaient prévenu qu'il y avait des
02:28rumeurs qui circulaient.
02:30Et je suis rentrée chez moi, j'ai appelé TF1 en leur disant « Mais prévenez-moi de ce que
02:34je dois dire, parce que je suis démunie. »
02:37Et que l'info avait fuité, que c'était en train de circuler.
02:39J'ai quand même m'attendu quelques heures, parce qu'on m'a dit que la décision n'était pas
02:41prise, et que donc on me tiendrait au courant.
02:44Ça m'a paru long.
02:45Sacré été 2015.
02:47Est-ce que cette perspective de l'après-JT vous angoisse un peu ?
02:50Ce qui m'angoisse, c'est de mal le vivre.
02:54C'est que ce soit humiliant.
02:56Encore une fois, quand on est présentatrice, on l'est pour ses compétences, mais aussi pour son physique, pour ce
03:01qu'on dégage, pour sa personnalité.
03:03Et quand on ne veut plus de vous, on ne veut plus de vous dans votre entièreté.
03:06Le désamour.
03:06C'est carrément ça.
03:09Merci de le souligner.
03:10Non, il faut accepter ça.
03:12Après, moi, dès le départ, je me suis dit, tu n'avais jamais pensé faire ça.
03:16Donc, il ne faut pas que ça devienne une souffrance quand ça va s'arrêter.
03:20J'ai adoré le terrain.
03:21J'adore toujours le terrain aujourd'hui, d'ailleurs, et j'essaye de le faire de temps en temps.
03:25Retourner sur le terrain, ça m'irait très très bien.
03:28En plus, je pense que j'y retournerais bien meilleur qu'avant d'avoir présenté le journal.
03:32J'ai acquis une sorte de maturité journalistique à mon poste,
03:36puisque je suis aussi rédactrice en chef.
03:37J'ai une vision beaucoup plus globale de l'actualité.
03:40Donc, je pense que j'aurais une valeur ajoutée.
03:43Ce ne serait pas un deuil absolu.
03:46Mais bon, qui va m'embaucher après pour retourner sur le terrain ?
03:51Je n'en sais rien.
03:52C'est vrai que ça, vous dites qui pourrait m'embaucher ?
03:54Quand vous sortez d'un poste comme celui-là,
03:57je pense que vous n'êtes pas embauchable sur tous les métiers de journalisme.
04:03Vous avez un énorme salaire.
04:05Je plaisante, parce que je suis vraiment prête à gagner moins.
04:10Ne dites pas ça, malheureuse.
04:11Je viens quasiment.
04:13Non, mais vraiment, ce n'est pas là que je mettrais mon deuil.
04:18Ce ne serait pas le curseur du tout.
04:20Bonjour Céline.
04:21Bonjour, vous êtes fous.
04:23J'ai un petit cadeau pour vous.
04:24J'ai vu dans une interview récente que vous rêviez de revoir la Tour Eiffel.
04:28Je vous ai apporté un tout petit cadeau de Paris.
04:31Oui, c'est comme un porte-bonheur pour vous dire que les Français aussi rêveraient de vous revoir.
04:37Donc voilà.
04:38Plus que moi, je peux vous assurer.
04:39C'est tellement gentil.
04:40C'est intuition incroyable.
04:43Offrir un porte-clés Tour Eiffel à Céline Dion, alors qu'on ne sait pas encore qu'elle va se
04:46produire sur cette Tour Eiffel pour les JO.
04:48Il n'y a même pas un début de rumeur.
04:50On y allait suite au documentaire sur sa maladie.
04:54Et je peux vous dire que quand vous regardez le documentaire, vous ne l'imaginez pas du tout en haut
04:57de la Tour Eiffel pousser la chansonnette, comme elle l'a fait ce soir-là.
05:01Et donc, on était désarmés.
05:04Je pense qu'elle aussi l'était.
05:05Elle disait qu'il y a eu une fuite, non ?
05:06Elle sait.
05:07Et je ne vais rien laisser paraître.
05:09Et moi, j'arrive avec ma fille.
05:10Et donc, quand on a su qu'elle allait chanter sur la Tour Eiffel, j'espérais qu'une chose, c
05:14'est qu'elle ait le petit porte-clés à laquelle on s'en bat.
05:16Ah bah oui, vous imaginez.
05:17Non, mais je pense qu'effectivement, elle s'est dit, oh là là, elle sait.
05:22Et les organisateurs à France Télévisions ont dû se dire aussi.
05:26Tout le monde a pensé que ça avait fuité, quoi.
05:27Oui, mais non.
05:28Elle se dit quoi, la petite fille de Locke-Maria Kerr, lorsqu'elle se retrouve face à l'une des
05:32plus grandes stars au monde, Céline Dion, Pince-moi je rêve ?
05:34Oui, carrément.
05:36Céline Dion, ça fait vraiment quelque chose.
05:38Quand on y va, il y a évidemment une anxiété, je suppose.
05:40Ah oui, oui, oui.
05:41Et puis, comme on sait qu'on a 20 minutes et pas une de plus, j'avais écrit 20 questions.
05:45Et mon collègue québécois, qui la connaissait très bien, me dit, tu peux en retirer les trois quarts.
05:51Céline, elle prend le pouvoir et ça va être compliqué.
05:54Et ma collègue australienne était traumatisée, elle avait réussi à poser deux questions.
05:58Et donc, j'étais prévenue quand même.
06:00Et donc, j'ai essayé de batailler.
06:03Mais oui, vous ne pouvez pas couper la parole à Céline.
06:05Ce n'est pas possible.
06:06Ah bah, on verra lorsqu'elle va être de retour cet automne pour cette série de concerts et événements.
06:09J'imagine que vous avez déjà positionné pour l'avoir en interview.
06:12Bien sûr.
06:13On vous dit quoi ?
06:13On me dit que pour l'instant, elle n'accorde pas d'interview.
06:17Du tout.
06:17Mais j'ai reparlé de la petite Tour Eiffel en espérant qu'elle s'en souviendra.
06:23Non, non.
06:24Pour l'instant, rien n'est prévu.
06:27Et il est possible qu'elle vienne et qu'elle ne veuille rien faire.
06:31J'ai même proposé d'y retourner.
06:33Enfin, j'ai utilisé tous les...
06:35Ah oui, avant qu'elle ne soit à Paris.
06:37En répétition, par exemple.
06:38Mais vous en avez eu des invités qui avaient le boulard ?
06:42Oui, oui, oui, oui.
06:43Oui, mais ça, je ne le dirai pas.
06:45Non, donnez juste les prénoms.
06:46Oui, on fera le reste.
06:47Non, vous savez, l'initialité qui vous explique à chaque question que la question est complètement bête.
06:54Et vous signifiez son dédain.
06:55Oui, oui, oui.
06:56Voilà.
06:57Plein de mépris.
06:58Ça, j'en ai eu quelques-uns.
06:59C'était du français et de l'américain ?
07:01Oui, du français et de l'américain.
07:03J'ai eu deux fois.
07:04Alors, il vaut mieux enregistrer dans ces cas-là.
07:06Parce que vous coupez le début de la réponse et vous gardez la fin.
07:09Mais oui, oui, ça arrive.
07:10Oui, parce qu'il y en a qui font de la promo en traînant des pieds aussi et qui ne
07:12sont pas de bonne volonté.
07:13Alors, généralement, je vais vous dire, les Français n'ont pas la culture de la promotion.
07:17Ce que les Américains ont à 2000%, c'est-à-dire qu'ils sont généreux.
07:21Ils donnent, même quand ils ont un tout petit rôle, ils vous défendent des théories philosophiques sur leurs films.
07:25Ils les portent vraiment.
07:27Les Français, c'est compliqué.
07:29Ça fait un an et demi qu'ils ont tourné.
07:30Ils sont déjà sur un autre projet.
07:31Je pense qu'ils sont stressés aussi.
07:33Je ne sais plus qui m'avait dit, dans le taxi, j'avais l'impression d'aller en cours d
07:38'assise.
07:39Non, mais parce que le journal, c'est très impressionnant.
07:41Et donc, peut-être qu'ils réagissent à la pression avec de l'agressivité.
07:46Mais oui, j'ai souvent remarqué ça, que les Français étaient un peu moins bons, un peu moins généreux que
07:50les Américains.
07:52Bonsoir, messieurs.
07:53Bonsoir.
07:54Merci beaucoup de nous accorder cette interview.
07:56Et ma première question est pour vous, Johnny.
07:58Je pense que vos partenaires me pardonneront.
08:00Ces dernières semaines, vous avez multiplié les messages sur les réseaux sociaux
08:03pour rassurer vos fans face au cancer que vous traversez en ce moment.
08:07Est-ce que vous allez bien ?
08:09Oui, je me soigne.
08:11Oui, c'est une épreuve à traverser.
08:14Bon, comme beaucoup de Français qui ont le cancer, je me soigne et je lutte, je me bats et j
08:20'espère bien m'en sortir.
08:22Johnny est très malade, on est six mois avant cette disparition.
08:24Cette dernière phrase, j'espère bien m'en sortir.
08:27Et je peux vous dire que cette interview, ça a été la plus déstabilisante de ma carrière parce que je
08:35voyais dans le regard de ces deux compères qu'ils étaient aussi surpris que nous de le découvrir aussi mal.
08:41Il venait d'arriver de Los Angeles, donc personne ne l'avait vu depuis pas mal de temps.
08:44Ils avaient quand même une série de concerts à assurer et on s'est tous dit en sortant, mais il
08:50n'y arrivera pas.
08:51Et il y est arrivé parce que c'est Johnny et que je pense que c'est une bête de
08:54scène dans tous les sens du terme et que la scène le nourrissait et le portait.
08:59Mais cette interview a été très douloureuse et il est d'ailleurs d'une sincérité assez terrible.
09:05Il ne cache rien dans la façon dont il en parle.
09:08Et d'ailleurs, il s'associe à tous les Français qui sont atteints de cette maladie.
09:11Ça le rend terriblement humble.
09:13Et il se passe quelque chose en direct, en effet.
09:14C'est que vous, au premier chef, ainsi que ses complices sont en train de découvrir effectivement son état réel
09:21à ce moment-là.
09:21Oui, c'était très émouvant.
09:24Il n'était pas bien du tout.
09:25D'ailleurs, quand il est sorti du plateau, même Laetitia était...
09:30On sentait que c'était un moment pas facile.
09:35Votre petite Amalia qui est en train de devenir grande.
09:37Elle aura déjà 11 ans cet été.
09:39Et en quelle classe ?
09:40Elle est en 6ème, donc l'année prochaine, c'est le collège.
09:42Donc l'année prochaine, vous n'aurez plus le droit de venir la chercher à la sortie de l'école
09:45?
09:45Ah non !
09:45Parce que là, elle aura trop la honte.
09:46Maman, t'es gênante !
09:47Ça a déjà commencé.
09:49C'est vrai ?
09:50Je suis un peu vexée parce que je pense être une maman cool, drôle.
09:53Et en fait, les enfants, ils n'aiment pas trop ça.
09:56Ils préfèrent que chacun soit à sa place.
09:58Est-ce qu'elle n'est pas un peu aussi embarrassée par le fait que vous ne soyez pas une
10:01maman tout à fait comme les autres ?
10:02Parce qu'il perd connu ?
10:03Je ne crois pas.
10:03Non, je ne crois pas.
10:04Elle n'est pas du tout fascinée par ça.
10:06Ce qui la dérange, c'est les photos dans la rue.
10:10Parce que comme je ne veux pas qu'elle apparaisse sur les photos,
10:12quand on me demande une photo, elles se sont un petit peu mises à l'écart.
10:15Mais non, je ne crois pas.
10:17Elle le vit très très bien.
10:19Est-ce qu'à l'inverse, vous savez, s'il y a un crâne parfois en disant
10:21« La mère, c'est Anne-Claire Coudray ».
10:23Je n'en sais rien, je ne sais pas.
10:26Elle n'est pas sur les réseaux encore ?
10:27Non, bien sûr que non.
10:28Attendez 6 mois.
10:29Non, je ne lui ai dit pas avant la seconde.
10:31Vous pensez vraiment que ça va tenir ?
10:33Vous êtes naïve.
10:34J'ai tout renvoyé à la seconde.
10:36Pour moi, le sac à main, les réseaux sociaux, le maquillage, tout ça,
10:40ce n'est pas avant.
10:41Oui, la marmotte, elle emballe le chocolat.
10:43Non, mais je vais vous dire, j'ai été marquée par tous mes amis,
10:47puisque je suis une maman assez âgée,
10:49tous mes amis qui ont des jeunes adultes aujourd'hui à la maison
10:52et qui m'ont dit « Anne-Claire, si on avait su ce que ça allait faire comme dégâts,
10:57on aurait été plus fort ».
10:58Et j'ai ça en tête.
11:00Et sincèrement, je vais essayer de m'y tenir.
11:03Est-ce qu'elle vous regarde ?
11:04Elle me regarde, bien sûr.
11:05Oui, oui, elle me caricature même parfois.
11:08Elle vous imite ?
11:09Les soirs de soirée électorale.
11:13Madame, monsieur, bonsoir.
11:15Non, non, ils sont sans concession.
11:18Il y a de la gagne de journaliste peut-être ?
11:19Oui, je ne sais pas.
11:21Pour l'instant, elle vous charrie.
11:22Oui, oui.
11:23Non, non, elle n'est pas fascinée.
11:25Tant mieux.
11:25M6, mariée au premier regard.
11:27Alors vous, ce n'est ni au premier, ni au second, ni au centième regard.
11:29Non.
11:30Sauf si je me suis trompée, mais vous n'êtes toujours pas mariée avec votre compagnon.
11:32Non, je ne suis pas mariée.
11:33Non, non.
11:36Organiser une fête avec 150 personnes, ça me décourage d'avance.
11:40Je n'ai jamais...
11:41Vous n'aurez pas de week-end à proposer, en plus.
11:42Alors, en plus, en plus, se marier un mardi, c'est sûr que personne ne va venir.
11:47C'est la pression de l'événement qui pourrait vous réfréner.
11:49Non, mais moi, j'ai toujours peur que les gens ne viennent pas.
11:54Soyez rassurés sur ce point.
11:55Oui.
11:56Moi, je n'en sais rien.
11:57Je n'ai pas tenté.
11:58Sauf si vous faites le mardi, en effet.
12:00Non, c'est vrai que ça me...
12:01Les plans de table...
12:02J'ai marié mes deux sœurs.
12:06J'ai vu la lourdeur de la logistique.
12:08C'est du stress, quand même.
12:09Votre compagnon, il s'appelle Nicolas, il n'est pas du tout dans le monde de la télé et ça
12:12vous va très bien.
12:13Ah oui.
12:13Mais il me regarde.
12:15Il me regarde et on l'appelle Monsieur Michu.
12:17Il ne m'en voudra pas de le raconter.
12:19Monsieur Michu ?
12:20On l'appelle Monsieur Michu parce que pendant le journal, il m'envoie des commentaires.
12:24Et donc, à la sortie du journal, on sait déjà ce qui va marcher, ce qui ne va pas marcher.
12:28Mais vous, vous les lisez en direct ?
12:29C'est hyper précieux.
12:30Non, pas en direct.
12:30Non, pendant les sujets.
12:31Au moment du débrief, je regardais, je me disais, ah, Monsieur Michu, il n'a pas du tout aimé le
12:36troisième sujet.
12:37Non, non, il se trompe rarement sur la tendance générale.
12:42Votre amoureux est très attentif à l'édito de votre journal.
12:44Parfois, il fait l'inverse, néanmoins.
12:46J'ai lu quelque part qu'il arrivait aussi qu'il ne vous parle pas du tout du JT quand
12:49vous rentrez pour que vous puissiez décompresser.
12:51Alors pire, parfois, il regarde la 2.
12:55Alors ça, c'est un problème.
12:56Il cherche à vous dire quelque chose.
12:57Non, mais c'est marrant parce qu'il a souvent raison de regarder la 2 parce qu'on rend avant.
13:03C'est évidemment après.
13:03Le journal est plus long.
13:05Après, on est rendu l'antenne.
13:06Mais quand il me dit, oh, il était super l'interview.
13:09Elle était super l'interview de Laurent Delahousse.
13:11Je le prends toujours mal.
13:13Même si j'adore Laurent Delahousse et que je le reconnais sa qualité.
13:16Elle a une toute seule.
13:17Non, non, non, non, non.
13:18Non, non, il est parfois...
13:20Tant mieux, vous n'auriez pas voulu un fan.
13:23Non, mais il a raison, il a raison.
13:24Mais on y met tellement d'énergie que quand on rentre et qu'on nous dit, ouais, c'était Tristoune,
13:29franchement, vous avez ouvert.
13:31On se dit qu'on est passé à côté, mais il faut accepter.
13:34Pourquoi vouloir de l'eau alors que vous ne buvez jamais, Anne-Claire Caudray ?
13:36Oui, mais parce que si j'ai une quinte de tout, et ça m'est arrivé au pire moment, j
13:40'ai besoin d'avoir une bouteille d'eau alors que je n'utilise jamais.
13:43Et évidemment, c'est le moment où j'ai eu la quinte de tout.
13:45J'ai vu qu'il me manquait la bouteille d'eau la dernière fois.
13:48J'en ai fait tout un...
13:49Non, non, non, non.
13:49Mais c'est en dernier recours.
13:50Sans quoi vous ne buvez pas ?
13:52Non.
13:52Pourquoi ?
13:52Non, mais parce qu'après, vous avez envie d'aller ailleurs que sur le plateau.
13:57Ah oui, ça sera un peu gênant de devoir quitter le plateau.
13:59Excusez-moi, je reviens.
14:00Non, non, je...
14:01Il ne faut pas se tâcher.
14:02Voilà, j'ai toujours peur en ouvrant la bouteille.
14:05Vous voyez la tâche qui se verrait et quand c'est à 30 secondes de l'antenne, c'est toujours
14:09un peu compliqué.
14:09On ne peut plus rien faire.
14:10Non, non.
14:11Vous l'évoquiez, la laque, c'est un sujet.
14:13Je peux en témoigner pour avoir été en plateau à vos côtés.
14:16Vous laquez beaucoup.
14:17Pareil.
14:18Énormément.
14:18La mèche qui arriverait dans la bouche au moment où je présente.
14:21Oui, oui.
14:22Je me demande si ce n'est pas un toque presque, non ?
14:23Si, si.
14:23Alors, il y a des soirs où je ne suis pas très bien, où je ne me sens pas dans
14:27le truc.
14:28Et je pense que ces soirs-là, je m'acharne.
14:30Et le fait de me remettre de la laque, ça doit me rassurer.
14:34En fait, ça vous structure dans tous les sens du terme.
14:36Je finis avec un casque.
14:38Non, non, ça fait partie du rituel.
14:41On endosse le costume et la laque, la coiffure, le maquillage.
14:45C'est des sas, en fait, qui vous rapprochent du personnage que vous êtes quand vous êtes présentatrice.
14:50Il paraît que vous vous coiffez vous-même après avoir vécu un véritable traumatisme capillaire.
14:54Qu'est-ce qui s'était passé ?
14:55En début de carrière, je présentais une émission sur TMC qui s'appelait TMC Reportage.
15:00J'étais vraiment journaliste de terrain.
15:02Ce n'était pas du tout des considérations que je maîtrisais.
15:05Et pour le premier plateau, j'avais une maquilleuse coiffeuse qui m'a fait une espèce de choucroute.
15:11J'en ai pleuré dans ma télé et je me suis jurée de tout faire pour me ressembler à l
15:18'antenne.
15:18Et je pense que je me ressemble.
15:20Du coup, je suis moi-même.
15:23Les improbables d'Eva Coulvert.
15:25Bonjour Eva.
15:25Bonjour tout le monde.
15:26Bonjour Anne-Claire.
15:27Bonjour Eva.
15:27Anne-Claire Eva est venue, les bras chargés de cadeaux pour fêter vos 10 ans de JT.
15:31Elle va nous offrir des infos et des archives absolument collecteurs.
15:34On commence, Eva, avec les interviews les plus improbables d'Anne-Claire Coudray.
15:38En 10 ans, vous avez vu défiler de nombreux humoristes sur votre plateau, souvent dissipés.
15:43On se souvient par exemple de Franck Dubosc qui avait pris votre place à la fin du journal.
15:47Ou encore Jérôme Commander et Danny Boone qui parlaient entre eux.
15:50Mais la palme du plus ingérable revient bien sûr au roi du happening à la télé, Jamel.
15:56Exactement.
15:57Excusez-moi, je peux vous poser des questions.
15:59Est-ce que les gens ne vous connaissent pas à l'intérieur ?
16:01On ne sait pas qui vous êtes.
16:02Moi j'ai des questions comme ça que j'ai envie de vous poser.
16:04Alors il se trouve que j'ai moi aussi encore des questions et notamment sur votre vie.
16:08Elle se laisse bien déstabiliser à vous.
16:10C'est une professionnelle, je me suis préparée à regarder vos anciennes interviews.
16:15Bon en réalité il n'y a pas de préparation, il faut juste se laisser faire quoi.
16:18Alors il faut avoir de la répartie quand même et quand vous êtes en direct c'est pas facile.
16:22Là j'étais en début de carrière, je pense qu'aujourd'hui je serais un peu plus prête.
16:26Mais inutile d'essayer de revenir sur les rails de son interview.
16:29Quand on a Jamel Debout, on le laisse faire le show.
16:30Non et puis il ne faut pas se braquer évidemment.
16:32Et puis c'est un cadeau, il se passe quelque chose.
16:35On vous le ressort en interview dix ans plus tard.
16:37Bref, c'est un vrai plaisir.
16:41Toujours au chapitre comique, vous avez aussi reçu les tuches, les vraies.
16:46Oui, Jeff et Cathy Tuches, tout juste de retour d'Angleterre où ils avaient tourné God Save the Tuches.
16:51Une interview absolument surréaliste où il avait notamment été question de la veste que vous portiez ce soir-là.
16:57Cathy, vous êtes très embautée aujourd'hui avec un petit diadette.
17:00C'est le compliment à Mame Kouzé.
17:02J'adore la veste, elle est très belle, je ne sais pas, c'est du lourd.
17:06C'est du lourd, tout à fait.
17:08La meilleure matière.
17:09Et ça, il faut donner à nettoyer, ça tu ne peux pas le...
17:11Ah non, et puis le blanc, c'est tellement salissant.
17:13Ça, le blanc, c'est salissant le blanc.
17:15Oui, mais ici c'est bien nettoyé, excuse-moi.
17:19Plus difficile, ça a été de garder son sérieux pendant cette interview.
17:21Oui, mais alors, c'est eux qui nous ont dit, parce que je les ai reçus plusieurs fois, parce qu
17:27'il y a eu plusieurs films, les Tuches.
17:29Et cette fois-ci, ils m'ont dit, mais si on venait en Cathy et Jeff Tuches, qu'est-ce
17:33que tu dirais ?
17:34Alors là, je leur ai dit, c'est pareil, il y a des codes pour le journal télévisé.
17:37Donc, chaque question doit être une vraie question en lien avec la thématique du film.
17:43L'Angleterre, on n'a rien dit de totalement surréaliste.
17:47Mais par contre, les personnages sont complètement dingues, en même temps.
17:51Mais on était un peu éloigné de l'interview au sens journalistique, là on était juste dans l'exercice de
17:54promo pur, non ?
17:55Non, alors pas du tout.
17:56On s'est posé toutes ces questions, évidemment, parce que quand on représente le journal de TF1, on ne peut
18:00pas en faire n'importe quoi.
18:02Et moi, je me suis basée sur une chose, c'est la popularité de ce film, qui fait des millions
18:06d'entrées à chaque fois.
18:07Les gens disent qu'ils se retrouvent dans la famille Tuches.
18:10Pourquoi ils s'y retrouvent ? Pourquoi est-ce que cette famille leur parle ?
18:13Pourquoi est-ce qu'ils ont l'impression de faire partie de cette tribu ?
18:17Et là, je me suis dit, ça a toute sa place dans un journal télévisé.
18:20Et vous savez, le principe des Tuches, c'est quand même de se moquer des puissants.
18:24D'aller à Buckingham et de faire la réflexion à la reine Camilla que le chiffon pour laver les vitres,
18:30c'est quand même pas pareil que le papier journal.
18:33Et ça, je pense qu'il y a plein de Français qui adorent ça.
18:36Et donc, à ce titre-là, on s'est dit, c'est un phénomène de société, ça a toute sa
18:40place dans un journal qui traite de la société.
18:42Et Isabelle Nantier a adoré votre veste.
18:44Oui, oui.
18:45Une passion, hein ?
18:46Alors, son diadème, pas sûr que je le porte.
18:48Mais non, non, mais ils ont joué le jeu et puis c'est des grands acteurs.
18:52Isabelle Nantier, Jean-Paul Roux, évidemment, pour ceux qui ne l'auraient pas reconnus.
18:55Oui, il y en a peu.
18:56Flaff, maintenant, un invité récalcitre.
18:59Il s'appelle Brad Pitt.
19:01Vous l'avez reçu en 2023 et vous auriez bien aimé qu'il vous dise un mot en français,
19:04mais lui, manifestement, ne voulait pas du tout.
19:07Allez, faites-nous plaisir. Un mot, un mot en français.
19:10Oh non, ne me faites pas ça.
19:12À chaque fois que je viens en France, je dis, donnez-moi un an de plus ou deux.
19:16Je vous le demande à nouveau.
19:18Rendez-vous est pris.
19:20Je vous réinviterai dans un an pour qu'on vérifie vos progrès.
19:24Trois ans plus tard, Brad Pitt n'est toujours pas revenu sur votre plateau.
19:26Il me l'a dit, le mot en français.
19:28Il a dit merci beaucoup à la fin et j'étais en pamoison.
19:32Non, il n'est pas revenu, mais je n'attends qu'une occasion pour le réinviter.
19:36Peut-être qu'il attend de faire vraiment des progrès en français.
19:39Non, mais même si c'est en anglais, ça fait partie des acteurs très généreux
19:42qui sont vraiment là avec vous, qui donnent sur le film,
19:47qui parlent d'eux-mêmes de leur vie.
19:50C'est une des plus belles rencontres en dix minutes chrono et des plus intéressantes.
19:56Comme de par hasard, Brad Pitt.
19:58S'il revient cette fois-ci, vous n'oubliez pas la photo ?
20:01Ah oui ! Quelle frustration !
20:03Ce jour-là, personne n'a pris de photo et je n'ai même pas ma photo avec Brad Pitt.
20:08Vous avez une capture d'écran, c'est ça ?
20:10Je ne sais pas ce qui s'est passé.
20:12Personne n'y a pensé pour vous ?
20:13En plus, comme ils étaient deux, là pour le coup, ils étaient un petit peu éloignés de moi.
20:18Donc en fait, même en capture d'écran, je ne suis pas sûre qu'on ait l'impression qu'on
20:21est très proche.
20:22Non, c'est un acte manqué.
20:24Pour le reste, vous ne manquez pas de photos avec tous vos invités.
20:26Je suppose qu'il y a toujours un photographe de plateau.
20:28Vous en faites quoi, toutes ces photos avec des stars ?
20:30Vous avez votre All of Fame chez vous ?
20:32Oui, je les garde précieusement.
20:35Déjà, je n'en fais pas tant que ça.
20:37Mais oui, je les garde.
20:39Votre fille, elle doit être bluffée quand même.
20:40J'ai ma photo avec Céline.
20:43Alors, je ne sais pas, parce qu'elle est d'une génération qui ne connaît pas forcément Brad Pitt, Céline
20:48Dion.
20:49Peut-être que dans 5 ans, je vais marquer des points.
20:53Mais là, pour l'instant, aujourd'hui, ce n'est pas sa génération.
20:58Anne-Claire Coudray n'a pas besoin de l'intelligence artificielle pour rédiger ses lancements.
21:03Mais non, puisque vous avez mieux que Lya, vous avez votre maman Michel, ancienne prof de français.
21:09Il paraît que quand vous avez un doute sur une formulation d'un lancement, vous la consultez.
21:12Oui, systématiquement.
21:14Je l'appelle.
21:15Elle n'a pas toujours la réponse, parce qu'en plus, je l'appelle au dernier moment.
21:17À 19h58, t'épêches-toi, maman !
21:19Non, c'est les histoires d'accords.
21:22Si par malheureusement, vous faites une faute d'accord, vous faites remonter les bretelles ou pas, par votre maman ?
21:26Alors, par ma maman et par les téléspectateurs, je suis toujours fascinée par le fait que les téléspectateurs sont très
21:32attentifs.
21:32Et ils sont très sensibles, parce qu'on est dans le cadre du JT, à l'orthographe, à la grammaire,
21:37à la syntaxe.
21:39C'est assez émouvant de le voir, d'ailleurs.
21:41Moi, j'accepte ce genre de mail.
21:43Et je réponds toujours, quand je suis en cause, évidemment, pour faire amende honorable.
21:48Mais ça me rassure beaucoup.
21:50Et ce qu'ils accepteraient dans une émission de divertissement, ils ne l'acceptent pas au journal.
21:55Et je trouve ça très bien.
21:56Maman, qui a été prof de français, c'est pour ça que vous lui demandez conseil aussi, votre père psychologue.
22:01Vos parents, ils doivent être sacrément fiers de votre parcours, non ?
22:05Oui, je pense qu'ils sont surtout contents de voir que ça me rend heureuse.
22:09et que je n'ai pas forcément pris la grosse tête pour autant.
22:12Et eux ? Est-ce qu'ils n'ont pas pris la grosse tête dans leur village ?
22:15Non, non, non, je ne crois pas.
22:16Non, non, non, non, non, je ne crois pas.
22:18Non, non, non, non, ils sont contents quand ma mère a des chambres d'hôtes.
22:21Donc, quelquefois, elle a des clients qui viennent et qui lui disent
22:23« Mais vous êtes les parents d'Anne-Claire Coudray ? »
22:26Ce que j'ai dû dire dans une interview, ça leur fait plaisir.
22:29Mais non, non, on est une famille.
22:31Est-ce qu'il y a une photo de vous dans chaque chambre de cette maison d'hôtes ?
22:35Non, il n'y a même pas la télé.
22:36Il n'y a pas la télé.
22:37Non, non, non, non, on m'a su rester sobre.
22:39Mais je n'étais pas inquiète.
22:41On était suffisamment solides pour ne pas en faire n'importe quoi de tout ça.
22:45Les Bretons, hein ?
22:46Je pense que c'est lié à ça.
22:48Oui, oui, oui, moi j'ai toujours attribué cette sobriété à l'histoire de notre région.
22:58Une forme d'humilité où on reste à sa place pour ne pas y être mis.
23:02Après des siècles de mépris des Parisiens, non ?
23:09Des Charentais aussi.
23:10Oui, absolument.
23:12Non, mais les Bretons, oui, les Bretons.
23:14Moi, j'ai souvent senti que les Parisiens nous regardaient un peu comme des ploucs.
23:18Et je pense que ça m'a...
23:19Je dis souvent que je suis provinciale, mais c'est vraiment un titre que je revendique.
23:25Je suis contente de ne pas être née à Paris.
23:28Je ne sais pas pourquoi, parce que c'est complètement...
23:30C'est aussi absurde que dans l'autre sens.
23:32Mais garder ses racines et ses valeurs aussi.
23:34Oui, et puis se dire qu'on est arrivés là parce qu'on l'a mérité, on l'a choisi.
23:39On a saisi les opportunités.
23:41À la différence des Charentais, par exemple.
23:47Ça va se payer, ça.
23:48On reste en famille avec un moment très mignon.
23:51Ça ne va pas être mignon pour vous.
23:53Une surprise dans un reportage tourné en Bretagne en 2020 en pleine crise du Covid.
23:58Un message totalement inattendu.
24:00Impossible de ne pas passer par Loc Maria Kerr.
24:03Pour un délicieux message personnel, Jeanne, 93 ans, votre grand-mère Anne-Claire.
24:10Ici, tout va bien.
24:11Vous, à Paris, prenez soin de vous.
24:13Et je l'embrasse très fort, ma grand-mère.
24:15Ne t'inquiète pas, mamie.
24:15On fait aussi très longtemps à Paris.
24:17En tout cas, merci à Mathieu et Philippe pour cette énorme et belle surprise.
24:21Vous n'étiez vraiment pas au courant ?
24:22Ah si.
24:23Là, j'ai les larmes aux yeux.
24:24Donc, heureusement qu'ils m'avaient prévenu avant.
24:26Parce qu'ils se sont dit que je n'allais pas pouvoir gérer.
24:28Et oui, ça m'a fait plaisir, évidemment.
24:32Mais en direct, je n'ai pas trop écouté.
24:34Je ne me suis pas redélectée de ce moment-là.
24:37Mais même là, quand on en parle de votre grand-mère et qui vous avez passé une grande partie de
24:40votre enfance, Jeanne.
24:42C'est à laquelle que vous regardez.
24:43Elle a 98 ans aujourd'hui.
24:45Donc, chaque moment passé avec elle est précieux.
24:4798 ans, vous allez la voir souvent ?
24:50Non, pas assez souvent.
24:51Parce que j'aimerais bien la voir plus souvent.
24:53Mais j'essaye d'aller la voir tous les deux mois.
24:56Parce qu'encore une fois, à 98 ans, chaque moment est précieux.
25:01C'est avec elle que vous regardiez Dallas quand vous étiez petite ?
25:03Oui, Dallas dynastie, en mangeant du gâteau de riz dans le lit.
25:08Elle avait sa télé dans le placard.
25:11Non, non, c'était génial.
25:12Dallas, c'était délicieux.
25:14C'est de là que vient la laque.
25:16Vous voyez, en fait, tout s'explique.
25:17L'amour du brushing, sans doute.
25:19Alors, au début de ma carrière, j'avais les messages de M. Michu.
25:23Mais j'avais aussi les messages de ma grand-mère
25:25qui ne se prononçait pas sur l'actualité du jour.
25:28Mais par contre, sur le positionnement de Marey,
25:32si elle était trop au milieu, elle était perturbée.
25:34Ah oui, elle était sur votre coiffure, votre grand-mère.
25:35Ah oui, la coiffure.
25:37Mais la coiffure a toujours été très importante pour elle.
25:39Elle a toujours été très soucieuse de son apparence.
25:43Vous êtes cernée de toute par une carrière.
25:45C'est pas facile.
25:46Tous les ans, vous donnez de votre personne
25:48pour l'édition spéciale Fête Nationale de TF1.
25:50Vous avez pris place dans un avion de la Patrouille de France.
25:53grimper au sommet des Invalides
25:55ou encore tester la pesanteur lors d'un vol parabolique.
25:58Mais votre son en parachute mérite quand même
26:00le prix de l'extrait le plus improbable.
26:02Parce qu'en plateau, personne n'écoutait ce que vous racontez.
26:06Mais on n'entendait pas, surtout.
26:07Ah si, on vous entendait, mais au loin,
26:09un peu comme Kenny de Sauce Park qui se fait écraser.
26:10Écoutez.
26:11La vitesse là, sur les images que vous voyez en ce moment,
26:14est passée de 50 mètres par seconde à 5 mètres par seconde.
26:19Une vitesse qui a donc été diffusée par 10.
26:22Alors, vous avez vu qu'il y a des tournoiements.
26:24Ça peut servir, par exemple, à accélérer,
26:27à reprendre le contrôle de la direction.
26:29Voilà.
26:31On vous a mis un baillon sur la bouche pendant ce saut ?
26:33Alors, il faut dire qu'un saut en parachute,
26:35c'est techniquement très compliqué à mettre en son et en image.
26:39Et l'année d'avant, on devait le faire l'année d'avant
26:41et la météo ne l'avait pas permis.
26:43Donc, on retentait notre chance
26:45et ça n'a pas marché au niveau du son.
26:47Mais ça, on sait qu'en direct, c'est très compliqué.
26:49Ça ne m'a pas empêché d'en profiter
26:50et de donner mon impression en arrivant sur le sol.
26:53Mais non, non, c'était magique.
26:55Nouveau défi en vue pour le prochain 14 juillet ou pas ?
26:57Oui, mais je ne peux pas encore vous dire
26:59ce que c'est, c'est top secret.
27:00Ça va être un vélibre cette fois.
27:02Non, non, non, non.
27:03C'est une expérience que je faisais pour la première fois
27:06et qui m'a vraiment fascinée.
27:08C'est ce que vous pouvez faire de plus.
27:09J'ai été au contact de militaires
27:13qui ont un engagement étonnant.
27:17Vous découvrirez ça le 14 juillet.
27:18D'ailleurs, je vous donne rendez-vous.
27:20Non, non, je plaisante.
27:21Non, non, c'est...
27:23C'est toujours...
27:24Moi, ça me fascine toujours
27:25parce qu'il y a beaucoup de correspondance
27:27entre le métier de journaliste et le métier de militaire.
27:29même si nous...
27:30Et dans la rigueur aussi, bien sûr.
27:31Mais le côté sacrifice me touche beaucoup.
27:36Engagement ou service des autres,
27:38ça m'émeut souvent.
27:41Et puis, c'est un monde
27:42où on vit des choses incroyables.
27:44On sera là le 14 juillet
27:45pour votre saut à l'élastique
27:46depuis la Tour S.L.
27:47Avec votre porte-clé, Céline Dion.
27:49Merci beaucoup, Eva Creveur.
27:52Merci, à la semaine prochaine.
27:53Merci.
27:53Merci.
27:54Merci.
27:54Merci.
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