Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News.
00:00:04L'heure est à l'addition, 6 milliards, pas un de moins.
00:00:08Roland Lescure, le grand trésorier de la France, a fait ses calculs.
00:00:11Le coût de la guerre, c'est 6 milliards et la France, dit-il, prend les devants.
00:00:15L'idée, c'est d'éviter les mauvaises surprises.
00:00:18Ah, il y aurait donc d'autres mauvaises surprises que celles que les Français connaissent déjà.
00:00:22A commencer par le carburant, la fin de non recevoir du gouvernement,
00:00:25sur toute mesure pouvant alléger le coût de la vie, les CEE, non.
00:00:30Les taxes, non. Après le carburant, tous les produits dérivés du pétrole,
00:00:33le plastique, bien sûr, les sacs poubelles, y aurait-on pensé avant ?
00:00:37Quel avenir pour la France, lorsqu'une étude nous montre qu'en 2035,
00:00:41l'école aura perdu 1,7 million d'élèves.
00:00:44Au déclin économique, s'ajoute en effet le déclin démographique,
00:00:47relié l'un à l'autre, cela n'augure rien de bon, notamment pour les retraites.
00:00:51Où est la France riche ? Où est la France riche et nataliste ?
00:00:55Comme le disent encore les anciens, les nouvelles générations,
00:00:57celles pendues à leur smartphone, vont finir par le regretter.
00:01:00D'autant que justement, les cyberattaques se multiplient.
00:01:03Qu'aurait dit qu'un jour, votre renouvellement de passeport
00:01:06serait impacté par un hacker compendant vos identifiants
00:01:09et les revendant sur le dark web.
00:01:11Il n'est pas ici question de regretter,
00:01:13entendons-nous bien le téléphone filaire et le Minitel,
00:01:16mais tout est une question d'organisation, de régulation.
00:01:19Faire de l'ordre, trop de normes finira par nous asphyxier.
00:01:22Et ce n'est vraiment plus un lieu commun dans ce Midi News.
00:01:26Toutes les clés pour comprendre, nous sommes au 53ème jour de guerre en Iran.
00:01:30Une guerre qui nous impacte, nous allons tout décrypter
00:01:32après les dernières informations présentées par Somaya Labidi.
00:01:35Bonjour Somaya.
00:01:36Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:38À quelques heures de la fin de la trêve,
00:01:40l'Iran ne plie pas et demande des informations,
00:01:42affirmant le contraire.
00:01:44Selon la télévision d'État, aucune délégation,
00:01:46qu'il s'agisse d'une délégation principale ou secondaire,
00:01:49n'est encore partie pour assister au pourparler prévu à Islamabad au Pakistan
00:01:53avec les États-Unis.
00:01:55À la une de l'actualité également,
00:01:57le Premier ministre libanais, Nawaf Salam,
00:02:00sera reçu au Palais de l'Elysée à 17h30,
00:02:02visite durant laquelle Emmanuel Macron devrait rappeler son attachement
00:02:06au respect plein et entier du cessez-le-feu au Liban
00:02:08et aborder le soutien humanitaire aux populations déplacées.
00:02:13Et puis, 90% des étudiants extracommunautaires
00:02:16devront payer le prix fort pour s'inscrire dans les universités françaises.
00:02:20Des frais revalorisés dans le cadre du plan
00:02:23présenté par Philippe Baptiste,
00:02:24ministre de l'Enseignement supérieur.
00:02:26Plan qui revient aux droits différenciés
00:02:28et qui replacent l'exonération comme l'exception.
00:02:32Merci beaucoup Somaïa, tout à l'heure,
00:02:33pour d'autres informations.
00:02:35Je vous présente mes invités.
00:02:36Bruno Combi est là.
00:02:37Bonjour.
00:02:38Bonjour Pierre.
00:02:39Ingénieur en génie nucléaire.
00:02:41Le général Palomé-Ros, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air.
00:02:45Fabien Bouglet est là, expert en énergie.
00:02:47Bonjour Pierre.
00:02:48Bonjour Fabien.
00:02:49Alexandre Delval, également auteur d'un livre magnifique
00:02:52et surtout très instructif qu'il faut lire.
00:02:55Évidemment, c'est le nouvel ordre post-occidental
00:02:59et c'est aux éditions L'artilleur d'Aura Abdelrazik.
00:03:03Bonjour Pierre.
00:03:04Toujours là, évidemment, quand il y a des questions internationales abordées.
00:03:07Elles sont en effet très très nombreuses
00:03:09puisque ce cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran approche à son terme.
00:03:13Vous le savez, la tension est au maximum entre les deux pays.
00:03:16Dans la nuit, le président du Parlement iranien a affirmé
00:03:18que Téhéran était prêt à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille.
00:03:22Allez donc chercher la sémantique de cette phrase.
00:03:25Aucune délégation du pays n'est partie pour le présent, pour le Pakistan,
00:03:28où nous allons dans quelques instants retrouver le correspondant de CNews sur place
00:03:34pour participer à ces pourparlers avec les Etats-Unis,
00:03:38a fait à savoir la télévision iranienne.
00:03:40Pour l'instant, partons à Jérusalem où se trouve Olivier Menkeemoun
00:03:44avec Olivier Gangloff sur place.
00:03:47Mon cher Olivier, bonjour.
00:03:49J'imagine que du côté israélien, on attend bien sûr ces pourparlers.
00:03:54Est-on fataliste ? Est-on résigné ?
00:03:56Comment est-ce que réagissent les Israéliens alors que la guerre avance,
00:04:02que le cessez-le-feu est tout proche ?
00:04:04Est-ce qu'on y croit ?
00:04:05Ou est-ce que pour l'instant, c'est un grand point d'interrogation ?
00:04:12C'est plutôt le grand point d'interrogation.
00:04:14Mais vous savez, les Israéliens, depuis un moment,
00:04:18ils sont partagés en réalité.
00:04:20Ils sont partagés entre deux sentiments.
00:04:21Le premier sentiment, c'est de dire qu'il faut continuer.
00:04:24C'est une occasion unique, il y a une fenêtre unique qui s'est ouverte
00:04:27pour se débarrasser de l'ennemi absolu.
00:04:30Celui qui veut lui-même en finir avec l'antité sioniste,
00:04:34qui n'arrête pas de le dire, etc.
00:04:35Puisque l'Iran ne veut pas d'Israël, ne veut pas même de l'existence d'Israël.
00:04:39Donc ça, les Israéliens se disent, c'est le moment, c'est la possibilité.
00:04:44Et en même temps, ça a été tellement dur, cette campagne de bombardement,
00:04:48le fait d'aller aux abris trois fois, quatre fois, cinq fois, parfois, en quelques heures,
00:04:52a été assez dur, assez insupportable.
00:04:55Donc là, ils profitent du cessez-le-feu, du double cessez-le-feu d'ailleurs.
00:04:58Parce qu'il y a cessez-feu avec l'Iran, il y a aussi cessez-feu avec le Liban,
00:05:02qui lui, court jusqu'à dimanche.
00:05:05Alors, l'armée israélienne en profite, et on a pu le voir en se rendant sur place à la frontière,
00:05:10en profite pour consolider ses positions à l'intérieur du sud-Liban,
00:05:15sur une bande de cinq à dix kilomètres, autour d'une trentaine de villages
00:05:19qui étaient systématiquement utilisés par le Hezbollah pour tirer sur la frontière,
00:05:24pour tirer sur les villages frontaliers.
00:05:25Donc là aussi, il y a une accalmie, c'est très important.
00:05:28Donc on a vu les engins de chantier, les tanks, etc.
00:05:31Et c'est vrai que Tsaal nettoie la région, fait sauter tous les tunnels,
00:05:37on l'a vu, on l'a entendu, fait en sorte qu'il n'y ait plus aucun Hezbollah,
00:05:40et terroriste, qu'ils appellent des terroristes, sur place,
00:05:43et consolide cette fameuse bande jaune en interdisant absolument,
00:05:48il y a encore des messages qui ont été diffusés ce matin,
00:05:51en interdisant absolument à quiconque de rentrer à l'intérieur de cette partie
00:05:55qui est contrôlée aujourd'hui totalement par l'armée israélienne,
00:05:59et que Tsaal souhaite contrôler durablement.
00:06:03Et très franchement, ça fait l'objet, en fait, d'une discussion,
00:06:06cette durée d'occupation, d'une discussion qui aura lieu jeudi à Washington.
00:06:11– Merci beaucoup Olivier Benkemouna, Jérusalem, avec Olivier Gangloff,
00:06:16Dora Abdelrazik, on va parler évidemment de ces négociations,
00:06:20puisque je pense qu'on va voir apparaître aussi dans quelques instants
00:06:23les photos des négociateurs justement au Pakistan,
00:06:27mais pour vous donner l'état d'esprit des Iraniens pour participer,
00:06:31ou pour justement ne pas participer à ces négociations,
00:06:34écoutez ce mot-là iranien qui prévient que les combats vont reprendre.
00:06:37– Il est possible que nos négociations n'aboutissent véritablement à rien
00:06:44et qu'il nous soit nécessaire de mener de nouveau des actions.
00:06:46L'action menée contre notre navire entraînera certainement
00:06:49une riposte de la République islamique d'Iran.
00:06:51Ce sont eux qui ont violé le cessez-le-feu, et l'Iran répondra assurément.
00:06:55Ce blocus maritime, même dont il parle, est sans aucun doute
00:06:59une violation flagrante du cessez-le-feu.
00:07:01Et la République islamique y répondra certainement.
00:07:04La probabilité que l'ennemi prenne de nouveau l'initiative
00:07:06et reprenne son attaque brutale est loin d'être faible.
00:07:09Cette probabilité est vraiment loin d'être négligeable.
00:07:12Elle est élevée.
00:07:13Nous devons rester prêts à 100% compte tenu de la possibilité
00:07:16d'une reprise de l'offensive ennemie.
00:07:18– Voilà, ça vous donne quand même un état d'esprit aussi.
00:07:23On est quand même très très proche de la possibilité de reprendre la guerre.
00:07:28Avant de vous donner la parole, messieurs et surtout madame,
00:07:31puisque restons galants quand même, partons à Islamabad,
00:07:34justement, rejoindre le correspondant de CNews sur place,
00:07:38Philippe Crozer.
00:07:39Bonjour cher Philippe.
00:07:41Évidemment, hier, vous nous avez parlé de toute cette mise en place
00:07:44pour parler d'Islamabad.
00:07:46Et aujourd'hui, rebelote.
00:07:48Pas envie de citer Samuel Beckett, mais on attend Godot toujours.
00:07:55– Oui, mais on est quand même assez optimiste ici au Pakistan
00:07:59quant à la possibilité d'un deuxième tour pour parler ici.
00:08:03Bien sûr, il y aura de l'agression verbale entre les deux parties.
00:08:08Il y aura des menaces aussi jusqu'au tout dernier moment.
00:08:11Mais on croit bien qu'ici, on verra deux délégations probablement arriver
00:08:16plus ou moins à exactement la même heure.
00:08:18Mais pour le moment, on a juste la confirmation du côté américain
00:08:21qu'une délégation avec le vice-président J.D. Vance viendrait ici.
00:08:25Pas encore partie de Washington, c'est important de le noter.
00:08:29Donc pas encore de confirmation officielle que la délégation américaine
00:08:34vient ici à Islamabad.
00:08:35Mais du côté iranien, aucune confirmation pour le moment non plus.
00:08:39Ce sont des choses qui doivent être coordonnées de manière assez proche,
00:08:43assez méticuleuse entre deux équipes de négociateurs.
00:08:46Et je crois qu'on verra ça dans les prochaines heures.
00:08:48Mais le fonds pour ce deuxième tour de pour parler, s'il a lieu,
00:08:53c'est un fonds assez chaotique, il faut le dire.
00:08:56Il y a pas mal de menaces.
00:08:57Il y a les Iraniens avec le chef de leur équipe de négociateurs
00:09:01qui dit qu'ils ne veulent pas négocier sous la possibilité de menaces.
00:09:06Et bien ces menaces existent bien sûr du côté du président américain Donald Trump
00:09:11qui parle de nouvelles attaques contre l'Iran s'il n'y a pas d'accord ici à Islamabad
00:09:17entre les États-Unis et l'Iran.
00:09:19Donc il y a énormément de petits problèmes, de petits obstacles
00:09:22qu'il faut encore pouvoir éliminer pour pouvoir arriver à cette possibilité
00:09:27de pourparler ici à Islamabad.
00:09:29Mais encore une fois, les préparatifs sont en cours ici.
00:09:32Des préparatifs encore plus stricts.
00:09:34Il faut dire que la dernière fois, cela nous amène à parler peut-être
00:09:39de la possibilité d'une arrivée du président américain Donald Trump lui-même
00:09:43au cas où il y aurait un accord.
00:09:45C'est lui-même, Donald Trump, qui en a parlé.
00:09:47La possibilité de venir ici s'il y a un accord, on n'y est pas encore.
00:09:51Philippe, vous nous parliez hier du rôle proactif d'Islamabad justement dans ces pourparlers.
00:09:56Est-ce qu'il y a aussi ce rôle proactif en amont ?
00:09:59C'est-à-dire, est-ce que le président pakistanais va appeler J.D. Vance,
00:10:04va appeler aussi les Iraniens en disant « si, si, si, il faut vraiment que vous veniez pour négocier ?
00:10:09»
00:10:13Oui, c'est ce qu'on verra dans les prochaines heures, bien sûr.
00:10:15Parce que le Pakistan est dans un rôle très, très privilégié en ce moment
00:10:19et ne veut pas perdre cette position.
00:10:21Le Pakistan comme médiateur international entre l'Iran et les États-Unis,
00:10:26c'est la fierté de ce pays en ce moment.
00:10:28Il n'y a aucun doute la population pakistanaise très intéressée par ce qui se passe ici
00:10:33et très fière, elle aussi, qu'on puisse devenir le pays qui devient le médiateur
00:10:38pour peut-être signer un accord entre l'Iran et les États-Unis.
00:10:41C'est bien sûr très important ici.
00:10:44Donc, ce qu'on verra dans les prochaines heures, c'est probablement, bien sûr, des coups de fil.
00:10:48De dernière heure, on ne saura peut-être pas les détails exactement.
00:10:51Ça se passe un peu dans le fond de ces négociations.
00:10:54Mais il y a des personnes, bien sûr, très importantes du côté pakistanais.
00:10:57Le premier ministre, par exemple, qui très probablement serait celui qui pourrait confirmer un accord ou non,
00:11:05ou l'arrivée des deux équipes de négociateurs ou non.
00:11:08Et ensuite, il a le chef de l'armée pakistanaise,
00:11:10que beaucoup de personnes ici considèrent comme la personne la plus puissante ici au Pakistan.
00:11:15C'est lui qui a fait un voyage de trois jours à Téhéran.
00:11:19Et c'est lui aussi qui est considéré presque comme un ami de Donald Trump.
00:11:23Donc, le rôle du Pakistan absolument incontournable en ce moment.
00:11:26Et c'est un rôle qui va être très, très important ces prochaines heures de négociations
00:11:31entre le Pakistan comme médiateur et des deux côtés de l'un, les États-Unis et l'Iran de l
00:11:36'autre.
00:11:36Merci beaucoup, Philippe Krauser, en direct d'Islamabad, Alexandre Delval.
00:11:41Il y a une chose que vient de dire Philippe qui est assez amusante,
00:11:44c'est que je ne sais pas trop s'il y a de l'amitié dans les négociations internationales avec
00:11:49un enjeu aussi fort.
00:11:50Mais j'ai l'impression que, d'une manière générale, c'est soit un Tetris, soit un énorme gruyère, en
00:11:54fait, ces négociations.
00:11:56En fait, en Italie, on dit souvent « bisogna che tutti siano scontente ».
00:12:00Il faut que tout le monde soit mécontent pour que ça marche.
00:12:03Donc, on va essayer de faire en sorte que chacun lâche.
00:12:06Et si tout le monde est mécontent, ce serait un bon accord.
00:12:08Alors, le problème, c'est que Trump voudrait une capitulation.
00:12:11Et pour les Iraniens, il ne faut pas oublier qu'un Iranien peut être enrichi, avoir toute sa famille à
00:12:16New York.
00:12:16Comme l'uranium, vous voulez dire ?
00:12:17Oui, l'uranium ou Hormuz.
00:12:19Mais un Iranien peut avoir...
00:12:20Ça, c'est incompréhensible en occidentale.
00:12:22Il peut être enrichi, aimer la vie sur Terre, avoir des enfants à Londres ou à New York.
00:12:26Mais en même temps, il est pris au martyr.
00:12:28Ça paraît complètement incompréhensible.
00:12:30Parce que c'est en lui.
00:12:31Chez nous, on est blanc ou noir.
00:12:32On aime la vie ou on n'aime pas la vie.
00:12:34Oui, on est très binaire.
00:12:34Voilà.
00:12:34Un type du Hezbollah ou du Hamas ou en Iran, il peut être les deux à la fois.
00:12:38Et là, c'est complètement incompréhensible.
00:12:40C'est contre-intuitif.
00:12:41Donc, il va falloir lâcher.
00:12:42Et les Iraniens ont fait un coup de maître en bloquant Hormuz.
00:12:45Ça leur donne un gage pour lâcher quelque chose qui ne leur coûtera rien.
00:12:49Parce qu'avant, Hormuz était libre.
00:12:50S'il lâche Hormuz, on ne fera pas payer Hormuz.
00:12:54On aura l'impression d'une grande concession.
00:12:56M. Trump dira bravo, mais les deux auront perdu et ce sera un accord.
00:12:59Par contre, si Trump veut vraiment aller au fond des choses, supprimer le nucléaire
00:13:02et ne pas faire payer Hormuz, mais surtout supprimer le nucléaire
00:13:05et humilier le pays comme il le fait avec des mots absolument inutiles.
00:13:09Vous pouvez humilier en privé, jamais en public.
00:13:11Alors là, l'Iran est prêt à aller beaucoup plus loin
00:13:13et saboter toutes les économies mondiales à travers le blocage du Golfe.
00:13:17Général Palomero, ça rajoute à la complexité de ces négociations
00:13:20justement l'état d'esprit des uns et des autres.
00:13:22Non, mais pour poursuivre, en fait, il faut regarder un peu quels sont,
00:13:26puisqu'il y a eu ce cessez-le-feu, on pourra discuter du bien fondé ou non.
00:13:30Après tout, peut-être que Donald Trump le regrettera.
00:13:34Il y avait un problème de munition, je parle sous votre contrôle.
00:13:36Oui, après on peut arranger la salade si vous voulez.
00:13:40Mais ce qui est sûr, c'est que...
00:13:42La salade bien.
00:13:42Oui, c'est une salade assez...
00:13:44Je sais que c'est l'heure du déjeuner, en général.
00:13:47Parce que c'est un peu des salades qu'ils font quand même.
00:13:50Oui, mais c'est intéressant de voir ça comme ça.
00:13:52Il faut regarder les atouts ou les leviers qu'ils ont en main aujourd'hui.
00:13:58Donald Trump, pendant le cessez-le-feu, s'est doté d'un levier lui aussi,
00:14:02puisqu'il a bloqué...
00:14:03On s'y attendait, on ne savait pas est-ce qu'il le ferait, est-ce qu'il ne le
00:14:07ferait pas.
00:14:07Il a lui aussi bloqué le détroit de Hormuz à sa façon.
00:14:10Non pas à Hormuz même, mais dans la profondeur.
00:14:14Ce qui est intelligent, parce qu'il utilise au mieux toutes les armes que lui donne la marine américaine,
00:14:21le nombre de bateaux très spécialisé, le renseignement permanent, savoir qui est où,
00:14:26le fameux bateau qui a été intercepté.
00:14:28On a vu les séquences d'ailleurs.
00:14:29On a vu les séquences.
00:14:30Donc ça, c'est une nouvelle arme, mais c'est une arme perdant-perdant, si vous voulez.
00:14:34C'est-à-dire que vous avez deux blocus pour le prix d'un, si vous retenez nos expressions.
00:14:40Donc malheureusement, et c'est pas ce que voulait Donald Trump au départ, bien sûr,
00:14:44il voulait que l'activité continue.
00:14:48Donald Trump, il a évidemment encore la grande puissance aérienne avec les Israéliens.
00:14:54Il peut repartir en guerre et cette fois-ci s'attaquer aux infrastructures.
00:14:58Il l'a dit à l'énergie.
00:14:59Je pense qu'ils ne continueront pas le même type de campagne.
00:15:01Et puis, mais de l'autre côté, les Iraniens, vous l'avez dit, ils ont Hormuz.
00:15:06Ça, on leur a donné en quelque sorte cet atout.
00:15:09Ils ont les missiles balistiques, puisqu'ils en ont.
00:15:11Et les renseignements, le nombre de missiles balistiques augmente d'après les services de renseignement.
00:15:17C'est quand même frappant, c'est le cas de le dire.
00:15:20Et puis, ils ont la faiblesse, je dirais, des pays du Golfe,
00:15:26qui elles-mêmes menacent effectivement la stabilité économique du monde.
00:15:30Donc, les Iraniens ont beaucoup de cartes en main.
00:15:33C'est pour ça qu'ils peuvent attendre aujourd'hui.
00:15:35Il semble que le pouvoir, certainement, il a été frappé.
00:15:38Enfin, je veux dire, on ne peut pas subir une telle campagne aérienne sans qu'il y ait de conséquences.
00:15:42Mais il est résilient pour l'instant.
00:15:44Est-ce qu'il y a moyen de le faire tomber ?
00:15:45On n'en voit pas les signes.
00:15:47On peut faire de la philosophie, mais pour l'instant, en tout cas, il n'y a pas de signe
00:15:51très manifeste.
00:15:53Donc, avantage quand même aux Iraniens.
00:15:55Ils ont peut-être un dernier à tous.
00:15:57Ça fait 47 ans qu'ils s'y préparent.
00:15:59On a l'impression de découvrir que les Iraniens sont parés, qu'ils ont prévu le détroit d'Orbos.
00:16:03Bien sûr.
00:16:05Vous l'avez tous dit sur ce plateau et sur d'autres.
00:16:08Ils ont 47 ans qu'ils se préparent à une attaque ou à une riposte ou à un blocage
00:16:13ou à, en tout cas, quelque chose qui va à l'encontre de leur régime.
00:16:16Je pense que le temps aussi joue plutôt pour eux.
00:16:18C'est ce qu'on peut penser.
00:16:20Maintenant, Donald Trump peut défier le temps.
00:16:23C'est partie de ses atouts aussi.
00:16:25Brune de combi.
00:16:27Oui, nous sommes au 53e jour de guerre, une semaine après le blocus installé par les États-Unis.
00:16:33Et on constate que, concrètement, le détroit d'Orbos est toujours quasiment bloqué.
00:16:38Très peu de navires passent.
00:16:40La situation économique du côté de l'Occident se dégrade.
00:16:44Et en même temps, il doit se tenir demain une réunion dont on ne sait même pas si elle va
00:16:50avoir lieu,
00:16:51alors que c'est peut-être une des réunions les plus importantes, je ne dirais pas, de toute l'histoire
00:16:54de l'humanité,
00:16:55mais en tout cas extrêmement importante.
00:16:57Et les acteurs jouent au jeu du chat et de la souris pour savoir même s'ils hésitent,
00:17:01est-ce qu'ils vont venir, ils ne vont pas venir.
00:17:03Il y a un côté totalement ubuesque, mais ce que ça traduit, c'est surtout une instabilité.
00:17:08Une instabilité, le terme de chaotique même peut être utilisé, au sens mathématique du terme,
00:17:14c'est-à-dire que ça peut basculer pour pas grand-chose.
00:17:17On voit bien qu'un bateau qui est atteint ou qui n'est pas atteint par un tir,
00:17:20un mot que l'un ou l'autre peut dire, risque de faire basculer l'issue des discussions,
00:17:26l'issue de cette guerre, d'un côté ou de l'autre.
00:17:29Donc les enjeux sont immenses, il y a une montée de fièvre à l'approche de ces négociations,
00:17:35et on va voir ce qui se passe, mais en tout cas les enjeux sont vraiment extrêmement importants.
00:17:40C'est un peu maigre.
00:17:41C'est du sérieux.
00:17:43Comme dirait l'autre justement, mais ça c'était dans la bouche de Jordan Bardella,
00:17:47pour parler de complètement autre chose, mais on y reviendra tout à l'heure.
00:17:49Il y a quelque chose de très très sérieux au centre des négociations,
00:17:53c'est évidemment l'uranium enrichi.
00:17:57Pardonnez-moi, Dora, où peut se trouver cet uranium ?
00:18:00Pour l'instant, ce que l'on sait, c'est qu'il y a trois sites nucléaires
00:18:05qui ont d'ailleurs déjà été bombardés par les Américains en juin 2015.
00:18:08On peut le voir sur la carte.
00:18:09Exactement.
00:18:10Il y a le site de Fordo, Natanz et Isparan.
00:18:14Donc pour l'instant, ces entrées des sites sont complètement bloquées,
00:18:18mais il y a des images intéressantes aussi que l'on a pu voir récemment.
00:18:22Ce sont des images satellitaires sur lesquelles on voit clairement
00:18:26que les Iraniens essayent vraiment de bloquer toutes les entrées des tunnels.
00:18:30Il faut savoir que souvent ces sites sont construits vraiment très en profondeur.
00:18:35Donc voilà, ça c'est les images satellitaires.
00:18:37Mais ça serait peut-être aussi un moyen d'un petit peu de brouiller les pistes,
00:18:42puisque tout le monde surveille un peu les satellites.
00:18:44On sait également que l'Iran a construit des sites clandestins
00:18:48qui sont encore plus profonds, mieux fortifiés,
00:18:51notamment à quelques kilomètres de Natanz.
00:18:54Il y a un site en construction qui s'appelle le Mont de la Pioche,
00:18:57qui est vraiment à l'intérieur de la montagne.
00:19:00Et ce site est très important et c'est très difficile pour les Américains de l'atteindre.
00:19:04Il faudrait une intervention au sol pour pouvoir entrer dans ce site.
00:19:09Donc ils ont effectivement peur de se lancer dans cette guerre finalement sur le terrain.
00:19:16Je pense que ça c'est un des objectifs américains.
00:19:19L'autre objectif évidemment, ça serait d'extraire cet uranium.
00:19:22Pour en faire quoi ?
00:19:23Alors pour en faire quoi, c'est la grande question.
00:19:25Il faut savoir qu'en 1994,
00:19:27une opération similaire en fait d'extraction d'uranium avait eu lieu.
00:19:31C'était au Kazakhstan où les Américains avaient réussi donc à transférer un uranium.
00:19:37L'opération Saphir.
00:19:38L'opération Saphir exactement.
00:19:39Alors on a des images d'archives justement.
00:19:42Alors c'était pas le même uranium.
00:19:43Là c'est de l'uranium en bloc,
00:19:45sauf que l'uranium iranien apparemment serait sous forme gazeuse.
00:19:49Donc c'est beaucoup plus difficile évidemment.
00:19:52Mais en tout cas pour essayer de convaincre les Iraniens,
00:19:55Donald Trump met sur la table 20 milliards de dollars.
00:19:59Dégelez cet argent en contrepartie de l'uranium enrichi.
00:20:02Alors on parle d'uranium, mais peut-être chers téléspectateurs,
00:20:05vous ne savez pas de quoi il s'agit.
00:20:06C'est un peu vague pour vous l'uranium.
00:20:08On va voir ça avec Julia Ferrand.
00:20:10Julia bonjour.
00:20:10Quand on parle d'uranium, de quoi parle-t-on réellement ?
00:20:13Alors c'est vrai que c'est un petit peu abstrait de parler d'uranium comme ça.
00:20:16Mais on va essayer de simplifier la chose.
00:20:18L'uranium, c'est un élément naturel, radioactif.
00:20:22A l'origine sous forme de minerais.
00:20:24Alors s'il semble très rare, en réalité on en trouve un petit peu partout.
00:20:28Dans la roche, le sol et l'eau.
00:20:30C'est un des éléments les plus abondants dans la croûte terrestre.
00:20:34Il est environ 500 fois plus répandu que l'or.
00:20:37Vous vous doutez bien qu'avant d'être transformé en combustible nucléaire,
00:20:40le minerai d'uranium passe par plusieurs étapes.
00:20:44La première, c'est l'extraction.
00:20:46Les complexes d'extraction envoient directement sous terre au niveau des minerais d'uranium.
00:20:52Dans des puits d'injection, ils envoient de l'eau.
00:20:55De l'eau qui est ajoutée à des oxydants ou bien des acides.
00:20:58Cette eau permet de dissoudre les minerais d'uranium directement sous terre.
00:21:03La solution obtenue est ensuite extraite du gisement et raffinée.
00:21:08C'est la deuxième étape.
00:21:09Alors à ce moment-là, on obtient du concentré d'uranium que l'on appelle aussi le yellow cake.
00:21:14À cause de son aspect, cette poudre jaune que vous voyez juste ici, le concentré d'uranium,
00:21:19que l'on appelle le yellow cake, à cause de cet aspect, cette poudre jaune.
00:21:23C'est donc à ce moment-là qu'on entre dans le fameux processus d'enrichissement de l'uranium.
00:21:28La poudre jaune est convertie en gaz.
00:21:31Ce gaz ici, l'hexafluorure, un terme un petit peu compliqué, est transformé vers des centrifugeuses.
00:21:36Là, voilà notre centrifugeuse ici avec nos atomes.
00:21:39Le gaz à l'intérieur va être pompé.
00:21:42Les atomes les plus lourds, c'est-à-dire les atomes ici en rouge, les moins concentrés en uranium,
00:21:46vont être projetés vers les parois.
00:21:49Tandis que les atomes les plus légers, c'est-à-dire ceux qui sont les plus chargés en uranium,
00:21:54restent au centre de la centrifugeuse.
00:21:56Un processus qui permet de filtrer et de recueillir uniquement les atomes les plus concentrés.
00:22:02Ce processus est donc répété jusqu'à l'obtention d'une concentration en uranium qui dépasse les 20%.
00:22:08C'est un seuil à la partir duquel il est considéré comme hautement enrichi.
00:22:13Ce gaz hautement enrichi, il est donc transformé ici en dioxyde d'uranium.
00:22:19Une substance qui ressemble ici à cette poudre noire.
00:22:22Cette substance, elle est comprimée, chauffée, frittée pour former des pastilles de combustible.
00:22:28D'ici, juste ici, ces pastilles sont insérées une à une dans de longs cubes métalliques empilés
00:22:34pour former des assemblages de combustibles qui iront directement dans les réacteurs nucléaires.
00:22:39A savoir que pour la création d'une arme atomique, l'enrichissement de l'uranium doit dépasser les 90%.
00:22:46Les stocks de l'Iran le sont, eux, à 60% selon l'Agence internationale de l'énergie atomique,
00:22:52ce qui suffit à construire 10 ogives nucléaires.
00:22:54Merci beaucoup, Julia Ferrand.
00:22:55Il ne faut pas bien vous bouler.
00:22:56Je vais expliquer.
00:22:57C'est bien expliqué, mais ça reste quand même très technique.
00:23:00En fait, dans l'uranium, vous avez un petit peu moins de 1% d'uranium fissile.
00:23:05Alors, c'est quoi l'uranium fissile ?
00:23:07On va dire, vous prenez un jeu de boule et vous avez des cochonnets que vous allez taper contre une
00:23:12boule de pétanque.
00:23:13Cette boule de pétanque va se casser en deux boules de pétanque qui va libérer des cochonnets en libérant de
00:23:19l'énergie.
00:23:20C'est ça, l'uranium fissile.
00:23:21C'est l'inverse de la boule de pétanque.
00:23:25Et quand vous avez une centrale nucléaire, vous avez 3% de cet uranium fissile qui va libérer de la
00:23:32chaleur
00:23:33et qui va faire chauffer l'eau, parce qu'une centrale nucléaire, c'est un grand chauffe-eau.
00:23:39Mais pour une bombe nucléaire, cette réaction en chaîne, il faut qu'il y ait beaucoup d'uranium qui est
00:23:47fissile.
00:23:47Et c'est 90%.
00:23:49On va concentrer l'uranium fissile à 90%.
00:23:53Évidemment, quand la boule de pétanque libère deux boules de pétanque qui libèrent des neutrons,
00:23:57si vous avez 90% de concentration, ça fait Hiroshima, Nagasaki.
00:24:02Ça fait une bombe nucléaire, parce que d'un seul coup, toutes ces boules de pétanque se divisent en deux
00:24:07et libèrent des neutrons qui vont taper sur...
00:24:10C'est ce qu'on appelle la réaction en chaîne.
00:24:12Le point central, voilà, un des points centraux de cette négociation d'Islamabad,
00:24:16qui, vous l'avez compris, est encore tout à fait hypothétique.
00:24:20On revient dans un instant, et dans un instant, on parlera également du coup de la guerre,
00:24:23puisque chez nous, à Bercy, où depuis plus de 50 jours, vous-même, nous ici,
00:24:28tout le monde a subi, évidemment, les coups de la guerre.
00:24:32Eh bien, ils ont été chiffrés à Bercy.
00:24:35L'addition est assez salée. On y revient dans un instant.
00:24:40Retour sur le plateau de Midi News.
00:24:42On va reparler de l'uranium et des...
00:24:45Comment dirais-je ?
00:24:46Des points d'achoppement de ces négociations.
00:24:49Très attendu, Islamabad, après les dernières informations de Sommayal Abidi.
00:24:52À quelques heures de la fin de la trêve, l'Iran ne plie pas et demande des informations,
00:24:57affirmant le contraire.
00:24:58Selon la télévision d'État, aucune délégation, qu'il s'agisse d'une délégation principale ou secondaire,
00:25:03n'est encore partie pour assister au pourparler prévu à Islamabad au Pakistan avec les États-Unis.
00:25:09On poursuit ce journal avec ce chiffre qui fait froid dans le dos.
00:25:13Selon un des comptes publié aujourd'hui par l'ONU,
00:25:15environ 7 900 migrants sont morts ou portés disparus sur les routes migratoires dans le monde l'an dernier.
00:25:20Un chiffre toutefois en deçà du record de 9 200 enregistrés en 2024.
00:25:25Et puis on termine ce journal par ce drame au Mexique.
00:25:29Une touriste canadienne, superbalière, sur le site archéologique des pyramides de Teotihuacan.
00:25:34Attraction touristique majeure du pays par un homme qui s'est ensuite suicidé.
00:25:38Au moins 13 touristes étrangers dont un enfant colombien ont également été blessés,
00:25:42selon un dernier bilan tiers.
00:25:44Merci de ces informations.
00:25:46A tout à l'heure pour d'autres informations sur Maïal Abidi.
00:25:49Donald Trump qui accuse l'Iran d'avoir violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises.
00:25:53Ça vous donne quand même l'idée, et ce qu'on disait tout à l'heure pendant cette première demi
00:25:57-heure,
00:25:57de l'état d'esprit quand même des uns et des autres en amont de ces négociations.
00:26:02Avec encore cette question d'uranium, qu'on en dise quelques mots.
00:26:06Oui, justement parce qu'on parle souvent des 441 kilos qui sont enrichis à 60%.
00:26:10Or il faut 90% pour arriver à la bombe nucléaire.
00:26:14Mais il faut savoir que l'Iran possède d'autres kilos d'uranium,
00:26:19notamment 180 kilos qui sont enrichis à 20% et plus de 6 000 enrichis à 5%.
00:26:24Ça c'est selon l'AEA.
00:26:26Ça veut dire qu'ils sont capables quand même d'enrichir une nouvelle fois cet uranium,
00:26:30surtout qu'ils ont encore des milliers de centrifugeuses.
00:26:32Absolument, nous en parlions tous les deux et on comparait les chiffres.
00:26:36Certains disent 60 000, d'autres 15 000, d'autres 21 000 centrifugeuses.
00:26:41Donc en fait, ils ont de quoi continuer à enrichir.
00:26:43Dans le meilleur des cas, on peut retarder ce programme nucléaire militaire.
00:26:47Dans le meilleur des cas.
00:26:48Et si on voulait l'éradiquer totalement, ce que souhaitent les Israéliens,
00:26:51il faut une opération totale qui impliquerait peut-être 6 mois de guerre
00:26:54et une économie mondiale totalement ruinée, enfin en tout cas très très abîmée.
00:26:58Et Trump ne veut pas aller jusque-là puisqu'il a l'imiteur,
00:27:02mais il a bien sûr sa boussole du baril et de la bourse.
00:27:06Donc ce qui pourrait être fait pourrait l'être,
00:27:08mais on n'est pas prêt à payer le prix en plus des troupes au sol
00:27:11pour aller chercher cet uranium.
00:27:12Et enfin le MI6, le MI5 pardon, anglais, a publié un rapport récemment
00:27:17comme quoi les Iraniens auraient peut-être plus d'uranium enrichi à 80%,
00:27:23bientôt à 90%, parce qu'en fait on ne sait pas, tout cela est déclaratif, c'est l'AIEA.
00:27:27Mais justement, quelqu'un m'explique, ça fait des années que les inspecteurs de l'AIEA
00:27:32vont scrupuleusement voir ce qu'il y a comme stock d'uranium.
00:27:36Ça fait des années qu'on dit, oui en fait, on ne leur montre pas tout.
00:27:40C'est vrai, on ne leur montre pas.
00:27:42Et d'où le doute de Donald Trump qui, à sa manière, veut éradiquer les choses.
00:27:47Et oui, absolument.
00:27:48Et donc sur cette question-là, et puis, pardon, Bruno Combi.
00:27:51Oui, effectivement, c'est un jeu du chat et de la souris qui dure depuis très longtemps, depuis 47 ans.
00:27:57Et donc il y a eu des dissimulations.
00:28:00En 2002, on s'est aperçu, on a découvert l'existence du site de Natanz,
00:28:04où les Iraniens faisaient de l'enrichissement.
00:28:06C'est la France d'ailleurs qui avait contribué à cette découverte.
00:28:08Puis en 2009, on a découvert Fordo.
00:28:11Et on a été ensuite de surprise en surprise.
00:28:14Encore pendant la guerre des 12 jours l'année dernière,
00:28:17on a découvert qu'il y avait un quatrième site avec le Mont de la Pioche.
00:28:22Non mais c'est ça.
00:28:22Le Courreur, le Coran de la Pioche.
00:28:24Ça ne tient pas de vous, cette IUA.
00:28:26Je ne comprends pas.
00:28:27Enfin, je ne veux pas remettre en cause l'IA.
00:28:29Je vais m'adresser à l'ancien chef d'état-major de l'armée aérienne de France.
00:28:33Et puis qui croit les Iraniens qui, pendant des années, ont dit
00:28:37c'est pour des fins civiles et pas militaires.
00:28:40Dans la position dans laquelle il se trouve, on l'a dit, depuis 47 ans,
00:28:44c'est quand même difficile à croire.
00:28:45C'est sans doute pour ça que l'accord qui avait été trouvé péniblement,
00:28:48mais qui avait été troublé, était sans doute le meilleur compromis.
00:28:52Oui, mais c'est un compromis.
00:28:53Donc en fait, il n'est pas idéal.
00:28:56Si on avait un compromis...
00:28:57Vous allez encore me parler de salade.
00:28:58On serait satisfait.
00:29:00Il y a parfois trop de salade, mais parfois ça tourne mal.
00:29:05Au vinaigre, tiens, si vous voulez.
00:29:06Oui, peut-être qu'à le dire.
00:29:07Donc, on se satisfaisait finalement de cet accord,
00:29:11tout en sachant qu'il n'était pas parfait.
00:29:13Il y avait les inspecteurs de l'IEA qui passaient.
00:29:16Mais là, tout est déséquilibré.
00:29:19Donc, où va-t-on ?
00:29:21Alors, Primo, pour une fois qu'on a enrichi l'Arium,
00:29:24encore faut-il en faire une arme.
00:29:25Et c'est pour ça que le doute existait.
00:29:28Oui, mais il y a quand même un peu de technique derrière.
00:29:32Mais on n'éradiquera pas...
00:29:33Ce qui est sûr, c'est qu'on n'éradiquera pas le savoir-faire.
00:29:36Oui, c'est ce que dit Rocile, pardon, l'inspecteur,
00:29:39le directeur de l'IEA.
00:29:40Il a dit qu'on n'enlèvera pas leur savoir-faire.
00:29:42Et ils ont plus d'ingénieurs que les Français.
00:29:45Ils ont un savoir-faire, surtout les ingénieurs.
00:29:48Ils ont eu les missiles balistiques
00:29:49qui est leur arme à la fois de dissuasion conventionnelle
00:29:53et qui fait peur et qui terrorise à juste titre
00:29:56le Moyen-Orient et en particulier le Pays du Golfe
00:29:59et qui devrait terroriser encore plus le monde que ça.
00:30:02Si, si, parce qu'ils ont aussi maintenant des missiles longue portée.
00:30:05On a jusqu'à 4 000 kilomètres.
00:30:07Donc, ça peut atterrir sur une capitale européenne.
00:30:11Absolument.
00:30:12Mais si vous voulez, ce qui crée une dissuasion, c'est l'ensemble.
00:30:15Dissuasion conventionnelle avec les missiles balistiques.
00:30:17L'uranium enrichi qui peut être transformé en armes
00:30:20et emporté, si vous voulez, par ces missiles balistiques.
00:30:24Donc, on voit bien que la clé est là.
00:30:26Et dans cette première phase de la guerre,
00:30:27peut-être qu'il y en aura une autre,
00:30:30le stock de missiles balistiques, malheureusement,
00:30:32n'a pas été éradiqué parce que les Iraniens sont organisés.
00:30:35Et donc, une autre phase de la guerre, à mon avis,
00:30:38ne s'en prendra pas à un stock de missiles balistiques
00:30:41qui est quasiment introuvable et peut-être inapprégnable.
00:30:44Il faut bien distinguer les choses.
00:30:47Et 6 000 kilos d'uranium enrichi à 5%.
00:30:51Ça, c'est pour les centrales nucléaires civiles.
00:30:54Tout ce qui est au-dessus de 20%,
00:30:56là, on va vers l'enrichissement pour des bombes nucléaires.
00:31:00Le souci, c'est qu'un pays qui dispose du nucléaire civil,
00:31:04et en particulier d'un nucléaire civil organisé avec Rosatome,
00:31:09a incontestablement ensuite les capacités techniques avec l'ingénieur
00:31:14d'enrichir à plus de 20% et aller jusqu'à 90%.
00:31:18C'est la raison pour laquelle la France, quand De Gaulle a créé le commissariat à l'énergie atomique
00:31:23juste après la Seconde Guerre mondiale, a fait du commissariat à l'énergie atomique
00:31:28à la fois l'industrie civile, du nucléaire civil, qui est complètement liée à l'industrie nucléaire militaire.
00:31:37Donc ça voudrait dire, théoriquement, que si Donald Trump veut aller au bout du bout,
00:31:42il faut qu'il supprime tout simplement l'industrie nucléaire en Iran,
00:31:48et y compris le nucléaire civil.
00:31:49Le nucléaire en uranium, car il existe une filière nucléaire, au thorium,
00:31:53qui ne permet pas le double emploi.
00:31:54C'est pour ça que nous l'avons abandonné.
00:31:55Il existe un nucléaire ultra propre qui aurait été fantastique pour nous.
00:31:59Nous l'avons abandonné, les Chinois, les Suisses et les Américains sont en avance,
00:32:03et nous, comme on voulait le double emploi, ça rejoint ce que vous dites,
00:32:05on a abandonné la filière du nucléaire propre qui est au thorium.
00:32:08Alors pour être plus précis, il existe trois manières de fabriquer une bombe atomique.
00:32:13La première, c'est celle dont on discute tous les jours sur ce plateau en Iran,
00:32:16c'est en enrichissant l'uranium naturel, qui n'a que 0,7% d'uranium 235, pour l'amener
00:32:22à 90%.
00:32:23La deuxième, c'est la filière plutonium, qui consiste à fabriquer du plutonium,
00:32:28dont on ne trouve que des traces en très petite quantité dans la nature,
00:32:31le fabriquer dans un réacteur nucléaire avec de l'uranium 238,
00:32:36qui en recevant des neutrons va se transformer, devenir du plutonium 239,
00:32:40parce que 239, c'est 238 plus 1.
00:32:43Voilà, ça c'est la deuxième manière.
00:32:45Et la troisième manière, c'est à partir de thorium,
00:32:48qu'on va transformer en uranium 234,
00:32:50parce qu'il va se désintégrer, se couper en deux morceaux,
00:32:54et éjecter des particules alpha.
00:32:55Et donc, c'est les trois manières qui, dans le projet Manhattan,
00:33:00pendant la Deuxième Guerre mondiale,
00:33:01les Américains ont mis en route la fabrication,
00:33:03sur ces trois axes de la fabrication de la bombe.
00:33:05Il se trouve que le premier qui a débouché,
00:33:07ça a été la bombe d'Hiroshima, qui était à l'uranium enrichie.
00:33:12Mais le deuxième, c'était Nagasaki, qui avait quelques jours après,
00:33:16il travaillait dans trois villes secrètes, sur chacun des trois secteurs.
00:33:20Et la troisième, c'est le thorium, qui a été plutôt abandonné,
00:33:23parce que c'est beaucoup plus compliqué.
00:33:25Il est surtout pour le civil, le thorium.
00:33:27Je crois qu'on a tous notre diplôme en uranium.
00:33:30Je pense qu'on a absolument tous les diplômes.
00:33:33On a absolument, voilà, comment dirais-je,
00:33:35on a tout le savoir-faire en uranium.
00:33:37Je voudrais qu'on arrive à notre bombe atomique à nous,
00:33:40nous les Français.
00:33:41Alors, c'est vrai que les Français, j'imagine, se doutent bien
00:33:45et sont très tristes de la situation des Iraniens,
00:33:49mais ils sont aussi dans une situation qu'il faut comprendre,
00:33:52qui est celle de ne plus arriver à boucler les fins de mois.
00:33:55On a fait des reportages, on vous les a passés.
00:33:57Vous avez vu ces Français, et vous tous, téléspectateurs,
00:34:00qui faites maintenant des quarts de plein,
00:34:02ou des demi-pleins maximum,
00:34:04parce que l'essence est devenue trop chère.
00:34:06Mais en fait, ce détroit d'Hormuz, ce blocage,
00:34:09et le carburant, le pétrole,
00:34:12ça va sur toute la tranche de l'économie,
00:34:14toute l'économie est impactée.
00:34:16Et on verra dans un instant, notamment sur le plastique,
00:34:19et sur le coût de la guerre,
00:34:21le coût qui arrive en France.
00:34:23Ça a été dit par le ministre de l'économie, Roland Lescure,
00:34:27aujourd'hui, 6 milliards d'euros,
00:34:296 milliards d'euros qu'a confirmé le ministre des Comptes publics,
00:34:32David Amiel.
00:34:34La guerre a un coût.
00:34:36Elle a un coût qui est aujourd'hui estimé
00:34:38à 6 milliards d'euros pour les finances publiques.
00:34:40Les taux d'intérêt sont 5 fois supérieurs
00:34:42à ce qu'ils étaient au moment du déclenchement
00:34:45de la guerre en Ukraine en 2022 et en 2023.
00:34:48Ce n'est pas propre à la France.
00:34:49Donc face à ces 6 milliards d'euros
00:34:51de coûts de la crise que nous anticipons,
00:34:54nous prévoyons 6 milliards d'euros de dépenses
00:34:58qui pourraient être stoppées.
00:34:594 milliards d'euros pour l'État,
00:35:012 milliards d'euros dans la sphère sociale.
00:35:03Je dis bien qu'ils pourraient être stoppés.
00:35:05Car évidemment, tout cela est encore recouvert
00:35:07de beaucoup d'incertitudes.
00:35:09On le voit jour après jour.
00:35:11La situation géopolitique est très instable au Moyen-Orient.
00:35:14Voilà, inquiétude et incertitude
00:35:16que partage l'économiste Marc Toiti.
00:35:22Avant la guerre, c'est-à-dire au mois de février par exemple,
00:35:25on avait une situation de faillite d'entreprise
00:35:26historiquement élevée.
00:35:28Donc ça allait déjà mal avant, ne l'oublions pas.
00:35:30Comme pour la guerre en Ukraine, on va tout mettre évidemment
00:35:31sur le dos de cette guerre.
00:35:32Mais ça allait déjà mal avant.
00:35:33Là, bien sûr, ça aggrave la situation.
00:35:36Donc quand on parle de 4 à 6 milliards,
00:35:37c'est sûr, effectivement, le déficit public.
00:35:39C'est-à-dire qu'on a moins de recettes.
00:35:41L'État s'endette, continue à s'endetter.
00:35:43Et les taux augmentent.
00:35:44Voilà, ça aussi.
00:35:45Le drame, c'est que les taux d'intérêt vont également augmenter.
00:35:47Donc c'est dans ça que ça va coûter en fait beaucoup plus cher.
00:35:50C'est uniquement le coût pour l'État.
00:35:51Mais le coût pour les Français va être beaucoup plus élevé.
00:35:53Regardez, on a déjà une inflation qui est autour des 2%.
00:35:55Elle va bientôt atteindre 4%.
00:35:57On a l'augmentation, par exemple, de l'énergie.
00:36:00Vous voyez l'inflation aller jusqu'à 4%.
00:36:02Ah oui, ça c'est mécanique.
00:36:03C'est-à-dire que j'ai fait une petite simulation très optimiste.
00:36:05Aujourd'hui, l'inflation aux normes européennes est à 2%.
00:36:08Si vous faites simplement l'hypothèse,
00:36:10au mois de mars, l'inflation, les prix ont augmenté de 1,1%.
00:36:13Si ça augmente de 1% au mois d'avril, ce qui est très probable,
00:36:16et après seulement de 0,2% par mois,
00:36:18ce qui est donc très faible,
00:36:19eh bien ça veut dire qu'on aura 4% d'inflation d'ici l'automne prochain.
00:36:23Voilà, nous on dit la vérité ici.
00:36:25Donc au moins, Marc l'a dit,
00:36:27et ça risque d'être effectivement très très grave.
00:36:29Oui, on vit une époque critique,
00:36:31une époque charnière,
00:36:32et en plus de discuter de la bombe atomique
00:36:36avec des risques que l'Iran devienne
00:36:38la dixième puissance nucléaire dans le monde,
00:36:41ce qui n'est quand même pas rien.
00:36:42Donc on discute des problèmes de fin du monde,
00:36:44en quelque sorte,
00:36:45et on a en même temps les problèmes de fin de mois
00:36:48qui s'accumulent,
00:36:49qui deviennent plus prégnants de jour en jour,
00:36:52avec cette augmentation des prix du pétrole
00:36:54qui est causée par cette crise au détroit d'Hormuz,
00:36:57crise que nous aurions dû,
00:36:58que nous aurions pu anticiper,
00:37:00mais que nos dirigeants, hélas,
00:37:02n'ont absolument pas vu venir.
00:37:03Alexandre ?
00:37:04En plus, on a la guerre en Ukraine,
00:37:06qui a fait que des gazoducs ont été sabotés,
00:37:09qui nous permettaient d'avoir du gaz russe
00:37:113 à 4 fois moins cher que le gaz
00:37:13par bateau GNL américain ou Qatari ou autre.
00:37:17On s'est privés d'un gaz écologique pas cher,
00:37:19avec des contrats à long terme,
00:37:20par gazoduc.
00:37:22Et donc on a le choc de l'Ukraine,
00:37:24ensuite on a le choc d'Hormuz,
00:37:25et si ça continue dans le worst case,
00:37:28on aura le choc de la mer Rouge.
00:37:29Et là, il y a pas mal d'études qui ont été faites,
00:37:32le ministre saoudien du pétrole,
00:37:34et il dit là ce serait un pétrole à 200, 250 dollars.
00:37:38Goldman Sachs a fait aussi des études,
00:37:39des prospectives,
00:37:40et aussi Robert Peip,
00:37:41le plus grand analyste des guerres depuis 70 ans,
00:37:44et des blocus.
00:37:45Il dit on peut aller à quelque chose...
00:37:47Je croyais que c'était vous.
00:37:48Non, je me...
00:37:49Merci.
00:37:50Et Robert Peip,
00:37:51que j'invite à consulter sur Internet,
00:37:53grand spécialiste qui a travaillé pour le Pentagone,
00:37:55il a beaucoup...
00:37:56Il viendra avec vous.
00:37:56Il a conseillé le gouvernement américain
00:37:58sur les worst case et les scénarios de guerre.
00:38:00On peut aller jusqu'à 250.
00:38:02The worst case ever.
00:38:03Voilà, s'il n'y a pas un deal.
00:38:05Les Iraniens, ils ont compris que
00:38:06face à cette guerre militaire,
00:38:07il y avait une guerre économique.
00:38:09Ils se sont souvenus
00:38:10de ce que les Portugais,
00:38:12au début du XVIe siècle,
00:38:14avaient envahi Hormuz, justement,
00:38:16pour contrôler économiquement cette zone.
00:38:18Donc, ce n'est pas une affaire ancienne.
00:38:19Tous les grands géopoliticiens,
00:38:21tous les historiens,
00:38:22savent que le détroit d'Hormuz
00:38:24est un enjeu économique fondamental.
00:38:27Et en fait, en réalité,
00:38:28là, on se retrouve avec une bombe
00:38:29à déflagration économique.
00:38:31Et c'est la première fois...
00:38:33Pas la première fois,
00:38:34c'est la deuxième fois
00:38:35avec le choc pétrolier de 1973
00:38:37que, finalement, une guerre militaire
00:38:39se transforme en guerre économique mondiale.
00:38:41et on est au cœur
00:38:43de cette guerre économique mondiale.
00:38:43Avec la stagflation en perspective,
00:38:45puisqu'on était dans...
00:38:46Je pense que, vu l'ampleur
00:38:47du problème qui est devant nous,
00:38:51si on se recule un petit peu,
00:38:53il faut analyser les dépendances,
00:38:55les réelles dépendances, si vous voulez.
00:38:57On a parlé pendant des années
00:38:58d'autonomie stratégique.
00:39:00Maintenant, on commence à savoir
00:39:00ce que ça veut dire,
00:39:01de comprendre ce que ça veut dire,
00:39:03l'autonomie stratégique.
00:39:04Par exemple, le prix du kérosène,
00:39:06il va augmenter très sensiblement.
00:39:09Ça se voit déjà,
00:39:09les compagnies aériennes
00:39:10commencent déjà à dire
00:39:11que ça va être plus cher.
00:39:12Parce que, par la force des choses,
00:39:13par choix ou par défaut,
00:39:14on a confié le raffinage du pétrole
00:39:18qui permet d'atteindre cette qualité
00:39:20qui est exigée pour le kérosène
00:39:23aux grandes raffineries du Golfe,
00:39:25qui sont touchées aujourd'hui
00:39:27par les frappes iraniennes.
00:39:30Donc, en fait, on achète du pétrole
00:39:31qui est déjà raffiné.
00:39:32Et donc, évidemment,
00:39:33il y a une marge qui est faite dessus.
00:39:34– Et dans ces dépendances,
00:39:36il y a quand même une voix
00:39:38qui, pour l'instant,
00:39:40ne se fait pas entendre.
00:39:41Malheureusement, à mon sens,
00:39:43c'est l'Union européenne.
00:39:45Elle est là pour ça.
00:39:46– Ah, mais l'Union européenne.
00:39:47Alors, c'est vrai.
00:39:47Je vous invite dans une autre émission
00:39:49où on fera deux heures
00:39:51sur l'Union européenne.
00:39:51– Elle a un plan vert,
00:39:53l'Union européenne, gris.
00:39:53– Mais oui, le pacte vert.
00:39:54– Ah oui, oui, c'est la clé.
00:39:56– On a la décarbonation.
00:39:58Et alors, moi, je voudrais quand même
00:39:58qu'on insiste sur le carburant.
00:40:00– Sur le carburant,
00:40:01mais vous reviendrez un peu
00:40:02parce qu'on a Marc Warnot
00:40:03que vous connaissez
00:40:04et qui nous attend
00:40:06et qui est chef d'entreprise
00:40:09et qui dirige Platex.
00:40:10Ce sont des produits plastiques du quotidien.
00:40:13Mon cher Marc, bonjour.
00:40:14J'ai presque envie de dire
00:40:15mon cher voisin, bonjour.
00:40:17Marc Warnot,
00:40:19quel est l'impact direct
00:40:22chez vous,
00:40:23vous qui produisez,
00:40:24soit des plateaux qu'on a à la cantine,
00:40:27soit des choses en plastique
00:40:29qu'on a vraiment tous les jours ?
00:40:31– L'impact, il est colossal
00:40:33parce que ce n'est pas faute
00:40:34de l'avoir répété depuis un mois et demi.
00:40:35La hausse des hydrocarbures
00:40:37nous a fait oublier,
00:40:38enfin, a fait oublier aux politiques
00:40:40que 50% des matières premières
00:40:42sont des dérivés.
00:40:43Et donc, derrière l'explosion
00:40:45du prix du baril,
00:40:46il y a l'explosion du prix des plastiques
00:40:49et de tous les dérivés
00:40:50à base de plastique.
00:40:52et ça, le signal d'alarme,
00:40:55nous, comme beaucoup d'industriels,
00:40:56on l'a tiré depuis plus d'un mois
00:40:58où on a des géants de la chimie
00:41:00qui ont annoncé des hausses colossales
00:41:03quasiment du jour au lendemain.
00:41:04Et je crois que c'est ça
00:41:05l'élément le plus important,
00:41:06c'est que dans toutes les crises précédentes,
00:41:08il n'y a aucune crise qui s'est manifestée
00:41:10ou qui a eu lieu en un mois.
00:41:12Or là, juste pour mémoire,
00:41:13si je prends le mois de mars de l'année dernière,
00:41:15enfin, de l'année dernière,
00:41:16le mois dernier, pardon,
00:41:18le 26 mars,
00:41:19nous, on avait fait une note à nos clients
00:41:20pour leur dire, voilà,
00:41:21les matières premières,
00:41:22le styrene a augmenté de 35%
00:41:24en moins d'un mois,
00:41:25je n'ai jamais vu
00:41:26depuis que les statistiques existent,
00:41:27la fibre de verre, pareil,
00:41:29l'acrylique, pareil,
00:41:30le polypropylène, pareil.
00:41:31Et la semaine dernière,
00:41:32vous avez une entreprise
00:41:33qui s'appelle Lactalis
00:41:33que tout le monde connaît
00:41:34qui a annoncé des hausses.
00:41:36Ils ont été très courageux
00:41:37parce qu'ils ont été
00:41:37les premiers de cordée
00:41:38et ces hausses,
00:41:39elles vont être généralisées.
00:41:41Personne n'osait prendre le lead,
00:41:42personne n'osait augmenter en premier,
00:41:45Lactalis l'a fait.
00:41:45Lactalis l'a fait du lait
00:41:46sur le consommateur, oui.
00:41:48Voilà, alors c'est ça
00:41:49qui est très très important
00:41:50parce que quand on parle
00:41:51des plastiques, des composites,
00:41:53c'est un peu vague.
00:41:54Quand on parle concrètement
00:41:56des matières premières,
00:41:57si on prend le polypropylène,
00:41:58par exemple,
00:41:58le polypropylène,
00:41:59c'est un plastique
00:42:00qui a augmenté de 16% en un mois.
00:42:02Ce sont les pièces détachées
00:42:03des voitures,
00:42:04c'est tous les produits
00:42:04en plastique durable.
00:42:05Les polyéthylènes,
00:42:07haute et basse densité,
00:42:08c'est toutes les boîtes,
00:42:09tous les flacons,
00:42:10toutes les bouteilles,
00:42:11tous les emballages alimentaires,
00:42:12les films,
00:42:13les sacs poubelle.
00:42:14Donc ça, ça vous parle.
00:42:15C'est plus 15% en un mois.
00:42:17Et enfin,
00:42:18si on prend le PET
00:42:19qui est le roi des plastiques
00:42:20pour les bouteilles,
00:42:22c'est un plastique
00:42:23qui est transformé
00:42:24par soufflage.
00:42:25Là, c'est tous les sodas,
00:42:26toutes les bouteilles de boisson,
00:42:27ça va augmenter
00:42:28de 44% en un mois.
00:42:30Donc là, évidemment,
00:42:31on a une spirale inflationniste
00:42:33qui arrive
00:42:33qui va être colossale.
00:42:34Le pari des industriels
00:42:36dont je fais partie,
00:42:37c'est que la guerre se calme,
00:42:40que le baril s'effondre
00:42:41et que ces hausses,
00:42:42on puisse surfer dessus
00:42:43sans les appliquer
00:42:44grâce à nos stocks.
00:42:46Malheureusement,
00:42:47on voit depuis quelques jours
00:42:48que ça risque de durer
00:42:49et donc,
00:42:50il ne faut pas avoir peur des mots.
00:42:51On risque d'avoir une inflation
00:42:52et plutôt très importante
00:42:54dans les mois qui viennent.
00:42:55Merci beaucoup, Marc Warneau.
00:42:57Vous disiez,
00:42:58il faut changer les pratiques,
00:42:59mais si on change les pratiques,
00:43:00Marc Warneau,
00:43:01lui,
00:43:01il met la clé sous la porte.
00:43:02C'est-à-dire que
00:43:03s'il ne produit plus de plastique...
00:43:05Il va y avoir des dégâts,
00:43:07c'est sûr.
00:43:07Parce qu'il y a déjà,
00:43:08effectivement,
00:43:09des briques en papier
00:43:11pour les boissons.
00:43:11Pour aider ceux qui sont affaiblis,
00:43:13mais pas de faire tout
00:43:14ou n'importe quoi.
00:43:15Le pire,
00:43:16ce serait la désorganisation complète
00:43:18qui n'est pas de priorité.
00:43:19S'il n'y a pas de priorité,
00:43:20tout est prioritaire,
00:43:21qu'il n'y ait pas de stratégie.
00:43:22Et il faut forcer l'Union Européenne
00:43:24à sortir de sa cage,
00:43:26parce que c'est le moment
00:43:27où on en a besoin
00:43:28d'une solidarité,
00:43:29de cette solidarité.
00:43:30On va en avoir plus besoin,
00:43:31je vous le dis.
00:43:33Oui, Pierre.
00:43:34Nous sommes face
00:43:34au quatrième choc pétrolier.
00:43:36On en a déjà eu trois.
00:43:381974,
00:43:39les prix du pétrole
00:43:40ont été brutalement
00:43:41multipliés par 4.
00:43:431980,
00:43:44prix du pétrole
00:43:45multipliés par 2.
00:43:46C'est à cette époque
00:43:47que j'ai été,
00:43:48en tant qu'officier de marine,
00:43:49au détroit d'Hormuz,
00:43:51chef de car,
00:43:51sur un bâtiment
00:43:52de la Marine Nationale.
00:43:53Et puis,
00:43:53le troisième choc pétrolier,
00:43:55ça a été en 2008,
00:43:56où les prix du pétrole
00:43:57ont culminé
00:43:58à leur record historique
00:43:59de 140 environ dollars
00:44:01le baril.
00:44:02Donc,
00:44:02le choc que nous avons
00:44:03aujourd'hui
00:44:04paraît moins grave,
00:44:05puisque ça a simplement
00:44:06été multiplié par 2,
00:44:08de 60 dollars
00:44:09à 120 dollars.
00:44:10C'est revenu
00:44:11aux alentours
00:44:11de 90-95 dollars
00:44:14le baril en ce moment.
00:44:15Mais en réalité,
00:44:16quand on regarde de plus près,
00:44:17c'est beaucoup plus grave
00:44:18que les trois premiers,
00:44:19pour plusieurs raisons.
00:44:20d'abord parce que
00:44:21ce n'est pas juste
00:44:22un choc transitoire.
00:44:23Vous avez 30 secondes, Bruno.
00:44:25Des raffineries ont été détruites
00:44:26qui, même à la fin de la guerre,
00:44:28ne vont pas rentrer tout de suite.
00:44:30Et donc,
00:44:30nous allons avoir,
00:44:31en plus de l'augmentation du prix,
00:44:33des restrictions physiques
00:44:34de pétrole,
00:44:35de kérosène.
00:44:36Et donc,
00:44:36même en mettant
00:44:37les valises de billets
00:44:38sur la table,
00:44:39on n'aura pas forcément
00:44:40du pétrole pour tout le monde.
00:44:41Allez,
00:44:42on revient dans un instant
00:44:44sur Midi News
00:44:45avec les dernières informations.
00:44:46A tout de suite.
00:44:49Dans un instant
00:44:50sur Midi News,
00:44:51nous verrons
00:44:51comme Emmanuel Macron
00:44:53a rendu hommage
00:44:54aux forces de l'ordre
00:44:55qui ont participé
00:44:56à l'assaut
00:44:56du Bataclan.
00:44:57C'était en 2015,
00:44:58mais d'abord,
00:44:59les toutes dernières informations.
00:45:00Sommayel Abidi.
00:45:01Vous allez y revenir
00:45:02dans quelques instants
00:45:03avec vos invités,
00:45:04Pierre.
00:45:05C'est probablement
00:45:05le temps fort
00:45:06de cette mi-journée.
00:45:07Emmanuel Macron
00:45:08a récompensé
00:45:09les 55 membres
00:45:10des forces de l'ordre
00:45:11ayant participé
00:45:12à l'assaut
00:45:12du Bataclan
00:45:13lors des attentats
00:45:14du 13 novembre 2015.
00:45:16Des attentats
00:45:17qui ont forgé
00:45:18notre mémoire collective,
00:45:19dit-il.
00:45:21Cinq mois
00:45:21après les commémorations
00:45:23des attentats
00:45:24de Paris
00:45:24et de Saint-Denis,
00:45:25nous voici
00:45:26de nouveau réunis
00:45:28plus de dix ans après.
00:45:31Dix ans après
00:45:32les attentats
00:45:33les plus meurtriers
00:45:34que notre pays
00:45:35ait connu.
00:45:38Paris se souvient,
00:45:39la France se souvient.
00:45:42A toutes les victimes,
00:45:44à toutes les familles,
00:45:45la nation demeure fidèle.
00:45:48L'élan de solidarité
00:45:50ne faiblira jamais.
00:45:53L'horreur a forgé
00:45:54une mémoire collective,
00:45:56mémoire douloureuse
00:45:58dans l'exigence
00:45:58de justice
00:45:59et de vérité,
00:46:01mémoire qui nous unit
00:46:02dans le souvenir
00:46:04des fils
00:46:05et des fils de France.
00:46:07Elle a eu une également
00:46:08d'ici la fin de la journée.
00:46:10Sébastien Lecornu
00:46:11va annoncer des aides
00:46:12sur les carburants,
00:46:13des aides ciblées
00:46:14pour les filières
00:46:14les plus touchées
00:46:15par la flambée des prix
00:46:17comme les agriculteurs,
00:46:18les pêcheurs
00:46:18ou encore les transporteurs
00:46:20routiers.
00:46:20Le Premier ministre
00:46:21qui dans le même temps
00:46:22a demandé dans un courrier
00:46:23adressé à son gouvernement
00:46:244 milliards d'euros
00:46:27supplémentaires
00:46:27de freinage de la dépense
00:46:28pour combler l'impact
00:46:29de la guerre
00:46:30au Moyen-Orient.
00:46:31Impact évalué
00:46:32entre 4 et 6 milliards d'euros
00:46:33par le ministre
00:46:34de l'économie.
00:46:36Et puis le procès
00:46:38du meurtre
00:46:38d'Agnès Lassalle,
00:46:39cette professeure
00:46:40d'Espagnol
00:46:41tuée en 2023
00:46:42par son élève
00:46:43vient de débuter à Pau.
00:46:44Procès auquel
00:46:45son compagnon
00:46:46a tenu à assister.
00:46:47Jean-Luc Thomas.
00:46:51Stéphane Voirin
00:46:53était présent
00:46:54dès ce matin
00:46:55et la première partie
00:46:57de ce premier jour
00:46:58d'audience
00:46:59vient de se terminer
00:47:00selon les avocats
00:47:03du compagnon
00:47:03de la professeure
00:47:04assassinée.
00:47:06Eh bien,
00:47:06le jeune homme
00:47:07de 19 ans
00:47:08qui est dans le boxe
00:47:09montre peu
00:47:10d'empathie
00:47:11pour les victimes
00:47:12dans ses propos
00:47:13et dans son attitude.
00:47:15En revanche,
00:47:15c'est totalement
00:47:17l'inverse
00:47:17de la part
00:47:18de son papa
00:47:19qui a présenté
00:47:20des excuses
00:47:21très émues
00:47:22devant le tribunal.
00:47:25Stéphane Voirin,
00:47:27lui,
00:47:27porte depuis ce matin
00:47:29un t-shirt
00:47:30montrant
00:47:30lui et son ex-compagne
00:47:33en train de danser
00:47:34dans une discothèque.
00:47:38Il porte
00:47:40ce t-shirt
00:47:42pour montrer
00:47:43qui était
00:47:44Agnès Lassalle.
00:47:45Je vous propose
00:47:46d'écouter
00:47:47Stéphane Voirin.
00:47:49Il n'y a pas de haine,
00:47:51il n'y a pas de violence,
00:47:52juste laisser
00:47:54les choses se faire
00:47:55comme elles doivent être faites.
00:47:57C'est un moment
00:47:57important pour tout le monde
00:47:59qui permettra
00:47:59de passer à autre chose
00:48:00et de progresser
00:48:01dans la vie.
00:48:02C'est important
00:48:02de faire les choses
00:48:03bien pour Agnès
00:48:04et surtout
00:48:05pour l'intérêt général.
00:48:07Que l'on puisse progresser
00:48:10et qu'on puisse
00:48:12tous retrouver
00:48:12une sérénité.
00:48:13C'est important.
00:48:14Par ses propos,
00:48:14l'ex-compagnon
00:48:15d'Agnès Lassalle
00:48:16veut juste
00:48:17la faire exister
00:48:19durant ce procès.
00:48:20Il dit avoir
00:48:21une totale confiance
00:48:22en la justice.
00:48:25Merci pour toutes ces précisions,
00:48:27Jean-Luc.
00:48:27Merci également
00:48:28à Clément Lopez
00:48:29qui vous accompagne.
00:48:30Voilà ce qu'on pouvait dire
00:48:31de l'actualité à 14h.
00:48:33Merci Somaia Labidi.
00:48:35Ils sont toujours en plateau
00:48:36avec nous.
00:48:37Alexandre Delval,
00:48:38géopolitologue
00:48:38et spécialiste
00:48:40et auteur
00:48:41du Nouvel Ordre
00:48:42Post-Occidental.
00:48:43C'est aux éditions
00:48:44de l'artilleur
00:48:44Fabien Bouglet
00:48:45qui est expert
00:48:46en politique énergétique.
00:48:48Bruno Combi,
00:48:48polytechnicien,
00:48:49ingénieur en génie nucléaire.
00:48:50On se retrouve après
00:48:52la chronique Économie.
00:48:54Votre programme
00:48:55avec Bien Ici.
00:48:56On est bien ici.
00:48:58Trouvez votre futur logement
00:48:59par vie de quartier
00:49:00et temps de trajet
00:49:01sur bienici.com
00:49:02On rêve tous
00:49:03de solaire
00:49:03sans crédit
00:49:04ni investissement.
00:49:05Votre programme
00:49:06avec solaireinnovation.fr
00:49:08Solution solaire
00:49:09avec un simple abonnement.
00:49:10A l'écho avec Eric
00:49:12de Ritmaten.
00:49:12Bonjour Eric.
00:49:13Bonjour Pierre.
00:49:14Alors on vient d'en parler
00:49:15la guerre en Iran
00:49:15ne va pas arranger
00:49:16notre pouvoir d'achat.
00:49:17Vous avez listé
00:49:18tout ce qui va augmenter.
00:49:20Oui alors surtout
00:49:20les produits à base de pétrole
00:49:22que l'on consomme
00:49:23tous les jours.
00:49:24Quand je dis consommer
00:49:25et bien on va vous parler
00:49:26du sac poubelle.
00:49:27Oui j'en ai parlé tout à l'heure
00:49:28avec Joseph Taillefé
00:49:29qui est le secrétaire général
00:49:30de Plastalliance
00:49:31le syndicat qui représente
00:49:32la filière.
00:49:33Alors tenez j'ai acheté
00:49:34un petit rouleau
00:49:35de sac poubelle
00:49:36ça doit être quelque chose.
00:49:37Je suis allé dans un supermarché
00:49:38et vous voyez ce que c'est
00:49:40on achète des rouleaux
00:49:41il y en a 20
00:49:42avec le petit lien coulissant.
00:49:44Et bien j'ai regardé
00:49:45le prix tout à l'heure
00:49:45je l'ai payé
00:49:46pour 20 sacs de 30 litres
00:49:47avec le petit lien 3,70 euros.
00:49:50Bon c'est peut-être
00:49:50un peu moins cher
00:49:51en banlieue
00:49:52ou en province
00:49:53mais en tout cas
00:49:53voilà c'est le prix qu'on paye.
00:49:55Et regardez de quoi
00:49:55il est composé
00:49:56ce sac plastique
00:49:58ce sac poubelle
00:49:5890% de pétrole.
00:50:01Vous voyez c'est tout léger
00:50:02tout léger de rien du tout.
00:50:03Vous avez 90% de pétrole
00:50:06à base de polyéthylène
00:50:08et les trois quarts d'entre eux
00:50:09les 75% de ces sacs poubelle
00:50:12sont produits où ?
00:50:12En Arabie Saoudite.
00:50:14Vous vous rendez compte
00:50:14dans des usines
00:50:15qui ont été bombardées
00:50:16ou très endommagées.
00:50:18Et donc
00:50:19ça voulait dire
00:50:20qu'on va le payer
00:50:21beaucoup plus cher
00:50:21puisque ces usines
00:50:23ont été bombardées
00:50:23et donc il n'y en a plus.
00:50:2490% de pétrole
00:50:26dans ce sac en plastique
00:50:27dans ce sac poubelle
00:50:28vous ajoutez les frais de transport
00:50:29les usines qui tournent
00:50:30au ralenti
00:50:31suite au bombardement
00:50:32ce sera 70% plus cher
00:50:35pour le rouleau
00:50:36de sac poubelle
00:50:37comme celui-là.
00:50:38Vous voyez
00:50:3870% plus cher.
00:50:40Alors sur la partie hors-taxe
00:50:41donc j'ai fait un calcul
00:50:42donc hors-taxe
00:50:43c'est 3 euros
00:50:44on verra donc le prix
00:50:45du rouleau
00:50:46grimper de 70%.
00:50:47L'impact sera donc
00:50:48très important.
00:50:49On passera
00:50:49de 3 euros hors-taxe
00:50:51à 5 euros hors-taxe
00:50:52dans quelques jours
00:50:53sur lequel bien sûr
00:50:54la TVA s'appliquera
00:50:55la TVA de 20%.
00:50:56On arrivera à 6 euros
00:50:58le rouleau
00:50:59au lieu de 3,70% actuellement.
00:51:01Alors il n'y a pas
00:51:01que les sacs poubelle
00:51:02il y a aussi d'autres produits
00:51:03qui sont touchés.
00:51:04Alors vous allez voir
00:51:05la bouteille de lait
00:51:06Lactalis
00:51:06vous savez qui appartient
00:51:07au groupe Beignet
00:51:08c'est la marque Bridell
00:51:09c'est la marque Président
00:51:10ils ont déjà annoncé
00:51:10une hausse de l'emballage
00:51:12parce que nous sommes là
00:51:12sur de polyéthylène
00:51:14haute densité
00:51:15donc beaucoup plus coûteuse
00:51:16normal il y a du lait dedans
00:51:17le coût du plastique
00:51:19intervient dans les bouteilles
00:51:20de lait pour 10%.
00:51:21Vous vous rendez compte
00:51:2210%
00:51:22donc la bouteille de lait
00:51:231,20€
00:51:24c'est parfois moins cher
00:51:25parfois plus
00:51:261,20€ en moyenne
00:51:27elle va passer à 1,28€
00:51:29voilà ce que je peux vous dire
00:51:30le pot de yaourt
00:51:30il y a du polystyrène
00:51:32lui
00:51:32il le compose de 50%
00:51:34le petit pot de yaourt
00:51:35que vous mangez
00:51:36le pot de crème
00:51:37et de fromage blanc
00:51:38polypropylène
00:51:39il va augmenter de 56%
00:51:41enfin voilà
00:51:41la liste est longue
00:51:42j'oublie pas
00:51:43pour ne pas être trop trop long
00:51:44parce qu'on en reparlera
00:51:45un petit peu plus tard
00:51:45sur le plateau
00:51:46les fruits et légumes
00:51:47ça c'est 10 à 15%
00:51:49de hausse de l'année
00:51:49pourquoi les fruits et légumes
00:51:50parce qu'il y a des engrais
00:51:51les engrais
00:51:52ils sont faits à Qatar
00:51:52ils étaient faits à Qatar
00:51:53vous avez aussi
00:51:54des petits emballages
00:51:55les barquettes
00:51:56comme on appelle
00:51:56pareil
00:51:57carton, plastique
00:51:58les flacons de shampoing
00:52:00idem
00:52:00les gels douche
00:52:01les bouchons
00:52:01j'ai appris que les bouchons
00:52:02de bouteilles d'eau minérale
00:52:03100% polyéthylène
00:52:05bon voilà
00:52:05en gros je vais vous dire
00:52:07on est vraiment dépendant
00:52:08à 100% du pétrole
00:52:09ça se ressent déjà
00:52:10en Corée et à Taïwan
00:52:12parce que là-bas
00:52:12ils achètent tout
00:52:13au pays du Golfe
00:52:14100% de leurs produits
00:52:15en base de pétrole
00:52:16c'est le Golfe
00:52:17comme il manque maintenant
00:52:18de pétrole
00:52:18il n'y a même plus
00:52:19beaucoup de composants
00:52:20pétrochimiques
00:52:21ça fait que les prix augmentent
00:52:22et que la pénurie commence
00:52:23alors concernant
00:52:24les sacs poubelles
00:52:25je vais vous dire
00:52:25Pierre de Villeneau
00:52:26on se demande si un jour
00:52:27on pourra se permettre
00:52:28de continuer de jeter
00:52:29à la poubelle
00:52:30les sacs poubelles
00:52:31et ben voilà
00:52:32c'est la chute
00:52:32merci Eric de Ritmatène
00:52:52dans un instant
00:52:54on va parler de ces militaires
00:52:56et ces policiers
00:52:57décorés par Emmanuel Macron
00:52:58un petit mot
00:52:59Bruno Combi
00:53:00vous vouliez rajouter
00:53:00sur justement
00:53:01les plastiques
00:53:02oui en réalité
00:53:04l'énergie
00:53:04c'est ce qui fait
00:53:06tout fonctionner
00:53:07dans notre civilisation moderne
00:53:08c'est ce qui fait
00:53:09bien sûr
00:53:10c'est ce qui chauffe
00:53:10nos maisons
00:53:11c'est ce qui fait
00:53:12avancer nos voitures
00:53:12c'est ce qui permet
00:53:14aux entreprises
00:53:14de fonctionner
00:53:15et c'est ce qui permet
00:53:16de fabriquer absolument
00:53:17tous les biens de consommation
00:53:18tous ces produits
00:53:19qu'on trouve dans nos supermarchés
00:53:20l'énergie
00:53:21c'est le coeur
00:53:21de la vie
00:53:22dans notre monde
00:53:23aujourd'hui
00:53:24et donc
00:53:24l'énergie dominante
00:53:26historiquement
00:53:26ça a été d'abord
00:53:27le bois
00:53:28puis le charbon
00:53:29au moment de la révolution industrielle
00:53:30maintenant
00:53:31on est dans l'ère
00:53:32du pétrole et du gaz
00:53:33peut-être on se rapproche
00:53:34d'ailleurs un petit peu
00:53:35de la fin
00:53:35de cette ère
00:53:36et ensuite
00:53:37on arrivera
00:53:38à davantage d'électricité
00:53:39on va trouver quoi ?
00:53:40mais on voit
00:53:41les soubresauts
00:53:42de l'ère de pétrole
00:53:43dans laquelle nous vivons
00:53:44aujourd'hui
00:53:45et c'est très intéressant
00:53:45parce que
00:53:46il est temps de transitionner
00:53:47mais transitionner vers quoi ?
00:53:48parce qu'on utilise
00:53:49des sacs poubelles
00:53:50on utilise des tupperwares
00:53:51après on nous a dit
00:53:51le sac plastique
00:53:53souvenez-vous de Mme Royal
00:53:54qui disait
00:53:54qui a interdit
00:53:55les sacs plastiques
00:53:55dans les supermarchés
00:53:56l'énergie du futur
00:53:56c'est simple
00:53:57c'est l'électricité
00:54:02avec du pétrole
00:54:03ou du gaz
00:54:04comme on fait jusqu'à maintenant
00:54:05mais le mieux
00:54:05surtout en France
00:54:06c'est qu'on a l'énergie nucléaire
00:54:08cette énergie extraordinaire
00:54:09qui ne dépend pas
00:54:10de matière première
00:54:11vous allez faire des sacs poubelles
00:54:11un gramme d'uranium
00:54:12c'est autant d'énergie
00:54:13qu'une tonne de pétrole
00:54:14un gramme pour une tonne
00:54:16c'est un facteur de 1 million
00:54:17Bruno
00:54:17je vous pose une question
00:54:19alors je sais qu'il y en a
00:54:20qui disent
00:54:20vous avez vos questions
00:54:21j'ai mes réponses
00:54:22mais moi mon sac poubelle
00:54:23je le transforme
00:54:24je le remplace par quoi ?
00:54:26je vais vous expliquer Pierre
00:54:28le pétrole actuellement
00:54:29jusqu'à maintenant
00:54:30on l'a beaucoup brûlé
00:54:32juste pour envoyer du CO2
00:54:33dans l'atmosphère
00:54:33et faire chauffer les maisons
00:54:35faire avancer les voitures
00:54:35il y a la question
00:54:36fabrication des plastiques
00:54:37il faudra le faire avec du pétrole
00:54:39mais on peut le recycler
00:54:40ce pétrole
00:54:41le plastique ça se recycle
00:54:42et donc si on se libère
00:54:44de toute la partie chauffage
00:54:45des maisons
00:54:46et pétrole pour les voitures
00:54:48pour faire l'essence
00:54:48à ce moment là
00:54:49il y a une quantité
00:54:50beaucoup plus petite
00:54:51qu'on va consommer
00:54:52et quand on arrive en fin de vie
00:54:53on recycle
00:54:54ce qui fait qu'on a besoin
00:54:55de quantités de pétrole
00:54:56beaucoup plus petites
00:54:57Alexandre
00:54:58et pour aggraver la situation
00:55:00dans un autre domaine connexe
00:55:01l'agriculture
00:55:02le choc sur les engrais
00:55:04la tension sur les engrais
00:55:05et tout ce qui est fertilisant
00:55:07la FAO
00:55:08la grande organisation
00:55:09onusienne
00:55:10a dit que
00:55:11nous allons aller vers
00:55:12peut-être un risque
00:55:13si ça empirait
00:55:14au niveau d'Hormuz
00:55:15et de la Mer Rouge
00:55:15un risque
00:55:17vraiment de pénurie
00:55:18de rationnement
00:55:18puisque l'agriculture
00:55:20c'est l'agroalimentaire
00:55:21et tout ça
00:55:22est lié aux fertilisants
00:55:23qui passent aussi
00:55:24par Hormuz
00:55:25donc nous allons avoir
00:55:26un choc des prix
00:55:27y compris
00:55:27sur l'assiette
00:55:29sur l'assiette
00:55:57une place singulière
00:56:00c'est pourquoi
00:56:01la nation se devait
00:56:02aujourd'hui
00:56:02d'honorer les siens
00:56:04à l'époque
00:56:05les autorités
00:56:05étaient légitimement
00:56:06concentrées
00:56:07sur l'immédiateté
00:56:08l'ampleur de la tâche
00:56:09qui était immense
00:56:10la France basculait
00:56:11dans l'état d'urgence
00:56:12qui allait durer
00:56:144 policiers
00:56:15avaient été décorés
00:56:16et aujourd'hui
00:56:18suite à un travail
00:56:20minutieux
00:56:20en accord entre tous
00:56:22ce sont 59 femmes
00:56:24et hommes policiers
00:56:25et 2 présidents
00:56:26d'associations
00:56:2961 récipiendaires
00:56:30mis à l'honneur
00:56:31et tous élevés
00:56:32dans l'ordre
00:56:33de la Légion d'honneur
00:56:34voilà
00:56:34donc c'était quand même
00:56:35très important
00:56:36de décorer
00:56:37ceux qui sont allés
00:56:38au feu
00:56:38comme on dit
00:56:39dans les forces de l'ordre
00:56:41alors
00:56:42pour ce qui concerne
00:56:43le Bataclan
00:56:44et les différents attentats
00:56:45il y a un immense regret
00:56:46Bernard Squarci
00:56:47donc l'ancien
00:56:49des services
00:56:50internes français
00:56:51avait révélé
00:56:52qu'il y avait une liste syrienne
00:56:53qu'il avait donnée
00:56:54au gouvernement
00:56:55je ne sais pas
00:56:56pour polémiquer
00:56:56mais ça montre
00:56:57la responsabilité
00:56:58des hommes politiques
00:56:59quand ils font trop de morale
00:57:00et l'ancien président Hollande
00:57:02n'avait pas voulu parler aux Syriens
00:57:03parce que c'était Squarci
00:57:04parce que c'était Squarci
00:57:05et parce que c'était Bachar
00:57:06le service syrien
00:57:08avait donné une alerte
00:57:09on savait tous les camps
00:57:09de tous les francophones
00:57:10donc il y a du dogme
00:57:11également au plus haut de l'état
00:57:12en disant
00:57:13je me bouche le nez
00:57:14parce que ça ne vient pas
00:57:14de la bonne source
00:57:15et comme ça venait
00:57:16des Syriens
00:57:16et des Spachini
00:57:17on n'a pas voulu étudier cette liste
00:57:19nous pouvions bombarder
00:57:20la plupart des terroristes francophones
00:57:22on avait les sites en Syrie
00:57:23et ensuite
00:57:24M. Hollande s'est rattrapé
00:57:25il en a dessoudé 280
00:57:27parce qu'il a regretté cette histoire
00:57:29il a été le plus grand dessoudeur
00:57:30par nos services spéciaux
00:57:32à l'externe du djihadisme
00:57:33et c'était après le Bataclan
00:57:35on aurait pu peut-être éviter cela
00:57:36si on avait été
00:57:37non pas dans le moralisme
00:57:38mais dans le réalisme
00:57:39face à un ennemi commun
00:57:40on aurait peut-être pu l'éviter
00:57:40effectivement
00:57:42alors bien sûr
00:57:42les forces de l'ordre
00:57:43et tous ceux qui sont intervenus au Bataclan
00:57:46méritent à la fois
00:57:46notre admiration
00:57:47et notre fierté
00:57:48et c'est bien qu'on puisse
00:57:49leur remettre aujourd'hui
00:57:50une décoration
00:57:51et en même temps
00:57:52je ne peux pas m'empêcher
00:57:54d'avoir une petite arrière-pensée
00:57:55et de me rendre compte
00:57:58que tout ça révèle quand même
00:57:59quelque chose
00:57:59de l'insécurité
00:58:01la multiplication
00:58:03malheureusement
00:58:04de ces actes
00:58:05des différents assassinats
00:58:07qu'on peut voir
00:58:08révèle quelque chose
00:58:09de notre société
00:58:09qui hélas
00:58:11va vers une certaine forme
00:58:12entre guillemets
00:58:13d'ensauvagement
00:58:14oui parce que les coupeurs
00:58:15de tête
00:58:15sont le fruit
00:58:16des coupeurs de langue
00:58:17ce que j'ai exprimé
00:58:18dans pas mal de livres
00:58:18depuis des années
00:58:19s'il y a une banalisation
00:58:21de la charia
00:58:21qui permet la mort
00:58:22de l'infidèle
00:58:23mécréant
00:58:24blasphémateur
00:58:24etc
00:58:25ou apostat
00:58:26et bien à un moment
00:58:27quand le coupeur de tête
00:58:28dit il faut passer à l'acte
00:58:29la préparation a été faite
00:58:30par les frères musulmans
00:58:31et par d'autres
00:58:32alors l'autre titre
00:58:33de l'actualité aussi
00:58:34vous avez peut-être lu
00:58:35le Figaro ce matin
00:58:36c'est la une justement
00:58:36de nos confrères du Figaro
00:58:38une onde de choc démographique
00:58:40qui déferle sur l'école
00:58:41moins d'élèves
00:58:42moins de classes
00:58:43conséquence de la baisse
00:58:44des naissances depuis 2010
00:58:45l'école primaire
00:58:46perdra jusqu'à 15% d'élèves
00:58:47d'ici 2035
00:58:49baisse générale
00:58:50et de plus en plus
00:58:51d'inscriptions dans le privé
00:58:52puisqu'à Paris
00:58:53la part des élèves
00:58:53de 6e scolarisé
00:58:54dans le privé
00:58:55pourrait atteindre 50%
00:58:56à l'horizon 2035
00:58:58selon une étude
00:58:59de l'Institut
00:59:00des politiques publiques
00:59:02publiée ce mardi
00:59:03et sur sainte inquiétude
00:59:05purement démographique
00:59:05écoutez ce que dit
00:59:06le ministre de l'éducation
00:59:08Edouard Geffray
00:59:09il est temps
00:59:10que nous sortions
00:59:10collectivement
00:59:11du déni démographique
00:59:12ça fait 10 ans
00:59:13que notre démographie baisse
00:59:15on est parti
00:59:16pour au moins 10 ans
00:59:18vous l'avez dit
00:59:18c'est 1,7 million d'élèves
00:59:19alors il faut juste
00:59:20rapporter ça au nombre d'élèves
00:59:21c'est à dire
00:59:21c'est quand même 14%
00:59:22d'élèves en moins
00:59:23pour cette année
00:59:23dans le public
00:59:24il y a 3200 suppressions
00:59:26de postes
00:59:26à la rentrée scolaire
00:59:29si on avait dû suivre
00:59:30pour la rentrée scolaire
00:59:312026
00:59:32septembre prochain
00:59:33voilà
00:59:33si on avait dû suivre
00:59:34la démographie
00:59:34si on avait suivi la démographie
00:59:36on aurait dû en supplément
00:59:369000
00:59:37ce sont des chiffres
00:59:39qui sont maintenant précisés
00:59:40mais ce sont des chiffres
00:59:41sur lesquels on alerte
00:59:42depuis quand même
00:59:42pas mal de temps
00:59:43Fabien Bouglet
00:59:43oui il y a quelque chose
00:59:45de l'ordre de l'idéologie
00:59:47malthusienne décroissante
00:59:49dans tout cela
00:59:50il faut se rappeler
00:59:51qu'il y a 10 ans
00:59:51parce que tout cela
00:59:53on le savait
00:59:53que ça allait arriver
00:59:54il y a 10 ans
00:59:55il y a eu des mesures
00:59:57antinatalistes
00:59:58la mise sous condition
00:59:59de ressources
01:00:00des allocations familiales
01:00:01la baisse du quotient familial
01:00:03qui pour les familles
01:00:04très nombreuses
01:00:05a eu des conséquences
01:00:06avec un impôt
01:00:07augmenté
01:00:08à revenu équivalent
01:00:10et donc il y a eu
01:00:11je dirais
01:00:12au moment du mandat
01:00:13de François Hollande
01:00:14des mesures absolument
01:00:15antinatalistes
01:00:16et aujourd'hui
01:00:17on en subit les conséquences
01:00:18et on va avoir
01:00:18les syndicats
01:00:19qui vont nous dire
01:00:19mais oui mais il n'y a plus
01:00:20d'enfants dans les écoles
01:00:21mais ça c'est la conséquence
01:00:23de la politique malthusienne
01:00:25décroissante écologique
01:00:26on est à ce coeur là
01:00:27mais il faut revenir
01:00:28alors le président
01:00:29de la république
01:00:30il a dit
01:00:30il faut faire du réarmement
01:00:31démographique
01:00:32et qu'est-ce qu'il a écrit
01:00:33il a écrit
01:00:34on va vous aider
01:00:36à faire des PMA
01:00:36on va vous aider
01:00:37à congeler vos ovules
01:00:38et vos ovocytes
01:00:39alors il y a des personnes
01:00:41qui sont en situation
01:00:41de devoir avoir des PMA
01:00:42et c'est important
01:00:43parce qu'il y a de l'infertilité
01:00:45mais ça n'est pas ça
01:00:47le réarmement démographique
01:00:48c'est aider les familles
01:00:49c'est aider les femmes
01:00:50à avoir des enfants
01:00:51et à pouvoir lier
01:00:52une activité professionnelle
01:00:53c'est aussi remettre
01:00:55les enfants
01:00:56parce que si vous avez constaté
01:00:58il y a actuellement
01:00:59un mal-être
01:01:00des hommes
01:01:00des jeunes filles
01:01:01et des jeunes hommes
01:01:02dans la relation
01:01:04hommes-femmes
01:01:05pour constituer des couples
01:01:06c'est toute cette dimension là
01:01:08et on est en train
01:01:09de subir les conséquences
01:01:10et on va avoir
01:01:11un énorme choc démographique
01:01:12comme on a un choc énergétique
01:01:14mais c'est la même racine
01:01:15Elodie Huchard
01:01:16on a l'impression
01:01:16en effet
01:01:17que le ministre de l'éducation
01:01:19pardon pour la formule
01:01:20mais découvre l'Amérique
01:01:20c'est-à-dire qu'il y a
01:01:21effectivement
01:01:22cette alerte
01:01:23depuis pas mal de temps
01:01:24maintenant
01:01:24oui et vous aviez
01:01:25totalement raison
01:01:26de le rappeler
01:01:27non seulement
01:01:27on le voyait venir
01:01:28ça c'est évident
01:01:29et pourquoi on le voyait venir
01:01:30parce que comme vous le rappeliez
01:01:32tout un tas de politiques
01:01:34en fait
01:01:34on nuit forcément
01:01:35au fait qu'un couple
01:01:36puisse se projeter
01:01:37et avoir la certitude
01:01:38d'élever son enfant
01:01:39correctement
01:01:39vous rappeliez
01:01:40le président de la république
01:01:41et son réarmement démographique
01:01:43derrière
01:01:44qu'est-ce qui s'est passé
01:01:45absolument rien
01:01:45aujourd'hui
01:01:46il y a eu des lettres
01:01:47je crois qu'on a envoyé
01:01:48des lettres
01:01:48aux personnes de 30 ans
01:01:51ou de 29 ans
01:01:52je crois
01:01:52en disant
01:01:53ça serait quand même
01:01:54pas mal d'avoir
01:01:54de faire des bébés
01:01:56oui voilà
01:01:56on a rappelé
01:01:57on a rappelé
01:01:58si les gens n'étaient pas au courant
01:01:59qu'il fallait qu'ils fassent des enfants
01:02:01mais tu reçois ça
01:02:01tu ne sais pas si c'est une blague
01:02:02c'est un fake
01:02:04tu vois
01:02:05mais surtout
01:02:05il n'y a rien de concret
01:02:07c'est-à-dire que
01:02:07si on dit aux gens
01:02:08faites des enfants
01:02:09et bien très bien
01:02:09mais il faut la garantie
01:02:10effectivement que
01:02:11pour les femmes
01:02:11par exemple
01:02:12dans une carrière
01:02:12des grossesses
01:02:13ne pèse pas autant
01:02:14il faut la certitude
01:02:15d'avoir sa place en crèche
01:02:16il faut la certitude
01:02:16de pouvoir élever
01:02:18cet enfant
01:02:18et en réalité
01:02:19aujourd'hui
01:02:19quand les syndicats
01:02:21expliquent
01:02:21qu'il ne faut pas supprimer
01:02:22de poste de fonctionnaire
01:02:24alors c'est bien gentil
01:02:24mais un
01:02:25il n'y aura pas d'autre solution
01:02:26et attention
01:02:26parce que là
01:02:27on parle des générations
01:02:28qui arrivent
01:02:28ou plutôt
01:02:29qui n'arrivent plus
01:02:30dans les écoles
01:02:31mais ce sont les mêmes générations
01:02:32qui ne seront pas
01:02:33où il y aura moins d'actifs
01:02:34qui pourront encore moins
01:02:35payer les retraites
01:02:35c'est tout en fait
01:02:36un schéma
01:02:37qui va s'inverser
01:02:37et on oublie à chaque fois
01:02:39que le fait d'avoir des enfants
01:02:40c'est aussi ça
01:02:41qui à terme
01:02:41fait tenir l'économie
01:02:42Bruno Combi
01:02:43Oui alors ce choc démographique
01:02:45se répercute
01:02:45sur le nombre d'enseignants
01:02:47dont on a besoin
01:02:48dans nos écoles
01:02:49mais donc ça
01:02:50c'est le côté quantitatif
01:02:51moins 15%
01:02:52mais c'est intéressant
01:02:53d'analyser un petit peu
01:02:54plus finement
01:02:54et de voir
01:02:55où on manque le plus
01:02:57d'élèves
01:02:58parce qu'on s'aperçoit
01:02:59à ce moment là
01:03:00que les régions
01:03:01les plus affectées
01:03:02où il y a le plus
01:03:02de manque d'élèves
01:03:04et bien c'est la région parisienne
01:03:06avec moins 26%
01:03:07tout ce qui est le nord
01:03:08et l'est de la France
01:03:09avec moins 20-22%
01:03:11Nancy
01:03:12Metz
01:03:12Lille
01:03:13et par contre
01:03:14en revanche
01:03:15il y a quand même
01:03:15deux académies
01:03:16où il y a besoin
01:03:17de davantage d'enseignants
01:03:19parce qu'il y a davantage d'élèves
01:03:20et c'est la Guyane
01:03:21et Mayotte
01:03:22et quelque part
01:03:23ça révèle aussi quelque chose
01:03:25au sujet de notre démographie
01:03:27Oui il y a les territoires
01:03:28perdus de la République
01:03:28et les territoires oubliés
01:03:29Il y a des territoires
01:03:30qui continuent à croître
01:03:31dans ce temps là
01:03:32et donc il y a également
01:03:33un problème
01:03:34alors à un autre niveau
01:03:34quand on parle de l'éducation nationale
01:03:36c'est peut-être le qualitatif
01:03:38et il y a encore beaucoup de soucis
01:03:39avec les questions
01:03:40de remplacement
01:03:41des profs absents
01:03:42par exemple
01:03:42l'absentéisme
01:03:44donc il y a à la fois
01:03:45un problème quantitatif
01:03:46et qualitatif
01:03:47Alexandre
01:03:48Et il y a aussi
01:03:49le paradoxe
01:03:49du réarmement démographique
01:03:51dont nous parlions
01:03:52qui existe
01:03:52mais au profit
01:03:54de populations extra-européennes
01:03:55il n'y a pas de mépris
01:03:56de ma part de cet objectif
01:03:57les populations extra-européennes
01:03:59des pays africains
01:04:00et musulmans qui font forcément
01:04:01plus d'enfants
01:04:02parce qu'ils ont plus de valorisation
01:04:03de la vie
01:04:04de la famille
01:04:04des mœurs plus conservatrices
01:04:06les mesures logements
01:04:08APL, aides, autres
01:04:09toutes sortes d'aides
01:04:10qui sont innombrables
01:04:11l'observateur de l'immigration
01:04:13a bien montré
01:04:13qu'il y a une relance
01:04:14de la démographie
01:04:15pour ces populations-là
01:04:16qui sont privilégiées
01:04:18de facto
01:04:18pas par la loi
01:04:19mais de facto
01:04:20ils sont privilégiés
01:04:21notamment pour les logements
01:04:22et beaucoup d'aides
01:04:23et donc c'est le grand paradoxe
01:04:25ces lois ont été faites
01:04:26pour relancer
01:04:26la démographie française
01:04:28ça relance
01:04:29l'immigration de peuplement
01:04:30Oui et ça c'est effectivement
01:04:32un sujet qui sera
01:04:33abordé ce soir
01:04:34dans le grand documentaire
01:04:36que CNews vous propose
01:04:38sur les vrais chiffres
01:04:40de l'immigration
01:04:41édition spéciale
01:04:42100% politique
01:04:43présentée par
01:04:44Johan Usai
01:04:45dans laquelle
01:04:46effectivement
01:04:46Nicolas Pouvromonti
01:04:48qui sort récemment
01:04:50un livre
01:04:50et qui est le président
01:04:51justement
01:04:51de cet observatoire
01:04:54intervient
01:04:55sachez également
01:04:56que Nicolas Pouvromonti
01:04:57sera mon invité
01:04:57ce soir
01:04:58dans Europe 1 soir
01:04:59voilà à la radio
01:05:00j'en profite
01:05:01pour faire cette annonce
01:05:03honteusement
01:05:04j'allais dire
01:05:0514h20
01:05:05dans un instant
01:05:06on parle de cybersécurité
01:05:07sur CNews
01:05:08restez avec nous
01:05:11Le gigantesque
01:05:11piratage
01:05:12de l'ANTS
01:05:13l'agence nationale
01:05:14des titres
01:05:15sécurisés
01:05:16c'est dans un instant
01:05:17dans Midi News
01:05:17après les dernières informations
01:05:18de Somaïa Labidi
01:05:19A quelques heures
01:05:21de la fin de la trêve
01:05:22l'Iran ne plie pas
01:05:23et dément des informations
01:05:24affirmant le contraire
01:05:25selon la télévision
01:05:27d'Etat
01:05:27aucune délégation
01:05:28qu'il s'agisse
01:05:29d'une délégation
01:05:30principale
01:05:30au secondaire
01:05:31n'est encore partie
01:05:32pour assister
01:05:32au pourparler
01:05:33prévu à Islamabad
01:05:34au Pakistan
01:05:35avec les Etats-Unis
01:05:37A la une de l'actualité
01:05:38également
01:05:39le premier ministre
01:05:40libanais
01:05:40Nawaf Salam
01:05:41sera reçu
01:05:41au palais de l'Elysée
01:05:42à 17h30
01:05:43à visite
01:05:44durant laquelle
01:05:45Emmanuel Macron
01:05:45devrait rappeler
01:05:46son attachement
01:05:47au respect plein
01:05:48et entier
01:05:48du cessez-le-feu
01:05:49au Liban
01:05:49mais aussi aborder
01:05:50le soutien humanitaire
01:05:52aux populations déplacées
01:05:53et puis 90%
01:05:55des étudiants
01:05:56extra communautaires
01:05:57devront payer le prix fort
01:05:59désormais pour s'inscrire
01:06:00dans les universités françaises
01:06:01des frais revalorisés
01:06:03dans le cadre du plan
01:06:04présenté par Philippe Baptiste
01:06:05ministre de l'enseignement supérieur
01:06:07plan qui revient
01:06:09aux droits différenciés
01:06:10qui replacent
01:06:10l'exonération
01:06:11comme l'exception
01:06:12Merci Sommayel Abidi
01:06:14à tout à l'heure
01:06:15pour d'autres informations
01:06:17sont présents
01:06:17sur ce plateau
01:06:18Alexandre Delval
01:06:19Fabien Bouglet
01:06:20Bruno Combi
01:06:21Elodie Huchard
01:06:22du service politique
01:06:23de CNews
01:06:24le portail de l'ANTS
01:06:26l'agence nationale
01:06:27des titres sécurisés
01:06:28utilisée pour
01:06:29les cartes d'identité
01:06:30pour les passeports
01:06:31pour les permis
01:06:31victimes
01:06:32de cette immense
01:06:34cyberattaque
01:06:35détectée
01:06:36le 15 avril dernier
01:06:38données personnelles
01:06:38piratées
01:06:39risquent accru d'arnaques
01:06:40dans les prochains mois
01:06:41l'ampleur exacte
01:06:42reste encore
01:06:43en cours
01:06:44d'évaluation
01:06:45Juliette Sadat
01:06:46nous a rejoint
01:06:47pour nous expliquer
01:06:49comment ça s'est passé
01:06:50Alors effectivement
01:06:51selon le ministère
01:06:52de l'intérieur
01:06:53il s'agirait
01:06:53de données
01:06:54d'identité
01:06:56et de contacts
01:06:57exemple
01:06:58les noms
01:06:58les prénoms
01:06:59les adresses mail
01:07:00les adresses postales
01:07:01et nous encore
01:07:02les numéros de téléphone
01:07:03ça peut sembler basique
01:07:05mais ces identités
01:07:05ces données
01:07:07elles sont très sensibles
01:07:09car très exploitables
01:07:10elles permettent
01:07:11des usurpations
01:07:12d'identité
01:07:13elles permettent aussi
01:07:13de créer des arnaques
01:07:16ultra réalistes
01:07:16c'est vrai
01:07:17vous recevez un mail
01:07:17avec votre nom
01:07:18votre date de naissance
01:07:19votre numéro de téléphone
01:07:20difficile de se méfier
01:07:23c'est ce qu'on appelle
01:07:23des profils complets
01:07:25et ça
01:07:25ça vaut très cher
01:07:26sur le dark web
01:07:26Est-ce qu'on sait
01:07:27qui est derrière
01:07:28ce vol massif
01:07:29Juliette ?
01:07:30Alors officiellement
01:07:31on ne sait pas encore
01:07:32le gouvernement
01:07:33a ouvert une enquête
01:07:34judiciaire
01:07:35pour l'instant
01:07:35aucun groupe
01:07:36de hackers
01:07:37n'a été identifié
01:07:39mais souvent
01:07:39dans ces cas-là
01:07:40il s'agit d'auteurs
01:07:42de cybercriminels
01:07:43très organisés
01:07:45qui entrent
01:07:46dans le système informatique
01:07:47pour tout simplement
01:07:48copier les données
01:07:49et les informations
01:07:50et parfois
01:07:51ce sont des groupes
01:07:52qui agissent
01:07:52depuis l'étranger
01:07:54difficile donc
01:07:55de faire la lumière
01:07:56mais l'enquête
01:07:57est en cours
01:07:58Alors l'enquête
01:07:58est en cours
01:07:59concrètement
01:08:00qu'est-ce qu'on peut faire ?
01:08:01Alors il va falloir
01:08:01se montrer très vigilant
01:08:03dans les prochaines semaines
01:08:04et dans les prochains mois
01:08:05voici d'ailleurs
01:08:06les réflexes
01:08:07à adopter
01:08:08d'abord
01:08:09méfiance maximale
01:08:11sur les messages
01:08:12les SMS
01:08:12les e-mails
01:08:13que vous recevrez
01:08:14qui parlent
01:08:15de la NTS
01:08:16des cartes d'identité
01:08:18ou de votre permis
01:08:18de conduire
01:08:19tous les messages
01:08:20évoquant des mises à jour
01:08:22urgentes
01:08:22ne vous précipitez pas
01:08:23ne cliquez jamais
01:08:25directement
01:08:26vérifiez toujours
01:08:27la source
01:08:28ne passez que
01:08:29par le site officiel
01:08:30jamais via
01:08:32un lien
01:08:32transmis
01:08:33surveillez aussi
01:08:35ces comptes
01:08:36la moindre activité
01:08:37suspecte
01:08:38le moindre message
01:08:39un petit peu bizarre
01:08:40ou un signalement
01:08:41de tentative de connexion
01:08:42ça doit vous alerter
01:08:44et activer
01:08:45la sécurité
01:08:46attention
01:08:47aux mots de passe
01:08:48uniques
01:08:49qu'on utilise à la fois
01:08:50pour se connecter
01:08:50à sa boîte mail
01:08:51au site des impôts
01:08:53ou encore
01:08:54à la banque
01:08:55par exemple
01:08:56varier
01:08:56les mots de passe
01:08:57et activer
01:08:58la double authentification
01:08:59quand c'est possible
01:09:00merci beaucoup
01:09:01Juliette Sadat
01:09:02Alexis Depreau est avec nous
01:09:03il est docteur en droit
01:09:04de la sécurité
01:09:05de la défense
01:09:05auteur de la cyberguerre
01:09:07qui vient
01:09:08c'est aux éditions
01:09:09du surf
01:09:10merci d'être avec nous
01:09:12en direct
01:09:12voilà les conseils
01:09:14peut-être
01:09:15sur lesquels
01:09:15on peut d'abord revenir
01:09:17Alexis Depreau
01:09:18qu'est-ce qu'il faut faire
01:09:19quand on est victime
01:09:20d'une cyberattaque
01:09:23alors quand on est victime
01:09:24d'une cyberattaque
01:09:25notamment si c'est
01:09:26une usurpation d'identité
01:09:28il faut tout de suite
01:09:29aller déposer plainte
01:09:30il faut aller déposer plainte
01:09:32parce que
01:09:34tous les papiers
01:09:35qui vont être récupérés
01:09:36pourraient servir
01:09:37et notamment
01:09:37sur les questions
01:09:39de la sécurité sociale
01:09:40s'il y a
01:09:41des prescriptions
01:09:43qui ont été faites
01:09:44alors que vous n'êtes pas
01:09:45allé chez le pharmacien
01:09:46ou que ce ne sont pas
01:09:47des médicaments
01:09:47qui vous concernent
01:09:48il faut aussi
01:09:49bloquer votre compte
01:09:50si ce sont des données
01:09:51bancaires
01:09:52qui ont été prises
01:09:53et voir
01:09:55et recontacter
01:09:57les administrations
01:09:58concernées
01:09:59pour savoir
01:09:59qui a pu usurper
01:10:01en physique
01:10:03potentiellement
01:10:04les pièces
01:10:05qui ont été volées
01:10:07et les données
01:10:08qui ont été usurpées
01:10:09voilà
01:10:09il faut toujours
01:10:10être très vigilant
01:10:11comme disait
01:10:12Madame Sada
01:10:12et faire attention
01:10:14aux mails
01:10:14ne pas regarder
01:10:15si vous savez
01:10:16que vous n'êtes pas
01:10:17allé contacter
01:10:17un service public
01:10:19il ne faut pas
01:10:20ouvrir le mail
01:10:21du service public
01:10:22en question
01:10:23parce que cela
01:10:23ne vous concerne pas
01:10:25et c'est forcément
01:10:26une attaque
01:10:27cybercriminale
01:10:28je vais vous faire
01:10:29une confession
01:10:30Alexis Depraud
01:10:30moi j'ai reçu
01:10:31déjà par SMS
01:10:33ou par Whatsapp
01:10:34justement ce genre
01:10:35de lien
01:10:36un peu louche
01:10:37mais évidemment
01:10:39on ne clique pas
01:10:39parce qu'on vous le dit
01:10:41on est suffisamment informé
01:10:42on vous le répète
01:10:42cher téléspectateur
01:10:43mais moi j'ai eu
01:10:44très envie de cliquer
01:10:45qu'est-ce qui se passe
01:10:45si je clique
01:10:46mon téléphone n'explose pas
01:10:47c'est pas comme
01:10:48dans Mission Impos
01:10:48qu'est-ce qui se passe
01:10:49derrière en fait ?
01:10:51alors tout dépend
01:10:53soit vous allez être
01:10:54redirigé vers un site
01:10:56où ils vont vous demander
01:10:57de payer
01:10:58et donc vous allez donner
01:10:59vos données
01:10:59vos coordonnées bancaires
01:11:01pour payer
01:11:02ou alors
01:11:03ils pourraient directement
01:11:04attaquer
01:11:05votre ordinateur
01:11:07votre téléphone
01:11:08et puis récupérer
01:11:10en fait aujourd'hui
01:11:10les cybercriminels
01:11:12sont de plus en plus
01:11:13sophistiqués
01:11:14avec un matériel
01:11:15haut de gamme
01:11:15et qui pourraient
01:11:16aller de plus en plus loin
01:11:18donc il ne faut vraiment
01:11:20il faut être
01:11:21le plus sceptique possible
01:11:23dans cette situation
01:11:24sur la cybercriminalité
01:11:26et toutes les attaques cyber
01:11:28qu'on a aujourd'hui
01:11:30on doit être
01:11:31les plus sceptiques possibles
01:11:32vous voyez
01:11:33vous parliez de ça
01:11:34moi j'ai reçu
01:11:35un mail d'information
01:11:36cette fois-ci
01:11:37mais parce que
01:11:38il y a des plateformes
01:11:40médicales
01:11:41qui ont été
01:11:41aussi attaquées récemment
01:11:42oui alors justement
01:11:44quand vous avez dit
01:11:45on clique
01:11:46et est-ce que c'est
01:11:47vraiment comme
01:11:48dans certaines fictions
01:11:49dans certaines séries télévisées
01:11:50où l'écran devient tout noir
01:11:51et on vous dit
01:11:52tiens on est en train
01:11:53de saisir tout ce qu'il y a
01:11:54dans votre téléphone
01:11:55dans votre pardon
01:11:56dans votre ordinateur portable
01:11:58ça pourrait être le cas
01:12:00et ça pourrait être
01:12:01tout simplement
01:12:01enfin un lien
01:12:03qui amène
01:12:04qui ouvre votre téléphone
01:12:06pour les cybercriminels
01:12:08donc là
01:12:09il n'y a même pas besoin
01:12:10d'avoir un écran noir
01:12:11ou une tête de mort
01:12:14ou quoi que ce soit
01:12:14le lien cliqué
01:12:16permet en fait
01:12:17d'avoir un accès
01:12:18directement
01:12:19à votre ordinateur
01:12:20et à toutes les données
01:12:21qui sont dedans
01:12:22et quand je dis ordinateur
01:12:23c'est bien sûr
01:12:23aussi les smartphones
01:12:24une autre question
01:12:26parce qu'une autre question
01:12:27puisque Juliette Sadat
01:12:28l'a dit tout à l'heure
01:12:29dans son énumération
01:12:31elle dit que
01:12:32les dates de naissance
01:12:34les noms
01:12:36ça vaut beaucoup
01:12:37ça vaut très cher
01:12:38sur le dark web
01:12:39alors première question
01:12:40combien ça vaut
01:12:41et deuxièmement
01:12:42qu'est-ce qu'on peut faire
01:12:43par exemple
01:12:44d'une date de naissance
01:12:45ou d'un nom
01:12:46là on n'est pas du tout
01:12:47sur un compte bancaire
01:12:50alors tout dépend
01:12:51de la quantité
01:12:52d'informations
01:12:53qui vont être achetées
01:12:54sur le dark web
01:12:55ça peut aller
01:12:56de quelques milliers
01:12:57à plusieurs dizaines
01:12:58de milliers d'euros
01:13:00ou de dollars
01:13:00après ça peut être aussi
01:13:02de la crypto-monnaie
01:13:03enfin c'est à eux
01:13:04de jauger
01:13:05et de mettre en vente
01:13:06ce qu'ils vont faire
01:13:07et ensuite
01:13:09ça peut servir
01:13:10pour des réseaux
01:13:10des réseaux
01:13:11pour la question
01:13:13de faux papiers
01:13:14la question
01:13:15de la fraude
01:13:16à la sécurité sociale
01:13:17aussi
01:13:17donc en fait
01:13:18tout aujourd'hui
01:13:19toute la donnée
01:13:20est potentiellement
01:13:22utilisable
01:13:23le data
01:13:24c'est vraiment
01:13:25l'or noir
01:13:26du numérique
01:13:27et donc
01:13:28toutes les données
01:13:28qui sont possibles
01:13:29et qui peuvent être utilisées
01:13:30à des fins criminelles
01:13:31seront utilisées
01:13:33et notamment aussi
01:13:33pour du coup
01:13:34les dates de naissance
01:13:35et faire des faux papiers
01:13:37même si
01:13:37on a aujourd'hui
01:13:40on est censé
01:13:41avoir des systèmes
01:13:42de protection
01:13:43mais pour faire faire
01:13:44je ne sais pas
01:13:45un faux permis de conduire
01:13:47ou des fausses pièces
01:13:49d'identité
01:13:50et notamment
01:13:51pour certains
01:13:51des certains réseaux
01:13:53de passeurs
01:13:54pour des pièces
01:13:55pour les demandes
01:13:57d'asile
01:13:57ou les questions
01:13:59de fraude
01:14:00à la sécurité sociale
01:14:01une dernière question
01:14:02je me souviens
01:14:03d'un général
01:14:03de gendarmerie
01:14:04qui disait
01:14:04la question
01:14:05ce n'est pas
01:14:05si vous allez être attaqué
01:14:07c'était il y a plusieurs années
01:14:08déjà
01:14:08c'est quand
01:14:09vous allez être attaqué
01:14:10est-ce que ça veut dire
01:14:11qu'aujourd'hui
01:14:12on est susceptible
01:14:13d'être attaqué
01:14:14à tout instant
01:14:15et que ces attaques
01:14:17vont se multiplier
01:14:18dans l'avenir
01:14:20je ne veux pas jouer
01:14:21les oiseaux
01:14:22de mauvaise augure
01:14:23mais oui
01:14:23en fait
01:14:24il n'y a plus
01:14:27de sécurité
01:14:28c'est-à-dire
01:14:29que les attaques
01:14:30se multiplient
01:14:31que
01:14:32pour compléter
01:14:33ce que disait
01:14:33madame
01:14:34ça date
01:14:34il y a
01:14:35des groupes
01:14:36cybercriminels
01:14:37qui sont liés
01:14:38en fait
01:14:38à des entités
01:14:40étatiques
01:14:41et donc
01:14:42en fait
01:14:42ils ont des moyens
01:14:43et une puissance
01:14:44qui est quand même
01:14:46phénoménale
01:14:46et c'est pour ça
01:14:47qu'on va être
01:14:49de plus en plus
01:14:50attaqué
01:14:50c'est-à-dire
01:14:51que notre position
01:14:53par rapport
01:14:53à l'Ukraine
01:14:54d'Italie
01:14:54de la Russie
01:14:55nous a mis déjà
01:14:56à mal
01:14:56pendant quelques temps
01:14:58et encore aujourd'hui
01:14:59et il se peut
01:15:00que ça va continuer
01:15:01de plus en plus
01:15:03avec tous les conflits
01:15:05géopolitiques
01:15:05qui sont déjà présents
01:15:07à l'heure actuelle
01:15:08donc oui
01:15:08ça va continuer
01:15:09et les cybercriminels
01:15:10eux vont continuer
01:15:11parce que
01:15:13ils engrangent
01:15:13des dizaines
01:15:15de millions
01:15:16aujourd'hui
01:15:17et la dernière
01:15:18plus grosse attaque
01:15:20a fait gagner
01:15:21presque un demi milliard
01:15:24à des cybercriminels
01:15:25nord-coréens
01:15:26donc vous voyez
01:15:27l'importance
01:15:28des enjeux
01:15:29et l'importance
01:15:30des moyens
01:15:30que le cyberniste
01:15:31peut se savoir
01:15:32Restons prudents
01:15:33merci de vos conseils
01:15:34Alexis Despro
01:15:35docteur en droit
01:15:36de la sécurité
01:15:36de la défense
01:15:37auteur de la cyberguerre
01:15:39qui vient
01:15:39je me souviens
01:15:40d'un documentaire
01:15:41il n'y a pas très longtemps
01:15:42à la télévision
01:15:43qui
01:15:45montrait
01:15:45à quel point
01:15:46les jeunes
01:15:47sur le dark web
01:15:48s'échangeaient
01:15:49des données
01:15:50et on entendait
01:15:51les conversations
01:15:53téléphoniques
01:15:53des victimes
01:15:54c'était absolument
01:15:54affreux
01:15:55ils se moquaient
01:15:57pratiquement
01:15:57des personnes
01:15:59qu'ils avaient
01:16:00escroquées
01:16:00et on entendait
01:16:02souvent des femmes
01:16:03qui disaient
01:16:04mais non
01:16:04rendez-moi mon argent
01:16:05c'est toutes mes économies
01:16:06c'est les économies
01:16:07d'une vie
01:16:07etc
01:16:07ça peut aller très très vite
01:16:08c'est absolument épouvantable
01:16:10Bruno
01:16:11oui Pierre
01:16:11en l'occurrence
01:16:12on parle de
01:16:1319 millions
01:16:14de données
01:16:14et ça n'est pas
01:16:15la première fois
01:16:17ces dernières années
01:16:18juste depuis
01:16:18deux ans
01:16:19par exemple
01:16:19on a eu
01:16:20une cyberattaque
01:16:21avec vol de données
01:16:22massive
01:16:23sur
01:16:24France Travail
01:16:25Free
01:16:27SFR
01:16:27le ministère de l'intérieur
01:16:29oui
01:16:29l'ACAF
01:16:30l'URSSAF
01:16:33parfois
01:16:3433 millions
01:16:35de profils
01:16:36donc vous voyez
01:16:37ce que vous pouvez faire
01:16:37en fait
01:16:37la majorité des français
01:16:39sont déjà concernés
01:16:40ont déjà
01:16:41leurs données
01:16:41qui circulent quelque part
01:16:42dans certains cas
01:16:44il ne s'agit pas seulement
01:16:45de votre nom
01:16:46et votre adresse
01:16:46ça peut déjà être grave
01:16:47l'adresse
01:16:48quand on est en liste rouge
01:16:49par exemple
01:16:49mais dans certains cas
01:16:50c'est votre numéro
01:16:51de sécurité sociale
01:16:52c'est votre IBAN
01:16:54vos références bancaires
01:16:55donc vous voyez
01:16:56tout ce qui peut être fait
01:16:57avec ça
01:16:57c'est de pire en pire
01:16:59il y en a de plus en plus
01:17:00et on est dans une époque
01:17:01où même notre administration
01:17:03perd les données
01:17:04ou ne les protège pas
01:17:05suffisamment
01:17:06comme il faudrait
01:17:06et avec une multiplication
01:17:08des données qui fuitent
01:17:09avec de plus en plus
01:17:10d'échanges de données
01:17:11entre administrations
01:17:13et ce qui fait
01:17:14que les données
01:17:14nos données
01:17:15y compris privées
01:17:16sont absolument partout
01:17:17donc dans ce contexte-là
01:17:19il faut réapprendre
01:17:20la culture de sûreté
01:17:21de cybersécurité
01:17:23aucune pédagogie
01:17:25en tout cas
01:17:25de la part du gouvernement
01:17:27qui d'ailleurs
01:17:28que je suspecte
01:17:29vu les normes
01:17:30et vu la façon
01:17:31aussi dont les données
01:17:32sont traitées
01:17:33d'abord c'est absolument
01:17:34pas étanche
01:17:34vous avez dit
01:17:35le ministère de l'intérieur
01:17:37les URSAF
01:17:38la CAF
01:17:39pardonnez-moi
01:17:40vous avez dit
01:17:41un truc assez marrant
01:17:42vous avez dit
01:17:43ça peut être compliqué
01:17:45quand on est en liste rouge
01:17:46c'est invocable
01:17:47des années 80
01:17:49mais j'ai l'impression
01:17:50que en fait
01:17:51le gouvernement
01:17:51vit encore
01:17:52dans les années 80
01:17:53alors qu'avec
01:17:54l'intelligence artificielle
01:17:55il y a encore des gens
01:17:56qui vous disent
01:17:56tu peux m'envoyer
01:17:57ton compte bancaire
01:17:59tu peux m'envoyer ton IBAN
01:18:00parce que j'ai envie
01:18:01de te faire un virement
01:18:01mais aujourd'hui
01:18:02envoyer un IBAN
01:18:03via WhatsApp
01:18:04ou via SMS
01:18:05c'est une prise de risque
01:18:07c'est compliqué
01:18:08les comptes WhatsApp
01:18:09se font pirater aujourd'hui
01:18:10avec accès
01:18:11compris à toutes vos conversations
01:18:13donc quand on accède
01:18:14aux conversations
01:18:15que vous avez sur WhatsApp
01:18:16alors la plupart d'entre nous
01:18:17ont une vie lisse
01:18:19et normale
01:18:20mais imaginez celui
01:18:21qui a fait des choses
01:18:22qu'il ne faut peut-être pas faire
01:18:23toutes ces conversations
01:18:24WhatsApp se font voler
01:18:26toutes les images
01:18:27que vous, photos
01:18:27que vous avez transmises
01:18:28par WhatsApp
01:18:29se font aspirer
01:18:30et ensuite
01:18:31vous êtes sujet
01:18:32à rançon
01:18:33parce qu'on peut vous faire
01:18:35chanter avec ça
01:18:35et alors on a trouvé
01:18:36Signal, Telegram
01:18:37le gouvernement
01:18:38il parle comment là maintenant
01:18:39parce qu'à une époque
01:18:40c'était la mode de Telegram
01:18:41ils avaient tenté aussi
01:18:42Olvid
01:18:43qui était encore
01:18:43un peu plus protégé
01:18:45et finalement
01:18:45ils ont abandonné tout ça
01:18:46c'est-à-dire que tout le monde
01:18:47passe par WhatsApp
01:18:47ou par SMS
01:18:48je me souviens
01:18:50les premières scènes
01:18:50où on avait donné
01:18:51un téléphone crypté
01:18:52à Emmanuel Macron
01:18:52qui faisait cette taille-là
01:18:53et puis après
01:18:54on le voyait toujours
01:18:54avec un ou deux iPhones
01:18:56qui comme on l'avait vu
01:18:57on avait demandé
01:18:58à Barack Obama
01:18:59de ne pas utiliser les iPhones
01:19:00il avait utilisé des Blackberry
01:19:01qui étaient beaucoup plus sécurisés
01:19:03et puis finalement
01:19:04voilà
01:19:04ils ont tous abandonné
01:19:05Telegram assez vite
01:19:06on prend le risque
01:19:07Alexandre Delval
01:19:07pour ne pas être craqué
01:19:10il faut deux téléphones
01:19:11cryptés
01:19:12de manière extrêmement précise
01:19:13qui coûtent très cher
01:19:14il faut que les deux
01:19:15aient le même téléphone
01:19:16mais si on est dans un iPhone normal
01:19:18qui a le moindre serveur
01:19:20type Google, Chrome, etc
01:19:21un spécialiste de la cyberattaque
01:19:23israélienne
01:19:24me disait récemment
01:19:25c'est comme si on avait une fenêtre
01:19:26et même ce qui est soi-disant crypté
01:19:28nous voyons absolument tout
01:19:29donc celui qui sait ça
01:19:31il pénètre facilement
01:19:32pour les conversations privées
01:19:33chers téléspectateurs
01:19:35comme Bruno Combien
01:19:36a l'impression
01:19:36à une double vie
01:19:37mais bon voilà
01:19:38c'est en one to one
01:19:40voilà
01:19:41et surtout pas de téléphone
01:19:42à ceci s'ajoute le débat
01:19:45sur les données
01:19:46qui sont abritées
01:19:47par des états étrangers
01:19:48ou des datas à l'étranger
01:19:49quand vous pensez
01:19:50qu'à un moment
01:19:50il a été question
01:19:51qu'Amazon
01:19:52fasse la gestion
01:19:53des stocks
01:19:54de pièces
01:19:55de matières premières
01:19:56des centrales nucléaires
01:19:57c'est hallucinant
01:19:59donc on a l'impression
01:20:00qu'on a
01:20:00mais ça c'est sur tous les thèmes
01:20:02c'est sur le thème
01:20:02de l'énergie
01:20:03ou de la base de données
01:20:04on a présent
01:20:05qu'on a un état
01:20:06qui est complètement dépassé
01:20:08par tous les enjeux
01:20:09les enjeux énergétiques
01:20:10les enjeux des données
01:20:12les enjeux des données
01:20:13à l'étranger
01:20:14et quand on prend
01:20:15aujourd'hui
01:20:16il y a tout un travail
01:20:17qui est fait par l'association
01:20:18Souveraine Tech
01:20:19sur la question
01:20:20de la souveraineté
01:20:22numérique
01:20:23technologique
01:20:24on a un énorme travail
01:20:26parce qu'on est
01:20:26complètement dépassé
01:20:27et d'une très très
01:20:28grande naïveté
01:20:29alors vous me tendez
01:20:30la perche
01:20:31avec le mot souveraineté
01:20:32moi j'ai envie
01:20:32qu'on parle de souverain
01:20:33puisque la reine
01:20:36Elisabeth II
01:20:37aurait eu
01:20:38100 ans
01:20:38aujourd'hui
01:20:39c'est ça
01:20:39Elodie Huchard
01:20:41et le roi Charles III
01:20:42a rendu un hommage
01:20:43poignant
01:20:44à sa mère
01:20:45à l'occasion
01:20:45de ce qui aurait pu être
01:20:46son centième anniversaire
01:20:47dans un message
01:20:49vidéo diffusé
01:20:50à l'occasion
01:20:50de cet anniversaire
01:20:52symbolique
01:20:53on écoute
01:20:53le souverain
01:20:55le roi Charles III
01:20:56d'Angleterre
01:20:57aujourd'hui
01:20:59alors que nous célébrons
01:21:00ce qui aurait été
01:21:01le centième anniversaire
01:21:02de ma chère mère
01:21:03ma famille et moi
01:21:04prenons le temps
01:21:05de nous recueillir
01:21:06sur la vie
01:21:06et la disparition
01:21:07d'une personne
01:21:08qui compte
01:21:17C'est un anniversaire
01:21:19qui vous touche
01:21:19tout particulièrement
01:21:20Elodie Huchard
01:21:21Oui mais c'est incroyable
01:21:22parce que ce qui se passe
01:21:23alors certes
01:21:24il y a une actualité
01:21:25bien plus prenante
01:21:26mais c'est au Royaume-Uni
01:21:28aujourd'hui
01:21:28une vraie journée
01:21:29de célébration
01:21:30on a entendu le roi
01:21:31il y a un mémorial
01:21:32qui va être
01:21:33tout près de Buckingham
01:21:34d'ailleurs
01:21:34qui va être inauguré
01:21:35avec une statue de la reine
01:21:36et de son époux
01:21:38il y a un pont
01:21:38qui va être fait
01:21:39dans les jardins
01:21:40inspiré de la tiare
01:21:41qu'elle portait
01:21:42à son mariage
01:21:43on est quand même allé
01:21:44assez loin dans l'innovation
01:21:45il y a une grande exposition
01:21:46aussi qui a lieu
01:21:47à Buckingham
01:21:47avec toutes les tenues
01:21:48de la reine
01:21:49sa robe de mariée
01:21:50est exposée
01:21:50jusqu'au mois d'octobre
01:21:52pour ceux qui voudraient y aller
01:21:53je fais de la pub
01:21:53mais c'est un peu complet
01:21:54pour l'instant
01:21:54il faut attendre quelques temps
01:21:56Vous êtes bien renseigné
01:21:56Oui parce que j'ai pas eu
01:21:57les places pour tout de suite
01:21:58mais je vais attendre
01:21:59je vais bien le vivre
01:22:00et un dîner ce soir
01:22:02aussi organisé
01:22:03avec notamment
01:22:03toutes les organisations
01:22:04qu'elle présidait
01:22:05et puis on l'a appris
01:22:06Buckingham en a profité
01:22:08pour le dire hier
01:22:08qu'une biographe officielle
01:22:10de la reine
01:22:10avait été désignée
01:22:12une biographe
01:22:12qui va pouvoir avoir accès
01:22:13à un certain nombre d'archives
01:22:14et échanger
01:22:16notamment avec ses enfants
01:22:17ses petits-enfants
01:22:18pour avoir une vraie biographie
01:22:19officielle de la reine
01:22:20et qui sera normalement
01:22:21assez fouillée
01:22:22On n'a pas ça en France
01:22:24mais ça ne marcherait pas
01:22:24avec le peuple français
01:22:25Vous me tendez une perche
01:22:26c'est étonnant
01:22:27ce pays qui est le mien
01:22:29où on a tué la tête
01:22:30on a coupé la tête du roi
01:22:32on est fasciné
01:22:32par la famille anglaise
01:22:33où avant c'était les Monacos
01:22:35alors qu'on a un roi
01:22:36extrêmement intéressant
01:22:37que j'ai rencontré deux fois
01:22:38Louis Vint
01:22:39qui est espagnol
01:22:40mais on ne parle jamais
01:22:42de sa famille
01:22:42de ses cousins
01:22:43de son rapport de famille
01:22:44avec le véritable roi
01:22:46en exercice d'Espagne
01:22:47Il y a un tabou de la France
01:22:49sur sa propre histoire monarchique
01:22:50à qui on a coupé la tête
01:22:52mais on est fasciné
01:22:53par les monarques des autres
01:22:54ça m'a toujours fasciné
01:22:55cette contradiction interne
01:22:57Peut-être parce qu'il y a
01:22:57une incompatibilité
01:22:58de la population gauloise
01:23:00avec l'idée d'un souverain
01:23:02d'ailleurs je remarque
01:23:04qu'on a coupé la tête de Louis XVI
01:23:05sur la place Louis XV
01:23:06qui était le roi
01:23:08le roi le plus modéré
01:23:09le plus gentil
01:23:10on a coupé la tête
01:23:11d'un roi extrêmement gentil
01:23:12après on a eu un dictateur
01:23:13d'une barbarie terrible
01:23:15qui s'appelait Napoléon
01:23:16le paradoxe toujours
01:23:17Ce sont des mots qui vous appartiennent
01:23:18Absolument
01:23:20Je ne suis pas forcément
01:23:21un napoléoniste
01:23:22Je reste de votre point de vue
01:23:24C'est étonnant d'adorer un Napoléon
01:23:27après avoir coupé la tête de Jean
01:23:28C'est d'ailleurs intéressant
01:23:29de voir cette petite présentation
01:23:31de Jordan Bardella
01:23:32avec une princesse Bourbon
01:23:33dans ce contexte-là
01:23:35et de voir cette manorialité
01:23:39et ce côté finalement royal
01:23:41que s'accorde celui qui est pressenti
01:23:45pour être président de la République
01:23:46La France contrairement à ce que disait Mitterrand
01:23:47n'a pas commencé en 1789
01:23:49Il faut le rappeler aux Français
01:23:51la France est un millénaire
01:23:52le millénaire capétien
01:23:53qui avait tout le monde
01:23:53c'était d'ailleurs Mitterrand
01:23:54ancien monarchiste
01:23:55Oui et puis vous parlez des capétiens
01:23:56il y a aussi effectivement
01:23:57la famille d'Orléans
01:23:58et quand on parle à Jean d'Orléans
01:23:59j'ai l'impression qu'il est plus intéressé
01:24:01par la royauté française
01:24:03que Louis Salfonso Louis XX
01:24:05Non non il est plus intéressé
01:24:06mais il est bon pour lui
01:24:08Il n'a pas réouvrir le débat
01:24:09Il a gagné le procès
01:24:12en Conseil d'Etat
01:24:13qui a donné raison à la branche aînée
01:24:15car l'abdication n'en gâche pas
01:24:16son successeur
01:24:17donc l'abdication était nulle
01:24:19et non la venue
01:24:19C'est le véritable héritier
01:24:21de la couronne de France
01:24:22Vous avez parlé de Jordan Bardella
01:24:24en tout cas l'un de vous
01:24:25et Jordan Bardella
01:24:26a effectivement parlé d'immigration
01:24:27ce matin
01:24:27ce qui me permet de vous dire
01:24:29que ce soir dans 100% politique
01:24:31vous allez voir ce documentaire
01:24:33concernant l'immigration en France
01:24:35les vrais chiffres de l'immigration
01:24:36présentés par Ioann Husaï
01:24:38voici un extrait
01:24:40concernant justement cette immigration
01:24:41dans un point clé d'entrée
01:24:43des migrants en France
01:24:44c'est-à-dire la ville de Menton
01:24:48Menton dans les Alpes-Maritimes
01:24:50est la première porte d'entrée
01:24:51de l'immigration irrégulière
01:24:53en France métropolitaine
01:24:54avec pas moins de 15 000
01:24:56interceptions par an
01:24:57à la frontière avec l'Italie
01:24:59nous retrouvons la députée
01:25:00fraîchement élue maire
01:25:01Alexandra Masson
01:25:02alors ici on est à la porte d'entrée
01:25:05de l'Italie vers la France
01:25:07on vient d'arriver donc juste
01:25:09au poste frontière
01:25:11nous avons la direction des polices
01:25:13aux frontières qui est juste derrière nous
01:25:15et c'est là que se gère la totalité
01:25:17donc des arrivées et des sorties
01:25:20des migrants
01:25:21il y a encore quelques années
01:25:23cette frontière était particulièrement perméable
01:25:25de nombreux migrants en situation irrégulière
01:25:28parvenaient à passer sans difficulté
01:25:30mais un événement politique
01:25:32à l'échelle européenne
01:25:33est venu changer la donne
01:25:35c'est vrai qu'après l'élection de
01:25:37madame Meloni côté italien
01:25:38on a vu petit à petit malgré tout
01:25:40une déflation
01:25:42de presque la moitié de passage
01:25:44sur l'année 2025
01:25:46donc sur le principe
01:25:47c'est une bonne nouvelle
01:25:49la présidente du conseil italien
01:25:51Giorgia Meloni
01:25:52défend une ligne plus stricte
01:25:53en matière d'immigration
01:25:54avec l'objectif de renforcer les contrôles
01:25:57et de limiter les arrivées
01:25:58ce qu'il faut comprendre
01:26:00c'est pourquoi vous allez me dire
01:26:01ils ne resteraient pas en Italie
01:26:01pourquoi venir en France
01:26:03et bien parce que tout simplement
01:26:04les aides sociales en Italie
01:26:06entre autres
01:26:06et les aides en général
01:26:07sont beaucoup moins importantes
01:26:09que ce qu'elles ne le sont en France
01:26:10ici en France
01:26:11ils sont accueillis
01:26:12ils sont hébergés
01:26:13ils ont des aides
01:26:14ils peuvent subvenir à leurs besoins
01:26:15sans être obligés de retourner
01:26:18dans leur pays
01:26:18ou de faire autre chose
01:26:20donc c'est pour ça
01:26:20qu'il y a cette aspiration
01:26:21entre l'Italie et la France
01:26:23Parmi les 15 000 interceptions enregistrées
01:26:26environ 10% concernent des migrants
01:26:28se déclarant mineurs
01:26:29ils sont alors pris en charge
01:26:31par les services de protection de l'enfance
01:26:33aux frais de l'Etat
01:26:34Un mineur isolé
01:26:35dans le département des Alpes-Maritimes
01:26:37c'est entre 50 et 55 000 euros par an
01:26:40donc ça veut dire que
01:26:41quand vous avez 100 mineurs isolés
01:26:44dans le département
01:26:44ce qui est la moyenne actuelle
01:26:46c'est un complète sportif
01:26:48que vous ne réalisez pas
01:26:49un collège
01:26:50puisque ça dépend du département
01:26:51que vous ne pouvez pas réaliser
01:26:53Le statut de mineur non accompagné
01:26:55il est extrêmement attractif
01:26:57être reconnu comme mineur non accompagné
01:26:59c'est être pris en charge intégralement
01:27:01par l'aide sociale à l'enfance
01:27:02ça veut dire le logement
01:27:04la nourriture
01:27:04la formation
01:27:05c'est une sorte de prise en charge familiale
01:27:07plus plus
01:27:08c'est aussi une voie d'accès
01:27:10privilégiée à la nationalité française
01:27:12parce que
01:27:12quand vous êtes un mineur non accompagné
01:27:14qui a été pris en charge pendant 3 ans
01:27:16par l'aide sociale à l'enfance
01:27:17vous avez le droit
01:27:19de plein droit
01:27:20à la nationalité française
01:27:21il vous suffit de la demander
01:27:21Voilà
01:27:22et donc c'est ce soir à 21h
01:27:24sur CNews
01:27:25merci à toutes les équipes
01:27:26de Midi News
01:27:27merci à vous tous
01:27:28merci Elodie Huchard
01:27:29dans un instant
01:27:30120 minutes
01:27:31avec Julien Pesquet
01:27:32merci à tous
01:27:34merci à tous
01:27:34merci à tous
01:27:34merci à tous
01:27:35merci à tous
Commentaires

Recommandations