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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour Midi News.
00:00:04On est ensemble jusqu'à 15h.
00:00:05Au sommaire, ce lundi, le vote décisif sur le rapport de la commission d'enquête parlementaire
00:00:10sera à vivre en direct sur CNews à partir de 14h.
00:00:13Rendez-vous compte, le fruit de 5 mois de travail pourrait être jeté à la poubelle
00:00:18par les députés qui voteraient donc contre la publication du rapport de Charles Aloncle.
00:00:22Le système tremble-t-il au point de vouloir effacer toute trace des auditions ?
00:00:26Par exemple, celle de Delphine Ernotte où la présidente de France Télé est apparue pour le moins fébrile
00:00:31face aux questions pugnaces du rapporteur.
00:00:33Ce qui se joue ce midi, c'est bien plus qu'un simple vote.
00:00:36C'est la faculté du système à entraver l'exercice de transparence.
00:00:39Et à ce jeu-là, journalistes et politiques marchent parfois main dans la main.
00:00:43Mais l'essentiel est ailleurs.
00:00:45Quel que soit le résultat cet après-midi, Charles Aloncle aura réussi à mettre le sujet
00:00:48de l'audiovisuel public au centre des débats.
00:00:51Et de ce point de vue, il n'y aura pas de retour en arrière.
00:00:54Et puis de l'autre côté de l'Atlantique, c'est Donald Trump qui est la cible d'un autre
00:00:58genre d'attaque.
00:00:59A nouveau, le président américain a été victime d'une tentative d'assassinat.
00:01:03Passé la sidération de cette nuit sous haute tension à Washington,
00:01:06on se posera les questions sur la sécurité du chef de l'État aux États-Unis mais aussi en France.
00:01:11Tiens, comment les services de la présidence de la République se préparent à un scénario pareil chez nous ?
00:01:16On posera toutes les questions à notre expert de la protection des hautes personnalités d'ici quelques instants.
00:01:21Avant de vous présenter, les invités qui vont m'accompagner pendant ces deux heures,
00:01:24on fait le point sur l'actualité avec Somaïa Labidi.
00:01:27Bonjour chère Somaïa.
00:01:28Bonjour Thomas et bonjour à tous.
00:01:29A la une de l'actualité, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, réaffirme son refus des négociations directes entre Beyrouth
00:01:36et Israël.
00:01:37Elle est qualifiant de dangereux écarts qui risquent d'entraîner le Liban dans un cycle d'instabilité.
00:01:42Ajoutant que la milice armée poursuit, je cite, sa résistance et ne reculera pas face aux menaces israéliennes.
00:01:49Pendant ce temps, malgré la trêve, les marchés restent fébriles.
00:01:52Le cours du Bren toujours en augmentation.
00:01:55Le baril de brut atteint désormais un peu plus de 107 dollars, ce qui représente une hausse de près de
00:02:002%.
00:02:01Et puis on termine avec des images incroyables au printemps.
00:02:05Pagaïa, Moscou, prise dans une tempête de neige en plein mois d'avril.
00:02:09Vol annulé, arbre déraciné, voiture sous plusieurs centimètres de neige.
00:02:15Conséquence, le maire Sergueï Sobiabine a appelé les habitants à la prudence.
00:02:20Merci beaucoup chère Somaïa.
00:02:21On se retrouve tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:23Je salue les invités qui m'accompagnent.
00:02:25Judith Vintreau, bonjour.
00:02:26Bonjour Thomas.
00:02:26Merci beaucoup d'être là.
00:02:27Alexandre Devecchio, bonjour.
00:02:29Bonjour Thomas.
00:02:29Merci également.
00:02:30Gilles Furigo est avec nous.
00:02:31Bonjour.
00:02:32Merci.
00:02:32Vous êtes l'ancien directeur du service de protection des hautes personnalités.
00:02:36Vous allez pouvoir tout nous expliquer sur les mécanismes qui se mettraient en place si en France il y avait
00:02:41une tentative d'assassinat sur le président.
00:02:42On pourra peut-être avec vous aussi décrypter les images à Washington.
00:02:46Vous pourrez avec votre expertise nous dire si tout s'est passé comme l'exige le protocole en matière de
00:02:51sécurité.
00:02:51Dora Abdelrazié qui est également avec nous.
00:02:53Bonjour.
00:02:53Merci avec vous.
00:02:54On verra justement les questions de protocole.
00:02:56Comment se fait-il que toute l'administration Trump était réunie au même endroit ?
00:03:00Est-ce que ça pose une question de sécurité ?
00:03:01Vous nous donnerez toutes les réponses.
00:03:02Et puis Célia Barod, bonjour.
00:03:04Merci également d'être là avec vous.
00:03:06On parlera plutôt du profil de l'assaillant et surtout ce qu'il risque maintenant qu'il est entre les
00:03:09mains de la justice.
00:03:11On va beaucoup parler de Donald Trump.
00:03:12D'un mot d'abord sur Charles Aloncle, le rapport qui va être voté.
00:03:16On va en parler longuement à partir de 14h.
00:03:18Je voulais juste avoir votre avis rapidement, Judith et Alexandre.
00:03:22Judith d'abord.
00:03:22Est-ce que vous pensez que ce serait un scandale si ce rapport n'était pas publié d'ici à
00:03:27la mi-journée ?
00:03:28Oui, absolument.
00:03:31Ce serait vraiment un scandale.
00:03:32Ce serait une deuxième fois.
00:03:35Le seul précédent étant celui sur l'argent des syndicats de Nicolas Perruchot en 2011.
00:03:41Ce qui n'avait pas empêché, et nous le FIARO, après que le rapport a été enterré par l'Assemblée,
00:03:48d'en publier de larges extraits.
00:03:50Et le point de le publier intégralement.
00:03:52Pourquoi ? Parce que la loi n'interdit pas à quelqu'un qui n'est pas soumis au secret,
00:03:57et la presse n'est pas soumise au secret, de publier les éléments dont ils disposent.
00:04:02Ce que la loi punit, c'est de donner, de faire fuiter, alors qu'on est soi-même soumis au
00:04:06secret.
00:04:07C'est vrai qu'en fait, au-delà de la publication de ce rapport, ce qui se joue, Alexandre de
00:04:11Vecchio,
00:04:11c'est la question est-ce que les députés vont s'opposer à l'exercice de transparence ?
00:04:17On rappelle que c'est de l'argent public, c'est 4 milliards d'euros, le service public de l
00:04:20'audiovisuel.
00:04:21Je ne vois pas ce qui empêcherait la publication de ce rapport,
00:04:23sinon un système qui essaye de se défendre et qui se replie.
00:04:26On l'a vu à lèvres tout au long du week-end, d'ailleurs.
00:04:29Sans doute, mais je crois que ce serait effectivement et un scandale démocratique,
00:04:33et même une mauvaise manière de se défendre pour le système, même de leur point de vue, je trouve.
00:04:40Parce qu'effectivement, ça a été rappelé.
00:04:41Je ne vois pas très bien maintenant ce qui pourrait empêcher ce rapport d'être publié sous une forme ou
00:04:46une autre.
00:04:47Sans doute, Charles Allain publierait un livre, et si vous voulez, ça ferait durer le débat.
00:04:52Je ne suis pas sûr que ce soit dans l'intérêt ni du système médiatico-politique, ni de France Télévisions.
00:05:00En réalité, le rapport qu'on aime ou pas, le style de Charles Allain,
00:05:04a quand même posé un certain nombre de questions sur des dysfonctionnements,
00:05:07aussi bien en matière de neutralité qu'en matière de gestion de l'argent public.
00:05:11À mon avis, c'est de l'intérêt du service public de pouvoir répondre aux critiques,
00:05:16de pouvoir faire évoluer son fonctionnement.
00:05:18Sinon, ce qui risque de se passer à l'élection présidentielle,
00:05:21c'est non plus un débat sur le fonctionnement du service public,
00:05:23mais sur son démantèlement et sa privatisation.
00:05:26Donc, on va voir s'ils commettent l'erreur, à mon avis, tactique.
00:05:30Ce serait un scandale démocratique, mais aussi une erreur tactique,
00:05:33de ne pas publier ce rapport, je crois.
00:05:35Si on veut accréditer l'idée qu'il y a un système politico-médiatique
00:05:41qui veut imposer une forme de pensée unique,
00:05:44on ne pourrait pas mieux s'y prendre.
00:05:45D'ailleurs, le président de la commission, Patrie Léthus,
00:05:50a dit que lui, il le voterait par principe,
00:05:51tout simplement parce que c'est la démocratie
00:05:54et qu'en fait, les Français pourront s'emparer de ce rapport,
00:05:57les journalistes aussi pourront le critiquer, le remettre en cause,
00:06:01mais au moins, il sera publié.
00:06:03Et puis, ce qui est vraiment gênant, si ce rapport n'est pas publié,
00:06:06c'est le fait qu'on détruise, je dirais, les enregistrements des 62 auditions.
00:06:12Là, ça fait vraiment penser au système soviétique
00:06:15où on détruisait au fur et à mesure les différents...
00:06:18On effaçait les personnages et les photos.
00:06:20Oui, il y a un côté culture de l'effacement.
00:06:21Donc, j'espère, pour la démocratie française,
00:06:23quoi qu'on pense de ce rapport et quoi qu'on pense de Charles Alonc,
00:06:26qu'on n'en arrivera pas là.
00:06:27Notez bien ce rendez-vous à partir de 14h sur l'antenne de CNews.
00:06:30On ira à l'Assemblée nationale avec toutes nos équipes.
00:06:33On aura le temps de se replonger dans les travaux
00:06:36qui ont été menés dans le cadre de cette commission d'enquête parlementaire.
00:06:38Revenir aussi sur les attaques subies par Charles Alonc,
00:06:41le rapporteur, membre du parti UDR,
00:06:43qui a été la cible aussi, lui, d'une cabale médiatique.
00:06:46Donc, on reviendra sur tous ces sujets à partir de 14h.
00:06:49Gilles Furigo, je rappelle que vous êtes ancien directeur
00:06:51du service de protection des hautes personnalités.
00:06:53Alors, vous ne protégez pas encore contre les cabales médiatiques
00:06:56que subissent certains députés, dont Charles Alonc,
00:06:58mais vous êtes expert en sécurité des personnalités,
00:07:00ce qu'on appelle parfois les VIP, les personnalités politiques, notamment.
00:07:04On a eu deux séquences qui ont apparu,
00:07:07des images qui sont apparues sur les réseaux sociaux,
00:07:09notamment, de Donald Trump et J.D. Vance
00:07:11qui ont été exfiltrés lorsque l'assaillant a tiré les premiers coups de feu.
00:07:16On va regarder ces images et on aimerait bien avoir,
00:07:18évidemment, votre expertise, votre analyse,
00:07:20savoir si tout s'est passé comme c'était prévu initialement.
00:07:23Donc, je propose la première séquence.
00:07:24C'est celle où on voit J.D. Vance au premier plan
00:07:26qui est exfiltré le premier, ensuite le président américain.
00:07:29On regarde et vous nous dites.
00:07:52C'est évidemment un angle de vue.
00:08:00un extrait de la soirée, mais ce que vous voyez vous semble conforme
00:08:04à ce que doivent faire les services secrets, en l'occurrence,
00:08:07le secret de service, en l'occurrence.
00:08:08Oui, tout à fait.
00:08:08Alors, on s'aperçoit que J.D. Vance est évacué immédiatement,
00:08:13tout simplement parce que l'évacuateur doit être au plus proche.
00:08:16Il l'attrape même par la manche, assez violemment,
00:08:19et il le fait partir.
00:08:21On s'aperçoit qu'avec Trump, il y a un petit décalage de quelques secondes.
00:08:24Je pense, parce que vous savez, pour qu'une sécurité soit efficace,
00:08:28il faut qu'elle soit acceptée par la personnalité.
00:08:30Je pense que Trump, à un moment donné, doit dire qu'est-ce qui se passe,
00:08:33qu'est-ce qu'il y a, et donc là, on l'évacue.
00:08:36Et vous remarquerez le placement des agents.
00:08:39J'allais dire, c'est presque un cas d'école.
00:08:42Vous avez les agents qui sont en smoking,
00:08:44vous avez le triangle de sécurité qui se forme avec l'évacuateur.
00:08:49Donc, leur mission, c'est d'évacuer la personnalité.
00:08:52Et vous avez le cas de team, le counter-terrorism team,
00:08:55qui vient et qui fige, qui est là avec les armes longues,
00:08:58et qui est là pour...
00:08:59Ça, c'est ceux qui ont les casques, les lumières sur le casque,
00:09:01et qui sont en armes longues.
00:09:02Donc, eux, ils sont là pour figer s'il y a une agression,
00:09:04si l'agresseur rentre dans la salle.
00:09:05Donc là, on est vraiment sur un cas d'école.
00:09:07À quelle distance sont situés les hommes en costume, justement,
00:09:11de Donald Trump ?
00:09:12L'évacuateur doit être au plus près.
00:09:14Donc, c'est-à-dire que pour pouvoir réagir,
00:09:16c'est-à-dire qu'ils ont dû avoir le top évacuation dans l'oreillette,
00:09:19et à ce moment-là, vous évacuez.
00:09:21Et on s'aperçoit que c'est là où l'évacuation de Genevieve
00:09:25est complètement différente,
00:09:27puisqu'on lui dit maintenant, hop, on part.
00:09:29Et lui-même prend ses jambes à son cou,
00:09:30si je veux dire, il court et il s'en va.
00:09:31Et Trump, c'est un peu plus compliqué,
00:09:33parce qu'on doit lui dire, monsieur le président, il faut partir.
00:09:35Et qu'est-ce qui se passe ?
00:09:36Et voilà, il se passe à peu près une seconde ou deux secondes.
00:09:40Donc, il y a cette temporisation,
00:09:41et je pense que l'évacuateur s'adapte à sa personnalité.
00:09:45Et qu'est-ce qui se passe après dans les coulisses ?
00:09:47On imagine qu'ils les mettent dans un endroit en sécurité.
00:09:50Comment ça se passe ?
00:09:51Oui, bien sûr, parce que lorsque vous...
00:09:53Là, on voit l'opération au dernier moment,
00:09:56mais vous avez en amont tout l'aspect préparation et tout.
00:10:00C'est-à-dire que tout ça, c'est répété.
00:10:02On sait quel est l'endroit où on va le mettre en sécurité.
00:10:05Et éventuellement, si la situation le nécessite,
00:10:09on va l'évacuer dans un véhicule blindé.
00:10:11Donc, ça, c'est quelque chose qui a été vu au moment de la mission préparatoire.
00:10:16Donc, pas de faille de sécurité, de ce point de vue-là ?
00:10:18À ce niveau-là, pas de faille de sécurité.
00:10:19Vous avez donc le site qui est banquerisé.
00:10:24L'agresseur ne rentre pas à l'intérieur de la salle.
00:10:27Personne n'est blessé.
00:10:28Personne n'est tué à l'intérieur de la salle.
00:10:30Donc, l'évacuation, pour moi, est très propre.
00:10:33Donc, en fait, là, il n'y a pas de faille de sécurité.
00:10:35On verra avec vous dans quelques instants
00:10:37comment un scénario pareil serait envisagé en France.
00:10:41Comment on se prépare aussi en France
00:10:42pour protéger le président de la République
00:10:44et toutes les personnalités importantes.
00:10:46D'abord, avec vous, Dora Belrasic,
00:10:47on va revenir sur le protocole.
00:10:48Parce que certains ont pu être surpris
00:10:50de voir toutes les personnalités importantes
00:10:51de l'administration Trump au même endroit, au même moment.
00:10:54Est-ce que c'est normal ?
00:10:55Est-ce que là aussi, c'est conforme au protocole ?
00:10:57Hier soir, il y avait une concentration du pouvoir
00:10:59immense dans cette salle.
00:11:01Alors, il n'y a pas de règle écrite, en fait.
00:11:04C'est une règle tacite.
00:11:05Là, il faut savoir qu'en l'occurrence,
00:11:06c'est un événement mondain.
00:11:09C'est un gala qui est organisé
00:11:10par l'association des correspondants de la Maison Blanche.
00:11:14Donc, ce n'est pas la Maison Blanche qui organise ça.
00:11:16Donc, effectivement, on n'a pas déployé,
00:11:20on va dire, une sécurité
00:11:22comme si c'était un sommet diplomatique, tout simplement.
00:11:26D'ailleurs, je voudrais vous montrer une image.
00:11:28Je pense qu'on va la voir tout de suite ensemble.
00:11:30C'est cette concentration de pouvoir.
00:11:31On va la voir qui se déplace, qui s'est déplacée,
00:11:34qui est allée dans le bureau ovale de Donald Trump.
00:11:37C'est quelque temps avant ou après ?
00:11:39C'est juste après.
00:11:39Et c'est une image, je pense, qui va rester vraiment dans l'histoire.
00:11:42C'est la première fois qu'on voit Donald Trump de dos.
00:11:44On ne le voit pas habituellement de dos.
00:11:46Là, concentré sur ce qui s'est passé.
00:11:49Il regarde justement les premières images.
00:11:52Et on voit tout autour de lui.
00:11:54Donc, J.D. Evans, il y a Marc Rubio, il y a également Pitexet.
00:11:58Là, c'est dans la salle de presse, juste après,
00:12:00puisque vous savez qu'il a donné une conférence de presse tout de suite.
00:12:04Alors, juste, c'est que cette année,
00:12:08c'est vraiment une édition particulière,
00:12:10car il y a un contexte international qui est très tendu.
00:12:14On sait que Donald Trump, ses rapports avec la presse,
00:12:17n'arrivait pas forcément au terrain conquis.
00:12:21Exactement.
00:12:22Et puis, il a déjà été visé à plusieurs reprises, évidemment.
00:12:25C'est la cinquième tentative d'assassinat la plus marquante.
00:12:28C'était à Butler en 2024.
00:12:31Donc, il y a normalement un bon sens dans ce genre de situation,
00:12:35de se dire qu'il y a un contexte international assez tendu.
00:12:40En revanche, il faut savoir que cette règle
00:12:42est appliquée très strictement au niveau des déplacements, par exemple.
00:12:47Tous les membres du gouvernement ne doivent pas se déplacer dans le même avion.
00:12:52Voilà, il y a un avion pour Donald Trump.
00:12:54Typiquement, le président, le vice-président ne prennent pas le même Air Force One
00:12:57pour éviter que s'il y a un crash, il n'y ait plus de pouvoir en place aux Etats
00:13:00-Unis.
00:13:00Voilà, donc ça, c'est vraiment très strict.
00:13:03Mais encore une fois, hier soir, ça devait plus être une réception de gala.
00:13:08C'est normal que ces hauts responsables soient présents dans la salle.
00:13:11Ils s'en remettent évidemment à la sécurité, au secret de service.
00:13:15Et on l'a vu dans le dernier cercle, en fait.
00:13:18Finalement, ils ont très bien réagi.
00:13:20Moi, je voulais juste vous poser une question par rapport à ça.
00:13:22Est-ce que chaque membre des services secrets, des services de sécurité,
00:13:28ont une personnalité en particulier assignée ?
00:13:31Ou est-ce qu'on réagit vraiment tout de suite, dès qu'il y a...
00:13:34Non, chacun a sa personnalité.
00:13:35Alors en plus, vous n'avez pas que le secret de service à l'intérieur,
00:13:38puisque vous avez, par exemple, le ministre de la Défense
00:13:40est assuré par un service du ministère de la Défense.
00:13:44Marc Rubio, donc c'est le State Department qui assure sa sécurité.
00:13:48Donc vous avez d'autres services qui sont également affectés.
00:13:51Mais vous êtes affecté à une personnalité.
00:13:53Parce qu'en fait, il faut savoir comment elle réagit, qui elle est.
00:13:56Enfin, vous voyez, il y a quand même quelque chose que vous devez avoir.
00:13:59Il y a toute une psychologie aussi.
00:14:01Et donc, je vous rejoins complètement pour cette histoire
00:14:04d'avoir dans le même endroit autant de personnalités.
00:14:08Parce qu'en fait, tout dépend aussi de l'évaluation de la menace.
00:14:11Et à mon avis, la menace n'était pas très élevée quand on voit le dispositif.
00:14:15Donc l'évaluation de la menace, c'est ce qui conditionne ensuite la sécurité.
00:14:21Vous nous diriez si en France, on applique la même doctrine ?
00:14:24Parce que moi, j'ai par exemple en mémoire les défilés du 14 juillet.
00:14:27Vous avez, je crois, la connaissance de l'intégralité du gouvernement,
00:14:30du président de l'Assemblée, du Sénat.
00:14:32En revanche, c'est vrai que sur les déplacements, alors là, c'est intangible.
00:14:35Pour avoir organisé les déplacements des personnalités françaises,
00:14:38mais également des présidents américains, le président, c'est Air Force One.
00:14:44Le vice-président, c'est Air Force Two.
00:14:47Ensuite, les hélicoptères sont différents.
00:14:49Les cortèges routiers sont différents.
00:14:50Les bateaux sont différents, quand il y a des cortèges de bateaux.
00:14:53Donc là, c'est vraiment intangible.
00:14:55Ça, je vous rejoins complètement.
00:14:56Un mot quand même, je vous dis d'intro, au-delà des aspects techniques de protocole,
00:14:59sur ce que signifie aussi, ce que symbolise cette nouvelle tentative d'assassinat contre Donald Trump.
00:15:04On le disait, c'est la cinquième.
00:15:05Alors la plus retentissante, en effet, c'était en Pennsylvanie, c'était lors de la campagne.
00:15:08On voit qu'il en avait fait aussi un argument politique, quasiment, en disant qu'il était ciblé.
00:15:13Est-ce que là aussi, vous diriez que ça peut avoir des conséquences sur la politique que va mener Donald
00:15:17Trump ?
00:15:18Sur sa politique, je ne le crois pas.
00:15:21Sur les échéances à venir, c'est-à-dire les élections de midterm qui sont en novembre,
00:15:27où tous les commandateurs américains disent qu'ils risquent de perdre la majorité dans les deux assemblées.
00:15:35On ne sait pas.
00:15:37Normalement, à chaque attentat, la popularité de la personne qui est la cible de l'attentat remonte.
00:15:44Est-ce que ça peut changer les courbes ? Je n'en suis pas sûre.
00:15:48Mais en tout cas, au niveau politique, je ne vois pas quelles conséquences ça pourrait avoir sur les décisions qu
00:15:53'il prend.
00:15:54Oui, plutôt sur la perception peut-être que les Américains se fondent de sa personnalité, Gilles Flurigo.
00:15:57Oui, juste un mot sur les attentats politiques en général, surtout quand ils ratent, bien évidemment.
00:16:02Exactement. Donc, ça se passe toujours en trois temps.
00:16:04Vous avez la première phase qui est la phase de stupeur.
00:16:07Ensuite, il y a une deuxième phase qui est la phase de spéculation.
00:16:09C'est un peu ce qu'on fait en ce moment. Que s'est-il passé ? Comment est-on
00:16:11arrivé là ?
00:16:12Et la troisième phase qui est la plus importante, c'est ce que j'appelle la phase de désinformation.
00:16:17C'est-à-dire qu'en fait, il faut mettre en œuvre un récit.
00:16:20Un récit. Et d'ailleurs, on le voit. On l'a déjà vu à Butler. On le voit là.
00:16:24En gros, je suis sauvé par Dieu.
00:16:27Et en parallèle, vous allez avoir l'enquête de police qui, elle, va essayer de démêler le vrai du faux.
00:16:35Mais l'enquête de police, elle va arriver au bout de six mois, un an, voire plus.
00:16:39Justement, on va se pencher sur l'enquête.
00:16:41L'enquête qui ne fait que démarrer, mais qui se poursuit évidemment après l'arrestation de Cole Allen, ingénieur de
00:16:4731 ans.
00:16:47Fait le point sur l'enquête avec Julia Ferrand.
00:16:49Et puis, vous nous direz après, Célia, ce que risque le suspect dans cette tentative d'assassinat.
00:16:5548 heures après l'attaque, les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur le profil et les motivations
00:17:03de celui qui a tenté de s'en prendre au président américain.
00:17:07En deux jours d'enquête, le procureur général par intérim a pu affirmer que le tireur présumé avait pour cible
00:17:14certains hauts responsables de l'équipe de Donald Trump.
00:17:17Avant l'attaque, il aurait rédigé un manifeste anti-chrétien, un document transmis à sa famille et remis à la
00:17:24police.
00:17:25Au fil des pages, les enquêteurs découvrent une hostilité revendiquée à l'encontre de l'administration Trump.
00:17:31L'identité de l'assaillant a également été révélée.
00:17:34Cole Thomas Allen est présenté comme un ingénieur mécanique et professeur originaire de Californie, diplômé d'une prestigieuse université américaine.
00:17:43Bien qu'il n'ait pas coopéré avec la police, les autorités ont retracé son parcours.
00:17:48L'homme âgé de 31 ans aurait rejoint Washington en train depuis Los Angeles via Chicago.
00:17:54Il aurait réservé une chambre dans un hôtel de Washington plusieurs jours avant le gala.
00:18:00L'auteur présumé devrait comparaître aujourd'hui.
00:18:03Il sera inculpé de deux chefs d'accusation.
00:18:05Le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent.
00:18:09Et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.
00:18:14Célia Barot, on le disait, l'enquête ne fait que commencer.
00:18:17Quelles sont les suites judiciaires qui attendent l'auteur présumé de cette tentative d'assassinat ?
00:18:22Cette convocation, cette présentation dans la journée à un juge fédéral à Washington.
00:18:27Il devrait être formellement inculpé de deux chefs d'accusation.
00:18:31Le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent.
00:18:35Et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.
00:18:39Si ces deux chefs sont retenus, il en court jusqu'à 30 ans de prison.
00:18:43Mais la peine peut aller au-delà car il y a beaucoup d'autres accusations fédérales
00:18:48qui pourraient être envisagées en plus de ces deux premières.
00:18:51Mais cela va dépendre de la compréhension par la justice de son mobile, de son intention
00:18:55ou encore de sa préméditation.
00:18:57Il y a également aussi le fait que l'on peut lui rajouter le chef d'accusation de tentative d
00:19:03'homicide.
00:19:03A noter qu'à ce stade, le tireur ne coopère pas activement.
00:19:07On nous dit qu'il ne coopère pas avec les enquêteurs.
00:19:10Il reste encore très vague sur son mobile ou encore sa motivation.
00:19:14Alors concrètement, comment va se dérouler cette présentation à un juge fédéral aux Etats-Unis ?
00:19:18Eh bien, d'abord le juge va lire officiellement les accusations retenues.
00:19:23Ensuite, le procureur fédéral va expliquer brièvement les faits reprochés.
00:19:26L'accusé va confirmer son identité et recevoir la notification de ses droits.
00:19:32S'il n'a pas d'avocat, il pourra avoir bénéficié d'un avocat commis d'office.
00:19:37Le juge va ensuite décider s'il reste en prison avant le procès,
00:19:41c'est-à-dire s'il est en détention provisoire concernant la France.
00:19:45Et dans une affaire impliquant des armes, une attaque contre des agents fédéraux
00:19:49ou une menace contre des responsables politiques, la détention préventive est très probable.
00:19:54Enfin, une date sera ensuite fixée pour les suites judiciaires,
00:19:57savoir s'il y aura un procès et dans quelles conditions aussi il va s'organiser.
00:20:02Donc pour l'instant, on n'en est qu'au premier chapitre de cette histoire, de cet acte aussi judiciaire.
00:20:09Merci beaucoup, Célia.
00:20:10On suivra évidemment le développement de l'enquête.
00:20:12Alexandre Vécure, en quelques secondes, sur la perception que vous, vous avez de cet acte.
00:20:16Est-ce que vous considérez aussi comme un acte de nature à modifier la perception politique en effet des électeurs,
00:20:23de l'opinion américaine au sens large ?
00:20:24Je ne suis pas sûr non plus parce qu'on est de toute manière un pays extrêmement polarisé
00:20:28avec des gens qui sont très trumpistes et qui n'en démordront pas d'une certaine manière.
00:20:33Et en face, des anti-trumpistes tout aussi motivés, tout aussi emplis de certitude.
00:20:40Et puis c'est la quatrième ou la cinquième tentative d'attentat.
00:20:44Elle est moins spectaculaire que d'autres.
00:20:47Donc je ne suis pas sûr que ça change grand-chose finalement au rapport de force politique aux États-Unis.
00:20:55Et puis même, autant il avait profité des précédentes tentatives,
00:20:58autant là il peut y avoir une forme peut-être de fatigue aussi.
00:21:02D'habitude, c'est triste à dire, mais presque d'habitude.
00:21:05À la fois d'habitude et pour une part d'électorat plus modéré qui serait entre les deux camps,
00:21:11de dire que Donald Trump provoque la violence.
00:21:14On va avoir d'ailleurs ce discours-là de la part des démocrates qui a été jusqu'ici assez inefficace.
00:21:20Mais là, sur fond de polémiques permanentes, il y a peut-être aussi une saturation d'une partie des électeurs
00:21:28notamment qui seraient plus modérés ou entre les deux camps.
00:21:32On va marquer une courte pause.
00:21:33Et puis dans quelques instants, on se posera la question de savoir comment ça se passerait en France.
00:21:37Alors c'est déjà arrivé, vous pourrez d'ailleurs nous rappeler les précédents,
00:21:39des présidents de la République pris pour cible, visés par des tentatives d'assassinat.
00:21:43Comment ça se passe ? Est-ce que le protocole est le même qu'aux États-Unis ?
00:21:46Vous nous répondrez dans quelques instants.
00:21:48On marque une très courte pause et puis on revient dans Midi News.
00:21:53De retour dans Midi News.
00:21:55On va s'intéresser à la sécurité du président de la République en France.
00:21:58Est-ce qu'un scénario similaire à cette tentative d'assassinat contre Donald Trump est possible ?
00:22:02Comment ça se passe si jamais ça devait arriver ?
00:22:04On aura toutes les réponses dans un instant.
00:22:06Mais d'abord, on refait un tour de l'actualité avec Somaya Labidi.
00:22:09Rebonjour Somaya.
00:22:10Rebonjour Thomas et bonjour à tous.
00:22:11On l'a appris en milieu de journée.
00:22:14Donald Trump convoque une réunion de crise avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère.
00:22:20Réunion qui devrait porter sur l'impasse actuelle dans les négociations avec l'Iran,
00:22:24mais aussi sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre.
00:22:28En France, automobiliste gare à vous dès le 1er mai.
00:22:31L'utilisation du téléphone au volant sera sanctionnée par une suspension de permis.
00:22:36Quatre départements au total sont concernés par cette mesure.
00:22:38Il s'agit du Pas-de-Calais, du Lot-et-Garonne, des Landais, de la Charente-Maritime.
00:22:43Je vous rappelle qu'en 2025, l'usage du portable était impliqué dans 15% des accidents mortels, soit 7
00:22:49morts sur 45.
00:22:51Et puis, bonne nouvelle pour les éleveurs.
00:22:53Le niveau de risque lié à la grippe aviaire a baissé à partir d'aujourd'hui d'élevé à modéré,
00:22:57soit l'échelon intermédiaire qui permet un allégement des mesures de surveillance.
00:23:02Décision prise grâce à l'amélioration de la situation sanitaire au sein des élevages.
00:23:08Merci beaucoup Somaïa.
00:23:09On est toujours avec Dora Abdelrazik, Jusy Devintraub, Alexandre Devecchio et Gilles Furigo,
00:23:13qui est l'ancien patron du SDLP, le service de protection des hautes personnalités,
00:23:18qui nous éclaire, qui nous donne son expertise, qui nous apporte son expertise
00:23:22sur la manière avec laquelle sont protégés les présidents de la République.
00:23:25On va regarder ce sujet.
00:23:26François Tiskevitch nous explique comment ça se passe en France.
00:23:29C'est le GSPR, Groupement de Sécurité du Président de la République,
00:23:32composé de policiers et de gendarmes, membres du GIGN.
00:23:35Comment ça se passe en France pour la protection du Président de la République ?
00:23:38Regardez le sujet.
00:23:40Nous les voyons en permanence aux côtés du chef de l'État.
00:23:44Facilement reconnaissables, costumes cravates, oreillettes et insignes.
00:23:49Ils sont 81 au total.
00:23:51Policiers et gendarmes entièrement dédiés à la protection rapprochée du Président de la République.
00:23:56Dans l'exercice de ses fonctions, comme dans sa vie privée.
00:24:01Tous sont regroupés au sein du GSPR,
00:24:03le groupe de sécurité de la Présidence de la République,
00:24:06créé en 1983 par le fondateur du GIGN.
00:24:11Tous les déplacements que l'on fait peuvent être représentés.
00:24:16Il y a toujours un danger permanent.
00:24:18En tout cas, moi je ne baisse jamais la garde sur tous les déplacements.
00:24:22Lorsque le Président de la République va au contact de la foule,
00:24:24le GSPR adopte la position dite du triangle.
00:24:28Trois officiers armés en position serrée autour du chef de l'État
00:24:31pour ne laisser aucun angle mort.
00:24:34En amont, d'autres membres du service de sécurité se mélangent à la foule
00:24:38pour faire du renseignement.
00:24:40Et des tireurs d'élite peuvent être également positionnés sur les toits aux alentours.
00:24:44Un service d'élite, parfois pris par surprise,
00:24:48comme ici en 2011 avec Nicolas Sarkozy.
00:24:55Ou plus récemment, en 2021, lorsque le Président Macron se fait gifler.
00:25:03Même s'il est indispensable pour la sécurité du chef de l'État,
00:25:06ce dispositif a un coût non négligeable.
00:25:09Selon la Cour des comptes, les dépenses liées au GSPR
00:25:12représentent un budget annuel d'environ 8 millions d'euros.
00:25:16Ce qui est terrible avec les personnes du GSPR,
00:25:19c'est qu'on parle rarement d'elles, sauf quand il y a un raté.
00:25:22Et on a vu deux images avec Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron.
00:25:25Comment ça se passe quand il y a un acte comme ça,
00:25:27par exemple lorsqu'Emmanuel Macron reçoit une claque ?
00:25:30Derrière, il y a des réunions, des débriefings
00:25:32pour essayer de voir ce qui n'a pas fonctionné ?
00:25:34Oui, alors moi je me souviens très bien aussi de l'incident avec Nicolas Sarkozy.
00:25:39Donc en fait, on essaie de comprendre ce qui s'est passé.
00:25:42Parce qu'en réalité, vous avez un endroit qui était relativement sécurisé.
00:25:47Donc ça veut dire que les premiers cercles n'ont pas fait leur boulot.
00:25:52Donc il y a eu quelqu'un qui est rentré.
00:25:53Quand vous dites premier cercle, il faut peut-être expliquer aux téléspectateurs.
00:25:56C'est qu'en fait, il y a plusieurs degrés de mobilisation.
00:26:00Vous avez la police aux abords.
00:26:03En fait, on estime qu'on approche du président, plus c'est compliqué.
00:26:06On estime qu'il y a quatre cercles.
00:26:07Le premier cercle, c'est le cercle du renseignement.
00:26:08C'est-à-dire que quand on a un déplacement, on essaie de savoir s'il y a des menaces
00:26:14particulières, etc.
00:26:15Pour conditionner le dispositif et les mesures qui vont être prises.
00:26:18Ensuite, vous avez le troisième cercle qui est en général des services locaux, de police ou de gendarmerie.
00:26:23Donc qui assure la sécurisation un peu plus lointaine.
00:26:27Ensuite, vous avez un deuxième cercle qui peut représenter les points hauts, etc.
00:26:33Et puis, la protection rapprochée qui est le premier cercle.
00:26:36Donc quand vous êtes à Brax, par exemple, c'était là où le président Sarkozy a été pris au niveau
00:26:45du col.
00:26:46Donc vous avez quelqu'un qui était à l'intérieur d'un dispositif qui aurait dû être vérifié auparavant.
00:26:54Vous voyez, il est arrivé, mais il n'était pas armé.
00:26:56Et donc, à un moment donné, ce gars-là tend la main.
00:27:00Jusque-là, il n'y a aucun problème.
00:27:02Et il attrape le col du président de la République et il tire.
00:27:06Donc, je me souviens, l'intervention, parce qu'il y avait du monde qui était dans la foule.
00:27:13Donc il a été maîtrisé.
00:27:14Il est au sol en une seconde six dixièmes, si je me souviens bien.
00:27:18Ce qui est plutôt efficace.
00:27:19Donc c'était plutôt efficace.
00:27:20Mais c'est vrai que l'image n'était pas bonne.
00:27:22Le président Sarkozy, d'ailleurs, avait très bien compris que le boulot avait été fait.
00:27:29Et c'est vrai qu'un bain de foule, c'est quelque chose pour tous les services.
00:27:32C'est la hantise des services de sécurité.
00:27:33Bien sûr.
00:27:34Et vous n'imaginez pas aujourd'hui, depuis le début de la Ve République, un président ne pas faire de
00:27:41bain de foule.
00:27:41C'est absolument impensable.
00:27:43Et si on prend le scénario qui s'est déroulé à Washington avec Donald Trump,
00:27:47nous ne savons évidemment pas le pire.
00:27:48Mais imaginons que le président de la République française tienne un discours dans une salle un peu similaire à celle
00:27:53de Donald Trump.
00:27:54Un homme armé tente d'entrer, parvient à entrer le premier cercle et fait feu.
00:27:59Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là dans l'entourage très immédiat du chef de l'État
00:28:03?
00:28:03En fait, on travaille de la même façon.
00:28:04C'est-à-dire que vous auriez eu le triangle de sécurité et puis le deuxième cercle avec les armes
00:28:11longues
00:28:11qui auraient figé l'agresseur.
00:28:12Et puis le triangle de sécurité qui aurait évacué la personnalité.
00:28:15De ce point de vue-là, on a les mêmes modes de travail, que ce soit avec les Américains, avec
00:28:21les Russes, avec les Chinois.
00:28:22Ce qui fait que quand on organise des déplacements de ces personnalités étrangères en France,
00:28:27on parle à peu près le même langage.
00:28:29Est-ce que vous pensez qu'il faudrait que le chef de l'État, le président américain, porte un gilet
00:28:35pare-balles ?
00:28:35On le disait, ça fait cinq fois qu'il est visé par une tentative d'assassinat.
00:28:38Est-ce que c'est utile ? Est-ce que certains dirigeants portent d'ailleurs des gilets pare-balles à
00:28:42votre cas-là ?
00:28:42Alors, bon, lorsque vous allez sur une zone de guerre, que vous ayez un gilet pare-balles, oui.
00:28:46Mais à côté, lorsque vous organisez un déplacement d'une personnalité,
00:28:50ce qu'il faut savoir, c'est que vous avez un équilibre à tenir entre la communication politique et la
00:28:55sécurité.
00:28:57Donc, imaginons que l'on mette demain un gilet pare-balles à Donald Trump.
00:29:01Le premier déplacement qu'il va faire, politique qu'il va faire, on ne va parler que du gilet pare
00:29:06-balles.
00:29:06Et mettre un gilet pare-balles, ça veut dire aussi que le dispositif, il vaut mieux blinder le dispositif de
00:29:12sécurité,
00:29:13parce qu'autrement, ça veut dire, mon dispositif n'est pas bon, donc je mets un gilet pare-balles à
00:29:16la personnalité, parce qu'on ne sait jamais.
00:29:18Et puis, ça n'empêche pas aussi de tirer ailleurs.
00:29:20On l'a vu avec la tentative qu'il y a eu en Péthylvanais, donc on touche exactement d'autres
00:29:26points.
00:29:26Alors après, vous allez lui mettre un gilet pare-balles à port dissimulé, qui est un gilet pare-balles relativement
00:29:31léger, qui n'arrête pas toutes les lignes.
00:29:34Oui, en fait, ça peut être inefficace.
00:29:35Donc voilà, après, parce que vous n'allez pas lui mettre le gilet qui fait 15 kilos, vous voyez, sauf
00:29:41s'il vend en zone de guerre.
00:29:42Un mot, ce matin, j'entendais sur l'antenne de CNews certains dire, bon, dans les années 70, les présidents
00:29:46de la République n'étaient pas obligés de se surprotéger de la même manière qu'aujourd'hui.
00:29:51Est-ce que ça témoigne aussi, pour vous, je vous dis de Vintraub, d'un changement dans l'époque ?
00:29:57En fait, c'est par cycle, parce que la violence en politique, on l'a connue, et les années 70,
00:30:04les années 80, c'est aussi l'année d'action directe,
00:30:08enfin les années du terrorisme d'ultra-gauche en France.
00:30:14Mais là, ce qui frappe, c'est un peu comme le narcotrafic, c'est que ça se répand partout et
00:30:20tout le temps,
00:30:20et que tous les élus, pas simplement le président de la République, sont confrontés au passage à la violence physique,
00:30:29parfois pour des motifs totalement dérisoires.
00:30:33Et effectivement, ça traduit une extension de la violence dans les rapports sociaux en général.
00:30:41Mais vous avez une évolution et une prise de conscience.
00:30:43Parce que, très rapidement, dans les années 60, le général de Gaulle, lui, a fait l'objet de nombreux attentats
00:30:48de la part de l'OAS, etc.
00:30:50Ensuite, vous avez une période très calme.
00:30:53Président Pompidou, président Giscard d'Estaing.
00:30:55D'ailleurs, ça a joué un rôle pour, à l'époque, le service s'appelait le service des voyages officiels.
00:31:00Il ne faisait quasiment plus de sécurité.
00:31:02Ce qui fait que, en 81, quand Mitterrand est arrivé, le service n'était pas bon en matière de sécurité.
00:31:08C'est pour ça que les gendarmes l'ont remplacé, parce que les VO n'étaient pas bons.
00:31:13Parce qu'en fait, ils ne faisaient plus de sécurité.
00:31:15Ensuite, vous avez toute la période des années 80 et même 90.
00:31:19Je peux vous dire que, quand vous parliez de sécurité à une personnalité française, vous disiez...
00:31:24Donc, il n'y avait pas de sécurité.
00:31:26Les mêmes qui, aujourd'hui, peut-être ne se peuvent plus se passer des services de sécurité auxquels ils ont
00:31:29droit quand ils sont mis en service.
00:31:31C'est depuis les années 2000, avec la montée du terrorisme, que là, vous avez une certaine prise de conscience.
00:31:37Pour vous donner un exemple, en 2004, quand le président Chirac a été...
00:31:42Quand on lui a tiré dessus sur le 14 juillet, le président Chirac...
00:31:47Moi, je me souviens, j'étais sur les Champs-Elysées, donc, au pied de la tribune.
00:31:52Nicolas Sarkozy, ministre d'Inter, descend et lui dit...
00:31:54Monsieur le Président, on vient de tirer sur vous.
00:31:56Réaction de Jacques Chirac, ah bon ?
00:31:58Et c'est tout.
00:31:59Et c'est seulement l'après-midi qu'ils ont pris conscience qu'il y avait quelque chose qui s
00:32:03'était passé.
00:32:03Enfin, c'est vrai qu'on assiste à une violence verbale, une violence physique.
00:32:06Vous le disiez, les élus, les maires, on l'a vu récemment.
00:32:10Mais aux Etats-Unis, c'est quand même beaucoup plus ancien, puisque ça fait partie, en fait, de l'histoire
00:32:14des Etats-Unis, cette violence politique.
00:32:16Et puis, il y a quand même plusieurs présidents américains qui sont mort assassinés, donc, qui ont été ciblés.
00:32:21Donc, c'est vraiment une différence.
00:32:23Il y a un vrai passif dans ce pays.
00:32:24Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette tentative d'assassinat contre Donald Trump.
00:32:28Merci, Gilles Furigo, pour vos explications.
00:32:30Merci également, Dora Abdelrazic.
00:32:32On va changer de sujet.
00:32:33Maintenant, on va parler de Boalem Sansal, ciblé par, évidemment, une cabale médiatique, là aussi.
00:32:39Une autre forme de cabale médiatique.
00:32:40On parlera de Charles Laloncle tout à l'heure.
00:32:41On est en direct avec Arnaud Benedetti, qui faisait partie du comité de soutien de Boalem Sansal.
00:32:46Alors qu'il est, pour l'instant, on va retrouver la connexion.
00:32:48Je propose quand même de revenir sur ce qu'on a appris ce week-end dans les colonnes du JDD,
00:32:52Alexandre, Judith, notamment cette boucle WhatsApp dénichée par notre confrère du JDD.
00:32:59Boucle WhatsApp dans laquelle des messages étaient échangés, très désobligeants à l'égard de Boalem Sansal, ce qui fait dire
00:33:06à certains qu'on est dans une forme de boucle WhatsApp de la honte.
00:33:09Vous avez sans doute pu la lire aussi.
00:33:11On ne va pas résumer ici tous les messages, mais il y a des messages qui disent notamment qu'on
00:33:15va devoir se farcir cette daube en parlant du futur livre de Boalem Sansal.
00:33:20Non seulement Boalem Sansal a fait un an dans les prisons algériennes, il est libéré, il arrive en France et
00:33:26il subit à nouveau les attaques de la petite caste des écrivains de Saint-Germain-des-Prés.
00:33:32Je vous le dis.
00:33:33Oui, tout à fait.
00:33:36Tout ça est absolument révoltant.
00:33:39On a vu une déclaration publique d'une journaliste du Monde qui nous expliquait que Boalem Sansal ne vendait pas
00:33:47de livres et que de toute façon c'était un mauvais écrivain.
00:33:50Vraiment, ça ose tout.
00:33:53Moi, ce qui m'effare le plus dans ce papier que j'ai évidemment lu sur la boucle WhatsApp, c
00:33:59'est que ces gens-là se prennent pour les gens moulins de la littérature et de la démocratie réunis.
00:34:07Certains d'entre eux allant même jusqu'à réclamer une clause de conscience pour qu'un auteur puisse quitter sa
00:34:19maison d'édition en embarquant tous ces bouquins passés, présents et à venir.
00:34:25Ce qui veut dire simplement que c'est la ruine des petits éditeurs notamment, qui, parce qu'ils auraient un
00:34:32désaccord avec leur auteur, pourraient perdre une partie de leur fond.
00:34:38Enfin, ces gens-là sont complètement inconscients.
00:34:42Si vous n'aimez pas votre éditeur, ne vous dicte pas le contenu d'un livre.
00:34:46Si vous n'appréciez pas votre éditeur, vous partez.
00:34:49Mais vous partez sans parachute, ceinture, bretelle et rente à vie.
00:34:54Et sans, au passage, égratiner un homme, en l'occurrence Boalem Sansal, dont le seul tort a été de dénoncer
00:34:59notamment, pas que ça, mais notamment l'islamisme,
00:35:01notamment la décennie noire en Algérie.
00:35:03Il en a payé le prix fort, un an dans les geôles du pouvoir algérien.
00:35:07Il sort de là, moi c'est ça qui me frappe, il sort de là, il arrive en France, croyant
00:35:11recouvrer la liberté la plus totale.
00:35:13Et encore une fois, il se voit opposer des arguments qui sont pour le moins abjects de la part de
00:35:17certains de ses confrères, normalement auteurs.
00:35:20Ça montre le degré de déconnexion, de snobisme aussi, et d'intolérance effectivement d'un petit milieu intellectuel et littéraire
00:35:31parisien.
00:35:32C'est pas nouveau, Albert Camus parlait du pot d'araignée à l'égard justement de Saint-Germain-des-Prés,
00:35:40mais ça montre aussi peut-être une méconnaissance même de Boalem Sansal.
00:35:44Il faut quand même rappeler qui est Boalem Sansal.
00:35:46C'est pas quelqu'un d'extrême droite, c'est pas un fasciste, c'est quelqu'un qui a lutté
00:35:51contre la dictature et l'islamisme dans son pays,
00:35:54qui a d'abord été de gauche, puisqu'il a embrassé l'idéal de la dépendance de l'Algérie avec
00:35:59des idéaux de gauche,
00:36:01qui a même fait partie du régime, et puis quand il a vu que c'était un régime oppressif et
00:36:05dictatorial,
00:36:06il a repris sa liberté, il a été un combattant de la liberté.
00:36:11Donc on est en pleine diffamation et en pleine déconnexion.
00:36:15Ces gens-là feraient mieux de s'occuper des vrais fascistes, entre guillemets, des islamistes,
00:36:19des gens qui menacent réellement la démocratie plutôt que de Boalem Sansal.
00:36:24Boalem Sansal qui effectivement pensait peut-être trouver en France le pays de la liberté,
00:36:28mais il connaît bien la France et qui a trouvé le pays quand même.
00:36:32Il est soutenu par les Français et d'ailleurs il le dit, il ne faudrait pas caricaturer ses propos.
00:36:37Il a fait une interview un peu plus longue au Figaro.
00:36:39Il dit pour expliquer dans le premier temps qu'il veut quitter la France,
00:36:42et après il s'en explique, il dit que ce n'est pas contre les Français, ça n'a rien
00:36:45à voir.
00:36:45Effectivement, contre une dictature de bureau, je crois, qu'il dit exactement.
00:36:52Donc oui, il y a beaucoup effectivement de mépris.
00:36:55Et ça dit aussi quelque chose de ce qu'est une partie de la gauche,
00:37:00ou même du centre aujourd'hui, sur la question justement de l'islam, de l'immigration.
00:37:06Parce que qu'est-ce qu'on reproche au fond à Boalem Sansal ?
00:37:09Et on reprochait exactement la même chose à Kamel Daoud.
00:37:12C'est lui qui le disait, c'est d'être un mauvais arabe.
00:37:14Pour une certaine gauche, le bon arabe, c'est l'arabe victimaire.
00:37:17L'arabe un peu intégriste sur les bords, qui vitupère contre la France raciste.
00:37:24C'est ça pour la gauche.
00:37:25Et à partir du moment où vous n'appartenez pas à cette caricature-là,
00:37:29que vous êtes un homme libre, un homme qui croit à une forme d'universalisme,
00:37:33eh bien, vous êtes caricaturé en fascisme.
00:37:36Donc ça dit beaucoup d'une gauche antiraciste,
00:37:39mais en réalité qui révèle sa condescendance et son racisme inconscient.
00:37:43Et il faut rappeler que les petits Jean Moulin en question n'ont pas eu un mot,
00:37:46pas une pétition évidemment, pas une manifestature publique de soutien à Kamel Daoud
00:37:51quand il a été condamné à de la prison ferme et à une très lourde amende financière par le régime
00:37:57algérien.
00:37:58Ça vient de se passer, mais alors ça, ça ne les émeut pas du tout.
00:38:01Est-ce que ça dit quelque chose aussi ?
00:38:02On parlera dans la deuxième partie de cette émission de Charles Lalonde,
00:38:05de l'audiovisuel public, ce système qui essaye de se maintenir,
00:38:09qui se serre les coudes.
00:38:10Est-ce que là aussi, on est en train de toucher au cœur du système
00:38:13de cette petite caste d'écrivains qui finalement se protège aussi
00:38:17et qui, on le voit, s'unit.
00:38:19Parce que cette boucle WhatsApp, c'est ça qu'elle dit aussi,
00:38:20c'est qu'il y a une union de fait entre ces dizaines d'écrivains.
00:38:23Bon, à part ça, il y a des amitiés, il y a des gens...
00:38:25Oui, mais ça, ce n'est pas encore interdit.
00:38:27Des écrivains qui ne sont pas du tout de gauche
00:38:29et qui ne tiennent pas non plus le discours de le bon arabe,
00:38:35c'est l'arabe victime et l'arabe qui se plaint.
00:38:38Non, mais je n'ai pas dit que c'était tous les écrivains de la sèche.
00:38:40Je pense à Pascal Bruckner notamment.
00:38:42J'ai dit que ceux qui insultaient Boilem Sansal.
00:38:45Mais en fait, l'important, au-delà de la caste aussi,
00:38:50je trouve que l'important, c'est quand même ceux qui,
00:38:52parmi les signataires et parmi les adversaires de Boilem Sansal,
00:38:55veulent vraiment le museler et l'empêcher de nous prévenir
00:38:59parce que Boilem Sansal, non seulement c'est un grand écrivain,
00:39:03mais c'est un écrivain qui dit à la France ce qui peut lui arriver
00:39:07si elle persiste dans son déni du danger de l'islamisme,
00:39:11son déni étant celui des autorités.
00:39:14Je pense que beaucoup de Français sont conscients de ce danger-là,
00:39:18mais ça n'a pas pénétré jusqu'aux hautes sphères de l'État.
00:39:24Vous le disiez, Alexandre de Vecchio, Boilem Sansal a donné une interview au Figaro
00:39:28dans laquelle il s'explique, notamment sur les propos dont on a parlé,
00:39:31le fait qu'il veut quitter la France.
00:39:33Vous sentez, je ne crois pas que ce soit vous qui ayez réalisé l'interview,
00:39:36mais est-ce que vous pensez que c'est un homme qui est lassé, fatigué des attaques ?
00:39:40On rappelle que c'est un homme qui a quand même un certain âge,
00:39:41qui a eu également une maladie, un cancer en l'occurrence,
00:39:45qui, encore une fois, pensait sans doute retrouver la liberté la plus totale
00:39:48en retrouvant l'Europe, la France en particulier,
00:39:50et voit que non, le combat a peut-être même perdu d'une certaine manière pour lui.
00:39:55Alors, je connais très bien Boilem Sansal,
00:39:58ce n'est pas moi qui ai fait l'interview, mais je l'ai interviewé des dizaines de fois.
00:40:02Je pense que oui, il y avait un peu de lassitude dans ses propos,
00:40:04il y avait aussi quelque chose de l'ordre de « arrêter de m'emmerder ».
00:40:08Parce que quand je dis que c'est quelqu'un de libre, il l'est vraiment.
00:40:11C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui, alors, le snobisme parisien,
00:40:14il s'en fout totalement.
00:40:16Ce qu'il veut, c'est vivre sans contraintes.
00:40:17Donc, je pense qu'il y avait une lassitude de ces polémiques autour de lui.
00:40:21Je pense que ça le fatigue, et effectivement, il est fatigué par son âge et par la maladie.
00:40:26Mais je crois, moi, qu'il va revenir sur ses propos.
00:40:28Je le vois mal quitter la France, et il y avait peut-être une lassitude temporaire,
00:40:33mais c'est aussi quelqu'un de combatif.
00:40:35Il a résisté au régime algérien pendant des années.
00:40:38D'ailleurs, s'il a vraiment pris la nationalité française en dernier recours,
00:40:42parce qu'il ne voulait pas apparaître comme un déserteur,
00:40:45je le rappelle, il a subi la prison.
00:40:48Il a même parfois trouvé qu'on le défendait de manière trop victimaire.
00:40:51Il aurait aimé qu'on soit plus combatif.
00:40:53Donc, je pense qu'il va poursuivre le combat.
00:40:55Et comme le disait Judith, ça fait des années qu'il nous alerte en disant,
00:40:58je pense qu'il n'est pas si surpris que ça, en fait, par ce qui lui arrive.
00:41:01Ça fait des années qu'il nous dit, attention, moi, j'ai vécu le basculement
00:41:05dans la guerre civile algérienne.
00:41:08Il écrit le serment des barbares, et il explique que ça commence par le voilement des femmes,
00:41:12par exemple, et qu'on en rigole.
00:41:15Lui-même, qui est plutôt de gauche à l'époque, pense que c'est un folklore.
00:41:18Et il montre comment petit à petit, les mécanismes totalitaires s'installent.
00:41:23Et ça fait un moment qu'il dit, attention, j'observe en France la même chose qu'en Algérie.
00:41:29Donc, je pense que, voilà, en s'installant en France, il le savait, il va poursuivre le combat.
00:41:34Et le Boilem que moi, je connais, c'est celui qui, ses premiers mots quand il sort de prison,
00:41:39c'est, bonjour la France, Boilem revient, on va gagner.
00:41:41Et donc, j'espère qu'on va gagner avec lui.
00:41:43On retrouvera sans doute cet esprit combatif.
00:41:45Avant de refermer cette première heure de Midi News, je vous donne ce rendez-vous ce soir,
00:41:4921h sur l'antenne de CNews, grand documentaire exclusif, racisme anti-blanc,
00:41:54la fin du silence avec un débrief en compagnie de Gauthier Lebrecht.
00:41:57Ce sera donc à partir de 21h ce soir.
00:42:00Voici la bande-annonce de ce reportage, de ce grand reportage diffusé ce soir sur CNews.
00:42:06Pour certains, il s'agit d'un fantasme de l'extrême droite.
00:42:10Racisme anti-blanc, qui, je le rappelle, est une invention de l'extrême droite.
00:42:13Racisme anti-blanc, ce fléau qui touche, d'après les chiffres de l'INSEE, absolument personne.
00:42:20Pour d'autres, c'est une réalité implacable.
00:42:22Le racisme, il peut être un racisme anti-blanc.
00:42:24Ça existe, le racisme anti-blanc ?
00:42:26Bien sûr qu'il existe.
00:42:27Plus que jamais, le racisme anti-blanc est au cœur de tous les débats.
00:42:31Tout blanc, tout moche que vous êtes.
00:42:32Tout blanc, tout moche.
00:42:34Si jamais Marine Le Pen tenait ce discours-là en sens inverse, la polémique serait monstrueuse.
00:42:39Alors que 67% des Français reconnaissent son existence,
00:42:43enquête sur un sujet qui fracture profondément la société française dans la rue.
00:42:48Et là, elle est au téléphone avec sa pote, elle dit
00:42:50« Ouais, je vais les gifler ces blancs de merde, toujours les mêmes. »
00:42:54« J'arrive pas, ça passe pas. »
00:42:55« Je vois un blanc, bref ! »
00:42:57Dans les écoles,
00:42:58Dans la classe, on était 3 ou 4 blancs.
00:43:00On subissait les insultes quasiment tous les jours.
00:43:02« La plus commune, c'était Salsefran, Salblanc, Salbaptou. »
00:43:06Sur les terrains de football.
00:43:07« Cette année, j'ai qu'un seul blanc dans l'équipe. »
00:43:10« Souvent, on peut me vanner parce qu'on va me dire le petit blanc, la blondinette, tout ça. »
00:43:14Dans certains quartiers, mais aussi sur les réseaux sociaux.
00:43:17« C'est une aptou, ma gueule ! »
00:43:19« Est-ce que le racisme anti-blanc, ça existe ? »
00:43:21« Non, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui dénoncent. »
00:43:25« Le racisme anti-blanc existait bien. »
00:43:27« La peur, hein. T'as peur, ça le blanche. »
00:43:29« Si ça, c'est pas un acte de racisme anti-blanc, il faudra m'expliquer ce que c'est.
00:43:34»
00:43:35« Et d'autres qui contestent fermement son existence. »
00:43:38« Moi, je considère que ça n'existe pas, le racisme anti-blanc. »
00:43:41« Racisme anti-blanc, le terme me pose un problème. »
00:43:45« Focus sur un tabou français. »
00:43:52Racisme anti-blanc, la fin du silence, c'est ce soir à 21h sur l'antenne de CNews.
00:43:57On va marquer une très courte pause dans Midi News.
00:43:59On revient à partir de 14h, on va vous parler en longueur de ce qui se passe à l'Assemblée
00:44:05nationale,
00:44:06de l'enjeu autour du vote sur la publication du rapport de Charles Aloncle.
00:44:10Pour tout vous dire, on est en train de faire un peu les comptes pour savoir si ce vote va
00:44:13être publié.
00:44:14Écoutez-moi, il y a un grand suspense, une grande incertitude.
00:44:17On vous dit tout dès notre retour à partir de 14h sur Midi News.
00:44:20A tout de suite.
00:44:2414h, vous regardez Midi News.
00:44:26On va passer la prochaine heure ensemble à décortiquer ce vote qui va se dérouler à l'Assemblée nationale.
00:44:31Vote pour savoir si le rapport de Charles Aloncle sur l'audiovisuel public a le droit d'être publié ou
00:44:37non.
00:44:37Et oui, c'est ça la question, c'est ça l'enjeu.
00:44:40Cet après-midi, je vous présente mes invités dans quelques instants.
00:44:42D'abord, on fait le tour de l'actualité avec Somaïa Labidier.
00:44:45Rebonjour, chère Somaïa.
00:44:46Rebonjour Thomas et bonjour à tous.
00:44:48À la une de l'actualité, le tireur qui a tenté de faire irruption au dîner des correspondants de la
00:44:52Maison Blanche samedi
00:44:53va être présenté à la justice dans le courant de la journée.
00:44:57Suspect qui, selon les autorités américaines, voulait assassiner Donald Trump et de hauts responsables de son administration.
00:45:03On fait le point sur l'enquête avec Julia Ferranté.
00:45:07Cole Allen sera présenté dans la journée à un juge fédéral de Washington.
00:45:13Il devrait être inculpé d'usage d'une arme à feu lors d'un crime violent
00:45:17et d'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.
00:45:21Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect s'est rendu sur place en train depuis Los Angeles
00:45:27en passant par Chicago pour échapper à la surveillance des aéroports.
00:45:32Car d'après les enquêteurs, des armes achetées légalement se trouvaient dans sa valise,
00:45:38un fusil à pompe, un pistolet et des couteaux.
00:45:41À son arrivée, Cole Allen se serait rendu au Washington Hotel
00:45:45où il avait effectué une réservation plusieurs jours avant le gala.
00:45:50Une chambre immédiatement perquisitionnée par le FBI la nuit qui a suivi la tentative d'assassinat.
00:45:57Les agents du FBI ont également investi au même moment le domicile de l'assaillant à Torrance,
00:46:03près de Los Angeles dans l'état de Californie.
00:46:06Le suspect avait envoyé un manifeste à sa famille, dix minutes avant de passer à l'action.
00:46:12On le voit sur ces images de vidéosurveillance franchir les portiques de sécurité.
00:46:18Placé en détention, Cole Allen ne coopère pas activement avec les enquêteurs,
00:46:23selon le procureur général des Etats-Unis.
00:46:27Et 48 heures après cette fusillade, Donald Trump convoque une réunion de crise
00:46:31avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère.
00:46:35Réunion qui devrait porter sur l'impasse actuelle dans les négociations avec l'Iran
00:46:39et sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre.
00:46:43On poursuit ce journal avec ses trois morts dans une frappe américaine
00:46:46contre un bateau de narcotrafiquants présumés hier dans l'Est du Pacifique.
00:46:51Les responsables militaires américains ont revendiqué au moins huit frappes de ce type en avril.
00:46:56Pourtant, le nombre total de personnes tuées lors de ces opérations a au moins 185.
00:47:02En France, depuis 6 heures ce matin, les agents pénitentiaires ont entamé un mouvement de grève,
00:47:07un mouvement lancé à l'appel des syndicats pour dénoncer les sous-effectifs
00:47:11et la surpopulation carcérale qui engendre de nombreux autres problèmes.
00:47:15Comme l'explique à notre micro cette surveillante pénitentiaire.
00:47:19Les problèmes d'effectifs génèrent tout simplement des impossibilités au niveau sécuritaire.
00:47:26De moins en moins de surveillants pour de plus en plus de détenus.
00:47:30Je rappelle que le centre pénitentiaire de Vigneuve-les-Maglones, c'est 175% de taux d'occupation
00:47:35avec un établissement prévu pour 587 détenus où ils sont 1033 détenus avec 145 matelas au sol.
00:47:43Donc tout ça crée de la promiscuité et du coup des violences.
00:47:47Et les premiers vers qui se tournent ces violences, c'est forcément les surveillants pénitentiaires
00:47:52qui vous les portent tous les jours.
00:47:54Elle a eu également l'amertume de Gabriel Attal envers le gouvernement suite au recul sur le 1er mai.
00:48:00Le député Ensemble pour la République a fustigé la décision de l'exécutif ce matin sur notre antenne
00:48:05de renoncer à sa réforme visant à revenir sur le 1er mai chômé via une généralisation du travail dans les
00:48:11commerces.
00:48:11L'accusant d'avoir, je cite, cédé à la CGT et à la gauche.
00:48:16Et puis conséquences indirectes de la guerre au Moyen-Orient, la compagnie aérienne Transavia a annoncé annuler des vols en
00:48:23mai et en juin
00:48:24à cause de la hausse du prix du kérosène.
00:48:26Des annulations qui concernent moins de 2% des vols sur cette période, affirme l'entreprise.
00:48:34Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à 14h Thomas.
00:48:37Merci beaucoup Somaya pour ce point complet sur l'actualité.
00:48:41Et c'est l'heure de la chronique éco désormais avec Béronice de Villeflorion.
00:48:45Votre programme avec Bien Ici.
00:48:47On est bien ici.
00:48:49Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com
00:48:54Bonjour Béronice, avec vous on va parler à la fois économie bien sûr mais aussi audiovisuel public,
00:48:59ce qui nous fera le lien évidemment avec le sujet dont on va parler pendant toute cette heure.
00:49:03Alors on va parler du coût et de comment on paye justement cet audiovisuel public.
00:49:07Avant on parlait de la redevance télé, aujourd'hui elle n'existe plus.
00:49:10Alors d'où vient l'argent de l'audiovisuel public ?
00:49:13Bonjour Thomas.
00:49:13Et oui alors c'est vrai que c'était une somme avant clairement identifiée.
00:49:17138 euros par an en métropole, 88 en Outre-mer payé par les foyers concernés.
00:49:24Évidemment c'était fléché, identifié.
00:49:26Cet argent allait à l'audiovisuel, point.
00:49:29Et puis la redevance a été supprimée, vous l'avez dit, en 2022 à l'initiative d'Emmanuel Macron pour
00:49:33redonner du pouvoir d'achat aux ménages.
00:49:36Mais l'audiovisuel, vous en doutez, continue à être financé par l'État.
00:49:39Simplement le mécanisme a changé.
00:49:41Le financement est désormais assuré par l'affectation d'une partie des recettes fiscales de l'État.
00:49:46En pratique, un montant de TVA.
00:49:49Donc c'est plus une redevance, ce sont les contribuables qui continuent de financer.
00:49:52Combien ça coûte aujourd'hui l'audiovisuel public ?
00:49:55Exactement, l'audiovisuel public reste financé collectivement.
00:49:58Et les montants sont importants.
00:50:00En 2025, l'audiovisuel public a reçu 3,949 millions d'euros de dotation publique.
00:50:07Vous allez voir, ça varie un petit peu en fonction des années.
00:50:09L'année d'avant, c'était un petit peu plus.
00:50:12Vous voyez, en 2024, c'était un peu plus de 4 milliards.
00:50:15Voilà, ça varie.
00:50:15C'est toujours autour de 3 à 4 milliards.
00:50:18Et où va cet argent concrètement, ces 4 milliards ?
00:50:20Comment ils sont répartis ?
00:50:22Alors, concrètement, le premier bénéficiaire, c'est France Télévisions.
00:50:26Environ 63% de l'enveloppe, c'est environ 2,5 milliards.
00:50:31Vous allez voir, ça va s'afficher.
00:50:322,5 milliards d'euros, donc direction France Télévisions.
00:50:34Ensuite, Radio France reçoit 16% de l'enveloppe.
00:50:37Ça représente 632 millions.
00:50:39Puis, France Média, Monde et Arte sont autour de 8% chacun.
00:50:458% de l'enveloppe.
00:50:45Puis vient Lina, 3%.
00:50:47Et enfin, TV5 Monde, 2%.
00:50:49Ces dotations publiques représentent l'essentiel du budget.
00:50:52Alors, il y a aussi des recettes commerciales, des recettes publicitaires.
00:50:56Mais la pub est très encadrée.
00:50:58Donc, ces recettes restent minoritaires.
00:51:00C'est seulement 13% du budget pour France Télévisions, 12% pour Radio France et 5% pour France
00:51:05Média.
00:51:05Donc, l'idée à retenir, c'est qu'aujourd'hui, le devis à le public est financé par une partie
00:51:10de l'impôt votée dans le budget de l'État.
00:51:11Merci beaucoup, Bérénice de Ville-Floriot.
00:51:15C'était votre programme avec Bien Ici.
00:51:17On est bien ici.
00:51:18Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
00:51:23Voilà quel mérite de planter le décor.
00:51:25On va beaucoup parler de la commission de l'audiovisuel public vote décisif.
00:51:29D'ici un peu moins de 30 minutes, désormais, les députés membres de cette commission d'enquête vont se retrouver
00:51:35à huis clos à l'Assemblée nationale
00:51:37pour décider s'ils vont publier ou non le rapport signé par Charles Allongle.
00:51:42Judith Vintraub et Alexandre Devecchio sont toujours avec nous.
00:51:45Rebonjour à tous les deux.
00:51:46Georges Fenech nous a rejoint.
00:51:47Bonjour, Thomas.
00:51:48Bonjour, cher Georges.
00:51:49On rappelle que vous êtes ancien magistrat, ancien député.
00:51:51Et à ce titre, vous avez dirigé deux commissions d'enquête parlementaire.
00:51:55Donc, vous allez pouvoir nous expliquer comment ça se passe lorsqu'on décide qu'un rapport est publié ou non.
00:52:00Disons-le, d'habitude, ce n'est pas vraiment un enjeu à suspense.
00:52:03Mais cette fois, ça l'est.
00:52:04Et on va voir ça notamment avec Élodie Huchard.
00:52:06Bonjour.
00:52:07Vous êtes en train de faire les comptes, en train de voir qui va voter pour, qui va voter contre.
00:52:11Disons les choses.
00:52:12D'habitude, c'est plutôt pour les motions de censure, les motions de rejet.
00:52:14On compte un peu les députés, les rangs, etc.
00:52:16Là, c'est pour une commission d'enquête.
00:52:17C'est rare.
00:52:18C'est presque même inédit.
00:52:19Alors qu'il est Élodie, est-ce qu'on peut dire qu'on a une tendance qui se dessine, qui
00:52:23se dégage ?
00:52:24Est-ce que ce rapport va être publié ?
00:52:26Alors, au moment où je vous parle, Thomas, et selon évidemment les sources qui nous remontent,
00:52:30si tant est, qu'elles votent bien ce qu'elles m'ont dit il y a quelques minutes,
00:52:32on y a 10 personnes qui voteraient pour la publication, 11 qui voteraient contre et 7 qui s'abstiennent.
00:52:38Mais il y a encore 2-3 personnes qui hésitent et qui essayent justement, y compris via les journalistes justement,
00:52:43de nous demander où est-ce qu'on en est dans les comptes pour voir de quel côté ils peuvent
00:52:47ou non faire pencher la balance.
00:52:50Le problème aussi, c'est qu'il y en a beaucoup qui jusqu'au dernier moment veulent jouer le suspense
00:52:54et ne veulent pas donner leur vote pour ne pas influencer les autres.
00:52:57Donc, on en est là.
00:52:58Depuis ce matin, on a nos petits groupes par groupe, nos petits pours et nos petits tableaux.
00:53:02Et je vous dirais si ça évolue en cours d'émission.
00:53:03Donc, à 14h10, pour l'instant, on peut dire que l'hypothèse qui tient la corde, c'est plutôt celle
00:53:08d'un vote contre.
00:53:09On va voir, ça peut évoluer.
00:53:10Parmi les votes, certains, oui, sachant qu'on rappelle qu'il y a encore des hésitants.
00:53:13Absolument. On va prendre tout de suite la direction de l'Assemblée nationale.
00:53:16Nous nous attend notre reporter, journaliste politique, Dunia Tengour.
00:53:20Bonjour, chère Dunia. Vous êtes avec Laurence Sellerier.
00:53:22On l'a dit, vote à enjeu cet après-midi à l'Assemblée nationale.
00:53:27Les pourparlers continuent et vont se poursuivre à partir de 14h30.
00:53:31Avis clos, racontez-nous comment ça va se passer.
00:53:35Oui, Thomas, un vote très stratégique, vous l'avez dit, car au fond, quel que soit le résultat,
00:53:41il fera parler, vous l'avez dit, à 14h30, les députés de la Commission s'exprimeront sur la publication ou
00:53:48non de ce rapport sur l'audiovisuel.
00:53:50Alors, on a eu ce matin quelques conférences de presse du côté de la gauche qui nous éclairent sur leur
00:53:56positionnement.
00:53:56Alors, vous avez la France insoumise et les écologistes qui vont tout simplement voter contre.
00:54:02Le Parti socialiste, alors, lui, propose plutôt une alternative en dissociant.
00:54:07Alors, ils se prononceront contre l'approbation du rapport dans sa totalité,
00:54:13mais ne s'opposent pas à la publication des préconisations de Charles à l'oncle en son nom propre.
00:54:19Ils insistent sur ce point-là, car ils parlent, eux, de collégialité non respectée de la part du rapporteur.
00:54:26En tout cas, si le texte est rendu public, il imposera ses conclusions dans le débat,
00:54:30ou du moins, il permettra au moins d'interroger sur le coût véritable de l'audiovisuel.
00:54:34Mais en revanche, dans le cas inverse, si ce rapport est bloqué, on pourra y voir un refus de transparence,
00:54:40Thomas.
00:54:40Et peut-être même penser qu'il s'agit d'un rapport qui dérange.
00:54:44En tout cas, c'est comme ça qu'on peut l'interpréter.
00:54:46Quoi qu'il en soit, le député Charles Alonc aura réussi à mettre ce sujet au cœur du débat,
00:54:52s'interrogir sur l'avenir de l'audiovisuel public, déjà au cœur de nombreuses tensions ici.
00:54:57Les députés doivent donc trancher entre la transparence que l'on doit aux Français et le risque d'embrasement politique.
00:55:04Voilà ce que je peux vous dire.
00:55:05Les discussions sont à huis clos, vous l'avez dit, et commencent à 14h30.
00:55:09Et donc, on peut attendre des longues discussions et des négociations avant ce vote fatidique.
00:55:14Merci beaucoup, Dunia Tengour.
00:55:15Évidemment, vous nous faites signe s'il y a le moindre signe, la moindre fumée blanche, j'allais dire,
00:55:20qui sort de cette salle de l'Assemblée nationale.
00:55:23Vote à huis clos.
00:55:24Alors, on va juste préciser comment ça se passe, s'il y aura une présentation par le président de la
00:55:28commission,
00:55:29puis des échanges de vues entre les différents membres de cette commission d'enquête,
00:55:33puis un vote, en fait deux votes même visiblement, un sur la publication et un sur le maintien,
00:55:38c'est un peu technique, le maintien des comptes rendus et des auditions sur le site de l'Assemblée nationale.
00:55:43C'est inédit là aussi.
00:55:44Oui, c'est inédit.
00:55:45Normalement, quand il y a une commission d'enquête, vous votez, vous votez pour le rapport est publié
00:55:50et tous les éléments inhérents au rapport sont publiés avec et sont maintenus,
00:55:54comptes rendus d'audition, vidéos des auditions, tous les documents qui ont été transmis à la commission,
00:56:00vous enterrez le rapport, tout disparaît automatiquement.
00:56:03Là, il pourrait y avoir une sorte d'entre-deux où le rapport serait enterré,
00:56:08mais en revanche, où les vidéos et les comptes rendus des auditions seraient maintenus
00:56:12et ils sont déjà disponibles, évidemment, sur le site de l'Assemblée nationale.
00:56:16Alors, c'est une sorte d'entre-deux.
00:56:18Alors, effectivement, là, on revoit comment ça va se passer.
00:56:20D'abord, vous le disiez, le président qui va prendre la parole.
00:56:23Ensuite, on va toujours sur ces vidéos.
00:56:25Alors, effectivement, c'est un moyen de dire qu'on n'a pas totalement travaillé pour rien
00:56:28parce que les auditions seront encore visibles
00:56:30et ce qui a été dit, du coup, continue d'exister et est encore utile.
00:56:35Dans la foulée, vous le rappeliez, il y a une sorte de débat ou d'échange de points de vue.
00:56:38D'abord, tous les groupes parlementaires prennent la parole.
00:56:41Il y a 30 députés au total dans la commission.
00:56:44Certains députés pourraient redemander la parole.
00:56:47C'est pour ça qu'on n'a pas l'heure précise du vote.
00:56:49Et à l'issue, il y a donc le vote sur la totalité de ce rapport.
00:56:53Est-ce que, oui ou non, il est publié ou enterré ?
00:56:56Mais on voit bien que jusqu'au bout, cette commission n'aura pas été commune
00:57:00puisque c'est la première fois qu'on appelle les députés dans une commission d'enquête
00:57:03à faire deux votes distincts.
00:57:05On aura justement l'occasion, dans quelques instants,
00:57:07de revenir un peu sur le déroulé de cette commission,
00:57:09les cinq mois de commission qui ont été quand même assez lunaires du début à la fin.
00:57:13Georges Fenech, je le disais, vous avez présidé deux commissions d'enquête
00:57:16avec des enjeux qui, par ailleurs, étaient peut-être bien plus sensibles
00:57:19que l'audiovisuel public, notamment sur les questions de terrorisme.
00:57:24Vous avez notamment présidé une commission d'enquête sur ce sujet.
00:57:26Comment vous voyez cette tension, ces pressions qui s'exercent aujourd'hui
00:57:31autour des députés ?
00:57:32On rappelle qu'il s'agit d'argent public et simplement de faire la transparence
00:57:35sur cet argent public.
00:57:36Et on voit pourtant que ça cristallise les tensions.
00:57:38Mais tout d'abord, permettez-moi de vous dire une chose.
00:57:41De quoi parle-t-on ?
00:57:43Nous parlons de préconisations qui sont formulées à la suite d'un rapport
00:57:48qui fait un état des lieux.
00:57:50Et vous avez un certain nombre de préconisations.
00:57:53Préconisations que le gouvernement n'est pas du tout astreint de suivre.
00:57:56Vous voyez ? C'est une simple préconisation parlementaire.
00:57:59C'est pas une proposition de loi, c'est pas un projet de loi.
00:58:02Ça n'a rien de contraignant pour le gouvernement, d'accord ?
00:58:06Alors, il faut vraiment que notre démocratie va bien mal pour qu'on s'effraie comme ça
00:58:11de rendre public de simples préconisations.
00:58:14Qu'est-ce qu'on attend de la représentation nationale ?
00:58:17On attend un contrôle de l'action gouvernementale, surtout, vous l'avez rappelé,
00:58:21quand il s'agit d'argent public, et au nom des Français, de faire des préconisations.
00:58:26Ensuite, elles sont suivies ou pas, c'est un autre problème.
00:58:28Là, à quoi on assiste ? On a assisté à une commission d'enquête
00:58:33qui a été un parcours du combattant, véritablement,
00:58:35avec un Charles Allongue qui a dû se battre pour poser certaines questions,
00:58:40pour maintenir, on se souvient que même la commission avait été suspendue
00:58:43un certain temps par le président.
00:58:46Donc le climat était très mauvais.
00:58:47On ne peut pas dire non plus que la commission, en tout cas le rapporteur,
00:58:51a eu un soutien très franc de la présidente de l'Assemblée nationale.
00:58:54On aurait pu, c'était le minimum, laisser travailler sereinement cette commission.
00:58:59Bon, après, aujourd'hui, nous avons une commission d'enquête
00:59:05qui doit nous dire, parce qu'au fond, moi, ce qui m'étonne véritablement
00:59:10depuis ce matin, depuis l'audition, l'interview, pardon, de Bruno Attal
00:59:15par... qu'est-ce que j'ai dit ?
00:59:17Gabriel Attal.
00:59:17Gabriel Attal par Laurence Ferrari, on va s'abstenir.
00:59:21S'abstenir. Mais s'abstenir, ça veut dire quoi ?
00:59:23C'est la position, donc, du patron du groupe Renaissance.
00:59:26Les députés membres de cette commission vont s'abstenir.
00:59:29Oui, mais Thomas, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:59:30Parce qu'une commission d'enquête, le rapport, pour qu'il soit rendu public
00:59:35et adopté, il faut qu'il y ait une majorité.
00:59:37Mais une majorité, me semble-t-il, du nombre de membres
00:59:41de la commission d'enquête, c'est-à-dire 16 sur 30.
00:59:45Je ne crois pas.
00:59:46Non, c'est les votes positifs qui comptent.
00:59:47Vous croyez que ce sont les votes exprimés ?
00:59:49Oui, oui, oui.
00:59:50On a vraiment découvert toutes les arcaines de la cinquième république
00:59:53avec Emmanuel Macron.
00:59:54On demande à vérifier parce que, quand vous relisez le règlement,
00:59:59il faut que le nombre de votes positifs soit supérieur
01:00:02au nombre de votes négatifs.
01:00:03Et les abstentions, vous les mettez où ?
01:00:05Nulle part. Elles ne comptent pas.
01:00:07Comme pour une mission.
01:00:08Là où je vous rejoins, c'est que, de fait, les abstentions,
01:00:11pour l'instant, favorisent les votes contre, en l'occurrence,
01:00:15puisqu'ils sont d'une courte tête de vente.
01:00:16Ce qui est très étonnant, parce que, comme vous, j'ai écouté l'émission de Gabriel Attal
01:00:20ce matin sur Europe 1, c'est que, par ailleurs, il explique que c'est une anomalie en démocratie
01:00:25qu'on fasse travailler les parlementaires et l'Assemblée nationale pendant autant de temps
01:00:29pour produire autant d'auditions, autant de documents,
01:00:32et qu'après, on met tout ça à la poubelle sous prétexte d'un vote.
01:00:35J'ajouterais un élément technique, mais qui a son importance.
01:00:40Le président de la Commission, vous savez, traditionnellement,
01:00:43le président de la Commission est d'un bord et le rapporteur d'un autre bord,
01:00:46ce qui fait qu'il y a toujours un peu de tension.
01:00:49C'est conçu comme ça, justement, pour respecter la diversité des opinions,
01:00:53la diversité de l'Assemblée nationale et la démocratie.
01:00:55Le président de la Commission, Jérémie Patrier-Lettus, en l'occurrence,
01:01:03peut très bien, et il va le faire d'ailleurs, rédiger un préambule,
01:01:07si le rapport est publié, qui peut faire plusieurs dizaines de pages.
01:01:11Donc, il n'a pas de longueur obligatoire.
01:01:14Par ailleurs, chaque groupe politique, et là, on a vu que le PS, notamment,
01:01:18mais aussi un député du centre, du centriste du Modem,
01:01:24Erwann Balanant, très violent contre Charles Lalonde,
01:01:28mais aussi des socialistes qui ont vraiment attaqué le rapporteur
01:01:34avant même d'attaquer le rapport, peuvent apporter leur contribution.
01:01:39Chaque groupe peut apporter sa contribution écrite.
01:01:42Donc, le rapport, ce n'est pas un bloc monolithique
01:01:47qui reflètera l'avis de Charles Lalonde et lui seul.
01:01:51Tous ces documents peuvent y être ajoutés.
01:01:53Il y aura de la diversité d'opinions dans le rapport.
01:01:54Exactement, et portés à la connaissance des Français, des citoyens.
01:01:58Ça s'appelle des opinions dissidentes.
01:02:00Exactement.
01:02:00Une contribution dissidente au rapport.
01:02:03Alexandre Delacier.
01:02:03C'est exact.
01:02:04Alors, plusieurs choses par rapport à tout ce qui a été dit.
01:02:07Je crois que ça a coûté plusieurs millions, cette commission.
01:02:10Vous voulez dire la conduite des travaux ?
01:02:11Juste la conduite des travaux.
01:02:12Donc, on jette plus ou moins tout à la poubelle,
01:02:15même si on conserve certaines vidéos, ce qui est la moindre des choses.
01:02:19Donc, ça pose quand même une question.
01:02:23Et ensuite, ça a été dit, effectivement, il faut bien préciser aux personnes qui nous écoutent,
01:02:28que c'est un rapport non contraignant qui peut faire débat.
01:02:32En fait, ça s'appelle la démocratie.
01:02:33On publie le rapport.
01:02:34On peut très bien le critiquer.
01:02:35Moi, je ne préjuge pas.
01:02:36Peut-être qu'il y a des choses qui sont contestables dans ce rapport.
01:02:39Mais à ce moment-là, les différents partis politiques, les journalistes, les médias
01:02:42s'empareront de son rapport.
01:02:44Et on en débattra.
01:02:45Ne pas vouloir le mettre à la connaissance du public, c'est...
01:02:48C'est quoi ? Alors, c'est autre chose.
01:02:49Alors, je ne sais pas si ça dérange quelqu'un.
01:02:51Mais en tout cas, c'est une très grande marque de mépris.
01:02:53Moi, je trouve qu'au fond, puisque je suis sûr qu'il n'y a rien dans ce rapport
01:02:56qu'on ne connaisse déjà en vérité et qu'on ne puisse débattre.
01:02:59Mais ça démontre un mépris incroyable pour les Français.
01:03:04Incapables de juger par eux-mêmes.
01:03:06Incapables de se faire un point de vue.
01:03:07C'est ça que ça dit.
01:03:08La représentation nationale méprise les citoyens qui l'ont élu.
01:03:13Et ils méprisent aussi une partie de la représentation nationale.
01:03:16Parce que c'est ce que ça dit.
01:03:17C'est une première commission d'enquête d'importance dirigée par quelqu'un du camp national.
01:03:23Il n'est pas RN, mais il est UDR, Charles à l'oncle.
01:03:26Et donc, ils représentent quand même des millions de Français.
01:03:28Et ça veut dire quoi ?
01:03:29Qu'on crache à la figure de ces millions de Français ?
01:03:31Ils n'ont pas le droit à leur commission d'enquête ?
01:03:33Ils n'ont pas le droit à leur rapport ?
01:03:35Ce sont des sous-citoyens ?
01:03:36Donc, je trouve que ça dit quelque chose de très grave sur la démocratie,
01:03:40quel que soit le contenu de ce rapport.
01:03:42On va marquer une très courte pause.
01:03:44Dans quelques instants, on se replongera justement sur le parcours du combattant de Charles à l'oncle,
01:03:48qui a subi vraiment des attaques dès le premier jour.
01:03:51Et c'est très intéressant ce que vous disiez sur le fait qu'il appartienne à un parti
01:03:54qui probablement a été ciblé à travers lui.
01:03:57On reviendra donc également sur les principales auditions qu'il aura pu mener pendant ces cinq mois
01:04:02de commission d'enquête parlementaire.
01:04:04Et puis, on ira à l'Assemblée nationale pour le début de cette réunion à 14h30.
01:04:09Selon les informations, pour l'instant, dont on a possession via Elodie Huchard,
01:04:15c'est très incertain et il y a un doute qui subsiste.
01:04:18Pour l'instant, ça penche plutôt pour le contre.
01:04:20Et donc, l'apparition de ce rapport est loin d'être acquise.
01:04:22On continue d'en parler dans Midi News.
01:04:28De retour dans Midi News, on parle de ce vote décisif à l'Assemblée nationale
01:04:32pour la parution du rapport de la commission d'enquête parlementaire
01:04:35sur l'audiovisuel public.
01:04:36Le suspense est à son comble.
01:04:38On en parle dans quelques instants.
01:04:39D'abord, on fait le tour de l'actualité avec Soumaïa Labidi.
01:04:42Et à la une de l'actualité, le tireur qui a tenté de faire éruption
01:04:45au DIN et des correspondants de la Maison Blanche samedi
01:04:48va être présenté à la justice dans le courant de la journée.
01:04:52Suspect qui, selon les autorités américaines, voulait assassiner Donald Trump
01:04:56et de haut responsable de son administration
01:04:58et identifié comme étant Cole Allen, un enseignant de 31 ans, originaire de Californie.
01:05:04À la une également, le président libanais déclare que le but des négociations directes
01:05:09avec Israël est de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du chef du Hezbollah
01:05:13que la véritable trahison est d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.
01:05:18Déclaration au moment même où l'armée israélienne dit frapper des positions de la milice
01:05:22dans la région libanaise de l'ABK.
01:05:24Et puis c'est dans ce contexte que Donald Trump convoque une réunion de crise
01:05:28avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère.
01:05:33Réunion qui devrait porter sur l'impasse actuelle dans les négociations avec l'Iran
01:05:36et sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre.
01:05:41Merci beaucoup Somaïa.
01:05:42On est toujours avec Judith Vintraub, Alexandre Devecchio, Elodie Huchard,
01:05:46Georges Fenech et Jules Torres nous a rejoint.
01:05:48Bonjour Jean-Jules.
01:05:49Bonjour Thomas.
01:05:49Avec vous on parlera notamment de la personnalité de Charles Aloncle
01:05:51que vous avez eu l'occasion d'interroger la semaine dernière encore pour le JD News.
01:05:55D'abord on va vous montrer cette image de l'Assemblée nationale en direct.
01:05:57Ça y est, il est 14h30, la réunion vient de commencer.
01:06:00À huis clos, à l'abri des regards, les députés, les 30 députés membres
01:06:04de cette commission d'enquête commencent à échanger.
01:06:06Ça commence d'abord par une introduction du président de la commission d'enquête,
01:06:09Jérémy Patrier-Lettus, et puis il y aura des échanges de vues jusqu'au vote
01:06:13qui, nous dit-on, pourrait intervenir dans l'après-midi.
01:06:16C'est assez vague pour l'instant, on verra combien de temps dure cette réunion.
01:06:19On parlait des pressions depuis le départ de cette commission d'enquête
01:06:23et je vous propose de regarder un extrait du documentaire
01:06:25qui a été diffusé sur CNews, justement sur Charles Aloncle,
01:06:28sur la manière avec laquelle il a mené ses travaux.
01:06:30Et ce qu'on redécouvre, c'est la pression qui s'est exercée contre lui
01:06:34dès le premier jour, dès le lancement de cette commission d'enquête.
01:06:37Regardez cet extrait.
01:06:39Jamais l'Assemblée nationale ne s'était penchée de cette manière
01:06:42sur France Télévisions et Radio France.
01:06:44Dès son annonce, cette commission fait grincer des dents
01:06:46dans une partie de la classe politique.
01:06:48Cette commission intervient dans un contexte particulièrement sensible.
01:06:52Quelques mois plus tôt, un rapport explosif de la Cour des comptes
01:06:55épinglait la gestion financière de France Télévisions.
01:06:58En cause, un déficit net de 81 millions d'euros,
01:07:02alors que le groupe bénéficie d'un budget annuel généreux
01:07:05d'environ 3 milliards d'euros, financé à près de 80% par de l'argent public.
01:07:09Les Français ont retenu deux chiffres qui ont été mis en lumière
01:07:12tout spécifiquement au long des auditions.
01:07:14C'est le chiffre de 4 milliards d'euros par an.
01:07:17Donc c'est le coût du fonctionnement de l'audiovisuel public dans sa totalité.
01:07:21Et le 81 millions de déficit simplement pour France Télévisions
01:07:24entre 2017 et 2024.
01:07:26France Télévisions est un peu caractéristique
01:07:28de la manière dont est géré l'argent public.
01:07:30Dans une entreprise privée, on fait attention aux frais de fonctionnement
01:07:33et notamment aux dépenses diverses et variées.
01:07:35Les taxis, on fait très attention.
01:07:37Les frais de bouche, par définition.
01:07:38Les nuits d'hôtel, tout ça est encadré.
01:07:40Et les dirigeants d'entreprises font très attention
01:07:43à ne pas gaspiller l'argent de leur entreprise.
01:07:45Et c'est là où on voit qu'en fait, il y a un véritable écart de culture
01:07:49entre le privé et le public.
01:07:50C'est-à-dire que dans le privé, on fait attention à ces dépenses-là.
01:07:52Alors que dans le public, puisque c'est l'argent des contribuables,
01:07:54puisque c'est en quelque sorte de l'argent qui tombe du ciel,
01:07:57les responsables ne font pas attention à l'argent qui est dépensé.
01:08:01C'est très intéressant de voir que dès le départ,
01:08:03en fait, l'idée même de cette commission d'enquête,
01:08:05elle a généré des critiques de toutes parts.
01:08:06Alors de toutes parts, surtout du système médiatico-politique
01:08:11plutôt ancré, orienté à gauche.
01:08:13Mais ça dit quelque chose aussi.
01:08:14Le simple fait de s'y intéresser a déjà déclenché les critiques.
01:08:16Ce n'est pas les travaux en eux-mêmes.
01:08:18C'est l'idée qui les a embêtés.
01:08:19Oui, parce que c'est bien rappelé dans le sujet.
01:08:21En fait, dans le rapport de la Cour des comptes de septembre 2025,
01:08:24il y a déjà des tas de choses.
01:08:26Et notamment, le temps de travail et les rémunérations
01:08:30des salariés de France Télévisions.
01:08:32Mais bizarrement, ça n'avait pas provoqué de scandale.
01:08:35Alors qu'il y a déjà des trucs complètement aberrants
01:08:39en termes de rémunération du public.
01:08:43Donc, en plus, on s'attaque à ce qui est vraiment le cœur
01:08:50du système politico-médiatique français.
01:08:55Le service public.
01:08:56Le sein des saints.
01:08:57Le service public, c'est un crime contre la République
01:09:02de demander à quoi sert l'argent des contribuables.
01:09:06Et les critiques se sont orientées très rapidement
01:09:08contre Charles Aloncle, qui a cristallisé les tensions.
01:09:11Vous voyez aussi comment tout cela s'est mis en place.
01:09:13C'est toujours un extrait de ce documentaire.
01:09:15Comment méthodiquement, le système médiatique
01:09:18s'en est pris et a fait de Charles Aloncle sa tête de Turc.
01:09:21Regardez.
01:09:22Au fil des semaines, les critiques se multiplient
01:09:25contre Charles Aloncle.
01:09:26Charles Aloncle, pour moi, ça a été un mélange
01:09:28de Jeff Panaclock, de Calimero et de Garcimor.
01:09:32Charles Aloncle souhaite marquer les esprits.
01:09:34Et cela quitte à employer les pires méthodes.
01:09:36Il enquête sur la neutralité, mais c'est un point
01:09:38qu'il ne maîtrise pas beaucoup.
01:09:39Je ne suis pas sûr que M. Aloncle soit aussi utile
01:09:42que les journalistes qui se lèvent à 4h du matin...
01:09:45Oui, mais Charles Aloncle, il ne critique pas.
01:09:48Différents visages du service public
01:09:50n'ont pas hésité non plus à tacler le rapporteur.
01:09:52La croisade du rapporteur ciotiste Charles Aloncle
01:09:55ne visait pas à enquêter, mais à démanteler.
01:09:59Il n'a pas instruit, il a démoli.
01:10:02Charles Aloncle, pas de blague sur le physique.
01:10:04C'est le gris, il lui ressemble de vous maintenant,
01:10:06vous allez voir que ça.
01:10:08Ces réactions traduisent un malaise.
01:10:10Les révélations du député dérangent.
01:10:12Et l'enquête vient pour la première fois regarder de près
01:10:15un fonctionnement opaque à France Télévisions et Radio France.
01:10:17On sentait un certain agacement, comme si justement
01:10:20ça allait déranger qu'on ouvre un peu le capot de France Télévisions,
01:10:23alors qu'effectivement c'était un capot qui était en quelque sorte
01:10:25fermé à double tour.
01:10:27D'autres médias plus confidentiels s'en prennent également
01:10:30aux rapporteurs Le Monde, Huffington Post ou encore Les Jours.
01:10:33Des titres détenus par des dirigeants qui ont été auditionnés
01:10:36par la commission et interrogés par Charles Aloncle lui-même.
01:10:40Alors, ces critiques relèvent-elles du débat journalistique
01:10:43ou d'une riposte ?
01:10:45Jules Torres, vous avez interrogé Charles Aloncle la semaine dernière
01:10:48pour une interview qui est parue dans le JD News.
01:10:51Vous êtes revenu d'ailleurs sur ces critiques, sur cette atmosphère,
01:10:54ce climat de haine et de violence inouïe,
01:10:56je crois que c'est la formule qu'il emploie dans l'interview.
01:10:59C'est vrai que c'est assez incroyable de voir qu'un homme
01:11:01a été la cible de tout un système pour avoir le malheur,
01:11:04le tort de poser des questions.
01:11:05C'est ce qu'on avait essayé de mettre en une.
01:11:07Ce rapport dérange parce qu'il touche au cœur du système
01:11:09et c'est vrai que cette commission d'enquête,
01:11:11qui a sans doute été l'une des plus suivies
01:11:13avec la commission d'enquête sur l'affaire Benalla en 2018,
01:11:16elle a intéressé les Français.
01:11:17Les auditions, les 230 auditions,
01:11:19les 230 personnes qui ont été auditionnées,
01:11:22les 70 heures d'audition,
01:11:24ça a été évidemment quelque chose de très suivi.
01:11:26Il suffit juste de voir les taux d'impression sur les réseaux sociaux,
01:11:28il suffit juste de voir les scores,
01:11:29que ce soit sur Youtube ou diverses plateformes des auditions,
01:11:33notamment celle de Mme Ernotte
01:11:34ou celle de M. Pigasse et Niel.
01:11:36Et c'est vrai que tout le monde s'en est pris à Charles Alonc.
01:11:38D'abord, les membres de la commission,
01:11:40le président même de cette commission
01:11:41qui s'en est pris à plusieurs reprises à Charles Alonc.
01:11:44Les membres, je vous rappelle que M. Balanant,
01:11:46qui est député raisonnable du Modem,
01:11:48lui a quasiment menacé physiquement.
01:11:51Les députés de gauche, évidemment, on n'en parle même pas.
01:11:54Et puis aussi un système, je vous rappelle quand même
01:11:55que sur l'audiovisuel public, il n'y avait pas une journée
01:11:57où Charles Alonc n'était pas critiqué.
01:11:59Aurélien Saint-Toul, quand il a fait la commission d'enquête sur la TNT,
01:12:03personne n'avait rien à dire sur le rôle de procureur
01:12:05et de Saint-Just qu'il pouvait jouer.
01:12:07Donc c'est vrai qu'il a été ciblé.
01:12:08Bon, il a le cuir assez épais,
01:12:10Charles Alonc, il est jeune certes,
01:12:12mais il est, c'est un politique,
01:12:14il est député de la 9e circonscription de l'Hérault,
01:12:17et il ne s'est pas laissé faire.
01:12:18Et c'est sans doute ça qui les a agacés.
01:12:19C'est-à-dire qu'il n'a pas juste fait une commission d'enquête,
01:12:22il a fait une commission d'enquête
01:12:23qui a amené à un certain nombre de révélations.
01:12:26Et vous donniez ce documentaire,
01:12:27et dans ce documentaire, on voit très bien
01:12:29que ce soit sur les conflits d'intérêts,
01:12:30que ce soit sur le système extrêmement opaque,
01:12:33sur le système extrêmement coûteux,
01:12:34et l'ingouvernabilité de l'audiovisuel public
01:12:37avec des chefs un peu partout.
01:12:38Et au final, c'est les syndicats qui dirigent
01:12:40et il n'y a plus vraiment de chefs.
01:12:41Donc tout ce système-là, et donc ce rapport,
01:12:43il est extrêmement important pour toutes les raisons
01:12:45qu'on vient de donner.
01:12:46Avant de vous donner la parole,
01:12:46Georges Fenech, un mot avec vous, Elodie Huchard,
01:12:48puisque à l'instant, le président de la commission
01:12:51d'enquête parlementaire, Jérémy Patrier-Lettus,
01:12:53membre du parti Horizon,
01:12:55membre du parti d'Edouard Philippe,
01:12:56donne une interview à un quotidien du soir
01:12:59et il remet une couche, encore une fois,
01:13:00en attaquant à nouveau Charles Lalonde.
01:13:02Oui, alors lui qui justement déplorait le fait
01:13:04que tout se fasse dans les médias,
01:13:06en tout cas au moment même où la commission commence,
01:13:09comme par magie, l'interview nous parvient à y publier.
01:13:12Effectivement, il dit qu'il s'est interrogé
01:13:14sur le rôle de ce rapporteur.
01:13:16Là, je reprends ces mots,
01:13:16a-t-il mené son travail en toute indépendance
01:13:19et impartialité ?
01:13:20Cela étant, la vraie question est,
01:13:22d'où parle-t-il ?
01:13:23Alors, il l'accuse notamment d'être le porte-parole
01:13:25d'un parti qui est allié au Rassemblement National,
01:13:27c'est écrit noir sur blanc.
01:13:28Il explique aussi que dans un monde
01:13:30où Marine Le Pen ou Jordan Bardella
01:13:32seraient à l'Elysée,
01:13:34eh bien, Charles Lalonde
01:13:34pourrait devenir ministre de la Culture,
01:13:36donc que ça pourrait...
01:13:38Tout ça, je lis vraiment l'interview,
01:13:40je vous promets que c'est vrai.
01:13:41Donc, non, je ne suis pas si bonne en invention.
01:13:45Donc, du coup, il se demande
01:13:45si en tant que peut-être potentiel
01:13:47futur ministre de la Culture,
01:13:49il n'est pas allé trop loin.
01:13:50Et puis, une fois de plus,
01:13:51il explique que Charles Lalonde
01:13:52a été un peu trop invité
01:13:53dans certains médias
01:13:54qu'il qualifie d'extrêmement virulent
01:13:56envers l'audiovisuel public.
01:13:58Donc, on voit une charge de plus
01:14:00sur Charles Lalonde.
01:14:01Et vraiment, c'est quand même assez osé
01:14:03parce que lui qui n'a cessé de critiquer
01:14:04Charles Lalonde,
01:14:05qui selon lui faisait trop de médias,
01:14:07il se paye quand même le luxe
01:14:08d'une interview
01:14:08qui sort au moment même
01:14:10où la commission commence.
01:14:11Jules, un mot rapide.
01:14:12Je suis en train de lire,
01:14:13en effet, en même temps
01:14:14qu'Élodie Huchard
01:14:15parce qu'elle vient de sortir
01:14:15cette interview.
01:14:17Il ne revient pas, par exemple,
01:14:18sur les fuites
01:14:18qui ont été établies ce week-end.
01:14:20Et des fuites,
01:14:21il y en a qui sont en off,
01:14:22mais il y en a aussi en on.
01:14:23Et il y a notamment deux députés,
01:14:25Mme Adizadeh et M. Balanand,
01:14:27PS et Modem,
01:14:28qui ont fait des fuites
01:14:29dans des interviews.
01:14:30Mme Adizadeh dans une interview
01:14:31au jour
01:14:31et M. Balanand
01:14:33dans une interview
01:14:33aux médias sur Twitch.
01:14:35Backseat.
01:14:35C'est interdit
01:14:37par l'ordonnance de 1958.
01:14:38C'est un an d'emprisonnement
01:14:39si vous commettez l'infraction
01:14:40et 15 000 euros d'amende.
01:14:41Et Jérémy Patriel-Ettus
01:14:42a fait une interview
01:14:43ce week-end
01:14:44en disant finalement
01:14:45que les fuites,
01:14:46il suggérait fortement
01:14:47que c'était Charles Lalonde
01:14:48qui le faisait.
01:14:48Alors qu'on sait très bien
01:14:49que ce sont des députés
01:14:50de la gauche et du centre.
01:14:52Et deuxièmement,
01:14:52et j'en termine,
01:14:53il y a un certain nombre
01:14:54de mensonges
01:14:55et de fake news
01:14:56qui ont été propagés
01:14:57ces derniers jours
01:14:58par ces députés-là,
01:14:59notamment sur les préconisations.
01:15:00Il y en a certains,
01:15:01par exemple,
01:15:01qui disent que Charles Lalonde
01:15:02voudrait supprimer
01:15:04le Tour de France,
01:15:05le tournoi des 6 nations de rugby
01:15:06et Roland-Garros
01:15:07de l'audiovisuel public.
01:15:08C'est évidemment faux.
01:15:09Au contraire,
01:15:09il y a un certain nombre
01:15:10de députés autres
01:15:11qui ont vu ce rapport
01:15:12et qui m'ont confirmé
01:15:13que ce n'était absolument pas le cas.
01:15:14Et deuxième des choses,
01:15:15c'est sur le fait
01:15:16qu'aujourd'hui,
01:15:16les dirigeants de l'audiovisuel public
01:15:17avec la préconisation de Charles Lalonde
01:15:19ce serait nommé seulement
01:15:21par le président de la République.
01:15:22Or, dans le rapport
01:15:23de Charles Lalonde
01:15:23qu'on va découvrir,
01:15:24c'est nommé en effet
01:15:25par le président de la République
01:15:26mais ensuite
01:15:27avec un vote
01:15:28et une confortation
01:15:30par l'ARCOM
01:15:31et un vote
01:15:31de la Commission
01:15:32des Affaires Culturelles
01:15:33à la fois du Sénat
01:15:34et de l'Assemblée.
01:15:35Donc il y a beaucoup de mensonges
01:15:36et beaucoup de mensonges
01:15:37qui sont délivrés où ?
01:15:38Notamment dans le journal Le Monde.
01:15:40Donc j'imagine
01:15:41que dans cette interview
01:15:42il y a une réponse
01:15:43du président
01:15:44au journal Le Monde.
01:15:45Ce qui n'est évidemment pas le cas.
01:15:46Georges Fenech,
01:15:47qu'est-ce que ça nous dit tout ça ?
01:15:48Ce climat d'extrême tension
01:15:49contre une personnalité ?
01:15:51Charles Lalonde
01:15:51il a soulevé une pierre,
01:15:53il a trouvé un nid de vipère en dessous.
01:15:54C'est tout le système médiatique
01:15:56qui se met en ordre de bataille
01:15:58contre lui.
01:15:58Ça dit quelque chose aussi
01:15:59peut-être sur leur volonté
01:16:01de ne pas être transparent
01:16:01notamment.
01:16:02Et la dernière pierre
01:16:03à l'édifice
01:16:04c'est cette interview
01:16:05où le jour même
01:16:06ils sont amenés à délibérer
01:16:08de la part du président
01:16:09de la Commission d'enquête.
01:16:10Ce qui est déplorable
01:16:12c'est cette politisation
01:16:14de cette Commission d'enquête
01:16:15qu'on a voulu
01:16:17pour discréditer
01:16:18en fait le travail du rapporteur.
01:16:20J'en rappelle simplement
01:16:21contrairement à ce qu'a dit
01:16:22Patrick Cohen tout à l'heure
01:16:24en parlant du député rapporteur
01:16:25ciotiste
01:16:26que le rapporteur
01:16:27n'est pas ciotiste
01:16:28quand il est membre
01:16:29d'une commission d'enquête.
01:16:30De même que tous les membres
01:16:31de la commission d'enquête
01:16:32ils doivent laisser
01:16:33leurs appartenances politiques
01:16:35aux vestiaires.
01:16:35Ils sont des commissaires
01:16:37d'enquête.
01:16:37Ils ont une obligation
01:16:39d'impartialité,
01:16:40d'objectivité.
01:16:41N'oubliez pas
01:16:41qu'ils ont des pouvoirs
01:16:42d'enquête contraignants.
01:16:43Ils peuvent perquisitionner
01:16:45sur place,
01:16:46ils peuvent faire appel
01:16:47à la force publique,
01:16:50ils peuvent faire témoigner,
01:16:51ils font prêter serment.
01:16:52Ce ne sont plus des députés
01:16:54simplement,
01:16:55ce sont des députés
01:16:56commissaires d'enquête.
01:16:57Voyez-vous ?
01:16:57Donc là,
01:16:58on a bien vu,
01:16:59on a bien compris
01:17:00que le travail incisif
01:17:02parce que poser des questions
01:17:03ce n'est pas faire preuve
01:17:04de partialité,
01:17:05c'est poser les bonnes questions
01:17:06surtout celles qui dérangent.
01:17:08Il est dans son rôle
01:17:09un peu comme un juin d'instruction
01:17:10quand il pose des questions
01:17:12difficiles à la mise en examen,
01:17:14il n'est pas pour autant
01:17:14parti pris,
01:17:15il doit rester toujours impartial.
01:17:17Donc on a fait un faux procès,
01:17:19un très mauvais procès
01:17:20par Charles Long
01:17:21parce qu'il était efficace
01:17:22dans ces questions
01:17:23et qu'il avait travaillé
01:17:25et qu'on sentait bien
01:17:25qu'il y avait beaucoup
01:17:26de compétences derrière
01:17:27et ça a meuté,
01:17:29si vous voulez,
01:17:29ça a affolé
01:17:30tout le monde
01:17:31du service public
01:17:31ou du visuel
01:17:32qui tout à coup
01:17:32doit rendre des comptes.
01:17:34Alors,
01:17:34il est 14h42,
01:17:35la réunion a démarré
01:17:36depuis un peu plus
01:17:37de 10 minutes maintenant
01:17:38dans le huis clos,
01:17:39dans le secret
01:17:39de l'Assemblée nationale.
01:17:41C'est très tendu.
01:17:42C'est très tendu ?
01:17:42Ce sont les échos
01:17:43que vous avez ?
01:17:44C'est des échos
01:17:44parce que là,
01:17:45on en est à la prise de parole
01:17:47du président
01:17:47de la commission d'enquête,
01:17:48Jérémy Patriel Etus,
01:17:50précisément au moment
01:17:51où paraît l'article
01:17:52dans l'interview
01:17:53dans Le Monde
01:17:53où il gratine
01:17:55son collègue
01:17:56et rapporteur
01:17:56de la commission d'enquête.
01:17:58Je mets à la place
01:17:58des Français
01:17:59qui observent tout ça,
01:17:59c'est quand même
01:18:00assez concernant.
01:18:00Non seulement il le critique,
01:18:01mais il livre son avis
01:18:03sur les préconisations
01:18:04qui, je le rappelle,
01:18:05sont encore secrètes
01:18:07de Charles Allon
01:18:08puisqu'on ne sait pas
01:18:09si le rapport
01:18:09va pouvoir être...
01:18:10Lui, il dit...
01:18:11Avant même la paréduction
01:18:11du rapport.
01:18:12Il dit ce qu'il en pense,
01:18:13il est pour et il est contre,
01:18:14il est plutôt contre d'ailleurs
01:18:15et il délivre
01:18:16ses propres préconisations.
01:18:18Donc là,
01:18:18on est vraiment
01:18:18au-delà des...
01:18:19Tous les usages
01:18:20en vigueur à la santé.
01:18:21Alors, on en est rendu
01:18:22à faire des calculs
01:18:23d'un petit tiers,
01:18:24des comptes sur un point de table.
01:18:25Et le Duche adore ça.
01:18:26On en était...
01:18:27Il me copie d'ailleurs.
01:18:28Il y a à peu près 30 minutes,
01:18:29on était plutôt
01:18:31à un vote contre.
01:18:32Est-ce que ça a un peu
01:18:33bougé depuis
01:18:34ou on reste à peu près
01:18:35dans ces équilibres-là ?
01:18:36Il y a des hésitations
01:18:37qui continuent.
01:18:39On est toujours
01:18:40à 10 votes pour,
01:18:4111 votes contre
01:18:41et 7 abstentions
01:18:42parmi ceux
01:18:43qui sont à peu près
01:18:44sûrs de leur choix.
01:18:45Il y a un des votes pour
01:18:47qui pourrait finalement
01:18:48passer en abstention
01:18:49parce que vous savez,
01:18:50il y a les consignes
01:18:51de groupe
01:18:52et puis il y a
01:18:52chaque député
01:18:53qui réfléchit
01:18:54et dans un groupe,
01:18:56il pourrait y avoir
01:18:56notamment chez LR
01:18:57un vote pour
01:18:58qui passe finalement
01:18:59en abstention
01:19:00et puis du côté
01:19:01de...
01:19:02Il y a trois députés
01:19:02encore qui nous disent
01:19:03quoi qu'ils hésitent.
01:19:04Un responsable politique
01:19:05de droite
01:19:05qui serait...
01:19:06Qui pour l'instant
01:19:07n'a pas pris sa décision
01:19:08qui pourrait passer
01:19:09de pour à abstention
01:19:11et puis on a toujours
01:19:11trois députés
01:19:12qui hésitent.
01:19:13Pourquoi ils hésitent ?
01:19:14C'est toujours la même logique.
01:19:15Ils veulent voir un peu
01:19:16qui vote quoi.
01:19:16Est-ce que vraiment
01:19:17leur vote pourrait changer
01:19:19la donne ou pas ?
01:19:20Certains me disent
01:19:21de toute façon
01:19:21peu importe
01:19:22parce que les choses,
01:19:23les dés sont déjà jetés
01:19:25donc ils attendent
01:19:25de voir où ils en sont.
01:19:26Le problème c'est que
01:19:27si tout le monde
01:19:27fait ce calcul-là,
01:19:28à la fin vous pouvez
01:19:29regretter votre vote.
01:19:30Écoutez la position
01:19:31de Gabriel Attal,
01:19:32patron de Renaissance,
01:19:33patron également du groupe
01:19:34Ensemble pour la République
01:19:35à l'Assemblée nationale
01:19:36dont les membres
01:19:37qui sont dans cette commission
01:19:38vont s'abstenir.
01:19:40Cette fois ils n'appellent pas
01:19:41à voter pour la gauche
01:19:41mais ils vont s'abstenir.
01:19:42Écoutez pourquoi ?
01:19:44Alors moi je ne suis pas
01:19:44membre de la commission d'enquête
01:19:45donc je n'ai pas accès
01:19:46au rapport
01:19:47puisque vous connaissez
01:19:47les règles de l'Assemblée
01:19:48c'est seulement les membres
01:19:49qui ont accès au rapport.
01:19:50Maintenant j'ai des membres
01:19:50de mon groupe
01:19:51ils se sont réunis hier
01:19:52et je crois qu'ils ont décidé
01:19:53de s'abstenir
01:19:55pour ne pas empêcher
01:19:56la publication du rapport
01:19:58sans pour autant cautionner
01:19:59en tout cas valider
01:20:00le contenu du rapport
01:20:01avec lequel ils ont des désaccords.
01:20:03Le vote n'est pas uniquement
01:20:04Laurence Ferrari
01:20:05sur la publication du rapport.
01:20:06Le vote c'est
01:20:07est-ce que vous adoptez
01:20:08le rapport
01:20:09y compris avec son contenu.
01:20:10Ils ont des désaccords
01:20:11sur le fond avec le rapport
01:20:12ils ne veulent pas pour autant
01:20:14empêcher qu'il soit publié.
01:20:15Moi-même je vais vous dire
01:20:16je trouve ça très bizarre
01:20:17qu'il puisse y avoir
01:20:18six mois de commission d'enquête
01:20:19et qu'on bloque
01:20:20la publication d'un rapport.
01:20:21D'ailleurs pour moi
01:20:22il faudrait peut-être
01:20:22changer les règles à l'Assemblée
01:20:23pour que la publication
01:20:24soit automatique
01:20:25et que le vote soit clairement
01:20:27pour ou contre
01:20:27les conclusions du rapport.
01:20:28C'est très intéressant
01:20:29ce qui se passe
01:20:30si vous nous rejoignez maintenant
01:20:31sur l'antenne de CNews
01:20:31on suit l'évolution
01:20:32le suspense autour de ce vote.
01:20:34Ce n'est pas simplement
01:20:35le vote pour une parution
01:20:36de publication
01:20:37d'un rapport parlementaire.
01:20:38C'est un principe.
01:20:38C'est un principe
01:20:39et on voit aussi
01:20:39au travers des positionnements
01:20:40des différents partis politiques
01:20:42un peu aussi
01:20:43les atermoiements de certains
01:20:45pourquoi aller se brouiller
01:20:46avec le service public
01:20:47à un an de la présidentielle
01:20:48évidemment que ça rentre
01:20:49en ligne de compte.
01:20:50Très juste.
01:20:50Tout ça étant vraiment
01:20:51dans les esprits de tout le monde
01:20:52juste avant de donner la parole
01:20:53à Alexandre notamment
01:20:54écoutez ce
01:20:55on a une interview
01:20:56de Laurent Jacobelli du RN
01:20:57qui participe à cette commission
01:20:58qui lui a voté
01:20:59en faveur de la publication
01:21:00et Aurélien Saint-Toul
01:21:01de la France Insoumise
01:21:02qui lui vote contre
01:21:03et les deux expliquent pourquoi.
01:21:04Ce rapport
01:21:05sur l'audiovisuel public
01:21:06doit sortir
01:21:07que l'on soit d'ailleurs
01:21:08d'accord ou pas
01:21:09avec ce qui est inscrit
01:21:09et les recommandations
01:21:10mais il y a eu
01:21:11beaucoup de mois de travail
01:21:12beaucoup d'auditions
01:21:13beaucoup de matière
01:21:14beaucoup d'informations
01:21:15et un travail rigoureux
01:21:16de la part du rapporteur
01:21:18Charles Aloncle
01:21:18je pense que
01:21:19dans un devoir de transparence
01:21:21les français doivent savoir
01:21:22à quoi sert leur argent
01:21:23dans le service public
01:21:24oui il y a des gabegies
01:21:26oui il y a trop
01:21:26de notes de frais
01:21:27des salaires trop élevés
01:21:28des animateurs producteurs
01:21:30qui se gavent
01:21:30sur l'argent public
01:21:31et oui il y a un biais idéologique
01:21:32dans le service public français
01:21:34qui est un biais de gauche
01:21:35tout cela a été documenté
01:21:37et prouvé
01:21:37je ne vois pas pourquoi
01:21:38on le cacherait aux français.
01:21:40Nous y exprimons
01:21:42notre position
01:21:42et nous voterons
01:21:45contre
01:21:45l'adoption
01:21:46de ce rapport
01:21:47autant ne pas
01:21:48faire durer le suspense
01:21:49pour rien
01:21:50alors il y a
01:21:51de très bonnes raisons
01:21:52pour ne pas voter
01:21:53pour voter contre
01:21:54ce rapport
01:21:54tout simplement
01:21:55parce qu'il ne s'agit pas
01:21:56d'un rapport
01:21:57il ne s'agit pas véritablement
01:21:58d'un rapport
01:21:59il s'agit d'autre chose
01:22:00d'un autre type de document
01:22:01mais il ne peut pas être considéré
01:22:03comme un rapport parlementaire
01:22:05ce n'est pas ça
01:22:05un rapport parlementaire
01:22:06un rapport d'enquête
01:22:07une enquête établit des faits
01:22:09elle ne juge pas
01:22:10des opinions
01:22:11des uns et des autres
01:22:12elle ne présuppose pas
01:22:14elle n'insinue pas
01:22:15elle tranche
01:22:16éventuellement
01:22:17sur des positions
01:22:18et puis ensuite
01:22:18à partir de ces
01:22:19de ces faits
01:22:21bien établis
01:22:21le rapporteur
01:22:22peut faire
01:22:24ses propositions
01:22:24qui ne l'engage
01:22:27que lui
01:22:27évidemment
01:22:27et c'est dans
01:22:29à ces conditions-là
01:22:30qu'un rapport
01:22:31peut être adopté
01:22:32et sa publication
01:22:33décidée
01:22:33en réalité
01:22:34il est mensonger
01:22:35il est partiel
01:22:37malveillant
01:22:38et lui-même
01:22:39contradictoire
01:22:40c'est pour ça que je vous dis
01:22:41que c'est très important
01:22:42ce qui est en train de se jouer
01:22:42c'est pas seulement
01:22:43un rapport parlementaire
01:22:44c'est un positionnement politique
01:22:46où maintenant
01:22:46on en vient à nier
01:22:47la qualité même
01:22:49de rapport
01:22:49du document
01:22:50quasiment 400 pages
01:22:52effectué et fourni
01:22:53par Charles Lalonde
01:22:54donc là on bascule
01:22:55dans autre chose
01:22:55dans l'irrationnel presque
01:22:56mais moi si vous voulez
01:22:57ça me gêne pas
01:22:58qu'ils critiquent
01:22:58c'est leur rôle politique
01:22:59à la limite
01:23:00tout le monde n'est pas obligé
01:23:01d'être d'accord
01:23:02sur ce rapport
01:23:03mais si c'est ça
01:23:04publions-le
01:23:05les français qui sont
01:23:05quand même intelligents
01:23:06pourront lire
01:23:07juger
01:23:08donc on est
01:23:09en fait
01:23:10il y a deux corps là
01:23:11il y a ceux qui respectent
01:23:12la démocratie
01:23:13l'intelligence des français
01:23:15et ceux qui veulent
01:23:16imposer à tout prix
01:23:18une forme de pensée unique
01:23:19et dans tout ça
01:23:20il y a Gabriel Attal
01:23:21qui est bien le successeur
01:23:22d'Emmanuel Macron
01:23:23en fait
01:23:24parce que c'est du
01:23:25en même temps
01:23:25je n'y comprends rien
01:23:26à sa position
01:23:27on voit qu'il est génique
01:23:28qu'il trouve ça absurde
01:23:29mais alors peut-être
01:23:31qu'effectivement
01:23:32il s'agit de faire plaisir
01:23:33à France Télévisions
01:23:33et enfin à la fin du fin
01:23:35on dit faire plaisir
01:23:36à France Télévisions
01:23:37ou à l'audiovisuel public
01:23:38à ne pas se brouiller avec eux
01:23:39à ne pas se brouiller avec eux
01:23:40mais moi je crois
01:23:41qu'ils rendent
01:23:42un très mauvais service
01:23:43à l'audiovisuel public
01:23:44pardonnez-moi
01:23:45parce que je crois
01:23:46que là
01:23:46on est simplement
01:23:47dans un débat
01:23:48de fonctionnement
01:23:49je pense que
01:23:49toute institution
01:23:51doit pouvoir se réformer
01:23:52doit pouvoir accepter
01:23:54la critique
01:23:55mais si
01:23:55il apparaît
01:23:56que cette institution
01:23:57fait un blocage
01:23:58complet
01:24:00admettons qu'il y ait
01:24:01une alternance
01:24:01dans ce pays
01:24:02la question sera plus
01:24:02de réformer
01:24:03l'audiovisuel public
01:24:04mais encore une fois
01:24:05de le privatiser
01:24:06parce qu'il apparaîtra
01:24:07comme irréformable
01:24:08donc je trouve
01:24:10qu'il aurait fallu
01:24:11enfin si j'étais
01:24:12à la place
01:24:12de ceux que ce rapport gêne
01:24:14je l'aurais banalisé
01:24:15là ils en font
01:24:16une sorte de totem
01:24:18c'est incroyable
01:24:19de faire preuve
01:24:20d'autant de bêtises
01:24:20politiquement
01:24:21on va peut-être
01:24:22avoir un cas
01:24:23très concret
01:24:24d'une obstruction
01:24:25parlementaire
01:24:26d'une censure
01:24:27même
01:24:27et là ça va donner
01:24:28un écho encore plus
01:24:29considérable
01:24:30à ce rapport
01:24:30je suis en train de penser
01:24:31d'ailleurs
01:24:31peut-être que
01:24:33ce sont mes oreilles
01:24:34d'anciens magistrats
01:24:36j'ai quand même
01:24:37entendu ici ou là
01:24:38pendant cette commission
01:24:39d'enquête
01:24:39des faits qui pourraient
01:24:41peut-être tomber
01:24:41sous la qualification
01:24:43je ne sais pas moi
01:24:43de prise illégale
01:24:44d'intérêt
01:24:45de favoritis
01:24:46de conflit d'intérêt
01:24:48toutes choses
01:24:48que les juifs d'instruction
01:24:49ont l'habitude
01:24:50d'instruire
01:24:50voyez-vous
01:24:51et que peut-être
01:24:52en disant
01:24:52on va tout passer
01:24:54à la moulinette
01:24:55terminée
01:24:56on se dit
01:24:57on va peut-être
01:24:57échapper à la justice
01:24:59peut-être
01:25:00aussi
01:25:00qu'il y a aussi
01:25:00cet argument-là
01:25:01on est toujours
01:25:02évidemment connecté
01:25:03à l'Assemblée Nationale
01:25:04vote qui va avoir lieu
01:25:05dans l'après-midi
01:25:06sur sa publication
01:25:07de ce rapport
01:25:07on faisait les comptes
01:25:08on parlait notamment
01:25:09de la position
01:25:10des Républicains
01:25:10Elodie Huchard
01:25:11le patron des Républicains
01:25:12Bruno Rotaillot
01:25:13vient de s'exprimer
01:25:14et son message
01:25:15est on ne peut plus clair
01:25:16il faut publier ce rapport
01:25:17oui son message
01:25:18à lui est très clair
01:25:20il veut que ce rapport
01:25:21soit publié
01:25:21la question malheureusement
01:25:23c'est est-ce que
01:25:23ce sera vraiment suivi
01:25:24des faits
01:25:25je vous le disais
01:25:25la position entre guillemets
01:25:27officielle des députés
01:25:28qui sont dans cette commission
01:25:30c'est de voter pour le rapport
01:25:31ça n'est pas certain
01:25:32et effectivement
01:25:33on explique que c'est
01:25:34assez compliqué
01:25:35parce qu'on a parlé
01:25:36tout à l'heure
01:25:36de ce fameux vote
01:25:37sur le fait de conserver
01:25:38les vidéos
01:25:39et bien visiblement
01:25:40dans son introduction
01:25:41le président de la commission
01:25:43rappelle qu'il y aura ce vote
01:25:44et Charles Aloncle
01:25:44s'étonne parce qu'apparemment
01:25:45il ne s'était pas mis d'accord
01:25:47sur le fait
01:25:47qu'il puisse avoir un vote
01:25:48là-dessus ou non
01:25:49donc on voit bien
01:25:50que le côté brouhaha
01:25:52et on débat un peu de tout
01:25:54et surtout de rien
01:25:54est en train de continuer
01:25:55en ce moment à l'Assemblée
01:25:56Merci à tous les cinq
01:25:57de m'avoir accompagné
01:25:58restez bien sur CNews
01:26:00vous aurez toutes les informations
01:26:01toutes les coulisses
01:26:02autour de ce vote
01:26:03dont on attend le résultat
01:26:04dans le courant
01:26:05de l'après-midi
01:26:06et vous l'avez bien compris
01:26:07on ne parle pas simplement
01:26:08d'un rapport parlementaire
01:26:09c'est bien plus important
01:26:10que ça qui est en train
01:26:11de se jouer en ce moment
01:26:12à l'Assemblée nationale
01:26:13dans quelques instants
01:26:14rendez-vous donc avec
01:26:14Julien Pasquet
01:26:15l'information continue
01:26:16sur CNews
01:26:17à très vite
01:26:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:19C'est parti
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