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  • il y a 3 minutes
Une plateforme pour aider les agriculteurs à prévenir les impacts météorologiques sur les cultures : c’est ce que propose la start-up Sencrop. Elle s’est développée à Lille au sein d’un incubateur pour les acteurs du numérique engagé. La position géographique de la ville permet à l’entreprise de se développer à l’échelle européenne.

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Transcription
00:00C'est notre rubrique Transitions urbaines avec Alexandre Hervaud.
00:08Bonjour Alexandre.
00:09Bonjour Thomas.
00:09Bienvenue, le rubrique qu'on a lancé avant les municipales il y a une année et qu'on a décidé
00:15de continuer après.
00:16Parce que voilà, c'est une façon de parler de l'attractivité de nos villes.
00:19Une ville, une entreprise emblématique.
00:21Aujourd'hui c'est Sencrop qui est basé à Lille.
00:24Martin Ducroquet, bonjour.
00:25Bonjour.
00:25Co-fondateur de Sencrop, entreprise française spécialisée dans la météo agricole connectée.
00:32Vous allez nous expliquer comment fonctionne votre application.
00:35Vous l'avez créée il y a 10 ans, c'est ça ?
00:37Exactement.
00:37Quel service vous proposez concrètement ?
00:39On propose aux agriculteurs de pouvoir être connectés à leur parcelle au travers de capteurs qu'ils vont déployer dans
00:44leur champ.
00:45Que ce soit des agriculteurs, des arboriculteurs, des viticulteurs, quel que soit leur secteur d'activité.
00:51Les agriculteurs ont besoin de suivre la météo parce que la météo a un impact énorme sur la croissance des
00:55plantes, sur des risques de gel, sur des risques de maladies qui peuvent arriver, qui sont liés à l'hygrométrie,
01:01à la température, éventuellement au vent.
01:04Et donc en fait on va mesurer, on déploie des capteurs.
01:07On a à peu près 40 000 capteurs aujourd'hui déployés en France et en Europe.
01:10Parce qu'on a dès le départ, grâce à notre accrage à Lille, plus déployés.
01:14Et donc 40 000 capteurs et en fait c'est une sorte de Waze où les agriculteurs...
01:17Oui c'est collaboratif, c'est collaboratif.
01:19Donc si ils aient une station ou pas dans leur parcelle, ils vont pouvoir se connecter.
01:21Vous pouvez vous connecter à Sainte-Crop et donc au travers d'une application, vous allez visualiser les historiques de
01:28data.
01:28Qu'est-ce qu'il a plus depuis un jour, deux jours, trois jours, quatre jours ?
01:31Est-ce qu'il y a des écarts entre une parcelle A et une parcelle B qui est peut-être
01:34de l'autre côté d'une vallée et autre ?
01:38Il y a des écarts assez forts.
01:39Et puis on a également embarqué les prévisions météo.
01:41Les agriculteurs ont besoin de savoir ce qu'il a fait, mais également ce qu'il va faire dans les
01:44prochains jours pour intervenir.
01:45Et en fait l'intervention c'est est-ce que je dois les semer ? Est-ce que c'est
01:49le bon moment pour les pulvériser, pour les irriguer ?
01:52Est-ce que ma plante est en stress hydrique ? Est-ce que c'est le bon moment pour que
01:56le produit ou la manière de le protéger, est-ce que c'est le moment d'y aller ?
02:01Donc ils ont des fenêtres parfois relativement courtes et on va les aiguiller pour vraiment prendre la bonne décision au
02:06bon moment.
02:06Alors vous parlez de ça avec une certaine aisance parce que vous êtes originaire du Nord, vous avez grandi dans
02:11une exploitation agricole sans la reprendre par la suite,
02:14mais vous connaissez donc bien ce secteur.
02:17De votre point de vue, c'est quoi ce qui le menace le plus en ce moment ? C'est
02:21le changement climatique, c'est le contexte géopolitique ?
02:24Il y a pas mal de paramètres qui font que les agriculteurs sont sous pression, le changement climatique bien évidemment,
02:29des variations durant les saisons très fortes,
02:32donc des événements qui sont plus brutaux, donc des risques aussi sur leur parcelle, grêle, gel, des risques de saisons
02:39très longues de sécheresse.
02:42C'est également le fait qu'ils peuvent moins facilement protéger leur culture parce que moins de molécules disponibles, l
02:47'Europe fait un gros travail là-dessus,
02:48et les produits de substitution bio-stimulants ou bio-contrôle ne sont pas encore toujours éprouvés.
02:55Et donc il y a des enjeux très forts sur eux, c'est la résilience et puis les cours des
02:58matières premières,
02:59quand on voit la brutalité de ce qui se passe en ce moment, c'est un effet sur l'augmentation
03:02de l'azote qui vient du golfe Persique.
03:04En permanence, c'est le yo-yo, soit c'est le prix des matières premières qui est trop bas, qui
03:09peut avoir des effets d'à-coup,
03:10soit c'est les matières premières qui continuent d'augmenter.
03:12Et donc tout ça fait qu'il y a un sujet de résilience pour les agriculteurs, les exploitations doivent trouver
03:17des moyens de sécuriser quelque part leurs revenus.
03:21Et un des moyens, on est une entreprise à impact, on a vraiment pour mission d'aider tous les agriculteurs,
03:27quelle que soit la taille de l'exploitation, à réduire le risque sur leur culture en accédant à de la
03:31data en temps réel pour intervenir au bon moment, au bon endroit.
03:34Et ça a un impact, s'ils interviennent bien sur le semis, sur une irrigation, sur un traitement, qu'il
03:40soit en bio, qu'il soit en conventionnel,
03:42ils vont pouvoir protéger leur culture, à la fin avoir 5, 10 tonnes en plus à l'hectare, c'est
03:47ça qui fait la différence au final.
03:48Et Stencroc, c'est votre deuxième aventure, je crois, entrepreneuriale, après une excursion dans la foodtech.
03:53Qu'est-ce qui vous a réuni avec votre confondateur, Mickaël Brugnot, dans cette idée justement de météo collaborative ?
03:58Alors Mickaël, moi je suis un profil en fait monde agricole, issu du monde agricole, plutôt business developer, en tout
04:03cas j'aime bien le développer,
04:05notamment sur des projets internationaux, et Mickaël est quelqu'un de la tech, de la data, ingénieur informatique sur les
04:12capteurs,
04:12et donc ensemble on s'est réunis en fait, des entrepreneurs nous ont réunis, ces entrepreneurs étaient basés à RaTechnologie.
04:18RaTechnologie c'est là où l'entreprise est née, c'est un incubateur qui est basé à Lille, et à
04:22partir de cet incubateur, des amis communs nous ont mis en contact,
04:24et puis on était très complémentaires, moi j'étais à un moment de ma vie où en effet je voulais
04:29relancer une entreprise,
04:30toujours dans le monde de l'agro, l'agri, et puis ça fait match, et puis on a créé certaines
04:34entreprises, et l'aventure a pu démarrer.
04:36Alors fondé en 2016 effectivement, à RaTechnologie vous venez de le dire, 100 collaborateurs en Europe,
04:42le chiffre d'affaires 8 millions d'euros, vous êtes présente dans 30 pays, 40 000 stations météo actives en
04:48Europe,
04:49vous nous avez donné ce chiffre, ça veut dire 30 000 agriculteurs connectés chaque mois,
04:54et cette appli, les usages se font, à l'ultra majorité, 95% des usages se font sur SmartForm avec
05:02un modèle qui est souvent comparé à Waze,
05:05donc ça veut dire que plus il y a d'utilisateurs, meilleur est la donnée pour tout le monde, sauf
05:10qu'au début il a fallu les convaincre.
05:12Tout à fait.
05:12C'est le point de départ qui est compliqué, comment vous avez convaincu les premiers agriculteurs ?
05:16C'est la poule, en effet, plus notre point de données, comme Waze, plus il y a de voitures sur
05:19l'autoroute, plus j'ai de data,
05:21voilà la même chose, donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a été ultra focus sur des
05:24territoires,
05:25et donc nous on est parti sur notre territoire fertile du bassin nord parisien,
05:30on a une très bonne terre autour de Paris, au nord de Paris jusqu'à Lille et jusqu'aux Pays
05:34-Bas,
05:35et donc on a s'est dit, nous on va d'abord développer notre business sur cette zone-là,
05:39et notamment sur une culture en particulier qui était la pomme de terre,
05:43qui est une culture à force d'aller ajouter, et sur laquelle notre produit a encore plus d'impact,
05:47puisque la pomme de terre est très fragile et demande beaucoup de protection durant la saison,
05:52parce qu'il y a le mildiou, une maladie qui peut faire des ravages, vous pouvez perdre toute votre école,
05:56donc il faut vraiment suivre et monitorer ça.
05:58Et la data météo est un indicateur clé, l'hygrométrie dans l'air fait qu'il y a des champignons,
06:03ce mildiou va se développer ou pas.
06:04Et donc notre business, ma stratégie, notre stratégie a été vraiment de cibler les organisations de producteurs,
06:12les grosses usines qui sortent des frites, qui sont notamment dans le Nord de la France,
06:18tous les groupements de producteurs, il y en a une dizaine de milliers en France,
06:21et donc on a été présents à chaque moment, à des salons clés,
06:24et donc grâce à ça on a pu faire ce maillage minimal, mais dans une zone très restreinte,
06:28et puis de fil en aiguille, un producteur de pommes de terre, également céréalier,
06:32il est également betteravier, il est également ligniculteur, on s'est étendu.
06:35Et puis, au bout d'un an, on a fait un salon à Angers,
06:39où on a des producteurs, notamment des viticulteurs, qui sont venus nous voir en disant,
06:42attention, là, comme en ce moment, au mois d'avril, on a des risques de gel,
06:47dans un mois on va être très à risque.
06:49Est-ce que vous avez quelque chose qui peut nous alerter en pleine nuit ?
06:51Parce que nous on fait le tour, avec notre catrelle, le tour des vignes pendant la nuit,
06:57pour voir si c'est le moment de mettre des bougies,
06:59ou des différents systèmes de lutte anti-gel, à 2, 3, 4 heures du matin,
07:03et là on aura sorti un produit très vite, mon associé a codé cet appel,
07:08sur un petit module complémentaire, pour leur permettre de calculer la température sèche et humide,
07:12et donc d'intervenir au bon moment pour protéger également leur culture.
07:15Vous venez de le dire, vous brassez énormément de données,
07:18je crois que c'est 40 millions de points de données par jour,
07:20forcément on peut penser à l'intelligence artificielle,
07:22qu'est-ce que l'IA, en quelques mots, peut changer pour vous, en termes de services proposés ?
07:26Alors deux axes, le premier c'est en effet d'imaginer de nouveaux services,
07:30parce qu'on brasse énormément de data, data d'observation mais également de prévision météo,
07:33c'est un milliard de données météo qui sont enregistrées et comparées tous les jours
07:37avec ce qui est réellement mesuré,
07:38donc grâce à ça on peut être sur des modèles apprenants,
07:42et éventuellement d'améliorer des prévisions court terme sur la météo,
07:45et puis en complément sur la maladie également,
07:48on peut grâce à la data, toutes ces data, imaginer d'enrichir des modèles,
07:53en ayant aussi l'observation que les techniciens agricoles ont dans les parcelles,
07:56en les comparant aux conditions météo,
07:57on va pouvoir imaginer de nouveaux modèles de prédiction de maladies
08:02et de ravageurs d'insectes dans les parcelles.
08:05Et puis après, bien évidemment, autre sujet de l'IA,
08:07c'est la possibilité pour nos équipes de développer plus,
08:11avec un même effectif, de pouvoir aller beaucoup plus loin,
08:14puisque là il y a des sujets de productivité potentielle.
08:16Allez, quelques chiffres sur la métropole lilloise.
08:19Ben oui, parce que c'est là que ça se passe.
08:20Donc bon, là c'est la troisième métropole de France,
08:22avec 1,2 million d'habitants, si on compte évidemment toutes les communes,
08:26elles ne sont pas moins de 95,
08:2735% de la population a moins de 25 ans,
08:30parce qu'on le sait, c'est une ville évidemment étudiante,
08:33c'est la deuxième métropole universitaire de France, hors Paris,
08:36136 000 étudiants.
08:37Et dans le secteur numérique, évidemment, il y a pas mal d'entreprises,
08:403 000 entreprises, on l'a vu, une proximité avec les capitales européennes,
08:43moins de 300 kilomètres de 5 capitales européennes.
08:47Donc Sencrop, on l'a évoqué, est né à Eura Technologies,
08:50c'est un hub cofondé par la métropole,
08:52la région Hauts-de-France, la ville de Lille.
08:54Il y a de très bons chiffres,
08:56on parle de 91% de taux de survie des start-up à 3 ans,
09:00ce qui n'est quand même pas très très fréquent.
09:01Qu'est-ce que cet écosystème, concrètement, vous a apporté dans les premières années ?
09:06Alors, on y est très attaché en effet,
09:08même si on a pu, mon associé et moi, bourlinguer un peu partout dans le monde.
09:12Pourquoi Lille ?
09:13Parce que pour nous, il y a notamment,
09:15c'est une très riche d'entreprises, d'entrepreneurs.
09:17Il y a un siècle, c'était le textile qui était hyper foisonnant,
09:20Lille-Roubaix-Tourcoing,
09:20c'était des capitales mondiales.
09:22Et il y a tout un tissu d'entrepreneurs
09:24qui ont continué à cultiver,
09:26ensuite dans la distribution, dans le retail,
09:28dans l'agroalimentaire, il y a des gros groupes qui sont présents.
09:30Dans l'or aussi, compte tenu, cette proximité
09:32avec des bonnes terres fertiles,
09:34également avec des capitales européennes.
09:36Moi, ce qui m'a vraiment fait partir de Lille,
09:39notamment, et de construire cette entreprise depuis Lille,
09:41c'est que, et notamment d'Euratex,
09:43c'est qu'il y a vraiment un...
09:44On n'est pas seul.
09:46On est vraiment accompagné, dans cet endroit-là,
09:48d'autres entrepreneurs.
09:49Donc, Euratex, c'est 300-400 entreprises.
09:52C'est aussi la possibilité.
09:53C'est comme ça que j'ai rencontré indirectement mon associé.
09:55Ils ont notamment mis en place un programme
09:58avec l'université de Stanford aux Etats-Unis,
10:01dans la Silicon Valley.
10:02Et donc, ils envoient tous les ans 15-20 entrepreneurs
10:06se frotter à savoir comment on peut lancer une entreprise
10:09en mode aussi, en mode américain,
10:12qui est quand même là où se passe beaucoup de choses,
10:14avec l'innovation, avec comment lancer les produits,
10:16notamment dans le B2B.
10:18Et donc, moi, j'ai pu participer à un de ces bachelors-là,
10:21d'aller 15 jours, 3 semaines aux Etats-Unis
10:22avec des profs qui viennent également à Lille.
10:24C'est, je crois, un truc un peu exclusif
10:26qu'ils ont développé avec cette université.
10:28Et là, c'est un effet promo qui crée.
10:30Et donc, on crée, en fait, des liens
10:31avec des gens à qui on vit quelque chose.
10:32Et puis, on se passe des tips, des...
10:35Voilà. Et donc, c'est ça, pour moi,
10:36la richesse de cet incubateur.
10:38Le maire Arnaud Deslandes,
10:40qui avait succédé en cours de mandat à Martine Aubry,
10:42a été réélu à la métropole de Lille.
10:45C'est un nouveau président qui s'appelle Eric Skironka,
10:48qui est un ancien professeur des écoles.
10:50Alors, vous avez quand même pas mal d'expérience
10:52de ce qu'est l'écosystème économique et politique lillois.
10:57Si vous deviez, là, vous avez le maire en face de vous,
11:00le président de la ligne de métropole,
11:02pointer une amélioration, vous diriez quoi ?
11:04Qu'est-ce que vous voulez voir éventuellement changer ?
11:07Oui, je pense qu'il faut vraiment que Lille prenne conscience
11:09de sa position géographique, pas seulement en France,
11:11mais en Europe.
11:12Lille est plutôt réputée pour que les différentes instances politiques
11:18puissent travailler avec le monde économique.
11:19Donc ça, je pense que c'est quelque chose qui fonctionne plutôt bien,
11:21avec un écosystème assez vivant.
11:24Mais je pense qu'en effet, d'ancrer Lille,
11:26qui est à 30 minutes de Bruxelles, à 1h30 de Londres,
11:29à 1h de Paris,
11:31et qui est plutôt une ville assez internationale,
11:33nativement, puisqu'on est à la frontière belge,
11:36fait que je pense qu'il faut qu'on ouvre encore plus...
11:39Mais vous l'avez pensé européenne, dans votre entreprise,
11:41avant de la penser française ?
11:41Totalement. Dans l'ADN de Sainte-Crop,
11:43il y a le côté collaboratif, on en a parlé avec le côté Waze,
11:46j'aide les agriculteurs, ils cèdent entre eux,
11:48et puis ils cèdent dans un écosystème.
11:49Et puis il y avait l'ADN européen,
11:51moi j'avais eu la chance de travailler,
11:52d'aller aux Etats-Unis, en Amérique latine,
11:54d'avoir un parcours un peu international.
11:56Et dans la tech, avoir un projet franco-français,
11:59ça n'a pas de sens.
11:59Dès qu'on déploie de la techno,
12:01on peut la déployer partout.
12:06Tout agriculteur dans le monde, en Afrique, en Amérique, en Europe,
12:09a besoin de data météo pour conduire ces cultures.
12:13Et donc de fait, on s'est dit, nous on va être européens minima.
12:15Et voilà, c'est vraiment notre histoire.
12:17Et donc ce qui fait qu'aujourd'hui,
12:18on est dans une trentaine de pays d'Europe,
12:20notamment en Afrique du Sud aussi,
12:22et avec un ancrage fort.
12:24Allez, une minute, une dernière question.
12:25Et vous êtes européen, et maintenant vous appartenez à un groupe,
12:28on va dire solide, puisque vous avez récemment été acheté par Issagri,
12:31qui est donc un groupe des Hauts-de-France.
12:32L'Otis, c'est un hasard ? Ils sont basés à Beauvais ?
12:35Ils sont basés à Beauvais, c'est un groupe familial,
12:37qui est costaud, qui fait à peu près 350 millions d'euros de chiffre d'affaires,
12:41plus de 3000 salariés.
12:42Ce n'est pas un hasard, parce que déjà, d'être dans la même région,
12:45c'est un ancrage fort,
12:46et cette proximité est importante pour nous aussi.
12:49Quand on est repris, quand on est racheté,
12:51d'avoir les centres de décision pas trop loin,
12:53ça nous aide beaucoup.
12:54Ce sont des gens qui comprenaient bien notre marché,
12:56puisqu'ils étaient un de nos petits concurrents,
12:57et donc ils ont très vite compris la valeur ajoutée.
13:00Et c'est surtout un groupe qui est très fort,
13:02qui est le leader européen dans le logiciel agricole et agroalimentaire.
13:06Ils ont énormément de logiciels pour l'encaissement,
13:08pour la gestion des usines agroalimentaires,
13:11pour tout ce qui est traçabilité,
13:12énormément.
13:14Et nous, on est une brique,
13:15et nous, on devient la structure de développement de l'agrométéo au sein du groupe.
13:20Mais non, c'est vraiment cet écosystème agritech
13:23qui est très fort dans les Hauts-de-France,
13:25et à l'île en particulier.
13:25Merci beaucoup, Martin Ducroquet,
13:28et bon vent à Senkrob.
13:30Bon retour à l'île.
13:31Merci, Alexandre.
13:31On se retrouve dans un mois.
13:32Nouvelle ville, une nouvelle transition urbaine.
13:35Allez, c'est l'heure du grand entretien de ce Smart Impact
13:38avec Fanny Piccard,
13:41pionnière de l'investissement à impact.
13:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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