- il y a 7 semaines
L’actualité décryptée, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h, dans #100%Actu
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00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour 100% Actu.
00:04On va faire ensemble le tour de tous les sujets du jour,
00:07mais d'abord le rappel de l'actualité avec Sandra Thionbo.
00:10Bonjour Sandra.
00:13Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:15A la une de l'actualité, le Premier ministre pakistanais
00:18a rencontré J.D. Evans ce samedi à Islamabad.
00:21Au moment où les pourparlers avec l'Iran se tiennent justement
00:24dans la capitale pakistanaise, le vice-président américain
00:27est accueilli quelques heures plus tôt par le puissant chef
00:30de l'armée pakistanaise Hassim Mounir à son arrivée
00:33à la base aérienne de Nurkhan.
00:35Il a assuré essayer de mener des discussions positives.
00:39Le Liban a annoncé des discussions avec Israël mardi prochain à Washington
00:43afin de discuter d'un cessez-le-feu dans la guerre qui ravage le pays
00:46depuis le mois dernier.
00:47Mais ce samedi, un député du Hezbollah réaffirmait le refus
00:51du mouvement libanais pro-iranien d'une négociation directe
00:54entre les deux États dénonçant une violation flagrante de la Constitution.
00:59Et puis ces images des astronautes d'Artemis de retour sur Terre.
01:03Les quatre Américains et Canadiens ont améri ce vendredi soir
01:06comme prévu au large de la Californie.
01:08Leur mission test autour de la Lune a été parfaitement exécutée par la NASA
01:12un demi-siècle après Apollo.
01:14Ils ont rapporté des centaines de gigaoptées de données de ce périple lunaire.
01:21Merci beaucoup Sandra Thiumbo.
01:23Et pour m'accompagner aujourd'hui, Pascal Delima, bonjour.
01:25Bonjour.
01:26Vous êtes chef économique chez Nova Minz.
01:28Et Raphaël Saint-Huble, bonjour.
01:29Bonjour Elvédie.
01:29Journaliste au JDD.
01:31Pour commencer, je voudrais qu'on regarde ce nouvel exemple de racisme anti-blanc.
01:35C'est Jean-Luc Mélenchon qui s'exprimait hier,
01:38notamment sur le besoin d'une révolution sociale.
01:41Écoutez d'abord cette vidéo.
01:42L'extrait est assez court.
01:43Mais écoutez ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
01:46Si vous comptez sur les ouvriers blancs catholiques pour faire le socialisme en France,
01:51vous allez attendre un moment.
01:52Parce que ça n'aura pas lieu.
01:55Raphaël, dans l'idéologie, on se dit que Jean-Luc Mélenchon défend les ouvriers,
01:59tous les ouvriers, visiblement pas tous.
02:01Il y a maintenant les bons et les mauvais ouvriers pour Jean-Luc Mélenchon.
02:04Non mais en fait, ça fait longtemps que Jean-Luc Mélenchon s'est détourné de cette France ouvrière
02:10pour privilégier ceux, les Français qui habitent dans les banlieues.
02:16C'est le cœur de ce qu'il a conceptualisé comme étant la Nouvelle-France.
02:20Il suffit de voir ce qu'il disait des années à la radio,
02:27IT Radio, je crois.
02:29Si vous cherchez des extraits de ces entretiens de Jean-Luc Mélenchon,
02:33vous voyez le souverain mépris qu'il affiche pour finalement ce peuple des campagnes.
02:38il ne jure finalement que par les villes et la banlieue, ces grandes agglomérations
02:43où se concentrent ce qu'il considère être les forces vives de son électorat.
02:49Ce faisant, dans les propos de Jean-Luc Mélenchon,
02:52on constate un racisme anti-blanc totalement décomplexé.
02:58Assumé.
02:59d'autant plus assumé qu'en fait, il nie l'existence d'un racisme anti-blanc.
03:05Et donc, on le retrouve tel qu'en lui-même,
03:11hargneux à l'égard de ceux qu'il méprise parce qu'il ne vote pas pour eux.
03:18En fait, je pense que ça...
03:20C'est purement électoraliste.
03:21C'est à la fois électoraliste et c'est aussi narcissique.
03:24C'est-à-dire qu'en fait, il y a quand même une blessure chez Jean-Luc Mélenchon
03:28qui date de sa première campagne à Hénin-Beaumont
03:31où il avait été défait lorsqu'il affrontait Marine Le Pen.
03:34Alors, Marine Le Pen n'avait pas été élue à l'époque,
03:36mais il a perçu finalement cette défiance que la classe ouvrière justement
03:44lui est opposée face à son populisme, son démagogisme.
03:49Et il en nourrit une rancœur presque éternelle à l'égard de cette France du Pas-de-Calais.
03:54C'est pour moi, oui, une blessure narcissique
03:58qui vient accompagner après une stratégie électoraliste
04:04de plus en plus clairement affichée.
04:07Et justement, vous disiez, il y a ceux qui nient l'existence de ce racisme anti-blanc.
04:11Et il y a ce sondage qu'on va vous montrer,
04:13un sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD.
04:17Quand on pose cette question, d'après vous,
04:19existe-t-il aujourd'hui en France un racisme anti-blanc ?
04:2267% des personnes interrogées répondent oui.
04:25Et il y a aussi cette grande enquête de l'IFOB,
04:28justement, qui a été commandée par la LICRA,
04:30qui acte que 39% des personnes qui sont blanches
04:34estiment qu'elles ont déjà été victimes de racisme.
04:37On voit bien, Raphaël, la différence entre le ressenti,
04:39ce sondage et les chiffres concrets,
04:41versus Jean-Luc Mélenchon, mais il n'est pas le seul,
04:43de ceux qui expliquent que le racisme anti-blanc
04:45ne peut pas, par définition, exister.
04:47Oui, mais les Français aujourd'hui sont lucides
04:54sur l'explosion, finalement, de ce racisme anti-blanc
04:59de plus en plus décomplexé.
05:00Je pense que l'affaire, le drame de Crépole
05:03a très largement contribué à ouvrir les yeux
05:06sur une réalité qui est sans cesse niée
05:09par une partie de nos élites,
05:11par une partie des universitaires
05:14pour qui le racisme ne peut pas être anti-blanc,
05:19mais qui pourtant existe
05:21et qui se manifeste de manière très concrète.
05:25Ce matin, sur CNews,
05:29François Bousquet revenait sur le sujet
05:35et son ouvrage, que je vous invite vraiment à lire,
05:39déploie un nombre d'exemples extrêmement criants,
05:43extrêmement durs de cette réalité
05:45que des politiques comme Jean-Luc Mélenchon
05:48s'acharnent à nier.
05:50On va changer de sujet maintenant
05:51et parler d'économie,
05:53en commençant par les jours fériés.
05:55Vous l'avez peut-être suivi hier sur CNews,
05:57les députés débattaient de la possibilité
05:59ou non de travailler en premier.
06:01Mais dans le même temps,
06:02Thomas Porte, élu de la France Insoumise,
06:04lui propose d'avoir encore plus de jours fériés.
06:07Par exemple, pour commémorer la fin de l'esclavage,
06:09les massacres de la commune,
06:10l'amitié aussi et la première république.
06:13Ce sont des propositions de la France Insoumise.
06:15On regarde d'abord les explications.
06:18C'est un vote rarissime.
06:22Hier, la majorité a adopté une motion de rejet
06:25pour enterrer temporairement
06:27son propre projet de loi.
06:29Objectif, éviter les débats interminables
06:32face à la gauche et ses 114 amendements,
06:35farouchement opposés à toute remise en cause
06:38du 1er mai. Mais certains députés veulent aller
06:41beaucoup plus loin. C'est le cas de Thomas Porte
06:44qui propose d'ajouter de nouvelles dates au calendrier.
06:48Parmi les pistes,
06:49commémorer l'abolition de l'esclavage
06:51le 4 février
06:52ou encore instaurer une fête de l'amitié
06:55le 30 juillet.
06:57Et contrairement aux idées reçues,
06:59la France n'est pas particulièrement généreuse
07:01en la matière.
07:02Avec 11 dates chômées par an,
07:05elle se situe sous la moyenne européenne
07:07qui dépasse légèrement les 12 jours.
07:10Certains pays vont même beaucoup plus loin,
07:13jusqu'à 15 jours à Chypre
07:14ou encore 14 en Espagne et en Croatie.
07:18Alors, faut-il travailler davantage
07:21ou sanctuariser ces temps de pause ?
07:23Derrière le calendrier,
07:25c'est bien un choix de société
07:26qui continue de diviser.
07:30Et on apprend par ailleurs
07:31que Sébastien Lecornu,
07:32le Premier ministre,
07:33a demandé à son ministre du Travail
07:35de faire un certain nombre de consultations
07:37pour parvenir à un compromis
07:39avant la commission mixte paritaire.
07:41Pascal Delima,
07:42sans entrer dans les propositions
07:43de la France insoumise,
07:44on voit bien parce qu'on a des professionnels
07:46qui expliquent que travailler le 1er mai
07:48pour eux peut être une nécessité,
07:51une envie.
07:51Et on voit à l'inverse des députés
07:53qui ont du mal quand même à libéraliser,
07:55à se dire,
07:55si des professionnels veulent travailler
07:57le 1er mai, pourquoi pas ?
07:58C'est ça, il y a un sujet macroéconomique,
08:00on va dire, global au niveau
08:01de l'économie française.
08:02Après, il y a un sujet
08:03qui est plus dans les différenciations
08:05sectorielles, si vous voulez.
08:07Au niveau macroéconomique,
08:08le problème n'est pas tant en soi
08:10le nombre de jours fériés,
08:11mais c'est le cumul en fait
08:12des jours fériés,
08:13plus les congés payés,
08:14plus les RTT, si vous voulez.
08:16C'est ça qui nous fait sortir
08:17un petit peu des moyennes européennes.
08:19Parce que si on ne regarde
08:20que les jours fériés, effectivement...
08:21Bon, donc au niveau macroéconomique,
08:23j'entends qu'il y a effectivement
08:25un problème en France
08:26de quantité de travail.
08:28Et d'ailleurs, surtout les contrats
08:29en CDI, on le voit très bien,
08:30on sort des moyennes européennes
08:31et on est tout à fait
08:32peu compétitifs.
08:33Sur la question plus sectorielle
08:35et microéconomique,
08:36je pense qu'il faut être
08:37plus souple quand même.
08:37Il y a des secteurs d'activité
08:39où on doit être agile,
08:40il y a des secteurs d'activité
08:41où on est mesuré à la performance,
08:43où on doit travailler
08:43en fonction d'un certain
08:44nombre d'objectifs.
08:45Et donc là, effectivement,
08:46s'il faut accorder la possibilité
08:49de travailler un jour férié,
08:50je dirais que si le secteur l'exige,
08:52si le carnet de commande l'exige...
08:54Oui, une possibilité,
08:55m'arrêter un petit peu toujours
08:57de bureaucratiser tout cela.
08:59Et je pense qu'il faut
09:00être un peu souple
09:01et faire une analyse
09:02un petit peu sectorielle.
09:04Voilà, là, s'il n'y a pas
09:05de pénibilité de l'emploi,
09:07s'il y a une vraie demande,
09:08s'il y a une volonté aussi.
09:09Après tout, les Français
09:10ont-ils une volonté
09:11de travailler un peu plus ?
09:11On peut aussi les sonder.
09:13Je pense qu'il faut
09:14un petit peu nuancer
09:15sur le terrain microéconomique.
09:18Et enfin, sur le terrain moral,
09:19pas besoin de commémorations
09:21sur l'amitié
09:22pour avoir de l'amitié
09:23tous les jours.
09:24C'est comme un certain nombre
09:25d'autres commémorations.
09:26Je n'ai pas besoin
09:27d'un jour férié
09:27pour mettre en avant
09:29certains principes
09:30qui me semblent fondamentaux
09:31dans le droit humain.
09:32Oui, effectivement,
09:32on voit les propositions
09:33de la France insoumise
09:34dont certaines sont assez originales,
09:35dont la journée
09:36effectivement de l'amitié
09:38toujours au registre économique.
09:40On va parler maintenant
09:40des annonces
09:41du Premier ministre hier.
09:43Les Français veulent
09:43des réponses concrètes,
09:45veulent des aides aussi.
09:45Quand ils vont faire le plan,
09:47le gouvernement a finalement
09:48répondu avec un plan
09:49à très long terme.
09:50Sébastien Lecornu
09:51a tenu hier soir
09:52une conférence de presse
09:54avec notamment ce fameux
09:55plan d'électrification
09:56au programme.
09:57On regarde d'abord
09:58les précisions
09:59d'Inès Alican.
10:00C'est un virage énergétique majeur
10:03que veut engager
10:04le gouvernement.
10:05Objectif,
10:06sortir progressivement
10:07du pétrole et du gaz
10:08qui représentent aujourd'hui
10:1060% de la consommation
10:11énergétique en France
10:13et les remplacer
10:14par l'électricité.
10:15Pour y parvenir,
10:16le plan prévoit
10:17des objectifs
10:18très ambitieux.
10:192 millions de logements sociaux
10:21sortiront du gaz
10:22d'ici 2050.
10:231 million de pompes
10:24à chaleur
10:25seront installées
10:26chaque année
10:26d'ici 2030.
10:28Et surtout,
10:292 voitures neuves
10:30sur 3 seront électriques
10:31à la fin de la décennie.
10:33A partir du 1er janvier
10:352027,
10:36il ne sera plus possible
10:37d'installer des chaudières
10:38à gaz
10:38dans les nouvelles
10:39constructions individuelles
10:40ou collectives.
10:41Le gouvernement
10:42promet aussi
10:43un effort financier
10:44inédit
10:45pour soutenir
10:46l'électrification.
10:4610 milliards d'euros
10:48par an
10:48pour accompagner
10:49cette transition.
10:50Électrifier, oui,
10:51mais en insistant
10:53évidemment
10:53sur la production
10:54en France.
10:55Ces aides
10:56ont donc pour
10:56deuxième objectif
10:57assumé
10:58de participer
10:59à notre
11:01réindustrialisation.
11:02Sur le terrain,
11:03les Français
11:04ont réagi
11:05à ces annonces.
11:05Il y a les grandes villes
11:06avec les,
11:08comment dirais-je,
11:09les recharges,
11:10mais en Cambrousse,
11:12il n'y a rien.
11:13On ne peut pas être déçu
11:14ni contrarier
11:14ni quoi que ce soit.
11:15De toute façon,
11:16on a 3 000
11:16300 milliards de dettes.
11:18Alors, quoi qu'il en soit,
11:19de toute façon,
11:20ils nous ont foutu
11:20dans un merdier
11:21pas possible.
11:22Mais derrière
11:22l'enjeu écologique,
11:23il y a aussi le coût.
11:25L'électricité
11:26produite en France
11:27coûte en moyenne
11:28trois fois moins cher
11:29que le pétrole.
11:31Raphaël,
11:31depuis le début
11:32de cette crise,
11:32on a vraiment l'impression
11:33que le gouvernement
11:35patauge un petit peu
11:36et les Français
11:37ont besoin de réponses
11:38rapides
11:38et ont leur réponse
11:39sur un plan
11:40sur 10, 15, 20 ans,
11:41un peu à côté de la plaque
11:42finalement, ce gouvernement.
11:43Oui, il faut de pouvoir
11:44s'engager immédiatement
11:47pour soutenir
11:49les Français
11:49qui le demandent,
11:51les Français
11:51et également
11:53les entreprises.
11:55Effectivement,
11:56Sébastien Lecornu
11:57annonce
11:59de grands projets
12:00mais qui sont
12:02totalement déconnectés
12:03des attentes
12:04immédiates
12:05des Français
12:07qui ne demandent pas ça.
12:09d'une certaine manière
12:10on voit quand même
12:11un parti pris
12:12idéologique
12:13qui explique d'ailleurs
12:13que dans les premiers jours
12:15de cette guerre
12:16le gouvernement
12:17n'est rien fait
12:18pour essayer
12:20d'alléger
12:22la souffrance
12:23des Français
12:24qui peinent
12:25pour certains
12:25à faire
12:27leur plein
12:28parce que
12:29en fait
12:30ils veulent pousser
12:31les Français
12:31ces fameux Français
12:32qui fument des clopes
12:34et roulent au diesel
12:35ils veulent les pousser
12:36vers l'électrique
12:37je ne dis pas
12:38qu'il ne faut pas
12:40accompagner
12:41ce mouvement
12:42sur le long terme
12:44mais ce ne sont pas
12:45les urgences
12:46moi j'entends
12:48la nécessité
12:49d'un plan
12:51comme celui-là
12:51et en plus
12:52il y a une sorte
12:53de duperie
12:54même dans la manière
12:56dont Sébastien Lecornu
12:58annonce
12:59ces chiffres
13:00finalement
13:00ces 10 milliards
13:01qu'il claironne
13:02ce ne sont que
13:035 milliards supplémentaires
13:04par rapport à ce qui était
13:05déjà
13:05sur la table
13:07donc on fait
13:08de l'esbrouf
13:09comme s'il y avait
13:09des moyens considérables
13:11qui étaient engagés
13:11en vérité
13:12on navigue
13:14avec des petits moyens
13:16on joue
13:17petit bras
13:17faute de pouvoir
13:20investir
13:22véritablement
13:23parce que
13:23encore une fois
13:24les finances
13:24sont telles
13:25que
13:27les possibilités
13:28sont moindres
13:29c'est vrai que
13:30pour rebondir
13:30sur ce que disait
13:31Raphaël
13:31Pascal Delima
13:32on voit
13:33des Français
13:33qui sont vraiment
13:34dans l'urgence
13:35et un gouvernement
13:36qui se projette
13:36alors pourquoi pas
13:37ne se projeter
13:38sur l'électrification
13:39d'ici 10-15 ans
13:40mais on voit bien
13:41que ça ne répond pas
13:42à la crise actuelle
13:43et quand on voit
13:43à quel point
13:44les caisses sont vides
13:45on nous parle de nouveau
13:46de réinjecter des aides
13:47avec des aides
13:48avec des aides
13:48avec des aides
13:49on entend ça tout le temps
13:50est-ce qu'on en a vraiment
13:51encore les moyens ?
13:52Justement c'est bien
13:53là la question
13:54premièrement
13:54effectivement il y a un constat
13:56c'est pour ça qu'on n'a pas
13:56de mesure concrète
13:57pour les Français
13:58aujourd'hui
13:58c'est tout simplement
13:59le prix du pétrole
14:01qui est en amont
14:02n'est-ce pas
14:02ne dépend absolument pas
14:08et donc on ne parvient pas
14:09à maîtriser
14:10et à négocier
14:10autour de ce contexte géopolitique
14:12deuxièmement
14:13on parle effectivement
14:14et il a beaucoup dit cela hier
14:15de souveraineté
14:17c'est-à-dire de réindustrialiser
14:18la France
14:19autour d'une filière électrique
14:21de réindustrialiser la France
14:22autour de
14:23voilà
14:24pour éviter
14:25cette dépendance critique
14:26qu'on peut avoir
14:26vis-à-vis du pétrole
14:27et du gaz
14:28mais la réalité
14:29c'est qu'aujourd'hui
14:30les déficits publics
14:31et la dette publique
14:32nous empêchent finalement
14:33de créer tout de suite
14:34là rapidement
14:35des filières électriques
14:37c'est bien dommage d'ailleurs
14:38parce que
14:38pour une fois
14:39avec le nucléaire
14:40on pourrait faire
14:41de l'électricité
14:41et nous avons
14:42un avantage comparatif
14:44mais le temps d'installation
14:45parce qu'on ne peut pas
14:46non plus compter
14:47que sur le nucléaire
14:47il faut aussi faire
14:48avec l'éolien
14:49il faut aussi faire
14:50avec l'hydraulique
14:52il faut aussi faire
14:53avec le solaire
14:54pour produire de l'électricité
14:55ce ne sera pas que le nucléaire
14:56tout cela implique
14:57des investissements
14:58d'infrastructures
14:58qui sont aussi coûteux
14:59qui nous empêchent
15:01d'avancer
15:01et enfin
15:02c'est ma conclusion
15:03on avait une dépendance
15:05vis-à-vis du pétrole
15:06et du gaz
15:06on risque aussi
15:07à travers le réseau électrique
15:09à travers le réseau électronique
15:11avec les composants électroniques
15:13à travers la production de batteries
15:15d'installer une nouvelle dépendance
15:17vis-à-vis de la Chine
15:18puisque pour
15:19réindustrialiser autour
15:20d'une électrification potentielle
15:22nous avons d'autres dépendances critiques
15:24donc il faut
15:25que les mesures
15:26autour de la France
15:27soient un tout petit peu
15:29du protectionnisme intelligent
15:30pour imaginer une filière
15:32et qu'à terme
15:33on ne sera pas
15:34de nouveau dépendant
15:35c'est ça l'enjeu économique
15:36maintenant aujourd'hui
15:37pour les français
15:38malheureusement
15:39il n'y a rien qui dépend du gouvernement
15:40et justement
15:41vous me faites la transition
15:42sur l'importance
15:43de cette souveraineté
15:43parce qu'on a aussi
15:44beaucoup entendu
15:45le gouvernement
15:45parler de l'installation
15:47de pompes à chaleur
15:48la porte-parole
15:48et ministre de l'énergie
15:49proposent même
15:50un leasing
15:51pour les pompes à chaleur
15:52alors est-ce qu'on est vraiment
15:53souverain par exemple
15:54dans ce domaine
15:55et bien la réponse
15:56avec Augustin Donadieu
15:58Dès la fin de l'année
15:59le premier ministre l'affirme
16:00les chaudières à gaz
16:01seront proscrites
16:02dans les constructions neuves
16:04au profit des pompes à chaleur
16:06historiquement
16:06la France compte
16:08plusieurs fleurons nationaux
16:09mais ces derniers
16:10se font racheter
16:11petit à petit
16:11par des groupes étrangers
16:13le dernier en date
16:14et pas des moindres
16:15le groupe atlantique
16:16basé à la roche-sur-Yon
16:18en Vendée
16:18le numéro 1
16:19de la pompe à chaleur
16:20est en passe
16:20d'être racheté
16:21par un groupe nippo-américain
16:23basé à Tokyo
16:23une prise de participation
16:25majoritaire
16:26que le gouvernement
16:27dit suivre de très près
16:28en 2015
16:29c'est le groupe SIAT
16:31qui a été racheté
16:32par l'entreprise
16:32américaine Carrière
16:33même perte d'indépendance
16:35pour Sonier Duval
16:36en 2001
16:36racheté par l'allemand
16:38vaillant groupe
16:38De Dietrich
16:39est passé
16:40sous contrôle étranger
16:41en 2004
16:42racheté par un groupe
16:43néerlandais
16:44ces rachats
16:45ne sont pas
16:46sans conséquence
16:47sur l'emploi
16:47selon les syndicats
16:48en 2025
16:49entre 225 et 250
16:51postes ont été supprimés
16:52sur le site nantais
16:53de Sonier Duval
16:54après sa prise en main
16:55par son nouvel actionnaire
16:56même chose
16:57en 2015
16:58chez SIAT
16:59deux sites de production
17:00avaient tiré le rideau
17:03ça rejoint précisément
17:04ce que vous expliquez
17:05c'est-à-dire qu'on sait
17:05qu'on veut investir
17:06et qu'on veut forcer
17:08entre guillemets
17:08les français à investir
17:09dans des pompes à chaleur
17:10ou on pourrait
17:11créer de l'emploi
17:12avoir des entreprises
17:12qui se créent
17:13et en fait
17:13on fait totalement l'inverse
17:14on projette d'aller
17:15vers ce mode
17:17de pompe à chaleur
17:18en revanche
17:19toutes les entreprises
17:19sont rachetées
17:20c'est ça
17:21c'est exactement ça
17:22c'est-à-dire que nous avons
17:23de nouvelles dépendances
17:24qui sont maintenant financières
17:26pour donc financer
17:28cette transition énergétique
17:29et donc
17:30quitte de la vraie souveraineté
17:32puisque c'était ça
17:33le sujet central d'hier soir
17:34c'était justement
17:35de réindustrialiser
17:37de créer des filières électriques
17:39de faire une nouvelle filière
17:42faut-il préciser
17:43qu'en plus
17:43ces filières sont totalement
17:44interdépendantes
17:45avec toutes les filières économiques
17:46on remplace juste le pétrole
17:48par une nouvelle forme
17:49de production
17:49d'électricité
17:51et donc ça
17:51je dirais
17:52si tout dépend maintenant
17:53financièrement
17:54puis en plus également
17:55sur nos composants
17:56de la Chine
17:57ou de l'Asie
17:58de Taïwan
17:58pour les composants électroniques
18:01et en général
18:02d'ailleurs aussi
18:02de la Chine
18:03pour tout ce qui est
18:03les matériaux liés au solaire
18:05il faut quand même
18:06poser un problème
18:07qui est peut-être
18:08le modèle européen
18:10qui ne permet pas
18:11aujourd'hui
18:11cette souveraineté
18:12qu'on attend
18:12ou alors on accepte
18:13une mondialisation
18:14ou alors on accepte
18:16que nous ne pouvons
18:16qu'agir finalement
18:17sur la fiscalité
18:19parce qu'effectivement
18:20on pourrait très bien dire
18:21on va abaisser
18:22la fiscalité
18:23sur les carburants
18:24l'Axis
18:25qu'on appelle l'Axis
18:26qu'on appelle la TVA
18:27mais là
18:27avec les déficits
18:28ce n'est pas possible
18:29donc à court terme
18:30on ne peut rien faire
18:30à long terme
18:31on dépend de l'étranger
18:32donc c'est bien
18:33le modèle européen
18:34qui est en jeu
18:34aujourd'hui en fait
18:35et c'est vrai que
18:36Raphaël Stainville
18:37sur cette interdépendance
18:39le gouvernement
18:39nous parle beaucoup
18:40de l'importance
18:41de la souveraineté
18:41d'ailleurs
18:42dans tous les domaines
18:43et on voit que nous-mêmes
18:44on est en train
18:45de prendre un chemin
18:46vers un domaine
18:46où on perd notre souveraineté
18:48c'est totalement contradictoire
18:49avec ce que veut faire
18:50le gouvernement
18:50dans ses choix stratégiques
18:51Non mais ça a été très bien dit
18:54très justement souligné
18:56et dans votre reportage
18:57et dans les propos de Pascal
18:59on voit qu'en dépit
19:01de l'affichage
19:02de Sébastien Lecornu
19:05et du gouvernement
19:06en général
19:07en fait ce sont
19:08des pans entiers
19:09de nos industries
19:10qui passent
19:11sous pavillons étrangers
19:12quand ce ne sont pas
19:14des dépendances
19:15que l'on se crée
19:16vis-à-vis de la Chine
19:18pour faire venir
19:19un certain nombre
19:20de matériaux
19:22indispensables
19:23justement
19:24à ces grands projets
19:25donc oui
19:26il y a une sorte
19:27de schizophrénie
19:29française
19:30qui s'illustre
19:32une nouvelle fois
19:33avec ce grand projet
19:35Et évidemment
19:36on va continuer
19:36à parler de tous
19:37ces sujets
19:38toute la journée
19:39on arrive au terme
19:40de ce 100% Actu
19:42tout de suite
19:42vous retrouvez l'émission
19:43face à Michel Onfray
19:44avec Laurence Ferrari
19:46moi je vous dis
19:46rendez-vous
19:47à 15h pour 120 minutes
19:49Infos
19:49Bon après-midi
19:50à tous sur CNews
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