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  • il y a 20 heures
L’actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00100% Actu, bonjour à tous, merci de nous rejoindre en direct sur CNews, un 100% Actu un petit
00:06peu spécial aujourd'hui en compagnie de Joseph Touvenel.
00:08Merci beaucoup Joseph d'être avec nous, un peu spécial parce qu'on va revenir d'abord à travers ce
00:12grand document sur cette polémique,
00:14cette polémique d'ampleur désormais nationale, partie d'un simple tweet.
00:18Depuis plusieurs jours, CNews, vous l'avez certainement vu, observé, fait l'objet d'accusations extrêmement graves.
00:24Des propos tenus à l'antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et
00:29politique.
00:30Comment en est-on arrivé là ?
00:32Décryptage d'un emballement médiatique et de la fabrique de l'intox à travers ce document.
00:36Et on en parle juste après justement avec vous Joseph, à tout de suite.
00:40C'est l'histoire d'une polémique d'ampleur nationale, partie d'un simple tweet.
00:44Depuis quelques jours, CNews fait l'objet d'accusations extrêmement graves.
00:48Des propos tenus à l'antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et
00:53politique.
00:54Alors, comment en est-on arrivé là ?
00:56Décryptage d'un emballement médiatique et de la fabrique de l'intox.
01:03La cabale médiatique lancée contre CNews repose sur des procédés de manipulation et de désinformation,
01:09avec un seul but, décrédibiliser la chaîne en l'accusant de racisme.
01:14Ce qu'il faut comprendre, c'est comment fonctionnent les mécanismes de la désinformation.
01:18Alors la méthode est toujours la même, il s'agit d'abord de prendre un bout de phrase hors contexte.
01:22Pour changer le sens de ce qui a été dit.
01:25Une fois que c'était fait, il faut recontextualiser le propos dans un nouveau contexte.
01:29Et quel est le contexte ici ?
01:30C'est le préjugé qui existe à gauche, comme quoi CNews serait une chaîne raciste, xénophobe,
01:35tout le tralala, toutes les insultes qu'on connaît.
01:37Dès lors qu'on prend ce propos décontextualisé,
01:39quand on le lance à tous, on dit « voilà un propos raciste, voici la preuve,
01:43sachez que c'est un propos raciste, la machine est lancée,
01:47il y a un effet viral presque inévitablement parce qu'il y a un besoin de s'agréger
01:51à la communauté des indignés du moment. »
01:55Ces méthodes, utilisées ces derniers jours, vont déclencher une vive controverse.
02:01Tout commence le vendredi 27 mars.
02:04Il est 22h33 sur le plateau de CNews.
02:07Le docteur en psychologie Jean Dorido analyse la politique particulièrement controversée
02:12du nouveau maire et les filles de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
02:14qui a appelé les agents municipaux à faire allégeance après son élection.
02:18« Pour reconnaître que les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent
02:21en fait à une commande politique, celles et ceux qui ne sont pas en phase
02:23avec le projet politique, forcément, ils partiront. »
02:25Pour appuyer son propos, il évoque la très célèbre théorie darwinienne
02:29selon laquelle l'homme appartient au règne des mammifères.
02:33« C'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux
02:38et de la famille des grands singes.
02:40Et par conséquent, dans toute collectivité, il y a un chef
02:44qui a pour mission d'installer son autorité. »
02:50Dans son intervention, Jean Dorido prend soin d'inclure l'ensemble de l'humanité
02:54en utilisant le pronom « nous ».
02:57« Nous sommes des mammifères sociaux. »
02:59La théorie darwinienne de l'évolution, Jean Dorido a pour habitude
03:03de l'évoquer régulièrement lors de ses interventions médiatiques
03:05sans que cela ne choque personne.
03:07« Vous regardez ce qui se passe chez nos cousins de la famille des grands singes. »
03:12« Comme nos cousins, les grands singes. »
03:15Mais quelques minutes plus tard, à 23h34,
03:18un extrait de cette séquence coupée de son contexte
03:21commence à circuler sur les réseaux sociaux.
03:23« C'est important de rappeler que l'homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux. »
03:29Le compte X Alerte Info, suivi par plus de 800 000 abonnés,
03:33publie une vidéo d'environ une minute.
03:35Le message est sans ambiguïté.
03:37Le nouveau maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
03:40a été comparé à un singe sur CNews.
03:44Une accusation extrêmement grave, relayée massivement en ligne.
03:48Pourtant, ce compte, malgré son nom, n'est pas un média d'information reconnu.
03:52« Alerte Info, qui sur l'apparence peut passer pour un compte traditionnel,
03:57presque un média d'information pur et dur,
03:59sauf qu'en fait, on le sait que c'est un compte militant. »
04:03Il s'agit d'une plateforme digitale, engagée politiquement.
04:08Derrière ce compte, un jeune homme de 25 ans, prénommé Moussa,
04:11qui publie régulièrement des contenus à caractère militant,
04:14avec des propos pour le moins virulents.
04:17« Le RN est un parti de nazis. Je rêve d'un monde sanctionniste. »
04:23Moussa, tweet, il fait une intention de communication
04:26pour faire du mal aux opposants.
04:28Ce qui pose problème, c'est que cette action de communication
04:31va être reprise à valeur d'information,
04:34sans conditionnel, par du média mainstream.
04:39Dans la nuit, la polémique prend de l'ampleur.
04:42À minuit 2, en direct sur CNews,
04:45le journaliste Olivier de Caire-en-Fleck
04:47décide de faire une mise au point
04:48en redonnant la parole à Jean Dorido.
04:51« Il y a des comptes visiblement propagandistes
04:53qui sont prêts à toutes les ignominies
04:55pour manipuler les foules
04:57et vous faire dire des choses
04:58que vous n'avez absolument pas dites. »
05:01« CNews scrutent les réseaux sociaux en permanence, forcément,
05:03et ils ont vu que c'était en train de s'emballer.
05:05Et donc, ils sont parvenus sur les propos.
05:07Ils ont tenu à les nuancer un peu plus
05:10et à les recadrer. »
05:11« On dit sur les réseaux sociaux
05:12que vous auriez comparé le maire de Saint-Denis
05:16à un singe. »
05:18« Absolument pas. »
05:18« Mais la vérité, c'est que c'est trop tard. »
05:20« Je vais vous dire une chose.
05:21Dès lors que les réseaux sociaux
05:22s'en parlent dans le sujet,
05:23c'est foutu.
05:24C'est terminé. »
05:29Dès le lendemain, la polémique prend une nouvelle ampleur.
05:32À 7h01, la députée LFI Mathilde Panot
05:35relaie à son tour l'extrait diffusé la veille
05:37par le compte Alerte Info.
05:39Sur ses réseaux sociaux,
05:41elle interpelle directement ses abonnés.
05:43Sur CNews, le maire de Saint-Denis,
05:44Bali Bagayoko,
05:45est comparé à un singe et à un chef de tribu.
05:48« Je saisis l'arcom.
05:49Ce racisme crasse et décomplexé est intolérable. »
05:53Le racisme est évidemment odieux.
05:55Et tout le travail politique des propagandistes
05:58consiste à assimiler au racisme
06:00leurs adversaires,
06:02même s'ils ne sont pas racistes.
06:04Si on réussit à coller à quelqu'un
06:06une étiquette raciste,
06:07ça crée un halo d'infréquentabilité
06:09autour de cette personne.
06:10Donc personne ne voudra se porter à la défense
06:12de celui qui est accusé de racisme
06:15parce que celui qui se porterait à sa défense
06:16serait raciste lui-même.
06:18Donc c'est ainsi que ce sont des mécanismes
06:20de fabrication du paria,
06:21comme il y en a tant,
06:22et bien au-delà de ce qui s'est dit
06:24ces derniers jours.
06:25Donc on connaît le jeu par cœur.
06:27Dans les heures qui suivent,
06:28plusieurs personnalités politiques de gauche
06:30relaient à leur tour cette accusation
06:32sur les réseaux sociaux.
06:33La machine est définitivement lancée.
06:36« Tous les autres députés du parti
06:37et même de la gauche,
06:38pas que l'extrême-gauche,
06:40vont s'emparer du sujet.
06:41Mais parce qu'on leur offre aussi
06:42la possibilité de surtout pas
06:43parler de leurs problèmes à eux. »
06:45« Les réseaux sociaux,
06:46c'est aussi un lieu de surveillance généralisée.
06:48Donc on regarde qui a retweeté,
06:49mais surtout qui n'a pas retweeté.
06:51Qui a liké, mais qui n'a pas liké.
06:53Et d'ailleurs, celui qui n'a pas retweeté
06:55se rend coupable, en fait,
06:56de délits de silence. »
07:00« C'est là-dessus qu'il faut s'interroger.
07:01Ça part d'un tweet
07:02qui est militant de communication
07:04et il est instantanément traité
07:06comme si c'était de l'information
07:08pure et dure. »
07:09À la mi-journée, sur CNews,
07:11une nouvelle séquence
07:12va alimenter la controverse.
07:15Alors que Laurence Ferrari
07:16interroge le philosophe Michel Onfray
07:18sur l'usage du terme « allégeance »
07:20par Bali Bagayoko
07:21pendant son premier conseil municipal
07:22à Saint-Denis.
07:23« Lorsque le résultat tombe,
07:25nous faisons allégeance. »
07:27« Alors, le mot « allégeance »,
07:28il est quand même très fort
07:29en symbolique, Michel Onfray. »
07:31« La bande a gagné,
07:32donc la bande va imposer sa loi.
07:33Mais ça, c'est très tribal.
07:34On fait l'allégeance
07:35au mal dominant.
07:36Ce monsieur n'est pas un mal dominant,
07:38enfin, je ne le sache pas. »
07:39Les propos du philosophe
07:40vont une nouvelle fois
07:41être sortis de leur contexte
07:42et remodelés
07:43pour faire encore un peu plus gonfler
07:45cette polémique mensongère.
07:48À 14h07,
07:49un compte X
07:50sous le pseudonyme Philippe Duval
07:52publie un extrait de 18 secondes
07:54issu d'une séquence
07:55de plus de 2 minutes 30.
07:57Une publication rapidement relayée
07:58par plusieurs élus
07:59de la France insoumise.
08:02« On voit qui tentent de récupérer.
08:04C'est des gens qui sont invisibilisés,
08:06qui ne comptent même plus dans le débat,
08:07dont l'opinion n'existe plus
08:09et qui vont aller s'emparer du sujet.
08:11Ils ne sont pas plus indignés
08:12que les autres.
08:13C'est une opportunité
08:13pour eux d'exister.
08:14C'est tout. »
08:17Des prises d'opposition
08:17qui interrogent
08:18au regard des déclarations
08:20passées de leur chef,
08:21Jean-Luc Mélenchon,
08:22qui a récemment tenu
08:23des propos controversés
08:24que certains pourraient qualifier
08:25de racisme anti-blanc.
08:26« Il y a bien fallu
08:27qu'il y en ait un jour
08:28un ou une
08:29qui se mette debout sur ses pattes
08:30à l'autre bout du continent africain
08:32pour qu'à la fin,
08:33ici, vous soyez en train
08:34de faire les malins,
08:34tout blanc,
08:35tout moche que vous êtes. »
08:37Dans cet emballement médiatique,
08:38il faut souligner
08:39le rôle prépondérant
08:40joué par le service public
08:41de l'audiovisuel
08:42et en particulier
08:43de ces stations de radio
08:44qui s'emparent de l'affaire
08:45dès le week-end.
08:46Mais c'est véritablement
08:47le lundi matin
08:48que France Inter
08:49va déployer
08:50toutes ses forces
08:50contre CNews.
08:52À 7h40,
08:53le journaliste Patrick Cohen
08:55y va de son commentaire.
08:56« La République est-elle
08:57davantage menacée
08:58par ses clameurs
08:59que par les saillies racistes
09:01répétées contre le maire
09:02de Saint-Denis,
09:02Bali Bakayoko,
09:03répandue, antenne ouverte. »
09:06Quelques minutes plus tard,
09:07Benjamin Duhamel
09:08reçoit Bali Bakayoko
09:09et le fait immédiatement
09:10réagir à cette affaire.
09:12« Je voudrais d'abord
09:12vous entendre
09:13sur ce qu'il s'est passé
09:14ce week-end.
09:14Vous avez annoncé
09:15vouloir porter plainte
09:16après des propos
09:17jugés racistes
09:18tenus sur CNews.
09:19Je suis insulté
09:20avec des propos racistes.
09:21Quand le nouveau maire
09:22de Saint-Denis
09:23est reçu sur France Inter,
09:25le conditionnel
09:25n'existe plus.
09:26Le racisme,
09:27il est sûr et certain.
09:28Il n'y a pas
09:29de débat autour de ça.
09:30Dans la foulée,
09:31l'humoriste Bertrand Chameroy
09:33en remet une couche
09:33dans sa chronique.
09:34« Monsieur le maire,
09:35j'imagine que ça ne doit pas
09:36être des plus agréables
09:37d'être la cible de CNews. »
09:39Au cours de cette tribune
09:40offerte par France Inter,
09:42le maire de Saint-Denis
09:43s'insurge
09:43contre l'absence
09:44de réaction du gouvernement
09:45et appelle à des sanctions
09:46contre CNews.
09:48« Mais ce qui est plus scandaleux,
09:49c'est qu'au moment
09:50où ça se fait,
09:52il n'y a aucune condamnation
09:53au niveau y compris
09:54de l'Elysée.
09:54Il va demander
09:56l'organisation
09:56d'une manifestation.
09:57Il faut que ça devienne
09:59pour eux
09:59un événement national. »
10:01« C'est la raison
10:01pour laquelle
10:01le 4 avril prochain,
10:03nous appelons
10:03notamment un grand rassemblement
10:04devant la mairie
10:05de Saint-Denis
10:06et Pierre-Fils-sur-Selle. »
10:06« Donc cette interview
10:07politique
10:08sur France Inter
10:10va, mine de rien,
10:12continuer
10:12d'amplifier
10:13la polémique. »
10:16Cette affaire
10:16vire à l'obsession
10:17pour Radio France.
10:18Les deux principales
10:19antennes du groupe
10:20l'évoqueront
10:21à plus de cinq entreprises
10:22au cours
10:23de leurs différentes émissions,
10:24en l'espace
10:24de seulement quatre jours.
10:26« Ce qui est certain,
10:27c'est qu'en quelques heures,
10:29ça devient
10:29la polémique du moment.
10:30Le critère du vrai
10:31est sacrifié.
10:32Le critère du vrai
10:33est laissé de côté
10:35dans ces polémiques
10:36comme dans tant d'autres. »
10:38Le critère du vrai,
10:40certaines chaînes
10:40de télévision
10:41l'ont également laissé
10:42sur le bas-côté
10:42et ont,
10:43elles aussi,
10:44largement alimenté
10:45la polémique.
10:46Lundi soir sur TMC,
10:48Quotidien s'en est donné
10:49à cœur joie
10:50en y consacrant
10:51deux séquences
10:51de l'émission.
10:52« La chaîne
10:53d'information C-News
10:54a-t-elle basculé
10:55ce week-end
10:55dans le racisme décomplexé ? »
10:57On a Jean-Michel Apathy
10:58que tout le monde connaît bien
10:59et Julien Belvert
11:00qui ont consacré,
11:01je crois,
11:02à eux deux
11:02près de 12 minutes
11:04sur le sujet.
11:05« Ce qui s'est dit
11:06sur le plateau
11:06de C-News
11:07a été entendu
11:07comme ça devait l'être,
11:09des propos racistes. »
11:11De son côté,
11:11la chaîne France Info
11:13s'inscrit également
11:14dans cette séquence.
11:15La journaliste
11:16Sonia Chironi
11:17évoque à deux reprises
11:18en l'espace de deux jours
11:19les accusations
11:20visant C-News.
11:21« Un certain nombre
11:22de propos ont été tenus
11:24sur une chaîne
11:24de télévision
11:25comparant le candidat
11:26à des singes. »
11:28Le nouveau maire
11:29LFI de Saint-Denis,
11:30Bali Bagayoko,
11:31a annoncé son intention
11:32de porter plainte
11:33après des propos polémiques
11:35assimilant l'édile
11:37à un chef de tribu
11:38et à un grand singe.
11:41Le dernier épisode
11:42de cette controverse
11:43se déroule
11:44le mardi 31 mars
11:45à l'Assemblée nationale.
11:47Lors de la séance
11:48des questions
11:48au gouvernement,
11:50plusieurs députés
11:50de gauche
11:51interpellent l'exécutif
11:52exclusivement
11:53sur cette affaire.
11:54Le ministre de l'Intérieur,
11:55Laurent Nunez,
11:56reprend alors
11:57les propos
11:57qu'il avait déjà tenus
11:58la veille sur RTL.
12:00« Les propos
12:00qui ont été tenus
12:01par certains éditorialistes,
12:03chroniqueurs
12:04de la chaîne C-News,
12:06ne nous ont pas échappés
12:07non plus.
12:07Ce sont des propos
12:08qui sont ignobles,
12:10inacceptables
12:10et je les ai dénoncés
12:11dès hier,
12:13dès hier matin
12:13sur RTL.
12:15J'ai trouvé ces attaques
12:16ignobles,
12:17ignobles.
12:18Nous sommes ici,
12:19nous sommes en France. »
12:20« Le ministre de l'Intérieur,
12:21si on regarde bien la séquence,
12:22il est sans nuance.
12:23Il parle de propos ignobles.
12:26Donc, il n'y a pas de débat.
12:27Il qualifie,
12:29il juge
12:29et il condamne
12:30et donc,
12:30il faut forcément
12:31qu'il y ait
12:31sanctions derrière. »
12:33Et selon Laurent Nunez
12:35et le Premier ministre
12:35Sébastien Lecornu,
12:37des sanctions
12:37contre C-News
12:38seraient même à l'étude.
12:40« Alors évidemment,
12:40ces propos
12:41qui sont inacceptables
12:42peuvent relever,
12:44peuvent relever
12:44d'incrimination pénale. »
12:46« Le maire de Saint-Denis,
12:46dès lors qu'il aura
12:47porté plainte,
12:48je demanderai
12:49au préfet de Seine-Saint-Denis
12:50de se constituer
12:51parti civil à ses côtés
12:52car une fois de plus,
12:53le racisme
12:54n'est pas une opinion. »
12:57Mais mercredi
12:58à 8h47
12:59sur la chaîne
12:59France Info,
13:00début de rétro-pédalage
13:02de la part
13:02de Laurent Nunez
13:03qui nuance
13:04ses déclarations
13:05face à l'ampleur
13:06prise par la polémique.
13:07« Est-ce que vous avez
13:08fini d'étudier
13:09la possibilité ?
13:10Est-ce que ce matin
13:10sur France Info,
13:11vous nous annoncez
13:11une décision ?
13:12Est-ce que vous vous engagez ? »
13:13« Non, non,
13:13on est toujours
13:14en train de regarder.
13:15Le plus important,
13:15c'était vraiment
13:15de condamner très fermement
13:17ces propos
13:18qui, encore une fois,
13:19sont ignobles.
13:20Ces comparaisons
13:22qui ne sont pas faites
13:23directement,
13:24qui sont faites
13:24indirectement
13:25de manière allusive.
13:26Enfin, voilà,
13:26ça nous paraissait
13:28assez clair.
13:28Il fallait le condamner
13:29très fermement. »
13:30De son côté,
13:30Bali Bagayoko
13:32multiplie les interventions
13:33médiatiques
13:33et appelle à la suppression
13:35de CNews
13:35suite à cette polémique.
13:36« Est-ce que nous sommes
13:37obligés d'avoir
13:38une offre médiatique
13:39avec des chaînes racistes
13:41comme CNews et d'autres ? »
13:42Moi, je dis que non.
13:43Mais les suspendre,
13:44c'est parfaitement
13:45quelque chose
13:46qui est dans nos possibilités,
13:49y compris dans les possibilités
13:49de l'État en tant qu'elle.
13:51En quelques jours,
13:53cette séquence
13:53sera illustrée
13:54la rapidité
13:55avec laquelle
13:56une polémique
13:56visant à déstabiliser
13:57une chaîne
13:58peut émerger,
13:59se diffuser,
14:00puis évoluer
14:01dans l'espace public.
14:02À un an
14:03de l'élection présidentielle,
14:04ce type de controverse
14:05pourrait continuer
14:06à rythmer
14:07le débat médiatique
14:08et politique.
14:14Voilà pour ce décryptage,
14:16en l'occurrence objectif
14:17sur la situation
14:19des derniers jours.
14:20Joseph Tunnel
14:20analyse ensemble
14:22un commentaire
14:22sur ce qui s'est passé
14:23cette semaine
14:23contre notre chaîne
14:25et qui est très intéressant
14:26parce qu'on se rend compte
14:27que cette victimisation
14:29sur la base d'expression,
14:30oui, peut-être maladroite,
14:32mais surtout,
14:34complètement sortie
14:35de leur contexte
14:35à utiliser
14:36contre notre chaîne.
14:38CNews gêne.
14:39Voilà, c'est un autre ton,
14:42un autre son,
14:43peut-être d'autres informations
14:44dans l'espace médiatique
14:45qu'on peut aimer
14:46ou ne pas apprécier,
14:47mais ce n'est pas nouveau.
14:48Ce n'est pas nouveau.
14:49Moi, j'ai en tête
14:49l'exemple de Raymond Poincaré
14:51qui était président du Conseil.
14:54On est en 1922.
14:55Il va être l'ambassadeur
14:56des États-Unis
14:57au cimetière de Verdun
14:58rendre hommage
14:59aux morts
15:00de la Première Guerre mondiale
15:02et il y a un rayon de soleil,
15:04il fait un rictus.
15:05Il y a des photos
15:05qui sont prises,
15:06il y a une photo
15:07où il fait un rictus
15:09et donc l'humanité
15:10prend cette photo
15:11et lance une grande campagne,
15:12plus de 100 000 exemplaires
15:14avec des cartes postales
15:15qui sont faites,
15:16l'homme
15:16qui se rit
15:17dans les cimetières
15:18et toute la campagne,
15:20évidemment sortie du contexte,
15:21il va rendre hommage
15:22aux morts.
15:23On dit l'homme
15:24qui rit dans les cimetières
15:25avec des choses
15:25qui sont,
15:26je cite l'humanité
15:28avec un titre,
15:29l'homme qui sourit
15:29au milieu des cimetières,
15:30au milieu de croix de bois,
15:32il redresse sa taille
15:33de nabot
15:33et comme on peut le voir
15:34sur ce cliché,
15:36à contempler ce chant
15:37de désastre,
15:38il sent soudain
15:38la joie monter
15:39de son cœur
15:40à sa bouche
15:40et l'homme
15:41qui ne rit jamais
15:42se met à rire.
15:43C'est dégueulasse,
15:44on y est aujourd'hui.
15:46Et repris à l'époque
15:47par le grand orchestre rouge,
15:49c'est exactement
15:50la même chose aujourd'hui.
15:50Un processus
15:51de décontextualisation
15:53et vous venez
15:53de le démontrer
15:54qui n'est pas nouveau,
15:57décontextualisation
15:57de la parole politique,
15:58de la parole médiatique
15:59en l'occurrence,
16:00mais nous sommes
16:00à une autre époque,
16:01celle des réseaux sociaux rois,
16:03l'impact est dévastateur,
16:04le phénomène est accéléré
16:06également.
16:07Oui,
16:07mais à un moment donné,
16:10les Français
16:10ne sont pas
16:11totalement stupides
16:12et totalement idiots.
16:13Alors je sais
16:13qu'un mensonge
16:14qui est répété
16:1510 000 fois
16:15devient une vérité,
16:16mais à un moment donné,
16:18les Français aussi
16:18se rendent compte
16:19par rapport au réel
16:20qu'il y a une déconnexion
16:21entre ceux
16:22qui parlent du réel
16:23et ceux
16:24qui cachent,
16:25mentent,
16:26trafiquent.
16:27Et ça se retrouve
16:28aussi dans les urnes.
16:29Moi, je suis frappé
16:30quand on veut nous lancer
16:31sur le racisme.
16:32Hier, j'ai fait
16:33le chemin de froid
16:34parce que je suis catholique,
16:35mais il y avait
16:36toutes les couleurs.
16:37Non, mais aujourd'hui,
16:38le problème,
16:38c'est que si vous critiquez
16:39un élu qui est issu
16:40de la diversité,
16:41en l'occurrence,
16:42c'est que vous êtes raciste.
16:43et notamment
16:45venu
16:45des communautés africaines,
16:47français par français,
16:48j'en sais rien,
16:49et tout à l'heure,
16:50le chauffeur
16:50qui m'a laissé,
16:52on a discuté
16:55et à la fin,
16:56il me dit
16:58merci,
16:59vous savez,
16:59je me prénomme Emmanuel.
17:00C'était un chauffeur,
17:02un grand noir,
17:04etc.,
17:04qui me dit merci
17:05parce que je me prénomme
17:06Emmanuel.
17:07Parce que sur cette chaîne,
17:08c'est une des seules chaînes
17:09qui parle du massacre
17:11des Africains
17:12en Afrique
17:13et notamment
17:13des chrétiens africains.
17:14C'est une des seules chaînes
17:16qui parle du massacre
17:17des chrétiens
17:18au Moyen-Orient.
17:19Et c'est peut-être
17:20une des seules chaînes
17:21qui se rend compte
17:22que tout massacre
17:23est à condamner,
17:24quelle que soit
17:25la couleur de la victime,
17:26quelle que soit
17:26la couleur du bourreau.
17:27On se rend compte
17:28qu'on a surtout assisté
17:28à une diversion extraordinaire
17:30pour éviter
17:30les questions qui gênent
17:31autour de LFI
17:32et des décisions
17:33des différentes municipalités
17:34ces derniers jours,
17:35notamment à Sandnys
17:36par le maire
17:37Bali Bagayoko.
17:39Bagayoko,
17:39pardonnez-moi.
17:41Autre actualité
17:41que l'on voulait traiter
17:43ensemble
17:43dans ce 100% actu,
17:45Joseph,
17:46c'est Rima Hassan
17:46qui dénonce hier
17:47un harcèlement judiciaire
17:49après avoir été entendu
17:50deux fois par la police
17:51pour des soupçons
17:52d'apologie du terrorisme.
17:53La députée européenne LFI
17:55qui a tenu hier
17:56cette fameuse conférence de presse
17:57avec son avocat,
17:58face à elle,
17:58le parquet
17:58qui évoque
17:59plusieurs procédeurs en cours
18:00et surtout
18:01qui conteste lui
18:02toute idée d'acharnement.
18:04Le résumé
18:04de cette conférence de presse
18:05avec François Tiskevitch.
18:08Ce vendredi,
18:09Rima Hassan
18:10s'est exprimé
18:10lors d'une conférence de presse
18:12à Paris.
18:13L'eurodéputée
18:14dénonce une pression judiciaire
18:16qu'elle juge politique.
18:17Je fais l'objet
18:18d'un véritable harcèlement
18:21judiciaire,
18:21politique,
18:23en raison,
18:24et excusez-moi,
18:24en raison
18:25de mes opinions politiques
18:26et j'en veux pour cause
18:27la temporalité
18:28de cette dynamique
18:29de harcèlement
18:30qui a commencé
18:31dès mon entrée en politique
18:32puisqu'il se trouve
18:33que je suis convoquée
18:34pour apologie du terrorisme
18:36avant même
18:37qu'il y ait élection,
18:39avant même
18:39qu'on arrive
18:39à l'échéance
18:40des élections
18:40des européennes.
18:41La veille,
18:42elle avait été placée
18:44en garde à vue
18:44pour apologie du terrorisme
18:46après un message
18:47publié sur X.
18:48Et ce vendredi,
18:49elle a de nouveau
18:50été entendue
18:50dans deux enquêtes
18:51distinctes
18:52liées à plusieurs plaintes
18:53d'associations.
18:54A ses côtés,
18:55son avocat conteste
18:57fermement la procédure.
18:58Il dénonce notamment
18:59un contournement
19:00de l'immunité parlementaire.
19:02Nous ne pensons pas
19:04que ces différentes violations
19:05du secret de l'enquête,
19:07parce qu'elles en sont,
19:09seraient des violations
19:10qui seraient fortuites.
19:12Nous pensons
19:13qu'elles ont été planifiées,
19:14nous pensons
19:15qu'elles ont été organisées
19:16depuis le début
19:18pour porter atteinte
19:19à l'image,
19:20à la réputation
19:21de Rime Hassan.
19:22Autre point de tension
19:23la découverte
19:24de drogues de synthèse
19:25lors de sa garde à vue.
19:27Rime Hassan
19:27affirme qu'il s'agit
19:28de CBD
19:29à usage médical
19:30et conteste
19:31toute infraction.
19:32Des analyses complémentaires
19:34sont en cours
19:34à sur le parquet.
19:36Le premier procès
19:37est attendu
19:38le 7 juillet prochain.
19:40Joseph,
19:41quelques mots.
19:41Je voudrais juste
19:41qu'on voit
19:41le dernier message
19:43sur les réseaux sociaux
19:44de Rime Hassan.
19:45C'était la nuit dernière.
19:47Rime Hassan
19:48qui continue
19:49cette entreprise
19:49de victimisation.
19:50Je suis prête
19:51depuis ma naissance
19:52pour cette lutte.
19:53Eux ne le sont pas.
19:54Eux, je ne sais pas
19:55exactement de qui elle parle.
19:57En tout cas,
19:57on est dans cette contre-offensive
19:58autour de la victimisation encore,
20:00toujours,
20:00la faute des médias.
20:01On l'a vu,
20:02d'ailleurs,
20:02ces derniers mois.
20:03Raphaël Arnaud,
20:04Andy Carbrat,
20:04Adrien Quatennens,
20:05Jean-Luc Mélenchon,
20:06l'a parfaitement théorisé,
20:08ne jamais reconnaître
20:09la moindre faute,
20:10ne jamais reculer
20:11d'un centimètre,
20:11contre-attaquer sans détour.
20:13C'est une doctrine
20:13et on est en plein dedans.
20:15C'est une doctrine,
20:16ce sont des actes
20:17et des mots.
20:18Ce qui attache son image
20:19et sa réputation
20:20pour reprendre
20:20les propos de son avocat,
20:22c'est d'avoir mis
20:23en modèle
20:23un homme
20:24de la fraction armée rouge
20:27japonaise
20:27qui a assassiné
20:2926 victimes innocentes
20:31parce que juifs.
20:32c'est la seule raison.
20:34C'est parce que c'était
20:35des juifs
20:35dans un aéroport
20:36en Israël
20:37et aujourd'hui
20:38qu'en pensent
20:39les proches,
20:40ceux qui ont perdu
20:41un frère,
20:42une mère,
20:43un père,
20:43un enfant
20:44dans les 26 morts.
20:45Qu'est-ce qu'ils en pensent
20:46aujourd'hui ?
20:47C'est ça qui est odieux
20:48et effectivement
20:48c'est le principe
20:49de contre-attaquer
20:51en allant encore plus fort
20:52dans le mensonge
20:53et Jean-Luc Mélenchon
20:54est aussi responsable.
20:55Le tweet de Jean-Luc Mélenchon
20:56qui vient à la défense
20:58pleurnicher
20:58sur Rima Hassan,
21:00il n'a aucun mot
21:01sur les victimes.
21:02Les victimes n'existent pas
21:03pour ces gens-là.
21:04Eux sont victimes
21:05quand on dit la vérité,
21:07quand on dénonce
21:07leurs mensonges
21:08mais les vraies victimes,
21:09ceux qui souffrent
21:10et qui meurent
21:11n'existent pas pour eux.
21:12Pour aller dans votre sens,
21:13ni motif de garde à vue
21:14mais la dénonciation
21:15d'un député Rennes
21:16ni drogue
21:16en dépit d'une fuite
21:18organisée par la police
21:19parce que là aussi
21:20c'est le récit
21:21de la France insoumise.
21:22Jean-Luc Mélenchon
21:23qui poursuit
21:24en disant
21:25la boucle française
21:27habituelle
21:28justice-police-médias
21:29pour persécuter
21:30les militants
21:31de défense
21:31des Palestiniens
21:32minables.
21:33La France insoumise
21:34ne subit pas
21:36ces polémiques,
21:37elle les cultive,
21:38elles lui sont utiles.
21:39Et ça a été
21:40tous les totalitarismes
21:42pour arriver
21:43ou se maintenir au pouvoir
21:44ont ces mêmes actions.
21:47C'est-à-dire que
21:47ils vont dans l'extrême,
21:50ils mentent,
21:51ils truquent,
21:52ils amènent la violence
21:54et ensuite
21:55ils contre-attaquent
21:56en disant
21:56nous sommes les victimes.
21:57C'est pas nouveau non plus.
21:58Et on continuera
21:59à développer
21:59ces actualités
22:00tout au long
22:00de l'après-midi
22:01sur l'antenne de CNews.
22:02Merci beaucoup Joseph.
22:03On va laisser la place
22:04à Thierry Cabane
22:05et les équipes de Midi News
22:06dans une poignée
22:07de secondes
22:08sur l'antenne de CNews.
22:09J'aurai le plaisir
22:09de vous retrouver
22:09entre 15h et 17h
22:11pour 120 minutes
22:13infos week-end.
22:14A tout à l'heure.
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