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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, ravie de vous retrouver. On commence par les infos du soir. Bonsoir Margot Siffer.
00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:07Le Liban dit vouloir cesser le feu avant des négociations avec Israël.
00:12Orben Yamin Netanyahou dit avoir ordonné à son cabinet d'engager des pourparlers directs avec le Liban,
00:18plutôt dans la journée d'autres pays comme la Turquie, la Russie ou encore le Pakistan avaient fait pression sur
00:23l'état hébreu.
00:24L'OTAN est dans une période de changement profond, assume son secrétaire général.
00:28Il qualifie de franche et d'ouverte ses discussions hier avec Donald Trump.
00:33Donald Trump qui reproche aux membres de l'organisation d'avoir retourné le dos à Washington dans la guerre contre
00:38l'Iran.
00:39Si certains états ont failli, la plupart ont fait ce qu'ils avaient promis, m'a réagi Marc Rutte.
00:44Un fugitif italien m'interpellait m'hier à Beausoleil près de Nice.
00:48Il était visé par un mandat d'arrêt européen du parquet anti-mafia de Naples.
00:52L'individu est soupçonné d'être à l'origine d'un trafic de stupéfiants.
00:56Il était proche de Roberto Mazzarella, un chef de la mafia napolitaine, arrêté il y a quelques jours à Salernes.
01:03Près d'un an et demi après la mort du gendarme Éric Comine, lors d'un contrôle routier dans les
01:08Alpes-Maritimes,
01:09un cap verdien multirécidiviste renvoyé devant la cour d'assises pour meurtre et non pour homicide routier,
01:15comme le réclamait la Défense.
01:17Sous l'emprise de l'alcool, il aurait, d'après les juges, accéléré délibérément au moment du contrôle.
01:22Une décision que la famille de la victime dit accueillir avec satisfaction.
01:28Et puis cette bonne nouvelle pour les Français.
01:30Une première baisse dès demain des prix des carburants dans les grandes stations et dès lundi pour les autres.
01:35Sébastien Lecornu prendra également demain soir la parole pour attirer les leçons de la crise énergétique.
01:42Merci beaucoup ma chère Margot. Prochain point sur l'actualité à 20h.
01:46Et au sommaire ce soir, que se passe-t-il au Liban ?
01:50254 morts, plus de 1000 blessés en une seule journée selon la Défense civile au Liban.
01:55Beyrouth et le Sud pilonnés malgré la trêve annoncée.
01:59Le Liban, otage du Hezbollah et des proxys iraniens, paie-t-il le prix du sang pendant que les négociations
02:05s'ouvrent demain au Pakistan ?
02:07La trêve doit-elle inclure le Liban ?
02:09Pourquoi le pays est-il le champ de bataille des autres ?
02:13Benhamid Netanyahou affirme ce soir avoir ordonné à son cabinet d'engager des négociations directes avec le Liban.
02:22On en parle ce soir avec Charlotte Dornelas.
02:24Mais nous aurons aussi le général Sido, son ancien chef du bureau de liaison de la Finule,
02:29et un étudiant de Beyrouth de passage à Paris dans Face à l'info ce soir sur ce dossier de
02:35la guerre.
02:35La guerre mais aussi la France.
02:37La possible candidature de Dominique de Villepin apparaît comme un récit médiatique romanesque
02:42entre nostalgie du grand homme, posture au-dessus des clivages et stratégie floue.
02:47L'édito de Mathieu Bobcote.
02:50La guerre mais aussi la France.
02:52La pédocriminalité.
02:53Les informations de ces dernières semaines montrent une hausse des affaires révélées et des enquêtes.
02:57Avec des scandales récents à Paris, des réseaux démantelés, des dossiers majeurs relancés comme l'affaire Epstein.
03:04Ce phénomène massif touche environ 160 000 enfants par an en France.
03:10Pourquoi personne n'en parle, en tout cas peu en parle ?
03:12Jean Sagné, avocat de l'association Innocence en danger, est avec nous ce soir.
03:20Un sondage IFOP révèle qu'une part importante de Français, y compris des Blancs, se disent victimes de racisme,
03:29relançant le débat sur l'existence du racisme anti-Blanc et sur la manière dont il est reconnu ou nié.
03:35L'analyse de Gabriel Cluzel.
03:38Et puis, la médiatisation de la relation amoureuse de Jordan Bardella relève d'une stratégie politique assumée.
03:46Mêlant récits personnels, glamour, storytelling, illustrant la transformation de la vie politique en spectacle.
03:54Où l'image compte autant que les idées et l'édito de Mathieu Bobcote ce soir.
03:58Voilà pour le sommaire avec nos mousquetaires. C'est parti !
04:15Ravie de vous retrouver ce soir.
04:18Général C12 est avec nous.
04:19On parlera de la situation au Liban dans un instant.
04:23D'abord avec Charlotte Dornelas depuis hier.
04:26Charlotte Dornelas, le monde entier a les yeux rivés sur le Liban,
04:29qui semble être lié au cessez-le-feu, tout en étant un autre front.
04:34Quelle est la situation ? Que comprendre ?
04:37D'autant plus qu'on a appris ce soir, c'est peut-être historique,
04:39que Benhamid Netanyahou affirme avoir ordonné à son cabinet d'engager des négociations directes avec le Liban.
04:47En effet, on apprenait il y a quelques dizaines de minutes, parce qu'il faut suivre.
04:50J'espère que ma chronique ne sera pas périmie au milieu.
04:53Non.
04:55Que Netanyahou a demandé à son cabinet, en effet, d'engager des négociations.
04:59Les gens qui nous écoutent régulièrement savent que le gouvernement libanais les réclamait depuis quasiment les premières heures de cette
05:05guerre-là.
05:06Et Israël le refusait.
05:08Netanyahou l'a demandé.
05:09C'est une annonce qui a été faite selon plusieurs sources, notamment médiatiques,
05:13après des appels de Donald Trump, réclamant à Israël de réduire ses frappes,
05:18de peur qu'elle entame, on va dire, les négociations avec l'Iran avant même qu'elle ne commence.
05:23On avait évoqué cette possibilité hier.
05:26Et plusieurs sources israéliennes ont précisé que ça n'était pas un cessez-le-feu.
05:30Raison pour laquelle, il y a quelques minutes cette fois-ci, le gouvernement libanais a exigé un cessez-le-feu
05:35avant d'entamer les négociations,
05:37disant, comme il le dit là encore depuis plusieurs temps, que négocier sous les bombes est compliqué,
05:45surtout vu la situation du gouvernement libanais qui est pris entre plusieurs feux,
05:50compliqué évidemment à gérer, auquel s'ajoute la crise humanitaire d'ampleur.
05:55Vous l'avez dit hier, 254 morts et 1165 blessés.
06:00Qui s'ajoutent aux déjà 1500 morts, un million de déplacés dans des quartiers qui sont appelés à évacuer encore
06:07ce soir,
06:08avec des personnes qui parfois dans ces quartiers ont déjà évacué de plusieurs endroits.
06:12Donc vous imaginez que c'est compliqué évidemment.
06:14Excusez-moi, on apprend à l'instant que les frappes israéliennes au Liban, aujourd'hui, ont tué plus de 300
06:18personnes.
06:19Donc voilà, les chiffres s'accumulent de minute en minute.
06:23Là c'est pareil, vous regardez le décompte de la défense civile au Liban, c'est absolument dramatique.
06:27Et depuis hier, vous l'avez dit, tous les yeux étaient rivés sur le Liban parce qu'il y a
06:31énormément de pays,
06:32quasiment partout à travers le monde, qui ont exigé que le Liban fasse partie du cessez-le-feu.
06:38Beaucoup de pays occidentaux, on a vu l'Union Européenne même remettre éventuellement en question
06:42les accords qu'elle a avec Israël si ses frappes ne cessaient pas.
06:47La France en particulier, qui a condamné une réaction disproportionnée et un risque d'affaiblissement de l'accord proclamé hier.
06:54Des pays du Golfe, la Russie, la Chine évidemment.
06:57Et la situation a donc évolué.
06:59Depuis hier, Israël répétait que le Liban n'était pas inclus dans l'accord de cessez-le-feu.
07:04L'Iran a répondu que c'était inimaginable que le Liban ne soit pas dans l'accord de cessez-le
07:08-feu.
07:09Et J.D. Vance, vous savez, qui a été officiellement nommé pour négocier directement avec l'Iran pour le compte
07:14des États-Unis,
07:15a quant à lui parlé aujourd'hui d'un malentendu légitime.
07:18Ils sont polis les Américains avec les Iraniens depuis hier.
07:22Il parle d'un malentendu légitime disant que l'Iran a cru que le Liban en faisait partie mais nous
07:27ne l'avons jamais dit.
07:28Donc il reconnaît qu'au moins tout le monde a pu croire un peu ce qu'il voulait dans cette
07:32affaire.
07:34Et comment dire, il a renvoyé la balle dans le camp iranien en disant maintenant que les choses sont claires,
07:40l'Iran doit décider, je le cite, s'il veut que la trêve échoue ou pas à cause du Liban.
07:45Précisons qu'il trouverait ça ridicule.
07:47Mais ce qu'on comprend ce soir, c'est que les États-Unis ont quand même compris le message,
07:51puisqu'ils l'ont fait passer à Israël.
07:53Et d'ailleurs, probablement, les journées de frappe hier et aujourd'hui,
07:56c'est que Netanyahou savait lui-même que Donald Trump allait réclamer un calme général
08:01pour que les négociations n'échouent pas.
08:03Donc ce qu'on comprend depuis hier, c'est que la tension est réelle sur absolument tous les sujets.
08:08Tout le monde marche sur des oeufs, puisque les points de négociation eux-mêmes sont encore discutés.
08:12Vous savez, hier, on parlait des dix points de négociation invités par l'Iran.
08:15J.D. Evans lui-même nous dit aujourd'hui, il y a trois listes de dix points qui circulent un
08:22peu partout.
08:23Donc évidemment, il y a une liste qui est propagée par l'Iran, qui n'est pas celle que veulent
08:26les États-Unis.
08:27Et on comprend que sur des sujets absolument essentiels, l'Iran et les États-Unis ne sont pas du tout
08:33d'accord.
08:33Mais on comprend aussi que les États-Unis sont prudents depuis hier.
08:36Quelle est la situation au Liban même, Charlotte Dornelas ?
08:39Dans un instant, on aura un étudiant qui vit à Beyrouth, qui est de passage à Paris,
08:43qui va nous témoigner, parce qu'il a encore de la famille sur place, un peu de comment ça se
08:47passe en ce moment.
08:48Mais qu'en pense le gouvernement libanais ?
08:51Que peut-il faire pour sortir aussi de cette guerre déclenchée par le Hezbollah ?
08:56C'est la même question qui se pose au gouvernement libanais depuis le premier jour de cette guerre,
09:01et même depuis en réalité des années, et au moins depuis 2024.
09:06Sabrina, vous pouvez sortir deux secondes ? Sortez deux secondes !
09:09Pardon, excusez-moi.
09:10Non mais sortez, revenez, on est en famille, tout va bien.
09:13Excusez-moi, ça va.
09:14Mais ça m'arrive aussi.
09:16C'est juste que j'ai étouffé une toux, donc c'est un peu compliqué ensuite.
09:18Non mais sortez, séchez vos petites mâmes, revenez.
09:21Très très bien.
09:23Déjà c'est un honneur de vous avoir, mais pas en pleurant.
09:27Pardonnez-moi, vraiment.
09:27Non, pas de souci.
09:28Ça va ma chérie ?
09:29Ça va, tout va bien, tout va bien.
09:30Je vous dis, c'est juste une toux mal gérée.
09:33Non, on va gérer ça avec vous.
09:34Pardon ma Charlotte.
09:35Non, non, non, mais vous posiez la question du positionnement, on va dire, du gouvernement libanais dans cette histoire.
09:42C'est la même question, je vous disais, depuis le premier jour de cette guerre-là, mais de la guerre
09:47d'avant et de la guerre d'encore avant, puisque la question du désarmement du Hezbollah n'est pas nouvelle,
09:51évidemment, et qu'elle est au cœur de cette guerre aujourd'hui.
09:55Il y a aujourd'hui au Liban un consensus sur le désarmement du Hezbollah.
09:58Pas une unanimité, un consensus très clair à travers la classe politique, mais qui est difficile à obtenir.
10:05Et vous saviez, le cessez-le-feu qui avait été obtenu en 2024 demandait qu'Israël ne bombarde plus le
10:11Liban et que le Liban désarme le Hezbollah.
10:13Personne n'a respecté ce cessez-le-feu.
10:15Et à la fin, en effet, le gouvernement libanais dit, nous avons besoin de temps pour désarmer le Hezbollah.
10:19Et Israël sait mieux que personne que désarmer le Hezbollah est compliqué.
10:23Ce n'est pas la première fois qu'elle essaye et elle sait que c'est compliqué.
10:26Encore moins, encore une fois, sous les bombes, d'où la volonté d'avoir un cessez-le-feu.
10:30Et la position de la France, le communiqué hier de Jean-Noël Barraud, on avait le porte-parole qui nous
10:35a annoncé quasiment le communiqué quelques minutes avant.
10:37Il était extrêmement dur, le communiqué du quai d'Orsay en France.
10:41Je cite, oui, l'Iran doit cesser de terroriser Israël par l'intermédiaire du Hezbollah qui doit être impérativement désarmé.
10:47Cette ligne-là est très claire.
10:48Mais non, le Liban ne doit pas être la victime expiatoire d'un gouvernement contrarié parce qu'un cessez-le
10:54-feu a été trouvé entre les États-Unis
10:55et l'Iran.
10:56Vous voyez, c'est très révélateur, en réalité, de la situation dans laquelle se trouve le gouvernement libanais.
11:01Personne n'a de solution rapide à cette question.
11:04En revanche, l'État libanais a prouvé aujourd'hui, encore une fois, si je puis dire, sa bonne foi dans
11:09les actes.
11:09Souvent, le gouvernement libanais a dit qu'il voulait le faire.
11:12Ils ont tenté dans le sud du Liban.
11:14Aujourd'hui, il y a eu un conseil des ministres au Liban.
11:17D'abord, un, le président Aoun, le président libanais, a clairement rejeté la médiation iranienne.
11:23Il a dit, et plusieurs ministres ont dit dans la journée, que le Liban devait garder la main sur les
11:28négociations,
11:29qu'il réclamait lui-même l'inclusion du Liban dans la trêve, mais que personne ne devait négocier en son
11:34nom.
11:35Ça, c'est la première chose.
11:36Une volonté désespérée, si je puis dire, de réaffirmer son indépendance et sa souveraineté.
11:41Un peu contre les faits.
11:43Le Liban est pris en otage par absolument tout le monde.
11:45Et en conseil des ministres, encore, contre l'avis des deux ministres du Hezbollah,
11:49vous savez qu'il y a la branche politique qui est représentée par deux ministres,
11:52il y a eu la décision de tous les autres ministres d'envoyer l'armée et les appareils sécuritaires
11:58intensifier leur déploiement à Beyrouth, afin, je cite,
12:00d'étendre le contrôle de l'État dans la capitale et d'y assurer le monopole des armes.
12:05Ça a été salué assez largement au Liban,
12:07parce que là, il y a concrètement la volonté de désarmer le Hezbollah à Beyrouth,
12:11qui a été particulièrement touché par les frappes hier.
12:13Alors, on comprend que le Liban veut lui-même s'extraire du conflit iranien,
12:18mais la situation de son pays peut-elle compromettre le cessez-le-feu ?
12:22C'est la question que tout le monde se pose ce soir.
12:23Évidemment, et c'est l'immense paradoxe.
12:24À la veille des négociations.
12:26C'est l'immense paradoxe.
12:27On sent que le gouvernement libanais, et évidemment beaucoup de Libanais avec lui,
12:30rêveraient de s'extraire de cette guerre dans laquelle il n'aurait jamais voulu rentrer.
12:33On les entend régulièrement dire « c'est pas notre guerre, on ne voulait pas cette guerre,
12:37on n'a rien à faire dans cette guerre ».
12:38Et il est plongé malgré tout dans cette guerre.
12:41Pourquoi ? Parce qu'il a une partie de lui-même, à savoir le Hezbollah,
12:45qui est une part de ce qu'ils appellent l'axe de la résistance,
12:49et qui est intimement lié à l'Iran.
12:51D'ailleurs, le Hezbollah a réagi à la mort du guide suprême iranien,
12:55et l'Iran aujourd'hui laisse entendre que le cessez-le-feu
12:59pourrait être compromis par la situation au Liban.
13:02Donc si vous voulez, malgré le gouvernement libanais, le Liban est impliqué dans cette guerre.
13:05C'est un peu évidemment le paradoxe.
13:07Leurs destins sont liés, c'est le drame des Libanais,
13:09mais la lumière apparaît un peu au bout du tunnel avec cette volonté de négociation,
13:16avec le risque toutefois, et tout le monde l'a bien en tête,
13:18de revenir à la situation du cessez-le-feu de 2024,
13:21que personne n'avait respectée.
13:23Donc il va falloir trouver un moyen d'aller plus loin.
13:25Car si les autorités libanaises ne cessent de rappeler que personne ne doit parler en leur nom,
13:30c'est parce que tout le monde l'a fait.
13:32C'est parce que le président iranien, le premier ministre iranien,
13:34le président du parlement iranien, ont effectivement expliqué que le Liban
13:38était une partie indissociable du cessez-le-feu,
13:41parce que indissociable de l'Iran lui-même.
13:43Ce que ne veut pas le gouvernement libanais,
13:46à ceci près que l'Iran, ça ne l'a pas empêché d'envoyer sa délégation au Pakistan.
13:50Donc ils ont dit que c'est un point non négociable,
13:53mais la délégation est quand même partie au Pakistan pour négocier.
13:56Donc on comprend que le Liban est potentiellement une variable d'ajustement
13:58pour absolument tout le monde,
14:00que personne ne veut que ça fasse échouer les négociations,
14:04mais qu'en même temps la situation au Liban n'émeut pas malheureusement grand monde.
14:09Il y a donc une fenêtre étroite pour le gouvernement libanais,
14:13qu'on espère tous qu'ils vont réussir à saisir.
14:15On va en parler aussi avec Général Sidou,
14:18ce qui est à côté de vous dans un instant.
14:19Peut-être réagir aux 300 morts, on vient de l'apprendre.
14:22300 morts, Général Sidou.
14:23Oui, c'est gigantesque.
14:24Mais en fait, c'est bien le drame.
14:26Vous avez utilisé le terme de disproportionné.
14:29Ça répond à une doctrine israélienne, une doctrine de représailles.
14:32Et en fait, c'est ce à quoi on s'opposait quand on était à la finule,
14:36en particulier, j'y étais en 2016-2018.
14:38Il faut partir de la base.
14:39Le problème, c'est que les Israéliens,
14:41à partir du moment où il y a un Israélien qui est touché à un soldat,
14:44ils répondent de façon doctrinale, de façon disproportionnée.
14:48C'est-à-dire un soldat israélien reçoit une balle dans la main,
14:50on rinze un village.
14:51Et donc, notre travail, mon travail, était d'empêcher ça.
14:55Et ça fonctionnait à cette époque.
14:57Et ça fonctionnait.
14:58Parce qu'on établissait un dialogue permanent entre les Israéliens et les Libanais,
15:02et les forces armées libanaises, pas le Hezbollah.
15:04Le Hezbollah, en fait, il parlait avec le bureau de renseignement
15:07des forces armées libanaises au sud-Liban.
15:09Ça, c'est une chose.
15:10Et ça fonctionnait.
15:11Alors, le problème qu'il y a eu, c'est qu'effectivement,
15:13il y a le 7 octobre 2023,
15:15les offensives du Hezbollah, qui n'arrêtent pas.
15:18Réponse israélienne, cessez le feu de 2024.
15:22Qui n'est pas vraiment bien mis en œuvre.
15:24Je pourrais revenir beaucoup plus longuement là-dessus.
15:26Oui, c'est ça, exactement.
15:27C'est ce qu'on va en reparler tout à l'heure.
15:28Et aussi, avec ce jeune étudiant qu'on va recevoir tout à l'heure,
15:31qui vit à Berroquet,
15:32qui nous racontera comment les choses ont évolué très rapidement.
15:36On va parler de la France aussi.
15:38Parce que Dominique de Villepin, mine de rien,
15:41avance petit à petit vers la présidentielle.
15:43En tout cas, c'est ce que va nous expliquer
15:45Mathieu Bocoté en marque une pause.
15:47On revient.
15:49Selon le ministère libanais de la Santé,
15:536092 blessés,
15:551888 morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah.
16:00On continuera à en parler avec vous, Général Sidous, dans un instant.
16:04Mathieu Bocoté, en France, très intéressant.
16:07La presse parle de plus en plus des ambitions présidentielles de Dominique de Villepin.
16:11Dans Le Parisien, en début de semaine, on lisait même, je cite,
16:14« la nostalgie des grands hommes d'État ».
16:17Comment Dominique de Villepin est devenue la nouvelle idole des jeunes ?
16:22Sérieux ?
16:23Alors, vous posez la bonne question.
16:26Alors, sur le coup, on peut se dire, c'est une blague,
16:28sur le coup, on peut se dire vraiment le retour,
16:29mais quand Le Parisien,
16:31qui est ce qu'on pourrait appeler un journal plutôt institutionnel,
16:33cherche, nous présente ainsi cette information,
16:36je ne peux m'empêcher de me dire qu'on nous passe un message.
16:40Non, mais c'est autour des jeunes.
16:41Ah, mais ça vient ensemble.
16:42C'est un récit, ça vient tout ensemble.
16:44On nous explique, on nous dit, prenez-le au sérieux.
16:47Et moi, je prends au sérieux.
16:49Quand les élites nous disent, prenez quelque chose au sérieux,
16:50je le prends au sérieux, parce qu'ils ont une idée derrière la tête.
16:53Alors, qu'est-ce qu'on voit là devant nous ?
16:54On a un homme qui, depuis 2025,
16:56a joué sur la possibilité de son retour.
16:59Il a fondé un parti, la France humaniste.
17:02On peut dire qu'il est peut-être atteint du syndrome du dernier tour de piste.
17:06C'est-à-dire, dans sa vie,
17:07c'est la dernière présidentielle à laquelle il va pouvoir se présenter.
17:09Il a toujours rêvé d'être candidat à la présidentielle
17:11et plus encore d'être président.
17:12Donc, il se dit, maintenant, fonçons sur un malentendu,
17:15ça peut fonctionner.
17:16Mais, cela dit, il y a la question,
17:19c'est celle du créneau.
17:20Vous l'avez dit, particulièrement, il est attaché.
17:22Les jeunes s'attachent à lui.
17:23Donc, qu'est-ce qu'ils apprécient chez lui ?
17:24On pourrait dire que le Dominique de Villepin, c'est d'abord un style.
17:27Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est le Parisien.
17:29Vous avez raison de le mentionner.
17:31Donc, c'est d'abord un style.
17:32Je pense qu'on peut le noter.
17:33Donc, il porte bien, il a une belle voix,
17:36il fait des interventions poético-politiques.
17:38On pourrait dire que c'est un peu le Mme Taubira de droite.
17:41C'est-à-dire une parole un peu empoulée,
17:44qui se croit poétique,
17:45qui se croit lyrique,
17:47qui croit emporter nos sentiments les plus profonds,
17:49mais qui, chez certains, peut faire rire.
17:52Mais manifestement, pas chez ces jeunes qui l'admirent.
17:54Il incarne aussi la possibilité
17:56d'une forme de France néo-tière-mondiste.
17:58Donc, on l'a vu, c'est l'homme qui a le dernier.
18:01Ça, on lui reconnaîtra.
18:02En 2003, il a tenu tête aux Américains
18:04au moment de la guerre d'Irak.
18:06Et il a envoyé un signal à ce moment-là.
18:08La France n'est pas une province américaine.
18:10Elle a sa propre politique étrangère.
18:11Et c'est à ce moment, d'ailleurs,
18:13qu'il a gagné la réputation
18:15d'un grand homme d'État, potentiellement.
18:17Donc, il appartient à une période de l'histoire
18:19où la politique voulait dire quelque chose.
18:21Aujourd'hui, c'est le monsieur international
18:23dans la politique française.
18:25Il joue un peu le rôle d'une forme de Kissinger idéaliste.
18:27C'est-à-dire, c'est celui qui comprendrait
18:29tous les mécanismes de la politique internationale,
18:31mais qui refuserait le cynisme
18:33et qui nous éduquerait sur la possibilité
18:35d'une amitié entre les peuples.
18:36Et il renaît, bien évidemment, médiatiquement,
18:39autour de Gaza.
18:40Parce que là, il prend position très clairement
18:42pour Gaza contre Israël.
18:44Mais au-delà de ça, on pourrait dire que,
18:45sur la question de l'Iran,
18:46il y a un préjugé anti-américain fort chez lui.
18:49Il y a un préjugé anti-occidental fort
18:51au sens large chez lui.
18:52Donc, il se crée une forme de base autour de cela.
18:56Et chez les plus jeunes, il est vrai,
18:57il a un vrai succès sur TikTok,
18:59il a un vrai succès sur les différents réseaux sociaux.
19:01Donc, l'espèce de grand écart
19:03entre le style à l'ancienne du politique poète
19:07qui a connu les grands,
19:08qui était témoin de l'époque des grands.
19:10Et de l'autre côté, le format TikTok et ainsi de suite,
19:13eh bien, ça fait une rencontre imprévue
19:15qui donne un succès relatif,
19:17mais suffisamment réel.
19:18Il tiktokise comme Jordan, pourrait-on dire.
19:21Eh bien, cette stratégie lui permet
19:23de faire parler de lui
19:24à quelques mois de la présidentielle,
19:26peut-être à la manière d'un recours,
19:28c'est-à-dire un homme qui aurait pu faire
19:29toute autre chose de sa vie,
19:30mais qui revient pour sauver son peuple.
19:32C'est ce que je crois comprendre de son message.
19:34Dominique de Villepin se présente-t-il
19:36comme un concurrent de Jean-Luc Mélenchon ?
19:39Et vous avez raison de poser la question,
19:40parce que Jean-Luc Mélenchon,
19:42c'est l'homme qui a construit son offre politique
19:44sur la question de Gaza, notamment,
19:45depuis quelques mois.
19:46C'est celui qui est en...
19:48qui est pratiquement une forme de tiers mondial
19:49à la française.
19:50Et on sait que les électeurs sensibles
19:52au discours de Villepin,
19:54sur les jeunes, entre guillemets,
19:56qui sont sensibles au discours de Villepin,
19:58sont les électeurs spontanément
19:59de Jean-Luc Mélenchon.
20:01Bon.
20:01Pourtant, il croit avoir son créneau.
20:03Il croit avoir son créneau,
20:04et on peut dire qu'il va beaucoup plus loin,
20:05soit dit en passant, au-delà de Gaza,
20:07dans la redéfinition de son identité politique.
20:10Dominique de Villepin est entré aujourd'hui
20:12d'emprunter le langage du gaullisme
20:14pour imposer un multiculturalisme radical
20:17et même, quelquefois, une forme de racialisme inattendu
20:20que je ne m'attendais pas à voir chez lui.
20:22Alors, je donne un exemple.
20:23Il a fait publier un texte récemment,
20:24sur Twitter, encore une fois,
20:26où il explique que, selon lui,
20:28la France, en France,
20:29le racisme serait au pouvoir
20:31et le racisme systémique serait au pouvoir.
20:34Alors, c'est dans le cadre de la controverse
20:35autour de Baleighi Bagayoko.
20:37Alors, que nous dit-il ?
20:38Le halo du racisme, c'est son terme,
20:40c'est ce qui doit nous conduire à conclure
20:43que le racisme est déjà au pouvoir,
20:45que le racisme est déjà et encore systémique.
20:49Dominique de Villepin considère
20:50que le racisme est au pouvoir en France,
20:52que le racisme est systémique.
20:54Ce discours n'est pas différent, par exemple,
20:56de Louis Boyard,
20:57pour prendre peut-être un jeune qui l'admire.
21:00Donc, il va quand même assez loin
21:02avec ce terme.
21:02Le racisme systémique, c'est-à-dire
21:03que la structure même de la société française
21:05est raciste.
21:07Par ailleurs, il dénonce,
21:08donc il nous dit,
21:09le racisme antinoir est de retour.
21:10Il dit, le racisme antinoir,
21:11c'est que le texte commence ainsi.
21:12Il faut une urgence d'ailleurs
21:15d'un réveil républicain contre le racisme
21:17et le racisme antinoir serait aujourd'hui
21:18au cœur de la vie française.
21:20Et pour cela, il nous dit,
21:23il faut réintégrer,
21:24il faut réintégrer notamment
21:25la mémoire noire de la France
21:27dans une forme de multiculturalisme
21:29nouveau genre.
21:30Je vais vous citer un extrait de son texte.
21:31Donc, il propose une nouvelle commission
21:33Stasi de 2003 sur la laïcité,
21:35mais aujourd'hui pour définir le racisme
21:37et pour mieux le combattre.
21:38Et je le cite,
21:40« Il faudra reconstruire la République
21:41à part égale,
21:43remettre en pleine lumière
21:44la part noire de la République.
21:45Rappelez les Lumières Noires
21:47qui, depuis 1789,
21:48n'ont jamais cessé d'accompagner
21:49la pensée de la République.
21:50C'est Toussaint-Ouverture,
21:52c'est la Société des amis des Noirs
21:53de 1791,
21:54c'est le mouvement de la négritude
21:55d'Aimé Césaire et de Léopold Sangor
21:57qui transforme la stigmate en fierté.
21:59C'est la pensée d'Édouard Glissant
22:00qui invente une pensée en archipel
22:02qui donne toute sa part
22:03à l'héritage entier de la France.
22:04Ce sont les tirailleurs sénégalais
22:06venus deux fois libérer
22:08le territoire métropolitain. »
22:09Alors là, il y a deux choses
22:10qu'on doit se dire ici.
22:11Le racisme en général
22:12et le racisme anti-loir en particulier
22:13sont évidemment scandaleux.
22:15Qui dira le contraire ?
22:16Mais ce que je note chez lui,
22:17c'est qu'il considère
22:18que c'est un élément structurant
22:19et en ascension
22:21et dominant aujourd'hui en France.
22:23Donc, il y a chez lui cette idée
22:25de se créer une candidature d'accusation.
22:28C'est une candidature d'accusation
22:29contre une France
22:30qui trahirait ses idéaux républicains,
22:32contre une France
22:33qui, par ailleurs,
22:33abandonnerait son rôle de nation
22:35qui éclaire les peuples
22:36du tiers-monde aujourd'hui.
22:37Et il va, soit dit en passant,
22:38entre-temps,
22:39il donne un coup quand même
22:40à ses amis,
22:41on pourrait dire, universalistes,
22:42parce qu'il dénonce aussi
22:44l'universalisme
22:45qui invisibiliserait
22:47le racisme aujourd'hui.
22:49Donc là, on est devant
22:50une proposition
22:50qui se veut du langage du gaullisme.
22:53C'est comme, dans son esprit,
22:54c'est comme le giga maxi-gaulliste,
22:56mais qui, par ailleurs,
22:58nous dit
22:59qu'il faut finalement embrasser
23:00Gaza, le tiers-mondisme nouveau.
23:02Il faut par ailleurs condamner
23:03Israël et les États-Unis
23:04en toutes circonstances.
23:05Et il faut désormais
23:06célébrer, sans le dire ainsi,
23:07ce ne sont pas ses mots,
23:08un racialisme nécessaire
23:09en France.
23:10Pourquoi ?
23:10Pour combattre le racisme
23:11systémique qui sera au pouvoir
23:12en France.
23:13C'est une proposition politique
23:14inédite.
23:14En tout cas, ça serait bien
23:15qu'ils valorisent vraiment
23:16les ultramarins,
23:17parce qu'on voit
23:18qu'ils disparaissent
23:19en profit d'autres
23:20entre nous.
23:21Ne faut-il pas voir
23:23dans cette rumeur,
23:24Mathieu Bocoté,
23:25une manière pour les médias
23:27d'occuper le récit
23:28de la présidentielle
23:29avant qu'elle ne devienne
23:30vraiment sérieuse.
23:31On parle de gendarme Berndet
23:32dans un instant.
23:33Oui, mais je suis d'accord.
23:36Le fait est qu'en politique,
23:37les journalistes politiques
23:39préfèrent raconter
23:40les couloirs,
23:40les coulisses du pouvoir
23:41plutôt que s'intéresser
23:42aux enjeux.
23:43Je le constate,
23:44ce n'est pas le cas de tous,
23:44il y en a de très bons,
23:45mais normalement,
23:46ils aiment raconter
23:47sur le mode baron noir.
23:48Il a fait ce mauvais coup,
23:49ce petit coup,
23:50c'est tordu,
23:50c'est diablement tordu,
23:51haha, on l'a bien eu.
23:52Ça, c'est leur manière
23:53de parler de sport
23:54en parlant de politique.
23:55Donc, ça fait partie
23:56du récit.
23:57Vous noterez,
23:58ensuite,
23:59Villepin existe,
23:59il représente quelque chose
24:01dans la campagne,
24:02c'est la normalisation
24:02dans le langage gaulliste,
24:03je l'ai dit,
24:04du multiculturalisme
24:05le plus radical.
24:06Mais cela dit,
24:07l'obsession racialiste
24:08va au-delà de Dominique
24:09de Villepin
24:09avec un autre candidat
24:10apparu il y a quelques jours,
24:11on en parle déjà un peu moins,
24:12mais je tiens à le mentionner,
24:13Bali Bagayoko,
24:14de passage chez
24:16Al-Sufi Lapix,
24:18lui demande,
24:19c'est quand même pas mal,
24:20certains vous considèrent
24:21déjà comme un Obama français.
24:23Question, Mme Lapix,
24:24qui sont certains,
24:25j'aimerais le savoir,
24:27est-ce que,
24:27je n'ai pas entendu,
24:29c'est seulement elle
24:30qui a dit ça,
24:30mais bon,
24:30quoi qu'il en soit.
24:31Est-ce que finalement,
24:32vous n'avez pas un profil
24:33plus intéressant
24:34pour représenter
24:34une candidature LFI
24:36parce que vous venez
24:36de cette nouvelle France
24:37dont vous parlez aujourd'hui,
24:38parce que vous êtes plus jeune,
24:39parce que justement,
24:40vous êtes noir,
24:41parce que vous êtes un élu
24:42de terrain depuis
24:42une vingtaine d'années.
24:44Alors, qu'on se comprenne bien,
24:45Obama, au moment
24:46de devenir président,
24:47avait été sénateur,
24:48représentant,
24:49c'est une grande figure
24:50de la politique américaine
24:51qui était là
24:51depuis longtemps.
24:52OK?
24:53Bali Bagayoko,
24:54qui est un homme honorable,
24:55je n'en doute pas,
24:56est une figure nouvellement élue
24:57avec un peu plus
24:58de 10 000 votes
24:59à Saint-Denis
25:00et maire de cette ville
25:01aujourd'hui.
25:01Quel est le point commun
25:02entre Bali Bagayoko
25:04et Barack Obama?
25:05Manifestement,
25:06leurs parcours
25:06ne sont pas les mêmes,
25:07manifestement,
25:07leur héritage
25:08ne sont pas les mêmes,
25:08manifestement,
25:09leur langage
25:09n'est pas le même,
25:10c'est seulement
25:10qu'ils sont noirs.
25:11Donc, il y a une obsession
25:13racialiste chez Mme Lapic
25:14sans même qu'elle
25:15ne s'en rende compte,
25:15évidemment.
25:16Une obsession racialiste,
25:17donc elle dit,
25:21c'est quand même,
25:22ça nous honte
25:22à quel point
25:23il y a un côté vintage
25:23chez nos élites,
25:24le journaliste politique.
25:25Obama, ça fait longtemps
25:26que c'est terminé.
25:27Plus personne ne pense à lui.
25:29Donc là,
25:29se tourner vers lui,
25:30c'est comme chanter finalement
25:31une espèce de vieille chanson
25:32à l'ancienne
25:33en ayant l'impression
25:33d'embrasser les jeunes.
25:34Alors, quoi qu'il en soit,
25:36cette question,
25:37donc cette idée
25:37que peut-être
25:38il y aura un concurrent
25:38à Jean-Luc Mélenchon
25:39qui s'appellerait
25:39Bali Bagayoko
25:40ou un autre
25:41qui serait peut-être
25:42dans les circonstances
25:42Dominique de Villepin,
25:43on peut y voir
25:44ou une forme de passe-temps
25:45de la classe journalistique
25:47qui parle de politique.
25:48Il n'en demeure pas
25:49mais qu'à travers cela,
25:50ils dévoilent
25:50leurs obsessions idéologiques
25:51et je le redis
25:52dans les circonstances,
25:53obsessions racialistes.
25:55Dans un instant,
25:57la page présidentielle 2,
26:00Jordan Bardella
26:01et Maria Carolina.
26:03On en parle avec vous.
26:04Des douces ici.
26:05Oui, pardon.
26:07Maintenant,
26:08une autre page en France
26:10avant de revenir
26:10avec le Liban,
26:12bien sûr avec le général Sidous
26:13et avec notre invité,
26:14Ryan,
26:15un étudiant
26:17qui vit à Beyrouth.
26:19D'abord,
26:19Jean Seignet,
26:20je vous prie de bien
26:21vouloir vous installer.
26:22Vous êtes avocat
26:22d'innocence sans danger.
26:23Vous êtes l'invité
26:24de Sabrina Medjeber
26:26parce qu'on a décidé
26:27de parler ce soir
26:28de la pédocriminalité.
26:31Il y a beaucoup
26:32d'informations
26:32sur ce sujet.
26:34Souvent,
26:35on n'en parle pas.
26:36On n'ose pas en parler
26:38et c'était important
26:39pour nous
26:40de mettre
26:40les deux pieds dans le plat.
26:41Sabrina Medjeber.
26:42Tout à fait.
26:43Alors,
26:43je vais présenter
26:45Maître Seignet.
26:46Vous êtes donc
26:46l'avocat
26:47d'une association
26:48qui s'appelle
26:49Innocence en danger
26:50qui est présidée
26:52par Omaïra
26:53Selye.
26:54C'est une association
26:55qui est présente
26:56dans de multiples pays.
26:57le Luxembourg,
26:58le Luxembourg,
26:58l'Allemagne,
26:58la Suisse,
26:59la Colombie
27:00et notamment.
27:01C'est une association
27:03qui a vocation
27:04d'aider les victimes
27:06de pédocriminalités
27:07à pouvoir se défendre.
27:09Vous en êtes l'avocat
27:10mais vous n'êtes pas
27:11que le seul avocat
27:13de cette association.
27:14L'association est entourée.
27:15Elle est
27:19entourée,
27:21nomenclaturée
27:22par un bon nombre
27:23d'experts,
27:24de juristes,
27:25de psychologues,
27:25etc.
27:26Et en préparant
27:27cette émission,
27:28puisque Christine
27:29a rappelé les chiffres
27:29tout à l'heure,
27:30plus de 160 000 victimes
27:32en France aujourd'hui
27:33le sont du fait
27:34de la pédocriminalité.
27:36Et en préparant
27:37cette émission,
27:39la première question
27:40que j'ai envie
27:41de vous poser,
27:42c'est que
27:42lorsque vous m'aviez parlé,
27:44vous m'aviez dit
27:45que vous dites
27:46que là où il y a
27:47un enfant,
27:48il y a un pédocriminel
27:49qui guette.
27:50Pourriez-vous nous expliquer
27:51s'il vous plaît, maître ?
27:52C'est horrible.
27:53160 000,
27:54c'est 160 000
27:55par an.
27:57C'est-à-dire que
27:58ça correspond
27:59à un enfant
28:01agressé sexuellement
28:02toutes les trois minutes.
28:04Ça veut dire que
28:05par classe,
28:06dans chaque classe,
28:07il y a trois enfants
28:09qui ont été victimes
28:10d'infractions sexuelles
28:12intrafamiliales.
28:12Un enfant sur dix.
28:14C'est l'ampleur
28:15du phénomène
28:15tel qu'il est identifié
28:16en France.
28:17Quand je dis
28:18que là où il y a
28:19un enfant,
28:20il y a un pédocriminel
28:21qui guette,
28:21c'est un peu
28:22une hyperbole,
28:22c'est une provocation,
28:24une provocation à l'éveil,
28:25une provocation à la compréhension
28:27de ce phénomène,
28:28un enfant
28:29toutes les trois minutes.
28:31C'est l'importance
28:32qu'il faut accorder
28:33à ce phénomène,
28:34l'éveil,
28:34et puis ensuite,
28:38la vigilance.
28:39La vigilance
28:40parce que
28:41les infractions sexuelles,
28:44majoritairement,
28:45sont intrafamiliales.
28:46C'est d'abord
28:48l'inceste
28:48qui est l'objet
28:50d'un déni important
28:51de la part
28:51de nos concitoyens,
28:53de la part
28:53des tribunes également.
28:55Mais ça nécessite
28:56une vigilance
28:57de tous les instants
28:58des pères,
28:59des mères,
29:00de façon à ce que
29:00on puisse identifier
29:02qui sont ces enfants,
29:04qui sont ces trois enfants
29:05par classe
29:06qui ont été victimes
29:07d'inceste.
29:07C'est cette provocation-là
29:08qui fait qu'il faut
29:10avoir conscience
29:11qu'il faut
29:13augmenter
29:14cette vigilance
29:15parce que la pédocriminalité,
29:17aujourd'hui,
29:17elle est essentiellement
29:19dans la chambre
29:19de nos enfants.
29:20C'est ce que vous m'aviez dit.
29:21Elle est dans
29:22leur téléphone portable.
29:23On sait qu'un enfant
29:25qui va se brancher
29:25sur Internet
29:26au bout de quelques minutes,
29:27il va être sollicité
29:29par un pédocriminel
29:30qui, lui,
29:31est en chasse.
29:32Très bien.
29:33Vous m'aviez parlé
29:34également
29:35de l'histoire
29:36des deux oliviers.
29:38Pourriez-vous
29:38expliquer
29:39cette histoire
29:40comparativement
29:41au profil
29:43socioculturel
29:44des prédateurs,
29:44s'il vous plaît.
29:45L'histoire des deux oliviers,
29:47c'est une réponse
29:49que nous faisons
29:51à tous ces défenseurs
29:53qui viennent nous expliquer
29:54que le pédocriminel
29:55qui est devant la barre
29:57au tribunal
29:57est un père de famille
29:59qui est brave,
30:00qui est bienveillant,
30:02qui est aidant
30:04par rapport
30:04à ses voisins.
30:05Le pédocriminel,
30:06il faut bien le comprendre,
30:08c'est tout le monde.
30:09C'est toutes les couches
30:11de la société.
30:11Et les deux oliviers,
30:13ce ne sont pas
30:14les deux oliviers
30:15que j'ai dans mon jardin.
30:16Les deux oliviers,
30:18c'est d'abord
30:18Olivier Duhamel
30:19qui est le personnage
30:21central de l'œuvre
30:22de Camille Kouchner,
30:24la famille Agrandé.
30:25Et puis,
30:26c'est aussi
30:27Olivier Bailly
30:28qui était magistrat,
30:29vice-président
30:30du tribunal de Dijon
30:31et qui avait
30:32quelle magistrature ?
30:34juge des enfants.
30:35Donc ces deux oliviers,
30:37d'abord,
30:38ils vous permettent
30:38de comprendre
30:39qu'on est dans
30:41la pédocriminalité
30:43intrafamiliale,
30:44dans les deux dossiers.
30:45L'un est accusé
30:47d'agresser sexuellement
30:49son cousin,
30:51l'autre de proposer
30:52à la prostitution
30:54sa fille de 12 ans.
30:55On est donc sur des choses
30:56qui sont extrêmement graves
30:57et ce sont très certainement
30:58deux hommes qui étaient
31:00deux hommes délicieux,
31:01cultivés,
31:01charmants.
31:02Donc le pédocriminel,
31:03ce n'est pas celui
31:04qui est tordu
31:05que l'on va rencontrer
31:06dans le jardin
31:07qui va ouvrir son anorax.
31:09C'est le père de famille
31:10qui est très probablement
31:12votre voisin.
31:13Très bien.
31:14Et en préparant
31:15également l'émission,
31:16nous avions discuté
31:17ensemble
31:17d'une association
31:19intitulée
31:19la Team Mort
31:20où vous m'expliquiez
31:22justement qu'aujourd'hui,
31:23avec les mutations
31:24structurelles de la société,
31:26énormément de pédocriminels
31:28entre guillemets
31:29surfent sur Internet.
31:31Donc peut-on parler
31:32aujourd'hui
31:32d'une Uber
31:34pédocriminalité
31:34et si oui,
31:35est-elle en expansion ?
31:37À l'instant où l'on parle,
31:40il y a,
31:41selon les statistiques
31:43qui sont acceptées,
31:452 600 000
31:47pédocriminels
31:48en ligne
31:49à cet instant.
31:51Il y a une explosion
31:53des nouvelles formes
31:54de pédocriminalité
31:55grâce à Internet
31:56qui permet à un certain
31:58nombre de nos concitoyens
31:59d'aller provoquer des viols
32:01à l'autre bout de la planète
32:02dans les pays pauvres.
32:04Il y a une école
32:06qui a failli être créée
32:08au Sénégal
32:09dans laquelle on allait dresser
32:11des jeunes enfants
32:12particulièrement pauvres
32:13pour pouvoir être utilisés
32:15sexuellement en France.
32:16Il y a tout un développement
32:17qui est dû
32:18au développement
32:22d'Internet
32:24et on voit apparaître
32:25effectivement
32:26des associations
32:26telles que la Team Mor
32:27qui vont créer
32:29des faux profils
32:30d'enfants
32:30et qui vont
32:32respecter
32:34un processus
32:35très clair.
32:36Ils ne sont jamais
32:37dans la provocation,
32:38ils sont toujours
32:39dans la passivité.
32:40Il faut observer
32:41qu'en quelques minutes,
32:42en quelques minutes,
32:44ils sont immédiatement
32:45agressés,
32:46ces enfants virtuels.
32:47Ils sont ensuite
32:48identifiés
32:49par cette association
32:50et cela fait l'objet
32:52de présentations
32:54devant les tribunaux.
32:56Merci beaucoup
32:57Sabrina Medjibur.
32:58Merci infiniment
32:59Maître Jean Sagné,
33:01avocat
33:02de l'association
33:03qui existe depuis 20 ans,
33:05Innocence sans danger.
33:06Nous nous salutons
33:06à Amira Selyer
33:07qui est franco-iranienne
33:09et qui est président
33:09de cette association.
33:10Merci beaucoup Sabrina.
33:11un enfant
33:13agressé sexuellement
33:14toutes les trois minutes
33:16en France.
33:17Merci infiniment.
33:18Je vous laisse
33:19tranquillement.
33:19Florian va vous récupérer.
33:22Merci pour votre témoignage
33:23très puissant.
33:25Gabriel Cluzel,
33:26un sondage IFOP
33:27pour la LICRA
33:28montre qu'à 46%
33:30des Français
33:31estiment avoir été
33:32confrontés
33:33au racisme.
33:34Fait saillant
33:35et inédit
33:36dans cette étude,
33:3732% des Français
33:38blancs
33:39disent avoir
33:41et affirment avoir
33:42déjà été victime
33:43d'une forme
33:43d'agression raciste
33:45au cours des 12
33:46derniers mois.
33:47Plus précisément,
33:4819% des blancs
33:51disent avoir été
33:52injuriés déjà
33:53ou encore moqués
33:54pour ceux
33:55qu'ils sont
33:56et 8%
33:57avoir déjà été
33:58agressés
33:59physiquement
34:00le racisme
34:01anti-blancs.
34:02Donc finalement,
34:03il existe bien,
34:04on a des chiffres.
34:05C'est une petite bombe
34:07cette étude.
34:07On peut peut-être dire
34:08pour bien
34:09asseoir sa légitimité,
34:11c'est une étude IFOP
34:12qui a été faite
34:13pour la LICRA
34:14par téléphone
34:15du 8 août
34:16au 2 septembre 2025
34:18auprès
34:18d'un peu plus
34:20de 14 000 personnes
34:22résident
34:22en France métropolitaine
34:24et âgées de 15 ans
34:25et plus.
34:26Alors pour ceux
34:27qui ont subi
34:28ce racisme anti-blancs,
34:3043% ont déjà
34:32évité de fréquenter
34:33certaines rues.
34:34Alors il n'y a pas
34:34que le racisme anti-blanc
34:36qui est noté
34:36dans cette étude,
34:38mais c'est vrai
34:38que cette précision
34:42sur le racisme anti-blanc
34:43est assez inédite.
34:45Alors il se trouve
34:46que ce sondage
34:47intervient au moment
34:48où l'on vient d'apprendre
34:49par le New York Post
34:50que le meurtrier
34:51d'Irina Zarutska,
34:53vous vous souvenez,
34:54cette jeune ukrainienne
34:54tuée dans le métro
34:55de Charlotte aux Etats-Unis
34:56le 22 août dernier,
34:58a été déclarée irresponsable.
35:00Et vous vous souvenez
35:01peut-être aussi
35:02qu'en s'écartant
35:04de sa pauvre victime,
35:05l'agresseur présumé
35:07s'était exclamé
35:08« j'ai eu cette fille blanche ».
35:10Il l'avait dit deux fois.
35:12Mais de l'avis de Radio France,
35:13par exemple,
35:13ça ne suffisait pas
35:14pour répondre affirmativement
35:16à la question
35:16« est-ce un crime raciste ? »
35:18Il fallait attendre l'enquête
35:20pour voir si il n'y avait
35:20pas d'autres facteurs.
35:21Et bien ça y est,
35:22on a trouvé,
35:22il était fou.
35:24Donc le racisme anti-blanc
35:25n'était pas la raison
35:26puisqu'il était déraisonnable.
35:28Et c'est assez représentatif
35:30de la façon
35:31dont on traite
35:32le racisme anti-blanc
35:33en France
35:33et plus généralement
35:34en Occident.
35:36Que l'accusé
35:37le revendique lui-même,
35:39ça ne suffit pas,
35:40comme dans cette affaire.
35:41C'est-à-dire que plusieurs témoins
35:43aient entendu les meurtriers
35:46ou les présumés meurtriers
35:47le revendiquer
35:48comme dans l'affaire Crépole.
35:50Ça ne suffit pas non plus.
35:51Un peu comme lorsque
35:54un meurtrier
35:55crie « Allah Akbar,
35:56ça ne veut rien dire,
35:57nous sommes priés de le croire ».
36:01Il ne faut pas tirer
36:02des conclusions hâtives.
36:04Et parce que dans la tête
36:05de beaucoup de monde,
36:06le racisme anti-blanc
36:09n'existe pas.
36:10Donc ceux qui l'ont croisé
36:11sont soit des menteurs,
36:13soit ils fantasent
36:14et donc deviennent mythomanes.
36:16Ce qui est intéressant,
36:17c'est que ce santage
36:18a été fait pour la LICRA.
36:19Et en 2012,
36:21la LICRA avait suscité
36:22une indignation générale
36:25parce qu'elle s'était portée
36:27partie civile,
36:27c'était la première fois,
36:28contre un prévenu
36:30accusé de violence
36:31avec la circonstance
36:32aggravante de racisme
36:33au motif qu'il avait
36:35accusé une victime,
36:36insulté une victime
36:37en criant « sale blanc,
36:38sale français ».
36:39Alors il y avait
36:39un sociologue,
36:40Stéphane Beau,
36:41un historien,
36:42Gérard Noiriel,
36:42dans Le Monde
36:43qui avait parlé
36:44d'initiatives ahurissantes
36:45et puis il nous avait
36:46démontré par A plus B
36:47dans toute la tribune
36:48que ça nous ramenait
36:49aux heures les plus sombres
36:50de notre histoire.
36:52Et donc ils expliquaient
36:53que le racisme anti-blanc
36:54c'était un concept
36:54inventé par le Front National.
36:56Alors le MRAP
36:57s'était justifié
36:58de mille façons.
36:59Ils avaient dit que
37:00bien sûr c'était
37:01ultra minoritaire
37:02et donc c'est assez
37:05ironique
37:05qu'un sondage
37:06diligenté par leurs soins
37:08montre aujourd'hui
37:09que ce n'est pas
37:09du tout anecdotique
37:11comme la LICRA
37:11l'avait prétendu
37:12à ce moment-là.
37:13L'IFOP souligne bien
37:15que ce qui singularise
37:18cette étude
37:18par rapport au dispositif
37:20de mesure existant
37:21c'est d'avoir levé
37:22cet angle mort.
37:23Est-ce vraiment inédit ?
37:25Oui on peut le dire
37:27il y avait eu une étude
37:27en 2016
37:29qui tournait un peu
37:30autour du sujet
37:31mais il parlait
37:32de français
37:33historiquement là
37:34depuis longtemps
37:34ce n'était pas tout à fait
37:35la même notion
37:36d'ailleurs l'étude
37:37elle-même
37:37c'était une étude
37:38de l'INET
37:38ça en était défendu
37:39donc oui on peut dire
37:40que c'est inédit
37:42et l'IFOP explique
37:43que contrairement
37:44à l'enquête
37:44cette enquête
37:45trajectoire et origine
37:46de l'INET
37:47dont on parle souvent
37:48on ne se borne pas
37:49au racisme
37:50lié à l'immigration
37:51post-coloniale.
37:52Ils disent dans leurs jolis mots
37:54parce qu'ils ont des jolis mots
37:54l'INED
37:55non l'IFOP pardon
37:56avoir capturé
37:58l'intégralité
37:59du spectre
38:00des victimes
38:00du racisme
38:01donc pour faire court
38:02ils ont mis aussi
38:02les blancs.
38:03Alors on peut dire
38:04que c'est quand même
38:04courageux
38:05parce que
38:05eu égard au dogme ambiant
38:06c'est quand même blasphémé
38:07alors deux remarques
38:09on peut affirmer
38:10que le racisme anti-blanc
38:11n'existe pas
38:13et donc dénier
38:14à une partie de la population
38:15les lois prévues
38:16contre le racisme
38:17c'est en soi
38:19du racisme anti-blanc
38:21puisque ça les discrimine
38:22ça les exclut
38:23de façon institutionnelle
38:26d'un dispositif
38:27préfus pour cela
38:29et puis
38:30et c'est pour ça
38:31que dire que l'IFOP
38:34comme l'IFOP
38:35que le racisme
38:36envers les noirs
38:36et les arabes
38:37serait plus institutionnel
38:38parce que c'est
38:39sur la base de témoignages
38:40donc les français
38:42donc noirs ou arabes
38:44qui se disent victimes
38:45de racisme
38:46parlent de la police
38:47par exemple
38:47de la discrimination
38:48au travail
38:48mais on peut dire
38:49que finalement
38:50le fait que les blancs
38:51soient exclus
38:52de ces lois antiracistes
38:54qui sont institutionnelles
38:55c'est aussi un racisme institutionnel
38:57c'est pas seulement
38:57ce racisme ordinaire
38:59qu'évoque l'IFOP
39:00et puis
39:02l'affirmation
39:03que le racisme anti-blanc
39:04n'existe pas
39:04repose sur le postulat
39:06que seuls les blancs
39:07seraient racistes
39:07et comme on peut pas être
39:08à la fois victimes
39:09et bourreaux
39:10ça peut pas exister
39:12or le racisme anti-noir
39:13maintenant au Maghreb
39:15est largement documenté
39:16l'historien Mamed Oualdi
39:18vous savez il a fait
39:18une tribune en 2024
39:19très intéressante
39:20il explique que
39:21le racisme anti-noir
39:22au Maghreb
39:24tire un lien
39:25avec la mémoire
39:25de l'esclavage
39:26et il dit que
39:27les noirs en langue arabe
39:28sont encore qualifiés
39:29avec des termes
39:29liés à l'esclavage
39:30comme vusif
39:31je sais pas si ça se dit
39:32comme ça
39:32ça s'écrit comme ça
39:33en tout cas
39:33qui veut dire domestique
39:35c'est pour ça
39:36que le concept
39:37d'une nouvelle France
39:39racisée, unie
39:40est absurde
39:41il y a du racisme
39:42au sein même
39:42de cette fameuse
39:43nouvelle France
39:44telle qu'elle a été
39:45théorisée par LFI
39:46et puis on peut subir
39:47aussi le racisme anti-blanc
39:48de la porte d'autres blancs
39:50qui pensent qu'en l'exerçant
39:51on va oublier
39:52qu'ils sont blancs
39:53vous voyez
39:53mais non Jean-Luc
39:55il ne suffit pas
39:55de dire tout blanc
39:56tout moche
39:57et de répéter
39:57qu'on est maghrébin
39:58pour que ça passe crème
39:59le temps du porte-parole
40:01là est terminé
40:01il faut céder la place
40:02pour 2027
40:03S'agissant du racisme anti-blanc
40:05l'IFOP évoque aussi
40:06des registres religieux
40:09civilisationnels
40:10et culturels
40:11comment le comprendre ?
40:12Alors c'est un point
40:13très intéressant
40:14de cette étude
40:14je trouve
40:16parce qu'on peut
40:17en conclure
40:18qu'il ne suffit pas
40:18d'être blanc
40:19pour ne pas subir
40:20le racisme anti-blanc
40:21même s'ils ne le disent
40:23pas comme ça
40:23vous pouvez être qualifié
40:25de bounti noir
40:26à l'intérieur
40:26mais blanc
40:29à l'intérieur
40:30vous savez
40:31nous parlions ici
40:31sur ce plateau
40:32il y a quelques semaines
40:33de ce référent RN
40:34des Hauts-de-Seine
40:35René Kimbassa
40:36qui était la cible
40:37d'un racisme
40:37complètement décomplexé
40:39traité de collabos
40:40d'esclaves des blancs
40:41etc
40:42et par ailleurs
40:43la religion chrétienne
40:45fait de vous
40:45et de nombreux chrétiens
40:46d'Orient
40:47du reste en témoigne
40:48ou en Iran
40:49un complice des blancs
40:51donc un blanc vous aussi
40:53je me souviens
40:53d'une procession
40:54du 8 décembre
40:55dans les Hauts-de-Seine
40:55il y a quelques années
40:56qui avait été attaquée
40:57par des jeunes
40:58entre guillemets
40:58et on m'avait dit
40:59ah mais le fait
41:00que le prêtre
41:01soit africain
41:02ça avait excité
41:03l'agressivité
41:04des jeunes
41:05parce qu'il l'avait
41:06traité de traître
41:07et on peut s'arrêter
41:09un instant
41:09du reste
41:10à ce propos
41:10sur le thème
41:12de privilèges blancs
41:13vous savez
41:13ce privilège blanc
41:14il revient
41:15dans la rhétorique
41:17antiraciste
41:17et il alimente
41:18du reste
41:19la rancœur
41:19il alimente
41:20finalement ce racisme
41:21anti-blanc
41:21et il est en fait
41:23raciste
41:23c'est une sorte
41:24de métonymie
41:26qui s'appelle
41:27une synecdoque
41:27vous connaissez
41:28cette figure de style
41:29qui est utilisée au lycée
41:30ça désigne
41:31le contenu
41:32pour le contenant
41:33vous savez
41:33vous voyez ce que je veux dire
41:34voilà
41:35je vous mets le verbe
41:36et bien là c'est pareil
41:37c'est à dire parce que
41:37en fait le vrai privilège
41:39il n'est pas épidermique
41:40ce n'est pas le fait
41:41d'être blanc
41:41il est géographique
41:43c'est d'être issu
41:44d'une terre
41:44l'Europe
41:45ayant eu l'insigne
41:45avantage d'être
41:46hélénisé
41:47romanisé
41:47christianisé
41:48c'est même ainsi
41:49que Paul Valéry
41:50l'a défini
41:51sur laquelle était clos
41:52un joyau de civilisation
41:54émancipateur
41:54au sens noble du terme
41:55fécant
41:56tant sur le plan
41:57philosophique
41:58artistique
41:59qu'économique
41:59alors on appelait ça blanc
42:00parce qu'il se trouve
42:01qu'en Europe
42:01on a plutôt le type européen
42:03comme en Asie
42:03on a plutôt le type asiatique
42:05mais le propre de cet avantage
42:06est qu'il se partage
42:08sans s'arrêter aux frontières
42:09ni au derme
42:10c'est pour ça
42:11que les chrétiens d'Orient
42:12ou même
42:13j'en discutais
42:13avec un prêtre du Nigeria
42:14il me disait
42:15les catholiques du Nigeria
42:17sont jalousés
42:18parce que
42:20fréquentant les églises
42:21et les écoles chrétiennes
42:22ils côtoient des occidentaux
42:23leur mode de vie
42:24et de travail
42:25sans rapproche
42:26eux aussi
42:26ils ont
42:28ce fameux
42:29privilège blanc
42:31sans être blanc
42:32et ce que viennent chercher
42:33chez nous
42:34les immigrés
42:34a priori
42:35c'est cette société
42:37pacifiée
42:37née de nos mœurs
42:39et de notre civilisation
42:40ce serait bien
42:42de le leur partager
42:43mais ça
42:43ça ne peut se faire
42:44qu'avec l'assimilation
42:45or nous avons eu à cœur
42:47depuis des dizaines d'années
42:48de détruire tout cela
42:51et aujourd'hui
42:52nous en sommes
42:52à compter les points
42:55en matière de racisme
42:56merci ma chère
42:58Gabrielle Cluzet
42:59nous on aime
42:59les blancs
43:00les noirs
43:00les jeunes
43:01toutes les couleurs
43:02et on aime surtout
43:03la France
43:04par-dessus tout
43:05dans un instant
43:06Mathieu Bocoté
43:07va nous parler
43:08d'une histoire d'amour
43:09l'histoire d'amour du jour
43:13qui fait un peu
43:14voilà un peu
43:15l'amour
43:15après la guerre
43:16mais d'abord la guerre
43:17puisqu'on en parlera
43:18avec le général
43:20si de ce qu'il a
43:20et je vous prie
43:21de bien vouloir
43:21accueillir en même temps
43:22ce jeune Ryan
43:24qui a 20 ans
43:26qui est étudiant
43:27à Sciences Po
43:28à Beyrouth
43:28il est de passage
43:29à Paris
43:30et il nous racontera
43:31concrètement
43:32comment ça se passe
43:33sur place
43:33c'est intéressant
43:34parce que je vous ai eu
43:35moi sur Europe 1
43:36il y a trois semaines
43:37et vous me disiez
43:38oui mais bon
43:39à Beyrouth
43:39ça va
43:40tout va bien
43:40etc
43:41ça n'est plus pareil
43:42vous allez nous raconter
43:43ce qui se passe
43:44à Beyrouth
43:45Général Sido
43:46d'abord je me tourne
43:47vers vous
43:47après la chronique
43:48la voyante chronique
43:49de Charlotte Dornela
43:50c'est à propos du Liban
43:51donc entre temps
43:52on a appris
43:52donc ces 300 morts
43:54je disais
43:55comment vous analysez
43:56ces 300 morts
43:57au Liban
43:58comment vous analysez
43:59ce début
44:01de discussion
44:02qui doit avoir lieu
44:04demain
44:05comment vous analysez
44:06leur rôle
44:07d'Israël
44:08comment vous analysez
44:09le fait que
44:10le Liban
44:11ne soit pas
44:13inclus
44:13dans l'accord
44:14voilà
44:15beaucoup de questions
44:16ce soir
44:16Général Sido
44:17vous êtes ancien
44:18chef du bureau
44:20de liaison
44:20de la Finule
44:21une fois n'est pas coutume
44:22je vais dire du bien
44:23d'un membre du gouvernement
44:25vous avez le droit
44:26notre ministre des affaires étrangères
44:28a très bien employé
44:29a très bien présenté
44:30la situation
44:30à un moment
44:31il dit un gouvernement
44:32contrarié
44:32c'est un langage diplomatique
44:33il est tout à fait probable
44:35et plein d'analystes
44:36le constate
44:37que les Israéliens
44:38ont fait une frappe massive
44:41disproportionnée
44:42bien évidemment
44:42et très mal ciblée
44:43sur Beyrouth
44:44pour montrer
44:46leur mécontentement
44:47du cessez-le-feu
44:48avec l'Iran
44:49en fait il y avait deux fronts
44:50il y a le front iranien
44:51et le front libanais
44:53Hezbollah disons
44:54et donc les Israéliens
44:56eux ne le dissociaient pas
44:57pour eux
44:57il fallait couper la tête
44:58le canal d'approvisionnement
45:00du Hezbollah
45:01qui vient d'Iran
45:02et donc pour eux
45:03c'était concomitant
45:04donc affaiblir au maximum
45:06l'Iran
45:08pour affaiblir au maximum
45:10le Hezbollah
45:10et là
45:11les bombardements
45:12en fait
45:12ils n'étaient pas finis
45:13pour eux
45:13avant le cessez-le-feu
45:15le chef d'état-major
45:16des armées
45:16et le premier ministre
45:18ont dit
45:19on ne veut pas du cessez-le-feu
45:21on va faire une bascule stratégique
45:22et la bascule stratégique
45:23elle était en Iran
45:24elle n'était pas au Liban
45:25donc quelque part
45:25ils ont été contrariés
45:27le vocabulaire
45:28du notre ministre
45:28et c'est très juste
45:29ça n'a pas du tout été apprécié
45:30je le sais
45:31par l'ambassadeur d'Israël
45:32mais bon c'est comme ça
45:33et le problème il est
45:35que cette frappe épouvantable
45:36massive
45:38choque quand même
45:39choque tout le monde
45:40et là j'ai envie de dire
45:42oui les Israéliens
45:42ont dépassé les bornes
45:44ils savent se mesurer
45:45il y avait
45:45bon
45:46ils savent se mesurer
45:46mais comment vous analysez
45:48là justement
45:48que ce soir
45:49on le disait avec
45:49Charles Donnella
45:50tout à l'heure
45:51Benhamid Netanyahou
45:52ça y est
45:52il dit qu'on est prêt
45:53à discuter avec
45:54il était allé trop loin
45:55et ça je l'ai vécu
45:56sans arrêt
45:57le problème c'est que
45:58les Israéliens réagissent
45:59de façon disproportionnée
46:01violemment
46:02et instantanément
46:02donc là
46:03je reprends le terme
46:05il a été contrarié
46:06c'est horrible de dire ça
46:07contrarié
46:08il a réagi violemment
46:08et là bon
46:10ça fait un choc mondial
46:11quelque part
46:11excusez-moi question
46:12vous ne pensez pas
46:13par exemple que ces frappes
46:14aient été prévues
46:15peut-être depuis plusieurs semaines
46:17alors
46:17ils ont dit qu'elles étaient
46:18préparées depuis plusieurs semaines
46:19mais enfin
46:20elles sont arrivées
46:20comme par hasard
46:21le lendemain du Cessez-le-feu
46:23pour jeter un pavé
46:25dans la mare
46:25alors de façon assez raisonnable
46:27et même très raisonnable
46:28les Pakistanais
46:30ont énormément agi
46:32pour calmer la situation
46:33même les Iraniens
46:34les Iraniens
46:35se sont retenus
46:36en fait
46:37quelque part
46:39les Israéliens
46:40espéraient peut-être
46:41que les Iraniens
46:42réagissent
46:42et brisent le Cessez-le-feu
46:43complètement
46:44ça c'est une hypothèse
46:45on ne peut pas la négliger
46:46donc les Pakistanais
46:49et les Iraniens
46:51les Pakistanais ont agi
46:53diplomatiquement
46:54et les Iraniens se sont retenus
46:55parce qu'ils veulent arrêter
46:56les bombardements américains
46:58ils en ont trop souffert
46:58ils veulent arrêter
46:59ça c'est une chose
47:00qui est certaine
47:00et là on se retrouve
47:01dans une situation
47:02qui n'a pas dégénéré
47:04là quelque part
47:05le Premier ministre
47:07se dit
47:07ce que j'ai fait
47:09ne sert pas forcément à rien
47:10mais ouvre une porte
47:12de négociation
47:13parce qu'en fait
47:13il y a toujours eu
47:14des négociations
47:15il y en a eu après 78
47:16après 82
47:17après 2006
47:18avec des offensives
47:20et puis après
47:20l'ONU intervenait
47:23de façon forte
47:24là ce qu'on peut regretter
47:26c'est que l'ONU
47:27n'a rien plus
47:28quasiment plus
47:29alors je sais que
47:30le souhaiter général
47:31n'est pas apprécié
47:32l'ONU n'est plus écouté
47:33non plus
47:33oui ça dépend
47:35des personnalités
47:35ça dépend de plein de choses
47:36en 96
47:38notre ministre
47:39des affaires étrangères
47:40Charette
47:40avait fait la navette
47:41entre Israël
47:42et le Liban
47:44pour obtenir
47:44un cessez-le-feu
47:45et ça ne plaisait pas
47:46aux américains
47:46il a obtenu
47:47un cessez-le-feu
47:49vous voyez
47:49donc en fait
47:50ça dépend quand même
47:51cette situation
47:51dans ce pays
47:52dépend énormément
47:53des personnalités
47:54des gens qui s'investissent
47:55très intéressant
47:56on apprend que le député
47:57du Hezbollah
47:58Ali Fayad
47:59vous en parliez tout à l'heure
48:00Charlotte
48:01réaffirme le rejet
48:03par son groupe
48:04de pourparlers direct
48:06entre les Libans
48:07et Israël
48:07le cessez-le-feu
48:08est une condition
48:09préalable
48:10avant d'entreprendre
48:11toute démarche
48:12dit-il
48:12oui
48:13le problème
48:14c'est que
48:14effectivement
48:15on parlait de négociation
48:16depuis le début du conflit
48:18alors il n'y a pas eu
48:19beaucoup d'action
48:19à part notre ministre
48:20qui est allé une fois
48:21à Tel Aviv
48:22une fois à Beyrouth
48:22il n'y a pas eu
48:23beaucoup d'action
48:23il n'y a pas eu
48:24un engagement massif
48:25mais il ne faut pas s'étonner
48:26cette situation
48:26qui a dégénéré
48:27on s'y attendait
48:28à un moment ou un autre
48:29ça allait dégénérer
48:29ça allait dégénérer
48:30soit par l'offensive terrestre
48:32israélienne
48:33soit
48:34effectivement
48:34par ce qui s'est passé
48:36et
48:38donc
48:38le président
48:41Aoun
48:41avec son premier ministre
48:44voulait négocier
48:45mais le président du parlement
48:46ne voulait pas trop
48:47parce qu'il fallait
48:47inclure tout le monde
48:48il fallait absolument
48:49inclure les chiites
48:50etc
48:50et donc là
48:50on se retrouvait
48:51dans cette situation
48:52larvée
48:52de guerre civile
48:53sans guerre
48:54du Liban
48:55ils n'arrivent pas
48:55à s'entendre
48:56pour obtenir
48:57un vrai résultat
48:58donc là
48:59il y a eu cette catastrophe
49:00ce massacre
49:01là c'est une porte ouverte
49:03c'est une porte
49:03qu'il faut absolument
49:04la garder ouverte
49:05alors dans un instant
49:06je vais vous demander
49:06à quoi on peut s'attendre
49:08demain
49:08comment les choses
49:09pourraient évoluer
49:09selon vous
49:10d'abord
49:10Ryan
49:11merci beaucoup
49:12d'être avec nous
49:12ce soir
49:13donc je disais
49:14que vous êtes étudiant
49:15à Sciences Po
49:17Beyrouth
49:18je vous avais eu
49:19en ligne
49:20en direction européen
49:21voilà il y a trois semaines
49:22un mois
49:22avec Gabriel Gruzel
49:23et vous me disiez
49:24voilà que Beyrouth
49:24c'était tranquille
49:25et c'était que le sud du Liban
49:27qui était attaqué
49:27qu'en est-il
49:28aujourd'hui
49:29on voit bien que tout a changé
49:30et en très peu de temps
49:31aujourd'hui il n'y a plus
49:33je dirais qu'il n'y a plus
49:34une zone
49:34vous êtes de passage à Paris
49:35rapidement je vous le dis
49:36pendant une semaine
49:37il n'y a plus une zone
49:38aujourd'hui qui est sûre au Liban
49:41le conflit est en train de s'étendre
49:43on l'a vu avec les frappes d'hier
49:45c'est quelque chose
49:45auquel on ne s'attendait pas du tout
49:48c'est une ampleur
49:49qu'on n'a jamais vécue au Liban
49:50c'est la première fois
49:51que des quartiers
49:52qui n'ont rien à voir
49:53avec le Hezbollah
49:54sont frappés
49:54c'est la première fois
49:56que des civils
49:57sont assassinés
49:59je pense qu'on peut parler
49:59d'assassinat aujourd'hui
50:00c'est des immeubles entiers
50:02qui ont été frappés
50:02avec des personnes à l'intérieur
50:03des civils
50:04des femmes
50:04des hommes
50:05des enfants
50:06on a vu des vidéos
50:07tournées insupportables
50:09pour nous
50:10dans des magasins
50:11des étudiants comme moi
50:12qui sont en visioconférence
50:13qui entendent les frappes
50:14tomber dans l'immeuble d'à côté
50:16mais comment on peut
50:17vivre là-dessous
50:18c'est une situation
50:19qui pour nous est invivable
50:22Vous avez de la famille là-bas
50:25vous êtes en contact
50:26permanent avec eux
50:28qu'est-ce qu'ils vous disent
50:29comment ils vivent
50:30quelles sont leurs interrogations
50:32est-ce qu'ils se disent
50:32qu'ils veulent quitter le Liban
50:34qu'est-ce qu'ils disent
50:35C'est déjà un sentiment
50:38d'impuissance totale
50:39parce qu'en fait
50:40les personnes qui sont encore là-bas
50:41sont bloquées
50:43tout simplement
50:44ils sont pris en étau
50:45dans ce conflit
50:47qu'on subit vraiment
50:49cette guerre nous
50:49en tant que civils
50:50et maintenant on est frappés
50:52les gens sont de plus en plus inquiets
50:54même dans les régions
50:54qui étaient
50:56avant tous ces épisodes
50:58qui étaient les régions sûres
50:59les gens sont de plus en plus inquiets
51:01tout le monde aujourd'hui
51:02vraiment est touché
51:04à des mesures différentes
51:05mais vraiment aujourd'hui
51:05c'est toute la population libanaise
51:07mais au Liban
51:08mais aussi dans le monde
51:09qui est touchée
51:09alors la population libanaise
51:11voilà
51:12est touchée
51:12victime
51:13on l'a vu
51:13prise en otage
51:14mais elle en veut à qui ?
51:16à tout le monde
51:18à tout le monde
51:19on entend beaucoup
51:20parler
51:21on a entendu beaucoup parler
51:22d'une critique
51:23envers le Hezbo
51:24au début de la guerre
51:24qui a initié cette guerre
51:26bien sûr
51:27aujourd'hui
51:28il y a un retournement
51:29je pense
51:29avec surtout ce qui s'est passé hier
51:32des frappes
51:32sur des civils
51:33des enfants
51:34qui ont été tués
51:34c'est inacceptable
51:35pour les Libanais
51:37donc
51:37il ne faut pas croire
51:39on entend beaucoup
51:39les officiels israéliens
51:41dire qu'on fait le boulot
51:43pour les Libanais
51:44on fait le sale boulot
51:44que l'état libanais
51:45n'est pas capable de faire
51:46c'est pas ça
51:47faire le boulot
51:48nous on est dessous
51:49c'est des civils
51:51qui sont en train
51:51d'être tués aujourd'hui
51:52donc
51:54c'est de plus en plus compliqué
51:56et
51:56c'est du jamais vu
51:58on n'a jamais vécu ça
51:59300 personnes
52:00tuées en 10 minutes
52:0110 minutes
52:04c'est inhumain
52:05c'est inhumain
52:06Général Sido
52:07s'ils ne sont pas visés
52:08des civils
52:09là c'est à se demander
52:10parce que
52:11jusqu'à présent
52:12l'armée israélienne
52:12faisait attention
52:13on visait un appartement
52:14bon s'il y a une erreur
52:16bon une erreur
52:17tandis que là
52:17c'était un bombardement massif
52:18ce sont des bombes énormes
52:20effectivement
52:20mais c'est pas les civils
52:22qui visent
52:22ils visent justement
52:23des personnalités
52:24du Hezbollah
52:25alors
52:26après ce sont des victimes
52:27collatérales
52:27c'est toujours bizarre
52:28on se demande toujours
52:28pourquoi il y a des bascules
52:29comme ça
52:31dans le passé
52:32les israéliens
52:33ont fait des erreurs
52:33en 96 également
52:35au moment de la raison de la colère
52:36il y avait des réfugiés libanais
52:37à côté d'un camp de l'ONU
52:38ils ont bombardé
52:39bon là on peut se dire
52:40c'est une erreur
52:41d'un officier
52:42ou d'un responsable local
52:43tandis que là
52:43cette frappe aérienne
52:44c'est un ordre gouvernemental
52:47c'est pas inimaginable autant
52:48alors
52:49ils estiment
52:49qu'ils ont frappé
52:51des cibles militaires
52:52des poses de commandement
52:53etc
52:53bon
52:54pour l'instant
52:54on a un nom
52:55on a le nom du secrétaire
52:56du secrétaire général
52:58du Hezbollah
52:59bon
53:00on en a un
53:01on en a pas 300
53:02il arrive un moment
53:03
53:05il faut quand même être honnête
53:05intellectuellement
53:06là il y a un énorme raté
53:08de l'armée israélienne
53:10du gouvernement israélien
53:12alors
53:12dernière question
53:13qu'est-ce qui peut se passer
53:14demain
53:15comment ça peut évoluer
53:17à la veille
53:18des négociations
53:19à Islamabad
53:20alors
53:21pour Islamabad
53:22moi je suis optimiste
53:23je l'ai dit depuis 2-3 jours
53:25moi aussi
53:26les Pakistanais
53:27veulent obtenir quelque chose
53:28ils veulent absolument
53:29les américains
53:30pareil
53:30les Pakistanais
53:31qui sont furieux
53:32contre Israël ce soir
53:33ils veulent se retirer du problème
53:34malheureusement
53:35et là pour le Liban
53:36c'est tellement énorme
53:37ce qui s'est passé
53:38c'est tellement choquant
53:40que
53:42c'est un point d'arrêt
53:43quand même
53:44c'est un point d'arrêt
53:44pour ouvrir de vraies négociations
53:46je pense
53:47il y a un moment
53:47c'est une vraie bascule
53:49alors
53:50peut-être que les Israéliens
53:51poursuivront
53:51l'offensive terrestre
53:53mais là
53:54il faut saisir l'occasion
53:55il faut que
53:55j'ai envie de dire
53:56le gouvernement français
53:57saisisse l'occasion
53:58d'être l'intermédiaire diplomatique
54:00très intéressant
54:02l'intermédiaire diplomatique
54:03vous allez repartir quand
54:05mon chien Ryan
54:06à Beyrouth
54:07dès que possible
54:09dès que possible
54:10vous m'avez dit
54:10que le prix des billets
54:11a explosé
54:12en plus
54:12merci beaucoup
54:14pour votre témoignage
54:15restez avec nous
54:16Général Sidos
54:16et pour le JT
54:18la dernière chronique
54:19coup de poing
54:20de Mathieu Bocot
54:21coup de coeur
54:21coup de coeur
54:22ah l'amour
54:24l'amour
54:24après la guerre
54:25l'amour
54:25non après oui c'est ça
54:26après la guerre l'amour
54:27mais avant l'amour
54:28Adrien Fontenot
54:31Bonsoir à tous
54:32le Liban réclame
54:33un cessez-le-feu
54:34avant de parler
54:34avec Israël
54:35plutôt Benyamin Netanyahou
54:37ordonnait à son cabinet
54:38d'engager des négociations
54:39directes avec le Liban
54:40notamment sur le désarmement
54:42du Hezbollah
54:42Tzahal continue de frapper
54:44le mouvement islamiste
54:45allié de l'Iran
54:45dans plusieurs quartiers sud
54:47de Beyrouth
54:47notamment
54:47où l'armée israélienne
54:49appelle les habitants
54:50à évacuer
54:50les prix à la pompe
54:51pourraient reculer
54:52dans les heures
54:52les jours qui viennent
54:53une diminution
54:54d'environ 5 à 10 centimes
54:55par litre
54:56c'est ce qu'a annoncé
54:56le ministre de l'économie
54:57Roland Lescure
54:58plusieurs ministres
54:59étaient réunis à Bercy
55:00avec les professionnels
55:01du secteur
55:02Sébastien Lecornu
55:03en tant qu'antabu
55:04tirer les leçons
55:05de la crise énergétique
55:06le Premier ministre
55:06s'exprimera demain
55:07en fin de journée
55:08depuis Matignon
55:09et puis cette alliance
55:10stratégique à Strasbourg
55:11la nouvelle maire socialiste
55:12Catherine Trottmann
55:13annonce un accord
55:14avec deux élus LR
55:15pour diriger la métropole
55:16les trois élus
55:17se connaissent
55:18pour s'être opposés
55:19ensemble
55:19contre la précédente
55:20majorité écologiste
55:21l'élection formelle
55:22est prévue vendredi
55:23lors du premier conseil
55:24de l'euro-métropole
55:25de ce mandat
55:26Merci beaucoup
55:28Adrien Fontenot
55:29l'armée israélienne
55:30avertit que le Hezbollah
55:31pourrait étendre
55:32ses prochaines heures
55:33ses tirs
55:35contre le pays
55:36à suivre
55:36Mathieu Bocoté
55:37revenons en France
55:38on parle beaucoup
55:38aujourd'hui
55:39de la couverture
55:39de Paris Match
55:40mettant Saint-Jordan
55:41Bardella
55:42et sa nouvelle compagne
55:43Maria Carolina
55:45de Bourbon
55:45des de Sicile
55:46de Christine Kelly
55:47non je rigole
55:48il faut bien rigoler
55:50un peu de légèreté
55:51dans ce monde de brut
55:52est-ce qu'en quelque sorte
55:54un moment intime
55:55volé
55:56ou bien un moment politique
55:57moment volé
55:58je ne crois pas
55:59mise en scène
56:01de l'intime
56:01dans une perspective
56:03politique
56:03assurément
56:04et c'est intéressant
56:05parce que là
56:05on est dans la séquence
56:06des présidentielles
56:07on l'aura compris
56:07et Marine Le Pen
56:09n'a toujours pas
56:10été congédiée
56:11par les tribunaux
56:11théoriquement
56:12elle pourrait être candidate
56:14alors ce qu'on voit
56:15c'est quand même
56:16Jordan Bardella
56:17autonomiser sa candidature
56:18et de quelle manière
56:19le fait-il
56:19en autonomisant
56:21son récit médiatique
56:22il n'est plus
56:23que l'homme
56:24de l'appareil
56:24doué
56:25certes
56:25produit par l'appareil
56:27RN
56:27c'est un homme
56:28qui désormais
56:28premier livre autobiographique
56:30deuxième livre
56:31à la rencontre des français
56:32et maintenant
56:32il répond à la question
56:34de plus en plus nécessaire
56:35dans la vie politique
56:36contemporaine
56:37la question de la
56:38première dame
56:39il a son propre récit
56:41aujourd'hui
56:41qu'il offre aux français
56:42et c'est un récit
56:44qui s'inscrit par ailleurs
56:45dans sa propre trajectoire
56:47c'est-à-dire
56:48voilà un garçon
56:49qui vient des classes populaires
56:50qui a revendiqué
56:51le fait qu'il venait
56:52des classes populaires
56:53c'est un produit
56:54de la méritocratie française
56:55et au même moment
56:57il est en couple
56:58désormais avec
56:59Maria Carolina
57:00de Bourbon
57:01des deux Siciles
57:02ce qui sur le plan
57:03symbolique
57:03témoigne
57:04on pourrait appeler
57:04d'un amour transclasse
57:06c'est-à-dire
57:07c'est une rencontre
57:07qui a une portée politique
57:08et là je vois plusieurs
57:09dire sur les réseaux sociaux
57:10ah là là
57:11le RN
57:12était le parti du peuple
57:13il devient le parti des people
57:15c'est une erreur d'analyse
57:16je crois
57:16le commun et mortel
57:18n'a jamais demandé
57:19aux politiques
57:19d'être des espèces
57:21d'individus
57:21désincarnés
57:22sans vie
57:23sans amour
57:23sans passion
57:24et ainsi de suite
57:25donc le commun et mortel
57:26aime bien
57:27le côté
57:28star system
57:29de la politique
57:30il apprécie
57:31de telles histoires
57:31les intellectuels
57:32ont une forme
57:33de dédain pour ça
57:33je le comprends
57:34mais le commun et mortel
57:35aime bien
57:36que les hommes politiques
57:37ne soient pas
57:37que des technocrates
57:38sans charme
57:39comme les autres
57:40une telle histoire
57:41d'un coup
57:42vient densifier
57:43la candidature
57:43Bardella
57:44le problème
57:44évidemment pour lui
57:46c'est qu'elle est plus jeune
57:46elle est significativement
57:47plus jeune
57:48et elle a un profil
57:49tiktok
57:49comme on dit
57:50donc là c'est une influenceuse
57:51donc ça
57:51est-ce que
57:52puisqu'on l'accuse souvent
57:53d'être un candidat tiktok
57:54davantage qu'un candidat
57:55politique classique
57:56est-ce que ça l'enfermerait
57:57davantage dans ce rôle
57:58je pense que c'est le risque
57:59dont il est conscient
58:00à travers cela
58:00mais il est possible
58:01aussi que tous ceux
58:02qui le critiquent aujourd'hui
58:03soient tout simplement
58:04jaloux
58:06oui parce qu'elle a quand même
58:0722 ans
58:08jeune
58:08mais quand même
58:09elle n'est pas si longue
58:10elle a vraiment
58:10très très beau
58:11très très beau profil
58:14vous êtes jaloux ou quoi ?
58:16pas du tout
58:16vous êtes amoureux
58:18vous n'êtes pas amoureux
58:19de la compagne
58:20de Jordan Bardella
58:21pas de celle là
58:21non non non
58:22vous êtes mariée
58:24Ryan merci infiniment
58:25d'avoir été avec nous
58:26merci Mathieu
58:27merci Charlotte
58:28merci infiniment
58:29Samarina
58:29merci Gabriel
58:30Charlotte
58:30merci Général
58:32si douce
58:33excellente suite de programme
58:34l'un des produits
58:34Pascal Praud
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