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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News.
00:00:03La guerre au Moyen-Orient ne doit surtout pas cacher la guerre qui est menée en France.
00:00:07L'islamisme, dont la radicalité silencieuse progresse toujours, a pris ses marques sur le territoire.
00:00:14Et grâce, une nouvelle fois, aux services de renseignement et aux forces de sécurité,
00:00:18un attentat a pu être déjoué, ou en tout cas la menace à Saint-Etienne était toujours là.
00:00:23Un Algérien de 35 ans, mis en examen, placé en détention provisoire,
00:00:27Il disait vouloir mourir en martyr sur les réseaux sociaux, tirant en l'air.
00:00:30Avec une arme à feu, le parquet national antiterroriste est en charge de cette affaire.
00:00:35Que va dire Laurent Nunes ?
00:00:36Hier devant le Sénat, le ministre de l'Intérieur a rétropédalé sur la polémique sur le voile.
00:00:41Marche arrière toute !
00:00:42Évidemment, je suis contre le voilement des fillettes.
00:00:44Évidemment, mes propos sur la promotion de l'islam ont été maladroits.
00:00:48Il n'y a rien d'évident.
00:00:50Et les Français ne sont pas là pour comprendre les sous-titres.
00:00:54Quand un ministre de l'Intérieur explique devant la grande mosquée de Paris
00:00:57qu'il ne sera pas le ministre qui retirera aux mineurs le voile,
00:01:02comme pourtant le proposait encore récemment Gabriel Attal.
00:01:05Ils ne comprennent d'ailleurs pas pourquoi un ancien ministre de droite,
00:01:09Jean-François Copé, tout d'un coup assène que supprimer le voile dans l'espace public,
00:01:14c'est trop tard.
00:01:15Un peu comme François Mitterrand dans les années 80, souvenez-vous,
00:01:17qui avait dit à Jean-Pierre Elkabach sur un autre sujet,
00:01:19vous savez le chômage, on a tout essayé.
00:01:21Alors quoi ? On se couche ? On oublie ?
00:01:23Quelles conséquences si on s'était couché sur le chômage ?
00:01:26On serait à 20% aujourd'hui.
00:01:27Cette question du voile, comme beaucoup d'autres sujets structurels,
00:01:31doit être réglée une fois pour toutes.
00:01:32On en parle dans ce Midi News,
00:01:34après les informations présentées par Somaïa Labidi.
00:01:36Bonjour Somaïa.
00:01:37Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:39Instaurer un mécanisme de péage dans le détroit d'Hormuz serait inacceptable.
00:01:44Déclaration ce matin de Jean-Noël Barraud,
00:01:46le chef de la diplomatie française,
00:01:48martèle que ce serait contraire au droit international.
00:01:51Rappelant par la même occasion, je cite,
00:01:53que la liberté de navigation dans les eaux est un bien commun
00:01:55qui ne doit être contrarié par aucune entrave et aucun droit de passage.
00:02:00On poursuit avec ce rétro-pédalage de l'ambassade d'Iran au Pakistan
00:02:04qui évoque une erreur de timing
00:02:05après avoir annoncé l'arrivée ce soir d'une délégation iranienne
00:02:08pour parler avec les Etats-Unis,
00:02:11suite au cessez-le-feu de 10 jours,
00:02:13entré en vigueur il y a maintenant deux jours.
00:02:15Et puis, retour en France avec cet homme hospitalisé
00:02:18après avoir été agressé au couteau à Rouen ce lundi.
00:02:22Agression qui s'est déroulée un peu avant minuit.
00:02:24Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé
00:02:26et une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ces faits.
00:02:30Merci Sommayel Abidia tout à l'heure pour d'autres infos.
00:02:34Je suis bien accompagné jusqu'à 14h, jusqu'à 15h même puisque c'est Midi News
00:02:39avec Raphaël Steinville.
00:02:41Bonjour Raphaël, du JDD.
00:02:43Bonjour Driss Ghali.
00:02:44La dernière fois c'était en vidéo, cette fois-ci vous êtes là en chair et en os.
00:02:46Ça fait plaisir sur ce plateau de Midi News.
00:02:49Sarah Salman est là.
00:02:50Bonjour Pierre.
00:02:50C'est une première nous je crois dans Midi News.
00:02:52On s'était déjà vu sur Europe 1 mais c'est une première dans Midi News.
00:02:54Je n'ai pas encore Alzheimer, vous savez.
00:02:56Maxime Loguet est là aussi journaliste politique à CNews.
00:02:59Beaucoup de sujets politiques aujourd'hui.
00:03:00Tanguy Hamon est bien sûr là aussi journaliste police, justice de CNews.
00:03:04Tanguy, on va commencer justement par, alors je disais attentat déjoué.
00:03:07Ce n'est pas exactement ça, c'est plutôt une menace de terrorisme à Saint-Etienne,
00:03:11un homme de nationalité algérienne interpellé samedi 4 avril.
00:03:15C'est la veille de Pâques après la diffusion de vidéos dans lesquelles il disait vouloir mourir en martyr.
00:03:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:03:21Exactement, cet individu, comme vous l'avez dit,
00:03:22s'est fait remarquer par des vidéos qu'il a diffusées sur les réseaux sociaux.
00:03:26Dans la première, il dit donc qu'il veut mourir en martyr.
00:03:29Dans la deuxième, il fait usage d'une arme à feu.
00:03:32Il tire en l'air et il tire à proximité immédiate d'une église.
00:03:35Évidemment, ces signaux étaient très inquiétants,
00:03:38d'autant plus comme vous l'avez rappelé qu'on était au moment de Pâques,
00:03:40donc il y avait énormément de personnes dans les églises.
00:03:43Selon nos informations d'ailleurs, il voulait s'en prendre à un lieu de culte
00:03:46et il avait fait allégeance à Daesh via ses réseaux sociaux.
00:03:50Le Parc national antiterroriste a donc ouvert une enquête
00:03:53pour l'association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un crime.
00:03:58Cinq personnes, dans un premier temps, ont été interpellées et placées en garde à vue.
00:04:01Quatre sont ressorties sans suite de procédure.
00:04:04Et le dernier individu, cet homme de 35 ans, de nationalité algérienne,
00:04:09en situation irrégulière sur notre territoire,
00:04:11c'était celui qui était visé par l'enquête.
00:04:13Il a été placé en détention provisoire et il est mis en examen désormais
00:04:17du chef d'association de malfaiteurs criminels.
00:04:20Et donc c'est le parquet national antiterroriste qui gère l'affaire indirectement.
00:04:24Évidemment, puisque c'est sûr qu'en faisant allégeance à Daesh,
00:04:26en ciblant les lieux de culte, il est évident que la caractéristique terroriste ne fait pas débat.
00:04:32Voilà, donc pour ces informations, on verra bien sûr, Maxime Leguay,
00:04:36ce que va en dire le ministre de l'Intérieur,
00:04:38qui s'est illustré sur le voile hier au Sénat et qui aujourd'hui est en déplacement à Marseille.
00:04:44Sur quel sujet déjà ?
00:04:45Sur la question de la lutte contre la narco-criminalité,
00:04:49le crime en bande organisée, la criminalité organisée.
00:04:51Il veut redonner plus de pouvoir à la police judiciaire,
00:04:54au détriment de la gendarmerie.
00:04:57Et puis il y a une nouvelle circulaire qu'il va présenter
00:04:59pour augmenter la lutte contre le crime organisé à Marseille.
00:05:03Il va aussi peut-être venir constater une nouvelle fois l'échec de son gouvernement.
00:05:08et d'Emmanuel Macron sur ce sujet.
00:05:10Il y a du travail.
00:05:11Et après, pour les attentats déjoués, on l'oublie souvent,
00:05:13mais il y a eu 43 attentats déjoués entre 2018 et 2023.
00:05:16Mais parfois, la population n'est même pas informée.
00:05:18Donc ça nous montre que la menace est réelle, constante,
00:05:21et qu'elle ne décroît pas.
00:05:22Parce que parfois, on se dit, est-ce qu'il y a moins de terrorisme, d'actes terroristes ?
00:05:26Il y a aussi beaucoup d'attentats qui sont déjoués
00:05:28et dont la population parfois n'a pas connaissance.
00:05:30C'est la raison pour laquelle je disais qu'effectivement,
00:05:32dernièrement, on vous a beaucoup parlé de la guerre en Iran,
00:05:34qui continue d'ailleurs, malgré la trêve.
00:05:36Il y a effectivement des sujets qu'on va aborder tout à l'heure.
00:05:40Mais cette guerre contre l'islamisme en France,
00:05:42sur le territoire français, Raphaël Steinville,
00:05:44elle est toujours là.
00:05:45Oui, elle est toujours là.
00:05:46Et les ministres de l'Intérieur successifs l'ont toujours rappelé.
00:05:50En l'occurrence, s'agissant de cette dernière interpellation,
00:05:55ce sont beaucoup moins les services de renseignement
00:05:57qui ont été à la manœuvre que les forces d'intervention
00:06:00qui, dès lors que les faits étaient connus,
00:06:03qu'il avait lui-même publié ses vidéos,
00:06:07ont déclenché cette opération qui a permis son arrestation.
00:06:11Mais ça ne signifie pas pour autant que les services de renseignement
00:06:14ne continuent pas à travailler extrêmement...
00:06:17Ils sont sur les dents jour et nuit.
00:06:18Et d'ailleurs, il y a quelques années, je me souviens,
00:06:21il y a un ou deux ans, on disait, Raphaël,
00:06:24qu'ils étaient en sous-effectif, leur renseignement.
00:06:27C'était un peu...
00:06:28C'est là où c'est fou, c'est qu'ils le disent eux-mêmes,
00:06:32ils sont en sous-effectif.
00:06:33Et pourtant, les effectifs de la DGSI
00:06:36ont considérablement augmenté ces dernières années.
00:06:39C'est de dire à quel point la menace est là,
00:06:43avec une particularité, même si ce n'est pas le cas de cet individu,
00:06:46mais un rajeunissement assez sidérant de ceux qui sont prêts à l'égeance
00:06:52à Daesh ou à d'autres mouvements terroristes.
00:06:55Avec, moi je me souviens, j'avais eu un rendez-vous avec la patronne de la DGSI
00:06:58qui expliquait que 50% de leurs objectifs étaient des mineurs.
00:07:03Sarah ?
00:07:04Vous voulez vous désacquiescer ?
00:07:07Idriss alors ?
00:07:07Je suis entièrement d'accord.
00:07:09On est devenu un pays musulman, donc il faudra vivre avec...
00:07:12Pardon, je n'ai pas entendu.
00:07:12On est devenu...
00:07:13La France est devenue un pays musulman.
00:07:15C'est peut-être un peu excessif.
00:07:16C'est peut-être un peu excessif ce que vous dites.
00:07:18Oui, mais bien sûr, il y a une grande population musulmane en France.
00:07:21Oui.
00:07:21De plusieurs millions.
00:07:22Il y a quoi ? Il y a 6 millions de musulmans ?
00:07:236 millions.
00:07:24Sur 70 millions.
00:07:25Mais ils sont actifs, effectivement, pour certains.
00:07:28Voilà, je voulais en venir.
00:07:30Là, on est devenu comme un pays arabe, en fait.
00:07:32J'étais au Maroc, lundi, il y a eu une opération...
00:07:35Soyons précis sur les mots et sur la sémantique, c'est très sensible.
00:07:39D'accord.
00:07:40Nous avons...
00:07:40Partout, vous avez...
00:07:42Enfin, l'islam est accompagné de radicalisme, ici et là.
00:07:47Ce sont des ultra-minorités, mais partout.
00:07:48Donc, vous avez eu une opération lundi au Maroc de démantèlement d'une cellule
00:07:54qui est terroriste dans l'ouest du Maroc.
00:07:57Ce que je veux dire par là, c'est que nous payons les conséquences de l'immigration de masse.
00:08:04Ces conséquences-là sont énormes.
00:08:06Et en plus de ça, par rapport à un pays arabe, nous n'avons pas de frontières.
00:08:09Donc, vous avez des frontières ouvertes qui peuvent faire entrer des individus.
00:08:13Vous avez des gens mal intentionnés qui sont affiliés à des réseaux terroristes,
00:08:16mais aussi vous avez des gens qui sont déséquilibrés.
00:08:20Mais peu importe pour la France ou pour les victimes.
00:08:22Une fois qu'ils sont passés à l'acte.
00:08:24Et donc, du coup, il y a aussi cet autre facteur que Raphaël Steinville soulevait à Tanguy Hamon.
00:08:29C'est la jeunesse, en fait, des profils.
00:08:31De plus en plus jeunes et aussi extrêmement liés aux réseaux sociaux.
00:08:34Puisqu'on sait qu'il y en a beaucoup maintenant qui se radicalisent via TikTok, via Twitter,
00:08:38même via des jeux vidéo.
00:08:40Ou parfois, sur des jeux vidéo de tir, je pense à des jeux comme Call of Duty, par exemple,
00:08:45pour en citer qu'un.
00:08:46Ils vont chercher ces individus qui ont déjà une appétence pour la violence pour ensuite leur imprémier dans la tête
00:08:51une idéologie religieuse.
00:08:55Et ça fait des passages à l'acte chez ces individus un peu plus faibles que les autres.
00:08:59Et l'algorithme des réseaux sociaux n'aide pas.
00:09:00Sur TikTok, si vous regardez du contenu violent, on vous propose du contenu encore plus violent à chaque fois.
00:09:04Donc, l'algorithme n'aide pas non plus.
00:09:06Ce n'est pas la cause essentielle, mais ça n'aide pas.
00:09:07Et selon le président de la République lui-même, il disait que sur TikTok, si vous tapez le mot «
00:09:12Islam »,
00:09:13la deuxième ou la troisième vidéo est un contenu salafiste.
00:09:15Non pas rigoriste, mais salafiste.
00:09:17C'est à la fois un avantage et un inconvénient d'avoir un président de la République qui est branché
00:09:21non-stop sur les réseaux sociaux.
00:09:22C'est-à-dire qu'il est quand même très au courant de ce qui se passe.
00:09:25Et en même temps, parfois, on se dit qu'il y a peut-être autre chose à faire que juste
00:09:28passer ces nuits.
00:09:29Parce que je crois que c'est surtout la nuit qu'il regarde ça.
00:09:31Alors justement, en parlant de la jeunesse des profils et des mineurs, je voudrais qu'on parle des mineurs non
00:09:37accompagnés.
00:09:38Le nombre de mineurs non accompagnés ne cesse d'augmenter en France.
00:09:41On parle évidemment d'immigration.
00:09:43Regardez ce chiffre qui va s'afficher sur votre écran.
00:09:45Plus 370% en 10 ans d'individus pris en charge par l'aide sociale à l'enfance.
00:09:54Le nombre de mineurs non accompagnés en 2013, et on va le voir également, était de 10 000.
00:10:02En 2024, il est de 46 803.
00:10:08Voilà, donc en 10 ans, le nombre de jeunes pris en charge a augmenté d'environ 370%.
00:10:13La majorité sont des garçons et souvent originaires d'Afrique de l'Ouest.
00:10:17Nous sommes en ligne avec Nicolas Pouvromonti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
00:10:23Bonjour Nicolas.
00:10:23Comment est-ce qu'on explique et qu'est-ce qu'on peut rajouter sur ces chiffres qui sont effectivement
00:10:28très frappants ?
00:10:30Écoutez, ces chiffres démontrent une chose, c'est que le statut des mineurs non accompagnés, qui n'est pas au
00:10:36départ un statut d'immigration au sens strict, c'est un statut de protection de l'enfance, est devenu de
00:10:41fait une filière migratoire.
00:10:42On le voit à la fois avec la dynamique des flux, qui correspond à l'accélération plus globale de l
00:10:47'immigration en France.
00:10:48On le voit avec les profils, vous l'avez dit, des mineurs non accompagnés qui se présentent dans le pays.
00:10:54Deux tiers de ces profils viennent de trois pays seulement, que sont la Guinée, le Mali et la Côte d
00:10:58'Ivoire.
00:10:59Et puis, on le voit également dans la mesure où, aujourd'hui, les services sociaux qui prennent en charge ces
00:11:05MLA, qui sont ceux de l'aide sociale à l'enfance gérée par les départements,
00:11:09se trouvent structurellement saturés par l'afflux du phénomène, qu'on faim de traiter comme une question de politique sociale,
00:11:14alors qu'il s'agit fondamentalement d'une politique migratoire, d'une question de politique migratoire, sur laquelle l'État
00:11:20gagnera à reprendre la main rapidement.
00:11:22Ça coûte combien à l'État, justement, cette aide ?
00:11:27Alors, la prise en charge d'un mineur non accompagné, on estime que ça coûte environ 50 000 euros par
00:11:31an.
00:11:32Donc, avec 45 000 mineurs non accompagnés pris en charge, vous voyez qu'on est au-dessus de 2 milliards
00:11:36d'euros par an,
00:11:37qui sont à la charge des départements, puisque j'y reviens, l'aide sociale à l'enfance est gérée par
00:11:41ces collectivités-là.
00:11:42Il faut dire qu'il y a une attractivité spécifique du statut de MNA.
00:11:47Quand vous êtes reconnu comme mineur non accompagné, vous avez le droit à cette prise en charge complète,
00:11:51qui implique à la fois l'hébergement, la santé, l'éducation, la nourriture.
00:11:55C'est une sorte de prise en charge familiale, si vous voulez, mais renforcée, parce qu'on parle de structures
00:11:59collectives et publiques.
00:12:01Vous êtes inéloignable, inexpulsable du territoire.
00:12:04Quand vous êtes mineur, on ne peut quasiment jamais vous renvoyer dans votre pays d'origine.
00:12:08Vous avez le droit de manière facilitée à la nationalité française.
00:12:12Quand on a été pris en charge pendant trois ans par l'aide sociale à l'enfance,
00:12:15on a le droit de plein droit à la nationalité française.
00:12:19Et ce statut-là, il est d'autant plus attractif que les modalités de vérification du critère essentiel,
00:12:24qui est la minorité, sont vraiment très larges, très relâchées.
00:12:28On parle beaucoup, vous savez, des tests osseux.
00:12:30Les tests osseux, alors le nom fait peur en vérité, c'est simplement une radio du poignet,
00:12:34sont vraiment très encadrés dans le recours qui peut être fait.
00:12:37Les demandeurs peuvent refuser ces tests sans que ça n'aille présomption de majorité.
00:12:41Et pourtant, on sait que parmi l'ensemble des étrangers qui se présentent en France comme mineurs non accompagnés,
00:12:47à peine un quart sera finalement évalué comme étant effectivement mineurs.
00:12:51Ce que vous nous expliquez, Nicolas Pouvromonti, c'est que ces mineurs qui arrivent et qui ne sont pas forcément
00:12:56mineurs,
00:12:56ce peuvent être tout simplement des jeunes majeurs.
00:12:59C'est une forme d'arrivée en France assez facile pour eux, d'abord parce que c'est entre guillemets
00:13:05tout frais payé.
00:13:06Vous l'avez mentionné à l'instant.
00:13:08Et puis ensuite, ils peuvent très bien fonder une famille, j'imagine, au nom du regroupement familial.
00:13:14Bien sûr, le statut du MNA, il ouvre aussi la porte à un profil que les services concernés par le
00:13:20phénomène qualifient de précurseurs.
00:13:22Les précurseurs, ce sont effectivement des étrangers, soit effectivement mineurs, soit qui prétendent être mineurs,
00:13:27qui viennent en France pour viser ce statut du MNA dans la perspective de pouvoir ensuite,
00:13:33typiquement à leurs 18 ans quand ils auront un titre de séjour, pouvoir faire venir d'autres membres de leur
00:13:38famille
00:13:38dans le cadre de canaux d'immigration familiale qui sont prévus.
00:13:41En vérité, on voit qu'il y a une adaptation de ces filières d'immigration à l'état du droit.
00:13:46Un autre exemple tient dans le rajeunissement des profils.
00:13:49Selon que vous êtes arrivé avant 16 ans ou après 16 ans, ce n'est pas exactement la même règle.
00:13:53Avant 16 ans, lorsque vous atteignez votre majorité, vous avez de plein droit un titre de séjour.
00:13:58Quand vous êtes arrivé entre 16 et 18 ans, c'est un tout petit peu plus compliqué, même si ça
00:14:02se fait systématiquement.
00:14:03Eh bien, on constate, nous disent les rapports de l'État, un rajeunissement des profils,
00:14:07une forte poussée des profils en dessous de 16 ans et souvent juste en dessous de 16 ans
00:14:11parce que les filières sont très conscientes de cet état du droit et que le statut du MNA est très
00:14:15attractif.
00:14:16Tout le nœud gordien, Nicolas, pour vous mentir, vous parliez des tests osseux.
00:14:20Qui détermine que ces garçons, je dis en majorité puisque c'est 91,4% sont des garçons,
00:14:25comment est-ce qu'on sait qu'ils ont 16 ans ou 17 ans ou 18 ans ou 15 ans
00:14:29?
00:14:30Alors c'est très délicat, ça tient parfois à de l'évaluation qualitative,
00:14:34des entretiens avec eux sur leur parcours, des tests médicaux.
00:14:38Un échange avec le fonctionnaire de l'immigration et qui dit vous avez quel âge ?
00:14:43J'ai 16 ans, donc il note, il prend son bic et il écrit 16 ans.
00:14:46Parfois, c'est juste comme ça.
00:14:48L'évaluation est censée aller un petit peu plus loin dans les questions qui sont posées,
00:14:51mais en tout cas, pour ce qui est de l'évaluation biologique de l'âge, les tests osseux par exemple,
00:14:56c'est vraiment très encadré, c'est loin d'être systématique, le mineur peut refuser.
00:15:00Ce travail d'évaluation qui revient à poser le genre de questions que vous évoquez,
00:15:03il est aujourd'hui effectué par les départements.
00:15:06La logique voudrait demain certainement, et ça fait partie des propositions de notre étude,
00:15:10que l'État reprenne la main sur cette évaluation,
00:15:13parce qu'on sait que certains départements qui ont des visions idéologiques un peu différentes sur ce sujet,
00:15:17pour dire le moins, sont parfois très relâchés quant à l'évaluation de la minorité.
00:15:21Et puis un autre élément de politique de bon sens qui pourrait être mis en place demain,
00:15:25ça consisterait à sortir les mineurs non accompagnés du champ ordinaire de l'aide sociale à l'enfance,
00:15:30qui est déjà saturé, on a aujourd'hui un quart des places de l'ASE qui sont occupées par des
00:15:34mineurs étrangers non accompagnés,
00:15:36pour avoir des centres spécifiques, spécifiquement dédiés,
00:15:38qui permettraient aussi peut-être, comme le font certains pays européens,
00:15:42de rechercher la famille dans le pays d'origine,
00:15:44pour voir s'il n'est pas possible de renvoyer ces mineurs qui sont effectivement isolés en France,
00:15:48mais qui sont très rarement isolés dans leur pays d'origine.
00:15:50– Voilà, donc plus 370%, c'est le dernier chiffre, merci beaucoup Nicolas,
00:15:55pauvre Monty, vous aurez noté aussi, chers amis, que seulement 23% ont été reconnus mineurs,
00:16:02c'est-à-dire que c'est les mineurs non accompagnés,
00:16:03mais dans ces mineurs non accompagnés, il n'y en a que 23% qui sont reconnus mineurs.
00:16:07Il y a quand même, on a interpellé sur l'antenne et sur Europe 1 également plusieurs fois,
00:16:14ces deux derniers jours, Laurent Nunes, parce qu'on a retrouvé effectivement,
00:16:17et vous allez les entendre tout à l'heure, le discours devant la Bosquette de Paris le 12 mars dernier,
00:16:23hier rétro-pédalage au Sénat, là encore on le verra tout à l'heure,
00:16:26mais il y a quand même plusieurs sujets où on a envie d'interpeller Laurent Nunes,
00:16:29qui donc aujourd'hui est à Marseille sur d'autres sujets,
00:16:31mais là en l'occurrence c'est un sujet sur lequel on voudrait dire,
00:16:34« Monsieur le ministre de l'Intérieur, qu'est-ce qu'on fait sur ces sujets-là ? »
00:16:36Oui, d'autant plus qu'une des mesures qui avaient été prises par Bruno Rotaillot,
00:16:41c'était de mettre fin à la circulaire valse,
00:16:43parce que ces mineurs isolés, qui ne sont donc ni mineurs ni isolés,
00:16:47puisque ça a très bien été expliqué,
00:16:50à la fois c'est structuré pour le départ, qui quitte les pays,
00:16:54le Mali, la Guinée essentiellement,
00:16:55et puis une fois qu'ils arrivent en France,
00:16:57il y a tout un tas d'associations qui viennent pour les aider,
00:17:01pour prendre les démarches nécessaires.
00:17:02Pour les coacher, on leur dit exactement ce qu'il faut dire aux fonctionnaires de l'immigration.
00:17:07Exactement, et d'ailleurs parfois on leur dit surtout ce qu'il faut dire,
00:17:09à savoir ne rien dire, comme ils n'ont pas de papier,
00:17:11et simplement dire non, non, refuser tous les tests.
00:17:14Il y avait une mesure, une circulaire qui avait été prise par Bruno Rotaillot,
00:17:18qui mettait fin à la circulaire valse,
00:17:20qui permettait de durcir les régularisations,
00:17:22parce que ces mineurs non isolés,
00:17:24lorsqu'ils vont rester sur le territoire français,
00:17:26ils ont ensuite vocation à être régularisés,
00:17:29parce qu'il faut aller au bout de la logique.
00:17:31Et que va faire Laurent Nunez sur ce sujet ?
00:17:34S'il continue à vouloir détricoter tout ce qu'a fait son prédécesseur,
00:17:38il ne serait pas surprenant qu'il prenne des mesures dans ce sens.
00:17:40Il a d'ailleurs déjà indiqué au préfet qu'il fallait assouplir,
00:17:44s'agissant de la régularisation pour les titres de travail,
00:17:48qu'il fallait être un peu plus souple.
00:17:49Pour une femme de droit, ça doit être...
00:17:51Alors après, vous parlez de Laurent Nunez, vous parlez du droit national,
00:17:53mais il faut remonter au droit international,
00:17:55à la Convention internationale des droits de l'enfant de novembre 1989,
00:17:58qui a été ratifiée par la France.
00:17:59Et la Cour européenne des droits de l'homme dit que la vulnérabilité des enfants mineurs
00:18:03doit primer sur l'illégalité du séjour.
00:18:06C'est un arrêt de 2011.
00:18:07Donc en réalité, le droit national...
00:18:09Là, on ne sait pas s'ils sont mineurs, vous avez bien vu l'explication de Nicolas Pauvour-Monti.
00:18:11C'est ce qu'on appelle, on a vu parfois, des mijeurs.
00:18:12C'est-à-dire qu'ils se disent mineurs, mais ils sont majeurs.
00:18:15Mais évidemment, la première chose à faire, c'est est-ce qu'ils sont majeurs ?
00:18:18Oui ou non ?
00:18:19C'est le test osseux, oui, évidemment.
00:18:21Il y aurait des choses à redire, bien naturellement.
00:18:23Voilà.
00:18:23Raphaël Staville, Driss Galli, là-dessus.
00:18:26Non, mais je pense que c'est très important de noter, effectivement,
00:18:30ce que Laurent Nunez a pu signifier devant les préfets jeudi dernier,
00:18:35leur expliquant que finalement, les circulaires prises par Bruno Retailleau
00:18:40se montraient trop efficaces.
00:18:42Et donc, de cette manière, il fallait les assouplir.
00:18:45Donc, à l'aune de ce que l'on découvre ou que l'on redécouvre
00:18:49avec ce rapport de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie
00:18:52et du chiffre exponentiel du nombre d'arrivées des mineurs isolés,
00:18:58on est en droit de s'inquiéter des conséquences
00:19:01que ce genre de mesures prises,
00:19:04mesures pas totalement assumées,
00:19:06parce que Laurent Nunez, s'il n'est pas totalement fou,
00:19:12il sait que politiquement, il ne peut pas assumer de dire qu'on abroge les circulaires retailleaux
00:19:19ou de faire passer des directives qui seraient beaucoup plus laxistes.
00:19:23Mais en tout cas, oralement, c'est ce qu'il dit au préfet,
00:19:27les conséquences, on le voit, sont ravageuses.
00:19:29Parce que ce qui est intéressant aussi, c'est de noter,
00:19:31et ce qui est rappelé dans le rapport de l'Observatoire,
00:19:34c'est le nombre de la proportion de délinquants chez les mineurs isolés
00:19:40qui relèvent des structures de l'ASE,
00:19:44mais aussi de ce qu'on appelle les mineurs isolés en errance.
00:19:47Alors sur ces délinquants, justement, Nicolas Pauvromonti,
00:19:49combien vous m'avez dit ? 50% vous dites de délinquants ?
00:19:51Je crois qu'à Paris.
00:19:52Nicolas Pauvromonti, on a un chiffre sur la proportion de délinquants
00:19:59dans ce rapport que vous avez fait ?
00:20:03Alors, on a des données qui existent sur la surreprésentation,
00:20:06effectivement, de ces profils de mineurs non accompagnés dans la délinquance.
00:20:09Et en particulier, Raphaël Stainville l'a évoqué,
00:20:11les profils de mineurs en errance.
00:20:13Donc ce sont ceux qui ne sont pas pris en charge par l'aide sociale à l'enfance.
00:20:16Les dernières données en date sont un peu anciennes,
00:20:18mais elles existent néanmoins.
00:20:19En 2020, on avait, par exemple, près de 40% des mises en cause
00:20:23pour vol à la tire à Paris qui étaient des mineurs étrangers en errance.
00:20:27On avait le même genre de statistiques à Bordeaux, à Nantes, à Rennes,
00:20:31dans un certain nombre de villes comme ça.
00:20:32Et pour ce qui est des mineurs qui sont, eux,
00:20:34placés dans les centres de protection de l'enfance,
00:20:36il y a aussi des enjeux de délinquance.
00:20:38On estime, avec les dernières données disponibles,
00:20:40que 5 à 10% des MNA qui sont dans ces centres d'aide sociale à l'enfance
00:20:45sont connus pénalement.
00:20:47Et donc, ça rajoute un degré de tension et de violence
00:20:49dans un système qui est celui de la SE
00:20:51et qui est déjà structurellement sous tension
00:20:53et structurellement marqué par des phénomènes de violence.
00:20:55Merci beaucoup Nicolas Pouvromonti,
00:20:58directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
00:21:01Midi News se poursuit.
00:21:02Dans un instant, on parlera de la polémique sur le voile.
00:21:05Ça tombe bien, Laurent Nunez, c'est à Marseille.
00:21:07On verra ce que fait le ministre de l'Intérieur sur ce sujet.
00:21:10A tout de suite.
00:21:13Le ministre de l'Intérieur est en déplacement à Marseille
00:21:16sur le narcotrafic.
00:21:17On voit ça dans un instant,
00:21:18après les dernières informations de Sommayel Abidi.
00:21:20Et à la une de l'actualité,
00:21:22Pierre, réunion d'ampleur sur les carburants à Bercy.
00:21:25À 15h, les ministres et les services de l'État
00:21:28réunissent toute la filière des raffineurs aux distributeurs.
00:21:31Objectif affiché par Sébastien Lecornu,
00:21:33mettre en place une baisse des tarifs
00:21:35de l'ordre de 10 à 15 centimes.
00:21:37Dès ce week-end,
00:21:38est lancé un plan de contrôle
00:21:39pour que personne ne profite de cette crise.
00:21:42On poursuit avec cette enquête ouverte le 3 avril
00:21:45par le Parc national antiterroriste
00:21:47pour des chefs d'association de malfaiteurs terroristes
00:21:50en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes
00:21:53suite à la diffusion de deux vidéos sur les réseaux sociaux
00:21:55montrant un homme âgé de 35 ans
00:21:58évoquant sur la première son souhait de mourir en martyr
00:22:00et tirant dans les rues de Saint-Etienne
00:22:03avec une arme à feu sur la deuxième.
00:22:05Et puis on termine avec cette autre enquête
00:22:07ouverte cette fois après plusieurs incendies criminels
00:22:10qui ont touché mardi des installations électriques
00:22:13à Bourges, au chemin de Villeneuve
00:22:14et à la chapelle Saint-Ursaint, avenue de l'Europe.
00:22:16Ce sont les transformateurs électriques
00:22:19qui ont été ciblés en préjudice estimé
00:22:21à plusieurs millions d'euros
00:22:23d'après la préfecture du Cher
00:22:24dans un communiqué qui précise
00:22:26que la durée des travaux de remise en état
00:22:28pourrait être de plusieurs mois.
00:22:30Merci beaucoup Somaïa tout à l'heure
00:22:32pour d'autres informations.
00:22:34Nous sommes toujours dans Midi News
00:22:35avec Raphaël Steinville, avec Driss Gallier,
00:22:37avec Sarah Salman et Maxime Leguay,
00:22:39Laurent Nunes est à Marseille
00:22:40pour présenter une nouvelle stratégie
00:22:42contre la criminalité organisée.
00:22:43Objectif, mettre fin aux rivalités
00:22:45entre police, gendarmerie, douane,
00:22:46appelée guerre des services.
00:22:48Désormais, la lutte contre le trafic
00:22:49devient une priorité absolue
00:22:51et sera pilotée par la police judiciaire
00:22:53chargée de coordonner les opérations
00:22:55et ciblées les principaux réseaux.
00:22:57Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes,
00:23:00qui est revenu sur ces déclarations
00:23:03qui ont fait polémique à la grande mosquée de Paris.
00:23:06Souvenez-vous, c'était le 12 mars dernier.
00:23:09Il avait évoqué deux choses.
00:23:10La première, il avait dit qu'il ne serait pas
00:23:12le ministre qui allait enlever de la tête des fillettes
00:23:16le voile.
00:23:16Et puis, la deuxième chose,
00:23:17il avait dit qu'il était là
00:23:19en se tournant vers le recteur
00:23:21de la grande mosquée de Paris
00:23:23avec le président de la République,
00:23:26qu'il serait là avec le président de la République
00:23:28pour promouvoir l'islam en France.
00:23:30Sur ces deux sujets,
00:23:32visiblement, il y a une marche arrière
00:23:35toute du ministre de l'Intérieur.
00:23:37Mais d'abord,
00:23:39regardons ce que justement disait Laurent Nunes
00:23:41le 12 mars dernier à la grande mosquée.
00:23:45C'est ce qui justifie d'ailleurs ma position
00:23:48sur l'interdiction du port du voile
00:23:50sur l'espace public par les mineurs.
00:23:52Je ne serai pas celui qui aura expliqué à des enfants
00:23:55qu'en portant le voile,
00:23:56elles menacent les différents ensembles républicains.
00:23:58Voilà, cet extrait qui n'avait pas été diffusé tout de suite,
00:24:01ce qui fait que nous, on l'a découvert il y a quelques jours.
00:24:05Et voilà ce que dit Laurent Nunes,
00:24:06interpellé au Sénat hier.
00:24:09Vous avez cité deux propos.
00:24:11Vous oubliez également de dire
00:24:12que j'y ai tenu un discours de fermeté.
00:24:13J'ai rappelé que ce gouvernement,
00:24:15comme tous les gouvernements précédents d'ailleurs,
00:24:17ne tolérait pas, ne tolérait pas
00:24:19qu'on essaie d'expliquer
00:24:20que les lois religieuses l'emportent
00:24:22sur les lois de la République.
00:24:23Et ça, c'est mon combat.
00:24:24Ce que je disais,
00:24:26et là, je réponds très directement
00:24:27à vos deux interrogations.
00:24:29La première, je disais que sur ce combat-là,
00:24:30et vous le savez très bien,
00:24:31vous le savez très bien,
00:24:32il faut qu'on suscite aussi l'adhésion
00:24:33de nos compatriotes de confession musulmane.
00:24:35Sinon, on les perd et on perd ce combat.
00:24:37Et c'est dans ce cadre-là
00:24:38que j'ai parlé du voilement des jeunes filles mineures.
00:24:42Comme j'aurais pu citer d'autres mesures générales.
00:24:44Comme j'aurais pu citer d'autres mesures générales.
00:24:46Je ne citais que celle-là, je vous le conseille.
00:24:48Mais évidemment qu'à titre personnel,
00:24:50je suis opposé à ce que des enfants
00:24:52de 6 ou 7 ans portent le voile.
00:24:54Évidemment, il n'y a aucun libre arbitre.
00:24:56Évidemment que j'y suis opposé.
00:24:57Je l'ai redit sur BFM et je vous le redis.
00:25:00Soyez sans crainte.
00:25:01Ma fermeté, elle est absolue.
00:25:03Concernant la promotion de l'islam,
00:25:04c'est un propos maladroit évidemment.
00:25:06Le ministre des Cultes, il est là pour garantir
00:25:08que chaque fidèle puisse exercer,
00:25:10quelle que soit sa religion,
00:25:12puisse exercer son culte librement,
00:25:14sans entrave.
00:25:15Et c'est ce que je voulais dire
00:25:16quand j'ai parlé maladroitement de promotion.
00:25:19Voilà, je reprends ce terme bien volontiers.
00:25:21C'était très maladroit de ma part.
00:25:23N'oubliez pas quelque chose,
00:25:24Madame la Présidente.
00:25:24Et vous le savez très bien,
00:25:26vous le savez très bien,
00:25:27quand vous parlez de Laurent Nunez,
00:25:29on vous dit souvent qu'il est islamophobe.
00:25:31N'oubliez pas le combat que je mène.
00:25:32Voilà le ministre de l'Intérieur
00:25:34sur ce rétro-pédalage en règle.
00:25:36On atteste d'ailleurs les ministres derrière.
00:25:38On voit Edouard Geffray,
00:25:39qui à un moment donné,
00:25:39je crois que c'est Stéphanie Riste à côté de lui,
00:25:41qui lui souffle comme ça.
00:25:42Alors comme le font, vous savez,
00:25:44les coachs de foot,
00:25:46pour qu'on ne voit pas ce qu'ils disent
00:25:48comme consigne quand ils sont sur le banc.
00:25:50Mais c'est hallucinant de voir à quel point
00:25:54il y a ce rétro-pédalage.
00:25:56Oui, rétro-pédalage de Laurent Nunez,
00:25:57aussi parce qu'il s'est fait remonter les bretelles
00:26:00et c'est un euphémisme par l'Elysée,
00:26:01parce que non seulement il était sorti de son rôle
00:26:03de ministre de l'Intérieur et des cultes,
00:26:05mais aussi parce qu'il avait engagé la parole
00:26:07du Président de la République en disant
00:26:09« Comme vous le savez,
00:26:10le Président est attaché à promouvoir l'islam ».
00:26:14Il faut comprendre que même dans ce rétro-pédalage,
00:26:16c'est assez gravissime ce que dit Laurent Nunez.
00:26:18Parce que ce qu'il nous dit,
00:26:19c'est qu'en réalité,
00:26:21oui, parce que lorsqu'on parle du voilement des fillettes,
00:26:25on perd l'assentiment des musulmans.
00:26:28Mais donc c'est un constat d'échec
00:26:30et un aveu de faiblesse incroyable.
00:26:32Sa justification est peut-être même pire
00:26:34que son propos initial
00:26:35et il ne s'en rend sans doute pas compte.
00:26:37Voilà donc pour Laurent Nunez
00:26:39qui a dit le contraire de ce qu'avait dit Nunez-Laurent.
00:26:41Peut-être demain, il dira encore le contraire.
00:26:45Souvent Laurent Varie,
00:26:46folle qui s'y fit.
00:26:47Eh bien voilà, je me parle avec Maxime Legeun.
00:26:49Honnêtement, je me trouve bien sévère.
00:26:51Il a rétro-pédalé, c'est l'essentiel,
00:26:53j'ai envie de vous dire.
00:26:54Oui, ses propos étaient maladroits,
00:26:56je ne les partageais pas.
00:26:57S'il n'avait pas rétro-pédalé,
00:26:58on lui reprocherait.
00:27:00Donc là, il rétro-pédale.
00:27:01Sarah, est-ce qu'on attend d'un ministre de l'Intérieur
00:27:03qui le rétro-pédale ?
00:27:04Non, mais je préfère qu'il rétro-pédale
00:27:05Est-ce qu'on attend d'un ministre de l'Intérieur
00:27:07sur un sujet aussi grave
00:27:08qu'il ait des propos maladroits ?
00:27:10J'ai commencé mon propos par cela,
00:27:13mais s'il n'avait pas rétro-pédalé,
00:27:14on le lui aurait reproché.
00:27:16Non, mais s'il n'avait pas rétro-pédalé,
00:27:19on aurait su qui était Nunez-Laurent
00:27:21ou Laurent Nunez, comme dit Maxime Legeun.
00:27:22Mais moi, je suis rassurée de savoir
00:27:23qu'il ne pensait pas ce qu'il a dit.
00:27:24Non, parce que moi, je pense
00:27:25qu'on ne sait toujours pas qui il est.
00:27:28Surtout entre Jekyll et Hyde,
00:27:29pour le coup, on est assez paumé.
00:27:31Moi, je suis assez d'accord
00:27:32avec l'analyse qu'en fait Maxime.
00:27:34C'est-à-dire que moi, je trouve
00:27:35qu'il y avait d'abord une confusion initiale
00:27:39entre quand on prend les déclarations
00:27:43du ministre de l'Intérieur devant
00:27:44à la Grande Mosquée de Paris.
00:27:46Il y a une confusion ou une méconnaissance
00:27:49des prescriptions coraniques et islamistes.
00:27:54En l'occurrence, lorsqu'il parle
00:27:56du voilement des fillettes,
00:27:59il semble considérer que ce sont
00:28:01des prescriptions musulmanes.
00:28:04Ce sont les salafistes,
00:28:05ce sont les plus rigoristes
00:28:07qui encouragent le voilement.
00:28:10Et ce n'est pas seulement un encouragement,
00:28:12qui veulent le voilement des jeunes filles.
00:28:13Ce faisant, il donne quasiment quittus
00:28:16aux plus radicaux des musulmans
00:28:19et ne sert pas le combat
00:28:23des musulmans de France
00:28:24qui authentiquement veulent vivre leur foi
00:28:27dans le cadre de la République.
00:28:30Et c'est en cela que ces propos
00:28:31et son rétropédalage ne sont pas suffisants.
00:28:34Parce qu'il y a toujours cette confusion,
00:28:36il y a toujours cette méconnaissance,
00:28:38comme si finalement,
00:28:39l'islam, c'était d'islamisme.
00:28:41Oui, et d'ailleurs, on entendra dans un instant
00:28:44Marion Maréchal répondre là-dessus.
00:28:46Elle était sur Sud Radio,
00:28:46Dries Galli.
00:28:47Comment est-ce que vous interprétez
00:28:48à la fois ce propos devant la Grande Mosquée de Paris ?
00:28:51Alors, il y a le recteur de la Mosquée de Paris
00:28:54qui est là.
00:28:55Il y a aussi d'autres membres responsables
00:28:59de l'islam et des musulmans de France.
00:29:02Et il a ce discours.
00:29:05À l'époque, je me souviens,
00:29:06sur ce plateau,
00:29:07on disait, c'est vous qui disiez ça,
00:29:08puisque vous étiez en visio avec nous,
00:29:10et vous nous disiez,
00:29:11c'est peut-être parce qu'il y a encore
00:29:14un otage algérien, Christophe Gleize,
00:29:17et qu'on connaît les rapports de M. Hafiz
00:29:21et de Shem Zavedafiz
00:29:23avec le régime des généraux algériens.
00:29:26Est-ce que c'est ça l'explication ?
00:29:27Je me souviens que vous disiez ça.
00:29:29Je disais que peut-être, conditionnel,
00:29:32il donnait des gages à Alger.
00:29:33Je ne parlais pas de Christophe Gleize,
00:29:34mais évidemment, vous avez décodé.
00:29:36Parce qu'il n'y a pas que M. Gleize,
00:29:37un cas très triste.
00:29:38Il y a les OQTF,
00:29:39et puis il y a mille et un problèmes
00:29:42comme celui de Saint-Étienne.
00:29:43Aujourd'hui, il faudra bien...
00:29:44En tout cas, ça repose quand même
00:29:45sur l'avis d'un de nos confrères,
00:29:46qui est Christophe Gleize,
00:29:47et c'est la priorité numéro un,
00:29:50il me semble.
00:29:50Bien sûr, mais le problème algérien,
00:29:54du point de vue de la sécurité intérieure française,
00:29:56est énorme,
00:29:57comme d'ailleurs d'autres pays.
00:29:58Bien sûr, je ne le nie pas.
00:29:59Voilà, tout à fait.
00:29:59Donc je comprends la pression
00:30:01qu'il peut y avoir sur lui,
00:30:01et la tentation,
00:30:03la tentation de négocier quelque chose.
00:30:05Bon, mais après,
00:30:05on est au conditionnel.
00:30:07Le problème,
00:30:08je vais être un peu doux
00:30:10avec M. Gleize,
00:30:12le problème,
00:30:12c'est qu'il y a,
00:30:13à mon avis,
00:30:14deux problèmes.
00:30:14Il y a la classe politique
00:30:15et la France est étanisée
00:30:17par rapport à l'islam.
00:30:18Parce que tout le monde sait
00:30:19qu'il y aura à un moment
00:30:20une grande explication,
00:30:21avec un G majuscule,
00:30:22un majuscule,
00:30:23qui est de dire
00:30:23quelles sont les limites
00:30:24à poser à l'islam en France.
00:30:26Parce que si l'islam respire en France...
00:30:28J'ai l'impression
00:30:29que vous savez beaucoup...
00:30:30Elle a lieu quand,
00:30:30cette grande explication,
00:30:31qu'on prenne les dates, là ?
00:30:32Pardon, pardon, je dis...
00:30:33C'est sous quelle forme ?
00:30:33C'est sous quelle forme
00:30:34cette grande explication ?
00:30:35Une grande explication,
00:30:36c'est-à-dire qu'on explique
00:30:37à l'islam
00:30:37quelles sont ses limites en France.
00:30:38Que l'islam...
00:30:39Non, mais ça, c'est ce que vous attendez ?
00:30:40Oui, mais ça, c'est un peu
00:30:41une grande soumission pour l'instant.
00:30:43Ah oui, mais bien sûr,
00:30:43attendez.
00:30:44Non, mais en fait,
00:30:45ce que je veux dire,
00:30:45les gens ont la trouille.
00:30:46Les gens ont peur.
00:30:47Ils ont eu le Bataclan,
00:30:48ils ont eu le Kachère
00:30:49et ils voient la vigueur
00:30:50de l'islamisme.
00:30:50Là, on leur a un attentat
00:30:51déjoué à Saint-Étienne.
00:30:52Déjoué, donc ils se disent
00:30:53qu'ils sont tentés
00:30:54par l'arrangement.
00:30:55Ils sont tentés
00:30:56par la soumission.
00:30:57Voilà.
00:30:58Ça, c'est très psychologique.
00:30:59Donc ils veulent se coucher.
00:31:00La tentation existe,
00:31:01nous la ressentons.
00:31:03Monsieur Nunez,
00:31:04pour l'instant,
00:31:04je ne vais pas cracher
00:31:05sur l'avenir,
00:31:06ne montre pas le leadership,
00:31:07la grandeur nécessaire.
00:31:08Il faut de la grandeur
00:31:10pour avoir le courage
00:31:11pour entrer dans ce débat-là.
00:31:13Donc on repousse
00:31:14la poussière sous le tapis
00:31:16et on se couche devant
00:31:17la mosquée de Paris, etc.
00:31:18Le deuxième problème,
00:31:19c'est que là aussi,
00:31:20je vais être donné
00:31:21des séances atténuantes
00:31:22à la place politique française.
00:31:23Il y a deux avocats aujourd'hui.
00:31:25Deux avocats
00:31:25pour le ministre de l'Intérieur.
00:31:26Parce que le sujet,
00:31:28moi je suis vraiment
00:31:29très inquiet
00:31:30par rapport à ce qui pourrait
00:31:31se passer en France prochainement.
00:31:33Très inquiet.
00:31:33Et je ne porte pas forcément
00:31:35M. Nunez dans mon cœur
00:31:36vu le bilan
00:31:37de la sécurité
00:31:38autour de nous dans la rue.
00:31:38Mais je ne voudrais pas
00:31:39qu'il se plante.
00:31:40Alors, deuxième chose
00:31:41et ensuite on écoute
00:31:42Marion Maréchal.
00:31:43Très rapidement,
00:31:44c'est que les gens
00:31:45sont très susceptibles.
00:31:47Rebien sur ce que dit
00:31:47Raphaël Steinville.
00:31:48L'islam, ce n'est pas l'islamisme.
00:31:49Très bien.
00:31:50Mais une fois qu'on rentrera
00:31:51dans le débat,
00:31:52une fois qu'on rentrera
00:31:52dans le débat,
00:31:53dès qu'un Français
00:31:55d'origine chrétienne,
00:31:57ou perçu comme tel,
00:31:58peu importe,
00:31:59commencera à dire aux musulmans
00:32:00voilà les limites
00:32:00de l'islam en France.
00:32:01Pas de voilement pour les filles,
00:32:02pas de voilement pour ceux-ci, cela.
00:32:03On va lui dire
00:32:04tu es islamophobe.
00:32:06Voilà.
00:32:06Les gens sont parfois
00:32:07de mauvais choix.
00:32:08Mais ça c'est le narratif
00:32:08déjà de la Nouvelle France.
00:32:10Voilà.
00:32:16Donc il faudra un grand courage
00:32:18pour mener ce débat-là
00:32:19parce qu'il n'y a que des quoi
00:32:19prendre.
00:32:20Mais il faut les prendre
00:32:20pour la France.
00:32:21Eh oui.
00:32:21Pour la France,
00:32:22vous avez raison de le dire.
00:32:23Et en tout cas,
00:32:23Marion Maréchal ne s'en cache pas.
00:32:25Elle était sur Sud Radio
00:32:26et elle a qualifié
00:32:27certains politiques,
00:32:29Laurent Nunez,
00:32:29mais aussi Jean-François Copé
00:32:30dont on a parlé ici même hier
00:32:32qui, vous le savez,
00:32:33a dit le voile c'est trop tard.
00:32:35Un peu à la façon
00:32:35de François Mitterrand
00:32:36qui avait dit
00:32:36le chômage,
00:32:37on a tout essayé.
00:32:39Eh bien, Marion Maréchal
00:32:41estime que Laurent Nunez,
00:32:43au même titre que Jean-François Copé
00:32:44sont des islamo-soumis.
00:32:47Je pense qu'il y a
00:32:47dans notre pays
00:32:48l'islamo-gauchisme
00:32:49et les islamo-soumis.
00:32:51Dont M. Copé fait partie.
00:32:53Dont M. Nunez fait partie.
00:32:55Ce sont des gens
00:32:56qui finissent par s'accommoder
00:32:58aujourd'hui
00:32:58de l'avancée
00:32:59de l'islamisation.
00:33:00Jean-François Copé
00:33:00qui a dit,
00:33:01pardonnez-moi de vous interrompre
00:33:02Marion Maréchal,
00:33:02interdire le port du voile
00:33:03aujourd'hui est une illusion.
00:33:05C'est trop tard.
00:33:05Il l'a dit sur RTL.
00:33:06Oui, il a même ajouté
00:33:07qu'il aurait fallu le faire
00:33:07il y a 25 ans.
00:33:08C'est drôle parce que
00:33:09précisément il y a 25 ans
00:33:10c'était son camp politique
00:33:11qui était au pouvoir
00:33:12avec Jacques Chirac
00:33:12mais à l'époque
00:33:13ils n'ont précisément rien fait.
00:33:14Parce que M. Copé,
00:33:15voyez-vous,
00:33:15c'est un homme
00:33:16qui comme M. Nunez
00:33:17a accompagné
00:33:18toutes les étapes
00:33:18de l'immigration de masse
00:33:19et qui donc demain
00:33:20accompagnera
00:33:21toutes les étapes
00:33:21de l'islamisation
00:33:22et qui dans 25 ans
00:33:23quand le djihad s'appliquera
00:33:24nous expliquera
00:33:25vous voyez
00:33:26on ne peut rien faire contre eux.
00:33:27Voilà.
00:33:27Et dans cette même interview
00:33:28Marion Maréchal dit aussi
00:33:30mais M. Laurent Nunez
00:33:31ce n'est pas qu'ils devraient
00:33:33dire aux fillettes
00:33:33qu'elles doivent enlever le voile
00:33:34c'est aux islamistes
00:33:36qui imposent
00:33:37à ces fillettes
00:33:38et donc la plupart du temps
00:33:40aux parents
00:33:40de leur expliquer
00:33:42d'expliquer aux parents
00:33:43que ce n'est pas
00:33:44une façon de vivre
00:33:46en tout cas en France.
00:33:49En fait
00:33:50derrière les propos
00:33:52de Marion Maréchal
00:33:53je pense qu'il y a
00:33:54une question essentielle
00:33:55c'est la question
00:33:56de la civilisation
00:33:57en fait
00:33:57qu'avons-nous à opposer
00:33:59à cette civilisation
00:34:00musulmane
00:34:01qui est en train
00:34:02de s'enraciner
00:34:03du fait du nombre
00:34:04du fait d'un certain
00:34:05nombre de renoncements
00:34:06et de lâcheté
00:34:06de nos politiques
00:34:07mais qui aujourd'hui
00:34:09est beaucoup plus vivace
00:34:10que ne le sont
00:34:11ceux qui prétendent
00:34:13défendre la France.
00:34:14C'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:34:15où sont ceux
00:34:16qui aiment la France
00:34:17au point de dire non
00:34:19à cette contre-culture
00:34:21en tout cas
00:34:21cette autre culture
00:34:22qui s'enracine
00:34:23et qui vient nous bouleverser
00:34:25totalement.
00:34:27Et c'est pour ça
00:34:27que d'une certaine manière
00:34:28on comprend presque
00:34:29Jean-François Copé
00:34:30c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:34:32si rien n'est fait
00:34:33pour limiter de manière
00:34:34drastique l'immigration
00:34:37dans 5, 10 ou 20 ans
00:34:38la France sera musulmane
00:34:40très probablement.
00:34:41Et en fait
00:34:41vous dites
00:34:42qu'est-ce qu'on a
00:34:43à opposer
00:34:43à cette vivacité
00:34:46effectivement
00:34:46des islavistes
00:34:47c'est peut-être
00:34:48la vivacité
00:34:49de notre civilisation
00:34:50à nous
00:34:50mais est-ce que
00:34:51visiblement
00:34:51ça ne prend pas
00:34:52parce que
00:34:52quand on a eu
00:34:53un sondage IFOP
00:34:54dernièrement
00:34:54je crois que c'était
00:34:56juste avant Noël
00:34:57il y a eu ce sondage
00:34:58dont on a beaucoup parlé
00:34:59où 57%
00:35:01des jeunes musulmans
00:35:01de 15 à 24 ans
00:35:03placent
00:35:04les lois
00:35:05de l'islam
00:35:05avant
00:35:06les lois
00:35:06de la république
00:35:07là je rejoins
00:35:08d'une certaine manière
00:35:10mais en me désolant
00:35:11très fort
00:35:12M. Copé
00:35:13quand il dit
00:35:13est-ce que c'est pas trop tard
00:35:14mais quand on parle
00:35:16à ces jeunes musulmans
00:35:17parce que c'est également
00:35:18dans le cœur
00:35:18de ce rapport
00:35:20de l'IFOP
00:35:21ces jeunes musulmans
00:35:22de 15 à 24 ans
00:35:23ce ne sont pas
00:35:24des jeunes
00:35:24de 15 à 24 ans
00:35:25qui forcément
00:35:26vont prendre une arme
00:35:27et vont tuer des mécréants
00:35:28ce sont des jeunes
00:35:29qui disent
00:35:29attendez
00:35:30moi je suis
00:35:31ce que je suis
00:35:32au profond de moi-même
00:35:33et oui
00:35:34je ne mange pas de porc
00:35:35oui je préfère
00:35:36avoir une cantine halal
00:35:37oui je préfère
00:35:38me baigner en burkini
00:35:39dans la piscine municipale
00:35:40oui je préfère
00:35:41porter le voile
00:35:42oui etc
00:35:42parce que c'est ma culture
00:35:44c'est ma religion
00:35:44et vous devez
00:35:45vous devez
00:35:46me laisser vivre
00:35:47ainsi en France
00:35:48d'un côté
00:35:48on a un système
00:35:50communautaire
00:35:50et de l'autre
00:35:50on a une société
00:35:51totalement atomisée
00:35:52individualiste
00:35:53où effectivement
00:35:54il n'y a pas de réponse
00:35:55il n'y a pas de transcendance
00:35:55parce que dans d'autres pays
00:35:56on dirait
00:35:57peut-être que vous le voulez
00:35:58mais en tout cas
00:35:58pour vivre en France
00:35:59ça ne se passe pas comme ça
00:36:00et en France
00:36:01on
00:36:02voilà
00:36:02vous vous dites
00:36:03tout à l'heure
00:36:04il faut ménager
00:36:05il faut
00:36:06non je ne dis pas
00:36:07qu'il faut ménager
00:36:07je dis qu'il faut avoir
00:36:09le courage
00:36:10de rentrer dans le
00:36:11mais ça commence
00:36:12par les interdictions
00:36:12le courage
00:36:13bien sûr
00:36:13le courage
00:36:14ça commence par un fonctionnaire
00:36:15de la mairie
00:36:16mais ils ne l'ont pas
00:36:16ça que je veux dire
00:36:17ils ne l'ont pas
00:36:18mais ça redescend
00:36:18c'est-à-dire que vous avez
00:36:19une volonté politique
00:36:20tout en haut
00:36:21et après ça redescend
00:36:22par exemple
00:36:23dans les écoles
00:36:25les directeurs d'établissements
00:36:26etc et ça redescend
00:36:27mais pour l'instant
00:36:28on n'en voit pas
00:36:29ils ne l'ont pas aussi
00:36:30parce qu'il y avait
00:36:31une méconnaissance
00:36:31de la part de nos élites
00:36:32de ce qu'était l'islam
00:36:33et ce que dit
00:36:34Marion Maréchal aussi
00:36:35en quelque sorte
00:36:36le témoigne
00:36:37elle parle d'islamo-soumis
00:36:38c'est une forme
00:36:39de pléonasse
00:36:40parce que l'islam
00:36:41veut déjà dire
00:36:41soumission à Dieu
00:36:42non mais
00:36:43ça ne peut pas paraître
00:36:44un détail
00:36:44mais c'est pour dire
00:36:45qu'on a calqué
00:36:45le régime chrétien
00:36:47catholique
00:36:48avec les musulmans français
00:36:49or il n'y a pas
00:36:50en islam
00:36:51cette distinction
00:36:52entre le temporel
00:36:52et le spirituel
00:36:53qu'a fait la religion chrétienne
00:36:55mon royaume
00:36:56n'est pas de ce monde
00:36:56il faut rendre à César
00:36:57ce qui appartient à César
00:36:58et donc
00:36:58on a calqué
00:36:59un raisonnement aussi
00:37:00qui était erroné
00:37:01parce qu'il y avait
00:37:02une méconnaissance profonde
00:37:03de l'islam
00:37:04après il y a eu
00:37:05la découverte
00:37:06si j'ose dire
00:37:07de ce que c'était
00:37:07et là il y a eu
00:37:08une lâcheté
00:37:09de la part
00:37:10de certaines élites politiques
00:37:11mais je pense que
00:37:12les deux sont liés
00:37:13aujourd'hui on arrive
00:37:14avec une situation de fait
00:37:15et il y en a qui disent
00:37:16comme Jean-François Copé
00:37:17c'est trop tard
00:37:18et il y en a d'autres
00:37:19qui disent
00:37:19là où il y a une volonté
00:37:21il y a un chemin
00:37:21après vous parlez
00:37:22d'interdiction
00:37:23on ne va pas empêcher
00:37:23les gens de manger halal
00:37:25ni de manger cachère
00:37:27par exemple
00:37:28vous pouvez très bien
00:37:29vous savez bien
00:37:30par exemple
00:37:31dans les fast-food
00:37:32ou dans les cantines
00:37:33il y a un vrai sujet
00:37:34là-dessus
00:37:34il y a un vrai sujet
00:37:35après par exemple
00:37:35pour les enfants
00:37:36le halal remplace
00:37:36dans certains
00:37:37c'est bien
00:37:38mais si vous avez
00:37:40des écoles confessionnelles
00:37:41il n'y a pas de sujet
00:37:42mais quand vous avez
00:37:44l'école publique
00:37:44et que vous avez
00:37:46ça vous donne entièrement raison
00:37:48après rien n'empêche
00:37:49les gens de vivre
00:37:50leur religion
00:37:50vous pouvez acheter
00:37:51ce que vous voulez
00:37:52au supermarché
00:37:52vous pouvez aller
00:37:53dans des écoles
00:37:53mais c'est toute la question
00:37:54de la laïcité
00:37:55aujourd'hui Sarah Salman
00:37:56est-ce que vous trouvez
00:37:57que la laïcité
00:37:58aujourd'hui s'applique
00:37:59de manière
00:38:00j'allais dire
00:38:02cartésienne
00:38:02est-ce que
00:38:03la laïcité fonctionne
00:38:05ou est-ce que parfois
00:38:06il n'y a pas
00:38:07des laïcités
00:38:09que certains
00:38:10et notamment les catholiques
00:38:11considèrent comme
00:38:12une laïcité punitive
00:38:13est-ce que
00:38:14d'un côté
00:38:15on dit
00:38:16ben non
00:38:16il n'y a pas de place
00:38:17pour la crèche
00:38:20du Christ
00:38:20dans les
00:38:21dans les mairies
00:38:23de
00:38:24de
00:38:24certaines
00:38:24mères le font
00:38:25et puis
00:38:25certains mères le font
00:38:27mais demandez à Robert Ménard
00:38:29qui était encore
00:38:29ce matin
00:38:30chez Laurence Ferrari
00:38:31la LVH fait un recours
00:38:33et vous avez
00:38:34voilà
00:38:34vous avez des recours
00:38:35et puis d'un autre côté
00:38:36vous dites
00:38:36quand à l'inverse
00:38:38on dit
00:38:39ben tiens
00:38:39on va mettre
00:38:39une cantine
00:38:41qui va proposer
00:38:41des menus halal
00:38:42et ben dans ce cas-là
00:38:43il n'y a personne
00:38:43qui dit
00:38:44ben non
00:38:44on ne va pas vous proposer
00:38:45des menus halal
00:38:45c'est
00:38:46c'est toujours
00:38:47dans les deux sens
00:38:48la laïcité
00:38:50elle s'est imposée
00:38:51contre
00:38:51l'église catholique
00:38:53contre le poids
00:38:54structurant
00:38:55qu'avait l'église catholique
00:38:56en France
00:38:57vous voulez dire
00:38:57à l'origine
00:38:58la jeunesse
00:38:59de la laïcité
00:38:59c'est pas une disposition
00:39:02neutre
00:39:03c'est une disposition
00:39:03contre
00:39:04c'était contre
00:39:05mais aujourd'hui
00:39:06je rejoins
00:39:07ce que décrivait
00:39:09Maxime
00:39:09c'est que
00:39:10effectivement
00:39:11l'islam
00:39:12dans cet ensemble
00:39:14est arrivé
00:39:15comme un nouveau venu
00:39:16et les dispositions
00:39:18telles qu'elles ont été
00:39:20pensées
00:39:21ne sont pas
00:39:22applicables
00:39:23duplicables
00:39:24à la religion musulmane
00:39:26parlons de la nouvelle France
00:39:27puisque je l'ai mentionné
00:39:28hier soir
00:39:29lors du premier conseil municipal
00:39:30de son mandat
00:39:31le maire de Roubaix
00:39:31David Guiraud
00:39:32qui vous le savez
00:39:33a été largement
00:39:34élu dans cette ville
00:39:36a vu les indemnités
00:39:37de ses élus
00:39:38voter en hausse
00:39:39avec une augmentation
00:39:40de près de 18%
00:39:42la rémunération
00:39:43du maire passe
00:39:44à près de 4900 euros
00:39:46par mois
00:39:46tandis que ses adjoints
00:39:47notamment celui
00:39:48de la propreté
00:39:49voient leur indemnité
00:39:50considérablement augmentée
00:39:51cette décision a suscité
00:39:52de vives critiques
00:39:53dans l'opposition
00:39:54qui dénonce
00:39:55un coup dur
00:39:56David Guiraud
00:39:57le maire de Roubaix
00:39:58justifie ses hausses
00:39:59par la nécessité
00:39:59de donner plus de moyens
00:40:00à ses adjoints
00:40:01et assure qu'il n'a pas pris
00:40:02l'indemnité maximale
00:40:03alors on sait
00:40:04qu'il y a beaucoup
00:40:05de mairies
00:40:05qui ont suivi
00:40:06ces augmentations
00:40:08d'indemnité
00:40:09vous êtes la France Insoumise
00:40:10pardonnez-moi
00:40:11mais c'est honteux
00:40:12c'est ce que j'allais dire
00:40:13la France Insoumise
00:40:14qui fait des leçons
00:40:16sur les mairies
00:40:16qui dépensent trop d'argent
00:40:18et qui se gavent
00:40:19en commençant d'ailleurs
00:40:20par la mairie de Paris
00:40:22puisqu'on les a entendus
00:40:22également quand on a eu
00:40:24ce que touchaient
00:40:25M. Grégoire
00:40:25et ses adjoints
00:40:27c'est un peu
00:40:27c'est honteux
00:40:28c'est l'hôpital
00:40:29qui se fout de la charité
00:40:29à un moment
00:40:30vous prenez
00:40:31d'aider les plus démunis
00:40:33reverser votre indemnité
00:40:34à la limite
00:40:35François Ruffin
00:40:35c'est ce qu'il fait à l'Assemblée
00:40:36alors on peut dire
00:40:36que c'est populaire ou pas
00:40:37vous aimez bien François Ruffin
00:40:39on ne sait pas pourquoi
00:40:39vous vous êtes fait découvrir la vie
00:40:41il m'a fait découvrir la vie
00:40:42certes
00:40:43mais c'est le seul
00:40:44qui reverse
00:40:45je crois
00:40:45son salaire
00:40:46ou je ne sais pas
00:40:47si on dit indemnité
00:40:47au salaire de l'Assemblée
00:40:49certains peuvent trouver ça démago
00:40:50mais il le fait
00:40:51David Guéraud
00:40:52ferait bien de faire la même chose
00:40:53quand vous prenez
00:40:54vous avez cette idéologie là
00:40:56la moindre des choses
00:40:57c'est de vous l'appliquer à vous-même
00:40:58il y a deux symboles
00:40:59il y a effectivement
00:40:59le côté
00:41:00la France Insoumise
00:41:01qui a passé son temps
00:41:02à donner des leçons
00:41:03et qui fait la même chose
00:41:04on ajoutera quand même
00:41:05que Roubaix fait partie
00:41:07des villes les plus pauvres
00:41:08de France
00:41:10venant d'une municipalité
00:41:11à gauche
00:41:12là aussi
00:41:13il y a un symbole
00:41:14qui est fort
00:41:14et puis
00:41:15l'équipe de M. Guéraud
00:41:16ne se sont pas contentées
00:41:18d'augmenter
00:41:18les indemnités
00:41:19des adjoints
00:41:21ils ont divisé aussi
00:41:22ceux des oppositions
00:41:23des élus d'opposition
00:41:24divisé leur rémunération
00:41:25divisé pour mieux régner
00:41:26donc divisé leur rémunération
00:41:28par deux
00:41:29tout à fait
00:41:29donc ça fait quand même
00:41:31j'ai pris ma petite calculette
00:41:33si on additionne tous les chiffres
00:41:34ça fait plus de 100 000 euros par an
00:41:35de dépenses publiques
00:41:37pour la ville de Roubaix
00:41:38sur l'échelle d'une mandature
00:41:40ça fait 600 000 euros
00:41:41pour la ville de Roubaix
00:41:42on peut se dire
00:41:43que quand on est un élu
00:41:44d'extrême gauche
00:41:46on a le souci
00:41:46de la redistribution
00:41:47mais on n'avait pas pensé
00:41:49que la redistribution
00:41:49ce serait dans les propres proches
00:41:51des élus
00:41:51c'est en plus
00:41:52c'est en plus
00:41:53oui c'est en vase clos
00:41:54alors si jamais
00:41:55une autre mairie
00:41:56avait fait pareil
00:41:57je ne sais pas
00:41:57de la Macronie de droite
00:41:58ou d'extrême droite
00:41:59ça aurait été les premiers
00:42:00à être offusqué
00:42:01et à un juste titre
00:42:02le narratif existe
00:42:03c'est vieux comme la gauche
00:42:05et tant pis
00:42:05pour ceux qui ont voté
00:42:06pour la gauche
00:42:07et l'extrême gauche
00:42:08ils en ont pour 6 ans
00:42:09ils croient au Père Noël
00:42:11et quand on dit 6 ans
00:42:13généralement
00:42:14l'électorat
00:42:15après est bien capé
00:42:17il se multiplie
00:42:18et il y a des logements sociaux
00:42:19qui sont construits
00:42:19donc après
00:42:20l'électorat
00:42:21et le mandat
00:42:22peut être beaucoup plus long
00:42:23allez on va marquer
00:42:24une pause
00:42:24dans ce Midi News
00:42:26et juste après 14h
00:42:27on parlera
00:42:28des arrêts maladie
00:42:30qui sont en très
00:42:31forte hausse
00:42:32tout le monde est malade
00:42:32dans un pays malade
00:42:33ça tombe bien
00:42:34à tout de suite
00:42:38Suite de Midi News
00:42:39et dans un instant
00:42:39on parlera de l'explosion
00:42:40des arrêts maladie
00:42:42mais d'abord
00:42:42toute l'information
00:42:43avec Somaya Labidi
00:42:44A la une de l'actualité
00:42:46à 14h
00:42:47Israël poursuit ses objectifs
00:42:48de guerre au Liban
00:42:49et annonce avoir tué
00:42:50une cible de choix
00:42:51du Hezbollah
00:42:52dans une frappière
00:42:53dans la région de Beyrouth
00:42:55Israël qui précise
00:42:56dans un communiqué
00:42:56qu'Ali Yousouf Archie
00:42:58secrétaire personnel
00:42:59et neveu du chef de la milice
00:43:01était un proche collaborateur
00:43:03et conseiller personnel
00:43:04de Naïm Qassem
00:43:05et jouer un rôle central
00:43:06dans la gestion
00:43:07mais aussi la sécurité
00:43:09de son bureau
00:43:10De son côté
00:43:11l'armée américaine
00:43:12restera déployée
00:43:13à proximité de l'Iran
00:43:14jusqu'à l'application complète
00:43:16d'un réel accord
00:43:17déclaration hier soir
00:43:18du président américain
00:43:19Donald Trump
00:43:20au lendemain
00:43:20de l'annonce
00:43:21d'un cessez-le-feu fragile
00:43:22d'une durée de deux semaines
00:43:24entre les Etats-Unis
00:43:25et l'Iran
00:43:25Et puis retour en France
00:43:27avec cette question
00:43:28au coeur de l'actualité
00:43:30quel est le mécanisme
00:43:31des prix à la pompe
00:43:33et pour y voir plus clair
00:43:34l'une de nos équipes
00:43:35s'est rendue
00:43:35dans une station
00:43:36essence indépendante
00:43:37le gérant nous explique
00:43:38les marges
00:43:39qu'il touche
00:43:39sur les tarifs de l'essence
00:43:41reportage en Occitanie
00:43:43signé Jean-Luc Thomas
00:43:44avec le récit
00:43:45de Félix Perolas
00:43:47Dans cette station service indépendante
00:43:49le propriétaire a décidé
00:43:51de jouer la carte
00:43:52de la transparence
00:43:53car derrière le prix affiché
00:43:55à la pompe
00:43:56le mécanisme est complexe
00:43:58coût du pétrole brut
00:43:59raffinage
00:44:00transport et taxe
00:44:02On achète directement
00:44:04en raffinerie
00:44:04à un prix qu'on subit
00:44:07on n'a pas de pouvoir
00:44:08de pression
00:44:09on paye le transport
00:44:11indépendamment
00:44:12on nous le livre
00:44:13et à partir de là
00:44:14on applique une marge
00:44:16de 5 à 8 centimes
00:44:17Avec l'association
00:44:1840 millions d'automobilistes
00:44:20il a décidé d'aller plus loin
00:44:22en lançant une opération
00:44:23de transparence
00:44:24On explique bien
00:44:26que sur 2 euros
00:44:28du prix du litre
00:44:29il y a 1,09 euros
00:44:31de taxes
00:44:32Quand c'était à 2 euros
00:44:33aujourd'hui on est plutôt
00:44:34à 2,40
00:44:35nous sommes à 1,44 euros
00:44:37de taxes en tout genre
00:44:39Une initiative
00:44:40qui séduit les clients
00:44:41Ce sont des taxes
00:44:43que l'on paye
00:44:44donc c'est normal
00:44:45que l'on soit au courant
00:44:46Selon le propriétaire
00:44:48le carburant
00:44:49ne retrouvera pas
00:44:49ses prix d'avant crise
00:44:51il redoute
00:44:52que les prix actuels
00:44:52restent élevés
00:44:53sur le long terme
00:44:54même après la crise
00:44:55Et puis on termine
00:44:57ce journal
00:44:58par la ville de Paris
00:44:59qui porte plainte
00:44:59après la dégradation
00:45:00du jardin mémoriel
00:45:02en hommage aux victimes
00:45:03des attentats
00:45:03du 13 novembre
00:45:04des dégradations
00:45:06qui ont été constatées
00:45:07hier matin
00:45:07dans ce lieu
00:45:08inauguré derrière
00:45:09l'hôtel de ville
00:45:09le 13 novembre dernier
00:45:11Merci Somaïa
00:45:13Labidi
00:45:13nous sommes dans
00:45:15Midi News
00:45:15et tout de suite
00:45:16c'est la chronique éco
00:45:19Votre programme
00:45:20avec bien ici
00:45:21On est bien ici
00:45:22Trouvez votre futur logement
00:45:24par vie de quartier
00:45:24et temps de trajet
00:45:25sur bien ici.com
00:45:26Votre programme
00:45:28avec Pierre Innovation
00:45:29Isolation thermique
00:45:30extérieure et intérieure
00:45:31avec habillage décoratif au choix
00:45:33Devis sur
00:45:33pierre-innovation.fr
00:45:35Et avec Eric
00:45:36de Haidt-Pinten
00:45:37Bonjour Eric
00:45:37Bonjour Pierre
00:45:38Une étude publiée
00:45:39par l'Institut Gallup
00:45:40montre que
00:45:41les Français
00:45:42n'ont plus envie
00:45:42de travailler
00:45:438% seulement
00:45:458%
00:45:45des personnes interrogées
00:45:47ont déclaré
00:45:47qu'elles étaient
00:45:48motivées
00:45:49pour aller se rendre au travail
00:45:50Donc ça ne vous concerne pas
00:45:51c'est 8%
00:45:52des Français
00:45:53qui sont investis
00:45:55dans leur travail
00:45:558% seulement
00:45:57Vous vous rendez compte
00:45:57c'est vraiment peu
00:45:58c'est même de moins en moins
00:45:59Et cette démotivation
00:46:01cette démobilisation
00:46:03impacte notre richesse
00:46:04parce que
00:46:04quand il n'y a pas d'entrain
00:46:05pas d'envie
00:46:06on fait perdre des points
00:46:06à notre pays
00:46:07On a chiffré
00:46:08à 325 milliards d'euros
00:46:10chaque année
00:46:11la perte
00:46:11justement en productivité
00:46:13c'est pratiquement
00:46:1410 points de PIB
00:46:14On n'est pas seul
00:46:16l'Europe ne brille pas
00:46:17non plus par son entrain
00:46:18au travail
00:46:18L'Union Européenne
00:46:19est même en queue de peloton
00:46:20quand on regarde
00:46:20la valeur ajoutée
00:46:21créée par les salariés
00:46:22En fait les seuls pays d'Europe
00:46:23les plus engagés
00:46:24les plus productifs
00:46:25pas forcément les plus heureux
00:46:26je vais vous dire
00:46:27ce sont l'Albanie
00:46:28la Roumanie
00:46:29et la Norvège
00:46:30parce qu'il faut le préciser
00:46:31les français ne sont pas malheureux
00:46:32avec cette situation
00:46:33Oui
00:46:34avec un revenu par habitant
00:46:35bien sûr qui baisse
00:46:36Alors ça c'est le problème
00:46:37quand vous regardez
00:46:37la richesse créée en France
00:46:38c'est 40 000 euros
00:46:40de richesse
00:46:40par habitant par an
00:46:41on est sous la moyenne
00:46:42de l'Union Européenne
00:46:43Rappelons ce que c'est
00:46:44que la productivité
00:46:45c'est le nombre de produits
00:46:46que l'on fabrique
00:46:46en France on en fait
00:46:47de moins en moins
00:46:47qui ont une valeur ajoutée
00:46:49il n'y en a pas énormément
00:46:50à part le luxe
00:46:50avec un volume d'heures de travail
00:46:52suffisant
00:46:53c'est pas notre fort en France
00:46:54le tout réalisé
00:46:55par des salariés qualifiés
00:46:56ça c'est vrai
00:46:57on en a
00:46:58pas forcément nombreux
00:46:59au travail
00:46:59c'est vrai aussi
00:47:00mais surtout qu'ils soient
00:47:02motivés et organisés
00:47:03et c'est peut-être ça
00:47:04qui manque à la France
00:47:05alors pourquoi
00:47:05cette démotivation
00:47:06c'est aussi la raison
00:47:08des cotisations
00:47:09qui amputent
00:47:10le revenu net
00:47:10des français
00:47:11n'oublions pas
00:47:11qu'entre ce que l'entreprise
00:47:12verse et ce que le salarié
00:47:13touche c'est du simple
00:47:14au double
00:47:15et ça ne passe plus
00:47:15alors une réforme fiscale
00:47:17et sociale s'impose
00:47:17pour que le social
00:47:18c'est-à-dire le chômage
00:47:19la retraite
00:47:20la santé
00:47:20ne soient plus intégralement
00:47:22supportés
00:47:24c'est ça le gros problème
00:47:24puis il y a l'intelligence artificielle
00:47:26elle se développe
00:47:27les américains s'y mettent
00:47:28et ça marche bien
00:47:28d'ailleurs quand on regarde
00:47:29le classement
00:47:29ils sont numéro 1
00:47:31dans le classement
00:47:31des pays les plus motivés
00:47:33et voilà
00:47:34et Eric de Petain
00:47:35lui est motivé aussi
00:47:36toujours
00:47:37c'était votre programme
00:47:39avec Bien Ici
00:47:39on est bien ici
00:47:41trouvez votre futur logement
00:47:42par vie de quartier
00:47:43et temps de trajet
00:47:44sur bienici.com
00:47:45c'était votre programme
00:47:46avec Pierre Innovation
00:47:47isolation thermique
00:47:49extérieur et intérieur
00:47:50avec habillage décoratif au choix
00:47:51devis sur
00:47:52pierre-innovation.fr
00:47:54Midi News
00:47:55avec que des gens motivés
00:47:56Sarah Saldeman
00:47:57Raphaël Stein
00:47:57Vildris
00:47:58Galli
00:47:58Maxime
00:47:59Leguay
00:47:59tout à l'heure
00:48:00Dora Abdelrazik
00:48:01nous reviendra
00:48:01pour nous parler
00:48:03de l'international
00:48:03et les arrêts maladie
00:48:05justement
00:48:05alors c'est pas forcément
00:48:06en relation avec la motivation
00:48:08mais voilà
00:48:08les arrêts maladie
00:48:09explosent en France
00:48:109 millions recensés par an
00:48:12un coût d'environ
00:48:1318 milliards
00:48:14pour la sécurité sociale
00:48:16le gouvernement
00:48:17veut-il remédier
00:48:18oui mais comment
00:48:19explication
00:48:19de Sarah
00:48:20Fenzari
00:48:23plus de 12 milliards
00:48:25d'euros
00:48:25d'indemnisation
00:48:26c'est ce qu'ont coûté
00:48:27les arrêts maladie
00:48:28à la sécurité sociale
00:48:29en 2025
00:48:30soit 5 milliards de plus
00:48:32qu'il y a 10 ans
00:48:33quand vous avez comme ça
00:48:34un dérapage
00:48:35de ces chiffres
00:48:36qui sont quand même astronomiques
00:48:37il faut regarder le sujet
00:48:38en face
00:48:38toujours plus nombreux
00:48:39et en forte hausse
00:48:41chaque jour
00:48:4230 000 français
00:48:43postent un arrêt maladie
00:48:44l'équivalent
00:48:46de 9 millions par an
00:48:47et face à cette dérive
00:48:49le gouvernement
00:48:50veut agir
00:48:51on a beaucoup travaillé
00:48:52sur la prévention
00:48:53d'ailleurs avec les entreprises
00:48:54en s'attaquant
00:48:55aux accidents du travail
00:48:55qui sont aussi une cause
00:48:56d'arrêt maladie importante
00:48:58mais le vrai poids
00:48:59ce sont les arrêts longs
00:49:01ils ne représentent
00:49:02que 7% des cas
00:49:03mais près
00:49:04de la moitié du coût
00:49:06soit 4,6 milliards d'euros
00:49:09il y a un certain nombre
00:49:09de pathologies
00:49:10où par une intensité
00:49:12plus grande des soins
00:49:13on peut réduire
00:49:14l'absentéisme
00:49:15phénomène
00:49:16qui touche désormais
00:49:17toutes les générations
00:49:18en 2025
00:49:19on compte
00:49:20105 arrêts
00:49:21pour 100 salariés
00:49:22de moins de 30 ans
00:49:23et au-delà
00:49:24du kit de prévention
00:49:26mis en place
00:49:26dès demain
00:49:27le gouvernement
00:49:28veut frapper fort
00:49:30et puis un bouton d'alerte
00:49:31en cas de situation
00:49:32douteuse
00:49:32sur l'absentéisme
00:49:34d'un salarié
00:49:35un chef d'entreprise
00:49:36c'est le cas aujourd'hui
00:49:37mais ça sera plus facile
00:49:38et plus direct
00:49:38pourra solliciter
00:49:39la caisse nationale
00:49:40d'assurance maladie
00:49:41pour déclencher des contrôles
00:49:42ce bouton d'alerte
00:49:43sera mis en place
00:49:45dès la fin de l'année
00:49:46pour plus de contrôles
00:49:47plus de prévention
00:49:48et des économies
00:49:49à la clé
00:49:50face aux arrêts maladie
00:49:52devenus
00:49:53enjeux majeurs
00:49:54pour notre société
00:49:56voilà donc
00:49:57pour ce sujet
00:49:59inquiétant
00:50:00pour la France
00:50:01puisque effectivement
00:50:01c'est de la perte
00:50:03de richesse
00:50:03perte de travail
00:50:04c'est perte de richesse
00:50:05et on ne peut pas
00:50:06en vouloir aux gens
00:50:07d'être malades
00:50:09mais effectivement
00:50:09comme le dit
00:50:10monsieur Farandou
00:50:11il y a des pathologies
00:50:12qui pourraient aussi
00:50:16nécessiter
00:50:17un traitement
00:50:17et qui ne va pas
00:50:18forcément sur l'absentéisme
00:50:20et puis manifestement
00:50:21il y a quelques abus
00:50:22qui ont été identifiés
00:50:24par le gouvernement
00:50:25alors c'est un serpent de mer
00:50:26ça date
00:50:27depuis plusieurs années
00:50:29qu'on a remarqué
00:50:29et ça s'aggrave
00:50:30ça s'aggrave
00:50:30et ça s'aggrave
00:50:31notamment
00:50:31pour les courts arrêts
00:50:34répétés
00:50:35plusieurs fois dans l'année
00:50:36et qui sont faits
00:50:37notamment via la téléconsultation
00:50:38et Matignon veut
00:50:40soulever le capot
00:50:41si j'ose dire
00:50:41de la téléconsultation
00:50:42pour permettre
00:50:43à la fois de réduire
00:50:44ses indemnités
00:50:45lorsqu'elles sont issues
00:50:46d'une téléconsultation
00:50:47et que le salarié
00:50:49n'est pas allé
00:50:50consulter directement
00:50:51un médecin
00:50:51et aussi pour pouvoir
00:50:52faire des contre-visites
00:50:53que l'employeur puisse
00:50:55permettre
00:50:55de demander une contre-visite
00:50:57par un véritable médecin
00:50:58pour tenter
00:50:58de réduire les coûts
00:50:59c'est 12 milliards d'euros
00:51:00sur les arrêts de travail
00:51:01si on ajoute les maladies
00:51:02et les accidents de travail
00:51:03c'est effectivement
00:51:04le chiffre que vous avez donné
00:51:05Pierre
00:51:0518 milliards
00:51:06donc effectivement
00:51:06à l'heure où on cherche
00:51:07de l'argent un peu partout
00:51:09du côté de Matignon
00:51:09et bien on se penche
00:51:10sur ce sujet
00:51:11Quand on est directeur adjoint
00:51:12des rédactions du JDD
00:51:13on a forcément un rôle
00:51:14un peu ressources humaines
00:51:16donc j'imagine
00:51:16qu'il n'y a pas beaucoup
00:51:17d'arrêt maladie
00:51:18au journal du dimanche
00:51:18et que vous êtes
00:51:19beaucoup plus que 8%
00:51:21à être motivé
00:51:22dans votre journal
00:51:23mais c'est quelque chose
00:51:24que vous connaissez
00:51:25forcément
00:51:25Non mais en fait
00:51:25c'est pour ça que
00:51:26le lien il est direct
00:51:28entre la chronique précédente
00:51:30et le sujet
00:51:31C'est-à-dire qu'on a fait
00:51:32un conducteur d'émissions
00:51:33un peu logique
00:51:34Ici on est déjà sérieux
00:51:36Raphaël Staville
00:51:37On est motivé
00:51:38On est motivé
00:51:40et on n'est pas en avant
00:51:41Non mais effectivement
00:51:41vous voyez que
00:51:42lorsque vous êtes épanoui
00:51:43au travail
00:51:44ce genre de questions
00:51:45ne se posent pas
00:51:46de la même manière
00:51:48Vous cherchez
00:51:49à garder les meilleurs éléments
00:51:50enfin vous êtes dans
00:51:51une gestion très positive
00:51:52des ressources humaines
00:51:54mais en revanche
00:51:55oui effectivement
00:51:56ces chiffres
00:51:56ils sont alarmants
00:51:57après
00:51:59comment résoudre
00:52:00ce problème
00:52:01des fraudes
00:52:03autour des arrêts maladie
00:52:04parce que moi j'entends bien
00:52:05qu'on soit plus rigoureux
00:52:08lorsque les gens
00:52:09font de la téléconsultation
00:52:11pour obtenir des arrêts maladie
00:52:12mais c'était une préconisation
00:52:14pour justement
00:52:15ne pas surcharger
00:52:17les cabinets
00:52:18donc il y a un moment
00:52:20le problème est insoluble
00:52:21l'une des questions
00:52:22à mon avis
00:52:22qui est centrale
00:52:23c'est la question
00:52:24du mal-être au travail
00:52:25et du mal-être dans la société
00:52:26c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:52:28alors c'est pas ça
00:52:31qui va vous donner
00:52:32une solution immédiate
00:52:33mais le nombre de personnes
00:52:35qui se lèvent le matin
00:52:37en étant angoissées
00:52:39à l'idée au travail
00:52:40qui sont malheureux
00:52:41parce qu'ils ont été mal orientés
00:52:43depuis le début
00:52:43dans les choix
00:52:44qu'ils ont réalisés
00:52:45oui puis même après
00:52:46c'est pas étonnant
00:52:47que la France
00:52:48soit le premier pays
00:52:49en Europe
00:52:50voire même au monde
00:52:51consommateur de psychotropes
00:52:52il y a une sorte de mal-être
00:52:53quand même généralisée
00:52:55qui en dit beaucoup
00:52:56sur notre pays
00:52:59on n'a pas idée
00:52:59à quel point
00:53:00on peut avoir
00:53:01dans plein d'entreprises
00:53:03très différentes
00:53:04y compris dans la fonction publique
00:53:05on peut avoir
00:53:05des mobilités internes
00:53:06c'est-à-dire
00:53:07et en fait aujourd'hui
00:53:08ce que vous dites
00:53:09est très juste
00:53:09c'est-à-dire qu'il y a
00:53:09un carcan
00:53:10on a été
00:53:11en tout cas
00:53:12dans une certaine génération
00:53:14modelé à dire
00:53:15t'as un boulot
00:53:16tiens-toi-y
00:53:17de toute façon
00:53:17tu feras le même boulot
00:53:18jusqu'à la fin de ta vie
00:53:19non
00:53:19en fait on peut changer
00:53:20on peut changer
00:53:21on peut changer en interne
00:53:21on peut changer à l'externe
00:53:22on peut faire des parcours
00:53:24diplômants
00:53:24on peut faire des reconversions
00:53:25voilà
00:53:26et aujourd'hui
00:53:27Emmanuel Macron a beaucoup évoqué
00:53:28justement cette espèce
00:53:29de flexibilité
00:53:30mais ça aussi
00:53:31c'est une angoisse
00:53:31de se dire que
00:53:32peut-être que du jour
00:53:33si tout devient une angoisse
00:53:34si on angoisse tout le monde
00:53:38surtout
00:53:38oui mais c'est vrai
00:53:39la jeune génération
00:53:41n'a pas forcément envie
00:53:42d'avoir un CDI
00:53:43d'arriver à 25 ans
00:53:44et de repartir à 65 ans
00:53:46pour certains
00:53:47d'avoir des relations toxiques
00:53:48de travail
00:53:48de ne pas trouver de sens
00:53:49plus du tout
00:53:51de ne pas trouver de sens
00:53:52à ce qu'ils font
00:53:52et je regardais
00:53:53dans les moins de 30 ans
00:53:53il y a un arrêt sur deux
00:53:54qui est lié
00:53:55à des troubles psychologiques
00:53:56donc ça rejoint
00:53:57ce que vous disiez
00:53:58les gens ne sont pas bien
00:53:59psychologiquement
00:54:00ils souffrent d'anxiété
00:54:01de burn-out
00:54:02etc
00:54:02ils n'ont pas envie
00:54:04de se sacrifier
00:54:04pour une entreprise
00:54:06qui parfois
00:54:06leur rend extrêmement mal
00:54:07donc c'est ça aussi
00:54:09alors que la génération passée
00:54:10se disait
00:54:11était résignée
00:54:12de toute façon
00:54:12c'est comme ça
00:54:13ce qui n'est plus le cas
00:54:14de la génération d'aujourd'hui
00:54:15après il y a plusieurs
00:54:16cas de figure
00:54:17parce qu'il y a
00:54:18les burn-out provoqués
00:54:19justement par le mal-être
00:54:21de l'entreprise
00:54:21je me souviens
00:54:22d'un livre passionnant
00:54:24un roman passionnant
00:54:25de Delphine de Vigan
00:54:26qui s'appelait
00:54:26Les heures souterraines
00:54:27et c'est l'histoire
00:54:28d'une femme
00:54:30qui travaille dans une entreprise
00:54:31un jour elle fait
00:54:32une présentation
00:54:33powerpoint
00:54:33avec un de ses camarades
00:54:36qui lui savonne la planche
00:54:37mais comme il a plus
00:54:38d'influence
00:54:39du coup elle se retrouve
00:54:40vraiment complètement
00:54:41déclassée dans son entreprise
00:54:42et à la fin
00:54:43elle a un bureau
00:54:44à côté des toilettes
00:54:45et elle reconnaît
00:54:47les gens
00:54:48qui passent aux toilettes
00:54:49en fonction
00:54:50du bruit qu'ils font
00:54:51dans les toilettes
00:54:52on est là
00:54:52c'est un très très bon roman
00:54:54de Delphine de Vigan
00:54:56que je vous conseille de lire
00:54:57mais qui est très très angoissant
00:54:58parce qu'en fait
00:54:58c'est ça aujourd'hui
00:54:59c'est qu'on est dans un carcan
00:55:00on vous apprend un boulot
00:55:01on a peur de bouger
00:55:03parce que si on bouge
00:55:03je vais me faire virer
00:55:04oui après il faut aussi
00:55:06avoir le goût
00:55:06de la prise de risque
00:55:07que vous ne pouvez pas fonctionner
00:55:08en ayant toujours peur
00:55:08de quelque chose
00:55:09enfin je pense que
00:55:10sinon effectivement
00:55:11il n'y a que la fonction publique
00:55:12qui peut vous aider
00:55:12ça c'est du bon sens
00:55:13Sarah
00:55:14Driss
00:55:14oui bah
00:55:17la santé mentale
00:55:18est un sujet majeur
00:55:20est très et très bordée
00:55:22en France
00:55:23la santé mentale
00:55:23on est sous-estimé
00:55:24sous-évalué
00:55:25il n'y a pas assez de budget
00:55:26monsieur Barnier
00:55:26voulait en faire
00:55:27une cause nationale
00:55:28ça a complètement disparu
00:55:30oui mais c'est des effets
00:55:31d'annonce comme ça
00:55:32c'était effectivement
00:55:32notre rapport à l'échec
00:55:36qui est beaucoup plus problématique
00:55:37que le rapport des anglo-saxons
00:55:39je suis passé par tout ça
00:55:41je l'ai raconté dans un livre
00:55:42une dépression au travail
00:55:43une carrière cassée
00:55:45grâce à la bonne étoile
00:55:47et un pot à moi
00:55:48je me suis reconverti
00:55:51donc je dis à tout le monde
00:55:52qui nous regarde
00:55:52il est possible de se reconvertir
00:55:53le chemin est un chemin de croix
00:55:55c'est difficile
00:55:55ce n'est pas facile
00:55:56comment s'appelle le livre ?
00:55:57l'identité d'abord
00:55:58l'identité d'abord
00:55:59et ça a été publié quand ?
00:56:012025
00:56:022025
00:56:02donc c'est tout récent
00:56:03tout récent
00:56:04je raconte ma chute
00:56:06alors ça n'intéresse que moi
00:56:07mais pour moi c'est un drame
00:56:08c'est un drame
00:56:09et en entreprise
00:56:11on n'est pas du tout
00:56:13organisé
00:56:13pour capter ça
00:56:14pas du tout
00:56:15en plus
00:56:16parce que c'est la course
00:56:17à la rentabilité
00:56:18parce que c'est la course au chiffre
00:56:19et du coup on ne regarde pas
00:56:20les équipes
00:56:21et puis on devient radioactif
00:56:23dès qu'on demande secours
00:56:25on est radioactif
00:56:26et on a un problème
00:56:27je vous coupe
00:56:28les cadres ont un problème
00:56:29il n'a pas parlé encore
00:56:30les cadres avec les syndicats
00:56:32on ne va pas chercher les syndicats
00:56:33parce qu'on croit que ce n'est pas pour nous
00:56:35les cadres sup
00:56:36parce qu'il y a beaucoup de
00:56:37la nouveauté c'est que les burn-out
00:56:38maintenant c'est les cadres sup
00:56:40avant le malaise au travail
00:56:41c'était les ouvriers
00:56:43je stigmatise
00:56:43non non vous avez raison
00:56:45il y a une évolution
00:56:46et on a peur d'aller voir les syndicats
00:56:48parce que c'est stigmatisant
00:56:49mais tout le monde a peur de tout
00:56:51quand on a un arrêt maladie
00:56:52par exemple
00:56:53vous n'avez pas légalement
00:56:54le droit d'appeler au téléphone
00:56:56la personne
00:56:57qui est en arrêt maladie
00:56:59comment ?
00:56:59c'est mieux de ne pas le faire
00:57:00c'est mieux de ne pas le faire
00:57:01voilà
00:57:01c'est pas légal
00:57:02alors qu'en fait
00:57:03paradoxalement
00:57:04on a envie de prendre des nouvelles
00:57:05comment vas-tu ?
00:57:06voilà
00:57:06on n'a pas le droit de le faire
00:57:07en fait ce qui est fou
00:57:07c'est lorsqu'on vient de faire
00:57:09le diagnostic du mal-être
00:57:11de la société
00:57:12ça n'empêche pas de dire
00:57:13que par ailleurs
00:57:14il y a de vraies fraudes
00:57:16et en ne réglant pas ces fraudes
00:57:18finalement on ne fait que condamner davantage
00:57:20ceux qui par ailleurs
00:57:21mériteraient d'être accompagnés
00:57:23soutenus
00:57:25et donc il y a une sorte
00:57:27maintenant de vigilance absolue
00:57:29à l'égard de l'ensemble
00:57:31de ceux qui seraient en arrêt maladie
00:57:33alors même qu'il faudrait pouvoir
00:57:36se focaliser sur les abus
00:57:38les fraudes
00:57:39qui finalement coûtent au système
00:57:41et à ceux qui sont
00:57:43véritablement malades
00:57:44alors il y en a aussi
00:57:45il y a des entreprises
00:57:45qui payent des détectives privées
00:57:47ça a un certain coût
00:57:47mais il y en a de plus en plus
00:57:48qui ont recours
00:57:49alors c'est pas le même coût
00:57:50pour une très grande entreprise
00:57:51que pour une petite PME
00:57:52c'est sûr
00:57:52mais il y en a qui le font
00:57:54lorsqu'elles ont un jour
00:57:54quand ce sont des arrêts maladie répétés
00:57:56qu'à la fin
00:57:57on essaye d'aller sur une RCC
00:57:59et puis que ça ne fonctionne pas
00:58:00et que du coup
00:58:01je pense qu'il y a aussi
00:58:02je souscris à tout ce qui a été dit
00:58:03et je pense que c'est un sujet délicat
00:58:05parce que c'est multifactoriel
00:58:06néanmoins c'est vrai
00:58:07qu'il y a aussi
00:58:08quelques arrêts
00:58:10dits de confort
00:58:11et notamment je pense
00:58:12qu'il y a un lien générationnel
00:58:13du rapport au travail
00:58:14je le dis d'autant plus librement
00:58:15que je suis le plus jeune
00:58:16sur ce plateau
00:58:16mais je côtoie des jeunes
00:58:18dans mon entourage
00:58:20qui lorsqu'ils ont un rhume
00:58:22parce que le travail c'est dur
00:58:24mais oui parfois
00:58:24on n'a pas envie d'y aller
00:58:25parfois c'est contrariant
00:58:27mais dans la génération
00:58:29qui n'est pas la mienne
00:58:30et qui a été sans doute
00:58:31la vôtre ici
00:58:33mais si vous dites
00:58:33que je n'ai pas 25 ans
00:58:34je le dis avec diplomatie
00:58:36et bien il y avait
00:58:38davantage de résilience
00:58:39et effectivement
00:58:40l'effort
00:58:40chez les jeunes
00:58:41que je côtoie
00:58:43c'est un échantillon
00:58:44mais parfois
00:58:44on me dit
00:58:44quand on a un rhume
00:58:45on se dit
00:58:46bon bah là je vais mettre
00:58:47un petit arrêt
00:58:47de maladies
00:58:48qui sont des arrêts
00:58:49de confort
00:58:50mais je souscris
00:58:51à tout ce qui a été dit
00:59:04après on peut venir ici
00:59:05avec des parpaings
00:59:06si vous voulez
00:59:08comme ça on fera un mix
00:59:10juste pour revenir
00:59:11sur la politique
00:59:12ça rappelle un peu
00:59:12la fin de l'Union soviétique
00:59:13que j'ai vécu
00:59:14j'avais 10 ans
00:59:15je ne serais pas
00:59:16jusque là
00:59:16j'avais vécu
00:59:17j'avais 10 ans
00:59:18j'avais 10 ans
00:59:19et à la fin
00:59:20de l'Union soviétique
00:59:21années 80
00:59:23plongeons de la productivité
00:59:24hausse des arrêts maladie
00:59:27hausse de
00:59:27il y a d'ailleurs
00:59:28vous êtes en train
00:59:29de vanter le totalitarisme
00:59:30non je veux dire
00:59:31attention
00:59:31sommes-nous devenus
00:59:32l'URSS ?
00:59:33non
00:59:34sommes-nous devenus
00:59:36nous avons un système
00:59:37aujourd'hui
00:59:37qui démotive
00:59:38c'est l'art de la formule
00:59:39il faut quand même
00:59:40faire attention
00:59:41à ce que vous dites
00:59:43l'URSS est passé
00:59:44à l'ouest
00:59:45je provoque un peu
00:59:46mais quand même
00:59:47nous sommes dans un
00:59:48regardez quand même
00:59:49notre monde du travail
00:59:50vous avez 8% des personnes
00:59:51qui sont motivées
00:59:52c'est un chiffre très faible
00:59:53il faut voir la nature du travail
00:59:54il faut peut-être
00:59:54s'interroger là-dessus aussi
00:59:56il y a des travaux
00:59:57je comprends
00:59:57qu'on ne soit pas motivé
00:59:58les gens le font uniquement
00:59:59pour payer les factures
01:00:00donc ils ne sont pas motivés
01:00:01après en URSS
01:00:01on ne demandait pas aux gens
01:00:02s'ils étaient motivés
01:00:03oui c'est sûr
01:00:05il hausse de l'alcoolisme
01:00:07en URSS
01:00:07il y a eu que ça
01:00:08pourquoi ?
01:00:09parce que les gens
01:00:09s'embêtent au travail
01:00:10pourquoi ?
01:00:11problème de motivation
01:00:12problème d'impôt
01:00:13parce que tout ce qui gagnait
01:00:14c'était le socialisme
01:00:14nous sommes quand même devenus
01:00:17largement socialisants
01:00:17on ne peut pas dire
01:00:18un pays socialiste
01:00:18pour ne pas provoquer
01:00:19et nous avons un problème
01:00:21de vie
01:00:21de manque de sens
01:00:22les gens en Russie
01:00:23savaient que le système
01:00:24allait au précipice
01:00:25nous avons aussi
01:00:26aujourd'hui des générations
01:00:27qui sont climato-anxiogènes
01:00:29tout ça
01:00:29et nous avons un manque
01:00:31de bien commun
01:00:31on ne sait pas pourquoi
01:00:32on se va
01:00:32je reviens juste
01:00:33sur ce que je viens de dire
01:00:34sur il n'y avait que ça
01:00:36qu'on me comprenne bien
01:00:37moi j'ai vécu en Pologne
01:00:38communiste
01:00:38je sais ce que c'est
01:00:40les magasins étaient vides
01:00:41il n'y avait rien à bouffer
01:00:42par contre il y a toujours
01:00:43eu de l'alcool
01:00:43mais ça
01:00:44c'est fait sciemment
01:00:45c'était fait sciemment
01:00:46par le pouvoir politique
01:00:47parce que c'était
01:00:48le neuraleptique
01:00:50l'anxiolithique
01:00:51pas cher
01:00:52bon marché
01:00:52qu'on trouvait
01:00:53etc
01:00:53après effectivement
01:00:54ça a fait sombrer
01:00:55des populations entières
01:00:56dans l'alcoolisme
01:00:57et notamment dans tout
01:00:58le bloc de l'Est
01:00:59je crois qu'on parle
01:00:59de la commission d'enquête
01:01:00sur l'audiovisuel public
01:01:01qui vous le savez
01:01:02a été lancée le 28 octobre dernier
01:01:04qui a pris fin hier
01:01:05avec un dernier passage
01:01:07de madame Ernotte
01:01:07devant les députés
01:01:09au total
01:01:10234 personnes
01:01:11ont été entendues
01:01:1267 auditions
01:01:14parfois
01:01:14et on vous les a fait vivre
01:01:16sur CNews
01:01:17parfois très tendues
01:01:19Charles Aloncle
01:01:20était ce matin
01:01:21au micro d'Europe 1
01:01:24ma seule intention
01:01:25pour moi
01:01:26c'est de proposer
01:01:27des pistes de réforme
01:01:28de créer une situation
01:01:29d'électrochoc
01:01:30parce qu'on voit
01:01:30qu'il y a des dérives
01:01:31qui sont inacceptables
01:01:32à l'heure où
01:01:33année après année
01:01:34on demande toujours
01:01:34plus d'efforts aux français
01:01:35pour financer
01:01:37ce type d'organisation
01:01:38donc j'espère que
01:01:39dans les recommandations
01:01:40que j'émettrai
01:01:41qui ne seront pas idéologiques
01:01:42ce seront des recommandations
01:01:43pragmatiques
01:01:44pour lutter
01:01:45contre les conflits d'intérêts
01:01:46pour mettre fin
01:01:47à cette bureaucratie inadmissible
01:01:49pour lutter aussi
01:01:49contre les dépenses inutiles
01:01:51j'espère que Delphine Arnot
01:01:52que Sybille Veil
01:01:53à la tête de France Télévisions
01:01:55et Radio France
01:01:55prendront en compte
01:01:56ces recommandations
01:01:57pour sauver
01:01:58l'émission précieuse
01:01:59de l'audiovisuel public
01:02:00une trentaine de recommandations
01:02:01qui seront faites
01:02:02par le rapporteur Charles Aloncle
01:02:03la grande question
01:02:04elle est là Maxime Leguay
01:02:05c'est est-ce que
01:02:06ce rapport ne va pas être enterré ?
01:02:08et c'est toute la crainte
01:02:10de Charles Aloncle
01:02:11c'est que l'ensemble
01:02:12de ce travail
01:02:13de près de 6 mois
01:02:14tous les lièvres
01:02:15qui ont été levés
01:02:16puissent être enterrés
01:02:17si le rapport
01:02:18n'est pas adopté
01:02:19puisqu'il y aura un vote
01:02:20le 27 avril prochain
01:02:21des membres de cette commission
01:02:22et dans la très grande majorité
01:02:25des cas
01:02:2595%
01:02:26le rapport est adopté
01:02:27ce qui permet
01:02:28de donner lieu
01:02:29à une éventuelle proposition
01:02:30de loi
01:02:30en s'appuyant sur les travaux
01:02:32de la commission d'enquête
01:02:34ou pouvoir faire valoir
01:02:35des arguments
01:02:36en récupérant
01:02:38sur le portail vidéo
01:02:39de l'Assemblée nationale
01:02:40des auditions
01:02:41des entretiens
01:02:42récupérer les chiffres
01:02:43et donc la crainte
01:02:44qu'a Charles Aloncle
01:02:44à juste titre
01:02:46lorsqu'on voit
01:02:47tout le travail
01:02:48de décrédibilisation
01:02:49qui était fait
01:02:50sur la personne
01:02:51de Charles Aloncle
01:02:51mais en réalité
01:02:52c'était parce qu'il fallait
01:02:53décrédibiliser
01:02:54in fine
01:02:54tout le travail
01:02:55de la commission d'enquête
01:02:56et donc aujourd'hui
01:02:57il y a un vrai risque
01:02:57effectivement
01:02:58que d'une certaine manière
01:02:59tout ce travail
01:03:01tombe aux oubliettes
01:03:02moi je disais
01:03:04le FIARO
01:03:05ce matin
01:03:06qui revenait
01:03:06sur ces cinq mois
01:03:08d'enquête
01:03:09de la commission
01:03:09et un certain nombre
01:03:11de choses
01:03:12qui ont déjà changé
01:03:14au sein de l'audiovisuel public
01:03:15c'est Radio France
01:03:17qui a mis en place
01:03:18un observatoire
01:03:20un baromètre mensuel
01:03:21du pluralisme
01:03:22c'est Delphine Ernot
01:03:24qui a entrepris
01:03:24des mesures
01:03:26de coupe budgétaire
01:03:28de ci de là
01:03:29la question
01:03:30d'ailleurs tout ça
01:03:30c'est est-ce que le système
01:03:32est-ce qu'on peut faire confiance
01:03:33au système
01:03:34à l'audiovisuel public
01:03:35pour se réformer
01:03:36donner l'illusion
01:03:37que tout change
01:03:37pour que finalement
01:03:38rien ne change
01:03:39ou est-ce qu'il faut
01:03:40et je pense que c'est
01:03:41pour cela
01:03:42que les préconisations
01:03:44de Charles Allon
01:03:46seront très importantes
01:03:47s'il ne faut pas donner
01:03:49un droit de regard
01:03:50d'autant plus prononcé
01:03:53sur la manière
01:03:55dont l'audiovisuel public
01:03:56aujourd'hui est géré
01:03:57pour s'assurer
01:03:58que cet argent
01:04:00soit bien utilisé
01:04:00que le pluralisme
01:04:01soit respecté
01:04:02qu'il n'y ait pas
01:04:03des conflits
01:04:04intérêts
01:04:05parce que si rien n'est fait
01:04:06je vous rappelle quand même
01:04:06que Charles Allon
01:04:07il a déposé
01:04:09des articles 40
01:04:10justement au regard
01:04:11des faits
01:04:11qui ont été constatés
01:04:13pendant cette audition
01:04:14donc
01:04:15il y aura de toute façon
01:04:17un volet judiciaire
01:04:18en tout cas
01:04:18il faut l'espère
01:04:19on l'espère
01:04:20puisque c'est évidemment
01:04:21à la justice ensuite
01:04:21de se saisir
01:04:22si l'article 40
01:04:24a été émis
01:04:24on va se quitter
01:04:26quelques instants
01:04:27dans Medi News
01:04:28et puis juste après
01:04:29on parlera
01:04:30de la page internationale
01:04:31avec la guerre
01:04:32au Moyen-Orient
01:04:34et le point là-dessus
01:04:35et le détroit d'Hormuz
01:04:36bien sûr
01:04:36et vos carburants
01:04:41Suite de Medi News
01:04:42et dans un instant
01:04:43nous partirons en Israël
01:04:44et voir les conséquences
01:04:46de cette guerre
01:04:46au Moyen-Orient
01:04:47mais d'abord
01:04:48les dernières informations
01:04:49Sommayal Abidi
01:04:50Et on commence ce journal
01:04:52par les images
01:04:53de cette foule dansée
01:04:54compacte drapeau à la main
01:04:55dans les rues de Téhéran
01:04:56pour rendre hommage
01:04:58à Ali Khamenei
01:04:59le guide suprême de l'Iran
01:05:00tué je vous le rappelle
01:05:01le 28 février au matin
01:05:02lors du début de la guerre
01:05:03déclenchée par les Etats-Unis
01:05:05et Israël
01:05:05contre le régime des Molas
01:05:07Face au blocus des ports
01:05:09par les professionnels
01:05:10de la mer
01:05:10une table ronde déterminante
01:05:12entre les pêcheurs corse
01:05:13le préfet
01:05:14les distributeurs de carburant
01:05:15et les pétroliers
01:05:16au coeur des discussions
01:05:17l'harmonisation des prix
01:05:19entre l'île de Bodé
01:05:20et le continent
01:05:21un enjeu crucial
01:05:22pour la survie de la filière
01:05:23Et puis les députés
01:05:25vont débattre d'un texte
01:05:26visant à durcir
01:05:27l'arsenal juridique
01:05:28contre les rêves partis
01:05:29accusés de multiples nuisances
01:05:31la proposition de loi
01:05:33de la députée Horizon
01:05:34Laetitia Saint-Paul
01:05:35doit être étudiée
01:05:36en première lecture
01:05:36à l'Assemblée Nationale
01:05:38en milieu de journée
01:05:39Merci Somaïa
01:05:40à tout à l'heure
01:05:41pour d'autres informations
01:05:42nous sommes toujours
01:05:43dans Midi News
01:05:44avec Sarah Salman
01:05:45avec Maxime Leguay
01:05:47avec Raphaël Steinville
01:05:49avec Drizgali
01:05:51et Dora Abdelrazik
01:05:52Bonjour Pierre
01:05:53Bonjour Dora
01:05:54et qui va nous éclairer
01:05:55sur la situation
01:05:56partons d'abord en Israël
01:05:58puisque l'Etat hébreu
01:05:59a annoncé hier soutenir
01:06:00la décision du président américain
01:06:02de suspendre
01:06:02pendant deux semaines
01:06:04les frappes contre l'Iran
01:06:05une trêve conditionnée
01:06:06à la réouverture
01:06:07du détroit d'Ormuz
01:06:07au cœur
01:06:08des négociations
01:06:09entre Washington et Téhéran
01:06:11en Israël
01:06:11où vous vous trouvez
01:06:12Jérôme Rampenoux
01:06:13avec Sacha Robin
01:06:15les Israéliens
01:06:16sont divisés
01:06:18sur cette trêve
01:06:18Oui effectivement
01:06:23ils sont divisés
01:06:24d'abord parce que
01:06:25ça ne comprend pas
01:06:26le Liban
01:06:27vous savez
01:06:28le nord d'Israël
01:06:29est régulièrement
01:06:30sous les feux
01:06:31du Hezbollah
01:06:32sous les roquettes
01:06:33du Hezbollah
01:06:33et les actions de Sahel
01:06:35continuent
01:06:35depuis cette annonce
01:06:36de cesser le feu
01:06:37hier une centaine
01:06:38de sites ont été frappés
01:06:39en quelques minutes
01:06:40cette nuit
01:06:41c'est une vingtaine
01:06:42il y a encore eu
01:06:42des actions
01:06:43dans la matinée
01:06:44contre des terroristes
01:06:45du Hezbollah
01:06:47et ici
01:06:48à Tel Aviv
01:06:48par exemple
01:06:49les jeunes voudraient
01:06:50que ce Liban
01:06:51soit inclus
01:06:52dans ce cesser le feu
01:06:52pour assurer
01:06:53une pérennité
01:06:54de ces 15 jours
01:06:55des négociations
01:06:56ce qui n'est pas du tout
01:06:57le cas
01:06:58quand on discute
01:06:59avec les responsables
01:07:00des villages du nord
01:07:01tout près de la frontière
01:07:02pour eux
01:07:03il faut continuer
01:07:03à frapper le Hezbollah
01:07:04ils vont continuer
01:07:05à mettre en place
01:07:06une zone
01:07:06on va dire
01:07:07safe
01:07:08entre leur village
01:07:09et le reste du Liban
01:07:12une zone qui s'étendrait
01:07:13de 30 km de plus
01:07:14que ce qu'elle est
01:07:15déjà
01:07:15c'est un petit peu compliqué
01:07:16d'autant plus que
01:07:17Téhéran
01:07:17l'a encore redit
01:07:18très récemment
01:07:19dans la matinée
01:07:20ils sont prêts
01:07:20à s'asseoir
01:07:21à la table
01:07:21des négociations
01:07:22uniquement si
01:07:23Israël arrête
01:07:24de frapper
01:07:25le Liban
01:07:26donc vous voyez
01:07:27cette trêve
01:07:28est encore très très très fragile
01:07:29et c'est ce qu'on craint
01:07:30le plus ici
01:07:31c'est que ce soit juste
01:07:32une pause de 15 jours
01:07:33avant une reprise
01:07:34de la guerre
01:07:34avec l'Iran
01:07:35merci beaucoup
01:07:36Jérôme
01:07:37rampe-nous
01:07:37avec Sacha Robin
01:07:38au coeur de Tel Aviv
01:07:41effectivement
01:07:41le Liban
01:07:42c'est la grande question
01:07:44inséparable
01:07:45de l'accord
01:07:45de cesser le feu
01:07:46voilà ce que dit
01:07:46redit encore
01:07:47Téhéran
01:07:48aujourd'hui
01:07:49et puis des réactions
01:07:50aussi politiques
01:07:51sur le Liban
01:07:51qu'on ne doit pas abandonner
01:07:52Marine Le Pen
01:07:53s'est exprimé là-dessus
01:07:54Maxime Léa
01:07:55Oui effectivement
01:07:56parce qu'il y a une relation
01:07:57qui est privilégiée
01:07:58entre la France
01:07:59et le Liban
01:08:00et donc Marine Le Pen
01:08:02a à cet égard
01:08:03peu ou prou
01:08:03le même discours
01:08:04qu'Emmanuel Macron
01:08:05c'est bien peut-être
01:08:06assez rare
01:08:07pour le souligner
01:08:07C'est pour ça
01:08:08Emmanuel Macron
01:08:09qui dit effectivement
01:08:10que le cesser le feu
01:08:12doit également
01:08:12inclure le Liban
01:08:14il l'a répété
01:08:14lors du Conseil
01:08:15de défense nationale
01:08:16il le dit depuis le début
01:08:17on sent aussi
01:08:17qu'il souhaite
01:08:18jouer le rôle de médiateur
01:08:19qu'il n'a pas pu avoir
01:08:21en tant que simple spectateur
01:08:22depuis le début du conflit
01:08:23là comme
01:08:24il y a ce lien d'amitié
01:08:26réciproque très fort
01:08:26avec le Liban
01:08:27il souhaite peut-être
01:08:28avoir le rôle
01:08:29qu'il n'a pas
01:08:29et effectivement
01:08:30il y a plutôt
01:08:31un consensus
01:08:31qui va de Marine Le Pen
01:08:33à j'inclurai peut-être
01:08:35le parti socialiste
01:08:35parce que la France insoumise
01:08:36c'est encore autre chose
01:08:38que le Liban
01:08:39doit faire partie
01:08:39de ce cesser le feu
01:08:40En tout cas
01:08:41l'autre question
01:08:42évidemment
01:08:42c'est le détroit d'Hormuz
01:08:44d'Aura Abdel Razik
01:08:45puisque ce qui n'était pas
01:08:47j'allais dire
01:08:47tout de suite
01:08:48totalement évident
01:08:49dans cet accord
01:08:50de cesser le feu
01:08:51c'est que les compagnies
01:08:53maritimes
01:08:53qui doivent reprendre
01:08:55leur trajet
01:08:56du détroit d'Hormuz
01:08:58depuis le détroit d'Hormuz
01:08:59doivent maintenant
01:09:00faire face
01:09:01à un système
01:09:01de péage
01:09:02si elles veulent
01:09:03traverser
01:09:04cette zone stratégique
01:09:05Oui alors
01:09:06ce qui est sûr
01:09:06c'est que le statut
01:09:07du détroit d'Hormuz
01:09:09est très obscur
01:09:09alors on ne sait pas
01:09:10s'il est miné ou pas
01:09:11s'il est fermé ou ouvert
01:09:12une seule certitude
01:09:15c'est que
01:09:15évidemment
01:09:16l'activité maritime
01:09:18est largement
01:09:19paralysée
01:09:20quelques chiffres
01:09:21on sait qu'environ
01:09:22307 navires
01:09:23ont été recensés
01:09:24entre le 1er mars
01:09:24et le 7 avril
01:09:26soit une baisse
01:09:26d'environ 95%
01:09:29par rapport à
01:09:29l'avant-guerre
01:09:30d'autant plus
01:09:30que les gardiens
01:09:31de la révolution
01:09:32et bien
01:09:32ont décidé
01:09:33de compliquer
01:09:34la situation
01:09:35avec la mise en place
01:09:36d'itinéraires
01:09:38de navigation
01:09:38alternatifs
01:09:39pour je cite
01:09:40aider justement
01:09:41ces navires
01:09:42à éviter
01:09:43d'éventuelles
01:09:44mines maritimes
01:09:45on va voir
01:09:45une carte
01:09:47avec ces deux
01:09:48justement
01:09:49corridors
01:09:49alors le premier
01:09:50c'était en noir
01:09:51on voit donc
01:09:52le couloir traditionnel
01:09:53c'est le chemin
01:09:54qu'empruntaient
01:09:55les navires
01:09:55donc vraiment
01:09:56vers les côtes
01:09:57d'Omane
01:09:58
01:09:58les navires
01:09:59sont obligés
01:10:00de passer
01:10:00au-dessus
01:10:01de la petite île
01:10:02de l'Arak
01:10:03les petits points
01:10:04de couleur
01:10:05c'est les bateaux
01:10:05c'est les bateaux
01:10:06exactement
01:10:06on voit la quantité
01:10:08de bateaux
01:10:08qu'il y a encore
01:10:09voilà
01:10:09on est vraiment
01:10:09très proche
01:10:10des côtes
01:10:11iraniennes
01:10:12alors c'est un passage
01:10:13très très étroit
01:10:14pourquoi tout simplement
01:10:16parce que c'est là-bas
01:10:16que les gardiens
01:10:18de la révolution
01:10:18imposent justement
01:10:20leur pH
01:10:20d'ailleurs
01:10:21l'Arak a été surnommé
01:10:22le pH
01:10:23de Téhéran
01:10:24le prix fixé
01:10:26dépend vraiment
01:10:26de la taille du navire
01:10:27ça peut aller jusqu'à
01:10:292 millions de dollars
01:10:30par pétrolier
01:10:30donc souvent payé
01:10:32en crypto-monnaie
01:10:32ou en yuan
01:10:34chinois
01:10:35donc c'est une idée
01:10:36en tout cas
01:10:37qui a
01:10:38comment dire
01:10:39suscité
01:10:40l'intérêt
01:10:40de Donald Trump
01:10:41puisqu'il l'a dit
01:10:43à la télévision
01:10:43américaine
01:10:44il l'écrit
01:10:45également
01:10:45sur son réseau
01:10:46social
01:10:47en disant
01:10:48que les Etats-Unis
01:10:49allaient contribuer
01:10:50à fluidifier
01:10:50le trafic
01:10:51dans le détroit
01:10:51d'Hormuz
01:10:52il y aura
01:10:52beaucoup d'initiatives
01:10:53positives
01:10:54il y a beaucoup
01:10:54d'argent
01:10:55à se faire
01:10:56donc il aimerait
01:10:57en fait
01:10:58garder ce péage
01:10:59maritime
01:10:59sous forme
01:11:01de co-entreprise
01:11:02avec les Iraniens
01:11:03en tout cas
01:11:04la France
01:11:04et l'Union Européenne
01:11:05ont réagi
01:11:07ils ont dénoncé
01:11:08un projet
01:11:08inacceptable
01:11:09et ils appellent
01:11:09au respect
01:11:10de la liberté
01:11:11de la navigation
01:11:12c'est incroyable
01:11:13que même
01:11:13dans les heures
01:11:14les plus sombres
01:11:14de l'histoire
01:11:15les plus difficiles
01:11:17Donald Trump
01:11:19garde toujours
01:11:20l'oeil
01:11:20sur son portefeuille
01:11:21c'est un homme d'affaires
01:11:22oui
01:11:23sur son portefeuille
01:11:24et sur la provocation
01:11:25c'est à dire
01:11:25qu'il a toujours
01:11:25la petite phrase
01:11:26qui fait qu'on va
01:11:27retenir que celle-ci
01:11:28et qui est souvent
01:11:30provocatrice
01:11:30et inappropriée
01:11:31surtout
01:11:32c'est à dire que là
01:11:32c'est inapproprié
01:11:33et malheureusement
01:11:34on le lit et on retient ça
01:11:35donc oui
01:11:35hier sur Europe 1
01:11:38je recevais
01:11:38le fucking détroit
01:11:39d'Ormond
01:11:39hier je recevais
01:11:42le professeur
01:11:43Saint-Etienne
01:11:43Christian Saint-Etienne
01:11:44l'économiste
01:11:45qui disait
01:11:45mais qu'est ce train-là
01:11:46en fait
01:11:46on pourrait avoir
01:11:47des péages partout
01:11:47c'est à dire que
01:11:48tous les tanqueurs
01:11:49qui passent dans la Manche
01:11:50ça pourrait faire
01:11:50jurisprudence
01:11:51puis on pourrait
01:11:51je ne sais pas quel état
01:11:53ou l'Union Européenne
01:11:54pourrait tout d'un coup
01:11:54décider de faire
01:11:55un péage en Manche
01:11:57donc il ne faudrait pas
01:11:58que cette idée
01:12:00de faire
01:12:01oui mais il y a des détroits
01:12:02autrement plus stratégiques
01:12:03que le passage
01:12:04de la Manche
01:12:05vous pouvez rendre
01:12:06le passage
01:12:08de la Manche stratégique
01:12:09si vous voulez
01:12:09c'est ça le problème
01:12:10c'est le cynisme
01:12:12là où
01:12:13Donald Trump
01:12:14se réjouit
01:12:15et en tout cas
01:12:16donne l'impression
01:12:17de se réjouir
01:12:18je pense qu'il faut aussi
01:12:20mesurer à quel point
01:12:21on assiste
01:12:22à un basculement
01:12:23parce que
01:12:24le fait que
01:12:25ce payage
01:12:26soit payé
01:12:27soit en yuan
01:12:28soit en
01:12:30crypto-monnaie
01:12:32d'une certaine manière
01:12:33c'est la fin
01:12:34du pétrodollar
01:12:36ce sont des bouleversements
01:12:38majeurs
01:12:38et je ne suis pas sûr
01:12:39que ce soit absolument
01:12:40à l'avantage
01:12:41des Etats-Unis
01:12:42je ne suis pas sûr
01:12:43que Donald Trump
01:12:44et les équipes
01:12:46de la Maison-Blanche
01:12:47aient anticipé
01:12:49cette issue
01:12:51à cette guerre
01:12:53donc c'est là
01:12:54où je pense
01:12:55que c'est assez dramatique
01:12:56et je ne suis vraiment
01:12:57pas certain
01:12:58que les Etats-Unis
01:12:59sortent gagnants
01:13:01de ce cessez-le-feu
01:13:02dernière chose
01:13:04cet argent
01:13:06que pourrait récupérer
01:13:08l'Iran
01:13:10pour moitié
01:13:11avec Oman
01:13:12permettrait
01:13:14à l'Iran
01:13:15de disposer
01:13:16d'un budget
01:13:17autrement plus conséquent
01:13:18que celui
01:13:19qu'il n'avait
01:13:20ces dernières années
01:13:21le pays était
01:13:22exsangue
01:13:23à sec
01:13:24et là
01:13:24on tape sur 80 milliards
01:13:26de dollars
01:13:28de recettes
01:13:29à l'issue
01:13:29de ce rançonnage
01:13:31des super tankers
01:13:32qui passeraient
01:13:33dans le détroit
01:13:33honnêtement
01:13:34c'est considérable
01:13:35et c'est un levier
01:13:36qui a été donné
01:13:36à l'Iran
01:13:37parce que le fin mot
01:13:38de cette histoire
01:13:38c'est que quand même
01:13:39avant le début
01:13:40de ce conflit
01:13:41tout le monde
01:13:41empruntait le détroit
01:13:42d'Hormuz
01:13:43et à la fin
01:13:44sans payer
01:13:44si j'ose dire
01:13:45et à la fin
01:13:46Donald Trump
01:13:47se félicite
01:13:48qu'il est de nouveau
01:13:49ouvert
01:13:49et qu'on doit payer
01:13:51donc on peut
01:13:51on pourrait
01:13:52ergoter longtemps
01:13:53sur les finalités
01:13:54du conflit
01:13:54s'agissant des capacités
01:13:55balistiques
01:13:57nucléaires
01:13:57iraniens
01:13:58mais en tout cas
01:13:58sur le détroit
01:13:59d'Hormuz
01:13:59évidemment
01:14:00pour les Etats-Unis
01:14:01pour l'instant
01:14:01ça semble être
01:14:03un revers
01:14:03qui donne un lever
01:14:04d'action supplémentaire
01:14:05à l'Iran
01:14:05qui l'a très bien compris
01:14:07j'ai toujours pas
01:14:08pardonnez-moi
01:14:08j'ai toujours pas compris
01:14:09les objectifs
01:14:10de Donald Trump
01:14:10autant Israël
01:14:11c'est très clair
01:14:12et on comprend
01:14:14leurs objectifs
01:14:14autant Donald Trump
01:14:15je comprends pas bien
01:14:16ses objectifs
01:14:17il met des ultimatums
01:14:18qui repoussent
01:14:19voilà je comprends pas bien
01:14:20est-ce que
01:14:21alors c'est toujours pareil
01:14:22on parle d'opération
01:14:23conjointe
01:14:24de Raab Del Razik
01:14:25qui
01:14:25enfin je veux dire
01:14:26on sait que c'était conjoint
01:14:27donc c'est
01:14:28les Etats-Unis
01:14:29et Israël
01:14:29mais qui a commencé
01:14:30qui a été le moteur
01:14:32de cette opération
01:14:34conjointe
01:14:34est-ce qu'on le sait
01:14:35aujourd'hui
01:14:36après 40 jours
01:14:37mais ce que l'on voit
01:14:38surtout c'est que
01:14:39comme vous le disiez
01:14:40les objectifs sont
01:14:40complètement différents
01:14:41en tout cas
01:14:42Israël est déterminé
01:14:43à combattre l'Iran
01:14:45même si jamais
01:14:46il y a un cessez-le-feu
01:14:47on voit déjà
01:14:48qu'elle est en action
01:14:48justement
01:14:49contre le Hezbollah
01:14:50au Liban
01:14:51donc il y a quand même
01:14:53il y a une dynamique
01:14:54en fait
01:14:54qui est peut-être
01:14:55lancée par Israël
01:14:56qui se sent vraiment
01:14:58en danger
01:14:59beaucoup plus en danger
01:15:00que les Etats-Unis
01:15:01par rapport à l'Iran
01:15:02pour faire la paix
01:15:03dans cette région du monde
01:15:04oui
01:15:04Driss Ghali
01:15:05mettons-nous dans la peau
01:15:06des pays arabes
01:15:06monarchie du Golfe
01:15:08très important
01:15:09fiasco complet
01:15:10parce que là
01:15:11le Golfe Persique
01:15:11est vraiment devenu Persique
01:15:12on n'en parle jamais
01:15:13mais effectivement
01:15:13est-ce que Dubaï
01:15:15va fermer
01:15:15à cause de cette situation
01:15:16alors que c'était
01:15:17en pleine expansion
01:15:18avec une croissance
01:15:19à deux chiffres
01:15:20ils payent les Américains
01:15:21très cher
01:15:21pour les protéger
01:15:22ils n'ont pas bien protégé
01:15:23et là ils les ont mis
01:15:24dans une situation
01:15:25complètement intenable
01:15:25où ils sont humiliés
01:15:26je vais en le sens
01:15:27de la formule
01:15:28ce sont devenus
01:15:28les demi des Iraniens
01:15:30ils vont payer le tribut
01:15:31pour envoyer leur pétrole
01:15:33aux Iraniens
01:15:33mais c'est une humiliation
01:15:34extraordinaire
01:15:35c'est très dangereux
01:15:36parce que ça va remonter
01:15:37jusqu'à toute la partie Irak
01:15:39tout ça
01:15:39et ça peut ré-enflammer
01:15:42la vieille guerre
01:15:44entre chiites et sunnites
01:15:45parce que là
01:15:46le monde sunnite
01:15:46est humilié
01:15:47complètement
01:15:48malgré ces dollars
01:15:49c'est ce que vous dites
01:15:52sur la guerre
01:15:53entre chiites et sunnites
01:15:54est absolument terrifiant
01:15:55parce que
01:15:56c'est là qu'on se dit
01:15:57sur l'anticipation
01:15:58du conflit
01:15:59qu'est-ce qui a été fait
01:16:00au Pentagone
01:16:01qu'est-ce qui a été fait
01:16:02voilà
01:16:02je veux dire
01:16:02il y a des articles
01:16:04qui sont absolument passionnants
01:16:06notamment ceux du New York Times
01:16:08qui vient de publier un article
01:16:11co-écrit par deux correspondants
01:16:14du New York Times
01:16:15à la Maison Blanche
01:16:16et qui décrivent
01:16:17vous posez la question
01:16:18de cette opération conjointe
01:16:20entre Israël et les Etats-Unis
01:16:21et qui décrivent
01:16:22la manière dont
01:16:23Benyamin Netanyahou
01:16:24a convaincu
01:16:25Donald Trump
01:16:26dans la situation
01:16:27contre l'avis
01:16:28de quasiment
01:16:29l'ensemble
01:16:29de l'état-major
01:16:31de la garde rapprochée
01:16:32de Donald Trump
01:16:33mais lui emballé
01:16:34par finalement
01:16:35la proposition
01:16:35de Benyamin Netanyahou
01:16:37à considérer
01:16:39que c'était le moment
01:16:40d'y aller
01:16:40G.D. Venn
01:16:41s'était contre
01:16:42Marco Rubio
01:16:43était très sceptique
01:16:44la question
01:16:44du détroit d'Hormuz
01:16:45n'était même pas évoquée
01:16:47donc à l'aune
01:16:48de ces informations
01:16:49bien évidemment
01:16:51démenties
01:16:52par Donald Trump
01:16:53et son entourage
01:16:54aujourd'hui
01:16:55on est quand même
01:16:55en droit
01:16:56de s'interroger
01:16:57sur le degré
01:16:58de préparation
01:16:59de cette guerre
01:16:59sur les objectifs
01:17:01tels qu'ils ont été
01:17:03fluctuants
01:17:04tout au long
01:17:04de ces semaines
01:17:06de conflits
01:17:08très vêtement
01:17:08c'est très intéressant
01:17:10avec effectivement
01:17:11les conséquences
01:17:11il y a une autre chose
01:17:12dont on parle peu
01:17:13et je rebondis
01:17:14sur ce que disait Driss
01:17:14à propos du Qatar
01:17:16des Émirats Arabes Unis
01:17:17qui sont en pleine expansion
01:17:18c'est qu'il y a
01:17:21une
01:17:22et j'en parlais
01:17:23avec Thierry Breton
01:17:23l'autre jour
01:17:24qui disait
01:17:24il y a toute une
01:17:26comment dirais-je
01:17:26une industrie
01:17:27de la tech
01:17:28notamment aux Etats-Unis
01:17:30qui est financée
01:17:31comment ?
01:17:31Elle est financée
01:17:32par les pétrodollars
01:17:33et donc du coup
01:17:33la crise économique
01:17:35qui a engendré
01:17:36ces 40 jours de guerre
01:17:37et on ne sait pas du tout
01:17:38si ça va recommencer
01:17:38parce que Donald Trump
01:17:40par l'intermédiaire
01:17:40de Pitexect
01:17:41il a encore dit hier
01:17:42on a suivi
01:17:43la conférence au Pentagone
01:17:45s'il n'y a pas
01:17:46d'accord au bout
01:17:46on recommence
01:17:48c'est-à-dire
01:17:48Epic Ferry
01:17:49est toujours là
01:17:50avec les bateaux en place
01:17:51personne ne rentre
01:17:52c'est-à-dire
01:17:53que les deux porte-avions
01:17:53sont toujours
01:17:55comment dirais-je
01:17:55au large
01:17:56il y en a un en mer d'Arabie
01:17:57et l'autre en mer Méditerranée
01:17:58personne ne rentre
01:17:59donc il y a
01:18:00des enjeux
01:18:02stratégiques
01:18:03sensibles
01:18:04financiers
01:18:04qui sont derrière
01:18:06cette guerre
01:18:07et qui sont évidemment
01:18:07à prendre en considération
01:18:09oui d'autant plus
01:18:10que les 10 points
01:18:11qui ont été donnés
01:18:12par les Iraniens
01:18:12ne coïncident pas du tout
01:18:13avec les 15 points
01:18:14initiaux
01:18:15qui étaient pensés
01:18:16par les Américains
01:18:17donc vous avez raison
01:18:18de dire que là
01:18:19on parle du cessez-le-feu
01:18:21mais qu'au bout
01:18:22de ces deux semaines
01:18:22il est très peu probable
01:18:23qu'il y ait un terrain
01:18:25d'entente
01:18:25qui soit trouvé
01:18:26qui permette de satisfaire
01:18:27à la fois
01:18:29le régime iranien
01:18:30ce qu'il en reste
01:18:31en tout cas
01:18:31celui qui s'est
01:18:32nouvellement constitué
01:18:33et les désirata
01:18:35de l'administration américaine
01:18:36et de Donald Trump
01:18:37donc il n'est pas impossible
01:18:39que dans deux semaines
01:18:40et bien
01:18:41on recommence
01:18:42tout cela
01:18:42on recommence
01:18:43et que ce qui avait été dit
01:18:44deux semaines auparavant
01:18:45ne vaut plus rien
01:18:47Effectivement
01:18:48avec une volonté politique américaine
01:18:52qui vous le disiez
01:18:52dans la situation
01:18:53il n'y a pas du tout
01:18:56il n'y a pas une ligne commune
01:18:58de penser
01:18:59de dire
01:18:59tiens on va taper l'Iran
01:19:00Moi je pense que
01:19:01la seule ligne commune
01:19:03la seule ligne de Donald Trump
01:19:06qui est assez cohérente
01:19:07avec notamment
01:19:08le plan stratégique
01:19:09qui avait été publié
01:19:10je ne sais plus
01:19:11si c'était en décembre
01:19:11ou janvier
01:19:12sur les enjeux
01:19:14c'est une sorte
01:19:15de désengagement
01:19:16des Etats-Unis
01:19:18de l'OTAN
01:19:18et de l'Europe
01:19:19pour finalement
01:19:20que les Européens
01:19:21prennent à leur charge
01:19:22leur propre sécurité
01:19:23un désengagement aussi
01:19:25à terme
01:19:26de la zone moyenne orientale
01:19:28pour finalement
01:19:29concentrer l'essentiel
01:19:30de ces forces
01:19:32dans le Pacifique
01:19:33à l'aune
01:19:34de ce qui pourrait être
01:19:35la prochaine grande
01:19:36confrontation
01:19:37entre les Etats-Unis
01:19:38et la Chine
01:19:38Alors une dernière information
01:19:40que je voulais qu'on aborde
01:19:41dans ce Midi News
01:19:42parce que c'est vrai
01:19:43que ça a été la stupeur
01:19:44dans le Cher
01:19:45dans la nuit
01:19:46du 6 au 7 avril
01:19:48donc cette semaine
01:19:49dans la nuit
01:19:50de lundi à mardi
01:19:51trois communes
01:19:52ont été touchées
01:19:53par des incendies
01:19:54qui ont visé
01:19:55plusieurs installations électriques
01:19:57jusqu'à 3000 foyers
01:19:58ont été privés
01:19:58d'électricité
01:19:59des faits jugés graves
01:20:00et coordonnés
01:20:01par la préfecture
01:20:02qui bien sûr
01:20:02a saisi la justice
01:20:04les précisions
01:20:06d'Inès Alican
01:20:09Transformateurs incendiés
01:20:10installations électriques
01:20:12dégradées
01:20:12dans la nuit
01:20:13du 6 au 7 avril
01:20:15plusieurs sites
01:20:15ont été visés
01:20:16simultanément
01:20:17dans le Cher
01:20:18à la chapelle
01:20:19Saint-Ursaint
01:20:19Bourges
01:20:20et Saint-Florent
01:20:21sur Cher
01:20:22selon la préfecture
01:20:23le préjudice
01:20:24est estimé
01:20:25à plusieurs millions d'euros
01:20:26avec des travaux
01:20:27qui pourraient durer
01:20:28plusieurs mois
01:20:29jusqu'à 3000 foyers
01:20:31privés d'électricité
01:20:32dans plusieurs communes
01:20:33une vingtaine
01:20:34de sapeurs-pompiers
01:20:35ont été mobilisés
01:20:36aux côtés
01:20:37de techniciens
01:20:38pour sécuriser
01:20:39les sites
01:20:40et rétablir
01:20:41le courant
01:20:41pour l'instant
01:20:42on ne sait pas
01:20:43trop exactement
01:20:43mais c'est quand même
01:20:44une action coordonnée
01:20:45de Malfra
01:20:46sur plusieurs sites
01:20:47donc forcément
01:20:48ils sont nombreux
01:20:50et organisés
01:20:50pour faire sur 3 sites
01:20:52en même temps
01:20:52il faut forcément
01:20:53avoir coordonné
01:20:54les choses
01:20:55et avoir été bien préparé
01:20:58sur place
01:20:59un tag attire
01:21:00l'attention
01:21:00des enquêteurs
01:21:01action contre la guerre
01:21:02une revendication
01:21:04qui pourrait suggérer
01:21:05une motivation
01:21:06idéologique
01:21:07il se fait que
01:21:09les transformateurs
01:21:11et le pylône
01:21:11qui ont été
01:21:12qui ont été
01:21:13sabotés
01:21:13d'une part
01:21:14ont été sabotés
01:21:14de manière
01:21:15très professionnelle
01:21:15ces pylônes
01:21:17ces installations
01:21:17desservaient
01:21:18deux industries militaires
01:21:20dont l'usine
01:21:21qui fabrique
01:21:22les canons César
01:21:23que la France
01:21:25livre à l'Ukraine
01:21:26donc la piste
01:21:27de l'ingérence
01:21:28semble quand même
01:21:28devoir être
01:21:30sérieusement
01:21:31envisagée
01:21:32et elle l'est
01:21:33certainement
01:21:33des sites stratégiques
01:21:35qui pourraient donc
01:21:36constituer des cibles
01:21:37particulièrement sensibles
01:21:38une enquête
01:21:39judiciaire
01:21:40a été ouverte
01:21:41bon on va pas jouer
01:21:42à la boule de cristal
01:21:43on sait pas du tout
01:21:44ce que ça peut être
01:21:45ça me fait penser
01:21:45au sabotage
01:21:46du réseau ferroviaire
01:21:47bien sûr
01:21:47par exemple
01:21:48à décembre 2025
01:21:50on avait toujours pas
01:21:51retrouvé les auteurs
01:21:52et l'enquête
01:21:52était encore en cours
01:21:53alors qu'il y avait
01:21:54un préjudice
01:21:54à peu près de 11 millions
01:21:55d'euros
01:21:56donc je sais pas
01:21:57si on peut être
01:21:57très optimiste
01:21:58pour ce cas là
01:21:59là en fait
01:22:01c'est de la destruction
01:22:01parce que les vols de câbles
01:22:02évidemment ça se revend
01:22:04après
01:22:04mais là c'est de la destruction
01:22:05plus récemment
01:22:06c'est dans le sens
01:22:06où c'était organisé
01:22:07il y avait peut-être
01:22:08un but idéologique
01:22:09est-ce qu'on n'est jamais
01:22:10à l'abri
01:22:11on parlait
01:22:11on a ouvert
01:22:12cette émission
01:22:13par un attentat déjoué
01:22:15ou en tout cas
01:22:15une menace
01:22:16d'attentat
01:22:17et une arrestation
01:22:18à Saint-Etienne
01:22:18on referme
01:22:19cette émission
01:22:21par des installations
01:22:22électriques
01:22:23vandalisées dans le Cher
01:22:24ce qu'on peut en tirer
01:22:26comme conclusion
01:22:26c'est qu'on n'est
01:22:27pas à l'abri
01:22:29c'est-à-dire qu'il y a
01:22:30en France
01:22:30on est loin de la France
01:22:32de Raymond Depardon
01:22:33dans les campagnes tranquilles
01:22:35avec des personnes
01:22:36comme celle
01:22:37qui a témoigné
01:22:38à l'instant
01:22:39qui était plutôt
01:22:40dans une vie paisible
01:22:42voilà
01:22:42il y a un climat
01:22:43de tension
01:22:44aujourd'hui en France
01:22:44n'en déplaise
01:22:45à ceux qui critiquent
01:22:47notre antenne
01:22:48et qui disent
01:22:49qu'on organise
01:22:51un climat
01:22:53insurrectionnel
01:22:53ce n'est pas le sujet
01:22:54c'est juste que
01:22:55partout où on va
01:22:56il y a toujours
01:22:57quelque chose
01:22:58qui se passe
01:22:58et vous qui parliez
01:23:00justement
01:23:02de dépression
01:23:03tout à l'heure
01:23:03c'est le cas
01:23:05on peut tous faire
01:23:06une dépression
01:23:06quand on voit
01:23:06un pays comme ça
01:23:08la mauvaise gouvernance
01:23:09crée de la douleur mentale
01:23:10et de la souffrance
01:23:11parce que les gens
01:23:13aimeraient être fiers
01:23:14de leur pays
01:23:14c'est naturel
01:23:15chez tous êtres humains
01:23:15et là
01:23:16les gens ont mal
01:23:17à leur pays
01:23:18parce qu'on a un très beau pays
01:23:19en fait
01:23:19c'est ça
01:23:19le potentiel
01:23:21comme on dit
01:23:21chez chacun
01:23:22en RH
01:23:23quand ils disent
01:23:23tiens tu as un grand potentiel
01:23:24quand on regarde
01:23:25les 15 siècles
01:23:26d'histoire de France
01:23:27on se dit quand même
01:23:28qu'il y a du potentiel
01:23:29c'est un des rares pays au monde
01:23:30qui peut prétendre
01:23:31à la grandeur
01:23:32et qui l'a atteint
01:23:33on est au niveau
01:23:34de la Chine quand même
01:23:35c'est une grande civilisation
01:23:36très grande civilisation
01:23:38et malheureusement
01:23:39nous passons par une phase
01:23:39de décadence
01:23:40soyons optimistes
01:23:41on peut reprendre
01:23:43mais comme disait
01:23:44le grand Toynbee
01:23:45le professeur anglais
01:23:45c'est le changement
01:23:47des élites
01:23:47qui permet aux civilisations
01:23:48de sauver sa peau
01:23:49ou pas
01:23:49et comme disait
01:23:50Sylvain Tesson aussi
01:23:51la France est un paradis
01:23:52où les gens se pensent
01:23:53en enfer
01:23:54pour les ressorts
01:23:55chacun sa rêve
01:23:55c'est toujours pareil
01:23:56merci beaucoup
01:23:57à vous cinq
01:23:59merci Dora Abdelrazik
01:24:00Sarah Saldman
01:24:01merci Maxime Leguet
01:24:03Driss Galli
01:24:04et Raphaël Steinville
01:24:05merci toutes les équipes
01:24:06de Midi News
01:24:07Axel Thomas
01:24:08Afidi pour
01:24:09Blandine Desjars
01:24:11Mathieu Seville
01:24:12Prola
01:24:12de Vic Libar
01:24:13et Anaïs Bernamonti
01:24:15très bonne journée
01:24:15dans un instant
01:24:16sur CNews
01:24:17120 minutes info
01:24:18avec Nelly Denac
01:24:19Merci d'avoir regardé cette vidéo
01:24:21sur CNews
01:24:21Merci d'avoir regardé cette vidéo
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