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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Midi News, le programme chargé de ces deux heures.
00:00:06Et mes invités dans un instant, mais d'abord toute l'information avec Somaya Labidi. Bonjour Somaya.
00:00:10Bonjour Pierre et bonjour à tous. L'actualité de ce jeudi, c'est évidemment ce lourd bilan déjà de la Tempête Nils.
00:00:17Un chauffeur de poids lourd tué après une chute de branches d'arbres près de Dax et une autre personne grillement blessée à Castel-Sarrazin.
00:00:24850 000 foyers sont privés d'électricité et pour y remédier, Enedis a mobilisé 3000 personnes pour tenter de rétablir les réseaux endommagés.
00:00:34On poursuit avec la très attendue feuille de route énergétique du gouvernement dévoilée.
00:00:39Feuille de route qui va jusqu'en 2035 et qui acte une stagnation de la consommation électrique,
00:00:45mais aussi un plan ambitieux de relance de la consommation électrique en favorisant l'usage d'une électricité décarbonée,
00:00:53notamment d'origine nucléaire au lieu des énergies fossiles qui, je vous le rappelle, coûtent cher à importer.
00:00:59Plus que quelques jours pour se déclarer officiellement candidat aux élections municipales.
00:01:05La date limite pour déposer les listes pour le premier tour est fixée au 26 février 18h.
00:01:10D'autres conditions prévues par la loi doivent également être honorées comme être français ou ressortissant de l'Union européenne,
00:01:17avoir 18 ans révolu au jour du scrutin ou encore être candidat dans une seule circonscription électorale.
00:01:24Déjà plus de 42 000 signatures pour la pétition en soutien du septuagénaire qui a tiré mortellement sur un jeune homme de 19 ans.
00:01:32Un jeune homme qui s'était introduit chez lui pour le cambrioler.
00:01:35L'homme aurait reconnu en garde à vue avoir fait usage d'une arme à feu qu'il détenait légalement,
00:01:40mais il assure ne pas avoir touché la victime.
00:01:43Le parquet de Lyon a ouvert deux enquêtes, l'une pour homicide volontaire, l'autre pour tentative de vol avec une arme.
00:01:49On passe maintenant à BMW.
00:01:52Dans la tourmente, le constructeur automobile rappelle des centaines de milliers de voitures pour un risque d'incendie.
00:01:57Des contrôles de produits et des réclamations de clients ont montré que sur les véhicules identifiés,
00:02:03le démarreur du moteur pourrait devenir défectueux.
00:02:0716 modèles équipés d'un relais de démarreurs produits entre juillet 2020 et 2022 sont concernés,
00:02:13ce qui fait un peu moins de 600 000 voitures au total.
00:02:17À la une de l'actualité internationale, le président israélien Itzhak Erdog en visite en Australie
00:02:23pour soutenir la communauté juive meurtrie depuis l'attentat de Bondi Beach
00:02:28a qualifié d'effrayant et d'inquiétant l'antisémitisme dans le pays,
00:02:32bien qu'il existe, dit-il, une majorité silencieuse d'Australiens qui recherchent la paix.
00:02:37La présence du chef d'État a d'ailleurs créé des tensions.
00:02:41Des tags le menaçant de mort ont été retrouvés, comme vous pouvez le constater, sur ces images.
00:02:46Et puis des millions de fans sont en deuil.
00:02:49James Van Der Wijk, star de Dawson, est mort hier à l'âge de 48 ans,
00:02:53déçu d'un cancer colorectal.
00:02:56La série phare de la fin des années 90 et du début des années 2000
00:03:00suivait un groupe d'amis au lycée, découvrant l'amour, l'amitié,
00:03:04cherchant leur place dans la vie et dont l'acteur américain était le personnage principal.
00:03:09On s'en souvient très bien.
00:03:11Voilà pour le tour d'horizon de l'actualité à midi, Pierre.
00:03:14Merci beaucoup Somaya, Somaya Labidi qui revient tout à l'heure pour l'information au sommaire de ce Midi News.
00:03:20D'abord, l'histoire sordide de ce jeune tabassé dans un foyer de l'aide sociale à l'enfance à Chalons-en-Champagne,
00:03:28l'ado de 13 ans, gisant au sol, criant, essayant de se protéger des coups de poing et des coups de pied
00:03:34d'un autre ado du foyer de deux ans son aîné.
00:03:36Le récit sidérant de cette attaque dans un instant, Stéphanie Risse, la ministre de la Santé et des Familles,
00:03:42se rend sur place cet après-midi.
00:03:44Nous la suivrons sur CNews.
00:03:4677% des Français veulent suspendre l'excuse de minorité pour les auteurs de crimes graves.
00:03:51Sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, une étude qui intervient alors que ce soir,
00:03:56le tribunal pour enfants rendra son jugement pour le tueur à gage de 15 ans
00:04:00qui a froidement tué un chauffeur de VTC à Marseille.
00:04:04Également dans Midi News, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:04:07Avec mes invités, nous vous présenterons la vice-présidente EPR de cette commission.
00:04:12Peut-être que vous ne la connaissez pas.
00:04:14Elle s'appelle Céline Calvez.
00:04:15Pas vraiment le même genre que Charles à l'oncle.
00:04:18Et d'ailleurs, entre les deux, ce n'est pas vraiment l'entente cordiale.
00:04:21Il y a 20 ans, jour pour jour, Ilan Halimi, 23 ans, était kidnappé, torturé pendant plus de trois semaines
00:04:26avant d'être abandonné, agonisant sur une voie ferrée par ce qu'on avait appelé le gang des barbares.
00:04:31Hommage aujourd'hui à Bagneux, en banlieue parisienne.
00:04:35Demain, Emmanuel Macron plantera un arbre en son hommage à l'Elysée.
00:04:39C'est l'un des crimes antisémites les plus effroyables de ces dernières années.
00:04:43Après 13 heures, le courage de Gisèle Pellicot à la grande librairie, hier à la télévision,
00:04:47à l'occasion de la parution de son livre.
00:04:50Également la victime de ce qu'on a appelé les viols de Mazan,
00:04:53celle qui a été violée par 51 personnes avec la complicité directe de son mari,
00:04:57qui la droguait, raconte calmement le calvaire, la façon dont son mari se comportait.
00:05:04Elle veut d'ailleurs aller le voir en prison et le confronter.
00:05:07Nous parlerons aussi de la stratégie énergétique du gouvernement.
00:05:10Si la couverture nucléaire doit s'amenuiser, il n'est pas pour autant question de tout miser sur l'éolien.
00:05:15Et puis nous terminerons par les familles nombreuses, par les familles très nombreuses,
00:05:20jusqu'à 10 enfants, reportage à suivre alors que le gouvernement et le président appellent au réarmement démographique.
00:05:26Et puis sachez qu'en fil rouge, comme l'a dit Sommaya tout à l'heure, avec nos équipes,
00:05:29nous suivrons le point sur la tempête Nils et ses conséquences.
00:05:34Il y a déjà un mort à déplorer.
00:05:37Je vous présente mes invités pour ce Midi News avec André Valigny.
00:05:42Bonjour André.
00:05:43Naïma M. Fadel.
00:05:44Bonjour Pierre.
00:05:44Bonjour cher Naïma.
00:05:45Bonjour Paul Amart.
00:05:46Bonjour Pierre.
00:05:47Et Jean-Christophe Couvy.
00:05:48Bonjour Jean-Christophe Couvy, secrétaire national Unité.
00:05:51On parlera bien sûr du courage des policiers et avec tous ces faits de société qui arrivent.
00:05:56D'abord, je voudrais qu'on parte à Cran-Montana.
00:05:58Cran-Montana, après le drame dans le bar Le Constellation, la nuit de la Saint-Sylvestre,
00:06:02qui a fait à date 41 morts et 115 blessés.
00:06:05Hier, ce sont les époux Moretti, les gérants du bar,
00:06:08qui ont été confrontés aux avocats des familles des victimes.
00:06:13Et les parents des victimes se sont rendus au tribunal pour confronter directement les époux Moretti.
00:06:19Regardez ces mis images.
00:06:21Pardon, mais en plus.
00:06:23Mon fils est mort.
00:06:24Mon fils est mort.
00:06:26Mon fils est mort.
00:06:27Il était brûlé.
00:06:28J'ai tué mon grand-fère.
00:06:29C'est ça là.
00:06:30Vous comprenez ?
00:06:31Non, regardez-moi dans les yeux.
00:06:33J'ai tué mon grand-fère.
00:06:34Vous êtes mon grand-fère.
00:06:35Regardez-moi, c'est mon grand-fère.
00:06:37C'est le con.
00:06:38Non, vous ne levez pas.
00:06:39Vous êtes tué mon frère.
00:06:40Vous êtes en dormez.
00:06:40Vous êtes en dormez.
00:06:42Arrête de faire genre.
00:06:43Arrête de faire genre.
00:06:44C'est qu'il y a quoi, putain ?
00:06:46On est avec vous.
00:06:46On est avec vous.
00:06:48C'est les tués.
00:06:48On est avec vous.
00:06:49C'est les tués.
00:06:50Les journalistes, il faut qu'on y aille.
00:06:51Il faut qu'on y aille.
00:06:53Vous êtes honteux.
00:06:54Des maladies.
00:06:55Vous êtes honteux.
00:06:56On va assumer.
00:06:56Il n'y a pas de désolé.
00:06:57On va assumer.
00:06:59On va assumer.
00:07:00On va assumer.
00:07:01On va assumer.
00:07:02On va assumer.
00:07:03Voilà, pardon pour la qualité de ces images, bien sûr, filmées par des téléphones portables,
00:07:15des images amateurs pour certaines et effectivement, cette colère des familles, Paul Amard, le besoin
00:07:22aussi des parents d'aller exprimer directement, non plus par la voix des avocats, mais ce qu'on
00:07:27a perdu de plus cher, c'est-à-dire ses enfants.
00:07:29Et cela se passe en Suisse, dans un pays réputé, équilibré, apaisé.
00:07:33Cela dit beaucoup de l'évolution de notre société.
00:07:36C'est clair, je découvre ces images avec vous.
00:07:39Il y a comme un point de bascule.
00:07:41Autrefois, les victimes, les familles des victimes pleuraient en silence.
00:07:46Aujourd'hui, les familles des victimes pleurent en hurlant, en criant, en exigeant que les
00:07:51responsabilités soient définies et que les responsables soient sanctionnés.
00:07:55Voilà le point de bascule, comme un point de rupture.
00:07:57Il y a comme une impatience qui accompagne cette douleur extrême des familles des victimes
00:08:03et cela vaut pour tout.
00:08:04Je sais que vous allez beaucoup parler de violence, on aura l'occasion de l'évoquer
00:08:07à nouveau, mais il y a, quand on voit par exemple les mamans de Elias, de Théo, s'exprimer
00:08:14aujourd'hui et ne pas se contenter de s'exprimer tranquillement, doucement, non.
00:08:19Elles crient, elles hurlent, elles s'adressent même à l'État et aux dirigeants suprêmes
00:08:23de l'État.
00:08:24Voilà ce qu'il se passe aujourd'hui dans nos sociétés contemporaines.
00:08:26C'est vrai qu'on a l'habitude de dire qu'il y a des trous dans la raquette, je n'aime
00:08:30pas beaucoup cette expression, mais il y a quand même beaucoup de failles.
00:08:32Là, dans l'enquête suisse, visiblement, il y a aussi plein de choses qui n'allaient
00:08:36pas, à commencer par ces contrôles de la boîte de nuit sécuritaire qui n'avaient pas eu lieu
00:08:40depuis 2019.
00:08:42Naïma Mfadel, on comprend ses parents qui vont directement au contact.
00:08:47Moi, je les comprends et je pense que je crierais ma douleur parce que c'est un drame
00:08:52absolu, absolu.
00:08:54C'est l'horreur.
00:08:55Ce qui s'est passé, effectivement, comme vous l'avez dit, c'est des manquements graves,
00:08:59notamment des Morettis, mais aussi de la commune qui n'a pas fait le nécessaire pour
00:09:04justement contrôler, évaluer et rappeler à l'ordre les propriétaires.
00:09:10Donc, aujourd'hui, ce que j'ai envie de dire, c'est qu'on est aussi dans des sociétés
00:09:16qui sont censées nous protéger, protéger nos enfants et qui, aujourd'hui, sont défaillants.
00:09:21Donc, à qui se vouer ? Vous voyez, on envoie ses enfants pour passer une soirée, le réveillon
00:09:26et en fait, ils perdent la vie parce que des gens étaient défaillants.
00:09:30André Valigny, l'avocat que vous êtes doit...
00:09:34Oui, je n'aimerais pas être l'avocat des Morettis, ça ne doit pas être une partie facile.
00:09:39Non, je comprends tout à fait la colère des parents, leur détresse psychologique
00:09:44et leur réaction qu'on a vue à l'instant sur l'écran.
00:09:48C'est tout à fait compréhensible.
00:09:49Cela ne doit pas empêcher la justice de passer sereinement avec le temps qu'il faudra
00:09:54pour établir les responsabilités et punir les responsables, bien sûr.
00:09:57Bien sûr. Partons tout de suite au parquet, au palais de justice de Paris
00:10:01parce que dans cette affaire du jeune de 14 ans, qui en a 15 aujourd'hui,
00:10:05mais il avait été engagé en tant que tueur à gage par un gang de narcotrafiquants
00:10:11pour commettre justement un meurtre et qui s'en est pris à ce chauffeur de VTC en 2024 à Marseille
00:10:17et qui est mort. Le parquet national anticriminalité organisé a prononcé ses réquisitions.
00:10:24Mathieu Devez, vous êtes sur place. Bonjour.
00:10:28Bonjour Pierre. Effectivement, 20 ans de réclusion criminelle.
00:10:31C'est la peine maximale qui a donc été requise par le PNACO, vous l'avez dit,
00:10:34le parquet national anticriminalité organisée, ainsi que 10 ans de suivi judiciaire,
00:10:40socio-judiciaire. On le rappelle, ce procès, il est très important.
00:10:43Pourquoi ? Car il dit plein de choses. C'est la première fois qu'un tueur à gage mineur
00:10:48donc est jugé. Ce tueur à gage, il a été recruté alors qu'il avait 14 ans sur Internet,
00:10:53sur le réseau social Snapchat. C'était en octobre 2024.
00:10:56Donc, recruté, on le rappelle, par un narcotrafiquant détenu dans la région marseillaise.
00:11:02Narcotrafiquant donc, qu'il a recruté sur ce réseau social Snapchat
00:11:05et qui lui a demandé d'aller tuer un rival, un de ses rivaux.
00:11:10Et finalement, ce jeune, il n'a pas tué ce rival.
00:11:13Il a commandé un chauffeur VTC.
00:11:16Et lorsque ce chauffeur a refusé de l'attendre donc,
00:11:19alors qu'il allait accomplir ce crime, ce mineur,
00:11:21eh bien, ce chauffeur, il a reçu une balle dans la tête.
00:11:23On parle de Nessim Randan, qui est âgé de 36 ans,
00:11:27qui était âgé de 36 ans et qui a donc reçu cette balle en pleine tête
00:11:30alors qu'il était père de trois enfants.
00:11:31Alors, les avocats de la Défense ont bien sûr mis en avant le profil très compliqué de ce jeune,
00:11:37on le rappelle, placé en foyer alors qu'il avait 9 ans
00:11:39parce que ses deux parents étaient eux-mêmes placés en détention
00:11:42pour trafic de stupéfiants.
00:11:45Mais bien sûr, pour la famille de Nessim,
00:11:48eh bien, ses arguments, ils sont inaudibles,
00:11:50surtout pour la veuve qui doit élever désormais ses trois enfants.
00:11:55Alors, la décision est attendue en fin de journée.
00:11:58Il encourt 20 ans de prison.
00:12:00Je vous rappelle que l'audience se déroule à huis clos,
00:12:02c'est-à-dire que pas de public, pas de journaliste.
00:12:05Et on attend désormais tous le jugement attendu en fin de journée, Pierre.
00:12:08Et on suivra ça sur CNews, bien évidemment.
00:12:10Merci beaucoup.
00:12:11Mathieu Devese avec Charles Pousseau au Palais de Justice de Paris.
00:12:14Je vous signale également ce sondage.
00:12:16L'excuse de minorité est à nouveau mise en cause.
00:12:19Par qui ? Par vous.
00:12:20Puisqu'on vous a interrogé.
00:12:21L'Institut CSA, regardez ça, se met à l'écran.
00:12:24L'Institut CSA a interrogé les Français pour CNews Europe 1 et le JDD.
00:12:3077% des Français considèrent qu'il faut suspendre l'excuse de minorité pour les mineurs.
00:12:36Que dit la police, Jean-Christophe Couville ?
00:12:39La police a dit juste que les mineurs d'aujourd'hui ne sont plus les mineurs de 1945.
00:12:44Et qu'aujourd'hui, effectivement, moi j'ai une fille de 14 ans.
00:12:46Et je me dis, donc je côtoie des jeunes de 14 ans, notamment dans le sport, le foot, etc.
00:12:53Et je me dis, mais comment ces gamins-là, on peut en faire des barbares, des tueurs à sang-froid,
00:12:58leur donner une arme et qu'ils aient déjà cette envie d'aller faire un contrat ?
00:13:02Et donc, en fait, c'est un truc de dingue, c'est-à-dire que la société aujourd'hui,
00:13:07et quand je dis la société, c'est aussi nos hommes politiques, c'est aussi le législateur,
00:13:11doit se rendre compte quand même qu'en face de nous, on a des gamins qui sont utilisés à des fins létales
00:13:16et qui sont sortis complètement de la société.
00:13:19Et quand on regarde, alors je comprends bien la défense et son droit d'aller exploser les faits,
00:13:25parce qu'en fait, c'est l'individualisation de la peine, c'est-à-dire que chaque dossier est regardé,
00:13:31les parents sont en prison parce que ce sont des délinquants, parce que ce sont des trafiquants de drogue,
00:13:37et le gamin est livré de foyer en foyer, élevé comme ça un peu dans la nature.
00:13:41Et on va voir ce qu'il se passe dans les foyers dans un petit instant.
00:13:42Et en fait, c'est un échec total de la filière de l'éducation.
00:13:47Et si on ne se penche pas dessus pour les futures générations,
00:13:50on va avoir des enfants soldats comme dans certains pays,
00:13:52et on est en train de créer des machines à tuer.
00:13:54Et moi, je m'inquiète parce que ces gamins-là sont des gamins qui sont en perdition
00:13:59et qui n'ont pas d'empathie.
00:14:01Ils n'ont pas d'empathie et qui, sans le savoir peut-être,
00:14:06en étant altérés, en se disant que, tiens, je ne sais pas ce que ça va provoquer comme conséquence,
00:14:10brise des familles.
00:14:11Je vous propose d'écouter la tante du chauffeur VTC tué
00:14:15et qui exprime justement ce qui s'est passé,
00:14:21c'est-à-dire que sans le savoir ou en le sachant,
00:14:23ce jeune de 14 ans a brisé une famille.
00:14:26Je voudrais que tout le monde qui l'ont connu et qui ne l'ont pas connu,
00:14:31qui l'ont aimé,
00:14:34qu'ils voient, qu'ils essaient de voir la peine,
00:14:39la peine que mérite cette personne.
00:14:42Voilà.
00:14:42Et que ça ne se reproduit plus aussi.
00:14:45Parce que quand même, il nous a brisés.
00:14:49Il a brisé une famille.
00:14:51Il a laissé des enfants orphelins.
00:14:54Là, une femme veuve, une maman,
00:14:58quand même, un peu fatiguée quand même.
00:15:02Il a laissé un frère.
00:15:04Voilà.
00:15:04Et je pense qu'ils ne méritaient pas tout.
00:15:08Ils ne méritaient pas ça.
00:15:09C'était une très, très belle personne.
00:15:11Voilà ce qui se passe après.
00:15:12Oui.
00:15:12Naïma M. Fadel.
00:15:14Vous savez, Pierre, ça me rappelle ce que m'avait dit le docteur Maurice Berger
00:15:18sur un enfant qu'il suivait de 11 ans.
00:15:21Le pédopsychiatre.
00:15:22Le pédopsychiatre.
00:15:22Il a tué un autre jeune.
00:15:26Et le docteur Maurice Berger pose la question à ce jeune.
00:15:29Il lui dit, mais tu te rends compte de la douleur de cette maman ?
00:15:32Et l'enfant lui répond, parce que c'est un enfant à 11 ans,
00:15:34lui répond, ce n'est pas grave.
00:15:36Avec le temps, elle oubliera.
00:15:37Vous voyez ?
00:15:38C'est ça, le problème aujourd'hui.
00:15:40C'est que ce gars-là, je pense qu'il est passé aussi par différentes étapes
00:15:45de cette hyper-violence.
00:15:47Et le problème dans notre pays, c'est que depuis 40 ans,
00:15:49on n'a pas su arrêter.
00:15:51On n'a pas su mettre en place la butée.
00:15:53Moi, je me souviens de Nicolas Sarkozy.
00:15:55Et moi, j'étais d'accord avec lui quand il avait dit,
00:15:57dès la maternelle, on peut identifier des gamins en difficulté
00:16:01ou des gamins violents.
00:16:04Et dans ce cas-là, on met en place un accompagnement de la famille.
00:16:09Par contre, vous avez eu tout de suite la bien-pensance,
00:16:11la gauche, les cris d'orfraie.
00:16:13Et c'est ça que j'ai connu.
00:16:14Et aujourd'hui, moi, ce que je regrette, Pierre,
00:16:17qui travaille depuis 30 ans sur ces questions-là,
00:16:19depuis plus de 30 ans,
00:16:20c'est qu'il n'y a pas la butée.
00:16:22Et que souvent, malheureusement, les gamins s'installent
00:16:24dans la délinquance, s'installent dans la violence.
00:16:27Et comme vous l'avez dit tout à l'heure,
00:16:28ils sont complètement désinhibés.
00:16:30Donc, ils ne sont pas si, comment on dit,
00:16:33impassibles devant la douleur
00:16:35et devant ce qu'ils peuvent engendrer.
00:16:37Jean-Christophe ?
00:16:38Oui, en fait, ce que nous, on remarque sur le terrain,
00:16:41c'est que, d'ailleurs, il y a des gamins
00:16:42qui veulent du cadre.
00:16:43En fait, ils veulent être encadrés.
00:16:45C'est normal.
00:16:46On cherche une famille.
00:16:47Des fois, ils plongent un délinquance
00:16:49parce qu'ils cherchent une famille de substitution.
00:16:51Donc, ça va être un dealer qui est là,
00:16:52qui va lui proposer un cadre avec une mission,
00:16:55une famille, entre guillemets.
00:16:56Et on le voit, par exemple, dans le sport,
00:16:57le rugby, le foot.
00:16:58Les gamins, ils viennent parce qu'il y a des règles,
00:17:00un cadre.
00:17:00Dans la vie, c'est des cadres.
00:17:01Vous peignez.
00:17:03Il y a un cadre.
00:17:04Vous voulez vous asseoir.
00:17:05Vous asseyez sur un cadre.
00:17:06Sinon, vous cassez la figure.
00:17:08Une voiture, il y a un cadre autour de vous.
00:17:09Une maison, pareil.
00:17:10Je veux dire, et les gamins, c'est la même chose.
00:17:12Et en fait, aujourd'hui,
00:17:13ils sont complètement abandonnés par les parents.
00:17:16Et les premiers responsables, c'est les parents.
00:17:17Et ces parents-là, moi, je suis désolé,
00:17:19les deux qui sont en prison, les dealers,
00:17:20ils ont une responsabilité.
00:17:21On ne fait pas des gosses juste pour toucher
00:17:23ou des allocs ou pour faire beau.
00:17:25Sinon, ce n'est pas la peine d'en faire.
00:17:25Mais sinon, ce n'est pas la peine d'en faire.
00:17:26On n'a pas d'obligation de faire des enfants.
00:17:28Mais exactement.
00:17:29Mais il faut le vouloir.
00:17:30Il faut s'en occuper.
00:17:32Et encore une fois, c'est un devoir d'accompagner les gens.
00:17:34L'État, il est où ?
00:17:35C'est à l'État d'imposer.
00:17:37Dans un pays où on a un État-providence
00:17:39qui est extrêmement généreux,
00:17:41vous avez des droits,
00:17:42mais en face, vous avez des devoirs.
00:17:44Justement, c'est à l'État de rappeler à l'ordre.
00:17:46Sauf que dans les écoles,
00:17:46on apprend d'abord les droits avant les devoirs.
00:17:48Et on fait des gamins.
00:17:50Moi, j'ai vu le cursus de mes filles.
00:17:53Déjà, dès l'école primaire,
00:17:54on leur dit qu'il faut beaucoup d'autonomie.
00:17:56Il faut que les enfants, c'est des petits adultes.
00:17:58Il faut leur expliquer plein de choses et tout.
00:18:00Il y a des fois, on n'explique pas.
00:18:01Il y a des fois, on dit non.
00:18:02C'est non.
00:18:02On leur explique ça.
00:18:04Et au lieu de leur apprendre à lire et à compter.
00:18:06Maintenant, si je te dis que tu ne sors pas, c'est non.
00:18:07Et s'il y a une punition,
00:18:08elle n'arrive pas six mois après,
00:18:10la punition, elle est dans la foulée.
00:18:12Parce que sinon, les gamins ne comprennent pas.
00:18:13Alors, comme vous le disiez, Jean-Christophe Couvy,
00:18:15ce qui se passe après, c'est le foyer.
00:18:16C'est-à-dire que des enfants comme ça,
00:18:24partons à Chalon-en-Champagne, dans la Marne,
00:18:26avec ce jeune adolescent de 13 ans.
00:18:2913 ans, frappé à la tête par un autre jeune, son aîné.
00:18:35Les faits sont déroulés dans un foyer,
00:18:37justement, d'aide à l'enfance.
00:18:39Et c'est Régine Delfour qui nous raconte.
00:18:42Les images de cette vidéo sont d'une extrême violence.
00:18:46Un adolescent de 13 ans est littéralement passé à tabac
00:18:50par un autre âgé de 17 ans.
00:18:52A terre, il reçoit des gifs, puis des coups de pied au visage.
00:18:57L'agresseur lui assène aussi des coups de poing dans le ventre.
00:19:01Un lynchage de plusieurs minutes.
00:19:04On distingue également sur la vidéo
00:19:06la présence de trois autres personnes.
00:19:10Une filme la scène.
00:19:12Les faits se sont produits le week-end dernier
00:19:15dans un foyer de la ZE,
00:19:16l'aide sociale à l'enfance, à Chalon-en-Champagne.
00:19:20Après 48 heures de garde à vue,
00:19:22le suspect a été placé dans un autre foyer.
00:19:25Faute de place dans une structure pour mineurs
00:19:28ayant commis des actes de violence.
00:19:30Il sera jugé la première semaine de mars
00:19:33devant un tribunal pour enfants.
00:19:36Face à la violence de cette agression,
00:19:38la ministre de la Santé et des Familles
00:19:40a saisi la justice
00:19:42en adressant un courrier à la procureure
00:19:44de la République de Chalon-en-Champagne.
00:19:46Au regard de la gravité des faits allégués,
00:19:49de la vulnérabilité particulière de la victime,
00:19:51ainsi que des interrogations soulevées
00:19:53quant aux conditions d'encadrement
00:19:54et de sécurité au sein de l'établissement,
00:19:57je vous saisis en application de l'article 40
00:19:59du Code de procédure pénale.
00:20:01La ministre dénonce également
00:20:03des faits d'une particulière gravité
00:20:05susceptibles d'avoir entraîné
00:20:07de multiples traumatismes.
00:20:10Voilà, et donc,
00:20:11Stéphanie Riste est attendue cet après-midi.
00:20:13On suivra ça sur CNews
00:20:15dans 180 minutes.
00:20:16André Valigny,
00:20:17ce placement en foyer
00:20:18où on se dit,
00:20:19bon ben voilà,
00:20:21on imagine un nouvel avenir
00:20:23pour ces enfants,
00:20:24tant bien que mal.
00:20:25Et voilà ce qui se passe.
00:20:27Il faut savoir que la ZE,
00:20:29aide sociale à l'enfance,
00:20:30c'est une compétence des départements
00:20:31depuis la décentralisation.
00:20:33Avant, on appelait ces enfants
00:20:34les enfants de l'assistance publique
00:20:36au début du XXe siècle.
00:20:38Ensuite, on les appelait
00:20:39les enfants de la DAS,
00:20:41qui était une administration d'État.
00:20:42Et depuis la décentralisation,
00:20:43ce sont les départements.
00:20:44Et moi, j'ai présidé
00:20:45le département de l'Isère
00:20:46pendant 15 ans.
00:20:47C'est une compétence très lourde,
00:20:48très compliquée à exercer
00:20:49pour les départements.
00:20:51Dans les foyers, évidemment,
00:20:52il se passe des choses
00:20:53parfois très douloureuses.
00:20:55Les éducateurs que l'on recrute
00:20:57dans ces foyers
00:20:58sont soumis à des conditions
00:21:00de travail souvent très pénibles.
00:21:02Et le Parlement s'est emparé
00:21:04de ce sujet
00:21:04avec une députée socialiste
00:21:06qui s'appelle Isabelle Santiago,
00:21:08qui a remis un rapport
00:21:08qui fait l'unanimité,
00:21:10consistant à dire
00:21:11qu'il faut reprendre
00:21:11cette compétence à la base
00:21:13et peut-être même
00:21:13la retransférer à l'État.
00:21:15Parce qu'il y a un plan d'urgence
00:21:16à établir en faveur
00:21:18de l'enfance sans danger.
00:21:19Il se passe des choses
00:21:20dans les foyers
00:21:20qui sont inacceptables.
00:21:22On en a un exemple
00:21:23tragique aujourd'hui.
00:21:24Donc, attendons de voir
00:21:25ce que le gouvernement actuel
00:21:26ou le successeur
00:21:28va décider.
00:21:29Parce que cette compétence
00:21:30est très lourde,
00:21:31très compliquée à exercer
00:21:32et peut-être qu'il faut
00:21:33la recentraliser
00:21:34au niveau de l'État.
00:21:35Paul Lamar ?
00:21:35L'enfance sans danger
00:21:36est l'enfance dangereuse.
00:21:38Cette séquence qu'on vient
00:21:38de voir illustre
00:21:39parfaitement l'état
00:21:40de notre société.
00:21:41C'est pour ça
00:21:42qu'on est désemparés.
00:21:43Les enfants,
00:21:43à la fois anges et démons.
00:21:44Anges quand ils sont victimes,
00:21:45démons quand ils sont coupables.
00:21:48Et le monde adulte
00:21:50a une énorme responsabilité
00:21:51parce qu'il inflige
00:21:53à l'enfant parfois
00:21:54une violence inouïe,
00:21:55la pédocriminalité,
00:21:56où il injecte
00:21:58chez ses enfants coupables
00:21:59une dose de violence inouïe,
00:22:01une violence numérique,
00:22:02une violence criminelle,
00:22:04de narcotrafic
00:22:05et une violence idéologique,
00:22:07l'islamisme.
00:22:08Donc l'État,
00:22:09pour le coup,
00:22:09au-dessus de toutes ces entités,
00:22:12a une énorme responsabilité.
00:22:14Celle de combattre
00:22:15ces violences
00:22:16instillées par le monde adulte
00:22:19à ces jeunes
00:22:20qui deviennent des monstres.
00:22:22Faut-il pour autant
00:22:23exonérer de toute responsabilité
00:22:24ces enfants violents à 15 ans ?
00:22:27Vous parliez, Jean-Christophe,
00:22:28des enfants soldats,
00:22:28je les ai côtoyés au Cambodge.
00:22:30J'étais correspondant de guerre.
00:22:31Il y a une violence intrinsèque
00:22:33chez ces adolescents
00:22:34qu'il faut aujourd'hui
00:22:35prendre en compte
00:22:35et il faut s'adapter
00:22:36à cette violence-là
00:22:38qui est intrinsèque.
00:22:40Alors, juste un mot
00:22:40avant de continuer
00:22:42MediNews
00:22:43et dans un instant,
00:22:43on parlera de la commission
00:22:44d'enquête sur l'audiovisuel public
00:22:46avec le personnage
00:22:47de cette vice-présidente
00:22:49EPR
00:22:50qui n'est pas exactement
00:22:51le même portrait robot
00:22:52que Charles Aloncle
00:22:53qui essaye d'avoir
00:22:53des vraies réponses
00:22:54sur l'audiovisuel public.
00:22:56Quelques mots
00:22:57de la tempête Nils
00:22:58parce qu'on a du mal
00:22:59et pour cause
00:23:00à se connecter
00:23:01à Jérôme Rampenoux
00:23:02qu'on aura peut-être
00:23:03tout à l'heure d'ailleurs.
00:23:04La tempête Nils
00:23:05avec des rafales
00:23:06de 160 km heure.
00:23:08Voilà,
00:23:08ces données relevées
00:23:10tout à l'heure.
00:23:11162 km heure
00:23:12à Biscarros par exemple
00:23:13et Jérôme Rampenoux
00:23:14est là
00:23:15à l'aréole
00:23:15en Gironde.
00:23:17Jérôme, racontez-nous.
00:23:17Oui, effectivement.
00:23:20Vous le disiez,
00:23:21des réseaux
00:23:21qui ne sont pas faciles
00:23:22à accrocher.
00:23:23Les antennes réseaux
00:23:24ont été touchées.
00:23:25Vous le disiez,
00:23:26il y a eu des grands vents
00:23:27qui fait que pas mal
00:23:28de réseaux sont tombés
00:23:29et ne marchent plus.
00:23:30Alors, il y a aussi
00:23:31les inondations.
00:23:32Vous voyez derrière moi
00:23:33les quais de la Réole.
00:23:34Malheureusement,
00:23:34ils sont habitués ici
00:23:35à avoir cette Garonne
00:23:36qui déborde.
00:23:38Le niveau ce matin
00:23:39était de 8,20 m.
00:23:40Il va continuer
00:23:40à monter encore
00:23:41dans la journée
00:23:41jusqu'à un pic ce soir.
00:23:44Vous le disiez,
00:23:44des vents très puissants.
00:23:45Il y avait de très nombreux
00:23:46arbres sur les routes.
00:23:48Voilà, Jérôme Rampenoux
00:23:49qui est à la Réole
00:23:52en Gironde
00:23:53avec Clément Lopez
00:23:54et qu'on retrouvera
00:23:55en fil rouge
00:23:55dans ce Midi News
00:23:57parce que ça souffle très fort
00:23:58et il y a déjà
00:23:58un mort à déplorer.
00:24:00Vite, vite, vite,
00:24:00Midi News continue.
00:24:01Dans un instant,
00:24:02la commission
00:24:03sur l'audiovisuel public.
00:24:04A tout de suite
00:24:05sur CNews.
00:24:08Suite de Midi News
00:24:09avec toujours
00:24:10Naïma M. Fadel,
00:24:11André Valini,
00:24:11Paul Amar
00:24:12et Dunia,
00:24:13Dunia Tengour
00:24:14qui nous a rejoints
00:24:15en plateau.
00:24:16Vous allez,
00:24:17dans un instant,
00:24:17nous expliquer
00:24:18comment se déroule
00:24:19cette commission
00:24:20sur l'audiovisuel public,
00:24:22commission parlementaire.
00:24:23Aujourd'hui,
00:24:23c'est Tristan Valex,
00:24:24le présentateur
00:24:25de compléments d'enquête
00:24:26qui est auditionné.
00:24:28Je vous propose d'abord
00:24:29de regarder
00:24:30un nouvel incident,
00:24:31comme s'il n'y en avait pas eu assez,
00:24:33de cette commission d'enquête
00:24:34sur l'audiovisuel public.
00:24:35C'est un clash
00:24:36entre Céline Calvez.
00:24:38Alors,
00:24:38certains me disent,
00:24:38mais qui est Céline Calvez ?
00:24:40C'est la vice-présidente
00:24:41de cette commission
00:24:43d'enquête parlementaire.
00:24:44Elle est du groupe EPR,
00:24:45Ensemble pour la République.
00:24:47Elle présidait la séance
00:24:49et, bien sûr,
00:24:50Charles Aloncle,
00:24:51le rapporteur UDR,
00:24:54tentait de poser les questions,
00:24:55mais il y a quand même
00:24:56pour poser les questions,
00:24:56il fait son boulot.
00:24:58Et voici cette séquence
00:25:00avec un échange
00:25:01plutôt tendu.
00:25:02Merci beaucoup.
00:25:04Alors,
00:25:04on arrive au jour de...
00:25:05Enfin,
00:25:06maintenant,
00:25:06à la fin des questions
00:25:07du rapporteur.
00:25:09Il y a des questions
00:25:10qui sont...
00:25:10Permettez-moi une dernière question,
00:25:11s'il vous plaît,
00:25:11Madame la Présidente.
00:25:12Non,
00:25:13alors là,
00:25:13je vais donner la parole.
00:25:14Vous n'avez pas annoncé
00:25:15que ce serait la dernière question.
00:25:16Si vous pouvez simplement
00:25:17me laisser,
00:25:19Madame la Présidente,
00:25:19s'il vous plaît,
00:25:20une dernière question
00:25:20sur le cas de...
00:25:21Monsieur le rapporteur,
00:25:22monsieur le rapporteur,
00:25:23j'étais juste en train
00:25:24de constater
00:25:24que nous étions arrivés
00:25:26à la fin des 45 minutes
00:25:27qui vous sont imparties.
00:25:29J'allais inviter
00:25:30à ceux qui nous répondent
00:25:31de pouvoir faire
00:25:32des réponses plus brefs
00:25:33afin de vous donner
00:25:35la possibilité
00:25:37de poser une dernière question.
00:25:38Vous venez de m'interrompre.
00:25:39Je suis désolée,
00:25:39ça ne m'engage pas du tout
00:25:40à vous donner la parole
00:25:41alors qu'on vient de dépasser.
00:25:42Pour vous demander
00:25:43une question,
00:25:45sachant que vous n'avez pas prévenu
00:25:46que ce serait la dernière question.
00:25:47Alors, on va passer,
00:25:47s'il vous plaît.
00:25:48Vous pourrez y reprendre.
00:25:49En fait,
00:25:49j'avais annoncé qu'à 16h20,
00:25:51on allait passer
00:25:52à la question
00:25:53des membres de cette commission.
00:25:54Donc, on a dépassé
00:25:55et je vous ai laissé poser
00:25:56une question complémentaire
00:25:57parce que nous étions encore
00:25:59dans le rythme
00:26:00et le temps de travail.
00:26:01Vous pourrez revenir
00:26:02avec une autre question.
00:26:03Aujourd'hui,
00:26:03ce que je...
00:26:04Vous n'avez pas prévenu,
00:26:04c'était ma dernière question
00:26:05avant la circulation de parole.
00:26:05Je vous ai prévenu
00:26:07qu'à 16h20,
00:26:08nous allions passer
00:26:09à autre chose.
00:26:09Vous ne l'avez pas dit,
00:26:10Madame la Présidente.
00:26:10Il est 16h28.
00:26:12Vous pouviez aussi arriver
00:26:13à l'heure, monsieur.
00:26:14Vous êtes arrivé
00:26:15avec 5 minutes de retard.
00:26:15Je suis arrivé à 16h04,
00:26:16Madame la Présidente.
00:26:17Laissez-moi poser
00:26:18une dernière question
00:26:19importante sur le cadre social.
00:26:20Je préside
00:26:21et je précise
00:26:24qu'après les prises de parole
00:26:27de chacun des membres
00:26:28du groupe,
00:26:29qu'ils ont 2 minutes
00:26:30et que s'il vous plaît,
00:26:31vous pouvez vous répartir.
00:26:33Il y aura aussi 2 minutes.
00:26:35Je sais que c'est très court
00:26:36et il va falloir trouver.
00:26:38Il va falloir...
00:26:38Mais fais un tweet
00:26:39si tu veux,
00:26:39si ça t'amuse.
00:26:42C'est édifiant.
00:26:44C'est édifiant.
00:26:44On est dans l'enceinte
00:26:46de l'Assemblée nationale.
00:26:48C'est la représentation nationale.
00:26:49Là, on assiste à quoi ?
00:26:50On assiste à un Dallas
00:26:51entre une vice-présidente
00:26:54dont...
00:26:55Vous avez connu, vous,
00:26:56Paul Amart ?
00:26:57Non, personnellement,
00:26:57mais vous savez exactement
00:26:59qui elle est.
00:26:59Donc, suspens, suspens.
00:27:00Vous allez nous raconter.
00:27:01Mais d'abord,
00:27:02Dunia Tengou,
00:27:03racontez-nous comment ça s'est passé.
00:27:04Tout d'abord,
00:27:05pour que les téléspectateurs
00:27:06comprennent,
00:27:07c'était lors d'une audition
00:27:08où étaient écoutés
00:27:09les syndicats de Radio France.
00:27:11Là, vous l'avez dit,
00:27:12c'était un rôle un peu
00:27:13de remplaçant
00:27:13puisque le président,
00:27:14on le connaît,
00:27:15c'est Jérémy Patrier-Lettus
00:27:17qui était pris
00:27:18parce qu'il faisait
00:27:19une conférence à ce moment-là
00:27:20sur un rapport
00:27:22sur la natalité.
00:27:23Donc, il ne pouvait pas être présent.
00:27:24Et donc, c'est la vice-présidente
00:27:25de la commission
00:27:25qui était à sa place.
00:27:27Et comme vous pouvez le remarquer,
00:27:28on a l'impression
00:27:29qu'elle endosse ce rôle.
00:27:31Finalement,
00:27:32on a l'impression
00:27:32qu'il n'y a pas de personnalité
00:27:33parce que toujours,
00:27:34ça se rejoue, en fait,
00:27:35ce duel entre Charles Aloncle
00:27:36et le président
00:27:37lorsque les questions
00:27:38ne plaisent pas.
00:27:40Là, ça ressemble
00:27:40un peu à l'école.
00:27:42On a l'impression
00:27:42que Charles Aloncle, en fait,
00:27:44se fait reprendre
00:27:45sur son retard,
00:27:46sur les questions qu'il pose
00:27:47parce qu'en réalité,
00:27:48c'est toujours le même problème
00:27:49lors de ses auditions.
00:27:50C'est quand une question
00:27:51ne plaît pas
00:27:52ou Charles Aloncle
00:27:54n'a pas ses réponses,
00:27:55c'est vrai qu'il est insistant,
00:27:56c'est son rôle,
00:27:57comme vous l'avez dit,
00:27:58et ça semble déplaire
00:27:59en tout cas aujourd'hui
00:28:01à la présidente
00:28:03qui était à la place
00:28:04de M. Patriellitus.
00:28:05Hashtag gênance,
00:28:06comme disent les jeunes.
00:28:07Paul Amart,
00:28:09alors Céline Calvez,
00:28:10qui est remplacé
00:28:11Jérémy Patriellitus,
00:28:13elle a eu un autre boulot
00:28:15avant d'être...
00:28:15Elle a été administratrice.
00:28:17Elle était au conseil d'administration.
00:28:18Au conseil d'administration
00:28:19et de Radio France
00:28:19et de France Télévisions.
00:28:20Ça, il faut le rappeler,
00:28:22c'est important.
00:28:22C'est important
00:28:23parce qu'il y a forcément...
00:28:25Évidemment,
00:28:25et vous connaissez la chanson
00:28:26de Guy Béard,
00:28:27celui qui dit la vérité.
00:28:29La commission d'enquête,
00:28:31ça n'est pas un tribunal,
00:28:32il faut le rappeler.
00:28:33Oui.
00:28:34Le président,
00:28:34le rapporteur est là,
00:28:36le rôle principal
00:28:37tenu par le rapporteur,
00:28:38c'est très important aussi.
00:28:39Il est là pour poser des questions
00:28:41et pour avoir des réponses.
00:28:42C'est un homme
00:28:43que je ne connais pas personnellement
00:28:44mais qui est très bien informé
00:28:45sur France Télévisions.
00:28:47Et à chaque fois...
00:28:48Il a fait son travail
00:28:48d'investigation
00:28:49avec des chiffres,
00:28:51avec des dates...
00:28:53Toutes ces questions,
00:28:53les travaux de la commission,
00:28:54toutes ces questions
00:28:55sont documentées.
00:28:57Et il sait de quoi il parle.
00:28:59Et il connaît même souvent
00:29:00les réponses
00:29:01qu'il attend
00:29:01de ses interlocuteurs.
00:29:03Mais à chaque fois
00:29:03que Charles Allon
00:29:05pose une question précise,
00:29:07il est empêché.
00:29:08Il est gêné.
00:29:10J'ai dit que la commission
00:29:10n'était pas un tribunal
00:29:11mais elle se transforme
00:29:12en tribunal
00:29:13avec les avocats de la défense,
00:29:16de la défense,
00:29:16de l'audiovisuel public.
00:29:17Parce que le président
00:29:18et aujourd'hui la vice-présidente
00:29:19se pose en défenseur
00:29:21de l'audiovisuel public.
00:29:22Et à chaque fois
00:29:23que l'audiovisuel public
00:29:24est gêné, déstabilisé
00:29:26par des questions
00:29:27extrêmement précises,
00:29:28je ne sais pas
00:29:28si vous allez l'évoquer,
00:29:29par exemple,
00:29:31là, il y a l'ouverture
00:29:32d'une enquête.
00:29:33Les chambres d'hôtel
00:29:34retenues et louées
00:29:36à Cannes.
00:29:37Donc à chaque fois
00:29:38que Charles Allon
00:29:39pose une question précise,
00:29:40là, il y a une tentative
00:29:41de déstabilisation
00:29:42du rapporteur
00:29:43et ça n'est pas bien.
00:29:44Vous savez,
00:29:45il y a un mot d'ordre
00:29:45qui a été manifestement
00:29:46dans ces politiques.
00:29:47Il faut sauver
00:29:48la soldate Ernot.
00:29:50Dunia ?
00:29:51Ce qui est intéressant
00:29:52aussi à suivre,
00:29:53c'est qu'on parle
00:29:53de la neutralité
00:29:54de l'audiovisuel public.
00:29:55Et c'est vrai,
00:29:56quand on entend
00:29:56les syndicalistes présents,
00:29:59on s'interroge
00:30:00parce que, c'est vrai,
00:30:01ils se défendent
00:30:02d'avoir un parti prime.
00:30:03Et je vais vous prendre
00:30:03une citation
00:30:04d'un des représentants
00:30:06de la CGT,
00:30:07Lionel Thompson,
00:30:08qui dit
00:30:08à la notion de neutralité,
00:30:10nous préférons
00:30:11celle de pluralisme.
00:30:12Donc, jusque-là,
00:30:13tout va bien.
00:30:15Mais alors,
00:30:15ce pluralisme
00:30:16est bien plus présent
00:30:17sur nos antennes
00:30:17que sur d'autres médias
00:30:19audiovisuels privés.
00:30:20Bon, déjà,
00:30:21il y a toujours
00:30:21cette opposition privée-publique
00:30:22qui revient toujours,
00:30:23même quand on ne pose pas
00:30:24la question.
00:30:25Et tenter d'être pluraliste
00:30:26peut aujourd'hui suffire
00:30:27pour être catalogué
00:30:28par certains
00:30:29à droite ou à gauche
00:30:30dans un paysage médiatique,
00:30:32tenez-vous bien,
00:30:32qui se droitise
00:30:33jusqu'à l'extrême.
00:30:34Donc, vous voyez,
00:30:35c'est parti pris
00:30:36puisque vous dites
00:30:37que le paysage médiatique
00:30:39est d'extrême droite.
00:30:40Donc, vous voyez,
00:30:41c'est un peu difficile
00:30:41de dire...
00:30:42Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:30:42C'est comme l'autre jour
00:30:43où vous assistez
00:30:44à une autre séquence
00:30:45où, je crois que c'est
00:30:46cette fois-ci,
00:30:47le président Jérémy Patrioletus
00:30:49qui a dit à Charles Aloncle
00:30:49« T'as qu'à aller faire ces news ».
00:30:51Oui, c'était là,
00:30:52c'était une passe d'armes
00:30:53entre eux.
00:30:53C'est vrai qu'après,
00:30:54je pense que,
00:30:55moi, c'est en tout cas
00:30:56mon interprétation,
00:30:57c'est que comme Charles Aloncle
00:30:58est beaucoup dans l'offensive,
00:31:00ils se sentent peut-être,
00:31:01eux, obligés de rééquilibrer.
00:31:02J'essaie de mettre à leur place
00:31:03et de dire
00:31:03qu'il ne faut pas le rôle
00:31:05parce que c'est vrai
00:31:06que beaucoup d'intervenants
00:31:07lors des auditions
00:31:08ont l'impression
00:31:08que c'est une large...
00:31:10C'est leur avis, hein.
00:31:10Une large opération
00:31:11de dénigrement
00:31:12que cette commission,
00:31:14en fait,
00:31:14sert les intérêts de certains
00:31:16parce qu'il faut rappeler
00:31:17que Charles Aloncle
00:31:18est député UDR,
00:31:19ciotiste,
00:31:20et ils ont l'impression
00:31:21que l'objectif,
00:31:22c'est de détruire
00:31:23l'audiovisuel public
00:31:24alors qu'on cherche
00:31:24à avoir des réponses simplement.
00:31:25Regardez,
00:31:26on va aller à l'image,
00:31:27on va avoir le papier
00:31:28qu'il y a eu dans Le Monde,
00:31:29c'est cet article
00:31:30dans Le Monde
00:31:31qui dit, voilà,
00:31:33commission d'enquête
00:31:33sur l'audiovisuel public,
00:31:35le rapporteur
00:31:35ne devrait pas transformer
00:31:37une commission d'enquête
00:31:39en tribunal.
00:31:40Paul Lamarre,
00:31:40vous avez dit,
00:31:41ça n'est pas un tribunal,
00:31:42c'est une commission
00:31:42d'enquête parlementaire
00:31:43dans laquelle on est en droit
00:31:45d'avoir des réponses
00:31:46et alors, regardez,
00:31:48c'est un petit détail
00:31:51mais ça veut dire
00:31:52beaucoup de choses.
00:31:54C'est pas écrit
00:31:54Charles Aloncle.
00:31:55Les méthodes employées
00:31:57par le député UDR
00:31:58Charles-Henri Aloncle.
00:32:00Voilà.
00:32:01C'est fait pour quoi ?
00:32:02C'est pour quoi faire ?
00:32:03Pourquoi est-ce qu'on lui a rajout
00:32:04son deuxième prénom
00:32:05ou son prénom composé
00:32:06alors qu'il a décidé,
00:32:07lui, dans sa vie publique,
00:32:08de ne pas avoir
00:32:09de prénom composé ?
00:32:10Comment ?
00:32:10Pour donner une certaine image
00:32:11conservatrice.
00:32:12En fait, ce que fait Charles-Henri Aloncle,
00:32:17vraiment, c'est d'intérêt public.
00:32:19Moi-même, j'ai découvert beaucoup
00:32:21parce que c'est quand même
00:32:224 milliards d'euros par an.
00:32:25C'est notre denier public.
00:32:27Ils sont censés justement
00:32:28être dans la neutralité
00:32:29et je dirais même
00:32:30être au service des Français.
00:32:32Donc, porter aussi la voix des Français.
00:32:34Et je rappelle juste
00:32:35ce qu'a dit Mme Ernotte
00:32:36et ce qui m'avait extrêmement choquée,
00:32:38c'est quand elle a dit
00:32:39qu'on n'est pas là
00:32:40pour montrer la France
00:32:41telle qu'elle est, réelle,
00:32:43mais telle qu'on voudrait.
00:32:45Donc, telle qu'on aimerait
00:32:46en fait la montrer.
00:32:47Donc, une manière aussi
00:32:48de cacher la réalité
00:32:50de ce qui vit le pays.
00:32:53Donc, Charles-Henri Aloncle,
00:32:54effectivement,
00:32:55il déstabilise ce magistère,
00:32:58cette espèce de caste
00:32:59condescendante
00:33:00qui, en fait,
00:33:02ne regarde pas du tout
00:33:03la France d'en bas
00:33:04et qui n'en a finalement
00:33:06rien à faire
00:33:06de la France d'en bas,
00:33:07qui a créé aussi
00:33:08un écosystème aujourd'hui
00:33:10de privilèges,
00:33:12de cette espèce de gauche,
00:33:13j'ose le dire,
00:33:14caviar.
00:33:15Et aujourd'hui,
00:33:16effectivement,
00:33:16ils sont complètement déstabilisés.
00:33:18Et merci à Charles-Henri Aloncle
00:33:20d'être aussi
00:33:21dans autant de punacité
00:33:23pour justement
00:33:24montrer la réalité.
00:33:26Et moi,
00:33:26j'appelle vraiment
00:33:27de mes voeux
00:33:27à ce qu'après ce rapport,
00:33:30déjà qu'il soit publié
00:33:31pour que les Français
00:33:32puissent y accéder
00:33:33et qu'il y ait
00:33:34un référendum
00:33:34pour demander aux Français
00:33:35est-ce que vous voulez
00:33:36la privatisation
00:33:37du service public
00:33:38qui vous coûte
00:33:394 milliards d'euros aujourd'hui ?
00:33:40Alors, en attendant,
00:33:42et on en parlait tout à l'heure,
00:33:43effectivement,
00:33:44il y a cette affaire,
00:33:44la justice va enquêter
00:33:45sur les frais d'hôtel
00:33:46de Delphine Ernot
00:33:48et de son équipe
00:33:49au festival de Cannes 2023.
00:33:51l'affaire porte sur plus
00:33:53de 110 000 euros.
00:33:55Information judiciaire
00:33:56pour détournement
00:33:57de biens publics
00:33:58et abus de biens sociaux
00:34:00suite à des plaintes
00:34:01notamment du syndicat
00:34:02CFE-CGC
00:34:03de l'audiovisuel.
00:34:05Et c'est Mickaël Dos Santos
00:34:06qui nous raconte.
00:34:07Mai 2023,
00:34:09une délégation
00:34:10de France Télévisions
00:34:11assiste au festival
00:34:13de Cannes.
00:34:14La présidente Delphine Ernot,
00:34:15plusieurs dirigeants,
00:34:17mais aussi deux fondateurs
00:34:18du Média Partenaire Brut,
00:34:19séjournaux majestiques.
00:34:22Un hôtel de luxe
00:34:23situé sur la croisette.
00:34:25Le prix de la nuit
00:34:25varie selon la suite
00:34:27entre 1319 et 1759 euros.
00:34:31Au total,
00:34:32le séjour aurait coûté
00:34:33plus de 112 000 euros.
00:34:35Le syndicat CFE-CGC
00:34:37assure que cette facture
00:34:38a été réglée par le groupe.
00:34:40Une somme jugée extravagante,
00:34:42loin du plafond autorisé,
00:34:43située à 350 euros par nuit.
00:34:47En décembre dernier,
00:34:48Delphine Ernot
00:34:49avait été interrogée
00:34:50sur cette facture
00:34:51dans le cadre
00:34:52de la commission d'enquête
00:34:53sur l'audiovisuel.
00:34:54La présidente de France Télévisions
00:34:56évoquait une méthode courante,
00:34:58légale et utilisée
00:34:59par de nombreux médias.
00:35:01Il n'y a pas eu
00:35:01un euro d'argent public
00:35:03dépensé pour les chambres d'hôtel
00:35:04des dirigeants
00:35:05de France Télévisions à Cannes.
00:35:06Nous procédons
00:35:07pour le paiement
00:35:08de ces chambres
00:35:08qui sont à des tarifs
00:35:09totalement prohibitifs
00:35:10et totalement hors des clous
00:35:11par rapport aux tarifs
00:35:12régulés de France Télévisions,
00:35:14vous avez raison de le dire,
00:35:15à ce qu'on appelle
00:35:17du barter.
00:35:18La régie publicitaire
00:35:20confie ses invendus publicitaires,
00:35:22ce qu'elle n'arrive pas
00:35:23à vendre, à commercialiser,
00:35:25en échange de services.
00:35:26Le syndicat CFE-CGC
00:35:28doute que cet échange
00:35:29entre de la publicité
00:35:30et des nuits au majestique
00:35:31ait eu lieu.
00:35:32Il s'attend également
00:35:33à ce que Delphine Ernot
00:35:34soit entendue
00:35:35par la justice.
00:35:36Et puis, effectivement,
00:35:38le directeur financier
00:35:39de France Télévisions
00:35:40a été auditionné aujourd'hui.
00:35:42Il a reparlé
00:35:43de cette méthode
00:35:43du barter.
00:35:45Alors, le barter,
00:35:46c'est quoi ?
00:35:46C'est, vous me donnez
00:35:48des chambres d'hôtel,
00:35:49je ne paye pas,
00:35:49en revanche,
00:35:50je vous donne
00:35:50de l'espace publicitaire
00:35:51gratuit sur la télévision.
00:35:53Paul Amar,
00:35:54vous qui connaissez bien
00:35:55France Télévisions...
00:35:55Mme Ernot va être
00:35:56auditionnée de nouveau
00:35:57sur cette affaire.
00:35:58Une partie,
00:36:00d'après ce qu'elle dit,
00:36:01une partie des 120 000 euros
00:36:03qui ont été facturés
00:36:05a été payée
00:36:06sous forme de barter.
00:36:07C'est ce qu'elle dit.
00:36:08Mais une autre partie
00:36:09a été payée,
00:36:10semble-t-il,
00:36:11par Brut,
00:36:12qui, par ailleurs,
00:36:14obtient des contrats
00:36:15de production
00:36:16de la part de France Télévisions
00:36:17avec des montants énormes.
00:36:20Je vais vous raconter
00:36:21une autre chose.
00:36:21Donc, au bout du bout du bout,
00:36:22Paul,
00:36:23c'est l'argent public,
00:36:24donc c'est mon argent,
00:36:25et le vôtre.
00:36:25Ah, complètement,
00:36:27mais complètement.
00:36:27C'est celui des Français.
00:36:28Une autre histoire,
00:36:29MediaOne.
00:36:29C'est celui d'André Valigny.
00:36:31MediaOne,
00:36:31qui est vraiment défendu
00:36:32par le président de la commission,
00:36:34obtient des contrats
00:36:35absolument énormes
00:36:36de la part de France Télévisions
00:36:38quand M. Capeton,
00:36:40qui a fondé MediaOne,
00:36:42organise une fête
00:36:43chez Maxime.
00:36:45C'est luxe de luxe.
00:36:48C'est lui qui paie cette fête.
00:36:49Il invite Mme Ernotte
00:36:50et les dirigeants.
00:36:51Mais il invite avec quel argent ?
00:36:52Oui.
00:36:53Tout est dit.
00:36:54André Valigny.
00:36:56Oui, je crois qu'il faut en finir
00:36:57avec ces mœurs
00:36:58un peu spéciales.
00:36:59Ce n'est pas normal
00:37:00que Mme Ernotte
00:37:01soit logée
00:37:01dans ce palace
00:37:03aux frais
00:37:04d'une société
00:37:05qui, par ailleurs,
00:37:06touche de l'argent
00:37:06de France Télévisions.
00:37:07Ce n'est pas normal.
00:37:08Moi, je suis allé
00:37:09au Festival de Cannes
00:37:09comme ministre
00:37:10de la Francophonie
00:37:11en 2016.
00:37:12tout ça a été très contrôlé.
00:37:14Je n'ai pas été
00:37:15logé au majestique.
00:37:16Mon cabinet m'avait retenu
00:37:17une chambre dans un hôtel
00:37:17beaucoup moins luxueux
00:37:18parce que tout ça est contrôlé
00:37:20par le secrétariat général
00:37:21du gouvernement.
00:37:22Il y a des tarifs
00:37:22maximums à respecter
00:37:24et on les respecte
00:37:25quand on est au gouvernement.
00:37:27France Télévisions,
00:37:28il y a vraiment
00:37:28des choses à revoir.
00:37:29Cette gestion
00:37:30est calamiteuse.
00:37:31Voilà, donc pour ce sujet,
00:37:35effectivement,
00:37:36comme vous l'avez dit,
00:37:36Delphine Dernot
00:37:37sera à nouveau auditionnée.
00:37:40Maintenant,
00:37:41je voudrais qu'on parle
00:37:41d'Ilan Halimi.
00:37:42Ilan Halimi
00:37:43qui avait 23 ans.
00:37:46C'était il y a 20 ans.
00:37:48Jour pour jour,
00:37:48il avait été torturé
00:37:50et laissé à l'abandon
00:37:52sur une voie ferrée
00:37:53agonisant
00:37:54par celui qu'on a appelé
00:37:55le gang des barbares.
00:37:58Écoutez,
00:37:58Kylian Sallé
00:37:59et Maureen Vidal.
00:38:02Le 13 février 2006,
00:38:04près de cette gare,
00:38:05Ilan Halimi
00:38:06est retrouvé nu
00:38:07et menotté.
00:38:08Le jeune homme
00:38:08de 23 ans
00:38:09de confession juive
00:38:10agonise.
00:38:11Il meurt
00:38:12lors de son transfert
00:38:13à l'hôpital.
00:38:15Trois semaines avant,
00:38:16Ilan Halimi
00:38:16est enlevé,
00:38:17appâté par une jeune fille
00:38:18ici sur son lieu de travail.
00:38:21C'est le début pour lui
00:38:22d'un calvaire
00:38:22qui va durer 24 jours.
00:38:25Dans cet appartement
00:38:25de bagneux,
00:38:26Ilan subit l'impensable.
00:38:28Il est menotté,
00:38:29brûlé,
00:38:30torturé et humilié.
00:38:31Ses ravisseurs
00:38:32lui posent un ruban
00:38:33adhésif sur le visage
00:38:35où seul son nez dépasse.
00:38:36Il est alimenté
00:38:37avec des soupes,
00:38:38des protéines liquides
00:38:39ou des sandwiches.
00:38:41Ses vêtements
00:38:41sont découpés
00:38:42pour prendre des photos
00:38:43envoyées à sa famille.
00:38:45Ses tortionnaires
00:38:46font partie
00:38:46du gang des barbares
00:38:47composé d'une vingtaine
00:38:48de personnes.
00:38:50A sa tête,
00:38:50Youssouf Fofana,
00:38:51un multirécidiviste
00:38:52d'origine ivoirienne
00:38:53qui se fait appeler
00:38:54le cerveau des barbares.
00:38:56Il exige 450 000 euros
00:38:58de rançon
00:38:59car selon lui,
00:39:00la famille Alimi
00:39:01est juive
00:39:02et donc riche.
00:39:03Quelques jours
00:39:04après la mort d'Ilan,
00:39:05Youssouf Fofana
00:39:06est arrêté
00:39:07en Côte d'Ivoire.
00:39:08Les policiers
00:39:09mettent la main
00:39:09sur douze
00:39:10de ses complices.
00:39:11Ils sont jugés
00:39:12d'avril à juillet 2009
00:39:14à huis clos
00:39:14car deux membres
00:39:15du gang
00:39:16étaient mineurs
00:39:16au moment des faits.
00:39:18Youssouf Fofana
00:39:19est condamné
00:39:19à la peine maximale.
00:39:20La réclusion criminelle
00:39:22à perpétuité
00:39:22assortie d'une peine
00:39:24de sûreté
00:39:24de 22 ans.
00:39:26Les autres peines
00:39:26prononcées
00:39:27vont de l'acquittement
00:39:28à 18 ans
00:39:29de prison ferme.
00:39:30Ce soir,
00:39:31la ville de Bagneux
00:39:32organise une cérémonie
00:39:34de commémoration
00:39:35hommage officiel
00:39:35à 18h30
00:39:37que l'on suivra
00:39:37sur CNews
00:39:38et demain
00:39:39à l'Elysée,
00:39:40Emmanuel Macron
00:39:41plantera un arbre
00:39:42en hommage
00:39:43à Ilan Nalimi
00:39:45en présence
00:39:45des familles
00:39:46et de la ministre
00:39:46Aurore Berger.
00:39:48André Valini, pardon.
00:39:48C'est ce que je voulais dire.
00:39:50Demain,
00:39:50Emmanuel Macron
00:39:51va planter un arbre
00:39:51à l'Elysée
00:39:52en hommage
00:39:53à Ilan Nalimi
00:39:55et au calvaire
00:39:56qu'il a subi.
00:39:57Et le nombre d'arbres
00:39:58qui ont été plantés
00:39:59jusqu'à là,
00:40:00notamment des oliviers
00:40:01qui ont été déracinés,
00:40:02coupés,
00:40:03tagués,
00:40:04profanés
00:40:05d'une manière générale.
00:40:08Et on se souvient aussi
00:40:08Morgan Sportes
00:40:09avait fait ce livre
00:40:10inspiré du gang des barbares
00:40:13tout, tout de suite.
00:40:14Paul Amart,
00:40:15c'est sans doute
00:40:16le crime antisémite
00:40:18le plus effroyable
00:40:19de ces dernières années.
00:40:20Oui, tout à fait
00:40:21et qui avait été présenté
00:40:22comme un fait divers à l'époque.
00:40:24Encore ?
00:40:24Bien sûr, à l'époque.
00:40:25Ou plutôt, j'allais dire déjà.
00:40:26Oui, oui, oui, absolument.
00:40:282006.
00:40:29Alors que c'était clairement
00:40:30un acte antisémite
00:40:31comme d'ailleurs
00:40:32un autre meurtre
00:40:34avant Ilan Nalimi
00:40:34qui était passé sous silence.
00:40:36Le président de la République
00:40:37d'ailleurs était Jacques Chirac
00:40:38et le premier ministre
00:40:38de Nuremberg Jospin
00:40:39qui s'était accordé
00:40:41pour dire que le meurtre
00:40:42d'un garçon
00:40:42qui s'appelait Sébastien Selam
00:40:44dans le 20e arrondissement
00:40:45était aussi un fait divers.
00:40:47Donc le pouvoir
00:40:48quel qu'il soit
00:40:49ou quel qu'il fût
00:40:49ne voulait pas
00:40:51aborder cet aspect-là
00:40:53l'aspect antisémite
00:40:55mais depuis Sébastien Selam
00:40:57dans le 20e
00:40:58depuis Ilan Nalimi
00:40:58Mereck Noll
00:40:59Sarah Nalimi
00:41:00Kliper Kacher
00:41:01et aujourd'hui
00:41:02donc clairement
00:41:03Toulouse aussi
00:41:04et Toulouse
00:41:05et les enfants
00:41:06bien sûr
00:41:06clairement
00:41:07la communauté juive
00:41:09de France
00:41:09ou la communauté française
00:41:10d'origine juive
00:41:11comme on voudra
00:41:12est ciblée
00:41:13comme elle l'est d'ailleurs
00:41:15il ne faut pas réduire
00:41:16ce problème
00:41:17à la seule France
00:41:18comme elle est en Angleterre
00:41:20comme elle est en Australie
00:41:21on l'a vu récemment
00:41:22c'est à l'échelle planétaire
00:41:23il y a une sorte
00:41:24de mot d'ordre
00:41:25on ne parlera pas
00:41:26de Téhéran aujourd'hui
00:41:27mais tout a commencé
00:41:28avec le retour de Khomeini
00:41:29en Iran
00:41:30favorisé d'ailleurs
00:41:30par la France
00:41:31et les Etats-Unis
00:41:32à l'époque
00:41:33Valéry Giscard d'Estaing
00:41:34et Jémy Carter
00:41:35qui s'étaient mis d'accord
00:41:36pour favoriser le retour
00:41:38surtout pour neutraliser
00:41:40en tout cas politiquement
00:41:41le chat d'Iran
00:41:41qui leur a fait
00:41:42beaucoup de mal
00:41:43économiquement
00:41:44c'était une vengeance
00:41:46c'est bien de leur rappeler
00:41:47depuis
00:41:47il y a cette volonté
00:41:50islamiste
00:41:51de cibler
00:41:53et de chasser
00:41:54les communautés juives
00:41:56des pays démocratiques
00:41:58des pays européens
00:42:00et des pays occidentaux
00:42:02vous savez
00:42:02il y a quasiment plus
00:42:03de juifs
00:42:04dans les pays arabes
00:42:05à l'exception d'un pays
00:42:05exceptionnel
00:42:06qui s'appelle le Maroc
00:42:07il y a quasiment plus
00:42:08de juifs
00:42:08un million de juifs
00:42:10ont quitté les pays arabes
00:42:11et bien
00:42:12les frères musulmans
00:42:13Khomeini
00:42:14les dirigeants islamistes
00:42:16ne n'attendent qu'une chose
00:42:18c'est qu'on fond
00:42:19les juifs de France
00:42:20d'Angleterre
00:42:21de Belgique
00:42:22d'Australie
00:42:23partent
00:42:24par crainte
00:42:24d'être un jour
00:42:25assassinés
00:42:26ou agressés
00:42:27il y a une résurgence
00:42:29terrible
00:42:30et Paul Amard
00:42:31a raison d'en parler
00:42:32de l'antisémitisme
00:42:34au niveau planétaire
00:42:35mais y compris
00:42:35aux Etats-Unis
00:42:36je vous renvoie
00:42:37à un papier
00:42:38de Lormand Deville
00:42:39dans le Figaro d'hier
00:42:39sur la branche extrémiste
00:42:42du parti républicain
00:42:44qui est d'une violence
00:42:45antisémite incroyable
00:42:47il faut lire ce papier
00:42:48ça fait vraiment peur
00:42:49qu'aux Etats-Unis même
00:42:51il y ait une résurgence
00:42:52de cet antisémitisme
00:42:54avec un leader
00:42:55je ne sais plus
00:42:56comment il s'appelle
00:42:56qui vante les mérites
00:42:58qu'avait Hitler
00:42:59par exemple
00:42:59il faut voir
00:43:00ce qui se passe
00:43:00y compris aux Etats-Unis
00:43:02sur l'antisémitisme
00:43:03c'est terrifiant
00:43:04ça s'explique aussi
00:43:06on a eu une importation
00:43:08du conflit
00:43:09Israël-Gaza
00:43:10depuis
00:43:12le programme
00:43:13du 7 octobre
00:43:14et
00:43:15malheureusement
00:43:16ça a entraîné
00:43:18effectivement
00:43:19grâce à LFI
00:43:20notamment
00:43:20ça a entraîné
00:43:21aussi
00:43:22des exactions
00:43:23contre nos compatriotes
00:43:24de confession juive
00:43:25mais tout à l'heure
00:43:27ce que vous disiez
00:43:27Paul Amard
00:43:28je suis d'accord
00:43:29avec vous
00:43:29mais pourquoi
00:43:30on se laisse faire
00:43:31en fait
00:43:31moi je pars toujours
00:43:33du principe
00:43:34que c'est à l'état
00:43:35de réagir
00:43:36de telle manière
00:43:36à ce qu'on ne laisse
00:43:37pas passer
00:43:38un acte antisémite
00:43:39vous voyez
00:43:40et aujourd'hui
00:43:41on le laisse passer
00:43:42et moi
00:43:42malgré
00:43:43le plan
00:43:44d'Aurore Berger
00:43:45la lutte contre
00:43:46l'antisémitisme
00:43:46j'aimerais bien
00:43:47qu'il se concrétise
00:43:48et qu'on voit
00:43:49c'est un appel
00:43:49c'est un appel
00:43:51que vous lancez
00:43:51sur l'antenne
00:43:52de CNews
00:43:53vous restez avec nous
00:43:54dans Midi News
00:43:55juste après
00:43:56les informations
00:43:57de 13h
00:43:57nous nous intéresserons
00:43:59à Gisèle Pellicot
00:44:00qui est apparue
00:44:00à la télévision
00:44:01hier avec
00:44:02beaucoup de courage
00:44:03et elle a témoigné
00:44:04et la raconté
00:44:04la vie avec son mari
00:44:06on y revient
00:44:07dans un instant
00:44:08suite de Midi News
00:44:12et avant de parler
00:44:13de Gisèle Pellicot
00:44:14de son interview
00:44:16télévisée
00:44:16hier à la grande librairie
00:44:18de la stratégie énergétique
00:44:19du gouvernement
00:44:20et des familles nombreuses
00:44:21d'abord toute l'actualité
00:44:22avec Somaya Labidi
00:44:24bonjour Somaya
00:44:25re bonjour Pierre
00:44:26et bonjour à tous
00:44:27l'actualité de ce jeudi
00:44:28c'est évidemment
00:44:29la tempête nil
00:44:30c'est ce lourd bilan
00:44:31déjà
00:44:31un chauffeur de poids lourd tué
00:44:33après une chute
00:44:34de branches d'arbres
00:44:34près de Dax
00:44:35et une autre personne
00:44:36gréement blessée
00:44:37à Castel-Sarrasin
00:44:38près de 900 000 foyers
00:44:40sont privés d'électricité
00:44:42et pour y remédier
00:44:42Enedis a mobilisé
00:44:433000 personnes
00:44:45pour tenter
00:44:45de rétablir
00:44:46les réseaux endommagés
00:44:48inondations
00:44:49vent violents
00:44:50mais aussi des avalanches
00:44:5175% des stations
00:44:53de ski fermées
00:44:54routes coupées
00:44:55habitations menacées
00:44:57le risque d'avalanches
00:44:58était à son maximum
00:44:59dans la plupart
00:45:00des massifs des Alpes
00:45:01conséquence
00:45:02le département
00:45:03de la Savoie
00:45:03a été placé
00:45:04en vigilance rouge
00:45:05par Météo France
00:45:06et les autorités
00:45:07appellent
00:45:07à la plus grande prudence
00:45:09A la une également
00:45:1020 ans de prison
00:45:11soit la peine maximale
00:45:13requise
00:45:13contre l'adolescent
00:45:14suspecté
00:45:15d'avoir tué
00:45:15Nessim Ramdan
00:45:16ce chauffeur
00:45:17de VTC
00:45:18à Marseille
00:45:19jugé depuis mardi
00:45:20pour homicide volontaire
00:45:21en bande organisée
00:45:22à Paris
00:45:23il devrait connaître
00:45:23sa sentence
00:45:24d'ici la fin
00:45:25de la journée
00:45:25on poursuit
00:45:27ce journal
00:45:28avec Monique Olivier
00:45:29l'ex-épouse
00:45:29de Michel Fourniret
00:45:30qui participe
00:45:31à des recherches
00:45:32dans l'orne
00:45:32afin de retrouver
00:45:34le corps de Lydie Loger
00:45:35disparue en 1993
00:45:36les reconstitutions
00:45:38vont notamment
00:45:39l'amener à Saint-Christophe-le-Jajolet
00:45:41où vivait la jeune femme
00:45:42avant de disparaître
00:45:43un cold case relancé
00:45:45en 2018
00:45:46grâce aux nouvelles techniques
00:45:47d'investigation
00:45:48qui ont permis aux enquêteurs
00:45:49de retrouver l'ADN
00:45:51de la jeune mère de famille
00:45:52dans la camionnette
00:45:53du tueur en série
00:45:54dans le reste de l'actualité
00:45:56un simple excès de vitesse
00:45:58en juin 2025
00:45:59fait tomber
00:45:59tout un système
00:46:00après avoir intercepté
00:46:02une Ferrari
00:46:02à près de 250 km à l'heure
00:46:05sur l'A7
00:46:06la gendarmerie d'Orange
00:46:07a mené des vérifications
00:46:09qui ont permis
00:46:09de mettre au jour
00:46:11un large système
00:46:11de blanchiment
00:46:12et de fraude sociale
00:46:13pour un préjudice estimé
00:46:15à 1,8 million d'euros
00:46:17c'est l'autre information
00:46:19de cette journée
00:46:2020 ans après le drame
00:46:21la ville de Bagne
00:46:22organise une cérémonie
00:46:23de commémoration
00:46:24pour Ilan Halimi
00:46:25le jeune homme
00:46:26alors âgé de 23 ans
00:46:28avait été torturé
00:46:29et tué par le gang
00:46:30des barbares
00:46:30à Saint-Jean-Bièvre-des-Bois
00:46:32en Essonne
00:46:33et demain
00:46:33c'est le chef de l'Etat
00:46:34Emmanuel Macron
00:46:35qui lui rendra hommage
00:46:36en plantant un arbre
00:46:37dans les jardins
00:46:38de l'Elysée
00:46:39on passe à présent
00:46:41à cette alliance
00:46:41qui porte ses fruits
00:46:43la marine mexicaine
00:46:44et les gardes-côtes américains
00:46:45ont saisi
00:46:45plusieurs tonnes
00:46:46de cocaïne
00:46:47lors d'une opération
00:46:48coordonnée
00:46:49dans l'océan Pacifique
00:46:51opération menée
00:46:52dans le cadre de la coopération bilatérale
00:46:54et au-delà
00:46:54de la zone économique
00:46:56exclusive
00:46:56c'est-à-dire
00:46:57en dehors
00:46:58des eaux territoriales
00:46:59mexicaines
00:47:00et puis on termine ce journal
00:47:02avec le profil
00:47:03de la suspecte
00:47:03de la tuerie
00:47:04de Tumblr Ridge
00:47:05au Canada
00:47:05qui se précise
00:47:07il s'agirait d'une femme
00:47:08transgenre
00:47:09de 18 ans
00:47:09selon les services de police
00:47:11le mobile de cet acte
00:47:12qualifié de cruauté inouï
00:47:14par le premier ministre
00:47:15Marc Carni
00:47:16de mort inconnue
00:47:17une attaque
00:47:17qui a fait 8 morts
00:47:18et 25 blessés
00:47:19dont la mère
00:47:20est le frère de la suspecte
00:47:21qui s'est donné la mort
00:47:22avant de pouvoir être
00:47:23appréhendée par les autorités
00:47:25voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:27de l'actualité
00:47:28à 13h Pierre
00:47:29Merci Somaya
00:47:30Somaya Labidi
00:47:31et bien sûr
00:47:32l'information revient
00:47:33dans une heure
00:47:34nous nous sommes ensemble
00:47:35jusqu'à 14h
00:47:36pour ce Midi News
00:47:38avec toujours
00:47:39André Valigny
00:47:40Naïma M. Fadel
00:47:41Paul Amard
00:47:42Arnaud Mededetti
00:47:43nous a rejoint
00:47:44on va parler dans un instant
00:47:45de Gisèle Pellicot
00:47:46puisqu'elle s'est
00:47:47montrée à la télévision
00:47:49hier à la sortie
00:47:50de son dernier livre
00:47:51c'était dans la grande librairie
00:47:52mais d'abord
00:47:53nous sommes sur le pont
00:47:54si j'ose dire
00:47:55pour cette tempête nil
00:47:56c'est important
00:47:57puisque la tempête
00:47:58souffle fort
00:47:59et il y a des conséquences
00:48:00on l'a vu tout à l'heure
00:48:01en Gironde
00:48:01avec Jérôme Rampeneau
00:48:03Karine Durand
00:48:04nous a rejoint
00:48:04Karine bonjour
00:48:05alors où est-ce qu'on en est
00:48:06de cette tempête
00:48:07ça souffle fort
00:48:08ça souffle très très fort
00:48:09plus que ce qui était prévu
00:48:10il faut l'avouer
00:48:11on a 5 départements
00:48:13toujours en vigilance rouge
00:48:14qui ont été placés
00:48:15par Météo France
00:48:162 départements
00:48:17pour les crues
00:48:18la Gironde
00:48:18le Lot et Garonne
00:48:191 département
00:48:20pour les avalanches
00:48:22en Savoie
00:48:22niveau 5 sur 5
00:48:23risque maximal là-bas
00:48:25on a eu 20 cm de neige
00:48:26cette nuit
00:48:26le manteau neigeux
00:48:27est très instable
00:48:28des départements
00:48:29pour le vent
00:48:30vigilance rouge
00:48:31c'est le cas de l'Aude
00:48:32et des Pyrénées-Orientales
00:48:33c'est vraiment sur les plaines
00:48:34de l'Aude
00:48:34que ça souffle le plus fort
00:48:36actuellement
00:48:36et au cours des prochaines heures
00:48:38alors regardez justement
00:48:39les vents qui ont été relevés
00:48:40au cours de la nuit
00:48:41et de la matinée
00:48:42des vents extrêmement puissants
00:48:44je vous rappelle
00:48:45qu'on avait prévu
00:48:45entre 150
00:48:46autour de 150 km à l'heure
00:48:48on a dépassé ça
00:48:49en pleine
00:48:50alors en altitude
00:48:51au pic du Midi
00:48:52on a eu 200 km à l'heure
00:48:53à Texas
00:48:54dans les Pyrénées-Orientales
00:48:55180 km à l'heure
00:48:57à Biscarros
00:48:57162 km à l'heure
00:48:58158 pour le 4 dans l'Aude
00:49:01148 à Perpignan
00:49:02des dizaines
00:49:03de records mensuels
00:49:04de vent ont été battus
00:49:05on a eu des précipitations
00:49:07diluviennes également
00:49:0850 à 80 mm
00:49:10de pluie tombée
00:49:11en 24 heures
00:49:12sur les Vosges
00:49:13sur la Savoie
00:49:14on a eu un fleuve
00:49:14la Garonne
00:49:15qui localement
00:49:16a gagné 4 mètres
00:49:17au cours de la nuit
00:49:18il s'élève actuellement
00:49:19à 8,8 mètres
00:49:20ça bat évidemment
00:49:21aussi des records
00:49:23donc grande prudence
00:49:23c'est là où la personne
00:49:25malheureusement
00:49:25a perdu la vie
00:49:26le chauffeur de Poilour
00:49:27je rappelle qu'on a eu
00:49:28plus de 160 km à l'heure
00:49:29ce n'est pas fini
00:49:30malheureusement
00:49:30ça continue
00:49:31cet après-midi
00:49:32et ce soir
00:49:33sur la plaine de l'Aude
00:49:34150 à 170 km à l'heure
00:49:36encore prévu
00:49:37sur les reliefs
00:49:38on peut dépasser
00:49:39les 170 à 180 km à l'heure
00:49:42c'est vraiment
00:49:42sur le golfe du Lyon
00:49:43le Var
00:49:44la Corse
00:49:45que ça va souffler le plus
00:49:46au cours des prochaines heures
00:49:48et puis cette tempête
00:49:49va quand même s'évacuer
00:49:50en fin d'après-midi
00:49:51vers 18h
00:49:52le golfe du Lyon
00:49:53va enfin se retrouver
00:49:54un petit peu plus au calme
00:49:55par contre c'est la Corse
00:49:56qui va être balayée
00:49:57par la tempête Nice
00:49:58on peut avoir
00:49:59130 à 150 km à l'heure
00:50:01ce n'est pas exceptionnel
00:50:02non plus en Corse
00:50:03ça arrive 3-4 fois par an
00:50:04ce genre de rafale
00:50:04sur les hauteurs
00:50:06jusqu'à 170 km à l'heure
00:50:07Nice va vraiment
00:50:08se terminer
00:50:09au cours de la nuit
00:50:10demain ce sera plus calme
00:50:11demain ce sera plus calme
00:50:13900 000 foyers
00:50:14toujours sans les électricités
00:50:15et un mort
00:50:16à déplorer
00:50:17et sans doute
00:50:18dans les prochains jours
00:50:20des conséquences
00:50:20autres
00:50:21vous le voyez à l'image
00:50:22des routes qui sont coupées
00:50:23des arbres qui sont tombés
00:50:24et sans doute
00:50:25quelques toitures arrachées
00:50:26en tout cas il y aura
00:50:27un travail à faire
00:50:29au niveau de certaines communes
00:50:30merci infiniment
00:50:31Karine Durand
00:50:32de nous avoir éclairé
00:50:34justement sur cette tempête
00:50:35Nils
00:50:35Gisèle Pellicot
00:50:37a marqué les esprits
00:50:38bien sûr
00:50:39l'affaire des viols
00:50:41de Mazan
00:50:41pourquoi Mazan
00:50:42parce que c'était
00:50:43le domicile
00:50:44des époux Pellicot
00:50:45Dominique Pellicot
00:50:46vous le savez
00:50:46est en prison
00:50:47Gisèle Pellicot
00:50:47a voulu écrire
00:50:49son histoire
00:50:50effroyable
00:50:51terrible
00:50:51l'histoire de cette femme
00:50:52violée par une cinquantaine
00:50:54d'individus
00:50:54qui était directement
00:50:56contactée par son mari
00:50:57qui au préalable
00:50:58la droguait
00:50:59donc elle s'est exprimée
00:51:02sur ce qu'elle a traversé
00:51:03d'abord dans son livre
00:51:04et puis ensuite
00:51:05invitée
00:51:06dans l'émission
00:51:07sur France 5
00:51:08la grande librairie
00:51:10je vous propose
00:51:10d'écouter un extrait
00:51:12parce que c'est toujours
00:51:13la victime qui a honte
00:51:14et c'est pas aux victimes
00:51:15d'avoir honte
00:51:15les victimes
00:51:16elles peuvent tenir debout
00:51:18c'était aux accusés
00:51:19d'avoir honte
00:51:19on a découvert
00:51:20leur nom
00:51:21leur prénom
00:51:21leur profession
00:51:23et c'était
00:51:24parce que
00:51:25quand on rentre
00:51:26dans cette salle d'audience
00:51:27qu'on est victime
00:51:28la victime est forcément
00:51:29coupable
00:51:29on la soupçonne toujours
00:51:32et c'est elle l'accusée
00:51:33et derrière moi
00:51:34il y avait 51 victimes
00:51:35c'était ça aussi
00:51:36les avocats de la défense
00:51:38sont furieux
00:51:38que vous choisissiez
00:51:40de lever lui clos
00:51:41oui
00:51:42là j'ai vu
00:51:43dans leur attitude
00:51:44que ça allait être
00:51:45très difficile pour moi
00:51:46mais j'ai tenu
00:51:48vous dites qu'ils m'auraient massacré
00:51:49je pense que
00:51:50si j'avais pas levé lui clos
00:51:53oui je pense
00:51:54qu'il aurait été difficile
00:51:55pour moi
00:51:56d'y arriver
00:51:56même si j'étais bien préparée
00:51:58par mes avocats
00:51:59et aussi
00:51:59ces jeunes femmes
00:52:00de l'aide
00:52:01d'association aux victimes
00:52:02qui m'accompagnaient
00:52:03pendant tout le procès
00:52:04je pense que oui
00:52:05j'en aurais bavé
00:52:06voilà
00:52:07et Gisèle Pelligaud
00:52:09qui raconte notamment
00:52:10qu'elle soutenait le regard
00:52:12de ces bourreaux
00:52:14de toutes ces personnes
00:52:16à l'audience
00:52:17ils attendaient
00:52:19que je baisse le regard
00:52:21finalement
00:52:21c'est pas moi
00:52:21qui ai baissé le regard
00:52:22c'est eux
00:52:23qui ont fini par baisser le regard
00:52:25André Valigny
00:52:26vous avez connu
00:52:27différentes affaires
00:52:28alors celle-ci est particulièrement
00:52:31emblématique et sordide
00:52:32sordide
00:52:33et Mme Pelligaud
00:52:34fait preuve d'une grande dignité
00:52:35depuis le début
00:52:36depuis le début
00:52:37et d'un grand courage aussi
00:52:39y compris en venant
00:52:40à la télévision
00:52:41en sortant un livre
00:52:42est-ce que ça a servi
00:52:44de leçon
00:52:44je l'espère
00:52:45mais j'ai vu l'autre jour
00:52:46je ne sais plus
00:52:47dans quel média
00:52:49qu'une annonce
00:52:50avait été passée
00:52:51qui allait dans le même sens
00:52:52que ces horreurs
00:52:53qu'a commises
00:52:54M. Pelligaud
00:52:55et que des gens
00:52:56s'étaient manifestés
00:52:57pour dire que ça les intéressait
00:52:58donc voilà
00:53:02le mal n'est pas
00:53:03on est au bout du bout
00:53:04du bout du sordide
00:53:05c'est ça
00:53:05oui tout à fait
00:53:05Naïma M. Fadel
00:53:07c'est
00:53:08oui c'est vraiment
00:53:11votre soupir
00:53:12était éloquent
00:53:12oui
00:53:13sincèrement
00:53:14quand cette affaire est sortie
00:53:17j'ai un peu suivi
00:53:18et je ressentais à chaque fois
00:53:20un malaise
00:53:21effectivement
00:53:23une affaire sordide
00:53:24c'est l'horreur absolue
00:53:25en fait
00:53:26parce que c'est
00:53:26c'est votre mari
00:53:27c'est le père de vos enfants
00:53:29qui vous fait ça
00:53:29elle dit qu'elle veut aller le voir
00:53:30elle veut aller le voir en prison
00:53:32pour le confronter
00:53:33et pour lui poser cette question
00:53:35pourquoi est-ce que tu m'as fait ça
00:53:36elle est vraiment très courageuse
00:53:38et elle a voulu effectivement
00:53:41que ça soit public
00:53:42que ça ne soit pas huis clos
00:53:44vraiment
00:53:45c'est très très courageux
00:53:46mais c'est extrêmement sordide
00:53:48je vous assure Pierre
00:53:49moi je suis
00:53:49en fait je suis très très mal à l'aise
00:53:51vous êtes extrêmement mal à l'aise
00:53:53et c'est évidemment
00:53:54très très sensible
00:53:55je voudrais qu'on écoute
00:53:55à nouveau Gisèle Pellicot
00:53:58hier soir
00:53:59sur France 5
00:54:01elle continue
00:54:02sur
00:54:02sur justement
00:54:03cette façon
00:54:05dont certains pensaient
00:54:06qu'elle était elle-même
00:54:06suspecte
00:54:07donc on renverse
00:54:08complètement
00:54:09la charge
00:54:10de la preuve
00:54:11ce qui était violent
00:54:13c'est entendre dire
00:54:14que j'étais suspecte
00:54:16que j'étais forcément
00:54:16consentante
00:54:17que j'étais complice
00:54:18que cette femme
00:54:20n'avait pas pu
00:54:20ne pas se rendre compte
00:54:21de quoi que ce soit
00:54:22alors que quand on voit
00:54:24les vidéos
00:54:24on voit bien que cette femme
00:54:25elle est anesthésiée
00:54:26il n'y a plus de vie
00:54:28il faut voir comment
00:54:29ils me malmènent
00:54:29dans les vidéos
00:54:30qui sont tellement insoutenables
00:54:31et quand vous entendez ça
00:54:32on a envie d'hurler
00:54:34il y a des moments
00:54:36où on a envie d'hurler
00:54:37mais naturellement
00:54:37je ne leur donne pas
00:54:38ce plaisir
00:54:39je veux rester très droite
00:54:41très digne
00:54:42de montrer que
00:54:42ça ne m'atteint pas
00:54:43tout ce qu'ils peuvent
00:54:44essayer de me déstabiliser
00:54:45parce qu'en fait
00:54:46on essaye de me déstabiliser
00:54:47et de se dire
00:54:47à un moment
00:54:48elle va craquer
00:54:48ce qui s'est passé
00:54:51dans cette
00:54:51dans cette salle d'audience
00:54:53est absolument
00:54:54intolérable
00:54:56il y a
00:54:57je crois
00:54:57et c'est le récit
00:54:58que faisaient
00:54:59les journalistes d'Europe 1
00:55:00ce matin
00:55:00c'est qu'il y a même
00:55:02une avocate
00:55:03avocate générale
00:55:04ou avocate
00:55:05je ne sais plus
00:55:06l'un des prévenus
00:55:08qui disait
00:55:08mais regardez
00:55:09sur cette vidéo
00:55:10on voit bien
00:55:10que le bassin bouge
00:55:11c'est à dire
00:55:12donc on en revient
00:55:13au consentement
00:55:13on est quand même
00:55:15au-delà de tout
00:55:16on est au-delà
00:55:17du réel
00:55:18Arnaud Benedetti
00:55:19oui
00:55:19ce qui est intéressant
00:55:20c'est la stratégie de défense
00:55:21qu'elle a décidé
00:55:22d'adopter
00:55:23en l'occurrence
00:55:23c'est qu'en fait
00:55:24je veux dire
00:55:24elle a voulu pointer du doigt
00:55:26ses violeurs
00:55:28en demandant finalement
00:55:30que le procès
00:55:31ne se tienne pas
00:55:32à huis clos
00:55:32elle a marqué
00:55:34un point
00:55:35à mon avis
00:55:35considérable
00:55:36parce qu'elle a voulu
00:55:38finalement
00:55:38faire porter la honte
00:55:39de manière tout à fait
00:55:40légitime
00:55:41sur ceux
00:55:42qui ont commis
00:55:44ses actes
00:55:46ensuite après
00:55:47il est clair
00:55:48qu'elle est aujourd'hui
00:55:49devenue
00:55:50une icône
00:55:52de toutes les violences
00:55:54faites aux femmes
00:55:55et je trouve que
00:55:56sa parole en tout cas
00:55:57est claire
00:55:57limpide
00:55:58et très courageuse
00:55:59Paul Amard
00:56:00une réaction
00:56:01je ne peux que souscrire
00:56:02au propos de nos amis
00:56:04elle fait preuve
00:56:05d'un courage absolument inouï
00:56:06et surtout d'une force mentale
00:56:07elle aurait pu tourner la page
00:56:09et oublier ce calvaire
00:56:10qu'elle a enduré
00:56:11pendant tant et tant d'années
00:56:12non
00:56:13elle se bat
00:56:14et ce combat
00:56:15et son combat
00:56:16est au fond
00:56:17à la mesure
00:56:17de la soumission chimique
00:56:19qu'elle a subie
00:56:19de la torture
00:56:20qu'elle a subie
00:56:21elle veut dire les choses
00:56:22et elle est à ce point forte
00:56:24cette force d'âme
00:56:25qu'elle a
00:56:25pour aller quand même
00:56:26rencontrer son torsionnaire
00:56:28mais oui
00:56:29c'est ça que je ne comprends pas
00:56:30comment ça se passe
00:56:31comment ça se passe
00:56:32André Valini
00:56:33donc elle n'a pas eu
00:56:34de contact du tout
00:56:35avec son mari depuis
00:56:36ah bah non
00:56:37son ex-mari
00:56:38il n'y a pas un moment
00:56:40il n'y a pas 5 minutes
00:56:41à la salle d'audience
00:56:42où elle n'a pas pu
00:56:44j'allais dire
00:56:44comme on dit
00:56:45dans le langage courant
00:56:47le choper
00:56:47en disant
00:56:48mais attends
00:56:48mais explique-moi
00:56:49je pense que
00:56:50ce n'est pas dans une salle d'audience
00:56:51que ce genre de choses
00:56:52peut se passer
00:56:53il était encadré
00:56:55par des gendarmes
00:56:56et ils retournent
00:56:57et ils n'ont pas le droit
00:56:57de se parler
00:56:58à ce moment-là
00:56:58je crois qu'elle a dit
00:56:59elle a fait
00:56:59enfin il me semble
00:57:01qu'elle a pris la parole
00:57:02et qu'elle s'est adressée à lui
00:57:04et il a pas répondu
00:57:04oui voilà
00:57:05mais là c'est autrement
00:57:07non mais là ce qu'elle souhaite
00:57:09c'est un face-à-face
00:57:09oui c'est ça
00:57:10non mais elle veut un face-à-face
00:57:11on l'imagine très long
00:57:12avec son mari
00:57:13pour qu'il
00:57:13pour qu'il lui explique
00:57:14l'inexplicable
00:57:16le gouvernement
00:57:17pendant ce temps
00:57:17a acté une stagnation
00:57:19de la consommation électrique
00:57:21qui le pousse
00:57:21à lever le pied
00:57:22sur le déploiement
00:57:22des énergies éoliennes
00:57:25c'est cette stratégie énergétique
00:57:28du gouvernement
00:57:29qui doit être publiée
00:57:30dans un décret
00:57:31au journal officiel
00:57:32demain matin
00:57:33il y aura donc
00:57:35la part
00:57:35qui reviendra
00:57:36à chaque filière
00:57:37et on sait
00:57:37qu'on doit passer
00:57:38par exemple
00:57:38de deux tiers
00:57:39de nucléaire
00:57:40à 50%
00:57:42à l'horizon 2050
00:57:43Marine Tondelier
00:57:44a vivement réagi
00:57:45sur TF1
00:57:46sur ce sujet
00:57:46je pense qu'on revient
00:57:49de loin sur le sujet
00:57:49premièrement
00:57:50parce que ça fait deux ans
00:57:50qu'on attend ce texte
00:57:51et que toute la filière
00:57:53du renouvelable
00:57:53attend des consignes
00:57:54je rappelle quand même
00:57:56que c'est 150 000 emplois
00:57:58directs et indirects
00:57:59en France
00:57:59les énergies renouvelables
00:58:00en dépendant des fossiles
00:58:02et du nucléaire
00:58:02ce qu'on va continuer à faire
00:58:03si on ne fait pas
00:58:04assez de renouvelables
00:58:05alors on dépend
00:58:06déjà ça pèse
00:58:07sur notre pouvoir d'achat
00:58:07sur nos factures
00:58:08ça pèse sur le climat
00:58:10mais ça pèse aussi
00:58:10sur notre souveraineté
00:58:11à un moment où
00:58:12on doit s'approvisionner
00:58:13pour le nucléaire en Russie
00:58:14sur le gaz aussi
00:58:15vu d'où on vient
00:58:16c'est un soulagement
00:58:17qu'enfin la filière
00:58:18ait des consignes
00:58:19et que ces consignes
00:58:20ne soient pas un moratoire
00:58:20sur le renouvelable
00:58:21je ne dirai pas pour autant
00:58:22qu'on est content
00:58:23j'ai presque envie de dire
00:58:24on ne mettra jamais
00:58:26tout le monde d'accord
00:58:26sur le sujet
00:58:27écoutons Emmanuel Macron
00:58:29qui lui continue
00:58:29de promyvoir
00:58:30une pensée industrielle
00:58:31européenne
00:58:32y compris dans le domaine
00:58:33de l'énergie
00:58:34et il met en garde
00:58:35sur les décisions
00:58:36à venir et leurs impacts
00:58:37ce qui est en jeu ici
00:58:42c'est que certaines parties
00:58:43de l'industrie européenne
00:58:44pourraient disparaître
00:58:45dans les prochains semestres
00:58:46si on ne prend pas
00:58:47les bonnes mesures
00:58:48en termes de simplification
00:58:49et de protection
00:58:50simplification et protection
00:58:52simplification et protection
00:58:54on se fait bien
00:58:55mais on a compris
00:58:56en attendant
00:58:57personne n'est d'accord
00:58:58sur le sujet
00:58:58et puis on est quand même
00:58:59pardonnez-moi
00:59:00mais je vais encore
00:59:01faire référence au général
00:59:02de Gaulle
00:59:02qui a su exploiter
00:59:05l'énergie nucléaire
00:59:06a su faire un nucléaire militaire
00:59:08qui aujourd'hui nous permet
00:59:09d'être la seule force
00:59:11française de dissuasion
00:59:13en Europe
00:59:14par rapport
00:59:14à ce qui se passe
00:59:15dans le monde
00:59:16et les conflits géostratégiques
00:59:17et les menaces
00:59:18qui arrivent de part et d'autre
00:59:20aujourd'hui
00:59:21on a quand même
00:59:21une énergie qui est verte
00:59:23qui n'est pas très chère
00:59:24qui fonctionne
00:59:25et on nous dit
00:59:26ben non en fait
00:59:27trois quarts
00:59:28ou deux tiers c'est trop
00:59:29on va en faire
00:59:30on va en faire 50%
00:59:32et puis le reste
00:59:33ben on verra bien
00:59:34on verra bien
00:59:34parce que
00:59:35le renouvelable
00:59:36vous me disiez tout à l'heure
00:59:38pendant une pause publicitaire
00:59:39André Valigny
00:59:40que vous préfériez le solaire
00:59:41à l'éolien
00:59:42certainement
00:59:43mais en attendant
00:59:45le renouvelable
00:59:45c'est quand même
00:59:46principalement l'éolien
00:59:47oui je le déplore
00:59:49parce que les éoliennes
00:59:50d'abord c'est laid
00:59:52ça gâche des paysages
00:59:53c'est très vite obsolète
00:59:56et je pense que le solaire
00:59:57est plus intéressant
00:59:58mais moi je reste d'abord
00:59:59partisan du nucléaire
01:00:00je suis un soutien fidèle
01:00:03à cause de mes origines géographiques
01:00:05aussi en Isère
01:00:05mais pas seulement
01:00:06je pense que le nucléaire
01:00:08est la filière
01:00:08par excellence
01:00:09de l'énergie française
01:00:10il faut d'abord soutenir
01:00:11le nucléaire
01:00:12évidemment
01:00:13alors vous dites ça
01:00:14parce qu'on peut installer
01:00:15des barrages
01:00:16hydrauliques
01:00:17notamment dans votre région
01:00:18ah ben c'est une autre énergie
01:00:19l'énergie hydraulique
01:00:21c'est bien aussi
01:00:22ça ne pollue pas
01:00:23c'est renouvelable
01:00:25à volonté
01:00:26à condition qu'il y ait de l'eau
01:00:27donc il y a beaucoup de barrages
01:00:28c'est vrai dans les Alpes
01:00:29c'est ça parce que vous parlez
01:00:30de votre département
01:00:31et en Suisse
01:00:32chez nos voisins suisses
01:00:33ils sont les rois
01:00:34du barrage hydraulique
01:00:36non mais nous en Isère
01:00:37on avait en plus
01:00:37la centrale Superphénix
01:00:40le sur-régénérateur
01:00:41qui a été arrêtée
01:00:42hélas
01:00:43qui a été démantelée
01:00:44et je le regrette
01:00:45parce que je pense toujours
01:00:46que le nucléaire
01:00:47lancé par le général de Gaulle
01:00:49sur le plan militaire
01:00:49et surtout développé
01:00:51et promu
01:00:52par Valéry Giscard d'Estaing
01:00:54continué par François Mitterrand
01:00:55le nucléaire
01:00:56est une filière d'excellence
01:00:57qu'on a démantelée en plus
01:00:58parce qu'aujourd'hui
01:00:59quand il s'agit de reconstruire
01:01:00des réacteurs
01:01:01on a perdu le savoir-faire
01:01:03on a perdu la filière
01:01:04industrielle
01:01:05il faut reformer des gens
01:01:07il faut aller les chercher
01:01:08aux Etats-Unis
01:01:08on a du retard à rattraper
01:01:10alors qu'on avait de l'avance
01:01:11jusque là
01:01:12jusqu'à ces dernières années
01:01:13et le Premier ministre
01:01:14se rend sur le barrage
01:01:15de Voublan
01:01:16tout à l'heure justement
01:01:17pour en parler
01:01:17Arnaud Benedetti
01:01:18sur l'énergie
01:01:18vous avez raison de rappeler
01:01:20qu'on vit quand même
01:01:20encore sur l'élan
01:01:21du général de Gaulle
01:01:22concernant le nucléaire
01:01:23sauf qu'une partie du nucléaire
01:01:25a été sacrifiée
01:01:26pour des intérêts
01:01:27qui sont des intérêts
01:01:28électoralistes
01:01:29il faut s'en souvenir
01:01:30moi je recommande
01:01:33de lire les interventions
01:01:35que faisait
01:01:35encore récemment
01:01:37l'ancien haut-commissaire
01:01:38au CEA
01:01:38monsieur Bréchet
01:01:39qui expliquait
01:01:41le mécanisme
01:01:41de prise de décision
01:01:43qui était à ses yeux
01:01:44effarant
01:01:45concernant l'énergie
01:01:47et il insistait
01:01:49sur le fait
01:01:50en fait que
01:01:50les ministres
01:01:52étaient entourés
01:01:52de conseillers
01:01:53qui n'avaient strictement
01:01:54à ses yeux
01:01:55aucune culture scientifique
01:01:56et technique
01:01:57c'est à dire qu'en fait
01:01:58la décision se prenait
01:01:59sur des critères
01:02:00qui étaient uniquement
01:02:01politiques
01:02:01sans finalement
01:02:03suivre l'avis
01:02:04de ceux qui savaient
01:02:05en l'occurrence
01:02:06et on voit bien
01:02:08que ce qui a été fait
01:02:09depuis en fait
01:02:09en l'occurrence 2012
01:02:10c'était sous François Hollande
01:02:12et qui a été quand même
01:02:13reproduit en partie
01:02:14même s'il a fait
01:02:15un tournant ensuite
01:02:16par Emmanuel Macron
01:02:17se faisait uniquement
01:02:18pour des motifs
01:02:19qui étaient des motifs
01:02:20électoraux
01:02:21des motifs d'alliance
01:02:22avec les nerfs
01:02:23et quand j'entends
01:02:24Madame Tondelier
01:02:25venir parler
01:02:26de l'indépendance
01:02:27et de la souveraineté énergétique
01:02:28j'ai envie de dire
01:02:29de qui se moque-t-elle
01:02:30et elle n'a pas
01:02:31le même poids
01:02:31puisque vous parlez
01:02:32de cette alliance
01:02:33avec les écologistes
01:02:34pour François Hollande
01:02:35les verts n'ont pas
01:02:36le même poids
01:02:37qu'ils avaient en 2012
01:02:38pour faire une coalition
01:02:39effectivement
01:02:40et pour pouvoir jouer
01:02:41sur les décisions
01:02:43importantes du gouvernement
01:02:44comme c'était le cas
01:02:45sous François Hollande
01:02:46et je recommande
01:02:47au moment où on est
01:02:47en train d'adopter
01:02:48par décret d'ailleurs
01:02:49cette PPE
01:02:50on aurait pu passer
01:02:52par le Parlement
01:02:52en l'occurrence
01:02:53c'était possible
01:02:54pourquoi pas
01:02:54mais il y a un article
01:02:57dans le Figaro
01:02:57il y a 24 heures
01:02:58d'un professeur
01:02:59au Collège de France
01:03:00membre de l'Académie
01:03:02des sciences
01:03:03Marc Fondcaf
01:03:04qui quand même
01:03:04souligne un certain
01:03:05nombre de difficultés
01:03:06concernant cette PPE
01:03:08notamment sur le mix
01:03:10énergétique
01:03:11et les énergies
01:03:12renouvelables
01:03:13parce que bon
01:03:13comme vous le savez
01:03:14d'abord on n'a plus
01:03:15la consommation électrique
01:03:16aujourd'hui
01:03:17n'augmente plus
01:03:17en l'occurrence
01:03:18et il va y avoir
01:03:19des sujets de modulation
01:03:20avec les centrales nucléaires
01:03:21qui se posent
01:03:22et qui ne sont pas
01:03:24des sujets
01:03:24aujourd'hui
01:03:25véritablement traités
01:03:26dans cette PPE
01:03:28Palama
01:03:29sur le fond
01:03:30j'approuve tout ce qui a été dit
01:03:31et André parlait tout à l'heure
01:03:32d'excellence
01:03:33alors à propos d'excellence
01:03:34on a un autre atout
01:03:36qui s'appelle
01:03:37la francophonie
01:03:38c'est une excellence
01:03:39j'ai longtemps présenté
01:03:40une émission
01:03:41dans le monde francophone
01:03:42pour défendre
01:03:43la francophonie
01:03:44et à ce titre
01:03:45je m'étonne
01:03:45que notre chef
01:03:46président de la république
01:03:47parle de plus en plus
01:03:48souvent anglais
01:03:49à Davos
01:03:50hier
01:03:51c'est ce qu'on lui a demandé
01:03:52vous imaginez
01:03:53le général de Gaulle
01:03:54parler en anglais
01:03:55je ne crois pas
01:03:56non
01:03:56voilà
01:03:56donc il est présent
01:03:57il n'y a peut-être
01:03:58pas la même connaissance
01:03:58de l'anglais
01:03:59et on perd pas mal
01:04:00de parts
01:04:00d'influence
01:04:01je ne dis pas de marché
01:04:02mais d'influence
01:04:03dans l'Afrique francophone
01:04:04je pense que notre chef d'état
01:04:05devrait revenir
01:04:07à la langue française
01:04:08pour revenir
01:04:09en termes d'influence
01:04:10dans un continent
01:04:11en Algérie
01:04:13maintenant plus personne
01:04:14ne parle français
01:04:14mais ça c'est une volonté
01:04:16d'arabilisation
01:04:16en Algérie
01:04:17mais c'est vrai
01:04:19je rejoins ce que dit Paul Lamar
01:04:20vous savez que par exemple
01:04:21les chinois
01:04:22quand ils vont dans l'Afrique francophone
01:04:24eux
01:04:24parlent aux africains
01:04:26en français
01:04:26très intéressant
01:04:27ça veut dire que nous
01:04:28nous abandonnons
01:04:29finalement
01:04:29l'usage de notre langue
01:04:31comme outil de soft power
01:04:32alors que d'autres pays
01:04:34eux ont très bien compris
01:04:35que pour finalement
01:04:36s'adapter
01:04:37à des pays francophones
01:04:38il ne fallait pas hésiter
01:04:39à parler français
01:04:40alors moi j'ai fait une tribune
01:04:41sur la francophonie
01:04:42puisque maintenant
01:04:42on parle sur la francophonie
01:04:44par rapport au Maroc
01:04:45parce qu'à un moment
01:04:45j'ai étudié ce qui se passait
01:04:46le Maroc est très pro-France
01:04:49il n'y a aucun souci
01:04:50il y a des écoles
01:04:51ce qu'on appelle
01:04:52les établissements français
01:04:53à l'étranger
01:04:54vous savez combien ça coûte
01:04:56même pour des français
01:04:56qui sont expatriés
01:04:57vous savez combien
01:04:58grâce à François Hollande
01:04:59d'ailleurs
01:05:00parce qu'ils ont supprimé
01:05:01la gratuité
01:05:02comme les écoles publiques
01:05:03puisque c'est des écoles publiques
01:05:04normalement
01:05:05c'est des établissements français
01:05:06donc financés par la France
01:05:09pour des français
01:05:10qui vivent à l'étranger
01:05:11600 euros par gamin
01:05:13600 euros par mois
01:05:15et par gamin
01:05:16vous vous rendez compte
01:05:17donc effectivement
01:05:18maintenant vous avez des écoles
01:05:19des établissements belges
01:05:21vous avez des établissements
01:05:22américains
01:05:23vous avez des établissements
01:05:24italiens
01:05:25qui sont en train
01:05:26de vouloir aussi
01:05:27concurrencer la France
01:05:28la francophonie
01:05:29n'est plus
01:05:30en réalité
01:05:31une priorité
01:05:32il y a encore un ministère
01:05:33de la francophonie
01:05:33oui il y a un ministère
01:05:35mais c'est bien dommage
01:05:36parce que c'est le soft power
01:05:37je crois que j'en avais parlé
01:05:39aussi avec André
01:05:40je lui avais envoyé
01:05:41la tribune
01:05:42c'est un scandale
01:05:43parce qu'avant
01:05:44c'était gratuit
01:05:46et ça permettait
01:05:47de garder ce leadership aussi
01:05:48on invitera
01:05:49Eleonore Carrois
01:05:50qui est la ministre
01:05:51des français
01:05:52basée à l'étranger
01:05:53et qui est également
01:05:55la ministre
01:05:55de la francophonie
01:05:56pour voir
01:05:57ce qu'elle pense
01:05:58de ce sujet
01:05:58André Valigny
01:05:59vous qui
01:06:00qui avez l'habitude
01:06:02de dire for sure
01:06:02d'abord
01:06:05ce qui m'arrangeait
01:06:06quand j'étais ministre
01:06:06de la francophonie
01:06:07c'est de dire justement
01:06:08que je défendais
01:06:09la langue française
01:06:09parce que mon anglais
01:06:10est tellement mauvais
01:06:11que quand j'allais à l'ONU
01:06:12à New York
01:06:13ou à Washington
01:06:13à la Banque mondiale
01:06:14je disais non
01:06:15je ne peux pas parler anglais
01:06:16je suis aussi ministre
01:06:17de la francophonie
01:06:18donc laissez-moi parler français
01:06:19mais donc vous êtes l'exemple
01:06:20et pour revenir à ce que disait Palama
01:06:22que oui
01:06:23même au sommet de Davos
01:06:25rien ne vous empêche
01:06:27de parler en français
01:06:28comme le faisait
01:06:30le général de Gaulle
01:06:31exactement
01:06:32parce qu'on imagine mal
01:06:33le général de Gaulle
01:06:34parler anglais
01:06:35il parlait allemand
01:06:36donc
01:06:37il parlait allemand
01:06:40bien sûr qu'il parlait anglais
01:06:41il parlait à Winston Churchill
01:06:42pendant la guerre
01:06:43dans les conversations privées
01:06:44voilà
01:06:45celui-ci
01:06:45Churchill parlait français aussi
01:06:46c'est Paul Lamar
01:06:47qui disait dernièrement
01:06:49qu'en Iran
01:06:49il était
01:06:50tout le monde
01:06:51parlait le français
01:06:52le chat d'Iran
01:06:53parlait couramment français
01:06:54la langue française
01:06:56était imposée
01:06:57dans les écoles
01:06:58ils étaient obligés
01:06:59d'apprendre le français
01:07:00et le chat était un
01:07:02mais vraiment
01:07:03amoureux
01:07:04et d'ailleurs la jeunesse
01:07:05moi j'étais allé en Iran
01:07:06avant Khomeini
01:07:07et la jeunesse iranienne
01:07:08était éprise de culture
01:07:09et de langue française
01:07:10et bien vous savez quoi
01:07:11un scoop
01:07:12on va continuer l'émission
01:07:13en français
01:07:14à tout de suite
01:07:15dans Midi News
01:07:15et nous sommes ensemble
01:07:20jusqu'à 14h
01:07:21dans Midi News
01:07:21avec Arnaud Benedetti
01:07:22avec Paul Lamar
01:07:23avec Naïma Mfadel
01:07:24et André Valigny
01:07:26ce sujet
01:07:27de la rétention
01:07:28des criminels étrangers
01:07:30le député EPR
01:07:32des Yvelines
01:07:33Charles Rodwell
01:07:33et l'ancien Premier ministre
01:07:34Michel Barnier
01:07:35attendent toujours
01:07:36le go de Sébastien Lecornu
01:07:38le texte a été examiné
01:07:39en commission des lois
01:07:41et il voudrait évidemment
01:07:43un engagement
01:07:44du Premier ministre
01:07:46après sur ce texte
01:07:47sur cette proposition de loi
01:07:49qu'on appelle
01:07:49la proposition de loi
01:07:50Philippine
01:07:51en hommage bien sûr
01:07:53à cette étudiante
01:07:54de Dauphine
01:07:55assassinée froidement
01:07:57par un OQTF
01:07:57dans le bois de Boulogne
01:07:59avant d'être
01:08:00après avoir été
01:08:01violée
01:08:03rallongée la durée
01:08:03de détention
01:08:04des étrangers
01:08:05Charles Rodwell
01:08:07l'a redit
01:08:08ce matin
01:08:09sur CNews
01:08:10avec Romain Desarbres
01:08:11on regarde
01:08:12on écoute
01:08:12on propose
01:08:15d'allonger
01:08:15la rétention
01:08:16administrative
01:08:17des personnes
01:08:17qui sont sous
01:08:18OQTF
01:08:19on parle de personnes
01:08:20extrêmement dangereuses
01:08:21qui ont été condamnées
01:08:22pour des faits de terrorisme
01:08:24qui ont été condamnées
01:08:25pour des faits de criminalité
01:08:26extrêmement graves
01:08:27vous avez des terroristes
01:08:29qui sont relâchés
01:08:29de rétention
01:08:30parce qu'il y a eu
01:08:32la censure du conseil constitutionnel
01:08:33et parce que
01:08:34la France
01:08:35retient
01:08:36des personnes dangereuses
01:08:37moins longtemps
01:08:38que les autres pays européens
01:08:39et donc ce qu'on propose
01:08:40avec Michel Barnier
01:08:41et avec 145 députés
01:08:43c'est tout simplement
01:08:44d'allonger la rétention
01:08:45administrative
01:08:46pour garder
01:08:47des gens dangereux
01:08:49en rétention
01:08:50avant d'assurer
01:08:50leur expulsion
01:08:51Charles Rodouel
01:08:53ce matin sur CNews
01:08:54et on comprend
01:08:55la volonté
01:08:56de Charles Rodouel
01:08:58d'arriver
01:08:59à quelque chose
01:09:00sur ce texte
01:09:01alors qu'on a une situation
01:09:02qui est dure
01:09:02on comprend bien
01:09:03qu'avant
01:09:03il y avait le budget
01:09:04donc toutes les
01:09:05forces vives du Parlement
01:09:07étaient focalisées
01:09:07sur le budget
01:09:08mais là Paul Amart
01:09:09pourquoi est-ce qu'on n'avance
01:09:09pas là-dessus ?
01:09:10Et c'est le bon sens
01:09:11elle l'aura
01:09:13pour nom Philippine
01:09:15si
01:09:16le garçon
01:09:18qui l'a violé
01:09:20puis assassiné
01:09:21était resté en rétention
01:09:22parce qu'il a été libéré
01:09:23Philippine serait vivante
01:09:24aujourd'hui
01:09:24c'est le bon sens
01:09:25moi je m'étonne
01:09:26que ça n'ait pas été fait
01:09:27beaucoup plus tôt
01:09:29je ne comprends pas
01:09:30il y a quelque chose
01:09:30qui m'échappe
01:09:31mais parce qu'on est
01:09:32dans un Parlement
01:09:32où il y a trois couloirs de nage
01:09:34comme j'ai l'habitude
01:09:35de le dire
01:09:35personne n'est d'accord
01:09:36avec personne
01:09:37il y a une majorité
01:09:38pour voter ça au Parlement
01:09:39aujourd'hui
01:09:39je pense qu'il n'y a aucune
01:09:40je ne vois pas
01:09:42il semble là
01:09:44pour le coup
01:09:44arithmétiquement
01:09:45il devrait y avoir
01:09:46une majorité
01:09:46qui se dégage
01:09:47c'est vrai que c'est étonnant
01:09:47Arnaud
01:09:49faisons la décomposition
01:09:51vous avez qui ?
01:09:53entre LR
01:09:54UDR
01:09:54RN
01:09:54LR
01:09:55mais Charles Rodwell
01:09:56appartient au bloc central
01:09:57alors après en effet
01:10:00est-ce que tout le bloc central
01:10:01est prêt
01:10:01à voter
01:10:02cette proposition
01:10:03non mais le problème
01:10:04c'est que le conseil constitutionnel
01:10:06la question
01:10:06elle est constitutionnelle
01:10:07bien évidemment
01:10:08le conseil constitutionnel
01:10:09a annulé une loi
01:10:10qui allait dans ce sens
01:10:11donc ils essaient
01:10:12de reprendre la loi
01:10:13avec une modification
01:10:15rendue nécessaire
01:10:16par la décision
01:10:17du conseil constitutionnel
01:10:18et il faut noter aussi
01:10:19que dans la plupart
01:10:20des pays étrangers
01:10:21voisins
01:10:21en Europe occidentale
01:10:23la durée de rétention
01:10:24est beaucoup plus longue
01:10:24qu'en France
01:10:25c'est sûr
01:10:26mais en fait
01:10:26tous les pays s'y sont mis
01:10:27la France n'y est pas
01:10:29et vous avez raison
01:10:30de rappeler ce point
01:10:30parce que j'ai reçu
01:10:31Charles Rodwell
01:10:33sur Europe 1
01:10:33dans Europe 1 soir
01:10:34il n'y a pas très longtemps
01:10:35et il me disait
01:10:36que oui
01:10:37le conseil constitutionnel
01:10:38avait annulé
01:10:39parce qu'il y avait eu
01:10:39on va appeler ça
01:10:41des bourdes
01:10:41mais en tout cas
01:10:42des tournures de phrases
01:10:43et des mots
01:10:44qui ont été utilisés
01:10:44qui n'étaient pas
01:10:45ceux qui étaient voulus
01:10:47par le conseil constitutionnel
01:10:48que Charles Rodwell
01:10:49qui est quelqu'un
01:10:50qui est besogneux
01:10:51qui travaille
01:10:52et qui connaît bien
01:10:53justement
01:10:54cette législation
01:10:56a refait le texte
01:10:57entièrement
01:10:57et il a même
01:10:59rajouté
01:11:00une injonction
01:11:01d'un examen psychiatrique
01:11:03on écoute
01:11:04Charles Rodwell
01:11:05sur ce point là
01:11:06très précis
01:11:07On traite
01:11:08les personnes
01:11:09qui sont atteintes
01:11:09de troubles psychiatriques
01:11:10très graves
01:11:11qui posent à la fois
01:11:13un problème
01:11:14un danger pour elles-mêmes
01:11:15mais aussi pour la sécurité
01:11:16des français
01:11:17on instaure ce qu'on appelle
01:11:18une injonction
01:11:20d'examen psychiatrique
01:11:21donc on propose
01:11:22ces personnes
01:11:22d'avoir un examen complet
01:11:24avant une hospitalisation
01:11:25avant qu'elles ne passent à l'acte
01:11:27alors qu'aujourd'hui
01:11:27ces mesures n'existent
01:11:28qu'après qu'elles passent à l'acte
01:11:29on instaure ce qu'on appelle
01:11:30une rétention de sûreté
01:11:31terroriste
01:11:32donc c'est le prolongement
01:11:34d'une détention
01:11:35en rétention
01:11:35pour des personnes
01:11:36qui ont été condamnées
01:11:37pour des faits de terrorisme
01:11:38et qui sont radicalisés
01:11:39deuxième plan
01:11:40deuxième champ de mesure
01:11:42on prolonge
01:11:43des mesures
01:11:44de suivi
01:11:44antiterroriste
01:11:45c'est ce qu'on appelle
01:11:46les MICAS
01:11:47donc c'est les mesures individuelles
01:11:48contrôle administratif
01:11:49et de surveillance
01:11:50on permet
01:11:51leur extension
01:11:52à travers ce qu'on appelle
01:11:53un sursis à exécution
01:11:54pour des personnes
01:11:55qui sont extrêmement dangereuses
01:11:56afin qu'on continue
01:11:58à les suivre
01:11:58alors là
01:11:59pardonnez-moi
01:12:00mais il y a quelque chose
01:12:01qui m'interpelle
01:12:02c'est pourquoi
01:12:03c'est pas déjà mis en place
01:12:04ce genre de mesures
01:12:05Naïma Mfade
01:12:06bah écoutez
01:12:07je ne sais pas
01:12:08moi j'ai vraiment
01:12:08le sentiment
01:12:09qu'on est un pays
01:12:10enfin que nos gouvernants
01:12:11sont dans une posture
01:12:12de non-assistance
01:12:13à peuples en danger
01:12:15à peuples en danger
01:12:16vraiment
01:12:16c'est le populicide
01:12:18qui arrive
01:12:18comme le dit
01:12:19Philippe de Villiers
01:12:20bah oui
01:12:20effectivement
01:12:21et aujourd'hui
01:12:23on est complètement
01:12:24sidéré en fait
01:12:25face à cette absence
01:12:27de réaction rapide
01:12:29de nos gouvernants
01:12:31et que toutes ces instances
01:12:32effectivement
01:12:33empêchent aussi
01:12:34il y a aussi
01:12:34cette notion
01:12:35du principe de précaution
01:12:36pourquoi le principe
01:12:37de précaution
01:12:38n'est pas mis en avant
01:12:39justement pour protéger
01:12:40les citoyens
01:12:41que nous sommes
01:12:41et quand M. Rodouel
01:12:43parle notamment
01:12:45des personnes
01:12:46qui ont des problèmes
01:12:46psychiatriques
01:12:47je vous rappelle juste
01:12:48qu'aujourd'hui
01:12:49on accepte des personnes
01:12:49qui viennent dans notre pays
01:12:50pour un visa soin
01:12:52psychiatrique
01:12:53psychiatrique
01:12:54vous vous rendez compte
01:12:54c'est de la folie
01:12:56alors que la psychiatrie
01:12:57est le parent pauvre
01:12:59aujourd'hui
01:12:59de notre pays
01:13:00Paul Lamar
01:13:01on avait commencé
01:13:03l'émission à midi
01:13:03avec cette séquence
01:13:04que vous nous avez proposée
01:13:05en Suisse
01:13:05quand les familles
01:13:07des victimes
01:13:08hurlaient contre
01:13:09le couple
01:13:10Moretti
01:13:11j'évoquais le point de bascule
01:13:12moi je redoute
01:13:13le moment
01:13:14où il y aura
01:13:15l'assassinat de trop
01:13:16commis par un OQTF
01:13:18où les français
01:13:19impatients
01:13:21et plus qu'impatients
01:13:23exigeront
01:13:24de l'état
01:13:25qu'il ne s'abrite pas
01:13:26comme il le fait actuellement
01:13:27derrière des textes sacrés
01:13:29ceux de la constitution
01:13:30qui datent peut-être
01:13:31d'un autre siècle
01:13:32et qui ne s'adaptent pas
01:13:33à cette évolution
01:13:34de la société
01:13:35qui devient de plus en plus
01:13:36viole
01:13:36mais alors
01:13:36ça c'est très intéressant
01:13:37ce que vous dites
01:13:38Paul Lamar
01:13:38mais observez
01:13:39ce qui s'est passé
01:13:39en juin 2023
01:13:41lorsqu'il y a eu
01:13:42l'affaire Naël
01:13:42là vous avez eu
01:13:44des émeutes
01:13:44vous avez eu
01:13:45un soulèvement
01:13:45d'une certaine partie
01:13:47de la population
01:13:49là
01:13:50quand il y a
01:13:51une jeune fille
01:13:52comme Philippine
01:13:53qui est assassinée
01:13:54comme vous le disiez
01:13:55tout à l'heure
01:13:55je reprends votre expression
01:13:57on pleure en silence
01:13:58et on attend
01:13:59parce qu'on est dans un
01:14:01pays civilisé
01:14:03on est dans un pays civilisé
01:14:04on attend
01:14:05du pouvoir central
01:14:06qu'il fasse les choses
01:14:08correctement
01:14:08pour que ça n'arrive plus
01:14:10jusqu'au moment où
01:14:11est-ce qu'on a
01:14:12raison de le faire
01:14:13c'est effectivement
01:14:14mais justement
01:14:15cette espèce de résilience
01:14:16du peuple de France
01:14:17moi je vous le dis franchement
01:14:18moi je suis plutôt quelqu'un
01:14:20ça m'insupporterait
01:14:22comme tout parent
01:14:25et j'urlerais
01:14:27de douleur
01:14:28c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:14:29je vois que
01:14:30ce qui arrive
01:14:31la maman de Philippine
01:14:32je l'ai écoutée
01:14:33elle m'a bouleversée
01:14:35la maman de Lola
01:14:36elle m'a bouleversée
01:14:37et à chaque fois
01:14:39je suis bouleversée
01:14:40et je trouve
01:14:41qu'on n'est pas
01:14:42tous ensemble bouleversés
01:14:43on n'est pas assez bouleversés
01:14:44on ne crie pas assez
01:14:46en douleur
01:14:46la vérité c'est que
01:14:47le pouvoir aujourd'hui
01:14:48politique
01:14:48est empêché
01:14:49par une évolution
01:14:50jurisprudentielle
01:14:51qui est vieille
01:14:52de plusieurs années
01:14:53voire de plusieurs décennies
01:14:54où finalement
01:14:55ce sont les droits
01:14:56des individus
01:14:56qui sont privilégiés
01:14:57par rapport aux droits
01:14:59de la société
01:14:59à se protéger
01:15:00c'est ça
01:15:00le fond du sujet
01:15:02et donc évidemment
01:15:04ça nécessitera
01:15:06vraisemblablement
01:15:07pour pouvoir
01:15:08pour permettre
01:15:09de reprendre
01:15:10notamment en main
01:15:11notre politique migratoire
01:15:12entre autres
01:15:12je veux dire
01:15:13une évolution
01:15:14constitutionnelle
01:15:16parce qu'aujourd'hui
01:15:17c'est clairement
01:15:17compte tenu
01:15:18de la façon
01:15:20dont les textes
01:15:21sont lus
01:15:23on n'arrive pas
01:15:25finalement
01:15:25à faire sauter
01:15:26ce verrou
01:15:27jurisprudentiel
01:15:28André Valigny
01:15:30oui je pense
01:15:30qu'il faut
01:15:31il faut revoir
01:15:32beaucoup de textes
01:15:33dans ce domaine
01:15:34mettre la société
01:15:35à l'abri
01:15:35de ces criminels
01:15:36potentiels
01:15:37dangereux
01:15:38pour la société
01:15:39mais
01:15:40je vais aller plus loin
01:15:42dans le raisonnement
01:15:42même si on allonge
01:15:43je pense qu'il faut
01:15:44allonger la durée
01:15:45de rétention
01:15:46des OQTF
01:15:47on l'allonge
01:15:48de 90
01:15:49à 120 jours
01:15:50ou à 250 jours
01:15:51si on les relâche
01:15:53au bout de 250
01:15:54le problème reste entier
01:15:55le vrai problème
01:15:56c'est de reconduire
01:15:57les OQTF
01:15:58dans leur pays
01:15:58c'est ça le vrai problème
01:16:00ça va avec
01:16:01en tout cas
01:16:02une mesure
01:16:03j'allais dire
01:16:04après l'autre
01:16:04non une mesure
01:16:05avec l'autre
01:16:06et ça a le mérite
01:16:07effectivement
01:16:08d'être reposé
01:16:09on parle des enfants
01:16:10qu'on protège
01:16:11qu'on aime
01:16:11vous le disiez
01:16:12Naïma M. Fadel
01:16:13et qu'est-ce qu'on
01:16:15crierait fort
01:16:15si on faisait du mal
01:16:16à nos enfants
01:16:17et on comprend
01:16:18la douleur terrible
01:16:20que c'est
01:16:21quand un cas
01:16:22comme ça
01:16:23se passe
01:16:24les familles
01:16:25parfois sont nombreuses
01:16:27et c'est de plus en plus rare
01:16:29alors peut-être
01:16:30que ça va revenir
01:16:30puisque vous avez peut-être
01:16:31vu que le gouvernement
01:16:32dans l'idée
01:16:34du président de la République
01:16:35de réarmer
01:16:36il l'a dit en français
01:16:37de réarmer
01:16:38démographiquement
01:16:39la France
01:16:40pour l'instant
01:16:40peut-être que l'année prochaine
01:16:42il le dira en anglais
01:16:43en tout cas
01:16:45il a dit
01:16:45qu'il voulait
01:16:46réarmer démographiquement
01:16:47le gouvernement
01:16:48a envoyé des lettres
01:16:49à toutes les personnes
01:16:50de 29 ans
01:16:51sur le mode
01:16:52faites des bébés
01:16:53bon
01:16:54là
01:16:55comment il faut les faire
01:16:56je n'ai pas vu
01:16:59je n'ai pas vu
01:17:00le seul
01:17:01il faudrait un mode d'emploi
01:17:02quand même
01:17:03le seul manuel
01:17:04le seul manuel
01:17:05le seul manuel
01:17:07de SVT
01:17:08qu'on a vu
01:17:09c'est celui
01:17:09qui disait
01:17:10que si vous avez
01:17:11un enfant de plus
01:17:11c'est 60 tonnes
01:17:12de CO2 par an
01:17:13chaque année
01:17:14et que
01:17:15il faut peut-être
01:17:16s'abstenir
01:17:16par contre
01:17:18il y a un rapport
01:17:18Pierre
01:17:19vous l'avez vu
01:17:20alors je suis désolée
01:17:20parce que c'est
01:17:21je crois le président
01:17:21de la commission
01:17:22qui enquête
01:17:23sur le service public
01:17:25c'est lui
01:17:25qui vient de faire
01:17:26un rapport
01:17:26justement
01:17:26avec des préconisations
01:17:28pour accompagner
01:17:29la natalité
01:17:31et que moi
01:17:32je trouve
01:17:33extrêmement intéressant
01:17:34c'est justement
01:17:35le président
01:17:35de la commission
01:17:36de l'audiovisuel
01:17:37Jérémy
01:17:37Patrie Léthus
01:17:38et c'est
01:17:39Dunia Tengour
01:17:40qui nous en parlait
01:17:41tout à l'heure
01:17:41il n'a pas pu justement
01:17:42présider la commission
01:17:44sur l'audiovisuel
01:17:44parce qu'il était occupé
01:17:45par la natalité
01:17:46il y a évidemment
01:17:47de l'argent à la clé
01:17:48avec 250 euros
01:17:49par enfant
01:17:50de subvention
01:17:52par an
01:17:52mais les familles
01:17:54nombreuses
01:17:54c'est de plus en plus rare
01:17:55il y a des cas
01:17:56notamment comme
01:17:57la famille
01:17:57Luor
01:17:58une famille catholique
01:18:00et ils sont 10
01:18:01et c'est Jean-Michel Decaze
01:18:03qui nous démontre
01:18:05qui nous présente
01:18:06cette famille
01:18:075 garçons
01:18:135 filles
01:18:14la parité est absolue
01:18:15dans la famille Luor
01:18:16près de Rennes
01:18:17le plus âgé
01:18:18à 23 ans
01:18:19la plus jeune
01:18:204 ans
01:18:21il y a toujours
01:18:21de l'ambiance à la maison
01:18:22il y a la joie de vivre
01:18:24curieusement
01:18:25Guillaume ne voulait
01:18:26pas d'enfant
01:18:27lorsqu'il a rencontré
01:18:28Elodie, sa femme
01:18:29on en a eu 7
01:18:31puis après pour moi
01:18:31c'était bon
01:18:32puis on m'a dit
01:18:32ah bon
01:18:33bah t'en veux pas d'autre
01:18:33Faustine
01:18:36est la numéro 4
01:18:3719 ans
01:18:38étudiante en Stabs
01:18:39à Rennes
01:18:40et pompier bénévole
01:18:41mes amis d'école
01:18:42pour eux
01:18:43c'est original
01:18:44c'est sympa
01:18:45ouais
01:18:45très sympa à vivre
01:18:46c'est animé
01:18:47on a toujours
01:18:48quelqu'un avec qui parler
01:18:49avec qui jouer
01:18:51après le déjeuner
01:18:53c'est la pause
01:18:54pour les parents
01:18:54avec un petit moment
01:18:55de silence
01:18:56Guillaume
01:18:57est informaticien
01:18:58Elodie
01:18:59autrice
01:19:00honnêtement parfois
01:19:00ça dépasse pas 2-3 minutes
01:19:02mais c'est pas grave
01:19:02le souci en fait
01:19:04en tant que famille
01:19:05nombreuse
01:19:06souvent en fait
01:19:07il y a des clichés
01:19:08qui ressortent
01:19:09l'esprit égoïsme
01:19:11pour la planète
01:19:12famille nombreuse
01:19:13famille kato
01:19:13famille on va dire
01:19:15voire même extrême
01:19:16quoi
01:19:17ancien temps
01:19:18qu'est-ce qui donne envie
01:19:19d'avoir 10 enfants
01:19:20une envie d'aimer
01:19:21de transmettre
01:19:22et puis de partager
01:19:24là où la foi
01:19:24peut-être nous a
01:19:25peut-être
01:19:26donné cette envie
01:19:27c'est que
01:19:28il y a une histoire
01:19:29de confiance
01:19:30c'est vrai qu'on a
01:19:31confiance en la vie
01:19:31Elodie et Guillaume
01:19:32sont tous les deux
01:19:33catholiques pratiquants
01:19:34en France
01:19:35les fratrides
01:19:36de 6 enfants
01:19:37et plus
01:19:38représentent
01:19:390,3%
01:19:40des familles
01:19:41ça fait rêver
01:19:44et si vous voulez lire
01:19:46l'histoire de cette famille
01:19:475 filles
01:19:49c'est
01:19:49voilà
01:19:50vous pouvez voir
01:19:52à l'écran
01:19:52la couverture
01:19:53de ce livre
01:19:55que vous pouvez
01:19:55vous procurer
01:19:57ça fait rêver
01:19:58oui
01:19:58ça me rappelle
01:19:59André Valigny
01:20:00une anecdote
01:20:02un peu drôle
01:20:03dans les années 60
01:20:04on posait déjà
01:20:05le problème
01:20:05de la natalité
01:20:06de la démographie
01:20:07et Michel Debré
01:20:08était en pointe
01:20:09sur ce sujet
01:20:10il n'arrêtait pas
01:20:11d'alerter
01:20:12la société française
01:20:13sur le manque d'enfants
01:20:14il avait déclaré un jour
01:20:15les français doivent faire
01:20:17des enfants
01:20:17sur une grande échelle
01:20:18et le canard enchaîné
01:20:19avait titré
01:20:19le premier ministre
01:20:20appelle les français
01:20:20à un exercice dangereux
01:20:22excellent
01:20:24excellent
01:20:26écoutez
01:20:29écoutez peut-être
01:20:30cette mère de famille
01:20:32nombreuse
01:20:32elle était à l'heure
01:20:33des pros tout à l'heure
01:20:34on rencontre évidemment
01:20:37beaucoup de couples
01:20:38qui ne peuvent pas
01:20:39avoir d'enfants
01:20:40ou qui ne peuvent pas
01:20:40avoir le nombre
01:20:41d'enfants
01:20:41qu'ils souhaiteraient
01:20:42et qui voient
01:20:43avec beaucoup de douleur
01:20:45tout ce qu'on peut
01:20:45entendre aux informations
01:20:46avec les no kids
01:20:47avec ce genre de sujet là
01:20:49parce que je comprends
01:20:51que des personnes
01:20:52ne souhaitent pas
01:20:52avoir d'enfants
01:20:53c'est pas un jugement
01:20:53vis-à-vis de ces personnes là
01:20:54mais le fait comme ça
01:20:56de voir rayer
01:20:58les enfants de la société
01:20:59on trouve ça
01:20:59tellement triste
01:21:00et je pense que
01:21:02c'est un désir aussi
01:21:03de tellement de personnes
01:21:03qu'il faut savoir
01:21:04respecter aussi
01:21:05cela
01:21:06Elodie Luor
01:21:07qui signe donc
01:21:08cinq gars
01:21:09cinq filles
01:21:10vous pouvez trouver
01:21:11ce livre
01:21:12en librairie
01:21:13alors elle a raison
01:21:14de dire
01:21:14de parler de nos kids
01:21:16c'est quand même
01:21:17quelque chose
01:21:18à laquelle
01:21:20Gabrielle Cluzel
01:21:21a répondu
01:21:22par un autre livre
01:21:22exactement
01:21:23un très très beau livre
01:21:24c'est pas les Yes Kids
01:21:24exactement
01:21:25vous savez
01:21:26les enfants
01:21:26c'est la vie
01:21:28les enfants
01:21:29moi je suis émue
01:21:29parce que
01:21:30j'en ai quatre
01:21:31je pense que
01:21:32si j'avais pu
01:21:32j'en aurais fait
01:21:33un peu plus
01:21:34il y avait une échelle
01:21:35dans l'histoire
01:21:35non mais
01:21:39les enfants
01:21:39c'est la vie
01:21:40et je crois
01:21:42qu'en France
01:21:42en réalité
01:21:43il y a vraiment
01:21:44le désir d'enfant
01:21:45mais encore une fois
01:21:46il est regrettable
01:21:48que
01:21:48monsieur
01:21:50enfin l'ancien président
01:21:51de la république
01:21:52François Hollande
01:21:52ait supprimé
01:21:53justement
01:21:54tout ce qui accompagnait
01:21:55cette natalité
01:21:56notamment
01:21:57l'université
01:21:58l'universalité
01:21:59des allocations familiales
01:22:00et en tout cas
01:22:01ce rapport
01:22:02que vous avez eu
01:22:03à gentil
01:22:03de citer le nom
01:22:04du rapporteur
01:22:06parce que je ne me souviens pas
01:22:07c'est celui qui fait
01:22:09la commission
01:22:10de l'université
01:22:10jérémy
01:22:11tombe bien
01:22:12et il faut
01:22:13effectivement
01:22:13accompagner
01:22:14il faut aider
01:22:15soutenir
01:22:16etc
01:22:16et c'est
01:22:17et c'est important
01:22:18aussi pour une société
01:22:19la France
01:22:20elle existe aussi
01:22:21et elle n'existera
01:22:23par la suite
01:22:24que parce que
01:22:24il y aura des enfants
01:22:26qui seront aussi
01:22:28dans cette transmission
01:22:29de ce qu'est
01:22:29ce beau pays
01:22:30qu'est la France
01:22:31ouais
01:22:31et puis
01:22:32il y a aussi
01:22:32pardon Paul Amard
01:22:34vous vouliez réagir
01:22:35non d'un mot
01:22:36on peut réagir
01:22:36évidemment avec tendresse
01:22:37et admiration
01:22:38pour ce couple
01:22:38qui crée une famille
01:22:40nombreuse
01:22:40mais on peut aussi
01:22:41le dire avec sérieux
01:22:42l'enjeu des années à venir
01:22:44et l'enjeu démographique
01:22:46il est capital
01:22:48qui perdra les retraites
01:22:49non mais plus que ça
01:22:50aussi
01:22:50plus que ça
01:22:51dans une société
01:22:52c'est un peu prosaïque
01:22:52mais en même temps
01:22:53non non
01:22:53c'est prosaïque
01:22:54et vous avez raison
01:22:55de le souligner
01:22:55mais moi je pensais
01:22:56à un autre aspect
01:22:57beaucoup plus politique
01:22:59beaucoup plus idéologique
01:23:00l'enjeu est capital
01:23:02l'avenir d'un pays
01:23:04comme la France
01:23:04et des sociétés occidentales
01:23:05passe dans les années
01:23:07qui viennent
01:23:07c'est un enfant né
01:23:08en Algérie
01:23:09qui vous le dit
01:23:09passe par la démographie
01:23:12je n'en dis pas plus
01:23:13parce que sinon
01:23:14le CCIE va porter
01:23:15plainte contre moi
01:23:15au moins
01:23:16au moins
01:23:16c'est vrai que le sujet
01:23:18démographique
01:23:18a été complètement
01:23:20un sujet tabou
01:23:20ces dernières années
01:23:21depuis 20 ans
01:23:22finalement le dernier
01:23:23André a raison
01:23:24de le dire
01:23:25le dernier
01:23:26en avoir parlé
01:23:26c'est Michel Debré
01:23:27et peut-être
01:23:28un ancien maire
01:23:30de Tours
01:23:31Jean Royer
01:23:32qui avait été
01:23:32candidat à la présidentielle
01:23:33qui avait fait
01:23:35de la démographie
01:23:36l'un de ses
01:23:37moteurs
01:23:40mais parce que
01:23:40en fait
01:23:41le combat démographique
01:23:43était
01:23:43j'allais dire
01:23:44très
01:23:45il était classé
01:23:46idéologiquement
01:23:47comme étant
01:23:48un combat
01:23:48de droite
01:23:49voire d'extrême droite
01:23:50donc il ne pouvait pas
01:23:51finalement être abordé
01:23:52aujourd'hui
01:23:53c'est intéressant de voir
01:23:54que ce soit
01:23:55je veux dire
01:23:55ce qu'on appelle
01:23:56le bloc central
01:23:57M. Macron
01:23:58qui en l'occurrence
01:23:59semble vouloir
01:24:00le remettre
01:24:01au centre
01:24:02des enjeux
01:24:03mais je rejoins
01:24:04ce que dit Paul Lamar
01:24:04je veux raison
01:24:05parce qu'encore une fois
01:24:06il y a des raisons
01:24:06politiques
01:24:07et des raisons
01:24:07économiques
01:24:08qui sont là aussi
01:24:09les raisons économiques
01:24:11sont secondaires
01:24:11par rapport aux raisons
01:24:12politiques
01:24:13que met en avant
01:24:14Paul Lamar
01:24:14j'entends bien
01:24:15mais ça marche ensemble
01:24:16et il faut de toute façon
01:24:17continuer à faire vivre
01:24:19une nation
01:24:20et une nation
01:24:20c'est quoi ?
01:24:21c'est des gens
01:24:21c'est des enfants
01:24:22et c'est comme ça
01:24:23qu'on y arrivera
01:24:24merci à vous quatre
01:24:26de m'avoir accompagné
01:24:27dans Midi News
01:24:28je remercie également
01:24:29France Goldfarb
01:24:30Isor Dujon
01:24:31Arnold à la réalisation
01:24:32Robin à la vision
01:24:33et Grégory
01:24:34au son
01:24:35dans un instant
01:24:35vous avez rendez-vous
01:24:36avec Nelly Dénac
01:24:37pour 180 minutes
01:24:38c'est sur Cédu
01:24:39Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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