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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:01Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ces deux heures de Midi News.
00:00:05On va commencer nos débats dans un instant, mais d'abord le point sur l'actualité avec Somaya Labidi.
00:00:09Bonjour Somaya.
00:00:10Bonjour Elodie et bonjour à tous.
00:00:12A la une de l'actualité, Sébastien Lecornu et Annie Geneveur au Salon de l'Agriculture.
00:00:17L'exécutif est attendu au tournant par les paysans, des paysans à bout de nerfs,
00:00:21à cause de la concurrence déloyale instaurée par le Mercosur.
00:00:25Et pour certains aussi qui ont perdu la moitié de leur bête abattue dans le cadre du protocole mis en
00:00:31place
00:00:31pour éradiquer la dermatose nodulaire contagieuse.
00:00:34A la une également, initialement prévue pour fin 2025, des boutiques chiines ouvriront demain
00:00:40dans les BHV de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims.
00:00:44Ouverture qui découle d'un partenariat dévoilé en octobre par l'exploitant du BHV,
00:00:49le géant de la vente en ligne chiine, régulièrement accusé de concurrence déloyale
00:00:54et de pollution environnementale.
00:00:57Après les affrontements qui ont éclaté dimanche, le quai d'Orsay maintient son appel à la prudence
00:01:02pour les ressortissants français se trouvant au Mexique.
00:01:05Il leur est recommandé de suivre les consignes locales et nationales
00:01:08et de privilégier les axes principaux pour se déplacer.
00:01:12Quatre ans après l'invasion russe, de nombreuses personnalités politiques sont à Kiev en Ukraine.
00:01:17Vous découvrez les images de l'arrivée d'Ursula von der Leyen, bouquée de jonquilles à la main.
00:01:22La présidente de la Commission européenne promet que l'Europe restera inébranlablement aux côtés de l'Ukraine.
00:01:29De son côté, Emmanuel Macron souligne l'échec militaire, économique mais aussi stratégique de la Russie
00:01:34après quatre années de guerre.
00:01:37Et puis après une tempête de neige exceptionnelle, le pire est passé à New York,
00:01:41qu'annonce le maire de la ville la plus peuplée des Etats-Unis.
00:01:45Jusqu'à 90 centimètres de neige sont tombés par endroits,
00:01:48accompagnés de bourrasques à 90 km heure, paralysant l'ensemble de l'Etat.
00:01:53Conséquence, aéroports fermés, tout comme les écoles et certains commerces.
00:01:57La population a même été invitée à éviter les déplacements inutiles.
00:02:03Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à 13h, Elodie.
00:02:06Merci Somaï. On vous retrouve dans une heure pour un prochain journal.
00:02:09Au sommaire de votre émission, on reviendra sur les suites de la mort de Quentin à Lyon.
00:02:15Sept militants d'extrême-gauche sont âgés de 20 à 26 ans et ils ont été mis en examen.
00:02:19Tous affichent une proximité avec le groupuscule de la jeune garde.
00:02:23On reviendra dans le détail sur ces interpellations et on s'interrogera aussi sur les universités.
00:02:28Est-ce qu'on doit interdire des conférences politiques ?
00:02:31En quoi certains élus sont qualifiés pour indoctriner nos étudiants ?
00:02:34On se posera la question.
00:02:36On parlera aussi de Mathilde Panot qui explique qu'elle n'acceptera jamais que le RN prenne le pouvoir par
00:02:41les urnes.
00:02:42Comprenez donc qu'après avoir estimé qu'Emmanuel Macron n'était pas légitime,
00:02:45que la France insoumise avait gagné les législatives anticipées par le randon,
00:02:51que fera-t-elle en cas de victoire du Rassemblement national ?
00:02:54Comment une élue, présidente de groupe qui plus est, peut ne pas vouloir respecter la démocratie ?
00:02:58On se posera la question.
00:03:00Et puis autre thème politique, la loi sur l'aide active à mourir.
00:03:04Le vote solennel devait avoir lieu aujourd'hui.
00:03:06Il est reporté à demain, faute d'être arrivé au bout du texte.
00:03:08Les députés, en revanche, ont déjà adopté l'article définissant les critères pour bénéficier de l'aide active à mourir.
00:03:14On en parlera aussi avec Marie de Henzel qui est psychologue et qui a beaucoup travaillé sur ces questions.
00:03:18Voilà pour le menu.
00:03:20Les invités qui vont m'accompagner pour ces deux heures, Sabrina Medjéber, bonjour.
00:03:24Bonjour chérie Lélie.
00:03:24Bonjour à tous.
00:03:25Bonjour Lélie.
00:03:26Yvan Ruffol, bonjour.
00:03:27Bonjour.
00:03:28Et Joseph Touvenel, bonjour à tous les quatre.
00:03:30Je vous le disais, on va d'abord parler des réactions aussi politiques après la mort de Quentin,
00:03:35avec la question centrale de la responsabilité ou non de Raphaël Arnaud.
00:03:39On rappelle que deux de ses collaborateurs sont impliqués et ont été placés en garde à vue.
00:03:43Et justement, on va écouter ce que disait Yaël Brunpivet à ce sujet.
00:03:47Est-ce qu'il faut que Raphaël Arnaud s'explique ?
00:03:49Écoutez la réponse de la présidente de l'Assemblée.
00:03:52Il n'est pas là et il n'assume peut-être pas devant les parlementaires que nous sommes
00:03:56ce qui s'est passé et les liens qu'il a avec ce groupuscule.
00:04:00Mais politiquement, oui, ça me gêne d'avoir des parlementaires qui ont un casier judiciaire,
00:04:06qui sont fichés ou qui ont des accointances avec des groupuscules violents,
00:04:12voire qui les animent comme c'était le cas.
00:04:14Oui, évidemment, ça me choque et ça fait partie et je sais que ça choque les Français aussi
00:04:18et ils ont raison d'être choqués.
00:04:20Donc oui, exemplarité et casier judiciaire vierge pour les élus de la République.
00:04:26Jonathan est arrivé à une époque où la présidente de l'Assemblée doit rappeler
00:04:29que c'est quand même mieux pour représenter la nation,
00:04:31pour voter des lois de ne pas les avoir en frein au point d'avoir un casier judiciaire.
00:04:34C'est un peu tard parce que c'est aussi le groupe que représente la présidente de l'Assemblée nationale
00:04:39qui a poussé et fait en sorte qu'il y ait actuellement autant de députés LFI.
00:04:43Souvenez-vous, lors de la précédente élection législative, c'était le mot d'ordre le mieux partagé de l'entre
00:04:49-deux-tours,
00:04:50faire barrage, quoi qu'il arrive, quoi qu'il en coûte, aux candidats du Rassemblement national,
00:04:54quitte à faire élire les personnages qui déshonorent aujourd'hui l'Assemblée nationale.
00:05:00C'est un peu tard également.
00:05:03L'extrait est intéressant, vous l'avez coupé juste à la relance de Thomas Soto sur les pseudos,
00:05:07parce que cette affaire a révélé aussi un truc assez étonnant, à l'heure de la sacro-sainte transparence de
00:05:13la vie politique,
00:05:14on a appris que Raphaël Arnaud et les deux de ses assistants portaient des pseudos.
00:05:19Alors ça n'est pas interdit par la loi, a-t-on aussi appris,
00:05:22mais pourrait-on au moins le savoir que des députés siègent au nom de la République française sous un faux
00:05:29nom.
00:05:29Et on va regarder d'autres réactions politiques, on va partir un petit peu plus loin que le sort de
00:05:34Raphaël Arnaud.
00:05:35Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé de nouveau, on lui a beaucoup dit qu'il n'avait peut-être
00:05:39pas assez condamné ce qui s'est passé.
00:05:41Eh bien Jean-Luc Mélenchon, peut-être sans surprise d'ailleurs, persiste et signe.
00:05:45Écoutez ce qu'il dit de Quentin.
00:05:47Des choses qui ne sont pas, comme on dit à Bompard.
00:05:49Alors vous n'avez pas exprimé de compassion, M. Bompard, on ne voit pas les larmes couler sur vos joues
00:05:54quand vous abordez ce sujet.
00:05:55C'est incroyable et il faut dire, oui, oui, pardon, nous avons beaucoup de compassion.
00:05:59Qu'est-ce que ça veut dire que tout ça ?
00:06:01Et il y a des choses qu'il est interdit de dire.
00:06:03Par exemple, on ne peut pas parler des raisons pour lesquelles le jeune homme à Lyon était présent ce jour
00:06:12-là.
00:06:12Il passait dans la rue après avoir été une partie de carte, sans doute.
00:06:16Il est impossible de dire qu'il préparait un traquenard contre d'autres et ainsi de suite et que c
00:06:23'est un néo-nazi.
00:06:24Yvan Rufol, c'est insupportable.
00:06:26Aujourd'hui ont lieu les obsèques de ce jeune Quentin.
00:06:28C'est une famille et des amis qui sont dans l'épreuve.
00:06:29Et on a Jean-Luc Mélenchon qui, visiblement, sait qu'il préparait, je le cite, un traquenard.
00:06:34La justice n'est pas au courant.
00:06:35Mais Jean-Luc Mélenchon, oui.
00:06:36Et qui récidive en disant que c'était un néo-nazi.
00:06:39C'est insupportable.
00:06:40Je reprends effectivement votre qualificatif.
00:06:42On a là la démonstration de ce qu'est encore la pensée totalitaire, la pensée stalinienne, dans le fond.
00:06:49Puisque Jean-Luc Mélenchon se raccroche également à l'Humanité, qui est l'organe du Parti communiste,
00:06:54pour essayer d'alimenter un complot dans lequel également Némésis aurait été impliqué.
00:07:00Et d'ailleurs, l'Humanité maintenant réclame l'interdiction de Némésis.
00:07:03Donc vous avez là une formation politique qui, d'abord, est incapable de reconnaître ses fautes,
00:07:09qui, naturellement, accuse la terre entière de sa propre victimisation,
00:07:13et qui cautionne à nouveau une milice qui a du sang sur les mains.
00:07:17Donc on a du mal à comprendre cet enfermement intellectuel,
00:07:20autrement que par une idéologie qui, maintenant, bloque toute intelligence.
00:07:24On est dans une véritable crise de l'intelligence.
00:07:26C'est de la bêtise pure qui se fait voir maintenant,
00:07:29dans la mesure où ces hommes-là, ces femmes-là, sont incapables de même de regarder les faits.
00:07:34C'est-à-dire qu'ils sont habitués maintenant à la dénégation de telle manière
00:07:38que même l'évidence, aujourd'hui, est niée.
00:07:40Oui, et au point même, et ça en est très dangereux,
00:07:42qu'ils se présentent maintenant comme étant le parti de l'apaisement et le parti de la paix,
00:07:46comme naguère le parti communiste,
00:07:47et en désignant tous ceux qui leur sont dissemblables,
00:07:51d'être des nazis et d'être les révélateurs de la bêtise monde,
00:07:54donc en alimentant une sorte de discours de guerre civile.
00:07:56Donc en appelant, dans le fond, à la haine, voire même au meurtre,
00:08:00puisque c'est ainsi qu'Antin a été tué,
00:08:02puisqu'il était supposé être représenté.
00:08:04C'est néo-fasciste, comme l'a appelé Ségolène Royal,
00:08:08qui l'a même traité également d'antisémite, on ne sait pas pourquoi.
00:08:11Et donc voilà, on a tout ce monde, toute cette intelligentsia
00:08:15qui s'écroule sous nos yeux, et c'est très réjouissant,
00:08:18mais en même temps, il ne faudrait pas se faire impressionner,
00:08:20encore une fois, par toutes ces intimidations de la gauche
00:08:22qui vont perdurer jusqu'à l'élection présidentielle.
00:08:24Et vous parlez justement des faits, et on va y revenir,
00:08:26parce que c'est important de savoir de qui on parle.
00:08:28D'un côté, on est à ces affabulations et les qualificatifs
00:08:31que Jean-Luc Mélenchon attribue à Quentin.
00:08:33De l'autre, on a une enquête avec des choses extrêmement précises.
00:08:36Je vous le disais, 7 militants d'extrême-gauche âgés de 20 à 26 ans
00:08:39ont été mis en examen.
00:08:40Et vous découvrirez dans l'édition du JD News
00:08:43le contenu justement de leur déclaration en garde à vue.
00:08:45On a une fois de plus sur les faits, sur des choses très précises.
00:08:48Qu'est-ce qu'on doit retenir de ces auditions, de ces entretiens ?
00:08:51Le résumé avec Mickaël De Santos.
00:08:53Face aux enquêteurs, les 7 suspects n'ont pas tous adopté la même stratégie.
00:08:57Certains ont reconnu avoir participé de près ou de loin au meurtre de Quentin.
00:09:02C'est le cas de Jacques-Élie Favreau.
00:09:04L'attaché parlementaire de Raphaël Arnaud
00:09:06admet avoir incité ses camarades à lyncher le jeune homme de 23 ans.
00:09:10Allez, Lyon Antifa, on tient, butez-le, tuez-le,
00:09:13aurait-il scandé au moment des faits.
00:09:15Autre fiché S, Alexis C.
00:09:17Selon les informations du JD News,
00:09:20l'homme de 24 ans fait partie des agresseurs les plus virulents.
00:09:23Pourtant, il n'a admis avoir porté que deux ou trois coups de pied à un homme au sol
00:09:28qui se protégeait le visage.
00:09:31A l'inverse, Paul L, lui, s'est montré bien plus bavard.
00:09:34Le plus jeune des suspects, 20 ans, a reconnu sa présence sur les lieux.
00:09:37Il aurait même filmé le lâchage de Quentin.
00:09:40Cette vidéo, possiblement supprimée, n'a pas été retrouvée pour le moment.
00:09:44Enfin, les autres suspects, eux, sont restés plus discrets, voire muets.
00:09:49Et ce, malgré l'épreuve à charge.
00:09:51Adrien B, ancien collaborateur du député insoumis Raphaël Arnaud,
00:09:56est resté silencieux pendant près de 48 heures de garde à vue.
00:09:59Il aurait pourtant porté plusieurs coups à Quentin, selon les enquêteurs.
00:10:03Dimitri V lui a reconnu être présent le jour du meurtre.
00:10:06Sans donner plus de détails, il est notamment cité dans plusieurs plaintes
00:10:10des militantes du collectif Némésis.
00:10:12Enfin, reste le cas de Jules Charles P, le seul des sept suspects
00:10:17à avoir nié toute responsabilité dans le meurtre de Quentin.
00:10:21Pourtant, là aussi, les témoignages sont plus qu'accablants.
00:10:25On y reviendra d'ailleurs plus longuement à 13h30 sur cette réunion à l'Elysée qui s'est tenue.
00:10:30L'agence France Presse nous indique que le gouvernement va lancer des procédures de dissolution
00:10:33contre des émanations de la jeune garde.
00:10:36On en parlera notamment de cette réunion à 13h30.
00:10:38C'est vrai que Joseph Tounel, ce que nous explique Michael De Santos,
00:10:41c'est intéressant parce que là, on est vraiment sur des faits, pas sur des mensonges ou des racontards.
00:10:46Et on voit que dans ces jeunes, il y a des collaborateurs de Raphaël Arnaud,
00:10:49mais que globalement, ils sont tous plus ou moins proches de la jeune garde.
00:10:52Alors, ce sont des faits.
00:10:53Ce qui est intéressant, c'est la jeunesse des faits.
00:10:56C'est comment ces jeunes gens, parce qu'ils ne sont pas très âgés,
00:11:00peuvent en arriver à faire des gestes aussi abominables.
00:11:03Eh bien, Mélenchon nous en donne la réponse.
00:11:05Mélenchon, pour moi, ce n'est pas de la bêtise.
00:11:08C'est de la stratégie qu'il a.
00:11:09Et il a une stratégie qui est une stratégie communiste, Trotsky, ce qui n'est pas nouvelle.
00:11:13D'ailleurs, Léon Trotsky disait la calomnie.
00:11:16Et quand on a entendu tout à l'heure Mélenchon concernant Quentin, c'était de la calomnie.
00:11:21Le traité de néo-nazis, c'est de la calomnie.
00:11:23Et Maître, ce qu'il disait, la calomnie ne peut être une force que si elle correspond à un besoin
00:11:27historique.
00:11:28C'est le besoin historique de M. Mélenchon qui entraîne derrière toute une bande en déshumanisant l'autre.
00:11:36Il en fait, ce n'est plus un être humain.
00:11:39Quentin n'est pas un être humain, c'est un nazi.
00:11:41Et donc, on peut tout faire avec des nazis.
00:11:43Et c'est exactement ça.
00:11:45Ces gens-là sont dangereux.
00:11:46Raphaël Arnaud, d'ailleurs, est responsable, au moins idéologiquement.
00:11:51Et il se cache courageusement, il se cache.
00:11:54Alors, on nous dit, c'est parce qu'il est menacé de mort.
00:11:56Alors, je vous rassure, si tous les menacés de mort devaient rester chez eux,
00:12:00il n'y aurait pas grand monde sur les plateaux de CNews.
00:12:01Oui, malheureusement.
00:12:02C'est-à-dire qu'il y a à la fois de la méchanceté, de la stratégie et de la
00:12:08lâcheté.
00:12:09Voilà le bilan de M. Mélenchon et de sa bande.
00:12:11Et justement, à 4 heures, on verra aussi d'autres déclarations de Jean-Luc Mélenchon
00:12:15quand il explique qu'il ne faut pas recourir à la violence,
00:12:17plutôt parce que stratégiquement, ça n'est pas bon et pas pour se placer sur le terrain de la morale.
00:12:22La famille de Quentin a dû réagir, je le rappelle,
00:12:25alors qu'aujourd'hui, elle doit enterrer un fils.
00:12:27C'est ce communiqué qui arrive via la voix de leur avocat.
00:12:30La famille de Quentin rappelle qu'elle n'était ni présente
00:12:33ni à l'initiative du rassemblement organisé samedi dernier à Lyon.
00:12:36La famille n'avait a priori rien contre l'idée d'un hommage à Quentin
00:12:39suite au crime dont il a été victime, à condition qu'il fût respectueux et apolitique.
00:12:44Et elle tient à remercier les participants venus dans une démarche sincère et digne.
00:12:48Plus loin, la famille qui explique qu'elle condamne en revanche très fermement
00:12:51la récupération politique de cette marche effectuée sans la moindre pudeur
00:12:54et la présence de certains extrémistes notoires
00:12:56et les débordements racistes et discriminatoires constatés en marge de cette marche.
00:13:00La mémoire de Quentin n'appartient pas à des gros puscules,
00:13:03mais à tous les Français sans exclusives, dit le conseil de la famille Sabrina Medjeber.
00:13:08C'est vrai que c'est absolument odieux pour cette famille
00:13:10qui entend depuis une semaine et demie que son fils serait néo-nazi, antisémite ou que sais-je
00:13:15et qui aujourd'hui est obligé de prendre la parole pour rappeler
00:13:18qu'il faut premièrement les laisser un peu tranquilles
00:13:19et que personne n'a à récupérer la mémoire de Quentin
00:13:22ni à dire qu'il était hormis justement sa famille et ses amis.
00:13:25Oui, c'est très insultant post-mortem pour la famille de Quentin.
00:13:30C'est une indignité absolue, c'est une objection totale
00:13:33de ne pas respecter la mémoire de ce jeune homme,
00:13:36peu importe ses convictions politiques, le corps n'est même pas encore enterré
00:13:39que déjà, et depuis une semaine d'ailleurs, depuis son décès, tragique,
00:13:44tous les médias se précipitent, tous les politiques se précipitent pour,
00:13:48je cite, instrumentaliser, mot qui apparaît et disparaît
00:13:51suivant la qualité de victime, choisi, suivant aussi une certaine idéologie.
00:13:57Donc oui, la famille a fait un communiqué très digne, je trouve,
00:14:01et évidemment il est tout à fait déplorable de se rendre compte
00:14:06que bon nombre d'entre eux ne respectent pas la mémoire d'un jeune homme
00:14:10lynché au sol par un groupuscule d'extrême-gauche.
00:14:13Faut-il le rappeler ?
00:14:14La jeune garde qui, il y a des liens idoines intrinsèques avec la France insoumise,
00:14:20même si Jean-Luc Mélenchon veut se détacher, veut s'annoublier
00:14:24ou veut faire amende honorable du fait de ne pas avoir de connexion directe
00:14:29avec la jeune garde, il n'en demeure pas moins que de nombreuses enquêtes
00:14:32ont démontré la présence de la jeune garde lors de meetings organisés
00:14:36par la France insoumise.
00:14:37Donc concernant ensuite la récupération, puisque je vois le bandeau,
00:14:42une fois de plus, ce dont je me rends compte aujourd'hui,
00:14:46c'est que Quentin est mort et vous avez toute une famille
00:14:50qui lui rend hommage avec ses amis dans une dignité, un calme,
00:14:55un apaisement absolu.
00:14:56Sa famille condamne justement les agissements pervers.
00:14:59Et vous avez de l'autre côté également une société qui, elle,
00:15:03ne sait pas consacrer un deuil de manière digne, calme et apaisée.
00:15:08Je voudrais qu'on prolonge aussi cette réflexion,
00:15:11puisqu'on rappelle que cela a eu lieu en marge d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po.
00:15:17Est-ce qu'il faut interdire justement des conférences politiques dans les universités ?
00:15:20On avait entendu la réponse du gouvernement.
00:15:22Il faut les interdire quand il peut y avoir un risque.
00:15:25Pour Fabrice Ballange, qui est maître de conférences en géographie à Lyon,
00:15:28justement, il faut les interdire tout court.
00:15:31Écoutez-le.
00:15:32Rima Hassan, c'est sûr, surtout au sein d'universités.
00:15:36On ne voit pas en quoi elle est qualifiée pour faire des conférences à l'université.
00:15:40Ensuite, les conférences politiques, effectivement, doivent être interdites
00:15:44parce que depuis le 7 octobre 2023,
00:15:47on a une offensive de la France insoumise sur les universités.
00:15:52S'ils veulent faire des conférences politiques,
00:15:54ils demandent une salle à la ville, mais ils ne viennent pas à l'université.
00:15:58Ce n'est pas le lieu.
00:15:59L'université doit être neutre religieusement et neutre politiquement.
00:16:03Ils viennent chercher, en fait, une caution scientifique à leurs propos.
00:16:07C'est pour ça qu'ils insistent pour avoir une salle dans une université,
00:16:12alors que ce n'est que de la propagande.
00:16:13Donc, il faut absolument les interdire.
00:16:15Et on va vous remontrer les résultats de ce sondage.
00:16:18Quand on vous avait posé la question,
00:16:20est-ce qu'il faut interdire justement les meetings politiques dans les universités
00:16:23ou autres établissements d'enseignement supérieur ?
00:16:26Vous disiez oui à 64%.
00:16:28Quand on regardait ensuite dans le détail, comme on dit, parti par parti,
00:16:33c'était évidemment plus vrai du côté de la droite que de la gauche.
00:16:37Mais Yvan Riaufoil, ce n'est finalement pas étonnant
00:16:39parce qu'interdire des meetings politiques dans les universités,
00:16:42en réalité, ça a déjà lieu.
00:16:43Les personnalités, qu'elles soient politiques ou des chercheurs de droite,
00:16:48de toute façon, ils n'y vont déjà plus dans ces universités.
00:16:50C'est plutôt ça, le véritable scandale.
00:16:53Moi, je n'aime pas beaucoup le terme de l'interdiction,
00:16:55que ce soit des partis politiques, des mouvements politiques
00:16:57ou des conférences politiques.
00:16:59D'abord, tout est politique et singulièrement dans les universités.
00:17:02Mais simplement, ce que l'on reproche à ces universités-là,
00:17:04c'est leur infiltration avec cette idéologie qu'on a appelée,
00:17:07qu'on a qualifiée d'islamo-gauchiste,
00:17:08contre laquelle, d'ailleurs, Quentin se mobilisait.
00:17:11C'était ceci qu'il voulait mettre en œuvre.
00:17:15Et donc, il faut non pas, semble-t-il, interdire ces genres de mouvements,
00:17:19mais imposer un pluralisme.
00:17:20C'est ceci, que la démocratie, c'est simplement le choc des idées au cœur même de l'université.
00:17:24Il faut que les cerveaux se frottent entre eux.
00:17:26Or, pour l'instant, ça devient impossible,
00:17:28parce que, encore une fois, l'idéologie est telle,
00:17:30aujourd'hui, cette idéologie manichéenne, totalitaire,
00:17:33je reprends ce terme, parce que je pense que c'est vraiment ce spectre-là
00:17:36qui commence à s'imposer dans tout le débat public.
00:17:38Cette idéologie-là est cautionnée par une partie de l'université
00:17:41qui, maintenant, camoufle et a défiguré, d'ailleurs, cette manifestation.
00:17:45J'ai entendu la France insoumise vous dire qu'il y avait vu un défilé fasciste
00:17:49ou un défilé naziste, je ne sais plus exactement.
00:17:51Oui, les deux, d'ailleurs.
00:17:52Les deux.
00:17:53En insultant, effectivement, la famille qui ne se reconnaît pas,
00:17:56qui ne reconnaît pas non plus le portrait de son fils,
00:17:58c'est quand même bien le plus important,
00:18:00dans les caricatures qui ont été faites,
00:18:01qui ont été colportées par les médias eux-mêmes.
00:18:03Alors, non pas naturellement CNews, bien entendu,
00:18:06mais la majorité des médias ont cautionné, dans le fond,
00:18:09une mobilisation d'ultra-droite en s'en tenant là,
00:18:13et en remettant dos à dos cette perversion intellectuelle
00:18:16qui est cautionnée maintenant par le macronisme,
00:18:18qui est cette tonaille identitaire qui voudrait que, d'un côté,
00:18:21l'extrême-gauche soit équivalente au Rassemblement national
00:18:24qui défend maintenant une souveraineté française.
00:18:26Donc, on est dans cette perversion intellectuelle
00:18:28qui a gagné l'université, mais au-delà de l'université,
00:18:31qui a gagné les partis politiques,
00:18:32et au-delà des partis politiques qui a gagné le sommet de l'État,
00:18:34l'Élysée lui-même se prête maintenant également
00:18:36à ces désinformations en parlant d'international réactionnaire,
00:18:39c'est-à-dire en rejetant à nouveau ce peuple oublié.
00:18:44Pardon, j'ai fait une petite promotion,
00:18:46je viens de faire un livre qui s'appelle
00:18:47La Révolution des Oubliés,
00:18:48et cette révolution des Oubliés qui est à l'œuvre aujourd'hui,
00:18:50non seulement c'est la révolution des Oubliés,
00:18:52mais c'est la révolution des reclus,
00:18:53c'est la révolution des exclus,
00:18:54c'est la révolution de ceux qu'on ne veut pas entendre.
00:18:56Et justement, vous parliez d'Élysée,
00:18:58on se posera la question de savoir,
00:18:59après un certain nombre d'attaques,
00:19:00notamment contre la démocratie,
00:19:01où est Emmanuel Macron et pourquoi on ne l'entend pas.
00:19:04Jonathan, vous l'irez ?
00:19:04Oui, je voudrais juste préciser une chose.
00:19:06Yvan parlait tout à l'heure de crise d'intelligence.
00:19:08Cette crise d'intelligence frappe aussi l'université française.
00:19:10On assiste à un effondrement du niveau
00:19:13qui devrait nous alarmer,
00:19:14mais au sens vraiment propre du terme.
00:19:16Je partage les propos d'Yvan,
00:19:18l'interdiction n'est pas une vraie solution, me semble-t-il.
00:19:21Je voulais simplement préciser,
00:19:23parce qu'on vient d'entendre, d'écouter Fabrice Valanche.
00:19:25Fabrice Valanche, qui est professeur de géographie,
00:19:27quand il va faire cours à Lyon 2,
00:19:29il a deux gardes du corps désormais.
00:19:30Il a été menacé de mort.
00:19:32On parle d'un prof d'université en France
00:19:34qui a deux gardes du corps
00:19:35pour aller donner de ses cours de géographie.
00:19:38Ça aussi devrait nous alerter gravement.
00:19:41C'est vrai que Joseph Tounel,
00:19:42on a de cesse de le dire,
00:19:43mais dans ces universités,
00:19:45à Sciences Po, etc.,
00:19:46on a tendance à dire qu'on forme les élites de demain en théorie.
00:19:49Mais là, on est vraiment en train de former des élites
00:19:51avec une seule idéologie,
00:19:53comme le disait Yvan,
00:19:54et une seule pensée.
00:19:55C'est-à-dire qu'à l'université,
00:19:57avant, on pouvait quand même débattre,
00:19:58avoir des professeurs qui viennent d'horizons très différents.
00:20:01Aujourd'hui, il y a une pensée unique
00:20:02et on est là pour l'appliquer et pour l'apprendre.
00:20:05La formation, c'est l'affrontement des idées.
00:20:07C'est la capacité d'écouter l'autre,
00:20:09d'être en accord ou en désaccord,
00:20:11et d'argumenter.
00:20:13Et là, on ne forme plus, on déforme.
00:20:15On déforme, et effectivement,
00:20:17l'expression, il y a une crise d'intelligence,
00:20:18mais aussi une crise de courage
00:20:20de ceux qui sont à la tête de l'université.
00:20:22Et vous avez entendu le secrétaire d'État,
00:20:24là, à l'université ?
00:20:26Philippe Baptiste.
00:20:27Qui devrait exiger la pluralité.
00:20:29Moi, je suis d'accord avec...
00:20:30Non, lui, il dit juste qu'on interdit,
00:20:31s'il y a des risques.
00:20:32On n'est pas sur une demande de pluralisme.
00:20:34Interdire, ça s'appelle reculer.
00:20:36Ça s'appelle accepter que certains imposent leurs lois.
00:20:39Ils imposent tellement leurs lois
00:20:40qu'on est obligé de tout interdire
00:20:42parce qu'il n'y a qu'eux
00:20:43qui ont la possibilité de s'exprimer.
00:20:45C'est une lâcheté.
00:20:46C'est, par toute notre histoire,
00:20:48depuis le Moyen-Âge,
00:20:50depuis les universités du Moyen-Âge,
00:20:51c'est un énorme bond en arrière.
00:20:54Et on le tolère,
00:20:55et on va nous le donner comme exemple.
00:20:57Ces gens-là sont à la fois lâches
00:21:00et desservolés.
00:21:01Parce que sur ce terrain-là,
00:21:03s'il n'y a pas le terrain
00:21:04de la confrontation des intelligences,
00:21:06alors c'est les plus bêtes qui l'emportent.
00:21:08C'est ce qui est en train d'arriver dans nos facs.
00:21:09Parce que les résultats de Sciences Po,
00:21:11ce qui sort de Sciences Po aujourd'hui,
00:21:12m'excuserait...
00:21:13Ne fait pas toujours rêver.
00:21:15Voilà.
00:21:15Vous voulez y rajouter quelque chose ?
00:21:16Justement, il y a un livre qu'il faut relire
00:21:18qui a été écrit en 1995 par Umberto Eco.
00:21:21C'était une conférence qu'il avait tenue
00:21:22qui s'appelait « Reconnaître le fascisme ».
00:21:24Et dans les signes qui permettent
00:21:26d'identifier où est le fascisme,
00:21:28il y a le recours au machisme
00:21:30et il y a le recours à ce qu'il avait appelé
00:21:33la novlangue, c'est-à-dire
00:21:34ces mots vidés de leur sens.
00:21:35Or, le machisme et la novlangue
00:21:37sont maintenant les dénominateurs communs
00:21:39de toute cette extrême-gauche
00:21:41qui, à travers Némésis,
00:21:42donc ces jeunes femmes,
00:21:43qui montent au front,
00:21:44montrent naturellement
00:21:45qu'elles détestent ce féminisme-là.
00:21:47Et à travers ces mots
00:21:48qui sont maintenant triturés
00:21:49et qui disent que tout le monde est fasciste
00:21:51à partir du moment
00:21:52où personne n'accepte d'être contredit,
00:21:55on montre bien aujourd'hui
00:21:56que le fascisme n'est naturellement pas
00:21:58chez ceux qui protestent
00:22:00et qui veulent défendre
00:22:01une France souveraine
00:22:01et une France française,
00:22:03si je peux dire,
00:22:03mais bien chez ceux
00:22:04qui interdisent de protester de ceci.
00:22:06Un dernier mot rapide pour terminer, Sabrina.
00:22:08Il a fallu qu'il y ait un mort
00:22:10près de Sciences Po à Lyon
00:22:14en marge d'un meeting de Mme Rima Hassan
00:22:16pour qu'enfin on se rende compte
00:22:19que l'université doit être neutre
00:22:21et qu'il y ait une réaction politique.
00:22:22Mais cela fait des années
00:22:23que certains intellectuels
00:22:25sont privés justement de conférences.
00:22:28Je pense à Mme Florence Bergeau-Blackler
00:22:29qui est chercheur au CNRS,
00:22:31anthropologue.
00:22:31Je pense à Geoffroy Lejeune,
00:22:32journaliste.
00:22:33Je pense à Sylviane Agasinski,
00:22:36philosophe.
00:22:36Cela fait des années.
00:22:37Georges, pardon pas,
00:22:38Georges Bensoussan,
00:22:40comment s'appelle-t-il ?
00:22:41Gilles Kepel, voilà,
00:22:42qui a été exclu de sa chaire à l'ENS.
00:22:45Donc il y a une censure,
00:22:46un autocongédiement
00:22:47qui perdure depuis des années.
00:22:49Il a fallu malheureusement
00:22:50qu'il y ait un décès tragique
00:22:51qui mette en lumière
00:22:54la neutralité du débat politique
00:22:56au sein des universités
00:22:57parce qu'il doit y être
00:22:58pour qu'il y ait de surcroît
00:23:00une réaction politique
00:23:01de M. Philly-Baptiste
00:23:03qui souhaite interdire désormais
00:23:04les meetings politiques
00:23:05à Sciences Po
00:23:06et dans d'autres universités.
00:23:07On va marquer une première pause
00:23:08dans ce Midi News
00:23:09et on reviendra justement
00:23:10sur la réunion
00:23:11qui s'est tenue à l'Elysée.
00:23:12On apprend que le gouvernement
00:23:13a notamment saisi la justice
00:23:15au sujet d'une possible reconstitution
00:23:17de la Jeune Garde
00:23:19et qu'il y a des procédures
00:23:20de dissolution
00:23:20contre cinq émanations locales
00:23:22de la Jeune Garde.
00:23:23On en parle juste après la pause.
00:23:25Restez avec nous.
00:23:31De retour pour la deuxième partie
00:23:32de Midi News.
00:23:34On va parler maintenant
00:23:34d'un certain nombre
00:23:35de déclarations
00:23:36de la France insoumise
00:23:37à commencer par
00:23:38Mathilde Panot,
00:23:39la patronne des députés
00:23:40insoumis à l'Assemblée nationale.
00:23:42Écoutez d'abord
00:23:43précisément les mots
00:23:44de Mathilde Panot
00:23:45sur l'arrivée potentielle
00:23:47du Rassemblement national
00:23:48au pouvoir
00:23:48et ensuite
00:23:49on décrypte avec mes invités.
00:23:50de dire que nous n'accepterons
00:23:52jamais dans notre pays
00:23:53que le fascisme
00:23:54prenne le pouvoir
00:23:56légalement
00:23:56par les urnes
00:23:57ce que veut faire
00:23:58Marine Le Pen
00:23:59entourée de tous
00:24:00ces groupuscules
00:24:00d'extrême droite
00:24:01qui pullulent autour d'elle
00:24:02et nous
00:24:03nous ne cèderons pas
00:24:04un pouce
00:24:04sur cette question-là
00:24:06nous ne cèderons pas
00:24:06d'un maître
00:24:07face à l'extrême droite
00:24:08parce qu'à la fin
00:24:09c'est ce qu'ils veulent.
00:24:11Sabrina Medgeber
00:24:11on a l'impression
00:24:12que donc
00:24:13si on résume
00:24:14l'antifascisme
00:24:15passe avant la démocratie
00:24:16c'est-à-dire que
00:24:17quand elle explique
00:24:17que Marine Le Pen
00:24:18veut s'emparer du pouvoir
00:24:19par les urnes
00:24:19en fait ça s'appelle
00:24:21concourir à une élection
00:24:22en réalité.
00:24:22Oui ça s'appelle un pouce
00:24:23en effet oui
00:24:23c'est juste histoire
00:24:25de voir si j'ai bien compris
00:24:26je crois qu'ils sont nombreux
00:24:28à vouloir s'emparer
00:24:29de pouvoir.
00:24:29de dystopie sémantique
00:24:30on ne sait plus tellement
00:24:31où se trouver
00:24:32dans la rationalité
00:24:33et en effet
00:24:34et l'éclat d'intelligence
00:24:35je partage ce propos
00:24:37avec vous.
00:24:37alors elle remercie
00:24:38les antifascistes
00:24:39c'est déjà assez curieux
00:24:40de remercier les antifascistes
00:24:41et ensuite elle parle
00:24:42de Madame Le Pen
00:24:42en disant
00:24:43si Madame Le Pen
00:24:45prend légalement
00:24:46le pouvoir
00:24:46avec son
00:24:48par les urnes
00:24:49ces groupuscules
00:24:50d'extrême droite
00:24:51qui pullulent
00:24:52bon alors il faudrait
00:24:53déjà qu'elle m'explique
00:24:54ou en tout cas
00:24:54qu'elle nous explique
00:24:55qui sont les groupuscules
00:24:56d'extrême droite
00:24:57parce que moi j'aime
00:24:58mais qu'est-ce qu'il y a de mal
00:24:58à prendre légalement
00:24:59le pouvoir
00:24:59également
00:25:00et je suis entièrement
00:25:01d'accord avec vous
00:25:02et ce que nous attendons
00:25:04des politiques
00:25:04c'est qu'ils soient
00:25:05claires et clairvoyants
00:25:07dans l'identification
00:25:08des problèmes
00:25:09claironner
00:25:11des supputations
00:25:12de la sorte
00:25:12et parler de cette manière
00:25:14c'est très inquiétant
00:25:16pour une femme politique
00:25:17voilà ce que j'ai à dire
00:25:18en commentaire
00:25:19et c'est pas un dérapage
00:25:20ce discours a été écrit
00:25:22il a été publié
00:25:23mais ils l'ont déjà dit
00:25:24Emmanuel Macron
00:25:25n'est pas légitime
00:25:25il n'aurait pas dû gagner
00:25:26c'est la France Insoumise
00:25:27qui a gagné les élections
00:25:28c'est pas la première fois
00:25:29et alors petite parenthèse
00:25:30pardonnez-moi
00:25:31je me souviens
00:25:31qu'ils voulaient
00:25:32prendre Matignon
00:25:33si Mme Lucie Castet
00:25:35absolument
00:25:35n'était pas nommée
00:25:36par le président
00:25:37de la République
00:25:38je voulais justement
00:25:39appuyer sur ça
00:25:40sur le fait que
00:25:41c'est vraiment
00:25:42la matrice politique
00:25:43du parti
00:25:44il n'y a pas de faunet
00:25:45désormais
00:25:45il n'y a pas de masque
00:25:48puisque encore une fois
00:25:49ce discours a été diffusé
00:25:50sur la chaîne YouTube
00:25:51de Mme Panot
00:25:53et c'est clairement
00:25:54enfin je veux dire
00:25:55c'est clairement
00:25:57la manifestation
00:25:59de ce que nous disait
00:26:00il y a 50 ans
00:26:02de cela désormais
00:26:03Pasolini
00:26:03que le fascisme
00:26:05reviendra
00:26:06à condition de s'appeler
00:26:07l'antifascisme
00:26:08c'est exactement
00:26:09l'une des définitions
00:26:11parce que l'EFI
00:26:12finit par cocher
00:26:13toutes les cases
00:26:14du fascisme finalement
00:26:15et là c'en est une
00:26:16et puis Yvan
00:26:17il y a aussi une question
00:26:18qu'on peut se poser
00:26:18donc on entend quand même
00:26:19une responsable politique
00:26:20qui n'est pas n'importe qui
00:26:22qui est président de groupe
00:26:23à l'Assemblée
00:26:23on le rappelle
00:26:24qui explique que
00:26:25l'ERN ne pourrait pas
00:26:26prendre légalement
00:26:27le pouvoir par les urnes
00:26:28où est le président de la République
00:26:29parce qu'il est quand même
00:26:30me semble-t-il
00:26:30garant de nos institutions
00:26:31ça devrait inquiéter
00:26:33l'Elysée
00:26:33le gouvernement
00:26:34et le pouvoir en place
00:26:35de se dire
00:26:36attention on a une élection
00:26:37et on apprend que dans la réunion
00:26:38justement qui s'est tenue
00:26:39Emmanuel Macron explique
00:26:40que les élections
00:26:41qui doivent arriver
00:26:41doivent être dans une ambiance sereine
00:26:43comment vous voulez
00:26:44que ce soit serein
00:26:44quand on a déjà quelqu'un
00:26:45qui dit
00:26:45moi je ne veux pas
00:26:47que l'ERN arrive au pouvoir
00:26:48quand bien même
00:26:48cela se fait légalement
00:26:49Mais en effet
00:26:50vous avez tout à fait raison
00:26:51mais tout ce monde là
00:26:52tout ce système
00:26:53pense la même chose
00:26:54et ils pensent la même chose
00:26:57le rassemblement national
00:26:58parce que le rassemblement national
00:26:59est le vecteur
00:27:00de cette révolution conservatrice
00:27:02appelez-la comme vous voulez
00:27:02la révolution du bon sens
00:27:03enfin en tout cas
00:27:04de ce réveil des peuples
00:27:05et des nations
00:27:06qui partout parcourent
00:27:07et l'Europe
00:27:08et les Etats-Unis
00:27:09et c'est ce que ne veulent pas voir
00:27:11les progressistes
00:27:12et plus généralement
00:27:13la gauche
00:27:14la social-démocratie
00:27:15voire l'extrême gauche
00:27:17donc tous ces gens là
00:27:18participent
00:27:18de cette même exclusion
00:27:20de toute une partie d'un peuple
00:27:21qui se retrouve de plus en plus
00:27:23au cœur du rassemblement national
00:27:24et même le président de la République
00:27:26cautionnera
00:27:27alors peut-être
00:27:28sans doute
00:27:28ne parlera-t-il pas
00:27:29lui de fascisme
00:27:30mais cautionnera
00:27:31le fait que de faire élire
00:27:35Marine Le Pen
00:27:35ou Jordan Bardella
00:27:37sera susceptible
00:27:38de susciter
00:27:39une guerre civile
00:27:39ce que veulent ces gens là
00:27:40c'est une guerre civile
00:27:41ils veulent l'affrontement
00:27:42et Panneau le dit
00:27:43elle-même
00:27:44puisqu'ils descendront
00:27:45dans la rue
00:27:45si Marine Le Pen
00:27:46arrive par les urnes
00:27:47et démocratiquement
00:27:49eux-mêmes
00:27:50refuseront
00:27:51dans cette logique totalitaire
00:27:52que je vous ai décrite
00:27:53tout à l'heure
00:27:53c'est un des éléments
00:27:54supplémentaires
00:27:55qui montrent la régression totalitaire
00:27:57et stalinienne de ce parti
00:27:58eux-mêmes refuseront
00:28:00le verdict
00:28:01donc on est là
00:28:02dans un parti factieux
00:28:03qui devrait horrifier
00:28:05l'ensemble des démocrates
00:28:06et vous n'en avez pas un
00:28:08ni dans les médias
00:28:09ni ailleurs
00:28:09ni auprès du président de la République
00:28:11vous avez parfaitement raison
00:28:11il aurait pu être le premier
00:28:13à le dire
00:28:13qui s'affole
00:28:16de ce déclin
00:28:20supplémentaire
00:28:20de la démocratie
00:28:21c'est vrai que Joseph
00:28:22on entend beaucoup
00:28:23depuis la mort de Quentin
00:28:24et à raison
00:28:24qu'il y a peut-être
00:28:25eu trop de signaux
00:28:26entre guillemets
00:28:27faibles de violences politiques
00:28:28qu'on a ignoré
00:28:29que quand on a par exemple
00:28:30une poupée à l'effigie
00:28:32d'Emmanuel Macron
00:28:32qui est brûlée
00:28:33ou décapitée
00:28:33il faut faire attention
00:28:34typiquement quand on a
00:28:35une responsable politique
00:28:36qui explique
00:28:36que de toute façon
00:28:37elle ne veut pas
00:28:38de l'arrivée du RN
00:28:39au pouvoir
00:28:40y compris par les urnes
00:28:41ça n'inquiète personne
00:28:41c'est-à-dire qu'on a déjà oublié
00:28:43qu'il y a encore 3-4 jours
00:28:44tout le monde disait
00:28:44attention la violence en politique
00:28:46l'appel à la violence
00:28:47l'appel à la sédition
00:28:48il faut être très vigilant
00:28:49qui a répondu à Mathilde Panot ?
00:28:51Parce que ça ne date pas d'hier
00:28:53regardez Nuit Debout
00:28:54comment ça a fonctionné
00:28:55on nous a dit
00:28:56un vaste forum
00:28:57où chacun va pouvoir
00:28:58venir exprimer ses idées
00:28:59sauf que ceux
00:29:00qui avaient des idées contraires
00:29:01se faisaient sortir
00:29:02du military
00:29:03voire frapper
00:29:04puisque à un moment donné
00:29:05j'y étais
00:29:05j'ai vu des gens
00:29:06qui se sont fait frapper
00:29:07cogner dessus
00:29:09ça n'a traumatisé personne
00:29:11M. Lordon
00:29:11que je paye avec mes impôts
00:29:13comme directeur de recherche
00:29:14au CNRS
00:29:15qui me ravit tous les matins
00:29:16vous levez pour ça d'ailleurs
00:29:17déclarant
00:29:18qu'il fallait
00:29:19mettre le chaos partout
00:29:20et comme
00:29:21Adidalgo faisait
00:29:22une réunion
00:29:23il fallait intervenir
00:29:24pour l'empêcher
00:29:26de tenir sa réunion
00:29:27Adidalgo
00:29:27donc vous voyez
00:29:28que pour ces gens là
00:29:30les fascistes
00:29:31commencent
00:29:31à tous ceux
00:29:32qui ne sont pas
00:29:33entièrement d'accord avec eux
00:29:34mais au moins
00:29:35on peut leur reconnaître
00:29:36qu'on est au courant
00:29:37il ne faudra pas être surpris
00:29:38si un jour
00:29:39ils sont au pouvoir
00:29:39et deux
00:29:40ils sont cohérents
00:29:41avec leur ligne idéologique
00:29:44le communisme
00:29:441917
00:29:46il y a des élections
00:29:47premières élections
00:29:48en Libre en Russie
00:29:48les bolcheviks font 23%
00:29:51qu'est-ce qui se passe
00:29:52c'était pour l'assemblée
00:29:52constituante
00:29:53la candidate bolchevique
00:29:55se fait ramasser
00:29:56qu'est-ce que fait
00:29:57le camarade Lénine
00:29:58il envoie les gardes rouges
00:30:00terminé
00:30:00fin de la plaisanterie
00:30:01et on prend le pouvoir
00:30:02il le justifie
00:30:03la volonté du peuple
00:30:04les intérêts de la révolution
00:30:06priment sur l'assemblée
00:30:07il a la volonté du peuple
00:30:08c'est les intérêts de la révolution
00:30:09ces gens là
00:30:10sont au moins cohérents
00:30:13malheureusement
00:30:14j'ai envie de dire
00:30:14je voudrais que je vous coupe
00:30:15deux secondes
00:30:15parce que je voudrais aussi
00:30:16qu'on écoute
00:30:17Jean-Luc Mélenchon
00:30:18sur le recours à la violence
00:30:19écoutez bien
00:30:20ce que dit
00:30:20Jean-Luc Mélenchon
00:30:22qu'est-ce qui nous sépare
00:30:23de l'extrême gauche
00:30:24que nous considérons
00:30:25comme membres à part entière
00:30:27de la famille idéologique
00:30:28à laquelle nous appartenons
00:30:29qu'est-ce qui nous sépare
00:30:30il croit
00:30:31à des méthodes
00:30:32de conquête du pouvoir
00:30:34auxquelles
00:30:35nous ne croyons pas
00:30:36et ce n'est pas
00:30:37une affaire de morale
00:30:38je le redis pour que
00:30:40les choses soient bien claires
00:30:41et qu'on me voit
00:30:42dans toute ma méchanceté
00:30:44ce n'est pas une affaire
00:30:45de morale
00:30:46c'est une affaire
00:30:47d'efficacité politique
00:30:48nous croyons
00:30:49que la violence
00:30:50nous rabougrit
00:30:51nous croyons
00:30:52que les méthodes
00:30:53de la violence
00:30:53écartent de la participation
00:30:55à la lutte
00:30:55des tas de gens
00:30:56qui pourtant
00:30:57y seraient disponibles
00:30:58nous croyons
00:30:59que si nous nous abandonnons
00:31:00nous-mêmes
00:31:00à la violence
00:31:01alors nous devenons
00:31:03des proies faciles
00:31:04pour ceux
00:31:04qui prétendent
00:31:06la réprimer
00:31:06comme ça les intéresse
00:31:08donc nous sommes devenus
00:31:09des non-violents
00:31:11autant que possible
00:31:13il y a beaucoup de choses
00:31:14Jonathan
00:31:14et on va devoir aussi
00:31:15avancer sur la réunion
00:31:16mais par contre
00:31:16en fait on comprend
00:31:18qu'ils n'utilisent pas
00:31:19la violence
00:31:19non pas
00:31:20parce que ça n'est pas bien
00:31:21parce que ce n'est pas
00:31:22la meilleure stratégie
00:31:22et parce qu'il faut un peu
00:31:24chasser leur image de violents
00:31:25c'est le même
00:31:26Jean-Luc Mélenchon
00:31:26qui il y a quelques jours
00:31:27a affirmé son soutien
00:31:28à la jeune garde
00:31:29ah oui je crois
00:31:30il me semble que c'est le même
00:31:31parce que
00:31:31si vous voulez
00:31:32là c'est assez
00:31:34il faut s'armer
00:31:35de patience
00:31:36c'est de raison
00:31:37pour commencer à continuer
00:31:39ou plutôt pour continuer
00:31:39d'écouter ces gens
00:31:40parce qu'ils passent
00:31:41leur journée désormais
00:31:42à nous dire
00:31:43vous ne voyez pas
00:31:44ce que vous voyez
00:31:44et vous n'écoutez pas
00:31:46vous n'entendez pas
00:31:46ce que vous entendez
00:31:47c'en est une démonstration
00:31:49flagrante
00:31:49on pourrait passer la journée
00:31:51à faire de l'explication
00:31:52de texte
00:31:53de Mélenchon
00:31:54dans le texte
00:31:54si vous voulez
00:31:55mais
00:31:57il suffit simplement
00:31:58de se souvenir
00:31:59de ce qu'il a dit
00:31:59il y a 48 heures
00:32:00et ça invalide
00:32:01tout son discours
00:32:02très théorique
00:32:03en la matière
00:32:04quand Mélenchon
00:32:05ou en tout cas
00:32:06un de ses adjoints
00:32:06parle de parade fasciste
00:32:08en parlant
00:32:08de la manifestation
00:32:09de samedi
00:32:09qu'est-ce que c'est
00:32:10sinon un appel
00:32:11à la violence
00:32:11la bête immonde
00:32:12qu'est-ce que c'est
00:32:13sinon le fascisme
00:32:14quand il dit
00:32:14il faut abattre
00:32:15la bête immonde
00:32:16ils disent bien
00:32:16il faut abattre
00:32:17cette parade fasciste
00:32:18il n'y a pas plus
00:32:19violent que ces mots-là
00:32:20donc au contraire
00:32:21ils attisent à la violence
00:32:22et ils refusent la démocratie
00:32:23je ne sais pas comment
00:32:24ça s'appelle
00:32:25si ce n'est pas
00:32:25un parti factieux
00:32:26et un parti totalitaire
00:32:27les mots me manquent
00:32:28je voudrais qu'on parle
00:32:29maintenant pour prolonger
00:32:30nos débats
00:32:30de la réunion
00:32:31qui s'est tenue
00:32:31ce matin à l'Elysée
00:32:33une réunion
00:32:34qui concerne
00:32:34les groupes
00:32:35d'action violente
00:32:36on retrouve
00:32:37à proximité
00:32:38du palais d'Elysée
00:32:38Célia Barotte
00:32:39et Laurence Sellerier
00:32:40bonjour et merci
00:32:41à tous les deux
00:32:42Célia
00:32:43est-ce qu'on sait
00:32:43un petit peu
00:32:44ce qui a pu se dire
00:32:45lors de cette réunion
00:32:49A l'issue d'une réunion
00:32:50de deux heures
00:32:52le gouvernement
00:32:52a saisi la justice
00:32:54au sujet
00:32:55d'une possible
00:32:55reconstitution
00:32:56du groupe antifasciste
00:32:58La Jeune Garde
00:32:59c'est ce que nous avons
00:32:59appris
00:33:00d'une source
00:33:01proche de cette réunion
00:33:03d'un participant
00:33:04à cette réunion
00:33:05à la suite
00:33:06de cette réunion
00:33:07et bien
00:33:08il y a eu également
00:33:08une autre annonce
00:33:09c'est celle
00:33:10de la volonté
00:33:11d'Emmanuel Macron
00:33:12de vouloir
00:33:13une campagne
00:33:14en 2027
00:33:16sereine
00:33:16loin de tous
00:33:18ses combats
00:33:19politiques
00:33:19et entre
00:33:20les mouvements
00:33:22ultra
00:33:22ou encore
00:33:23extrêmes
00:33:24Emmanuel Macron
00:33:25a aussi demandé
00:33:25au ministère
00:33:26de l'Intérieur
00:33:27pendant cette réunion
00:33:28de lancer
00:33:29des procédures
00:33:30de dissolution
00:33:30contre 5 émanations
00:33:32locales
00:33:33de la Jeune Garde
00:33:34également
00:33:35le chef de l'Etat
00:33:35a exprimé
00:33:36sa préoccupation
00:33:37au sujet
00:33:38de possibles
00:33:39violences émaillantes
00:33:40la campagne
00:33:41officielle
00:33:42en 2027
00:33:43voilà ce que l'on pouvait
00:33:44retenir
00:33:44Elodie
00:33:45à la suite
00:33:46de cette réunion
00:33:47Merci beaucoup
00:33:48Célia Barotte
00:33:49merci à Laurent Celarié
00:33:50qui vous a accompagné
00:33:51Sabrina Medjeber
00:33:51c'est vrai que c'est intéressant
00:33:53de voir ce qui ressort
00:33:53pour l'instant
00:33:54de cette réunion
00:33:56c'est que d'abord
00:33:56il y a le doute
00:33:58que la Jeune Garde
00:33:59puisse se reconstituer
00:34:00d'ailleurs on le voit
00:34:01bien qu'elle soit dissoute
00:34:02elle continue malheureusement
00:34:03sur le terrain
00:34:04à agir
00:34:05et puis surtout
00:34:06visiblement
00:34:07les procédures de dissolution
00:34:08qui sont d'ores et déjà
00:34:09engagées
00:34:09c'est bien des émanations
00:34:11de la Jeune Garde
00:34:11qu'elle concerne
00:34:12on a beaucoup entendu
00:34:13parler des collectifs
00:34:14d'ultra droite aussi
00:34:15en tout cas vivement
00:34:16c'est parce qu'a retenu
00:34:17l'attention du gouvernement
00:34:18pour l'instant
00:34:18Alors si les groupuscules
00:34:21d'extrême droite
00:34:22n'ont pas retenu
00:34:22l'attention du gouvernement
00:34:23c'est parce que
00:34:24je pense
00:34:25je suppute
00:34:26parce qu'il y a eu
00:34:26un rapport de Repol
00:34:27qui démontre précisément
00:34:29pays par pays
00:34:30les actes commis
00:34:31par des groupuscules
00:34:32d'extrême droite
00:34:32en comparaison
00:34:33à ceux commis
00:34:34par l'extrême gauche
00:34:35et la France
00:34:35est de loin
00:34:36bien plus touchées
00:34:38par les actes
00:34:39commis par l'extrême gauche
00:34:40que les actes
00:34:41commis par l'extrême droite
00:34:42en revanche
00:34:43sur la reconstitution
00:34:45de la Jeune Garde
00:34:46évidemment qu'elle est à craindre
00:34:47puisque comme tout groupuscule fasciste
00:34:49ce sont des hydres
00:34:51donc il y aura forcément
00:34:52d'autres émanations
00:34:53d'autres reconstitutions
00:34:54d'autres métabolisations
00:34:55d'autres configurations
00:34:56d'autres identifications
00:34:58d'autres manœuvres
00:34:59et on le voit déjà
00:35:00et on peut aller très loin
00:35:02comme ça
00:35:02le problème
00:35:03c'est pas de dissoudre
00:35:04alors c'est très bien
00:35:04de dissoudre évidemment
00:35:05le souci c'est de faire en sorte
00:35:07de manière préventive
00:35:09d'appliquer la loi
00:35:10et notamment la loi
00:35:11de
00:35:12comment dire
00:35:13la loi Pompidou
00:35:14la loi anti-casseurs
00:35:15de 70
00:35:16qu'elle soit réhabilitée
00:35:17que le conseil constitutionnel
00:35:18révise l'article 3
00:35:19qui demandait
00:35:20précisément au préfet
00:35:21d'être préventif
00:35:23et d'arrêter préventivement
00:35:25les jeunes casseurs
00:35:25le conseil constitutionnel
00:35:26a censuré cet article
00:35:27donc c'est ça
00:35:28en réalité
00:35:29c'est l'institutionnel
00:35:30qu'il va falloir changer
00:35:31pour que l'extrême gauche
00:35:32n'ait plus accès
00:35:33à la violence
00:35:34et ne commettre plus
00:35:35d'actes
00:35:35mais en tout cas
00:35:35ne passe plus
00:35:37à l'acte criminel
00:35:37comme ça a été le cas
00:35:38pour Quentin
00:35:38Je voudrais qu'on regarde
00:35:39la réaction de Michel Barnier
00:35:41l'ancien Premier ministre
00:35:41était l'invité de Laurence Ferrari
00:35:43pour l'interview matinale
00:35:44de CNews et d'Europe 1
00:35:45il disait ceci
00:35:46la violence des mots
00:35:47prépare toujours
00:35:47la violence des actes
00:35:48on a vu la responsabilité
00:35:50de la jeune garde
00:35:50qui doit être dissoute d'ailleurs
00:35:52on ne peut pas s'exonérer
00:35:53il faut que chacun
00:35:54prenne ses responsabilités
00:35:56c'est vrai que Joseph Tunnel
00:35:57on est face à une question
00:35:58qui est toujours très complexe
00:35:59à résoudre
00:35:59et ce n'est pas vrai
00:36:00que pour la jeune garde
00:36:01malheureusement
00:36:01c'est dissoudre une organisation
00:36:03oui
00:36:03mais dissoudre une idéologie
00:36:05c'est quasiment impossible
00:36:06et cette jeune garde
00:36:07on sait que ses membres
00:36:09se connaissent
00:36:10et ce n'est pas parce qu'il n'y a plus
00:36:11le titre de jeune garde
00:36:13qu'ils n'agissent plus
00:36:13interdire ces milices
00:36:15c'est normal
00:36:16c'est sain
00:36:17c'est nécessaire
00:36:18et vous avez raison
00:36:19le problème c'est le terreau
00:36:20d'où viennent-ils
00:36:21pourquoi ça se développe
00:36:23mais regardons ce qui est enseigné
00:36:25dans un certain nombre
00:36:26de facultés
00:36:26quand on voit
00:36:27qu'il y a deux enseignants
00:36:28à Sciences Po
00:36:29qui rigolent de la mort
00:36:31de Quentin
00:36:31qui trouvent ça tout à fait
00:36:32normal, naturel
00:36:33annoncer les précaires
00:36:34ils sont encore aujourd'hui
00:36:36enseignants à Sciences Po
00:36:37vous imaginez
00:36:39ce qu'ils mettent
00:36:40dans la tête de ces élèves
00:36:41quand vous regardez
00:36:42le nombre de députés
00:36:43à l'Assemblée nationale
00:36:44notamment à LFI
00:36:45ils sont des enseignants
00:36:47à l'origine
00:36:48et quand on voit
00:36:49leur fermeture d'esprit
00:36:50quand on voit
00:36:51leur violence
00:36:51quand on voit
00:36:52leur haine à l'Assemblée
00:36:54mais ils formatent
00:36:55notre jeunesse
00:36:56la responsabilité
00:36:57et je suis désolé
00:36:59j'ai beaucoup de sympathie
00:37:00pour M. Bernier
00:37:01mais il a sa part
00:37:03de responsabilité
00:37:03parce que lui
00:37:04et les siens
00:37:05pendant deux années
00:37:06n'ont pas voulu voir
00:37:07ce qui se passait
00:37:08au sein de nos facultés
00:37:09n'ont pas voulu voir
00:37:10ce qui se passait
00:37:10au sein de l'enseignement
00:37:11n'ont pas voulu voir
00:37:12que les germes étaient là
00:37:13et ils regardaient à l'ailleurs
00:37:15et bien maintenant
00:37:16on cueille les fruits pourris
00:37:17de ces mauvaises formations
00:37:19oui le travail
00:37:19va être dur
00:37:20mais le travail
00:37:21il doit être pris
00:37:21à la racine
00:37:23combattre les idéologies
00:37:24par des idées
00:37:26parce que ce combat
00:37:27pour nous
00:37:28en tout cas
00:37:28il est non violent
00:37:30réellement non violent
00:37:31c'est pas une question
00:37:32de méthode
00:37:32comme M. Mélenchon
00:37:33c'est une question de morale
00:37:35et c'est vrai que Yvan
00:37:36on a l'impression aussi
00:37:36que la dissolution
00:37:37de quelques groupuscules
00:37:38c'est un peu l'arbre
00:37:39qui cache la forêt
00:37:40là typiquement
00:37:40on se dit attention
00:37:41il ne faut pas que la jeune garde
00:37:42se reconstitue
00:37:43attention à ces cinq émanations
00:37:45donc qui vont avoir
00:37:46une procédure de dissolution
00:37:47mais par contre
00:37:48je ne sais pas
00:37:49si lors de cette réunion
00:37:50on aurait été fait le lien
00:37:51avec le fait que cette jeune garde
00:37:52a été créée par quelqu'un
00:37:53qui est encore député aujourd'hui
00:37:54et qui a pu être élu député
00:37:56qu'ils ont des liens
00:37:57évidents avec la France insoumise
00:37:59c'est un petit peu un pansement
00:38:00sur une jambe de bois
00:38:01finalement
00:38:02alors je poursuis votre raisonnement
00:38:03et pourquoi n'envisagerions-nous pas
00:38:05dans ce cas-là
00:38:05l'interdiction de la France insoumise
00:38:07parce que dans tout ce que l'on a pu décrire
00:38:08Christian Etrosy demandait d'ailleurs
00:38:09hier
00:38:09dans tout ce que l'on a pu décrire aujourd'hui
00:38:11on voit que cette France insoumise
00:38:12n'est pas ce qu'elle dit
00:38:13mais ça on le savait
00:38:14mais qu'elle est pire
00:38:15que ce que l'on imaginait
00:38:16encore une fois
00:38:17on ne va pas refaire l'inventaire
00:38:18de ses appels à la violence
00:38:19de ses appels au sectarisme
00:38:21de ses appels
00:38:21de ses connivences
00:38:23avec l'antisémitisme etc
00:38:24donc s'il y avait vraiment
00:38:25un parti à interdire
00:38:26je suis contre
00:38:26je vous dis tout de suite
00:38:27mais s'il y avait un parti à interdire
00:38:28ce serait la France insoumise
00:38:30d'abord
00:38:30comme d'ailleurs il y a 20 ans
00:38:31cette même gauche
00:38:33prônait l'interdiction
00:38:34du Front National
00:38:35de l'époque
00:38:36c'était un peu les mêmes
00:38:37moi ce que je remarque
00:38:38dans la posture du président
00:38:39de la République
00:38:40c'est qu'il s'intéresse surtout
00:38:42d'abord à son propre destin
00:38:44c'est-à-dire qu'en renvoyant
00:38:45quasi dos à dos
00:38:46ce qu'il appelle
00:38:47l'extrême gauche
00:38:47et l'extrême droite
00:38:48l'extrême droite
00:38:49si j'ai bien compris
00:38:50les spécialistes
00:38:50c'est 3000 membres
00:38:51en tout et pour tout
00:38:52en France
00:38:52les bonnes années
00:38:53donc l'extrême droite
00:38:54c'est absolument résiduel
00:38:55et donc il renvoie
00:38:57dos à dos
00:38:57et c'est pour essayer
00:38:58de promouvoir à nouveau
00:38:59cet extrême centre
00:39:01dont il serait l'émanation
00:39:02or ce centrisme là
00:39:04ce centrisme mou
00:39:05ce centrisme évanescent
00:39:06cette sociale démocratie
00:39:07qui s'effondre
00:39:08est précisément
00:39:09la matrice
00:39:10de toute cette crise
00:39:11de la démocratie
00:39:11de cette crise sociale
00:39:12de cette crise
00:39:13de la civilisation
00:39:14qu'il ne veut pas voir
00:39:15et donc moi
00:39:15je mets en garde
00:39:16contre ce piège
00:39:17encore une fois
00:39:17qui voudrait faire croire
00:39:19à travers cette tenaille
00:39:19identitaire
00:39:20dont il a imposé
00:39:22le concept
00:39:23qu'on pourrait mettre
00:39:24dos à dos
00:39:25les djihadistes
00:39:26d'un côté
00:39:26parce que ça revient
00:39:27un petit peu à ça
00:39:27et les patriotes français
00:39:29de l'autre
00:39:29on voit bien
00:39:30l'aberration
00:39:30qu'il y a là-dedans
00:39:31et donc il faut vraiment
00:39:32que les français
00:39:33prennent garde
00:39:34à ne plus tomber
00:39:35dans ces gros pièges
00:39:37ces gros sabots idéologiques
00:39:38et justement
00:39:39vous parliez
00:39:39de renvoyer systématiquement
00:39:41dos à dos
00:39:41les deux côtés
00:39:42on va écouter
00:39:43ce que disait
00:39:43Jean-Noël Barrault
00:39:44le ministre des affaires étrangères
00:39:45il était interrogé
00:39:46sur Quentin
00:39:48précisément
00:39:48écoutez sa réponse
00:39:49j'ai été profondément choqué
00:39:51comme tous les français
00:39:52par les images
00:39:53qui sont revenus de Lyon
00:39:54par l'explosion de violences
00:39:58à laquelle nous avons assisté
00:39:59par l'irresponsabilité
00:40:01de certaines forces politiques
00:40:02en l'occurrence
00:40:03à l'extrême gauche
00:40:04mais l'extrême droite
00:40:06n'est pas étrangère
00:40:07un certain nombre
00:40:08de violences politiques
00:40:09qui ont endeuillé
00:40:09notre pays par le passé
00:40:10qui par leur ambiguïté
00:40:13par leur absence de clarté
00:40:15créent un terreau propice
00:40:17à d'autres propos
00:40:19et au passage à l'acte
00:40:21Alors Jonathan
00:40:21là on va réagir
00:40:22à Jean-Noël Barrault
00:40:23mais depuis la mort de Quentin
00:40:26systématiquement
00:40:27quand un membre du gouvernement
00:40:28est interrogé
00:40:29ou quelqu'un d'ensemble
00:40:30pour la République
00:40:31sur un fait précis
00:40:32sur la mort d'un jeune homme
00:40:33qui a 23 ans
00:40:33on répond extrême droite
00:40:34les deux seuls
00:40:35qui ne l'ont pas fait
00:40:36c'était Sébastien Lecornu
00:40:37et Gérald Darmanin
00:40:37à l'Assemblée
00:40:38la semaine dernière
00:40:39pour le coup
00:40:39qui ont été très clairs
00:40:40mais les autres
00:40:40c'est tout pareil
00:40:41ils sont très embêtés
00:40:42on sent une fébrilité palpable
00:40:45je ne suis absolument pas
00:40:47l'avocat de M. Bardella
00:40:49mais M. Bardella
00:40:50est très clairement
00:40:51appelé les membres
00:40:52de son parti
00:40:53le cadre du RN
00:40:54à ne pas participer
00:40:55à la marche
00:40:56donc les propos
00:40:57de M. Barrault
00:40:58sont faux
00:40:59déjà en la matière
00:41:00là où il y a aussi
00:41:02une question
00:41:02qui est embêtante
00:41:04et ça n'est absolument
00:41:05pas propre
00:41:05à la Macronie
00:41:07et je ne vais pas
00:41:08vous casser le moral
00:41:09mais il y a une exception française
00:41:11qui fait que
00:41:11nous avons
00:41:12depuis la terreur
00:41:13de 1793
00:41:14toujours eu
00:41:15avec des guillemets
00:41:16un parti révolutionnaire
00:41:17c'est une exception mondiale
00:41:18on a de la chance
00:41:20il se trouve
00:41:21qu'aujourd'hui
00:41:21ce parti révolutionnaire
00:41:24c'est LFI
00:41:24la filiation répétée
00:41:26en plus de Jean-Luc Mélenchon
00:41:28avec Robespierre
00:41:29etc.
00:41:29n'est un mystère
00:41:30pour personne
00:41:31et tant qu'il y aura
00:41:33cette tradition politique française
00:41:35nous aurons
00:41:36ces problèmes
00:41:37venus
00:41:38de la gauche
00:41:39de l'extrême gauche
00:41:40puisque
00:41:40c'est le conseil d'état
00:41:42qui nous a dit
00:41:42que LFI
00:41:43était d'extrême gauche
00:41:44pour terminer
00:41:45je vous rappelle
00:41:46ces informations
00:41:47après la réunion
00:41:48qui s'est tenue
00:41:48à l'Elysée
00:41:49le parquet de Paris
00:41:50a été saisi
00:41:50il y a deux jours
00:41:51nous précisons
00:41:52d'un dossier de reconstitution
00:41:53de l'île dissoute
00:41:54de la jeune garde
00:41:55nos services de renseignement
00:41:57surveillent des velléités
00:41:58de reconstitution
00:41:59sur cinq territoires
00:42:00au moins depuis
00:42:01quelques temps
00:42:02on rappelle que le président
00:42:03a aussi demandé
00:42:04de dissoudre
00:42:05cinq émanations locales
00:42:07de la jeune garde
00:42:08lors de cette réunion
00:42:09on s'est posé aussi
00:42:11la question des parlementaires
00:42:12et des permanences
00:42:13qui sont menacées
00:42:14puisque selon une source
00:42:15depuis le décès de Quentin
00:42:17ce sont 22 permanences
00:42:18parlementaires
00:42:19de la France insoumise
00:42:20qui ont été dégradées
00:42:21voilà pour le point complet
00:42:22de ce qu'on pouvait dire
00:42:23on marque une pause
00:42:24et on se retrouve
00:42:24avec mes invités
00:42:26cette fois on évoquera
00:42:26la loi fin de vie
00:42:28ou la loi aide active
00:42:29à mourir
00:42:29restez avec nous
00:42:36de retour pour la deuxième heure
00:42:38de midi news
00:42:38on va débattre dans un instant
00:42:40de cette loi
00:42:41pour l'aide active
00:42:42à mourir
00:42:42mais d'abord
00:42:43c'est l'heure de l'éphémérite
00:42:44d'Alessandra Martinez
00:42:51Chers amis, bonjour
00:42:52le prénom modeste
00:42:54qui est à l'honneur
00:42:55du calendrier aujourd'hui
00:42:56n'est pas des plus simples
00:42:58à porter
00:42:58en effet difficile
00:42:59de s'appeler ainsi
00:43:00quand on a une petite tendance
00:43:02à la vanité
00:43:03ou à l'orgueil
00:43:03il faut cependant savoir
00:43:05que l'étymologie
00:43:06de modeste
00:43:07signifie en réalité
00:43:08calme ou mesurée
00:43:10sa modeste
00:43:12porte bien son prénom
00:43:13l'histoire en effet
00:43:14n'a quasiment rien
00:43:16retenu de lui
00:43:16il est élu
00:43:18évêque de Trèves
00:43:19dans l'actuelle
00:43:19Allemagne
00:43:20vers 486
00:43:22et il serait mort
00:43:23trois ans plus tard
00:43:24d'autres sources
00:43:25disent qu'il serait mort
00:43:26en 480
00:43:28retenons qu'il a vécu
00:43:29au temps de Clovis
00:43:30avant sa conversion
00:43:31à une époque
00:43:33encore très difficile
00:43:34pour les chrétiens
00:43:34de la Gaule romaine
00:43:35ces reliques
00:43:37sont vénérées
00:43:37dans l'église
00:43:38saint Matthias
00:43:39de Trèves
00:43:40et voici pour finir
00:43:41un extrait
00:43:42de l'évangile
00:43:43selon saint Matthieu
00:43:44qui est lu
00:43:45à la messe
00:43:45aujourd'hui
00:43:46c'est Jésus
00:43:47qui parle
00:43:48si vous pardonnez
00:43:50aux hommes
00:43:50leur faute
00:43:51votre père céleste
00:43:53vous pardonnera aussi
00:43:54c'est tout
00:43:55pour aujourd'hui
00:43:56à demain
00:43:57chers amis
00:43:58ciao
00:44:01voilà pour l'éphéméride
00:44:03on passe maintenant
00:44:03au journal de Somaya
00:44:05Labidi
00:44:05rebonjour Somaya
00:44:06rebonjour Elodie
00:44:07et bonjour à tous
00:44:08direction la métropole
00:44:09de Lyon
00:44:10pour commencer ce journal
00:44:11où une cellule
00:44:13d'écoute et d'accompagnement
00:44:14psychologique
00:44:14a été mise en place
00:44:15depuis ce matin
00:44:16au sein du lycée
00:44:17Mille-Béjouy-Debron
00:44:18après l'agression
00:44:19couteau hier après-midi
00:44:20d'un élève de 15 ans
00:44:21l'adolescent a été pris en charge
00:44:23pour une blessure grave
00:44:24au niveau de l'aisselle
00:44:25l'auteur lui
00:44:26est toujours en fuite
00:44:27François Tiskevitch
00:44:29la présence policière
00:44:30est renforcée
00:44:31ce mardi matin
00:44:32aux abords du lycée
00:44:33de l'automobile
00:44:34et Mille-Béjouy
00:44:35la veille
00:44:36en pleine après-midi
00:44:37un lycéen de 15 ans
00:44:39a été grièvement blessé
00:44:40au niveau de l'aisselle
00:44:41par une arme blanche
00:44:42à proximité
00:44:43de cet établissement
00:44:45un témoin raconte
00:44:46moi j'étais loin
00:44:48j'ai pas exactement tout vu
00:44:49mais j'ai vu
00:44:50qu'il s'est un peu
00:44:51fait un coup de tête
00:44:52et après
00:44:53le mec a conseillé
00:44:54de mettre
00:44:55des coureurs vers du couteau
00:44:56avec le manche
00:44:57après il a planté
00:44:58trois fois
00:44:59des coureurs
00:44:59et des coureurs
00:44:59la victime a été transportée
00:45:01à l'hôpital
00:45:02en urgence absolue
00:45:03vers 15h30
00:45:04l'agresseur
00:45:06lui
00:45:06a pris la fuite
00:45:08selon des sources policières
00:45:10un opinel numéro 10
00:45:11présentant des traces de sang
00:45:13a été découvert
00:45:14devant le lycée automobile
00:45:16un second couteau
00:45:17a par ailleurs été retrouvé
00:45:18sur la victime
00:45:19par les sapeurs-pompiers
00:45:20certains élèves sont inquiets
00:45:23c'est beaucoup de stress
00:45:24parce que c'est juste là
00:45:26j'ai envie de vous dire
00:45:26donc voilà
00:45:28en dehors du lycée
00:45:29c'est dangereux
00:45:30surtout dans le secteur
00:45:31où on est
00:45:32on fait avec
00:45:33on est obligé
00:45:34de toute façon
00:45:34c'est pas arrivé
00:45:35au temps grave
00:45:36mais on fait avec
00:45:37un signalement a été fait
00:45:39pour retrouver l'agresseur
00:45:41âgé de 16 ou 17 ans
00:45:42le parquet de Lyon
00:45:44a ouvert une enquête
00:45:45pour tentative de meurtre
00:45:48à la une également
00:45:49l'état au chevet des sinistrés
00:45:51réunion de la première
00:45:52commission interministérielle
00:45:54catastrophe naturelle
00:45:55avec deux semaines d'avance
00:45:56afin d'étudier
00:45:58les premiers dossiers
00:45:58des communes
00:45:59situées le long des fleuves
00:46:00et des rivières
00:46:01concernées par les crues historiques
00:46:02une décision qui fait suite
00:46:04au lancement annoncé jeudi dernier
00:46:05des procédures de reconnaissance
00:46:07de l'état de catastrophe naturelle
00:46:10l'actualité de ce mardi
00:46:11c'est aussi l'entrée en vigueur
00:46:13des droits de douane mondiaux
00:46:14de 10%
00:46:15instauré par les Etats-Unis
00:46:16en remplacement
00:46:17de ceux annulés
00:46:18par la justice américaine
00:46:20de nouvelles taxes
00:46:21qui s'appliquent
00:46:22sur toutes les importations
00:46:23américaines
00:46:23pendant une durée
00:46:24de 150 jours
00:46:25et qui ne se substituent pas
00:46:27aux droits de douane sectoriales
00:46:28qui eux n'ont pas été supprimés
00:46:29par la Cour suprême américaine
00:46:32on poursuit ce journal
00:46:33avec Téhéran
00:46:34qui lance un avertissement
00:46:35à la jeunesse
00:46:36les étudiants iraniens
00:46:37ont le droit de manifester
00:46:39mais ne doivent pas
00:46:40franchir des lignes rouges
00:46:41même au plus fort de la colère
00:46:42a mis en garde
00:46:43le gouvernement
00:46:44dans sa première réaction
00:46:45depuis la reprise samedi
00:46:47d'un mouvement
00:46:47de contestation
00:46:48dans certaines universités
00:46:50du pays
00:46:51et puis on termine
00:46:53avec cette journée
00:46:53de commémoration
00:46:54en Ukraine
00:46:554 ans déjà
00:46:56que la guerre fait rage
00:46:57depuis l'invasion russe
00:46:58et Vladimir Zelensky
00:46:59en a profité
00:47:00pour demander
00:47:01l'adhésion
00:47:01au plus vite de Kiev
00:47:02au sein de l'Union Européenne
00:47:04écoutez
00:47:08il est important
00:47:09pour nous
00:47:10d'avoir une date claire
00:47:11de notre accession
00:47:12à l'Union Européenne
00:47:12c'est très important
00:47:19dans le cadre
00:47:20du processus diplomatique
00:47:21en cours
00:47:21de tous les efforts diplomatiques
00:47:23pour mettre fin
00:47:23à la guerre
00:47:24ce n'est pas un simple souhait
00:47:25c'est une compréhension claire
00:47:27de la façon
00:47:28dont Poutine agira
00:47:35S'il n'y a pas de date
00:47:36s'il n'y a pas une telle garantie
00:47:37il trouvera le moyen
00:47:38de bloquer l'adhésion
00:47:39de l'Ukraine
00:47:40pour des décennies
00:47:41en vous divisant
00:47:42en divisant l'Europe
00:47:43nous devons nous protéger
00:47:44de cela
00:47:49Voilà ce que vous pouvez dire
00:47:50de l'actualité
00:47:50à 14h Elodie
00:47:51Merci beaucoup
00:47:52Somaya Labidi
00:47:53on passe à la chronique éco
00:47:58Votre programme
00:47:59vous est présenté
00:48:00par les portes blindées
00:48:01Picard Serrure
00:48:04Bonjour Bernice Deville-Fleurio
00:48:05Bonjour Elodie
00:48:06On va parler avec vous
00:48:07maintenant de la guerre
00:48:07en Ukraine
00:48:08on le disait
00:48:08cela fait 4 ans
00:48:09qu'elle a commencé
00:48:09et il faut rappeler
00:48:10qu'en France
00:48:11son impact économique
00:48:12s'est vu d'abord
00:48:13dans le budget des ménages
00:48:14Et oui
00:48:14le premier choc
00:48:15ça a été sur l'énergie
00:48:17alors le gaz
00:48:18l'électricité
00:48:19le carburant
00:48:20ça a coûté cher
00:48:20de se loger
00:48:21ça a coûté cher
00:48:22de se déplacer
00:48:23en 2022
00:48:24la facture énergétique
00:48:26moyenne d'un ménage
00:48:27a été de 3 552 euros
00:48:30ça comprend donc
00:48:31le logement
00:48:31et le carburant
00:48:32ce choc là
00:48:33a donc tiré les prix
00:48:34vers le haut
00:48:35partout
00:48:36il faut le dire
00:48:37pour éviter
00:48:38l'explosion
00:48:38des factures
00:48:39le gouvernement
00:48:40rappelez-vous
00:48:40a mis en place
00:48:41un bouclier tarifaire
00:48:43sur le gaz
00:48:44et sur l'électricité
00:48:45le but
00:48:46vraiment
00:48:47le gouvernement
00:48:47a mis de sa poche
00:48:48pour limiter l'inflation
00:48:50sur l'énergie
00:48:50pour pas que les ménages
00:48:51aient des factures
00:48:52dramatiques
00:48:53à payer
00:48:53mais il n'y a pas
00:48:55de magie
00:48:55quand l'état
00:48:56paye une partie
00:48:57de la facture
00:48:58et bien ça fait gonfler
00:48:59la dette
00:48:59donc ça va
00:49:00très certainement
00:49:01très probablement
00:49:02se répercuter
00:49:03sur nos impôts
00:49:04il y a eu aussi
00:49:05d'autres impacts
00:49:06notamment dans notre caddie
00:49:07et sur certaines matières premières
00:49:09oui parce qu'avec la guerre
00:49:10il y a eu des ruptures
00:49:11d'approvisionnement
00:49:13rappelez-vous
00:49:13il y a eu le blé
00:49:14il y a eu l'huile
00:49:15de tournesol
00:49:16donc forcément
00:49:18quand il y a rupture
00:49:18il y a moins d'offres
00:49:20et donc les prix augmentent
00:49:21là encore
00:49:22ça s'est répercuté
00:49:23dans notre caddie
00:49:24il y avait les matières
00:49:26premières aussi
00:49:27qui ont été impactées
00:49:28il y avait l'acier
00:49:29par exemple
00:49:29le bois
00:49:30là encore
00:49:31moins d'offres
00:49:32ruptures d'approvisionnement
00:49:33donc le coût a été
00:49:34augmenté
00:49:35pour les entreprises
00:49:36qui l'ont répercuté
00:49:37sur le prix final
00:49:38c'est-à-dire pour les ménages
00:49:40par exemple
00:49:40sur les chantiers
00:49:41on a vu des prix augmenter
00:49:43également en 2022
00:49:44alors justement
00:49:45quatre ans après
00:49:45si on fait une sorte de bilan
00:49:47comment les prix ont évolué
00:49:48alors en 2022
00:49:49l'inflation a été forte
00:49:51les prix ont nettement augmenté
00:49:53d'un coup
00:49:54alors il y a eu
00:49:55la guerre en Ukraine
00:49:56notamment
00:49:56mais il y a aussi
00:49:57d'autres facteurs
00:49:58qui entraînent l'inflation
00:50:00alors attention
00:50:00quand je dis l'inflation
00:50:02les prix ont augmenté
00:50:03là l'inflation
00:50:04elle s'est stabilisée
00:50:05ça ne veut pas dire
00:50:06que les prix ont baissé
00:50:07l'inflation calcule
00:50:09la vitesse
00:50:10à laquelle les prix augmentent
00:50:11donc là en fait
00:50:12les prix augmentent
00:50:14moins vite
00:50:15c'est ça quand l'inflation
00:50:16se stabilise
00:50:17quand on fait le cumul
00:50:18sur quatre ans
00:50:19donc depuis 2022
00:50:20de 2022 à 2025
00:50:22sur ces quatre années
00:50:23on constate que
00:50:24les prix à la consommation
00:50:25ont augmenté
00:50:26de 14%
00:50:27donc grosso modo
00:50:28si vous avez un panier
00:50:29qui coûtait 100 euros
00:50:31en 2022
00:50:31et bien en 2025
00:50:33fin 2025
00:50:33il coûtait 114 euros
00:50:35et il y a eu aussi
00:50:36un contre-coût
00:50:37c'est le crédit
00:50:37et oui
00:50:38Elodie
00:50:39en fait pour freiner
00:50:40l'inflation
00:50:41les taux ont été relevés
00:50:43et ça s'est clairement vu
00:50:44sur les crédits
00:50:45je vous prends l'exemple
00:50:46des crédits immobiliers
00:50:47alors les crédits immobiliers
00:50:48en janvier 2022
00:50:50ils étaient autour de 1%
00:50:51et ils sont passés
00:50:53en janvier 2024
00:50:54à plus de 4%
00:50:56donc c'est une augmentation
00:50:58très rapide
00:50:59beaucoup de français
00:50:59se sont retrouvés bloqués
00:51:01dans leurs projets immobiliers
00:51:02et ça a vraiment entraîné
00:51:04une crise immobilière
00:51:05donc le bilan
00:51:06c'est simple
00:51:07le choc
00:51:08s'est calmé
00:51:09depuis 2022
00:51:10mais la hausse des prix
00:51:11elle est toujours là
00:51:12merci beaucoup Bérénice
00:51:14c'était la chronique éco
00:51:17Votre programme
00:51:18vous a été présenté
00:51:20par les portes blindées
00:51:21Picard Serrure
00:51:24On va reprendre le fil
00:51:25de nos débats
00:51:26et on accueille en plateau
00:51:27Marie de Henzel
00:51:28bonjour
00:51:28et merci d'être avec nous
00:51:30vous êtes psychologue
00:51:30et auteur justement
00:51:32d'un ouvrage
00:51:32qui va bientôt sortir
00:51:33La mort sereine
00:51:34chez Plon
00:51:35dans un instant
00:51:35on va parler des débats
00:51:36à l'Assemblée
00:51:37mais je voudrais avant
00:51:38qu'on dise un mot
00:51:39justement de votre livre
00:51:40avec vous
00:51:40parce que vous traitez
00:51:41de certains aspects
00:51:42qui sont un peu absents
00:51:44et dont personne ne parle
00:51:45finalement dans le débat actuel
00:51:46Alors ça fait 15 ans
00:51:49au moins que j'écoute
00:51:50des personnes de 80 à 100 ans
00:51:52dans des résidences-services
00:51:54et nous abordons
00:51:55la question de la mort
00:51:56et ce que j'ai découvert
00:51:58c'est que ces personnes
00:51:59veulent toutes
00:52:01pouvoir s'éteindre doucement
00:52:04comme une petite bougie
00:52:06sans souffrir bien sûr
00:52:08sans être forcées
00:52:09à s'alimenter
00:52:10en étant accompagnées
00:52:11et c'est ce qu'elles appellent
00:52:12mourir dans la dignité
00:52:14J'aborde dans ce petit livre
00:52:15quelque chose
00:52:16dont personne ne parle
00:52:17qui est cette décision
00:52:20ce choix
00:52:21de mourir
00:52:23en cessant de s'alimenter
00:52:25et de s'hydrater
00:52:26ce que les scientifiques
00:52:27appellent
00:52:27l'interruption volontaire
00:52:29d'alimentation
00:52:30et d'hydratation
00:52:30ce que moi j'appelle
00:52:32d'une façon plus poétique
00:52:33mourir à l'indienne
00:52:34parce qu'en Inde
00:52:35il y a toute une région
00:52:36qui meurt comme ça
00:52:37ou mourir à l'ancienne
00:52:38parce que nos ancêtres
00:52:39mouraient comme ça
00:52:41ces personnes
00:52:42ne veulent absolument pas
00:52:44d'une injection létale
00:52:46elles ne veulent pas
00:52:47non plus souffrir
00:52:48bien sûr
00:52:49mais elles sentent
00:52:51à un moment donné
00:52:51alors là je parle
00:52:52de personnes
00:52:53très âgées
00:52:55qui ont le sentiment
00:52:56d'avoir fait leur vie
00:52:57qui consentent à mourir
00:52:59ce qui n'est pas un suicide
00:53:01elles se disent
00:53:01j'ai fait ma vie
00:53:02voilà c'est bien
00:53:04je ne souffre pas
00:53:05parce que tout le monde
00:53:06ne souffre pas
00:53:07parce que bien sûr
00:53:08la condition
00:53:08c'est qu'on ne souffre pas
00:53:09c'est qu'on ne soit pas atteint
00:53:10d'une pathologie
00:53:11mais si on n'est pas atteint
00:53:12d'une pathologie
00:53:13que l'on est serein
00:53:14que l'on se dit
00:53:15j'ai fait ma vie
00:53:16et bien ces personnes
00:53:18choisissent
00:53:19tout simplement
00:53:20de cesser de s'alimenter
00:53:21alors on me dit
00:53:22les gens de l'ADMD
00:53:24me disent
00:53:24mais Marie de Hensel
00:53:25vous vous rendez compte
00:53:26vous préconisez
00:53:26de mourir de faim et de soif
00:53:28et la faim et la soif
00:53:29ce sont des sensations
00:53:31or ces personnes
00:53:32n'ont pas ces sensations
00:53:33et j'ai dans mon livre
00:53:35deux médecins gériatres
00:53:37qui interviennent
00:53:38le docteur Gomas
00:53:39et le docteur Pradine
00:53:41qui me confirment
00:53:42que pour ces personnes
00:53:44donc tout à fait
00:53:45à la fin de la vie
00:53:46dans le cerveau
00:53:47il y a quelque chose
00:53:48qui chez nous
00:53:49s'active
00:53:50qui fait qu'on a faim
00:53:51et soif
00:53:51c'est pour ça
00:53:52que les gens
00:53:52qui font la grève
00:53:53de la faim
00:53:53souffrent
00:53:54mais chez ces personnes
00:53:55ça s'arrête
00:53:57et tout d'un coup
00:53:57les personnes
00:53:58n'ont plus faim
00:53:59et plus soif
00:54:00et elles disent
00:54:01ne me forcez pas
00:54:02or c'est très difficile
00:54:03les soignants
00:54:04tout le monde
00:54:05pousse les gens
00:54:06à s'alimenter
00:54:07parce que c'est
00:54:08les personnes
00:54:09demandent à ce qu'on
00:54:09respecte ça
00:54:10elles veulent
00:54:11alors glisser
00:54:12ça prend plus ou moins
00:54:13de temps
00:54:14selon qu'elles continuent
00:54:15à s'hydrater un petit peu
00:54:16mais elles veulent glisser
00:54:18doucement
00:54:18comme une petite bougie
00:54:20qui s'éteint
00:54:20et c'est ce que j'appelle
00:54:22le consentement à mourir
00:54:23et elles demandent
00:54:25à ce qu'on respecte cela
00:54:26et justement
00:54:27on va continuer à parler
00:54:27de ce débat
00:54:28puisque le vote solennel
00:54:29sur les soins palliatifs
00:54:31et l'aide active à mourir
00:54:32devait se tenir
00:54:33aujourd'hui
00:54:33les députés ne sont pas
00:54:34encore au bout du texte
00:54:35donc c'est repoussé
00:54:36à deux mains
00:54:36en revanche
00:54:37il y a un certain nombre
00:54:38de députés
00:54:38qui ont publié une tribune
00:54:40dans les colonnes
00:54:40du Figaro
00:54:41ils alertent selon eux
00:54:42sur les dangers
00:54:43de cette loi
00:54:44les précisions
00:54:44de Vincent Fernandez
00:54:46Ils sont 42 députés
00:54:48allant du parti socialiste
00:54:49à la droite républicaine
00:54:50à signer cette tribune
00:54:52par ce texte
00:54:53ils souhaitent alerter
00:54:54leurs collègues
00:54:54sur la proposition de loi
00:54:56sur la fin de vie
00:54:57qu'ils estiment
00:54:58loin de son objectif initial
00:55:00Le texte soumis à notre vote
00:55:02ne correspond en aucun cas
00:55:03à ce qui avait été
00:55:04initialement présenté
00:55:05comme un dispositif
00:55:06strictement encadré
00:55:07limité aux situations
00:55:09exceptionnelles
00:55:10de toute fin de vie
00:55:11Il s'agit d'un choix
00:55:13de société
00:55:13qui engage durablement
00:55:15notre droit
00:55:15notre conception du soin
00:55:17et la protection
00:55:18due aux plus fragiles
00:55:19Selon les signataires
00:55:21les garanties
00:55:22de ce texte
00:55:22ne sont pas suffisantes
00:55:23et pourraient provoquer
00:55:24des dérives
00:55:25Ce n'est pas une loi
00:55:26de fin de vie
00:55:27mais une loi
00:55:27qui banalise
00:55:28la mort provoquée
00:55:29L'intitulé
00:55:30et la communication
00:55:31gouvernementale
00:55:32ont installé
00:55:32une confusion
00:55:33Cette loi
00:55:34ne concerne pas
00:55:35uniquement les personnes
00:55:35aux derniers jours
00:55:36de leur existence
00:55:37Les critères retenus
00:55:38ne se limitent pas
00:55:39aux situations terminales
00:55:41Pour les députés
00:55:42la loi pourra s'appliquer
00:55:43à des maladies chroniques
00:55:44Il ne s'agit donc pas
00:55:46seulement d'un ultime geste
00:55:47face à l'irréversible immédiat
00:55:49Les députés
00:55:50dénoncent des critères
00:55:51trop flous et subjectifs
00:55:52pour qualifier une affection
00:55:53suffisamment avancée
00:55:54Enfin
00:55:55Ils regrettent également
00:55:57le fait que la décision finale
00:55:58n'appartiendra dès lors
00:56:00qu'à un seul médecin
00:56:02Joseph Sounell
00:56:03Pendant la durée de ces débats
00:56:04on a vu aussi la complexité
00:56:05de devoir légiférer
00:56:06sur un tel sujet
00:56:07Sur les soins palliatifs
00:56:09évidemment que tout le monde
00:56:10veut plus de moyens
00:56:10pour les soins palliatifs
00:56:11Sur la fin de vie
00:56:12on voit à quel point
00:56:13c'est compliqué
00:56:14de légiférer
00:56:15sur un sujet aussi intime
00:56:16et de faire de la politique
00:56:18quelque part
00:56:19autour de ça
00:56:19A la fois
00:56:20ça paraît complexe
00:56:21mais c'est relativement simple
00:56:22Est-ce qu'on est pour ou contre
00:56:24la fin de vie naturelle
00:56:27apaisée
00:56:27sans souffrance
00:56:28Si c'est oui
00:56:29ça s'appelle
00:56:30les siens palliatifs
00:56:31Je note que la première loi
00:56:32Léonetti
00:56:33ça fait plus de 20 ans
00:56:34qu'elle a été votée
00:56:35La deuxième loi Léonetti
00:56:36c'est Léonetti
00:56:37ça fait 10 ans
00:56:39C'est-à-dire qu'on applique
00:56:40Tous ceux qui ont eu l'occasion
00:56:41voire la chance
00:56:42d'accompagner des mourants
00:56:43dans par exemple
00:56:45la maison Jeanne Garnier
00:56:46Il y a une humanité
00:56:48vis-à-vis du mourant
00:56:50Il y a des soins
00:56:51qui sont là
00:56:52pour éviter la souffrance
00:56:53pour éradiquer la souffrance
00:56:55Fussent même
00:56:56qu'en donnant ces soins
00:56:57on accédère à la fin de vie
00:56:58mais ça c'est pas un sujet
00:57:00et une humanité
00:57:01vis-à-vis des familles
00:57:02de tout l'entourage
00:57:04Alors soit on fait
00:57:05ce choix de civilisation
00:57:06soit on fait un choix
00:57:08vers la mort
00:57:09vers la facilité
00:57:09choix d'ailleurs
00:57:10qui refuse
00:57:11la quasi-totalité
00:57:12du personnel soignant
00:57:13qui nous disent
00:57:14mais je suis là
00:57:14pour accompagner la vie
00:57:16pour arrêter la souffrance
00:57:18pour soigner
00:57:19peut-être accompagner
00:57:20vers la fin de vie
00:57:21mais certainement pas
00:57:22pour donner la mort
00:57:23C'est pour ça
00:57:23que c'est relativement simple
00:57:24comme choix
00:57:25C'est un vrai choix
00:57:25non pas de société
00:57:26mais de civilisation
00:57:27Et c'est vrai qu'on voit aussi
00:57:28Sabrina Medgeber
00:57:29tout au long du débat
00:57:30un certain nombre de verrous
00:57:31qui ont pu sauter
00:57:32un certain nombre
00:57:33de craintes aussi
00:57:34de députés
00:57:35qui expliquent
00:57:36que certains sont plutôt
00:57:37presque pour le texte actuel
00:57:39mais craignent que ce texte actuel
00:57:41en fait ouvre la voie
00:57:42à d'autres textes
00:57:43à d'autres possibilités
00:57:44d'élargir un petit peu
00:57:45les critères
00:57:46C'est aussi important
00:57:46de comprendre
00:57:47que ce qu'on est en train
00:57:48de faire aujourd'hui
00:57:49peut avoir des répercussions
00:57:50différentes demain
00:57:51Oui en effet
00:57:53c'est ouvrir une boîte
00:57:54de Pandore
00:57:55à l'eugénisme
00:57:56finalement
00:57:57c'est-à-dire
00:57:57à la sélection
00:57:58de ceux que l'on veut
00:57:59bien garder
00:58:00auprès de nous
00:58:01ceux que l'on estime
00:58:02être les plus performants
00:58:04sur le plan social
00:58:05sur le plan économique
00:58:06écarter
00:58:07toutes les vulnérabilités
00:58:09sociales
00:58:09les personnes handicapées
00:58:10les personnes malades
00:58:11les personnes vieillissantes
00:58:13Oui alors il y a
00:58:13quand même des critères
00:58:14on rappelle que toutes les personnes
00:58:15il y a peu de personnes handicapées
00:58:16qui sont véritablement éligibles
00:58:17à la loi fin de vie
00:58:18Mais d'après ce que j'ai compris
00:58:20accorder une certaine
00:58:22agentivité
00:58:23au personnel soignant
00:58:24et notamment au médecin
00:58:25qui injectera
00:58:26la dose létale
00:58:27est complètement contraire
00:58:29pardon
00:58:29non seulement à l'éthique
00:58:30du personnel soignant
00:58:31mais également
00:58:32à toute une anthropologie
00:58:34l'anthropologie
00:58:35c'est la vie
00:58:36ça n'est absolument pas
00:58:37la mort
00:58:38et l'état
00:58:39thérapeutique
00:58:40en tout cas
00:58:40qui se veut thérapeutique
00:58:41et qui dans une pulsion de mort
00:58:43légifère
00:58:44métabolise la mort
00:58:45par un corps
00:58:46un texte
00:58:47législatif
00:58:48je trouve que c'est plus
00:58:49qu'une décivilisation
00:58:50c'est une rupture
00:58:51anthropologique
00:58:52donner la mort
00:58:53c'est le signe
00:58:54d'une tribalisation
00:58:55de la société
00:58:56c'est remettre en cause
00:58:5725 siècles
00:58:58du serment d'Hippocrate
00:59:00et comme
00:59:00alors à l'instar
00:59:01de vos propos
00:59:02madame
00:59:03le docteur
00:59:04pardon
00:59:04le professeur Juvin
00:59:06lui préconisait
00:59:07justement
00:59:07la dose morphinique
00:59:09qui amènera
00:59:10en toute conscience
00:59:11sans interférence
00:59:13sans obligation
00:59:14une mort
00:59:15lente
00:59:16et désirée
00:59:17comme telle
00:59:18Marie-Anne de Henzel
00:59:19c'est vrai que j'évoquais
00:59:20à l'instant
00:59:20un certain nombre de verrous
00:59:21qui ont sauté
00:59:21pendant le débat
00:59:23parlementaire
00:59:23et vous ce sont vos sujets
00:59:24vous travaillez depuis longtemps
00:59:26là-dessus
00:59:26et je sais que ça vous a aussi
00:59:27interpellé
00:59:28qu'on ait fait sauter
00:59:29petit à petit
00:59:29un certain nombre de verrous
00:59:31j'ai interpellé
00:59:32le premier ministre
00:59:33Sébastien Lecornu
00:59:34lundi dernier
00:59:35dans Ouest France
00:59:36et je me demande
00:59:38ce qu'il fait
00:59:38est-ce qu'il dort
00:59:39le premier ministre
00:59:40quand même
00:59:42pourquoi il ne prend pas
00:59:43pourquoi il n'oblige pas
00:59:44sa ministre de la santé
00:59:46Stéphanie Riste
00:59:46au moins avoir la décence
00:59:49de s'abstenir
00:59:50mais elle soutient
00:59:51un texte
00:59:53qui a fait sauter
00:59:53tous les verrous protecteurs
00:59:55des plus vulnérables
00:59:56et si on peut les citer
00:59:59je vous en prie bien sûr
01:00:02le délit d'entrave
01:00:03c'est-à-dire que
01:00:04regardez
01:00:05dans une résidence
01:00:06pour personnes âgées
01:00:07où moi je travaille
01:00:08avec les directeurs
01:00:11qui régulièrement
01:00:12font face
01:00:13aux idées suicidaires
01:00:14des personnes âgées
01:00:15parce que
01:00:15les personnes âgées
01:00:17ils pensent au suicide
01:00:18mais on sait
01:00:19qu'il y a
01:00:19une ambivalence
01:00:21le matin on a envie
01:00:22de se suicider
01:00:22le soir on a envie de vivre
01:00:24c'est comme ça
01:00:25donc ils soutiennent
01:00:26ces personnes
01:00:26ils les raccrochent à la vie
01:00:27demain avec le délit d'entrave
01:00:29ils seront passibles
01:00:30de prison
01:00:31et d'amende
01:00:32le délit d'incitation
01:00:34que j'avais demandé
01:00:35moi au Parlement
01:00:36et qui avait été
01:00:37proposé par plusieurs
01:00:40députés
01:00:40dont un député socialiste
01:00:42Dominique Potier
01:00:43a été refusé
01:00:44c'est-à-dire que
01:00:45une famille
01:00:47qui viendra
01:00:47pousser
01:00:48une personne très âgée
01:00:49qu'elle a quasiment
01:00:51abandonnée dans un EHPAD
01:00:52au fond
01:00:53à avoir l'élégance
01:00:54de quitter ce monde
01:00:55et bien
01:00:56cette famille
01:00:58ne sera pas punie
01:00:59donc
01:01:00la présence
01:01:01d'une personne neutre
01:01:03pour garantir
01:01:04justement
01:01:04qu'il n'y ait pas
01:01:05de pression
01:01:07amendement supprimé
01:01:08c'est
01:01:09la souffrance
01:01:10psychologique
01:01:11seule
01:01:13qui a été
01:01:15prise
01:01:15c'est-à-dire
01:01:16qu'on voit bien
01:01:17que
01:01:18vous n'êtes pas obligé
01:01:19d'être en fin de vie
01:01:19comme vous l'avez dit
01:01:20on n'est pas du tout obligé
01:01:21d'être
01:01:22mais une personne
01:01:23même un jeune
01:01:25profondément déprimé
01:01:27avec une envie
01:01:28de se suicider
01:01:29qu'est-ce qui empêchera
01:01:30effectivement
01:01:31de lui donner la mort
01:01:32on voit que
01:01:33les
01:01:34c'est
01:01:35alors j'en ai cité
01:01:37quatre
01:01:37mais c'est
01:01:38je veux dire
01:01:39tous les verrous
01:01:40ont sauté
01:01:42et puis vous avez parlé
01:01:43de la famille
01:01:44je termine juste
01:01:45sur le devoir
01:01:48de la ministre
01:01:49de la santé
01:01:50et bien
01:01:50c'est de mettre
01:01:51le paquet
01:01:52sur les soins
01:01:53il va être plus rapide
01:01:54d'obtenir la mort
01:01:56en 48 heures
01:01:56que d'un rendez-vous
01:01:57avec un cardiologue
01:01:59on a six mois
01:02:01de rendez-vous
01:02:01c'est ça son boulot
01:02:02à la ministre
01:02:03de la santé
01:02:03c'est pas de soutenir
01:02:05Yvan et Jonathan
01:02:06sur la pression
01:02:06vous l'avez dit
01:02:07il y a une pression économique
01:02:08vous avez cité
01:02:08les familles
01:02:09éventuellement
01:02:10mais les mutuelles
01:02:11quand vous êtes
01:02:12quand vous êtes
01:02:13vous appartenez
01:02:14à une mutuelle
01:02:15et que vous êtes
01:02:16en fin de vie
01:02:17vous coûtez cher
01:02:17on a vu déjà
01:02:19des mutuelles
01:02:19des grandes mutuelles
01:02:20qui faisaient de la publicité
01:02:22pour cette loi de mort
01:02:23la pression économique
01:02:24et qu'est-ce qui vous dit
01:02:25que demain
01:02:25ils n'iront pas
01:02:26dans les résidences-services
01:02:27pour faire la publicité
01:02:29du protocole de suicide
01:02:30Jonathan Sicsou
01:02:32ce qu'on voit aussi
01:02:33parfois
01:02:33ce sont des personnes âgées
01:02:34qui expliquent
01:02:35qu'elles se sentent
01:02:35comme un poids
01:02:36pour leur famille
01:02:37poids économique
01:02:38on vient d'en parler
01:02:38mais pas uniquement
01:02:39et effectivement
01:02:40ce qu'on craint
01:02:41c'est que des personnes
01:02:41finissent par dire
01:02:42que oui
01:02:42elles veulent avoir recours
01:02:43à cette loi
01:02:44non pas tant
01:02:45parce qu'elles en ont envie
01:02:46intérieurement
01:02:47parce qu'elles se disent
01:02:47qu'elles soulageront
01:02:48peut-être leur famille
01:02:49c'est la fameuse boîte
01:02:50de Pandore
01:02:50dont parlait Sabrina
01:02:52tout à l'heure
01:02:52il ne faut pas
01:02:53qu'il y ait
01:02:54cette possibilité-là
01:02:55dans les esprits
01:02:56vous parliez de verrou
01:02:57qui sautait à l'Assemblée
01:03:00il est un fait
01:03:00que tous les pays
01:03:01qui ont adopté
01:03:02ce type de loi
01:03:03connaissent
01:03:04des dérives
01:03:05épouvantables
01:03:06sans aucune exception
01:03:08ça commence à l'adolescence
01:03:10et après ça va
01:03:11tous les âges
01:03:12sont concernés
01:03:13et on voit
01:03:13que c'est vraiment
01:03:14une incitation
01:03:15au suicide
01:03:16clairement
01:03:17dans tous les pays
01:03:18qui ont adopté
01:03:19ce type de loi
01:03:19je suis effaré
01:03:21de voir que
01:03:22les soins palliatifs
01:03:23vous disiez
01:03:24que ça coûtait cher
01:03:24bah oui
01:03:24on investit
01:03:25j'ai été marqué
01:03:26par le fait
01:03:27qu'il y a quelques années
01:03:28il a été difficilement
01:03:31possible de faire voter
01:03:32un milliard
01:03:33sur 10 ans
01:03:34pour les soins palliatifs
01:03:35et ça m'a marqué
01:03:36quelques semaines plus tard
01:03:37on votait
01:03:381,4 milliard
01:03:39pour rendre
01:03:39la scène polluable
01:03:40immédiatement
01:03:41l'étalement
01:03:42sur 10 ans
01:03:42pour les soins palliatifs
01:03:43ça passait
01:03:45au second plan
01:03:47je rejoins parfaitement
01:03:48également
01:03:48ce qu'a dit Joseph
01:03:49concernant
01:03:50le travail admirable
01:03:51des personnels
01:03:52de ces centres
01:03:53de soins palliatifs
01:03:54que ce soit
01:03:55Jeanne Garnier
01:03:55ou d'autres
01:03:56parce qu'ils font en sorte
01:03:57que les derniers moments
01:03:59de l'existence
01:04:00d'un patient
01:04:02d'un malade
01:04:02d'un mourant
01:04:03se passent
01:04:03dans les conditions
01:04:04les meilleures
01:04:05qui soient
01:04:05et parce que
01:04:06quand il y a un mourant
01:04:08quand il y a quelqu'un
01:04:08qui est mort
01:04:09il y a aussi des proches
01:04:10il y a aussi une famille
01:04:11et ce personnel
01:04:12ce sont des anges gardiens
01:04:13pour les familles
01:04:15de la personne
01:04:16qui vient de mourir
01:04:17et c'est tout cela
01:04:18qu'il faudrait
01:04:19encourager
01:04:19et non pas effectivement
01:04:21cette tendance mortifère
01:04:22dans laquelle
01:04:23on veut nous précipiter
01:04:24Et c'est vrai qu'ils vont
01:04:25d'avoir ces deux textes
01:04:26en même temps
01:04:26qui à l'origine
01:04:27d'ailleurs on rappelle
01:04:27n'était qu'un seul texte
01:04:28c'est paradoxal de se dire
01:04:29on va mettre le paquet
01:04:30on va donner des moyens
01:04:31aux soins palliatifs
01:04:32mais en envisageant
01:04:33déjà une aide active
01:04:34à mourir
01:04:35comme si on savait
01:04:35que les moyens
01:04:36sur les soins palliatifs
01:04:37ne fonctionneraient pas
01:04:37parce qu'on pourrait se dire
01:04:38si on met vraiment
01:04:39le paquet sur les soins palliatifs
01:04:40qu'on en dote
01:04:41tous les départements
01:04:41avec suffisamment
01:04:42de soignants
01:04:42de matériel et d'argent
01:04:43peut-être qu'on n'aurait pas besoin
01:04:44du deuxième volet de la loi
01:04:45Oui mais les soins palliatifs
01:04:47coûtent cher en effet
01:04:48et ça a été suggéré
01:04:50effectivement
01:04:50un patient vulnérable
01:04:52un patient en fin de vie
01:04:54il est plus commode
01:04:55dans une société consumériste
01:04:56en tout cas dans une société
01:04:58qui a perdu de vue
01:04:59l'âme humaine
01:05:00il est plus commode
01:05:01en effet
01:05:01de culpabiliser
01:05:02voire même
01:05:04cette propre personne
01:05:05en disant
01:05:05qu'étant improductive
01:05:06elle-même
01:05:07il serait bien
01:05:08qu'elle ne subisse pas
01:05:10qu'elle ne soit pas
01:05:10à la charge des mutuelles
01:05:11en effet
01:05:12ou qu'elle ne soit pas
01:05:12à la charge des hôpitaux
01:05:13ou qu'elle ne soit pas
01:05:14à la charge de ces lits
01:05:15dont on manque
01:05:16dans les hôpitaux publics
01:05:17etc.
01:05:17Donc il y a un raisonnement
01:05:19épouvantable
01:05:19qui a été imposé
01:05:22au nom d'un progressisme
01:05:23et c'est ceci
01:05:24qui est le plus révoltant
01:05:25c'est-à-dire que
01:05:26cette méthode
01:05:27enfin pardon
01:05:27cette réforme
01:05:28est présentée
01:05:29par Emmanuel Macron
01:05:30qui ne réforme plus rien
01:05:31sauf des réformes
01:05:33sociétales
01:05:33pour essayer de feindre
01:05:35une sorte de
01:05:38progressisme
01:05:38en effet
01:05:39alors qu'on tombe
01:05:40dans un immobilisme
01:05:41et cette réforme là
01:05:43que l'on croyait
01:05:44d'ailleurs
01:05:46susciter un consensus
01:05:48auprès de l'opinion
01:05:49est tout à fait contestée
01:05:50elle est même contestée
01:05:51au cœur de l'Assemblée nationale
01:05:52je ne suis pas sûr
01:05:53j'espère que
01:05:53en effet
01:05:54votre appel
01:05:56aux députés
01:05:56à se réveiller
01:05:58sera entendu demain
01:05:59parce que
01:05:59malgré tout
01:06:00cette réforme
01:06:01pourrait ne pas passer
01:06:02mais en tout cas
01:06:03je trouve que
01:06:03cette déshumanisation
01:06:05participe en effet
01:06:06à la décivilisation
01:06:07et bouleverse
01:06:08notre rapport
01:06:10à la vie
01:06:11tout simplement
01:06:11et justement
01:06:12le vote
01:06:13des deux volets
01:06:13de la loi
01:06:14aura lieu
01:06:14demain après-midi
01:06:15à l'Assemblée
01:06:16merci Marie de Henzel
01:06:17d'avoir été avec nous
01:06:18je rappelle
01:06:18votre livre
01:06:19qui va sortir
01:06:20prochainement
01:06:21aux éditions
01:06:21Plomb
01:06:22la mort sereine
01:06:23dignité
01:06:23d'une fin consentie
01:06:25on marque une dernière pause
01:06:26dans ce Midi News
01:06:27et on se retrouve
01:06:27avec mes invités
01:06:28on parlera
01:06:29de deux nouveaux cas
01:06:30d'ensauvagement
01:06:31à chaque fois
01:06:32ce sont des mineurs
01:06:32qui ont été impliqués
01:06:34grièvement blessés
01:06:35ou tués
01:06:36on en parle
01:06:37juste après la pause
01:06:38restez avec nous
01:06:41De retour
01:06:41pour la dernière partie
01:06:42de Midi News
01:06:43on va parler malheureusement
01:06:44de deux nouveaux cas
01:06:45d'ensauvagement
01:06:46avec à chaque fois
01:06:47des mineurs impliqués
01:06:48on commence d'abord
01:06:48par ce qu'il s'est passé
01:06:49en Essonne
01:06:51c'est un jeune garçon
01:06:51qui est désormais
01:06:52entre la vie
01:06:53et la mort
01:06:54il a 15 ans
01:06:54l'objet serait une rixe
01:06:55qui aurait dégénéré
01:06:56il a été agressé
01:06:58à coups de marteau
01:06:59ces rixes sont de plus en plus
01:07:00fréquents dans le département
01:07:01l'an dernier
01:07:02en 2025
01:07:03on en a dénombré
01:07:0397
01:07:04le reportage sur place
01:07:06d'Alexandre Abichoff
01:07:07et Mathilde Couvillère-Flornois
01:07:09C'est devant cette gare
01:07:10que les faits se sont produits
01:07:11aux alentours de 17h
01:07:13vendredi dernier
01:07:14un adolescent de 15 ans
01:07:16est retrouvé au sol
01:07:16blessé à la tête
01:07:17avec une importante
01:07:18perte de sang
01:07:19un marteau brisé en deux
01:07:21découvert à proximité
01:07:22par les forces de police
01:07:23la victime
01:07:24aurait été frappée
01:07:25au front et à l'arrière
01:07:26du crâne
01:07:27avec un marteau
01:07:28par un groupe
01:07:28de 7 à 8 individus
01:07:30la victime a été plongée
01:07:31dans un coma artificiel
01:07:32son état reste préoccupant
01:07:34cette violence
01:07:35chez les jeunes
01:07:36inquiète ces riverains
01:07:37moi je trouve qu'il y a un problème
01:07:38au niveau des jeunes
01:07:39qu'il y a actuellement
01:07:40il y a un manque de civisme
01:07:43il y a un non-respect des règles
01:07:45c'est inquiétant quand même
01:07:46c'est des jeunes
01:07:46donc c'est assez débile
01:07:47pour l'histoire de rue
01:07:48finir dans le coma
01:07:49à ces âges là
01:07:49d'après les premiers éléments
01:07:51de l'enquête
01:07:52cette rixe aurait éclaté
01:07:53car la victime
01:07:54se serait moquée
01:07:55de son agresseur
01:07:56principal dans un clip
01:07:57de rap
01:07:57une rixe futile
01:07:59mais de plus en plus
01:08:00fréquente en Essonne
01:08:01le département de l'Essonne
01:08:02est tristement connu
01:08:03pour son nombre
01:08:04croissant
01:08:05en tout cas
01:08:05son nombre important
01:08:06de rixes
01:08:07chaque année
01:08:08l'année dernière
01:08:10l'année 2025
01:08:11c'est encore 3
01:08:12malheureusement
01:08:12décès
01:08:13qui sont intervenus
01:08:15sur le département
01:08:16ce dimanche
01:08:17le principal suspect
01:08:18âgé de 15 ans
01:08:19a été placé
01:08:20en détention provisoire
01:08:21la division
01:08:22de la criminalité
01:08:23territoriale de l'Essonne
01:08:24a été saisie
01:08:25de l'enquête
01:08:26on va parler dans un instant
01:08:27aussi de ce qui s'est passé
01:08:28à Brom
01:08:29mais Joseph Tounel
01:08:29dans ces faits là
01:08:31on voit souvent la même chose
01:08:32c'est une violence
01:08:32totalement décomplexée
01:08:34chez des mineurs
01:08:34là c'est un adolescent
01:08:35on rappelle
01:08:35de 15 ans
01:08:36qui est entre la vie
01:08:37et la mort
01:08:38avec une volonté
01:08:39véritablement
01:08:39de rixe
01:08:40ou de s'en prendre
01:08:41à des camarades
01:08:43de manière la plus
01:08:44violente qui soit
01:08:45et puis on s'aperçoit
01:08:46que la motivation
01:08:47d'après ce qu'on nous dit
01:08:49est quand même
01:08:49quelque chose
01:08:50d'une moquerie
01:08:50oui
01:08:51c'est un motif
01:08:53ça veut dire
01:08:53qu'il y a un problème
01:08:54d'éducation
01:08:55je ne sais pas
01:08:56l'enquête dira
01:08:57les familles
01:08:58etc
01:08:58mais il y a un problème
01:09:00il y a un problème
01:09:00d'éducation
01:09:01dans les familles
01:09:02il y a un problème
01:09:04aussi certainement
01:09:05d'éducation
01:09:06dans les écoles
01:09:07parce qu'on s'aperçoit
01:09:08que dans les écoles
01:09:09on laisse faire
01:09:10des petites terreurs
01:09:12en se disant
01:09:13de toute façon
01:09:13l'année prochaine
01:09:14il sera dans l'autre
01:09:15classe
01:09:15et ça
01:09:17c'est inacceptable
01:09:18et puis
01:09:19cette violence
01:09:20souvent
01:09:21elle est liée
01:09:21à la peur
01:09:22en fait
01:09:23ces jeunes
01:09:23pour beaucoup
01:09:23à la fois
01:09:24ils sont violents
01:09:25mais ils ont peur
01:09:26de l'environnement
01:09:26ils ont peur
01:09:27de l'autre
01:09:28et ça déclenche
01:09:29et on est dans un monde
01:09:31qui est quand même
01:09:32un monde très difficile
01:09:33puisque c'est un monde
01:09:34qui amène la peur
01:09:35la crainte
01:09:35et la violence
01:09:37la solution
01:09:38elle n'est pas
01:09:39sur le court terme
01:09:39elle est sur le long terme
01:09:41encore une fois
01:09:43avec la famille
01:09:44qui doit être aidée
01:09:45et aujourd'hui
01:09:46les familles sont abandonnées
01:09:47on va regarder les deux volets
01:09:49dont vous venez de parler
01:09:49d'abord l'éducation
01:09:50Sabrina
01:09:51on le dit beaucoup
01:09:52dans cette violence
01:09:53chez les mineurs
01:09:54elle n'arrive malheureusement pas
01:09:55par hasard
01:09:55parfois ce sont des mineurs
01:09:56qui ont des parents violents
01:09:58ou qui assistent à des comportements violents
01:10:00qu'ils reproduisent
01:10:01et en tout cas
01:10:01des parents
01:10:02qui semblent parfois
01:10:03un petit peu débordés
01:10:04quand on a des mineurs
01:10:05de 13-14 ans
01:10:06qui sont dans la rue
01:10:06en pleine nuit
01:10:07la première question
01:10:08de savoir pourquoi
01:10:09ils ont commis tel ou tel fait
01:10:10c'est ce qu'ils faisaient
01:10:10dans la rue
01:10:11et pourquoi les parents
01:10:12les ont autorisés
01:10:12à y rester
01:10:13vous avez raison Elodie
01:10:14la famille
01:10:15c'est la première cellule souche
01:10:18des liens
01:10:19ou des premiers liens
01:10:20de sociabilisation
01:10:21on est dans une famille
01:10:22on ne n'est pas dans un quartier
01:10:24on ne n'est pas dans un environnement
01:10:25et les familles dysfonctionnelles
01:10:27ont malheureusement un rôle
01:10:28dans cet ensauvagement
01:10:31dans cet aveuglement
01:10:32même de la violence
01:10:34c'est à dire que
01:10:35il y a des jeunes aujourd'hui
01:10:36dont la violence
01:10:37est le seul moteur
01:10:39régulateur des rapports sociaux
01:10:41il y a des jeunes
01:10:42en tout cas une partie
01:10:42de la jeunesse aujourd'hui
01:10:43qui ne considère plus
01:10:44qu'il y a un cadre commun
01:10:46et des repères communs
01:10:47auxquels s'identifier
01:10:48et qui effectivement
01:10:49du fait parfois
01:10:50de vengeance
01:10:51d'expédition punitive
01:10:52de vente d'état
01:10:53de règlement de compte
01:10:54de jalousie aussi
01:10:57intrasexuelle
01:10:57parce que ça fait partie
01:10:58du problème
01:10:59et bien n'hésite pas
01:11:00à s'approprier
01:11:01parce que
01:11:01porter un coup de couteau
01:11:03ou porter un coup de marteau
01:11:04à un jeune
01:11:05en psychologie
01:11:06ça se définit
01:11:06ça s'appelle un scotum
01:11:08c'est à dire vraiment
01:11:08un aveuglement
01:11:10dans la violence
01:11:10il n'y a plus du tout
01:11:11de considération
01:11:12du corps de l'autre
01:11:14il n'y a plus
01:11:14l'altérité n'existe plus
01:11:15le visage n'existe plus
01:11:17l'humanité n'existe plus
01:11:18et il n'hésite pas
01:11:19à recourir
01:11:20à cette violence
01:11:20c'est une violence
01:11:21qui d'ailleurs
01:11:21est exponentielle
01:11:23du fait aussi
01:11:23pardon
01:11:24de la défaillance
01:11:25absolue de l'état
01:11:26en matière de sécurité
01:11:28et de justice
01:11:29des mineurs
01:11:29je rappelle encore
01:11:30une fois que Gabriel Attal
01:11:32a déposé un projet de loi
01:11:33et les neuf sages
01:11:34ont censuré
01:11:35ce projet de loi
01:11:36qui voulait justement
01:11:37casser la fameuse césure
01:11:39de madame Belloubet
01:11:40qui estime que
01:11:41la répression
01:11:42de ne doit pas exister
01:11:43et ça aussi
01:11:44c'est la jurisprudence
01:11:45Taubira
01:11:45la loi Taubira
01:11:46qui préfère consacrer
01:11:47du temps
01:11:48à la prévention
01:11:49à l'éducation
01:11:50plutôt qu'à la répression
01:11:51alors que
01:11:51toutes les études montrent
01:11:53que dès les premiers
01:11:55faits de délinquance
01:11:56et dès les premières sanctions
01:11:58le parcours de délinquance
01:12:00diminue
01:12:01d'ailleurs aux Pays-Bas
01:12:02il y a des places de prison
01:12:03qui sont libres
01:12:0350% des places de prison
01:12:04sont libres
01:12:05parce que
01:12:05le parcours de délinquant
01:12:06est cassé
01:12:07dès la première infraction
01:12:08en France
01:12:09nous avons une justice
01:12:10complètement laxiste
01:12:11parce qu'il y a une doctrine
01:12:13qui estime que
01:12:13le jeune
01:12:14et bien s'il est aussi violent
01:12:16ça n'est pas de son fait
01:12:17il n'a pas de responsabilité
01:12:19alors certes
01:12:19la responsabilité des parents
01:12:20est engagée
01:12:21mais un jeune de 16, 17, 18 ans
01:12:23fait déjà preuve
01:12:24de plus de discernement
01:12:25qu'un enfant de 11
01:12:26ou 12 ou 13 ans
01:12:27donc il y a aussi
01:12:28une responsabilité de l'Etat
01:12:30qui n'arrive pas
01:12:30à endiguer
01:12:31à juguler
01:12:32cette violence
01:12:32du fait notamment
01:12:33de ce corset
01:12:34qui empêche justement
01:12:35les politiques d'agir
01:12:36sur ce terrain
01:12:37je voudrais qu'on regarde
01:12:38un autre exemple
01:12:39vous l'avez peut-être entendu
01:12:40dans le journal de 14h
01:12:41cette fois
01:12:41c'est à Bron
01:12:42un adolescent de 15 ans
01:12:44toujours et malheureusement
01:12:44entre la vie et la mort
01:12:45également
01:12:46il a été poignardé
01:12:47à proximité
01:12:47dans le lycée
01:12:48l'agresseur a pris la fuite
01:12:50c'est la préfecture
01:12:50qui nous l'indique
01:12:51une enquête pour tentative
01:12:52de meurtre a été ouverte
01:12:54un sujet d'Olivier Madinier
01:12:55avec le récit
01:12:55de François Tiskevitch
01:12:58la présence policière
01:12:59est renforcée
01:13:00ce mardi matin
01:13:01aux abords
01:13:01du lycée de l'automobile
01:13:02Émile Béjoui
01:13:03la veille
01:13:04en pleine après-midi
01:13:06un lycéen de 15 ans
01:13:08a été grièvement blessé
01:13:09au niveau de l'aisselle
01:13:10par une arme blanche
01:13:11à proximité
01:13:12de cet établissement
01:13:13un témoin raconte
01:13:15moi j'étais loin
01:13:16j'ai pas exactement tout vu
01:13:18mais j'ai vu
01:13:19qu'il s'est un peu
01:13:20fait un coup de tête
01:13:21et après
01:13:22le mec a commencé
01:13:23à mettre
01:13:23comme tu dis
01:13:23des coups reverts du couteau
01:13:25avec le manche
01:13:26et après
01:13:26il a planté trois fois
01:13:27des fiches réveillants
01:13:28il est venu
01:13:28la victime a été transportée
01:13:30à l'hôpital
01:13:30en urgence absolue
01:13:31vers 15h30
01:13:32l'agresseur
01:13:34lui
01:13:35a pris la fuite
01:13:37selon des sources policières
01:13:38un opinel numéro 10
01:13:40présentant des traces de sang
01:13:41a été découvert
01:13:42devant le lycée automobile
01:13:45un second couteau
01:13:46a par ailleurs
01:13:46été retrouvé
01:13:47sur la victime
01:13:48par les sapeurs-pompiers
01:13:49certains élèves
01:13:50sont inquiets
01:13:51c'est beaucoup de stress
01:13:53parce que c'est juste là
01:13:54j'ai envie de vous dire
01:13:55donc voilà
01:13:56en dehors du lycée
01:13:58c'est dangereux
01:13:59surtout dans le secteur
01:14:00où on est
01:14:01on fait avec
01:14:02on est obligé
01:14:02de toute façon
01:14:03c'est pas arrivé
01:14:04au temps grave
01:14:05mais on fait avec
01:14:06un signalement a été fait
01:14:08pour retrouver l'agresseur
01:14:09âgé de 16 ou 17 ans
01:14:11le parquet de Lyon
01:14:12a ouvert une enquête
01:14:14pour tentative de meurtre
01:14:17Jonathan effectivement
01:14:17on en revient
01:14:18à la justice des mineurs
01:14:19déjà évoquée par Sabrina
01:14:20à l'instant
01:14:21mais on dit parfois
01:14:22que les problèmes
01:14:23n'arrivent pas à se résoudre
01:14:24en France
01:14:24quand il n'y a pas
01:14:25de volonté politique
01:14:26sur la justice des mineurs
01:14:27Gabriel Attal
01:14:27et Gérald Darmanin
01:14:28par ailleurs
01:14:29se sont occupés
01:14:30de la question
01:14:30il y a une volonté politique
01:14:32mais non
01:14:33le conseil constitutionnel
01:14:34explique que ces jeunes
01:14:35qui donnent des coups
01:14:36de couteau
01:14:37qui donnent des coups
01:14:37de marteau
01:14:38il faut surtout les éduquer
01:14:39et surtout pas les sanctionner
01:14:41vous avez une autre
01:14:42volonté politique
01:14:43qui fait barrage
01:14:44quasi systématiquement
01:14:45en la matière
01:14:47et qui va à contre-courant
01:14:49de toute la raison
01:14:51si je puis dire
01:14:51que peuvent partager
01:14:53une majorité de français
01:14:54le bon sens
01:14:55que partage
01:14:56une majorité de français
01:14:57ça j'en demeure convaincu
01:14:58on est marqué
01:14:59par la jeunesse
01:15:00des agresseurs
01:15:02et des victimes
01:15:03l'éducation
01:15:05elle est à la maison
01:15:05l'instruction
01:15:06elle est à l'école
01:15:08au lycée
01:15:08au collège
01:15:09on ne peut pas
01:15:11demander
01:15:12à des profs
01:15:13qui peinent déjà
01:15:14à enseigner
01:15:14leur matière
01:15:15de faire en plus
01:15:16le rôle
01:15:17des parents
01:15:18et on n'a pas
01:15:20à demander
01:15:20à attendre
01:15:21de la part
01:15:21de nos responsables politiques
01:15:22de jouer le rôle
01:15:23que doivent jouer
01:15:24les parents
01:15:25il y a des situations
01:15:26qu'il faut pallier
01:15:27des problèmes
01:15:28à pallier
01:15:29mais on ne peut pas
01:15:30attendre
01:15:30ces rôles
01:15:31de substitution
01:15:32qui ne pourront jamais
01:15:33être le rôle
01:15:34que joueront
01:15:35de toute façon
01:15:35les parents
01:15:36en la matière
01:15:37je rejoins
01:15:38également
01:15:38parfaitement
01:15:38ce qu'a dit
01:15:39Sabrina
01:15:39sur ce décalage
01:15:41total
01:15:41entre notre droit
01:15:42et la réalité
01:15:46un petit français
01:15:47de 16 ans
01:15:48en 2026
01:15:49ne ressemble
01:15:49en rien
01:15:50à un petit français
01:15:50de 16 ans
01:15:51en 1944-45
01:15:52quand a été posé
01:15:54l'ordonnance
01:15:55des mineurs
01:15:56donc il faut
01:15:56l'état du droit
01:15:58comme on dit
01:15:59qui doit
01:16:00effectivement
01:16:01évoluer
01:16:01en fonction
01:16:02de la société
01:16:03et de ses mots
01:16:05cet état du droit
01:16:06se doit
01:16:07d'évoluer
01:16:08en la matière
01:16:08et de prendre en compte
01:16:09l'évolution
01:16:10elle-même
01:16:10de l'adolescent
01:16:12en 2026
01:16:14et c'est vrai
01:16:14qu'ils vont
01:16:14pour terminer
01:16:15on se dit
01:16:15que si l'état
01:16:17de notre droit
01:16:17n'évolue pas
01:16:18on abandonne aussi
01:16:19quelque part
01:16:19cette jeunesse
01:16:20qui a 13-14 ans
01:16:21est déjà ultra violente
01:16:22si en face
01:16:23elle ne connaît pas
01:16:24la sanction
01:16:24comme le disait Sabrina
01:16:25on ne met pas fin
01:16:26à son parcours
01:16:27de délinquant
01:16:28on offre en fait
01:16:29à cette jeunesse
01:16:30un seul parcours
01:16:30qui est celui
01:16:31de la récidive
01:16:32finalement
01:16:32bien sûr
01:16:33mais cette violence
01:16:35clanique
01:16:35cette violence tribale
01:16:37qui apparaît maintenant
01:16:37et qui devient
01:16:38une violence rituelle
01:16:39était une violence
01:16:39qui n'existait pas
01:16:40il y a encore 50 ans
01:16:41en deux générations
01:16:42une nouvelle violence
01:16:44est apparue
01:16:44et cette nouvelle violence
01:16:45il faut aussi l'analyser
01:16:46du point de vue politique
01:16:47tout a été dit
01:16:48d'autre part
01:16:48mais il faut quand même
01:16:49bien voir maintenant
01:16:50que cette violence-là
01:16:51est le produit
01:16:51d'un choix idéologique
01:16:53d'un choix de société
01:16:54le choix de société
01:16:55de la société ouverte
01:16:56de la société ouverte
01:16:57à l'immigration
01:16:58de peuplement
01:16:59de la société ouverte
01:17:00au multiculturalisme
01:17:01de la société ouverte
01:17:02à des cultures
01:17:02extra-européennes
01:17:03qui véhiculent
01:17:04elles-mêmes
01:17:05une violence clanique
01:17:06qui ne s'intégrait pas
01:17:08jusqu'alors
01:17:10dans la société occidentale
01:17:11qui connaissait
01:17:12des sortes
01:17:12des violences
01:17:12je ne dis pas du tout
01:17:13le contraire
01:17:14mais enfin
01:17:14pas des violences
01:17:15de ce type-là
01:17:15donc aujourd'hui
01:17:16il faut quand même
01:17:17et mon étonnement
01:17:18c'est de voir que
01:17:19malgré les désastres
01:17:20que produit
01:17:21cette société ouverte
01:17:22cette société multiculturelle
01:17:23cette société dite métissée
01:17:24que veut encore accélérer
01:17:26Jean-Luc Mélenchon
01:17:27l'analyse rationnelle
01:17:29ne vient pas à esprit
01:17:30des dirigeants
01:17:30pour se demander
01:17:31s'ils n'ont pas
01:17:31une part de responsabilité
01:17:32au-delà de la part
01:17:33de l'école
01:17:34des parents
01:17:34etc.
01:17:35de tout ce qui a été dit
01:17:35et qui est très vrai
01:17:36si eux-mêmes
01:17:37si les dirigeants eux-mêmes
01:17:37n'ont pas une part
01:17:38de responsabilité
01:17:39même de responsabilité
01:17:40primordiale
01:17:40dans les désastres
01:17:41qu'ils causent
01:17:42aujourd'hui
01:17:42auprès d'une jeune population
01:17:44les plus jeunes
01:17:46qui sont laissés
01:17:47à eux-mêmes
01:17:47en effet
01:17:48mais parce qu'ils sont
01:17:49le produit
01:17:49d'un laxisme
01:17:50et d'une irresponsabilité
01:17:52politique
01:17:52qui a été avalisé
01:17:53jusqu'au pivot somme
01:17:54mais suivez mon regard
01:17:56Effectivement
01:17:56on a compris
01:17:57le message
01:17:58on va terminer
01:17:59cette émission
01:18:00merci à tous
01:18:01de nous avoir suivis
01:18:02merci à tous les quatre
01:18:03d'avoir été
01:18:03les invités
01:18:04de Midi News
01:18:05tout de suite
01:18:05vous retrouvez
01:18:06Anne Fulda
01:18:07pour l'heure des livres
01:18:07qui reçoit
01:18:08Camille Charvet
01:18:09derrière vous
01:18:10vous retrouvez
01:18:10Nelly Dac
01:18:10et ses invités
01:18:11pour 120 minutes info
01:18:13très bonne journée
01:18:13sur CNews
01:18:14je vous dis rendez-vous
01:18:14demain 13h
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