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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver dans Midi News, deux heures d'infos, de décryptage et de débat.
00:00:05Je vous présente mes invités et le sommaire dans un instant.
00:00:08Mais d'abord, c'est toute l'actualité avec Somaïa Labidi. Bonjour Somaïa.
00:00:11Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:00:13À la lune de l'actualité, le siège de LFI à Paris évacué suite à une menace à la bombe,
00:00:18annonce de Manuel Bompard sur X qui précise que les services de police sont sur place
00:00:23et que l'ensemble des salariés et des militants sont en sécurité.
00:00:26Une alerte sur fond de tension après l'interpellation de plusieurs membres affiliés à la Jeune Garde
00:00:32dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque la semaine dernière à l'Allemagne.
00:00:38Conséquence directe de ces interpellations, Jordan Bardella a lancé ce matin sur notre antenne
00:00:43un appel à la démission de Raphaël Arnaud, député insoumis,
00:00:47dont l'assistant a été arrêté hier et soupçonné d'avoir participé aux violences qui ont conduit à la mort
00:00:52de Quentin.
00:00:52Le président du RN en a également profité pour dénoncer la Jeune Garde,
00:00:56mouvement dissous par Bruno Rotaillot après des violences.
00:01:00L'actualité de ce mercredi, c'est aussi cette crue qui n'en finit pas.
00:01:04Une personne portée disparue dans le Maine-et-Loire
00:01:06et pendant ce temps, Mathieu Lefèvre, lui, est au chevet des sinistrés à Sainte, en Charente-Maritime.
00:01:12Un déplacement du ministre délégué chargé de la transition écologique
00:01:16pour échanger avec les élus locaux, les services mobilisés et les habitants touchés par cet épisode de crue historique.
00:01:23On poursuit avec cette polémique au Carnaval d'Andorre.
00:01:26Un roi du Carnaval aux couleurs d'Israël, orné d'une étoile de David,
00:01:29a été soumis à un simulacre de procès pendu, fusillé et brûlé,
00:01:34comme vous pouvez le constater sur ces images.
00:01:36Des images qui ont profondément choqué la communauté juive de la principauté andorrane.
00:01:41Face au tollé, le comité du Carnaval se défend
00:01:45et parle d'une satire de la guerre entre Israël et la Palestine.
00:01:50À Nice, le pire a été évité.
00:01:52Lundi, dans la soirée, un sans-abri s'en est pris à une mère et son bébé.
00:01:56Selon la police municipale, il les aurait menacés d'un couteau
00:01:59alors que le nourrisson se trouvait dans sa poussette.
00:02:01Les forces de l'ordre sont intervenues rapidement et ont interpellé l'individu.
00:02:07Quant aux deux victimes, elles ont été prises en charge à l'hôpital L'Anval.
00:02:11Et puis, on termine avec l'actualité à l'étranger.
00:02:14L'Iran assure s'être entendu avec les États-Unis
00:02:16sur un ensemble de principes directeurs pour un possible accord
00:02:20lors de la deuxième phase des pourparlers qui se tiennent à Genève en Suisse.
00:02:24De son côté, le vice-président J.D. Vence fait savoir
00:02:27que les divergences persistaient sur les lignes rouges américaines
00:02:32que les Iraniens ne sont pas encore prêts à reconnaître.
00:02:35Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Pierre.
00:02:39Merci Somaïa et à tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité
00:02:42au sommaire de ce mercredi 18 février 2026, mercredi décembre.
00:02:4811 interpellations, on vient de le dire au total à ce stade
00:02:50dans l'enquête sur le tabassage mortel de Quentin à Lyon.
00:02:54Nous consacrerons encore ce jour une très grande partie
00:02:57de l'émission sur ce drame de Quentin.
00:03:00Les dernières informations en direct de Lyon
00:03:02avec le service police-justice de CNews également.
00:03:05L'implication directe de la jeune garde,
00:03:07un décryptage sur ce mouvement de l'ultra-gauche,
00:03:10leurs habitudes, leurs camps d'entraînement,
00:03:12l'autodéfense.
00:03:13La jeune garde dissoute, mais fondée par Raphaël Arnaud,
00:03:16député LFI du Vaucluse.
00:03:18Doit-il démissionner de son mandat ?
00:03:20Appel clair de Jordan Bardella sur CNews ce matin.
00:03:23Moins clair de Yael Brown-Pivet.
00:03:25La présidente de l'Assemblée nationale dit
00:03:27ne pas être en mesure de le démettre,
00:03:29mais se dit pour autant choquer
00:03:30toutes les réactions politiques à suivre.
00:03:33Le débat avec nos invités,
00:03:35alors que Manuel Bompard signale en fin de matinée
00:03:37l'évacuation du siège parisien de LFI
00:03:40suite à une menace à la bombe.
00:03:42Nous y reviendrons également.
00:03:44Et puis, nous nous interrogerons sur l'université.
00:03:47Quel rôle de l'université aujourd'hui ?
00:03:49Monsieur Baptiste Thiers a bien dit vouloir interdire
00:03:52les conférences du type de Rima Hassan,
00:03:54mais nous vous avons retrouvé la liste
00:03:57des invités de Sciences Po Lyon
00:03:59de ces trois dernières années.
00:04:00Vous allez le voir, elle parle d'elle-même.
00:04:02Nous écouterons aussi Xavier Laurent Salvador,
00:04:05directeur de l'Observatoire d'éthique universitaire.
00:04:07Il y a une imposture dans l'enseignement supérieur
00:04:09en France, dit-il.
00:04:11Dans ce Midi News également,
00:04:12les inondations dans le Grand Ouest,
00:04:14nous suivrons cela.
00:04:15La mort atroce d'un enfant de seulement 8 ans
00:04:17dans le quartier sensible de Pise-Vin à Nîmes,
00:04:20renversée par une voiture conduite par un jeune
00:04:22sans permis de 17 ans, défavorablement connu
00:04:25des services de police.
00:04:26Le petit garçon a été projeté de 12 mètres,
00:04:30dit la police.
00:04:31Et puis nous reviendrons sur ce journée sportif
00:04:32de la RTS qui, à la télé suisse,
00:04:35a présenté un athlète israélien
00:04:37comme militant d'un État génocidaire.
00:04:39Bref, totalement hors limite d'un commentaire sportif
00:04:42attendu sur les JO de Cortina,
00:04:44journaliste suspendu par la chaîne
00:04:46qui juge tout de même cela factuel.
00:04:49Je vous présente mes invités.
00:04:51Kevin Bossuet.
00:04:52Bonjour Kevin.
00:04:53Bonjour à Sabrina Medjobor.
00:04:55Bonjour à François Drugy.
00:04:57Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale.
00:04:59Vous l'avez été.
00:05:00Et c'est important aujourd'hui que vous nous expliquez
00:05:02comment ça marche pour démettre ou ne pas démettre
00:05:04justement un député.
00:05:06Et c'est le Conseil constitutionnel qui doit le faire.
00:05:08Arnaud Benedetti est là également.
00:05:10Politologue.
00:05:11Et Sabrina Birlin-Bouillet.
00:05:12Bonjour Sabrina.
00:05:13Bonjour Pierre.
00:05:13Du service police-justice de CNews, pardonnez-moi.
00:05:18C'est l'habitude.
00:05:20Le siège de LFI a été évacué tout à l'heure
00:05:23suite à une menace à la bombe.
00:05:25C'est Manuel Bompard qui a dit ça tout à l'heure.
00:05:28Tout à fait.
00:05:28Quelques précisions.
00:05:29D'après nos informations,
00:05:31c'est la mairie qui aurait reçu un mail d'un individu
00:05:34disant qu'il aurait installé une bombe au siège
00:05:36de la France Insoumise dans la nuit.
00:05:38Cette bombe exploserait à 13h.
00:05:39L'alerte, elle, a été donnée ce matin à 10h45.
00:05:43Il y a eu une évacuation des lieux.
00:05:45Les occupants sont donc placés à l'extérieur.
00:05:48Ils sont en sécurité.
00:05:49Et pour le moment, ce sont les équipes de police
00:05:51ainsi que les équipages de la synophile des chiens
00:05:53qui sont sur place pour sécuriser les lieux.
00:05:56Voilà.
00:05:56Et Manuel Bompard signale à l'instant
00:05:58que les personnes qui travaillent au siège de LFI
00:06:01peuvent y retourner.
00:06:02Voilà.
00:06:03Situation sensible dont on reparlera.
00:06:04Bien sûr, les circonstances de la mort du jeune Quentin Deran
00:06:08sont petit à petit mises en lumière par l'enquête
00:06:11qui s'est donc ouverte lundi.
00:06:13Enquête ouverte pour meurtre,
00:06:15association de malfaiteurs,
00:06:17violence aggravée par Réunion,
00:06:18utilisation d'armes et destination,
00:06:20dissimilation du visage.
00:06:22On l'a dit tout à l'heure, 11 interpellations.
00:06:24Valentin Rouillon est à Lyon avec Sacha Robin.
00:06:29Valentin, on a les toutes dernières informations
00:06:32en provenance de Lyon.
00:06:38Oui, absolument, Pierre, l'enquête s'accélère.
00:06:41Deux nouvelles personnes interpellées ce matin.
00:06:44C'est un couple qui a été interpellé à Saint-Priest
00:06:46dans la banlieue lyonnaise,
00:06:47puis placé en garde à vue.
00:06:49Au total, ce sont donc désormais 11 personnes
00:06:51qui ont été interpellées,
00:06:538 hommes, 3 femmes désormais en garde à vue.
00:06:55Des gardées à vue qui sont dispersées
00:06:58sur trois sites différents,
00:06:59deux commissariats à Lyon,
00:07:00comme celui où nous nous trouvons avec Malo Steiner
00:07:02ici dans le 8e arrondissement,
00:07:04et un autre hôtel de police à Vénissieux,
00:07:06en périphérie.
00:07:07Parmi les 11, on sait que 6 personnes
00:07:10ont une part active dans les coups mortels
00:07:11pendant ce lynchage du jeune Quentin jeudi dernier.
00:07:15Et pour ce qui est de l'enquête
00:07:17qui a été requalifiée par le procureur de Lyon
00:07:19pour homicide volontaire,
00:07:21violence aggravée, association de malfaiteurs,
00:07:22les 11 interpellés font face à des témoignages.
00:07:26Ils sont confrontés à des vidéos,
00:07:28au bornage de leur téléphone,
00:07:29une enquête classique mais minutieuse,
00:07:31un travail de fourmi,
00:07:32c'est ce que nous indique une source policière
00:07:34qui laisse désormais les interpeller
00:07:35face aux images et aux témoignages
00:07:37qui ont conduit à leur placement en garde à vue.
00:07:41Merci Valentin.
00:07:42Rouillon à Lyon avec Malo Steiner,
00:07:45Sabrina.
00:07:46On a un peu le profil de ces interpellés,
00:07:49on sait si c'est la jeune garde,
00:07:50on sait si c'est la garde rapprochée
00:07:53effectivement de cette mouvance d'ultra-gauche.
00:07:55Alors à ce stade, ce que l'on sait,
00:07:57c'est qu'ils sont donc 11 interpellés,
00:08:0011 suspects,
00:08:01les deux derniers qui ont été interpellés.
00:08:02Ce matin, c'est donc un couple,
00:08:04notamment l'un qui est un membre actif
00:08:06de la jeune garde et sa compagne,
00:08:08ils ont été interpellés à Saint-Priest,
00:08:10dans la banlieue lyonnaise.
00:08:12Concernant les autres,
00:08:14il faut savoir que c'est une majorité d'hommes,
00:08:16ils sont tous à différents niveaux
00:08:18susceptibles d'être impliqués
00:08:19dans le lynchage qui a conduit
00:08:21à la mort de Quentin.
00:08:22Maintenant, le travail des enquêteurs,
00:08:23c'est de savoir à quel degré d'implication
00:08:26ils étaient liés.
00:08:28Il faut savoir que c'est donc une majorité d'hommes,
00:08:31ils sont tous âgés d'une vingtaine d'années.
00:08:33La majorité sont liés à la jeune garde,
00:08:36donc pour certains, sans doute,
00:08:38fichés S.
00:08:39Parmi eux, on compte, je le rappelle,
00:08:41Jacques-Élie Favreau,
00:08:42qui est l'assistant parlementaire
00:08:43du député LFI Raphaël Arnaud.
00:08:46Ils sont donc tous placés en garde à vue
00:08:48pour le moment,
00:08:48confrontés aux enquêteurs,
00:08:50aux images vidéo et aux différentes pièces à conviction
00:08:53qu'ont recueilli les policiers jusqu'à présent.
00:08:55Une garde à vue qui peut aller jusqu'à 48 heures.
00:08:58Il n'est pas impossible qu'il y ait
00:08:59d'autres interpellations encore à suivre.
00:09:00Voilà, un homme semble être effectivement
00:09:02au centre de tout cela,
00:09:04c'est Jacques-Élie Favreau,
00:09:05vous l'avez dit,
00:09:06Sabrina et Valentin Rouillon nous l'a dit également,
00:09:08c'est l'assistant parlementaire
00:09:11qui a été lâché par Raphaël Arnaud hier,
00:09:14puisque hier soir, déjà,
00:09:15il a mis fin à cette collaboration,
00:09:17on l'a appris, Jacques-Élie Favreau,
00:09:20dont les accès à l'Assemblée nationale
00:09:22avaient été coupés par Yael Broun-Pivet,
00:09:25la présidente de l'Assemblée.
00:09:27Qui est Jacques-Élie Favreau ?
00:09:30Portrait signé Vincent Farandège.
00:09:34Sur ces images,
00:09:36le journaliste du Média Frontière,
00:09:38Jordan Florentin,
00:09:39est pris à partie par Jacques-Élie Favreau,
00:09:41l'assistant parlementaire du député
00:09:43La France Insoumise, Raphaël Arnaud.
00:09:46Particulièrement agressif sur cette vidéo,
00:09:48celui qui se fait appeler Jeff
00:09:49faisait partie de la jeune garde lyonnaise.
00:09:52Le groupe antifasciste,
00:09:53créé par Raphaël Arnaud,
00:09:55a d'ailleurs été dissous l'an dernier,
00:09:57accusé de provoquer des agissements violents
00:09:59contre des personnes.
00:10:00On a eu les antifas
00:10:03qui se substituent à la police
00:10:06et qui en fait considèrent
00:10:07que c'est eux qui sont à la fois
00:10:09la justice et la police.
00:10:10Le problème avec l'autodéfense,
00:10:12c'est qu'ils définissent aussi
00:10:12quelle est la sanction
00:10:14et la sanction est souvent la violence.
00:10:16Lundi,
00:10:17Yael Brunpivet annonçait
00:10:19suspendre les droits d'accès
00:10:20à l'Assemblée nationale
00:10:21de Jacques-Élie Favreau.
00:10:22J'ai décidé à titre conservatoire
00:10:24et sans préjudice
00:10:25des suites de l'enquête judiciaire
00:10:27de suspendre ses droits d'accès
00:10:29à l'enceinte de l'Assemblée nationale
00:10:31afin de prévenir les troubles
00:10:32à l'ordre public
00:10:33que sa présence est susceptible de susciter.
00:10:36L'assistant parlementaire,
00:10:38décrit comme un travailleur de l'ombre,
00:10:40est très discret dans la vie professionnelle
00:10:42comme sur les réseaux sociaux
00:10:43où il ne publie rien à son nom.
00:10:46Interpellé hier,
00:10:47Jacques-Élie Favreau
00:10:47dément toute implication
00:10:49dans la mort de Quentin.
00:10:51Kevin Bossuet,
00:10:52je note un mot
00:10:53qui revient sans cesse,
00:10:55c'est autodéfense.
00:10:57Effectivement,
00:10:57M. Vial nous l'a rappelé,
00:10:59mais c'est également
00:11:00dans la bouche de Manuel Bompard,
00:11:01c'est dans la bouche
00:11:02de Jean-Luc Mélenchon
00:11:03hier encore en meeting.
00:11:04L'autodéfense,
00:11:05ça veut dire qu'on ne compte pas
00:11:08sur les forces de la République
00:11:09puisqu'on a soi-même son armée,
00:11:12j'ose même dire.
00:11:12Mais bien sûr,
00:11:13c'est cohérent idéologiquement
00:11:15puisque d'après
00:11:16beaucoup de membres
00:11:17de la France Insoumise,
00:11:18la police tue.
00:11:19Donc comment voulez-vous
00:11:20avoir conscience en la police ?
00:11:21D'ailleurs,
00:11:22dès qu'il y a eu
00:11:23cette affaire avec Quentin,
00:11:25tout de suite,
00:11:25il y a beaucoup de membres
00:11:26de la France Insoumise
00:11:27qui ont accusé la police
00:11:28en disant
00:11:29que la police
00:11:30n'avait pas été à la hauteur
00:11:31et n'avait pas su
00:11:32protéger
00:11:32ce brave Quentin.
00:11:34Et en plus,
00:11:35c'est une manière également
00:11:35de se victimiser.
00:11:36parce que quand vous dites
00:11:37qu'on est obligé
00:11:38de s'autodéfendre,
00:11:39ça veut dire que finalement
00:11:40ces jeunes de la jeune garde
00:11:42qui sont extrêmement violents
00:11:43sont utiles
00:11:44au sein de l'organisation
00:11:45des différentes manifestations.
00:11:47Et quand vous dites
00:11:48que Raphaël Arnaud
00:11:49a pris des distances
00:11:50vis-à-vis de son assistant
00:11:51parlementaire,
00:11:52peut-être,
00:11:52mais ce n'est pas le cas
00:11:53de la France Insoumise.
00:11:54Moi,
00:11:54je n'ai pas entendu
00:11:55M. Mélenchon
00:11:56être clair à ce sujet.
00:11:58Au contraire,
00:11:59il a été hier
00:12:00très dithyrambique
00:12:01sur la jeune garde
00:12:02en disant
00:12:03que ce sont des jeunes
00:12:03pour lesquels
00:12:04nous avons de l'affection
00:12:05et sur lesquels on compte
00:12:07et qui font partie
00:12:08de nos rangs.
00:12:09Voilà.
00:12:09Bien sûr.
00:12:09Et surtout,
00:12:10c'est le choix
00:12:10de M. Mélenchon.
00:12:12Raquel Garrido
00:12:12l'a très clairement dit.
00:12:13C'est un choix personnel
00:12:15d'aller recruter M. Arnaud,
00:12:16d'être extrêmement proche
00:12:18de la jeune garde.
00:12:19Et on entre
00:12:19dans la stratégie
00:12:20de M. Mélenchon,
00:12:21la conflictualisation,
00:12:23le fait de transformer
00:12:24un peuple,
00:12:25de révolter
00:12:25en peuple révolutionnaire.
00:12:27et finalement
00:12:28de mettre en avant
00:12:28le fascisme
00:12:29pour essayer
00:12:30de rallier
00:12:30toutes les causes.
00:12:31Parce que l'extrême gauche
00:12:32et la gauche
00:12:32ont des causes
00:12:33extrêmement différentes.
00:12:34Sauf que quand
00:12:34vous mettez en avant
00:12:35un ennemi commun,
00:12:36le fascisme,
00:12:37qu'il faut absolument
00:12:38exterminer,
00:12:39qu'il faut mettre de côté,
00:12:40qu'il faut déshumaniser
00:12:42et donc la violence verbale
00:12:44devient légitime,
00:12:44la violence physique
00:12:45devient évidemment légitime
00:12:47et à la fin
00:12:47on est dans une stratégie
00:12:48de bordélisation,
00:12:50de conflictualisation
00:12:51et je pense que
00:12:52M. Mélenchon
00:12:53est là-dedans
00:12:53et il refuse
00:12:54de se démettre.
00:12:55Il refuse finalement
00:12:56de dire l'inverse,
00:12:57il est encore là-dedans.
00:12:58Moi ce qui est en train
00:12:59de se passer
00:12:59c'est extrêmement grave
00:13:00et je trouve que
00:13:01M. Mélenchon
00:13:02qui est un esprit fin,
00:13:03qui est quelqu'un d'intelligent,
00:13:04sait très bien ce qu'il fait.
00:13:05Il est en train
00:13:06de bordéliser la République,
00:13:08il est en train
00:13:08de bordéliser notre démocratie
00:13:10et moi je déplore
00:13:11que les forces républicaines
00:13:12n'agissent pas ouvertement
00:13:15pour mettre fin
00:13:15à ce genre d'exaction
00:13:17qui fragilise notre pays.
00:13:18Arnaud Benedetti
00:13:21on est dans un drame
00:13:22un enfant
00:13:24j'allais dire
00:13:24de 23 ans
00:13:25mais je pourrais être son père
00:13:26a été tué
00:13:29d'une manière
00:13:30totalement atroce
00:13:30et on arrive
00:13:32à
00:13:32j'allais dire
00:13:33à entourer
00:13:34ce drame
00:13:35de tout ce qui entoure
00:13:38la France insoumise
00:13:39la jeune garde
00:13:40l'ultra gauche
00:13:41l'extrême gauche
00:13:41je mets tout ensemble
00:13:42puisque le ministre
00:13:44de la justice
00:13:44Gérald Darmanin
00:13:45ici même
00:13:45dans ce studio
00:13:46a également mis
00:13:48les mêmes choses
00:13:49dans le même sac
00:13:49c'est
00:13:50on arrive quand même
00:13:51à cette stratégie
00:13:54qui est sous-jacente
00:13:55et qui
00:13:56voilà
00:13:58n'en déplaise
00:13:59à monsieur Blanchon
00:13:59conduit à des drames
00:14:01conduit à ce genre de drames
00:14:02Tout à fait
00:14:03il y avait un très bon article
00:14:04d'Olivier Vial
00:14:05dans la nouvelle revue politique
00:14:06il y a
00:14:07samedi
00:14:08qui expliquait
00:14:08qu'en effet
00:14:09tout cela est théorisé
00:14:10cette violence
00:14:12comme
00:14:14finalement
00:14:15un moyen politique
00:14:16un moteur
00:14:17un moteur politique
00:14:18pour à la fois
00:14:19évidemment déstabiliser
00:14:20la société
00:14:20et pour conquérir le pouvoir
00:14:22mais on redécouvre
00:14:23je vais dire
00:14:23à l'occasion
00:14:23de cette tragédie
00:14:24la nature
00:14:25de l'extrême gauche
00:14:26l'extrême gauche
00:14:27est par essence
00:14:29par construction
00:14:30par tradition historique
00:14:31violente
00:14:32c'est une réalité
00:14:33et d'ailleurs moi je trouve
00:14:34que quand on dit
00:14:35que ce sont des fascistes
00:14:36non ça ne veut
00:14:36strictement rien dire
00:14:37le fascisme
00:14:38et l'extrême gauche
00:14:39ce sont deux catégories
00:14:40politiques différentes
00:14:41qui peuvent utiliser
00:14:42la violence
00:14:43qui ne poursuivent pas
00:14:44forcément les mêmes buts
00:14:45qui n'ont certainement pas
00:14:46le même système de valeurs
00:14:48c'est évident
00:14:48mais elles ont un point commun
00:14:50ça c'est vrai
00:14:50c'est cette utilisation
00:14:51systématique
00:14:52de la violence
00:14:53et donc
00:14:54en fait
00:14:55ce que pose
00:14:56aujourd'hui
00:14:56ce drame
00:14:58c'est en effet
00:14:59ce que vous dites
00:15:00est juste
00:15:01en l'occurrence
00:15:01c'est finalement
00:15:04cette aura
00:15:04de fréquentabilité
00:15:06dont l'extrême gauche
00:15:07bénéficie
00:15:08dans la vie politique
00:15:09française
00:15:09et dans certaines
00:15:11autres démocraties occidentales
00:15:12mais plus particulièrement
00:15:13en France
00:15:13c'est la réalité
00:15:14parce que finalement
00:15:15force est de constater
00:15:16que vous savez
00:15:17dans l'histoire politique
00:15:18et dans l'histoire électorale
00:15:19il n'y a aucun sujet
00:15:21pour même la gauche réformiste
00:15:22finalement dans des seconds tours
00:15:24très souvent
00:15:25de s'allier
00:15:26ou en tout cas
00:15:26d'accepter
00:15:27le report des voix
00:15:29de l'extrême gauche
00:15:30là en effet
00:15:31on a un sujet
00:15:32qui est absolument essentiel
00:15:33on y viendra tout à l'heure
00:15:34l'hyperviolence
00:15:35l'hyperviolence
00:15:36qui est utilisée
00:15:37par ces jeunes gens
00:15:38qui sont très souvent
00:15:40incultes
00:15:40ce qu'il faut le dire
00:15:41leur logiciel idéologique
00:15:43est bâti
00:15:44sur une inculture historique
00:15:46qui est abyssale
00:15:47quand même
00:15:48c'est quelque chose
00:15:48qui est quand même
00:15:49extrêmement important
00:15:50et qu'il faut souligner
00:15:51il y a un côté suiveur
00:15:52en fait
00:15:53la grande intelligence
00:15:55stratégique
00:15:55de Mélenchon
00:15:57c'est de réussir
00:15:58à fanatiser
00:15:59ces jeunes
00:15:59parce qu'en fait
00:16:00on est face
00:16:01à un phénomène
00:16:01de fanatisme
00:16:02quand on en vient
00:16:03à rouer de coups
00:16:04et à assassiner
00:16:06sur le coin
00:16:07d'un trottoir
00:16:08un jeune homme
00:16:08c'est que
00:16:09on a une dose
00:16:10de fanatisme
00:16:11incommensurable
00:16:12en soi
00:16:12et en effet
00:16:14il y a une responsabilité
00:16:15évidente
00:16:15en tout cas
00:16:16morale
00:16:17tout le moins
00:16:18de ceux
00:16:18qui permettent
00:16:19ce type d'agissement
00:16:20mais
00:16:20je crois que
00:16:21le vrai sujet
00:16:22que ça pose
00:16:24c'est que
00:16:24c'est la question
00:16:25de la fréquentabilité
00:16:26de la tolérance
00:16:27d'un certain nombre
00:16:29de formations politiques
00:16:30dites républicaines
00:16:31avec
00:16:31ces radicaux
00:16:33alors justement
00:16:34est-ce que
00:16:35Raphaël Arnaud
00:16:36doit démissionner
00:16:37il est député
00:16:38je vais faire réagir
00:16:40François de Rugy
00:16:41dans un instant
00:16:42mais celui
00:16:43qui pose vraiment
00:16:44cette démission
00:16:46sur la table
00:16:47c'est Jordan Bardella
00:16:48il était l'invité
00:16:49de CNews
00:16:50ce matin
00:16:50avec Laurence Ferry
00:16:53je crois qu'il n'a pas
00:16:54sa place
00:16:55à l'Assemblée nationale
00:16:55et à titre personnel
00:16:57je considère
00:16:57qu'il ne l'a jamais eu
00:16:58l'honneur
00:16:59la décence
00:17:00le respect
00:17:01à l'égard
00:17:01de la famille
00:17:02de ce jeune militant
00:17:04nationaliste
00:17:05incombré à monsieur Arnaud
00:17:06de quitter ses fonctions
00:17:07et de démissionner
00:17:08après avoir demandé pardon
00:17:10il devra répondre
00:17:11de ses actes
00:17:11lui et l'ensemble
00:17:12de ses amis
00:17:13devant la justice
00:17:14dans notre pays
00:17:15Jordan Bardella
00:17:16qui s'exprimait ce matin
00:17:17sur notre antenne
00:17:18alors que sur une autre antenne
00:17:19Yael Brown-Pivet
00:17:20elle disait
00:17:22qu'elle n'est pas
00:17:23en capacité
00:17:24de démettre
00:17:25un député
00:17:26de la République
00:17:26ce ne sont pas
00:17:28ses prégratifs
00:17:29à elle
00:17:30alors est-ce que
00:17:30Raphaël Arnaud
00:17:31doit démissionner
00:17:32c'est un sujet
00:17:33de Chloé Tarkan
00:17:36il est mis sous pression
00:17:38par la classe politique
00:17:39Raphaël Arnaud
00:17:41député LFI
00:17:42et cofondateur
00:17:43de la jeune garde
00:17:44est au coeur
00:17:44de la polémique
00:17:45après la mort
00:17:46de Quentin
00:17:46en effet
00:17:47parmi les personnes
00:17:48interpellées
00:17:48dans le cadre
00:17:49de l'enquête
00:17:50figure l'un
00:17:51de ses assistants
00:17:51parlementaires
00:17:52Jacques-Élie Favreau
00:17:53mais aussi
00:17:54plusieurs militants
00:17:55de la jeune garde
00:17:56ce matin
00:17:57la porte-parole
00:17:58du gouvernement
00:17:58a appelé
00:17:59à son exclusion
00:18:00la France Insoumise
00:18:01doit faire le ménage
00:18:02dans ses rangs
00:18:02et moi
00:18:03j'appelle la présidente
00:18:04Mathilde Panot
00:18:05à exclure
00:18:05Raphaël Arnaud
00:18:06de son groupe
00:18:07ou tout du moins
00:18:08à l'exclure temporairement
00:18:09pour marquer cette clarification
00:18:10pour dire non
00:18:11à la violence
00:18:12une polémique
00:18:13qui dépasse
00:18:13les clivages politiques
00:18:15Jordan Bardella
00:18:16est même allée plus loin
00:18:17en appelant
00:18:18à sa démission
00:18:19Raphaël Arnaud
00:18:20n'a pas sa place
00:18:21à l'Assemblée Nationale
00:18:22il devrait démissionner
00:18:23quant à Raphaël Arnaud
00:18:25il affirme avoir
00:18:25suspendu son collaborateur
00:18:27et engager les procédures
00:18:29pour mettre fin
00:18:30à son contrat
00:18:31François de Rugy
00:18:32en tant qu'ancien
00:18:33président de l'Assemblée Nationale
00:18:35comment on fait
00:18:35quand on se retrouve
00:18:38face à cette situation
00:18:39et surtout
00:18:40face à ce genre d'individus ?
00:18:41Alors d'abord
00:18:42moi je voudrais dire
00:18:42qu'il y a un retournement
00:18:44complet
00:18:44parce que quand moi
00:18:45j'étais président
00:18:45de l'Assemblée Nationale
00:18:46mes prédécesseurs
00:18:47ont eu aussi à gérer cela
00:18:48on est plutôt là
00:18:49pour défendre les députés
00:18:50qui sont attaqués
00:18:51qui sont parfois
00:18:52dans des manifestations
00:18:53ou même chez eux
00:18:54on a eu des députés
00:18:55qui ont été menacés
00:18:56chez eux physiquement
00:18:58dans des manifestations
00:18:59ou autre
00:18:59et donc moi
00:19:00quand j'étais président
00:19:00de l'Assemblée Nationale
00:19:01d'ailleurs je défendais
00:19:01tous les députés
00:19:02quelle que soit leur couleur politique
00:19:03quand ils étaient attaqués
00:19:04je me souviens qu'au tout début
00:19:05du mandat en 2017
00:19:06par exemple
00:19:07Ludovic Pajot
00:19:08qui était un jeune député
00:19:09du Rassemblement National
00:19:10du Pas-de-Calais
00:19:11avait été attaqué
00:19:12dans un cadre privé
00:19:13mais parce qu'il avait été reconnu
00:19:15comme député
00:19:16du Rassemblement National
00:19:16dans un bar
00:19:18Là vous avez le schéma inverse
00:19:19Et là on se retrouve
00:19:21à avoir des députés
00:19:22qui sont soit
00:19:24qui eux-mêmes
00:19:25commettent des violences
00:19:26je rappelle que ce n'est pas
00:19:27la première fois
00:19:28puisque M. Delogu
00:19:30par exemple
00:19:30a été condamné
00:19:31condamné par la justice
00:19:32donc ce n'est pas
00:19:32une accusation en l'air
00:19:33pour des violences
00:19:34sur un personnel
00:19:35de l'éducation nationale
00:19:36ce n'est quand même
00:19:37pas banal non plus
00:19:38ce n'est pas juste
00:19:39une altercation dans la rue
00:19:40et puis on a donc
00:19:41le cas de Raphaël Arnaud
00:19:42qui rappelons-le
00:19:44déjà lorsqu'il a été investi
00:19:47par la France Insoumise
00:19:48était déjà
00:19:50quelqu'un
00:19:51qui avait un profil
00:19:53suffisamment
00:19:54C'est-à-dire qu'il y a eu
00:19:55beaucoup d'interrogations
00:19:56au moment où il devient député
00:19:57de savoir
00:19:58comment est-ce qu'un député
00:19:59peut devenir député
00:20:00alors qu'il est
00:20:01fiché S
00:20:01Voilà
00:20:02et ensuite
00:20:03C'est pas incompatible
00:20:04Il recrute comme assistant parlementaire
00:20:06quelqu'un qui est un membre actif
00:20:08de son mouvement
00:20:09parce que la jeune garde
00:20:10c'est le mouvement de Raphaël Arnaud
00:20:11il faut le rappeler
00:20:12il y a d'ailleurs des images
00:20:13qui datent seulement d'août dernier
00:20:15ça n'est pas très vieux
00:20:16qui circule sur les réseaux sociaux
00:20:17dans les médias
00:20:18qui montre que lors
00:20:19des universités de rentrée
00:20:21de la France Insoumise
00:20:22il y avait un stand
00:20:24de soutien à la jeune garde
00:20:25puisque la jeune garde
00:20:26a été dissoute
00:20:27par le gouvernement
00:20:28et Bruno Retaille
00:20:29au ministre de l'Intérieur
00:20:30à l'époque
00:20:30en juin 2025
00:20:31et donc ils ne peuvent plus
00:20:33s'afficher en tant que mouvement
00:20:34donc ils s'affichent
00:20:34en tant que comité de soutien
00:20:36à ce mouvement
00:20:37donc ça veut tout dire
00:20:37et il embauche
00:20:39M. Favreau
00:20:39qui est lui-même
00:20:40un membre actif
00:20:41de ce mouvement
00:20:42comme collaborateur parlementaire
00:20:44moi je crois qu'en fait
00:20:45ça revient
00:20:45pour faire le sale boulot
00:20:46que lui ne peut plus faire
00:20:47en tout cas ça permet
00:20:48y compris à cette personne
00:20:49ne l'oublions pas
00:20:50d'être payé
00:20:51d'avoir des activités militantes
00:20:53par l'argent public
00:20:53il a des activités militantes
00:20:55est-ce que c'est sur son temps
00:20:56de travail ou pas
00:20:57d'ailleurs la question se pose
00:20:58puisque vendredi dernier
00:20:59je rappelle que c'était
00:21:00l'après-midi
00:21:01c'était un vendredi après-midi
00:21:02est-ce qu'il était en congé
00:21:03est-ce qu'il avait été
00:21:05mandaté par son député
00:21:06pour accompagner
00:21:07enfin assister à cette réunion
00:21:08de Rima Hassan
00:21:09enfin il était à l'extérieur
00:21:11donc il n'assistait pas
00:21:12à la réunion
00:21:12toutes ces questions-là
00:21:13il faut les poser
00:21:14et M. Arnaud doit y répondre
00:21:16et il ne peut pas
00:21:17indéfiniment se dérober
00:21:18moi son
00:21:19je vous le dis
00:21:19comme je le pense
00:21:20son tweet d'hier
00:21:21moi je trouve ça
00:21:22absolument scandaleux
00:21:23de dire
00:21:24ah ben je mets fin
00:21:25à son contrat
00:21:25ce qui donne d'ailleurs
00:21:26l'impression
00:21:26de se demander
00:21:27si c'est pas déjà
00:21:27une forme d'aveu
00:21:28de culpabilité
00:21:29par avance
00:21:30de condamnation
00:21:31par avance
00:21:31de son collaborateur
00:21:32mais il découvre
00:21:33il découvre
00:21:34il y a les activités
00:21:34de son collaborateur
00:21:35à qui peut-il faire croire cela
00:21:37alors que c'est un militant
00:21:39actif de la jeune garde
00:21:40dont il est lui-même
00:21:41le fondateur
00:21:41donc tout ça est archi connu
00:21:43et donc c'est d'une hypocrisie
00:21:44vraiment cynique
00:21:45mais est-ce que c'est inédit
00:21:46est-ce que c'est totalement inédit
00:21:47cette situation ?
00:21:48à ma connaissance c'est inédit
00:21:49il y a eu des députés
00:21:50qui parfois ont commis
00:21:52des actes violents
00:21:53il y a eu notamment
00:21:53Maxime Grémet
00:21:54qui était député communiste
00:21:55de la Somme
00:21:56qui avait foncé
00:21:57avec sa voiture
00:21:58je le rappelle
00:21:59dans une inauguration
00:22:00à laquelle assistait
00:22:01un ministre Gilles De Robien
00:22:03député maire d'Amiens
00:22:03à l'époque
00:22:04donc il avait été condamné
00:22:05pour cela
00:22:06à l'Assemblée Nationale
00:22:07il avait fracturé une porte
00:22:08un jour avec un pied de biche
00:22:08bon c'était pas contre une personne
00:22:10mais c'était quand même
00:22:11il a été condamné également
00:22:12pour cela
00:22:13mais c'était rarissime
00:22:14il y avait parfois
00:22:14là aussi rarissime
00:22:16des affrontements
00:22:16dans l'hémicycle
00:22:17et évidemment
00:22:18des députés pouvaient être
00:22:19sanctionnés pour cela
00:22:20en revanche
00:22:21il faut quand même préciser
00:22:22il y a eu le bon pivet
00:22:22à raison de dire
00:22:23qu'il n'appartient pas
00:22:24ni à la présidente
00:22:26de l'Assemblée Nationale
00:22:26ni au bureau
00:22:27de l'Assemblée Nationale
00:22:27d'ailleurs
00:22:28de démettre un député
00:22:29de ses fonctions
00:22:29parce que vous voyez bien
00:22:30que ce serait un abus
00:22:30de pouvoir caractérisé
00:22:32en revanche
00:22:32la justice peut le faire
00:22:33je rappelle que la justice
00:22:34peut condamner quelqu'un
00:22:36à une peine d'inéligibilité
00:22:37qui s'applique
00:22:38y compris
00:22:39au mandat en cours
00:22:40mais pour ça
00:22:40il faut une saisie
00:22:41de l'article 40
00:22:42à tout le moins
00:22:43enfin là je pense quand même
00:22:44que la justice
00:22:44est saisie
00:22:45une enquête est en cours
00:22:46et j'imagine quand même
00:22:48qu'on va remonter les fils
00:22:49on ne va pas se contenter
00:22:51de savoir
00:22:52s'il y a
00:22:52les personnes
00:22:53qui étaient présentes à Lyon
00:22:55mais aussi les complicités
00:22:56et puis après
00:22:56il y a le rôle en effet
00:22:58du groupe
00:22:58de la France Insoumise
00:22:59qui pourrait déjà
00:23:01par mesure
00:23:02j'ai envie de dire
00:23:03conservatoire
00:23:04mettre de côté
00:23:05ce député
00:23:05car ça
00:23:06un président de groupe
00:23:06a le droit de le faire
00:23:07je le rappelle
00:23:09un député peut être exclu
00:23:10de son groupe
00:23:10par la présidence
00:23:12de son groupe
00:23:12et il n'y a pas besoin
00:23:13d'une décision
00:23:14de qui que ce soit d'autre
00:23:14et je rappelle quand même
00:23:15qu'Adrien Quattenance
00:23:16a été exclu du groupe
00:23:17de la France Insoumise
00:23:18pendant plusieurs mois
00:23:19quand même pour beaucoup plus cela
00:23:20enfin au début
00:23:22ça a été difficile
00:23:23de l'exclure
00:23:23oui parce que Jean-Luc Mélenchon
00:23:25l'a défendu
00:23:25moi je me souviens
00:23:25d'une séquence
00:23:26à la télévision
00:23:28avec Jean-Luc Mélenchon
00:23:29qui est interrogé
00:23:30justement sur l'affaire Quattenance
00:23:32et il sort de ses gonds
00:23:34il
00:23:35j'allais dire
00:23:35il éructe
00:23:36il éructe
00:23:37face au présentateur
00:23:38qui ne sait plus trop quoi dire
00:23:39et c'était un moment difficile
00:23:41alors qu'effectivement
00:23:42cette position
00:23:43d'Adrien Quattenance
00:23:45à l'époque
00:23:46n'était pas tenable
00:23:47on revient dans un instant
00:23:48pour parler justement
00:23:49de la suite
00:23:50de ces suites politiques
00:23:51de l'affaire Quentin
00:23:52c'est sur CNews
00:23:53restez bien avec
00:23:57De retour sur le plateau
00:23:58de Midi News
00:23:59avec Sabrina Medjabur
00:24:00Kevin Bossuet
00:24:02François Drugi
00:24:03et Arnaud Benedetti
00:24:04on s'interroge bien sûr
00:24:05sur le rôle
00:24:06à la fois de la Jeu de Garde
00:24:07et de la France Insoumise
00:24:09avec cette question
00:24:10Raphaël Arnaud
00:24:10doit-il tout simplement
00:24:11démissionner
00:24:12déposer sa démission
00:24:13de député de la République
00:24:15on l'a vu
00:24:16il y a un instant
00:24:17il y a quand même
00:24:18un sujet autour
00:24:19de M. Favreau
00:24:20qui est son assistant parlementaire
00:24:22qui ne l'est plus
00:24:22puisqu'il y a eu
00:24:23une fin de collaboration
00:24:25donnée par Raphaël Arnaud
00:24:27hier
00:24:28de savoir
00:24:29s'il était à Lyon
00:24:30en tant qu'assistant parlementaire
00:24:32ou est-ce qu'il avait posé
00:24:33une journée
00:24:34ou une demi-journée
00:24:35de RTT
00:24:36comme on appelle ça
00:24:37en tout cas
00:24:38la question
00:24:39est sur la table
00:24:40et tout à l'heure
00:24:41je vous le disais
00:24:42Jean-Luc Mélenchon
00:24:44aurait pu peut-être
00:24:44prendre un peu de distance
00:24:45sur la Jeune Garde
00:24:46pas du tout
00:24:47hier en meeting
00:24:48il a dit
00:24:50son admiration
00:24:51à ces jeunes
00:24:52de la Jeune Garde
00:24:53on écoute
00:24:55la Jeune Garde
00:24:56est une organisation
00:24:58associée
00:24:59au mouvement
00:25:00insoumis
00:25:01nous ne nous mêlons
00:25:03de rien
00:25:04dans la Jeune Garde
00:25:05nous ne donnons pas
00:25:06de consigne
00:25:07nous ne donnons pas
00:25:08d'ordre
00:25:08ce n'est pas nous
00:25:09qui décrétons
00:25:10les mobilisations
00:25:11de cette organisation
00:25:12ce n'est pas la seule
00:25:13il y a d'autres
00:25:15organisations
00:25:16associées
00:25:16et tout aussi
00:25:18indépendantes
00:25:19avec
00:25:21la Jeune Garde
00:25:22nous ne nous sommes
00:25:22pas cachés
00:25:23nous admirions
00:25:24ces jeunes gens
00:25:25et nous gardons
00:25:26pour eux
00:25:27une grande affection
00:25:28et je le dis
00:25:29aussi pour les autres
00:25:30mouvements antifa
00:25:32ça ça veut dire
00:25:33qu'il y en a d'autres
00:25:34qu'on ne connaît pas
00:25:35forcément peut-être
00:25:36ça ça veut dire aussi
00:25:37moi je trouve
00:25:38Sabrina Medjubar
00:25:39que cette déclaration
00:25:40c'est un peu
00:25:41comme une publicité
00:25:43avec une petite astérisque
00:25:44c'est à dire
00:25:45nous aimons
00:25:46la Jeune Garde
00:25:47nous avons beaucoup
00:25:48d'affect pour la Jeune Garde
00:25:48mais attention
00:25:49on ne se mêle de rien
00:25:50du tout
00:25:51petite astérisque
00:25:52ce qu'ils font
00:25:52c'est pas nous
00:25:53oui parce qu'il n'y a pas
00:25:54de lien officiel
00:25:55il n'y a pas de collusion
00:25:57officielle
00:25:58il n'y a pas de causalité
00:26:00officielle
00:26:00c'est à dire
00:26:01labellisée dans le discours
00:26:03dans la rhétorique
00:26:04dans la dialectique
00:26:05de la France insoumise
00:26:06inhérente
00:26:07au combat qu'elle mène
00:26:08c'est à dire
00:26:09principalement
00:26:10la convergence des luttes
00:26:11mais il faut savoir
00:26:12qu'il y a plusieurs membres
00:26:13de la France insoumise
00:26:14qui se sont affichés
00:26:16très clairement
00:26:16aux côtés
00:26:17de la Jeune Garde
00:26:18je peux vous les citer
00:26:19par exemple
00:26:19Carlos Bilingo
00:26:20a été dans un camp
00:26:22entraîné à la boxe
00:26:24avec des membres
00:26:25de la Jeune Garde
00:26:26vous avez également
00:26:27Antoine Léomant
00:26:28Eric Coquerel
00:26:29Thomas Porte
00:26:30qui sont habitués
00:26:31aux manifestations
00:26:33organisées par la Jeune Garde
00:26:34Manuel Bompard
00:26:35Sébastien Delogu
00:26:36ont marqué
00:26:37leur présence
00:26:38dans le camp
00:26:38d'été du groupuscule
00:26:39en 2023
00:26:40Madame Daniela Obono
00:26:41était même présente
00:26:42lors de leur réunion
00:26:44à Montpellier
00:26:45le 23 mars 2023
00:26:46tout ça
00:26:47grand sourire
00:26:48avec la Jeune Garde
00:26:49mais il y a
00:26:50des porosités
00:26:51qui sont également
00:26:52existantes
00:26:53mais très peu
00:26:54affichées
00:26:55justement dans le discours
00:26:56de Jean-Luc Mélenchon
00:26:57celui par exemple
00:26:58de la Jeune Garde
00:26:59et d'urgence palestine
00:27:00celui de la Jeune Garde
00:27:02et de Samy Doun
00:27:03vous voyez
00:27:03donc il y a
00:27:04une nébuleuse
00:27:05tentaculaire
00:27:05capolarisée
00:27:06par M. Raphaël Arnaud
00:27:08structurée
00:27:09d'un point de vue
00:27:10pyramidal
00:27:11parce qu'il y a
00:27:11plusieurs succursales
00:27:12à Lyon
00:27:12à Montpellier
00:27:13à Strasbourg
00:27:14etc
00:27:14et toutes ces officines
00:27:17agissent également
00:27:18dans une sorte
00:27:18d'omerta politique
00:27:20par des réunions
00:27:21des collusions
00:27:22des proximités
00:27:23des émissions
00:27:23plus ou moins clandestines
00:27:25ce que vous dites
00:27:26c'est très intéressant
00:27:26parce que
00:27:27Jean-Baptiste Marti
00:27:28d'Europe 1
00:27:29nous en parlait
00:27:29hier soir sur Europe 1
00:27:30il y a effectivement
00:27:31des camps d'entraînement
00:27:33tout à fait
00:27:33d'été
00:27:34où on apprend
00:27:35les méthodes
00:27:35de différents pays
00:27:36notamment les méthodes
00:27:37des soldats russes
00:27:38de savoir comment
00:27:39on fait une clé de bras
00:27:40comment on met
00:27:41quelqu'un à terre
00:27:42comment l'autodéfense
00:27:43on en revient finalement
00:27:44à cette autodéfense
00:27:45et donc il y a vraiment
00:27:47la jeune garde
00:27:48elle porte bien son nom
00:27:49parce qu'il y a garde dedans
00:27:50et il y a donc
00:27:51de la violence
00:27:52alors la jeune garde
00:27:53est effectivement
00:27:53un mouvement
00:27:54qui est très méthodique
00:27:55ils ont un canal
00:27:56d'informations
00:27:57qui s'appelle
00:27:57Antifa Squad
00:27:58sur le site
00:27:59Info Libertaires
00:28:00par exemple
00:28:00vous en apprenez énormément
00:28:01ils ont des méthodes
00:28:03d'entraînement
00:28:03également drastiques
00:28:04sur le plan nutritionnel
00:28:05par exemple
00:28:06ils ne boivent pas d'alcool
00:28:06ils ont un code
00:28:08sémiologique
00:28:09très marquant
00:28:11parce qu'il y a
00:28:11des marques
00:28:12qui le représentent
00:28:13je ne les citerai pas
00:28:14parce qu'on n'en a pas
00:28:14le droit
00:28:15sur cette chaîne
00:28:16donc c'est un groupe
00:28:18qui est très très structuré
00:28:20sur le plan
00:28:20de l'affichage
00:28:22sémiologique
00:28:22sur le plan des idées
00:28:24sur le plan des collusions
00:28:25sur le plan de l'objectif
00:28:26et Raphaël Arnaud
00:28:27aujourd'hui
00:28:28doit être inquiété
00:28:29parce que je rappelle
00:28:30qu'il a été condamné
00:28:31pour violence en réunion
00:28:32et moi je me pose la question
00:28:33et je pose la question
00:28:34à l'ancien ministre
00:28:35et ancien caisseur
00:28:36de l'Assemblée nationale
00:28:36comment se fait-il
00:28:37qu'aujourd'hui
00:28:38des députés
00:28:39et des casiers judiciaires
00:28:40et puissent exercer
00:28:41la fonction
00:28:42de représentant
00:28:43de la nation
00:28:43je pense qu'il y a
00:28:45également un problème
00:28:45structurel de ce point de vue là
00:28:46des fichiers S
00:28:48qui sont
00:28:50indiqués comme étant
00:28:51vous pourrez porter
00:28:53atteinte à la sécurité
00:28:53de l'Etat
00:28:54et qui ont de surcroît
00:28:55des casiers judiciaires
00:28:56comment se fait-il
00:28:57qu'ils puissent être
00:28:58députés de la nation
00:28:59sur les casiers judiciaires
00:29:00de toute façon
00:29:01c'est vérifié avant l'élection
00:29:02donc de toute façon
00:29:03quand vous présentez
00:29:04une élection législative
00:29:05vous devez produire
00:29:06un extrait
00:29:07du casier judiciaire
00:29:08donc ça permet de vérifier
00:29:09si la personne a déjà
00:29:10été condamnée
00:29:11je pense que pour Raphaël Arnaud
00:29:12il a sans doute été condamné
00:29:13après avoir été élu
00:29:14par ailleurs
00:29:15fichier S
00:29:15bon ça
00:29:16ce n'est pas une condamnation
00:29:17un fichier S
00:29:18c'est ça
00:29:19c'est quand même
00:29:20une anomalie
00:29:20pardonnez-moi
00:29:21c'est-à-dire que vous avez
00:29:23François
00:29:23vous avez la HATVP
00:29:24qui vous tombe dessus
00:29:25en disant
00:29:26vous avez un vélo
00:29:27qui a coûté 2500 euros
00:29:29donc vous êtes quelqu'un
00:29:30de luxueux
00:29:31vous avez un appartement
00:29:32trop grand
00:29:33vous êtes trop riche
00:29:33pour être ministre
00:29:34aux députés
00:29:34en revanche
00:29:36fichier S
00:29:36alors là ça passe
00:29:37au-dessus des radars
00:29:38c'est quand même formidable
00:29:39parce que c'est une mesure
00:29:39de surveillance
00:29:40mais pas une condamnation
00:29:41mais ce qui est sûr
00:29:42c'est que de toute façon
00:29:43il faut maintenant
00:29:44que la justice passe
00:29:46parce que
00:29:46en plus de tout ce que
00:29:47vous avez dit
00:29:48qui est vrai
00:29:48c'est qu'il y a
00:29:49des méthodes
00:29:50qui sont revendiquées
00:29:51et ce sont
00:29:52les méthodes violentes
00:29:53des extraits
00:29:54de la chaîne télégramme
00:29:55de ce groupe
00:29:56on peut dire
00:29:57groupe de fête
00:29:58puisqu'ils ont été dissous
00:29:59en juin 2025
00:30:00mais il y a un recours
00:30:01il y a un recours
00:30:03posé par la Ligue des droits de l'homme
00:30:04c'est quand même un comble
00:30:05parce que là
00:30:05quel retournement
00:30:06de l'histoire
00:30:07Ligue des droits de l'homme
00:30:08qui est subventionnée
00:30:09à hauteur de plus de 700 000 euros
00:30:10par an
00:30:11tout à fait
00:30:12et ça pour les téléspectateurs
00:30:14c'est votre argent
00:30:14qui va
00:30:15et défendre les droits de l'homme
00:30:16normalement
00:30:16c'est pas défendre le tabassage
00:30:18parce que c'est ça
00:30:19sur la chaîne télégramme
00:30:21il y a des images
00:30:22qui sont diffusées
00:30:24par ses membres
00:30:24et qui montrent
00:30:25il y a eu notamment
00:30:26je crois
00:30:26le responsable
00:30:27d'un mouvement
00:30:29provençal
00:30:29de droite radicale
00:30:31Ténésoun
00:30:31où il se vante
00:30:32de l'avoir tabassé
00:30:33donc c'est vraiment
00:30:35avec des images
00:30:36qui malheureusement
00:30:37ressemblent
00:30:37à celles que nous avons vues
00:30:38à Lyon
00:30:39c'est-à-dire
00:30:39les gens sont roués
00:30:40de coups à terre
00:30:41et ainsi de suite
00:30:41donc ça
00:30:42ce sont des méthodes
00:30:43revendiquées par ce mouvement
00:30:44qui en soi déjà
00:30:45justifieraient des condamnations
00:30:46Alors sur le renversement
00:30:48de l'accusation
00:30:48il y a eu un moment clé
00:30:50hier au QAG
00:30:51aux questions au gouvernement
00:30:52à l'Assemblée Nationale
00:30:53lorsque Mathilde Panot
00:30:55interpelle Sébastien Lecornu
00:30:57qui lui répond
00:30:58et quand je lui dis
00:30:59qui lui répond
00:30:59c'est un doux euphémisme
00:31:02Monsieur le Premier Ministre
00:31:03notre pays approche
00:31:05d'échéance électorale majeure
00:31:06vous annoncez interdire
00:31:08les conférences
00:31:09aux moindres risques
00:31:09de troubles à l'ordre public
00:31:11à l'heure où nos permanences
00:31:12sont attaquées
00:31:13nos parlementaires
00:31:14menacés de mort
00:31:15et de viol
00:31:16nous vous disons solennellement
00:31:18les institutions démocratiques
00:31:20ne doivent jamais céder
00:31:22au pays
00:31:23je redis notre souhait
00:31:25que vive pour longtemps
00:31:27la République
00:31:27et son idéal d'égalité humaine
00:31:30Ce que vous venez de faire
00:31:31est absolument ignoble
00:31:33et abject
00:31:34je vous remercie de la République
00:31:36et je vous remercie de la République
00:32:02politique, mais lorsqu'on est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à
00:32:08l'être humain, à l'homme, on n'oppose pas un mort à un autre mort, à un assassinat,
00:32:14à un autre assassinat.
00:32:15La vraie question au fond, Madame la Présidente, c'est pourquoi tout le monde doute de votre
00:32:20sincérité et pourquoi personne ne veut vous croire ? Tout simplement parce qu'il est
00:32:25temps que vous fassiez le ménage, Madame la Présidente Panneau, le ménage dans vos
00:32:30propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs.
00:32:36Voilà, faites le ménage dans vos rangs.
00:32:38Et alors ça, j'ai l'impression que la France Insoumise, plus on leur dit qu'il faut faire
00:32:41le ménage, moins ils le font.
00:32:42Oui, tout simplement parce qu'ils se voient comme une force révolutionnaire.
00:32:49Mélenchon a répondu d'ailleurs, il a dit Mathilde Panneau n'est pas là pour faire le
00:32:53ménage à LFI.
00:32:54Et regardez un petit peu les arguments de Madame Panneau, mais c'est horrible, ils
00:32:58sont là en train de relativiser, ils essayent d'expliquer, ils sont dans la négation,
00:33:04ils comptent les morts, ils les hiérarchisent, ils nous ressortent Clément Mérique.
00:33:08Mais un mort, c'est un mort.
00:33:10Que ce soit Clément Mérique ou que ça soit Quentin, ces deux jeunes-là n'avaient pas
00:33:14à mourir pour leurs idées.
00:33:16En fait, la France Insoumise avait déjà quitté la République.
00:33:20Là, la France Insoumise est en train de quitter l'humanité.
00:33:22Ils essayent, la France Insoumise, ils essayent de sauver son propre camp avec des arguments
00:33:27qui sont moralement et humainement profondément discutables.
00:33:32Et puis, ce n'est pas la première fois quand M.
00:33:35Lecornu dit « balayez devant votre porte, faites le ménage dans vos rangs ».
00:33:38Je crois qu'il y avait M.
00:33:40Richitibo, qui était assistant parlementaire de Mme Soudet, qui a été exclu, enfin interdit
00:33:46d'entrer au sein de l'Assemblée nationale, tout simplement parce qu'il avait appelé
00:33:49à l'Intifada dans les rues de Paris.
00:33:53Vous voyez bien qu'on a affaire ici à des gens qui sont dangereux, à des gens qui mettent
00:33:56des cibles sur le dos des gens, à des gens qui mettent des cibles également sur nos compatriotes
00:34:00huifs, sur des journalistes, parfois des professeurs.
00:34:04Au moment de Samuel Paty, j'ai vu à quel point certains militants d'extrême-gauche
00:34:08accusaient Samuel Paty au moment où il y avait ce problème avec le proviseur du lycée
00:34:13Maurice Ravel, vous avez Mme Simonnet de la France Insoumise, qui avait mis une cible
00:34:17sur ce proviseur. La conflictualisation, ce n'est plus possible. C'est extrêmement
00:34:21dangereux. Ça remet en cause les valeurs démocratiques et les valeurs de la République.
00:34:25Et à un moment donné, j'entendais M. Macron, lors d'une interview, nous raconter qu'il
00:34:29y avait des propos antisémites au sein de la France Insoumise. Donc si c'est un parti
00:34:33antisémite, dans ce cas-là, il faut l'interdire.
00:34:35Alors, il y a le plan politique maintenant qui est révélé. Donc il y a cette démission
00:34:40qui est sur la table. On ne sait pas si Raphaël Arnaud finira par démissionner de l'Assemblée
00:34:44nationale. En tout cas, s'il y a un homme, et je vous prends pour témoin, qui va décider
00:34:48de son sort, c'est Jean-Luc Mélenchon, parce que c'est lui qui décide de tout à la
00:34:52France Insoumise. En attendant, Jordan Bardella, lors de l'interview ce matin sur CNews, a pris
00:34:59un portrait, je ne sais pas si vous l'avez vu, de Gabriel Attal. Et en fait, en substance,
00:35:04que dit Jordan Bardella ? Il dit, souvenons-nous quand même, les législatives, deuxième tour
00:35:072024. Gabriel Attal, non pas qu'il fait élire directement des députés LFI, mais il y a
00:35:15ce front républicain qui fait qu'à la fin, au bout du bout du bout du bout, ce sont
00:35:20parfois, dans certaines circonceptions, des élus LFI qui sont élus. Et là-dessus, François
00:35:29Hollande s'est expliqué. Savoir comment est-ce qu'on a pu être une seule et même famille
00:35:36avec le PS et LFI pour ce nouveau front républicain en 2024 ? Et aujourd'hui, ne plus rien
00:35:43à voir à faire avec LFI ? Il s'est expliqué ce matin, on écoute François Hollande.
00:35:48Lors des dernières législatives, vous avez été candidat du nouveau front populaire. Vous
00:35:52aviez dit, ce qui est essentiel, c'est que l'Union ait pu se faire. Est-ce que vous
00:35:57le regrettez ? Non. À cette période-là, il y a eu une dissolution, une menace de l'extrême-droite
00:36:01qui pouvait être majoritaire. Il fallait faire un barrage. Ce barrage a été
00:36:05établi à partir d'une ligne qui était le refus de la brutalisation politique.
00:36:10LFI a manqué à cette ligne, a manqué ensuite à ses engagements, s'est retrouvé dans
00:36:15une posture négative à l'Assemblée nationale, a accusé d'ailleurs les socialistes de ne
00:36:22pas avoir censuré le gouvernement. Et bien, je considère que la relation avec LFI est
00:36:26terminée.
00:36:27Comment analyser ça, Arnaud Benedetti ? Est-ce que ce n'est pas un peu simple ?
00:36:31Bien sûr. Il est toujours très astucieux dans sa rhétorique, François Hollande, parce
00:36:35que c'est quelqu'un de très intelligent. Sauf qu'il dédouane LFI jusqu'à 2024.
00:36:41Or, on connaît la doctrine, l'idéologie, les pratiques, les provocations de LFI.
00:36:48Elles ont commencé bien avant 2024 et bien avant la constitution du nouveau front populaire.
00:36:54On ne pouvait pas ignorer, M. Hollande, qu'il y avait un candidat triplement fiché S qui
00:36:59appartenait à la même alliance électorale que lui, qui était candidat à Avignon. Il
00:37:04ne pouvait pas ignorer les propos flirtant avec l'antisémitisme après le 7 octobre d'un
00:37:09certain nombre de parlementaires de LFI. Donc, d'une certaine façon, il essaye de laver
00:37:16l'honneur de la gauche réformiste. Mais il y parvient très très mal, en l'occurrence.
00:37:22Et c'est vrai que, si vous voulez, ce à quoi peut-être nous sommes en train d'assister,
00:37:26je ne le sais pas, mais essayons de nous projeter. C'est que, quand même, l'idée du front républicain
00:37:33qui avait déjà beaucoup de plomb dans l'aile, en a encore plus après l'assassinat sauvage
00:37:39de ce jeune homme. Parce qu'il y a eu, malgré tout, qu'on le veuille ou non, au-delà
00:37:43seulement
00:37:43de la gauche qui a fait alliance, qu'elle le veuille ou non, avec LFI, il y a eu, en
00:37:49effet,
00:37:49l'ensemble des forces de gouvernement de ce pays qui, à un moment donné, ont accepté
00:37:56cette espèce de magma électoral qui a constitué le nouveau, pas le nouveau front populaire,
00:38:02le front républicain de l'entre-deux-tours des élections législatives pour faire barrage
00:38:08au Rassemblement National, à ce qu'ils appelaient l'extrême droite. Malheureusement, dans les
00:38:13soutes de ce front républicain, il y avait beaucoup de gens qui étaient peu fréquentables
00:38:18et qui ne constituent pas, en effet, des forces républicaines et, bien évidemment, pas plus
00:38:22des forces démocratiques.
00:38:23François de Rugy, vous connaissez peut-être de nous cinq le mieux François Hollande, pour
00:38:27les raisons qu'on sait. Quand il dit « je considère que la relation avec LFI est terminée »,
00:38:33est-ce que c'est définitivement définitif ?
00:38:36Déjà, rendez-vous le 15 mars, élection municipale partout en France, des listes LFI dans toutes
00:38:43les grandes villes et même dans des villes moyennes. Est-ce que, vraiment, il n'y aura
00:38:48pas d'alliance dirigée par le Parti socialiste ou par les Verts ?
00:38:51Lorsqu'on interroge les Verts ou les socialistes, ils disent que ce sera au cas par cas et qu'il
00:38:56y aura des passerelles.
00:38:57Voilà, là, c'est une question concrète parce que ça veut dire clairement, dans ces
00:39:01villes-là, à faire rentrer des élus LFI dans non seulement les conseils municipaux
00:39:07mais à des postes à responsabilité. Parce que je crois qu'il faut bien voir aussi que
00:39:10la stratégie de Jean-Luc Mélenchon avec Raphaël Arnaud, donc présenté aux élections,
00:39:15devenu député, c'est que c'est pervertir les institutions républicaines de l'intérieur.
00:39:19C'est la vieille doctrine trotskiste. On vomit les institutions républicaines, autrefois
00:39:24on disait les institutions bourgeoises. On ne dit plus ça parce que ça paraîtrait
00:39:27vraiment suranné, mais en fait, ils le pensent toujours. Et ensuite, on va quand même
00:39:31les investir, on les utilise pour essayer de les détruire de l'intérieur. Et c'est
00:39:35ce qui se passe à l'Assemblée nationale depuis maintenant plusieurs années.
00:39:39Et puis, il faut quand même rappeler aussi, par rapport à ce que dit François Hollande
00:39:43là, Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti Socialiste aux élections européennes,
00:39:47pendant la campagne des européennes, donc quelques semaines avant les élections
00:39:50législatives de juin et juillet 2024, se fait sortir, se fait molester, se fait sortir
00:39:55manu militari d'une manifestation du 1er mai. Et il désigne lui-même, Raphaël Glucksmann,
00:40:00des gens de sensibilité LFI. D'ailleurs, comme le dit Mélenchon, il est assez habile.
00:40:04Bon, ben voilà, LFI, c'est une vaste mouvance, mais il y a aussi des syndicalistes, il y a
00:40:09aussi des gens, les antifas. Il n'y a pas que la jeune garde. Donc, ça veut dire que
00:40:12Jean-Luc Mélenchon, il veille par avance les actions des autres antifas, c'est-à-dire
00:40:16certains qui sont encore plus durs, encore plus radicaux et depuis très longtemps. Et
00:40:20bien, tout ça, il faut que la gauche, si elle se dit encore réformiste comme François Hollande,
00:40:24dise en effet, c'est terminé, définitivement terminé. Mais je voudrais aussi quand même
00:40:28juste dire, par rapport à ce que dit Jordan Bardella en disant tout ça, c'est de la faute
00:40:31de Gabriel Attal, du courant macroniste, le Rassemblement National a maintenu des candidatures
00:40:36où il savait qu'il n'avait aucune chance de gagner en étant troisième dans des triangulaires,
00:40:40dans des endroits où LFI était en tête. Et ça a fait élire des députés LFI avec
00:40:44des majorités relatives, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas eu la majorité absolue, mais ils
00:40:46étaient en tête. Et Charles Roy, je vous renvoie à l'écute qu'il a faite, qui est député
00:40:51des Yvelines, il a fait la liste sur son compte X à l'égoire de tous les endroits
00:40:56où ça a fait élire des députés LFI.
00:40:58– Dans certaines circonscriptions, vous dites, le RN aurait dû se retirer au profit
00:41:02d'un candidat, quoi ? Du Bloc Central ?
00:41:04– Non, en tout cas de dire, on ne veut pas qu'une triangulaire permettre l'élection
00:41:09de quelqu'un de l'élection.
00:41:10– Juste un point, je suis d'accord, vous avez raison, c'est vrai, factuellement, vous
00:41:12avez raison, sauf que mettez-vous à la place du Rassemblement National qui se trouve
00:41:16dans une situation où il n'y a pas de retrait de candidats pour justement les faire
00:41:20battre aussi, dit des forces républicaines. Donc il y a une réciprocité dans les élections.
00:41:24– Donc ce n'est pas que l'effet du Front Républicain qui a fait élire des députés
00:41:28LFI, ne l'oublions pas.
00:41:29– Moi, je ne vais pas entrer dans la tombouille électorale, je vais mettre à la place des électeurs.
00:41:33– Non mais c'est de l'analyse.
00:41:34– Oui, mais je suis d'accord avec vous.
00:41:36– De toute façon, c'est un cas d'école, le deuxième tour 2024, on va en parler encore
00:41:39dans 50 ans.
00:41:40– Mais moi, je me mets à la place, il y aura d'autres élections entre-temps.
00:41:42– Non mais celui-ci, il restera, c'est-à-dire qu'appeler ça des arrangements,
00:41:47appeler ça un Front Républicain, appeler ça des passerelles, appeler ça…
00:41:51– Il y a eu effectivement un narratif, comme disent certains communicants,
00:41:56pour dire, surtout pas le RN.
00:41:58Et le résultat, c'est que le RN, comme l'a dit Arnaud Benedetti,
00:42:02il s'est maintenu parce qu'il s'est dit, il y a tout le monde contre nous,
00:42:05donc si on ne se maintient pas, on est foutus.
00:42:06Et puis, de l'autre côté, il y a eu effectivement des triangulaires malheureuses
00:42:11qui ont vu arriver pour certaines circonstitutions
00:42:13qui ne l'attendaient pas des députés LFI.
00:42:16Je voudrais qu'on aille sur les inondations, parce que vous savez que notre pays connaît,
00:42:21je crois, je ne sais plus si c'est 36, je crois que c'est 36 jours de pluie consécutifs.
00:42:26Et c'est totalement inédit.
00:42:27Et on va retrouver tout de suite Jean-Luc Thomas,
00:42:29qui est à Tonins, dans le Lot-et-Garonne, avec Clément Lopez.
00:42:34Jean-Luc, situation à vous voir, très compliquée.
00:42:40Oui, situation très compliquée, et ça fait une semaine que ça dure ici à Tonins
00:42:46et sur l'ensemble du département du Lot-et-Garonne.
00:42:52Ce qu'il faut bien savoir, c'est qu'actuellement,
00:42:55il y a une petite remontée de l'eau de 4 cm par rapport à ce matin.
00:43:02Alors, pour les spécialistes, c'est une stagnation.
00:43:06Mais là où il y a un véritable souci,
00:43:09c'est qu'on annonce de fortes pluies en fin d'après-midi
00:43:14et tout au long de la nuit prochaine.
00:43:17Donc, les habitants de Tonins et du Lot-et-Garonne,
00:43:21eh bien, sont malgré tout inquiets.
00:43:24Et ici, à Tonins, nous sommes sur une zone et un quartier,
00:43:28qui est envahie par les eaux depuis une semaine.
00:43:33Et les habitants, eh bien, sont obligés,
00:43:37quand ils veulent aller chez eux,
00:43:39de prendre des petits bateaux en plastique.
00:43:43Et c'est ce qui a mis en place, entre autres,
00:43:47ici, les différentes collectivités locales.
00:43:52Mais ce qui est sûr, c'est que la Garonne est encore très puissante,
00:43:59très forte.
00:44:00Et les pluies annoncées, eh bien, ne vont pas permettre,
00:44:03finalement, aux habitants de pouvoir retourner chez eux,
00:44:07là où l'eau est encore présente.
00:44:09Merci, Jean-Luc.
00:44:10Thomas, en direct de Tonins, dans le Lot-et-Garonne,
00:44:12avec Clément Lopez.
00:44:14Et puis, nous viendrons, bien sûr, là-dessus,
00:44:16dans la météo, dans quelques minutes.
00:44:18Vous restez bien dans Midi News.
00:44:19Dans un instant, un autre chapitre inhérent à la mort de Quentin.
00:44:22L'extrême-gauche à l'université.
00:44:24Puisque vous allez le voir,
00:44:25les invités à Sciences Po Lyon,
00:44:27les invités politiques,
00:44:29ils sont tous du même bord.
00:44:30On va vous le montrer.
00:44:31A tout de suite.
00:44:35Deuxième partie de Midi News.
00:44:37Avec mes invités, dans un instant,
00:44:38on parlera de l'extrême-gauche dans les universités.
00:44:41Puisque vous allez voir la liste des invités,
00:44:44notamment à Sciences Po Lyon,
00:44:45là où s'est déroulé le drame du meurtre de Quentin à Lyon.
00:44:50Eh bien, vous allez voir la liste.
00:44:51C'est assez effarant.
00:44:52Mais d'abord, c'est toute l'actualité avec Somaia Labidi.
00:44:55Somaia, rebonjour.
00:44:56Rebonjour Pierre et bonjour à tous.
00:44:58À la lune de l'actualité,
00:44:59une personne portée disparue dans le Maine-et-Loire
00:45:02et quatre départements maintenus en vigilance rouge,
00:45:05cru au moins jusqu'à demain.
00:45:06Des inondations exceptionnelles
00:45:08qui risquent encore de s'aggraver
00:45:10avec l'arrivée de nouvelles précipitations
00:45:12et d'une nouvelle tempête sur l'ouest du pays.
00:45:14De nombreuses communes sont impactées
00:45:17et restent coupées de tout,
00:45:18comme vous pouvez le constater sur ces images
00:45:20tournées par nos équipes à Chalonne-sur-Loire.
00:45:23C'est l'autre information de cette mi-journée.
00:45:26Un membre actif de la jeune garde
00:45:27et sa compagne interpellés dans le cadre de l'enquête
00:45:30sur la mort de Quentin de Ranck,
00:45:32roué de coups jeudi dernier à Lyon.
00:45:34Hier, neuf suspects,
00:45:35dont un assistant parlementaire du député LFI,
00:45:38Raphaël Arnaud,
00:45:38ont été interpellés.
00:45:40Sept hommes et deux femmes étaient en garde à vue
00:45:42et six d'entre eux sont soupçonnés
00:45:44d'avoir participé aux violences
00:45:45ayant entraîné le décès
00:45:47de la jeune victime de 23 ans.
00:45:50Six personnes en garde à vue
00:45:52après la mort d'un enfant de 8 ans
00:45:53percuté hier matin à Nîmes
00:45:55sur le chemin de l'école.
00:45:57Le jeune chauffard avait pris la fuite
00:45:58avant d'être interpellé
00:45:59avec cinq autres individus
00:46:01par les forces de l'ordre.
00:46:02Le mis en cause, âgé de 17 ans,
00:46:05connu pour infraction sur les stupéfiants,
00:46:07roulait sans permis
00:46:08et était sous le coup
00:46:09d'un contrôle judiciaire.
00:46:12Deux peines de prison ferme
00:46:13et 250 000 euros d'amende
00:46:15ont été prononcées hier
00:46:16par le tribunal judiciaire de Bayonne
00:46:18contre trois membres
00:46:19d'une famille de pharmaciens.
00:46:21Des pharmaciens reconnus coupables
00:46:23d'avoir détourné
00:46:23près d'un million d'euros
00:46:25à la Sécurité sociale,
00:46:26un montant fermement contesté
00:46:28par les prévenus et leurs avocats.
00:46:31À la une également,
00:46:33contrairement à leur vote
00:46:33en première lecture,
00:46:34les députés ont rejeté
00:46:36la création d'un droit opposable
00:46:37à disposer de soins palliatifs
00:46:39lors de l'examen
00:46:40en deuxième lecture
00:46:41de la proposition de loi
00:46:43visant à garantir
00:46:44l'égal accès de tous à ces soins.
00:46:46Ils ont par ailleurs approuvé
00:46:47la création de maisons d'accompagnement
00:46:49et de soins palliatifs.
00:46:51Et puis, après des échanges
00:46:53très tendus hier
00:46:54et une nouvelle attaque russe
00:46:55cette nuit,
00:46:56fin des pourparlers à Genève
00:46:57entre Ukrainiens et Russes,
00:46:59des négociations,
00:47:00je vous le rappelle,
00:47:01sous médiation américaine
00:47:02pour tenter de trouver
00:47:03une issue à quatre ans
00:47:05de guerre en Ukraine
00:47:06initiée par Moscou
00:47:07et qui ont permis des progrès
00:47:08mais aucun détail
00:47:09ne peut être divulgué
00:47:10à ce stade,
00:47:11a déclaré le négociateur ukrainien.
00:47:14Voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:15de l'actualité à 13h, Pierre.
00:47:17Merci Somaïa
00:47:18et à tout à l'heure
00:47:19pour d'autres informations
00:47:20avant de parler
00:47:21de l'extrême gauche
00:47:22à l'université.
00:47:24Partons à Nîmes
00:47:25et Somaïa l'a dit
00:47:26dans le flash d'informations
00:47:28ce drame,
00:47:29un enfant de 8 ans
00:47:30décédé des suites
00:47:31de ses blessures
00:47:31après avoir été fauché
00:47:33par un automobiliste.
00:47:35Il allait à l'école.
00:47:36Ses parents lui avaient
00:47:37sans doute bien appris
00:47:39à traverser
00:47:40sur le passage piéton,
00:47:41à bien regarder à gauche,
00:47:43à bien regarder à droite.
00:47:44Une voiture est arrivée
00:47:45conduite par un jeune
00:47:46de 17 ans
00:47:47qui n'avait donc pas
00:47:48son permis de conduire.
00:47:50C'est un sujet
00:47:51de Laure Parat,
00:47:52Julia Ferrand
00:47:52et Mathilde Ibanez.
00:47:56C'est ici,
00:47:58alors qu'il se rendait
00:47:59à l'école,
00:47:59qu'un petit garçon
00:48:00de 8 ans
00:48:01a été mortellement fauché.
00:48:03Le conducteur du véhicule
00:48:05a pris la fuite.
00:48:06Cette tragédie
00:48:07bouleverse les habitants
00:48:09du quartier Pisevin
00:48:10gangréné par le trafic
00:48:11de stupéfiants.
00:48:12Oui, tout le monde
00:48:13est choqué.
00:48:14Tout le monde est sous le choc.
00:48:15Comme je dis,
00:48:15depuis ce matin,
00:48:16on le dit,
00:48:16on le répète et tout.
00:48:18C'est terrible.
00:48:19C'est terrible ça.
00:48:20C'est terrible ça
00:48:21ce qu'il y a dans le quartier
00:48:22comme ça.
00:48:22On a mal au cœur
00:48:23parce que nous tous
00:48:24on a des enfants et tout.
00:48:26On va à l'école comme ça.
00:48:28C'est dur pour nous.
00:48:30C'est dur.
00:48:31C'est dur pour les parents.
00:48:32Le conducteur.
00:48:32Le conducteur est un mineur
00:48:33Le conducteur est un mineur de 17 ans
00:48:35sans permis de conduire,
00:48:37déjà connu de la justice
00:48:38pour infraction à la législation
00:48:40sur les stupéfiants.
00:48:42Il roulait à bord d'une voiture
00:48:44de location de marque allemande,
00:48:46un véhicule retrouvé vide
00:48:47à quelques kilomètres du lieu du drame.
00:48:50Le conducteur présumé a été interpellé
00:48:53et placé en garde à vue
00:48:54selon la procureure de Nîmes.
00:48:56Le véhicule qui venait de griller
00:48:58un feu rouge est roulé
00:48:59à très vive allure,
00:49:00doublé par la gauche
00:49:01et donc à contresens de circulation,
00:49:03un premier véhicule
00:49:04qui était arrêté
00:49:05devant un passage piéton.
00:49:07Cinq autres personnes
00:49:08ont été interpellées
00:49:09dans cette affaire.
00:49:10Des individus qui semblaient
00:49:12s'intéresser à la récupération
00:49:13du véhicule abandonné
00:49:15selon la procureure.
00:49:17C'est une affaire totalement sidérante
00:49:20et sur place à Nîmes.
00:49:21On va rejoindre nos équipes.
00:49:22Félix Perolas avec Florian
00:49:26Doré.
00:49:26Félix, vous avez des éléments
00:49:28sur le profil de ce conducteur ?
00:49:32Oui, Pierre, on sait
00:49:33selon plusieurs sources
00:49:35que le conducteur présumé,
00:49:36vous l'avez rappelé,
00:49:37qui après la fuite,
00:49:38directement après ce drame,
00:49:39est un mineur de 17 ans
00:49:41qui conduisait donc sans permis.
00:49:43Il habiterait dans le quartier
00:49:45Pisse-20 à Nîmes,
00:49:46quartier très sensible
00:49:48qui se situe juste à côté
00:49:49du lieu du drame.
00:49:51Et à son jeune âge,
00:49:52il est déjà connu de la justice
00:49:54pour infraction à la législation
00:49:56sur les stupéfiants.
00:49:57Il était sous contrôle judiciaire
00:49:59et sa comparution
00:50:00était prévue le 5 octobre
00:50:04devant le tribunal pour enfants
00:50:06pour également des infractions
00:50:07relatives aux stupéfiants.
00:50:09À ce stade,
00:50:10six personnes
00:50:11dont le conducteur présumé
00:50:13ont été placées en garde à vue.
00:50:15Maintenant,
00:50:15ils doivent déterminer
00:50:16qui était dans la voiture
00:50:18au moment des faits.
00:50:19Ils étaient au moins deux.
00:50:20Une enquête de flagrance
00:50:22a été ouverte
00:50:23du chef d'homicide routier.
00:50:25Il risque jusqu'à
00:50:26dix ans d'emprisonnement.
00:50:27Mais selon une source policière,
00:50:29le conducteur présumé
00:50:30niait toujours les faits ce matin.
00:50:33Félix Perrelas
00:50:34avec Florian Doré.
00:50:35Animes pour CNews
00:50:37en direct.
00:50:40C'est troublant.
00:50:41D'abord,
00:50:41parce que c'est très émouvant.
00:50:42Vous donnez
00:50:43huit ans d'amour
00:50:44à un enfant.
00:50:45Vous lui dites
00:50:46« N'oublie pas.
00:50:47Traverse bien.
00:50:48Regarde bien. »
00:50:48Il a regardé.
00:50:49Simplement,
00:50:50la voiture a fait
00:50:51une embardée.
00:50:51Il y avait une voiture devant
00:50:52qui s'était, elle,
00:50:53arrêtée devant le passage péton.
00:50:55Et puis, lui,
00:50:56d'après les tout premiers
00:50:57éléments de l'enquête,
00:50:58il a contourné cette voiture
00:50:59et il a percuté cet enfant.
00:51:02Je ne sais pas
00:51:03comment analyser ce fait
00:51:05à part le fait
00:51:05que c'est dramatique
00:51:07de voir des personnes
00:51:11qui veulent avoir
00:51:12des sensations fortes
00:51:13plutôt que de s'enfermer
00:51:14dans...
00:51:15Pour le coup,
00:51:16je suis vraiment
00:51:16contre les jeux vidéo,
00:51:17mais dans ce cas-là,
00:51:18jouer à GTA,
00:51:19achetez-vous un GTA
00:51:20et puis faites ça.
00:51:22Mais prendre une vraie voiture,
00:51:23une voiture de location,
00:51:24c'est-à-dire qu'on a
00:51:25par un intermédiaire,
00:51:26on imagine louer
00:51:27cette voiture à ce jeune
00:51:29par l'intermédiaire de quelqu'un,
00:51:30payer une caution,
00:51:31il faut une caution
00:51:32pour une voiture
00:51:32parce que quand il y a
00:51:33un accident,
00:51:33ça coûte cher.
00:51:35Il y a des histoires
00:51:35d'assurance.
00:51:38Il y en a plein,
00:51:39en fait,
00:51:39des jeunes comme ça
00:51:40qui conduisent des voitures
00:51:42qui ne devraient pas le faire.
00:51:43Moi, j'ai grandi
00:51:43dans un quartier populaire
00:51:44de la banlieue nord
00:51:46de Paris,
00:51:47à Pontoise,
00:51:47la cité des Louvray.
00:51:49Et je me souviens,
00:51:50étant adolescente,
00:51:51que déjà,
00:51:51les jeunes de mon âge
00:51:53volaient des voitures
00:51:54et faisaient
00:51:55une sorte de rodéo
00:51:56comme ça
00:51:57autour de la cité.
00:51:58c'est une sorte de récréation
00:52:01dans la transgression.
00:52:03Souvent,
00:52:03les voitures
00:52:03étaient volées
00:52:04parce que c'est comme ça aussi.
00:52:05Il faut comprendre
00:52:06les mécanismes culturels
00:52:08et anthropologiques
00:52:09de ces quartiers
00:52:09parce qu'on initie aussi
00:52:10au capital guerrier
00:52:11de cette façon,
00:52:12apprendre à voler des voitures,
00:52:14apprendre à voler des scooters.
00:52:15Ça fait partie aussi
00:52:16du rythme initiatique.
00:52:16Capital guerrier.
00:52:17Oui, absolument.
00:52:19On en voit le résultat aujourd'hui
00:52:20avec les règlements de comptes
00:52:21qui pullulent dans nos villes
00:52:23et qui font de nombreuses victimes.
00:52:24Ça, c'est une réalité.
00:52:26Malheureusement,
00:52:26c'est une continuité dans le temps.
00:52:27Ça fait 40 ans
00:52:28que c'est comme ça.
00:52:29Ça fait 40 ans
00:52:29que la politique de la ville
00:52:31subventionne justement
00:52:32cette délinquance.
00:52:33Pisse 20 en est un exemple
00:52:34absolument emblématique.
00:52:36Il y a le jeune Fayyed
00:52:37qui est décédé
00:52:38il y a deux ans,
00:52:39je crois,
00:52:41encore une fois,
00:52:41d'un règlement de comptes
00:52:42entre malfaiteurs,
00:52:43entre gangsters
00:52:44parce qu'il y avait
00:52:45des points de deal
00:52:45très importants.
00:52:47Il y a des points de deal
00:52:47qui vont jusqu'à 100 000 euros
00:52:48par week-end
00:52:50à Pisse 20.
00:52:51D'ailleurs,
00:52:51l'attentat de la Grande Motte,
00:52:53de la synagogue de la Grande Motte,
00:52:55l'auteur de l'attentat,
00:52:56s'était réfugié à Pisse 20.
00:52:57Donc, il y a des connexions
00:52:58dans ces fameux quartiers
00:53:01prioritaires de la ville
00:53:01qui sont malheureusement
00:53:02des incubateurs
00:53:04à délinquance
00:53:06voire à terrorisme.
00:53:07Donc, il n'y a rien
00:53:08de surprenant malheureusement
00:53:09à ce que cet enfant
00:53:11fut fauché
00:53:12par un délinquant
00:53:14qui roulait visiblement
00:53:15sans permis,
00:53:16dont le casier-du-sicière
00:53:17est bien rempli,
00:53:18connu des services de police.
00:53:19Un classique français
00:53:20malheureusement parce que...
00:53:21Ce quartier de Pisse 20
00:53:22à Nîmes,
00:53:24gangréné par le narcotrafic,
00:53:26c'est Arnaud Benedetti,
00:53:27ce sont les fameux
00:53:29territoires perdus
00:53:30de la République,
00:53:31comme le dit
00:53:32Georges Benfussan.
00:53:33si vous voulez,
00:53:33depuis maintenant
00:53:34près de 30 ans,
00:53:35vous avez raison de le rappeler,
00:53:36d'une forme
00:53:37d'extraterritorialité
00:53:39par rapport
00:53:40au modèle républicain.
00:53:42Et ce qui est très juste,
00:53:42c'est qu'en fait,
00:53:43ils se construisent
00:53:44un modèle
00:53:44qui est le leur
00:53:46et qui n'est pas le nôtre.
00:53:47En l'occurrence,
00:53:48si vous voulez,
00:53:49c'est du séparatisme
00:53:50territorial,
00:53:51d'une certaine façon,
00:53:52avec des règles,
00:53:53des codes,
00:53:54de conduite,
00:53:55des symboles,
00:53:56un imaginaire,
00:53:58des valeurs
00:53:58qui ne sont pas les nôtres.
00:53:59Vous avez parfaitement raison
00:54:00de parler de ces valeurs
00:54:03qui sont des valeurs
00:54:03de violence,
00:54:04parce que c'est par la violence
00:54:05qu'on se réalise
00:54:06et qu'on montre
00:54:07par rapport aux camarades
00:54:08qu'on est comme eux,
00:54:09d'une certaine manière.
00:54:11Bon, c'est vrai que ça aussi...
00:54:12Mais est-ce qu'il est trop tard ?
00:54:13Il y a une dimension
00:54:14anthropologique et culturelle
00:54:15qui est très forte
00:54:16dans ces quartiers.
00:54:17Est-ce qu'il est trop tard ?
00:54:18Il n'est jamais trop tard
00:54:19quand on est républicain,
00:54:20parce que si on dit
00:54:20qu'il est trop tard,
00:54:21dans ce cas-là,
00:54:22je veux dire,
00:54:22qu'est-ce qu'on fait ?
00:54:23Attendez, Arnaud,
00:54:24je pose la question.
00:54:25Ça ne vient pas du ciel.
00:54:28Je dis trop tard
00:54:28parce que, visiblement,
00:54:29il y a une inertie
00:54:30quand même dans ce quartier.
00:54:31Combien de fois
00:54:32on entend parler
00:54:32du quartier de Pisevin ?
00:54:33Combien de fois
00:54:34on dit qu'il y a le narcotrafic ?
00:54:36Combien de fois
00:54:36il y a des drames
00:54:37qui se déroulent ?
00:54:38Si vous voulez me faire dire
00:54:39que la situation a empiré
00:54:40par rapport à il y a 30 ans,
00:54:42c'est l'évidence.
00:54:43Oui, mais au lieu
00:54:43de s'améliorer,
00:54:44donc qu'est-ce qu'on fait
00:54:45qu'on dit ?
00:54:45On a arrosé
00:54:46la politique de la ville.
00:54:47Déjà, je pense
00:54:48qu'il faut quand même dire
00:54:49qu'on a trop tendance
00:54:51à minimiser
00:54:51ce qu'on pourrait appeler
00:54:53la délinquance routière,
00:54:54le fait d'utiliser
00:54:55une voiture
00:54:55en ne respectant
00:54:56aucune règle
00:54:57parce que moi,
00:54:57je dirais que
00:54:58peut-être plus encore
00:54:59que le fait d'avoir
00:54:59les propres règles,
00:55:00c'est fondé
00:55:01sur le non-respect
00:55:01de la règle commune.
00:55:02Et pour la route,
00:55:04il y a le code de la route
00:55:04et le code de la route,
00:55:05ce n'est pas fait
00:55:06pour embêter les gens,
00:55:07c'est fait pour qu'on puisse
00:55:07justement circuler
00:55:09en voiture,
00:55:10à pied,
00:55:10à vélo,
00:55:11en toute sécurité.
00:55:12Il y a des règles
00:55:13de priorité,
00:55:13on s'arrête à un feu,
00:55:14etc.
00:55:14Là, on voit que
00:55:15cette personne-là,
00:55:16elle a commis
00:55:16tout un tas de délits.
00:55:17On ne peut pas s'empêcher
00:55:18au passage,
00:55:18moi quand même,
00:55:19de penser à ce qui se passe
00:55:20quand il y a des refus
00:55:22d'obtempérer.
00:55:22Parce que les refus
00:55:23d'obtempérer,
00:55:24c'est ce genre d'individus.
00:55:25Absolument.
00:55:25C'est des gens
00:55:26qui prennent leur voiture
00:55:27et qui font n'importe quoi
00:55:28ou une autre voiture,
00:55:29une voiture volée
00:55:29ou une voiture louée.
00:55:30Vous disiez, louer,
00:55:31il a déposé une caution.
00:55:32Non, non, non.
00:55:33Ça a été démontré
00:55:34au moment de l'affaire Naël
00:55:35qu'il y avait maintenant
00:55:37des gens
00:55:37qui avaient créé
00:55:38des business
00:55:39hors de tout cadre
00:55:40pour louer des voitures
00:55:41justement
00:55:42sans avoir besoin
00:55:43de position.
00:55:43Ce n'est pas les enseignes
00:55:45de location qu'on connaît.
00:55:46Des voitures immatriculées
00:55:47à l'étranger,
00:55:48ce qui permet
00:55:49de ne pas passer
00:55:50sur les écrans radars,
00:55:51si vous voyez ce que je veux dire.
00:55:52Les radars routiers,
00:55:53du coup,
00:55:54ensuite,
00:55:54on ne peut pas aller
00:55:55envoyer les PV.
00:55:57Mais si on veut
00:55:58reprendre les choses en main,
00:55:59déjà, il y a eu une loi
00:56:00qui a été votée
00:56:01il y a peu de temps
00:56:01sur l'homicide routier.
00:56:03Et il est temps
00:56:04que des décisions
00:56:06de justice très sévères
00:56:07soient prises
00:56:08au nom de cette loi.
00:56:09Par exemple,
00:56:09pour cet enfant,
00:56:10ça ne rendra évidemment pas
00:56:12malheureusement
00:56:12cet enfant à sa famille,
00:56:13mais au moins
00:56:14qu'il y ait une peine
00:56:15extrêmement lourde
00:56:16comme si ce jeune
00:56:17avait tiré avec un fusil.
00:56:19Parce que pour moi,
00:56:19c'est pareil.
00:56:20Il a pris le même risque
00:56:21qu'il était sorti
00:56:22dans la rue avec une arme
00:56:24et qu'il s'était mis à tirer
00:56:25et que quelqu'un
00:56:25avait pris une balle perdue.
00:56:26Donc déjà ça.
00:56:27Et deuxième chose,
00:56:28il faut renforcer
00:56:29les moyens de contrôle.
00:56:30On parle là,
00:56:31pareil,
00:56:31il y a des élections municipales.
00:56:33Les 15 et 22 mars,
00:56:34on en parle,
00:56:35c'est la première préoccupation
00:56:36des Français à la sécurité
00:56:36aux élections municipales.
00:56:38Les caméras,
00:56:39oui ou non ?
00:56:39Est-ce qu'on les utilise
00:56:40pour repérer
00:56:41la plaque d'immatriculation
00:56:42par exemple ?
00:56:43On en a retrouvé là.
00:56:44Et qui permet ensuite
00:56:45d'envoyer,
00:56:46de faire des recherches
00:56:48rien que sur la base,
00:56:49sans attendre qu'un drame,
00:56:50rien que sur la base
00:56:51du fait que cette personne
00:56:52roule n'importe comment
00:56:53et qu'il y a tout le temps.
00:56:54Parce que si je peux dire
00:56:54la même chose...
00:56:55Je suis désolé,
00:56:56François Drugier,
00:56:56la voiture a été retrouvée,
00:56:59les personnes qui étaient
00:57:00à l'intérieur de la voiture
00:57:00ont été retrouvées,
00:57:01et ils sont entendus.
00:57:02Là maintenant,
00:57:03c'est quelle réponse pénale ?
00:57:04Je suis d'accord sur le fait...
00:57:06Préventivement,
00:57:07on peut utiliser les moyens,
00:57:08la technologie d'aujourd'hui,
00:57:09c'est-à-dire les caméras
00:57:11de surveillance,
00:57:12les radars au feu
00:57:14qui permettent
00:57:14de repérer des gens
00:57:15qui grillent les feux rouges
00:57:16sans attendre qu'un drame.
00:57:17Et qu'ensuite,
00:57:18on leur a...
00:57:19Un jour,
00:57:20François Drugier,
00:57:22où vous et moi
00:57:22seront morts,
00:57:24il y aura des voitures
00:57:26avec des systèmes
00:57:28reliés,
00:57:28j'imagine,
00:57:29à la logistique
00:57:32de la route
00:57:32qui feront que
00:57:33si vous grillez un feu,
00:57:34la voiture s'arrête.
00:57:35Vous ne pourrez plus la conduire.
00:57:36ce sera la conduite autonome.
00:57:38Ce sera sans doute
00:57:39malheureusement
00:57:40plus sécurisé
00:57:40qu'avec des humains
00:57:41de ce type-là.
00:57:41Et ça sera sans doute
00:57:42beaucoup plus sécurisé.
00:57:44Et vous aurez toujours
00:57:44des humains de ce type-là,
00:57:45on peut encore parler d'humains,
00:57:46qui prendront des voitures
00:57:48justement sur lesquelles
00:57:48les dispositifs de sécurité
00:57:50auront été débranchés
00:57:51pour pouvoir continuer
00:57:51à se comporter comme ça.
00:57:52Et ils se comportent comme ça
00:57:53en ville
00:57:53où c'est très dangereux.
00:57:55Je rappelle qu'à peu de temps
00:57:56après l'affaire Naël,
00:57:57à Paris,
00:57:57dans le 19ème arrondissement,
00:57:58un cycliste a été fauché
00:57:59par quelqu'un
00:58:00qui avait fait
00:58:00un refus d'obtempérer.
00:58:01En tout cas,
00:58:02je voudrais qu'au nom
00:58:03de nous tous,
00:58:04ici à CNews,
00:58:05de présenter nos condoléances
00:58:07à la famille
00:58:08de ce petit garçon
00:58:08de 8 ans
00:58:09parce que c'est vraiment
00:58:09révoltant, pardon,
00:58:12d'apprendre ça.
00:58:148 ans.
00:58:15Voilà.
00:58:16J'en viens
00:58:16à l'extrême-gauche,
00:58:17à l'université.
00:58:18Le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:58:19vous l'avez peut-être entendu,
00:58:21on en a parlé ici même
00:58:22dans Midi News hier,
00:58:23Philippe Baptiste a annoncé
00:58:26une conférence dans les universités
00:58:27en cas de risque
00:58:28de trouble
00:58:29à l'ordre public.
00:58:31Alors,
00:58:32vous allez voir
00:58:32à l'écran s'afficher,
00:58:34tenez-vous bien
00:58:35parce que j'en parle
00:58:35depuis tout à l'heure,
00:58:36les invités politiques
00:58:38de Sciences Pollion
00:58:39depuis octobre 2023.
00:58:42Rima Hassan,
00:58:43LFI,
00:58:44Manuel Bompard
00:58:46en décembre dernier,
00:58:48Emma Fourreau
00:58:48de LFI
00:58:49en octobre dernier,
00:58:51Emma Rafovitch
00:58:52du Parti Socialiste
00:58:53en avril 2024,
00:58:55Leïla Chaiby
00:58:56de LFI
00:58:57en février 2024,
00:59:00Manon Aubry,
00:59:01eurodéputée LFI
00:59:02en octobre 2023
00:59:03et Benoît Biteau,
00:59:05Europe Écologie Les Verts
00:59:06en octobre 2023
00:59:08également.
00:59:10Kevin Bossuet ?
00:59:11Vous voyez bien
00:59:12qu'on est plutôt ici,
00:59:14on est moins dans une université
00:59:15que finalement
00:59:16dans un laboratoire
00:59:17idéologique
00:59:18à ciel ouvert
00:59:19et dans une surcursale
00:59:20de l'extrême-gauche politique.
00:59:22Est-ce que vous vous rendez compte ?
00:59:23Où est le pluralisme ?
00:59:24Où est la pluralité ?
00:59:25Où est la liberté académique ?
00:59:27Où est la liberté d'expression ?
00:59:29Alors que ce sont normalement
00:59:30les bases des universités
00:59:32et de manière plus générale.
00:59:33Moi, j'aimerais quand même
00:59:34qu'on pense à tous ces étudiants
00:59:36qui sont aussi victimes
00:59:38de ces groupes d'extrême-gauche.
00:59:40Hier, sur CNews,
00:59:41chez Gauthier Lebrecht,
00:59:42il y avait un étudiant
00:59:44qui disait
00:59:44qu'il avait été obligé
00:59:46de prendre des cours à distance
00:59:47parce qu'il était menacé
00:59:49en présentiel
00:59:49à Sciences Po Lyon.
00:59:51Rappelez-vous
00:59:51du magnifique témoignage
00:59:53de Pablo Laddan
00:59:53à Sciences Po Paris.
00:59:56Il a écrit un livre,
00:59:57ça s'appelle
00:59:57La Terreur Violette.
00:59:58Il raconte
00:59:59qu'il a été harcelé
01:00:01par des groupes
01:00:02de féministes
01:00:03jusqu'à finalement
01:00:06devoir progressivement
01:00:07quitter
01:00:07ou du moins avoir
01:00:09la peur au ventre
01:00:09quand il allait à l'université.
01:00:11Regardez ce que dit
01:00:11Maxime Lotte
01:00:12qui est un militant laïc
01:00:14qui est à Sciences Po Paris
01:00:15qui nous raconte
01:00:16que l'antisémitisme
01:00:17a été complètement banalisé
01:00:19au sein de cette université
01:00:20et que l'extrême-gauche
01:00:21fait régner
01:00:22une véritable terreur.
01:00:24Et un exemple précis,
01:00:25regardez ce qui se passe
01:00:26à Paris 8,
01:00:27l'université Paris 8
01:00:28où encore récemment
01:00:29vous avez des étudiants
01:00:31qui ont dit
01:00:31qu'ils ne condamnaient pas
01:00:33le secte octobre,
01:00:34pire encore
01:00:34qu'ils le revendiquaient.
01:00:36On sait que dans cette université
01:00:37il y avait des tags
01:00:38de racisme anti-blanc,
01:00:40des tags homophobes,
01:00:41mais qu'est-ce que fait
01:00:41la présidence de l'université ?
01:00:44Et dernier exemple,
01:00:45M. Ballanche,
01:00:46professeur d'université,
01:00:47qui a dû quitter son amphithéâtre
01:00:49sous la pression
01:00:50des groupes d'extrême-gauche.
01:00:51Donc à un moment donné,
01:00:52il faut un petit peu
01:00:52s'interroger.
01:00:53Il faut que les présidents
01:00:54d'universités
01:00:55prennent leurs responsabilités.
01:00:56Leur rôle,
01:00:57c'est d'assurer la sécurité,
01:00:58mais c'est aussi
01:00:59d'assurer la liberté d'expression
01:01:00et le débat d'idées
01:01:01et certainement pas
01:01:02transformer les universités
01:01:04en succursales
01:01:05de l'extrême-gauche politique.
01:01:06Quelle est l'ambiance
01:01:07justement à Sciences Po Lyon ?
01:01:09Nos équipes sont allées
01:01:11investiguer.
01:01:12C'est un reportage
01:01:13de Valentin Royon,
01:01:14Malo Steiner
01:01:14avec Vincent Fahendej.
01:01:18Étudiant depuis 4 ans
01:01:19à l'Institut des études
01:01:20politiques de Lyon,
01:01:21Charles estime
01:01:22qu'il est aujourd'hui
01:01:23compliqué d'afficher
01:01:24des idées politiques
01:01:25de droite
01:01:25dans l'établissement.
01:01:26C'est quand même
01:01:27quelque chose
01:01:28qui a des conséquences,
01:01:30c'est-à-dire qu'il y a
01:01:30une forme,
01:01:31on va dire,
01:01:33certains essayent
01:01:34d'instaurer une forme
01:01:35d'ostracisme
01:01:35envers les étudiants
01:01:37de droite.
01:01:37Une situation
01:01:38provoquée selon lui
01:01:39par un militantisme
01:01:40d'extrême-gauche
01:01:41notamment de la part
01:01:42de certains professeurs
01:01:43et d'étudiants.
01:01:44Vous avez encore
01:01:45des professeurs
01:01:45qui tentent de faire
01:01:47honnêtement leur travail.
01:01:48Vous avez régulièrement
01:01:49en amont des cours
01:01:51des élèves
01:01:51qui demandent
01:01:52aux professeurs
01:01:53de pouvoir faire
01:01:54une annonce
01:01:55de 2-3 minutes
01:01:56et qui vont faire
01:01:57la promotion
01:01:58d'une fameuse
01:01:58assemblée générale
01:01:59en vue d'un blocus
01:02:01ou que sais-je,
01:02:02assemblée générale
01:02:02duquel les militants
01:02:03de droite sont exclus.
01:02:04Un intervenant
01:02:05à Sciences Po Lyon
01:02:06qui a souhaité garder
01:02:07l'anonymat
01:02:07dénonce une lourde atmosphère.
01:02:10Il y a une majorité
01:02:11silencieuse
01:02:11qui je pense parfois
01:02:12subit un petit peu.
01:02:14Je pense aussi
01:02:14à mes collègues
01:02:15de Sciences Po
01:02:16qui ne sont pourtant
01:02:17pas engagés politiquement
01:02:18à droite du tout.
01:02:20Ils sont parfois
01:02:21un petit peu gênés
01:02:21par cette situation
01:02:22et par le côté
01:02:24pas de vague
01:02:26généralisé
01:02:27du côté de la direction
01:02:27de Sciences Po Lyon.
01:02:28Une élève
01:02:29avec qui nous sommes
01:02:30entrés en contact
01:02:31estime, elle,
01:02:32qu'il est encore possible
01:02:33de s'exprimer librement
01:02:34dans l'établissement.
01:02:35En période
01:02:36de vacances scolaires,
01:02:37la direction de l'école
01:02:38a été sollicitée
01:02:39sans réponse.
01:02:41Voilà ce qu'on apprend
01:02:42aujourd'hui
01:02:43dans des écoles
01:02:44comme Sciences Po Lyon.
01:02:48C'est pas nouveau.
01:02:50Je regardais un article
01:02:51datant de mai 2021
01:02:53sur Sciences Po Grenoble.
01:02:55Même type d'établissement
01:02:57à l'époque,
01:02:58des enseignants
01:02:59avaient été pris à la partie,
01:03:01leur nom avec leurs photos
01:03:03avait été placardé
01:03:04en mettant fasciste
01:03:05simplement parce qu'ils avaient
01:03:07exprimé un point de vue
01:03:08différent de la dominante,
01:03:10on va dire,
01:03:10wokiste,
01:03:11parce qu'il faut bien
01:03:11dire les choses
01:03:12comme elles sont
01:03:12très présentes
01:03:13dans l'enseignement supérieur.
01:03:14Je vous rappelle
01:03:15que Frédéric Vidal
01:03:16qui a été ministre
01:03:16de l'enseignement supérieur
01:03:17entre 2017 et 2022
01:03:19avait parlé de l'islamo-gauchisme
01:03:20dans les universités
01:03:22ou dans certains organismes
01:03:23de recherche.
01:03:24Elle a été immédiatement
01:03:26brocardée.
01:03:29L'actuel ministre
01:03:30Philippe Baptiste
01:03:32m'a affirmé
01:03:33les yeux dans les yeux
01:03:34dans mon studio
01:03:34à Europe 1
01:03:35et m'a dit
01:03:35qu'il n'y avait pas
01:03:36d'islamo-gauchisme
01:03:37aujourd'hui
01:03:38dans les universités.
01:03:39Il y a eu une polémique
01:03:40il y a peu de temps.
01:03:41Qu'est-ce qu'il fait
01:03:42M. Baptiste ?
01:03:42C'est très étonnant
01:03:43que Philippe Baptiste
01:03:44dise ça.
01:03:45Le concept d'islamo-gauchiste
01:03:47a été forgé
01:03:48par un chercheur
01:03:49du CNRS,
01:03:50directeur de recherche
01:03:51au CNRS
01:03:52qui est Pierre-André Taguieff.
01:03:53Oui.
01:03:54Donc en l'occurrence
01:03:55je ne vois pas pourquoi
01:03:56en matière de sciences sociales
01:03:58on retient un certain nombre
01:03:59de concepts
01:04:00dès lors qu'ils sont
01:04:01forgés par des sociologues
01:04:03ou des spécialistes
01:04:04de sciences sociales
01:04:04dont on connaît
01:04:06la caractérisation politique
01:04:07et que l'on ne retient pas
01:04:09un certain nombre
01:04:10d'autres concepts
01:04:11dès lors qu'on considère
01:04:12qu'ils sont forgés
01:04:13par des
01:04:14pourtant professionnels
01:04:15des sciences sociales
01:04:16mais qui manifestement
01:04:17ne disposent pas
01:04:18de la bonne couleur politique.
01:04:19M. Philippe Baptiste
01:04:21devrait quand même
01:04:22il a été au CNRS
01:04:23il a été directeur scientifique
01:04:24au CNRS
01:04:25donc il devrait savoir
01:04:26ce qui se fait au CNRS
01:04:26en l'occurrence.
01:04:27Il devrait savoir
01:04:28qu'au CNRS
01:04:29en effet
01:04:30il y a des gens
01:04:31qui ont sciences sociales
01:04:32ont réfléchi
01:04:33sur ce concept
01:04:34d'islamo-gauchisme
01:04:35et j'allais dire
01:04:35dire que ce concept
01:04:36n'est pas scientifique
01:04:37d'ailleurs il faut se méfier
01:04:38Arnaud
01:04:38il est dans le pas de vague
01:04:40M. Baptiste
01:04:41il est dans le pas de vague
01:04:42il n'a pas envie
01:04:43de mettre une réforme
01:04:45dans les universités
01:04:46d'abord il n'en a pas
01:04:47les moyens
01:04:47ensuite ça ne sera pas
01:04:48voté au Parlement
01:04:49ensuite il faut des sous
01:04:50et on sait très bien
01:04:51que les caisses sont vides
01:04:52qu'est-ce que vous voulez
01:04:53qu'il fasse M. Baptiste ?
01:04:54Moi j'aime beaucoup
01:04:54les sciences sociales
01:04:55mais je veux dire
01:04:56tout ce qui sort
01:04:56des sciences sociales
01:04:57ne constitue pas
01:04:58la vérité révélée
01:04:59en l'occurrence
01:04:59parce que très souvent
01:05:00elles sont portées
01:05:01par des discours politiques
01:05:02dont il ne faut pas
01:05:03être totalement dupes
01:05:04en l'occurrence
01:05:05notamment au SHS
01:05:07du CNRS
01:05:07je sais
01:05:07j'ai bien connu le CNRS
01:05:09de mon côté
01:05:09donc je crois
01:05:10qu'il faut vraiment
01:05:12avoir conscience
01:05:13et je crois que c'est
01:05:13la responsabilité dans cette affaire
01:05:15pour revenir au cœur du sujet
01:05:16c'est la responsabilité
01:05:17des dirigeants
01:05:19des universités
01:05:20des dirigeants
01:05:20des instituts
01:05:21des instituts d'études politiques
01:05:22moi j'ai fait Sciences Po
01:05:23il y a très nombreux
01:05:24mais ça veut dire
01:05:24qu'il faut mettre
01:05:25les bonnes personnes
01:05:25je ne suis pas choqué
01:05:27quand vous avez mis
01:05:27Arnaud Bénédetti
01:05:28quand vous voyez
01:05:30un directeur de Sciences Po Paris
01:05:32qui est Louise Vassy
01:05:33il a mis de l'ordre
01:05:34dans Sciences Po
01:05:35c'est-à-dire que
01:05:35s'il y a une incarnation
01:05:38dans ce cas-là
01:05:38ça peut suivre
01:05:39tout à fait
01:05:40mais qui est
01:05:41j'allais dire
01:05:41des hommes
01:05:42ou des femmes politiques
01:05:42des femmes et des hommes politiques
01:05:44qui viennent faire des conférences
01:05:46dans les instituts d'études politiques
01:05:47c'est pas choquant
01:05:48ça a toujours existé
01:05:49mais ce qu'il faut s'assurer
01:05:50c'est qu'il y ait
01:05:52un pluralisme politique
01:05:53et un équilibre politique
01:05:55et on ne doit pas interdire
01:05:57un certain nombre
01:05:58de courants de pensée
01:05:59dès lors que ce sont
01:05:59des courants de pensée
01:06:00qui sont par exemple
01:06:02représentés au Parlement
01:06:03l'accès à des tribunes
01:06:05dans les instituts
01:06:06d'études politiques
01:06:07or c'est ce qui se passe
01:06:08aujourd'hui
01:06:08je ne suis pas sûr
01:06:09qu'un candidat
01:06:10ou une députée
01:06:12ou un responsable
01:06:13du rassemblement national
01:06:14aujourd'hui
01:06:15est à bout vert
01:06:16dans les instituts
01:06:17d'études politiques
01:06:17en France
01:06:18il faut se poser la question
01:06:19il y a un petit sujet
01:06:20quand même me semble-t-il
01:06:21Xavier Laurent Salvador
01:06:22directeur de l'observatoire
01:06:23d'éthique universitaire
01:06:24était l'invité
01:06:25de l'or des pros
01:06:26tout à l'heure
01:06:26et voilà ce qu'il dit
01:06:27à propos de Sciences Po Lyon
01:06:30regardez les images
01:06:31de Rima Hassan
01:06:32accueillie par la jeunesse
01:06:34au sein de Sciences Po Lyon
01:06:36pardon
01:06:36mais qui coordonne ce séminaire
01:06:38quelle est l'institution
01:06:39qui cautionne cette parole
01:06:41c'est une mise en scène
01:06:42d'une rencontre politique
01:06:43et c'est que ça se passe
01:06:45à Sciences Po
01:06:46souvenez-vous
01:06:46Sciences Po Paris
01:06:47Sciences Po Lyon
01:06:48Sciences Po Grenoble
01:06:49aujourd'hui
01:06:50il y a quelque chose
01:06:51qui a à voir avec
01:06:52pardon de le dire aussi
01:06:53franchement
01:06:54une forme d'imposture
01:06:55l'université
01:06:56elle est ce qu'elle est
01:06:57il y a 70 universités
01:06:59dans l'université en France
01:07:00qui accueillent 60%
01:07:01de la jeunesse
01:07:02et au sein de ces universités
01:07:03il y a une violence populaire
01:07:05une influence politique
01:07:06comme la société
01:07:07et ça je peux en parler
01:07:08mais ce à quoi nous assistons là
01:07:10est beaucoup plus grave
01:07:11et relève de cette espèce
01:07:12de fracture
01:07:13pour ne pas dire d'imposture
01:07:14qui caractérise
01:07:15le schéma du supérieur
01:07:16aujourd'hui en France
01:07:18voilà
01:07:18une conférence de Rima Hassan
01:07:20qui est une imposture
01:07:22de l'enseignement supérieur
01:07:23on va en parler
01:07:23dans quelques instants
01:07:24une nouvelle pause
01:07:25dans Midi News
01:07:26et vous restez
01:07:26avec nous
01:07:27à tout de suite
01:07:30dernière partie
01:07:31de Midi News
01:07:32avec toujours
01:07:33Kevin Bossuet
01:07:34Sabrina Medjeber
01:07:35Arnaud Benedetti
01:07:36François de Rugy
01:07:38l'Assemblée Nationale
01:07:39continue d'enquêter
01:07:40sur l'audiovisuel public
01:07:41et c'est 4 milliards
01:07:43c'est ça
01:07:43c'est plus ou moins 4 milliards
01:07:44la dépense annuelle
01:07:46la dépense annuelle
01:07:46de 4 milliards
01:07:47on en parle souvent
01:07:48ce chiffre
01:07:50est souvent cité
01:07:52Sibylle Veil
01:07:53et Delphine Ernot
01:07:54auditionnaient
01:07:55aujourd'hui par
01:07:55la commission
01:07:56affaires culturelles
01:07:58et éducation
01:07:59écoutez la présidente
01:08:01de France Télévisions
01:08:02qui a été auditionnée
01:08:04et qui s'est exprimée
01:08:05dans un monde
01:08:06où les algorithmes
01:08:07les capitaux
01:08:08et les catalogues
01:08:09de contenu
01:08:10sont de plus en plus
01:08:11concentrés
01:08:11hors d'Europe
01:08:13affaiblir notre
01:08:14audiovisuel public
01:08:14reviendrait à accepter
01:08:15que le récit collectif
01:08:17de notre pays
01:08:18soit structuré
01:08:19ailleurs
01:08:20selon d'autres priorités
01:08:22que les nôtres
01:08:23soutenir durablement
01:08:24l'audiovisuel public
01:08:25c'est faire le choix
01:08:26d'un modèle de société
01:08:27un modèle qui protège
01:08:28sa création
01:08:29qui défend sa langue
01:08:30qui garantit le pluralisme
01:08:32et qui considère
01:08:34que le lien social
01:08:35a une valeur
01:08:35nos champions français
01:08:37et européens
01:08:38ont le talent
01:08:39la créativité
01:08:41et la capacité industrielle
01:08:42pour exister
01:08:43dans cette bataille mondiale
01:08:44encore faut-il
01:08:46leur donner les moyens
01:08:47de jouer la partie
01:08:48Voilà, donc le propos
01:08:50j'imagine liminaire
01:08:51d'Elphine Ernot
01:08:52qui défend sa chaîne
01:08:54qui défend des valeurs
01:08:56on a envie de dire
01:08:57mais qui défend des valeurs
01:08:59on a l'impression
01:08:59qu'il n'y a que eux
01:09:00qui en ont
01:09:00c'est-à-dire que
01:09:01c'est que France Télévisions
01:09:02mais ni TF1
01:09:03ni M6
01:09:04ni CNews
01:09:05ni Canal
01:09:05ni le groupe BFM
01:09:08enfin le groupe M6
01:09:10c'est assez étonnant
01:09:11de jouer cette partition
01:09:13en disant
01:09:13voilà
01:09:14c'est nous qui défendons
01:09:15nos valeurs
01:09:15A toute proportion gardée
01:09:17c'est un peu ce qu'on disait
01:09:18tout à l'heure
01:09:18sur la politique
01:09:19à partir du moment
01:09:19où vous dites
01:09:20l'ennemi c'est le fascisme
01:09:21après tout est possible
01:09:23là l'ennemi
01:09:23c'est les algorithmes
01:09:24des réseaux sociaux
01:09:25qui font les dégâts
01:09:26c'est Elon Musk
01:09:27on voit bien
01:09:28ce qui est derrière
01:09:29le propos de l'Elphine Ernot
01:09:30et donc face à ça
01:09:32il faut défendre
01:09:33et donc là vous dites
01:09:33ah bon
01:09:34soit je défends
01:09:35les algorithmes
01:09:36des réseaux sociaux
01:09:37soit je descends
01:09:37défends l'audiovisuel public
01:09:38comme s'il n'y avait
01:09:39rien d'autre de possible
01:09:40entre les deux
01:09:41comme si le pluralisme
01:09:42n'était pas quelque chose
01:09:43qui était
01:09:44et c'est ça le problème
01:09:45parce que
01:09:46bon là c'était pas
01:09:48la commission des affaires culturelles
01:09:49mais moi je souhaite vraiment
01:09:49que la commission d'enquête
01:09:50alors expliquez-nous
01:09:51François
01:09:52c'est quoi la différence
01:09:53il y a la commission d'enquête
01:09:54et puis
01:09:55la commission là c'est quoi ?
01:09:57bah là c'est la commission
01:09:57des affaires culturelles
01:09:58qui je le rappelle
01:10:00vote le budget
01:10:01du ministère de la culture
01:10:03donc la dotation annuelle
01:10:05à France Télévisions
01:10:06et à Radio France
01:10:06et à tous les organes
01:10:07de diffusion
01:10:09de radio ou de télé
01:10:09publique
01:10:10et donc ça c'est normal
01:10:12donc là elle plaide
01:10:13en fait elle plaide
01:10:14pour avoir
01:10:15la même dotation
01:10:16que l'année dernière
01:10:17voire plus
01:10:17j'imagine
01:10:18mais j'imagine
01:10:19que les députés
01:10:20de toute tendance politique
01:10:21peuvent lui poser des questions
01:10:22mais c'est pas la même chose
01:10:23qu'une commission d'enquête
01:10:24c'est pas sous serment
01:10:24il n'y a pas la même
01:10:26on va dire
01:10:26il n'y a pas la même force
01:10:27qu'une commission d'enquête
01:10:29mais c'est très bien
01:10:29qu'il y a pas Charles Alon
01:10:31pour poser les questions
01:10:32oui mais enfin
01:10:32j'imagine qu'il y a des députés
01:10:33de toute tendance
01:10:34et j'espère
01:10:35pas pour dire
01:10:36vous êtes pour ou contre
01:10:37l'audiovisuel public
01:10:38le débat il n'est pas d'abord là
01:10:39d'ailleurs en France
01:10:40il y a un large consensus
01:10:41pour dire ok
01:10:42pour qu'il y ait des chaînes
01:10:43de radio et de télé publique
01:10:44mais en revanche
01:10:44est-ce que
01:10:46sur les chaînes
01:10:47de radio et de télévision
01:10:48publique
01:10:48tous les français
01:10:49qui payent ces chaînes
01:10:51ont le droit
01:10:51à ce que leur point de vue
01:10:53soit traité de la même façon
01:10:54soit pris en compte
01:10:55de la même façon
01:10:56et que le traitement
01:10:57de l'information
01:10:58soit aussi neutre
01:11:00et impartial que possible
01:11:00évidemment c'est difficile
01:11:02d'être 100% neutre
01:11:03100% impartial
01:11:04mais qu'on le soit
01:11:05en général
01:11:06or qu'est-ce qu'on entend
01:11:07moi je le dis
01:11:07je suis un enfant
01:11:09un fils de prof
01:11:09un petit fils de prof
01:11:10donc vous savez
01:11:11dans ma famille
01:11:11on a toujours écouté
01:11:12les radios publiques
01:11:13mon père il disait
01:11:14les radios périphériques
01:11:15pour parler des radios privées
01:11:17donc c'est pour vous dire
01:11:17vous n'écoutiez pas
01:11:18Europe numéro 1
01:11:19voilà
01:11:20ou radio Luxembourg
01:11:21ou radio Montecarles
01:11:23mais donc moi
01:11:24j'ai baigné là-dedans
01:11:25dans mon enfance
01:11:25mais je ne reconnais plus
01:11:27quand j'écoute
01:11:28aujourd'hui
01:11:28ces radios
01:11:29ou ces chaînes de télévision
01:11:30parce que c'est en permanence
01:11:33toujours le même point de vue
01:11:34qui est martelé
01:11:35des invités
01:11:35qui vont toujours
01:11:36dans le même sens
01:11:37pour dire que l'économie
01:11:38de marché c'est mal
01:11:39pour dire que
01:11:40il ne faut surtout pas
01:11:41mettre la moindre limite
01:11:42à l'immigration
01:11:43que le problème
01:11:44de sécurité numéro 1
01:11:45ce n'est pas les voyous
01:11:46c'est les policiers
01:11:47et ainsi de suite
01:11:47et ça c'est répété
01:11:49mais voyez ce que vous êtes
01:11:49en train de chère
01:11:50François de Rugy
01:11:51vous êtes en train
01:11:52de mettre la pression
01:11:53sur le service public
01:11:54et c'est ce que dénonce
01:11:56Sibylle Veil
01:11:56la présidente de Radio France
01:11:58qui a également
01:11:59pris la parole
01:12:00Pendant des années
01:12:01il y a eu le fantasme
01:12:02de pression
01:12:02qui était occulte
01:12:03peut-être cachée
01:12:04sur les médias
01:12:06de manière générale
01:12:07et peut-être
01:12:07du service public
01:12:08ce qu'on voit aujourd'hui
01:12:09c'est que cette pression
01:12:09elle est très visible
01:12:11elle est à la une
01:12:13de certains médias
01:12:13elle se déroule aussi
01:12:15dans certains échanges
01:12:17et donc
01:12:18je suis heureuse
01:12:19qu'on ait aussi
01:12:20des occasions
01:12:21dans les différentes instances
01:12:23dans cette audition
01:12:24aussi
01:12:24de pouvoir revenir
01:12:26à la réalité
01:12:27des faits
01:12:27de ce qui se produit
01:12:28sur nos antennes
01:12:30et ces auditions
01:12:32doivent être
01:12:33je pense aussi
01:12:33l'occasion pour nous
01:12:35de rétablir le travail
01:12:36que nous menons
01:12:36pour redonner à nos salariés
01:12:38la fierté
01:12:39qu'ils sont en droit
01:12:40d'avoir sur le travail
01:12:41qui est accompli
01:12:42au quotidien
01:12:43avec l'ensemble des missions
01:12:44qu'ils accomplissent
01:12:46cette pression est aujourd'hui
01:12:48très visible
01:12:49est à la une
01:12:50de certains médias
01:12:54Ardo Benedetti
01:12:55on est quand même
01:12:57en droit
01:12:57de se questionner
01:12:58sur le fonctionnement
01:12:59du service public
01:13:00à partir du moment
01:13:01où le service public
01:13:03est financé
01:13:04par la contribution
01:13:04publique
01:13:05et d'ailleurs
01:13:06c'est la raison
01:13:06pour laquelle
01:13:07madame Veil
01:13:07et madame Ernot
01:13:08se retrouvent
01:13:09tout à fait légitimement
01:13:10et naturellement
01:13:11devant une commission
01:13:12parlementaire
01:13:12la commission des affaires culturelles
01:13:14ça me paraît
01:13:15est nécessaire
01:13:15mais moi je suis frappé
01:13:16en effet par leur système
01:13:17de défense
01:13:18finalement leur système
01:13:18de défense
01:13:19c'est de dire d'abord
01:13:21qu'ils représentent
01:13:23ou ils ont le monopole
01:13:25de l'exigence
01:13:26le monopole
01:13:27de la défense
01:13:28du patrimoine français
01:13:30et que
01:13:30en dehors d'eux
01:13:31il n'y a pas d'autres acteurs
01:13:32et que même en dehors d'eux
01:13:33il n'y a que finalement
01:13:34des adversaires
01:13:35donc ils sont dans une stratégie
01:13:36de désignation de l'ennemi
01:13:38en permanence
01:13:39et qu'ils n'ont pas le droit
01:13:39de dire du mal
01:13:40ou de pointer du doigt
01:13:41des problèmes
01:13:42qu'il y aurait
01:13:42sur leurs antennes
01:13:43également
01:13:44ensuite
01:13:45l'autre sujet
01:13:46qui est quand même
01:13:47extrêmement intéressant
01:13:48c'est que quand elle parle
01:13:49de pression
01:13:50mais enfin
01:13:50je veux dire
01:13:52soyons sérieux
01:13:52en l'occurrence
01:13:54si c'est possible
01:13:55de l'être
01:13:55sur ce sujet
01:13:56mais aujourd'hui
01:13:57je partage ce que dit
01:13:58François de Rugy
01:14:00le problème fondamental
01:14:01c'est le même
01:14:01que celui
01:14:02qu'on a évoqué
01:14:03avec les instituts
01:14:03d'études politiques
01:14:04ou les universités
01:14:04c'est la question
01:14:06du point d'équilibre
01:14:06la question
01:14:07du pluralisme
01:14:08qui est des
01:14:09si vous voulez
01:14:09des points de vue éditoriaux
01:14:10qui s'expriment
01:14:11sur le service public
01:14:12c'est pas un problème
01:14:13c'est même naturel
01:14:15mais il faut que
01:14:16ces points de vue éditoriaux
01:14:18représentent la diversité
01:14:20de la société française
01:14:21or aujourd'hui
01:14:22quand on compare
01:14:23l'audiovisuel public
01:14:24et je suis désolé
01:14:24j'ai l'âge de le faire
01:14:25aujourd'hui
01:14:26à ce qu'il était
01:14:28il y a 30 ans
01:14:28ou il y a 40 ans
01:14:29force est de constater
01:14:30qu'on ne retrouve plus
01:14:31cette pluralité
01:14:32de points de vue
01:14:33alors je crois
01:14:34qu'il y a un vrai sujet
01:14:35et qu'il faudrait plutôt
01:14:36que de mettre en cause
01:14:37encore une fois
01:14:38des adversaires extérieurs
01:14:40plutôt qu'à un moment donné
01:14:41les dirigeants
01:14:42du service public
01:14:42fassent leur propre
01:14:44examen de conscience
01:14:44Je suis d'accord
01:14:46avec ce qui a été dit
01:14:46la seule pression
01:14:47que je vois aujourd'hui
01:14:48c'est celle qui s'exerce
01:14:50sur mes impôts
01:14:504 milliards d'euros
01:14:52pour financer
01:14:53un audiovisuel public
01:14:54qui est tout sauf neutre
01:14:55moi je veux bien payer
01:14:56si c'est pour ce trait d'histoire
01:14:57de Stéphane Baird
01:14:58il n'y a pas de soucis
01:14:59je paye
01:15:00mais si c'est pour entendre
01:15:01des pseudo humoristes
01:15:03qui sont en fait
01:15:03des éditorialistes
01:15:05qui sont en fait
01:15:05des militants
01:15:06le matin sur France Inter
01:15:07et qui crachent
01:15:09sur la France
01:15:09qui fume des clopes
01:15:10et qui vote
01:15:11pour le Rassemblement National
01:15:12moi ça ne m'intéresse pas
01:15:13si c'est pour voir
01:15:14des enquêtes à charge
01:15:15sur toujours
01:15:16les mêmes personnes
01:15:17sur le Rassemblement National
01:15:18sur CNews
01:15:19parce qu'il y a même eu
01:15:20une enquête sur CNews
01:15:21enfin complètement
01:15:22ubues
01:15:22moi je n'ai pas envie
01:15:23de payer pour ça
01:15:24et quand vous avez
01:15:25des dirigeants
01:15:25de France Télévisions
01:15:26qui nous racontent
01:15:27que leur but
01:15:28c'est finalement
01:15:29de ne pas décrire
01:15:30la société
01:15:31telle qu'elle est
01:15:31mais telle que
01:15:33les dirigeants
01:15:33voudraient qu'elle soit
01:15:34moi ça me pose problème
01:15:35c'est l'argent des français
01:15:36on est à un moment
01:15:37où on paye de plus en plus
01:15:39d'impôts
01:15:39où on essaye d'avoir
01:15:40des économies budgétaires
01:15:41un petit peu partout
01:15:42et on est en droit
01:15:43de voir ce qui se passe
01:15:44et j'aimerais saluer
01:15:45le travail remarquable
01:15:47de Charles Allong
01:15:48qui enfin
01:15:49a mis
01:15:51les dirigeants
01:15:52de l'audiovisuel public
01:15:53a mis leur nez
01:15:54dans leur petit caca
01:15:55je m'excuse de l'expression
01:15:57mais c'est ce qu'on a vu
01:15:58avec notamment
01:15:59des gens
01:16:00qui ont des facilités
01:16:01pour se déplacer
01:16:02en voiture
01:16:02avec des paniers repas
01:16:04avec de l'argent
01:16:06quand même
01:16:064 milliards d'euros
01:16:07c'est moitié
01:16:08du budget du ministère
01:16:09de la culture
01:16:10donc à un moment
01:16:10c'est quelque chose
01:16:11qui se pose
01:16:11moi je ne suis pas
01:16:12pour une privatisation
01:16:15massive
01:16:15je suis pour que
01:16:16le service public
01:16:17se ressente
01:16:18sur ses missions
01:16:19culturelles
01:16:19et d'information
01:16:20et de neutralité
01:16:21et qu'il y a un véritable débat
01:16:22regardez comment a été traité
01:16:24la question de Quentin
01:16:25encore récemment
01:16:25j'ai vu un historien
01:16:27notamment Sylvain Boulouc
01:16:28sur le service public
01:16:30mais nous faire
01:16:31un récit des choses
01:16:32qui est juste
01:16:32scandaleuse
01:16:33on veut de la neutralité
01:16:35donc moi si c'est neutre
01:16:36je paye
01:16:36si ce n'est pas neutre
01:16:37je ne veux plus payer
01:16:38pour ça
01:16:39Sylvain Boulouc
01:16:40qui en deux mots
01:16:42disait que
01:16:43c'était un
01:16:45jeune homme identitaire
01:16:47et que
01:16:48je ne veux pas déformer
01:16:50les propos de M. Boulouc
01:16:51mais enfin
01:16:51ce qui tendait à croire
01:16:53que s'il était là
01:16:54ce n'était pas par hasard
01:16:55voilà
01:16:55il avait un petit peu cherché
01:16:57il avait un petit peu cherché
01:16:58et c'est totalement
01:17:00en effet scandaleux
01:17:01et ce M. Boulouc
01:17:02intervient très
01:17:03très régulièrement
01:17:05sur France Info Télé
01:17:06Très justement
01:17:07et comme l'a dit Arnaud
01:17:09précédemment
01:17:09c'est-à-dire que
01:17:10Mme Veil
01:17:11et plus précisément
01:17:13Mme Ernot
01:17:13elle est dans sa
01:17:14propre cohérence
01:17:15c'est elle qui avait
01:17:16expliqué
01:17:17qu'elle voudrait
01:17:18elle aurait voulu
01:17:19pardon
01:17:19que le service public
01:17:22représente la société
01:17:23telle qu'elle voudrait
01:17:24qu'elle soit
01:17:25représentée par ses propres biais
01:17:26donc ça
01:17:27on ne peut pas
01:17:27lui déclamer
01:17:29voilà
01:17:30la volonté
01:17:31de mettre en avant
01:17:32ses biais d'information
01:17:33sa hiérarchisation
01:17:34de l'information
01:17:35l'idéologisation
01:17:36de l'information
01:17:38parce que oui
01:17:38l'information est devenue
01:17:39un enjeu idéologique
01:17:41et politique
01:17:41et quand je vois
01:17:42Mme Veil
01:17:43ainsi que Mme Ernot
01:17:44se draper de vertu
01:17:45en expliquant
01:17:47que la langue française
01:17:48est exaltée
01:17:49que le pluralisme
01:17:51est respecté
01:17:52que l'information
01:17:52est traitée
01:17:54de manière
01:17:55égalitaire
01:17:56vis-à-vis des autres médias
01:17:57mais qui en même temps
01:17:58subissent la pression
01:17:59de la réalité
01:18:00des autres médias
01:18:01je constate que
01:18:02malgré ce drapage
01:18:03de vertu
01:18:04malgré cette cohérence
01:18:06malgré cette volonté
01:18:07de rectitude
01:18:08de probité
01:18:09je n'ai pas oublié
01:18:10les mots
01:18:10de Mme Ernot
01:18:10concernant CNews
01:18:11lorsque précisément
01:18:13pour disqualifier
01:18:14ce qu'elle considère
01:18:14comme étant un adversaire
01:18:15étant une chaîne
01:18:16d'extrême droite
01:18:17alors moi j'aimerais bien
01:18:18que Mme Ernot
01:18:19puisse s'expliquer
01:18:20justement sur
01:18:20la qualification
01:18:21qu'elle fait
01:18:22non pas
01:18:23de ses collaborateurs
01:18:24ou de sa confraternité
01:18:26journalistique
01:18:26mais de ce qu'elle considère
01:18:27comme étant des adversaires
01:18:28ça a été plus ou moins fait
01:18:29déjà en tout cas
01:18:30en ce qui concerne Radio France
01:18:31c'est à dire
01:18:32qu'à chaque fois
01:18:32on parlait tout à l'heure
01:18:33c'est Kévin qui parlait
01:18:34des humoristes
01:18:35à chaque fois
01:18:36d'une certaine manière
01:18:37Mme Veil en tout cas
01:18:38a défendu
01:18:39ses humoristes
01:18:40en disant
01:18:41qu'il y avait quand même
01:18:42quelque chose de factuel
01:18:43que c'était pas du tout
01:18:45de l'humour déplacé
01:18:47que voilà
01:18:48c'est assez
01:18:49mais ce qui est
01:18:50d'ailleurs le factuel
01:18:52on va le retrouver
01:18:53dans le sujet d'après
01:18:53qui est le
01:18:54le sujet de la RTS
01:18:56c'est pas l'interprétation
01:18:57c'est la sinistralité
01:18:58du réel
01:18:58non mais ce qui est frappant
01:18:59avec la commission d'enquête
01:19:00et ce qui m'inquiète
01:19:01je dois dire
01:19:02c'est qu'on a l'impression
01:19:04que ça risque
01:19:04de ne servir à rien
01:19:05c'est à dire que
01:19:08les dirigeants
01:19:09les présentateurs
01:19:10les journalistes
01:19:10de France Télévisions
01:19:11de Radio France
01:19:11défilent devant la commission d'enquête
01:19:13et disent
01:19:13circuler il n'y a rien à voir
01:19:14bah non
01:19:15il n'y a pas de problème
01:19:16déjà ils contestent
01:19:17le fait même
01:19:18que ça existe
01:19:18et puis ensuite ils disent
01:19:19ah mais non
01:19:20il n'y a pas de problème
01:19:22l'usage à outrance
01:19:23des caméras cachées
01:19:24mais non il n'y a pas de problème
01:19:25sauf quand ça touche
01:19:26un journaliste
01:19:27de France Télévisions
01:19:27ou de Radio France
01:19:28là c'est un scandale absolu
01:19:29là on nous tartine
01:19:31que des interviews
01:19:33enfin pas des interviews
01:19:34mais des enregistrements volés
01:19:36sont quelque chose
01:19:37d'inacceptable
01:19:37c'est ce que fait
01:19:38Cache Investigation
01:19:40c'est ce que fait
01:19:40Élise Lucet
01:19:41dans ses émissions
01:19:42non-stop
01:19:42mais là
01:19:43il n'y a pas de problème
01:19:44la transparence
01:19:45en effet
01:19:45alors là
01:19:46tout le temps
01:19:46une demande de transparence
01:19:48sur les politiques
01:19:49sur les institutions
01:19:50publiques politiques
01:19:51alors pour France Télévisions
01:19:52ah non
01:19:53c'est de l'inquisition
01:19:54c'est inadmissible
01:19:55on n'a pas donné notre salaire
01:19:56mais non bien sûr que non
01:19:57on n'a pas donné les chiffres
01:19:58ah comment il y a du copinage
01:19:59entre les dirigeants de la chaîne
01:20:02et des gros producteurs
01:20:03des gros producteurs
01:20:04c'est-à-dire qu'en fait
01:20:05ça enrichit des sociétés privées
01:20:06ah mais là
01:20:07il n'y a aucun problème
01:20:07circuler
01:20:08souvenez-vous
01:20:09souvenez-vous quand même
01:20:10de cette émission
01:20:11qu'est l'époque
01:20:12avec Léa Salamé
01:20:13et cet échange
01:20:14entre Sonia Mabrouk
01:20:15et Élise Lucet
01:20:16à un moment donné
01:20:17Sonia qui dit
01:20:17mais quand est-ce que vous faites
01:20:18un cache investigation
01:20:19sur France Télé
01:20:20et il y a
01:20:21stupeur et tremblement
01:20:22sur le visage
01:20:23d'Élise Lucet
01:20:24ah mais comment
01:20:24mais pas du tout
01:20:25enfin et puis à la fin
01:20:27enfin si jamais
01:20:28il y a un problème
01:20:28sur France Télé
01:20:30sachez bien
01:20:30que je ferai
01:20:31un cache investigation
01:20:33sur France Télé
01:20:34et bien là
01:20:35en l'occurrence
01:20:35il y a problème
01:20:36puisque il y a
01:20:38en tout cas
01:20:39les comptes
01:20:39ne sont pas bien gérés
01:20:41c'est la Cour des Comptes
01:20:41qui le dit
01:20:42une enquête judiciaire
01:20:43a été ouverte
01:20:44donc au moins
01:20:44ça aura eu
01:20:45cette conséquence concrète
01:20:46et positive
01:20:47que l'enquête judiciaire
01:20:48soit ouverte
01:20:48sur la gestion
01:20:49de France Télé
01:20:49vous avez raison
01:20:50et on aimerait bien
01:20:50avoir les suites aussi
01:20:51de toute cette commission
01:20:53d'enquête
01:20:54avec toutes les questions
01:20:55qui ont été posées
01:20:57par le rapporteur
01:20:58UDR Charles Aloncle
01:21:00factuel
01:21:01factuel
01:21:02c'est aussi le mot
01:21:03qu'emploie la RTS
01:21:05qui effectivement
01:21:06se sépare
01:21:07d'un collaborateur
01:21:08on ne sait pas encore
01:21:08si c'est définitif
01:21:10ou non permanent
01:21:13mais en tout cas
01:21:14ce lundi
01:21:14lors de l'épreuve
01:21:15de Bob Sleg
01:21:16à deux
01:21:16le commentateur
01:21:17de la chaîne
01:21:18de télévision suisse
01:21:19s'est lancé
01:21:19dans une longue sortie
01:21:21de près de deux minutes
01:21:22en remettant en question
01:21:23la présence
01:21:23au JO d'hiver
01:21:24du duo israélien
01:21:26composé d'Adam
01:21:27Edelman
01:21:28et Menachem Schen
01:21:29la RTS
01:21:30a réagi hier
01:21:31et a décidé
01:21:32de supprimer
01:21:34la séquence polémique
01:21:35Tess Lafeter
01:21:36et Chloé Targa
01:21:39un commentaire
01:21:40au JO d'hiver
01:21:41qui fait polémique
01:21:43lors de l'épreuve
01:21:44de Bob Sleg
01:21:44à deux
01:21:44un journaliste
01:21:46de la chaîne suisse
01:21:47RTS
01:21:47a critiqué
01:21:48pendant près
01:21:49de deux minutes
01:21:50l'un des deux
01:21:51bobeurs
01:21:51Adam Edelman
01:21:52sur sa position
01:21:54dans le conflit
01:21:55israélo-palestinien
01:21:56on peut donc
01:21:57s'interroger
01:21:57sur sa présence
01:21:58à Cortina
01:21:59puisque le CIO
01:22:01avait indiqué
01:22:01que les athlètes
01:22:02qui avaient soutenu
01:22:03activement la guerre
01:22:04en participant
01:22:05à des événements
01:22:05pro-guerre
01:22:06en étant engagés
01:22:07militairement
01:22:07ou via leurs activités
01:22:09sur les réseaux sociaux
01:22:10n'étaient pas éligibles
01:22:11à une participation
01:22:12des propos jugés
01:22:14inappropriés
01:22:14par l'athlète
01:22:15qui a réagi sur X
01:22:16je ne peux pas
01:22:17m'empêcher
01:22:17de remarquer le contraste
01:22:18Shell Running
01:22:19est une équipe
01:22:19composée de six israéliens
01:22:21fiers d'avoir atteint
01:22:21le niveau olympique
01:22:22je pense qu'il est impossible
01:22:23d'être témoin de cela
01:22:24et de donner crédit
01:22:25à ce commentaire
01:22:26la chaîne RTS
01:22:27a désavoué
01:22:28le journaliste sportif
01:22:29elle juge
01:22:30le commentaire factuel
01:22:32mais inapproprié
01:22:33en raison de sa longueur
01:22:35de son côté
01:22:36l'ambassade d'Israël
01:22:37a dénoncé la séquence
01:22:38et réclame des excuses
01:22:40à la chaîne publique
01:22:41non mais
01:22:42c'est très iran
01:22:42alors
01:22:43vous voyez
01:22:43ce qui se passe
01:22:44chez nous
01:22:44se passe également ailleurs
01:22:46puisque pour ceux
01:22:46qui ne le savent pas
01:22:47la RTS
01:22:47c'est la chaîne publique
01:22:49et elle a d'ailleurs
01:22:49un quasi monopole
01:22:51il n'y a pratiquement
01:22:52pas d'autres chaînes
01:22:53en Suisse
01:22:54que la RTS
01:22:55il y a RTS 1
01:22:56et la RTS 2
01:22:58ensuite il y a
01:22:58les chaînes en Suisse
01:23:00de la SFR
01:23:02et ça c'est
01:23:02les chaînes
01:23:04alémaniques
01:23:04mais il n'y a pas
01:23:06vraiment
01:23:06une chaîne privée
01:23:07comme on a
01:23:08dans le paysage
01:23:09aujourd'hui
01:23:10pour remercier François Mitterrand
01:23:12d'avoir ouvert à la concurrence
01:23:13l'audiovisuel français
01:23:14parce que quand même
01:23:15il faut se souvenir
01:23:15d'une époque
01:23:16où il n'y avait aussi
01:23:16pas de choix
01:23:17et ça ne l'est pas
01:23:18beaucoup visiblement
01:23:19à Madame Ernotte
01:23:19et à Madame Veil
01:23:20mais tant mieux
01:23:20qu'il y ait du choix
01:23:21en France
01:23:22et qu'il y ait
01:23:23une pluralité
01:23:24de canaux
01:23:25d'informations
01:23:26pour les citoyens
01:23:27parce que c'est quand même
01:23:28la meilleure garantie
01:23:29qu'il y ait du pluralisme
01:23:30ou que si ce genre
01:23:31de comportement se développe
01:23:32et on voit en effet
01:23:32maigre l'eau de consolation
01:23:33que ce n'est pas qu'en France
01:23:35pas qu'en Belgique
01:23:35chez nos voisins
01:23:36il y a aussi des dérapages
01:23:37de ce type-là
01:23:38ça arrive chez les Suisses
01:23:40et bien qu'il y a aussi
01:23:41des réactions
01:23:42et que, espérons-le
01:23:44ces réactions
01:23:44l'emporteront
01:23:45sur ces dérives
01:23:46et ces dérapages
01:23:47qui encore une fois
01:23:48s'instillent
01:23:49et se diffusent
01:23:50dans les médias
01:23:52considérés
01:23:53comme y compris
01:23:53modérés
01:23:54et sachez qu'en tout cas
01:23:56les grandes chaînes
01:23:57de télévision
01:23:58sont disponibles en Suisse
01:23:59alors c'est assez disruptif
01:24:01parce que vous avez
01:24:02le journal de 20h
01:24:03avec toutes les informations
01:24:04françaises
01:24:04et puis vous avez
01:24:05tout d'un coup
01:24:06la pub pour la Migros
01:24:07qui est le supermarché local
01:24:09ou pour des pneus neige
01:24:11qui n'existent absolument pas
01:24:13aujourd'hui en France
01:24:14mais enfin bon
01:24:14cela dit
01:24:15il y a du dérapage
01:24:16en bobsleigh
01:24:16il y a du dérapage
01:24:17également
01:24:18pour ce commentateur sportif
01:24:19bien sûr
01:24:20là c'est une instrumentalisation
01:24:21d'une chaîne publique
01:24:22pour faire de la politique
01:24:24alors que ce journaliste
01:24:25est là pour faire
01:24:26du commentaire sportif
01:24:27et non pas du commentaire politique
01:24:28et pour revenir
01:24:29sur l'audiovisuel public
01:24:30moi au moment
01:24:31de la guerre en Israël
01:24:33j'ai vu sur France 5
01:24:34quand même des émissions
01:24:36qui étaient complètement
01:24:37déséquilibrées
01:24:37anti-Israël
01:24:39on nous parlait de génocide
01:24:41il n'y avait même pas
01:24:42de contradiction
01:24:42je reviens
01:24:43sur ce que j'ai dit
01:24:45tout à l'heure
01:24:45je n'ai pas envie
01:24:46de payer
01:24:47pour des émissions
01:24:48qui sont idéologiquement
01:24:50orientées
01:24:50qui criminalisent
01:24:52et qui stigmatisent
01:24:53Israël
01:24:54et qui mettent
01:24:54nos compatriotes juifs
01:24:56dans des situations
01:24:57compliquées
01:24:57là ce n'est pas
01:24:58de débat
01:24:59là c'est une doxa
01:25:00qui est répétée
01:25:01répétée répétée
01:25:02c'est une forme de propagande
01:25:04merci Kevin Bossuet
01:25:06merci Sabrina
01:25:06merci François Drugy
01:25:08et merci à Arnaud Bédédetti
01:25:10remerciement également
01:25:11à France
01:25:12notre chef d'édition
01:25:13bien adoré
01:25:14France Goldfarb
01:25:16Isra Dujon
01:25:17Laurent Capra
01:25:17à la réalisation
01:25:18Juliette Hausson
01:25:19Arnaud Hausson
01:25:20également
01:25:21et puis c'est
01:25:21mercredi décembre
01:25:22aujourd'hui
01:25:23n'oubliez pas
01:25:24jeûne et abstinence
01:25:25les vendredis également
01:25:27voilà
01:25:27mange du poisson
01:25:28et pas de la viande
01:25:28même si parfois
01:25:29le poisson est plus cher
01:25:30très bonne journée
01:25:31c'est sûr c'est lui
01:25:31c'est sûr c'est lui
01:25:33c'est lui
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