Passer au playerPasser au contenu principal
Député EPR des Yvelines, Charles Rodwell était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:018h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Charles Rodoel. Bonjour Charles Rodoel.
00:05Bonjour, merci pour votre invitation. Permettez-moi aussi de démarrer cette interview en adressant de très joyeuses fêtes de Pâques
00:11à tous les Français qui la fêtent ce week-end.
00:14Charles Rodoel, député ensemble pour la République des Yvelines et membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:20On va parler évidemment de la situation politique. On va parler également de la guerre en Iran et de ses
00:25conséquences en France et dans le monde entier,
00:28avec notamment la hausse des prix des carburants. Qu'est-ce que vous dites aux Français ce matin, cette hausse
00:33des prix des carburants ?
00:34C'est le prix à payer pour se défaire de l'abominable régime des Molas ou ce n'est pas
00:38notre guerre, comme l'a dit à votre place la ministre des Armées, Catherine Vautrin ?
00:42Personne ne plaindra le régime des Molas qui est en menace d'effondrement et qui aujourd'hui met tout un
00:50peuple sous tutelle dans une violence que l'on connaît tous.
00:54Mais effectivement, ce n'est une guerre que la France n'a pas choisie et qu'aujourd'hui, les Français
01:00subissent aussi par la hausse des prix de l'énergie et des carburants.
01:04Moi, j'ai fait le tour de ma circonscription ce week-end dans les deux stations de service dans lesquelles
01:09je me rends habituellement.
01:11L'essence était à 2,20 euros et le gasoil allait jusqu'à 2,30 euros, voire 2,40 euros.
01:17Effectivement, on est en pleine aujourd'hui choc sur les prix de l'essence et du carburant et le seul
01:24moyen à terme, Romain Desarbres, pour que ces prix baissent, c'est que nous réduisions nos dépendances.
01:30On peut prendre toutes les mesures d'urgence qu'il est souhaitable de prendre, on peut y venir avec plaisir,
01:35mais la seule issue à ce type de crise, c'est que la France réduit ses dépendances,
01:41notamment par l'électrification massive de ses usages et c'est la politique que nous portons.
01:47On va y revenir. Déjà sur le conflit. Tous les yeux sont rivés sur le détroit d'Hormuz qui, à
01:52ce jour, reste quasiment bloqué.
01:54Donald Trump menace l'Iran de tout détruire. Emmanuel Macron et la France croient à la diplomatie. Et vous ?
02:01Moi, je suis parfaitement aligné aujourd'hui avec la politique diplomatique que mène le président de la République pour résoudre
02:08ce conflit.
02:09L'Iran, au-delà de son régime tortionnaire, est une civilisation multimillénaire.
02:15C'est une civilisation qui ne va pas disparaître du jour au lendemain.
02:18Ses racines, c'est l'Empire perse qui a fait les plus grandes heures de l'histoire de cette région.
02:25L'issue à cette crise est une issue politique.
02:29Et le seul moyen de débloquer le détroit d'Hormuz, qui débloquerait derrière une bonne partie du trafic mondial,
02:36notamment pour nos hydrocarbures, est une issue politique.
02:40Et donc, je soutiens sur ce point tous les efforts qui sont entrepris par le président de la République
02:46et son administration pour débloquer le détroit d'Hormuz et pour faire baisser la pression sur la population française.
02:52Est-ce que la France doit se préparer à une crise d'approvisionnement en énergie ?
02:56Fort heureusement, ce type de crise a été anticipée.
03:00Ce sont les fameux stocks qui sont faits à l'échelle nationale et à l'échelle européenne.
03:06J'insiste sur la dimension européenne parce que tous ceux qui, jour après jour, semaine après semaine,
03:12essayent d'abattre les institutions européennes sont bien silencieux actuellement,
03:17tout simplement parce que la solidarité européenne, elle fonctionne.
03:20Mais en quoi on a besoin de l'Europe pour avoir des stocks d'essence ?
03:24Sur toute la crise énergétique et même, je dirais, sur toute la crise politique.
03:28Heureusement que la solidarité européenne existe aujourd'hui.
03:31En quoi concrètement ?
03:32Très concrètement.
03:34Aujourd'hui…
03:34Parce que la France dispose de stocks d'essence.
03:36La France dispose de stocks d'essence.
03:38Mais si à l'échelle du marché européen, on met nos stocks en commun avec l'Italie,
03:42avec l'Allemagne, avec l'Espagne, au profit de l'ensemble de notre marché,
03:47eh bien, nécessairement, la force de frappe n'est pas la même.
03:50Je vous prends un autre exemple.
03:51Nous avons très, très régulièrement des pénuries sur les semi-conducteurs.
03:56Eh bien, moi, je suis très heureux de constater que la France, l'Allemagne, l'Italie
04:02investissent conjointement avec leurs efforts publics et leurs entreprises privées
04:06dans le déploiement d'une industrie des semi-conducteurs européenne.
04:10Eh bien, aujourd'hui, la solidarité européenne, elle est très concrète face aux crises,
04:14face à nos crises d'approvisionnement.
04:16Heureusement que cet échelon existe.
04:18Et c'est la raison pour laquelle, même si elle est impopulaire, je resterai indéfiniment
04:24pro-européen, tout simplement parce que cet échelon est absolument indispensable
04:29pour nous permettre communément, en solidarité, de faire face à ces crises.
04:33Charles Rodwell, justement, vous avez cité l'Italie.
04:35L'Italie a aidé les automobilistes.
04:37Est-ce qu'en France, il faut aider les automobilistes ?
04:39Je voudrais tuer dans l'œuf une rumeur qui est montée par tous les populismes de ce pays.
04:44Non, l'État français n'est pas un profiteur de crise.
04:48Pourquoi ? Depuis le début du conflit et de, je dirais, la crise énergétique,
04:54l'État a engrangé 250 millions d'euros de reçus de produits fiscaux.
05:00Alors, 270 millions selon le ministre des Comptes publics.
05:02Alors, je...
05:03270 millions.
05:04270 millions.
05:05Cette crise a pour le moment coûté 400 millions d'euros à l'État français sur les intérêts de sa
05:12dette
05:12et sur les aides ciblées qu'il a mises sur la table.
05:14Je pense notamment aux aides pour les pêcheurs et je pense notamment aux aides pour les automobilistes
05:19qui ont été annoncées par le Premier ministre au début de cette semaine.
05:23Oui, il y a 270 millions en plus qui sont rentrés, mais il y a un peu plus de 400
05:28qui sont ressortis.
05:29Mais nous serions d'un cynisme terrible de profiter de cette crise.
05:34Sur le dos des Français, l'État est largement perdant.
05:37Il a engrangé 270 millions.
05:39Il a sorti, et heureusement, il a mis sur la table, 400 millions d'euros.
05:44Un, pour l'intérêt de sa dette.
05:45Deux, pour les mesures et les aides ciblées.
05:49Il n'y a donc pas de profit de crise.
05:51Au contraire, cette crise coûte à l'État, mais de manière bien plus importante, elle coûte aux Français.
05:57C'est la raison pour laquelle les mesures d'urgence à court terme,
06:00et c'est la raison pour laquelle aussi, à long terme,
06:03le seul moyen de sortir de ce type de crise, c'est de réduire nos dépendances.
06:07Comment est-ce qu'on fait ?
06:08Par le nucléaire et par les renouvelables,
06:11pour électrifier notre mix énergétique,
06:14pour réduire nos dépendances aux hydrocarbures.
06:16Alors, vous comprendrez que le Premier ministre,
06:18alors que les Français font le plein à la pompe
06:21et ont des factures de carburant qui touchent les 100 euros,
06:25parce que quand on fait 50 litres à 2,20 euros,
06:27on dépasse les 100 euros.
06:29Que la réponse du Premier ministre soit uniquement,
06:31on va électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures à terme
06:35dans les années qui viennent, vous comprendrez ?
06:37Vous comprendrez que cette proposition de Premier ministre
06:41ne fait pas mouche auprès des Français.
06:43Romain Desarbes, je l'aurais compris,
06:44c'était la seule proposition qu'il avait faite.
06:46Mais soyons honnêtes, ce n'est pas la seule proposition qu'il a faite.
06:50Un, il a annoncé des mesures sectorielles ciblées,
06:52je pense notamment celles dédiées aux péchères français,
06:55qui sont absolument essentielles.
06:56Mais rien pour les automobilistes.
06:57Je vous dis tout l'inverse.
06:58Il a annoncé jeudi qu'il publierait des mesures sectorisées,
07:03spécialisées à destination des automobilistes français,
07:06notamment ceux qui dépendent totalement de leur voiture.
07:09Moi, j'assume totalement cette logique et je le soutiens à 100%.
07:12Je ne vois pas pourquoi les mesures devraient bénéficier à tous.
07:15Je vous prends un exemple.
07:16Je ne vois pas pourquoi les mesures qu'il annoncerait
07:18devraient bénéficier à moi,
07:19alors que je prends ma voiture pour faire le tour de ma circonscription
07:23matin, midi et soir.
07:24En revanche, pour des Français qui n'ont pas d'autre moyen
07:27que d'utiliser leur voiture, évidemment qu'il faut qu'ils soient accompagnés.
07:30Et c'est les mesures ciblées que le Premier ministre s'est engagé à annoncer en début de semaine.
07:34De toute façon, on n'a pas les moyens financiers d'aider tous les automobilistes.
07:38Moi, j'ai le souvenir, Romain Desarbes, lors de la dernière crise énergétique
07:41qui a eu lieu en 2022 et en 2023.
07:44Les mêmes qui demandaient à l'État de soutenir massivement les Français
07:49étaient les mêmes qui ensuite refusaient de faire toute économie.
07:55On a fait porter à Bruno Le Maire le chapeau des comptes publics et de l'aide publique,
07:59alors qu'il est le seul à avoir alerté sur les comptes publics à l'époque
08:03et avoir demandé le retrait des aides ciblées
08:06qui ont coûté 70 milliards d'euros à l'État français.
08:09Qui étaient les premiers à s'opposer à ce type d'aide,
08:12à ce type d'économie, pardonnez-moi, c'est Éric Ciotti
08:15et c'est tous ceux qui, aujourd'hui, dénoncent la crise de la dépense publique.
08:21Nous n'avons pas d'autre choix que de faire des économies
08:24en parallèle des aides que nous accorderons.
08:26C'est ce que le ministre des Comptes publics a annoncé.
08:30On va changer de sujet.
08:32Je voulais vous entendre déjà sur ce qui s'est passé à Lyon cette nuit.
08:35Des violences dans l'huitième arrondissement de Lyon.
08:38Phénomène très préoccupant, le rajeunissement de la délinquance
08:42en France, l'un de vos chevaux de bataille
08:44est de mettre en place une vraie réforme de la justice des mineurs.
08:47Est-ce qu'il faut en finir avec l'excuse de minorité ?
08:50Ça fait des années, Romain Desarbres, que je soutiens, comme vous le dites,
08:54la fin de l'excuse de minorité.
08:57C'était l'objet, le cœur de la proposition de loi Attal
09:01pour la justice des mineurs.
09:03C'est une disposition qui a été censurée par le Conseil constitutionnel
09:07il y a maintenant un peu plus d'un an.
09:09Je suis très heureux de voir qu'aujourd'hui,
09:11Gérald Darmanin prend à bras-le-corps ce combat de la justice,
09:15de la réforme pénale, notamment envers les mineurs,
09:18parce que nous le constatons tous.
09:19Vous parlez des événements à Lyon.
09:21Je le constate aussi sur ma circonscription,
09:24mois après mois.
09:25La délinquance rajeunit, elle a rajeuni drastiquement
09:29et il faut outiller nos forces de l'ordre et la justice
09:32pour faire face à la fois par des mesures d'accompagnement
09:35mais surtout par des mesures d'autorité et des mesures pénales
09:39pour empêcher que ce type d'événement ait lieu.
09:42Je ne vois pas comment les Français peuvent comprendre
09:44que ce type de mesures se poursuivent,
09:46que ce type d'actes criminels la nuit se poursuivent.
09:49Il est donc urgent de mener la révolution pénale
09:52qui arrive à l'Assemblée nationale dans quelques semaines
09:54à l'initiative de Gérald Darmanin pour cela.
09:57À Fresnes, dans l'enquête sur les dégradations
10:00dans la mairie de Fresnes,
10:02dix individus mineurs ont été interpellés
10:05et placés sous contrôle judiciaire.
10:07Sur ces dix individus,
10:09deux ont été à nouveau arrêtés,
10:11quelques heures après qu'ils aient été libérés
10:13par la justice.
10:15Qu'est-ce que ça dit du message de la justice ?
10:19Je comprends que des millions de Français
10:22soient révoltés par ce que vous dites.
10:24Et moi, je veux dire,
10:25je ne vais pas jeter les magistrats en pâture
10:27parce que je connais tous les magistrats
10:28ou presque de ma circonscription.
10:31Il serait trop facile pour moi,
10:32en tant que responsable politique,
10:33de jeter en pâture les magistrats
10:36qui sont tous débordés avec leurs équipes
10:39par le nombre d'affaires qu'ils ont en cours.
10:41Il y a deux éléments de réponse.
10:43Ça veut dire qu'on ne peut pas faire confiance
10:44à ce type d'individus ?
10:45Il y a deux éléments que je peux apporter
10:48de réponse.
10:49Un, les moyens.
10:50La loi de programmation de la justice
10:52a été vitale.
10:54Nous avons mis 8 milliards d'euros
10:55sur la table très concrètement
10:56pour recruter des magistrats
10:58et recruter des équipes autour d'eux
11:00parce que la France était en pénurie de magistrats,
11:02notamment par rapport aux pays qui les entourent.
11:05Très concrètement, plus de magistrats,
11:06ça veut dire plus d'affaires traitées
11:08et ça veut dire une réduction de l'embolisation
11:10de nos cours et de nos tribunaux.
11:13Deuxième des choses,
11:14nous devons absolument adopter
11:16la réforme pénale d'ampleur
11:18que Gérald Darmanin pose sur la table
11:20et qui arrivera à l'Assemblée nationale
11:22dans quelques semaines.
11:23L'objectif, c'est de réduire
11:26les délais de traitement
11:27dans nos tribunaux,
11:28dans nos cours d'appel,
11:29notamment pour ce type d'affaires
11:31parce que les Français ne peuvent pas comprendre
11:33que ce type de situation se reproduise.
11:35Il serait lâche de ma part
11:37de mettre cela sur le dos de nos magistrats
11:39alors que la première des choses,
11:41c'est de changer la loi
11:42pour accélérer le traitement
11:44de ce type d'affaires.
11:45On va parler des OQTF, Charles Rodouel.
11:48Vous avez porté une proposition de loi
11:49destinée à allonger la durée de détention
11:52dans les cras des personnes
11:53faisant l'objet d'OQTF.
11:55Cette proposition sera examinée
11:56le 13 avril prochain.
11:58Vous êtes optimiste quant à son adoption ?
12:00Je suis optimiste quant à son adoption
12:02parce que nous n'avons pas d'autre choix
12:05que cette mesure.
12:07Cette mesure, elle vise à quoi ?
12:08Elle vise à dire que des criminels
12:11et délinquants étrangers,
12:12des terroristes sous OQTF
12:14ou des gens qui ont été accusés
12:16et coupables d'actes de séquestration aggravée,
12:19d'actes de torture, d'actes de viol,
12:21on parle de ce type de profil quand même,
12:23qui sont présents sur le territoire français
12:26illégalement,
12:26à savoir qu'ils n'ont rien à y faire.
12:28L'objectif, c'est de les enfermer
12:30dans un centre de rétention
12:31avant de les expulser
12:33et pour éviter qu'ils ne soient relâchés.
12:35Je mène cette proposition de loi
12:37en mémoire des familles françaises
12:39qui ont été frappées
12:40et qui n'ont pas pu passer Pâques
12:42avec un de leurs enfants
12:43parce que cet enfant
12:44a été lâchement assassiné
12:46par ce type d'individu.
12:47Et en dehors de Philippines ?
12:48De Philippines, de Lola, de Morane,
12:53de Laura, d'Aboubacar,
12:55de tous ceux, de tous ces enfants
12:56qui ont été assassinés
12:58par des gens qui n'avaient rien à faire
13:00sur le territoire français.
13:02Je veux que ces individus
13:04soient enfermés en centre de rétention
13:06avant d'être expulsés.
13:08Ça demande deux choses, Romain Desarbres.
13:10Première des choses,
13:11ça demande l'adoption
13:12de cette proposition de loi.
13:13Deuxième des choses,
13:14ça demande l'adoption
13:16de crédit complémentaire
13:18lors du prochain budget
13:19pour construire des places
13:20en centre de rétention administratif.
13:22Je suis rapporteur du budget
13:23sur l'immigration.
13:24Je déposerai des amendements,
13:26un, pour construire ces places en CRA,
13:28deux, pour faire des économies par ailleurs.
13:30J'espère que ces amendements
13:32seront adoptés
13:33et j'alerte mes collègues
13:34sur ces points
13:35afin que nous puissions assurer
13:37la sécurité des Français.
13:39Il est urgent
13:40de poursuivre ces combats.
13:42Charles Rodouel, député Ensemble
13:44pour la République des Yvelines.
13:45Jeudi dernier,
13:46le Parlement européen
13:47justement a validé
13:47un règlement
13:48qui vise à durcir
13:49la politique migratoire
13:50et à faciliter
13:51les retours des personnes
13:52en séjour irrégulier
13:53qui se trouvent
13:53sur le territoire
13:54de l'Union européenne.
13:56Ce texte autorise
13:58la création
13:59de hubs de retours
14:00qui seraient en dehors
14:00du territoire européen,
14:02du territoire de l'Union européenne.
14:03Il faudra les utiliser,
14:04ces hubs de retours ?
14:05Benjamin Haddad
14:06ne veut pas les utiliser.
14:07Alors Benjamin Haddad,
14:09qui est le ministre de l'Europe,
14:09on échange énormément
14:10avec lui.
14:11Benjamin Haddad n'a pas dit
14:12qu'il ne voulait pas
14:13les utiliser.
14:13Il a dit que les hubs de retours
14:15ne pouvaient pas répondre
14:16à toutes nos problématiques.
14:17Et en cela,
14:18on est parfaitement aligné.
14:19Il y a deux textes
14:20qui sont importants.
14:21Le pacte asile et l'immigration
14:22à l'échelle européenne.
14:23Je regrette que,
14:25notamment,
14:25le Rassemblement national
14:26ait refusé de voter ce pacte.
14:27Et la procédure retour.
14:31L'objectif,
14:31il est simple.
14:32Il est d'empêcher
14:33à des centaines de milliers
14:35de migrants illégaux
14:36de rentrer en Europe.
14:37et il est de renvoyer
14:39les centaines de milliers
14:41de migrants illégaux
14:42qui sont déjà présents
14:43sur le territoire européen,
14:44de les renvoyer
14:45soit dans leurs pays origines,
14:47soit dans ce qu'on appelle
14:48des pays de transit.
14:49Depuis maintenant plusieurs années,
14:51l'Union européenne,
14:52et notamment à l'initiative
14:53de la France,
14:54négocier des accords fondamentaux
14:56avec des pays
14:57qui les entourent.
14:58La Turquie,
14:59la Tunisie
15:00et d'autres.
15:00Je me suis rendu en Tunisie
15:02il y a quelques mois.
15:03L'objectif,
15:04il est très concret.
15:06Il est que l'on empêche
15:08des migrants illégaux
15:09de quitter les côtes tunisiennes
15:11pour rentrer en Europe.
15:12Il y a trois gagnants
15:13dans ce type d'accord.
15:15Un, d'abord
15:16les migrants illégaux
15:17eux-mêmes.
15:17La Méditerranée
15:18est aujourd'hui
15:19un charnier,
15:21c'est un cimetière.
15:22Nous avons depuis des années
15:23laissé des centaines
15:25de milliers de hommes et de femmes
15:26traverser au péril
15:27de leur vie cette mer.
15:28Mettre en œuvre
15:29ce type d'accord,
15:29c'est sauver
15:30des centaines de milliers
15:31de vies.
15:32Deuxième des choses,
15:33par ce type d'accord,
15:34nous empêchons
15:35des centaines de milliers
15:36de personnes
15:37de rentrer illégalement
15:38sur le territoire européen.
15:39Troisième gagnant,
15:40la Tunisie elle-même
15:41parce que lorsqu'elle signe
15:43ce type d'accord,
15:44elle devient moins attractive
15:45pour les migrants illégaux
15:47qui viennent d'ailleurs.
15:48Et donc nous avons
15:49tout intérêt
15:50à signer ce type d'accord
15:51avec les pays
15:52qui nous entourent
15:53parce qu'il y a trois gagnants.
15:54Un, des centaines
15:55de milliers d'hommes et de femmes
15:56qui ne traversent pas
15:57la Méditerranée
15:58au péril de leur vie.
15:59Deux, la France et l'Europe
16:00parce qu'il y a moins
16:01d'immigrants illégaux
16:02qui viennent sur le territoire
16:04national et européen.
16:05Trois, les pays
16:06transitent eux-mêmes
16:07parce que la pression
16:09migratoire baisse
16:10et ils ont moins
16:11de migrants illégaux
16:12qui viennent sur leur territoire.
16:14Je voulais vous entendre
16:15également, Charles Rodouel,
16:16sur ce qui s'est passé
16:17ce week-end
16:18à Saint-Denis.
16:19rassemblement organisé
16:20par le maire et les fils
16:21Bali Bagayoko.
16:22Des journalistes
16:24de Frontières
16:24et de BFM TV
16:25ont été violentés.
16:26Qu'est-ce que ça dit ?
16:28Ça dit que tous ceux
16:29qui sont soi-disant
16:30les défenseurs
16:31du vivre ensemble,
16:33du l'antiracisme,
16:35sont en réalité
16:36ceux qui mettent
16:36de l'huile sur le feu
16:37partout sur le territoire
16:38de la République.
16:39Moi, je veux dire,
16:40Romain Desarbres,
16:41il y a une chose
16:41qui m'inquiète en 2027.
16:43C'est l'affrontement
16:44identitaire dans notre pays.
16:46Entre des gens
16:47qui nous expliquent
16:48que la Nouvelle-France,
16:50il n'y a pas la place
16:51pour les Blancs
16:52tout moches
16:53comme le qualifie
16:54Jean-Luc Mélenchon.
16:55Et de l'autre,
16:56vous avez des forces politiques
16:58qui expliquent
16:59que, par exemple,
17:00l'islam
17:01est l'ennemi
17:02de la République
17:03et qui défend
17:04cette conception
17:05tout aussi racialiste
17:07de l'identité française.
17:09Je pense, par exemple,
17:10à une partie
17:11de l'extrême droite française.
17:12J'ai lu, par exemple,
17:13les propos d'Éric Zemmour
17:15sur ce sujet.
17:15Il n'y a ne serait-ce
17:16que quelques jours.
17:18Moi, la raison
17:18pour laquelle j'appelle
17:19au rassemblement
17:19des forces politiques modérées,
17:21ce n'est pas simplement
17:21pour un coup politique,
17:23électoral, machin.
17:24C'est parce que nous avons
17:25le devoir impératif,
17:30Romain Desarbres,
17:31de nous rassembler
17:32pour éviter
17:33que la France
17:34soit soumise
17:35à un affrontement identitaire
17:36entre l'extrême gauche
17:38et l'extrême droite.
17:39Je suis franco-britannique.
17:40Je vois aujourd'hui
17:41ce qui se passe
17:42dans mon second pays,
17:43le Royaume-Uni,
17:43avec un affrontement identitaire
17:46qui est en train
17:46de se mettre en œuvre.
17:47Un, parce qu'ils ont accepté
17:48une immigration de masse
17:49et renoncé à leur culture.
17:51Et deux, parce qu'aujourd'hui,
17:53vous avez deux forces politiques
17:55identitaires
17:55qui vont s'affronter.
17:56C'est tout ce que je ne souhaite pas
17:58pour la France.
17:59Et donc,
18:00les deux choses que je défends,
18:01c'est un,
18:02une réduction de l'immigration
18:04et la promotion
18:05de nos valeurs,
18:06de la culture française
18:07qui est une culture
18:09universaliste.
18:09et de deux,
18:10je refuse
18:11l'affrontement identitaire
18:12entre deux forces politiques
18:14extrêmes
18:15qui souhaitent créer
18:16un conflit civil
18:17dans ce pays.
18:18Et c'est la raison
18:19pour laquelle
18:19j'appelle tous nos chefs
18:21à plumes
18:21et toutes les forces modérées
18:23de ce pays,
18:23notamment de la droite
18:24et du centre,
18:25à se rassembler
18:26pour éviter
18:27cet affrontement identitaire.
18:28Et c'est l'union
18:29de la droite
18:29et du centre
18:30qui permettra
18:31d'éviter
18:32à la France
18:33de devenir
18:33ce qui est en train
18:34de devenir
18:34la Grande-Bretagne.
18:35Mais j'en suis convaincu
18:36parce que regardez...
18:37En quoi c'est plus
18:38l'union de la droite
18:38et du centre
18:39qui permettra
18:40d'éviter ça
18:41que le RN ?
18:42Mais regardez
18:43sur cette question,
18:44aujourd'hui,
18:45on gouverne ensemble.
18:46Ça n'a aucun sens
18:47de présenter
18:48deux,
18:49trois,
18:49quatre,
18:50cinq candidats
18:50léliputiens
18:51à l'élection présidentielle.
18:53On parlait à l'instant
18:54de la proposition
18:56de loi
18:56que je porte
18:57sur la rétention
18:58administrative.
18:59Avec qui ai-je préparé
19:00cette proposition de loi ?
19:01Je l'ai préparé,
19:02certes,
19:02avec Sébastien Lecornu,
19:03Premier ministre,
19:04mais avant lui,
19:05avec Bruno Rétaillot,
19:06ministre de l'Intérieur.
19:07Je sais ce que je dois
19:07à Bruno Rétaillot
19:08lorsqu'il était
19:09ministre de l'Intérieur.
19:10Il n'y a aucun sens
19:12à ce que nous présentions
19:13deux,
19:14trois,
19:15quatre,
19:15cinq candidatures
19:16alors que nous avons
19:17travaillé
19:18et que nous avons
19:19gouverné
19:20ensemble ce pays.
19:21On a nos succès,
19:22on a aussi nos échecs,
19:24nos échecs notamment
19:24sur la politique régalienne,
19:26j'en suis parfaitement conscient.
19:27On doit faire
19:28notre adjournemento
19:29sur cette question.
19:30Mais nous avons
19:31gouverné ensemble ce pays.
19:32Il est donc,
19:33à mon avis,
19:34lunaire
19:34que nous présentions
19:36des candidats différents
19:37à l'élection présidentielle.
19:38L'appel que nous avons lancé
19:40dans la presse
19:41la semaine dernière
19:41pour l'union de la droite
19:42et du centre
19:43n'est que la première étape.
19:45Nous,
19:45la base,
19:46nous,
19:46les députés,
19:47nous,
19:47les millions d'électeurs
19:48qui poussent
19:49pour cette solution
19:50derrière nous,
19:51nous allons faire monter
19:51la pression
19:52dans les semaines qui viennent
19:53pour créer cette union.
19:55Merci beaucoup Charles Rodouel
19:57d'être venu ce matin
19:58pour cette grande interview
20:00de CNews Europe.
20:00Bonne journée,
20:01à bientôt.
20:01Merci.
20:02Sous-titrage Société Radio-Canada
20:04Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations