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«La parenthèse de la République indivisible est en train de se refermer», a analysé Michel Maffesoli, sociologue, dans l'Heure des Pros.

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Transcription
00:00« Édu-Kaharin », c'était tiré, toi tu ne sais pas, moi je sais, c'est fini pour moi,
00:05c'est saturé.
00:06Et l'initiation, vous avez raison de souligner cette phrase, c'est faire ressortir le trésor qu'il y a
00:10en tout un chacun.
00:12Et cela renvoie au fait, vous voyez, en vous écoutant, en écoutant ce président de la République,
00:18cette sagesse populaire, tout passe, tout casse, tout lasse.
00:21Il y a des époques. En grec, le mot « époque », ça signifie parenthèse.
00:26Une parenthèse s'ouvre, une parenthèse, ça se ferme.
00:29Est en train de se fermer la parenthèse moderne. C'était quoi ?
00:33C'était au XIXe siècle, la République une et indivisible.
00:37Actuellement, il y a une « res publica », une chose publique, ça va être la mosaïque.
00:42C'est-à-dire, il peut y avoir une cohésion, alors que chaque pièce de la mosaïque garde sa configuration,
00:47sa couleur, sa structure.
00:48Voilà le conflit qui est en jeu actuellement.
00:52On dépasse cette République une et indivisible, et on est en train de rentrer dans une vieille structure anthropologique,
00:58celle du Moyen-Âge. Pour moi, je pense qu'on rentre dans un nouveau Moyen-Âge, pour tout vous avouer.
01:03Où là, justement, il n'y aura non pas une solidarité mécanique qui viendra des énarques,
01:08le pouvoir d'État, la verticalité, mais au contraire, une solidarité organique, où ça va s'ajuster.
01:15Voyez-vous, dans ce livre, je parle de ce qui est en gestation, c'est l'idéal communautaire.
01:21Et ce n'est pas bien de parler de communautarisme. C'est facile.
01:24Alors que, de fait, il y a un idéal communautaire en gestation.
01:28Cette grande dame de la pensée qui a Anna Arendt, quand le monde commence à l'abord l'idéal démocratique,
01:34j'ai une conviction philosophique, j'arrive à vous convaincre, vous me donnez votre voix,
01:38il y a une représentation politique. C'est fini, la démocratie.
01:41Ces démocrates ne sont pas démophiles, ils sont même démophobes.
01:45Alors qu'actuellement, c'est difficile à dire ce que je dis, mais je le redis.
01:49Il y a un idéal communautaire idéal.
01:52– Moi, j'ai une objection, monsieur le Président.
01:53– Oui, non mais bien sûr, je suis pour des questions.
01:55– Je pense que la fin de la République une et indivisible, c'est la fin de la France.
01:59Parce que la République une et indivisible, c'est aussi la France une et indivisible.
02:03– Regardez ce qu'était avec pas mal de royalistes.
02:06Qu'est-ce que c'était ce grand roi qui était Louis XVI, un martyr ?
02:11Le roi, dans le fond, il avait une fonction symbolique,
02:14ce qui était important, moi je suis du Sud, c'était Perpignan,
02:18c'était le Parlement d'Aix-en-Provence, c'était Toulouse, c'était ceci, c'était cela.
02:22Et il y avait une union en pointillé.
02:24Vous voyez, ma réponse, elle est là.
02:26C'est Saint-Thomas d'Aquin.
02:28Il montre qu'à la différence de l'unité, République une et indivisible qui fermait,
02:32l'unicité.
02:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
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