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  • il y a 10 heures
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques/questions-politiques-du-dimanche-05-avril-2026-3576673

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00:03Générique
00:10Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions Politiques.
00:14Jusqu'où le gouvernement doit-il, peut-il aller pour protéger les français de la crise énergétique ?
00:19Ces derniers jours, des mesures pour quelques professions.
00:23Vendredi, un prêt flash carburant pour les petites entreprises.
00:26Et ce matin, une annonce pour le pouvoir d'achat sur les tickets restaurants.
00:30On peut dire que l'exécutif ouvre le parapluie, mais alors centimètre carré par centimètre carré,
00:36sans doute dans l'espoir de laisser au nuage de la guerre le temps de s'éloigner
00:40et dans la crainte de se retrouver sous un déluge de colère façon gilet jaune.
00:45Pas facile d'être aux commandes d'un état qui n'a pas les coffres pleins.
00:48Et pourtant, dans cette atmosphère lourde, combien de candidats qui s'imaginent aux manettes ?
00:53Une abondance d'ambition qui inquiète visiblement notre invité.
00:57Il a signé la tribune des 90 qui appelle à une candidature unique de la droite et du centre.
01:03On en parle avec le ministre de la Ville et du Logement.
01:06Et le logement, c'est le premier poste de dépense dans le budget des français.
01:09Vincent Jambrun est en direct sur France Inter.
01:12France Info, le canal 16 de la télé.
01:14Une émission en partenariat avec le journal Le Monde.
01:16Nous sommes tous ensemble jusqu'à 13h.
01:19France Inter.
01:21Questions politiques.
01:23Alexandra Bensey.
01:25Bonjour et bienvenue Vincent Jambrun.
01:27Bonjour.
01:28Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:30Mes partenaires pour vous interviewer ce dimanche, je les salue.
01:33Brigitte Boucher de France Télévisions.
01:35Bonjour Brigitte.
01:35Bonjour Alexandra.
01:36Bonjour Vincent Jambrun.
01:37Avec vous tout à l'heure, on fera le portrait de Vincent Jambrun.
01:39Et oui, on reviendra sur le cauchemar de la nuit du 2 juillet 2023.
01:43Un droit, un basculement dans votre vie d'élu et d'enfant du logement social de la Île-et-Rose.
01:49Françoise Fressos du journal Le Monde est également avec nous sur ce plateau.
01:52Bonjour Françoise.
01:53Bonjour à toutes et tous.
01:55Vers 12h50, vous nous projeterez vers 2027.
01:59Et ce dimanche, vous avez envie d'entendre le cadragénaire Vincent Jambrun sur la question de la...
02:03Jeunesse.
02:04La jeunesse.
02:05Est-il possible de lui donner une perspective dans une société à la fois vieillissante et anxiogène ?
02:10Ça sera donc juste avant la fin de l'émission, la séquence France 2027.
02:14Mais d'abord Vincent Jambrun.
02:165 minutes d'actualité entre 4 yeux.
02:18Ces dernières heures, l'actualité c'est cette opération de sauvetage du pilote américain.
02:22Le dernier ultimatum de Donald Trump rejeté par Téhéran.
02:26Nous, on voit bien le brouillard géopolitique qui a des conséquences directes sur le quotidien des Français.
02:31Est-ce que vous, au gouvernement, on peut dire que vous naviguez à vue ?
02:35En tout cas, on peut dire que comme tout le monde sur la planète, on a les yeux rivés sur
02:40ce qui se passe dans le Golfe.
02:41Et qu'effectivement, on va devoir tous être très adaptables.
02:44Parce qu'on voit bien que le président américain peut changer d'avis en un tweet dans la nuit.
02:50On voit bien que le climat sur place est extrêmement complexe et tendu.
02:54Et donc, il va falloir globalement être en permanence sur le qui-vive.
02:57Donc, ce n'est pas une volonté de...
02:59Enfin, vous parlez de naviguer à vue, ce n'est pas le sujet.
03:01Et de gagner du temps. J'ai dit ces deux choses en effet.
03:03Mais en revanche, c'est d'être extrêmement réactif.
03:06Et évidemment, on s'y emploie.
03:08Beaucoup de ministres sont réunis toutes les semaines, plusieurs fois par semaine.
03:12Pour justement regarder tous les indicateurs et voir comment on peut apporter des aides les plus efficaces et les plus
03:16cibles possibles.
03:17Et avec quelle cagnotte ?
03:18Pas de cagnotte justement, a dit le ministre du budget.
03:21Pourtant, mercredi, le Premier ministre, lui, il avait bel et bien évoqué d'éventuels surplus fiscaux.
03:27Il s'est attiré les accusations de Marine Le Pen au sujet de mensonges, je cite, du gouvernement.
03:32En termes de communication, cette semaine, pour le gouvernement, ce n'était quand même pas une réussite.
03:36Je ne suis pas tout à fait d'accord.
03:37Mais ce qui est sûr, c'est que vous avez une augmentation du prix.
03:41Donc, assez logiquement, une augmentation des taxes.
03:43Donc, les gens se disent qu'il y a une cagnotte qui peut être créée.
03:45En l'occurrence, c'est par le cas.
03:46Parce qu'évidemment, quand c'est plus cher, les Français consomment moins.
03:49Donc, en réalité, même si sur chaque litre, il y a un petit peu plus de fiscalité, au final, au
03:55global, il n'y a pas forcément d'impact.
03:57Et si jamais ça devait arriver, c'est ça qu'a dit le Premier ministre.
03:59Si jamais, à un moment donné, parce que la situation se rétablit, parce que les Français consomment un peu plus,
04:04etc.,
04:04il devait y avoir un surplus, même s'il était petit ou faible.
04:07Il doit être totalement concentré dans notre capacité à répondre à la crise.
04:11Et au-delà de la crise, sur le long terme, avoir un vrai plan d'électrification.
04:15Ce qui est évidemment important, parce que maintenant, chacun comprend.
04:18C'est peut-être la seule vraie grande leçon.
04:21C'est qu'il faut qu'on sorte des énergies fossiles et sortir de cette dépendance.
04:24C'est un enjeu de souveraineté.
04:25C'est un enjeu de pouvoir d'achat.
04:26On va parler de l'électrification dans une seconde.
04:29Mais d'abord, quand même, le prix du carburant a asé le rideau dans certaines stations essence.
04:34Je vois que le litre de sans plomb 95, c'est 2 euros.
04:36Au Puy-en-Velay, le litre de gazole à 2,48 euros.
04:39On attend encore, dans les prochains jours, vous allez nous le dire, en début de semaine peut-être,
04:44des mesures pour des professions particulières.
04:46Est-ce que vous, dans votre secteur, vous êtes soucieux pour certains corps de métier, pour certains secteurs ?
04:51En tant que ministre du Logement, j'ai évidemment tout le monde de la construction.
04:55Ça va des très grands groupes de construction jusqu'aux tout petits artisans.
04:58Et évidemment, il y a beaucoup de déplacements.
05:00Donc déjà, un enjeu autour des carburants.
05:02Ça veut dire que vous, vous seriez pour une mesure d'aide ?
05:04Il y a aussi beaucoup, beaucoup d'enjeux autour des matières premières qui sont en train de flamber.
05:09Et donc évidemment, tout ça appelle une énorme vigilance.
05:11Et on discute avec les professionnels du secteur pour pouvoir voir comment ça tient, comment ça avance
05:17et quelles mesures le cas échéant prend.
05:20Donc eux, ils vous demandent de l'aide.
05:21Mais est-ce que vous, vous pensez que ce secteur est en danger et qu'il faudrait leur accorder une
05:25aide
05:25comme on a fait pour les pêcheurs, pour les agriculteurs ?
05:27Encore une fois, nous sommes face à une guerre, avec des conséquences qui sont extrêmement lourdes.
05:32Sur l'ensemble de l'économie.
05:34Si cette guerre devait s'arrêter rapidement, alors on pourrait retrouver, j'espère, une situation normale assez rapidement.
05:41Si elle devait durer, il faut qu'on se tienne prêt.
05:43C'est ce qu'on fait dans un dialogue permanent avec les professionnels du secteur.
05:45Je n'ai pas vraiment de réponse.
05:46Donc pas de danger.
05:47Mais ce n'est pas les infirmières libérales.
05:48Parce qu'on se dit, les infirmières libérales, ça va arriver.
05:50Les agriculteurs, c'est arrivé.
05:52Dans le secteur du bâtiment, il y a des plaintes.
05:54Mais je n'entends pas le ministre qui dit, sans doute, faudrait-il faire quelque chose.
05:58En tout cas, ce dimanche, vous ne le dites pas.
05:59Je vous dis qu'on se tient prêt à accompagner tous les secteurs d'activité en fonction des situations précises.
06:05Encore une fois, il faut être raison gardé.
06:08Je crois que les Français ont bien compris qu'il n'y avait plus de cagnotes, justement, dans les caisses.
06:12Et qu'il fallait que ce soit, effectivement...
06:14Vous avez dit tout à l'heure, un parapluie centimètre carré par centimètre carré.
06:17Oui, effectivement.
06:18On est dans cette logique.
06:19Il n'y a plus de quoi qu'il en coûte.
06:20Mais il y a de l'aide ciblée.
06:22Et un effet levier pour éviter qu'il y ait des faillites, notamment.
06:26Et donc, faire en sorte de protéger nos concitoyens et notre économie.
06:29Alors, l'électrification, ça aussi, c'était prévu.
06:31Mais ça doit accélérer, a dit Sébastien Lecornu.
06:34Il attend des propositions des ministres, dont vous, d'ici mercredi, sur les actions prioritaires à mener.
06:39On pense tout de suite à la voiture.
06:41Mais le chauffage, c'est énorme, évidemment, dans les besoins d'énergie.
06:46Les aides à la rénovation, Vincent Jambrun, c'est-à-dire MaPrimeRénov', les certificats d'énergie.
06:50Est-ce que ça sera fléché sur le chauffage électrique et sur les pompes à chaleur ?
06:54Une question très précise.
06:55Effectivement, il faut qu'on accélère.
06:57Comme je le disais tout à l'heure, c'est un enjeu de souveraineté.
06:59C'est un enjeu de pouvoir d'achat pour les familles.
07:00Et en plus, c'est un enjeu écologique.
07:03Donc, c'est du gagnant-gagnant.
07:04L'objectif pour nous, c'est d'inciter et de favoriser l'installation de l'électrique partout où c'est
07:09possible, en priorité avec les bailleurs sociaux.
07:13Vous avez un parc de logements sociaux extrêmement important en France.
07:16Il est encore beaucoup chauffé, que ce soit pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire, avec de l'énergie
07:21fossile.
07:21Au gaz pour la moitié du parc social.
07:25Plus de la moitié, effectivement, au gaz.
07:26Donc, il faut qu'on accélère.
07:26D'autant que le logement social, c'est aussi des maisons individuelles en province.
07:30Vous avez des petites maisons.
07:32Et là, on peut vraiment aller très, très vite dans la conversion vers l'électrification.
07:36Je pense notamment à des systèmes de pompe à chaleur.
07:38Et donc, l'idée, c'est de flécher nos aides, effectivement, sur ces outils.
07:42Mais également sur la rénovation thermique.
07:44Parce que si vous pouvez installer de l'électrique, si vous êtes toujours dans une passoire thermique,
07:48en termes de pouvoir d'achat, vous allez avoir du mal à bouger.
07:50Mais donc, c'est MaPrimeRénov' ça ?
07:52Ça veut dire que MaPrimeRénov', maintenant, si on va au guichet, l'argent sera...
07:56Vous aurez les annonces précises mercredi.
07:59Mais l'objectif, c'est effectivement de flécher les moyens d'accompagnement de l'État
08:02vers l'électrification du parc social et du parc privé.
08:06Donc, ça sera le cas, j'entends, quand même, pour MaPrimeRénov'.
08:09On sera mercredi, avec Sébastien Lecornu.
08:13L'ambition du gouvernement, quand même, elle va se mesurer en termes de milliards et en termes de calendrier.
08:18Vous, sans préempter les annonces, mais dites-nous, à vos yeux, faire basculer le logement français hors de la zone
08:24de dépendance,
08:25ça demande combien d'argent sur la table, dans le logement, et ça peut se faire à quel horizon ?
08:31C'est une question qui est quand même un peu complexe, parce que tout dépend si on arrive à atteindre
08:34nos objectifs de production de logements neufs.
08:37Quand je dis produire, d'ailleurs, c'est construire du neuf et c'est réhabiliter à neuf.
08:42Évidemment, ça ne coûte pas la même chose, la conversion à l'électrique, si vous êtes dans la construction neuve,
08:48où en fait, on consomme beaucoup moins que l'inverse.
08:51Donc, c'est beaucoup d'argent, mais c'est d'argent qui en rapporte, si vous me permettez cette expression,
08:57parce que derrière, on économie sur sa dépense énergétique, et donc il y a une rentabilité, y compris, on parlait
09:01du parc social tout à l'heure,
09:03avoir une vraie conversion vers l'électrique du parc social, c'est finalement, on l'espère à terme, faire baisser
09:07les charges.
09:08Et donc, ça se rentabilise.
09:10Mais quand vous dites qu'il va falloir remplacer, quand vous dites qu'il y a la moitié du parc
09:13social qui chauffe au gaz,
09:14il faut qu'on les aide à passer à l'électrique, si je vous ai bien compris, c'est ça
09:18?
09:18On se dit, mais ça va coûter des milliards.
09:20Encore une fois, c'est un calcul à opérer, parce que quand vous baissez la facture énergétique,
09:26de fait, ça vous fait baisser vos charges, et donc vous pouvez amortir votre investissement de départ.
09:29Et donc, ça veut dire que l'argent public n'a pas besoin de financer 100% de l'opération,
09:34mais c'est bien des partenariats qu'on va mettre sur la table.
09:37Moi, je réunis...
09:38Partenariats publics-privés ?
09:40L'État et les bailleurs sociaux, par exemple.
09:42Partenariats et les bailleurs sociaux.
09:43C'est un sujet important pour nous, et je vois les représentants des bailleurs sociaux la semaine prochaine
09:47pour voir justement comment on peut donner un calendrier à cette ambition qui est l'électrification du parc social,
09:53et de manière plus générale, continuer à accompagner les familles françaises
09:57vers une meilleure isolation de leur logement et une meilleure électrification.
10:01Est-ce que ce que vous avez en tête, c'est la possibilité d'une colère type gilet jaune ?
10:04Est-ce que ça, au gouvernement, on y pense ? On le redoute ?
10:08D'abord, notre pays est frappé, là, à court terme, par une crise qui touche le monde entier.
10:15Et donc, évidemment, quand on est au gouvernement et en responsabilité,
10:17on se doit de protéger nos concitoyens.
10:20Et donc, le premier sujet, ce n'est pas est-ce qu'il va y avoir une gilet jaunisation du
10:28pays.
10:30Le vrai sujet, c'est comment on fait en sorte que les familles françaises soient le moins possible impactées par
10:35cette crise.
10:35Parce que derrière, vous avez des familles, vous avez des entreprises qui peuvent faire faillite.
10:41Donc, c'est des Français et des Françaises au chômage.
10:43C'est des projets de vie entière qui tombent à l'eau.
10:46Et c'est ça, notre enjeu, c'est d'être là pour protéger.
10:48On ouvre la discussion à Françoise Fresseuse et Brigitte Boucher.
10:52Une question de Françoise Fresseuse.
10:54On entend depuis hier l'idée que peut-être il y aurait des super profits pétroliers
10:59ou alors des raffineries qui, au fond, feraient des profits.
11:03Est-ce qu'il y a une manne, là ?
11:05Est-ce qu'on peut aller chercher des super profits, taxer les super profits,
11:09pour essayer d'avoir un peu d'argent, soit pour aider les professions,
11:12soit pour accélérer l'électrification ?
11:14L'enjeu, il est quand même déjà d'éviter les super profits.
11:17C'est-à-dire de faire en sorte qu'à la pompe, les prix soient les plus contraints possibles
11:23pour qu'il n'y ait pas des effets de marge énormes.
11:26C'est pour ça qu'il y avait eu cet observatoire, dès les premiers jours,
11:28qui avait été mis en place, pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus des professionnels.
11:32Donc on n'est pas dans une économie administrée.
11:33Donc de toute façon, on ne peut pas bloquer les prix.
11:35Non, mais ça permet d'observer qui, effectivement, fait un maximum d'efforts,
11:40quitte à réduire sa marge pour justement faire en sorte que les Français continuent
11:43à pouvoir se déplacer et d'autres, peut-être, qui vont tenter d'abuser.
11:48Moi, je ne suis pas ni ministre de l'Économie ni la ministre de l'Énergie.
11:51Mais est-ce qu'il pourrait y avoir une taxation des super profits à un moment ?
11:55Écoutez, de toute façon, le sujet, c'est de protéger les Français.
11:58Et donc le gouvernement, je vous le disais tout à l'heure, va s'adapter semaine après semaine
12:02parce qu'on est face à une crise qui, elle-même, évolue jour après jour,
12:06semaine après semaine.
12:06Et donc on regardera ce qu'il est possible de faire, de ne pas faire.
12:09Saint-Germain, vous avez dit qu'il n'y a pas de cagnotte.
12:11Et effectivement, le surplus, il n'est pas énorme.
12:14270 millions d'euros, il devrait être moins important le mois prochain
12:18parce que les volumes vont baisser.
12:20Pour autant, quand il y a eu le Covid, on a trouvé de l'argent.
12:23Est-ce que là, il ne faut pas aller chercher, creuser peut-être même un peu plus la dette
12:29pour aider les Français qui en ont le plus besoin dans les zones rurales, dans les villes moyennes ?
12:33Encore une fois, on verra ce qu'est cette crise au fil des mois.
12:35Mais aujourd'hui, l'État français ne peut pas se permettre de refaire un quoi qu'il en coûte.
12:40Je vous le dis très clairement.
12:41Donc il faut qu'on tienne nos déficits.
12:44On a été exemplaires dans la gestion du budget l'année dernière,
12:48ce qui fait qu'on a eu presque des meilleures nouvelles que ce qu'on pouvait craindre.
12:52Avec un déficit à 5,1%.
12:53Ce qui est gigantesque, en fait.
12:55A la fois, c'est une bonne nouvelle parce que c'est moins que ce qu'on pouvait craindre.
12:57Et en même temps, c'est gigantesque.
13:00Moi, j'ai deux enfants.
13:01Je n'ai pas envie qu'on leur laisse une dette irremboursable, en fait.
13:05Et donc, bien sûr qu'il va falloir à la fois être très pragmatique et être en protection.
13:09Et en même temps, oui, faire très, très attention.
13:12Parce que c'est l'avenir de nos enfants.
13:14C'est l'avenir de notre pays qui est en jeu.
13:15Donc, le quoi qu'il en coûte, à mon sens, ce n'est pas possible.
13:18Vous faites du sur-mesure.
13:20Là, c'est plutôt l'approche par, au fond, profession.
13:22Chaque ministre doit surveiller ses professions.
13:25Est-ce qu'il n'y a pas une mesure plus simple qui est, au fond, de raisonner par gros
13:30rouleurs ?
13:30De dire, on donne une prime aux gros rouleurs.
13:34Ce n'est pas le choix que nous avons fait pour le moment.
13:37Parce qu'encore une fois, l'idée, c'est d'aller regarder métier par métier, catégorie par catégorie,
13:41pour voir où est le bon effet qui permet d'éviter un effondrement,
13:47et notamment des faillites, par exemple.
13:50Là, si vous faites une prime gros rouleur, il peut y avoir des effets d'aubaine.
13:52Vous pouvez financer des activités qui ne sont pas forcément les activités les plus essentielles au pays.
13:58Donc, il y a un rôle, effectivement, de faire du sur-mesure et d'essayer de s'adapter jour après
14:03jour.
14:03Vincent Jambrun, là, on parle de la crise énergétique qui surgit en 2026, comme elle a surgi en 2022.
14:09Et puis, il y a une crise qui dure depuis beaucoup plus longtemps, c'est la crise du logement.
14:12L'an dernier, un chiffre, c'est le chiffre le plus récent qui a marqué les esprits,
14:1730 500 ménages ont été expulsés avec l'intervention des forces de l'ordre.
14:22Un chiffre en hausse est cette question de Brigitte Boucher.
14:25Oui, une forte augmentation des expulsions, plus 27% sur un an.
14:29Est-ce que ça traduit une plus grande précarité ?
14:32D'abord, on va consolider ces chiffres, puisque c'est la profession de ceux qu'on appelait les huissiers à
14:37une époque qui le donne,
14:38avec une méthode de calcul différente des années précédentes sur les chiffres officiels.
14:42Ce n'est pas le bon chiffre, 27% ?
14:44Ce ne sont pas les mêmes méthodes de calcul, donc on va regarder.
14:48Mais ce qui est sûr, c'est qu'évidemment...
14:49Vous mettez le tout sur un chiffre important, c'est-à-dire que c'est le chiffre qu'on a
14:51tous repris.
14:52Quand vous dites qu'on va consolider, ça veut dire que vous pourriez en douter.
14:55Vous pensez qu'il est plus faible ?
14:58Je vous confirmerai le chiffre.
14:59Ce qui est certain, c'est que ce débat sur les chiffres ne doit pas masquer une réalité.
15:03C'est qu'il y a une grande précarité dans notre pays et qu'effectivement, vous avez plus de familles
15:08qui sont en difficulté pour payer leur facture à la fin du mois
15:12et particulièrement celle de leur logement.
15:14Ma prédécesseur Valérie Létard avait initié un plan pour justement prévenir le plus tôt possible les impayés, des familles de
15:23bonne foi.
15:23Et je pense que c'est vraiment tout à notre honneur que d'accompagner ces familles qui sont honnêtes, de
15:29bonne foi
15:30et qui ont envie de payer leur loyer, mais qui sont face à des difficultés.
15:33Et là-dessus, il faut qu'on fasse un maximum d'efforts.
15:35Et je veux prolonger ce travail qui avait été initié par Valérie Létard.
15:39Mais est-ce que ce n'est pas quand même un résultat de la loi Casbar ?
15:42J'allais dire, vous avez au-delà des locataires de bonne foi, vous avez parfois aussi des locataires de mauvaise
15:48foi
15:49qui vont jouer avec le système, qui vont devenir des professionnels de l'impayé en étant toujours sur la limite.
15:54Et ça, il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il faut qu'on aille renforcer la protection
15:59des propriétaires.
16:00Et quand je parle de propriétaires...
16:01C'est vous qui voulez renforcer cette loi sur les squatteurs.
16:03Donc c'est aussi le résultat de cette loi-là qui fait qu'il y a plus d'expulsions aujourd
16:07'hui.
16:08Exactement.
16:08Vous avez eu une loi qui a permis de favoriser les expulsions quand vous aviez notamment des squatteurs,
16:13c'est-à-dire des personnes qui sont rentrées illégalement dans votre domicile.
16:17Et puis, il y avait un petit angle mort sur notamment, vous en avez entendu parler,
16:21le fait de rentrer entre guillemets légalement et de s'y maintenir illégalement.
16:25Par exemple, vous louez en Airbnb pendant 48 heures.
16:28Et puis au bout du troisième jour, vous avez le droit de vous y maintenir.
16:30Ça, c'était un angle mort qu'on va corriger grâce à la loi Riposte que porte le ministre de
16:35l'Intérieur.
16:35Alors on va en parler, mais juste pour bien comprendre, cette augmentation des expulsions,
16:38elle est due à des impayés ou elle est due à des expulsions parce qu'il y a des squatteurs
16:43?
16:43C'est un peu pour ça que je vous disais qu'il va falloir consolider les chiffres, parce que là,
16:46on nous a annoncé un chiffre de 30 000.
16:48On sent bien savoir ce qui était mis derrière.
16:50Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a eu une augmentation des expulsions face à des squatteurs.
16:54Et ça, je considère que c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'on protège, ce faisant, des petits propriétaires,
16:59c'est-à-dire des propriétaires modestes qui ont parfois épargné toute une vie pour avoir un petit appartement qu
17:05'ils mettent en location.
17:06Il faut savoir qu'en France, les propriétaires qui mettent en location un appartement, en moyenne, ils ont 1,1
17:12logement.
17:12Donc, on n'est pas sur des gens très très riches qui ont des tonnes d'appartements à mettre en
17:16location.
17:16On est sur vraiment des gens qui, sinon, sont mis en très grande difficulté s'ils ne perçoivent plus leur
17:20loyer.
17:21Ils peuvent ne plus rembourser l'emprunt bancaire et être mis en faillite.
17:24C'est extrêmement grave.
17:25Donc, il faut trouver le point d'équilibre entre lutter contre le squat, les professionnels de l'impayé qui, effectivement,
17:31jouent de notre système pour payer quasiment un mois sur deux, si j'exagère.
17:37Et ça, il va falloir qu'on le fasse.
17:39Moi, c'est pour ça que je lance une étude.
17:39Et puis les familles qui ne peuvent plus boucler les familles.
17:41Et à côté de ça, vous avez des familles qui sont, effectivement, en grande difficulté.
17:45Et c'est pour ça qu'il faut à la fois les accompagner, très très tôt dans la procédure, avec
17:49vraiment des structures qui viennent accompagner.
17:52On ne va pas.
17:52Et après, on a lancé donc une étude.
17:56On va en parler si vous souhaitez.
17:57Mais d'abord, la trêve d'hiver a pris fin mercredi dernier.
18:01Vous parlez des expulsions.
18:02Je vous propose d'écouter Christophe Robert.
18:05C'est le délégué général de la Fondation pour le logement.
18:07Et il vous interpelle directement.
18:09Ce qui nous inquiète, c'est que le ministre actuel, monsieur Vincent Jean Brun, ne fait pas preuve d'humanité
18:13face à cela.
18:13On n'entend pas sur ces difficultés sociales, sur ces souffrances.
18:16Et nous, on l'invite aujourd'hui à venir dans nos permanences d'accès au droit, dans notre ligne téléphonique
18:20à l'eau prévente sous expulsion,
18:21pour qu'il mesure la casse sociale, les souffrances, et qu'on lui fasse part aussi des alternatives à l
18:27'expulsion.
18:27Que l'on connaît, qui pourraient éviter ces catastrophes sociales.
18:30Et monsieur Jean Brun nous dit aujourd'hui qu'il veut encore accélérer.
18:33Alors, ça fait peut-être du bruit dans les médias, mais ça ne résout pas les problèmes sociaux.
18:36Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que vous ne faites pas preuve d'humanité ?
18:39C'est très blessant et c'est totalement faux.
18:41Moi, j'ai eu l'occasion de rencontrer la Fondation et je leur ai rappelé mon parcours d'élu local.
18:46J'étais maire pendant 10 ans.
18:48Quand on est maire, on voit des familles qui sont à la rue, on voit des familles qui sont sur
18:52le point d'être expulsées.
18:53On fait tout pour essayer de les reloger.
18:54Donc, évidemment que j'ai conscience de cette difficulté sociale majeure.
19:01Il y a des maires qui prennent des arrêtés anti-expulsion.
19:04Par exemple, Bali Bagayoko à Saint-Denis, le nouveau maire, il a pris un arrêté interdisant les expulsions locatives à
19:10Saint-Denis et Pierre-Fitte-sur-Seine.
19:12S'il n'y a pas, et c'est là tout le sujet, de solutions de relogement.
19:15N'oublions pas de préciser que c'est un arrêté illégal.
19:17Et c'est pour ça que le préfet a eu raison de saisir immédiatement la justice.
19:21Puisque là, vous avez un maire qui fait du populisme en expliquant que d'un coup de baguette magique, on
19:25va résoudre la situation de tout le monde.
19:27Il suffit d'interdire les expulsions pour qu'il n'y ait plus d'expulsions.
19:30Non, mais tant qu'il n'y a pas de relogement.
19:30Et dans ce cas-là, il n'y a plus de personnes à la rue.
19:32C'est quand même assez cocasse.
19:34Quand on est maire, on est responsable devant la loi.
19:36Et je trouve que le maire de Saint-Denis, Pierre-Fitte, a tort d'abord de faire croire aux gens
19:41qu'il n'y aura pas d'expulsion.
19:42C'est un mauvais signal.
19:44Et deuxièmement, on ne prend pas des arrêtés illégaux.
19:47Ça n'a pas de sens.
19:48Vous dites populisme, il ne fait pas juste de la politique.
19:50Il dit qu'il n'y a pas de solution de relogement.
19:52Est-ce que la solution, c'est de mettre les gens en dehors de leur logement ?
19:55En fait, il pourrait dire à la télé et faire de la politique, comme le fait le président de la
19:59Fondation.
20:00Moi, je suis pour qu'on limite les expulsions.
20:02Ça, c'est faire de la politique.
20:03Quand vous êtes maire, que vous portez l'écharpe tricolore, que vous êtes premier magistrat de votre ville,
20:08et que vous signez un document administratif en sachant pertinemment que ce que vous faites est illégal,
20:14là, ce n'est plus de la politique.
20:15C'est ce que fait la maire de Bagneux, maire communiste, depuis des années aussi.
20:18Moi, je pense que...
20:19C'est aussi une façon de pointer les défaillances de l'État, non ?
20:22Quand un document est illégal, il doit être déféré au tribunal.
20:25Le préfet de Seine-Saint-Denis a bien fait de le faire.
20:26Et évidemment, on doit collectivement faire en sorte que les Françaises et les Français en difficulté
20:33ne soient pas amenés jusqu'à l'expulsion.
20:35Et donc, on doit protéger ces familles.
20:37Ça, évidemment, ça fait sens.
20:38Ensuite, on doit aussi protéger les propriétaires.
20:41Si vous ne protégez pas les propriétaires, ils arrêteront d'investir,
20:44ils arrêteront de mettre en location les appartements.
20:47Et donc, on aggravera la crise de l'accès au logement.
20:50Il faut savoir, pardon, mais ce chiffre est important.
20:5226% des familles françaises, 26% sont logées dans des appartements
20:57qui sont détenus par des petits bailleurs privés.
20:59Donc, on ne peut pas sortir ce stock de logement du marché.
21:03Sinon, on aggravera la crise du logement.
21:04Il faut vraiment l'entendre.
21:05Et donc, le sujet, ce n'est pas dire, est-ce qu'on est pour ou contre les expulsions ?
21:08Est-ce qu'on est pour ou contre la lutte contre les impayés ?
21:10Mais comment on trouve le chemin d'équilibre
21:11où le propriétaire est en confiance dans notre pays
21:14pour mettre en location son bien
21:16et de l'autre côté, faire en sorte qu'un locataire en difficulté
21:20soit le mieux accompagné possible ?
21:21La question du relogement, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
21:25Pour bien connaître les bailleurs sociaux, notamment,
21:29on sait qu'en général, quand il y a expulsion,
21:31il y a tout un parcours social qui accompagne.
21:34En France, vous avez des commissions,
21:36pardon pour la technicité, on appelle ça les CAPEX,
21:38qui accompagne très, très en amont les familles
21:41pour justement trouver des solutions de relogement.
21:44Et après, vous avez encore une fois différents cas.
21:46Vous avez la famille de bonne volonté, honnête,
21:50qui écoute les conseils qui lui sont donnés,
21:52qui s'engage dans un parcours de relogement.
21:55Et puis, vous avez, il faut le dire aussi,
21:58des professionnels de l'impayé,
22:00qui eux sont de mauvaise foi.
22:02Et là, il faut aussi qu'on ait des outils d'expulsion puissants.
22:06Et donc, il faut trouver l'équilibre entre les deux.
22:08Vincent Jeanbrun, vous avez lancé une mission
22:10sur les impayés de loyers.
22:11Dans un entretien, avec nos confrères d'AEF Info,
22:14c'était le 19 mars, vous expliquez, je vous cite,
22:17certaines familles ont tous les abonnements à Netflix et Amazon Prime
22:20alors qu'elles ont des impayés de loyers.
22:22Qu'est-ce que vous voulez dire au fond ?
22:23Est-ce que ce sont des familles qui ne savent pas gérer leur budget ?
22:26Ou est-ce que vraiment, ces gens qui ne paient pas leur loyer,
22:29ce sont, comme en Italie, on les considère comme des voleurs,
22:32vous aussi, vous les considérez comme des voleurs ?
22:33Non, l'exemple que j'ai donné là, c'était plutôt lié à mon expérience de maire
22:36où, au fond, c'est ce que je disais,
22:39c'est qu'on peut accompagner les familles très en amont.
22:41Vous avez des familles qui, parfois, ont des difficultés à gérer leur budget,
22:45qui se sont, parfois, pour faire plaisir aux enfants,
22:48engagées dans des abonnements, avec notamment, vous savez,
22:52tout un tas d'abonnements qui commencent gratuits.
22:53C'est gratuit deux mois,
22:54puis si vous ne faites pas vous-même la démarche pour le sortir.
22:57Et je dis ça parce qu'on a dans nos mairies
22:59des centres communaux d'action sociale,
23:00on a des assistantes sociales qui accompagnent des familles
23:03qui sont soit déjà en impayés,
23:05qui commencent à cumuler de la dette locative,
23:07soit qui sont sur le point de l'être.
23:08Et en fait, quand on regarde leur compte,
23:10on se rend compte qu'il y a quelques marges de manœuvre.
23:11Mais c'est la majorité des gens qui ne peut pas leur loyer, ça ?
23:14Non, je ne vous dis pas que c'est la majorité,
23:15mais parfois, certains me disent,
23:16mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
23:17Parce que vous parlez de mesures pour accompagner
23:20le plus en amont possible, etc.
23:22Eh bien, en fait, on a des assistantes sociales en France,
23:24on a des outils, des associations notamment,
23:26qui accompagnent très tôt,
23:27et qui les aident, justement, ces familles,
23:29à faire attention à leur budget.
23:31Et effectivement, prioriser le remboursement,
23:33enfin le paiement du loyer,
23:34plutôt que des abonnements télé, par exemple.
23:36Et ce que les familles font naturellement...
23:38Il y a des gens qui ont des abonnements télé,
23:40et c'est pour ça qu'ils ne peuvent pas payer leur loyer.
23:43En fait, souvent...
23:44Je vous demande de me faire deux secondes confiance,
23:46et à mon expérience d'élu local,
23:48vous avez des familles qui, parfois,
23:50ont d'énormes difficultés à gérer leur budget,
23:52et on n'est pas sur des familles qui vous disent
23:54« Haha, je me paye mes abonnements
23:57sur le dos du bailleur que je ne paie pas ».
23:59On n'est pas sur ça.
24:00On est sur des familles qui,
24:01quand on reprend leur compte avec elles,
24:04eh bien, on se rend compte
24:05qu'il y a quelques marges de manœuvre,
24:06et donc on peut échapper
24:07à l'impayé de loyer trop important,
24:09et donc on peut échapper à l'expulsion.
24:11C'était ça, mon propos.
24:13Et c'est vrai aussi d'un accompagnement
24:15vers le retour à l'emploi, par exemple.
24:16Il y a plein de choses qu'on peut faire.
24:18Vous avez aussi un non-recours aux aides.
24:20Vous avez des familles qui pourraient bénéficier
24:21de tarifs sociaux pour l'électricité,
24:24le gaz, par exemple,
24:25et qui, tout simplement,
24:26n'avaient pas l'information,
24:26n'ont jamais fait la démarche.
24:28Donc, c'est pour vous dire,
24:29et cet exemple est là,
24:30pour dire que l'accompagnement préventif
24:33contre les impayés,
24:35il a du sens et il est efficace.
24:37C'était ça que je voulais dire.
24:38Je reviens deux secondes
24:39sur l'abonnement de Netflix,
24:40parce que, est-ce que ce n'est pas aussi
24:41un signe de vouloir s'intégrer,
24:43au fond, dans une société de consommation
24:45où on est un peu exclu,
24:48si on n'a pas les chaînes
24:50au fond, auxquelles aspire tout le monde ?
24:52Vous posez une vraie question,
24:53mais souvent, c'est une pression des enfants,
24:56effectivement,
24:56parce que bien souvent,
24:57l'adulte responsable du foyer,
25:01les quelques familles auxquelles je peux penser là,
25:05il a envie de faire plaisir aux enfants.
25:06On est parfois sur des profils
25:08qui travaillent dur,
25:09y compris avec des horaires de nuit.
25:11Et donc, on dit oui.
25:13Vous avez aussi parfois,
25:14simplement,
25:14vous avez des jeunes ados
25:15qui prennent l'abonnement
25:16sans forcément le dire aux parents,
25:17etc.
25:18Il y a pas mal de choses comme ça.
25:19Donc, quand on rentre dans le détail,
25:21chaque situation est particulière,
25:23mais on voit qu'il y a des marges de manœuvre.
25:25C'est ça que je voulais dire.
25:26Vous avez des propos
25:27sur l'accompagnement,
25:28sur des familles
25:29qui ont des difficultés,
25:30qu'il faut aider.
25:31Mais parfois,
25:31vous avez des propos un peu plus cash,
25:33Vincent Jambrun.
25:33Là, vous êtes très doux.
25:34Il y a quelques jours
25:37ou quelques semaines,
25:38vous avez dit
25:38que ne pas payer son loyer
25:39pendant plusieurs mois,
25:40c'était un squat de fait.
25:42Et ces propos-là,
25:43apparemment,
25:43ils ont gêné l'homme
25:44que vous aviez chargé
25:45de piloter la mission
25:46sur les impayés de loyer.
25:48Il s'appelle Hugues Périné Marquet.
25:49C'est un professeur de droit et mérite.
25:51Il a carrément jeté l'éponge
25:52deux jours après que vous l'avez nommé.
25:54Est-ce que vous êtes de parti pris ?
25:56Moi, je ne suis pas de parti pris.
25:59Je rencontre autant de locataires
26:00en grande difficulté
26:01que de tout petits propriétaires
26:02en très grande difficulté
26:03quand ils sont même victimes
26:05d'impayés de leurs locataires.
26:06Et j'essaie de trouver des solutions
26:08pour les deux.
26:08Et c'est pour ça que j'avais voulu lancer
26:11cette mission qui aura lieu
26:12avec une autre personnalité
26:14qui va porter la mission.
26:16Vous l'avez trouvée ?
26:16Oui, mais je le rencontre
26:18la semaine prochaine.
26:19Donc, j'officiliserai son nom
26:20la semaine prochaine.
26:21Avec cette idée de trouver
26:22justement le point d'équilibre.
26:24C'est-à-dire faire en sorte
26:25qu'on améliore l'accès
26:27pour des locataires potentiels
26:28à la location,
26:30qu'on fasse un accompagnement
26:32beaucoup plus fin et précis
26:34pour lutter contre l'habitat indigne.
26:35Parce que vous avez aussi
26:36parfois des propriétaires qui abusent.
26:37Et là, ils doivent être sanctionnés,
26:38les locataires doivent être accompagnés.
26:39Et de l'autre côté,
26:40des propriétaires qui ont besoin
26:41de retrouver une pleine confiance
26:43dans le fait de pouvoir
26:43avoir l'usufruit du bien
26:45qu'ils mettent à la location.
26:45Et là, vous allez durcir
26:46les exclusions ?
26:47Ce chemin d'équilibre,
26:49eh bien, il est important à trouver.
26:50Et justement,
26:51pour que ce ne soit pas
26:51dans un parti pris,
26:53on confie ça
26:53à une personnalité
26:55de la société civile
26:56qui va avoir la charge
26:58d'un rapport
26:58qui doit éclairer
27:00le ministre que je suis,
27:01les membres du gouvernement,
27:02et plus largement,
27:03les parlementaires
27:04qui auront ou pas
27:05à voter des lois
27:06sur ce sujet-là.
27:07Et puis, il y a la loi Riposte.
27:08Cette loi,
27:09elle prévoit de pouvoir
27:12durcir la loi
27:13contre les squatteurs.
27:15Qu'est-ce qui est prévu ?
27:16C'est une expulsion immédiate.
27:17À quel moment,
27:19on dit
27:19cette personne,
27:20elle squatte ?
27:21C'est quoi ?
27:21C'est un mois ?
27:22On en a brièvement parlé
27:23tout à l'heure,
27:24mais la loi Casbarian
27:25a permis de mieux protéger
27:26les propriétaires
27:29contre un certain nombre
27:30de squatteurs.
27:31Il y avait un petit angle mort
27:33tel que la loi
27:33a été finalement écrite
27:34et votée,
27:35qui faisait que si on rentrait
27:37légalement dans l'appartement,
27:39vous n'étiez plus expulsable
27:40comme squatteur,
27:41mais effectivement,
27:42vous rentriez dans la case
27:43locataire en impayé.
27:44Ce qui n'est pas du tout
27:45la même chose.
27:45C'est un peu la référence
27:46aux personnes Airbnb,
27:47par exemple.
27:48Il y a la question
27:49je loue en meublé type Airbnb
27:51pendant 2-3 jours,
27:52donc je suis rentré légalement
27:54dans le bien,
27:55et puis au bout de 3 jours,
27:56je m'y maintiens illégalement,
27:57mais de fait,
27:58vous n'êtes pas considéré
27:59comme squatteur.
27:59C'est comme si vous aviez signé
28:00un bail et que vous aviez
28:01arrêté de payer.
28:02Ce n'est pas possible,
28:03ça n'a pas de sens,
28:03donc ça on vient le corriger.
28:05Mais même si vous prenez les clés,
28:07vous les trouvez dans la rue,
28:09vous rentrez sans avoir cassé
28:10le moindre carreau ou la porte,
28:11vous vous y maintenez 48 heures,
28:13aujourd'hui,
28:13vous n'êtes pas considéré
28:14comme un squatteur.
28:15Ça ne veut pas dire
28:15qu'il n'y a pas une procédure
28:16d'expulsion qui peut être lancée,
28:17mais elle peut prendre
28:18des mois, voire des années.
28:19Donc ça, on le corrige
28:20grâce à la loi Riposte
28:22et l'action du ministre de l'Intérieur.
28:24Je m'y étais engagé
28:26dès les premières semaines
28:27de cette charge de ministre.
28:29Je suis ravi qu'avec le ministre de l'Intérieur,
28:31on puisse le mettre en débat
28:32au Parlement très rapidement.
28:33Ce sera effectif quand ?
28:34Écoutez, maintenant,
28:35ça va être dans la main
28:36des parlementaires.
28:37Le texte va être examiné
28:38au Sainat et à l'Assemblée.
28:39J'espère, avant l'été,
28:41on pourra mettre ça
28:42dans la loi et en pratique.
28:43Vincent Jeanbrun,
28:44si on regarde les chiffres,
28:45une dernière question là-dessus quand même.
28:47175 000 procédures
28:48pour un payé lancé l'an dernier
28:50sur quasiment 13 millions
28:51de ménages locataires.
28:53Sur les squatteurs,
28:54dites-nous si vous avez
28:55de meilleurs chiffres,
28:55moi je trouve que ça serait
28:566 000, 7 000 cas.
28:58Est-ce que là,
28:58vous n'êtes pas en train
28:59de mettre toute votre énergie
29:00et beaucoup les projecteurs
29:01sur finalement des sujets marginaux
29:04pour les Français
29:04qui, eux,
29:05aimeraient bien louer
29:06ou se loger, acheter ?
29:10Heureusement que ce n'est pas
29:11la majorité des cas.
29:12Vous avez raison de le rappeler.
29:14Mais le sujet,
29:15on en a parlé aussi tout à l'heure,
29:16c'est qu'il y a un enjeu
29:17de confiance.
29:18Le locataire doit avoir confiance
29:20quand il devient locataire
29:22sur le fait qu'il ne va pas être abusé
29:24par un logement indigne.
29:25Mais le propriétaire,
29:26si on veut qu'il remette
29:28ses logements sur le marché
29:29pour nous aider à loger
29:30les Français
29:31qui vraiment ont d'énormes
29:32difficultés à se loger,
29:34eh bien,
29:34il faut qu'il ait confiance.
29:36Donc si vous avez
29:37ne serait-ce que
29:3810 000 cas de squats,
29:40eh bien,
29:41ça peut décourager
29:42un certain nombre
29:43de nos concitoyens
29:44qui auraient la possibilité
29:45de mettre un bien
29:45à la location,
29:47de le faire.
29:48Et donc,
29:48c'est de l'énergie,
29:49à mon sens,
29:50bien placée
29:51parce que ça peut redonner confiance
29:52aux petits propriétaires.
29:53Il y a eu beaucoup de va-et-vient
29:55sur la politique de logement
29:56sous le double quinquennat Macron.
29:59À un moment,
30:00Emmanuel Macron a considéré
30:01que ça coûtait beaucoup
30:02très très cher,
30:04qu'il y avait peu de rendement.
30:05Et là,
30:06vous dites,
30:06non, non,
30:06maintenant,
30:07il faut vraiment
30:07redonner confiance
30:08aux propriétaires,
30:10faire des aides.
30:11Comment vous expliquez
30:12ces va-et-vient permanents ?
30:14Écoutez,
30:15moi,
30:15je ne suis pas là
30:15pour expliquer les va-et-vient.
30:16Je suis là pour vous dire
30:17qu'il est ma feuille de route.
30:18Le Premier ministre
30:19m'a confié une mission
30:19de répondre à la crise du logement.
30:21D'ailleurs,
30:22j'ai souvent dit
30:22que j'étais moins
30:22le ministre du logement
30:23que le ministre
30:24de la crise du logement.
30:25On a perdu en quelques années
30:2620 mètres carrés
30:27par famille française.
30:2920 mètres carrés,
30:30c'est cet appartement
30:31qui n'aura pas un jeune actif
30:32pour venir travailler
30:34à côté de son entreprise.
30:35C'est la chambre
30:36qu'on n'aura pas
30:37pour y mettre
30:38des enfants supplémentaires.
30:39C'est vraiment
30:40un enjeu de société
30:42qui est majeur.
30:42Mais est-ce que ce n'est pas
30:43parce qu'on n'a pas trouvé
30:44la bonne solution ?
30:45On doit continuer
30:46à redonner confiance.
30:47C'est pour ça
30:47que je parle de confiance.
30:48C'est vrai,
30:49confiance dans le logement social,
30:50par exemple.
30:51Il faut donner plus
30:52de confiance aux maires
30:53dans le fait de pouvoir
30:54mieux maîtriser
30:55les politiques de peuplement
30:56quand il y a
30:56des nouveaux logements sociaux
30:57qui sont construits
30:57sur la commune
30:58parce qu'on a besoin
30:59de logements privés
31:00et de logements sociaux.
31:01Il faut donner confiance
31:02aux propriétaires,
31:03on en a parlé.
31:04Il faut donner confiance
31:05aux investisseurs.
31:06C'est pour ça qu'on a,
31:07à travers le budget,
31:08mis en place
31:09un nouveau statut fiscal
31:10qui remplace le Pinel.
31:12Exactement,
31:12qui vient permettre
31:14de rentabiliser
31:15l'investissement
31:15dans la pierre
31:16et de le sécuriser.
31:17Il faudra aller
31:18encore plus loin
31:19avec un choc
31:19de simplification.
31:20C'est ce que je vais porter
31:22d'ici l'été
31:24dans un projet
31:25qui permet
31:25de faciliter
31:27la construction.
31:28C'est ce que j'appelle
31:28les Jeux Olympiques
31:29du logement.
31:30Jeux Olympiques,
31:30on a réussi à faire
31:31de la qualité
31:32et en même temps,
31:34vite et bien
31:34et moins cher
31:35justement parce qu'on avait
31:36été plus vite.
31:37Si on veut résoudre
31:38la crise du logement,
31:39si on veut répondre
31:40à toutes les difficultés
31:41qu'on a évoquées
31:42y compris avec la Fondation
31:43pour le logement,
31:44il faut qu'on produise
31:45plus de logements
31:46dans notre pays.
31:46C'est ça ma feuille de route.
31:47C'est 400 000 logements
31:48qui sont prévus par an.
31:49On en prévoit.
31:50On est au mois de mars,
31:52avril, avril.
31:52On en a annoncé
31:532 millions de produits
31:55donc construction neuf,
31:57production à neuf,
31:58c'est-à-dire réhabilitation.
31:592 millions d'ici 2030.
32:01Ça fait une moyenne
32:02à 400 000 par an.
32:04Dès la semaine prochaine,
32:06mardi,
32:06je réunis
32:07ce que j'ai appelé
32:08le comité de suivi
32:09de l'équipe de France
32:09du logement.
32:10Parce que pour réussir
32:11ce pari,
32:12il faut que toutes
32:13les parties prenantes
32:13qui participent
32:15à la création
32:16et à la production
32:16de logements
32:16soient pleinement mobilisées.
32:18Et comme on s'y était engagé,
32:19on va piloter
32:20cette politique publique.
32:21On va régulièrement
32:22réunir tout le monde,
32:24regarder les statistiques,
32:25regarder comment ça marche.
32:26C'est d'autant plus important
32:27qu'avec la crise
32:28au Moyen-Orient,
32:29il va falloir qu'on puisse
32:30être très, très actifs.
32:30Justement,
32:30est-ce que vous révisez
32:31vos objectifs
32:31à cause de la guerre ?
32:33Aujourd'hui,
32:33l'ambition,
32:34elle est toujours la même.
32:35Il va falloir effectivement
32:36qu'on soit très, très vigilant
32:37sur l'évolution des taux,
32:39sur l'évolution
32:40des coûts des matériaux.
32:41Mais c'est ce qu'on va faire
32:42tous ensemble
32:43avec tout l'écosystème.
32:44Vincent Gembran
32:45passe à l'actualité politique
32:46de ce week-end
32:47avec le rassemblement
32:48contre le racisme
32:49hier à Saint-Denis.
32:50À l'appel du nouveau maire insoumis,
32:52on écoute Bali Bagayoko.
32:54Nous venons dire
32:54avec fermeté
32:56et de manière définitive
32:58notre attachement viscéral
32:59aux valeurs de la République,
33:01liberté,
33:02égalité,
33:02fraternité,
33:03incarné par celles et ceux
33:05qui sont héritiers
33:05et héritières
33:06de l'immigration.
33:08Pourquoi est-ce que vous,
33:09vous n'y étiez pas,
33:09par exemple ?
33:11Parce que ce n'était pas ma place,
33:12mais le sujet,
33:14si la question
33:14qui nous est posée,
33:17c'est est-ce que
33:18nous sommes pleinement mobilisés
33:21pour lutter contre le racisme
33:22et toutes les formes
33:23de discrimination ?
33:24La réponse est oui.
33:26C'est tout l'ADN
33:27de mon engagement politique
33:28depuis toujours.
33:28Et qu'est-ce que vous lui dites
33:30personnellement à lui
33:31qui a été maire
33:32et qui a été quand même
33:33victime de propos racistes ?
33:34Je considère que...
33:35Mais je ne tolère
33:37aucun propos raciste.
33:39Aucun.
33:39Et quand j'entends
33:40qu'il aurait reçu des courriers,
33:42qu'il aurait reçu des tweets,
33:43qu'il aurait reçu des messages,
33:44je condamne ces messages
33:46et là-dessus,
33:46j'apporte ma solidarité
33:47à tous les maires
33:48qui sont victimes
33:49quotidiennement
33:49de ce genre d'insultes.
33:51Mais je l'invite
33:52à dire aux membres
33:53de son propre parti
33:54de ne pas faire
33:55exactement la même chose
33:56avec d'autres formations politiques.
33:58Quand pendant
33:58les campagnes municipales,
34:00les sympathisants LFI,
34:01les militants LFI,
34:02les candidats LFI
34:03ont traité
34:04tout ce qui n'était pas de...
34:05Enfin,
34:06tout ce qui n'était pas LFI
34:07d'extrême droite,
34:08voire de raciste,
34:09je ne pense pas
34:10qu'ils pacifient
34:11notre société.
34:12C'est la même chose ?
34:12Vous les renvoyez
34:13de dos à dos ?
34:14Les racistes et LFI,
34:16les militants et LFI
34:17ou les sympathisants qui...
34:18Je dis qu'il faut être cohérent
34:19et aller jusqu'au bout,
34:20que le nouveau maire
34:22de Saint-Denis,
34:22Pierre Fitte,
34:23a parfois
34:25une indignation
34:26à géométrie variable.
34:27On peut tous se retrouver
34:28pour condamner le racisme,
34:29mais dans ce cas-là,
34:30il faut condamner
34:30toutes les formes
34:31de violences politiques aussi.
34:33Est-ce que vous avez entendu
34:35un seul responsable
34:37de la LFI
34:37condamner ce qui s'est passé
34:38à Freyne ?
34:39Un seul.
34:39Est-ce que vous avez
34:40un tweet de M. Mélenchon,
34:42du maire de Saint-Denis
34:43ou de tous ses petits camarades
34:44pour condamner les violences
34:45à ce moment-là ?
34:46Pas un seul.
34:47Est-ce que c'est une raison
34:48pour que le gouvernement
34:49ait mis plusieurs jours
34:50à condamner justement le racisme ?
34:51Vous avez vu M. Mélenchon
34:52qui s'amusait à expliquer
34:53ce que les émeutiers
34:54avaient le droit
34:54de brûler ou pas brûler.
34:56Ces gens jouent
34:57avec le feu en permanence.
34:59Donc je condamne
35:00toutes les formes de racisme,
35:01ça va de soi
35:02et c'est un combat historique
35:03pour moi.
35:04Mais ne nous cachons pas
35:06derrière ce combat
35:07pour les rendre incritiquables
35:09et justifier tout ce qu'ils font.
35:11Il a dit sur une antenne
35:13de vos confrères,
35:14M. le maire de Saint-Denis,
35:15que la jeune garde,
35:16par exemple,
35:16menait un combat salutaire.
35:18Pardon ?
35:19Non mais là,
35:19on n'est pas du tout
35:19sur le même vocabulaire
35:20quand même,
35:21Vincent Jean-Brun.
35:22Le maire de Saint-Denis,
35:23visiblement,
35:23sur une chaîne,
35:24CNews,
35:25on entend des mots
35:26comme homo sapiens,
35:27on entend grand singe.
35:29Est-ce que vous considérez
35:30que CNews,
35:30c'est une chaîne qu'il faut fermer,
35:31c'est ce qu'il dit,
35:32c'est ce qu'il demande ?
35:33Je ne considère pas
35:33qu'il faille fermer CNews.
35:35D'abord,
35:35ce n'est pas à moi de le dire
35:36parce qu'on a l'arcombe.
35:38Vous êtes un homme politique.
35:39Non, non,
35:39mais s'il y avait nécessité.
35:44Mais encore une fois,
35:44je combats toutes les formes
35:45de racisme
35:46et toutes les formes
35:46de discrimination.
35:48Et d'ailleurs,
35:49je pense qu'il faudrait
35:50qu'il fasse le ménage aussi
35:51à l'intérieur de LFI
35:52parce qu'il y a parfois
35:54d'autres formes de discrimination
35:55qui sont absolument intolérables.
35:57Ce n'est pas
35:58dans mes formations politiques
36:00qu'on fait des réunions
36:02où les Blancs sont interdits
36:03parce qu'il faudrait faire
36:04des réunions
36:05uniquement entre racisés.
36:06C'est une autre forme de racisme.
36:07Donc,
36:08il faut le dénoncer,
36:09ces discriminations
36:10dans tous les camps politiques
36:11et que chacun fasse le ménage
36:13chez soi.
36:13Mais à un moment donné,
36:15on peut être capable
36:15de dire non au racisme,
36:18non aux discriminations
36:19et quel que soit
36:21l'élu frappé,
36:22et évidemment,
36:24y compris le maire de Saint-Denis,
36:25LFI,
36:26et en même temps,
36:27ne pas leur donner
36:28une espèce de carte blanche
36:29qui consisterait à dire
36:30que tous leurs propos
36:33excessifs,
36:34y compris des propos
36:36qui pourraient être jugés
36:36antisémites
36:37de la part de leur grand leader,
36:39M. Mélenchon,
36:40d'un coup,
36:41on n'a plus le droit
36:41d'en parler.
36:42Parce que c'est ça,
36:42quand même,
36:43la LFI aujourd'hui.
36:44François Soessos,
36:45Bruno Retailleau,
36:46le patron de LR,
36:47veut lancer un observatoire
36:48des municipalités LFI.
36:49Vous approuvez sa démarche
36:50ou vous dites
36:51que ce n'est peut-être
36:52pas l'idéal ?
36:54– Écoutez,
36:55on a quand même
36:56un maire à peine élu
36:57qui prend un arrêté illégal.
37:00Ça mérite quand même
37:01d'en informer.
37:02– C'est quoi l'arrêté illégal ?
37:02– Celui dont on parlait
37:03tout à l'heure
37:03sur le fait d'interdire
37:04les expulsions.
37:05Et il le fait en connaissance
37:06de cause,
37:06il sait très bien
37:07que c'est illégal.
37:08Il faut qu'on se pose la question.
37:09On a un maire
37:09qui est à peine élu,
37:10commence à dire
37:11à sa police municipale
37:12« Il ne faut plus aller
37:12dans certains quartiers,
37:13là on n'embête plus
37:14les jeunes, etc. »
37:16qui nous dit
37:16qu'éventuellement
37:18s'il y a des gens
37:19qui ne pensent pas comme lui,
37:20il va s'occuper d'eux.
37:22– C'est ça
37:22qu'il a dit
37:23Baguio ?
37:23– C'est inquiétant.
37:24Je ne le cite pas
37:25entre guillemets,
37:26vous le savez très bien,
37:27mais en l'occurrence,
37:29moi je peux comprendre
37:29qu'il y a d'autres
37:30déformations politiques
37:31qui se disent
37:31« On va les suivre de près
37:33pour pouvoir dénoncer
37:34s'il y a des manquements
37:36régulièrement. »
37:37Je ne suis pas là
37:38pour approuver
37:39ou désapprouver.
37:40Je sais que c'est
37:41la maire de Villeneuve-Saint-Georges
37:44brillamment élue
37:44et talentueuse
37:45qui va s'occuper de ça
37:46au sein des LR.
37:47Je lui souhaite bon courage
37:48parce qu'à mon avis
37:49il va y avoir du boulot
37:49parce qu'il va y avoir
37:50pas mal de choses
37:50assez déroutantes
37:52à mon avis
37:52dans la gestion
37:53des mairies par LFI.
37:54– C'est une forme
37:55de police politique ?
37:56– Non, on observe,
37:59on commente
38:00et on informe les citoyens
38:01voilà ce que c'est
38:02la gestion réellement.
38:03Mais vous pourriez prendre
38:04la même chose
38:05côté RN
38:05parce que quand je vois
38:06qu'il y a des maires RN
38:07je pense à Carcassonne
38:08qui enlèvent le drapeau européen
38:09qui remplacent le portrait
38:10du président Macron
38:11par le portrait
38:12de Marine Le Pen
38:13et qui prennent eux aussi
38:14des arrêtés illégaux
38:15contre la mendicité par exemple
38:17bon ben on se dit
38:18qu'il serait bon
38:18que la classe politique
38:20dans son ensemble
38:22surveille les deux extrêmes
38:23de l'échec politique
38:24et dénonce effectivement
38:26quand il y a des choses
38:26qui sont des dingueries
38:28en termes de gestion
38:29parce que quand on est maire
38:30quand on a l'immense privilège
38:31de porter cette écharpe tricolore
38:33et bien on se doit
38:34d'être le maire
38:34de tous ses concitoyens
38:35et pas le maire d'un camp
38:36Vincent Jean-Brun
38:37Jean-Luc Mélenchon
38:38il défend le concept
38:38de Nouvelle-France
38:39est-ce que ça fait du mal
38:40à votre France ?
38:42Moi vous savez
38:43je suis très inquiet
38:44de ce discours
38:45de Nouvelle-France
38:47pendant un temps
38:48on avait M. Bompard
38:49qui expliquait
38:50je crois que c'était
38:51au micro de Jean-Jacques Bourdin
38:52qui voulait foutre en l'air
38:53la République
38:54et maintenant
38:55il nous explique
38:55que la France
38:56ne leur convient pas
38:57et qu'il faudrait
38:57carrément une Nouvelle-France
38:58changer la France
38:59oui c'est inquiétant
39:01parce que
39:02moi j'aime
39:03le pays qui est le nôtre
39:05qui a instauré
39:06une République
39:07laïque
39:08universaliste
39:09et indivisible
39:09et donc
39:10je suis un peu curieux
39:11de savoir
39:12ce qu'ils attendent
39:13de cette Nouvelle-France
39:13et quel est leur projet
39:15si c'est
39:16effectivement
39:17encore plus
39:17de séparation
39:20de la société
39:20d'émiettement
39:21où chacun
39:22est dans un repli
39:23sur ses origines
39:24ses communautés
39:25etc
39:25ça m'inquiète énormément
39:26à propos
39:27d'émiettement
39:28vous allez voir
39:29la transition
39:29Vincent Jean Brun
39:30je vous emmène
39:31sur la droite
39:31vous faites partie
39:32des 90 personnalités
39:34de droite et du centre
39:35qui ont signé
39:35une tribune
39:36il y a quelques jours
39:38pour appeler
39:38un sursaut d'unité
39:40et à une candidature
39:41unique
39:41alors il y a foule
39:42chez vous
39:42entre les déclarés
39:43et les pressentis
39:44Bruno Retailleau
39:45Gabriel Attal
39:46Edouard Philippe
39:46Michel Barnier
39:47certains évoquent
39:48Gérald Darmanin
39:49ou pourquoi pas
39:49Sébastien Lecornu
39:50ça a fait pchit
39:51cette tribune
39:52non ?
39:53je ne crois pas
39:53la preuve c'est que
39:54vous m'en parlez
39:54que beaucoup en parlent
39:55et que de toute façon
39:56c'était dans notre esprit
39:57une première étape
39:58pour continuer
39:59à fédérer
40:00toutes celles et ceux
40:01qui se disent
40:02le match n'est pas encore joué
40:04on n'est pas condamné
40:05à passer
40:06l'entre deux tours
40:07de la présidentielle
40:08dans notre canapé
40:08à voir débattre
40:09Jean-Luc Mélenchon
40:10et Jordan Bardella
40:11ou Marine Le Pen
40:12et c'est ça l'initiative
40:14c'est dire
40:14on a des formations politiques
40:18avec tout un tas
40:19de candidats
40:20et de talents
40:20qui aujourd'hui
40:22sont majoritaires
40:23à condition de s'entendre
40:24et de travailler ensemble
40:25et de proposer
40:26un vrai projet d'espoir
40:27pour notre pays
40:28est-ce que c'est facile ?
40:29Non
40:29est-ce que ça nécessite
40:31qu'on mette une certaine pression
40:32comme la tribune
40:33que vous évoquez ?
40:34Oui
40:34est-ce qu'on va continuer
40:35à le faire ?
40:35Absolument
40:36parce que moi je me refuse
40:39de laisser ce duel
40:40des populistes
40:41et des extrêmes
40:42se faire
40:42comment les départages
40:44à titre personnel
40:46pour moi
40:47le pire système
40:48à l'exception
40:49de tous les autres
40:49c'est la primaire
40:50je pense qu'on aurait
40:51intérêt à réunir
40:53c'est jamais fini
40:54moi aussi
40:55je ne ferais pas de politique
40:56si je pensais
40:57que tout était condamné
40:57à l'avance
40:58et si je me résignais
40:59mais en l'occurrence
41:00je pense qu'on peut
41:01continuer à travailler
41:02là-dessus
41:03tout le monde
41:04ne le veut pas
41:05tout le monde
41:05ne le souhaite pas
41:06et à la limite
41:07ce n'est pas très grave
41:08puisque le sujet
41:08c'est que ces personnalités
41:10continuent à se parler
41:11et au fond
41:11se fédèrent
41:13ça va être les sondages
41:15ça va être un comité
41:16au fond
41:18d'arbitrage
41:19Gérard Larcher
41:20là vous êtes presque
41:21déjà à la fin de l'histoire
41:22moi je voudrais déjà
41:23que toutes ces personnes
41:24se reconnaissent
41:25comme étant compatibles
41:26pas
41:29égales
41:29mais compatibles
41:30capables de se parler
41:31et qu'elles aient
41:32toutes envie
41:33de desserrer
41:35cet étau
41:35que j'évoquais
41:36du duel
41:37Bardella-Malenchon
41:38à partir de là
41:39on peut commencer à travailler
41:40et à partir de là
41:41on peut imaginer
41:42un système de départage
41:43je vous l'ai dit
41:44moi je pense
41:44qu'une primaire
41:45très ouverte
41:46qui permet aux français
41:47très très tôt
41:48de choisir
41:49leur champion
41:50c'est ce qui m'irait le mieux
41:51si ce n'est pas le cas
41:53ce n'est pas grave
41:53mais à condition
41:54qu'on continue
41:55à travailler
41:55sur un programme commun
41:58quelles sont
41:58les grandes valeurs
41:59sur lesquelles
42:00on ne transigera pas
42:01et où est-ce qu'on veut
42:02emmener le pays
42:02parce que le vrai sujet
42:04c'est quand même ça
42:04qu'est-ce qu'on veut faire
42:05pour notre pays
42:06Vous pourriez imaginer
42:06qu'il n'y ait pas
42:07de candidat LR
42:07à la prochaine présidentielle ?
42:09Mais avoir un candidat LR
42:12si c'est pour faire
42:124 ou 5%
42:14ça n'a pas d'intérêt
42:15en soi
42:16par contre
42:17qu'on défende
42:18les valeurs LR
42:19que ce soit
42:20avec un candidat LR
42:21qui emmène
42:22toute l'équipe
42:23tant mieux
42:23ça me ferait évidemment
42:24très plaisir
42:25puisque c'est ma famille politique
42:26mais le plus important
42:28de tout
42:28c'est faire en sorte
42:29que les valeurs
42:31que nous portons
42:31soient représentées
42:32dans un collectif
42:33et dans un programme
42:34qui remporte
42:35la prochaine élection présidentielle
42:36parce que la France
42:37en a besoin
42:38Vincent Jambras
42:39vous êtes l'invité
42:39de questions politiques
42:40allez on va tenter
42:41de mieux vous connaître
42:42aujourd'hui
42:42avec 2-3 questions
42:45France Inter
42:48Alexandra Ben Saïd
42:52questions politiques
42:53et d'abord
42:53cette archive
42:54remontée par Brigitte Boucher
42:56si le drame
42:57qu'a subi ma famille
42:58permet à ce que
42:59cette majorité silencieuse
43:01qui est finalement
43:02la somme des gens bien
43:03des gens qui veulent
43:04pas casser
43:05pas détruire
43:05qui veulent avancer
43:06qui veulent aller de l'avant
43:07qui veulent construire
43:08trouve la force
43:09de se dire
43:09je vais consacrer
43:10maintenant chaque jour
43:11une action
43:12juste une action
43:14pour faire en sorte
43:15de bâtir
43:15une meilleure société
43:16une meilleure république
43:18alors j'ai la conviction
43:18qu'on peut y arriver
43:20réaction donc
43:21à cette nuit
43:22du 2 juillet 2023
43:23un cauchemar
43:24en marche des émeutes
43:25consécutives à la mort de Noël
43:26votre domicile est attaqué
43:28à la voiture Bélier
43:28un début d'incendie
43:29démarre dans la maison
43:30votre épouse
43:31et l'un de vos enfants
43:32sont blessés
43:32en tentant de fuir
43:33à partir de ce moment
43:34vous incarnez
43:35le nouveau visage
43:36de la droite des banlieues
43:38vous qui êtes un enfant
43:38du logement social
43:39pour avoir habité
43:40les tours marrons
43:41de la Haile-et-Rose
43:42au 17ème étage
43:43avec votre père
43:44chauffeur-livreur
43:45et votre mère
43:46femme au foyer
43:46d'origine italienne
43:47une commune
43:48dont vous avez été mère
43:49pendant 10 ans
43:49arrachée à la gauche
43:50après 70 ans de règne
43:52en 2024
43:53vous êtes élu député
43:54en remportant une bataille symbolique
43:55face à l'insoumise
43:56Rachel Kéké
43:57et puis un an plus tard
43:58nommé ministre du logement
43:59vous atterrissez
44:00dans les beaux quartiers
44:00à venir de Ségur
44:01dans le 7ème arrondissement
44:02de Paris
44:03à la suite de cette nuit
44:04de juillet 2023
44:05qu'est-ce qui a changé
44:06dans votre vie
44:07est-ce qu'il vous est traversé
44:09même l'idée
44:09d'abandonner la politique
44:13j'ai eu l'occasion de le dire
44:15évidemment que cette nuit là
44:18c'était même presque
44:19une évidence
44:19j'ai rejoint ma femme
44:20à l'hôpital
44:21et je lui ai dit
44:21on arrête tout
44:22à ce moment là
44:23il n'y avait aucun doute possible
44:26et au fond
44:26c'est elle qui très courageusement
44:28nous dit
44:29mais c'est hors de question
44:30d'arrêter
44:30puisqu'elle avait cette phrase
44:31qu'elle répétait souvent
44:32on ne sera pas des victimes
44:33et ça voulait dire pour elle
44:36ce n'est pas les agresseurs
44:37qui décident
44:38ce qu'on va faire de nos vies
44:39en fait
44:39c'est ce qui fait
44:40qu'elle n'a pas souhaité
44:41déménager
44:41c'est ce qui fait
44:43qu'elle a continué
44:43à s'investir
44:44et qu'ensemble
44:45on a continué
44:45à faire ce qui pour nous
44:48est un engagement extraordinaire
44:49c'est-à-dire se mettre au service
44:50de l'intérêt général
44:51et de la collectivité
44:53donc évidemment
44:54moi je comprends
44:55tous les collègues maires
44:55y compris ceux qui ont démissionné
44:57quelques jours
44:57après avoir été élus
44:58parce que vous ne faites pas ça
45:01pour mettre en danger votre famille
45:03évidemment
45:05qu'est-ce qui a changé
45:06j'ai envie de vous dire
45:07tout
45:08parce que d'un coup
45:09la vie a un sens différent
45:11l'engagement politique
45:12prend un sens complètement différent
45:18la façon dont les gens
45:19se confient à vous
45:20est très différente
45:21les gens partagent leur peur
45:22leur crainte
45:23leur colère
45:24avec aussi peut-être
45:25une facilité plus forte
45:28ce qui est à la fois de nature
45:29à vous glacer le sang
45:30et vous dire en fait
45:31les menaces sont tellement immenses
45:33sur notre société
45:34sur notre pays
45:35et d'un autre côté
45:40moi j'ai eu l'impression
45:41de ne plus respirer
45:42pendant quelques jours
45:44enfin je ne sais même plus
45:45combien de temps ça a duré
45:46jusqu'au moment
45:47où il y a eu cette grande marche
45:48à la Île-les-Roses
45:50le surlendemain
45:51je crois de l'attaque
45:53et j'ai vu des milliers
45:55de personnes
45:56qui nous ont dit
45:57ne lâchez pas
45:59et là ça m'a redonné espoir
46:00j'ai repris ma respiration
46:02et puis les semaines
46:03qui ont suivi
46:04des courriers
46:05et des courriers
46:05et des mails
46:06et des gens de la France entière
46:07que je ne connaissais pas
46:08que je n'avais jamais vus
46:09qui nous apportaient
46:11leur témoignage de solidarité
46:12et de soutien
46:13et au fond
46:13ce que parfois
46:14on appelle la France silencieuse
46:15qui de partout
46:16a dit
46:17ce qui s'est passé
46:17est trop grave
46:19on se redresse
46:20on se remet debout
46:22et on avance
46:23et mieux encore
46:23et on est prêt
46:24à y participer
46:25et ça
46:26ça m'a donné
46:27un souffle
46:27une énergie extraordinaire
46:28c'est ce qui fait
46:29peut-être aussi
46:30que je suis devant vous
46:31aujourd'hui
46:31et j'ai tout ça
46:33à l'esprit
46:33chaque jour
46:34quand je vais au ministère
46:35et que je cherche
46:37à mettre en oeuvre
46:38des politiques publiques
46:39qui soient de nature
46:39à replanter
46:40le drapeau de la République
46:42dans le cœur
46:42et dans les esprits
46:43parce que la vérité
46:44c'est que quand vous avez
46:45dans un pays
46:46pendant plusieurs jours
46:47des enfants de France
46:48des enfants nés
46:50grandis
46:50qui ont été à l'école
46:52sur le territoire national
46:53et qui prennent
46:54entre guillemets
46:55les armes
46:55pour aller brûler
46:56des mairies
46:57et des bâtiments
46:58pavoisés
46:58du drapeau tricolore
46:59on a un défi gigantesque
47:01c'est celui
47:01de leur faire aimer
47:03la France
47:04et surtout de leur faire aimer
47:05notre façon de fonctionner
47:07cette république
47:07qui est une chance
47:08extraordinaire
47:09une chance universelle
47:10et évidemment
47:11ça change tout
47:12et en même temps
47:13ça donne du sens
47:13Vincent Jean-Brun
47:15on vous a demandé
47:15ce dimanche
47:16de venir
47:16avec une carte blanche
47:17qu'est-ce que vous avez choisi ?
47:19j'ai choisi
47:21vous parlez
47:21de la santé environnementale
47:23on y monte
47:24je vais faire très court
47:25même si c'est un sujet
47:26très important
47:27j'étais maire
47:27de la île des roses
47:28et à la île des roses
47:29il y a une particularité
47:29c'est qu'on est traversé
47:30de part en part
47:31par l'autoroute Assis
47:33qui est à 15 mètres
47:35de hauteur
47:35et qui inonde toute la journée
47:37d'un nuage de peau d'échappement
47:38et de particules fines
47:39la commune
47:40et ça m'a sensibilisé très tôt
47:42à cette thématique
47:43que je ne connaissais pas
47:44de santé environnementale
47:46qui dit au fond
47:46très simplement
47:47notre santé
47:48elle dépend
47:49du bain dans lequel
47:50on est toute la journée
47:51ça s'appelle l'exposome
47:53et donc j'ai voulu
47:54une fois devenu député
47:56notamment
47:56d'aller encore plus loin
47:57et créer un think tank
47:58autour de cette question
47:59et j'aimerais en tant que ministre
48:00du logement
48:02proposer une mission
48:03là aussi
48:03à des spécialistes
48:05pour voir comment
48:05le logement
48:07impacte notre santé
48:08et c'est un défi majeur
48:10et j'ai envie de vous dire
48:10je crois que ça devrait être
48:11un des grands thèmes
48:12de la présidentielle
48:13c'est-à-dire que
48:13quel que soit le candidat demain
48:15il devrait pouvoir dire aux français
48:16moi je vais veiller
48:17sur votre santé
48:18et notamment veiller
48:19sur tous ces aspects
48:20qui peuvent abîmer
48:21votre santé
48:21sans que vous le voyez
48:22c'est vrai
48:23de la pollution de l'air
48:24la pollution de l'eau
48:25de l'alimentation
48:26du bruit aussi
48:27qui nous entoure
48:27alors pour la santé
48:28il y a aussi
48:29les zones à faible émission
48:30les ZFE
48:31votre parti est contre
48:33vous vous situez comment
48:34par rapport à cette question ?
48:36moi à titre personnel
48:36je n'ai pas été contre
48:38j'étais contre la méthode
48:39le calendrier
48:40et je pense de manière générale
48:42et là-dessus
48:42je suis très aligné
48:43avec la présidente
48:44de la région Île-de-France
48:45qui a toujours dit
48:46il ne faut pas confondre
48:47la lutte contre la voiture
48:48et la lutte contre la pollution
48:50moi je crois
48:51que la meilleure façon
48:52de faire gagner
48:53la cause environnementale
48:54c'est d'être dans l'incitation
48:55dans l'écologie positive
48:57et non pas l'écologie punitive
48:58et donc on ferait mieux
48:59d'aider tout le monde
49:00à avoir des véhicules
49:02moins polluants
49:03d'avoir des transports
49:04moins polluants
49:05plutôt qu'essayer
49:06d'interdire
49:07d'interdire
49:07d'interdire
49:08c'est ce qui fait d'ailleurs
49:09qu'au fond
49:10on voulait interdire
49:11à imposer
49:12à marche forcée
49:13des ZFE
49:13des zones à faible émission
49:14et finalement
49:15ça a été bloqué
49:16et mis en suspens
49:16parce que c'était probablement
49:17trop brutal
49:18donc il faut le faire
49:19de manière beaucoup plus
49:20pédagogique
49:21et surtout
49:21il faut que ce soit
49:22un contrat moral
49:23avec les français
49:24c'est pour ça que je parlais
49:25de l'élection présidentielle
49:26je crois qu'on a intérêt
49:28à faire un pacte
49:29avec les français
49:29en disant
49:29on se donne
49:3010 ans, 15 ans
49:31pour être le pays
49:31le plus vertueux
49:32en matière de santé
49:33environnementale
49:34ça serait un beau défi
49:35Allez on y va
49:35sur 2027
49:36avec les questions
49:37de Françoise Fressos
49:37Françoise sur
49:38la question de la jeunesse
49:40Oui
49:40est-ce qu'il faut aussi
49:41un pacte avec la jeunesse
49:42parce qu'on voit quand même
49:43une France très vieillissante
49:44une France très anxiogène
49:46qu'est-ce qui peut donner
49:47aujourd'hui espoir
49:48à la jeunesse
49:49et d'abord vous
49:50qui venez des banlieues
49:51est-ce qu'il y a
49:51une jeunesse
49:52ou plusieurs jeunesses ?
49:54C'est une excellente question
49:55ce qui est sûr
49:56c'est que sans jeunesse
49:57pas d'avenir pour le pays
49:58et donc il est fondamental
50:00qu'on s'ouvre
50:01à la jeunesse
50:02à ses aspirations
50:03à ses attentes
50:04et à ses craintes
50:05qui sont immenses
50:06moi vous l'avez dit
50:07j'ai grandi
50:08au pied des bars HLM
50:09de la commune
50:09de l'Ailly-Rose
50:10on manquait de pas mal
50:11de trucs
50:12mais on débordait
50:14d'espoir
50:14on était convaincus
50:15que plus tard
50:16quand on serait grand
50:18notre vie serait meilleure
50:19et aujourd'hui
50:20ce qui est le vrai défi
50:22pour nous
50:22c'est que vous avez
50:23une grande partie
50:24de la jeunesse
50:24qui est convaincue
50:25de l'inverse
50:25c'est-à-dire qu'ils se disent
50:26que finalement
50:26ils sont en train
50:27de manger leur pain blanc
50:27
50:28et que quand ils seront
50:29plus grands
50:30quand ils seront adultes
50:30parents
50:31c'est là où ce sera
50:32encore pire pour eux
50:33pire parce que
50:33l'économie va mal
50:34pire parce que
50:35la planète souffre
50:37pire parce que
50:39ils ne se reconnaissent
50:40plus vraiment
50:40dans le monde
50:40et ses aspirations
50:41et donc on a
50:42évidemment un défi
50:43moi je suis
50:45un éternel positif
50:46et donc je suis convaincu
50:48qu'on peut construire
50:48quelque chose de beau
50:49avec cette jeunesse
50:50qui aspire à plus de liberté
50:52qui aspire aussi peut-être
50:53à plus d'innovation
50:54et donc
50:56et aussi peut-être
50:57plus de flexibilité
50:57d'efficacité
50:58c'est-à-dire
50:59parce qu'en fait
50:59le gros concept
51:00c'est essayer de lutter
51:01contre l'assignation
51:02à résidence
51:03est-ce que ça passe
51:04par au fond
51:05développer l'entrepreneuriat
51:07peut-être être moins
51:08dans un raisonnement
51:09de France
51:10du salariat
51:11c'est quoi
51:11votre position là-dessus ?
51:14Là vous posez
51:14une autre question
51:15mais effectivement
51:16si on parle
51:16particulièrement
51:17de la jeunesse
51:17des quartiers populaires
51:18qui me concerne
51:19au titre de mes compétences
51:20de ministre de la ville
51:21c'est-à-dire ministre
51:22des quartiers populaires
51:23où on applique
51:24la politique de la ville
51:25et bien effectivement
51:26il faut leur donner espoir
51:27on voit qu'on a
51:28une jeunesse
51:29dans ces quartiers
51:30qui est prête à bosser
51:31quand vous avez
51:32Uber qui arrive
51:33en disant
51:34moi je vais vous créer
51:35un système ultra flexible
51:36par contre il faut bosser en face
51:37ils se sont précipités
51:40et c'est dur
51:41c'est des métiers
51:42qui sont pas simples
51:42et pas toujours
51:43très bien payés
51:43c'est clair
51:44donc il y a une envie
51:45dans nos quartiers populaires
51:47d'une jeunesse
51:48qui a envie de s'émanciper
51:49qui a envie de créer
51:50qui a envie de faire
51:51pas mal de choses
51:52mais pas forcément
51:53effectivement
51:53d'être dans un modèle
51:54à l'ancienne
51:55de salariat
51:56avec des horaires imposés
51:58un patron sur leur dos
51:59toute la journée
52:00donc vous avez raison
52:01il y a plein de très très
52:02belles choses à faire
52:03pour la jeunesse des quartiers
52:04mais de manière générale
52:05il faut s'adresser
52:06à toute la jeunesse
52:07de ce pays
52:07et surtout leur donner
52:08un chemin d'espoir
52:09et pour l'instant
52:11c'est le plus grand défi
52:12qui est le nôtre
52:12vous évoquez beaucoup
52:13la valeur travail
52:14comme valeur intégratrice
52:15et on voit aussi
52:16beaucoup de jeunes
52:17qui sont plus du tout
52:18là-dedans
52:18qui disent
52:18il y a une souffrance
52:20au travail
52:20ma vie elle est ailleurs
52:21comment vous réglez
52:22ce problème ?
52:23je pense qu'il faut
52:24distinguer
52:25le salariat
52:26le travail
52:27et le goût de l'effort
52:29globalement
52:29on a une jeunesse
52:30fort heureusement
52:30qui est prête
52:31à faire des efforts
52:32mais c'est plus
52:33les mêmes efforts
52:34qu'avant
52:34moi j'ai des jeunes
52:35qui effectivement
52:36vont de boulot en boulot
52:38dans le salariat
52:38ils ne trouvent pas leur place
52:39mais qui vont consacrer
52:4115 heures par semaine
52:42à une association
52:42qui leur tient à coeur
52:43donc c'est pas
52:45de la jeunesse
52:46poil dans la main
52:46c'est une vraie jeunesse
52:47qui a envie de s'engager
52:49mais il faut que ça fasse sens
52:50et donc c'est vrai
52:52dans l'entreprise
52:53d'ailleurs
52:54quand on discute
52:54avec le patronat
52:55ils ont bien compris
52:56qu'il y avait
52:56une nouvelle génération
52:57qui arrivait
52:57et qu'il fallait donner du sens
52:59et ça passe probablement
53:00vous le disiez aussi
53:01par la capacité
53:02d'être beaucoup plus libre
53:03dans leur façon de fonctionner
53:04et peut-être changer aussi
53:06notre façon
53:07de contractualiser
53:08le travail
53:08et l'engagement
53:10à l'entreprise
53:10j'ai plein d'idées là-dessus
53:12j'espère que la élection présidentielle
53:13nous aidera à trancher
53:13un certain nombre de sujets
53:14Allez on a quelques secondes
53:15pour la séquence
53:16vrai-faux
53:17c'est la fin de l'émission
53:18vous vous êtes préinscrit
53:19sur la plateforme
53:20celine-dion.com
53:21pour accéder à la pré-vente
53:22des billets
53:22vrai ou faux ?
53:23Alors faux
53:23mais je suis quand même
53:24un grand fan
53:25vous en prenez
53:26ok
53:26la famille Jean-Brun roule encore
53:27à l'essence
53:28vrai ou faux ?
53:30vrai mais
53:31on veut vite passer l'électrique
53:32Pour assouplir les contraintes
53:33de la loi SRU
53:35sur les communes
53:35vous pensez qu'on devrait
53:36comptabiliser les cellules de prison
53:38comme du logement social
53:39vrai ou faux ?
53:40Alors
53:42c'est faux
53:42parce que ça n'a jamais été dit
53:43comme ça
53:44mais effectivement
53:44pour inciter les mers
53:46à construire des prisons
53:46on voulait pouvoir
53:47assouplir la question
53:48de la loi SRU
53:49pour ces mers-là
53:49Dernier vrai ou faux
53:502027
53:51imaginons le deuxième tour
53:52Mélenchon Bardella
53:53vous vous abstenez
53:54vrai ou faux ?
53:56Je pense que oui
53:57Vincent Jambrin
53:58le ministre de la Ville
53:59et du Logement
54:00a été notre invité
54:00merci à vous
54:01merci à toutes les équipes
54:03de cette émission
54:03auditeurs
54:04téléspectateurs
54:05nous vous souhaitons
54:06un excellent dimanche
54:07à dimanche prochain
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