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Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Vincent Jambrun ce matin.
00:05Bonjour Vincent Jambrun, merci d'être avec nous.
00:07Ministre du Logement, on va parler de tous les sujets d'actualité.
00:10Évidemment, je voulais qu'on commence par ce qui s'est passé à Sanary.
00:13Les Français, les familles, les parents sont choqués par l'attaque d'une professeure dans un collège de Sanary.
00:19L'état de santé de l'enseignante poignardée mardi reste préoccupant.
00:23Un élève de 14 ans qui poignarde sa professeure car, je cite cet élève, il a trop de haine.
00:29Il a 14 ans. Qu'est-ce que ça dit de notre société, Vincent Jambrun ?
00:32Ça montre clairement un ensauvagement de cette société et qu'il va falloir avoir en face un choc d'autorité extrêmement fort.
00:39Je voudrais avoir évidemment une pensée pour cet enseignant, de sa famille,
00:42mais pour toutes celles et ceux qui sont victimes dans notre société de ce type d'agression extrêmement violente,
00:47un certain nombre de choses ont été mises en place.
00:49On fait des contrôles de ça, qu'il y a des portiques, tout ça va dans le bon sens.
00:53Mais on voit bien qu'il faut aller encore plus loin.
00:55C'est pour ça d'ailleurs que Gérald Darmanin prépare une réforme.
00:58C'était des contrôles de sacs, franchement.
00:59Oui, et puis sur la réactivité de la justice, on voit que dans ce cas-là,
01:02on est sur un mineur qui probablement est lui-même victime dans son contexte familial.
01:07Il y avait des alertes.
01:08Comment est-ce qu'on fait en sorte d'avoir une justice beaucoup plus réactive ?
01:10Et je le disais, Gérald Darmanin va proposer un texte pour aller beaucoup plus vite,
01:13avoir une justice plus efficace.
01:15Et là, on verra si tous ceux qui, comme nous là ce matin,
01:18sont en solidarité avec la famille, sont en solidarité avec cette enseignante,
01:21seront capables, demain dans l'hémicycle, d'être au-delà des mots,
01:25au-delà de la compatissance, et de dire, nous aussi,
01:28on soutient une loi qui va plus loin et plus fort dans la justice.
01:31C'est important parce qu'il ne s'agit pas juste de réagir avec compassion
01:34quand il y a un drame à la télé.
01:36Il faut aussi, dans l'hémicycle, que les forces de gauche puissent dire,
01:39OK, on a compris, la justice n'est pas assez efficace dans ce pays,
01:41on va lui donner plus de moyens.
01:42Donc rendez-vous dans quelques semaines quand on examinera ces textes.
01:45Vous connaissez parfaitement le terrain, on vous connaît comme ministre,
01:48vous êtes ministre, vous avez été maire également,
01:51vous connaissez le terrain.
01:51Est-ce qu'il faut sortir les élèves violents du parcours scolaire classique,
01:55quitte à nuire aux bons élèves et aux professeurs ?
01:58Est-ce qu'il faut les maintenir coûte que coûte à l'école ?
02:01Il faut adapter les parcours, et ça dépend de ce qu'on appelle violents.
02:04Quelqu'un qui a déjà poignardé un enseignant,
02:06évidemment, sa place, elle ne va plus être en milieu classique, par définition.
02:10Donc si on peut trouver des parcours qui permettent,
02:12avant que les drames arrivent, que des élèves très perturbateurs
02:16puissent être repris, ramenés sur le droit chemin, il faut le faire.
02:19Maintenant, c'est une organisation à porter,
02:21et évidemment, il faut le faire avec intelligence.
02:24Sur l'autorité, tiens, je voulais vous entendre sur Giorgia Meloni,
02:26la présidente du Conseil italien, qui est sur le point de mettre en place
02:29une série de mesures de fermeté.
02:30Un véritable choc d'autorité pour répondre à différentes problématiques
02:34de délinquance en Italie.
02:36Présomption de la légitime défense pour les policiers,
02:38augmentation importante, très importante,
02:41des amendes pour le port du couteau.
02:43Il faut s'inspirer de ce choc d'autorité de Giorgia Meloni ?
02:46En fait, vous savez, c'est plus que s'inspirer de Giorgia Meloni,
02:49il faut écouter ce que dit la droite républicaine depuis des mois.
02:51Moi, je suis membre de la droite républicaine
02:53et le groupe de Laurent Wauquiez à l'Assemblée nationale,
02:55ils ont fait exactement ce type de proposition.
02:58Présomption de légitime défense pour les policiers,
03:00il faut protéger ceux qui nous protègent,
03:02et puis effectivement, aller plus loin sur un certain nombre de choses.
03:04On ne peut que regretter l'ensauvagement de notre société,
03:08et en même temps, il faut de fait l'accepter à l'instant T,
03:12en faire le bilan, et donc prendre toutes les mesures en réaction
03:14avec calme et modération,
03:17mais une autorité qui doit être limpide.
03:20Il faut que ceux qui imaginent pouvoir jouer avec nos règles
03:23et avec nos lois sachent que la sanction,
03:25elle sera là, présente et immédiate,
03:27et qu'on sera toujours du côté de ceux qui nous protègent,
03:29contrairement à la France insoumise,
03:30qui voudrait désarmer la police
03:31et faire en sorte de laisser libre cours à toutes les folies.
03:34La France insoumise qui ne défend pas les policiers,
03:38qui dit que la police tue,
03:39comment vous qualifiez leur attitude vis-à-vis des policiers ?
03:42Pour moi, elle est abjecte.
03:44Vous savez, j'étais dans une circonscription
03:46où on avait comme députée Mme Rachel Kéké,
03:49qui non seulement avait dit que la police tue,
03:51mais m'avait dit, les yeux dans les yeux,
03:53que la police tuait les enfants,
03:55et que ce serait bien que la police tue mes enfants
03:58pour que je me rende compte de ce que c'était
03:59les violences policières.
04:00Donc quand on a en face de vous des personnes
04:02qui ont ce logiciel-là...
04:04C'est une élue de la République.
04:05C'était à ce moment-là une députée,
04:08puis les élections ont fait que j'ai pris ce siège.
04:11Mais ça en dit long sur le logiciel.
04:13Quand vous avez M. Delogu, député de Marseille,
04:16qui donne des coups de pied dans une...
04:19pardon, une CPE,
04:22une agent de l'éducation nationale
04:25dans le cadre de manifestations lycéennes,
04:27c'est extrêmement grave.
04:29Et pour le coup, lui, il est toujours élu de la République.
04:31Donc on voit bien qu'il a ce choc d'autorité,
04:33il va falloir le faire remonter,
04:34y compris vis-à-vis des élus de la République.
04:36Vincent Jambrun, ministre du Logement,
04:38avec nous ce matin sur CNews et Europe.
04:40Les chiffres de l'immigration,
04:41ils n'ont jamais été aussi importants en France
04:43l'année dernière, en 2025.
04:45Vous êtes ministre du Logement.
04:46J'ai une question que je me posais.
04:47Quel impact a l'immigration sur le logement
04:51quand 400, 500 000 personnes arrivent en France ?
04:54Il faut les loger.
04:54Mais quel est l'impact et où sont logées ces personnes ?
04:58Tout dépend de quelle filière on est en train de parler.
05:01Si vous êtes sur une filière régulière,
05:03on est sur le marché du logement classique.
05:05Si en revanche, vous êtes sur une immigration non régulière,
05:09le sujet bien souvent,
05:11c'est qu'on est des personnes qui sont à la rue
05:12et comme elles sont à la rue ensuite,
05:14elles vont intégrer, par exemple,
05:16quand il y a eu le plan grand froid avec la neige,
05:18l'hébergement d'urgence.
05:19Et là, vous avez sur près de 203 000 places ouvertes
05:24pour l'hébergement d'urgence,
05:25plus de 60 % des personnes qui sont souvent sans droit ni titre.
05:30Donc, ça pose une question, effectivement.
05:3160 % des personnes hébergées dans l'hébergement d'urgence
05:36sont des sans-papiers ?
05:38En moyenne à l'année.
05:39On n'est pas loin de ces chiffres-là.
05:41On n'est pas loin de ces chiffres-là.
05:43Pourquoi je vous dis ça ?
05:43Parce qu'en fait, j'ai découvert qu'il n'y avait pas
05:45d'automaticité du contrôle d'identité
05:48dans notre hébergement d'urgence.
05:49Donc, bien souvent, les travailleurs sociaux
05:51et les associations qui font un travail formidable
05:53pour mettre à l'abri,
05:54notamment des femmes victimes de violences,
05:55des gens qui sont en souffrance,
05:56des enfants qui sont à la rue,
05:58et je veux vraiment les saluer,
06:00sont dans une logique de contrôle déclaratif.
06:04C'est-à-dire qu'au fond,
06:06quelqu'un demain a envie de dire
06:07« je m'appelle Vincent Jambrun
06:08et je viens de je ne sais pas où »,
06:11on va noter dans le logiciel.
06:12C'est effectivement quelque chose
06:15qu'on aimerait renforcer
06:16et il me paraît normal,
06:18quand on héberge des personnes,
06:20d'avoir leur identité
06:21ou de tout faire pour la trouver,
06:23la comprendre,
06:24et ensuite que l'État soit en capacité
06:27de traiter ceux qui seraient déjà en OQTF,
06:30ceux qui éventuellement peuvent légitimement
06:32demander des papiers, etc.
06:34Vincent Jambrun, ministre du Logement,
06:36quel est l'impact de l'immigration
06:37sur le logement social, sur les HLM ?
06:39Compliqué de vous donner des chiffres.
06:41Tout dépend si on est face à une immigration régulière
06:45qui travaille avec un salaire modeste.
06:49À ce moment-là, on peut évidemment avoir un logement.
06:52Vous savez, c'est un débat qu'on a
06:53avec le Rassemblement national
06:54qui bien souvent nous dit
06:55qu'il faudrait que le logement social
06:57soit exclusivement pour les Français de naissance.
07:03Là-dessus, moi, j'ai une différence
07:03parce que, pour être honnête,
07:06moi, je préfère qu'on loge l'infirmière.
07:09Moi, à côté de chez moi, il y a plein d'hôpitaux.
07:10Gustave Roussy, qui est le fleuron mondial
07:12de la cancérologie, pardon,
07:14mais je préfère qu'on puisse loger
07:16ceux qui travaillent correctement
07:17plutôt que parfois avoir quelqu'un
07:18qui est peut-être français depuis deux générations
07:20mais qui préfère dealer en bas de l'immeuble.
07:23Donc, moi, je crois à une logique comportementaliste.
07:26On aide ceux qui bossent
07:27et qui apportent à notre pays
07:28et la solidarité nationale, ça ne fait pas...
07:30Ce n'est pas une question de nationalité,
07:31vous dites que c'est une question de...
07:32De participation à l'effort collectif de ce pays.
07:35Vous voyez la différence ?
07:35Ce n'est pas le cas aujourd'hui ?
07:37Parce qu'on entend beaucoup, il manque de place,
07:40il manque des logements sociaux.
07:41Alors, je vous confirme qu'il manque
07:42des logements sociaux,
07:43c'est pour ça qu'on va peut-être y revenir,
07:44mais qu'on a lancé avec le Premier ministre
07:45un grand plan pour relancer le logement
07:47dans notre pays
07:48avec de la construction de logements privés,
07:51de la construction de logements sociaux,
07:53de la rénovation de logements sociaux
07:54et de la rénovation de logements privés.
07:56Ce plan, il vise à avoir
07:572 millions de logements supplémentaires
07:59d'ici 2030.
08:00Et évidemment, l'idée,
08:01c'est qu'il y en ait pour tout le monde.
08:03Et d'ailleurs, très important,
08:04je le dis notamment pour ceux
08:05qui sont loin des villes,
08:07ici, à chaque fois qu'on faisait
08:08un dispositif fiscal,
08:09on le faisait sur les zones très tendues,
08:11il n'y en avait que pour les villes.
08:13Là, on s'est battus
08:14pour qu'on ait un dispositif
08:16qui soit non zoné,
08:17c'est-à-dire en gros,
08:18partout sur le territoire national,
08:19on pourra bénéficier
08:21de ce dispositif fiscal
08:22si on investit pour du logement.
08:24On va revenir sur le logement
08:26qui est votre secteur
08:28en tant que ministre du logement.
08:30Une dernière question sur l'immigration.
08:32Gérald Darmanin dit qu'il faut
08:33suspendre l'immigration,
08:34faire un moratoire pendant 2-3 ans.
08:35Vous êtes pour ou contre ?
08:37Moi, je suis pour tout ce qui permettra
08:38de reprendre la main
08:39et de protéger nos frontières intelligemment.
08:42C'est une solution.
08:43Et vous savez, c'est gagnant-gagnant
08:44parce que quand on accueille aussi mal
08:45les gens qui viennent de l'étranger
08:47régulièrement,
08:48ceux qui sont régulièrement,
08:49on n'a pas de quoi être flair.
08:51Donc, il y a un moment donné.
08:53Moratoire, tout gelé,
08:54pas forcément.
08:55Mais par contre,
08:55s'inspirer des grandes démocraties
08:56comme le Canada
08:57qui a une immigration choisie,
08:59c'est-à-dire qui dit
09:00OK, vous venez
09:01parce que vous allez faire des études,
09:03parce que vous allez
09:04avoir un travail qui est utile au pays,
09:07c'est gagnant-gagnant
09:07parce qu'on accueillera mieux la personne
09:09et c'est utile pour le pays.
09:10C'est gagnant-gagnant
09:12également pour les Français.
09:13Évidemment.
09:14Oui, oui.
09:15Évidemment.
09:16Avant de parler du logement,
09:20on parlait des HLM
09:21il y a quelques instants,
09:21je pensais aux émeutes.
09:23Parce que quand je vous vois,
09:24je pense aussi
09:25à ce qui s'est passé en 2023.
09:27Votre maison,
09:28avec à l'intérieur
09:28votre femme et vos enfants,
09:29a été attaquée
09:30pendant les émeutes de 2023.
09:33Votre femme avait été blessée
09:34en fuyant des émeutiers.
09:36Vos enfants étaient à l'intérieur.
09:38Est-ce qu'aujourd'hui,
09:39vous diriez
09:39qu'Emmanuel Macron
09:40a tout fait
09:40pour éviter
09:41que les émeutes de 2023
09:42ne se reproduisent ?
09:43Est-ce qu'aujourd'hui,
09:44vous nous dites,
09:46je pense,
09:46que les décisions,
09:47les bonnes décisions
09:48ont été prises
09:49pour que ça ne se reproduise pas ?
09:51Vous savez,
09:51moi,
09:52j'avais fait
09:52une sorte de rapport
09:53un an après
09:54que j'avais appelé
09:55réparer les quartiers
09:56et rétablir la République.
09:58Dedans,
09:58il y avait un certain nombre
09:59de mesures
09:59comme par exemple
10:00le fait de renforcer
10:00les pouvoirs
10:00de la police municipale.
10:03Ça n'a toujours pas
10:03été mis en place,
10:04mais ça a été initié
10:05et on espère,
10:06avec le Premier ministre
10:07et le ministre de l'Intérieur,
10:08pouvoir faire examiner
10:09ce texte au Parlement
10:10le plus rapidement possible.
10:12D'ailleurs,
10:12l'examen a commencé au Sénat.
10:14Donc ça,
10:14ça fait partie des mesures
10:15qui ont été entendues
10:16et qui vont être mises en place.
10:17J'évoquais Gérald Darmanin
10:18tout à l'heure
10:19qui met en place
10:21un certain nombre de choses
10:22et un projet de loi sur la justice
10:23qui va être de nature
10:24à améliorer les choses.
10:26Moi-même,
10:27je travaille sur le fait
10:29qu'on puisse sécuriser
10:30beaucoup plus
10:30le parc HLM.
10:32C'est beaucoup
10:33des quartiers sensibles
10:34que sont partis
10:35les émeutes en 2023.
10:37C'était le cas sur ma commune.
10:38Avec cette idée aussi
10:39qu'on puisse mettre dehors
10:41les délinquants.
10:42Il y a eu une vraie avancée
10:42avec la loi narcotrafic
10:43qui fait que
10:44quand vous êtes condamné
10:45pour trafic de drogue,
10:46vous ne bénéficiez plus
10:47de la solidarité nationale
10:48en termes de logement social.
10:50Super.
10:50Moi, je vais étendre ça.
10:51Je considère que
10:53ce qui est vrai
10:54pour la loi narcotrafic
10:55doit être vrai
10:55pour tous les criminels.
10:57Il n'y a pas de raison
10:57qu'on dise à une maman
10:59qui élève seule son enfant
11:00et qui dort dans sa voiture
11:00qu'il n'y a pas de logement social
11:02pour toi
11:02et que le logement social
11:03reste à une personne
11:04qui tabasse ses voisins
11:05à coups de batte de baseball
11:06que ce soit en lien
11:07ou pas avec le narcotrafic.
11:08Donc, tout ça,
11:09ça va être de nature
11:10à améliorer les choses.
11:11Mais il y a aussi un défi,
11:12c'est celui de ramener
11:14les pouvoirs publics
11:15dans ces quartiers
11:16avec notamment
11:16une école solide.
11:19Ce qu'on a évoqué
11:19tout à l'heure du drama sanary
11:20prouve bien qu'il faut
11:21qu'on protège aussi
11:22nos enseignants
11:23et qu'on soit en capacité
11:24de ramener
11:25toute l'autorité nécessaire
11:26dans les écoles.
11:27Vincent Jambrun,
11:28ministre du Logement,
11:29invité de la grande interview
11:30CNews Europe 1.
11:32Concernant la politique,
11:33cette annonce ce matin,
11:34Jérôme Gage,
11:35le socialiste Jérôme Gage,
11:37candidat à la présidentielle
11:38sans passer par la primaire.
11:39Un commentaire ?
11:41Je lui souhaite bonne chance.
11:42La démocratie,
11:43c'est que chacun soit candidat,
11:44défendre ses idées.
11:45Maintenant,
11:45moi, je suis convaincu
11:46d'une chose,
11:46c'est qu'il va falloir
11:47que le bloc central
11:48qui aujourd'hui soutient
11:50le gouvernement
11:51soit capable d'avoir
11:52une candidature unique
11:53parce que si chacun part,
11:55comme le fait Jérôme Gage,
11:56dans son coin,
11:57on risque de terminer
11:59dans le canapé
12:00à regarder un duel
12:01Mélenchon-Bardella,
12:01ce qui n'est pas forcément
12:02mon souhait.
12:03Il faut une primaire
12:04pour le bloc central ?
12:06En tout cas,
12:06il faut une candidature unique.
12:08Ça, c'est sûr et certain.
12:10Après, il faut un mode
12:10de départage
12:11qui soit accepté par tous.
12:12Probablement que la primaire,
12:14c'est le pire système
12:14à l'exception
12:15de tous les autres.
12:16Ce n'est pas ce qui fait rêver,
12:17mais qui en tout cas
12:18pourrait être un mode
12:18de départage.
12:19J'ai envie de dire deux choses.
12:20La première,
12:21il faut savoir ce qu'on défend,
12:23le fond avant le qui,
12:25quelle personne pour l'incarner.
12:26Et deuxièmement,
12:28la capacité
12:29de tous ces candidats
12:30putatifs à se mettre d'accord.
12:31S'ils choisissent
12:32une primaire, très bien.
12:33S'ils choisissent un autre mode,
12:34comme par exemple
12:35la dynamique des sondages,
12:36du moment qu'ils sont tous d'accord
12:37et qu'à la fin,
12:38on finit qu'un candidat unique,
12:39moi, ça me va.
12:40Mais je pense que c'est
12:40la clé absolue.
12:41Les LR doivent y participer
12:43à cette primaire ?
12:44Doivent concourir
12:46avec le bloc central ?
12:48Je pense que,
12:48oui, de toute façon,
12:49Bruno Retailleau
12:50l'a dit clairement,
12:51il n'est pas pour l'union des droites.
12:52Il ne veut pas se finir
12:53avec Marine Le Pen
12:54et ses équipes
12:55qui, objectivement,
12:56dans le débat budgétaire,
12:57ont prouvé
12:57qu'ils n'étaient pas spécialement
12:58de droite.
12:59Donc, à partir de là,
13:01si on veut pouvoir avoir
13:02une chance de se califier
13:03au second tour,
13:03il faut rayonner
13:04et rassembler.
13:05Ça me paraît évident.
13:07Vincent Jambrun,
13:07sur le logement,
13:08beaucoup de questions
13:09à vous poser.
13:10Déjà,
13:11sur l'investissement locatif.
13:12Les Français n'investissent
13:13plus dans le locatif
13:15à cause de tous les freins
13:16qui sont tous très bien serrés
13:18pour les dégoûter.
13:19Les normes,
13:19le DPE,
13:20l'encadrement des loyers,
13:21les impôts.
13:22C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:23si vous avez trois sous de côté
13:24et que vous voulez les investir,
13:25vous ne les investissez plus
13:26dans le logement
13:26parce que c'est un parcours
13:28du combattant.
13:29Est-ce que vous allez
13:29desserrer ces freins ?
13:30C'est totalement mon intention
13:31et c'est pour ça que j'aurais
13:32envie de vous corriger
13:33en disant que pas aujourd'hui
13:34les Français n'investissent plus
13:35dans la pierre.
13:40ultra récent.
13:42Jusqu'au vote du budget.
13:43Parce que dans le vote du budget,
13:44on a desserré le premier étau.
13:45Le premier étau,
13:46c'était le choc,
13:46ce que moi j'appelle
13:47le choc d'investissement.
13:49Il était ces derniers mois
13:50plus rentable
13:50de garder son argent
13:51à la banque
13:52que d'investir dans la pierre.
13:54Or, pour moi,
13:54le objectif,
13:55c'est de loger les Français
13:56et comme on ne dort pas
13:57dans le compte bancaire,
13:58il vaut mieux que cet argent
13:59soit à nouveau dans la pierre.
14:00Donc, on a créé
14:01un système fiscal
14:01qui va permettre
14:02de rentabiliser l'investissement.
14:05Et donc, je le dis
14:05à tous ceux qui nous écoutent,
14:06allez vous renseigner.
14:07C'est dans le neuf.
14:08C'est dans le neuf
14:09et dans l'ancien.
14:10C'est un nouveau dispositif fiscal
14:11qui n'est pas zoné.
14:12Donc, c'est partout
14:13sur le territoire national.
14:14Vous investissez dans un bien.
14:16Il y a un taux d'amortissement.
14:17Je ne rentre pas dans le détail,
14:18mais tous les professionnels
14:19sauront accompagner
14:20les investisseurs
14:21qui permet ensuite
14:22d'avoir une rentabilité
14:24parce que vous ne payez pas d'impôt
14:25sur votre plus-value
14:27en termes de logement.
14:29Et en plus,
14:30s'il y a un déficit,
14:31ça s'applique
14:32sur vos impôts globaux.
14:34C'est vraiment le système
14:35le plus avantageux
14:36qui était pensé
14:37en matière d'investissement
14:38dans le logement
14:38depuis très très longtemps,
14:40voire peut-être
14:40c'est la première fois
14:41que c'est aussi généreux.
14:42Donc ça, c'est le premier choc.
14:43Très important.
14:44Le deuxième choc
14:44que vous en avez parlé,
14:45c'est le choc de simplification.
14:46On n'en peut plus des normes.
14:47Maintenant, ça suffit.
14:48On est, en termes de construction,
14:50les mieux disants du monde.
14:52Personne ne construit
14:53aussi bien que nous
14:53en matière de sécurité,
14:55d'environnement.
14:56Et qu'on se rajoute
14:56des boulets et des boulets.
14:58Après, on se demande
14:58tiens, mais pourquoi
14:59on ne construit plus ?
15:00Maintenant, il faut faire une pause.
15:01Ça suffit.
15:02On arrête de rajouter
15:03des normes sur des normes.
15:04Moi, je ne serais pas
15:04un ministre des normes.
15:05Je pense que c'est déjà
15:06extraordinaire ce qu'on produit.
15:08Ça, c'est important de le dire.
15:09Et puis, il y a la simplification
15:10dans la capacité
15:11à sortir les logements de terre.
15:12Moi, j'ai été maire.
15:13J'ai vu la difficulté
15:14qu'il y avait à porter des projets.
15:15Donc, je le dis
15:16aux collègues maires
15:17à la veille des municipales,
15:18je me bats pour qu'on ait
15:19un tel choc de simplification.
15:22C'est ce que j'appelle
15:22les Jeux olympiques du logement.
15:23Parce que pour les JO,
15:24on a su faire vite et bien
15:25que demain, un maire
15:27qui promet à la veille
15:28de l'élection un projet
15:29puisse le réaliser
15:30dans son mandat.
15:32Aujourd'hui, il faut au minimum
15:3210 ans, parfois 12,
15:34c'est-à-dire 2 mandats de maire
15:35pour réaliser un projet.
15:36Donc, il y a des choses
15:37qui devraient arriver
15:37très rapidement dans la loi
15:38pour donner vie
15:39à ce choc de simplification.
15:42Et puis, derrière,
15:42il y a un enjeu aussi,
15:43vous l'avez dit,
15:44autour du DPE
15:44avec l'idée de garder
15:46une ambition écologique
15:47mais desserrer
15:48tout ce qui nous enchaîne.
15:50Et là-dessus,
15:50je pousse une proposition de loi
15:51de la sénatrice Amel Gacker
15:53qui a déjà été votée au Sénat.
15:54Il faut maintenant qu'elle soit votée
15:55à l'Assemblée nationale
15:56pour qu'on puisse dire aux gens
15:57« Ok, il faut faire des travaux
15:59parce que ça ne sert à rien
16:00de conserver dans ce pays
16:01des passoires thermiques.
16:02Par contre, on va vous donner
16:03du temps pour le faire.
16:05Dit autrement,
16:05les logements qui devaient
16:06sortir du droit à la location,
16:09en gros,
16:10si vous vous engagez
16:10à faire les travaux,
16:11il y a 3 ans, 5 ans de plus
16:12pour les faire
16:13de manière à ce qu'on ne fasse pas
16:14n'importe quoi
16:15en matière de logement.
16:16Vincent Jambrun,
16:17une annonce.
16:18Le dispositif d'aide
16:19à la rénovation énergétique
16:20MaPrimeRénov'
16:21a été suspendu
16:22dans l'attente
16:23de l'adoption du budget.
16:24Il est relancé cette année ?
16:25Écoutez, j'avais dit
16:26très clairement
16:26à votre micro d'ailleurs
16:27que s'il n'y avait pas de budget,
16:28il n'y avait pas de guichet
16:29à MaPrimeRénov'.
16:30Eh bien, la bonne nouvelle,
16:31c'est que ça y est,
16:32il y a un budget.
16:32Donc, dès la promulgation
16:34de la loi,
16:34ce qui va arriver
16:35dans quelques jours,
16:36réouverture complète
16:37de MaPrimeRénov'.
16:38C'est, je crois,
16:39très attendu
16:39par nos concitoyens
16:40et par les professionnels
16:41du secteur.
16:42Donc, c'est une bonne nouvelle.
16:45Ce budget
16:45a plein de bonnes nouvelles
16:46en réalité.
16:47On va peut-être en parler,
16:48mais ça fait partie
16:49des bonnes nouvelles.
16:50L'encadrement des loyers
16:51à Paris et ailleurs,
16:53ça fait débat.
16:54La FNAIM,
16:55la Fédération Nationale
16:55de l'Immobilier,
16:56estime qu'il n'y a pas
16:56de pire invention
16:57pour dégoûter
16:58les investisseurs immobiliers.
17:00Quelle est votre position
17:01sur l'encadrement des loyers ?
17:02D'abord, je demande
17:02un rapport objectif
17:04pour qu'on ait
17:04la vérité des chiffres.
17:06Est-ce que, oui ou non,
17:07ça gèle la production ?
17:09Ça, c'est la première chose.
17:10La deuxième chose,
17:10c'est que j'ai toujours
17:11eu comme principe
17:12de ne pas être dogmatique
17:13et de faire confiance aux maires.
17:15Vous avez des maires
17:15partout dans le territoire national
17:17qui, parfois,
17:17ont besoin d'outils
17:19pour réguler les loyers.
17:20Je pense notamment
17:21aux tous les frontaliers
17:22par rapport à la Suisse.
17:23Donc, j'attends la réalité
17:24de ce rapport
17:25et puis on verra.
17:26Et ensuite,
17:27à titre personnel,
17:28moi, j'ai été maire,
17:28on n'a jamais fait
17:29l'encadrement des loyers.
17:30À titre personnel,
17:31ce n'est pas du tout
17:31ma conviction.
17:33Sur les HLM,
17:34je voulais y revenir,
17:35votre projet de loi
17:35prévoit de donner aux maires
17:36un rôle accru
17:37dans l'attribution.
17:38Ça, c'est très important.
17:42Qu'est-ce que ça va changer
17:43concrètement ?
17:44Le projet de loi
17:45qu'on va présenter
17:46dans les prochaines semaines
17:47permettra de donner
17:48beaucoup de pouvoir
17:49aux maires
17:49dans l'attribution
17:50des logements sociaux
17:51avec deux volets.
17:52D'abord, la liste,
17:54le vivier dans lequel
17:54ensuite les commissions
17:56d'attribution
17:56viennent piocher.
17:57C'est très important.
17:58Et le deuxième point,
17:59et pour moi,
17:59c'est capital,
18:00on parlait de sécurité
18:00tout à l'heure,
18:01c'est un droit de veto.
18:02Moi, j'ai vu une famille
18:04qui posait des problèmes,
18:05je n'ose même pas
18:06vous donner le CV
18:06et le curriculum.
18:07Le maire peut dire
18:08non, je ne veux pas
18:09que cette famille
18:09ait un logement HLM.
18:10Mais il doit être justifié.
18:13Mais ça veut dire
18:14que cette famille
18:14ira dans la ville d'à côté ?
18:16Ou alors on l'exclut
18:17du système HLM ?
18:18Vous n'êtes pas digne
18:19de bénéficier
18:20de la solidarité nationale ?
18:21Je vous disais tout à l'heure
18:21que quand on est
18:22sur une condamnation criminelle,
18:25moi, je veux les exclure
18:26complètement du monde HLM.
18:27Pas de solidarité nationale
18:29pour les criminels
18:30et les délinquants.
18:31Ça, c'est une chose
18:31que je défends.
18:33Et ensuite,
18:33vous avez des familles,
18:34moi, j'en ai connues,
18:35qui pourrissaient
18:35la vie de tout le monde
18:36sans aller jusqu'à être criminels,
18:38qui ont fini
18:39par être expulsés
18:40et, surprise,
18:41ils ont été réinstallés
18:43dans l'immeuble
18:44d'en face
18:44de rue plus loin.
18:45Ça n'a pas de sens.
18:47Donc, le maire
18:47doit pouvoir,
18:48sur justification,
18:49et donc justification
18:50liée à des troubles
18:51à l'ordre public,
18:52dire, là,
18:53c'est pas possible.
18:54Donc, ça fait partie
18:54des choses
18:55qui vont nous permettre,
18:56je crois,
18:56de défendre,
18:57une bonne fois pour toutes,
18:58notre sécurité
19:00dans les quartiers.
19:01Vincent Jambrun
19:02était l'invité
19:02de la grande interview
19:03C News Europe 1
19:04de ce matin.
19:05Merci à vous,
19:06Vincent Jambrun.
19:06Merci d'être venu ce matin
19:07sur le tour de la matinale
19:08de C News
19:09et sur Europe.
19:10Bonne journée à vous,
19:11à bientôt.
19:11Merci.
19:12Bonne journée.
19:12Sous-titrage Société Radio-Canada
19:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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