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  • il y a 5 heures
Avec : Bruno Jeudy, directeur délégué de « La Tribune Dimanche ». Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique à Libération. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat/le-debat-de-la-grand-matinale-du-lundi-13-avril-2026-1783350

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00:00France Inter, la grande matinale, Sonia De Villers.
00:05Et j'ai le plaisir d'en débattre ce matin avec Bruno Jeudy. Bonjour Bruno.
00:08Bonjour Sonia.
00:08Vous êtes directeur délégué de la Tribune dimanche et vous êtes ancien rédacteur en chef du service politique de Paris
00:15Match.
00:16Et Jonathan Bamboucher-Peterson, bonjour.
00:18Bonjour.
00:18Vous êtes éditorialiste politique à Libération.
00:21Alors Bruno Jeudy d'abord, est-ce que c'est ce qu'on appelle une fausse paparazzade ?
00:25Oui c'est une fausse paparazzade, ça a toutes les caractéristiques.
00:29Alors d'abord il faut expliquer à nos auditeurs parce que fausse paparazzade ça veut dire quoi ?
00:32Ça veut dire qu'en fait la personnalité ou les deux personnalités en l'occurrence savent qu'il y a
00:38un photographe sur le chemin de la route des Sanguinaires en Corse
00:41puisque c'est là qu'ont eu lieu les photos et elles se prêtent au jeu des photos tout en,
00:49j'allais dire, le photographe est suffisamment loin
00:52pour que ça donne l'impression de photos volées ou de photos surprises comme dit la légende.
00:59C'est, j'allais dire, c'est un classique pour les politiques.
01:02Souvent ça a été le cas à Paris Match récemment pour Emmanuel Macron en 2016.
01:09On se souvient peut-être de la photo sur la plage de Biarritz où M. et Mme Macron marchaient en
01:15maillot de bain avec un photographe qui était très loin
01:18mais il savait qu'il y avait un photographe. C'était le cas aussi pour d'autres et Paris Match,
01:24j'allais dire, est rempli d'histoires, d'histoires, de fausses paparazzades avec des personnalités plus anciennes.
01:31Est-ce que Paris Match est rempli d'histoires, de fausses paparazzades qui lancent une présidentielle ? Est-ce que
01:35pour vous, quand vous avez vu ça la semaine dernière, Bruno Jeudy, vous vous êtes dit lancement de la présidentielle
01:402027, on y est ?
01:41Oui, c'est d'ailleurs ce que j'ai dit lorsqu'on a préparé l'émission, vous m'avez invité,
01:48j'ai dit que ça marquait le lancement en quelque sorte un peu officiel de cette campagne présidentielle
01:54parce qu'une une de Paris Match, ce n'est pas n'importe quoi, ça présidentialise, ça normalise, ça glamourise
02:01et c'est vrai que...
02:02Encore aujourd'hui ?
02:03Encore aujourd'hui, à l'époque des réseaux sociaux, à l'ère d'Instagram.
02:07Exactement, parce que vous vous adressez une clientèle particulière, les lecteurs et les lectrices de Paris Match, un grand magazine
02:15qui se vend davantage en province qu'à Paris,
02:19qui se vend aussi bien aux clientes et clients des salons de coiffure ou des salles d'attente de médecins,
02:26mais aussi à la bourgeoisie locale et donc ça installe une image.
02:32Vous trouvez que ça installe une image, Jonathan Boucher-Pétersen ? D'abord, vous, vous avez vu ça et vous
02:36vous êtes dit, allez hop, fausse paparazzade, petit 1, allez hop, début de la présidentielle, petit 2 ?
02:41Fausse paparazzade, oui, évidemment, quoi qu'on puisse en dire l'article, d'ailleurs, c'est ça qui est toujours
02:46un peu singulier.
02:46Moi, je pense qu'en tout cas, on n'est pas dans le public reportage, même pour dire les choses
02:50un peu plus concrètement, parce qu'il faut quand même prendre le temps de lire l'article à l'eau
02:54de rose.
02:54Alors, l'article, oui, parce que ce n'est pas forcément l'article qu'il y avait pour d'autres...
02:58Petite précision, un public reportage, c'est un enquadré commercial et derrière, c'est une transaction commerciale.
03:03Mais là, on est dans le registre.
03:04Ce n'est pas le cas.
03:05Oui, mais enfin, là, il n'y a pas eu de transaction commerciale.
03:06Non, non, mais c'est la patronation commerciale.
03:08Mais encore une fois, le produit qui est vendu, en tout cas, c'est Jordan Bardella, il est coproducteur, en
03:11tout cas, de cette publication.
03:13Il ouvre la porte à ça, parce qu'après, il y a toujours...
03:16Jordan Bardella, le choix originel qu'il fait, c'est d'aller en janvier, aux 200 ans du Figaro,
03:21avec cette même princesse, et d'être capté dans un environnement public à ce moment-là.
03:25Donc, à ce moment-là, il se met en place sûrement une mécanique où il est suivi par des paparazzi,
03:28où un certain nombre de personnes ont intérêt.
03:30Je rappelle qu'à ce moment-là, Le Monde publie un papier sur le risque de brouillage de l'image
03:37du président du Rassemblement national.
03:38Il y a des réactions absolument outrées de tout l'entourage de Jordan Bardella,
03:41des phrases très violentes même de députés RN sur leurs réseaux sociaux.
03:44Sur ce papier ?
03:45Sur ce papier, précisément.
03:46Donc, voilà, là, moi, je trouve ce qu'il y a de plus intéressant, ce n'est pas tant que
03:49Paris Match soit Paris Match,
03:50parce que ça, de Sarah Knafo et Éric Zemmour, en décembre 2017, déjà, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni à Disneyland,
03:58enfin, il y a mille exemples qui n'ont pas toujours donné des victoires à l'arrivée.
04:03Je pense que le statut de présidentiel de Jordan Bardella, certes, il y a un petit effet personnalité de premier
04:08plan,
04:08mais malheureusement, il existe très au-delà de cette publication-là.
04:12Ce qui est intéressant, c'est pourquoi Jordan Bardella décide de valider et de mettre en scène cette officialisation.
04:17Ça, moi, je trouve que c'est intéressant parce qu'une Marine Le Pen, par exemple, n'a jamais mis
04:21en scène sa vie privée.
04:22Jamais, jamais.
04:22Jamais elle a pensé que c'était un des éléments qui devait justifier le fait qu'elle était présidentiable.
04:27Donc, c'est symptomatique d'une époque, c'est symptomatique d'un profil aussi.
04:31Je pense que Jordan Bardella n'a rien d'anti-système, et même le plus, il peut afficher cette espèce
04:36de...
04:36Jordan Bardella, qui est extrêmement puissant sur les réseaux sociaux.
04:39Qui est beaucoup plus puissant, d'ailleurs, que sa nouvelle compagne, qui est elle-même influenceuse sur les réseaux sociaux.
04:43Jordan Bardella, pour donner un ordre de grandeur, c'est 2,3 millions d'abonnés sur TikTok.
04:47C'est 1,5 million, je crois, sur Instagram.
04:50Voilà, c'est une de ses caractéristiques.
04:51Sauf que ça, ça touche les jeunes, c'est ce que disait Bruno Jeudy.
04:53C'est la manière de s'institutionnaliser auprès d'un autre public.
04:58Si Jordan Bardella, c'est la jambe droite du Rassemblement National, celui qui cherche à être celui qui fait tomber
05:04le plafond de verre et qui va séduire de nouveaux publics, par sa ligne politique plus libérale, plus pro-business,
05:09évidemment, il écrit une autre histoire que celle de Marine Le Pen.
05:11C'est ça que ça dit Bruno Jeudy pour vous ?
05:14Probablement il y a...
05:15Non mais je rappelle que Marine Le Pen était au micro de Benjamin Duhamel et Florence Paracoulos il y a
05:19peu, en disant, nous ne sommes pas un parti de droite.
05:21Je rappelle que nous sommes très implantés dans le Nord, auprès d'anciens ouvriers.
05:27Mais il y a une différence, il y a une différence, ça va être exacte.
05:29Je voudrais préciser, et peut-être ne pas être d'accord sur un point avec Jonathan, c'est que je
05:34ne suis pas certain que Paris Match aurait accordé la même chose à Marine Le Pen.
05:37Ah bon ?
05:38Oui, je pense que, enfin je suis même sûr, Marine Le Pen n'a pas fait la une de Paris
05:42Match à aucune de ses campagnes présidentielles, j'ai bien passé pour le savoir, puisque j'étais à Paris Match
05:46pendant 7 ans.
05:47Alors quelle différence entre les deux ?
05:49Justement, ça dit que Jordan Bardella, il y a une volonté d'une partie, d'abord de Jordan Bardella, d
05:59'une partie de l'écosystème autour de Jordan Bardella.
06:02Je pense notamment, on a vu les réactions, les médias du groupe Bolloré, comment ils ont soutenu à fond Jordan
06:08Bardella et cette affaire.
06:10Et on sait bien qu'ils ont une préférence pour Jordan Bardella par rapport à Marine Le Pen.
06:15Vous, vous venez de dire, pendant des années, on était à Paris Match et on n'aurait pas fait la
06:19même chose sur Marine Le Pen. Pourquoi ?
06:20Olivier Royan, qui était longtemps le directeur de Paris Match, ne voulait pas qu'on fasse la une avec des
06:26personnalités, des figures d'extrême droite.
06:28Eh bien on y est, on y est. Donc est-ce qu'il y a un pas ?
06:33Il y a un glissement.
06:44C'est l'idée de l'union des droites que porte en germe Jordan Bardella et que refuse Marine Le
06:50Pen.
06:51Eh bien donc si je comprends bien, pendant très longtemps, la limite à ne pas franchir pour Paris Match, c
06:56'était de ne pas faire d'un candidat d'extrême droite un people comme les autres.
07:01C'était la question que voilà.
07:02C'était ni le même actionnaire, ni le même directeur de Paris Match.
07:04Alors expliquez-nous Jonathan.
07:06C'est une époque où l'actionnaire de Paris Match a été un peu compliqué, mais si on dit pendant
07:10longtemps, ça a été la sphère Lagardère.
07:12Après c'est passé par la sphère Bolloré, on va dire, pendant un temps très court.
07:17Et aujourd'hui c'est Bernard Arnault qui, sur le plan capitalistique, est le patron de LVMH qui a la
07:22main sur, évidemment, ce genre de décision de mettre Jordan Bardella à la une,
07:25ça remonte au sommet d'un groupe comme ça parce qu'on voit le commentaire médiatique que ça peut susciter.
07:30À la tête de Paris Match, depuis octobre 2024, on a quelqu'un qui s'appelle Jérôme Béglé, qui était
07:34au point avant et qui est typiquement quelqu'un qui joue cette espèce de frontière de plus en plus ténue
07:39entre une droite extrémisée et l'extrême droite.
07:41À qui j'ai proposé de participer à ce débat et qu'il n'y a pas ce que j
07:44'ai décidé.
07:45Et on a, depuis l'année dernière, à la tête rédac-chef People de Paris Match, une femme qui s
07:48'appelle Laurence Piau, qui a été une grande figure de la presse People.
07:51Et de ce glissement, justement, dans le traitement des politiques, historiquement plutôt à Closer, qu'on a connue dans les
07:57années, on va dire, au milieu des années 2010.
07:58Donc, le scoop François Hollande, Julie Gaillet, le président avec son casque de scooter et les croissants.
08:06Mais qui, pour le coup, a une vraie paparazzade à l'époque et qui avait plutôt volonté, on va dire,
08:11d'abîmer un candidat ou en tout cas de ne pas se poser la question de savoir si ça plaisait
08:15au candidat ou pas.
08:16Moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'on a évidemment l'idée qu'un cliquet est tombé dans
08:21cet écosystème qui est celui de Paris Match.
08:24Mais on l'a vu aussi quasiment dans la même séquence, plus largement chez les grands patrons français.
08:28On sent qu'il y a quelque chose qui se joue.
08:30On parlait de l'entourage de Jordan Bardella.
08:32Aujourd'hui, le conseiller spécial de Jordan Bardella, c'est la personne qui était à la tête du fonds de
08:36Pierre-Édouard Sterrin.
08:37Pierre-Édouard Sterrin, donc milliardaire d'extrême droite, qui est dans une croisade idéologique totalement assumée.
08:41C'est moins hypocrite et en tout cas, c'est beaucoup plus concret que ce que peut faire Vincent Bolloré.
08:46Donc évidemment qu'il y a une forme de convergence.
08:48Maintenant, il ne faut pas se tromper.
08:48S'il considère que Jordan Bardella est plus pro-business, plus libéral, moins étatiste,
08:53c'est la façon dont il a d'exister dans la scène politique comme étant la jambe droite du Rassemblement
08:57National.
08:58Il n'empêche que le programme est le même, que Jordan Bardella est quelqu'un de très identitaire dans ses
09:03amitiés,
09:03qui a eu un gommage aussi de son entourage, qui aujourd'hui est en gros plutôt un entourage de dirigeants.
09:10Mais voilà, les gens dont il est proche sont des gens qui sont parmi les plus radicaux au Rassemblement National.
09:14Et je rappelle que sa raison de rentrer au Front National à l'époque, c'est parce que c'était
09:18un fan de Jean-Marie Le Pen.
09:19Ce n'est pas Marine Le Pen qui en fait un...
09:21Bruno...
09:21Il dit aujourd'hui qu'il était un fan de Nicolas Sarkozy.
09:25Oui, Bruno, je dis...
09:27Qu'est-ce que vous pourriez nous dire, parce que Jonathan Boucher-Peterson l'a brièvement cité tout à l
09:31'heure,
09:31de cette autre couve de Paris Match qui à l'époque avait fait couler, mais alors une encre pas possible,
09:36c'était Éric Zemmour enlaçant Sarah Knaffo sur fond de Méditerranée bleue étincelante.
09:45Alors là, c'est très différent.
09:48C'est très différent.
09:49Oui, oui.
09:49Vous étiez encore au journal à l'époque ?
09:50Absolument, j'étais encore au journal à l'époque.
09:54Ce n'était pas une une forcément qui glamourisait Éric Zemmour parce que cette une...
09:59D'abord c'était une vraie ou c'était une fausse paparazzade ?
10:02Donc c'était une photo volée ?
10:04Il y avait une volonté du journal à l'époque de faire...
10:07C'était une enquête sur Éric Zemmour et l'influence de celle qui n'était pas encore officiellement sa compagne
10:16Sarah Knaffo.
10:17Il y avait une vraie enquête qui était signée par Émilie Lanaise, un vrai papier très informé.
10:22Et il y avait une volonté de faire des photos du candidat Éric Zemmour qui était sur le point de
10:28se lancer en campagne
10:29ou qui était déjà en campagne.
10:31Et évidemment on avait des difficultés à obtenir des photos qui sortent des photos du seul cadre de meeting.
10:37Il y avait eu finalement des photos faites par un photographe de Paris Match là cette fois-ci.
10:43Mais bilan, ça lui avait servi ou ça l'avait desservi à l'époque Éric Zemmour ?
10:48Je dirais du 50-50, ça l'avait servi parce que pour le coup il y avait une officialisation de
10:55son couple avec Sarah Knaffo.
10:59Mais il y avait eu aussi une grosse colère d'Éric Zemmour parce que la une n'était quand même
11:04pas totalement à son avantage.
11:07Enfin bon, il faut revoir les photos de l'époque.
11:09Je me souviens avoir eu des questions même assez gênantes sur cette une.
11:15Donc non, non, bilan des courses, c'était pas terrible.
11:17Et là, bilan des courses, à votre avis, ça le sert Jordan Bardella ou ça le desserre ?
11:22C'est un mot de conclusion Jonathan, M.Péterson et Bruno Jeudy ?
11:25Non, moi je pense que ça le sert.
11:27Je pense que ça le sert sur la glamourisation, sur l'idée du conte de fées,
11:30sur tout le storytelling qu'on a entendu chez Pascal Praud, chez Cyril Hanouna en chambre d'écho,
11:34sur l'idée de l'enfant du 9-3 qui a une romance, conte de fées,
11:39avec la princesse petite-fille de marchand d'armes.
11:42Globalement ça lui sert.
11:42Et vous Bruno Jeudy, vous diriez ça le sert ou ça le desserre ?
11:45Je pense que ça le sert, ça le glamourise,
11:47avec quand même une petite réserve qui est sur l'image à terme.
11:51Ce gars du 9-3 avec une princesse qui veut incarner les Français
11:56et qui se trouve avec sans doute un des symboles de la déconnexion totale du pays.
12:02Une gigantesque fortune.
12:03On voit bien la gêne d'ailleurs des partisans du Rassemblement National
12:07des leaders qui ne savent pas trop comment se positionner sur cette immense richesse
12:13qu'il y a d'un côté et l'incarnation du français au moyen.
12:16Sur la taxation des super-riches, ça ne va pas faire avancer le public.
12:19Ça ne va pas faire avancer le public.
12:20Jonathan Boucher-Péterson, on vous lit dans Libération,
12:22Bruno Jeudy, on vous lit dans la Tribune Dimanche.
12:24Merci à tous les deux.
12:25Merci à tous.
13:07Merci à tous.
13:32Merci à tous.
14:06Merci à tous.
14:09Merci à tous.
14:34Merci à tous.
14:53Merci à tous.
15:04Ce sera d'un chic total et ce sera en direct sur France Inter à partir de 20h.
15:08Il est 9h46.
15:10Merci à tous.
15:10Merci à tous.
15:33Merci à tous.
15:37Merci à tous.
15:39Merci à tous.
15:42Merci à tous.
15:49Merci à tous.
16:14Merci à tous.
16:17Merci à tous.
16:32Merci à tous.
16:35Merci à tous.
16:36Merci à tous.
16:55Merci à tous.
17:03Merci à tous.
17:24Merci à tous.
17:44Merci à tous.
17:54Merci à tous.
17:57Merci à tous.
18:05Merci à tous.
18:14Merci à tous.
18:15Merci à tous.
18:42Merci à tous.
18:44Merci à tous.
19:00Merci à tous.
19:03Merci à tous.
19:28Merci à tous.
19:31Merci à tous.
19:37Merci à tous.
19:42Merci à tous.
19:44Merci à tous.
19:45, c'est Serville.
19:54Merci à tous.
19:55likelling etsим Muel beings.
19:59Limite aux
20:00Ayrn latter a découvert,avec
20:02le blanc ounce commevin. Merci à
20:04tous. Merci à
20:04tous. Merci à
20:04tous. Merci à
20:04tous. Merci à
20:04tous. Merci à
20:14tous.
20:15Mais c'est pas n'importe quel tube, il fait un exercice très particulier, on va tenter d'expliquer
20:19A ceux qui nous écoutent, parce qu'évidemment quand on regarde une vidéo on rit, après il faut que je
20:23vous raconte
20:23L'exercice est simple, vous tombez donc sur une vidéo qui a déjà une certaine viralité
20:27Et vous décidez de chanter les commentaires des internautes
20:31Il y a des commentaires intelligents, drôles, d'autres plus discutables
20:34C'est comme un karaoké où on lit en effet ses commentaires
20:37Par exemple une vidéo où un parent présente le petit déjeuner qu'il donne à son enfant de 3 ans
20:42Écoutez bien, il n'y a pas juste une tartine et un fruit
20:45Et s'en suit et s'en suit des tas de choses sur ce plateau pour un enfant de 3
20:58ans
20:58Les internautes commentent sous la vidéo et Marcel Mullet arrive
21:01Imagine que tu dois passer 24 heures avec moi
21:32Et oui, ce bébé sumo, car ce titre années 80 s'appelle donc maintenant bébé sumo
21:38Il bosse sur quel chantier ? En fait c'est de l'or les commentaires des internautes pour vous
21:43Ah oui, ah non mais c'est...
21:44Souvent c'est vrai quand on se crolle on a l'habitude de regarder les commentaires un peu
21:47Et souvent les commentaires sont plus drôles que la vidéo
21:49Et c'est de là que m'est venu ce concept de mettre ça en chanson
21:52Mais c'est vrai qu'il y a des commentaires qui sont très drôles
21:53Mais bravo aux internautes qui sont si drôles
21:56On prend un autre exemple
21:57Une jeune femme sollicite donc sa communauté dans une vidéo très suggestive
22:03Imagine que tu dois passer 24 heures avec moi
22:05Et j'ai pas le droit de dire non
22:07Qu'est-ce que tu me demanderais ou qu'est-ce que tu me fais ?
22:10Evidemment les internautes commentent
22:11Marcel enfile sa perruque
22:13Et s'en suit son titre
22:14Aïe aïe aïe
22:18Aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe
22:30aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe
22:34aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe
22:36aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aï
22:45Ces chansons, avec tous ces commentaires, ça se chiffre en millions, Sonia et Charline sur TikTok et Instagram, entre autres.
22:52Vous avez une théorie que je trouve très intéressante.
22:55Vous dites, il faut qu'on dise, pour avoir percé dans l'humour, c'est le gars qui ?
23:00Et c'est vrai que, par exemple, Charline Van Denkker, c'est celle qui commande toute l'actualité politique
23:07et qui arrive à nous faire rire avec, alors que normalement, ce n'est pas fait pour ça, l'actualité
23:11politique.
23:12Et donc, moi, je vous le dis, quand je suis allée voir Perrine, notre programmatrice adorée de France Inter,
23:16j'ai dit, c'est le gars qui chante les commentaires hyper gênants sur les vidéos des réseaux sociaux.
23:19Et tu sais, il porte une perruque, mais pas dans le bon sens.
23:22Elle n'est pas dans le bon sens depuis le début.
23:25Oui, cette théorie du gaki, c'est une théorie que j'ai depuis très longtemps.
23:29C'est comment identifier quelqu'un par rapport à ce qu'il propose, que ce soit sur scène ou sur
23:33les réseaux.
23:34Et moi, ça fait 10 ans que je fais du stand-up.
23:36Et juste, le gaki fait du stand-up, on est beaucoup à en faire.
23:39Donc, il fallait trouver un moyen de se démarquer quand même.
23:41Mais c'est du Deleuze, la singularité, c'est de la philosophie ce que vous faites.
23:45Ce qui fait qu'un être devient immédiatement reconnaissable dans un monde a priori saturé.
23:49Donc, vous êtes identifiable en trois secondes, ce qui fait que je vous ai invité sur France Inter.
23:53Et c'est vachement sympa, vous m'avez écrit une petite chanson.
23:55Carte blanche, on écoute.
24:05Je vous en prie, c'est cadeau.
24:07Après les JO, elle reçoit Kino.
24:10Bientôt en première partie de Céline Dion.
24:18Venez me voir en spectacle tous les mercredis à Paris.
24:24Et bientôt en tournée près d'où tu vis, de quelque part, de pas très loin de là où tu
24:31habites.
24:32Et peut-être un jour, chroniqueur humour à France Inter.
24:38Eh, on verra, on verra, on verra, bien évidemment, bravo !
24:43Allo Céline Pigalle !
24:45Il y a une offre d'emploi en direct !
24:48Eh bien oui, il faut vous présenter parce que là, vous clairement vous postulez.
24:52Donc, on va vous raconter un petit peu.
24:54Parce que quand vous étiez petit, par exemple, vous vouliez devenir acteur.
24:59Eh bien oui, j'ai pas eu le choix.
25:00Un de vos films préférés, c'est Miss Doubtfire, où Robin Williams traverse une rupture déchirante.
25:08C'est quand même ça, le concept du film.
25:09Et il réussit à nous faire rire avec ça.
25:11À l'adolescence, vous, votre livre préféré, c'est le best-seller Les Thanatonautes, de Bruce Weber,
25:17qui explore la vie après la mort.
25:19Un programme quand même hyper ambitieux pour un ado qui s'appelle donc Nicolas,
25:22qui est né à Quimperlé, dans le Finistère, juste à côté de Pont-Avennes.
25:26Un endroit où on prend très au sérieux le beurre et le croustillant.
25:28Donc, vous êtes la somme de tout ça.
25:31Oui, bien sûr.
25:32C'est ce qui m'a construit et amené à Paris il y a trois ans.
25:38Pour essayer de réussir dans l'humour.
25:41Et suite à ça, j'intègre la troupe du Jamel Comédie Club.
25:44Le beurre et le croustillant.
25:46C'est la joie, Sonia.
25:49C'est qu'elle n'a jamais mangé une galette de Pont-Avennes.
25:51C'est la vie.
25:53Le beurre et le croustillant.
25:54Ce sera le nom de mon prochain spectacle.
25:55Le beurre et le croustillant de la vie.
25:57Mais oui, c'est très bien l'Avennes.
25:59C'est une belle proposition.
26:00Moi, je dis oui.
26:01Et c'est vrai que ça fait dix ans que vous êtes sur une scène de stand-up.
26:05Et vous avez rencontré Jamel Debout, ce qui compte beaucoup pour vous.
26:08Bien sûr, c'est un modèle pour beaucoup d'humoristes.
26:11Donc forcément, c'est toujours incroyable de travailler avec lui.
26:14Et j'ai eu la chance du coup, le mois dernier, de présenter les émissions du Jamel Comédie Club avec
26:18lui.
26:18Donc forcément, c'est un accomplissement incroyable.
26:20Donc c'est trop bien.
26:21Mais ce matin, si vous aviez une dédicace sur l'une de vos chansons qui vous fait tenir debout, n
26:27'est-ce pas ?
26:28Ce ne serait pas forcément à Jamel Debout.
26:29À qui faites-vous une dédicace ce matin, Kino ?
26:32Eh bien, ce sera, et normalement, à l'écoute, à ma compagne, à Marion, que j'embrasse très fort et
26:37qui me supporte au quotidien dans mes délires.
26:38Il y a défaut de vivre avec Batman.
26:41Surtout avec Bruce Wayne.
26:42Et il n'y a même pas le Wayne, c'est juste Bruce.
26:45Donc non, je l'embrasse, vraiment, elle nous écoute.
26:47Donc voilà, ça, à Marion.
26:48Alors, vous pouvez le voir tous les mercredis si vous passez par la capitale.
26:52C'est ça.
26:52N'est-ce pas ?
26:53Aux métropoles.
26:54Et sinon, en tournée à partir de septembre, partout en France.
26:57Kino, K-I-N-O, à voir sur les réseaux sociaux.
27:02Merci, Daphné.
27:03Nos amitiés aux Finistériens et aux Finistériennes.
27:07Oui.
27:08Trop cool.
27:08Voilà.
27:09C'est aussi la région de Gauguin.
27:11Tout ça, tout ça.
27:12Exactement.
27:13Camperlé, Pont-Avennes, tout ça.
27:14C'est très beau.
27:15C'est une des plus belles régions de France.
27:16Merci, les amis.
27:17C'est la confluence de Trois-Rivières.
27:18Enfin, on ne peut pas en parler pendant des heures.
27:20Oui, mais moi, je propose.
27:22Allez, c'est la fin de cette émission.
27:24Un immense merci à toute l'équipe qui va préparer la grande matinale cette semaine.
27:28Et juste après les infos, Alirébéi, vous êtes là ?
27:33Allo, Artemis 2 !
27:35En direct de la Lune.
27:56Sinon, il y a le beurre et le croustillant.
27:59Allez, à tout à l'heure.
28:02Abîmés, déchirés, vos baskets peuvent encore marcher.
28:05Il suffit de les faire réparer par un réparateur labellisé.
28:08Profitez du bonus réparation jusqu'à 25 euros déduit du montant à payer.
28:12C'est bon pour votre porte-monnaie ?
28:13Retrouvez les réparateurs labellisés proches du lieu où vous habitez.
28:16Infos et conditions nécessaires sur bonusréparation.fr.
28:20Merci.
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