00:00Vous avez notre invité ce soir, Vincent Jambrun. Bonsoir, merci d'être sur ce plateau. Vous êtes ministre du Logement.
00:05Le gouvernement n'est donc pas tombé, vous êtes toujours en poste et vous êtes même parti sur le terrain aujourd'hui même.
00:10On va voir les images aux côtés du Premier ministre Sébastien Lecornu sur le thème du logement notamment.
00:15Il y a eu des annonces qui ont été faites notamment de la part de Sébastien Lecornu avec cette volonté de construire 2 millions de logements d'ici 2030.
00:24Ça fait 400 000 par an, ça fait plus de 1 000 par jour. Alors l'annonce est forte, mais est-ce qu'il n'y a pas un risque que ce soit un effet d'annonce vu la crise du logement actuel ?
00:36Écoutez, vous avez raison de poser la question parce que la parole politique s'est beaucoup abîmée et parfois on annonce des dispositifs puis personne ne s'y intéresse.
00:44Non seulement l'annonce, elle est forte, elle est ambitieuse.
00:46La première pierre de cet édifice, c'est ce nouveau dispositif fiscal qui va permettre aux Français d'investir dans la pierre à nouveau et que ce soit rentable,
00:55ce qui va venir alimenter, on l'espère, plus de 50 000 logements neufs et encore plus dans l'ancien en rénové.
01:02Donc vous voyez, on est déjà dans le concret grâce au dispositif qui a été voté ce matin.
01:05Avec le budget, on va y venir dans un instant.
01:07Le budget dans sa première partie a été adopté et si on va jusqu'au bout de cet exercice budgétaire, alors on pourra avoir ce dispositif à disposition des Français.
01:14Et puis ce qui a été annoncé tout à l'heure, c'est tout le plan logement qui va avec, tout un tas de mesures, on va peut-être y revenir,
01:20mais simplification, choc de confiance pour les propriétaires, choc environnemental, bref, tout le plan.
01:26Et ce plan, on va non seulement le faire en équipe, ce que j'appelle l'équipe de France du logement, avec tous les professionnels,
01:33la Fédération des promoteurs immobiliers, par exemple la FPI, dont le président Pascal Boulanger a rappelé tout à l'heure la mobilisation de tous les acteurs qu'il représente,
01:43la Fédération française du bâtiment, Olivier Saleron qui, pareil, était là pour signer avec nous l'engagement de la Fédération,
01:50et toute l'équipe de France, je pourrais tous les citer, mais l'Union sociale pour l'habitat, avec le ministre Emmanuel Cosse,
01:55bref, tout le monde est au rendez-vous avec Action Logement, avec la Caisse des dépôts, l'équipe de France est mobilisée.
02:01Et une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:03Ça veut dire qu'au-delà d'être mobilisés pour les annonces, on va être mobilisés sur le terrain, des réunions tous les mois, tous les quinze jours,
02:09pour pouvoir faire en sorte qu'on suive la progression.
02:11Et on dira aux Français où on en est.
02:13Sur ce plateau avec nous pour vous interroger, Anne-Charlène Bézina, constitutionnaliste et politologue, et puis Thierry Arnaud, éditorialiste BFM TV.
02:20Mais avant de leur donner la parole, il y a un mot qui a retenu notre attention dans l'intervention de Sébastien Lecornu cet après-midi.
02:27Il a dit qu'il ne faut pas emmerder les Français, au fond, et parler de logement.
02:31Est-ce que ça veut dire que sur tout ce qui est passoire énergétique, vous êtes favorable à un assouplissement des règles,
02:36justement pour redonner un peu d'air, un peu de souffle à ce secteur qui souffle terriblement ?
02:42Écoutez, moi je rejoins totalement le Premier ministre.
02:45Ça suffit, les normes sur les normes sur les normes.
02:47À chaque fois qu'on a discuté avec les acteurs du logement ou avec les Français, ils nous disent, ça suffit, ça change tous les deux matins, on ne comprend plus où on en est, etc.
02:56Donc déjà, la première chose, c'est qu'on arrête d'en rajouter.
02:59Et ensuite, vous me posez la question de l'assouplissement.
03:01Moi, je pense que je défends et j'appuie une proposition de loi de la sénatrice Amel Gacker,
03:06qui a déjà fait adopter un texte au Sénat, il faut maintenant le passer à l'Assemblée,
03:10pour faire en sorte que tous ceux qui seraient sous le coup, pardon du mot technique, de la décence énergétique,
03:16ça veut dire concrètement, je ne peux plus louer mon logement parce que la note est trop faible,
03:19eh bien qu'on leur donne un délai supplémentaire, pas en supprimant l'ambition, au contraire, il faut la maintenir,
03:25mais en leur donnant les moyens, puisqu'ils pourront continuer à louer, d'avoir les ressources pour pouvoir renouer.
03:30C'est un recul en matière de l'environnement ?
03:32Alors, ce n'est pas un recul parce que l'environnement, c'est quoi notre défi ?
03:36C'est de faire en sorte qu'à la fin, le logement, il soit rénové.
03:38C'est un défi environnemental et puis c'est aussi un défi en termes de pouvoir d'achat
03:42pour que les familles qui habitent ces logements aient moins de dépenses énergétiques.
03:46Entre un petit propriétaire qui dit « je ne peux plus louer mon bien, mais je n'ai plus l'argent pour rénover,
03:51donc vous avez ce bien qui sera probablement au mieux, pas loué, au pire, loué au black, dans des conditions terribles »,
03:57eh bien, il vaut mieux, pardon de le dire, leur donner un petit peu de souplesse,
04:02faciliter la vie des Français, et on va au-delà de ne pas les embêter, on leur facilite la vie.
04:07Et par contre, le contrat est clair, on vous donne 3 ans, 5 ans de plus éventuellement,
04:12si c'est une copropriété, en contrepartie de quoi, à la fin, le logement est rénové.
04:17Thierry ?
04:17Je me mets à la place de ceux qui nous écoutent et qui disent « voilà un ministre qui vient nous annoncer
04:21qu'on va construire 400 000 logements par an, formidable ».
04:24On nous répète aussi tous les jours que dans ce pays, il y a 3 500 milliards de dollars de dettes,
04:29un budget, il va falloir, je reviens d'Avos, je suis un peu encore décalé,
04:363 500 milliards d'euros de dettes, il va falloir qu'on fasse, nous les Français,
04:40des efforts pour contenir un déficit public à 5% du PIB, c'est-à-dire à peu près 150 milliards d'euros.
04:46Alors, est-ce que simplement et concrètement, vous pouvez nous dire,
04:49ces 4 seuls logements, combien ils vont coûter et qui va les payer ?
04:53D'abord, l'argent public, il doit servir à des politiques publiques ambitieuses.
04:59Donc, il faut qu'on arrête de jeter l'argent par les fenêtres, il faut qu'on arrête la gabegie,
05:02il faut qu'on arrête plein de petits dispositifs qui, parfois, ne sont pas très efficaces,
05:05pour concentrer les moyens sur un véritable effet de levier.
05:10Et le dispositif fiscal qui va être au cœur de la relance du logement
05:14qui a été annoncé aujourd'hui par le Premier ministre,
05:15c'est un outil qui va, certes, coûter un petit peu d'argent, donc effet levier,
05:22mais qui va aussi en rapporter.
05:24Et c'est très important de le dire.
05:25Il en reste 350 000 à construire, par ailleurs.
05:28Alors, vous avez, grâce au dispositif fiscal, on estime 50 000 logements de construits neufs,
05:34vous avez la rénovation et puis vous avez le logement social,
05:38parce que je saluais tous les acteurs de cette équipe de France du logement,
05:42vous avez, bien entendu, le logement intermédiaire,
05:44porté notamment, vous savez, ce qu'on appelait à une époque 1% patronale,
05:47porté par action logement, vous avez les bailleurs sociaux
05:50et vous avez toutes les typologies de logements.
05:53Parce que si on veut réussir à redonner du souffle au parcours résidentiel de nos concitoyens,
05:58eh bien, il faut avoir absolument toute la gamme.
06:00Donc, dans les 400 000 logements, vous avez du logement social,
06:03vous avez du logement intermédiaire, vous avez du logement privé.
06:06Ça rapporte déjà avant que ça ne coûte.
06:09Le Premier ministre disait cet après-midi, quand le logement va, tout va.
06:12Effectivement, c'est l'emploi non délocalisable
06:14qui nous permettra d'avoir des recettes.
06:17Quand vous vendez un logement, vous avez une rentrée de TVA en face,
06:20donc c'est plutôt bon à court terme pour les comptes publics.
06:24Et puis ensuite, la réalité du coût, c'est difficile de la chiffrer à ce stade
06:28puisque c'est, comme on dit, comportemental.
06:30Si les Français sont très, très, très, très nombreux à investir dans la pierre,
06:34ce que l'on souhaite, eh bien, ça coûtera forcément un petit peu plus cher
06:37que s'ils sont moins nombreux.
06:38Mais si, en contrepartie, on a relancé l'économie,
06:41on a relancé le logement et qu'on a des Français qui sont heureux
06:44parce qu'ils ont enfin le logement à la bonne taille,
06:47le logement abordable, parce que, pardon de le dire,
06:49je parle beaucoup de cet avantage fiscal qui a été annoncé aujourd'hui,
06:52mais il y a une contrepartie,
06:53c'est qu'en échange, les loyers sont plafonnés,
06:56le loyer intermédiaire a un avantage fiscal.
07:00Si vous faites du social, avantage fiscal encore plus intéressant.
07:03Si vous faites du loyer très social, avantage fiscal.
07:06Ça veut dire quand même que c'est une vraie politique publique qui est lancée.
07:09Vous ne pouvez pas nous dire combien coûte ce paquet de mesures ?
07:12Combien va coûter ?
07:13Quelle est l'enveloppe globale pour la construction de ces 400 000 logements par an ?
07:16Ce qu'on est en train de vous dire, c'est qu'on finance aujourd'hui
07:18de manière volontaire et très forte.
07:21Et je voudrais remercier d'ailleurs la ministre des Comptes publics
07:22qui a accompagné ce dispositif,
07:25parce que, justement, on espère que ça rapporte plus que ça ne coûte.
07:29Et donc, moi, je suis très attentif à ce que ça pourrait être amené à coûter.
07:34Et de fait, ce que je vous disais à l'instant,
07:36c'est qu'on va faire un comité de suivi
07:37qui fait que le plus régulièrement possible,
07:40on va regarder où est-ce qu'on en est dans la production
07:41et par rapport au dispositif fiscal,
07:44comment est-ce qu'il est mobilisé ?
07:45Est-ce qu'on a bien le retour sur l'investissement qui est attendu ?
07:48Parce que vous avez raison de le dire, l'argent public, c'est sérieux.
07:51Mais parce que c'est sérieux, il faut l'investir là où il y a un véritable effet de vie.
07:53Alors, on va avancer sur les votes du jour
07:55et ces motions de censure rejetées à l'Assemblée nationale.
07:58Quelle crédibilité on peut accorder à un Premier ministre
08:00qui avait promis il y a quelques semaines
08:01que jamais, lui, Premier ministre, il utiliserait le 49-3
08:04et qui, aujourd'hui, l'a fait à deux reprises
08:06et a annoncé d'autres 49-3 pour les prochains jours ?
08:09Vous savez, moi, je crois que c'est justement
08:12un gage d'énorme crédibilité
08:13parce que c'est un gage de sincérité
08:15dans le sens où il a tout fait
08:17pour faire en sorte qu'on adopte un budget
08:20par la voie du parlementarisme
08:22et c'est-à-dire la capacité à créer du consensus,
08:25à débattre, à dialoguer.
08:26Pour moi, j'ai toujours dit, un parlementaire,
08:28il est là pour parlementer.
08:30Donc, négocier, poser des options sur la table.
08:32Force est de constater que certains acteurs
08:34de l'hémicycle à l'Assemblée nationale
08:36ont tout fait pour choisir le chaos
08:38plutôt que la stabilité.
08:40Cela a rendu impossible l'adoption d'un budget
08:42par un vote classique.
08:43Et il l'a dit, et il l'a dit avec des mots très forts.
08:45Il l'a dit, je le fais avec regret et amertume.
08:47Donc, c'est sincère,
08:49et je crois que les Français l'ont senti.
08:51Moi, j'aurais aimé, comme lui,
08:52qu'on arrive à voter,
08:54qu'il y ait un consensus.
08:55Vous savez, par exemple,
08:56je discute beaucoup avec les écologistes.
08:59On va sanctuariser et même renforcer
09:02le budget de MaPrimeRénov',
09:04qui est un outil extraordinaire
09:05en matière de transition écologique.
09:07Et on a envie de dire aux écologistes,
09:09c'est quand même dommage
09:09d'en arriver à censurer un budget
09:11qui est ultra ambitieux
09:12sur les enjeux écologiques.
09:13On parlait de l'avantage fiscal tout à l'heure
09:16pour relancer le logement.
09:17Il y a une partie neuve.
09:19Quand on construit à neuf en France,
09:20on construit avec des normes environnementales
09:21extraordinaires.
09:22Mais il y a aussi une partie
09:23de rénovation dans l'ancien
09:24qui est extrêmement conséquente.
09:26Ça ne s'est jamais vu.
09:27C'est la première fois
09:27qu'on a un outil pareil.
09:28Moi, je regrette que
09:30s'il y a dans l'hémicycle
09:31des gens qui sont écolos sincères,
09:33qu'il n'ait pas été au moins
09:34défendre cette partie-là,
09:35ça aurait été intéressant.
09:37Donc maintenant, oui,
09:37il y a un outil 49.3, dont acte.
09:39Mais le 49.3,
09:40ce n'est pas une dictature.
09:41En l'occurrence,
09:42c'est demander au Parlement
09:43si oui ou non, on continue.
09:46Donc le stop ou encore démocratique,
09:48il est là.
09:49Donc on aurait préféré éviter.
09:51Maintenant, on n'a pas le choix.
09:52Effectivement, avec regret et amertume.
09:54Mais en tout cas,
09:54ce qu'il faut,
09:55c'est donner un budget à la France.
09:56Dans votre équipe de France du logement,
09:58il me semble que vous oubliez
09:59les collectivités territoriales
10:01qui ont quand même en charge
10:01la question du logement social,
10:03qui en tout cas vont nécessairement
10:04être impliquées
10:04et qui ont vu quand même
10:05leur enveloppe baisser.
10:06Donc il va falloir aussi
10:08trouver le défi de la cohérence.
10:09Moi, j'avais une question à vous poser.
10:11Justement, ce budget
10:12ne fait pas baisser
10:13le budget des collectivités
10:15territoriales.
10:15Par autant que prévu.
10:16Le Sénat et en particulier
10:18Gérard Larcher,
10:19où le président de l'UDI,
10:22Hervé Marseille,
10:22ont veillé à ce que justement
10:23les collectivités,
10:24les maires,
10:26ne sont protégées.
10:27Il n'y a pas de...
10:28Non, mais là-dessus,
10:29c'est important de le dire.
10:30Et vous avez raison de le rappeler.
10:32Il n'était pas aujourd'hui
10:32à la signature
10:33de ce premier lancement
10:35du plan relance.
10:36Mais sans les maires,
10:38on ne fera rien.
10:38Et merci de me donner
10:40l'occasion de le dire.
10:41C'est très important
10:42et notamment dans les textes
10:43qui viendront
10:44pour compléter le fonds de logement.
10:44Vous n'oubliez pas
10:45ma deuxième question quand même ?
10:46Dans le texte qui viendra,
10:49on donnera beaucoup plus
10:50de responsabilités aux maires
10:52en matière de logement,
10:52que ce soit sur le logement privé
10:53et le logement social,
10:55où ils seront maîtres
10:56des attributions.
10:57Ça fait partie des sujets.
10:58de leurs compétences.
10:59En plus, vous avez raison.
11:00Il me semble aussi
11:01qu'il faut peut-être répondre
11:02aux Français sur la question
11:03de cette incohérence
11:04qui apparaît.
11:05C'est-à-dire qu'on a le sentiment
11:06qu'on a voté un nouvel impôt
11:08tous les jours.
11:09On a entendu des annonces,
11:10puis des désannonces.
11:11Est-ce que, justement,
11:11vous le dites,
11:12cet article 49 alinéa 3,
11:13c'est un outil
11:14qui est ouvert par la Constitution.
11:15Est-ce qu'on n'est pas allé
11:16trop loin, justement,
11:17dans cet effet de stop
11:19ou encore,
11:19avec aujourd'hui
11:20un Premier ministre
11:21qui ouvre le cadernet tchèque
11:22le 23 janvier ?
11:24Comment est-ce qu'on peut faire
11:26pour que ça ne se passe plus,
11:27en quelque sorte ?
11:28D'abord,
11:29il faut rétablir cette vérité.
11:30Il n'y a pas eu d'ouverture
11:31du cadernet tchèque.
11:32Parce qu'au tout départ,
11:34le Premier ministre,
11:35il dit,
11:35on va ouvrir le débat.
11:37On va débattre de tout.
11:39Il y a juste une borne
11:40qu'on ne pourra pas franchir.
11:42C'est les 5 % de déficit.
11:43Il a été clair depuis le premier jour.
11:45Et le budget qui est passé aujourd'hui
11:47et présenté au 49-3,
11:48il est à 5 % de déficit.
11:50Vous pourrez toujours me dire
11:51que 5 % de déficit...
11:52Il a proposé sa synthèse
11:52seulement la semaine dernière.
11:54C'est trop.
11:54Il a posé sa synthèse sur la table
11:56seulement la semaine dernière.
11:56C'est essentiel d'avoir cette vision
11:58qui est qu'on était
11:59à 5,4 % de déficit l'année dernière.
12:01On est à 5 cette année
12:02et on va continuer
12:03à baisser le déficit.
12:05Ça veut donc dire
12:06qu'on fait des économies.
12:07Ça veut donc dire
12:07qu'on n'a pas sorti
12:08un carnet de chèque magique
12:09et qu'on distribue
12:10de l'argent qu'on n'a pas.
12:10C'est très important de le rappeler.
12:12Deuxièmement,
12:13moi je partage,
12:14j'avais beaucoup d'interrogations
12:15auprès de mes concitoyens
12:17dans ma ville de l'Ailly Rose.
12:19Les gens me disaient
12:19mais on ne comprend plus bien.
12:20Est-ce qu'il y a une taxe Zuckmann
12:22ou pas ?
12:22Le fait est qu'il n'y en a pas.
12:24Est-ce qu'il y a le retour
12:25de l'impôt sur la fortune
12:26parce que ça a été débattu ?
12:27Non, il n'y en a pas.
12:29Effectivement.
12:30Et c'est vrai qu'on n'est pas habitués
12:31en France
12:31à avoir ce débat parlementaire
12:33qui fait que
12:34toutes les idées,
12:35parfois même les plus folles,
12:37sortent dans le débat public.
12:38Alors ça fait parfois
12:39les titres de vos journaux
12:40et puis on se rend compte
12:41que derrière,
12:42il y a des parlementaires sérieux
12:43qui font en sorte
12:43que ça n'avance pas.
12:44Quand LFI
12:45et le Rassemblement National
12:46votent 34 milliards
12:47d'impôts supplémentaires
12:48main dans la main
12:49et avec le sourire,
12:50effectivement,
12:50ça fait peur à tout le monde.
12:52Puis heureusement,
12:53le chemin parlementaire
12:54fait qu'on enlève
12:55ce type de folie fiscale.
12:57Et donc, in fine,
12:58on a un budget
12:59qui n'est pas un budget de droite,
13:00qui n'est évidemment
13:00pas un budget de gauche,
13:02mais qui est un budget
13:02dans lequel chacun
13:03a eu des victoires,
13:04a eu des points
13:05et ça permet de faire
13:06un consensus et d'avancer.
13:07Un tout dernier mot
13:08sur le Premier ministre.
13:09Vous êtes sorti avec lui
13:10aujourd'hui à Ronis-Soubois.
13:12Vous l'avez senti comment ?
13:13Ça faisait très longtemps
13:14qu'il n'avait pas fait
13:14un déplacement de terrain.
13:15Il était enfermé, au fond,
13:16à Matignon,
13:17sur ces questions budgétaires.
13:18Il était concentré,
13:19effectivement,
13:20sur les questions budgétaires.
13:20Il l'est toujours,
13:21puisque la semaine prochaine
13:22sera encore un temps fort
13:23avec des nouvelles motions
13:25de censure à surmonter.
13:28Mais je l'ai senti
13:28extrêmement combatif
13:30et déterminé
13:31à être utile pour le pays.
13:32C'est d'ailleurs
13:33ce qu'il a dit et rappelé.
13:34Ce ne sera pas
13:35une année pour rien.
13:36Ce gouvernement
13:37qui n'a pas
13:38de calendrier électoral
13:39au sens où
13:39on n'est pas là
13:40pour faire de la politique nationale,
13:41on est là pour être utile
13:42aux Français.
13:44Il essaye de faire modestement
13:45avec l'ensemble de mes collègues
13:46et sous l'impulsion
13:46d'un Premier ministre
13:47qui, je peux vous assurer,
13:48est très combatif.
13:49C'est un moine-soldat
13:50ou ça reste quand même
13:51un ambitieux,
13:52même s'il s'en défend
13:53depuis plusieurs mois ?
13:54Je pense qu'il est ambitieux
13:55pour la France.
13:56Mais à titre personnel,
13:57il est surtout moine-soldat.
13:58C'est-à-dire qu'il est au combat
14:00et la tâche est rude,
14:01donc très concentré
14:02sur sa tâche.
14:03Merci.
14:04Merci beaucoup,
14:04Vincent Jean-Bruns
14:05d'être venu sur ce plateau
14:06pour répondre à nos questions.
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