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Député EPR des Yvelines, Charles Rodwell, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Charles Rodouel. Bonjour à vous.
00:04Bonjour, merci pour votre invitation.
00:05Nous sommes députés ensemble pour la République des Yvelines.
00:07On va parler des Français avec cette crise du pouvoir d'achat qui n'en finit plus.
00:12Sébastien Lecornu a annoncé que cette crise économique allait durer à minima tout l'été.
00:16On a un faible espoir aujourd'hui que la situation se débloque avec l'Iran,
00:19les espoirs des États-Unis notamment d'un accord avec l'Iran et le déblocage du droit d'Hormuz.
00:25En attendant, les Français passent à la caisse.
00:28Comment leur demander d'être patients sans changer de braquet sur les aides qui leur sont accordées, Charles Rodouel ?
00:33Il y a eu un changement de braquet sur les aides vendredi,
00:35puisque Sébastien Lecornu a confirmé d'une part les aides sectorielles,
00:39très importantes pour nos agriculteurs, pour nos pêcheurs, pour les acteurs du BTP, pour les gros rouleurs.
00:46Et il a aussi déployé des aides nouvelles.
00:49La prime à ceux qui roulent beaucoup et longtemps sur nos routes.
00:53La prime carburant, vous voulez dire ?
00:54À la charge des entreprises, on est d'accord.
00:56À la charge des entreprises, défiscalisées et désocialisées.
00:58Ce n'est pas l'État qui met la main à la poche.
01:00L'État a quand même mis à la poche aussi pour les personnes qui roulent beaucoup, longtemps, et pour leurs
01:05aides sectorielles.
01:06C'est sur la prime carburant qui est vraiment entièrement à la charge des entreprises.
01:09D'ailleurs, nous le reconnaissons tout à fait, et elles sont désocialisées et défiscalisées, et c'est tant mieux.
01:15Je voudrais dire, tous ceux qui nous font des critiques,
01:18j'aimerais qu'ils nous expliquent comment est-ce qu'on financerait une baisse massive de la fiscalité
01:21ou une baisse massive ou une hausse massive des dépenses.
01:23Parce que, moi, j'ai le souvenir lors du dernier budget,
01:25lorsque j'ai porté, avec Guillaume Casbarian, 23 milliards d'euros d'économies à travers nos amendements,
01:31il n'y a pas un seul de nos amendements qui a été adopté,
01:34notamment parce que le Rassemblement national a systématiquement voté contre.
01:38Donc, les entendre aujourd'hui nous expliquer qu'on peut joyeusement faire exploser la dépense publique
01:43ou baisser massivement les impôts.
01:44J'aimerais qu'ils nous expliquent comment est-ce qu'ils comptent faire des économies lors du prochain budget,
01:49parce qu'à chaque fois, on les entend sur vos plateaux de télévision expliquer qu'ils font des économies,
01:53mais à chaque fois qu'on en propose, ils votent contre.
01:56Et donc, c'est la question que je leur adresse très directement.
01:59Ils répondront évidemment.
02:00Est-ce qu'il s'agit, alors vous dites qu'on a élargi l'assiette des gens qu'on aide,
02:05donc on n'est plus sur des mesures ciblées, si j'entends bien ce que vous nous dites ?
02:07Il y a deux types de personnes qu'on souhaite accompagner en priorité.
02:11D'abord, des secteurs qui sont particulièrement frappés par la crise énergétique.
02:17J'ai évoqué le secteur de la pêche, de l'agriculture, du BTP.
02:21Et il y a ensuite des gens dont le métier les pousse à passer de nombreuses heures
02:26et faire des milliers de kilomètres par semaine, par mois ou par an sur une route qu'il faut accompagner.
02:31Je pense par exemple aux personnes qui font tous les métiers d'aide à domicile,
02:34des personnes qui gagnent assez peu et qui font beaucoup, beaucoup, beaucoup de kilomètres sur les routes.
02:40Ce sont ces personnes-là que nous accompagnons en priorité en leur accordant des primes, des aides, des subventions
02:47pour qu'elles puissent rouler et arriver au travail.
02:49Vous avez vérifié qu'elles sont arrivées à bon port, ces aides ?
02:51La plupart d'entre eux n'ont pas vu la couleur d'un moindre euro d'aide.
02:54Alors, avant de venir sur un plateau de télévision, il se trouve que j'appelle les personnes de ma circonscription.
03:00Il se trouve que ma circonscription, il n'y a pas de pêcheur, mais il y a beaucoup d'acteurs
03:04du BTP,
03:05il y a beaucoup d'acteurs qui travaillent dans les métiers d'aide à domicile.
03:08Je suis en lien avec les entreprises, les associations, les particuliers qui font ce métier-là.
03:12Et aujourd'hui, visiblement, le guichet fonctionne bien, j'en suis heureux.
03:16Et je tiens à leur dire que s'il y a quoi que ce soit comme problématique,
03:19ils peuvent solliciter leurs députés afin de les aider à obtenir ces aides auxquelles ils ont évidemment droit.
03:25Mais donc, ils ont reçu concrètement les 50 euros ?
03:29Alors, vous avez un accord différent selon chaque dispositif.
03:33Vous avez des dispositifs qui sont disponibles immédiatement
03:35et vous en avez d'autres qui sont disponibles via votre déclaration d'impôt
03:39et qui seront versés d'ici à quelques jours rétroactivement.
03:43C'est ce que le Premier ministre a annoncé vendredi lors de ses annonces.
03:46Est-ce que Sébastien Lecornu a promis que toutes ces aides seraient financées
03:48sans aggraver le déficit public ni la hausse d'impôt ?
03:51Comment vous allez faire ?
03:52Où est-ce que vous allez couper ?
03:54Eh bien, nous ferons, Laurence Ferrari, des propositions
03:57pour baisser la dépense publique et la dépense sociale.
03:59Mais qu'elle ? Allez-y.
04:00Et moi, je vous prends quelques exemples avec plaisir.
04:03L'assurance chômage.
04:04Nous avons une réforme qui est prête depuis maintenant de nombreux mois
04:07qui permet de faire 4 milliards d'euros d'économie
04:09sans toucher aux personnes qui travaillent.
04:12Nous avons un objectif très simple,
04:14c'est taper au portefeuille de ceux qui profitent du système.
04:19Il n'y a aucune raison que des gens fassent le tour du monde
04:22avec les impôts des Français en restant tranquillement à la maison.
04:27Nous voulons conditionner les aides à l'assurance chômage
04:30à une recherche effective de l'emploi.
04:33La réforme que nous proposons, elle rapporte 4 milliards d'euros.
04:36Et vous allez pouvoir la faire voter ?
04:37Vous avez une majorité pour la faire voter ?
04:38J'espère. On verra.
04:39Moi, j'espère que vous interrogerez, et je n'en ai aucun doute,
04:42Laurence Ferreil, notamment les membres du Rassemblement Nation
04:44qui nous expliquent tous les jours qu'ils soutiennent les gens qui travaillent,
04:47qui veulent faire une baisse de la dépense publique,
04:49mais qui, budget après budget,
04:53refusent systématiquement toute baisse de la dépense publique.
04:56Je peux vous prendre d'autres exemples.
04:58Il y a des comités théodules, des agences administratives en tout genre
05:02que nous avons souhaité supprimer,
05:04avec Guillaume Casbarian, notamment.
05:06Il y avait une trentaine que nous avons ciblées.
05:08Il n'y en a pas une qui a été supprimée dans le budget
05:10parce que nous avons systématiquement fait face
05:12à une levée de boucliers absolument homérique et lyrique,
05:16je dirais même presque tragique,
05:18de personnes qui, la main sur le cœur,
05:20ont voulu sauver ces comités théodules.
05:22Moi, je leur dis, cette fois-ci,
05:23Banco, votez avec nous les amendements de baisse de la dépense publique.
05:27Si nous arrivons à faire ne serait-ce qu'une infime partie
05:30de 23 milliards d'euros d'économie,
05:32nous pourrons financer d'autres plans de sauvetage
05:35si nous sommes confrontés à de nouvelles crises énergétiques.
05:37Stop au discours populiste et passons aux actions,
05:40c'est ce que vous dites.
05:40En fait, je pense qu'il faut être assez en lien
05:43entre ces paroles et ces actes.
05:45Moi, la raison pour laquelle je porte ce discours
05:47sur la baisse de la dépense publique,
05:48c'est parce que budget après budget,
05:50on dépose ces amendements pour baisser la dépense publique.
05:52Et budget après budget,
05:54on se retrouve avec des propositions de taxes Zuckmann,
05:57d'explosion de la fiscalité à 34 milliards d'euros d'impôts
05:59votés par toute la gauche et par le Rassemblement national.
06:02La nationalisation d'ArcelorMittal qui coûterait des milliards d'euros
06:05plutôt que de baisser la dépense publique.
06:08Je ne varierai jamais dans mon discours
06:11ni dans mes actes en la matière.
06:12Charles Rodouel, député Ensemble pour la République.
06:14Un tout petit mot des ZFE.
06:15Le ras-le-bol des Français est à son comble
06:17puisque le Conseil constitutionnel a supprimé
06:19l'interdiction des zones à faible émission.
06:22Franchement, il y a de quoi perdre la tête.
06:23Est-ce que ce pays, justement, marche sur la tête
06:26en matière de circulation, d'automobiles ?
06:30Les Français ne comprennent plus ce qui se passe.
06:32Alors moi, je vais vous dire un truc qu'habituellement,
06:33il ne faut jamais dire en interview,
06:34mais je suis très mal à l'aise avec cette question.
06:36Pourquoi ?
06:37Parce que moi, je suis contre la suppression des ZFE.
06:40Parce que je vois sur ma circonscription,
06:41il y a des communes où des élus avant moi,
06:44il y a bien des années,
06:45ont mis en œuvre des mesures pour l'environnement
06:47et pour faire baisser la pollution.
06:49Et je vois le résultat aujourd'hui,
06:50et ce n'est pas de mon fait.
06:52C'était fait avant que je sois élu.
06:53Il y a une baisse de 15% du taux de pollution
06:56sur les grands axes,
06:57certains grands axes de ma circonscription.
06:58Et d'ailleurs, je regrette que notamment le RN
07:01qui va à tout prix supprimer les ZFE
07:02ne parle jamais de santé publique
07:05et de la baisse de la pollution
07:07pardonnez-moi,
07:08à la fois pour nos enfants
07:10et les personnes âgées
07:12qui habitent nos circonscriptions.
07:13Ceci dit...
07:14Mesure hautement populaire,
07:1581% des Français sont opposés aux ZFE.
07:18Ceci dit, c'est bien ça.
07:18Le Parlement a souverainement
07:20décidé de supprimer les ZFE.
07:22Et je vois bien que je suis minoritaire
07:24sur ma position,
07:25mais je n'en varierai pas.
07:26Et donc, ce que je dis aux parlementaires
07:28qui veulent supprimer les ZFE,
07:29c'est que si c'est votre position,
07:31je la regrette,
07:31mais si c'est votre position,
07:32vous pouvez tout à fait déposer
07:34une proposition de loi
07:35qui viserait spécifiquement
07:37à les supprimer.
07:37Mais je préfère vous le dire
07:39très franchement,
07:39même si c'est impopulaire,
07:41je voterai contre la suppression
07:42des ZFE parce que j'ai vu
07:43que sur ma circonscription,
07:45ça a fait baisser le taux de pollution
07:47et ça permet probablement
07:49de protéger l'espérance de vie
07:50à la fois d'enfants
07:52et de personnes âgées.
07:52Et tous ceux qui ne peuvent pas
07:53venir dans les centres-villes
07:54parce qu'ils n'ont pas
07:55la bonne voiture,
07:55la voiture trop ancienne,
07:57ne peuvent pas changer de voiture ?
07:58J'ai bien conscience
08:00que c'est une problématique sociale
08:03absolument monumentale.
08:04Il y a des solutions
08:04qui existent
08:05pour accompagner ces personnes.
08:06Un exemple,
08:07je ne voudrais pas être trop long.
08:08Il ne fait que coûte
08:09la voiture électrique,
08:10il y a des gens
08:10qui ne peuvent pas se payer.
08:10Non, je reprends
08:11un autre exemple,
08:13un autre coup.
08:14L'équivalent des Restos du Coeur.
08:15Vous aviez une association
08:17qui aide des personnes
08:18très pauvres
08:18en leur donnant
08:20plusieurs repas par semaine,
08:21dont la camionnette
08:22était ancienne
08:23et donc elle ne voulait
08:24plus pénétrer dans les villes.
08:26On l'a accompagnée,
08:27on lui a donné une dérogation
08:28pendant un an
08:29et sur l'année qui est venue,
08:31on a aidé cette association
08:32à trouver des subventions
08:33pour acquérir
08:34un nouveau véhicule.
08:35Et du coup,
08:35résultat,
08:35tout le monde est gagnant
08:36parce qu'un véhicule neuf,
08:37ça consomme moins.
08:39Donc elle peut consacrer
08:40une partie de son budget
08:40à autre chose
08:41qu'au carburant
08:42de sa camionnette.
08:43Voilà un exemple
08:44parmi beaucoup d'autres.
08:44Il y a des solutions
08:45qui existent
08:46pour accompagner
08:46les millions de Français
08:48face à celle-ci.
08:49Je vois très bien
08:50l'enjeu social majeur
08:52que cette question pose
08:53et je l'entends parfaitement
08:54et il faut qu'on trouve
08:55des solutions.
08:56Je vois d'ailleurs
08:57que le Parlement
08:57avait décidé souverainement
08:58de supprimer les EFE.
08:59Je respecte
09:00chaque décision du Parlement.
09:02Et du Conseil constitutionnel ?
09:04On vit dans un état de droit
09:05et le Conseil constitutionnel
09:07a considéré
09:07non pas sur le fond
09:08mais sur la forme
09:08que c'est un cavalier législatif.
09:10Si c'est un cavalier législatif,
09:12les députés
09:12qui veulent supprimer
09:13les EFE
09:13peuvent déposer une proposition
09:15pour les supprimer.
09:16Mais je préfère le dire
09:17en transparence,
09:18je ne vais pas dire
09:19des trucs que je ne crois pas.
09:20Je voterai contre
09:21la suppression des EFE
09:22parce que je vois bien
09:24à quel point
09:25ces mesures
09:26permettent de faire
09:27baisser la pollution
09:28au service de la santé publique
09:30de millions de personnes,
09:31notamment qui habitent
09:32ma circonscription.
09:33Charles Rondouel,
09:33vous êtes connu
09:33pour vos positions fermes
09:34à propos de l'immigration.
09:35Gérald Darman,
09:36un garde des Sous
09:37a proposé hier
09:38dans un entretien
09:38au journal du dimanche
09:39un moratoire de trois ans
09:41sur l'immigration légale.
09:43Est-ce que vous partagez
09:44cette volonté ?
09:44Est-ce que vous le dites banco ?
09:45Je la partage
09:46à 100%
09:48Laurence Ferrari
09:48tout simplement
09:49parce que
09:49l'immigration
09:51a atteint
09:51tel niveau
09:52dans notre pays
09:52que l'immigration
09:54sera probablement
09:55l'un si ce n'est
09:56le grand enjeu
09:57de l'élection présidentielle
09:58qui vient
09:58tout simplement
09:58parce que
09:59l'avenir
10:00et je dirais
10:00même la survie
10:02de la France
10:02dépend de notre capacité
10:04à reprendre le contrôle
10:05de l'immigration.
10:06C'est un mot très important.
10:07En tout cas,
10:08je suis convaincu
10:09et la raison
10:10pour laquelle je dis ça,
10:11ce n'est pas pour des gens
10:12comme moi.
10:12Moi, j'habite
10:13un très beau quartier.
10:14Ce n'est pas pour
10:15les bobos du Paris 11
10:17qui passent leur temps
10:18à critiquer
10:18mes positions
10:19sur l'immigration.
10:20C'est en pensant
10:21aux millions de Français
10:22qui habitent
10:24des quartiers difficiles,
10:26notamment des millions
10:27de Français
10:27qui sont issus
10:29de l'immigration
10:29et qui sont
10:31les premiers
10:31à subir
10:32les conséquences
10:33de l'immigration
10:34incontrôlable.
10:35Ce sont des Français
10:36qui sont ouverts,
10:37modérés,
10:38républicains,
10:39qu'on ne cesse
10:40de qualifier
10:40de fachos,
10:41de nazis,
10:42d'extrême droite,
10:43alors que ce ne sont
10:43que des personnes
10:44qui visent à une chose,
10:46c'est vivre dans
10:47un vivre-ensemble républicain,
10:48mais où l'assimilation
10:50fait partie
10:51des clés de la République
10:52et aujourd'hui,
10:53une immigration incontrôlée
10:54ne permet pas
10:55à ces personnes
10:56de vivre dans notre pays.
10:57Depuis l'arrivée
10:58d'Emmanuel Macron
10:58à la tête de ce pays,
11:00on est entre 300 000
11:01et 500 000
11:02entrées légales
11:03sur le sol français.
11:04Chaque année,
11:04vous avez participé
11:05à l'échec
11:06de la politique migratoire
11:07de la France ?
11:07J'assume tout à fait
11:08que l'immigration
11:09est un de nos échecs
11:10et d'ailleurs,
11:11c'est souvent la position
11:12que j'ai prise
11:12et je ne me contente pas de ça.
11:13J'essaie de faire
11:14des propositions
11:15depuis des années désormais.
11:17Si nous avons perdu
11:18les élections législatives
11:19de 2024,
11:20c'est qu'il y a notamment
11:213 millions d'électeurs
11:22d'Emmanuel Macron
11:23en 2017
11:24qui ont décidé
11:25de voter pour le Rassemblement
11:26national en 2024.
11:27sur cette question
11:28précisément,
11:29vous pensez ?
11:29Sur d'autres aussi,
11:30sur un sentiment
11:31de déclassement,
11:33sur beaucoup,
11:33pas un sentiment
11:34qui est une réalité
11:34pour des millions
11:35de Français d'ailleurs,
11:36il y a aussi 15 millions
11:38de Français
11:38qui ne sont pas
11:39allés voter.
11:40Et moi,
11:41je souhaite m'adresser
11:41à eux d'abord
11:42en leur disant
11:42que je crois
11:43qu'on a réussi
11:44certaines choses
11:44depuis 10 ans.
11:45politique économique,
11:46la politique européenne,
11:48le respect,
11:48je crois,
11:49d'un principe démocratique,
11:51libéral face à la montée
11:53des populismes
11:53et des autoritarismes
11:54dans le monde.
11:55Je crois aussi
11:55que nous avons
11:56une part d'échec,
11:57notamment sur les questions
11:58migratoires.
11:58Et je suis heureux
11:59de voir des élus,
12:01des responsables politiques
12:01modérés, républicains
12:03comme Gérald Darmanin
12:04qui proposent des mesures
12:06extrêmement fermes.
12:07Donc, moratoire de 3 ans
12:08sur l'immigration légale.
12:09Moi, ce que je souhaite,
12:10c'est un...
12:11On arrête tout,
12:12on coupe tout.
12:12Non seulement un moratoire
12:13sur 3 ans,
12:14mais qu'est-ce qu'on fait
12:14après 3 ans ?
12:16Moi, je soutiens à 100%
12:17la position de Gérald Darmanin.
12:18Je pense qu'il faut
12:19qu'on aille plus loin.
12:20Un, en réformant
12:21le regroupement familial
12:22pour les décennies qui viennent.
12:24Deux, en mettant fin
12:25à l'immigration pour soins,
12:28les visas pour soins.
12:29Trois, en réformant
12:30complètement le droit d'asile
12:32afin que le droit d'asile
12:34ne soit plus un aspirateur
12:35à l'immigration irrégulière.
12:37Ce sont les trois voies
12:38d'immigration légales
12:40que la France
12:41ne peut plus encaisser.
12:42Nous avons besoin,
12:44selon moi,
12:44d'une immigration
12:45de travail massivement réduite,
12:47choisie,
12:48fondée justement
12:49uniquement sur le travail
12:50pour répondre
12:51à certains besoins
12:52spécifiques de la nation,
12:53sur des quotas.
12:54Mais cette politique migratoire,
12:56elle implique une chose,
12:57c'est de réduire
12:59massivement
12:59toutes les autres voies
13:01d'immigration
13:01illégale et légale.
13:03Cela implique
13:04l'immigration familiale,
13:06l'immigration pour soins
13:07et le droit d'asile.
13:09Cela vaut pour les trois ans
13:10qui viennent
13:10avec le moratoire
13:11que propose Gérald Darmanin.
13:12Cela vaut aussi
13:13pour les décennies
13:14qui viennent.
13:14Mais Charles Roy,
13:15on a du mal à comprendre
13:16parce que vous faites partie
13:16de la même formation politique
13:18Ensemble pour la République
13:19qui a participé
13:20à cette immigration massive
13:22depuis dix ans.
13:23Comment est-ce que vous pouvez
13:24soutenir,
13:24comme Gérald Darmanin,
13:25ses thèses très fermes
13:26en matière d'immigration
13:27après avoir cautionné
13:29l'action du gouvernement,
13:30des gouvernements successifs
13:31d'Emmanuel Macron ?
13:32J'assume,
13:33comme vous le dit,
13:34une part d'échec
13:35qui est nôtre,
13:36mais je suis intimement convaincu
13:38que nous sommes les seuls
13:39à pouvoir reprendre
13:40le contrôle de l'immigration.
13:41Parce que je suis convaincu
13:43que le Rassemblement national
13:44ferait exploser l'immigration
13:45pour une raison simple.
13:46Pourquoi ?
13:47La première cause
13:48de l'immigration
13:49au XXIe siècle,
13:51ce sera le changement climatique.
13:52Et quand je constate
13:53que 100% des mesures
13:55que nous proposons
13:56pour lutter
13:57contre le changement climatique,
13:58le Rassemblement national
14:00vote contre,
14:00je considère
14:02que le Rassemblement national
14:04nourrit et alimente
14:05à terme
14:05l'immigration vers la France.
14:07Deuxième des choses,
14:08une bonne part de l'immigration
14:09qui vient vers notre pays
14:10vient du continent africain,
14:12du fait de sa démographie,
14:13du fait aussi
14:14que ces pays
14:15sont confrontés
14:16pour une immense part d'entre eux
14:17à la désertification des sols,
14:19aux conséquences
14:20de la lutte contre
14:20le changement climatique,
14:21du changement climatique,
14:22pardonnez-moi,
14:23aux guerres de l'eau.
14:24Si nous voulons réellement
14:26réduire durablement
14:28l'immigration vers la France,
14:29nous n'avons pas d'autre choix
14:30que d'investir massivement
14:32dans la coopération
14:33entre l'Europe
14:34et les continents africains.
14:36Très loin des propositions
14:36du Rassemblement national.
14:37Ils souhaitent tout définancer.
14:38Mais vous ne parlez que
14:39du Rassemblement national.
14:40Et les filles sur l'immigration,
14:41ça vous va ?
14:42Je crois qu'on peut
14:44tout simplement dire
14:44que non,
14:45ça ne va pas.
14:45Quand j'entends
14:47Jean-Luc Mélenchon
14:48parler de la Nouvelle France,
14:51de la France créolisée,
14:52de la fin des Français de souche,
14:55de l'immigration
14:55totalement incontrôlable.
14:5641% des Français,
14:57selon l'INED,
14:58sont liés de façon
14:59très directe à l'immigration.
15:01Mais je suis lié à l'immigration.
15:02Moi aussi ?
15:03Je suis franco-britannique,
15:04mon père n'a pas grandi en France,
15:07je suis moi-même né à Londres,
15:09et donc je rentre dans ces statistiques,
15:12et je vais vous dire une chose,
15:13quand j'entends Éric Zemmour dire
15:14qu'il veut supprimer
15:15la binationalité,
15:16moi ça me touche
15:17au pro plus fondamental
15:17de mon identité,
15:18vous voyez ?
15:19Parce que j'estime
15:19que je ne suis pas moins patriote
15:20que lui.
15:21Et de me faire donner
15:22des leçons de patriotisme
15:23de la part de cet homme,
15:24alors que moi je m'engage
15:25matin, midi et soir
15:26pour mon pays,
15:27et que je vois tous les jours
15:29des Français binationaux,
15:30qu'ils soient franco-britanniques,
15:32franco-espagnols,
15:33franco-tunisiens,
15:34franco-marocains,
15:34franco-japonais,
15:35franco-vietnamien,
15:36qui bossent dans nos hôpitaux,
15:37qui bossent dans nos forces de l'ordre,
15:39se faire donner la leçon
15:40par un éditorialiste
15:41qui ne met que de l'huile
15:43sur le feu du conflit civil
15:45qui veut alimenter dans notre pays,
15:48moi ça me choque.
15:49Ce n'est pas parce qu'on est binational
15:51qu'on est moins patriote,
15:52bien souvent, c'est l'inverse
15:53et moi je souhaite
15:54que tous les Français
15:55qui ont grandi
15:55avec une double culture
15:56soient aussi respectés
15:58dans notre pays,
15:58notamment par ceux
15:59qui souhaitent les représenter
16:01un jour à la tête de l'État.
16:01Charles Rodouel,
16:02parlons du bloc central
16:03que vous incarnez
16:04même si vous essayez
16:05de tirer vers la droite.
16:07Gabriel Attal
16:07a officialisé sa candidature
16:09vendredi dernier
16:10lors d'un déplacement
16:10dans l'Aveyron.
16:11Il va faire un grand meeting
16:12ce samedi à Paris.
16:13Vous y serez ?
16:14Je n'y serai pas
16:15pour deux raisons.
16:16Première des choses,
16:17l'un de mes meilleurs amis
16:18se marie,
16:18je suis le témoin
16:19de son mariage,
16:19c'est un moment important
16:21de la vie.
16:21La deuxième des choses,
16:23c'est aussi
16:25qu'il y a une question
16:26idéologique de fond.
16:27Je constate une chose simple,
16:28c'est que Gabriel Attal
16:30a fait une excellente
16:30entrée en campagne
16:31et je crois que
16:32c'est une excellente nouvelle
16:34pour tous
16:35les responsables politiques
16:37et les électeurs
16:38de la droite
16:39et du centre,
16:40républicains,
16:40modérés,
16:41pro-européens,
16:41parce qu'il faut
16:42que nous nous rassemblions.
16:43Il y a deux choses
16:44que je souhaite voir
16:45dans la campagne
16:46de Gabriel Attal
16:47dans les semaines qui viennent.
16:48Un,
16:49c'est une volonté
16:50de rassembler
16:50toute la droite
16:51et le centre.
16:52Nous n'avons pas
16:52d'autre choix
16:53que de nous rassembler
16:54autour d'une candidature unique.
16:56Le deuxième élément,
16:57c'est le volet régalien,
16:59les positions Gabriel Attal
17:00que prendrait Gabriel Attal
17:01sur le volet sécuritaire,
17:03migratoire.
17:04Dans les quatre piliers
17:05qu'il souhaite animer
17:05dans sa campagne,
17:06il y a la question
17:07de la frontière
17:07qu'il a mis en avant.
17:09Je pense que c'est
17:09une bonne intention politique
17:11et je suivrai cela
17:12très près.
17:12J'attends de voir maintenant
17:13les propositions concrètes,
17:15notamment la ligne
17:16qu'il portera
17:17en matière sécuritaire
17:18et migratoire
17:19parce que je suis convaincu
17:21que c'est un enjeu central
17:22de l'élection présidentielle
17:23qui vient
17:23et je suis convaincu
17:25que nous,
17:26les forces républicaines,
17:27modérées,
17:28libérales,
17:28pro-européennes,
17:29nous ne pouvons pas
17:30laisser cette question
17:31à l'extrême gauche
17:32et à l'extrême droite.
17:33Je constate
17:34qu'il fait une bonne entrée
17:35en campagne
17:35et je veux,
17:37je souhaite
17:37et j'appelle de mes voeux
17:38que tous les candidats
17:40de la droite
17:40et du centre
17:41se rassemblent autour
17:42d'une candidature
17:43parce qu'ensemble
17:44on peut gagner
17:44mais désunis,
17:46il est certain
17:46que nous perdrons
17:47et nos électeurs
17:48ne nous le pardonneront
17:49jamais.
17:49C'est plus clair
17:50du côté d'Edouard Philippe
17:51selon vous ?
17:51Ces questions régaliennes
17:52que vous évoquez,
17:53sécurité,
17:53immigration ou pas du tout ?
17:55Edouard Philippe
17:55nous promet un programme
17:56massif,
17:57nous l'attendons.
17:59Je pense que
18:00quel que soit
18:02le parti auquel
18:03nous appartenons,
18:05ce que je constate
18:05c'est que Gabriel Attal,
18:06lui au moins,
18:07ses intentions
18:07sont claires,
18:09elles sont visibles,
18:10sa campagne
18:10est lancée.
18:12Je ne doute pas
18:12un instant
18:12qu'Edouard Philippe,
18:14Bruno Retailleau,
18:14peut-être d'autres
18:15ont aussi leurs propositions
18:16à porter,
18:17mais un message
18:18à mon échelle
18:19modeste
18:20que je partage
18:20à chacun
18:21de ces candidats-là,
18:23rassemblez-vous,
18:23parlez-vous,
18:24je suis heureux
18:24de voir que Gabriel Attal,
18:25Edouard Philippe se parle,
18:27travaille ensemble,
18:27à l'idée...
18:29Mais en fait,
18:29nous n'avons pas
18:30d'autre choix
18:30que de travailler ensemble
18:31parce que oui,
18:32nous avons des différences,
18:33mais nos différences
18:34sont infimes
18:34par rapport
18:35à la menace
18:36qui nous guette
18:37de l'affrontement
18:38des populismes
18:39que sont LFI
18:40et le Rassemblement National.
18:41Ça,
18:41ça serait le pire
18:42des scénarios
18:42pour vous,
18:43RN,
18:43LFI ?
18:44Ce serait absolument
18:46catastrophique
18:47et je suis convaincu
18:48à juste titre
18:49que nos électeurs
18:50ne nous le pardonneront
18:51jamais.
18:52Mais vous mettez
18:53un signe égal
18:54plutôt entre le RN
18:55et LFI.
18:55Pour le second tour,
18:56je vous pose la question
18:57classique,
18:58qu'est-ce que vous feriez ?
18:58Je vous le dis très franchement,
19:00lorsqu'il a fallu cautionner
19:02ou non le Front Républicain
19:03sous ma circonscription
19:04en 2024,
19:05avec mon équipe,
19:06nous avons pris la décision
19:07de refuser le Front Républicain
19:09avec LFI.
19:09Parce que moi,
19:10le combat de ma vie,
19:11c'est le combat
19:12contre le Rassemblement National,
19:13mais on ne combat pas
19:14l'extrême droite
19:15en cautionnant
19:16une alliance
19:16avec les islamistes
19:17qui accompagnent
19:19et qui soutiennent
19:19l'extrême gauche.
19:21Jamais,
19:21jamais,
19:22jamais,
19:23je ne cautionnerai
19:24le Front Républicain
19:25de la honte
19:26qu'a été celui
19:27avec LFI
19:28pour lutter
19:28contre le Rassemblement National.
19:29Et jamais un vote
19:30pour le Rassemblement National
19:31pour vous non plus ?
19:31Je souhaite sincèrement
19:33que mon camp
19:33remporte cette élection présidentielle
19:35et donc jamais LFI,
19:37jamais RN.
19:38Je souhaite
19:39que le droit
19:41et le centre
19:41se rassemblent.
19:42Sur la base des sondages ?
19:44En fait,
19:44un dernier mot.
19:45Aujourd'hui,
19:45je porte une proposition de loi,
19:47la proposition en mémoire
19:48de Philippines.
19:49Cette proposition-là,
19:50nous l'avons portée
19:51avec la droite
19:52et le centre.
19:52Je l'ai portée
19:53avec Gabriel Attal,
19:54avec Bruno Retailleau,
19:55avec Laurent Nunez,
19:56avec Sébastien Lecornu,
19:58avec Laurent Wauquiez,
19:59avec Gérald Darmanin.
20:00J'ai travaillé
20:01avec tous ces responsables politiques.
20:03Tous ces gens-là
20:03ont travaillé ensemble
20:04et je les remercie
20:05d'avoir travaillé ensemble.
20:06Mais puisqu'ils travaillent ensemble
20:08sur des sujets
20:08aussi importants
20:10que celui-ci,
20:10je leur dis une chose,
20:12faites la même chose
20:12pour l'élection présidentielle,
20:14alliez-vous présenter
20:15une candidature commune,
20:17unique,
20:17pour faire gagner nos idées
20:19face à l'extrême gauche
20:20et face à l'extrême droite.
20:21Merci beaucoup Charles Rodouel,
20:22député ensemble pour
20:23La République,
20:24qui était notre invité
20:24ce matin sur CNews
20:25et sur Europe 1.
20:26Bonne journée à vous.
20:26Sous-titrage Société Radio-Canada
20:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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