- il y a 11 heures
Il y a une quinzaine d’années, les grandes écoles faisaient l’objet d’attaques sur le manque de diversité des profils des étudiants qu’elles intégraient. Une étude avait été commandée par le gouvernement Valls pour évaluer les résultats des différentes politiques d’incitation mises en place… Et en 2021, le couperet était tombé : lorsqu’on dressait le portrait-robot d'un étudiant de grande école, les premières caractéristiques étaient : un homme, originaire de Paris et issu d'un milieu très favorisé.Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ? Grandes écoles ou universités, l’heure est-elle toujours à l’ouverture ? Le coût de plus en plus élevé des études supérieurs recrée-t-il ces inégalités d’accès qu’on avait justement essayé de gommer ? Rebecca Fitoussi et ses invités ouvrent le débat. Année de Production :
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00:01HEC, admis sans les codes de Camille Poulin et Jules Giraudat, un joli documentaire qui nous brosse le portrait de
00:08quelques jeunes
00:08dont l'origine sociale ne les prédestinait pas forcément à de telles études et pourtant ces études, ils les ont
00:14faites.
00:14Est-ce à dire que les grandes écoles sont désormais accessibles à tous ?
00:18S'en est-il fini de cette forme d'entre-soi autrefois dénoncée dans les élites françaises ?
00:22Le privé et la hausse du coût des études supérieures nous fera-t-il régresser ?
00:27Beaucoup, beaucoup de questions, vous l'avez compris, on va se les poser avec nos invités.
00:30Laurence Garnier, bienvenue.
00:31Vous êtes sénatrice LR de Loire-Atlantique, membre de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication
00:36et du sport,
00:38rapporteur de la commission d'enquête sur la capacité des universités françaises à garantir l'excellence académique du service public
00:44de l'enseignement supérieur.
00:45Et vous avez aussi co-écrit ce rapport, déposé en octobre dernier,
00:49« Stratégie universitaire de l'État, fixer un cap, restaurer la confiance ».
00:53Christine Musselin, bienvenue à vous également.
00:55Vous êtes sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS.
00:58Vous avez été aussi pendant plusieurs années directrice scientifique à Sciences Po et directrice du Centre de sociologie des organisations.
01:05Stéphane Benveniste, bienvenue.
01:07Enseignant, chercheur en économie, maître de conférences au Centre d'économie de la Sorbonne
01:11et chercheur affilié à Aix-Marseille Sciences Économiques.
01:15Je vais citer le titre de votre thèse de doctorat,
01:17« Les grandes écoles au XXe siècle, le champ des élites françaises, reproduction sociale, dynastie, réseau ».
01:23Ariane Despierre-Ferry, bienvenue.
01:25Vous êtes journaliste spécialisée en éducation depuis plus de 25 ans,
01:30directrice de la rédaction de l'étudiant, site de référence évidemment,
01:34pour accompagner les jeunes et leurs parents, surtout, dans leur orientation et leur parcours d'études.
01:38Merci beaucoup à tous les quatre d'être ici.
01:41D'abord, cette question de l'ouverture.
01:42Nous avons ici des jeunes qui ne viennent pas de milieux favorisés,
01:46qui n'ont pas les codes, effectivement, qui gardent leur différence,
01:49mais qui semblent quand même s'intégrer et qui se font une vraie place dans cet univers à HEC.
01:55Est-ce que vous pensez qu'on a ici l'illustration de ce qui se passe aujourd'hui dans ces
02:00écoles,
02:01dans ces formations d'élite ?
02:02Christine Musselin, est-ce que ce film est l'illustration, est fidèle à ce qui se passe aujourd'hui ?
02:06Alors, je pense que c'est fidèle à ce qui se passe aujourd'hui,
02:09au sens où, effectivement, il y a eu des efforts d'ouverture dans les grandes écoles depuis plusieurs années.
02:16En même temps, le discours qu'ils tiennent, je le trouve qu'il est...
02:19C'est un discours qu'on aurait déjà eu il y a quelques années
02:22avec des personnes qui auraient intégré ces grandes écoles
02:25en ne venant pas, effectivement, des milieux qui possèdent les codes,
02:29puisque c'est le titre du documentaire.
02:31Donc, il y a à la fois plus de personnes dans ce cas-là,
02:34mais un discours qui, lui, me paraissait relativement stable
02:38sur la difficulté à s'intégrer, sur la difficulté à trouver les réseaux,
02:43sur le sentiment d'imposture, que, personnellement, je trouve parfois aussi important.
02:48C'est bien de garder des liens des deux côtés,
02:50mais c'est vrai que c'est parfois inconfortable.
02:52C'est vrai qu'il y a cette phrase, Laurence Garnier,
02:54« Ils ne veulent pas de nous, ça se voit qu'on les dérange ».
02:56Que vous inspirez ce film et cette grève qui prend sans prendre ?
03:01On n'arrive pas bien à conclure en sortant de ce documentaire,
03:04à se demander si, oui ou non, ça fonctionne.
03:06Oui, c'est toute la question.
03:07D'abord, ce que montre le documentaire, c'est que c'est possible.
03:10Alors, c'est sans doute encore perfectible, mais c'est possible.
03:14Et je trouve que ces jeunes qui témoignent, avec leurs difficultés,
03:17leurs interrogations, mais qui dépassent d'ailleurs largement
03:19le seul champ des études, des jeunes qui sont en quête de sens aujourd'hui,
03:25témoignent quand même du fait qu'aujourd'hui, en France,
03:28même quand on vient d'un milieu social défavorisé,
03:32on peut accéder à ce qu'on appelle rapidement l'élite.
03:36Donc, c'est déjà un point qui est très positif, je trouve.
03:40Ensuite, ce reportage qui s'appelle « Admi sans les codes »,
03:44je trouve que ça pose deux questions.
03:46D'abord, « Admi, dans quelles conditions ? »
03:49J'ai été heureuse de souligner que tous ces jeunes ont fait des classes préparatoires,
03:54c'est-à-dire qu'ils ont intégré HEC en suivant un cursus de classe préparatoire,
04:00comme l'ensemble des élèves qui sont, pour un certain nombre d'entre eux,
04:04issus de milieux, favorisés, mais qui ont suivi le même cursus.
04:07Vous voulez dire que ça aurait pu être quoi, sous forme de quotas ?
04:10Voilà, exactement.
04:11Ce n'est pas une intégration au rabais.
04:12Mais ils méritent pleinement leur place au sein de cet établissement
04:18qui fait partie des établissements d'élite de notre pays.
04:21Et je trouve que ça, c'est très, très important.
04:23Et puis, quand on dit « Admi sans les codes »,
04:26c'est peut-être le dernier point que j'avais envie de souligner
04:29au moment de lancer nos échanges,
04:32c'est cette question de pourquoi sans les codes ?
04:34Et moi, c'est ce qui m'interpelle.
04:36Vous voyez, je suis par ailleurs élue à Nantes.
04:40Nantes, qui est une très grande ville française,
04:42qui compte aussi des quartiers moins favorisés que d'autres.
04:44Et en tant qu'élue municipale, je me bats pour que les jeunes,
04:49les enfants de nos quartiers populaires,
04:52quartiers QPV, politiques de la ville,
04:54puissent accéder dans le périscolaire aux mêmes chances
04:58que les enfants des quartiers favorisés,
05:00des quartiers du centre-ville.
05:02Et ils ont le droit de faire du foot,
05:04mais ils ont aussi le droit, s'ils le souhaitent,
05:06de faire de l'art dramatique.
05:07Ils ont le droit de faire du jambé,
05:09mais ils peuvent aussi faire du violon.
05:10Et c'est tout ça qui leur permettra d'acquérir ces codes
05:14qu'aujourd'hui, tout le monde n'a pas la chance d'acquérir
05:16dès le plus jeune âge.
05:18Ariane Despierres-Ferry, on en est où exactement ?
05:19En 2021, il y avait une étude qui montrait
05:21que la part d'étudiants les plus défavorisés socialement,
05:25c'est-à-dire enfants d'ouvriers ou de parents sans emploi,
05:27n'avait pas vraiment progressé dans les grandes écoles.
05:30Ça, c'était en 2021.
05:31Est-ce que c'est en train d'évoluer ?
05:32Est-ce que ça a évolué depuis 2021, d'ailleurs ?
05:34Les derniers chiffres qu'on a, c'est 11% d'enfants de cadre,
05:39de cadre intermédiaire, dont les enseignants,
05:41ça c'est très important,
05:42parce que les enfants d'enseignants font beaucoup d'études,
05:44sont diplômés d'une grande école.
05:45Quand on regarde les ouvriers ou les employés,
05:48on est à moins de 3%.
05:49Donc la réalité, c'est que c'est très sélectif,
05:52que 11% dans la catégorie la plus informée,
05:55la plus favorisée,
05:56et moins de 3% parmi les autres.
05:58Alors, il y a un sujet qui est celui de l'ouverture sociale
06:02et des efforts qui sont fournis.
06:05On a eu, à l'époque, c'était Valérie Pécresse
06:08qui était ministre de l'Enseignement supérieur,
06:11elle avait donné pour objectif, c'était en 2010,
06:1330% de boursiers en classe préparatoire.
06:16Aujourd'hui, on est à un petit peu moins,
06:18on est à 28%, parce qu'évidemment,
06:20on en parlait, la classe préparatoire,
06:21c'est l'antichambre pour beaucoup de grandes écoles,
06:24si eux-mêmes recrutent dans ces bassins-là.
06:27Donc si déjà le bassin lui-même ne bénéficie pas
06:30d'une ouverture sociale,
06:31vous ne risquez pas de recruter.
06:33Donc 28,6, je crois, c'est le dernier chiffre.
06:35Et on se rend compte, par exemple,
06:38la université, c'est 40% de boursiers,
06:4054% en BTS.
06:41Donc vous voyez que la filière elle-même,
06:44elle est de toute façon déjà socialement marquée.
06:48Donc il n'est pas étonnant que dans les grandes écoles elles-mêmes,
06:50on ait des profils qui soient moins diversifiés,
06:54peut-être, qu'à l'université ou en BTS, comme on le disait.
06:56Est-ce que par ailleurs, il y a des réticentes
06:57d'ailleurs, des écoles qui jouent plus ou moins le jeu ?
06:59Et puis comment ça fonctionne cette formule de quota ?
07:02C'est-à-dire qu'on décide que des jeunes,
07:04même s'ils n'ont pas le niveau, on les prend quand même ?
07:05Il n'y a pas vraiment de quota.
07:07Il y a plutôt des politiques qu'on pourrait appeler
07:10de discrimination positive.
07:12Là, HEC dont on parle dans le documentaire,
07:152 millions d'euros par an pour donner des bourses.
07:18Alors ça vient de la fondation,
07:19donc ce sont les anciens ou des entreprises
07:21qui ont abondé en fléchant leurs dons
07:24pour l'ouverture sociale.
07:26Donc 2 millions par an, ce n'est pas rien.
07:27C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez quelques...
07:30Alors, je n'ai pas le dernier chiffre en tête,
07:33donc je ne sais pas si c'est massif,
07:34mais en tout cas, il y a des personnes
07:35qui ont leurs frais de scolarité offerts.
07:38Et sinon, on a une fourchette
07:40entre 9 000 et 72 000 euros.
07:43Là, c'est sur les 3 ans.
07:44Bon, évidemment, on a passé le cap des 70 000 euros.
07:46C'est gigantesque.
07:48Donc, il y a des aides de la discrimination positive
07:51et ça pose la même question que dans toute la société.
07:54Pour les classes moyennes qui ne bénéficient pas
07:56de ces aides-là, là, ça va être très difficile.
07:58Et on pourra peut-être en reparler tout à l'heure
07:59quand on parlera de l'entrée dans la vie active,
08:01mais ça a des incidences assez fortes.
08:02Stéphane Benveniste, quel est votre regard
08:04sur tout cela, sur ces jeunes qui arrivent
08:06dans ces grandes écoles ?
08:07Effectivement, il y a un système de bourse
08:08qui est quand même mis en place,
08:09mais eux, semble-t-il, sont passés par les classes prépa.
08:11Ils ont suivi la voie classique.
08:12Quel est votre regard ?
08:13Je pense que ce qui est très intéressant
08:15dans ce documentaire, c'est que ça met la focale
08:17vraiment sur ces étudiants
08:19qui sont des trans-classes, en fait,
08:21transfuges de classes.
08:22Et ce qu'il faut quand même dire,
08:25c'est que certes, c'est possible
08:26de rentrer dans ces très, très grandes écoles
08:29quand on vient d'un milieu très défavorisé,
08:31mais en fait, ça reste une infime minorité.
08:34Et ce qui a pu être montré aussi
08:35par certains chercheurs,
08:37notamment Mme Chorockny,
08:38c'est que cette entrée dans ces grandes écoles,
08:41ça constitue une sorte de choc culturel
08:42et un petit peu une expérience ressentie
08:47comme une mise à l'écart
08:48par rapport aux autres étudiants.
08:49Et c'est ce qu'on a pu voir
08:50dans la citation que vous avez rapportée
08:52un peu précédemment.
08:54Et donc, pour autant,
08:56c'est important de leur donner
08:58leur chance de rentrer.
09:00Mais effectivement, ça laisse de côté
09:01une partie très importante
09:04de la réalité sociale de ces grandes écoles,
09:06qui sont que leur composition
09:08est faite d'étudiants extrêmement favorisés.
09:11Si on prend une focale un peu plus large,
09:13en fait, c'est déjà le cas
09:15dans l'enseignement supérieur,
09:16dans son ensemble.
09:17Donc, c'est le cas aussi à l'université,
09:19d'une certaine manière.
09:23Quatre enfants sur cinq
09:24de cadres et de professions supérieures
09:26ont un diplôme du supérieur,
09:27quand c'est le cas d'un enfant d'ouvrier sur trois.
09:30Et donc, on a déjà cette structuration,
09:33cette ségrégation sociale et scolaire,
09:35en fait, dans le supérieur,
09:36dans son ensemble.
09:37Mais elle se renforce, évidemment,
09:38au gré de la sélectivité des programmes.
09:41Et donc, si on prend les professions
09:43et catégories socioprofessionnelles
09:44les plus favorisées,
09:45l'étude de 2021 que vous mentionnez,
09:48met en avant qu'elle représente
09:4920% de la population,
09:5165% des étudiants des grandes écoles
09:53et 85%, si on s'intéresse,
09:56aux 25 grandes écoles
09:57les plus sélectives et les plus prestigieuses.
09:59C'est fou parce qu'on a quand même l'impression
10:00que c'est un sujet
10:01qui préoccupe les autorités
10:02depuis des années.
10:04Enfin, c'est question de diversité,
10:05d'ouverture, d'intégration, d'inclusivité.
10:08J'ai l'impression que ça fait 15 ans
10:09qu'on en parle.
10:10Et pourtant, les chiffres montrent
10:11que ça évolue assez peu, Christine Musselin ?
10:13Je dirais que ça fait beaucoup plus longtemps
10:14qu'on en parle.
10:15Parce qu'en fait, il y avait quand même
10:16eu toute une période
10:17où l'échelle sociale,
10:18on pouvait la grimper
10:20grâce à l'école,
10:21grâce au secteur public.
10:23Et il y a eu ensuite une stagnation,
10:24voire une régression.
10:25C'est ce que montraient
10:26les travaux de Claude Tellot
10:27au milieu des années 90.
10:29Donc, voilà,
10:30ce n'est pas récent du tout.
10:31La préoccupation est redevenue
10:33très importante, effectivement,
10:34plutôt sous le ministère Pécresse,
10:36avec les cordées de la réussite
10:38et des moyens d'essayer de penser ça.
10:40Il y a quand même eu le rôle
10:41assez important,
10:42enfin, à mon sens,
10:43de Richard Descoings,
10:44qui a un petit peu, voilà,
10:46bousculé les choses
10:47au début des années 2000
10:48en disant,
10:49on doit créer des moyens
10:51d'accès spécifiques
10:52pour certaines populations.
10:54Pas du tout au rabais,
10:55vraiment,
10:57pas du tout,
10:57parce que c'est extrêmement sélectif,
10:59mais avec des critères
11:01qui ne sont pas nécessairement
11:02ceux, justement,
11:03que l'on doit pouvoir remplir
11:04quand on a les codes,
11:05mais, justement,
11:06d'autres critères.
11:08Donc, voilà,
11:08c'est quelque chose, quand même,
11:09qui est latent,
11:10mais on a beaucoup de mal,
11:12effectivement,
11:13à le modifier,
11:14à le transformer.
11:15Ce que font la plupart
11:16des grandes écoles,
11:17c'est plutôt de travailler
11:18en amont,
11:19justement,
11:19pour essayer de préparer
11:20ces jeunes,
11:21un petit peu comme vous le décriviez
11:22pour la ville de Nantes,
11:24de manière à les préparer
11:25en amont,
11:25de façon à ce qu'ils puissent
11:26intégrer des classes préparatoires
11:27et ensuite réussir les concours.
11:29Mais on voit bien
11:29que ça ne fonctionne pas très bien,
11:30en fait.
11:32Je pense que le système
11:33des conventions d'éducation
11:35prioritaire,
11:35de ce point de vue
11:36qu'on a à Sciences Po,
11:37fonctionne beaucoup mieux
11:38puisqu'il y a eu
11:38une augmentation très forte
11:39du nombre d'étudiants.
11:40C'est-à-dire qu'on n'a pas pris...
11:41Enfin,
11:42les conventions d'éducation
11:43prioritaire n'ont pas pris
11:44la place.
11:44On ne sacrifie pas
11:45ceux qui sont...
11:46En revanche,
11:47je suis d'accord pour dire
11:48que ça pose un problème
11:49pour les classes moyennes
11:50parce qu'en fait,
11:52ce sont elles qui ont du mal
11:53à se retrouver
11:54puisqu'elles ne sont pas aidées,
11:56puisqu'elles ne sont pas prioritaires
11:58et en même temps,
11:59elles n'ont pas nécessairement
12:00non plus tous les codes
12:01que peuvent avoir
12:01les classes favorisées.
12:03Parmi les différences notables
12:04que ces jeunes mettent en avant,
12:06ce sont les conditions financières
12:07dans lesquelles
12:08ils font leurs études.
12:09Ils ont été obligés
12:10pour la plupart
12:11de contracter
12:11des prêts étudiants
12:13et la pression du remboursement
12:14pèse déjà sur eux
12:16quand cette pression
12:17n'existe pas
12:17pour les autres.
12:19On va revoir cette séquence
12:20qui est très intéressante
12:21de ce point de vue
12:22et ça va nous permettre
12:22d'ouvrir le second chapitre.
12:25En gros,
12:25soit je commence à rembourser
12:27six mois après avoir
12:27mon diplôme,
12:29soit je peux faire
12:30un an et demi
12:31après avoir eu mon diplôme
12:32si je justifie d'un truc
12:34et de ce que m'a dit la meuf,
12:35la justification
12:36« bonjour, j'ai pas envie »
12:37tout de suite,
12:38ça marche.
12:38T'es à la brede ?
12:39Ouais.
12:39T'as eu de oui ?
12:40Ouais.
12:40Elle m'a pas dit ça,
12:41moi-même, elle m'a dit six mois.
12:43Parce que t'es agressif au téléphone.
12:45Moi, je suis gentil.
12:47Bonjour madame.
12:471000 balles !
12:48Ouais.
12:49Ah frérot,
12:50va pas falloir que tu te branles.
12:541000 balles, c'est sévère.
12:55Et encore, je crois que c'est...
12:57Non, c'est 900 et quelques.
12:58Parce que 1000 balles,
12:59tu rajoutes
13:001500 de loyer.
13:01T'as 2500.
13:021500 de loyer,
13:03je vais pas habiter dans le 16e mois.
13:05Ouais, bref.
13:06On va dire
13:061000 de loyer
13:08et 1000 de prêt.
13:10Ça fait 2000.
13:11Ça fait 2000.
13:12J'ai pas mangé,
13:12j'ai pas vécu.
13:14C'est aussi le charme du film,
13:15ils le disent avec leurs mots à eux.
13:17Laurence Garnier,
13:18elle est quand même là.
13:18La grande différence
13:19pour ces jeunes
13:20issus de milieux
13:21pas très favorisés,
13:23c'est qu'ils n'avaient pas
13:24vraiment les moyens
13:24de payer une école
13:25comme HEC,
13:26ils ont fait des prêts étudiants
13:27et ça détermine la suite
13:28aussi pour eux.
13:29Vous avez raison,
13:29cette question financière
13:31qui pèse sur leurs épaules
13:33oriente forcément
13:34le début
13:35de leur parcours professionnel.
13:37Ils sont dans des calculs
13:38que d'autres
13:39n'ont pas à faire,
13:40c'est une réalité.
13:41Mais qui concerne,
13:43et c'est ça qui est intéressant,
13:44c'est que derrière le reportage,
13:45on voit
13:46toute l'évolution
13:47de la structuration
13:48de notre système
13:49d'enseignement supérieur français.
13:50Nous avons commencé
13:52à réfléchir
13:52avec mes collègues sénateurs
13:53sur la question
13:54de l'enseignement supérieur
13:55privé lucratif
13:57qui ne concerne pas
13:59que des très grandes écoles
14:01comme HEC
14:01où les coûts sont exorbitants,
14:0480 000 euros,
14:05dit Isabelle,
14:05à rembourser.
14:06Mais qui débouche sur un diplôme
14:07valable.
14:07Mais qui débouche sur un diplôme
14:09qui est plus que valable,
14:10qui est reconnu
14:10comme un diplôme d'excellence.
14:12Là où on parlait tout à l'heure
14:13de la classe moyenne,
14:15entre ces jeunes
14:15qui sont issus
14:16de catégories sociales
14:17plutôt fragiles
14:19et puis ceux qui sont nés
14:22dans des familles CSP+,
14:24il y a toute cette classe moyenne
14:26qu'il ne faut pas oublier
14:26et qui aujourd'hui,
14:28et c'est ce qu'on analyse
14:29au travers de la mission
14:30d'information
14:30que nous avons rendue
14:32il y a quelques mois,
14:33se détourne parfois à tort,
14:35parfois à raison
14:36de l'université française
14:37qui coûte
14:39pour un étudiant de licence
14:40176 euros par an.
14:42Ça c'est le coût étudiant.
14:43Le coût pour l'État
14:43c'est 12 000 euros.
14:45Il faut quand même
14:45le rappeler aussi.
14:46Qui n'a pas forcément
14:48les moyens d'accéder
14:49à ces formations très chères
14:52de très bonne qualité
14:53et qui parfois
14:53se retrouve à contourner
14:55le système universitaire
14:56en se tournant
14:57vers l'enseignement supérieur
14:58privé lucratif
14:59qui coûte très cher
15:01pour des diplômes
15:02parfois de piètre qualité.
15:04Donc c'est tout ça
15:05en fait qu'il faut regarder.
15:06Et des promesses d'alternance
15:07qui ne viennent pas forcément
15:08pour assurer les études.
15:10Bien sûr.
15:10Et puis sans parler
15:11des arnaques,
15:13des frais de réservation
15:14qu'il faut payer
15:14pour être sûr
15:15d'avoir une place
15:16et qui n'ont aucune valeur légale.
15:18C'est tout ça aussi
15:18qu'il faut remettre en place
15:23parce que beaucoup de Français
15:24aujourd'hui sont démunis
15:25face à des coûts exorbitants
15:27ou à une université française
15:29dont le signal prit
15:30beaucoup de présidents
15:31d'université nous l'ont dit
15:32est aujourd'hui négatif
15:33pour ces familles.
15:34Concrètement,
15:35les Français,
15:36parfois à tort,
15:37parfois à raison,
15:38mais aussi parfois à tort
15:39parce que l'université française
15:40est belle,
15:40se disent
15:41c'est pas cher
15:41donc ça doit pas être très bien
15:43et se retrouvent
15:44à contourner ce système
15:45et à payer des dizaines
15:46de milliers d'euros
15:46pour des formations médiocres.
15:48C'est ça aussi
15:48qu'il faut que les Français
15:50comprennent
15:50pour pouvoir s'orienter
15:51en mieux
15:52dans ce maquis universitaire.
15:53En préparant cette émission
15:54et en donnant la parole
15:55aux téléspectateurs
15:56comme on le fait chaque semaine,
15:57on s'est rendu compte
15:57que le coût
15:58des études supérieures
16:00était devenu un sujet
16:00qui dépassait très largement
16:02le petit cercle fermé
16:03des écoles comme HEC
16:04ou des écoles d'élite.
16:06Regardez ce que dit
16:07par exemple
16:07Pascal de Saint-Etienne.
16:08Je suis maman de trois jeunes filles
16:10la dernière est en terminale
16:11je suis écœurée
16:12du pouvoir sélectif
16:14de l'argent
16:14pour l'accès
16:15aux études supérieures
16:16il y a même maintenant
16:17des parents
16:18qui payent des structures
16:19pour augmenter leur chance
16:20dans Parcoursup
16:21et je pourrais ajouter
16:22à cela l'exemple
16:23des prépas payantes
16:24pour réussir les concours
16:26pour accéder aux écoles.
16:27On a l'impression
16:28que c'est devenu
16:28un gros business
16:29qu'est-ce que vous en pensez
16:30Stéphane Benenist ?
16:31Oui, si je reprends
16:32le cas d'HEC en particulier
16:34je répondrai plus précisément
16:35à votre question
16:36effectivement
16:36c'est plus de 70 000 euros
16:38de frais de scolarité
16:39mais en plus de ça
16:40effectivement
16:40on n'a pas mangé
16:42on n'a pas vécu
16:43donc il faut se loger
16:44se nourrir
16:45et donc ça représente
16:46en fait sur trois ans
16:47un investissement
16:47de 100 à 150 000 euros
16:50qui se finance
16:51pour les étudiants
16:52qui le doivent
16:52par l'emprunt
16:53puisque si on prend
16:54peut-être quelque chose
16:55qui n'est pas du tout évoqué
16:55aussi dans le documentaire
16:56c'est l'importance
16:58d'une certaine manière
16:59de plus en plus prégnante
17:00dans la société française
17:01du patrimoine
17:02du patrimoine pour habiter
17:04sur les zones d'emploi
17:05mais aussi sur les zones d'études
17:06et notamment en Ile-de-France
17:07où ça coûte de plus en plus cher
17:08et à partir de là
17:09tout de suite
17:09on comprend effectivement
17:10que les capacités
17:11de financement
17:12de ces établissements
17:14d'enseignement supérieur privé
17:15qui sont payants
17:16du coup
17:17sont forcément
17:18très différentes
17:19alors qu'à l'université
17:20en licence
17:21c'est plutôt 3 700 euros
17:22de coût annuel
17:23en fait
17:24pour les finances publiques
17:25mais effectivement
17:26pour les étudiants
17:27la possibilité d'y entrer
17:28à moindre frais
17:30et créer des différences
17:31des inégalités d'accès
17:32qui se basent
17:33effectivement
17:34et essentiellement
17:35sur l'argent
17:35mais est-ce qu'il y a un business
17:36qui est en train
17:37de se mettre en place ?
17:38alors il y a plusieurs business
17:40qui se mettent en place
17:41parce que là on le voit
17:43les jeunes hommes
17:43ils discutent
17:44ils disent
17:44moi je suis dans telle banque
17:45toi tu es dans telle banque
17:45sur ces campus là
17:46vous arrivez le premier jour
17:47il y a 5 banques
17:48qui sont là
17:49avec des prêts
17:49qui sont négociés
17:50c'est-à-dire qu'on a
17:51des taux d'emprunt
17:51qui sont quand même
17:52bien inférieurs évidemment
17:53à ceux qu'on pourrait prendre
17:55nous
17:57pour x ou y raison
17:58alors sur l'emprunt
18:00peut-être juste un petit mot
18:01avant de revenir sur le business
18:03en question
18:03c'est qu'on a
18:05300 000 à peu près étudiants
18:07qui sont endettés
18:08en France
18:08c'est 10% des étudiants
18:10on pourrait se dire
18:11c'est très peu
18:12et quand on regarde
18:13dans le détail
18:13il y a le bureau national
18:15des élèves
18:16des écoles de management
18:16qui a regardé
18:1757% des élèves
18:18en école de management
18:19sont endettés
18:21donc fatalement
18:22on ne commence pas la vie
18:23de la même manière
18:24après
18:25les frais de scolarité
18:26ils sont corrélés
18:28au premier salaire
18:29à l'entrée dans la vie active
18:30c'est-à-dire
18:30on le voit
18:31on en reparlera peut-être
18:32mais on voit très nettement
18:33des différences de salaire
18:36selon la catégorie
18:37de l'école
18:38en tout cas
18:38et alors
18:39sur le business
18:40on a toujours eu
18:41des établissements privés
18:42en France
18:43là on parle de ces écoles
18:44oui je sais
18:45c'est historique
18:45c'est connu
18:46on le sait
18:46mais on a l'impression
18:47d'autres se mettent en place
18:49les autres
18:49c'est ceux
18:50dont vous parliez tout à l'heure
18:51avec le secteur privé
18:52donc on a dit
18:53à peu près
18:53un peu plus de 25%
18:54des étudiants
18:55aujourd'hui
18:5615%
18:57dans ce fameux
18:58secteur privé lucratif
19:00alors il y a de tout
19:01dans ce qu'on appelle
19:02privé lucratif
19:03c'est-à-dire que vous allez avoir
19:04des formations
19:06où il y a un fonds
19:07de capitalisation
19:08qui est entré
19:08et donc vous avez
19:09de grandes écoles
19:10où il y a des fonds
19:10qui sont entrés
19:11on peut citer
19:12EM Lyon
19:12qui n'est quand même pas
19:13la dernière école de commerce
19:14voilà
19:15elle est considérée
19:16comme lucrative
19:17même si elle a encore
19:18ses actionnaires
19:18de la chambre de commerce
19:19etc
19:20donc c'est un cas
19:20un peu à part
19:21donc vous avez
19:22ce secteur-là
19:23qui s'est énormément développé
19:24depuis 2018-2020
19:27on va dire
19:27alors il y a eu
19:28c'est récent
19:29c'est un phénomène
19:29oui
19:30il y avait donc la loi
19:31sur la liberté
19:32de choisir son avenir
19:35professionnel
19:35il y a eu
19:36une manne financière
19:37c'est comme ça
19:37qu'on la qualifie
19:38avec le souhait
19:39porté par le président
19:40de la République lui-même
19:42d'atteindre le million
19:43d'apprentis
19:43ce que nous avons fait
19:44aujourd'hui
19:45on est en flux
19:45à un million d'apprentis
19:47et c'était à peu près
19:4816 milliards d'euros
19:49par an
19:50pour l'État
19:51donc vous avez vu
19:52décret du début
19:53du mois de mars
19:53on a baissé
19:54les aides aux entreprises
19:55parce que cette manne
19:56là en fait
19:57elle a été captée
19:58alors il y a les entreprises
19:59qui ont accueilli
20:00beaucoup d'alternants
20:02c'est positif
20:03dans le sens où
20:04voilà
20:05ça mène plus rapidement
20:06d'ailleurs
20:07à l'entrée dans la vie active
20:08avec un petit
20:09une petite
20:11les salaires
20:12un petit peu plus hauts
20:13que ceux qui n'auraient pas
20:14au début
20:14en tout cas
20:15et ensuite
20:16il y a ces établissements
20:17qui ont été créés
20:18entre guillemets
20:19ex nihilo
20:20pour capter cette manne
20:22et en fait
20:22quand on regarde
20:23la loi française
20:23mais ça vous en parleriez
20:24mieux que moi
20:25toute personne
20:26de plus de 25 ans
20:28considérée comme capable
20:29alors c'est le mot capable
20:30qui compte
20:30une association
20:31peut créer une formation
20:32en établissement
20:33d'enseignement supérieur
20:34donc si on le lit
20:35comme ça
20:35on pourrait se dire
20:36que c'est presque
20:36un bien de consommation
20:37comme un autre
20:40et à part
20:41les formations
20:42qui sont sous tutelle
20:43de ministère
20:45dans le privé
20:47qui fait quoi
20:48en fait
20:48d'où le désarroi
20:49de beaucoup de parents
20:50qu'on a senti
20:51en préparant cette émission
20:52Christine Musselin
20:53je lisais qu'aujourd'hui
20:54un étudiant sur quatre
20:55était scolarisé
20:56dans le privé
20:57mais je crois même
20:57que c'est plus
20:58vous avez des chiffres
20:59par rapport à l'endomire
21:00on est à près de 27%
21:01effectivement actuellement
21:02mais avec beaucoup
21:04de différence
21:04c'est exactement
21:05ce que vous venez
21:06de décrire
21:06dans le privé
21:08c'est à dire que
21:08d'une part
21:09les grandes écoles
21:10traditionnelles
21:11celles qui font partie
21:12de la conférence générale
21:13des universités
21:14la CGE
21:15celles-là
21:16ont d'une part
21:17développé
21:18de nouvelles formations
21:19là
21:20dans le reportage
21:22dans le documentaire
21:23on voit
21:24des étudiants
21:24qui sont effectivement
21:25passés par les classes
21:26préparatoires
21:26et qui ont accédé
21:27à HEC
21:28mais beaucoup
21:29de grandes écoles
21:29c'est pas le cas
21:30d'HEC je crois
21:31jusqu'à très récemment
21:32en tous les cas
21:33ont en plus créé
21:34des bachelors
21:35donc la possibilité
21:36d'accéder
21:37à des grandes écoles
21:38juste après le bac
21:40ce qui n'existait pas
21:41auparavant
21:41donc dans ce cas-là
21:42on ne passe pas
21:43par les grandes écoles
21:44on a ensuite
21:45la possibilité
21:46de revenir
21:47dans le parcours
21:49grande école traditionnelle
21:50mais pas pour tous
21:51c'est sélectif
21:52là aussi à l'entrée
21:53mais bon
21:53ça a énormément ouvert
21:55aussi l'accès
21:56de certaines grandes écoles
21:58à des populations
21:59qui n'auraient pas voulu
22:00faire une classe prépa
22:01par exemple
22:01donc déjà
22:01il y a une augmentation
22:02du privé
22:03par ce biais-là
22:04et puis
22:05il y a tout le privé
22:08lucratif
22:08parfois d'ailleurs
22:09même pas lucratif
22:10parfois c'est
22:11des formations
22:13qui se sont développées
22:15effectivement
22:15sur la base
22:16de cette loi
22:17de 2018
22:19en faveur
22:19de l'alternance
22:20avec des subventions
22:22publiques
22:22qui ont permis
22:23de développer
22:24tout ce secteur-là
22:25et c'est là qu'on a
22:26quand même
22:26tout un maquis
22:27de choses
22:28tout à fait
22:30respectables
22:31et puis d'autres
22:31effectivement
22:32qui ne sont absolument
22:33pas contrôlées
22:34Est-ce que tout cela
22:34met à mal le modèle français
22:35ce modèle historique
22:36qui faisait qu'aujourd'hui
22:38on pouvait faire des études
22:39sans trop se ruiner
22:40sans ruiner ses parents
22:41Laurence Garnier ?
22:42Il ne faut certainement pas
22:43que ça le mette à mal
22:44en tout cas
22:44donc je prolonge
22:45et je rejoins tout à fait
22:46vos propos
22:48on est en train
22:49de réfléchir
22:50autour des travaux
22:51du ministre
22:52Philippe Baptiste
22:53la loi Baptiste
22:55à la manière
22:56dont on peut
22:56comme vous le dites
22:57labelliser
22:57de manière un peu
22:58sérieuse
22:59en s'appuyant
22:59sur des structures
23:01d'évaluation
23:02qui ont la compétence
23:03technique
23:03un certain nombre
23:04d'établissements privés
23:05donc il y aura
23:07vraisemblablement
23:08lorsque ce texte
23:09sera à l'examen
23:10de nos travaux parlementaires
23:11des possibilités
23:13d'agrément
23:13des possibilités
23:14de partenariats
23:16en fonction
23:18de chaque établissement
23:19pour faire en sorte
23:21qu'on soit
23:21dans quelque chose
23:22de qualitatif
23:23dans ce qui est proposé
23:24aux familles
23:24parce que
23:25le coût
23:26est un premier sujet
23:28mais payer très cher
23:30pour une formation
23:30qui n'est pas qualitative
23:32on ajoute
23:33de la difficulté
23:34à la difficulté
23:35et ne pas trouver
23:35d'emploi derrière
23:36et ne pas trouver
23:36d'emploi derrière
23:37exactement
23:37on a même
23:39aujourd'hui
23:39des prétendues
23:41écoles d'enseignement
23:43supérieur
23:43qui avaient
23:44je pense
23:44dans ma région
23:45des pays de la Loire
23:45au Mans
23:46qui avaient
23:46pignon sur rue
23:47au Mans
23:48et qui étaient
23:49en fait
23:49des filières
23:50d'immigration
23:51pour des étudiants
23:52qui passaient
23:53par cette structure
23:53pour obtenir
23:54des visas étudiants
23:55et en fait
23:56il n'y avait pas
23:56d'enseignement
23:57donc il faut
23:58effectivement
24:00que le législateur
24:01s'intéresse
24:02à ce sujet
24:02pour garantir
24:03la qualité
24:04de l'enseignement
24:04supérieur français
24:05qui est réputée
24:06et qui doit
24:07le rester
24:08je voudrais quand même
24:09apporter peut-être
24:09juste un petit
24:10pas un bémol
24:11mais un petit pas
24:13de côté
24:13parce qu'on parle
24:14là aujourd'hui
24:15parce que le reportage
24:16est centré
24:16sur les écoles
24:17de commerce
24:17HEC en premier lieu
24:19mais toutes les autres
24:20écoles de commerce
24:21ça reste un domaine
24:22d'études
24:22qui est spécifique
24:23qui coûte très cher
24:26vous avez parlé aussi
24:27des bachelors
24:28évidemment
24:28derrière il y a aussi
24:29du business
24:30je crois qu'il faut
24:30se le dire
24:32regardez les écoles
24:33d'ingénieurs françaises
24:34beaucoup sont publiques
24:36et leurs coûts
24:37annuels
24:38qui ne sont pas neutres
24:39mais se situent souvent
24:40autour de 3-4 000 euros
24:41par an
24:42ce qui est sans commune mesure
24:44avec ces grandes écoles
24:45mais elles aussi
24:45ont mis en place
24:46les prépas post-bac
24:47encore faire des études
24:48pour des prix
24:50qui restent raisonnables
24:51mais même dans ces écoles
24:52ils ont mis en place
24:52les prépas post-bac
24:54eux aussi
24:54ils sont en train d'évoluer
24:55on n'est plus obligé
24:56de passer par les prépas classiques
24:57et puis alors là
24:57on pourrait parler
24:58vous l'avez évoqué
24:59rapidement tout à l'heure
25:00de cette épée
25:02de Damoclès
25:03qui pèse sur nos jeunes
25:04qui sont en plein
25:05dans Parcoursup
25:07actuellement
25:07et c'est vrai
25:08qu'il y a aussi
25:10une activité
25:11souvent lucrative
25:12pas toujours
25:13mais souvent
25:14qui s'est installée
25:15en expliquant
25:16aux jeunes et aux enfants
25:17et aux parents
25:18aux familles
25:19que nous on est
25:20hors Parcoursup
25:21donc vous pouvez avoir
25:22votre place tout de suite
25:22vous n'avez pas à passer
25:23par cette boîte noire
25:25qui a des vertus
25:26qui a aussi
25:28une forme d'efficacité
25:29et aussi
25:30d'égalité d'accès
25:31parce que ce n'est pas
25:32parce qu'on est né
25:32dans un territoire rural
25:33ou défavorisé
25:34qu'on ne peut pas
25:35aujourd'hui accéder
25:36aux meilleures formations
25:37parisiennes
25:37donc il y a des vertus
25:38à Parcoursup
25:39mais il y a aussi
25:40beaucoup d'angoisse
25:41chez les jeunes
25:41et chez leurs familles
25:42et donc il y a des structures
25:44qui ont fait leur business
25:45de moi je ne suis pas
25:46dans Parcoursup
25:47donc vous aurez la réponse
25:48tout de suite
25:49vous n'aurez pas à attendre
25:50l'ouverture des choix
25:51qui s'étale parfois
25:52sur plusieurs jours
25:53plusieurs semaines
25:53qui sont difficiles
25:54à vivre
25:54pour nos étudiants
25:55Van Benmenist
25:56Ce que j'aurais peut-être
25:58voulu aussi rajouter
25:59c'est si on réfléchit
26:01à comment les familles
26:02prennent leurs décisions
26:02et justement
26:03elles ont peu de regard
26:04sur ce maquis
26:05et peu de visibilité
26:06sur ce maquis
26:07des établissements privés
26:08à ce stade
26:09il faut davantage
26:10de régulation publique
26:11effectivement
26:11avec des labellisations
26:12la labellisation
26:14par le ministère du Travail
26:15ce que ça implique
26:16c'est aussi
26:16que les étudiants
26:17sont un peu emprisonnés
26:18dans ces établissements
26:19privés dont vous parlez
26:21et n'ont pas toujours
26:22des passerelles possibles
26:23avec les formations
26:24reconnues par l'enseignement
26:25supérieur à la recherche
26:26et ça c'est un problème
26:27puisqu'effectivement
26:28elles se retrouvent
26:29dans des formations
26:30dont elles découvrent
26:31la qualité
26:31une fois qu'elles sont sur place
26:32et on a une manière
26:33de théoriser un peu ça
26:34en économie
26:35par la théorie du capital humain
26:36qui a ses défauts
26:37mais qui a aussi
26:38une manière de réfléchir
26:39à la question
26:40en comparant en fait
26:41les bénéfices
26:43et les coûts
26:43des formations
26:43à long terme
26:44et ça ça veut dire
26:47estimer les coûts
26:47les coûts ils sont évidents
26:48c'est les frais de scolarité
26:50effectivement le fait
26:51de se loger
26:52de se nourrir
26:52et de renoncer
26:53à travailler tout de suite
26:54donc ça a un coût
26:55pour les étudiants
26:55ça c'est assez clair
26:56il est plus élevé
26:57pour les familles
26:58qui doivent s'endetter
26:59évidemment
26:59mais les bénéfices
27:00c'est ça qui doit être
27:01justement
27:02enfin qui est l'objet
27:03de tous ces salons
27:05de rencontres
27:06des formations
27:06où les formations privées
27:08sont justement
27:08surreprésentées
27:10et ils sont très difficiles
27:11à appréhender
27:12par les familles
27:12donc pour une formation
27:13comme HEC
27:14à la rigueur
27:15on peut se dire
27:15qu'elle est établie
27:16depuis longtemps
27:16le diplôme aura
27:17une certaine valeur
27:18mais pour d'autres formations
27:19c'est beaucoup plus difficile
27:21de lire
27:21sur l'ensemble
27:22de la carrière
27:23quels vont être
27:23les rendements
27:24de l'éducation
27:25donc les salaires
27:25en fait
27:25donc discuter
27:26les étudiants
27:26dans la séquence
27:27qu'on a vu
27:28que les étudiants
27:29vont pouvoir
27:30en fait obtenir
27:31juste rajouter
27:33que la révolution
27:34de l'IA
27:34en fait
27:34d'une certaine manière
27:36fait aussi
27:37qu'on a moins
27:38de visibilité
27:38sur certains métiers
27:39et aussi
27:40dans les écoles
27:40d'ingénieurs
27:41des étudiants
27:42qui vont s'inscrire
27:43dans des trajectoires
27:44pour devenir
27:45développeurs web
27:45par exemple
27:46vont avoir
27:47plus de difficultés
27:48à savoir
27:49aujourd'hui
27:50et donc à faire
27:50cet arbitrage
27:51investir personnellement
27:52de l'argent
27:53plutôt que collectiviser ça
27:54par un soutien de l'État
27:55ou des entreprises
27:56par la taxe d'apprentissage
27:57par exemple
27:58faire ces décisions là
27:59sont risquées
27:59d'une certaine manière
28:00à l'échelle individuelle
28:01et c'est pour ça
28:01que les collectiviser
28:03a un sens
28:04la question financière
28:05je disais
28:05est loin d'être anodine
28:06parce que lorsqu'on a
28:07un prêt sur le dos
28:08évidemment on peut moins
28:09choisir la voie
28:10en accord avec
28:12ses propres valeurs
28:13et ses propres aspirations
28:14et ça aussi
28:15le film le montre bien
28:16ces jeunes doivent envisager
28:18de sacrifier
28:19au moins pendant un temps
28:21leur quête
28:21de sens au travail
28:23et puis aussi
28:24l'équilibre
28:24vie pro
28:25vie perso
28:26qui est un vrai sujet
28:26pour la génération actuelle
28:27au moins pour quelques années
28:28écoutons cette séquence
28:31quand tu ne rentres pas
28:32du bureau
28:33avant 21h
28:34au plus tôt
28:35je me dis
28:36tu ne peux pas avoir
28:36une vie à côté
28:37tu vois ta vie
28:37c'est ton travail
28:38et moi je ne me projette
28:39pas du tout là-dedans
28:40moi je trouve ça
28:40hyper important
28:42de pouvoir continuer
28:43de voir mes amis
28:44ma famille à côté
28:45de pouvoir continuer
28:45d'avoir d'autres projets
28:47que le travail
28:47ne soit pas le centre
28:48de ma vie
28:50Ariane Despierres-Ferry
28:51c'est vrai que quand on a
28:52payé cher ses études
28:53et qu'on va devoir
28:54du coup travailler
28:54comme un forcené
28:55à la sortie de ses études
28:56pour payer son prêt
28:57on est obligé de sacrifier
28:58le sens
28:59ses choix
29:00sa vie personnelle
29:01alors ce qui est intéressant
29:02c'est que là vous avez montré
29:03l'exemple
29:03ce sont les jeunes
29:04qui en parlent
29:04et au tout début
29:05du documentaire
29:06on a Héloïc Perrache
29:07qui est le directeur général
29:08d'HEC
29:08qui parle
29:09et il dit exactement
29:10ce que vous êtes
29:12un peu l'inverse
29:13de ce que finalement
29:13va se dérouler
29:15il dit
29:16qui avez-vous envie d'être
29:18qu'est-ce que vous voulez faire
29:21se réaliser
29:21c'est aussi une part du bonheur
29:22avoir des objectifs
29:23et il termine en disant
29:24il faut être des leaders
29:25inspirés et inspirants
29:26donc pour être inspirés
29:27et inspirants
29:28il faut déjà soi-même
29:29avoir quand même
29:30un choix
29:31qui correspond
29:32à ses aspirations
29:33on l'a dit tout à l'heure
29:34quand vous êtes endetté
29:35vous savez qu'il faut
29:36les premières années
29:38en tout cas
29:38seront consacrées
29:39au remboursement
29:39de cette dette
29:42quand on fait un petit calcul
29:43si on regarde par exemple
29:44en 18 mois
29:45une personne qui sort d'HEC
29:46a déjà gagné autant
29:47que ce qu'il a dépensé
29:49à peu près
29:4918 mois, 2 ans
29:50ça ne veut pas dire
29:51qu'il a remboursé
29:51il a gagné la somme
29:52donc évidemment
29:53le remboursement
29:54ils en parlaient
29:55c'est un peu plus long
29:55mais néanmoins
29:57ce qu'on voit
29:57c'est que
29:58et ça c'est pas nouveau
29:59ça a toujours été comme ça
30:00dans les grandes écoles
30:02vous avez à peu près
30:0320-25% des jeunes
30:05qui débutent dans
30:05ce qu'on appelle
30:06des cabinets de conseil
30:07d'audit etc
30:08vous avez
30:0910 à 20%
30:10qui vont aller
30:11dans la banque
30:11la finance
30:12certes c'est très bien
30:13rémunéré
30:13mais il y a aussi
30:14tout un modèle économique
30:15derrière ça
30:15c'est à dire que
30:16pour parler des cabinets
30:17de conseil
30:19ils ont une structure
30:20pyramidale
30:21où ils recrutent
30:22des dizaines
30:23de jeunes diplômés
30:25à haut potentiel
30:26ils les font travailler
30:27mais ensuite
30:28pour devenir associés
30:29montés dans la hiérarchie
30:30c'est très peu
30:31donc finalement
30:32on utilise
30:33une ressource intellectuelle
30:34de haut niveau
30:35on va bien la rémunérer
30:37mais effectivement
30:37la vie personnelle
30:39et oui
30:39à quel prix quoi
30:39à quel prix
30:40et il y a aussi autre chose
30:41qui est intéressant
30:42c'est que tout le système économique
30:43est fondé là-dessus
30:44c'est à dire qu'à partir du moment
30:45où vous avez fait
30:462, 3, 4 ans
30:47dans un cabinet comme ça
30:48c'est comme si vous aviez
30:49une troisième formation
30:50sur votre CV
30:51vous avez votre prépa
30:52votre grande école
30:53le cabinet BCG
30:55McKinsey etc
30:56alors là
30:57on vous ouvre les bras
30:58dans l'industrie
30:59dans les grands groupes
31:00etc
31:00donc il y a tout un système
31:01qui repose là-dessus
31:03qui les encourage à ça
31:04et les élèves le disent aussi
31:06à un moment
31:06ce cours
31:07personne n'a envie de le suivre
31:08mais tout le monde y va
31:09parce qu'il faut le faire
31:10alors qu'est-ce qu'on peut dire
31:11à ces jeunes
31:12qui voudraient avoir
31:12à la fois assez de sous
31:14pour payer leurs études
31:17et puis avoir un équilibre
31:18vie pro-vie perso
31:19Christine Musselin
31:19je pense que pour eux
31:20c'est très difficile
31:22justement parce qu'ils ont
31:24ce remboursement
31:24qui est là devant eux
31:26et on voit bien aussi
31:27que le choix des cours
31:29qu'ils font
31:29ils sont orientés
31:30plutôt vers des métiers
31:31qui rapportent beaucoup
31:32ça c'est quelque chose
31:33qu'on a aussi vérifié
31:34avec les CEP
31:35à Sciences Po
31:36ils vont très peu
31:37dans le public
31:37en général
31:38ils vont dans le privé
31:39après Sciences Po
31:41peut-être parce qu'ils ont
31:42aussi besoin d'argent
31:43même si les droits
31:44d'inscription
31:44sont bien évidemment
31:45bien inférieurs
31:46à ceux d'HEC
31:47donc oui
31:48il y a quand même
31:49cette contrainte
31:50et je crains
31:51que cette jeune femme
31:52soit obligée
31:53de travailler
31:53effectivement jusqu'à 21h
31:55comment je pourrais lui dire
31:56autre chose
31:58peut-être dans les premières années
31:59de sa vie
32:00pendant un temps
32:02maintenant on n'a plus
32:02un métier
32:03toute sa vie
32:04je trouve ça très intéressant
32:05parce que
32:06il y a Isabelle
32:08qui dit
32:08moi je veux absolument
32:10garder mon équilibre
32:12mon sport
32:12mes amis
32:13mon sport
32:14et peut-être
32:15qu'elle est inspirante
32:16sans le savoir
32:17elle qui parle
32:17de syndrome de l'imposteur
32:19pour des jeunes
32:20dont le père
32:21et la mère
32:22ont tous fait
32:22de l'audit
32:22et du conseil
32:23chez Lazare
32:24ou je ne sais où
32:25et qui se disent
32:26mais oui
32:26elle a raison
32:26elle a vu autre chose
32:28et peut-être
32:29qu'elle va inspirer
32:30certains jeunes
32:30qui eux
32:31n'ont pas vu autre chose
32:32alors qui ont des moyens financiers
32:34qu'elle n'a pas
32:34mais peut-être
32:36que ça va aussi
32:37leur permettre
32:37et je suis frappée
32:39madame à Sciences Po
32:40vous devez le voir
32:41de voir tous ces jeunes
32:42qui après avoir fait
32:43des études
32:44qu'on qualifie
32:45traditionnellement
32:46de brillantes
32:47reprennent une fromagerie
32:48dans le Cantal
32:49parce qu'ils aspirent
32:50à une forme d'authenticité
32:51de lien humain
32:53qu'ils ne trouvent pas
32:54dans des métiers
32:55d'audit
32:55et de la finance
32:56donc moi ce que je trouve
32:57intéressant
32:57c'est que
32:58le champ des possibles
33:00s'offre à ces jeunes
33:02Isabelle disait bien
33:02en début de reportage
33:03mes parents m'ont poussé
33:04en me disant
33:04comme ça tu pourras choisir
33:05peut-être que c'est
33:06effectivement pas vrai
33:07pour le début
33:09le tout début
33:10de sa vie professionnelle
33:11mais ce sera
33:11très vrai après
33:13je pense qu'elle ne le regrettera pas
33:14aurez-vous une conclusion
33:16si positive
33:17Stéphane Benvenis
33:18oui mais j'aime beaucoup
33:18ce que vous dites
33:19en plus d'ailleurs
33:20c'est en lien
33:23ce que dit Isabelle
33:24avec ce qu'on voit
33:25à la toute fin du film
33:27où justement
33:28les deux protagonistes
33:31disent que c'est une force
33:32de venir
33:32de connaître en fait
33:33les deux milieux
33:34et je pense que ça
33:35d'une certaine manière
33:36effectivement
33:37je ne sais pas
33:38si c'est toujours vrai
33:38parce qu'effectivement
33:39la dette pour le coup
33:40est là
33:41et contraint les choix
33:42cette dette
33:43elle va aussi avoir
33:44des implications
33:45un peu fortes
33:45donc à l'échelle macroéconomique
33:47pour les Etats-Unis
33:49il y a 1800 milliards
33:50de dettes étudiantes
33:51ça représente 50%
33:52du PIB français
33:53donc 6% du PIB américain
33:55mais donc on voit
33:56que l'extension de ce modèle
33:57peut-être peut avoir
33:57des conséquences
33:58et contraint les choix
33:59de ces étudiants
34:01notamment en termes
34:02d'insertion
34:03puisqu'ils vont être amenés
34:03à prendre moins de risques
34:04aller dans les cabinets
34:05de conseil
34:05c'est la voie un peu sûre
34:07et peut-être faire moins
34:08d'entrepreneuriat aussi
34:09ce qui peut amener
34:09à moins d'innovation
34:10cher au récent prix
34:12Nobel d'économie
34:12Philippe Aguillon
34:13et donc cette dette étudiante
34:14c'est pas certain
34:15que ce soit un modèle
34:16vers lequel on veuille aller
34:17en France
34:17Ariane Depierre-Ferry
34:18une dernière petite conclusion
34:20alors c'est vrai
34:21que ce que vous reparliez
34:24d'Isabelle
34:24et de la manière
34:25dont elle a été encouragée
34:26par ses parents
34:26là ce qui est commun
34:28à tous ces jeunes
34:29peut-être qu'ils n'ont pas
34:30les codes
34:31mais en tout cas
34:31que ce soit leur famille
34:33ou leurs enseignants
34:33parce qu'ils parlent aussi
34:34de leurs enseignants au lycée
34:36on sent qu'ils ont été accompagnés
34:37et que l'objectif
34:39l'ambition
34:40l'envie de se dépasser
34:42et de faire quelque chose
34:42de sa vie
34:43ils l'ont eu
34:43donc le moteur
34:44en fait
34:45quel que soit
34:45je dirais
34:46le milieu socio-culturel
34:48c'est quand même
34:49d'avoir des gens
34:50qui vous poussent
34:50qui reconnaissent vos talents
34:52vos compétences
34:52et qui vous donnent envie
34:53de faire quelque chose
34:54et je crois que le pire
34:55pour un jeune
34:56c'est justement
34:56de ne pas être encouragé
34:58quel que soit sa voix
34:59valorisé et accompagné
35:00merci
35:00on va s'arrêter
35:01sur ces pensées positives
35:02merci infiniment
35:03à tous les cas
35:03d'avoir participé
35:04à cet échange
35:04merci à vous de nous avoir suivis
35:06comme chaque semaine
35:06émission et documentaire
35:07à retrouver en replay
35:08sur notre plateforme
35:09publicsena.fr
35:10à très vite
35:10merci beaucoup
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