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  • il y a 2 jours
Au programme de ce nouveau numéro de "En direct du Sénat", le Sénat vote pour l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Les sénateurs ont néanmoins restreint cette interdiction à une liste noire de plateformes jugées nocives pour les enfants. Au programme également, François Hollande auditionné à la Haute Assemblée pour parler de la diplomatie climatique française. 10 ans après, que reste-t-il des accords de Paris sur le climat, que ne respectent plus les États-Unis de Donald Trump ? Et la commission d'enquête sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs poursuit ses auditions. Les industriels dénoncent la pression des enseignes de grande distribution pour faire baisser les prix. Et enfin on parlera de la souffrance psychique au travail. Les sénateurs mènent une mission d’information sur ce fléau qui touche de nombreux salariés. Année de Production :

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Transcription
00:00:11Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle édition d'En Direct du Sénat,
00:00:14l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine à la Haute Assemblée.
00:00:18Tout de suite, le sommaire de cette émission.
00:00:21Le Sénat vote l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.
00:00:25Les sénateurs ont néanmoins restreint cette interdiction à une liste noire de plateformes numériques jugées nocives pour les enfants.
00:00:32François Hollande auditionnait mercredi à la Haute Assemblée sur la diplomatie climatique française.
00:00:37Dix ans après, que restent-ils des accords de Paris sur le climat ?
00:00:40Des accords dont sont sortis les Etats-Unis de Donald Trump.
00:00:44Et puis la commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs poursuit
00:00:48ses auditions.
00:00:48Les différents groupes industriels entendus ont dénoncé la pression mise par les distributeurs français pour faire baisser les prix.
00:00:56Et puis enfin, on parlera de la souffrance psychique au travail.
00:00:59Les sénateurs mènent une mission d'information sur ce fléau qui touche de nombreux salariés en France.
00:01:07Et on commence par le texte de la semaine au Sénat.
00:01:10La proposition de loi qui interdit les réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.
00:01:14Je vous laisse écouter les débats.
00:01:15Comme j'ai eu l'occasion de vous le dire lors de mon propos introductif, jusqu'au bout, on a
00:01:18souhaité pouvoir atterrir sur une position commune.
00:01:21Et je pense que certains ici le souhaitent également.
00:01:24Notre objectif, il est simple.
00:01:25Mon objectif, il est d'aboutir finalement sur un texte sécurisé juridiquement, comme vous, je le pense,
00:01:32au regard non seulement de nos exigences nationales, mais également de nos exigences européennes.
00:01:37Nous proposons donc, faute d'avoir pu arriver, réussir à atterrir sur une position finalement co-construite,
00:01:46je vous repropose le texte initial, l'article 1, tel que sorti de l'Assemblée nationale,
00:01:51parce qu'il me paraît, selon moi, le plus sécurisé, le plus solide juridiquement,
00:01:57conforme surtout aux droits européens, et que, finalement, par rapport à la question de la liste, j'insiste,
00:02:04des réseaux sociaux, c'est absolument inconventionnel.
00:02:08Donc, au moins, l'article 1, tel que sorti de l'Assemblée nationale, n'a pas de liste.
00:02:13Et donc, à ce titre conventionnel, ça a été vérifié par le SGAE, auprès de la Commission européenne,
00:02:19qui nous l'a confirmé oralement, puisque, par écrit, vous avez raison, vous l'avez dit, d'ailleurs,
00:02:25madame la rapporteure, nous n'avons pas la preuve écrite.
00:02:27Forcément, puisque la Commission va avoir besoin d'une notification écrite.
00:02:32Et une notification de la Commission européenne, ça prend trois mois.
00:02:35Donc, c'est une position rapide qui nous a été faite, solide juridiquement,
00:02:40donc sur la liste, et la protection, elle est globale.
00:02:42Sur le contrôle parental, nous avons un désaccord de fond, clairement.
00:02:46Moi, je ne souhaite pas faire porter la responsabilité sur les familles,
00:02:49je souhaite faire totalement porter la responsabilité sur les réseaux sociaux.
00:02:54Et à ce titre, je ne partage pas la position développée dans l'écriture de la rapporteure.
00:03:03Tous les réseaux sociaux doivent être concernés, pour tous les mineurs de moins de 15 ans.
00:03:09Et donc, je vous propose de réintroduire l'article tel que sorti de l'Assemblée nationale.
00:03:15Merci. Et la position de la Commission, madame la rapporteure ?
00:03:21Merci, madame la rapporteure.
00:03:22Non, madame la rapporteure, je suis désolée de vous interrompre,
00:03:24mais il y avait deux amendements en discussion commune.
00:03:27Je vais d'abord passer la parole à madame Acheliman pour le 30-rectif Équaterre.
00:03:31Excusez-moi, madame la rapporteure.
00:03:32Merci, monsieur le président.
00:03:33Alors, bien qu'en discussion commune, cet amendement se distingue un peu
00:03:36de l'amendement qui vient d'être présenté par madame la ministre,
00:03:40je voudrais tout d'abord saluer l'objectif poursuivi par madame la rapporteure
00:03:44pour sécuriser juridiquement le dispositif de l'article 1er au vu de l'avis du Conseil d'État
00:03:51et pour éviter le sort funeste qui avait été réservé à la proposition de loi de notre collègue
00:03:56Laurent Marc-Angèle.
00:03:58Mais pour protéger efficacement les jeunes, nous devons nommer les périls.
00:04:03Et alors, quels sont-ils, ces périls ?
00:04:05Derrière l'écran, nos jeunes sont exposés à la nocivité des réseaux sociaux, cela a été dit.
00:04:10Derrière l'écran, nos jeunes sont aussi exposés à d'autres périls.
00:04:13Et notamment, nous le savons, certains réseaux sociaux sont devenus
00:04:17le terrain de chasse privilégié, de prédateurs sexuels,
00:04:20mais aussi d'autres criminels divers et variés, en tout cas mal intentionnés.
00:04:24Et face à ces risques majeurs, l'idée d'une liste noire qui a été proposée par la Commission
00:04:30me semble être une réponse insuffisamment protectrice,
00:04:34parce que d'abord, le gendarme du numérique, l'Arcom, aura toujours une longueur de retard
00:04:39par rapport aux délinquants qui sévissent sur ces réseaux sociaux,
00:04:43et il faudra attendre qu'il y ait un scandale, qu'il y ait un fait divers,
00:04:46pour se dire tel réseau, qui n'était pas initialement répertorié comme un réseau dangereux,
00:04:51l'est devenu. C'est le premier point.
00:04:53Ensuite, je pense qu'il faut inverser la logique qui est proposée,
00:05:00en posant un principe d'interdiction protecteur,
00:05:03mais aussi en identifiant et en nommant précisément
00:05:07les plateformes qui auront fait l'objet d'une vérification,
00:05:10d'une validation,
00:05:11eu égard au fait qu'elles respectent des exigences élevées
00:05:16en matière de modération, de protection des mineurs,
00:05:18et de l'imitation des mécanismes addictifs pour figurer sur cette liste,
00:05:23qui serait en quelque sorte une liste blanche.
00:05:25démonstration faite de leur inocuité, entre beaucoup de guillemets,
00:05:30il resterait accessible sous certaines conditions,
00:05:34notamment l'accord parental qui a été souligné.
00:05:36En d'autres termes, il s'agit d'éviter d'exposer les mineurs
00:05:40en donnant une espèce de blanc-seing à des plateformes.
00:05:43Merci beaucoup.
00:05:44Merci, chers collègues.
00:05:46Madame la rapporteure, votre avis sur ces deux amendements
00:05:50en discussion commune, s'il vous plaît.
00:05:51Merci, monsieur le Président.
00:05:54Avec votre permission, je voudrais être un petit peu plus longue
00:05:56sur cet amendement, car il s'agit, comme l'a précisé
00:05:58madame la ministre, du cœur du texte.
00:06:01Et je voudrais rappeler ici que la commission,
00:06:04notre commission de la culture, partage évidemment,
00:06:06totalement l'ambition du gouvernement
00:06:07de protéger les mineurs de 15 ans
00:06:11des risques liés aux réseaux sociaux, en douter,
00:06:14n'est pas permis, je tiens à le dire.
00:06:17Mais nous avons estimé que dès lors que la commission européenne
00:06:21a ouvert la porte, une porte, pour légiférer au niveau national,
00:06:24il convient que les dispositions adoptées dans la loi française
00:06:27soient cohérentes et conformes à la Constitution.
00:06:30Nous l'avons toujours lise sous tous les textes.
00:06:32Prévoir une liste fixée par arrêté des sites interdits
00:06:37n'est ainsi, selon nous, que la déclinaison logique
00:06:40indispensable sur les plans juridiques et pratiques
00:06:43de l'interdiction fixée par le texte.
00:06:45Et j'ai développé pourquoi, dans mon propos luminaire,
00:06:47je ne vais pas me répéter.
00:06:49Ce dispositif de désignation des réseaux dangereux
00:06:52pour la santé des jeunes,
00:06:53par un texte réglementaire,
00:06:56la voie d'une interdiction motivée par l'impact
00:06:59sur la santé des jeunes des plateformes dangereuses
00:07:00est d'ailleurs notamment choisie, à l'heure actuelle,
00:07:02par le Danemark.
00:07:03Vous savez, il y a quelques pays au niveau européen
00:07:05qui se mettent en route,
00:07:06et le Danemark choisit la même voie.
00:07:08En outre, la solution proposée par le gouvernement
00:07:11crée un dispositif dans lequel,
00:07:13en l'absence de liste,
00:07:14ni les parents, ni les enfants,
00:07:16ni les plateformes elles-mêmes n'auraient connaissance,
00:07:17en réalité, du champ exact de ce qui est interdit.
00:07:20Car la notion de réseaux sociaux
00:07:21est à la fois trop imprécise
00:07:23pour viser avec certitude
00:07:24certaines plateformes bien connues et trop larges
00:07:26pour éviter d'englober des plateformes sans danger.
00:07:29Ce champ ne serait connu
00:07:31qu'au terme de contentieux successifs.
00:07:33C'est d'ailleurs la raison pour laquelle
00:07:35nous ne sommes pas convaincus
00:07:37par l'idée qu'il y aurait un risque
00:07:39d'inconventionnalité avec cette liste.
00:07:41C'est au contraire, selon nous,
00:07:43un meilleur moyen d'avoir un dispositif précis
00:07:45et non discriminatoire d'interdiction.
00:07:50Vous nous dites que vous avez eu des contacts
00:07:52avec le secrétariat général des Affaires européennes.
00:07:56Nous-mêmes, vous avez organisé d'ailleurs une rencontre,
00:07:58mais nous n'avons pas eu de documents formels,
00:08:01de notes officielles d'études d'impact
00:08:03qui dirait que c'est inconventionnel.
00:08:06Nous-mêmes avons eu des contacts
00:08:08à la Commission européenne,
00:08:09nous avons eu l'avis contraire.
00:08:12Je rappelle que le Conseil d'État,
00:08:13son rôle, c'est justement de vérifier
00:08:15la conventionnalité et la constitutionnalité.
00:08:17Lui-même travaille avec d'éminents juristes,
00:08:19y compris à Bruxelles,
00:08:20dont a pu se forger un avis solide.
00:08:24Donc je voudrais le rappeler ici,
00:08:25s'agissant des aspects pratiques,
00:08:27une liste fixée par arrêté
00:08:29qui est pris après l'avis de l'ARCOM,
00:08:31présente la souplesse nécessaire.
00:08:34En tout état de cause,
00:08:35nous ne pouvons évidemment,
00:08:36pas plus que le gouvernement,
00:08:38avec le dispositif proposé,
00:08:40garantir à ce stade
00:08:41la conventionnalité du texte,
00:08:43car l'appréciation de la Commission
00:08:44se fonde, je l'ai dit tout à l'heure,
00:08:46sur une dérogation au DSA
00:08:47qu'elle a elle-même créée
00:08:48et dont elle décidera in fine de la porter.
00:08:51Mais nous sommes certains
00:08:53que ce dispositif est conforme déjà
00:08:56à nos principes juridiques nationaux,
00:08:58en plus d'être opportuns et efficaces
00:09:00pour interdire l'accès des mineurs
00:09:02aux plateformes dangereuses.
00:09:04S'agissant de l'autorité parentale,
00:09:08bien entendu,
00:09:09j'ai regardé aussi les choses
00:09:10avec précision,
00:09:12au-delà de la question de fond.
00:09:14Le Conseil d'État
00:09:15nous invite à respecter le droit civil
00:09:18et la version proposée
00:09:21par le gouvernement
00:09:22exclut toute intervention
00:09:24de l'autorité parentale.
00:09:25Il empêche les parents
00:09:26d'exercer leur mission légale
00:09:30et d'accompagner l'enfant
00:09:33dans l'exercice,
00:09:34de le guider dans l'exercice
00:09:36de ses droits fondamentaux.
00:09:37C'est l'article 371
00:09:40et les suivants du Code civil.
00:09:43J'ai interrogé l'ACNIL
00:09:44« Selon l'ACNIL,
00:09:46l'autorité parentale
00:09:47ne présente pas
00:09:48de difficultés insurmontables.
00:09:50Le lien parent-enfant
00:09:51existant déjà
00:09:52pour l'ensemble des élèves
00:09:54dans EduConnect
00:09:55et va continuer à être travaillé. »
00:09:58Je pense qu'il est important
00:09:59que ce texte se place aussi
00:10:00sur ces principes fondamentaux
00:10:03qui régissent l'autorité parentale.
00:10:06Nous nous croyons
00:10:07à la responsabilité individuelle
00:10:09et à la responsabilité des parents
00:10:10pour accompagner leurs enfants.
00:10:12Voilà les quelques éléments
00:10:13d'explication que je voulais vous donner,
00:10:15Madame la Ministre,
00:10:16sur votre amendement.
00:10:18S'agissant de l'amendement
00:10:19de Madame Eschliman,
00:10:21il souhaiterait que la liste noire
00:10:22ce soit une liste blanche.
00:10:25En disant
00:10:26« Tout ce qui est sur cette liste est sûr,
00:10:29on semble supprimer toute nécessité
00:10:32d'une supervision parentale,
00:10:33même du point de vue du temps d'écran. »
00:10:36Par ailleurs, instaurer une liste blanche
00:10:37revient à instaurer un régime
00:10:38administratif d'autorisation préalable
00:10:41à la place d'un régime
00:10:42d'interdiction des plateformes nocives.
00:10:44Il est donc, je crois,
00:10:45très probable qu'un tel système
00:10:47tombe sous le coup
00:10:48de la critique du Conseil d'État,
00:10:49s'agissant d'un problème
00:10:50de proportionnalité
00:10:51entre la protection des enfants
00:10:53et la préservation
00:10:53des droits fondamentaux.
00:10:54C'est donc un avis défavorable.
00:10:57Qui est l'avis du gouvernement,
00:10:59Madame la Ministre,
00:11:00sur l'amendement 30 rectifié,
00:11:02Quater.
00:11:03Merci, Monsieur le Président.
00:11:05Je vais tout d'abord répondre
00:11:06à votre amendement,
00:11:09Madame la Sénatrice,
00:11:09et ensuite, si vous permettez,
00:11:11je répondrai à Madame la Sénatrice,
00:11:13Robert.
00:11:14Sur votre amendement,
00:11:15en fait,
00:11:16les mêmes causes
00:11:17produisent les mêmes effets
00:11:18parce que,
00:11:19de la même manière
00:11:21qu'il est très compliqué
00:11:22d'établir des critères
00:11:24d'une liste noire,
00:11:26à l'inverse,
00:11:27d'établir une liste blanche
00:11:29est tout aussi compliqué.
00:11:31Qui produit ces critères ?
00:11:33Comment on les vérifie ?
00:11:35Qui en est responsable ?
00:11:37Est-ce que c'est...
00:11:38Voilà.
00:11:38Donc, il y a déjà,
00:11:39dans le fond,
00:11:40les mêmes problèmes.
00:11:43Ensuite,
00:11:44concernant cette fameuse liste,
00:11:47elle est incompatible
00:11:48avec le droit de l'Union,
00:11:50particulièrement au DSA,
00:11:51également,
00:11:52de la même manière
00:11:52que cette liste noire
00:11:54est pas conventionnelle,
00:11:55eh bien,
00:11:56la liste blanche
00:11:56ne l'est pas plus.
00:11:58Et c'est, finalement,
00:11:59donner un blanc-seing
00:12:01à un instant T
00:12:03à un réseau social.
00:12:04Mais moi,
00:12:05je suis provendamment convaincue
00:12:06qu'un des effets
00:12:08de bord
00:12:09de la liste,
00:12:10ça va être
00:12:11un effet de contournement.
00:12:14Les plateformes,
00:12:15ce sont des puissances financières.
00:12:17Et les puissances financières
00:12:18ont la capacité,
00:12:19nous le voyons,
00:12:20sur les sites pornographiques.
00:12:22Il y a des contournements
00:12:23de mineurs
00:12:23qui n'ont pas le droit
00:12:25d'aller sur les sites pornographiques.
00:12:27Et il y a une liste
00:12:28à l'ARCOM.
00:12:29Il y a un contournement
00:12:30et les mineurs
00:12:30se détournent vers
00:12:31d'autres sites pornographiques
00:12:32qui ne sont pas
00:12:33dans cette liste.
00:12:33Je suis convaincue
00:12:35que sur la liste
00:12:39d'interdiction
00:12:40que propose
00:12:40madame la rapporteure,
00:12:42il y aura des systèmes
00:12:43d'accontournement
00:12:44non seulement des usagers,
00:12:45mais en plus
00:12:46des plateformes
00:12:47qui, elles-mêmes,
00:12:48ont la capacité financière
00:12:50de créer
00:12:50des nouveaux réseaux sociaux.
00:12:52Donc ça,
00:12:53que ce soit dans un sens
00:12:54comme dans l'autre,
00:12:54ce sera extrêmement compliqué
00:12:55d'estimer qu'à un instant T,
00:12:57celle-ci,
00:12:58elle est fréquentable,
00:12:59ce réseau social
00:12:59est fréquentable,
00:13:00mais demain,
00:13:01il ne le sera plus
00:13:02parce que
00:13:03les prédateurs,
00:13:04ils n'en ont rien à faire
00:13:06des listes blanches
00:13:07et des listes noires.
00:13:09Ça, c'est,
00:13:10voilà,
00:13:10ce que je voulais faire
00:13:11comme réponse,
00:13:12même si je trouve ça
00:13:13vraiment très intéressant,
00:13:14c'est inversement.
00:13:15Donc je donnerai
00:13:16un avis défavorable
00:13:17à votre amendement,
00:13:18madame la sénatrice.
00:13:19Sur les...
00:13:21Madame la ministre,
00:13:23je préférais
00:13:24que vous interveniez
00:13:25après toutes les explications
00:13:27de vote.
00:13:27Je pense que la discussion
00:13:28serait plus cohérente comme ça.
00:13:30Madame la présidente Robert,
00:13:31vous avez la parole.
00:13:37Merci,
00:13:37monsieur le président.
00:13:39En fait,
00:13:39j'attendais la réponse
00:13:40de madame la ministre
00:13:41parce que je n'ai pas été
00:13:42complètement convaincue
00:13:44par la présentation
00:13:47de son amendement
00:13:47et je pensais
00:13:48qu'elle allait être
00:13:49beaucoup plus convaincante
00:13:51parce que dire
00:13:52que c'est sécurisé
00:13:53juridiquement
00:13:53et nous dire
00:13:54en même temps
00:13:56que finalement,
00:13:57ce n'est qu'un engagement
00:13:58moral de la commission
00:13:59pour dire que
00:14:00la liste est contraire
00:14:02au droit européen,
00:14:03pardonnez-moi,
00:14:04nous sommes législateurs,
00:14:05ça pose question.
00:14:07Alors ça,
00:14:08j'espère que vraiment,
00:14:10vous allez être
00:14:10un petit peu plus convaincante
00:14:11parce que je n'ai pas du tout
00:14:12été convaincue
00:14:13par votre réponse.
00:14:14J'ai une autre question,
00:14:15madame la ministre,
00:14:16pour qu'on avance
00:14:17dans le débat.
00:14:18Pourquoi n'avez-vous pas
00:14:19repris l'ensemble
00:14:19des exemptions
00:14:20dans la réécriture
00:14:21de l'article 1
00:14:22dans cet amendement ?
00:14:23Vous en avez oublié
00:14:24par rapport
00:14:24à l'Assemblée nationale.
00:14:26Donc,
00:14:26je voulais simplement
00:14:27comprendre pourquoi.
00:14:28Et enfin,
00:14:30et parce que je suis bretonne,
00:14:31je suis tenace,
00:14:33je n'ai pas eu,
00:14:35mais je pense que
00:14:36mes collègues non plus,
00:14:37connaissance de l'avis
00:14:38du Conseil d'État
00:14:39sur votre texte.
00:14:41Est-ce que vous pourriez
00:14:42nous en dire plus ?
00:14:43Je pense qu'aujourd'hui,
00:14:44nous sommes dans un débat
00:14:47qui finalement mène
00:14:48le juridique
00:14:49avec du politique
00:14:51qui a pris le dessus.
00:14:53Nous avons un débat
00:14:55qui pose sur un texte,
00:14:57mais dans un contexte.
00:14:58On doit se presser.
00:14:59Souvenez-vous,
00:15:00le président de la République
00:15:01a dit qu'il fallait
00:15:01que ce soit prêt
00:15:02pour le 1er septembre.
00:15:04Pardonnez-moi,
00:15:05mais à un moment,
00:15:06il faut aussi être sérieux.
00:15:09Et ici,
00:15:10Madame la ministre,
00:15:10vous êtes au Sénat.
00:15:11Et donc,
00:15:12peut-être qu'on va
00:15:12un peu plus lentement,
00:15:14mais on le fait
00:15:15avec rigueur.
00:15:16Et quand vous avancez
00:15:17des arguments comme ça,
00:15:19pardonnez-moi,
00:15:20pardonnez-nous,
00:15:21nous ne pouvons pas
00:15:22être convaincus.
00:15:23Donc,
00:15:24je crois que
00:15:25si nous voulons
00:15:25trouver ce compromis,
00:15:27et moi,
00:15:27je trouve que c'est
00:15:28un enjeu majeur,
00:15:29et qu'arriver
00:15:30dans une situation
00:15:31pareille,
00:15:31dans cet hémicycle,
00:15:32en ayant une divergence
00:15:34rédactionnelle
00:15:35et une divergence
00:15:35d'interprétation,
00:15:37ça me semble
00:15:38extrêmement grave.
00:15:39Et qui nous a mis
00:15:40dans cette situation ?
00:15:42Qui nous a mis
00:15:42dans cette situation ?
00:15:43Pas le Sénat,
00:15:44en tout cas.
00:15:46Monsieur le Président
00:15:47de la Commission
00:15:48de la Culture,
00:15:48vous avez la parole.
00:15:51Merci,
00:15:52Monsieur le Président.
00:15:55Où en sommes-nous ?
00:15:57En fait,
00:15:58vous nous dites,
00:15:59Madame la Ministre,
00:16:00depuis plusieurs jours,
00:16:01y compris dans votre
00:16:02propos introductif,
00:16:04que le texte
00:16:05de l'Assemblée nationale
00:16:05est à prendre,
00:16:06à laisser,
00:16:07ou sinon,
00:16:08le processus législatif
00:16:09s'arrête là.
00:16:11Sur cette remarque,
00:16:12nous vous disons
00:16:12deux fois non.
00:16:14Deux fois non.
00:16:15D'abord,
00:16:15parce que le texte
00:16:16de Madame Miller,
00:16:17nous le savons,
00:16:18nous le savons
00:16:18parce qu'il y a eu
00:16:19l'avis du Conseil d'État,
00:16:20le texte de Madame Miller
00:16:22est fragile juridiquement.
00:16:24Nous avons eu l'expérience
00:16:25avec la loi Avia
00:16:26d'un passage en force
00:16:28législatif
00:16:28pour répondre
00:16:30à une commande
00:16:31en 2020
00:16:32et à la fin,
00:16:34ça s'est traduit
00:16:34par un avis
00:16:35du Conseil constitutionnel,
00:16:36une décision
00:16:36du Conseil constitutionnel
00:16:37qui a vidé
00:16:38de sa substance
00:16:39un texte de loi.
00:16:40Nous voulons éviter
00:16:41à tout prix
00:16:42de se retrouver
00:16:43dans cette situation.
00:16:44L'avis du Conseil d'État,
00:16:45il a été doublement donné.
00:16:48Les deux fois,
00:16:49il dit la même chose,
00:16:50à savoir que
00:16:51si nous votons
00:16:52la PPL
00:16:53dans sa rédaction
00:16:54Assemblée nationale,
00:16:55nous nous exposons
00:16:56très fortement
00:16:57à un risque
00:16:57d'inconstitutionnalité.
00:16:58Nous ne voulons pas
00:17:00prendre ce risque
00:17:01d'inconstitutionnalité.
00:17:02Deuxième chose,
00:17:03le problème que nous avons,
00:17:04c'est l'avis
00:17:05de la Commission européenne.
00:17:07Puisque comme nous sommes
00:17:08sur un domaine innovant,
00:17:10évidemment,
00:17:11nous n'avons pour l'instant
00:17:12ni vous ni nous
00:17:14de documents écrits
00:17:15prouvant
00:17:15qu'un schéma
00:17:16ou un autre
00:17:17ne pose pas
00:17:18de problème
00:17:18de conventionnalité.
00:17:19Vous dites
00:17:20à U et à Dia
00:17:21partout
00:17:22que la PPL-Miller
00:17:24ne pose pas
00:17:24de problème
00:17:25d'inconstitutionnalité.
00:17:29C'est vrai que,
00:17:30nous avons travaillé
00:17:31ensemble
00:17:31et à chaque fois
00:17:33que ce soit vous
00:17:34ou vos services,
00:17:35nous avons dit
00:17:35la même chose.
00:17:36Donnez-nous
00:17:37une trace écrite.
00:17:39Donnez-nous
00:17:39des échanges
00:17:40de mails,
00:17:41une note.
00:17:42Mettez-nous en contact
00:17:43avec la Commission européenne.
00:17:45Donnez-nous
00:17:45le nom de vos correspondants.
00:17:47Jamais
00:17:47à aucune
00:17:48de ces demandes
00:17:49d'écrit
00:17:49ou d'oralité,
00:17:50nous n'avons
00:17:50une réponse.
00:17:51Figurez-vous
00:17:52que la DG Comec
00:17:54nous a appelés.
00:17:56Sans votre intermédiaire,
00:17:57mais elle nous a appelés.
00:17:58Et hier,
00:17:58elle nous a dit clairement
00:18:00que l'existence
00:18:01d'une liste
00:18:01ne posait pas
00:18:02de problème
00:18:03en termes
00:18:03de convention.
00:18:06Voilà.
00:18:06Alors,
00:18:07c'est parole
00:18:07contre parole.
00:18:08Je n'ai pas l'écrit.
00:18:09Mais c'est pour ça
00:18:10que la procédure,
00:18:11il faut la suivre.
00:18:12C'est-à-dire que demain,
00:18:13le texte qui aura été voté
00:18:14par le Sénat,
00:18:15quel qu'il soit,
00:18:16sera transmis
00:18:16à la Commission européenne.
00:18:18Et la Commission européenne
00:18:19dira le droit européen.
00:18:20Et à partir
00:18:21de ce qui sera dit
00:18:22par le droit européen,
00:18:23nous nous réunirons
00:18:24avec nos collègues députés
00:18:25en CMP,
00:18:26en conscience
00:18:27et en responsabilité.
00:18:28Nous tiendrons
00:18:29en compte du droit français,
00:18:31du droit européen
00:18:31et on écrira correctement
00:18:33ce texte de loi
00:18:34sans un vectif
00:18:35venant d'ailleurs.
00:18:37Merci,
00:18:38Monsieur le Président.
00:18:40Monsieur Vallée,
00:18:41vous avez la parole
00:18:41pour une explication
00:18:42de vote.
00:18:45Merci,
00:18:45Monsieur le Président,
00:18:47Madame la Ministre,
00:18:47Monsieur le Ministre.
00:18:49Vous nous avez dit
00:18:50à plusieurs reprises
00:18:51dans votre intervention
00:18:52liminaire,
00:18:52Madame la Ministre,
00:18:53que le choix est simple
00:18:54et que le choix
00:18:54que nous avons à faire
00:18:55est simple.
00:18:55Si le choix était simple
00:18:56et si c'était le cas,
00:18:58il y a longtemps
00:18:58qu'il serait fait.
00:19:00Et je vais vous dire
00:19:01ce qui passe difficilement,
00:19:02c'est la manière
00:19:03dont vous avez indexé
00:19:04dans votre intervention
00:19:05initiale,
00:19:06celles et ceux
00:19:06et plutôt celles
00:19:07qui depuis des années
00:19:09alertent sérieusement
00:19:10sur le sujet.
00:19:11j'en profite pour vous dire
00:19:13que j'ai présidé
00:19:13la commission d'enquête
00:19:14du Sénat sur TikTok
00:19:15qui a été instaurée
00:19:17à la demande
00:19:17de Claude Maluré
00:19:19et que le sentiment
00:19:20qu'il pourrait y avoir
00:19:21d'un côté
00:19:21les chevaliers blancs
00:19:23qui prennent le taureau
00:19:23par les cornes
00:19:24et vont mettre
00:19:24une mesure à 15 ans
00:19:25et régler la question
00:19:26et de l'autre
00:19:27ceux qui ne verraient pas
00:19:28l'intérêt de l'enfant,
00:19:30évidemment,
00:19:31on ne le reçoit pas aisément.
00:19:34Je pense que vous êtes
00:19:34en fait,
00:19:35comme vient de le dire
00:19:35le président de la commission,
00:19:37gêné par votre propre méthode
00:19:39où le président de la République,
00:19:40parce qu'on ne va pas
00:19:41se cacher derrière
00:19:41notre petit doigt,
00:19:42on sait d'où c'est parti,
00:19:44confond non pas vitesse
00:19:44et précipitation
00:19:45mais vitesse et communication.
00:19:47Il faut une victoire
00:19:48à mettre au crédit
00:19:50du président sur le sujet
00:19:51avant la fin du mandat.
00:19:52On est là, nous,
00:19:53pour travailler sérieusement
00:19:54sur la question
00:19:55des intérêts de l'enfant.
00:19:56Et pour parler
00:19:57de cette proposition de loi
00:19:58votée par la Haute Assemblée,
00:19:59j'accueille Max Brisson.
00:20:00Bonjour.
00:20:01Bonjour.
00:20:01Vous êtes sénateur
00:20:01des Républicains
00:20:02des Pyrénées-Atlantiques
00:20:03et je précise
00:20:03que vous étiez de profession
00:20:05inspecteur général
00:20:05de l'éducation nationale.
00:20:07D'abord,
00:20:07revenons sur le principe
00:20:08de cette interdiction
00:20:09des réseaux sociaux
00:20:10aux mineurs
00:20:10de moins de 15 ans.
00:20:11Ce sont des jeunes
00:20:12qui sont nés avec le numérique
00:20:13et qui ont grandi
00:20:14avec ces réseaux sociaux.
00:20:15Est-ce que cette interdiction
00:20:16n'est pas contre-intuitive
00:20:17et contre-productive ?
00:20:18Je pense que
00:20:19certains réseaux sociaux
00:20:20sont extrêmement toxiques
00:20:22et qu'il faut donc
00:20:23protéger les mineurs,
00:20:24protéger les jeunes
00:20:25d'un certain nombre
00:20:26de dangers
00:20:27qu'ils ne perçoivent pas
00:20:28mais qui existent
00:20:29par l'abus.
00:20:30Donc je crois
00:20:31que cette interdiction
00:20:32était nécessaire,
00:20:33cette majorité numérique,
00:20:34il fallait que nous la posions.
00:20:36On ne pouvait pas
00:20:37la poser
00:20:37à n'importe quel prix.
00:20:39Ce qui est important
00:20:40à retenir
00:20:41de ce qui s'est passé
00:20:41au Sénat,
00:20:42c'est que le Sénat
00:20:43en première lecture
00:20:45et après l'Assemblée nationale
00:20:46a bien posé
00:20:47le principe
00:20:47d'une majorité numérique.
00:20:48On ne peut pas accéder
00:20:49aux réseaux sociaux
00:20:50et aux plateformes
00:20:52à n'importe quel âge.
00:20:53Mais on le rappelle,
00:20:53les sénateurs
00:20:54examinaient un texte
00:20:55issu de l'Assemblée nationale,
00:20:57un texte porté
00:20:58par une députée
00:20:58macroniste
00:20:59qui prévoyait
00:21:00une interdiction générale
00:21:01des réseaux sociaux
00:21:02pour les mineurs
00:21:03de moins de 15 ans.
00:21:03Mais les sénateurs
00:21:04ont modifié le texte
00:21:07noir de plateforme
00:21:08jugé nocive
00:21:08pour les enfants.
00:21:10Pourquoi faire cette distinction ?
00:21:11Parce que la loi
00:21:12ne peut pas être un slogan.
00:21:14Bien sûr,
00:21:14il serait plus facile
00:21:15de dire
00:21:15« c'est interdit ».
00:21:17Sauf qu'il y a un droit
00:21:18et un droit européen
00:21:19et une constitution.
00:21:20Et que toute loi
00:21:21doit s'inscrire
00:21:23dans un principe
00:21:24de proportionnalité
00:21:25entre la protection
00:21:26des libertés
00:21:27et la protection
00:21:29ici de la jeunesse
00:21:30et des mineurs.
00:21:31Et ce que le Sénat écrit
00:21:33est un texte
00:21:34qui correspond
00:21:35à l'avis
00:21:35du Conseil d'État,
00:21:36qui correspond
00:21:37exactement
00:21:37à la juste
00:21:39proportionnalité,
00:21:39on protège,
00:21:40mais on laisse aussi
00:21:41les libertés
00:21:42et la responsabilité
00:21:44parentale.
00:21:44Et donc,
00:21:45c'est dans cet équilibre
00:21:45subtil
00:21:46que nous avons écrit
00:21:47la loi,
00:21:48là où le gouvernement
00:21:49et l'Assemblée
00:21:50souhaitaient
00:21:51une procédure simpliste
00:21:52dont on est à peu près
00:21:53assuré
00:21:54que le Conseil constitutionnel
00:21:55l'aurait censuré,
00:21:57comme ça avait d'ailleurs
00:21:57été le cas
00:21:58de la loi Marc-Angélique
00:21:59qui avait été votée
00:22:01par le Parlement
00:22:01et censurée
00:22:02par le Conseil constitutionnel.
00:22:03Donc,
00:22:04nous avons écrit la loi
00:22:04avec fermeté
00:22:05et précaution.
00:22:07La loi n'est pas un slogan,
00:22:08la loi doit s'inscrire
00:22:09dans un État de droit.
00:22:10Donc,
00:22:11pour vous,
00:22:11cette version sénatoriale
00:22:13est plus solide juridiquement,
00:22:15mais quand même,
00:22:15on le rappelle,
00:22:16la régulation des plateformes
00:22:17de réseaux sociaux,
00:22:18ça relève d'une compétence
00:22:19de l'Union européenne,
00:22:20de la Commission européenne.
00:22:21Donc,
00:22:22est-ce que ça peut être appliqué
00:22:23au final,
00:22:23cette législation française ?
00:22:25Et c'est pour cela
00:22:25que nous avons consulté
00:22:26la Commission
00:22:27et que la Commission
00:22:28nous a dit
00:22:29que nous étions
00:22:30tout à fait
00:22:30dans le cadre
00:22:31du droit européen.
00:22:33À partir de là,
00:22:33avec cette liste
00:22:34qui définit
00:22:35quelles sont
00:22:36les plateformes
00:22:37et quels sont
00:22:38les réseaux
00:22:38qui sont toxiques,
00:22:40qui peuvent être
00:22:41dangereux pour les jeunes.
00:22:42Ce qui n'est pas le cas
00:22:43de tous les réseaux.
00:22:44Donc,
00:22:44une interdiction générale
00:22:45sans une liste
00:22:47des réseaux interdits,
00:22:49c'était un coup d'épée
00:22:51dans l'eau
00:22:51qui aurait été censuré
00:22:52parce que non proportionnel
00:22:54entre la liberté
00:22:55et la protection.
00:22:56Donc, nous avons...
00:22:57Mais qui est-ce qui va décider
00:22:57de cette liste noire
00:22:58de réseaux sociaux ?
00:22:59C'est un décret
00:23:00en Conseil d'État
00:23:01qui le définira
00:23:02à partir d'un certain nombre
00:23:03de critères
00:23:03qui devront être définis
00:23:05par le Conseil d'État
00:23:06et à partir d'analyses poussées
00:23:07par le régulateur
00:23:09qu'est l'ARCOM
00:23:10sur les réseaux
00:23:11qui peuvent présenter
00:23:12un danger
00:23:12et à partir de cette liste,
00:23:14l'interdiction sera posée.
00:23:16C'est bien sûr
00:23:16un peu plus complexe
00:23:17que l'interdiction générale.
00:23:19Mais une interdiction générale
00:23:20votée pour faire plaisir
00:23:21au président de la République,
00:23:22sous la pression du gouvernement
00:23:24et qui aurait été censurée
00:23:25par le Conseil constitutionnel,
00:23:26ça ne sert à rien.
00:23:27Après, dans l'hémicycle,
00:23:28on a entendu la ministre
00:23:29nous dire
00:23:30la Commission ne nous suivra pas,
00:23:31le président de la Commission
00:23:32dire oui,
00:23:33la Commission va nous suivre,
00:23:34on verra qui a raison.
00:23:36Moi, j'ai l'impression
00:23:36que le gouvernement
00:23:37faisait de la pression
00:23:38parce qu'il y a un agenda
00:23:39du président de la République.
00:23:40Effectivement.
00:23:41Emmanuel Macron
00:23:42qui tient beaucoup
00:23:42à cette interdiction
00:23:43des réseaux sociaux aux mineurs
00:23:44qui aimeraient
00:23:45qu'elle soit appliquée
00:23:45dès la rentrée prochaine.
00:23:47Mais compte tenu
00:23:48de ces différentes versions
00:23:49entre le Sénat et l'Assemblée,
00:23:50il va y avoir
00:23:50une commission mixte paritaire
00:23:52entre sept députés
00:23:53et sept sénateurs
00:23:53pour trouver une version commune.
00:23:54Finalement,
00:23:55cet objectif de la rentrée
00:23:56ne sera pas tenu.
00:23:56J'ai la faiblesse
00:23:57de penser que le président de la République
00:23:59en effet veut protéger les mineurs.
00:24:00Mais le président de la République
00:24:01veut surtout faire
00:24:02un coup médiatique.
00:24:03Il a attiré les projecteurs
00:24:04vers lui sur ce sujet
00:24:06parce qu'il sait
00:24:07que l'opinion publique
00:24:07est sensible
00:24:08et donc il a mis une date
00:24:09qui n'est pas tenable,
00:24:11qui n'est pas possible.
00:24:12Nous avons écrit le texte,
00:24:14il va partir à la Commission
00:24:15qui va donner son avis.
00:24:17La Commission a trois mois
00:24:18pour se prononcer.
00:24:18Et ensuite,
00:24:19il y aura une commission mixte paritaire.
00:24:21La fabrique de la loi,
00:24:22c'est long.
00:24:23Donc la Commission européenne
00:24:23a trois mois pour se prononcer,
00:24:24c'est ce que vous dites.
00:24:25Oui, tout à fait.
00:24:26Et la fabrique de la loi,
00:24:27c'est long
00:24:27et ça ne répond pas
00:24:28aux oucases,
00:24:29aux injonctions
00:24:30du président de la République.
00:24:31Nous faisons la loi
00:24:32parce qu'elle est nécessaire.
00:24:33Nous la faisons le mieux possible.
00:24:34L'agenda du président de la République
00:24:35ne nous concerne pas.
00:24:37Dernière question,
00:24:37car dans ce texte,
00:24:38les sénateurs ont également voté
00:24:39l'interdiction du portable
00:24:41au lycée,
00:24:42alors dans les cours,
00:24:43dans les couloirs,
00:24:44mais également dans la cour de récréation.
00:24:46Est-ce que quand on est
00:24:47un lycéen de 16 ans,
00:24:48on n'est pas quand même
00:24:49en mesure de pouvoir sortir
00:24:51ou non son portable
00:24:52dans la cour de récréation ?
00:24:53L'ancien professeur,
00:24:54c'est pas liberticide.
00:24:55L'ancien professeur que je suis,
00:24:56l'ancien inspecteur général,
00:24:57mais surtout l'ancien professeur
00:24:58que je suis,
00:24:59parce que là où le téléphone portable
00:25:01n'a pas sa place,
00:25:01c'est dans la classe.
00:25:03Sauf si d'ailleurs,
00:25:04le professeur le souhaite
00:25:05pour une recherche particulière,
00:25:07comme nous le faisons douce,
00:25:08dans la vraie vie.
00:25:09Mais là,
00:25:09c'est aussi dans la cour de récréation.
00:25:11Pour le reste,
00:25:11il appartiendra au règlement intérieur
00:25:13de dire
00:25:14quand le téléphone portable
00:25:16est possible.
00:25:16Peut-être au moment
00:25:17de la restauration de midi,
00:25:20à l'internat très certainement,
00:25:21peut-être pas à tout moment
00:25:23dans la vie du lycée,
00:25:24c'est au règlement intérieur
00:25:25de le dire.
00:25:25Nous avons posé
00:25:26le principe de l'interdiction
00:25:27pour clarifier les choses,
00:25:29pour donner au proviseur
00:25:31un texte clair.
00:25:32Le portable n'est pas souhaitable
00:25:35au lycée,
00:25:36sauf dans les cas prévus
00:25:37par le règlement intérieur,
00:25:38alors que jusqu'à présent,
00:25:39c'était le contraire.
00:25:40Le portable est accepté,
00:25:43mais il peut être interdit
00:25:44à tel ou tel moment.
00:25:45Donc, je crois
00:25:45qu'on a clarifié les choses,
00:25:46on a harmonisé
00:25:47par rapport au collège.
00:25:48Après, c'est vrai
00:25:48que nous avons affaire
00:25:49à des adolescents,
00:25:50nous avons affaire
00:25:50à des jeunes adultes.
00:25:51Il y a aussi des étudiants
00:25:53dans les lycées
00:25:53et qu'il faut donc
00:25:54que le règlement intérieur
00:25:55adapte à la réalité du lycée.
00:25:57Merci beaucoup.
00:25:57Max Brisson.
00:26:02François Hollande
00:26:03était auditionné
00:26:03ce mercredi au Sénat
00:26:04pour parler de la diplomatie
00:26:05climatique française.
00:26:07L'ancien président
00:26:08de la République
00:26:08est revenu sur l'héritage
00:26:10des accords de Paris
00:26:11sur le climat
00:26:11conclu en 2015,
00:26:13avec des objectifs écologiques
00:26:14aujourd'hui difficiles
00:26:15à atteindre
00:26:16compte tenu
00:26:17des différentes crises internationales.
00:26:18Je me prête bien volontiers
00:26:20à cet exercice
00:26:21parce que l'accord de Paris
00:26:23a certes été historique
00:26:25mais est aujourd'hui
00:26:25bousculé par un certain
00:26:27nombre d'événements
00:26:28et qui ne sont pas
00:26:29de nature
00:26:30tous climatique
00:26:31mais de nature politique.
00:26:34Déjà en 2013,
00:26:37quand s'était posé
00:26:38la question de savoir
00:26:38s'il y avait un pays
00:26:40qui se présentait
00:26:42comme candidat
00:26:43pour organiser
00:26:44cette conférence
00:26:45prévue à la fin
00:26:47de l'année 2015,
00:26:48la France était
00:26:50la seule nation
00:26:51qui avait considéré
00:26:53qu'elle pouvait
00:26:55prendre ce risque
00:26:56car c'était un risque
00:26:57au regard
00:26:58de ce qu'avait été
00:26:59l'échec de Copenhague
00:27:00mais précisément
00:27:00parce que nous
00:27:02pouvions tirer
00:27:03un certain nombre
00:27:04de leçons de Copenhague
00:27:05nous avons engagé
00:27:07ce que vous appelez
00:27:07c'est le sens
00:27:08de votre travail
00:27:10une diplomatie
00:27:11climatique.
00:27:13Pourquoi y avait-il eu
00:27:16l'échec
00:27:17à Copenhague
00:27:18en 2009
00:27:20parce que
00:27:21il avait été
00:27:22pensé
00:27:24qu'au dernier moment
00:27:26la présence
00:27:28des chefs d'Etat
00:27:28les plus influents
00:27:30les plus importants
00:27:31serait de nature
00:27:32à faire
00:27:33accord
00:27:34entre toutes
00:27:35les parties
00:27:35prenantes
00:27:36et à permettre
00:27:39la ratification
00:27:41possible d'un traité
00:27:42par les pays
00:27:44membres de cette
00:27:45convention.
00:27:47En réalité
00:27:48cette méthode
00:27:50avait échoué
00:27:51au-delà même
00:27:53des personnalités
00:27:54qui étaient concernées
00:27:55parce que
00:27:56quand un texte
00:27:58n'a pas été
00:27:59élaboré
00:27:59avec suffisamment
00:28:00de précaution
00:28:01de prévention
00:28:02pour certains
00:28:03en tout cas
00:28:04d'association
00:28:05des pays
00:28:06qui peuvent être
00:28:08les plus décisifs
00:28:09et même
00:28:10de ceux qui
00:28:10n'étant pas
00:28:11les plus riches
00:28:12mais sont
00:28:12quand même
00:28:13les plus nombreux
00:28:14il ne peut pas
00:28:15y avoir
00:28:16de dénouement
00:28:17favorable.
00:28:18Donc dès lors
00:28:19que nous avions
00:28:19pris la décision
00:28:20d'organiser
00:28:21la conférence
00:28:22j'avais demandé
00:28:23au ministre
00:28:25des Affaires étrangères
00:28:25à l'époque
00:28:26Laurent Fabius
00:28:28accompagné
00:28:28d'un certain
00:28:29nombre de personnalités
00:28:30vous les connaissez
00:28:31Laurence Tubiana
00:28:32Nicolas Hulot
00:28:34et les ministres
00:28:36de l'écologie
00:28:36qui se succédaient
00:28:37de s'engager
00:28:39dans une diplomatie
00:28:41qui était
00:28:42celle de la France
00:28:44mais qui était aussi
00:28:45celle des pays
00:28:47européens
00:28:47qui voulaient
00:28:48nous accompagner
00:28:49et ce qui a fait
00:28:50que pendant deux ans
00:28:52il y a eu
00:28:53à travers les voyages
00:28:54que j'ai pu
00:28:55faire
00:28:56moi-même
00:28:57ou que
00:28:58les ministres
00:28:59concernés
00:29:00ont pu
00:29:00multiplier
00:29:02il y a eu
00:29:03la mobilisation
00:29:04d'un certain
00:29:06nombre
00:29:06de pays
00:29:07qui étaient
00:29:07déterminants
00:29:09le premier
00:29:10était
00:29:11les Etats-Unis
00:29:12il se trouve
00:29:12que la présidence
00:29:13Obama
00:29:13était
00:29:14encline
00:29:15à favoriser
00:29:17l'adoption
00:29:18d'un tel accord
00:29:19d'autant qu'Obama
00:29:20avait été
00:29:20un des progrès
00:29:21de l'échec
00:29:23deuxièmement
00:29:24la Chine
00:29:26Sisi Ping
00:29:27à l'époque
00:29:27arrivait aux responsabilités
00:29:29il y est toujours
00:29:31mais
00:29:32le contexte
00:29:33a sans doute changé
00:29:34mais la Chine
00:29:35avait compris
00:29:36que
00:29:37à la fois
00:29:38pour des intérêts
00:29:39qui étaient les siens
00:29:39et pour aussi
00:29:42la cohésion
00:29:43de son pays
00:29:44et enfin
00:29:45pour
00:29:46l'image
00:29:47qu'il souhaitait
00:29:48donner
00:29:48de la Chine
00:29:50qu'il y avait
00:29:51avantage
00:29:52à entrer
00:29:53dans un processus
00:29:55mais
00:29:55au-delà
00:29:56de ces deux
00:29:56grands pays
00:29:57qui sont les deux
00:29:57pays les plus émetteurs
00:29:58de CO2
00:29:59il était important
00:30:01d'avoir une diplomatie
00:30:02qui précisément
00:30:03et c'est le sens aussi
00:30:04de votre question
00:30:06précisément
00:30:06associé
00:30:07des groupes
00:30:10liés à des continents
00:30:12liés à des
00:30:14catastrophes
00:30:15je pense
00:30:16aux pays
00:30:18qui
00:30:18il y a
00:30:19c'est-à-dire
00:30:19aux pays
00:30:20qui ont un littoral
00:30:21qui commence
00:30:22à être submergé
00:30:23de façon à ce qu'on puisse
00:30:25prendre appui
00:30:25sur la détresse
00:30:26souvent
00:30:27sur en tout cas
00:30:28l'inquiétude
00:30:28de ces pays
00:30:30pour
00:30:31justifier
00:30:32un accord
00:30:32qui était
00:30:33regardé
00:30:34comme devant
00:30:35engagé
00:30:37enfin
00:30:37la diplomatie
00:30:39a consisté
00:30:42avec les Nations Unies
00:30:43et avec les négociateurs
00:30:45qui étaient liés
00:30:45aux Nations Unies
00:30:46a demandé
00:30:48c'était je pense
00:30:49un bon principe
00:30:50à chacune
00:30:51des nations
00:30:52de s'engager
00:30:53par écrit
00:30:54de manière à ce que
00:30:55la somme
00:30:56de tous les engagements
00:30:57puisse laisser croire
00:30:58ou espérer
00:31:00que le réchauffement
00:31:02ne montrait pas
00:31:04à 2 degrés
00:31:05Celsius
00:31:05il y avait même
00:31:06l'objectif
00:31:07de 1,5 degrés
00:31:08Celsius
00:31:08par rapport
00:31:08à l'ère pré-industriel
00:31:09à la fin
00:31:10du 21ème siècle
00:31:12donc c'était
00:31:13cette façon
00:31:14de faire
00:31:14qui permettait
00:31:15de faire converger
00:31:17les efforts
00:31:18des uns
00:31:18et des autres
00:31:19et d'en faire
00:31:20l'affaire
00:31:21de tous
00:31:21nous avions
00:31:23néanmoins
00:31:23plusieurs
00:31:25obstacles
00:31:26le premier
00:31:27était
00:31:28les pays
00:31:28producteurs
00:31:29d'énergie
00:31:31mais je dois dire
00:31:32que les conflits
00:31:33qui se passaient
00:31:34déjà à cette époque
00:31:34faisaient qu'ils n'étaient
00:31:35pas forcément
00:31:36dans la meilleure
00:31:37des positions
00:31:38pour résister
00:31:41à cette pression
00:31:42à la nôtre
00:31:42et puis
00:31:44il y avait
00:31:45aussi
00:31:46les pays
00:31:47africains
00:31:47qui considéraient
00:31:49non sans raison
00:31:50que s'il y avait
00:31:52des engagements
00:31:52qui leur étaient
00:31:53demandés
00:31:53et ils leur étaient
00:31:54demandés
00:31:55ça pouvait nuire
00:31:56à leur propre
00:31:57développement
00:31:59avec l'argument
00:32:00vous avez
00:32:01vous les pays
00:32:01développés
00:32:04outrageusement
00:32:05fait souffrir
00:32:06la planète
00:32:08absorber
00:32:08tout ce que
00:32:09les matières
00:32:10et notamment
00:32:11les énergies fossiles
00:32:13pouvaient
00:32:14recéler
00:32:14et puis maintenant
00:32:15vous nous demandez
00:32:16de faire des efforts
00:32:17tout
00:32:18la question
00:32:19que nous avons posée
00:32:21de savoir
00:32:21s'il n'était pas possible
00:32:22d'avoir un fonds
00:32:23qui puisse
00:32:26indemniser
00:32:26ou compenser
00:32:27en tout cas
00:32:27favoriser
00:32:28la transition
00:32:28alors je reviens
00:32:29à la démarche
00:32:32pour essayer
00:32:33de faire avancer
00:32:34vos travaux
00:32:35la diplomatie
00:32:36climatique
00:32:36donc c'est pas
00:32:38une affaire
00:32:39de circonstance
00:32:40c'est une affaire
00:32:41de constance
00:32:43deuxièmement
00:32:44c'est une affaire
00:32:44de chef d'état
00:32:46et de gouvernement
00:32:46mais aussi
00:32:48de société civile
00:32:48nous n'aurions pas réussi
00:32:50les accords de Paris
00:32:51s'il n'y avait pas
00:32:52eu de mobilisation
00:32:54d'organisation
00:32:55non gouvernementale
00:32:56d'opinion aussi
00:32:58et de collectivité locale
00:33:01qui se sont
00:33:02pleinement engagées
00:33:03et je dois même
00:33:04ajouter
00:33:04des entreprises
00:33:05qui ont pour beaucoup
00:33:06compris
00:33:07quel était
00:33:08l'avantage
00:33:08y compris
00:33:09pour leur propre marché
00:33:10de pouvoir
00:33:12être partie prenante
00:33:14de l'accord
00:33:15donc
00:33:16la troisième
00:33:17considération
00:33:18c'est que
00:33:19si on veut
00:33:20nous la France
00:33:22continuer à agir
00:33:23en matière de diplomatie
00:33:24climatique
00:33:25dans un contexte
00:33:26qui a radicalement
00:33:28changé
00:33:29il faut prendre appui
00:33:30sur les pays du sud
00:33:31parce que ce sont eux
00:33:32qui sont à la fois
00:33:34les plus concernés
00:33:35même s'ils n'ont pas
00:33:35les seuls
00:33:36à être frappés
00:33:37par le réchauffement
00:33:38mais les seuls
00:33:40qui au-delà
00:33:41des conflits
00:33:42qui existent
00:33:42des différences
00:33:44idéologiques
00:33:44ou des oppositions
00:33:46que nous pouvons
00:33:47avoir à l'échelle
00:33:48du monde
00:33:48ce sont les seuls
00:33:50qui ont pour objectif
00:33:52quand même
00:33:52de pouvoir
00:33:53faire la transition
00:33:54et de pouvoir
00:33:55s'adapter
00:33:56et de devoir
00:33:56anticiper
00:33:58et c'est ce qui
00:33:59d'ailleurs
00:33:59était la suite
00:34:00de la COP 21
00:34:03je reviendrai
00:34:03après la COP 21
00:34:04mais si on peut regarder
00:34:05ce qui a été fait
00:34:06en continuité
00:34:07même s'il y a eu
00:34:08non pas des reculs
00:34:09mais il y a eu
00:34:10quand même des lenteurs
00:34:11notamment sur la question
00:34:12de la fin des énergies fossiles
00:34:16la question des fonds
00:34:18la question des indemnisations
00:34:19des pertes et dommages
00:34:21tout ça a pu avancer
00:34:23c'est ça qui fait
00:34:24qu'il faut qu'il y ait
00:34:25un intérêt
00:34:26à la négociation
00:34:27alors je termine
00:34:28parce que je veux
00:34:30répondre à vos questions
00:34:32à l'évidence
00:34:33il y a eu quand même
00:34:33la COP elle-même
00:34:35qui s'est réunie
00:34:36à Paris
00:34:37il se trouve
00:34:38qu'en novembre 2015
00:34:41il y a eu
00:34:42les attentats
00:34:44de Stade de France
00:34:46Bataclan
00:34:46Terrasse
00:34:47la question s'est posée
00:34:49de savoir
00:34:50si nous devions
00:34:51reporter
00:34:52la COP
00:34:53pour des raisons
00:34:54de sécurité
00:34:56pour des raisons aussi
00:34:59de confiance
00:35:01que les acteurs principaux
00:35:04réunir plusieurs milliers
00:35:05de personnes à Paris
00:35:06c'était pas simple
00:35:08est-ce que nous devions
00:35:10maintenir ce rendez-vous
00:35:12et j'ai considéré
00:35:14je n'ai pas été le seul
00:35:15heureusement
00:35:16qu'il fallait
00:35:18maintenir
00:35:19non seulement la date
00:35:20mais
00:35:21la venue
00:35:22de tous les chefs
00:35:23d'état
00:35:23étrangers
00:35:25sans faire de lien
00:35:26de causalité
00:35:27je pense que le drame
00:35:28qui nous a frappé
00:35:31a donné
00:35:32à cette conférence
00:35:35un sens particulier
00:35:38ne serait-ce que
00:35:39parce qu'il y avait eu
00:35:42cette tragédie
00:35:42ce coup
00:35:43qui nous était porté
00:35:45il fallait réussir
00:35:47ça créait une obligation
00:35:48de résultat
00:35:50ce qui fait que
00:35:51tous les pays
00:35:52sont
00:35:52avec les chefs d'état
00:35:53sont venus
00:35:55mais que
00:35:55ce ne sont pas eux
00:35:56qui ont
00:35:57finalement
00:35:58été présents
00:35:59le jour où
00:36:00il y a eu l'accord
00:36:01il n'était plus là
00:36:03et il valait mieux
00:36:04qu'il ne soit
00:36:04pas là
00:36:06parce qu'il y a toujours
00:36:07des récalcitrants
00:36:09mais
00:36:10l'accord
00:36:11était suffisamment
00:36:12avancé
00:36:12pour que rien ne puisse
00:36:15en empêcher
00:36:16le dénouement
00:36:17et donc
00:36:17c'est ce qui s'est produit
00:36:20ce qui fait
00:36:21qu'il y a toujours
00:36:21dans un acte diplomatique
00:36:24une affaire
00:36:24de circonstances
00:36:26malgré tout
00:36:27l'engagement
00:36:28que nous pouvons porter
00:36:29cette circonstance
00:36:30aurait pu être défavorable
00:36:31elle s'est trouvée
00:36:33hélas
00:36:34favorable
00:36:36peut-être un dernier mot
00:36:37sur
00:36:38ce qui se passe
00:36:40aujourd'hui
00:36:41et
00:36:42quelles sont
00:36:43les leçons
00:36:44qu'on peut en tirer
00:36:45c'est que
00:36:46à cette époque
00:36:48par rapport
00:36:48à la question
00:36:49du président
00:36:50la question
00:36:51climatique
00:36:52elle était
00:36:53très présente
00:36:54bien sûr
00:36:55dans les sociétés
00:36:56civiles
00:36:58et
00:36:59les chefs d'état
00:37:00et de gouvernement
00:37:00en étaient conscients
00:37:02mais quand il y a eu
00:37:03l'accord de Paris
00:37:04ça n'a pas été
00:37:05non plus un soulèvement
00:37:06général
00:37:06et des manifestations
00:37:08de bonheur
00:37:08qui se sont
00:37:10multipliées
00:37:10à travers la planète
00:37:12parce que précisément
00:37:13il y avait d'autres
00:37:14événements
00:37:15qui arrivaient
00:37:15d'autres tensions
00:37:17c'est qu'après
00:37:18qu'on a considéré
00:37:19que finalement
00:37:20l'accord
00:37:21pouvait être
00:37:23historique
00:37:25et que
00:37:27aujourd'hui
00:37:28avec les guerres
00:37:29avec
00:37:30les divisions
00:37:31du monde
00:37:33avec la question
00:37:34aussi
00:37:35des carburants
00:37:36du pétrole
00:37:38la question
00:37:39climatique
00:37:40peut toujours
00:37:41faire les frais
00:37:42il y a toujours
00:37:43de bonnes raisons
00:37:44de ne pas
00:37:45aller
00:37:46vers
00:37:47le respect
00:37:48des engagements
00:37:49soit parce qu'il y a
00:37:50une crise économique
00:37:51soit parce qu'il y a
00:37:52une crise sanitaire
00:37:52soit parce qu'il y a
00:37:53une crise sécuritaire
00:37:55et donc la diplomatie
00:37:57climatique
00:37:58c'est de dire
00:37:59que
00:37:59ce qu'on fixe
00:38:00comme objectif
00:38:01à moyen
00:38:02mais même
00:38:02à long terme
00:38:03au-delà de tout
00:38:04ce qui peut se produire
00:38:05doit être
00:38:09maintenu
00:38:10respecté
00:38:10pour que
00:38:12il y ait cette confiance
00:38:14qui puisse être gardée
00:38:15dans ce qui est
00:38:16peut-être
00:38:17aujourd'hui
00:38:17le seul domaine
00:38:19
00:38:20au-delà
00:38:20de tout
00:38:21ce qui nous sépare
00:38:22des uns
00:38:22et des autres
00:38:23nous pouvons
00:38:24nous retrouver
00:38:24c'est-à-dire
00:38:25qu'on soit
00:38:25dans une dictature
00:38:26ce qui n'est pas le cas
00:38:27en France
00:38:28ou qu'on soit
00:38:29dans une démocratie
00:38:30qu'on soit
00:38:31dans un pays
00:38:31qui est agressé
00:38:33dans un pays
00:38:34qui est agresseur
00:38:36il y en a
00:38:38il y a au moins
00:38:39un domaine
00:38:40qui finalement
00:38:41nous intéresse tous
00:38:42en tout cas
00:38:42les peuples
00:38:44c'est de savoir
00:38:45si nous pouvons
00:38:46encore habiter
00:38:46la même planète
00:38:47dans des décennies
00:38:49et pour revenir
00:38:49sur cette audition
00:38:50de François Hollande
00:38:51j'accueille Rachid Temal
00:38:52bonjour
00:38:52bonjour
00:38:53vous êtes président
00:38:54délégué du groupe
00:38:54socialiste au Sénat
00:38:55et président
00:38:56de cette mission
00:38:56d'information
00:38:57sur la diplomatie
00:38:58climatique
00:38:59alors dix ans après
00:39:00ces accords de Paris
00:39:01sur le climat
00:39:01que reste-t-il
00:39:02alors que cet objectif
00:39:03de limiter à 1,5 degré
00:39:05le réchauffement climatique
00:39:06d'ici la fin du siècle
00:39:07il va être difficilement tenable
00:39:08d'abord nous avons souhaité
00:39:11inviter François Hollande
00:39:12parce qu'il nous semble
00:39:12important
00:39:13que celui qui a été
00:39:14le père de l'accord
00:39:15historique
00:39:16pas seulement pour la France
00:39:17mais pour le pays
00:39:18pour la planète
00:39:18soit auditionné
00:39:19pour nous expliquer finalement
00:39:20ce qu'a été sa conception
00:39:21sa volonté
00:39:22et comment cela s'est construit
00:39:23il nous a appelé
00:39:24que la constance
00:39:26même aujourd'hui
00:39:26il fallait la porter
00:39:27c'est-à-dire qu'il fallait garder
00:39:28cette question climatique
00:39:29qui finalement unifie les peuples
00:39:30puisque tout le monde
00:39:31doit vivre sur cette planète
00:39:32et que c'était important
00:39:33et dire que même s'il y a
00:39:34des sujets
00:39:35on va l'évoquer
00:39:35quand même globalement
00:39:36les choses ont avancé
00:39:37je veux dire aujourd'hui
00:39:38les pays ont avancé
00:39:40des coalitions existent
00:39:42des ONG ils travaillent
00:39:43des entreprises également
00:39:44ils travaillent
00:39:45la question peut-être
00:39:46qu'il nous reste à faire
00:39:46c'est comment finalement
00:39:47on soit plus exigeant
00:39:49avec un centre d'État
00:39:50les États-Unis
00:39:51la sortie des États-Unis
00:39:52n'est pas simple
00:39:52mais pour autant
00:39:53l'autre grand pays émetteur
00:39:54qui s'appelle la Chine
00:39:55lui il travaille
00:39:56fait des avancées
00:39:57en devant
00:39:58qui permettent notamment
00:39:59sur les dernières
00:40:00renouvelables
00:40:00et puis notre pays
00:40:01nous la France
00:40:01il faut qu'on soit plus porteur
00:40:02mais la France
00:40:03c'est quand même un pays
00:40:03aujourd'hui très en avance
00:40:05alors après vous me direz
00:40:06le niveau de degré
00:40:07n'est pas encore suffisant
00:40:07c'est vrai
00:40:08pour atteindre nos objectifs
00:40:09bien sûr
00:40:10donc il faut voir tout ce qui est
00:40:10le travail qui a été fait
00:40:11il faut aussi voir
00:40:12comment on peut mieux associer
00:40:13les pays du sud
00:40:14parce que la coalition
00:40:15avec les pays du sud
00:40:15est essentielle
00:40:16ceux qui sont les premiers
00:40:17à impacter
00:40:18bien souvent les pays du sud
00:40:19donc il faut aussi
00:40:20mais ça veut dire
00:40:21que pour les pays du sud
00:40:22il faut aussi leur donner
00:40:23des moyens financiers
00:40:24des moyens technologiques
00:40:26pour faire cette mutation
00:40:28cette transition
00:40:30climatique énergétique
00:40:30c'est aussi une question
00:40:31d'aide au développement
00:40:32alors une question
00:40:32sur les États-Unis
00:40:33de Donald Trump
00:40:34qui sont sortis
00:40:34de ces accords
00:40:35de Paris sur le climat
00:40:37comment on peut tenir
00:40:38notre objectif
00:40:38avoir une diplomatie
00:40:39climatique influente
00:40:41sans les États-Unis
00:40:42qui sont quand même
00:40:42le deuxième pays émetteur
00:40:44de gaz à effet de serre
00:40:44au monde
00:40:45d'abord vous l'avez dit
00:40:46il faut une diplomatie forte
00:40:47donc par exemple
00:40:48la question sur l'aide
00:40:49publique au développement
00:40:50ça fait deux années
00:40:51que le gouvernement
00:40:52réduit 2 milliards
00:40:53encore
00:40:53cette aide publique au développement
00:40:54c'est pas un bon signal
00:40:55donc il faut remettre
00:40:56des crédits là-dessus
00:40:56mais sur les États-Unis
00:40:57il faut faire la différenciation
00:40:59entre l'administration
00:41:00Trump
00:41:01et un certain nombre
00:41:02d'États
00:41:03et un certain nombre
00:41:03d'acteurs
00:41:04même économiques
00:41:05américains
00:41:06qui continuent
00:41:06cette dimension-là
00:41:07donc là aussi
00:41:08à nous de tisser
00:41:09les liens
00:41:10plus fortement
00:41:11avec un certain nombre d'États
00:41:11je pense à la Californie
00:41:12mais à d'autres entreprises
00:41:13par exemple
00:41:13qui elles et eux
00:41:15continuent à agir
00:41:16pour le climat
00:41:16donc c'est pour ça
00:41:17que la question des coalitions
00:41:19permet de sortir aussi
00:41:20du seul débat
00:41:21d'État à État
00:41:22d'autant plus que
00:41:22Donald Trump
00:41:23lui il veut aussi détruire
00:41:24l'ONU
00:41:24et l'ONU c'est quand même
00:41:25ce qui porte ces COP-là
00:41:27et puis ce que nous avons évoqué
00:41:28donc avec François Hollande
00:41:29c'est aussi de se dire
00:41:30que finalement
00:41:30le modèle des COP
00:41:31on peut le faire évoluer
00:41:34avec tous les 3, 4, 5 ans
00:41:36qui permettent de faire le point
00:41:38et puis entre temps
00:41:39des COP
00:41:39des réunions plus thématiques
00:41:40par exemple sur les glaciers
00:41:41ou d'autres thématiques comme cela
00:41:42il y a aussi ce travail-là
00:41:43qui peut être intéressant
00:41:44mais surtout
00:41:45l'essentiel c'est de toujours garder
00:41:46la perspective
00:41:47et la volonté
00:41:48même dans des temps difficiles
00:41:50Est-ce que l'Union Européenne
00:41:50peut compenser finalement
00:41:51cette sortie américaine
00:41:53des accords sur le climat
00:41:54et de certaines agences internationales
00:41:55notamment sur l'environnement ?
00:41:57Il est clair que l'Union Européenne
00:41:58n'a pas pris la mesure
00:41:59et donc sur un certain nombre de domaines
00:42:02en fait
00:42:03ils n'ont pas
00:42:03on n'a pas su au niveau européen
00:42:04prendre la place
00:42:07d'un point de vue financier
00:42:08ou autre
00:42:09et c'est vrai que la Chine le fait
00:42:10donc ça c'est vrai
00:42:11qu'il faut que
00:42:12au niveau de l'Union Européenne
00:42:13c'est bien d'adopter
00:42:14plein de mesures
00:42:14mais ce serait aussi bien
00:42:16et peut-être encore mieux
00:42:17d'être plus présent sur le terrain
00:42:18avec soit des financements
00:42:20soit aussi une présidence diplomatique
00:42:21aujourd'hui
00:42:22qui est celui ou celle
00:42:24monsieur ou madame
00:42:25en Europe
00:42:25qui porte la question du climat
00:42:26nous ne le savons pas
00:42:27et donc ça aussi
00:42:29cette volonté-là
00:42:30je crois qu'est importante
00:42:30puis après se dire aussi
00:42:31qu'au sein de l'Union Européenne
00:42:33on voit bien qu'il y a des pays
00:42:34en tout cas des dirigeants
00:42:35un peu on va dire
00:42:36climato-sceptiques
00:42:37en tout cas qui sont plutôt
00:42:37proches de Poutine
00:42:38ou de Trump
00:42:39comme Victor Orban en Hongrie
00:42:40par exemple
00:42:41donc peut-être que là
00:42:41ce que proposent François Hollande
00:42:42et Jesus Christ
00:42:43avoir des coalitions
00:42:44de volontaires
00:42:46des pays qui souhaitent
00:42:46aller plus loin ensemble
00:42:48sur la question du climat
00:42:49donc je crois que c'est une question
00:42:50d'abord de
00:42:50comme il nous l'a dit
00:42:51et il a raison
00:42:51de volonté
00:42:52de constance
00:42:53et il faut aussi avoir
00:42:54des étapes de succès
00:42:55il faut qu'on puisse
00:42:56montrer aux Français
00:42:57aux Européens
00:42:58et dans le monde
00:42:58que finalement
00:42:59certes il y a la question
00:43:00du degré
00:43:01c'est important et essentiel
00:43:02mais aussi que de temps en temps
00:43:03des grandes mesures
00:43:04des choses avancent concrètement
00:43:05je crois que c'est aussi ça
00:43:06qui est important
00:43:07il faut la coalition des gens
00:43:08comment vous moi
00:43:10les habitants
00:43:10voient des choses concrètes
00:43:11agir
00:43:11l'enjeu c'est aussi
00:43:12de défendre
00:43:13une recherche scientifique
00:43:15sur le climat
00:43:15une vérité d'information
00:43:16sur tous ces sujets
00:43:18environnementaux
00:43:18alors que cette vérité scientifique
00:43:20elle est mise à mal
00:43:21par certains pays
00:43:21notamment par
00:43:22Donald Trump
00:43:23qui coupe les crédits
00:43:24de sa recherche scientifique
00:43:25qui interdit même
00:43:26à ses chercheurs
00:43:27de dialoguer
00:43:28avec les autres chercheurs
00:43:28internationaux
00:43:29il y a une mise à mal
00:43:30de ce consensus
00:43:31autour du réchauffement climatique
00:43:32oui mais avant de parler
00:43:33des Etats-Unis
00:43:34parlons de France
00:43:35aujourd'hui regardez
00:43:36sur les réseaux sociaux
00:43:36le complotisme
00:43:37sur le climat existe
00:43:38donc là aussi
00:43:39nous avons besoin
00:43:40nous en France
00:43:40de dire des choses
00:43:41il faut effectivement
00:43:42mieux soutenir la recherche
00:43:43il faut aussi
00:43:43et je le dis
00:43:44il faut concrètement
00:43:45pour la recherche
00:43:45comme je disais tout à l'heure
00:43:46sur les accords internationaux
00:43:48il faut que les gens
00:43:49voient du concret
00:43:50et c'est peut-être ça
00:43:51nos difficultés
00:43:52je le vois dans ce domaine là
00:43:53c'est beaucoup d'acronymes
00:43:54beaucoup de grands concepts
00:43:56mais je leur dis
00:43:56mais à quel moment
00:43:57les gens comprennent
00:43:57concrètement ce que ça veut dire
00:43:58pour leur quotidien
00:44:00et dire voilà
00:44:00nous avons su avancer
00:44:01une mesure qui avance
00:44:03voilà ce que ça veut dire
00:44:03concrètement dans votre vie
00:44:05voilà un dispositif
00:44:06voilà de la recherche
00:44:07je crois qu'il faut aussi travailler
00:44:08faire que aussi
00:44:09dans l'éducation nationale
00:44:09ce soit plus important
00:44:10et après vous voulez
00:44:11si j'élargis le spectre
00:44:13au niveau européen
00:44:14et bien sûr au niveau international
00:44:15mais là aussi
00:44:16je crois que les Etats-Unis
00:44:17il y a l'administration
00:44:19il y a des universités
00:44:20avec qui on peut travailler
00:44:21et puis dans les pays du Sud
00:44:23il y a aussi beaucoup de gens
00:44:24qui travaillent
00:44:24et qui eux concrètement
00:44:26voient leur ligne de côte
00:44:27s'effondrer
00:44:28et l'eau montée
00:44:29ils le voient
00:44:29donc il y a des chercheurs aussi
00:44:30et je pense que c'est concrètement
00:44:31comment nous avons
00:44:32par exemple l'AFD
00:44:33comment dans telle ou telle région du monde
00:44:35on amène des actions
00:44:36qui vont sauver
00:44:37qui vont sauver des mesures
00:44:38mais l'agence française
00:44:39pour le développement
00:44:39qui elle aussi
00:44:41voit ses crédits coupés
00:44:42donc vous voyez bien que
00:44:42nous en France
00:44:43il faut aussi que nos discours
00:44:44soient en équation
00:44:45avec nos mesures
00:44:47en tout cas le gouvernement
00:44:48Merci beaucoup
00:44:49Rachid Temal
00:44:50pour toutes vos explications
00:44:51sur cette diplomatie climatique française
00:44:57La grande distribution
00:44:58réalise-t-elle des marges commerciales
00:45:00abusives
00:45:00face à ses fournisseurs
00:45:01et face aux agriculteurs ?
00:45:03La commission d'enquête du Sénat
00:45:04sur ce sujet
00:45:05a auditionné cette semaine
00:45:06plusieurs groupes industriels
00:45:07On va venir aux discussions
00:45:10sur vos relations
00:45:12les relations entre les industriels
00:45:14et les centrales d'achat
00:45:15et comment vous travaillez-vous
00:45:16donc j'ai bien compris
00:45:18ce que vous venez de dire
00:45:19que vous ne travaillez
00:45:19que à l'étranger
00:45:21c'est-à-dire que vous ne travaillez
00:45:22qu'avec les centrales d'achat européennes
00:45:25de tous les grands distributeurs
00:45:28donc Everest, Eurelac, Concordis
00:45:31vous ne négociez jamais
00:45:32avec des centrales d'achat françaises
00:45:34On est d'accord ?
00:45:35Alors c'est vraiment à la marge
00:45:36parce que c'est 2%
00:45:37et donc voilà
00:45:38D'ailleurs ce ne sont pas
00:45:40des centrales d'achat
00:45:40ce sont des distributeurs en fait
00:45:42Oui directement
00:45:43Voilà
00:45:44Ça veut dire
00:45:45c'est des magasins spécifiques
00:45:46ou c'est quoi ?
00:45:47Non ça peut être
00:45:49un hard-discounter par exemple
00:45:50Ah oui
00:45:51D'accord
00:45:52Très bien
00:45:53Alors comment ça se passe
00:45:54avec ces centrales ?
00:45:55La première question
00:45:56que je vais vous poser
00:45:56c'est est-ce que vous
00:45:57vous payez à la fois
00:45:59enfin vous avez à la fois
00:46:00accès à des centrales de service
00:46:02et à des centrales d'achat
00:46:03c'est bien ça ?
00:46:04Oui
00:46:04Donc vous passez toujours
00:46:06par la centrale de service
00:46:07avant de passer
00:46:07par la centrale d'achat ?
00:46:09Alors ça dépend du planning
00:46:11puisqu'on peut avoir
00:46:12des contrats annuels
00:46:14ou des contrats
00:46:15bi-annuels
00:46:17donc ce qui fait
00:46:18que ça va dépendre
00:46:19d'un calendrier
00:46:19parce qu'ils ne sont pas
00:46:20au même rythme
00:46:22que la négociation française
00:46:23donc en fonction
00:46:26maintenant voilà
00:46:28voyons un peu
00:46:29les questions
00:46:30que vous avez posées
00:46:30sur le sujet
00:46:30ça fait partie
00:46:32d'un ensemble
00:46:32aujourd'hui
00:46:33c'est intrinsèquement lié
00:46:34même si ce sont
00:46:36des entités différentes
00:46:37à la fin
00:46:37c'est une négociation globale
00:46:38et donc voilà
00:46:41qui nous lie
00:46:42avec ces centrales
00:46:44Est-ce que vous pouvez nous dire
00:46:45quel est
00:46:46le pourcentage
00:46:47de services
00:46:49sur l'ensemble
00:46:50de vos produits
00:46:50sur l'ensemble
00:46:51de votre chiffre d'affaires
00:46:52quel est le pourcentage
00:46:53que représente
00:46:54la partie service
00:46:55de l'achat
00:46:56ça je pourrais vous le donner
00:46:57en c'est confidentiel
00:46:59et je vous donnerai
00:46:59en huis clos
00:47:02quelle est votre
00:47:04quelle remarque
00:47:05vous pouvez nous faire
00:47:06vous sur les
00:47:08sur les mécanismes
00:47:09d'achat ici en France
00:47:11j'imagine que vous avez aussi
00:47:13compte tenu
00:47:14de votre
00:47:15j'allais dire
00:47:16de votre couverture internationale
00:47:17des relations
00:47:18avec d'autres pays
00:47:19comment vous expliquez
00:47:20qu'en France
00:47:21nous avons
00:47:22effectivement
00:47:23des relations
00:47:24commerciales
00:47:24aussi tendues
00:47:25et est-ce que vous confirmez
00:47:26qu'elles sont tendues
00:47:27y compris avec un groupe
00:47:29à la fois de votre taille
00:47:30et de votre
00:47:30de votre puissance
00:47:32en fait
00:47:33c'est assez historique
00:47:34parce que la France
00:47:35je crois
00:47:36qu'on vous a déjà parlé
00:47:37de l'étude
00:47:38Avantage Group
00:47:39qui est la seule étude
00:47:40qui vraiment
00:47:41étudie
00:47:42la relation
00:47:43entre les distributeurs
00:47:45et évalue
00:47:45la relation
00:47:46entre les distributeurs
00:47:47industriels
00:47:48il faut savoir
00:47:48que la France
00:47:49est la plus mal positionnée
00:47:50et depuis
00:47:51des années
00:47:52donc ça fait
00:47:54donc en fait
00:47:55on est
00:47:56en fait
00:47:56la relation
00:47:57entre le distributeur
00:47:59la perception
00:47:59de la relation
00:48:00par le distributeur
00:48:01et l'industriel
00:48:01est la plus mauvaise
00:48:02donc vous avez
00:48:03un graphe
00:48:04et vous avez
00:48:04la France
00:48:04qui est tout en bas
00:48:05à gauche
00:48:05au niveau européen
00:48:06donc ça c'est
00:48:08au niveau mondial
00:48:08au niveau mondial
00:48:09alors on a été
00:48:10très longtemps
00:48:10très isolé
00:48:11et puis là
00:48:11on commence
00:48:12à voir arriver
00:48:13certains pays
00:48:14qui nous rejoignent
00:48:15et qui sont
00:48:17malheureusement
00:48:17aussi concernés
00:48:18par des centrales
00:48:20d'achat internationale
00:48:21donc on a
00:48:22des relations
00:48:23qui sont en train
00:48:24de s'exporter
00:48:25vous me parlez
00:48:26du groupe international
00:48:27c'est vrai
00:48:27qu'on est
00:48:28souvent d'ailleurs
00:48:31challengés
00:48:31on va dire
00:48:31par nos homologues
00:48:32parce que nos méthodes
00:48:35en France
00:48:36sont exportées
00:48:37dans les autres pays
00:48:38ce qui met
00:48:40un peu de tension
00:48:40puisque maintenant
00:48:41on a des négociations
00:48:42qui sont globales
00:48:43avec différents pays
00:48:44comme l'Allemagne
00:48:44la Hollande
00:48:45l'Espagne
00:48:46etc.
00:48:48D'accord
00:48:48donc vous
00:48:49vous pensez
00:48:49que l'avenir
00:48:51ne va pas générer
00:48:53des relations apaisées
00:48:54en fait
00:48:55qu'au contraire
00:48:56dans l'ensemble
00:48:57dans l'ensemble
00:48:58du monde
00:48:58la France
00:48:59va servir
00:49:00de repère
00:49:01ou de modèle
00:49:02de négociation
00:49:03vous le craignez
00:49:04d'accord
00:49:04très bien
00:49:05je vous remercie
00:49:08est-ce que
00:49:09est-ce que vous savez
00:49:10pourquoi nous en sommes là
00:49:11en France
00:49:12qu'est-ce qui fait
00:49:13que nous sommes
00:49:14à ce niveau
00:49:14de tension
00:49:16dans les négociations
00:49:18je pense qu'il y a
00:49:19un sujet
00:49:20forcément
00:49:21c'est une relation
00:49:22qui est très
00:49:23très axée
00:49:24sur le prix
00:49:25un prix bas
00:49:28ce qu'on voit pas
00:49:29dans d'autres pays
00:49:30je vais vous citer
00:49:30par exemple
00:49:31l'Angleterre
00:49:32où c'est pas du tout
00:49:33le sujet
00:49:34le sujet
00:49:35et surtout
00:49:35la relation
00:49:37et notamment
00:49:38tous les moyens
00:49:39que vous mettez en oeuvre
00:49:40pour aller chercher
00:49:41justement le consommateur
00:49:43aujourd'hui en France
00:49:44on parle
00:49:45moi aujourd'hui
00:49:45maintenant
00:49:46on parle plus que de ça
00:49:47et forcément
00:49:48c'est ce que j'expliquais
00:49:50tout à l'heure
00:49:50c'est-à-dire
00:49:50qu'on n'arrive pas
00:49:52à tout concevoir
00:49:52c'est-à-dire le prix bas
00:49:53la destruction de valeur
00:49:54c'est pour nous
00:49:55c'est mortifère
00:49:56c'est pas moi qui l'ai dit
00:49:57d'ailleurs récemment
00:49:58mais ça nous pose
00:49:59un énorme problème
00:50:00donc à la fin
00:50:01il y a un juste prix
00:50:03et je pense que
00:50:04et le consommateur
00:50:05est prêt à l'accepter
00:50:06mais à partir du moment
00:50:07où il est bien accompagné
00:50:08je pense que c'est tout
00:50:09le travail qu'on devrait faire
00:50:10avec nos distributeurs
00:50:11c'est justement
00:50:12d'expliquer ça
00:50:13il y a beaucoup de pédagogie
00:50:15et d'accompagnement
00:50:16parce que derrière
00:50:16ce qu'on disait
00:50:17on met beaucoup de moyens
00:50:17à la fois en promotion
00:50:19différents leviers
00:50:20qu'on utilise
00:50:20pour justement
00:50:22embarquer les consommateurs
00:50:25d'accord
00:50:26je veux bien qu'on revienne
00:50:27un instant
00:50:28au central de service
00:50:29si vous voulez
00:50:29excusez-moi
00:50:30vous me donnerez tout à l'heure
00:50:31quand on sera
00:50:33à huis clos
00:50:34vous me donnerez les montants
00:50:35mais d'ores et déjà
00:50:36est-ce que vous pouvez me dire
00:50:37si les services que vous achetez
00:50:39sont des services
00:50:39que vous utilisez
00:50:41alors c'est un grand sujet
00:50:44il y a
00:50:45il y a
00:50:46alors ça devient de plus en plus compliqué
00:50:47de nous offrir des services
00:50:48parce que à force de mettre des services
00:50:50voilà ça devient complexe
00:50:53c'est beaucoup de services
00:50:54qui dupliquent en fait
00:50:56avec ce qui existe au local
00:50:57et en fait le vrai sujet
00:50:59c'est le prix du service
00:51:00c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:51:02là aussi je vous donnerai
00:51:04je vous donnerai des chiffres
00:51:05mais c'est
00:51:05on n'achète pas du tout
00:51:07le même prix
00:51:08le service qu'on va acheter
00:51:10à l'international
00:51:11d'autre part
00:51:12on a des services
00:51:14comme des promotions
00:51:14aujourd'hui nous
00:51:16surtout dans l'alimentaire
00:51:17on est très local
00:51:18donc on a un ancrage local
00:51:19on est très local
00:51:20on a une consommation locale
00:51:21avec des acheteurs
00:51:22des consommateurs
00:51:24qui sont très différents
00:51:24donc une promotion
00:51:26globale mondiale
00:51:27pour nous
00:51:27ou européenne
00:51:29n'a pas d'intérêt
00:51:29donc c'est
00:51:31et donc ce qui se fait d'ailleurs
00:51:32c'est que souvent
00:51:32ce qui est négocié
00:51:33au niveau international
00:51:35on doit aller après
00:51:36le discuter avec le local
00:51:37parce que forcément
00:51:38c'est quelque chose
00:51:39qui sera local
00:51:41d'accord
00:51:42mais vous l'achetez
00:51:43à l'international
00:51:43quand même
00:51:44et on l'achète
00:51:44à l'international
00:51:45d'accord
00:51:46à un prix différent
00:51:46d'accord
00:51:47donc vous avez
00:51:48deux négociations
00:51:48à voir
00:51:49deux discussions
00:51:50à voir
00:51:50deux discussions
00:51:51une fois vous négociez
00:51:51le prix
00:51:52et après
00:51:52vous reparlez
00:51:53des modalités
00:51:54de service
00:51:54en fait
00:51:55ça peut arriver
00:51:55c'est pas le cas
00:51:56tout le temps
00:51:56mais c'est ce qui peut arriver
00:51:58j'ai également une question
00:51:59sur le SRP plus 10
00:52:01comme vous
00:52:02vous avez des marques
00:52:03des grandes marques
00:52:05et des marques
00:52:06sur lesquelles
00:52:06on peut imaginer
00:52:08qu'il y a peu de marge
00:52:09pour les distributeurs
00:52:10puisqu'elles sont comparables
00:52:11entre elles
00:52:12et entre différents
00:52:14distributeurs concurrents
00:52:15est-ce que vous
00:52:16vous constatez
00:52:16que le SRP plus 10
00:52:18est respecté
00:52:19c'est-à-dire que
00:52:20tous les produits
00:52:20sont vendus
00:52:2210% supérieurs
00:52:23au seuil de revente
00:52:24à perte
00:52:25oui non
00:52:26comme je suis sous serment
00:52:27ça arrive
00:52:28qu'il ne soit pas respecté
00:52:29mais c'est très très rare
00:52:30c'est généralement
00:52:31des erreurs administratives
00:52:33mais non
00:52:34il est respecté
00:52:34il est respecté
00:52:35d'accord
00:52:36et je pense que
00:52:36c'était dans mon propos liminaire
00:52:38c'est que pour nous
00:52:39c'est un point important
00:52:40parce que
00:52:41je pense qu'il n'existerait pas
00:52:42on détruirait encore plus
00:52:43de valeur
00:52:45ah oui
00:52:46donc vous vous pensez
00:52:46que c'est une bonne chose
00:52:47d'avoir fait le SRP plus 10
00:52:48et que ça permet
00:52:50de maintenir
00:52:51un niveau
00:52:54d'achat plus élevé
00:52:55c'est ça ?
00:52:56en tout cas
00:52:57une marge
00:52:59pas à zéro
00:53:00c'est surtout ça
00:53:02on est les seuls
00:53:03au monde
00:53:03à avoir un SRP
00:53:06cadré
00:53:07donc comment
00:53:08vous pensez
00:53:09que ça se passe
00:53:09comment
00:53:10dans le monde
00:53:11je ne voudrais pas vous dire
00:53:12c'est vrai que
00:53:13moi je vous le dis
00:53:13à notre connaissance
00:53:14on est les seuls
00:53:15à avoir encadré
00:53:16un SRP plus 10
00:53:17donc si j'entends
00:53:19votre explication
00:53:19ça veut dire
00:53:20que chez nos voisins
00:53:23ils devraient rencontrer
00:53:24des vrais problèmes
00:53:25de respect
00:53:27de la valeur ajoutée
00:53:28non mais justement
00:53:29parce qu'on n'est pas
00:53:30dans le même modèle
00:53:31c'est ce qu'on expliquait
00:53:31tout à l'heure
00:53:32c'est que c'est un modèle
00:53:32qui est vraiment
00:53:33très axé sur le prix
00:53:34sur d'autres marchés
00:53:36ils parlent de marge
00:53:37ils parlent de construire
00:53:39de la marge
00:53:40donc ils n'ont pas besoin
00:53:41en fait
00:53:42un SRP
00:53:42ils l'appliquent déjà
00:53:43c'est ce que je retourne
00:53:44dans votre explication
00:53:45il se fait naturellement
00:53:46on va dire
00:53:46d'accord
00:53:47qu'est-ce que
00:53:48vous pensez
00:53:49vous des lois Egalim
00:53:51quel bilan vous tirez
00:53:53je pense que c'était
00:53:54très positif
00:53:55l'idée de départ
00:53:56était très positive
00:53:57et on l'a supporté d'ailleurs
00:53:58et donc je pense
00:54:00qu'il y avait
00:54:01beaucoup d'éléments
00:54:03de ces lois
00:54:04qui étaient
00:54:06bien pour reconstruire
00:54:07la valeur
00:54:07et sur toute la chaîne
00:54:08surtout
00:54:09parce qu'on remettait aussi
00:54:10au coeur des débats
00:54:11l'agriculteur
00:54:12ce qui n'était plus le cas
00:54:13depuis bien longtemps
00:54:14donc je pense que
00:54:15c'était extrêmement positif
00:54:16pour prendre un cas
00:54:17plus récent
00:54:18parce que c'est
00:54:20une mesure
00:54:21qui est assez souvent décrite
00:54:22mais
00:54:24la date butoir
00:54:25on voit que cette année
00:54:27ça a été quand même
00:54:29particulièrement respecté
00:54:30donc ça a un côté positif
00:54:31parce que je pense
00:54:32que la France
00:54:33n'a pas la maturité
00:54:34de négocier
00:54:35toute l'année
00:54:36en tout cas aujourd'hui
00:54:37dans le contexte
00:54:38qu'on connaît
00:54:39on ne saurait pas faire
00:54:40donc ça c'est très bien
00:54:42en revanche
00:54:43je pense qu'elle est
00:54:44elle est en train
00:54:45d'être mise à mal
00:54:46cette loi EGalim
00:54:48justement par l'arrivée
00:54:50de ces centrales
00:54:51internationales
00:54:52parce que
00:54:54finalement
00:54:54la sanctuarisation
00:54:55de la MPA
00:54:56qui était un vrai sujet
00:54:57sur lequel on a
00:54:58beaucoup travaillé
00:54:59et donc voilà
00:55:01donc avec
00:55:01tous les artifices
00:55:03qu'il y avait
00:55:04autour de ça
00:55:04on a
00:55:05à la fin
00:55:06on voit que
00:55:08la MPA
00:55:09dans une discussion
00:55:10purement
00:55:11sur le prix
00:55:13du coup
00:55:14est oublié
00:55:15on va dire
00:55:15et ça
00:55:16je pense que
00:55:18c'est un vrai sujet
00:55:19donc
00:55:19la MPA
00:55:21la MPI
00:55:21tout ça
00:55:21c'est devenu
00:55:22un espèce
00:55:22de gros ensemble
00:55:24qui est
00:55:25mis à l'écart
00:55:26et on travaille
00:55:27et on discute
00:55:28du prix
00:55:28du prix
00:55:29et du prix
00:55:30d'accord
00:55:31donc il n'y a pas
00:55:32de sanctuarisation
00:55:33de la MPA
00:55:33c'est ce que vous dites
00:55:35je ne l'appellerai pas
00:55:36comme ça
00:55:36oui
00:55:37peut-être
00:55:38pas de construction
00:55:39comme on dit
00:55:40en avant du prix
00:55:42mais même si
00:55:43j'entends
00:55:43ce qu'on nous a dit
00:55:44s'il peut y avoir
00:55:45une sanctuarisation
00:55:45de la MPA
00:55:46les négociations
00:55:48portant sur la MPA
00:55:49en fait
00:55:49ramènent le prix
00:55:50à nos prises en compte
00:55:53donc il n'y a pas
00:55:54la construction
00:55:54en marche avant
00:55:55oui
00:55:55exactement
00:55:57j'aimerais savoir
00:55:58si pour une entreprise
00:55:59comme Nestlé
00:55:59comme la vôtre
00:56:00qui est une entreprise
00:56:01j'allais dire puissante
00:56:02qui est une grande
00:56:04une très grande
00:56:05entreprise
00:56:05vous disposez
00:56:07d'un levier de négociation
00:56:08j'entends par là
00:56:10on a beaucoup
00:56:10on a beaucoup vu
00:56:12des entreprises
00:56:12nous expliquer
00:56:13qu'elles se font
00:56:14déréférencer
00:56:14par exemple
00:56:15mais on n'a pas vu
00:56:16d'industriels
00:56:17nous expliquer
00:56:17qu'ils arrêtaient
00:56:18à part Ferrero
00:56:19qui apparemment
00:56:20pratique
00:56:20qu'ils arrêtaient
00:56:22de livrer
00:56:23les grands distributeurs
00:56:24alors ma question
00:56:25est la suivante
00:56:26est-ce que vous
00:56:27utilisez
00:56:27la puissance
00:56:28de votre entreprise
00:56:29dans cette négociation
00:56:31en allant
00:56:32quelquefois
00:56:33jusqu'à ne pas
00:56:33livrer vos produits
00:56:34on ne peut pas le faire
00:56:36oui je sais bien
00:56:37parce qu'on respecte
00:56:37la loi française
00:56:38d'accord
00:56:39donc vous ne le faites pas
00:56:42sauf si on arrive
00:56:43dans des situations
00:56:44où au 1er mars
00:56:45vous avez
00:56:46là pour le coup
00:56:47c'est la loi des creosailles
00:56:48qui s'applique
00:56:49et dans ces cas là
00:56:50on rentre
00:56:51dans ce type
00:56:53de situation
00:56:54donc là vous le faites
00:56:55à partir du 1er mars
00:56:56vous pouvez le faire
00:56:57et vous pouvez dire
00:56:58très bien
00:56:58comme on n'est pas d'accord
00:56:59nous on arrête
00:56:59de livrer
00:57:00tel et tel produit
00:57:01qui est un grand produit
00:57:03un produit d'une marque
00:57:04de grande notoriété
00:57:05exactement
00:57:06si on ne se met pas
00:57:06d'accord sur un prix
00:57:07à un moment
00:57:08voilà
00:57:08donc il y a la situation
00:57:09mais vous avez un préavis
00:57:10quand même là
00:57:10c'est juste pour mon info
00:57:12si vous arrêtez
00:57:13il y a quand même
00:57:13un délai pendant lequel
00:57:14vous continuez
00:57:15ah bah des creosailles
00:57:15non il n'y a pas
00:57:16de préavis
00:57:18d'accord
00:57:18ok
00:57:19est-ce que vous avez
00:57:20déjà été déréférencé
00:57:22là aussi
00:57:22normalement on n'a pas
00:57:23le droit pendant
00:57:24le temps des négociations
00:57:25mais on voit bien
00:57:25là on a eu
00:57:26plein d'exemples
00:57:27et plein d'entreprises
00:57:29qui nous ont expliqué
00:57:30qu'elles l'ont été
00:57:32alors après on joue
00:57:32sur les mots
00:57:33si je reprends
00:57:34certaines auditions
00:57:35vous avez raison
00:57:36alors expliquez-nous
00:57:37les bons
00:57:38c'est des suspensions
00:57:38on va dire
00:57:39que c'est des suspensions
00:57:40de code
00:57:40d'accord
00:57:41c'est-à-dire qu'en fait
00:57:41vous avez
00:57:43donc votre code
00:57:44est plus commandable
00:57:45pour les magasins
00:57:46et oui ça arrive
00:57:50donc là c'est arrivé
00:57:51cette année
00:57:51pendant les négociations
00:57:52vous avez eu
00:57:53des suspensions de code
00:57:54pendant plusieurs semaines
00:57:55ça dure combien de temps
00:57:56c'est arrivé
00:57:58c'est arrivé avant
00:57:59pendant
00:58:01la négociation
00:58:01ils vous ont prévenu
00:58:03avant
00:58:04quand vous avez envoyé
00:58:05vos conditions générales
00:58:06pas forcément
00:58:07non
00:58:07ils vous ont pas prévenu
00:58:08mais ça je peux vous donner
00:58:09le plus de détails
00:58:10mais là aussi
00:58:11c'est confidentiel
00:58:12très bien
00:58:13vous allez nous les donner
00:58:15juste
00:58:16avant de passer
00:58:18en huit clous
00:58:18je veux savoir
00:58:19vous avez évoqué
00:58:20le juste prix
00:58:21comment vous le définissez
00:58:22vous le juste prix
00:58:24alors
00:58:24je pense qu'il y a
00:58:25bon forcément
00:58:26il y a une construction
00:58:27du coût
00:58:27bien évidemment
00:58:28et après il y a aussi
00:58:29l'élasticité prix
00:58:30qui est extrêmement importante
00:58:33donc voilà
00:58:33parce que
00:58:34notamment si je prends
00:58:34l'exemple pressant
00:58:36on va prendre
00:58:37le chocolat
00:58:38qui a été
00:58:38beaucoup au centre
00:58:39de ces discussions
00:58:41c'est toute la difficulté
00:58:42qu'on a
00:58:42c'est qu'on a
00:58:43on a subi des coûts
00:58:44des évolutions de coûts
00:58:44qui étaient majeurs
00:58:46on sait qu'on a
00:58:47on a un consommateur
00:58:49au bout de la chaîne
00:58:50qui doit acheter
00:58:52nos produits
00:58:53donc c'est d'arriver
00:58:53à trouver
00:58:55à la fois
00:58:55le niveau de prix
00:58:56qui sera
00:58:57donc acceptable
00:58:58pour un consommateur
00:58:59mais avec un niveau
00:59:00de marge
00:59:01qui soit suffisant
00:59:02pour pouvoir
00:59:02réinvestir
00:59:03etc
00:59:03et aujourd'hui
00:59:04quand on arrive
00:59:05sur des marges
00:59:05qui sont très très basses
00:59:06ça devient très problématique
00:59:08mais forcément
00:59:09c'est la prise en compte
00:59:11à la fois
00:59:11c'est ce que je disais
00:59:12tout à l'heure
00:59:12c'est la prise en compte
00:59:13du besoin consommateur
00:59:15du besoin de l'entreprise
00:59:16aussi de tous nos partenaires
00:59:19pour arriver à avoir
00:59:20le meilleur mix
00:59:21en fait
00:59:22mais ça devient compliqué
00:59:23c'est vrai que ça devient
00:59:23compliqué
00:59:25et j'accueille sur ce plateau
00:59:26Anne-Catherine Loisier
00:59:27bonjour
00:59:27vous êtes présidente
00:59:28de cette mission d'information
00:59:29sur les marges
00:59:30des industriels
00:59:31et de la grande distribution
00:59:32alors on a entendu
00:59:33dans les auditions
00:59:34de cette semaine
00:59:34des industriels
00:59:35qui dénoncent
00:59:36les pressions
00:59:36des distributeurs français
00:59:38pour faire baisser les prix
00:59:39et en même temps
00:59:40de l'autre côté
00:59:41la grande distribution
00:59:42que vous avez auditionnée
00:59:42elle dit
00:59:43nous nous ne réalisons pas
00:59:44des marges commerciales
00:59:45énormes
00:59:45on a l'impression
00:59:46que tout le monde
00:59:46se renvoie la balle
00:59:47sur cette question des marges
00:59:48tout à fait
00:59:49je dirais que c'est ce qui est
00:59:50à l'origine
00:59:51de cette commission d'enquête
00:59:52c'est d'arriver à éclaircir
00:59:55à tirer un peu
00:59:56le vrai du faux
00:59:56parce que si on se tient
00:59:57on s'en tient uniquement
00:59:59aux déclarations
00:59:59des différents acteurs
01:00:00on a l'impression
01:00:02que voilà
01:00:02on ne sait pas trop
01:00:03d'où vient
01:00:04cette problématique
01:00:05je rappelle quand même
01:00:06que le prisme
01:00:07de cette commission d'enquête
01:00:08c'est comment assurer demain
01:00:11la souveraineté alimentaire
01:00:12de notre territoire
01:00:13et donc comment faire en sorte
01:00:14que l'ensemble des maillons
01:00:16de la chaîne de production
01:00:17du producteur
01:00:18aux transformateurs
01:00:19et aux distributeurs
01:00:21puis tirer des marges
01:00:23suffisantes
01:00:24pour développer
01:00:25poursuivre leur activité
01:00:26assurer une pérennité
01:00:28et donc
01:00:29au stade où nous en sommes
01:00:30nous entendons
01:00:31effectivement ces discours
01:00:32et nous allons
01:00:32investiguer
01:00:33nous allons regarder
01:00:34aussi
01:00:35fourrier
01:00:35dans les documents
01:00:37dans les contrats
01:00:38qui sont passés
01:00:40entre ces acteurs-là
01:00:40pour tirer le vrai du fond
01:00:42donc l'enjeu maintenant
01:00:43c'est d'aller au-delà
01:00:44de ces déclarations
01:00:45lors des auditions
01:00:46bien sûr
01:00:46c'est tout l'intérêt
01:00:47d'une commission d'enquête
01:00:48parce que je rappelle
01:00:49que sur ces sujets
01:00:50on a déjà eu
01:00:51des comités suivis
01:00:52de la loi EGalim
01:00:53donc on a déjà
01:00:55réalisé
01:00:56la loi EGalim
01:00:56on le rappelle
01:00:57qui était censée
01:00:57assurer un revenu digne
01:00:58pour les agriculteurs
01:00:59tout à fait
01:00:59et qui dans la loi EGalim
01:01:02comment dirais-je
01:01:03encadre
01:01:04les dispositions
01:01:05des négociations commerciales
01:01:07donc là maintenant
01:01:07nous sommes
01:01:08dans le cadre
01:01:09de cette commission d'enquête
01:01:10nous sommes vraiment
01:01:10dans une démarche
01:01:12d'investigation
01:01:13alors justement
01:01:14pendant ces négociations
01:01:15commerciales
01:01:15on a entendu
01:01:16les déclarations
01:01:16des industriels
01:01:17qui disent
01:01:17les distributeurs français
01:01:19ils se réunissent
01:01:20dans des grandes centrales
01:01:21d'achat européennes
01:01:22et ça leur permet
01:01:23de faire pression
01:01:24dans les négociations
01:01:25et donc du coup
01:01:26de comprimer les prix
01:01:27de comprimer la valeur
01:01:28est-ce qu'il y a un problème
01:01:29avec ces centrales d'achat européennes ?
01:01:31alors il n'y a pas de problème
01:01:32avec les centrales d'achat
01:01:33qu'elles soient
01:01:34régionales
01:01:34nationales
01:01:35ou européennes
01:01:36ça fait partie
01:01:37des possibilités
01:01:38des outils
01:01:38des distributeurs
01:01:40le sujet en fait
01:01:41c'est de savoir
01:01:41pourquoi est-ce qu'on va
01:01:42négocier à l'étranger
01:01:44des produits qui sont
01:01:46produits en France
01:01:47transformés en France
01:01:49et au final
01:01:50commercialisés en France
01:01:50c'est là
01:01:51contourner la loi française ?
01:01:52en tout cas
01:01:52la question elle se pose
01:01:53quel est l'intérêt
01:01:54d'aller négocier
01:01:55en Belgique
01:01:56au Luxembourg
01:01:57en Suisse
01:01:58des produits
01:01:59qui en fait
01:02:00seront commercialisés
01:02:01en France
01:02:01donc c'est là
01:02:02où la commission d'enquête
01:02:04interpelle
01:02:05non seulement
01:02:06les centrales d'achat
01:02:07mais vous le savez
01:02:07aujourd'hui
01:02:08il y a également
01:02:08des centrales de services
01:02:10alors faisons
01:02:10c'est une manière aussi
01:02:11de faire le bilan
01:02:11de cette loi EGalim
01:02:12qui était censée
01:02:13vous le disiez
01:02:14encadrer
01:02:14les négociations
01:02:16commerciales
01:02:16notamment pour assurer
01:02:17un revenu digne
01:02:18aux agriculteurs
01:02:19mais on le voit
01:02:19il y a toujours
01:02:20cette crise économique
01:02:20pour les agriculteurs
01:02:21ça veut dire que
01:02:21l'objectif n'est pas atteint
01:02:23alors
01:02:23de la part
01:02:25de l'avis
01:02:25de la plupart des acteurs
01:02:26la loi EGalim
01:02:27est quand même
01:02:28un outil d'encadrement
01:02:29qui a notamment
01:02:31sécurisé
01:02:32un certain nombre
01:02:32de producteurs
01:02:33et d'ailleurs
01:02:33aujourd'hui
01:02:34des filières
01:02:35demandent à rentrer
01:02:36dans le système
01:02:37de la loi EGalim
01:02:38c'est donc
01:02:38que le caractère
01:02:39protecteur
01:02:40en fait
01:02:40de ce dispositif
01:02:41est reconnu
01:02:42mais il n'est pas parfait
01:02:43et depuis la mise en place
01:02:45des lois EGalim
01:02:46depuis 2018
01:02:46le contexte international
01:02:48de marché
01:02:49a changé
01:02:50on est effectivement
01:02:51comme vous le dites
01:02:52passé d'une période
01:02:54où on avait
01:02:55plutôt une stagflation
01:02:56à une période
01:02:56d'inflation
01:02:57et EGalim
01:02:58qui était elle-même
01:02:59inflationniste
01:02:59puisqu'elle disait
01:03:00aux distributeurs
01:03:01payer mieux
01:03:02le produit
01:03:02pour que l'agriculteur
01:03:04soit mieux rémunéré
01:03:05dans un contexte
01:03:06d'inflation
01:03:06c'est beaucoup plus compliqué
01:03:07donc bien sûr
01:03:08la loi EGalim
01:03:09a évolué
01:03:10et nous législateurs
01:03:11on s'efforce
01:03:12de l'adapter
01:03:12au contexte
01:03:14à l'environnement
01:03:14à l'économie
01:03:15de marché
01:03:15du moment
01:03:16Justement
01:03:16on vit actuellement
01:03:17une séquence
01:03:17d'inflation
01:03:18à cause de la guerre
01:03:19au Moyen-Orient
01:03:19alors inflation
01:03:20sur les carburants
01:03:21mais ça va toucher
01:03:22aussi de nombreux produits
01:03:24et puis également
01:03:24les coûts
01:03:25pour les métiers
01:03:27agricoles
01:03:27sur la question
01:03:28des engrais
01:03:29est-ce que vous craignez
01:03:30que les agriculteurs
01:03:31et puis les consommateurs
01:03:32à l'autre bout de la chaîne
01:03:33soient victimes
01:03:34de cette hausse des prix
01:03:35à cause de la guerre
01:03:35au Moyen-Orient
01:03:36Bien sûr
01:03:36c'est le risque
01:03:37et dans le contexte
01:03:39qu'on observe actuellement
01:03:40de compression des marges
01:03:41des producteurs
01:03:43voire des industriels
01:03:44et même on le dira
01:03:45des distributeurs
01:03:46qui nous disent
01:03:46qu'ils ont peu de marges
01:03:47cette inflation
01:03:49va être un vrai problème
01:03:50par rapport au pouvoir
01:03:51d'achat de nos consommateurs
01:03:52d'où l'intérêt
01:03:53de cette commission d'enquête
01:03:54de faire vraiment
01:03:55la transparence
01:03:56sur la réalité des marges
01:03:57et de pouvoir faire
01:03:58des propositions
01:03:59pour que l'ensemble
01:04:00de ces maillons
01:04:01continuent quand même
01:04:02à avoir une rentabilité
01:04:03qui assure leur survie
01:04:04c'est vraiment
01:04:05cela aujourd'hui
01:04:06et je pense
01:04:07qu'elle peut apporter
01:04:08vraiment à l'ensemble
01:04:09de ces acteurs
01:04:10en tout cas
01:04:11on va s'efforcer
01:04:11avec madame la rapporteure
01:04:12d'apporter des recommandations
01:04:14qui vont dans ce sens
01:04:15mais est-ce qu'il peut y avoir
01:04:15aussi des marges excessives
01:04:17des marges indues
01:04:18de la part de certains acteurs
01:04:20visiblement oui
01:04:21merci beaucoup
01:04:22Anne-Catherine Loisy
01:04:23on continuera à suivre
01:04:24les travaux
01:04:24de votre commission d'enquête
01:04:29et on finit par un sujet
01:04:30de santé publique
01:04:31la souffrance psychique au travail
01:04:32qui touche de nombreux salariés
01:04:34en France
01:04:35la mission d'information
01:04:36de la Haute Assemblée
01:04:37a auditionné cette semaine
01:04:38les syndicats
01:04:39pour mieux comprendre
01:04:39les causes du burn-out
01:04:40la souffrance psychique au travail
01:04:42n'est plus un sujet marginal
01:04:43ou tabou
01:04:44c'est un fait social majeur
01:04:46aujourd'hui ce sont
01:04:47des millions de salariés
01:04:48dans tous les secteurs
01:04:49qui sont concernés
01:04:50les chiffres parlent d'eux-mêmes
01:04:51selon la DARES
01:04:5220% des salariés français
01:04:54déclarent subir
01:04:55un stress régulier au travail
01:04:56selon le baromètre
01:04:58Malakoff-Humanis
01:04:59un salarié sur deux
01:05:00se dit épuisé professionnellement
01:05:02la branche ATMP
01:05:04de l'assurance maladie
01:05:05a vu le nombre
01:05:05de dossiers de maladie psychique
01:05:07liés au travail
01:05:08doublé en 5 ans
01:05:09avec un taux de reconnaissance
01:05:11d'environ 50%
01:05:12ce que nous observons
01:05:13sur le terrain
01:05:14à travers nos équipes syndicales
01:05:16confirme ces tendances
01:05:17et les demandes
01:05:18d'accompagnement
01:05:19qui sont adressées
01:05:20à la Confédération CFDT
01:05:22sur les thèmes
01:05:23qualité de vie au travail
01:05:24RPS
01:05:25et organisation du travail
01:05:27représentent aujourd'hui
01:05:28plus d'un quart
01:05:29de l'ensemble
01:05:29de nos sollicitations de terrain
01:05:30c'est un signal fort
01:05:32et cette réalité
01:05:33n'est pas une fatalité
01:05:34elle résulte de choix
01:05:36d'organisation du travail
01:05:39la CFDT
01:05:40tient à le dire clairement
01:05:41l'épuisement professionnel
01:05:43n'est pas une fragilité individuelle
01:05:44ni un problème
01:05:46d'adaptation des salariés
01:05:47c'est le produit
01:05:48de choix organisationnels
01:05:49et managériaux
01:05:50ces causes sont bien identifiées
01:05:52on peut donc noter
01:05:53l'intensification du travail
01:05:55et des cadences imposées
01:05:56les conflits de valeur
01:05:57quand on empêche
01:05:58le travailleur
01:05:59de bien faire son travail
01:06:00la perte d'autonomie
01:06:01et de marge de manœuvre
01:06:03l'isolement accentué
01:06:04par le développement
01:06:05du télétravail
01:06:05non régulé
01:06:06l'insécurité
01:06:07des parcours professionnels
01:06:08des pratiques managériales
01:06:10qui ignorent
01:06:10voire aggravent
01:06:11ces facteurs
01:06:12le rapport Golac
01:06:14qui date de 2011
01:06:15est toujours pertinent
01:06:16et a structuré
01:06:17donc cette lecture
01:06:18en six axes
01:06:18et ce cadre d'analyse
01:06:20devrait encore aujourd'hui
01:06:21structurer
01:06:21les politiques publiques
01:06:22et les démarches
01:06:23de prévention en entreprise
01:06:24pour tout diagnostic sérieux
01:06:26la crise Covid
01:06:27a agi
01:06:28comme un révélateur brutal
01:06:29elle a mis en lumière
01:06:30la porosité
01:06:31entre sphère professionnelle
01:06:32et sphère personnelle
01:06:33et l'impact des conditions
01:06:34de travail
01:06:35sur la santé mentale
01:06:36bien au-delà
01:06:37du seul temps
01:06:37de présence au travail
01:06:40face à ce constat
01:06:41pour la CFDT
01:06:42trois leviers
01:06:43qu'on peut activer
01:06:44concrètement
01:06:45le premier
01:06:46agir sur les causes
01:06:48pas seulement
01:06:48sur les symptômes
01:06:49la prévention primaire
01:06:51doit être au coeur
01:06:51de l'action
01:06:52cela signifie
01:06:53intégrer les RPS
01:06:54dans le document
01:06:55unique d'évaluation
01:06:56des risques professionnels
01:06:57des URP
01:06:58mais également
01:06:59les inscrire
01:07:00donc les RPS
01:07:01pleinement dans les négociations
01:07:02QVCT
01:07:03et former les managers
01:07:05qui sont à la fois
01:07:06des vecteurs de risque
01:07:07mais également
01:07:07des leviers de prévention
01:07:08la CFDT revendique
01:07:10également
01:07:11l'ajout
01:07:11d'un dixième principe
01:07:12général de prévention
01:07:14au code du travail
01:07:15qui est l'écoute
01:07:16des travailleurs
01:07:17notamment sur l'organisation
01:07:19de leur travail
01:07:20la participation
01:07:21des salariés
01:07:22aux décisions
01:07:23qui les concernent
01:07:24est une condition
01:07:25essentielle
01:07:26de la prévention
01:07:27c'est une évolution
01:07:28structurante
01:07:29on ne peut pas prévenir
01:07:30sans partir du travail réel
01:07:31et de la parole
01:07:32des salariés
01:07:34il faut également
01:07:35outiller les représentants
01:07:36du personnel
01:07:37les C2 SCT
01:07:38et CSE
01:07:39jouent un rôle clé
01:07:40mais ils sont souvent
01:07:41démunis face à cette situation
01:07:43nous appelons
01:07:44à un renforcement
01:07:44des moyens de formation
01:07:45et à une articulation
01:07:46renforcée
01:07:47avec les services
01:07:48de prévention de santé
01:07:49au travail
01:07:49les SPSTI
01:07:52il faut également
01:07:52créer des dispositifs
01:07:54d'alerte
01:07:54et de prise en charge
01:07:55donc des mécanismes
01:07:56concrets
01:07:57comme des cellules
01:07:57de prévention
01:07:58des formations
01:07:59au premier secours
01:08:00en santé mentale
01:08:01un droit effectif
01:08:02à la déconnexion
01:08:03une charge de travail
01:08:04maîtrisée
01:08:05ces dispositifs
01:08:06existent parfois
01:08:07ils doivent devenir
01:08:08la règle
01:08:08pas l'exception
01:08:11au-delà de la prévention
01:08:12la question
01:08:13de la reconnaissance
01:08:14des troubles psychosociaux
01:08:15comme maladie professionnelle
01:08:16reste un chantier
01:08:17ouvert et urgent
01:08:18les salariés concernés
01:08:19attendent une réponse
01:08:20juste et lisible
01:08:22le cadre actuel
01:08:23reconnaissance par voie
01:08:24complémentaire
01:08:24au cas par cas
01:08:25est insuffisant
01:08:26face à l'ampleur
01:08:27du phénomène
01:08:28en conclusion
01:08:29madame la présidente
01:08:30la souffrance psychique
01:08:31au travail
01:08:31appelle une réponse
01:08:32à la hauteur
01:08:33des obligations
01:08:34claires pour les employeurs
01:08:35des moyens
01:08:36pour les représentants
01:08:36du personnel
01:08:37et un cadre
01:08:38de reconnaissance
01:08:38digne pour ceux
01:08:39qui en ont été victimes
01:08:41prévenir
01:08:41c'est agir
01:08:42sur le travail réel
01:08:43reconnaître
01:08:44c'est rendre justice
01:08:45aux salariés
01:08:45aujourd'hui
01:08:46les deux sont indispensables
01:08:48la CFDT
01:08:49est prête à contribuer
01:08:49activement aux travaux
01:08:50de votre mission
01:08:51nous espérons
01:08:52que ces conclusions
01:08:52traduiront une ambition
01:08:54réelle en matière
01:08:54de prévention
01:08:55et de réparation
01:08:56merci
01:08:56le profil du salarié
01:08:58en épuisement professionnel
01:08:59est un profil
01:09:00qui plaît aux entreprises
01:09:01c'est une personne
01:09:02très investie
01:09:03qui ne dit jamais non
01:09:04qui réalise le travail
01:09:06de une ou deux personnes
01:09:07sans se plaindre
01:09:08et qui est perfectionniste
01:09:09puis un événement survient
01:09:11blessure
01:09:12désillusion
01:09:13du fait de la non reconnaissance
01:09:14du travail accompli
01:09:15la tâche de trop
01:09:16qui s'ajoute
01:09:17à la suite
01:09:17du départ
01:09:18de l'assistante
01:09:19ou du non remplacement
01:09:20d'un collaborateur
01:09:21d'autre part
01:09:22lorsqu'une personne
01:09:23est touchée
01:09:24c'est le signe
01:09:25que d'autres vont l'être
01:09:25c'est ce que
01:09:27l'on a appelé
01:09:28entre guillemets
01:09:29l'épidémie de suicide
01:09:30de France Télécom
01:09:33la reconnaissance
01:09:34en maladie professionnelle
01:09:35des troubles psychiques
01:09:36est de 1805
01:09:38en 2024
01:09:39pourtant c'est aux salariés
01:09:40à apporter la preuve
01:09:41de l'implication du travail
01:09:43dans sa pathologie
01:09:44et cela
01:09:45devant un collège
01:09:46de médecins
01:09:47et pourtant
01:09:481805 personnes
01:09:50arrivent à prouver
01:09:51que c'est bien
01:09:51le travail
01:09:52qui a été
01:09:53à l'origine
01:09:54de leur pathologie
01:09:56le rapport
01:09:57de l'IGA
01:09:57sur la management
01:09:58a fait un focus
01:09:59sur le manager
01:09:59dans l'entreprise
01:10:00et cite les conditions
01:10:02d'un bon management
01:10:02en tant que syndicat
01:10:05représentant les cadres
01:10:06nous souhaitons souligner
01:10:07que le manager
01:10:08est aussi une personne
01:10:09qui est managée
01:10:10qui a les mêmes besoins
01:10:11de formation
01:10:12de soutien
01:10:13d'information
01:10:14de dialogue
01:10:15professionnel
01:10:16que ses collaborateurs
01:10:18un management
01:10:19de qualité
01:10:19nécessite
01:10:20de disposer
01:10:21de temps
01:10:21de management
01:10:22que l'intensification
01:10:23du travail
01:10:24et les reportings
01:10:25incessants
01:10:25ne permettent pas
01:10:26de mettre en oeuvre
01:10:29les conséquences
01:10:30et que le métier
01:10:31de manager
01:10:31ne fait plus rêver
01:10:32seuls
01:10:3332%
01:10:34des salariés
01:10:35comme 42%
01:10:38auparavant
01:10:38souhaitent être
01:10:39quatre
01:10:40ce sont les statistiques
01:10:41de l'APEC
01:10:43c'est
01:10:44à notre sens
01:10:46il faut
01:10:47que ce soit
01:10:47aussi le top
01:10:48management
01:10:49qui reçoive
01:10:50ces formations
01:10:50pour les salariés
01:10:52on ne peut pas
01:10:52simplement
01:10:53mettre
01:10:54en focus
01:10:55le management
01:10:56intermédiaire
01:10:57en conclusion
01:10:59les risques
01:10:59psychosociaux
01:11:00sont toxiques
01:11:01pour la santé
01:11:01des salariés
01:11:02avec des maladies
01:11:04psychiques
01:11:04mais aussi
01:11:04cardiaques
01:11:05et là
01:11:06les services
01:11:07de santé
01:11:07au travail
01:11:07sont au premier
01:11:08plan
01:11:08pour accompagner
01:11:09ces salariés
01:11:11la santé
01:11:12de l'entreprise
01:11:13donc les risques
01:11:14psychosociaux
01:11:15sont toxiques
01:11:15aussi pour la santé
01:11:16des entreprises
01:11:17les risques
01:11:18psychosociaux
01:11:19ont un coût
01:11:19visible
01:11:20et quantifiable
01:11:21sur la performance
01:11:22de l'entreprise
01:11:23arrêt de travail
01:11:24difficulté de recrutement
01:11:25turnover
01:11:26formation des nouveaux
01:11:27embauchés
01:11:28engendre un risque
01:11:29sur la qualité
01:11:30du service
01:11:31ou du produit
01:11:32et sur la pérennité
01:11:32de l'entreprise
01:11:33donc l'intérêt
01:11:34bien compris
01:11:35d'une culture
01:11:36de prévention
01:11:37partagée
01:11:37et de prévenir
01:11:38tous les risques
01:11:39y compris
01:11:39les risques
01:11:40psychosociaux
01:11:40qui sont des risques
01:11:41comme les autres
01:11:42ce qu'on observe
01:11:43c'est quand même
01:11:44indéniablement
01:11:45une évolution
01:11:45de la prise en charge
01:11:46des risques
01:11:47psychosociaux
01:11:48dans les entreprises
01:11:51il y a quand même
01:11:52une augmentation
01:11:52même si elle reste
01:11:53modeste
01:11:54de la prise en charge
01:11:55des risques
01:11:56psychosociaux
01:11:56dans le DU
01:11:57il y a des formations
01:11:58qui sont souvent
01:11:58proposées aux managers
01:11:59sur la prévention
01:12:00des risques
01:12:01psychosociaux
01:12:01et pour autant
01:12:03comme on l'a tous dit
01:12:04autour de cette table
01:12:05ils ne font pas reculer
01:12:06ni les risques
01:12:07psychosociaux
01:12:08ni les troubles
01:12:08psychosociaux
01:12:09qui sont l'un et l'autre
01:12:11en constante augmentation
01:12:13alors on a plusieurs
01:12:14clés de lecture
01:12:15pour expliquer ce constat
01:12:17la première
01:12:18c'est que
01:12:18les solutions
01:12:19pour prévenir les RPS
01:12:20elles sont souvent vécues
01:12:22comme des contraintes
01:12:22d'ordre réglementaire
01:12:23par les employeurs
01:12:25c'est le cas
01:12:25du DURP
01:12:26c'est la prise en charge
01:12:27des RPS
01:12:28dans le DURP
01:12:28c'est le cas
01:12:29du Papri-Pacte
01:12:30également
01:12:31les mesures
01:12:32quand elles sont
01:12:33mises en oeuvre
01:12:33elles relèvent
01:12:34essentiellement
01:12:35de la prévention
01:12:35secondaire
01:12:36donc on va
01:12:39s'attarder
01:12:40sur la formation
01:12:41des managers
01:12:42à la prévention
01:12:42des risques
01:12:43psychosociaux
01:12:43elles sont très souvent
01:12:45d'ordre tertiaire
01:12:46donc on va mettre
01:12:46en place
01:12:47des cellules
01:12:48d'écoute
01:12:48psychologiques
01:12:50individuelles
01:12:50en revanche
01:12:52la prévention primaire
01:12:54reste encore
01:12:55extrêmement modeste
01:12:56donc qui vise
01:12:57à supprimer
01:12:57le risque
01:12:58à sa source
01:12:59avec une modification
01:12:59de l'organisation
01:13:00du travail
01:13:01de la charge de travail
01:13:02l'augmentation
01:13:02des effectifs
01:13:03évidemment
01:13:04on n'arrive pas
01:13:05jusque là
01:13:06dans les plans
01:13:07d'action
01:13:07qui sont proposés
01:13:08et enfin
01:13:09un dernier point
01:13:10dont on a peut-être
01:13:11un peu moins parlé
01:13:11qui nous semble important
01:13:13c'est que
01:13:14les actions
01:13:15de prévention
01:13:15elles sont
01:13:16aujourd'hui
01:13:17en tout cas
01:13:17dans les plus grandes entreprises
01:13:19portées techniquement
01:13:19par des préventeurs
01:13:21et non politiquement
01:13:22par la direction
01:13:23et ça c'est un élément
01:13:25qui est central
01:13:26c'est-à-dire
01:13:26qu'elles sont
01:13:26totalement décorrélées
01:13:28des choix stratégiques
01:13:29managériaux
01:13:30organisationnels
01:13:31de la gouvernance
01:13:32et tant qu'on en sera là
01:13:34les choses
01:13:34ne bougeront pas
01:13:35donc ça rejoint
01:13:36ce que vous évoquiez
01:13:37sur la culture
01:13:39du travail
01:13:40et la culture
01:13:40managériale
01:13:41et c'est évidemment
01:13:43pas parce qu'on va avoir
01:13:44un super document unique
01:13:45d'évaluation des risques
01:13:46ou un superbe
01:13:47papri pacte
01:13:49que les travailleurs
01:13:50seront bien au travail
01:13:51les travailleurs
01:13:51seront bien au travail
01:13:52si on a
01:13:54un business model
01:13:55qui est respectueux
01:13:56de l'homme
01:13:57et de la femme
01:13:58une stratégie
01:13:58d'entreprise
01:13:59et des valeurs
01:14:00qui sont centrées
01:14:02sur le respect
01:14:03des individus
01:14:05sur la qualité
01:14:05du travail
01:14:06une forme
01:14:07de justice
01:14:07organisationnelle
01:14:08une reconnaissance
01:14:09individuelle
01:14:10et collective
01:14:10bref
01:14:11des éléments
01:14:11qui dépendent
01:14:13uniquement
01:14:13de la stratégie
01:14:15de gouvernance
01:14:16de l'organisation
01:14:17et donc
01:14:18on pourra mettre en place
01:14:19toutes les formations
01:14:20managériales
01:14:21ça a été déjà
01:14:22un peu rappelé
01:14:23par certains d'entre nous
01:14:25mais on pourra mettre
01:14:26en place
01:14:26toutes les formations
01:14:27managériales
01:14:28du monde
01:14:29s'il n'y a pas
01:14:30une modification
01:14:31plus structurelle
01:14:32de l'organisation
01:14:34du travail
01:14:34et du management
01:14:37on pourra difficilement
01:14:39faire changer les choses
01:14:40moi ce que je vois
01:14:41c'est que
01:14:41quand on est au niveau
01:14:42national
01:14:44autour de la table
01:14:45c'est quand même
01:14:46assez compliqué
01:14:47de négocier
01:14:47avec les employeurs
01:14:48qui je le dis
01:14:50ont peur
01:14:51ils ont peur
01:14:52du sujet
01:14:53ils ont peur
01:14:54aussi du côté
01:14:55financier
01:14:57et puis
01:14:57vous l'avez dit
01:14:58tout à l'heure
01:14:59souvent
01:15:01la complexité
01:15:02administrative
01:15:03ils se réfugient
01:15:04souvent derrière ça
01:15:05donc je dis
01:15:06c'est assez compliqué
01:15:07j'ajoute aussi
01:15:08par exemple
01:15:08le fait
01:15:09qu'on ne puisse pas
01:15:10créer de tableaux
01:15:11de maladies professionnelles
01:15:12c'est parce qu'on est
01:15:13empêché
01:15:14par les employeurs
01:15:17et puis donc
01:15:18cette différence
01:15:18je la vois aussi
01:15:19quand on redescend
01:15:21tout à l'heure
01:15:21on parlait de
01:15:21quel était le meilleur
01:15:22niveau
01:15:22quand on redescend
01:15:24au niveau des branches
01:15:25ou au niveau des entreprises
01:15:26ou alors évidemment
01:15:28tout n'est pas tout beau
01:15:28tour aux uns
01:15:29on est tous autour
01:15:30de la table
01:15:30pour vous dire
01:15:30qu'il y a des problèmes
01:15:32mais qu'en tout cas
01:15:34je parlais tout à l'heure
01:15:35des groupes
01:15:36de protection sociale
01:15:38quand à un niveau
01:15:39infra
01:15:40à un niveau
01:15:40de la branche
01:15:42les salariés
01:15:42sont un peu plus
01:15:43à même
01:15:43à discuter
01:15:44avec les employeurs
01:15:45et à trouver
01:15:45des solutions
01:15:46notamment
01:15:47pour mettre en place
01:15:48des solutions
01:15:48de prévention
01:15:49dans une branche
01:15:50dans une très grosse
01:15:51entreprise
01:15:51de cellules d'écoute
01:15:52alors là
01:15:53on n'est pas sur
01:15:53la prévention primaire
01:15:54c'est juste un exemple
01:15:55mais en tous les cas
01:15:56ça me semble
01:15:56plus facile
01:15:58en tous les cas
01:15:58ce discours
01:15:59qui est un peu plus
01:16:01verrouillé
01:16:01quand on est
01:16:02au niveau national
01:16:03voilà
01:16:06sur les organisations
01:16:06du travail
01:16:07donc tout à l'heure
01:16:07j'ai parlé du plan
01:16:09organisationnel
01:16:09du plan humain
01:16:09je voulais revenir
01:16:10sur ce que je vous disais
01:16:11tout à l'heure
01:16:11un focus
01:16:12sur une cause
01:16:14un peu
01:16:14je dirais
01:16:15particulière
01:16:15qui est
01:16:16le travail réel
01:16:18qui est ignoré
01:16:19au profit
01:16:19du travail prescrit
01:16:20cette notion
01:16:22est assez intéressante
01:16:23donc le travail prescrit
01:16:25il correspond
01:16:26à ce que l'organisation
01:16:28prévoit
01:16:28on parle du manager
01:16:29j'y reviendrai aussi
01:16:30un peu après
01:16:30c'est à dire
01:16:31les procédures
01:16:32les indicateurs
01:16:33les objectifs
01:16:33etc
01:16:34mais il y a
01:16:35le travail réel
01:16:36que fait
01:16:37le travailleur
01:16:38le salarié
01:16:39qui réalise
01:16:41concrètement
01:16:42pour que
01:16:43l'activité fonctionne
01:16:44pour que
01:16:45son entreprise
01:16:46tourne
01:16:46correctement
01:16:48et souvent
01:16:48c'est lui
01:16:49qui vient justement
01:16:49compenser
01:16:50les dysfonctionnements
01:16:52et quand cet écart
01:16:53il devient
01:16:54trop conséquent
01:16:55donc entre le travail
01:16:56ce travail prescrit
01:16:58et ce travail réel
01:17:00c'est là qu'on voit
01:17:01des injonctions
01:17:02contradictoires
01:17:02un sentiment
01:17:03de ne pas pouvoir faire
01:17:05un travail de qualité
01:17:07parce que je pense aussi
01:17:08que les salariés sont attachés
01:17:09à faire
01:17:11j'allais dire
01:17:11du bon travail
01:17:13qu'ils ont aussi
01:17:14des conflits de valeurs
01:17:17et ça a été dit aussi
01:17:18une perte
01:17:19une perte de sens
01:17:20alors ce que vivent
01:17:21les salariés
01:17:22dans ce cas là
01:17:23c'est souvent aussi
01:17:24donc le résultat
01:17:25c'est ce qu'on appelle
01:17:25le travail empêché
01:17:27c'est une notion
01:17:28qui a été développée
01:17:28par Yves Clot
01:17:30ce serait intéressant
01:17:31peut-être que je vous le détaillerai
01:17:33dans ce qu'on va vous envoyer
01:17:35et ça c'est un facteur
01:17:37majeur de souffrance psychique
01:17:39et puis c'est en observant
01:17:41justement ce travail réel
01:17:43et non pas forcément
01:17:44ce travail prescrit
01:17:45que l'on peut réaliser
01:17:47correctement
01:17:48ce fameux document unique
01:17:50le DUERP
01:17:51qui doit être
01:17:53justement
01:17:53au plus proche du terrain
01:17:55au plus proche
01:17:56des réalités
01:17:58et je rejoins
01:17:59ce qui a été dit
01:18:00tout à l'heure
01:18:00sur l'EDUER
01:18:03genré
01:18:04que
01:18:04mon collègue a parlé
01:18:06de légende urbaine
01:18:07ben effectivement
01:18:08on n'en voit pas
01:18:08on n'en voit pas beaucoup
01:18:09et pourtant
01:18:10et c'est un sujet
01:18:11pourtant
01:18:12qui a été discuté
01:18:13avec les employeurs
01:18:14et donc tout ça
01:18:15pour dire que
01:18:16c'est pas
01:18:17le travail
01:18:18qui rend malade
01:18:19parce que souvent
01:18:20on peut avoir aussi
01:18:21des raccourcis
01:18:22où on nous renvoie
01:18:22un petit peu
01:18:23cette remarque
01:18:24mais c'est surtout
01:18:25l'impossibilité
01:18:27de bien travailler
01:18:28qui crée aussi
01:18:29cette souffrance
01:18:31et qui décourage
01:18:32qui épuise
01:18:33et qui vient
01:18:34fissurer psychologiquement
01:18:36les salariés
01:18:37un petit mot
01:18:38sur les pratiques
01:18:39les pratiques
01:18:40managériales
01:18:41donc d'autres
01:18:42avant moi
01:18:42je crois
01:18:43ont cité
01:18:44ce rapport
01:18:45IGAS
01:18:45qui met en retard
01:18:48qui met en évidence
01:18:50le retard français
01:18:51on pourrait citer
01:18:52d'autres pays
01:18:53souvent d'ailleurs
01:18:54on cite
01:18:54des pays du nord
01:18:55qui ont d'autres
01:18:57pratiques managériales
01:18:58mais tout à l'heure
01:18:58vous nous interrogiez
01:18:59effectivement
01:19:00je ne pense pas
01:19:01qu'on puisse faire
01:19:01une loi
01:19:02pour changer
01:19:03les pratiques
01:19:03managériales
01:19:04et donc c'est bien
01:19:05pour ça qu'il faut
01:19:06qu'on s'interroge
01:19:06sur le bon niveau
01:19:07celui que j'évoquais
01:19:09tout à l'heure
01:19:09pour essayer
01:19:10d'agir
01:19:11nous ce qu'on constate
01:19:12chez nous
01:19:12c'est qu'on a un modèle
01:19:13qui est vertical
01:19:15qui est axé
01:19:16sur le contrôle
01:19:17qui donne peu
01:19:18d'autonomie
01:19:19aux salariés
01:19:20et qui prend
01:19:21mal en compte
01:19:22ce que je disais
01:19:23tout à l'heure
01:19:23le travail réel
01:19:25mais je voudrais
01:19:26quand même ajouter
01:19:27parce que je me place
01:19:28aussi comme la CGC
01:19:29mon organisation
01:19:30de force ouvrière
01:19:30sur la défense
01:19:31des cadres
01:19:32ne pas oublier
01:19:33que tous les cadres
01:19:36sont des salariés
01:19:37qui eux-mêmes
01:19:38souvent ont un niveau
01:19:39supérieur
01:19:40et que les cadres
01:19:41ceux qu'on appelle
01:19:42les cadres de proximité
01:19:43ils sont entre le marteau
01:19:44et l'enclume
01:19:46avec les évaluations
01:19:47à faire
01:19:48etc.
01:19:49et qu'en fait
01:19:49il faudrait qu'on arrive
01:19:52à déplacer
01:19:53j'allais dire
01:19:53le centre d'intérêt
01:19:57primaire
01:19:58qui serait
01:19:59au lieu d'être
01:20:00des indicateurs
01:20:01d'être etc.
01:20:02de ramener
01:20:02en fait
01:20:03le premier indicateur
01:20:04c'est la santé
01:20:05et je crois
01:20:06qu'il faut absolument
01:20:07qu'on arrive
01:20:07peut-être
01:20:08dans les organisations
01:20:10managériales
01:20:10reparler plus
01:20:11de la santé
01:20:12à l'intérieur
01:20:14des entreprises.
01:20:15Le droit d'expression
01:20:16des salariés
01:20:17c'est vraiment
01:20:18un moyen
01:20:19de discuter
01:20:21du dialogue
01:20:21professionnel
01:20:22le dialogue professionnel
01:20:23ça a été dit
01:20:24vraiment dans le
01:20:26rapport sur l'IGAS
01:20:27sur le management
01:20:28c'est vraiment
01:20:28un fondement
01:20:29dialogue professionnel
01:20:31dialogue social
01:20:32et bien
01:20:33on a fait une loi
01:20:34sur le droit d'expression
01:20:35des salariés
01:20:36et le dialogue professionnel
01:20:38c'est une fois par an
01:20:38et encore
01:20:39pas toujours
01:20:40et de mauvaise qualité
01:20:41et de mauvaise façon
01:20:42alors que
01:20:43effectivement
01:20:44les pays du nord
01:20:45ont moins de lois
01:20:46mais ils sont
01:20:47beaucoup plus engagés
01:20:48dans une culture
01:20:48de prévention
01:20:49et une culture
01:20:50de prévention
01:20:51avec un dialogue
01:20:52et un dialogue social
01:20:53et un dialogue professionnel
01:20:54donc nous
01:20:56nous souhaiterions
01:20:57plutôt travailler
01:20:58sur des indicateurs
01:20:59travailler sur des suivis
01:21:00des actions
01:21:00la jeunesse
01:21:01a en fait
01:21:02à peu près
01:21:03les mêmes attentes
01:21:04que tous les autres salariés
01:21:05ce qu'ils n'ont pas
01:21:07c'est le même investissement
01:21:09c'est à dire que
01:21:09pour eux
01:21:11travailler
01:21:12n'a pas la même valeur
01:21:14je mets des guillemets
01:21:16autour de valeur
01:21:17que celle de leurs aînés
01:21:18et ils sont
01:21:19tout à fait capables
01:21:20d'abandonner un emploi
01:21:22qui ne leur conviendrait pas
01:21:23pour passer à un autre emploi
01:21:25ils sont tout à fait capables
01:21:26de trouver
01:21:27d'autres moyens
01:21:29que de faire
01:21:31toute leur carrière
01:21:31dans la même entreprise
01:21:32c'est parce que
01:21:34plus diplômés
01:21:35c'est cette montée là
01:21:37mais pour autant
01:21:38ils ont aussi
01:21:39besoin de reconnaissance
01:21:40ils ont aussi
01:21:42besoin de sens
01:21:43dans leur travail
01:21:44etc
01:21:44donc les besoins
01:21:46sont les mêmes
01:21:46et pour parler
01:21:47de cette souffrance
01:21:48psychique au travail
01:21:49j'accueille Monique Lubin
01:21:50bonjour
01:21:50bonjour
01:21:50vous êtes la présidente
01:21:51de cette mission
01:21:52d'information du Sénat
01:21:53vous êtes également
01:21:53sénatrice socialiste
01:21:55des Landes
01:21:55d'abord parlons
01:21:56de l'ampleur du phénomène
01:21:5820% des salariés français
01:22:00seraient victimes
01:22:01d'un stress régulier
01:22:02au travail
01:22:02et selon
01:22:02les associations
01:22:04de victimes du burn-out
01:22:05et bien
01:22:05la moitié
01:22:06des salariés français
01:22:07auraient cette souffrance
01:22:08psychique au travail
01:22:09c'est un problème
01:22:10de santé publique
01:22:11c'est un problème
01:22:12de santé publique
01:22:13et jusqu'à maintenant
01:22:14il est passé un peu
01:22:15sous les radars
01:22:15il faut bien le dire
01:22:16mais on en parle
01:22:17de plus en plus
01:22:18et les médecins
01:22:20les médecins du travail
01:22:21voient arriver
01:22:22de plus en plus
01:22:23de personnes
01:22:23qui viennent leur parler
01:22:25de leur santé psychique
01:22:29et de problèmes
01:22:31liés vraiment
01:22:33à leur emploi
01:22:34à leur travail
01:22:34et pourtant on a l'impression
01:22:35que notamment
01:22:36depuis le Covid
01:22:37on parle de plus en plus
01:22:38de bien-être au travail
01:22:40de qualité de l'emploi
01:22:42d'équilibre
01:22:42entre la vie personnelle
01:22:44et la vie professionnelle
01:22:45mais les organisations
01:22:46des entreprises
01:22:47ne se sont pas encore
01:22:48vraiment adaptées
01:22:48à ces problématiques ?
01:22:49Les organisations
01:22:50des entreprises
01:22:51font quand même
01:22:52de plus en plus
01:22:53d'efforts
01:22:54franchement
01:22:55on en parle
01:22:56de plus en plus
01:22:56les salariés
01:22:57en parlent
01:22:58de plus en plus
01:22:58les managers
01:23:00en sont eux-mêmes
01:23:01souvent victimes
01:23:03donc on ne peut pas dire
01:23:05que les employeurs
01:23:06ne se saisissent pas
01:23:07du problème
01:23:08ils se saisissent
01:23:09du problème
01:23:09mais peut-être encore
01:23:10de manière assez
01:23:12désordonnée
01:23:13les maladies psychiques
01:23:15liées au travail
01:23:16sont encore
01:23:17finalement méconnues
01:23:18alors les mécanismes
01:23:20non
01:23:20je pense que tous les gens
01:23:22que nous auditionnons
01:23:23nous disent que
01:23:23tout le monde
01:23:24est à peu près d'accord
01:23:26sur les mécanismes
01:23:27qui font que
01:23:28on arrive dans un état
01:23:30de souffrance
01:23:31lié à son travail
01:23:32Donc lesquels par exemple
01:23:33pour arriver à cet état ?
01:23:34Par contre
01:23:35par exemple
01:23:36la recherche
01:23:37une nouvelle façon
01:23:38de travailler
01:23:39la recherche
01:23:39du résultat
01:23:44la productivité
01:23:45la nécessité
01:23:46d'aller toujours
01:23:46plus vite
01:23:47et
01:23:49il y a une prévalence
01:23:50très très claire
01:23:51aussi
01:23:52des métiers
01:23:53qui sont en lien
01:23:54avec le public
01:23:55ces métiers-là
01:23:56c'est quand même
01:23:56un tout petit peu
01:23:57plus de 70%
01:23:58des métiers
01:23:58donc c'est très important
01:24:00et notamment
01:24:01les métiers du soin
01:24:02où là
01:24:03il y a une question
01:24:03de stress émotionnel
01:24:05très clairement
01:24:06de manque de personnel
01:24:08nous le savons
01:24:08donc une quantité
01:24:10de travail
01:24:10qui s'amplifie
01:24:11tout ça
01:24:12ce sont des mécanismes
01:24:13qui sont parfaitement
01:24:14identifiés
01:24:14par contre
01:24:15derrière
01:24:15comment fait-on
01:24:17reconnaître
01:24:17une maladie
01:24:20professionnelle
01:24:21liée au travail
01:24:22ça c'est encore
01:24:23extrêmement difficile
01:24:26en découle
01:24:27bien évidemment
01:24:28l'indemnisation
01:24:29des personnes
01:24:30qui sont
01:24:30en arrêt maladie
01:24:32liées à ces problématiques-là
01:24:34ça se fait au cas par cas
01:24:35aujourd'hui
01:24:35pour reconnaître
01:24:36une souffrance psychique
01:24:37comme maladie professionnelle
01:24:38c'est une maladie
01:24:39qui ne figure
01:24:39dans aucun tableau
01:24:40donc c'est très compliqué
01:24:41pour finalement
01:24:42les médecins
01:24:43médecins du travail
01:24:44d'identifier
01:24:45ce type
01:24:46enfin en tout cas
01:24:46de la classifier
01:24:47et derrière
01:24:48se pose la question
01:24:49et c'est ce qui
01:24:50préoccupe beaucoup
01:24:52la rapporteure
01:24:53la question
01:24:54du retour à l'emploi
01:24:56parce qu'il est souvent
01:24:57très long
01:24:58très compliqué
01:24:59et qu'il n'y a pas
01:25:00encore suffisamment
01:25:02de modules
01:25:02j'ai envie de dire
01:25:03d'accompagnement
01:25:04donc en fait
01:25:05dans l'accompagnement
01:25:06justement
01:25:06dans la prise en charge
01:25:07de cette souffrance psychique
01:25:08il y a vraiment
01:25:08des failles
01:25:09dans notre organisation
01:25:10il y a des failles
01:25:10dans la prévention
01:25:11au départ
01:25:12je crois que
01:25:13alors tous les interlocuteurs
01:25:14que nous avons vus
01:25:15le disent
01:25:16il y a des failles
01:25:17dans la prévention
01:25:18et il y a des failles
01:25:19ensuite effectivement
01:25:20dans l'accompagnement
01:25:22le retour à l'emploi
01:25:23mais il y a aussi
01:25:25une difficulté
01:25:26pour les personnes
01:25:27qui en souffrent
01:25:27de faire reconnaître
01:25:29une maladie professionnelle
01:25:30un accident du travail
01:25:31c'est assez simple
01:25:32parce qu'un accident du travail
01:25:33ça se passe
01:25:34sur le lieu de travail
01:25:35c'est immédiat
01:25:36c'est identifié
01:25:37l'employeur et l'employé
01:25:39n'ont pas besoin
01:25:40d'apporter la preuve
01:25:41elle est immédiate
01:25:42alors que la maladie professionnelle
01:25:44c'est complètement différent
01:25:45et pourtant aujourd'hui
01:25:47on estime
01:25:48que de nombreuses
01:25:49de nombreuses situations
01:25:50pourraient être requalifiées
01:25:51en maladie professionnelle
01:25:53est-ce qu'au cours de ce travail
01:25:54vous réfléchissez déjà
01:25:55à des solutions
01:25:56notamment pour faciliter
01:25:57cette reconnaissance
01:25:58comme maladie professionnelle
01:25:59nous n'en sommes pas encore
01:26:00à cette phase
01:26:01nous terminons
01:26:02la première phase
01:26:04de la mission
01:26:04c'est-à-dire
01:26:05toutes les auditions
01:26:06il en reste encore
01:26:07quelques-unes
01:26:07nous allons faire
01:26:08un point d'étape
01:26:10pour déjà commencer
01:26:11à penser
01:26:12à des pistes
01:26:13par rapport
01:26:14à ce que nous avons entendu
01:26:16mais je pense
01:26:17que peut-être
01:26:18même si c'est compliqué
01:26:20l'inscription
01:26:21de ce type de maladie
01:26:22dans le tableau
01:26:23des maladies professionnelles
01:26:24ça pourrait être
01:26:25une sacrée avancée
01:26:26et puis dernière question
01:26:27sur les femmes
01:26:27elles sont aussi
01:26:28plus touchées
01:26:29par cette souffrance
01:26:29psychique au travail
01:26:30que les hommes
01:26:30bien sûr
01:26:31pourquoi ?
01:26:31parce qu'elles occupent
01:26:32souvent les métiers
01:26:34dont on vient de parler
01:26:35qui sont en lien
01:26:36notamment avec le soin
01:26:38et avec les publics
01:26:40avec les autres
01:26:41mais on trouve aussi
01:26:42les seniors
01:26:42on trouve des jeunes
01:26:44on trouve des jeunes
01:26:45c'est assez étonnant
01:26:46je ne m'attendais pas à ça
01:26:47mais on trouve des jeunes
01:26:48et ce que je voudrais dire
01:26:50c'est que ces pathologies
01:26:55concernent à peu près
01:26:56tous les stades
01:26:58on va dire
01:26:59on va trouver des ouvriers
01:27:01qui sont extrêmement stressés
01:27:02par les cadences
01:27:03par un management
01:27:07qui ne sait pas faire
01:27:10on va dire
01:27:10avec des ordres
01:27:11des contre-ordres
01:27:11je vais le dire très vite
01:27:13mais on va trouver aussi
01:27:14des cadres
01:27:15qui ont une pression
01:27:18extraordinaire
01:27:19au niveau des résultats
01:27:20et on va trouver
01:27:21des managers
01:27:21et d'ailleurs
01:27:22on entend de plus en plus
01:27:23aujourd'hui
01:27:24dire que les jeunes
01:27:25sont de moins en moins
01:27:27enclins à être managers
01:27:28c'est notamment
01:27:29pour ces raisons-là
01:27:30on nous a pas mal parlé
01:27:32dans les auditions
01:27:32des directeurs
01:27:34des responsables
01:27:35de ressources humaines
01:27:36qui eux-mêmes
01:27:36sont en proie
01:27:38à ce type de pathologie
01:27:39une souffrance psychique
01:27:40qui touche
01:27:41toutes les catégories
01:27:42de travailleurs
01:27:42merci beaucoup
01:27:43Monique Lubin
01:27:44pour toutes vos explications
01:27:47et c'est la fin
01:27:49de cette émission
01:27:50en direct du Sénat
01:27:51merci de l'avoir suivie
01:27:52n'hésitez pas à lire
01:27:53les décryptages
01:27:54et à voir les replays
01:27:55sur notre site internet
01:27:56publicsénat.fr
01:27:58prochain rendez-vous
01:27:58d'information
01:27:59tout de suite
01:27:59avec l'émission
01:28:00Sens Public
01:28:01présentée par Thomas Hug
01:28:02très belle suite
01:28:03des programmes
01:28:03sur Public Sénat
01:28:04Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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