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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-30##

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News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Eric Olegas.
00:00:07Bonjour et bienvenue en ce lundi 30 mars 2026, et oui nous sommes déjà à la fin du mois de
00:00:12mars, ma chère Maud.
00:00:13C'est bientôt le soir.
00:00:14Vous êtes à mes côtés, je peux m'appuyer sur vous, je sais, y compris quand l'actualité est douloureuse,
00:00:18vous êtes d'un réconfort psychologique systématique.
00:00:21Comme Julien Delmas, qui s'assure de la haute teneur et tenue de cette émission que l'on reçoit dans
00:00:29toute la France,
00:00:30et puis, et bien s'il n'était pas là, je crois que je ne serais pas grand chose, c
00:00:33'est Emmanuel Galasso,
00:00:35qui établit le lien avec le trésor de cette radio, qui sont nos auditeurs et nos auditrices,
00:00:40avec lesquels il établit un contact, et vous allez l'appeler au 0826 300 300, retenez ce chiffre,
00:00:46c'est pas celui du loto, c'est celui de Sud Radio, ça rapporte plus, 0826 300 300, avec au
00:00:51bout du fil Emmanuel Galasso.
00:00:53Et puis Elvin, ce cher Elvin, qui supervise le web de Sud Radio,
00:00:58et qui s'assure que vous puissiez retrouver toutes les merveilles que l'on raconte,
00:01:02quelquefois des tragédies, que vous les retrouviez sur le net.
00:01:07Alors, Maud, on commence ta journée par Paris, on n'est pas loin de Paris,
00:01:12nous allons recevoir Ariel Veil, qui est le maire de Paris-Centre,
00:01:161, 2, 3, 4, des 4 premiers arrondissements,
00:01:18et on va voir avec lui si, allez, est-ce qu'on peut parler de triomphe du Parti Socialiste à
00:01:24Paris,
00:01:24avec Emmanuel Grégoire, peut-il bénéficier au Parti pour rebondir éventuellement sur la scène nationale,
00:01:31avec quelques perspectives heureuses au moment de l'élection présidentielle ?
00:01:35On lui demandera aussi comment ça va à Paris,
00:01:37comment l'installation de ce maintien de cette majorité,
00:01:41quelles sont les perspectives que ça ouvre pour les Parisiennes et pour les Parisiens.
00:01:48Ça, c'est à 12h10, parce qu'à 12h45, on va parler de l'impact de la deuxième,
00:01:53moi je l'appelle la deuxième guerre du Golfe, la première c'était 1991,
00:01:55celle-là c'est la deuxième guerre du Golfe, puisque finalement tout le monde est concerné.
00:01:59Est-ce qu'il va y avoir un impact ?
00:02:01Il y a déjà un impact sur notre économie et sur l'équilibre mondial,
00:02:05et nous allons voir avec Nicolas Conquer,
00:02:07qui était l'ancien porte-parole républicain de Versys,
00:02:10mais qui est tout à fait habilité à parler, non pas au nom du président des Etats-Unis,
00:02:13mais à nous décrypter la situation entre l'Amérique et l'Iran,
00:02:19et on va voir si Donald Trump avance à l'aveugle et nous emmène dans le mur,
00:02:23ou si au contraire il maîtrise la situation,
00:02:26et que tout a été planifié, pas jusqu'au dernier dollar, mais jusqu'au dernier missile.
00:02:32Voilà, attention à l'aventure.
00:02:34De 13h à 14h, je recevrai Frédéric Dané,
00:02:38Frédéric Dané est un journaliste,
00:02:41mais c'est un journaliste qui a les compétences d'un scientifique,
00:02:43c'est un observateur qui a écrit beaucoup de livres,
00:02:45il s'inquiète, c'est pas un militant écologiste,
00:02:48c'est pas un végan,
00:02:50il s'inquiète quand même de l'environnement,
00:02:52il a fait un très beau livre sur
00:02:54« Cessons de ruiner notre sol », bien avant Julien Delormandie,
00:02:57et là, il nous prédit, si on ne fait pas attention,
00:03:00si le monde développé, si l'Europe occidentale ne fait pas attention à la ressource de l'eau,
00:03:05même s'il pleut beaucoup,
00:03:07sauf en Bretagne et au Pays Basque,
00:03:08où il ne pleut jamais, et bien si on ne fait pas attention à la ressource de l'eau,
00:03:12peut-être que le litre de eau pourrait coûter un jour plus cher
00:03:15que le litre de gasoil,
00:03:16qui n'est déjà pas donné.
00:03:18Voilà pour les principaux thèmes,
00:03:20et puis Maud, on va quand même s'offrir quelques perles.
00:03:23On reviendra pas mal sur l'après-municipal,
00:03:25avec un maire qui a démissionné à cause des intimidations,
00:03:27une mairie saccagée, la mairie de Fresnes.
00:03:30Voilà, et puis les deux nouveaux maires
00:03:31qui essaient de calmer le jeu au Blanc-Ménil et à Manta-Jolie.
00:03:34Et puis les 12 tonnes de Kit Kat.
00:03:36Oh non, ça c'est grave.
00:03:38Qu'est-ce que vous les avez mis ?
00:03:39C'est pas moi.
00:03:39Julien, c'est toi ?
00:03:41Quelqu'un qui a pris ?
00:03:41Bon, voilà.
00:03:42Voilà le programme du jour, chers amis 0826-300-300,
00:03:45et la clé de lénigre s'appelle Emmanuel Galasso.
00:03:49Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:03:52l'humeur de Pericot.
00:03:54J'étais tranquillement sur mon divan,
00:03:57samedi soir,
00:03:58je flâne un peu sur le paysage audiovisuel français,
00:04:02je tombe dans cette émission qu'est l'époque,
00:04:04animé par Léa Salamé,
00:04:06et puis je ne comprends pas bien,
00:04:07à un moment donné,
00:04:07il y avait Alain Mec et Jacques Attali sur le plateau,
00:04:10qui étaient là.
00:04:11Bon, je dis, tiens, ce qui se passe,
00:04:12c'est un truc sur le troisième âge,
00:04:13ou sur un EHPAD politique.
00:04:15Pas du tout, ils étaient là en train de disserter,
00:04:18il y avait d'autres personnalités du showbiz d'actualité.
00:04:21Et puis tout d'un coup, vous savez,
00:04:23il y a la séance des photos,
00:04:24où Léa Salamé projette des personnalités internationales,
00:04:27et puis arrive la photo d'Emmanuel Macron,
00:04:29donc on demande aux deux de commenter.
00:04:31et on a Alain Mec qui répond sur son ton toujours très docte,
00:04:35pourquoi as-tu été aussi mauvais ?
00:04:37Quelle catastrophe, la dissolution ?
00:04:40Le premier quinquennat, j'aurais mis 13 sur 20,
00:04:42ce qui est déjà pour une grosse note,
00:04:43et le deuxième, 2 sur 20.
00:04:45Et puis ensuite, elle passe la parole à Jacques Attali,
00:04:48alors Emmanuel Macron, qu'est-ce que vous lui diriez ?
00:04:50Alors, je précise, je le dis vous parce que je le vous vois,
00:04:54et sur un ton très ironique,
00:04:56est-ce que vous comptez vous présenter en 2032,
00:04:59c'est-à-dire malgré le cauchemar,
00:05:01est-ce que vous serez encore là à cette époque ?
00:05:02Alors, ce que je voulais dire, c'est que bon,
00:05:05quelle époque c'est un talk show,
00:05:07dans la suite de ce qu'on a eu avec Rukier,
00:05:09On n'est pas couché,
00:05:10bon, ça fait partie des émissions aujourd'hui,
00:05:11qui, dans le paysage français, ont beaucoup de succès.
00:05:14Là, ce soir-là, je crois qu'elle en a eu un peu moins,
00:05:16parce que je ne suis pas sûr que la présence des deux papys
00:05:18ait forcément attiré l'attention des téléspectateurs.
00:05:21Non, mon humeur, elle est sur le cynisme
00:05:24de ces deux personnalités,
00:05:27alors intellectuellement brillantes.
00:05:28Ces deux, je ne vais pas utiliser le mot génie,
00:05:31c'est quand même deux grands esprits culturels,
00:05:33connaissances, enfin voilà.
00:05:34La preuve, ils ont été consultés,
00:05:36à peu près, pas à peu près,
00:05:38par tous les présidents de la République,
00:05:40depuis François Mitterrand.
00:05:41Jacques Attali, bien sûr, qui a été conseiller spécial
00:05:43de François Mitterrand, son bureau a été à côté,
00:05:45et ensuite, qui a été consulté par Jacques Chirac,
00:05:48par Nicolas Sarkozy, par François Hollande,
00:05:50et par Emmanuel Macron,
00:05:51ce qu'on appelle le visiteur du dimanche soir,
00:05:54qui avait droit aux égards,
00:05:56porte ouverte à l'Elysée quand il fallait prendre une décision.
00:05:59Alain Mecque, exactement la même chose,
00:06:01et pourtant, il y en a un qui est de gauche.
00:06:02Jacques Attali,
00:06:04au Parti Socialiste, en tout cas,
00:06:06voilà, version plutôt en face de Alain Mecque,
00:06:08qui est représentant du libéralisme, du néolibéralisme,
00:06:11qui nous a vendu la mondialisation heureuse,
00:06:12que tout allait bien se passer,
00:06:14que le libéralisme était l'avenir,
00:06:15qui lui aussi a conseillé, non seulement des chefs d'État,
00:06:18mais également des chefs d'entreprise.
00:06:20Et donc, le bilan, quand on fait le bilan,
00:06:22c'est d'ailleurs le paradoxe de l'histoire.
00:06:24On peut être extrêmement intelligent,
00:06:26extrêmement brillant, extrêmement cultivé,
00:06:28extrêmement compétent,
00:06:29et se planter sur tout.
00:06:31Et là, ce qui m'a un petit peu froissé,
00:06:34samedi soir,
00:06:35c'est de voir ces deux personnes
00:06:36qui avaient été reçues par Emmanuel Macron,
00:06:38qui ont été royalement traitées
00:06:40par tous les présents de la République,
00:06:41qui sont des consultants,
00:06:42qui ont les portes de l'Élysée ouverte.
00:06:44Je prends toujours avec circonspection
00:06:47le fait qu'on puisse ensuite cracher
00:06:49dans la soupe que l'on a partagée
00:06:52avec les souverains.
00:06:54Je sais bien qu'Emmanuel Macron,
00:06:56voilà, ils ont été...
00:06:57Le problème d'Emmanuel Macron,
00:06:59c'est qu'il entend tout le monde,
00:07:01il entend tout le monde,
00:07:02il reçoit tout le monde.
00:07:03D'ailleurs, c'est quelqu'un de très ouvert,
00:07:04il n'a pas de limite.
00:07:06S'il reçoit des opposants,
00:07:07il n'y a qu'un problème,
00:07:08c'est qu'il n'écoute que lui.
00:07:08Alors, s'il a raison,
00:07:10c'est très bien de s'écouter soi-même,
00:07:11et puis quand on n'a pas raison,
00:07:12ça pose des problèmes.
00:07:13Donc voilà, le cynisme d'Alain Maïc
00:07:15et de Jacques Attali,
00:07:16très docte,
00:07:17adulé par le plateau qui était là,
00:07:19chaque fois qu'il disait quelque chose,
00:07:21je sentais que c'était les mois général
00:07:22autour de la table,
00:07:24tout ça est très brillant,
00:07:25ils n'ont rien dit,
00:07:26très fracassant.
00:07:27Mais de voir ce taux de cynisme
00:07:29de la part de gens
00:07:30qui nous ont quand même accompagnés
00:07:31dans le désarroi dans lequel est ce pays,
00:07:35je ne peux pas les traiter
00:07:36de fausse soyeur de l'économie française,
00:07:38mais enfin,
00:07:38leur bilan est plutôt catastrophique.
00:07:40En tout cas,
00:07:40tout ce qu'ils ont préconisé
00:07:41et tout ce qu'ils ont prescrit
00:07:43s'avère être aujourd'hui
00:07:44d'un échec retentissant,
00:07:45puisqu'ils ont toujours dit,
00:07:47nous sommes là
00:07:47pour faire que la France,
00:07:49ce sursaut français
00:07:49de la conscience nationale,
00:07:51républicaine et démocratique,
00:07:53pour éviter que les extrêmes,
00:07:55Attali et Minck,
00:07:56leur combat,
00:07:57c'est celui de Macron,
00:07:58c'est pour évacuer les extrêmes
00:07:59que les causes
00:08:00qui font que le peuple français
00:08:02vote pour le Rassemblement national
00:08:03ou pour la France insoumise
00:08:04disparaissent,
00:08:05eh bien,
00:08:05aujourd'hui,
00:08:06les deux parties les plus en vue,
00:08:07c'est le Rassemblement national
00:08:09et la France insoumise.
00:08:11Donc,
00:08:12messieurs Minck
00:08:13et messieurs Attali,
00:08:13vous vous êtes lamentablement plantés,
00:08:16votre bilan est un cauchemar,
00:08:18et je ne vous demande pas
00:08:20si vous allez vous présenter en 2032,
00:08:22mais quand vous êtes
00:08:22sur un plateau de télévision,
00:08:23ayez l'échec modeste
00:08:26et ayez la catastrophe discrète.
00:08:28Merci.
00:08:28Le Parti Socialiste,
00:08:30on va parler du Parti Socialiste,
00:08:31cette fois victorieux au municipal,
00:08:33divisé pour la présidentielle
00:08:35avec un discours d'Olivier Faure-Argan
00:08:38qu'il ne faut pas faire alliance
00:08:39avec la France insoumise,
00:08:40François Hollande
00:08:41qui ne veut pas faire de primaire à gauche,
00:08:44bref,
00:08:44on en parle avec le maire de Paris-Centre,
00:08:46Ariel Veil,
00:08:47dans un petit instant,
00:08:48vous restez bien avec nous,
00:08:49vous nous appelez en direct
00:08:50au 0826 300 300.
00:08:52A tout de suite.
00:08:52Sud Radio,
00:08:54la France dans tous ses états,
00:08:56le fait du jour.
00:08:57Ça y est,
00:08:57les nouveaux maires
00:08:58sont officiellement installés
00:08:59à Paris.
00:09:00Le successeur d'Anne Hidalgo,
00:09:01Emmanuel Grégoire,
00:09:02a pris ses quartiers ce week-end.
00:09:04Emmanuel Grégoire,
00:09:04qui avait suivi la directive
00:09:05d'Olivier Ford,
00:09:06de ne pas s'allier
00:09:07à la France insoumise,
00:09:08veut renouveler
00:09:09par le patron du Parti Socialiste
00:09:10il y a trois jours
00:09:11en marge de la présidentielle,
00:09:12cette fois.
00:09:12comment le Parti Socialiste
00:09:14vit-il
00:09:15cette entre-deux-tours
00:09:16entre municipale
00:09:17et présidentielle ?
00:09:18On en parle aujourd'hui
00:09:19avec le maire
00:09:19PS de Paris-Centre,
00:09:21Ariel Veil.
00:09:21Bonjour.
00:09:22Bonjour.
00:09:22Bonjour Ariel Veil,
00:09:23merci d'être sur Sud Radio
00:09:24aujourd'hui.
00:09:25Je commence par deux
00:09:26petites questions politiciennes.
00:09:28Vous non plus,
00:09:29tête de liste,
00:09:30vous ne seriez pas associé
00:09:31à la France insoumise
00:09:32ou vous l'auriez pensé différemment ?
00:09:34Tête de liste,
00:09:35c'est-à-dire à Paris,
00:09:36je pense que tu étais tête de liste
00:09:38et je crois avoir été
00:09:39assez clair sur le sujet.
00:09:40Non, non, mais je veux dire,
00:09:41il fallait prendre le risque
00:09:42de ne pas,
00:09:43dans la mesure où en face
00:09:44il n'y avait pas fusion
00:09:46mais désistement
00:09:47de la liste de CNAFO,
00:09:48à un moment donné
00:09:48on pouvait se poser la question
00:09:49et...
00:09:50Je ne me suis la suive jamais posée,
00:09:51vous savez que j'ai été
00:09:52abondamment cité
00:09:53comme étant celui
00:09:53qui tient les ficelles
00:09:54et manettes de Emmanuel Grégoire.
00:09:56Oui, oui.
00:09:56Moi j'avais donné ma position,
00:09:57ma position elle est très claire
00:09:58depuis le début
00:10:02et en plus elle est payante.
00:10:03Donc non seulement
00:10:03elle n'était pas monitoire
00:10:04mais voilà.
00:10:06Et en plus elle est payante, oui.
00:10:07Alors,
00:10:07ce n'est pas la seule raison
00:10:08pour laquelle il fallait le faire
00:10:09mais il se trouve qu'au contraire
00:10:10ça n'a pas nuit à Emmanuel Grégoire,
00:10:13pas plus qu'à Payan,
00:10:14à Marseille ou à Strasbourg
00:10:17même si les choses
00:10:18se sont faites différemment là-bas.
00:10:19Alors, deuxième question
00:10:20un peu paradoxale,
00:10:21est-ce que malgré tout
00:10:23Paris était perdable pour la gauche
00:10:26si en face,
00:10:29comment il s'appelle,
00:10:29le camp du bien ?
00:10:31C'est-à-dire la droite,
00:10:32le centre,
00:10:33tout le monde réuni,
00:10:33socle commun républicain
00:10:35avait trouvé au miracle
00:10:36un seul candidat porteur
00:10:38d'un certain projet.
00:10:39Est-ce que voilà ?
00:10:40Ou au vu du résultat qui est là,
00:10:42on est à 60-40,
00:10:44c'était de toutes et manières
00:10:45pas perdable pour la gauche
00:10:46ou c'est jamais pas perdable ?
00:10:48Non, c'est jamais pas perdable.
00:10:49C'est pas tout à fait 60-40,
00:10:51enfin ça dépend
00:10:52de ce qu'on appelle la gauche.
00:10:53Ah bah je mets la France
00:10:54insoumise dedans quand même.
00:10:55D'accord,
00:10:56mais à ce moment-là,
00:10:57est-ce qu'on met
00:10:57d'infos dedans ?
00:10:58D'abord, les scénarios se déroulent
00:11:00de manière imprévisible.
00:11:02Effectivement,
00:11:03c'était le pire scénario
00:11:03de deuxième tour
00:11:04pour Emmanuel Grégoire
00:11:05et pour notre camp,
00:11:08avec le désistement
00:11:10virgule en faveur de,
00:11:11qui était en faveur
00:11:12de Rachida Dati
00:11:13et de Sarah Knafo,
00:11:14mais qui finalement
00:11:14s'est retourné.
00:11:16C'est-à-dire qu'en fait,
00:11:16les Parisiennes et les Parisiens
00:11:17détestent qu'on leur dise
00:11:18qu'un scénario est écrit d'avance.
00:11:19Et quand vous avez le sondage
00:11:20au lendemain du premier tour
00:11:21qui dit,
00:11:22qui confirme ce que disaient
00:11:23les sondages depuis des semaines,
00:11:24c'est-à-dire que c'était
00:11:25le scénario où Grégoire perdait,
00:11:27ils se sont déplacés aux urnes,
00:11:29ils sont allés voter
00:11:29et il y a des gens
00:11:30qui ont voté pour Grégoire
00:11:31qui n'avaient pas prévu
00:11:32de le faire.
00:11:33Et sans doute une partie
00:11:34des gens qui avaient voté
00:11:35pour Bournazel.
00:11:36Et c'est là l'enseignement.
00:11:37Évidemment,
00:11:38il y a une partie,
00:11:38je ne sais pas si on a
00:11:39exactement les statistiques,
00:11:40j'ai l'impression
00:11:41que c'est deux tiers.
00:11:42Moi, je peux vous dire
00:11:42que chez moi,
00:11:43la plupart des gens
00:11:44qui votaient pour
00:11:44Pierre-Yves Bournazel
00:11:46m'ont dit,
00:11:46on vote pour toi.
00:11:47Donc, évidemment,
00:11:49il y a une partie
00:11:49de l'électorat du centre
00:11:55comme étant insurmontable.
00:11:58Bien sûr que c'était perdable.
00:11:59Les sondages disaient
00:11:59que c'était perdable.
00:12:00Et je pense qu'il y a eu
00:12:01un sursaut.
00:12:02Mais ce sursaut,
00:12:03il est composé aussi
00:12:03de gens du centre
00:12:04qui ont voté pour Grégoire.
00:12:06Ce qui est donc
00:12:07une réponse à votre question.
00:12:08Il va falloir,
00:12:09et il l'a dit d'ailleurs
00:12:10Emmanuel Grégoire très vite,
00:12:11il sait qu'il a été élu
00:12:12pas uniquement
00:12:13par des gens de gauche.
00:12:14Et donc, ça l'oblige
00:12:15et il va devoir
00:12:16en tenir compte
00:12:17dans la manière
00:12:18dont il va gouverner.
00:12:20Alors,
00:12:20cette équation justement
00:12:21qui fait qu'il y a
00:12:22des électorats du centre,
00:12:24un électorat modéré
00:12:25qui ne voulant pas
00:12:27voter pour Rachid Haddati
00:12:29et Emmanuel Grégoire
00:12:32et vous-même
00:12:32n'ayant pas accepté
00:12:33de pacte
00:12:34avec la France insoumise,
00:12:36on dit,
00:12:36du coup,
00:12:37on retrouve sur des bases
00:12:38anciennes
00:12:39de cohérence politique
00:12:40et on peut
00:12:41changer d'électorat,
00:12:45de candidat.
00:12:46Un électorat mouvant
00:12:47qui fait en fonction
00:12:48et c'est le principe
00:12:49de la démocratie française.
00:12:50On réfléchit
00:12:51et au deuxième tour
00:12:52on élimine
00:12:53ou au contraire
00:12:53on préfère.
00:12:54Et là,
00:12:54c'est visiblement,
00:12:55alors on n'aura jamais
00:12:55le pourcentage exact
00:12:57des électeurs du centre,
00:12:59du centre droit
00:12:59qui ont préféré
00:13:00voter Grégoire
00:13:00que d'être-il au deuxième tour.
00:13:02Est-ce que cette dynamique
00:13:04peut laisser entrevoir
00:13:06au niveau national ?
00:13:07Alors,
00:13:08le PS part de beaucoup
00:13:09plus en retard
00:13:10au niveau national,
00:13:11on part de la 75,
00:13:12ça tombe bien,
00:13:13c'était Mme Hidalgo,
00:13:14maire de Paris
00:13:14qui représentait ce chiffre
00:13:16extrêmement modeste.
00:13:18Ensuite,
00:13:18on a des péripéties
00:13:21des reports de voix
00:13:22avec Olivier Faure
00:13:23qui a dit
00:13:23qu'il n'y a pas d'accord
00:13:24au niveau national
00:13:25alors que c'est une municipale,
00:13:26on se doute
00:13:27qu'il y a quelque chose
00:13:27de particulier.
00:13:29François Hollande
00:13:30lui-même dit
00:13:31hors de question,
00:13:32puis finalement,
00:13:32mais ça sera au cas par cas,
00:13:33si ça peut nous rapporter,
00:13:35bon finalement,
00:13:36si on peut faire un accord.
00:13:37C'est quelque chose
00:13:37qui vous a un petit peu...
00:13:38il n'a pas dit,
00:13:40il avait dit ça.
00:13:41Je résume sa pensée,
00:13:43voilà,
00:13:43puisqu'à Tulle,
00:13:44il était d'accord,
00:13:45pour finalement,
00:13:46pour ne pas gagner.
00:13:46Qui c'est ?
00:13:47Finalement,
00:13:48pour ne pas...
00:13:48Oui.
00:13:49Oui,
00:13:50je suppose que...
00:13:50Il le dit, je crois.
00:13:51Oui, oui,
00:13:51enfin,
00:13:52je suppose que le maire,
00:13:54le maire battu socialiste de Tulle
00:13:55n'aurait pas fait
00:13:56le pacte électoral
00:13:57si François Hollande
00:13:59lui avait dit
00:13:59hors de question.
00:14:00Donc,
00:14:01peu importe,
00:14:01on ne va pas revenir
00:14:02sur le passé.
00:14:03La question est,
00:14:04est-ce que le miracle parisien,
00:14:07passez-moi cette expression,
00:14:08peut se traduire
00:14:09par un sursaut
00:14:10du parti socialiste
00:14:11au niveau national
00:14:12pour la présidentielle
00:14:13de 2027 ?
00:14:15Oui, bien sûr.
00:14:15D'abord,
00:14:16on voit quand même
00:14:16par petites touches
00:14:17un adjornamento
00:14:18qui est en cours
00:14:19depuis quelques mois.
00:14:21C'est pas...
00:14:21C'est un miracle parisien.
00:14:22C'est pas un miracle parisien.
00:14:23Regardez Marseille.
00:14:25Regardez...
00:14:26Même si ça a été obtenu
00:14:27autrement à Strasbourg.
00:14:29Et puis,
00:14:30a contrario,
00:14:30regardez Toulouse.
00:14:31Regardez Tulle.
00:14:32Donc,
00:14:33c'est pas un miracle parisien.
00:14:34Il y a quand même
00:14:35un effet de système
00:14:36qui se dégoûte.
00:14:37C'est-à-dire que nous,
00:14:37on est quelques-uns à dire
00:14:38que pour des raisons éthiques,
00:14:39il n'est plus possible,
00:14:40il n'est pas possible
00:14:41d'avoir une alliance
00:14:41avec les populistes
00:14:42de l'EFI.
00:14:43Et on voit bien
00:14:44que dans les urnes,
00:14:45c'est finalement
00:14:46ce que les électeurs
00:14:46et les électrices
00:14:47grosso modo
00:14:48et globalement ont dit.
00:14:49Donc,
00:14:50oui,
00:14:51je pense que le parti socialiste
00:14:52qui avait déjà commencé
00:14:53une évolution
00:14:53va être obligé d'évoluer.
00:14:54Mais le parti socialiste,
00:14:55c'est une partie
00:14:55des forces de gauche,
00:14:56vous l'avez dit vous-même,
00:14:57c'est une partie
00:14:58de l'électorat social-démocrate
00:15:00comme j'aime bien l'appeler
00:15:01et que certains appellent
00:15:01comme Jérôme Giedge
00:15:03social-républicain,
00:15:04on peut trouver
00:15:04des termes différents.
00:15:05En tout cas,
00:15:06une gauche,
00:15:07une centre-gauche
00:15:08qui est attachée
00:15:09aux valeurs de la République,
00:15:10à la laïcité,
00:15:11à l'universalisme,
00:15:12voilà,
00:15:12c'est un électorat
00:15:13potentiellement très important
00:15:15et je crois que le parti socialiste
00:15:16qui s'en était
00:15:16un tout petit peu détaché,
00:15:18qui a jusqu'à,
00:15:19vous voulez,
00:15:20qui à l'instant
00:15:21crée une doctrine
00:15:22un peu complexe à suivre,
00:15:23pas d'accord national,
00:15:25mais en filigrane
00:15:25des accords locaux,
00:15:26va devoir clarifier son discours.
00:15:28Pour autant,
00:15:29il y a eu le mariage,
00:15:30aujourd'hui,
00:15:31c'est un fait.
00:15:32Il y a eu le mariage
00:15:32avec le diable,
00:15:34avec non seulement
00:15:35la NUPES,
00:15:36mais le Front Républicain.
00:15:37Vous allez me dire,
00:15:38on ne savait pas
00:15:38qu'ils étaient méchants à l'époque.
00:15:40Ils n'étaient pas méchants,
00:15:41ils étaient habillés en agneaux
00:15:43et c'est après
00:15:44qu'on a découvert
00:15:44que c'était des loups
00:15:45qui étaient dessous.
00:15:46Alors, je ne sais pas vous...
00:15:46Vous posez la question à moi
00:15:47qui a toujours été contre.
00:15:48Donc, si, si,
00:15:49je pense qu'on savait,
00:15:50je pense que peut-être
00:15:51certains n'ont pas voulu voir.
00:15:52Si, si, on savait,
00:15:53on savait,
00:15:53j'étais déjà opposé,
00:15:54je vous l'ai dit
00:15:54à la NUPES.
00:15:57Ça fait des années
00:15:57que ceux qui suivent,
00:15:58suivent les évolutions
00:15:59de, par exemple,
00:16:01Jean-Luc Mélenchon.
00:16:01Commençons par, quand même,
00:16:02la tête de LFI
00:16:03qui a systématiquement
00:16:05soutenu tous les dictateurs.
00:16:06Ça fait longtemps
00:16:06qu'on le voit
00:16:07et on est un certain nombre
00:16:08à le dire.
00:16:09Il a soutenu Maduro,
00:16:10il a soutenu
00:16:11avec Parim Hassan
00:16:12en Syrie,
00:16:14El Adoclan et l'Assad.
00:16:15Enfin, je veux dire,
00:16:16ça se voyait quand même.
00:16:17Mais bon,
00:16:17disons qu'à un moment donné,
00:16:19il a,
00:16:19pour certaines personnes,
00:16:21et j'ai des interlocuteurs
00:16:22de bonne foi
00:16:22qui continuent à me dire,
00:16:23oui, mais la lutte
00:16:25pour les droits sociaux,
00:16:26etc.,
00:16:26justifie, à certains moments,
00:16:28de faire une large alliance
00:16:29à gauche.
00:16:29Et je les entends,
00:16:30je les comprends,
00:16:31je ne suis pas d'accord
00:16:32et je discute avec eux.
00:16:33Pour autant,
00:16:34vous auriez été
00:16:35Premier secrétaire
00:16:36du Parti Socialiste
00:16:37en 2024
00:16:38et pas d'accord
00:16:39avec la France Insoumise,
00:16:41pas de Front Populaire.
00:16:44Le Parti Socialiste
00:16:45aurait eu 12 députés
00:16:46et pas 68.
00:16:47Peut-être
00:16:47et peut-être pas.
00:16:48Mais vous êtes d'accord ?
00:16:49C'est difficile
00:16:49de réécrire l'histoire.
00:16:50Oui, bien sûr.
00:16:51J'aurais sans doute pas été
00:16:51secrétaire
00:16:52du Premier secrétaire
00:16:53du Parti Socialiste.
00:16:53Voilà.
00:16:54Donc, vous ne...
00:16:56On ne sait pas.
00:16:57Voilà.
00:16:57Et puis parfois,
00:16:58il faut savoir perdre
00:16:58des soldats.
00:17:00Regardez,
00:17:01vous parliez de Sarah Cnafois
00:17:02à l'instant,
00:17:02bon, elle a fait une stratégie.
00:17:03On verra,
00:17:04à l'avenir dira
00:17:04si elle a été payante.
00:17:05En tout cas,
00:17:05elle a sacrifié
00:17:06ses candidats
00:17:07qui auraient pu être élus,
00:17:08qui auraient été élus
00:17:09au Conseil de Paris
00:17:10et dans un...
00:17:11plutôt beaucoup plus proche
00:17:13de ma famille politique.
00:17:14Raphaël Buxman
00:17:15a dit
00:17:16je me retirerai,
00:17:17je retirerai mes candidats
00:17:17de toute alliance
00:17:18avec les filles locales.
00:17:19Il l'a fait.
00:17:20Donc, parfois,
00:17:21il faut accepter
00:17:22d'abord par éthique
00:17:23et puis,
00:17:23on le voit,
00:17:24ça peut être payant
00:17:25en plus électoralement
00:17:26parce que ce qui est payant
00:17:27c'est d'avoir une éthique.
00:17:29Et donc,
00:17:29il l'a fait.
00:17:30Il a retiré
00:17:30ses soldats.
00:17:32Vous êtes churchillien,
00:17:33Ariel Veil.
00:17:34Vous ne préférez pas
00:17:35le déshonneur
00:17:35pour éviter la guerre
00:17:36pour avoir au final
00:17:37le déshonneur
00:17:38et la guerre.
00:17:39Donc, il faut savoir
00:17:40prendre ses responsabilités.
00:17:41Oui, y compris
00:17:42partir de l'opposition,
00:17:43ne pas avoir de siège.
00:17:44Il faut être prêt.
00:17:44Parfois, ça ne paye pas
00:17:45tout de suite.
00:17:46Parfois, ça ne paye jamais.
00:17:47Mais c'est quand même
00:17:47plus agréable
00:17:48d'être dans sa conviction.
00:17:49En 1993,
00:17:50le Parti Socialiste
00:17:52a payé cher
00:17:53aux élections législatives
00:17:54qui ont provoqué
00:17:55la deuxième cohabitation
00:17:56où Édouard Balladur
00:17:57était Premier ministre.
00:17:58C'était quand même
00:17:58un effondrement
00:17:59et il s'en est quand même remis
00:18:00puisqu'il est revenu
00:18:02deux fois de faux pouvoirs.
00:18:03Donc, l'honneur
00:18:04est quand même
00:18:05une valeur en politique
00:18:06qui compte.
00:18:07Oui, je ne sais pas
00:18:07s'il faut parler d'honneur
00:18:08parce que ça convoque
00:18:10des...
00:18:10On peut l'appliquer comme ça.
00:18:10Mais en tout cas,
00:18:11la fidélité
00:18:12à ses convictions
00:18:14et voilà,
00:18:14tout simplement
00:18:15la conviction.
00:18:16Au niveau parisien,
00:18:18la majorité
00:18:19est cohérente.
00:18:21J'ai vu qu'il y avait
00:18:22plus d'adjoints écologistes
00:18:23qu'il y en avait
00:18:24sous le mandat
00:18:24d'Anne Hidalgo.
00:18:26Vous êtes soudé
00:18:26ou non ?
00:18:27Ou il y aura quand même
00:18:27des nuances anormales ?
00:18:28Il y aura évidemment
00:18:29des nuances.
00:18:29Il y a déjà plusieurs groupes.
00:18:31J'ai vu d'ailleurs
00:18:31cette réaction stupéfiante
00:18:33de gens,
00:18:34je crois que c'est même
00:18:34Rachida Dati
00:18:35qui disait la trahison
00:18:36parce que ceux
00:18:37qui avaient fusionné...
00:18:39Bon, il n'y en a qu'une partie
00:18:40qui n'est pas allée
00:18:40mais ceux qui étaient allés
00:18:41ont annoncé qu'ils créaient
00:18:42leur groupe, pardon,
00:18:44une alliance de premier tour
00:18:46pour la première fois.
00:18:47C'est Emmanuel Grégoire
00:18:48qui a souhaité la faire
00:18:49et qui a été capable
00:18:49de la mettre en oeuvre.
00:18:50On n'était pas tous d'accord
00:18:51sur la stratégie.
00:18:52Enfin, il faut lui reconnaître
00:18:53qu'il a su faire
00:18:53une alliance de premier tour
00:18:54avec les écologistes
00:18:56et les communistes
00:18:56qui sont toujours
00:18:57les alliés du deuxième tour
00:18:59depuis 2001 à Paris
00:19:00et y compris place publique.
00:19:03Bon, il a su le faire
00:19:04mais évidemment
00:19:04il y a plusieurs groupes.
00:19:05En tout cas, les écologistes
00:19:06ont leur groupe,
00:19:07les communistes ont leur groupe
00:19:08et c'est tout à fait sain.
00:19:09Donc oui,
00:19:10s'ils ont leur groupe
00:19:11ce n'est pas pareil
00:19:11sur tous les sujets
00:19:12et ce sera son talent
00:19:14de mettre en oeuvre
00:19:15comme Bertrand Delanoé
00:19:16avant lui
00:19:16et Anne Hidalgo
00:19:18ont su le faire
00:19:18une majorité plurielle.
00:19:20Donc voilà,
00:19:20on est plus dans la gauche
00:19:21plurielle de Lionel Jospin
00:19:22que dans le Front Populaire
00:19:23qui finalement
00:19:24a été un petit peu aventureux.
00:19:28Ariel Vell,
00:19:28je reviens sur là le concret.
00:19:31Emmanuel Grégoire a déclaré
00:19:32je prends le dossier
00:19:33du périscolaire à Bralcor.
00:19:36Je vais faire ma datie.
00:19:38Alors, vous allez trouver
00:19:39les solutions maintenant
00:19:40que vous n'avez pas trouvées
00:19:41quand vous étiez
00:19:42au premier mandat.
00:19:44C'est d'ailleurs une phrase
00:19:45qu'elle peut s'appliquer
00:19:46immédiatement à elle-même.
00:19:47Elle est maire du 7e arrondissement.
00:19:48Rappelez-moi,
00:19:49depuis combien de temps ?
00:19:50Je ne sais pas.
00:20:04Un certain temps.
00:20:05Très fort,
00:20:05dont on reparle d'ailleurs.
00:20:06Et donc,
00:20:07on a su mettre en place
00:20:08un certain nombre de mécanismes.
00:20:10Sûrement pas suffisants,
00:20:11mais aujourd'hui,
00:20:12ils ont été déployés
00:20:13dans tout Paris.
00:20:14Emmanuel Grégoire l'a dit,
00:20:15quand vous avez un scandale
00:20:16de cette ampleur-là,
00:20:17c'est qu'il y a quelque chose
00:20:18qui ne va pas
00:20:18de fondamental,
00:20:19de structurant.
00:20:20Et donc,
00:20:20il va tout remettre à plat.
00:20:21Nous avons été réunis d'ailleurs
00:20:22dès la semaine dernière,
00:20:24avant même son élection,
00:20:26pour en parler,
00:20:27pour discuter de ce qu'il fallait faire.
00:20:28On a tous pu s'exprimer là-dessus.
00:20:29Moi, j'ai une conviction d'ailleurs,
00:20:30c'est que,
00:20:31je vais vous dire,
00:20:32ce n'est pas que de la sémantique,
00:20:33je supprimerais même
00:20:34le terme de périscolaire.
00:20:35On ne peut plus entendre
00:20:36ce terme de périscolaire,
00:20:37faussement technique et savant,
00:20:39qui est une périphrase,
00:20:41périscolaire.
00:20:41Qu'est-ce que c'est
00:20:42que le périscolaire ?
00:20:42On ne sait même pas
00:20:43de quoi on parle.
00:20:44On parle des ateliers
00:20:45après l'école,
00:20:46quand vous avez fini
00:20:47à 15h ou à 17h.
00:20:48On parle du temps
00:20:49de la cantine,
00:20:51au déjeuner.
00:20:52On parle du centre de loisirs aussi.
00:20:54Donc, on parle de moments
00:20:55qui sont différents,
00:20:56avec des mécanismes différents.
00:20:58Et je crois que,
00:20:59d'ailleurs,
00:20:59c'est tout le problème,
00:21:00c'est d'intégrer
00:21:00dans le scolaire
00:21:02et le périscolaire.
00:21:02En fait,
00:21:03il y a des établissements,
00:21:04il y a un temps,
00:21:05il y a une école
00:21:05où les parents déposent leurs enfants
00:21:07et veulent évidemment,
00:21:09très légitimement,
00:21:09être sûrs qu'ils sont en sécurité
00:21:11et on leur doit.
00:21:12Et quand je dis on,
00:21:13c'est la ville,
00:21:13mais aussi l'État,
00:21:14puisque c'est l'État
00:21:15qui emploie les enseignants
00:21:17et les directeurs
00:21:17et les directrices.
00:21:18Moi, je crois que la solution,
00:21:19elle passe aussi,
00:21:20c'est un des points que j'avance,
00:21:22elle passe aussi
00:21:22par la revalorisation
00:21:23des directrices
00:21:24et des directeurs d'établissements
00:21:25qui ont une vue
00:21:25sur l'ensemble
00:21:26de ce qui se passe,
00:21:27que ce soit le temps scolaire
00:21:28ou le temps dit pas scolaire.
00:21:30Mais à la fin,
00:21:31vous êtes à l'école,
00:21:31donc c'est du temps d'école.
00:21:32On suit le dossier
00:21:33et on vous sollicitera
00:21:35pour en savoir davantage.
00:21:36Merci d'avoir été parmi nous
00:21:37et félicitations
00:21:38pour votre honorable élection.
00:21:39Merci beaucoup,
00:21:40à bientôt.
00:21:41Allez,
00:21:41vous restez bien avec nous
00:21:42sur Sud Radio
00:21:42et vous n'hésitez pas
00:21:43à nous appeler en direct
00:21:44pour nous poser vos questions
00:21:45pour réagir.
00:21:460826 300 300
00:21:48les perd dans un instant
00:21:49avec notamment la démission
00:21:50d'un maire victime
00:21:51d'intimidation.
00:21:52A tout de suite.
00:21:54Sud Radio,
00:21:55la France dans tous ses états,
00:21:57les perles du jour.
00:21:59A peine élu,
00:22:00le maire de Montcontour
00:22:02en Bretagne
00:22:03a choisi de démissionner
00:22:04après avoir été victime
00:22:05d'intimidation.
00:22:06Tout à fait,
00:22:06il s'agit de monsieur
00:22:07Olivier Pelland,
00:22:09donc élu au premier tour
00:22:10triomphalement
00:22:11dans cette commune
00:22:12des Côtes d'Armor
00:22:13dans la douce Bretagne.
00:22:16Alors il y avait un décédent,
00:22:17il avait accordé
00:22:18une subvention
00:22:19de 30 000 euros
00:22:19à une école privée
00:22:21et visiblement
00:22:22ça aurait déchaîné
00:22:23certaines colères.
00:22:25Tag,
00:22:25inscription sur sa maison,
00:22:28insulte
00:22:28et ensuite
00:22:29il sort de sa mairie
00:22:29où il avait passé la journée,
00:22:32sa voiture rayée,
00:22:33donc voilà,
00:22:33et puis ensuite
00:22:34menace et intimidation.
00:22:36Donc,
00:22:36eh bien,
00:22:37Olivier Pelland
00:22:37a des idées
00:22:38de jeter l'éponge.
00:22:39Il a donné sa démission
00:22:40au préfet
00:22:41considérant qu'il mettait,
00:22:43que sa famille,
00:22:44il sentait sa famille
00:22:45en danger lui-même
00:22:46et qu'il ne voulait pas
00:22:46mettre,
00:22:47aggraver le risque
00:22:49consécutif
00:22:49à cette tension,
00:22:50cette haine,
00:22:51cette animosité
00:22:52qu'il n'avait jamais vue,
00:22:52surtout en Bretagne.
00:22:54Il a préféré
00:22:55claquer la porte.
00:22:56Il y a une manifestation
00:22:58lundi,
00:22:59ce soir donc,
00:23:01et il y participera
00:23:02pour défendre
00:23:03la démocratie
00:23:04et autres.
00:23:04Est-ce qu'il aurait dû
00:23:06démissionner ?
00:23:07On sait toujours,
00:23:08il va dans le sens
00:23:08de ce que ses opposants vont,
00:23:10mais on comprend
00:23:11que s'il estime
00:23:11que sa famille
00:23:12et que sa sécurité
00:23:13est en danger,
00:23:14on comprend
00:23:15qu'il est démissionné.
00:23:16Très mauvais signe
00:23:17pour notre démocratie,
00:23:18très mauvais signe
00:23:18pour la société française.
00:23:19On a vu quelques scènes
00:23:21à l'issue du deuxième tour.
00:23:22J'allais vous dire,
00:23:23c'est pas fini.
00:23:23C'est pas fini,
00:23:24mais là,
00:23:24et en plus,
00:23:25ça n'a rien à voir avec ça.
00:23:26C'est une histoire
00:23:26de subvention à l'école privée.
00:23:28Donc,
00:23:28c'est plutôt des gens
00:23:29qui n'aiment pas l'école privée.
00:23:30Mais vous vous souvenez
00:23:30d'un maire
00:23:31qui s'était fait écraser
00:23:32par,
00:23:32alors je ne sais plus,
00:23:33c'était des roms,
00:23:34mais c'est pareil.
00:23:36Ce sont des maires
00:23:37qui se font,
00:23:37quand ils ne se font pas
00:23:38harceler ou intimider,
00:23:39ils se font fuir.
00:23:40C'était le maire de Signe
00:23:40dans le Var
00:23:41qui était allé engueuler
00:23:43des gens
00:23:43qui faisaient de la décharge illégale.
00:23:45Et puis,
00:23:45au moment de la manœuvre
00:23:46de partir,
00:23:47ils lui ont roulé dessus
00:23:48et le maire de Signe
00:23:49est mort en faisant
00:23:50son métier de maire.
00:23:51Donc,
00:23:51c'est un métier à risque.
00:23:53Et là,
00:23:53effectivement,
00:23:53on atteint un niveau
00:23:55assez inquiétant
00:23:56de tension,
00:23:57de haine
00:23:58et de méchanceté.
00:24:00Autre sale histoire
00:24:01au lendemain des municipales,
00:24:03la mairie de Fresnes
00:24:04a été saccagée ce week-end.
00:24:05Oui,
00:24:05un commando de racailles
00:24:06a saccagé la mairie de Fresnes
00:24:08vendredi soir
00:24:08un peu avant 22h.
00:24:10Environ 20 personnes
00:24:11cagoulées
00:24:11se sont introduites
00:24:12dans le bâtiment
00:24:12après l'avoir attaqué
00:24:13au mortier
00:24:14comme c'est original.
00:24:15Une caméra de vidéosurveillance
00:24:16a capté la scène.
00:24:17On les voit s'acharner
00:24:18sur le mobilier,
00:24:19les vitres matériels
00:24:20en quelques secondes.
00:24:23Après avoir pris la fuite,
00:24:24les individus ont dégradé
00:24:26la devanture
00:24:26d'une auto-école
00:24:27où ils ont volé une moto
00:24:28ainsi que la façade
00:24:29d'une banque.
00:24:30Les faits se sont déroulés
00:24:31à la veille de l'installation
00:24:32de la nouvelle équipe municipale LR
00:24:34élue avec 107 voix d'écart
00:24:35dimanche dernier
00:24:36face à la majorité
00:24:37sortante de gauche.
00:24:38Une enquête est en cours
00:24:39et la piste d'une attaque politique
00:24:41est bien sûr envisagée.
00:24:42Après les heures
00:24:43qui ont subi l'élection
00:24:44de plusieurs maires
00:24:45de la France Insoumise,
00:24:46l'humiliation des maires sortants,
00:24:47les menaces,
00:24:48les insultes,
00:24:48cette séquence confirme une chose.
00:24:50La démocratie est effectivement
00:24:52en danger,
00:24:52Péricault bien sûr.
00:24:53Et celle qui la met en péril
00:24:54c'est l'extrême gauche,
00:24:55c'est la jeune garde,
00:24:56ce sont les antifas,
00:24:56les recrues des cités
00:24:57et les élus
00:24:58qui comme Sébastien Delogu,
00:24:59candidat de la France Insoumise
00:25:01à Marseille
00:25:01qui s'était désisté
00:25:02pour permettre au maire
00:25:03sortant d'être réélu,
00:25:05a déclaré ce week-end
00:25:06la démocratie n'a pas été respectée
00:25:08puisque nous n'avons pas
00:25:09d'élus insoumis.
00:25:10Voilà, tout est dit.
00:25:11C'est d'une bêtise.
00:25:12Oui, Patrick Cohen
00:25:13ce matin dans son édito
00:25:15du service public
00:25:16disait
00:25:16on n'a aucune preuve
00:25:17que le saccage
00:25:18de la mairie de Fresnes
00:25:19soit dû du côté de la gauche.
00:25:21Non, bien sûr.
00:25:22La mauvaise foi.
00:25:23Ça doit être des militants catholiques,
00:25:24je pense.
00:25:24Après qu'il attende
00:25:25le résultat de l'enquête
00:25:27pour vraiment communiquer
00:25:29officiellement sur les faits
00:25:30et avoir vraiment le contenu
00:25:31je comprends.
00:25:32Enfin, à un moment donné
00:25:33c'est signé quoi.
00:25:34Il voulait expliquer
00:25:35qu'on avait dramatisé
00:25:36les scènes qu'on avait vues
00:25:36dimanche soir.
00:25:37Alors, une vidéo
00:25:39c'est un drame de vidéo
00:25:40c'est une catastrophe.
00:25:42Enfin, quatre vidéos
00:25:43c'est un phénomène national.
00:25:44Voilà, effectivement
00:25:45non, mais il y a toujours
00:25:45eu des tensions
00:25:46dans les campagnes électorales
00:25:47y compris dans les municipales
00:25:48mais même dans les années 50
00:25:50il y avait même des morts
00:25:51en tout couleur d'affiche.
00:25:52Là, les scènes
00:25:52qu'on a vues dimanche soir
00:25:53et ce qu'on voit à Fresnes
00:25:54c'est un phénomène
00:25:55qui est autre chose
00:25:56que des militants
00:25:57qui se battent.
00:25:58N'est-ce pas ?
00:26:00Adama Gaille
00:26:01a enfilé son costume
00:26:02de maire à Mante-la-Jolie
00:26:04et a presque déjà fait oublier
00:26:05les échauffourées
00:26:06de dimanche dernier.
00:26:07Alors, je pense que
00:26:09la consigne est peut-être
00:26:10venue d'en haut
00:26:11de Jean-Luc Mélenchon
00:26:12essayer de dédramatiser
00:26:13la situation
00:26:14parce que
00:26:15voilà, le maire de Saint-Denis
00:26:16qui était encore lui aussi
00:26:17ce matin
00:26:17sur les services publics
00:26:19M. Bagayouco
00:26:20disant
00:26:21j'ai été victime
00:26:22d'une forme de lynchage
00:26:24d'agression
00:26:25je n'ai jamais voulu
00:26:26porter la tête à la République
00:26:27en tout cas
00:26:28Adama Gaille
00:26:30et maire de Mante-la-Jolie
00:26:32a été très clair
00:26:35il prévigiera
00:26:36l'ordre républicain
00:26:36il est élu de tous
00:26:37et surtout
00:26:38il l'a précisé
00:26:39il n'y aura pas
00:26:40de passe-droit
00:26:41que ceux qui se sentent
00:26:42les vainqueurs
00:26:43de cette élection
00:26:45que la gauche
00:26:46si elle pense
00:26:47qu'elle va avoir
00:26:47des faveurs
00:26:48ou des avantages
00:26:49ou qu'on contournera
00:26:51les lois de la République
00:26:51pour avantager nos copains
00:26:53qui n'espèrent rien
00:26:54nous resterons là-dessus
00:26:56intraitables
00:26:57et nous appliquerons
00:26:59la vertu et la mort
00:27:00à la républicaine
00:27:00de façon très stricte
00:27:01c'est très important
00:27:02qu'ils le disent
00:27:02et c'est tout à son honneur
00:27:04parce que lui aussi
00:27:04a été élu
00:27:05dans des conditions
00:27:06un peu animées
00:27:08au moment de sa victoire
00:27:10ce sont des élections
00:27:11parfaitement légales
00:27:12il n'y a pas à remettre en cause
00:27:13c'est absurde
00:27:13et quant au maire
00:27:14du Blanc-Ménil
00:27:16d'Emba Traoré
00:27:17il a dit
00:27:18alors lui carrément
00:27:18il n'y aura pas
00:27:19de chasse aux sorcières
00:27:21au Blanc-Ménil
00:27:22je me comporterai
00:27:24comme un maire républicain
00:27:25voilà
00:27:25il dit ça aussi
00:27:26à la suite
00:27:27des échanges
00:27:28qu'il y a eu
00:27:28avec Thierry Ménien
00:27:29le maire LR perdant
00:27:30qui avait un peu contesté
00:27:32le résultat des urnes
00:27:33il dit voilà
00:27:34moi je suis
00:27:34un maire
00:27:35un maire
00:27:36qui respecte la démocratie
00:27:37en tout cas
00:27:38pas de chasse aux sorcières
00:27:39que la droite
00:27:40qui a dirigé
00:27:41cette mairie
00:27:41n'est rien à craindre
00:27:43bon
00:27:43ce sont des signes
00:27:44d'affaissement
00:27:44vous savez
00:27:46je ne suis même pas sûr
00:27:46que ce soit
00:27:47Jean-Luc Mélenchon
00:27:47qui ait passé cette consigne
00:27:48je pense que c'est plutôt
00:27:49le gouvernement
00:27:50qui est tombé
00:27:51sur le maire de Saint-Denis
00:27:52le ministre de l'Intérieur
00:27:54a été très ferme
00:27:55et même le président
00:27:55de la République
00:27:56ce n'est pas Mélenchon
00:27:56qui va demander l'apaisement
00:27:58c'est lui qui met
00:27:59le devis sur le feu
00:28:00toutes les semaines
00:28:00sauf que Maude
00:28:01ces images du dimanche soir
00:28:03ont circulé
00:28:04dans tout le pays
00:28:04je peux vous dire
00:28:05qu'il y a des gens
00:28:05qui s'ont beaucoup interpellé
00:28:07il y avait déjà
00:28:08les heures de Lyon
00:28:09et là on s'est dit
00:28:10mais alors
00:28:10c'est quoi ces gens
00:28:11et je pense que la consigne
00:28:13aujourd'hui
00:28:13peut-être que c'est
00:28:14peut-être pas Jean-Luc Mélenchon
00:28:15mais je pense qu'ils ont
00:28:16pris conscience
00:28:16qu'il fallait plutôt
00:28:17qu'ils envoient un message
00:28:17d'apaisement
00:28:18et dire que ce sont
00:28:19des bons démocrates
00:28:19et des républicains
00:28:20que des vainqueurs triomphants
00:28:22avec la revanche
00:28:24la revanche entre les dents
00:28:29un club français
00:28:30a été condamné
00:28:30par l'UEFA
00:28:31pour incitation à la haine
00:28:33à cause de quoi ?
00:28:34d'abord éliminé
00:28:35sur le terrain
00:28:35après deux défaites
00:28:36contre les anglais
00:28:37le club lillois
00:28:38va également devoir régler
00:28:39une amende conséquente
00:28:40à cause
00:28:40tenez-vous bien
00:28:41d'un tifo
00:28:42déployé dans les tribunes
00:28:43lors du match allé
00:28:44un tifo à l'effigie
00:28:45de Jeanne d'Arc
00:28:46alors l'amende
00:28:47de 82 750 euros
00:28:49couvre quatre autres faits
00:28:50l'instance européenne
00:28:51pointe notamment
00:28:52les défaillances
00:28:52dans l'organisation
00:28:53en particulier
00:28:54l'accès au stade
00:28:55et la gestion
00:28:56des flux de spectateurs
00:28:57des jets d'objets
00:28:57sur la pelouse
00:28:58des feux d'artifice
00:28:59tirés à l'intérieur
00:29:00de l'enceinte
00:29:00etc
00:29:00mais l'UEFA
00:29:02s'est attardé
00:29:03sur le tifo
00:29:04déployé en tribune nord
00:29:05on y voyait donc
00:29:06Jeanne d'Arc
00:29:07épée à la main
00:29:07accompagnée d'un slogan
00:29:11cadre de sa lutte
00:29:12contre les messages
00:29:13incitant à la haine
00:29:13l'instance a considéré
00:29:15qu'il s'agissait
00:29:15d'une animation inappropriée
00:29:17alors lutter contre
00:29:18l'incitation à la haine
00:29:19c'est très bien
00:29:20mais sur le tifo
00:29:21il n'y avait pas écrit
00:29:21on va tous vous buter
00:29:22si seule l'épée
00:29:23de Jeanne d'Arc
00:29:24pose problème
00:29:25imaginez le nombre
00:29:25de statuts
00:29:26qu'il va falloir désarmer
00:29:27parce que cette réglementation
00:29:28même si c'est dans le cadre
00:29:29du sport
00:29:29du foot en particulier
00:29:30cette réglementation
00:29:31elle est européenne
00:29:32et elle est bien
00:29:33elle est bien sûr
00:29:34arbitraire
00:29:34mettre Jeanne d'Arc
00:29:35au même niveau
00:29:36que des tifos
00:29:37anti-fas et anti-flics
00:29:38qui ont conduit aussi
00:29:39à des condamnations
00:29:40de plusieurs clubs
00:29:41ça fait mal à l'histoire
00:29:42de France
00:29:42autant que de perdre
00:29:43face aux Anglais
00:29:44alors depuis la nuit des temps
00:29:45Jeanne d'Arc
00:29:46a toujours fait l'objet
00:29:47de récupération
00:29:47déjà dans le régime
00:29:48des Vichys
00:29:49c'était l'incarnation
00:29:49de la France éternelle
00:29:50qui se bat
00:29:51cette affiche là
00:29:52est une affiche sportive
00:29:53effectivement
00:29:53elle dit les français
00:29:54sont les meilleurs
00:29:55ça ne stigmatise personne
00:29:57ça ne crée pas
00:29:58une cession
00:29:59entre différentes communautés
00:30:02voilà
00:30:02donc je pense
00:30:03qu'il y a sur-interprétation
00:30:04attention à ne pas abuser
00:30:05d'image de Jeanne d'Arc
00:30:06elle est l'image
00:30:07de tous les français
00:30:07elle appartient à l'histoire
00:30:08de France
00:30:09à la République
00:30:09et là en plus
00:30:10le clin d'oeil
00:30:10était sympathique
00:30:11chaque fois
00:30:12qu'il y en a eu des gens
00:30:13qui ont menacé
00:30:13l'intégrité de la France
00:30:14et qui voulaient l'invahir
00:30:15et bien on sortait
00:30:17le symbole de Jeanne d'Arc
00:30:18peut-être d'ailleurs
00:30:19reviendra-t-elle un jour
00:30:20sous une autre forme
00:30:20je ne sais pas si ça sera
00:30:22vous ma chère Maud
00:30:22mais je crois que nous avons
00:30:23bien besoin d'une Jeanne d'Arc
00:30:24aujourd'hui
00:30:25pour sauver la République
00:30:27et puis drame pour Nestlé
00:30:28et sa marque Kit Kat
00:30:29à la veille de Pâques
00:30:30en même temps
00:30:36ce n'est pas vraiment du chocolat
00:30:37il y a beaucoup de sucre
00:30:38beaucoup de produits chimiques
00:30:40à l'intérieur
00:30:40et quand Nestlé dit
00:30:41attention
00:30:42il faudra bien surveiller
00:30:43les stocks
00:30:44parce que
00:30:46sur les rayons
00:30:47ça ne sera pas forcément
00:30:47du frais chocolat de Pâques
00:30:48si on offre du Kit Kat à Pâques
00:30:50excusez-moi
00:30:50je suis un petit peu
00:30:51je suis un petit peu déboussolé
00:30:53j'ai eu l'ancien PDG
00:30:55de Nestlé France
00:30:57tout à l'heure
00:30:58pour lui demander
00:30:58il dit
00:30:59c'est une histoire incroyable
00:31:00je rappelle que le camion
00:31:01partait de l'Italie
00:31:02vers la Pologne
00:31:03il a disparu
00:31:04au moment de sortir
00:31:05de la frontière italienne
00:31:0612 tonnes
00:31:06c'est quand même pas rien
00:31:07de Kit Kat
00:31:09je ne sais pas ce que ça va
00:31:10alors Nestlé a dit
00:31:11attention il y a un code barre
00:31:12on peut jouer la traçabilité
00:31:14on peut remonter la filière
00:31:15je ne sais pas
00:31:16alors ce n'est pas Julien
00:31:17ce n'est pas Emmanuel Galasso
00:31:1812 tonnes
00:31:19mais qu'est-ce que vous allez en faire
00:31:20il faut que vous me regardez
00:31:21non mais c'est pas
00:31:22surtout que c'est invendable
00:31:23je sais que j'ai pris du poids
00:31:25ce week-end
00:31:25mais je vous assure
00:31:25que c'est pas moi
00:31:26alors je propose
00:31:27je propose
00:31:28que celui qui a rapté
00:31:30on bombarde
00:31:31on bombarde Teheran
00:31:32avec 12 tonnes de Kit Kat
00:31:33il n'est pas sûr
00:31:34que le régime des Molas
00:31:35puisse résister
00:31:35à cette offensive inattendue
00:31:37et qui nous dit
00:31:38que ce n'est pas vous Perico
00:31:38ah merci Julien
00:31:40il m'insulte
00:31:42moi qui mange du chocolat pur
00:31:43non mais silence évocateur
00:31:45100% me mangez
00:31:46du Kit Kat
00:31:46que vont dire aux fans
00:31:47si vous savez
00:31:49aux fans
00:31:50aux femmes
00:31:50bon ça suffit
00:31:52mais justement
00:31:53on va parler de Teheran
00:31:53on va parler de Donald Trump
00:31:54justement
00:31:54pourquoi s'est-il embarqué
00:31:56dans cette guerre
00:31:56et jusqu'où va-t-il aller
00:31:57on en parle tout de suite
00:31:59avec Nicolas Conquer
00:32:00vous restez bien avec nous
00:32:01vous nous appelez au 0826 300 300
00:32:03à tout de suite sur Sud Radio
00:32:06Midi 14h
00:32:07Sud Radio
00:32:08la France dans tous ses états
00:32:10Perico Légas
00:32:11Maud Koffler
00:32:12un mois après le début
00:32:14des frappes américano-israéliennes
00:32:16contre l'Iran
00:32:16Washington envisage toujours
00:32:18d'envoyer des troupes au sol
00:32:19l'Iran s'y prépare
00:32:20mais vu de loin
00:32:21cette décision
00:32:22ressemblerait presque
00:32:23à une opération kamikaze
00:32:24pourquoi Donald Trump
00:32:25s'est-il embarqué
00:32:26dans cette guerre
00:32:26et jusqu'où va-t-il aller
00:32:27on en parle avec Nicolas Conquer
00:32:30fondateur du think tank
00:32:31western
00:32:31oh là là
00:32:32ARC pardon
00:32:33excusez-moi Nicolas Conquer
00:32:34et auteur de
00:32:36Vert un Trump français
00:32:37paru aux éditions
00:32:38Fayard
00:32:38bonjour Nicolas
00:32:40bonjour Maud
00:32:40bonjour Nicolas Conquer
00:32:41merci d'être en direct
00:32:43sur Sud Radio
00:32:43d'abord vous n'êtes plus
00:32:44porte-parole de
00:32:45Republican Overseas
00:32:46vous n'êtes pas fâché avec eux
00:32:47effectivement avec la sortie
00:32:49de mon livre
00:32:49non non c'est la continuité
00:32:50j'ai acté un peu
00:32:51ce changement de positionnement
00:32:53après un mandat
00:32:54plus institutionnel
00:32:55désormais plus dans la stratégie
00:32:56éditoriale
00:32:57et avec une intellectualisation
00:32:59pour raffermir des liens
00:33:00entre la France
00:33:01et les Etats-Unis
00:33:01en cette année
00:33:02de la déclaration d'indépendance
00:33:04c'est ô combien précieux
00:33:05et nécessaire
00:33:05quand on voit
00:33:06à quel point
00:33:07dans les médias dominants
00:33:08et pas chez vous
00:33:08heureusement
00:33:09on tombe à bras raccourcis
00:33:10sur les Etats-Unis
00:33:11sur Trump
00:33:12et tout ce qui va avec
00:33:13je pense que c'est le moment
00:33:14de raffermir ce lien historique
00:33:16qui n'a peut-être pas encore révélé
00:33:17toute sa force
00:33:17et peut-être tout son mystère
00:33:18bon alors on est très content
00:33:19de vous avoir
00:33:20parce qu'on a besoin
00:33:21d'être rassuré
00:33:22Nicolas Conquer
00:33:22d'abord je vois
00:33:24sur tous les médias
00:33:26les portefeuilles boursiers
00:33:27des journalistes
00:33:28sont à la baisse
00:33:29en ce moment
00:33:31il y a des indications économiques
00:33:32le carburant
00:33:33coûte très très cher
00:33:35et on est en train
00:33:36de payer
00:33:37déjà
00:33:37ce qui est normal
00:33:38quand il y a un conflit international
00:33:39il y a un impact
00:33:40à plus forte raison
00:33:41si ce conflit
00:33:42se situe dans un endroit
00:33:43où il y a une production pétrolière
00:33:44et puis un détroit
00:33:45qui permet aux pétroliers
00:33:47de passer ou pas passer
00:33:48la question
00:33:49la question est la suivante
00:33:51est-ce que
00:33:51le président des Etats-Unis
00:33:53et le gouvernement
00:33:54des Etats-Unis
00:33:54ont un plan bien précis
00:33:57maîtrise la situation
00:33:58et savent où ils font
00:33:59ou
00:34:00où se sont-ils précipités
00:34:01à la suite
00:34:02de l'initiative
00:34:04de Benyamin Netanyahou
00:34:05qui le premier
00:34:05à bombarder Téhéran
00:34:06le président Trump
00:34:07s'est senti dans l'obligation
00:34:09ou s'est trouvé dans l'obligation
00:34:11d'accompagner
00:34:12le gouvernement israélien
00:34:13dans cette offensive
00:34:14et aujourd'hui
00:34:15on est au milieu du guet
00:34:16et on ne sait pas exactement
00:34:17où on en est
00:34:18on hésite entre
00:34:19intervention au sol
00:34:20pas intervention au sol
00:34:21est-ce qu'il y a du flou ?
00:34:22répondez-moi sincèrement
00:34:24c'est le parlons vrai
00:34:24est-ce qu'il y a du flou
00:34:26un peu de flou
00:34:27qui pourrait être normal
00:34:28à Washington
00:34:30et au Pentagone
00:34:31ou est-ce que
00:34:32comme on dit
00:34:32all is sous contrôle
00:34:34ou tout est sous contrôle ?
00:34:36Alors pour le début
00:34:38de votre question
00:34:38c'est que je ne pense pas
00:34:39qu'il y ait de précipitation
00:34:40et je ne pense pas aussi
00:34:41que qui que ce soit
00:34:42n'impose son rythme
00:34:43et son agenda
00:34:44à Donald Trump
00:34:45vous vous rappelez
00:34:466 mois en arrière
00:34:46où maintenant il y a 9 mois
00:34:47il y avait l'opération
00:34:48Midnight Hammer
00:34:49le marteau de minuit
00:34:50lorsque Donald Trump
00:34:52a mis fin à la guerre
00:34:53des 12 jours
00:34:53avec le bombardement
00:34:55des sites nucléaires
00:34:55militaires iraniens
00:34:57avec les bombardiers
00:34:58qui ont pu mettre fin
00:35:01de manière décisive
00:35:01peut-être pas au goût
00:35:03de Netanyahou
00:35:03mais en tout cas
00:35:03ça a permis
00:35:04de désescalader
00:35:06cette menace nucléaire
00:35:07et ensuite
00:35:08cette intervention
00:35:09qui est menée
00:35:09conjointement entre Israël
00:35:11et les Etats-Unis
00:35:11elle est faite dans un timing
00:35:13qui permet surtout
00:35:14de libérer en fait
00:35:15l'oppression du peuple iranien
00:35:17où les morts civiles
00:35:18se comptaient en dizaines
00:35:19de milliers
00:35:19on parle de 30 000
00:35:20à 40 000 morts
00:35:21et cette intervention
00:35:22elle se produit
00:35:23à un moment
00:35:23où l'Iran
00:35:24est particulièrement affaibli
00:35:25par ces proxys
00:35:26qui ont été éradiqués
00:35:28le Hamas a été
00:35:31quasiment mis
00:35:32hors d'état de nuire
00:35:33les Houssis
00:35:33sont en train
00:35:34de se raviver
00:35:34mais en tout cas
00:35:35il y a un opportunisme
00:35:36géopolitique
00:35:36et une fenêtre
00:35:37qui était à saisir
00:35:38maintenant
00:35:38sur ce qu'il y a
00:35:39en dit en Washington
00:35:40alors moi je ne vais pas
00:35:41pouvoir parler de Washington
00:35:42mais je reviens de Dallas
00:35:43où j'étais pour la
00:35:43grande messe conservatrice
00:35:44qui s'appelle la CEPAC
00:35:46sur laquelle
00:35:47effectivement
00:35:47je ne vais pas vous cacher
00:35:48qu'il peut y avoir
00:35:48des divisions
00:35:49au sein du mouvement MAGA
00:35:50entre ceux qui seraient
00:35:51les évangélistes
00:35:53et le lobby pro-israélien
00:35:54qui sont pour
00:35:55finish the job
00:35:56ils veulent aller jusqu'au bout
00:35:57de cette opération
00:35:58plutôt que de dire
00:35:58bah tiens
00:35:59on fait un deal
00:36:00et on revient dans 6 mois
00:36:01ou dans 6 ans
00:36:02ou peut-être dans 20 ans
00:36:03où on aura une guerre
00:36:04plus importante
00:36:04et ceux qui sont
00:36:06plus sur une ligne
00:36:07on va dire
00:36:07plus isolationniste
00:36:08ou plus sceptique
00:36:09par rapport à une intervention
00:36:10armée
00:36:11Boots Underground
00:36:12qui pourrait
00:36:12créer un enlisement
00:36:14et qui sont plus
00:36:15pour une position
00:36:16plus sceptique
00:36:17par rapport au fait
00:36:18que les américains
00:36:19ne sont peut-être pas prêts
00:36:20à subir une situation
00:36:21comme on avait
00:36:22durant la guerre du Vietnam
00:36:23ou Iwo Jimua
00:36:25durant la seconde guerre mondiale
00:36:26donc il y a une fracture
00:36:28qui s'opère
00:36:28mais en tout cas
00:36:29il y avait donc
00:36:30le fils du chat d'Iran
00:36:31Reza Pallavi
00:36:32qui était présent
00:36:32et je peux vous assurer
00:36:34que j'ai jamais vu
00:36:34une énergie et une ovation
00:36:35pareille
00:36:36par le fait
00:36:37qu'il pourrait apporter
00:36:38une alternative
00:36:40du moins stratégique
00:36:42et proche
00:36:43alignée avec
00:36:44le gendarme américain
00:36:45et stabiliser cette région
00:36:46que serait l'Iran
00:36:47dépasser du régime
00:36:48des mollas
00:36:49et des gardiens
00:36:49de la révolution
00:36:50il est vrai
00:36:51que les gens
00:36:51qui ont porté
00:36:52les mollas au pouvoir
00:36:53en chassant
00:36:53le chat d'Iran
00:36:55en 1979
00:36:56aujourd'hui
00:36:57disent
00:36:57ah bah finalement
00:36:58c'est Reza Pallavi
00:36:58qui serait la solution
00:36:59tout ça relève
00:37:00de beaucoup d'incohérences
00:37:01quand même
00:37:02est-ce que pour autant
00:37:03Nicolas Conquer
00:37:04on a sous-estimé
00:37:05la capacité d'Iran
00:37:06à réagir
00:37:07ça
00:37:07admettons
00:37:0890 millions d'habitants
00:37:09puissance quasiment
00:37:10nucléaire
00:37:11avec un arsenal militaire
00:37:12extrêmement sophistiqué
00:37:13non
00:37:14le point qui surprend le plus
00:37:16alors que les Etats-Unis
00:37:16c'est la meilleure armée du monde
00:37:18avec des stratèges
00:37:18avec des tacticiens
00:37:19de haut niveau
00:37:21comment n'a-t-on pas vu venir
00:37:24qu'au niveau du détroit d'Hormuz
00:37:26l'Iran pouvait fermer
00:37:28ou ouvrir le verrou
00:37:29est-ce qu'il n'y a pas eu
00:37:29une sous-estimation
00:37:30de la capacité de l'Iran
00:37:32à contrôler le détroit d'Hormuz
00:37:33ce qui est un passage obligé
00:37:34ça c'est
00:37:35voilà
00:37:35est-ce qu'on n'aurait pas dû
00:37:36commencer peut-être
00:37:37par s'assurer
00:37:38de la
00:37:39j'allais dire
00:37:40du libre passage
00:37:41dans cet endroit du monde
00:37:43bien sûr
00:37:44mais il faut voir les choses
00:37:44par ordre de menace
00:37:46effectivement
00:37:46il y a le commerce
00:37:47et le transport de pétrole
00:37:49qui peut se faire par les détroits
00:37:50mais il y a surtout
00:37:50la menace des missiles balistiques
00:37:52on l'a vu
00:37:52des missiles iraniens
00:37:53qui ont été tirés
00:37:54jusqu'à 2500 km
00:37:55sur des bases militaires
00:37:56dans l'océan Indien
00:37:57qui pourraient viser l'Europe
00:37:58qui pourraient potentiellement
00:38:00viser l'Europe
00:38:00jusqu'à même potentiellement
00:38:01la France
00:38:02donc on voit des menaces
00:38:03qu'on n'identifiait pas avant
00:38:04et il convenait
00:38:05de les neutraliser au préalable
00:38:07ensuite en ce qui concerne
00:38:08l'organisation du régime iranien
00:38:09il a été structuré
00:38:11il est prêt pour faire face
00:38:12à cette menace
00:38:12et donc ils ont un système
00:38:14très centralisé
00:38:15on l'a vu
00:38:15dès les premières frappes
00:38:16le premier jour
00:38:17ils ont abattu
00:38:18le guide suprême
00:38:19et 40 dirigeants
00:38:21au sommet de l'administration
00:38:23mais il y a à peu près
00:38:2430 districts militaires
00:38:25qui sont vraiment
00:38:26très décentralisés
00:38:27c'est-à-dire qu'ils sont
00:38:28en mesure d'agir
00:38:29de manière autonome
00:38:30et de faire face
00:38:31à un commandement
00:38:33qui serait rompu
00:38:33donc ils sont aussi
00:38:35fanatisés par le sang
00:38:36ce qui d'ailleurs
00:38:37peut répondre à la stratégie
00:38:38d'éradiquer les leaders
00:38:40les uns après les autres
00:38:40est-ce que vous ne renforcez
00:38:42pas leur détermination
00:38:43mais de fait
00:38:44ça serait une aberration
00:38:46de considérer
00:38:47que le risque
00:38:47de verrou
00:38:49sur le détroit d'Hormuz
00:38:50n'aurait pas été identifié
00:38:52notamment sur le fait
00:38:53qu'à l'heure actuelle
00:38:54le passage est réduit
00:38:56mais il s'opère quand même
00:38:57on nous avait parlé
00:38:58du fait qu'il puisse être miné
00:38:59ça, ça serait
00:39:00le pire suicide économique
00:39:02que réaliserait l'Iran
00:39:02et ses partenaires
00:39:03que sont le Pakistan
00:39:04ou le sultanat de Mans
00:39:06Ah, il laisse passer
00:39:06les amis quand même
00:39:07il laisse passer leurs amis
00:39:08moyennant un petit péage
00:39:09Ouais, c'est ça
00:39:10et la Chine aussi également
00:39:11mais ce qu'il faut noter
00:39:13c'est que l'assureur historique
00:39:14du détroit d'Hormuz
00:39:15la banque Lloyds
00:39:16qui fait ça depuis 150 ans
00:39:18désormais eux-mêmes
00:39:19ont arrêté de couvrir
00:39:20en fait
00:39:20tous ces pétroliers
00:39:22et qu'il y a vraiment
00:39:24des nécessités
00:39:25à apporter
00:39:25des garanties
00:39:26pour que le trafic reprenne
00:39:27alors certes
00:39:27la menace
00:39:28il n'y aura pas forcément
00:39:29de mine
00:39:30qui est particulièrement dangereuse
00:39:31mais peut-être de drone
00:39:32et il y a un lieu
00:39:33de pouvoir apporter
00:39:33une sécurisation
00:39:34et je pense que
00:39:35c'est un effort conjoint
00:39:36qui doit se faire
00:39:37entre les différentes puissances
00:39:38de l'OTAN
00:39:38et les principaux bénéficiaires
00:39:40de cette zone pétrolière
00:39:41il en va en fait
00:39:41déjà de la stabilité économique
00:39:43mondiale
00:39:44et également
00:39:45de la capacité
00:39:46à reprendre le contrôle
00:39:47sur ce carrefour stratégique
00:39:48et de conduire aussi
00:39:50à un changement de régime
00:39:51car rappelons-le
00:39:52c'est rien de moins
00:39:53que ce qu'on peut attendre aujourd'hui
00:39:54on ne peut plus conduire
00:39:55de deal
00:39:55avec les gouvernants actuels
00:39:57ils sont trop fanatisés
00:39:58et ils ne sont pas du tout
00:39:59des interlocuteurs rationnels
00:40:01avec lesquels
00:40:01on peut espérer avoir
00:40:02une paix durable
00:40:03alors Nicolas Conquer
00:40:04justement
00:40:04c'est à ça
00:40:05que je voulais venir
00:40:05nous avons aujourd'hui
00:40:07la quasi-certitude
00:40:07que ce ne sont pas
00:40:08ni des missiles
00:40:09ni des drones
00:40:09qui vont faire tomber
00:40:10le régime des MOLAC
00:40:11beaucoup plus enraciné
00:40:13organisé
00:40:13que l'on pensait
00:40:14on le savait
00:40:15mais on n'a plus pensé
00:40:17que de décapiter le sommet
00:40:19l'hydre
00:40:19les têtes n'allaient pas repousser
00:40:21l'hydre repousse
00:40:22donc si la solution balistique
00:40:24n'est pas la solution
00:40:26est-ce qu'il va falloir
00:40:27envisager sérieusement
00:40:28d'une intervention au sol
00:40:30sous quelle forme
00:40:31est-ce que ça peut être
00:40:32juste l'île de Carre
00:40:33ou l'étroit d'Hormuz
00:40:34ou est-ce qu'on peut envisager
00:40:35un prolongement de la guerre
00:40:37jusqu'à ce que ce régime tombe
00:40:39et que le président Trump
00:40:40et le gouvernement américain
00:40:41sont prêts à mettre
00:40:42tous les moyens militaires
00:40:43disponibles
00:40:43pour faire tomber le régime
00:40:44est-ce qu'on peut envisager
00:40:45aussi cette option ?
00:40:47Alors je pense qu'à ce stade
00:40:48toutes les options
00:40:49elles sont sur la table
00:40:50derrière
00:40:51il faut bien avoir conscience
00:40:52qu'on ne va pas être
00:40:52dans un renouvellement
00:40:53du scénario de 2003
00:40:54pendant la guerre d'Irak
00:40:55en 2003
00:40:56c'est près de 200 000 hommes
00:40:57qui sont déployés
00:40:58là au mieux
00:40:59on parlerait de forces spéciales
00:41:01mais ça aurait un coût
00:41:03humain considérable
00:41:04et potentiellement
00:41:04des images choc
00:41:05auxquelles on n'est pas prêt
00:41:06à soutenir
00:41:07ce troncisme
00:41:08L'Iran n'est pas l'Irak
00:41:09L'Iran n'est pas l'Irak
00:41:10Vous en convenez ?
00:41:11Non, je ne dis pas
00:41:11tant dans la taille
00:41:12mais aussi par rapport
00:41:13à la mentalité
00:41:14et la doctrine militaire
00:41:15des américains
00:41:16n'est pas celle
00:41:16du début des années 2000
00:41:17ils ont tiré
00:41:18les enseignements
00:41:18des erreurs
00:41:19commis par les néoconservateurs
00:41:20et j'en tiens
00:41:21pour exemple
00:41:22une prise de parole
00:41:23qui a été sans doute
00:41:23la plus bouleversante
00:41:24que j'ai entendu
00:41:24à la CIPAC
00:41:25à Dallas
00:41:26d'où je reviens
00:41:26où c'est Eric Prince
00:41:27je ne sais pas si ce nom
00:41:28vous est familier
00:41:29mais c'était donc
00:41:29le ex-fondateur
00:41:30de Blackwater
00:41:31c'est celui qui gérait
00:41:33en gros les contracteurs
00:41:33les mercenaires
00:41:34qui venaient soutenir
00:41:35les forces conventionnelles
00:41:36pendant l'Irak
00:41:36et l'Afghanistan
00:41:37donc il sait un peu
00:41:38de quoi il parle
00:41:38et lui
00:41:39il a vraiment
00:41:40initialement déconseillé
00:41:41à Trump de le faire
00:41:41il ne partageait pas
00:41:42l'optimisme de l'administration
00:41:43parce que reprendre
00:41:44l'île de l'Hulkard
00:41:45ça suppose déjà
00:41:46traverser tout le détroit
00:41:47c'est particulièrement risqué
00:41:48et donc ça pourrait
00:41:50coûter un sang
00:41:51d'Américains
00:41:52considérable
00:41:53et que
00:41:53les Iréniens
00:41:55sont vraiment dans une logique
00:41:56où ils sont prêts
00:41:56à tout brûler
00:41:57et dans ce sens
00:41:58que quand bien même
00:41:59on parle d'une petite île
00:42:00à les récupérer
00:42:01même avec des forces spéciales
00:42:02aéroportées
00:42:03ça semble vraiment
00:42:04être une opération
00:42:05qui semble démesurée
00:42:06et qu'il faut évidemment
00:42:08trouver
00:42:08peut-être conjointement
00:42:10avec d'autres efforts
00:42:11arriver à faire tomber
00:42:12le régime
00:42:13sans pour autant
00:42:14engager les forces
00:42:14dans ce qui paraît être
00:42:15une opération
00:42:16pas suicide
00:42:17mais extrêmement risquée
00:42:18Alors Nicolas Conquer
00:42:19justement
00:42:19on y vient également
00:42:21le président Trump
00:42:22a considéré
00:42:23qu'il n'avait pas vraiment
00:42:24eu le soutien
00:42:25des pays européens
00:42:26il a parlé même
00:42:27d'ingratitude
00:42:28de la part de ceux
00:42:29qui sont contents
00:42:29d'avoir la protection américaine
00:42:31et là il aurait attendu
00:42:32au niveau de cette
00:42:33je l'ai appelé
00:42:34la deuxième guerre du Golfe
00:42:35parce que géographiquement
00:42:35c'est bien la guerre du Golfe
00:42:37que penser de cette observation
00:42:40du président des Etats-Unis
00:42:41qui trouve que les alliés
00:42:43qui auraient dû être à ses côtés
00:42:44dans cette épreuve
00:42:45n'y sont pas
00:42:46et que donc
00:42:46si un jour il y a un problème
00:42:48qu'on ne compte pas sur lui
00:42:50pour venir aider l'Europe
00:42:50puisque là
00:42:51elle ne se manifeste pas
00:42:52à ses côtés
00:42:53pour soutenir
00:42:54sa guerre contre l'Iran
00:42:56Si je suis perdu
00:42:57il y a déjà eu deux guerres du Golfe
00:42:58ça pourrait être la troisième
00:42:59qu'on pourrait caractériser
00:43:00comme telle
00:43:00Exact c'est la troisième
00:43:01C'est vous qui avez raison
00:43:03c'est la troisième guerre du Golfe
00:43:04L'effort des puissances européennes
00:43:06c'était notamment
00:43:07un soutien
00:43:08notamment pour des spécialisations
00:43:10qu'avaient les Belges
00:43:11les Anglais
00:43:11les Français
00:43:12pour les destroyers de mines
00:43:15et ça aurait été
00:43:16une volonté
00:43:17de participer conjointement
00:43:18à quelque chose
00:43:19dont on bénéficie
00:43:20et sur lequel
00:43:21on aurait pu apporter une force
00:43:22Est-ce que nous sommes des lâches ?
00:43:25De fait
00:43:26il faut savoir ce que l'on veut
00:43:27on a eu beaucoup
00:43:28de dénonciations
00:43:29du régime iranien
00:43:30qui massacraient son peuple
00:43:31dans les rues
00:43:32et sur lesquelles
00:43:32il faut les libérer
00:43:33mais je pense qu'on ne peut plus
00:43:34se contenter de déclarations
00:43:35désormais
00:43:36il faut mettre du skin in the game
00:43:38malheureusement
00:43:39effectivement
00:43:40la paix par la puissance
00:43:41la doctrine prenait
00:43:42par Donald Trump
00:43:43elle passe par une démonstration
00:43:44de puissance
00:43:45et là on a la possibilité
00:43:46de se rejoindre conjointement
00:43:48rappelons que
00:43:50aux frontières de l'Europe
00:43:51le conflit avec l'invasion ukrainienne
00:43:53par la Russie
00:43:54s'est joué notamment
00:43:55et soutenu depuis 4 ans
00:43:57par le renseignement américain
00:43:58par l'arsenal militaire américain
00:44:00et qu'on se doit
00:44:01de prêter main forte
00:44:03parce que
00:44:03ce n'est pas une question américaine
00:44:04dont il est question
00:44:05c'est vraiment un enjeu
00:44:06de stabilité régionale
00:44:07et on l'a vu dernièrement
00:44:09désolé de le rappeler
00:44:10mais les missiles balistiques
00:44:11iraniens
00:44:12peuvent aller viser
00:44:13jusqu'à 3000 km
00:44:13donc je ne veux pas être
00:44:14un marchand de peur
00:44:15mais il faut vraiment
00:44:15avoir conscience
00:44:16dans quelle optique
00:44:17se situe ce régime
00:44:19qui est fanatisé par le sang
00:44:20et qui a tiré
00:44:21sur plus de pays
00:44:22que Israël ne l'a jamais fait
00:44:24durant 70 ans
00:44:25et qui nous montre
00:44:26qu'aujourd'hui
00:44:26il y a une volonté
00:44:28il faut arriver
00:44:29à mettre à main
00:44:30à faire renverser ce régime
00:44:32il est plus que temps
00:44:34dossier à suivre
00:44:36Nicolas Conquer
00:44:36et nous ferons appel
00:44:37à vos connaissances
00:44:39pour essayer
00:44:39d'éclaircir la situation
00:44:41merci d'avoir été en direct
00:44:42sur Sud Radio
00:44:42vous restez avec nous
00:44:44je reçois Frédéric Dan
00:44:45et Frédéric Dan
00:44:46c'est un journaliste
00:44:48passionné de questions environnementales
00:44:49qui déjà nous a alerté
00:44:51il y a une quinzaine d'années
00:44:52sur ces sondes
00:44:53ruiner notre sol
00:44:54c'était dit de son livre
00:44:55et là on va parler avec lui
00:44:57des ressources de l'eau
00:44:58le risque que l'eau devienne rare
00:45:00et qu'on la paye peut-être
00:45:02plus cher que le prix du mazout
00:45:04voilà
00:45:04comment l'humanité
00:45:06comment le monde développé
00:45:07préserve les ressources
00:45:08de cette planète
00:45:09avec Frédéric Dan
00:45:10vous nous appelez
00:45:11au 0826 300 300
00:45:12bien entendu c'est un sujet
00:45:14qui vous concerne
00:45:14bien entendu c'est un sujet
00:45:16qui vous intéresse
00:45:16on attend vos appels
00:45:18vous pouvez discuter avec lui
00:45:19et donner votre avis
00:45:20à tout de suite sur Sud Radio
00:45:21Sud Radio
00:45:23midi 14h
00:45:24Sud Radio
00:45:25la France dans tous ses états
00:45:28le face à face
00:45:30bonjour
00:45:30vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:32en ce lundi 30 mars 2026
00:45:34deuxième heure de
00:45:36la France dans tous ses états
00:45:37il est 13h05
00:45:38et je reçois quelqu'un
00:45:39je peux le dire
00:45:40parce que c'est le pardon vrai
00:45:41que j'apprécie beaucoup
00:45:41en lequel j'ai totalement confiance
00:45:44Frédéric Danwé
00:45:45allez on peut le dire
00:45:46qu'on a partagé
00:45:47quelques combats ensemble
00:45:48et qu'on continue
00:45:48à le partager
00:45:50pour la défense
00:45:51de la belle France
00:45:51qu'on aime
00:45:52avec son environnement
00:45:53son patrimoine alimentaire
00:45:55Frédéric Danwé
00:45:56n'est pas un officiel
00:45:58du CNRS
00:45:59il n'est pas agrégé
00:46:01mais il a des compétences
00:46:02scientifiques
00:46:03qui sont quelquefois
00:46:04plus pointues
00:46:04et en tout cas
00:46:05plus pédagogiques
00:46:06que beaucoup de scientifiques
00:46:07qui vous expliquent
00:46:07on n'y comprend rien
00:46:09Frédéric Danwé
00:46:09c'est un gars du Nord
00:46:10déjà c'est une bonne référence
00:46:12ça te peut le dire Mathieu
00:46:13sans ch'ti
00:46:15et il n'en est pas
00:46:16à sa première tentative
00:46:17de prise de conscience
00:46:19en fait Frédéric Danwé
00:46:20il s'adresse
00:46:21aux Françaises
00:46:22et aux Français
00:46:22qui ont envie de comprendre
00:46:23ce qui se passe
00:46:23en leur disant
00:46:24attention
00:46:24là ça ne va pas trop mal
00:46:25par contre ça va très mal
00:46:27son premier livre
00:46:28c'est comme ça
00:46:28qu'on s'est connu
00:46:29Cessons de ruiner notre sol
00:46:30et je recevais
00:46:32il y a quelques semaines
00:46:32Julien de Normandie
00:46:34le champ du sol
00:46:35qui a pris conscience
00:46:36ancien ministre
00:46:36de l'agriculture
00:46:37Dignitir de la Macronie
00:46:39qui dit
00:46:39si on ne protège pas le sol
00:46:41l'humanité va à sa perte
00:46:42et je lui dis
00:46:43il y a le petit Frédéric Danwé
00:46:44il y a déjà
00:46:46pas 20 ans
00:46:46mais pas loin
00:46:47qui avait déjà
00:46:48exactement dit les mêmes choses
00:46:49Cessons de ruiner notre sol
00:46:50et chaque fois
00:46:51qu'on a un accident
00:46:52j'allais dire environnemental
00:46:53des inondations
00:46:54et bien j'appelle Frédéric
00:46:55qui me donne l'explication
00:46:56voilà ce qui s'est passé
00:46:57parce que l'urbanisme
00:46:58parce qu'on fait des routes
00:46:59et des grandes surfaces
00:47:00à l'endroit
00:47:00où on devrait faire
00:47:01des prairies
00:47:02ensuite il y a eu
00:47:03la dictature du carbone
00:47:04s'engager
00:47:05alors c'était chez
00:47:07Cessons de ruiner notre sol
00:47:08c'est chez Flammarion
00:47:09la dictature du carbone
00:47:10c'est chez Fayard
00:47:11on revient
00:47:12chez Flammarion
00:47:13pour s'engager
00:47:14pour un monde meilleur
00:47:15ça c'est quasiment
00:47:16un programme politique
00:47:16et puis
00:47:17et puis
00:47:18co-auteur
00:47:19de
00:47:21c'est quoi
00:47:22c'est ensemble
00:47:22pour bien se nourrir
00:47:23et qu'à l'exigence
00:47:24on couvre
00:47:25toute la
00:47:25j'allais dire
00:47:26toute la panoplie
00:47:27des grands enjeux
00:47:28de notre société
00:47:28et de notre civilisation
00:47:31Frédéric Dané
00:47:32le thème
00:47:33de notre entretien
00:47:34c'est
00:47:35ce que j'ai annoncé
00:47:36pendant l'heure
00:47:37est-ce que nous risquons
00:47:38un jour
00:47:39de voir
00:47:39le prix de l'eau
00:47:41dépasser celui
00:47:42du mazout
00:47:43du gasoil
00:47:44pour faire le plein d'eau
00:47:47bonjour Perico
00:47:48je suis aussi rouge
00:47:49que le capuchon
00:47:50du micro
00:47:50après cette éloge
00:47:51à mon endroit
00:47:52merci
00:47:52éloge modeste
00:47:53éloge modeste
00:47:54par rapport à la réalité
00:47:54merci
00:47:55bonjour à tous les auditeurs
00:47:57et auditrices
00:47:57qui vont nous appeler
00:47:580800 m6 300 300
00:47:59Frédéric
00:48:00il est formidable au bout du fil
00:48:01Emmanuel Légalasso
00:48:02va vous transmettre
00:48:03alors
00:48:03allez répondez
00:48:05oui si on y prend garde
00:48:06demain l'eau deviendra
00:48:07en tout cas très chère
00:48:09est-ce qu'elle sera plus chère
00:48:10que le diesel
00:48:11c'est pas impossible
00:48:12à certains endroits
00:48:14pour une raison simple
00:48:14c'est que
00:48:15l'eau il y en a de moins en moins
00:48:16l'eau il y a de plus en plus
00:48:17d'usages
00:48:19les réseaux d'alimentation
00:48:20sont de plus en plus
00:48:21fuyards
00:48:22comme on dit
00:48:22c'est-à-dire qu'on perd de l'eau
00:48:23et puis
00:48:24il va falloir
00:48:25rénover les stations d'épuration
00:48:27je vous le fais court
00:48:27parce que
00:48:28on recherche de plus en plus
00:48:29de molécules
00:48:30dont et la détection
00:48:31et la destruction
00:48:32coûtent une blinde
00:48:33et il n'y a pas assez d'argent
00:48:34pour financer tout ça
00:48:35donc de toute façon
00:48:36l'eau payant l'eau
00:48:38par nos factures
00:48:39les factures ne pourront
00:48:39qu'augmenter
00:48:40jusque quand
00:48:42pour vous donner une idée
00:48:43Perico
00:48:43vous savez combien
00:48:44vous payez votre mètre cube
00:48:45vous ?
00:48:46oui
00:48:47combien ?
00:48:481,60€
00:48:49ça oui
00:48:49donc vous multipliez par deux
00:48:51parce qu'il y a
00:48:51et l'eau potable
00:48:52et les eaux usées traitées
00:48:54mettons
00:48:543,60€
00:48:55ce qui n'est pas cher
00:48:56en France en moyenne
00:48:57c'est 4€
00:48:57ça ne représente que 0,8%
00:48:59du budget d'une famille
00:49:01les gens ne vous le diront pas
00:49:03les professionnels de l'eau
00:49:04mais il faudrait multiplier
00:49:05par deux
00:49:06trois
00:49:06quatre
00:49:07certains disent même par dix
00:49:08dans certains endroits
00:49:09notamment les pyrénées orientales
00:49:10pour couvrir les coûts
00:49:11le coût réel de l'eau
00:49:12alors
00:49:13on a vu récemment
00:49:14qu'il y a eu des analyses d'eau
00:49:15déjà j'avais été alerté
00:49:17il y a très longtemps
00:49:18quand j'étais chez Jean-Pierre Coff
00:49:20et des scientifiques
00:49:21nous avaient expliqué
00:49:21qui étaient venus
00:49:22en disant
00:49:22ce qu'on vous dit
00:49:23n'est pas totalement officiel
00:49:24mais l'eau du robinet
00:49:26et donc dans les centres d'épuration
00:49:28on l'analyse
00:49:28pour savoir ce qu'il y a dedans
00:49:29on trouve tout ce qu'on veut
00:49:30dans l'eau du robinet
00:49:31et il nous avait expliqué
00:49:33que la contraception
00:49:35est avalée par les êtres humains
00:49:36et par les femmes
00:49:37notamment sous forme de pilules
00:49:38que ça se retrouve dans les urines
00:49:40que ça va donc dans l'eau
00:49:41que comme l'eau est recyclée
00:49:42le traitement biologique
00:49:43n'élimine pas tout
00:49:44et qu'il y a des messieurs
00:49:46qui ont bu beaucoup d'eau
00:49:48avec un petit peu
00:49:50de contraceptifs à l'intérieur
00:49:51ce qui expliquait
00:49:52certains phénomènes sociaux
00:49:53démographiques et autres
00:49:54bon
00:49:55invérifiables
00:49:56aujourd'hui bien sûr
00:49:57par contre là
00:49:58on vient d'avoir
00:49:59c'était il y a deux semaines
00:50:01analyse des eaux
00:50:03substance
00:50:04cocaïne et kétanine
00:50:05c'est à dire
00:50:06là on sait qu'aujourd'hui
00:50:07l'augmentation des stupéfiants
00:50:09on le sait par l'analyse de l'eau
00:50:10donc l'eau nous révèle
00:50:12l'état de santé
00:50:12et l'état des mœurs
00:50:14du pays dans lequel
00:50:16dans le pays
00:50:16il est prélevé
00:50:17mais l'eau c'est le reflet
00:50:18c'est le reflet d'un mode de vie
00:50:19autant de l'industrie
00:50:20moi à l'époque
00:50:21où j'étais élève ingénieur
00:50:22je faisais des prélèvements de l'eau
00:50:23chez moi dans le nord
00:50:24et on avait tous les métaux lourds
00:50:26je sortais des tas de métaux lourds
00:50:27tout le tableau de Mendeleïev
00:50:29pour les gens qui ne savent pas
00:50:29c'est le tableau
00:50:30on a tous les atomes
00:50:31les éléments
00:50:32c'est les éléments
00:50:32les éléments chimiques
00:50:33des métaux lourds
00:50:34donc du chrome
00:50:35du vanadium
00:50:35etc
00:50:37pourquoi ?
00:50:37parce qu'à l'époque
00:50:37il y avait encore l'industrie
00:50:38ça c'est fini
00:50:39maintenant on voit
00:50:40dans la campagne
00:50:41des pesticides
00:50:41y compris des pesticides
00:50:42interdits il y a 40 ans
00:50:43mais que la nature
00:50:44n'a pas su détruire
00:50:45et aujourd'hui
00:50:45notamment en ville
00:50:46les deux principales sources
00:50:48de contamination
00:50:49c'est quoi Perico ?
00:50:51c'est le pipi sous la douche
00:50:53voilà
00:50:54c'est dans le pipi
00:50:55qu'on fait sous la douche
00:50:56qui a la majorité
00:50:56des molécules dites problématiques
00:50:57alors Frédéric expliquez-nous
00:50:59l'eau des toilettes
00:51:00alors on appelle ça
00:51:01les eaux grises
00:51:02l'eau de la cuisine
00:51:03de la douche
00:51:04du lave-vaisselle
00:51:05ne va pas au même endroit
00:51:06que l'eau des toilettes
00:51:07on est d'accord là-dessus
00:51:08mais pour autant
00:51:09il y en a qui pisent
00:51:10dans le lavabo
00:51:10et dans la douche
00:51:11donc
00:51:12en tout cas
00:51:1365% des molécules
00:51:15problématiques
00:51:15pour les stations d'épuration
00:51:16celles qui nécessitent
00:51:18le plus de dépenses
00:51:20proviennent de l'urine
00:51:21qui en majorité
00:51:23a été mise
00:51:23sous la douche
00:51:24et qu'est-ce qu'on trouve
00:51:25dans ces molécules
00:51:26en ville
00:51:26on trouve les médicaments
00:51:27vous l'avez dit
00:51:28notamment la pilule
00:51:29les médicaments
00:51:30anticancéreux
00:51:31qui commencent à causer
00:51:31des problèmes d'environnement
00:51:32on pense qu'ils commencent
00:51:33à causer des problèmes d'environnement
00:51:34certains antibiotiques
00:51:35et puis
00:51:37tous les molécules
00:51:38qu'il y a dans les cosmétiques
00:51:39notamment ces cochonneries
00:51:40de gel douche
00:51:41qui sont bourrées
00:51:42d'antifongiques
00:51:44d'antibactériens
00:51:45ceci cela
00:51:45et c'est des très grosses molécules
00:51:47qu'on retrouve ensuite
00:51:47dans l'eau
00:51:48et qui sont difficilement
00:51:49destructibles
00:51:49par les stations d'épuration
00:51:50donc il y a une pollution
00:51:51des villes
00:51:51celle-là
00:51:52puis il y a la pollution
00:51:53des champs
00:51:53là c'est les pesticides
00:51:54c'est tout ce qu'on veut
00:51:55voilà
00:51:56donc nous-mêmes
00:51:56nous polluons
00:51:57sans en avoir l'air
00:51:58donc on a beau jeu
00:52:00de critiquer les agriculteurs
00:52:01on a raison en partie
00:52:03mais
00:52:04en fait il ne faut plus pisser
00:52:05sous la douche
00:52:06puis plus utiliser de gel douche
00:52:07allez hop
00:52:07vous vous souvenez de la phrase
00:52:08de Pasteur
00:52:09qui avait toujours interpellé
00:52:10l'eau
00:52:11le vin est la plus hygiénique
00:52:13des boissons
00:52:14pourquoi est-ce qu'il disait
00:52:15en 1870
00:52:16le vin est la plus hygiénique
00:52:17des boissons
00:52:17car à l'époque
00:52:18la boisson normale
00:52:19c'était l'eau
00:52:20mais comme il n'y avait
00:52:21aucun contrôle sanitaire
00:52:22vous aviez des puits
00:52:23qui étaient toxiques
00:52:24enfin bon il y avait de tout
00:52:25et il y avait des mortalités
00:52:26et des maladies épouvantables
00:52:27engendrées par de l'eau impure
00:52:29vous êtes en train de nous dire
00:52:30alors ce n'est pas les mêmes impuretés
00:52:31qu'au 19ème siècle
00:52:32mais on retrouve aujourd'hui
00:52:33les impuretés de la modernité
00:52:34du progrès néolibéral
00:52:36et du progrès financier
00:52:37et ça pose les mêmes problèmes
00:52:38à l'humanité
00:52:39ben oui
00:52:39avant les polluants
00:52:41avaient un effet
00:52:41alors les polluants se voyaient
00:52:43et les polluants
00:52:43avaient un effet immédiat
00:52:44donc effectivement
00:52:45on buvait de l'eau du robinet
00:52:46on risquait
00:52:47on risquait la mort
00:52:48à une certaine époque
00:52:48le choléra
00:52:49etc
00:52:49aujourd'hui
00:52:50les agents polluants
00:52:51ne se voient pas
00:52:52ils sont tellement fins
00:52:53qu'ils agissent
00:52:54sur le très long terme
00:52:55à des doses infinitésimales
00:52:57mais pour rebondir
00:52:59sur le vin
00:52:59pourquoi les moines
00:53:00ont-ils appelé
00:53:01leurs alcools
00:53:01les eaux de vie
00:53:02parce que c'est des eaux
00:53:03qui ne tuaient pas
00:53:04et parce que c'est des eaux
00:53:05qui soignaient
00:53:06parce que le taux d'alcool
00:53:07était tellement fort
00:53:08qu'on ne pouvait pas être malade
00:53:08en plus ça soignait les plaies
00:53:09dès lors qu'on les consommait
00:53:11avec modération
00:53:12bien entendu
00:53:13on en convient
00:53:14vous et moi
00:53:14évidemment
00:53:15voilà
00:53:15mais à l'époque
00:53:16effectivement
00:53:16je vous donne juste
00:53:17un chiffre pericot
00:53:18mais à la fois l'eau
00:53:19et surtout les aliments
00:53:21dans 1950
00:53:22tuaient 15 000 personnes
00:53:23ont tué 15 000 personnes
00:53:25en 1950
00:53:25par infection alimentaire
00:53:26et infection liée aux oiseaux
00:53:27on oublie qu'à l'époque
00:53:28la malbouffe
00:53:28c'était une norme qualitative
00:53:31la mauvaise qualité des aliments
00:53:32et aujourd'hui
00:53:33la malbouffe
00:53:34c'est parce qu'ils sont tellement
00:53:36hygiénisés
00:53:36voilà
00:53:36tellement aseptisés
00:53:37qu'ils contiennent du poison
00:53:39et des toxines épouvantables
00:53:40dans quel monde on vit
00:53:42Frédéric Dané ?
00:53:42alors pour autant
00:53:43est-ce qu'il y a une solution ?
00:53:45oui
00:53:45il faut quoi ?
00:53:45il faut traiter l'eau
00:53:46mais ça va coûter très cher
00:53:48l'eau de toute façon
00:53:49alors il faut savoir
00:53:49nos auditeurs et nos auditrices
00:53:51ne le savent peut-être pas
00:53:52mais l'eau est payée par l'eau
00:53:53sur nos factures d'eau
00:53:54personne ne sait vraiment
00:53:55combien ils payent
00:53:56d'eau à l'année
00:53:58sur les factures d'eau
00:53:59il y a des redevances
00:54:00qui sont cassées par l'eau
00:54:02de plus en plus cher
00:54:02mais il y a des redevances
00:54:04qui sont encaissées
00:54:05par les agences de l'eau
00:54:05et grâce à ces redevances
00:54:07les agences de l'eau
00:54:08subventionnent par exemple
00:54:08des stations d'épuration
00:54:10donc l'eau va te coûter
00:54:11de plus en plus cher
00:54:13en fait j'oublie votre question
00:54:14non non
00:54:15ma remarque était
00:54:16est-ce que ça va coûter
00:54:17beaucoup plus ?
00:54:18pourquoi ça va coûter
00:54:18beaucoup plus cher ?
00:54:18parce que les frais d'assainissement
00:54:20parce que les études biologiques
00:54:21vont être coûteuses ?
00:54:22parce qu'aujourd'hui
00:54:23on a des moyens
00:54:23pour aller chercher des polluants
00:54:25qu'on n'imaginait pas
00:54:26pouvoir chercher demain
00:54:26par exemple l'épiface
00:54:28moi ça fait 30 ans
00:54:29donc je les connais
00:54:29aujourd'hui on est capable
00:54:30d'aller les chercher
00:54:31d'aller les caractériser
00:54:32à des doses
00:54:33qui sont de l'ordre de gouttes
00:54:34sur deux piscines olympiques
00:54:36mais quand même
00:54:37c'est problématique
00:54:37tout ça coûte très cher
00:54:38une analyse coûte 400 euros
00:54:39à chaque fois
00:54:40et ensuite il faut les traiter
00:54:41donc c'est des filtres
00:54:42au charbon actif
00:54:43qui coûtent cher
00:54:43en plus le charbon actif
00:54:44vient pour l'essentiel de Chine
00:54:46il faut les recycler
00:54:48juste pour vous donner une idée
00:54:49du coût de l'eau
00:54:50une station d'épuration
00:54:51ça vaut quelques millions d'euros
00:54:53mais ces charbons actifs
00:54:54donc les filtres
00:54:55quand il faut les changer
00:54:56c'est entre 100 000
00:54:57et 200 000 euros
00:54:58pour les 2 à 3 ans
00:54:59voilà point final
00:55:00et plus on va chercher
00:55:01des molécules
00:55:02qui sont de plus en plus fines
00:55:03parce que les méthodes d'analyse
00:55:05permettent d'aller chercher
00:55:06des molécules toutes petites
00:55:07de plus en plus petites
00:55:07plus il faudra de nouveaux filtres
00:55:09plus il faudra d'installations longues
00:55:11plus ça va coûter cher
00:55:11donc de toute façon
00:55:12la facture d'eau
00:55:13ne peut qu'augmenter
00:55:14je reçois Frédéric Danwey
00:55:17dans ce face-à-face
00:55:18de la France
00:55:18de tous ses états
00:55:20auteur notamment
00:55:20C'est son de ruiner notre sol
00:55:22et là nous
00:55:22nous dissertons avec Frédéric
00:55:24sur l'avenir de l'eau
00:55:25alors il ne lit pas
00:55:26dans le mar de café
00:55:26il lit dans l'eau
00:55:27et effectivement
00:55:28il nous donne des informations
00:55:29qui devraient interpeller
00:55:30nos gouvernants
00:55:32nos glaces politiques
00:55:32et nous-mêmes
00:55:33surtout dans la façon
00:55:34parce que
00:55:35combien de personnes me disent
00:55:37mais est-ce que l'eau
00:55:38on ne pourrait pas l'économiser
00:55:39la gérer différemment
00:55:40ne serait-ce que l'eau des toilettes
00:55:41est-ce qu'elle ne pourrait pas
00:55:41de l'eau grise
00:55:42vous nous appelez
00:55:43au 0 826 300 300
00:55:45Emmanuel Galasso
00:55:46vous attend
00:55:46au 0 826 300 300
00:55:48évidemment que c'est un sujet
00:55:50qui vous touche
00:55:50qui vous concerne
00:55:52qui vous implique
00:55:53sur lequel vous avez des idées
00:55:55et vous qui vivez
00:55:56que ce soit en ville
00:55:56que vous vivez à la campagne
00:55:57vous savez le problème de l'eau
00:55:59là c'est vrai qu'on a eu des crues
00:56:00beaucoup d'eau
00:56:00pour autant
00:56:01c'est pas parce qu'il pleut beaucoup
00:56:02qu'on est sûr
00:56:03d'avoir toujours
00:56:04de la bonne eau
00:56:04de l'eau potable
00:56:06à disposition
00:56:06pas trop chère
00:56:08et autant qu'on en voudra
00:56:09à tout de suite
00:56:09vous nous appelez
00:56:10pour appeler
00:56:11pour parler à Frédéric Danuay
00:56:14il est 13h18
00:56:15et je reçois Frédéric Danuay
00:56:17je vous ai dit
00:56:18Frédéric est un journaliste
00:56:19il a quand même des talents
00:56:21et des compétences d'ingénieur
00:56:22sur les questions environnementales
00:56:24l'agriculture
00:56:25l'agronomie
00:56:25et là
00:56:26avec Frédéric Danuay
00:56:28nous dissertons
00:56:28sur l'avenir
00:56:29de l'eau française
00:56:30est-ce qu'on aura toujours
00:56:32de l'eau à volonté
00:56:32de la bonne eau
00:56:33de l'eau potable
00:56:34est-ce que nos ressources naturelles
00:56:36sont garanties
00:56:36hors antenne Frédéric Danuay
00:56:38me disait que
00:56:39dans les Pyrénées-Orientales
00:56:40la viticulture
00:56:41a tellement tiré
00:56:42sur la
00:56:44la nappe profonde
00:56:46qui est à sec
00:56:47et qui ne se reconstitue pas
00:56:49sauf sur des
00:56:50sur des milliers d'années
00:56:51sur des milliers d'années
00:56:52qu'est-ce qui se passe
00:56:53dans ces cas-là
00:56:53quand la nappe profonde est vide
00:56:54et bien on ne bénéficie
00:56:56que de la nappe superficielle
00:56:58qui elle se remplit
00:56:59à l'occasion d'une pluie
00:56:59donc on est totalement
00:57:00dépendant de la météo
00:57:02comme les paysans
00:57:03avant l'industrialisation
00:57:05comme du temps
00:57:05où on était confronté
00:57:06à la nature
00:57:07vous voulez dire
00:57:08que si les Pyrénées-Orientales
00:57:09comme c'est arrivé
00:57:10dans l'histoire climatologique
00:57:11était confrontée
00:57:12à une période de sécheresse
00:57:13un peu poussée
00:57:15Perpignan pourrait être
00:57:15comme Agadir
00:57:16c'est-à-dire avec de l'eau
00:57:17rationnée deux heures par jour
00:57:18exactement
00:57:18et des rivières transformées
00:57:20en oued
00:57:20et des cultures
00:57:21notamment des vignes
00:57:21qui sèchent sur pied
00:57:22c'est la réalité
00:57:24le climat
00:57:25se devient
00:57:26dans le sud-ouest
00:57:27le sud de la France
00:57:28pardon
00:57:29devient comme celui du Maroc
00:57:30en fait le Maroc
00:57:31a toujours été
00:57:32un laboratoire du changement climatique
00:57:33et ce qui arrive
00:57:34à Perpignan
00:57:34oui c'est ce qu'on a vu
00:57:35s'installer progressivement
00:57:37au Maroc
00:57:38et alors il n'y a pas
00:57:39que les viticulteurs
00:57:39il y a aussi le surtourisme
00:57:41on rajoute un hôtel
00:57:42derrière un camping
00:57:43etc.
00:57:43ont tellement tapé
00:57:44dans les nappes
00:57:45qu'il n'y a plus rien
00:57:46il n'y a plus rien du tout
00:57:47donc ça va être
00:57:48compliqué dans les années à venir
00:57:49pourtant Frédéric Danré
00:57:50on a bien vu
00:57:51avec la récente actualité
00:57:53météorologique
00:57:54il y a des pluies
00:57:56certains experts nous expliquent
00:57:57qu'on va passer en double saison
00:57:59saison humide
00:57:59saison sèche
00:58:00avec des crues
00:58:01dans des endroits
00:58:02on n'en avait pas vu
00:58:02depuis longtemps
00:58:03donc l'eau qui tombe du ciel
00:58:05en quantité
00:58:05on l'a
00:58:06c'est ensuite
00:58:07comment on la gère
00:58:08comment on la stocke
00:58:09est-ce qu'on a aujourd'hui
00:58:09des technologies
00:58:10j'allais dire d'état
00:58:11à échelle de collectivité territoriale
00:58:14pour stocker l'eau
00:58:15pour pouvoir la gérer
00:58:16pour pouvoir la rationaliser
00:58:18jusqu'aux bassines
00:58:19même éventuellement
00:58:20ben oui tout ça
00:58:21on sait faire
00:58:21alors vous l'avez dit
00:58:22on va de plus en plus
00:58:23vers un climat tempéré radical
00:58:24tout se radicalise en France
00:58:26même le climat
00:58:28une saison humide
00:58:29une saison sèche
00:58:29avec des abats d'eau
00:58:31comme disent les météorologues
00:58:32c'est-à-dire des pluies
00:58:33totalement imprévisibles
00:58:34et en plus très brutales
00:58:35et donc le but
00:58:36ce serait effectivement
00:58:37comme on l'a vu récemment
00:58:38en février et en mars
00:58:39il pleut d'un coup
00:58:40en trois heures
00:58:41il pleut un mois
00:58:42on peut se dire
00:58:43comme tout ça va partir
00:58:45à la mer
00:58:45une fois que les nappes
00:58:46seront infiltrées
00:58:47on pourrait les garder
00:58:49on pourrait garder
00:58:49une partie de cette eau
00:58:50ce qu'on va faire
00:58:51notamment dans le bassin
00:58:52d'Ourgaronne
00:58:53c'est-à-dire dans toute
00:58:53la région Occitanie
00:58:54c'est sans doute
00:58:55rehausser les barrages existants
00:58:56on va leur remettre
00:58:572 mètres, 3 mètres, 4 mètres
00:58:58ça va quand même
00:58:59augmenter considérablement
00:59:00les réserves
00:59:01il y a des idées
00:59:03de barrages
00:59:03qui réémergent
00:59:04notamment le barrage
00:59:05de Charlas
00:59:06dans les Pyrénées
00:59:08et puis la question
00:59:09des bassines
00:59:10est-ce qu'il en faut
00:59:11est-ce qu'il en faut pas
00:59:11en fait dans notre pays
00:59:12manichéen
00:59:13il n'y a pas à être pour ou contre
00:59:14c'est complètement con
00:59:15pardon pour l'expression
00:59:16c'est est-ce que
00:59:17j'ai besoin de garder de l'eau
00:59:19mais pour faire quoi ?
00:59:20si c'est pour faire du maïs
00:59:21qui part à l'exportation
00:59:22ça revient à exporter de l'eau
00:59:24donc ça n'a aucun intérêt
00:59:25si c'est pour faire du maraîchage
00:59:27si c'est pour
00:59:28si c'est pour faire mieux pousser
00:59:30une prairie
00:59:30pour nourrir nos vaches
00:59:31là ça n'intéresse
00:59:32ça ne peut être discuté
00:59:33qu'à une échelle ultra locale
00:59:34entre les paysans
00:59:35et les autres
00:59:36usagers de l'eau
00:59:37mieux on sait faire
00:59:37Frédéric Dané
00:59:38vous parliez du bassin
00:59:39de la Garonne
00:59:40autour de Toulouse
00:59:40nous avons Jean-Paul
00:59:41qui nous appelle de Toulouse
00:59:44bonjour Péricault
00:59:44bonjour Jean-Paul
00:59:45est-ce que vous avez
00:59:46les pieds dans l'eau
00:59:47au sens culturel du terme
00:59:50donc au niveau de
00:59:51oui les pieds dans l'eau
00:59:52tout le temps
00:59:54je voulais faire deux remarques
00:59:55une première
00:59:56c'est sur ce qui était dit
00:59:57tout à l'heure
00:59:58en disant que
00:59:58mon fer pipi sous la douche
00:59:59c'est un des responsables
01:00:01de la pollution
01:00:03des eaux usées
01:00:03mais
01:00:05j'ai bâti une maison
01:00:07donc sur Toulouse
01:00:08et chez moi
01:00:10donc
01:00:10toutes les eaux usées
01:00:12que ça soit de la cuisine
01:00:13que ça soit des toilettes
01:00:14que ça soit de la salle de bain
01:00:16tout passe en même tuyau
01:00:17et tout va donc à l'égout
01:00:19ce qu'on appelle
01:00:19l'égout
01:00:20donc
01:00:21que je fasse pipi
01:00:22sous la douche
01:00:22ou dans les toilettes
01:00:23ça ne change strictement rien
01:00:24ça c'est le premier point
01:00:25que je voulais dire
01:00:26et le deuxième point
01:00:27sur lequel je voulais intervenir
01:00:29c'est celui que vous évoquez
01:00:31à un moment
01:00:31c'est à dire
01:00:32la gestion de l'eau
01:00:33ça fait des années
01:00:35des années
01:00:35même quand j'étais étudiant
01:00:37à Soissons
01:00:38tous les hivers
01:00:41donc
01:00:41l'Aisne débordait
01:00:43ça débordait de partout
01:00:44donc toute cette eau
01:00:45non seulement
01:00:46elle déborde
01:00:47elle fait des dégâts
01:00:48ensuite
01:00:49on la rejette à la mer
01:00:50cette eau est gaspillée
01:00:51comment se fait-il
01:00:52qu'on ne puisse pas
01:00:53la stocker
01:00:54faire des barrages
01:00:56faire des retenues
01:00:57et même
01:00:58transférer cette eau
01:00:59dans des régions
01:01:00qui sont déficitaires
01:01:01comme les Pyrénées-Orientales
01:01:03on sait faire des pipelines
01:01:04quand même
01:01:05on sait transférer de l'eau
01:01:06on a toute la technologie
01:01:08d'accord
01:01:08ça a un coût
01:01:09mais
01:01:11pourquoi est-ce qu'on ne fait
01:01:12pourquoi est-ce qu'on ne fait pas ça
01:01:13je sais qu'il y a des questions
01:01:15de faire un barrage
01:01:16sur la Garonne
01:01:17les écologistes
01:01:18se sont
01:01:20opposés
01:01:20et continuent
01:01:21de s'opposer
01:01:22à tout
01:01:22à tout ce type de travaux
01:01:24ça aurait évité
01:01:25peut-être
01:01:26quand même
01:01:26les dégâts
01:01:27des mois précédents
01:01:30Frédéric
01:01:30défi lancé par Jean-Paul
01:01:32alors
01:01:33le pipi sous la douche
01:01:34vous avez raison
01:01:34le seul problème
01:01:35c'est quand on va faire pipi sous la douche
01:01:36c'est le matin
01:01:37donc c'est là où c'est le plus concentré
01:01:38donc c'est là où la charge en polluant
01:01:40est la plus forte
01:01:41et c'est ce que signalent
01:01:41les stations d'épuration
01:01:42mais pour le coup
01:01:43vous avez raison
01:01:43qu'on pisse sous la douche
01:01:45dans le lavabo
01:01:45dans l'évier
01:01:47éventuellement dans les toilettes
01:01:48ça ne change pas grand-chose
01:01:49mais à Paris
01:01:49dans les grandes villes aussi
01:01:50je pensais que les circuits
01:01:52étaient
01:01:53les circuits toilettes
01:01:54et
01:01:55il peut y avoir des circuits séparés
01:01:58sur des projets
01:01:59des immeubles prototypiques
01:02:01qui existent à Paris
01:02:02où on recycle les eaux des toilettes
01:02:04donc la station d'épuration
01:02:05elle reçoit toutes les eaux
01:02:07elle reçoit tout
01:02:08elle est toute authentique
01:02:08elle reçoit tout
01:02:09sur les barrages
01:02:11alors l'eau
01:02:12elle n'est pas gaspillée pour autant
01:02:13dans son trajet jusqu'à la mer
01:02:15en principe
01:02:16elle s'infiltre dans les sols
01:02:17si les sols sont de qualité
01:02:18on y reviendra sans doute
01:02:20et elle profite au milieu naturel
01:02:22et donc ça revient ensuite
01:02:23sous forme de précipitation
01:02:24après évaporation
01:02:25après vous avez raison
01:02:27on peut faire des barrages
01:02:29on peut faire des bassines
01:02:30on peut faire des retenues
01:02:30alors le barrage sur la Garonne
01:02:33en fait le problème
01:02:34derrière tout ça
01:02:34c'est que
01:02:36premièrement
01:02:36il faut que
01:02:37si on fait un barrage
01:02:38si on rehausse un barrage
01:02:39si on fait une retenue
01:02:40il faut savoir
01:02:41pourquoi on le fait
01:02:41et deuxièmement
01:02:43c'est ce qu'on appelle
01:02:43moi j'appelle ça
01:02:44le syndrome de Barcelone
01:02:45en Espagne
01:02:46on a fait tellement de barrages
01:02:48pour continuer
01:02:49pour continuer à pouvoir
01:02:51irriguer
01:02:51pardon
01:02:51que ces barrages
01:02:53ont été utilisés
01:02:54sans strictement rien changer
01:02:55à ceux qui avaient nécessité
01:02:57la création d'un barrage
01:02:58c'est-à-dire irriguer
01:02:59donc on a continué à irriguer
01:03:00puis une fois
01:03:01qu'on a épuisé
01:03:02ce que les barrages
01:03:03étaient censés retenuer
01:03:04et bien on a fait
01:03:05d'autres barrages
01:03:05et ainsi de suite
01:03:06c'est ce qu'on appelle
01:03:07l'effet rebond
01:03:07en fait créer des retenues
01:03:09faire des retenues
01:03:10ne peut être acceptable
01:03:11pour la société aujourd'hui
01:03:12compte tenu de la disponibilité
01:03:14de l'eau
01:03:14que si on limite
01:03:15l'usage de l'eau
01:03:16que si on interroge
01:03:16son usage
01:03:17sinon on va faire comme avant
01:03:18et ce sera une fuite
01:03:20en avant
01:03:21en tout cas nous avons
01:03:21une géographie
01:03:22dans sa diversité
01:03:23dans ses altitudes
01:03:25propices à la création
01:03:26de barrages
01:03:26ou de stockage de l'eau
01:03:27mais à tout point de vue
01:03:28la France disait
01:03:29je ne sais plus qui
01:03:30est béni des dieux
01:03:31on a Péricault
01:03:32la plus grande diversité
01:03:34de sols
01:03:35et donc de paysages
01:03:36au monde
01:03:36du égard à la surface
01:03:37de notre pays
01:03:38on est dans le peloton de tête
01:03:40avec la Chine
01:03:40et le Brésil
01:03:41et derrière cette extraordinaire diversité
01:03:43on a une diversité
01:03:44de topographie
01:03:45on a une diversité
01:03:46de bassins versants
01:03:47de conditions hydrologiques
01:03:48c'est pour ça que la France
01:03:49a toujours été un pays riche
01:03:50et la France a toujours été
01:03:52un pays riche
01:03:53grâce à la diversité
01:03:54de son agriculture
01:03:55je rappelle à nos auditeurs
01:03:57c'est sans doute
01:03:58le seul pays d'Europe
01:03:59qui n'a jamais eu de migrants
01:04:01les Français
01:04:02ne se sont jamais émigrés
01:04:05pour aller chercher
01:04:05à manger ailleurs
01:04:06parce que la France
01:04:07a toujours su nourrir
01:04:08sa population
01:04:08à cause de cette diversité
01:04:10de sols
01:04:10de cette diversité hydrologique
01:04:12de cette diversité
01:04:13de climat
01:04:13qui a créé une diversité
01:04:14de terroirs
01:04:15élément très important
01:04:17on a eu des colons
01:04:18qui sont allés coloniser
01:04:19des pays
01:04:20c'était pas parce qu'ils avaient faim
01:04:21c'était pas parce qu'ils avaient faim
01:04:22et quant au Canada
01:04:24il y a eu des Québécois
01:04:24parce que c'était une évolution
01:04:27j'allais dire
01:04:27on suivait
01:04:28l'agrandissement de la France
01:04:29mais il n'y a jamais eu
01:04:30de fuite
01:04:31de la France
01:04:32il n'y a jamais eu de fuite des Français
01:04:32il y a eu des famines
01:04:33bien sûr
01:04:34de temps en temps
01:04:34mais il n'y a jamais eu
01:04:35de fuite démographique
01:04:36comme en Italie
01:04:37comme en Allemagne
01:04:38comme en Irlande
01:04:39comme en Angleterre
01:04:39comme en Espagne
01:04:40les Français
01:04:40n'avaient aucune raison
01:04:42d'aller voir ailleurs
01:04:42par contre
01:04:43les autres pays
01:04:45ont eu toutes les raisons
01:04:46notamment l'Angleterre
01:04:46de venir chez nous
01:04:47parce qu'on y bouffait
01:04:48même si on y bouffait mal
01:04:49il y en avait encore
01:04:50qui dit meilleure agriculture
01:04:52dit meilleure population
01:04:53dit meilleure armée
01:04:54donc une des raisons
01:04:55pour laquelle la France
01:04:55a été une puissance mondiale
01:04:56elle a toujours su nourrir
01:04:58ses soldats
01:04:58parce qu'elle avait
01:04:59une ressource agricole
01:05:01alimentaire impressionnante
01:05:02on va faire l'équation
01:05:03entre géographie et eau
01:05:07est-ce que l'état des sols
01:05:08est important
01:05:09pour la qualité de l'eau
01:05:11est-ce que la gestion des sols
01:05:12implique la gestion de l'eau
01:05:13je vous pose une question
01:05:15Péricault
01:05:16où se trouvent
01:05:16les eaux de surface sur terre
01:05:19où se trouvent
01:05:20dans le ciel
01:05:21non les eaux de surface
01:05:22à la surface de la terre
01:05:23où se trouve l'eau
01:05:25dans les rivières
01:05:26les fleuves
01:05:27les lacs
01:05:27les étangs
01:05:28à 40%
01:05:2960%
01:05:30c'est dans les sols
01:05:31un sol qui est correctement structuré
01:05:34un sol qui est relativement riche
01:05:35en matière organique
01:05:36c'est une pompe à eau
01:05:37c'est une pompe à carbone
01:05:38et c'est une pompe à eau
01:05:38donc c'est fondamental
01:05:39si demain
01:05:40on veut préserver
01:05:42nos réserves en eau
01:05:43et la qualité de cette eau
01:05:45qui se trouve
01:05:45dans cette réserve
01:05:46il faut absolument
01:05:47que les sols soient capables
01:05:48d'accepter l'eau de pluie
01:05:49et de la conserver longtemps
01:05:50et donc c'est des sols
01:05:54bien structurés
01:05:55donc peu labourés
01:05:55couverts
01:05:56c'est surtout ça
01:05:57couverts en permanence
01:05:58évidemment qui ne sont pas
01:05:59couverts de macadam
01:06:00l'élément sol
01:06:01c'est vraiment la clé de voûte
01:06:02de la question de l'eau
01:06:04et même de la question du climat
01:06:05on continue à en parler
01:06:06dans quelques instants
01:06:07je reçois Frédéric Dané
01:06:08qui est un expert en environnement
01:06:12là aujourd'hui
01:06:13il disserte sur l'eau
01:06:14et nous alerte
01:06:15alerte le pays en général
01:06:16que ce soit le consommateur
01:06:18ou les gouvernants
01:06:19sur le fait
01:06:19qu'il va falloir être extrêmement vigilant
01:06:21sur la gestion de l'eau
01:06:22et notre avenir
01:06:22vous l'appelez
01:06:24vous l'appelez directement
01:06:24Emmanuel Galassou passera l'appel
01:06:26au 0826-300-300
01:06:28bien entendu que vous êtes concerné
01:06:29par les problèmes de l'eau
01:06:30d'environnement
01:06:31de ressources
01:06:31de sécheresse
01:06:32de cru
01:06:33voilà
01:06:33et puis surtout
01:06:34quelle planète laisse-t-on
01:06:35un de nos enfants
01:06:37demain
01:06:37on leur laissera peut-être
01:06:38du vin à boire
01:06:39et encore c'est pas sûr
01:06:40mais alors si on leur laisse pas d'eau
01:06:41c'est bien pour faire du vin
01:06:42il faut de l'eau
01:06:43bah oui
01:06:43on est d'accord
01:06:44à tout de suite sur Sud Radio
01:06:47midi 14h
01:06:48Sud Radio
01:06:49la France dans tous ses états
01:06:51Péricault-Légas
01:06:52et oui en ce lundi 30 mars 2026
01:06:55à 13h32
01:06:56je suis toujours avec Frédéric Danoui
01:06:58nous dissertons sur l'avenir
01:06:59de nos campagnes
01:07:01de nos gardes-mangers
01:07:02de nos enfants
01:07:03pourquoi ?
01:07:04parce qu'on parle sol
01:07:05on parle eau
01:07:06et si on fait pas attention au sol
01:07:08et si on fait pas attention à l'eau
01:07:10et bien ce pays
01:07:11comme une partie du monde
01:07:12pourrait devenir invivable
01:07:13et c'est dommage
01:07:14parce que la diversité géoclimatique française
01:07:16est une des plus prodigieuses
01:07:18de l'histoire
01:07:19de cette planète
01:07:20et c'est grâce à ça
01:07:21que notre pays
01:07:21est un grand pays
01:07:22merveilleux
01:07:22il fait bon vivre
01:07:23attention tout cela est fragile
01:07:24ça pourrait disparaître
01:07:25juste avant de rendre l'antenne
01:07:27Frédéric Danoui
01:07:28on discutait entre l'équation
01:07:30préservation des sols
01:07:32pour pouvoir avoir de l'eau
01:07:33qui aujourd'hui
01:07:34est-ce que le gouvernement
01:07:35est conscient de tout ça
01:07:36est-ce que les syndicats agricoles
01:07:38sont conscients de tout ça
01:07:39et est-ce qu'ils font tous
01:07:41ce qu'il faut
01:07:41pour préserver la ressource
01:07:43de l'eau
01:07:44alors tout le monde
01:07:44est conscient de tout ça
01:07:45la France
01:07:46n'exporte pas
01:07:47que des rafales
01:07:49et des sacs à main
01:07:50la France exporte aussi
01:07:51sa manière de gérer l'eau
01:07:52qui a été fixée
01:07:53par la loi de 64
01:07:54et qui a mis en place
01:07:55les agences
01:07:56de l'eau
01:07:5764
01:07:57donc le général de Gaulle
01:07:58Edgar Pisani
01:07:59ils avaient déjà compris
01:08:01qu'il fallait gérer ça sérieusement
01:08:02et donc on gère ça
01:08:03et ça a été exporté
01:08:05dans d'autres pays
01:08:05un des plus récents
01:08:07c'est la Corée du Sud
01:08:08qui a repris la même logique
01:08:09de bassin
01:08:09donc bon modèle
01:08:10c'est un bon modèle
01:08:11c'est-à-dire en gros
01:08:12vous avez un fleuve
01:08:13qui est un cours d'eau
01:08:15qui va la mer
01:08:15donc un bassin versant
01:08:16c'est-à-dire le bassin versant
01:08:18c'est tous les endroits
01:08:19qui récupèrent l'eau
01:08:20sur laquelle l'eau de pluie tombe
01:08:21et se dirige naturellement
01:08:22vers ce fleuve
01:08:23et bien chaque fleuve
01:08:25a un bassin versant
01:08:26et chaque bassin versant
01:08:27est dirigé par une agence de l'eau
01:08:28d'accord ?
01:08:29cette agence de l'eau
01:08:30se finance via nos factures
01:08:31j'en ai parlé tout à l'heure
01:08:32via des redevances
01:08:33que nous payons sur nos factures
01:08:34et cette agence gère l'eau
01:08:36et elle gère l'eau
01:08:36comment ?
01:08:37par un comité de bassin
01:08:37qui est un vrai parlement
01:08:38où tous les usagers
01:08:40de l'eau sont représentés
01:08:41donc il y a vous et moi
01:08:42il y a des associations
01:08:43il y a les politiques
01:08:44il y a le préfet pour l'Etat
01:08:45il y a toutes les collectivités
01:08:46il y a les industriels
01:08:47il y a les agriculteurs
01:08:48etc. etc.
01:08:49donc quand le syndicat majoritaire
01:08:51dit oui mais non
01:08:52nous les irrigants
01:08:53nos irrigants
01:08:53ils n'ont pas voix au chapitre
01:08:54c'est faux et archi faux
01:08:55tout le monde a la voix au chapitre
01:08:57et toutes les décisions
01:08:58qui sont faites en matière d'eau
01:08:59par exemple
01:08:59on va subventionner ici une bassine
01:09:01on va subventionner
01:09:02j'en sais rien moi
01:09:04le verdissement des berges
01:09:05de telle ou telle rivière
01:09:06c'est décidé de manière collective
01:09:08et NHL plus petite
01:09:10pour être au plus près
01:09:11des citoyens
01:09:11à l'échelle d'une rivière
01:09:13voire de quelques ruisseaux
01:09:14ou d'une simple zone humide
01:09:15on a un petit comité de bassin
01:09:17qui s'appelle
01:09:17la commission locale de l'eau
01:09:19qui est dirigée par un maire
01:09:20et où siège
01:09:20pareil
01:09:21tous les représentants locaux
01:09:23des usagers de l'eau
01:09:23c'est une gestion démocratique
01:09:25c'est une vraie démocratie
01:09:26la gestion de l'eau en France
01:09:27Alors Frédéric Dané
01:09:28est-ce que vous voulez dire
01:09:28que la Fédération Nationale
01:09:30des Syndicats d'Exploitement Agricole
01:09:31l'illustre ici
01:09:32mais grandiose
01:09:34est à côté de la plaque
01:09:35sur la gestion de l'eau
01:09:37qu'il faudrait tout de suite
01:09:38appliquer en France ?
01:09:39Alors c'est pas qu'ils sont
01:09:40à côté de la plaque
01:09:41ils savent très bien
01:09:42ce vers quoi on va
01:09:43et leur acharnement
01:09:45aujourd'hui
01:09:46à vouloir que les irrigants
01:09:48ne soient plus soumis
01:09:49à ce qu'on appelle
01:09:49des volumes prélevables
01:09:50c'est-à-dire
01:09:51je reviens en arrière
01:09:51comité de bassin
01:09:52et surtout commission locale de l'eau
01:09:54disent voilà
01:09:54on a tel volume
01:09:55on aura tel volume en été
01:09:57la loi nous oblige
01:09:58et les directives européennes
01:09:59nous obligent
01:10:00à garder un volume
01:10:00pour les milieux naturels
01:10:02le reste c'est
01:10:02d'abord
01:10:03l'eau de boisson
01:10:04pour chacun de nous
01:10:05et puis ce qui reste
01:10:06on va le partager
01:10:06entre les industriels
01:10:07et les irrigants
01:10:08ce qui s'appelle
01:10:09un volume préval
01:10:09ça veut dire quoi ?
01:10:10On pompe ?
01:10:10On pompe là où il y a de l'air
01:10:12par contre on crée des bassines
01:10:13partout
01:10:13et donc ça
01:10:14la FNSEA
01:10:15je fais court
01:10:16et la coordination rurale
01:10:17qui n'est pas piquée
01:10:18d'un ton non plus
01:10:19en fait on dit récemment
01:10:22au Premier ministre
01:10:23pardon
01:10:23on dit
01:10:23ben non
01:10:23tout ça c'est pas possible
01:10:24à Monsieur Lecornu
01:10:26on veut pouvoir pomper
01:10:27comme on veut
01:10:27comme on avait fait
01:10:28dans le marais Poitvin
01:10:29ce qui avait failli
01:10:30contribuer à l'assèchement
01:10:31total du marais Poitvin
01:10:32dans les années 90
01:10:34et Lecornu leur a dit
01:10:35via un tweet du 13 janvier
01:10:36on va faire un moratoire
01:10:37sur l'eau
01:10:38c'est-à-dire
01:10:38il demande au préfet
01:10:39de se foutre complètement
01:10:40des volumes prélevables
01:10:41qui avaient été négociés
01:10:44inscrits dans la loi
01:10:44il y a la loi 64
01:10:45qui est là
01:10:46ils vont la contourner
01:10:47tout ce qu'il a dit
01:10:47est illégal
01:10:48alors il s'en est rendu compte
01:10:49après dans le communiqué
01:10:50de presse
01:10:50pour lancer
01:10:52la loi d'avenir agricole
01:10:53la loi de...
01:10:53je ne sais plus
01:10:54comment elle va s'appeler
01:10:55mais quand même
01:10:56le message il est clair
01:10:57le message il est
01:10:58et moi je le vois
01:10:58partout en France
01:10:59avec Monsieur Duplon
01:11:00avec Monsieur Duplon
01:11:00ah Monsieur Duplon
01:11:01il est pas mal lui non plus
01:11:02partout en France
01:11:03où je vais interviewer
01:11:04participer à des débats
01:11:05voire animer des débats
01:11:06les gens ont peur
01:11:07aujourd'hui
01:11:07de fâcher
01:11:08les irrigants
01:11:09il faut savoir
01:11:10mon cher Perico
01:11:11qu'en Occitanie
01:11:11les irrigants
01:11:12sont très peu
01:11:12à avoir des compteurs
01:11:13vous disiez
01:11:14que dans une conférence
01:11:15que vous vouliez donner
01:11:16une autorité d'Etat
01:11:18vous a demandé
01:11:18d'être prudente
01:11:19qui m'a dit
01:11:20oui comprenez Frédéric
01:11:21il faudrait pas fâcher
01:11:22la chambre d'agriculture
01:11:23en parlant d'irrigation
01:11:25donc si vous vouliez
01:11:25pas parler du sujet
01:11:26c'est le préfet
01:11:27qui vous a demandé ça
01:11:28alors si je comprends bien
01:11:29la FNSEA aujourd'hui
01:11:30elle a repris le contrôle
01:11:31du ministère d'agriculture
01:11:32Madame Genevard
01:11:33et la marionnette
01:11:34de Monsieur Rousseau
01:11:35au moins de toute façon
01:11:36il n'y a plus d'hypocrisie
01:11:37le ministère de l'agriculture
01:11:38a toujours été
01:11:39au siège de la FNSEA
01:11:40Annie Genevard
01:11:41c'est juste le contrôle
01:11:42avec quelques exceptions
01:11:42Stéphane Le Foll
01:11:43Stéphane Le Foll
01:11:44et même Barnier
01:11:45n'avait pas été mauvais
01:11:45c'est un des rares
01:11:46qui s'était opposé
01:11:47frontalement à la FNSEA
01:11:48mais Annie Genevard
01:11:48était la porte-parole
01:11:49du ministère
01:11:50et puis comme
01:11:51c'était très malin
01:11:52d'un point de vue politique
01:11:53la crise de la dermatose
01:11:54où la coordination rurale
01:11:55et la confédération paysanne
01:11:56ont raconté connerie sur connerie
01:11:58la FNSEA a joué
01:11:59aux vieux sages
01:12:00eux qui ne jouent jamais
01:12:01aux vieux sages
01:12:02scientifiques
01:12:03à propos des pesticides
01:12:04ou de la gestion de l'eau
01:12:04ils ont joué aux sages
01:12:06on se retranche derrière la science
01:12:07ils ont soutenu le gouvernement
01:12:09et bien le cadeau de bienvenue
01:12:10ça a été
01:12:11on vous accorde
01:12:12au moins symboliquement
01:12:13la main mise
01:12:14sur l'irrigation
01:12:15ce qui veut dire
01:12:17pour l'Etat
01:12:17le message qui est envoyé
01:12:18à la FNSEA
01:12:20c'est vous irrigants
01:12:21vous êtes
01:12:22en premier
01:12:24prioritaire
01:12:24sur tout autre usage de l'eau
01:12:26bon ça ne passera pas
01:12:26mais ça donne quand même
01:12:27dans les rapports de force
01:12:29un poids supplémentaire aux irrigants
01:12:30si le gouvernement
01:12:32de la France laisse faire
01:12:33ça veut dire qu'on peut
01:12:34vider
01:12:35certaines nappes
01:12:36certaines ressources
01:12:37bien sûr
01:12:37mais c'est ce qui s'est passé
01:12:38dans le marais Poitvin
01:12:39le marais Poitvin
01:12:40encore une fois
01:12:40a failli être asséché
01:12:41dans les années 90
01:12:43face à des sécheresses
01:12:45aux effets amplifiés
01:12:46par une irrigation
01:12:47en outrance
01:12:47les irrigants
01:12:48n'avaient rien trouvé
01:12:48de mieux à faire
01:12:49que d'aller prendre
01:12:50leur tuyau
01:12:50et d'aller le foutre
01:12:51dans des piscines
01:12:52dans des marais
01:12:52et puis dans des rivières
01:12:53il a fallu l'intervention
01:12:54de l'Etat
01:12:55qui a créé l'établissement
01:12:56public du marais Poitvin
01:12:57alors c'est un bordel
01:12:58le marais Poitvin
01:12:59il y a 43 administrations
01:13:00oui bien sûr
01:13:01enfin voilà
01:13:01les choses ont été réglées
01:13:02donc oui on pourrait
01:13:03arriver à ça
01:13:04et tout ça
01:13:04pourquoi pour des filières
01:13:06si encore c'était
01:13:06pour nourrir la population
01:13:08locale
01:13:08mais c'est même pas le cas
01:13:09c'est même pas le cas
01:13:10quel est l'intérêt
01:13:11aujourd'hui
01:13:12de continuer à cultiver
01:13:13du maïs
01:13:13en Occitanie
01:13:14alors même que le maïs
01:13:15pompe tellement d'eau
01:13:16au plus mauvais moment
01:13:17en été
01:13:17qu'il prive d'eau
01:13:18des cultures
01:13:19à plus haute valeur ajoutée
01:13:20comme le maraîchage
01:13:21là dessus l'agriculture
01:13:22a fait beaucoup de progrès
01:13:23quand même
01:13:24alors pas tous les agriculteurs
01:13:26mais certains ont pris conscience
01:13:27même les irrigants
01:13:28ont fait des progrès
01:13:29en Occitanie justement
01:13:30enfin en Occitanie oui
01:13:32sur l'héros
01:13:33les viticulteurs
01:13:34utilisent à peu près
01:13:3690% moins d'eau
01:13:37qu'avant en irrigation
01:13:38dès lors qu'ils sont passés
01:13:39de l'irrigation
01:13:40dite gravitaire
01:13:41c'est à dire
01:13:41on ouvrait la vanne en eau
01:13:42et ça coulait
01:13:43tout partant d'évaporation
01:13:44dès lors qu'ils sont passés
01:13:45de ça
01:13:46à l'irrigation
01:13:47goutte à goutte
01:13:48financée par l'agence de l'eau
01:13:49d'accord
01:13:50donc 90% d'économie
01:13:51donc c'est possible
01:13:52de le faire
01:13:52ça coûte plus cher à l'installation
01:13:54mais ensuite
01:13:54on ne consomme que strictement
01:13:56l'eau dont on a besoin
01:13:57pas une goutte de plus
01:13:58et donc le message
01:13:59qu'on voit à la FNSEA
01:14:00et le gouvernement
01:14:00c'est tous les efforts
01:14:01que vous avez fait
01:14:02en fait ne servent à rien
01:14:03aujourd'hui
01:14:03on ouvre les pompes
01:14:04et faites comme vous voulez
01:14:05bah non c'est vraiment
01:14:06prendre les viticulteurs
01:14:07pour des cons
01:14:08ça va se finir comment ?
01:14:10qu'il va y avoir
01:14:10des états généraux de l'eau
01:14:12est-ce qu'à un moment donné
01:14:12je pense qu'on va avoir
01:14:13des statistiques
01:14:14ou des indicateurs
01:14:15qui vont nous inquiéter
01:14:16là pour l'instant
01:14:17c'est plutôt les inondations
01:14:18on a vu les drames
01:14:19depuis quelques années
01:14:20or une sécheresse
01:14:21on se souvient de 76
01:14:22mais des sécheresses
01:14:23il y en a partout
01:14:24toute l'année
01:14:24vous prenez dès le mois de juin
01:14:26vous avez des arrêtés
01:14:27préfectoraux
01:14:27qui demandent
01:14:28plus d'arrosage des pelouses
01:14:29plus de nettoyage des voitures
01:14:30c'est un phénomène
01:14:32qui pourrait s'amplifier
01:14:32ou non à l'avenir
01:14:33mais ça va s'amplifier
01:14:34on va sur une radicalisation
01:14:36de notre climat tempéré
01:14:37donc on aura des sécheresses
01:14:38de plus en plus précoces
01:14:39et de plus en plus longues
01:14:40et on aura des hivers
01:14:41de plus en plus doux
01:14:42et donc de plus en plus
01:14:43pluvieux
01:14:45ce qu'il va faire là
01:14:46le tampon entre les deux
01:14:47c'est les sols
01:14:49c'est eux qui vont être capables
01:14:50ou pas
01:14:51d'accepter l'eau
01:14:51qui va leur tomber dessus
01:14:52donc c'est votre livre
01:14:53Cessons de ruiner notre sol
01:14:54rappelez-nous l'année d'édition
01:14:56je ne sais plus
01:14:57j'allais dire 2010
01:14:58ou 2012
01:14:59ça doit être ça
01:14:59voilà
01:14:59donc en tout cas
01:15:01une bonne
01:15:02plus de 10 ans
01:15:03bien plus de 10 ans
01:15:04déjà
01:15:05vous avez
01:15:05j'avais été totalement interpellé
01:15:07par
01:15:07j'étais à Marianne
01:15:09j'avais fait une lecture
01:15:11de ce livre
01:15:11Cessons de ruiner notre sol
01:15:12j'ai dit
01:15:12mais qu'est-ce qu'il nous raconte
01:15:13et vous expliquez
01:15:14que le sol
01:15:15qui est de la base
01:15:15évidemment
01:15:16c'est le plancher des vaches
01:15:17c'est la planète
01:15:18c'est ce qu'on voit de la terre
01:15:20on le maltraite
01:15:21de plus en plus
01:15:22et si on le maltraite
01:15:23il va nous le faire payer
01:15:24parce que c'est
01:15:24c'est à la fois
01:15:25le poumon de la planète
01:15:26c'est notre socle
01:15:27et c'est notre garde-manger
01:15:29bien sûr
01:15:29et d'autres choses
01:15:30et c'est notre garde
01:15:32et c'est notre bidon d'air
01:15:33également
01:15:33voilà
01:15:34aujourd'hui
01:15:35une bonne gestion des sols
01:15:36si le gouvernement
01:15:37de la République
01:15:38voulait prendre
01:15:38ses responsabilités
01:15:39on limiterait quoi ?
01:15:41l'habitat individuel
01:15:42les grandes surfaces
01:15:43la macadamisation
01:15:45de l'artificialisation des sols
01:15:47déjà les grandes surfaces
01:15:48il faut les bombarder
01:15:49à outrance
01:15:49et les raser
01:15:50bon vous connaissez
01:15:51mon point de vue pericot
01:15:52oui moins étanchéifié
01:15:53c'est sûr
01:15:55moins de pavillons
01:15:56mais en même temps
01:15:56je comprends l'appétit
01:15:58qu'ont les gens
01:15:58pour avoir une maison
01:15:59de jardin
01:15:59non
01:16:00c'est d'abord
01:16:01un changement
01:16:02de façon de produire
01:16:04d'utiliser les sols
01:16:04par les agriculteurs eux-mêmes
01:16:06beaucoup sont
01:16:07en transition
01:16:08pas en transition de genre
01:16:09mais en transition
01:16:10de genre agricole
01:16:11c'est-à-dire
01:16:11on passe du tout-labour
01:16:12au moindre labour
01:16:13on passe
01:16:15d'une rotation des cultures
01:16:16très courte
01:16:17à une rotation très longue
01:16:18et surtout
01:16:18on passe à
01:16:19entre les cultures
01:16:20je laisse le sol à nu
01:16:21entre les cultures
01:16:22je mets une culture intercalaire
01:16:23par exemple
01:16:24de la févrole
01:16:25entre le blé
01:16:25entre le blé et le sarrasin
01:16:27je donne un exemple
01:16:28qui est peut-être fou
01:16:28mais c'est à peu près ça
01:16:30c'est ce qu'on appelle
01:16:30la conservation des sols
01:16:32avec les vers de terre
01:16:33on a justement Alain
01:16:34qui nous appelle
01:16:35de Lyon
01:16:36qui est quand même
01:16:37arrosé par
01:16:38le Rhône
01:16:39et la Saône
01:16:40et le Beaujolais
01:16:42c'est le troisième fleuve de Lyon
01:16:44bonjour Alain
01:16:45bonjour
01:16:45bon
01:16:46vous êtes soucieux
01:16:48de l'avenir de l'eau
01:16:48en France
01:16:49ou dans votre région
01:16:51l'avenir
01:16:52en France
01:16:53et dans le monde entier
01:16:54ah oui
01:16:54bien sûr
01:16:55c'est pas qu'un problème français
01:16:56c'est un problème mondial
01:16:57on est d'accord
01:16:59oui
01:16:59donc
01:17:00oui donc moi j'aurais
01:17:01une question à poser
01:17:02toute bête
01:17:03c'est
01:17:04qu'est-ce que
01:17:04justement le monde
01:17:05les dirigeants du monde
01:17:07il y a commencé
01:17:08les dirigeants français
01:17:09attendent
01:17:10pour récupérer
01:17:11l'eau qui tombe
01:17:12comme c'est produit
01:17:13pendant les inondations
01:17:15en quantité
01:17:15totalement surabondante
01:17:17sachant que derrière
01:17:18on va avoir des sécheresses
01:17:19et un manque d'eau
01:17:20pendant l'été
01:17:21pour les cultures
01:17:22et ainsi
01:17:22il faut absolument
01:17:23récupérer l'eau qui tombe
01:17:25au lieu qu'elle aille
01:17:25directement à la mer
01:17:26il y avait un dessin humoristique
01:17:28qui montrait une plaque d'égout
01:17:29et qui disait
01:17:30l'océan commence ici
01:17:33tout est dit
01:17:33dans ce dessin
01:17:34c'est-à-dire que l'eau qui tombe
01:17:35elle ruisselle
01:17:36elle va dans l'égout
01:17:37une fois qu'elle est dans l'égout
01:17:38elle n'est plus récupérable
01:17:39et elle finit dans l'océan
01:17:40dans l'océan
01:17:41elle n'est plus utile à rien
01:17:43qu'est-ce qu'on attend
01:17:44pour récupérer cette eau
01:17:45entre le moment où elle tombe
01:17:47et le moment où elle part
01:17:47dans la plaque d'égout
01:17:49alors Frédéric
01:17:50on a un peu évoqué tout à l'heure
01:17:51avec des barrages
01:17:51est-ce qu'il y a d'autres moyens
01:17:52au niveau de nous
01:17:53des consommateurs
01:17:55est-ce qu'il y a un moyen
01:17:55de récupérer
01:17:56ou d'économiser l'eau
01:17:57mais en tout cas de la récupérer
01:17:58est-ce qu'on peut faire
01:17:59nos petits bassins chez nous
01:18:00bien sûr
01:18:01récupérer l'eau de pluie
01:18:02des citernes
01:18:03récupérer l'eau de pluie
01:18:04etc
01:18:04tout ça on sait faire
01:18:05mais la question revient
01:18:07tout le temps
01:18:07avec votre auditeur
01:18:09effectivement c'est contre-intuitif
01:18:10on a de l'eau qui tombe
01:18:11elle semble perdue
01:18:13elle ne l'est pas tout à fait
01:18:14en fait il y a
01:18:15toute une hiérarchie
01:18:16de choses à faire
01:18:16premièrement
01:18:17il ne faut jamais oublier
01:18:17que la première bassine
01:18:18c'est un sol
01:18:18donc un sol de qualité
01:18:20un sol structuré
01:18:21perméable
01:18:22et on peut rendre
01:18:23les villes à nouveau
01:18:24l'eau perméable
01:18:25à l'eau de pluie
01:18:25c'est ce qu'on appelle
01:18:26la désartificialisation
01:18:27c'est-à-dire
01:18:28vous prenez un boulevard
01:18:29tout moche
01:18:29avec que des voitures
01:18:30vous y mettez éventuellement
01:18:31trois vélos
01:18:32deux trottinettes
01:18:32mais surtout
01:18:33vous y plantez des arbres
01:18:34après avoir retiré
01:18:35une partie du macadam
01:18:36comme ça l'eau va
01:18:37directement dans le sol
01:18:38donc on augmente
01:18:39la surface d'absorption
01:18:40de la terre de France
01:18:42la surface d'absorption
01:18:43de l'eau
01:18:44ensuite
01:18:44oui
01:18:45pourquoi pas
01:18:46ici et là
01:18:47creuser
01:18:48des petites retenues
01:18:49mais petites
01:18:50encore une fois
01:18:50à négocier avec tout le monde
01:18:51en n'oubliant pas
01:18:52que dès lors que vous mettez
01:18:54de l'eau
01:18:55à un seul endroit
01:18:56et bien il y a le risque
01:18:57d'évaporation
01:18:58et il y a de bonnes chances
01:18:59qu'entre ce que vous avez
01:19:00accumulé en hiver
01:19:01et ce que vous pouvez utiliser
01:19:02en été
01:19:02il y ait 30% qui soit parti
01:19:03par contre
01:19:04il y a quelque chose
01:19:05qui est de plus en plus
01:19:07expérimenté en France
01:19:08c'est la recharge des nappes
01:19:09c'est-à-dire
01:19:10l'eau qui est en trop
01:19:11on fait en sorte
01:19:12qu'elle se déverse
01:19:13sur une terre
01:19:14suffisamment perméable
01:19:15et en contact
01:19:16avec la nappe
01:19:17pour qu'elle
01:19:18réinvestisse la nappe
01:19:21voire
01:19:21par l'usage de pompes
01:19:22qui réinjecterait
01:19:23une partie
01:19:24d'une eau
01:19:24stockée directement
01:19:25dans les nappes
01:19:26et comme les nappes
01:19:27il n'y a pas d'évaporation
01:19:28dedans
01:19:28ce serait peut-être
01:19:29plus favorable
01:19:29je reçois Frédéric Dané
01:19:32expert en environnement
01:19:33lanceur d'alerte
01:19:34il faut dire ce qu'il y a
01:19:35et chaque fois qu'il a
01:19:36lancé une alerte
01:19:37en général
01:19:37il s'avère que le danger
01:19:38était prégnant
01:19:40donc imminent
01:19:41et ça serait bien
01:19:43que vous soyez
01:19:43souvent plus consulté
01:19:44mais les gouvernants
01:19:45savent qui vous êtes
01:19:46et souvent
01:19:47ils ne vous écoutent pas
01:19:48c'est vous nous appelez
01:19:49au 0 826 300 300
01:19:51l'avenir de la France
01:19:53l'avenir de l'Europe
01:19:54l'avenir du monde
01:19:54est-ce qu'on sait
01:19:55protéger notre eau
01:19:56et protéger nos sols
01:19:57pour que l'eau puisse
01:19:58s'y concentrer
01:19:59de façon à se continuer
01:20:00à boire
01:20:01à se doucher
01:20:01et puis arroser
01:20:02nos jardins
01:20:03et nos cultures
01:20:05à tout de suite
01:20:06sur Sud Radio
01:20:08midi 14h
01:20:09Sud Radio
01:20:10la France dans tous ses états
01:20:12Péricault Légas
01:20:14je reçois Frédéric Dané
01:20:16pour ce dernier cadre
01:20:18de cette France dans tous ses états
01:20:19consacrée à la ressource
01:20:21de l'eau
01:20:21à nos sols
01:20:21à notre environnement
01:20:22à nos paysages
01:20:23enfin tout ce qui fait
01:20:23que la France est belle
01:20:25est bonne
01:20:26qu'on aime y vivre
01:20:27et qu'on a envie de préserver
01:20:28pour transmettre à nos enfants
01:20:29Frédéric Dané
01:20:30vous êtes un homme inquiet
01:20:31vous estimez que
01:20:32ces grands enjeux
01:20:33sont mal gérés
01:20:34par la classe politique
01:20:35on parle de la loi de 64
01:20:37dans le général de Gaulle
01:20:38Edgar Pisani
01:20:38qui est en train de se faire
01:20:39fouler au pied
01:20:40par la nouvelle du gouvernement
01:20:41parce que pour répondre
01:20:42aux exigences de la FNSEA
01:20:44on va ouvrir le robinet
01:20:45c'est un peu ce que vous dites
01:20:46c'est un peu ça
01:20:46aujourd'hui la solution
01:20:49vous me dites
01:20:50vous disiez
01:20:50Rantenne
01:20:50elle est beaucoup plus
01:20:53locale
01:20:53que nationale
01:20:55les départements
01:20:55les communautés de communes
01:20:56ah bah bien sûr
01:20:57de toute façon
01:20:58s'il y a une transition énergétique
01:21:00pardon
01:21:00s'il y a une transition écologique
01:21:02c'est même pas si
01:21:03il y en a une pas
01:21:04à l'échelle de l'Etat
01:21:05à l'échelle de l'Assemblée
01:21:06peut-être un peu plus
01:21:07du Sénat
01:21:08en tout cas pas celle du gouvernement
01:21:10non
01:21:10la transition écologique
01:21:11elle est en cours
01:21:12depuis une quinzaine d'années
01:21:13à l'échelle des collectivités
01:21:14des communautés de communes
01:21:16et notamment sur l'eau
01:21:17c'est à dire
01:21:17tout ce que l'on vient de se dire
01:21:18les décisions se prennent
01:21:19à l'échelle des communautés de communes
01:21:21à l'échelle de ces commissions locales de l'eau
01:21:23de ces petits bassins
01:21:24et les choses se font
01:21:24quel genre de décision par exemple ?
01:21:26par exemple
01:21:27bah tiens
01:21:27on va verser une aide
01:21:29à un agriculteur
01:21:30pour
01:21:31pour qu'il se passe
01:21:32de glyphosate
01:21:34à l'endroit
01:21:34où nous on va pomper l'eau
01:21:36on va faire une aide
01:21:37à un autre agriculteur
01:21:38pour qu'il puisse se maintenir
01:21:39en tant qu'éleveur
01:21:40et qu'il ne lui vienne pas l'idée
01:21:41parce qu'il n'a plus de sous
01:21:42de tout retourner
01:21:43pour faire du maïs
01:21:44symboliquement c'est ça
01:21:46et puis c'est
01:21:47alors
01:21:47le plan d'organisation des sols
01:21:49par exemple
01:21:49là on peut construire
01:21:50et là il ne faut pas construire
01:21:51ou pas ce genre de construction
01:21:52ça c'est les plans locaux d'urbanisme
01:21:54c'est intéressant ce que vous dites
01:21:55parce que
01:21:55donc ce sont les communautés de communes
01:21:57qui aujourd'hui ont la main
01:21:58sur les décisions d'urbanisation
01:21:59c'est les plans locaux d'urbanisme
01:22:01et de plus en plus
01:22:02enfin on est pour l'instant
01:22:03dans l'épaisseur du trait
01:22:04de plus en plus
01:22:05de présidents de communautés de communes
01:22:06ou de maires
01:22:08refusent de signer
01:22:09des permis de construire
01:22:10parce qu'ils estiment que
01:22:11demain
01:22:11à cause du changement climatique
01:22:13ils n'auront plus
01:22:14assez d'eau
01:22:14ou parce qu'ils n'auront plus
01:22:15assez d'argent
01:22:16pour étendre
01:22:18la centrale d'épuration d'eau
01:22:20donc ils ont
01:22:21cette prise de conscience
01:22:22et cette vision
01:22:22c'est-à-dire que l'eau
01:22:23si vous voulez
01:22:23Péricault est en train de devenir
01:22:24le pilier de l'aménagement
01:22:26du territoire
01:22:26et ce sont des décisions
01:22:28qui avaient été contestées
01:22:29par des agriculteurs
01:22:30et des industriels
01:22:31et qui ont été validées
01:22:32par le conseil d'état
01:22:32au mois de décembre
01:22:33donc c'est vachement intéressant
01:22:34en fait
01:22:35ce qui est intéressant
01:22:36c'est que les mêmes
01:22:37qu'on entend hurler
01:22:39sur certaines chaînes télé
01:22:40ils sont députés
01:22:41ils sont sénateurs
01:22:42ils sont ministres
01:22:43en disant
01:22:43c'est un scandale
01:22:44on emmerde les agriculteurs
01:22:45les français
01:22:45ce sont les mêmes
01:22:47joins en mer
01:22:48disent
01:22:48ah bah ouais
01:22:49quand même
01:22:49il faut fermer le robinet
01:22:50il faut faire attention
01:22:51etc
01:22:51nous avons Alain
01:22:53qui nous appelle
01:22:54de Rouen
01:22:55bonjour
01:22:56bonjour Alain
01:22:56on n'est pas loin de Lyon
01:22:57oui bonjour
01:22:58c'est la loi
01:23:00Rouen
01:23:01exactement
01:23:03Alain
01:23:03vous êtes soucieux
01:23:04sur l'avenir de l'eau
01:23:05en France
01:23:05ou même dans votre territoire
01:23:07ah bah bien sûr
01:23:08parce que moi
01:23:09je vois
01:23:09j'habite une petite commune
01:23:12au nord de Rouen
01:23:13il y a une petite rivière
01:23:15qui passe
01:23:15même voir plusieurs petites rivières
01:23:17qui sont souvent assez l'été
01:23:19et qui sont pleines
01:23:21tout l'hiver
01:23:22et on a des terrains
01:23:24hyper argileux
01:23:26ça veut dire qu'on peut
01:23:29facilement stocker de l'eau
01:23:31et moi l'été
01:23:33ce que je remarque
01:23:34c'est tout
01:23:35on a des
01:23:36on est près du Charolais
01:23:38on a des gros troupeaux de vaches
01:23:39ils sont tout l'été
01:23:41dans la rivière
01:23:42et ça boit quand même
01:23:44100 litres d'eau par jour
01:23:45une vache
01:23:46ah oui
01:23:46oui ça boit
01:23:48et en fait
01:23:49une fois que les vaches
01:23:50sont passées
01:23:51l'eau
01:23:52elle est plus potable
01:23:53elle est complètement
01:23:55détériorée
01:23:57sur la faune
01:23:58les oiseaux
01:23:59font le reste après
01:24:00et voilà
01:24:01par exemple
01:24:02ils feraient
01:24:03des petits
01:24:04béales
01:24:05en bord de rivière
01:24:07et moi
01:24:08ce que je propose
01:24:09c'est que
01:24:10suivant le nombre
01:24:12d'hectares
01:24:12des agriculteurs
01:24:14admettons qu'un agriculteur
01:24:15ait 100 hectares
01:24:16de terrain
01:24:17en bord
01:24:18en bord de rivière
01:24:19ou qu'il ait du terrain
01:24:20en bord de rivière
01:24:21qui se fait des réserves
01:24:23d'eau
01:24:23à hauteur
01:24:25de ces hectares
01:24:26ces hectares
01:24:28en fait
01:24:28pour
01:24:29plus pomper
01:24:30directement dans la rivière
01:24:32mais faire
01:24:32sa propre réserve
01:24:34en fonction
01:24:35du niveau d'eau
01:24:36de l'hiver
01:24:37bien sûr
01:24:37Frédéric Danré
01:24:38qu'est-ce que vous répondez
01:24:39à Alain
01:24:40sur cette hypothèse
01:24:40c'est pas bête
01:24:41si ma mémoire est bonne
01:24:42c'est des bras morts
01:24:43en tout cas
01:24:44c'est des bras
01:24:44qui jouxtent
01:24:47un cours d'eau
01:24:47bah oui
01:24:47c'est pas bête du tout
01:24:48mais encore une fois
01:24:48il faut que ce soit décidé
01:24:50à une échelle ultra locale
01:24:51celle des commissions locales
01:24:52de l'eau
01:24:53sous l'égide
01:24:54des agences de l'eau
01:24:54oui
01:24:55c'est pas une mauvaise idée
01:24:56alors après
01:24:56je suis un peu surpris
01:24:57quand vous me dites
01:24:57qu'une fois que les vaches
01:24:58ont bu
01:24:59la rivière est salie
01:24:59normalement
01:25:00les vaches
01:25:00à un moment
01:25:02les vaches
01:25:02n'ont plus le droit
01:25:03de s'approcher des rivières
01:25:04justement pour éviter ça
01:25:06bon il y a peut-être
01:25:06encore des endroits
01:25:07c'est si
01:25:07on le voit
01:25:08parce que ça dit
01:25:10il y a des déjections
01:25:11oui
01:25:12forcément
01:25:12mais non c'est une bonne idée
01:25:13monsieur
01:25:14mais il faut se sortir
01:25:16de la tête
01:25:16l'idée que
01:25:17l'agence de l'eau
01:25:18les agences de l'eau
01:25:19les écolos etc
01:25:20sont contre tout projet
01:25:21d'aménagement
01:25:22c'est faux
01:25:22je vous donne un exemple
01:25:23cher monsieur
01:25:24c'est pas chez vous
01:25:25mais sur le territoire
01:25:27couvert par l'agence de l'eau
01:25:28à Dourgaronne
01:25:28en gros c'est la partie est
01:25:29de l'Occitanie
01:25:30dans ce qu'on appelle
01:25:31le 12ème programme
01:25:32et bien il y a
01:25:33ont été validées
01:25:35plusieurs dizaines
01:25:36de retenues dites
01:25:37collinaires
01:25:37pour retenir l'eau
01:25:38qui tombe de plus en plus
01:25:39en hiver
01:25:40donc personne n'est compte
01:25:41c'est juste
01:25:42le dimensionnement
01:25:44le dimensionnement
01:25:45est toujours la même chose
01:25:46pour quel usage
01:25:47c'est toujours pareil
01:25:48pour quel usage
01:25:49à quoi ça va servir
01:25:50voilà c'est tout
01:25:50au niveau potable
01:25:52ça on aura toujours
01:25:53de la ressource
01:25:55ou même l'eau
01:25:56du robinet
01:25:57pour un moment donné
01:25:58parce que là
01:25:59vous parlez de l'eau agricole
01:26:00les arrosages
01:26:01l'industrie a besoin
01:26:03d'eau aussi
01:26:03l'industrie fait beaucoup
01:26:04beaucoup d'efforts
01:26:05l'industrie consomme
01:26:07beaucoup moins
01:26:08qu'elle ne consommait
01:26:09il y a 10 ou 20 ans
01:26:09j'ai plus le chiffre en tête
01:26:11non non
01:26:12l'eau potable
01:26:13va dépendre des ressources
01:26:14globalement
01:26:14ou bien on tape
01:26:15dans une nappe
01:26:15ou bien on va taper
01:26:16sur une rivière
01:26:18ou un point de fourrage
01:26:19qui se trouve
01:26:20dans une prairie
01:26:22tout va dépendre
01:26:23de la quantité
01:26:23qui va tomber
01:26:24tout dépend de la qualité
01:26:25de l'eau
01:26:26qui va tomber dessus
01:26:27encore une fois
01:26:28un sol de qualité
01:26:29retient l'eau
01:26:30et l'épure naturellement
01:26:31donc ça facilite
01:26:32le travail des usines
01:26:33de potabilisation
01:26:34en 2022
01:26:35il y a une centaine
01:26:36de communes
01:26:37qui ont été privées d'eau
01:26:37il ne faut jamais l'oublier
01:26:38bien sûr
01:26:39et une des solutions
01:26:40c'est d'interconnecter
01:26:42les barrages
01:26:42c'est d'interconnecter
01:26:44les unités de potabilisation
01:26:45pour qu'aucune commune
01:26:47ne soit en manque
01:26:48c'est ce qu'on appelle
01:26:48le principe de solidarité
01:26:50qui est inscrit
01:26:51dans la loi de 64
01:26:51ça relève
01:26:52de l'aménagement du territoire
01:26:53le plan et l'aménagement
01:26:55du territoire
01:26:55sont deux secteurs
01:26:56très importants
01:26:57est-ce qu'on peut
01:26:57au niveau des particuliers
01:26:59et ça a été émis souvent
01:27:00par des
01:27:01notamment des écologistes
01:27:02mais même des ingénieurs
01:27:03spécialisés dans l'économie
01:27:04de l'eau
01:27:04ces eaux grises
01:27:06douche
01:27:06lave-vaisselle
01:27:07est-ce que les envoyer
01:27:08tout de suite à l'égout
01:27:09est-ce qu'on peut
01:27:09les réutiliser
01:27:10pour les toilettes ?
01:27:11Non
01:27:12parce qu'il faut
01:27:13des systèmes de filtration
01:27:14et il faut que l'eau
01:27:15soit répond à des normes
01:27:16les normes fixées
01:27:17par les agressions
01:27:19la vaisselle peut aller
01:27:20vers les toilettes
01:27:20et la douffe non ?
01:27:21Non
01:27:22alors déjà il faut un système
01:27:23en soi c'est pas
01:27:24en soi c'est pas stupide
01:27:26en fait il faut éviter
01:27:27qu'on soit éclaboussé
01:27:28par l'eau qu'on viendrait
01:27:29recycler
01:27:29mais c'est possible
01:27:31de le faire
01:27:31simplement dans une maison
01:27:32ancienne
01:27:33dans un appartement ancien
01:27:34il faut remettre
01:27:35un système de tuyaux
01:27:36et donc c'est coûteux
01:27:37et c'est pour ça
01:27:38que ça ne se fait pas
01:27:39il y a des tests
01:27:40qui sont faits à Grenoble
01:27:41et ici à Paris
01:27:42sur l'ancien hôpital
01:27:43Saint-Vincent-de-Paul
01:27:44d'immeubles
01:27:45qui vivront presque
01:27:46non pas en autarcie
01:27:47mais pas loin
01:27:48c'est-à-dire
01:27:48toutes les eaux grises
01:27:49et noires
01:27:49les eaux noires
01:27:50c'est les eaux
01:27:50c'est le caca pipi
01:27:51des toilettes
01:27:53tout sera recyclé
01:27:54et le produit du recyclage
01:27:56après avoir été desséché
01:27:57sera vendu aux agriculteurs
01:27:58c'est possible
01:27:59mais ça coûte
01:28:00très cher
01:28:01mais c'est possible
01:28:01et en tout cas
01:28:02ça relève là aussi
01:28:03d'une volonté
01:28:04et d'un projet politique
01:28:05à mettre en place
01:28:06c'est toujours pareil
01:28:07voilà
01:28:07mais enfin en tout cas
01:28:08la solution
01:28:08on l'a vu une fois de plus
01:28:10elle est locale
01:28:10quand l'état n'arrive pas
01:28:12à s'y devenir
01:28:13voilà
01:28:13donc sauver
01:28:14sauver nos eaux
01:28:15protéger nos eaux
01:28:16préserver notre ressource
01:28:17aqueuse
01:28:18et en fait
01:28:18vous expliquez Frédéric
01:28:19si la France
01:28:20a été une grande puissance
01:28:21c'est parce qu'elle a toujours eu
01:28:22beaucoup d'eau
01:28:23et de l'eau de bonne qualité
01:28:24exactement
01:28:25et les gardiens de l'eau
01:28:26aujourd'hui
01:28:26c'est encore une fois
01:28:27c'est ces petits parlements
01:28:28de l'eau
01:28:28où siègent
01:28:29les maires
01:28:30et les présidents
01:28:30des communautés de communes
01:28:32donc c'est pas innocent
01:28:33d'avoir voté
01:28:34enfin il faut voter
01:28:35pour les municipales
01:28:35ça vient d'être fait
01:28:36mais ce sont eux
01:28:37qui gèrent l'eau
01:28:37véritablement les maires
01:28:38et savoir ce qu'ils nous proposent
01:28:40à ce sujet là
01:28:41Frédéric Danouet
01:28:41merci d'avoir été avec nous
01:28:42aujourd'hui
01:28:43en ce 30 mars
01:28:452026
01:28:46je suis persuadé
01:28:47que j'aurai l'occasion
01:28:48de vous réinviter
01:28:48j'espère
01:28:49parce que ce sujet de l'eau
01:28:50vous êtes comme la source
01:28:51vous êtes intarissable
01:28:52merci Frédéric
01:28:53et je vous dis à demain
01:28:54et là je vous laisse
01:28:55dans les douceurs
01:28:56de Brigitte Lai
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