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  • il y a 12 minutes
Avec le Dr Daniel Scimeca, médecin généraliste

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##SUD_RADIO_ET_VOUS-2026-03-30##

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Transcription
00:00Petit matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Glaze.
00:04Il est 6h23 à Sud Radio et vous, la France, manque de médecins.
00:08En 1er janvier 2026, le pays comptait un peu plus de 126 000 médecins libéraux.
00:12Parmi eux, 10% continuent d'exercer alors qu'ils sont officiellement à la retraite.
00:17On parle tout de même de près de 15 000 praticiens qui sont aujourd'hui en retraite active.
00:21Des médecins qui portent finalement le système à bout de bras.
00:24On va tout comprendre grâce à notre expert santé, le docteur Daniel Simeka.
00:27Bonjour docteur.
00:29Bonjour Benjamin, bonjour à tous.
00:31Et merci d'être avec nous.
00:32C'est la caisse autonome de retraite des médecins de France qui a dévoilé ce chiffre.
00:36Quasiment 1 médecin sur 10 en exercice qui est officiellement à la retraite.
00:40Comment expliquer un tel ratio docteur ?
00:42Parce qu'il est quand même assez impressionnant ce chiffre.
00:45Bien entendu, d'abord parce que c'est autorisé depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy,
00:50ce cumul complet des praticiens.
00:54D'autre part parce que ça correspond à quelque chose d'utile.
00:57Les médecins sont attachés, aiment leur métier.
01:01Et puis si je puis dire, s'il y avait suffisamment de médecins ou même pléthore de médecins comme dans
01:07les années 80,
01:08forcément ça ne se produirait pas.
01:10Oui, puisqu'un certain nombre de médecins en fait continuent d'exercer tout simplement parce qu'ils ne trouvent personne
01:15pour les remplacer.
01:16Notamment on pense à certains déserts médicaux où là ça devient vraiment compliqué.
01:20Oui, vous savez moi quand je me suis installé, il fallait acheter sa clientèle.
01:27Aujourd'hui, on n'arrive pas à la donner et les municipalités finalement donnent des aides, font des propositions,
01:36surtout dans les campagnes, pour inciter.
01:39C'est vraiment une inversion du paradigme absolument complète.
01:42Oui, c'est le monde à l'envers et pourtant, des choses ont été faites.
01:45On a le numérosus clausus, on le rappelle, qui avait été supprimé en 2020.
01:49L'objectif c'était d'essayer de résoudre ce problème du renouvellement des générations.
01:53Pourquoi on n'arrive pas à avoir de jeunes médecins, de nouveaux médecins aujourd'hui ?
01:57D'abord parce qu'il faut un certain temps pour les former.
02:01Donc il y a une question de délai.
02:02Donc ça devrait au fur et à mesure s'arranger.
02:06Mais aussi parce que finalement, un certain nombre de médecins ne sont pas forcément attirés par le fait de s
02:16'installer.
02:17Il y a le salariat d'une part et il y a beaucoup de barrières.
02:20Aujourd'hui, c'est très compliqué de s'installer en libéral.
02:23Il y a beaucoup de complications.
02:27Ce n'est pas une tribune politique aujourd'hui et je ne vais pas faire de corporatisme.
02:31Mais ça devient très compliqué pour les jeunes de s'installer en libéral.
02:35Il y a les conséquences, en tout cas pour l'ensemble des Français.
02:38Aujourd'hui, il faut attendre trois fois plus longtemps qu'en 2019 pour obtenir un rendez-vous chez le généraliste.
02:42En moyenne, on est à 12 jours. C'est une moyenne.
02:44Est-ce que ça veut dire qu'on va vers une accentuation dans les prochaines années des déserts médicaux ?
02:50À court terme, oui.
02:51À court terme, oui.
02:52À moyen terme, non.
02:54Parce que la pyramide des âges va s'équilibrer.
02:56Et on pense qu'à moyen terme, ça devrait aller en tout cas un petit peu mieux.
03:04Mais à court terme, oui, c'est évident.
03:06En tout cas, on a une tendance qu'on observe dans ces chiffres qui sont dévoilés.
03:09C'est la féminisation de la profession.
03:12Ça, c'est vraiment une tendance notable qu'on observe véritablement.
03:16Oui, la pyramide des âges est très claire à ce sujet.
03:20Grosso modo, les vieux médecins sont des hommes majoritairement.
03:26Et les jeunes médecins sont des jeunes consoeurs.
03:31Alors, on peut y voir une évolution de la société.
03:35Mais de toute façon, les chiffres parlent dans ce sens-là.
03:39Avec une étude réalisée, alors c'est vous qui m'avez pointé ça du doigt,
03:44une étude réalisée en 2023 qui montre que les patients opérés par des femmes,
03:47on parlait de féminisation, étaient moins susceptibles de décéder,
03:50d'être réadmis à l'hôpital ou de subir des complications médicales.
03:54C'est-à-dire quoi ?
03:54C'est-à-dire que les femmes chirurgiens sont plus fiables que les hommes ?
03:57Qu'il faudrait mieux se faire opérer par une femme qu'un homme ?
04:01Alors, oui, c'est une étude que j'ai trouvée.
04:03C'est une étude.
04:05Il en faudrait davantage.
04:07Il faudrait la regarder un petit peu plus.
04:09D'abord, le machisme ambiant partout et en chirurgie aussi,
04:13fait qu'on ne sait pas si elles opèrent les mêmes patients pour des pathologies aussi graves.
04:18Donc, il y a peut-être des biais.
04:19On n'en sait rien.
04:20Mais moi, j'ai trouvé ce chiffre tout à fait amusant.
04:22Et je le rapproche des chiffres incontestables qu'on a sur la sécurité routière.
04:27On sait bien que les femmes sont moins accidentogènes.
04:29Donc, pourquoi pas en chirurgie ?
04:32Ça demanderait quand même d'autres études pour le confirmer.
04:36Non, mais j'imagine, effectivement, que ça va parler à certaines personnes.
04:39Ben oui, on va se poser la question, quand on va voir arriver le chirurgien, de savoir si c'est
04:44un homme ou une femme, quoi, presque.
04:47Oui, en tout cas, du côté des médecins généralistes, des spécialistes, mais surtout des généralistes,
04:52c'est une évolution.
04:54Et là, chacun se marquera.
04:56Moi, je fais partie des gens qui pensent que ça n'a absolument aucune importance, bien entendu.
05:01Mais du point de vue des patients, parfois, ça l'est.
05:03Et oui, merci beaucoup, en tout cas, docteur Daniel Simeka, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
05:08Je vous souhaite une très belle journée.
05:09Je vous dis à lundi prochain.
05:10Je vous dis à lundi prochain.
05:11Moi, à lundi prochain.
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