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  • il y a 2 jours
Au programme de cette édition, Donald Trump fait mine de temporiser militairement avec l’Iran, mais plus personne ne semble croire au scénario d’une désescalade au Proche-Orient.

Nous évoquerons les conséquences économiques de la guerre en Iran. Un désastre qui se retourne contre les Etats-Unis, et qui pourrait s’étendre.

Et enfin, il sera question du Sénat qui connaîtra de nouvelles élections en septembre avec un renouvellement de la moitié de ses sièges. Le RN pourrait disposer d’un groupe.

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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Au programme de cette édition, Donald Trump fait mine de temporiser militairement avec l'Iran,
00:21mais plus personne ne semble croire au scénario d'une désescalade au Proche-Orient.
00:25Nous évoquerons également les conséquences économiques de cette guerre, un désastre qui se retourne contre les États-Unis,
00:31mais qui pourrait s'étendre. Et puis enfin, il sera question du Sénat, qui connaîtra de nouvelles élections en septembre,
00:37avec un renouvellement de la moitié de ses sièges. Le Rassemblement national pourrait disposer d'un groupe.
00:44Générique
00:46Reculer pour mieux sauter, Donald Trump annonce une nouvelle extension de sa trêve concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques
00:53iraniennes.
00:54Mais ni les marchés, ni les Iraniens ne semblent prendre au sérieux les rhodomontades du président américain,
00:59tandis qu'une intervention au sol se précise. Décryptage, Nicolas de Lamberterie.
01:04Donald Trump continue son jeu de poker menteur.
01:08Mais y a-t-il encore quelqu'un pour prendre au sérieux ses déclarations au sujet de l'Iran ?
01:14Rien n'est moins sûr. Hier, le président américain a déclaré reporter une nouvelle fois son ultimatum adressé à l
01:22'Iran,
01:22avec la menace de frapper et détruire les centrales électriques iraniennes.
01:26Sauf que voilà, l'Iran a formulé une proposition de riposte à proprement parler terrifiante,
01:33avec la menace de détruire les installations de dessalement de l'eau des pays du Golfe alliées aux Américains.
01:40Il faut bien prendre la mesure de cette menace. Une telle action rendrait la région largement inhabitable
01:47et constituerait une catastrophe humanitaire et migratoire dont on ne saurait dire si elle a un précédent dans l'histoire
01:55humaine.
01:56Dès lors, Donald Trump a beau jeu de décaler dans le temps ses menaces et ses ultimatums,
02:01étant donné que l'Iran dispose possiblement des moyens d'anéantir ses alliés dans la région.
02:07En parallèle de cela, le président américain a également déclaré qu'en signe de bonne volonté,
02:13l'Iran allait laisser passer plusieurs tankers à travers le détroit d'Hormuz,
02:18tandis que l'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff,
02:21estimait que les possibilités de trouver un accord avec l'Iran étaient bonnes.
02:25De toute évidence, du côté de Téhéran, aucun accord n'est en vue,
02:30puisque ce matin même, le régime iranien a fait rebrousser chemin à plusieurs tankers
02:35qui pensaient pouvoir passer le détroit d'Hormuz.
02:38Et à la différence des déclarations de Trump qui ont précédé durant ces derniers jours,
02:43les marchés ne semblent plus prêter grand crédit.
02:46Au propos du président américain, le cours du pétrole étant en hausse constante
02:51et les bourses ne bougeant pas particulièrement.
02:54L'opportunité de réitérer un délit d'initié lié aux déclarations du président Trump
02:59ne semble donc plus permise pour le moment.
03:01Et lorsqu'ils affirment vouloir mener des négociations,
03:05on en finirait par se demander si les américains se souviennent
03:08qu'ils viennent tout juste, avec leurs alliés israéliens,
03:11de liquider la quasi-totalité de la direction de l'appareil d'État iranien.
03:15À part peut-être la guerre d'Afghanistan,
03:18lorsque les troupes d'élite soviétiques liquidèrent le président afghan en 1979,
03:23on a au demeurant assez peu d'exemples contemporains
03:26où un État assassine ouvertement un chef d'État étranger en exercice.
03:31Le Pakistan a d'ailleurs fait pression sur les États-Unis et Israël
03:36pour qu'il retire Abbas Arachie, le ministre des Affaires étrangères iranien,
03:41de la liste des personnalités à éliminer,
03:44histoire sans doute qu'il reste au moins quelqu'un avec qui dialoguer à Téhéran.
03:49Pendant ce temps, la Russie, assez discrète sur le conflit en Iran depuis un mois,
03:53a malgré tout, par la voix de Sergei Lavrov, réaffirmé son soutien à son allié iranien,
03:58même si les détails des coopérations entre l'Iran et ses alliés russes et chinois
04:02sont assez peu connus et détaillés.
04:05Par ailleurs, les forces armées américaines poursuivent l'envoi
04:08de plusieurs milliers de marines supplémentaires dans la région,
04:11et on peut supposer que leur envoi n'a pas qu'un but touristique,
04:15mais bien un but militaire,
04:17avec la possibilité d'une intervention au sol,
04:20notamment pour essayer de débloquer le détroit d'Hormuz.
04:23La prise de plusieurs îles stratégiques,
04:25que ce soit celle de Khark ou d'Hormuz,
04:28semble toutefois extrêmement périlleuse,
04:30et certains analystes n'excluent pas que le bruit médiatique autour de ces îles
04:35aurait pour but de favoriser une intervention dans une autre région de l'Iran,
04:40beaucoup plus accessible,
04:41le Balouchistan, frontalier du Pakistan.
04:44Alors que tous les regards sont tournés vers l'île de Khark,
04:46où les Américains prévoient potentiellement un débarquement
04:50selon les informations circulant dans les médias occidentaux,
04:53la réflexion nous invite à regarder plus à l'est,
04:55et notamment la région du Sistan, Balouchistan.
04:57Cette région se situe au sud-est de l'Iran,
05:00et est frontalière avec le Pakistan.
05:01Elle est souvent en proie aux troubles orchestrés par des groupes terroristes,
05:05puisque cette région est particulière en Iran.
05:07En effet, elle abrite une minorité ethnique,
05:10les Balouches,
05:10qui sont majoritairement de confessions sunnites.
05:13Cela n'est pas nouveau,
05:14et a déjà été démontré par le journaliste états-unien Seymour Hersh
05:18il y a plus de dix ans.
05:19La CIA et le Mossad ont depuis longtemps pris le contrôle
05:23et le soutien de ces groupes terroristes
05:25en leur fournissant des armes,
05:26des instructeurs et du financement.
05:28L'éventualité d'un débarquement dans cette région serait double.
05:33Tout d'abord, la géographie.
05:34En effet, les plages sont relativement faciles d'accès
05:38pour des bateaux de débarquement.
05:39Et le deuxième aspect, c'est celui des groupes terroristes
05:43qui sont donc contrôlés et affiliés à la CIA et au Mossad,
05:46qui permettraient de déborder l'appareil sécuritaire et militaire iranien
05:50et ainsi de faciliter un déploiement américain,
05:53sachant que leur deuxième force de frappe,
05:55que sont ces groupes terroristes,
05:56serait déployée et attaqueraient les troupes iraniennes,
06:00pendant que les Américains pourraient débarquer
06:02beaucoup plus tranquillement et en étant plus à l'abri.
06:04Et même si on n'en entend plus parler actuellement,
06:07peut-être que des opérations seront également tentées avec les Kurdes
06:10pour prendre l'Iran par deux fronts.
06:12Sauf que voilà, l'Iran est un territoire gigantesque
06:15qui fait à peu près trois fois la taille de la France
06:18et il n'est donc pas acquis qu'une invasion de son territoire
06:21constituerait un avantage stratégique significatif pour la coalition.
06:25On pourrait imaginer qu'une occupation du Balouchistan
06:28permettrait de rapprocher la flotte américaine des côtes iraniennes,
06:32voire d'entreprendre un blocus des pétroliers iraniens,
06:34mais cela ne débloquerait pas pour autant le détroit d'Hormuz
06:37et ne ferait qu'aggraver la crise énergétique mondiale.
06:40En clair, au-delà des rodomontades de Trump,
06:44on peut redouter que le dossier iranien est un échec
06:47ou un patte pour les Américains,
06:50avec des conséquences très lourdes sur l'économie mondiale
06:53que Poutine compare d'ores et déjà au Covid-19 de 2020.
06:57À moins donc d'un retour miraculeux à la diplomatie
07:01ou d'un improbable coup d'éclat militaire américano-israélien,
07:06le monde se dirige donc vers un chaos énergétique et financier généralisé,
07:10aux conséquences encore incalculables.
07:13Attachez vos ceintures, ça va secouer.
07:19Et la guerre en Iran secoue également l'économie mondiale.
07:21Les États-Unis sont au bord de la récession,
07:23mais la chute pourrait aussi s'étendre.
07:25Renaud de Bourleuf.
07:27Make America pour again.
07:28Les conséquences de la guerre en Iran
07:30pourraient bien se retourner contre les États-Unis.
07:32Mi-mars, le taux d'intérêt moyen d'un prix hypothécaire à taux fixe sur 30 ans
07:36a atteint 6,41%.
07:38L'administration Trump s'était félicitée quelques semaines plus tôt
07:41d'un passage sous la barre des 6%,
07:42mais les événements au Proche-Orient ont changé la donne.
07:45Une hausse des prix de l'énergie suivie de la montée des taux d'intérêt.
07:48Mais pour de nombreux experts,
07:49ces taux hypothécaires pourraient bientôt dépasser le seuil des 7%.
07:52L'économiste Philippe Murer nous explique
07:54« En quoi la flambée des prix de l'énergie entraîne une hausse des prix hypothécaires,
07:58laquelle se répercute sur l'ensemble de l'économie jusqu'à la récession ? »
08:02Comme le Golfe Persique est fermé et que le pétrole et le gaz ne passent plus,
08:07les prix du pétrole et du gaz montent,
08:09mais aussi les prix des engrais,
08:11puisque 30% des engrais les plus importants de la planète
08:14sont fabriqués dans le Golfe Persique et ne passent plus.
08:16Donc, il y a des anticipations d'une inflation importante
08:19et donc une hausse des taux d'intérêt
08:21et une hausse des taux d'intérêt hypothécaires par conséquent.
08:25Les prix de l'immobilier sont déjà presque inabordables aux Etats-Unis
08:28pour une part très importante de la population américaine.
08:30Donc, une hausse des taux d'intérêt hypothécaires
08:32ferait en sorte qu'il y a très peu d'achats de maisons,
08:36donc très peu d'achats derrière qui sont liés à l'achat d'une maison,
08:39le mobilier, les frigidaires, etc.
08:42Et à partir de ce moment-là, il y aura un effet récessif.
08:45L'autre effet récessif, c'est que les ménages vont payer plus cher
08:47l'essence à la pente, plus cher leur chauffage
08:49et donc il y aura aussi un effet récessif.
08:52Il y a cette deuxième voie.
08:53Et la troisième voie, ça fera que les autres pays du monde
08:56n'ayant pas de pétrole et payant plus cher
08:59seront aussi en récession.
09:00Donc, il y aura aussi une troisième voie par les exportations américaines
09:03et la moins bonne santé des entreprises américaines qui sont là-bas
09:07qui feront que donc il y a trois effets récessifs au moins qui comptent
09:10et qui peuvent envoyer l'économie américaine dans une récession.
09:12Une récession avec en plus des prix d'énergie chère,
09:14donc une stagnation comme dans les années 70.
09:17Désormais, les agences de notation sonnent l'alarme
09:19avant l'escalade en Iran.
09:20Moody's estimait le risque de récession dans les 12 prochains mois aux Etats-Unis à 49%.
09:24Le chiffre passe à plus de 50%.
09:27De quoi voir l'ironie de la situation.
09:29Donald Trump promettait aux Américains de ne plus s'ingérer dans les affaires du monde
09:32pour leur rendre du pouvoir d'achat et la grandeur de leur pays.
09:35Il a renié en fait ses promesses de contrôle qui étaient dites
09:37« L'Amérique d'abord n'est pas de guerre.
09:39Effectivement, il ne provoque qu'une guerre,
09:40une guerre qui a de ce moment le cœur énergétique du monde
09:42et qui a des effets catastrophiques pour les Etats-Unis et pour le monde entier.
09:46Donc effectivement, ça pose d'énormes problèmes aux Etats-Unis pour l'économie,
09:50mais aussi pour son influence dans le monde
09:51parce que les autres pays voient bien que les Etats-Unis veulent être l'empire du monde,
09:55mais un empire qui crée de l'instabilité dans le monde
09:57et pas de la prospérité, mais plutôt l'inverse, plutôt de la pauvreté.
10:01En effet, une telle situation aurait des répercussions sur une grande partie du monde,
10:05y compris dans les pays européens.
10:06Une situation inquiétante, a fortiori pour la France, alors que les caisses sont vides.
10:10De plus, l'inflation empêche toute action concrète de la Banque Centrale Européenne,
10:14pas de planche à billets ou de baisse des taux d'intérêt.
10:17De nombreux experts évoquent une situation comparable à celle qui a précédé la crise de 2008.
10:21Comme les Etats-Unis sont indépendants, ils consomment autant de gaz qu'ils en produisent,
10:26même si ils en exportent, ils consomment à peu près autant de pétrole qu'ils en produisent,
10:29donc ce seront les moins touchés.
10:30Mais l'Asie et l'Europe vont être plus touchés parce qu'eux ne produisent pas de gaz et de
10:35pétrole,
10:35donc effectivement ça va créer une récession économique aussi en Europe.
10:38Si la crise dure, bien entendu, si c'est dénoué demain, ça devrait bien se passer, mais c'est la
10:43crise dure.
10:43Et il y a un autre effet important, c'est l'effet crise financière.
10:47Le marché d'action américain est extrêmement cher, comme en 1929 et en 2008.
10:53Ça fait 17 ans qu'il n'y a pas eu de récession violente, depuis 2008-2009, la crise de
10:592008-2009.
11:00Donc il y a énormément de problèmes de crédit qui ont été discriminés de façon trop laxiste.
11:07On a déjà des prémices de la crise de 2008 un peu identiques,
11:11c'est-à-dire qu'on a une crise de crédit préviée dans les grandes entreprises financières,
11:15qu'on appelle de private equity, comme BlackRock, Brawl, Apollo, etc.
11:20Donc on aurait une crise financière qui, en plus, se rajouterait dessus
11:23et qui entraînerait une crise économique qui elle-même entraînerait une crise financière.
11:27Donc on peut avoir une boucle négative comme en 2008.
11:29Je ne garantis absolument pas que ça va être le cas, mais le risque est clair et net.
11:32Une crise de 2008 que les Français n'ont pas oubliée,
11:34alors que ces effets se font encore sentir 18 ans plus tard.
11:41Il y a cinq jours, la carte des municipalités a été chamboulée par les élections municipales.
11:46Conséquence, les élections sénatoriales de septembre donneront un nouveau visage à la Chambre haute.
11:51Olivier Frère-Jacques.
11:53178 sénateurs de la série 2 élus en 2020 remettent leur siège en jeu dans 64 circonscriptions.
12:00Les élections sénatoriales de septembre vont rééquilibrer les rapports de force
12:05dans une assemblée considérée comme le miroir des élections locales.
12:09Sont concernés les départements du pourtour méditerranéen, le Rhône, la Gironde, l'Alsace,
12:14une partie des Outre-mer et la moitié des représentants des Français de l'étranger.
12:18L'Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais ne voteront qu'en 2029.
12:23Le système de vote repose sur un suffrage indirect exercé par un collège d'environ 160 000 grands électeurs,
12:30dont 95% sont des conseillers municipaux.
12:33Dans les communes de moins de 9000 habitants, les élus municipaux désignent des délégués qui voteront.
12:39Au-delà, tous les conseillers municipaux deviennent grands électeurs de droit.
12:43Les villes de plus de 30 000 habitants élisent en outre des représentants supplémentaires,
12:48un pour 800 habitants excédentaires.
12:51Selon la taille du département, le scrutin est majoritaire à deux tours,
12:54pour les départements à un ou deux sièges,
12:56ou proportionnel à la liste pour les trois départements à trois sièges et plus.
13:01Trois sénateurs sur quatre sont ainsi élus à la proportionnelle.
13:05Évidemment, les élections municipales de la semaine passée auront donc une influence majeure pour ce scrutin indirect.
13:11La France Insoumise espère décrocher son premier sénateur dans le Rhône.
13:16Le Parti Socialiste et les écologistes, eux, devraient perdre des plumes dans la bataille,
13:20tout comme les macronistes.
13:22La droite, via les Républicains, conserve une solide domination grâce à son ancrage local.
13:27Quant au Rassemblement National, fort de plus de 3000 conseillers municipaux et alliés,
13:33ambitionnent de franchir la barre des dix élus nécessaires pour former son premier groupe parlementaire.
13:38Il n'en compte actuellement que trois.
13:40Le sénateur RN de Seine-et-Marne, Emmerich Durox, estime qu'une telle perspective est à portée de main.
13:46On peut être raisonnablement optimiste quant à la possibilité d'avoir un groupe
13:51qui est composé, je le rappelle, à la chambre haute de dix sénateurs.
13:54Nous sommes actuellement trois, quatre, avec Stéphane Ravier,
13:58qui, je crois, s'est rapproché de nous dans le cadre des municipales à Marseille.
14:04Donc, potentiellement, puisque les trois ne sont pas concernés par le renouvellement du mois de septembre,
14:11il faudrait que nous ayons sept à peu près nouveaux sénateurs.
14:16Et sans trop s'avancer, je crois qu'il est possible d'aller les chercher dans le Vaucluse,
14:22dans le Var, dans les Alpes-Maritimes, aussi pourquoi pas dans le Gard, pourquoi pas dans les Raux aussi.
14:30Bref, il y a pas mal de très bonnes surprises, avec un grand nombre de villes qui sont tombées dans
14:35ces départements-là,
14:36qui nous permettent d'être relativement optimistes, plus éventuellement quelques ralliements ici ou là.
14:43Notre présence depuis deux ans et demi nous a permis de tendre des ponts, des passerelles,
14:49avec certains collègues de différents groupes, pas que chez LR d'ailleurs.
14:53Un optimisme de rigueur, le RN est en effet passé d'environ 850 à 3000 conseillers municipaux en six ans.
14:59En plus des trois sénateurs RN qui, eux, ne remettent pas leur siège en jeu,
15:03le sénateur Ravier, qui avait renoncé à briller la mairie de Marseille
15:07et qui est élu depuis douze ans à la chambre haute, pourrait intégrer un potentiel groupe.
15:11À huit mois d'une élection présidentielle où le candidat du RN,
15:15qu'il s'agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, est donné largement en tête au premier tour,
15:20disposé d'un groupe dans une telle institution de la Vème République est de bonne alloi
15:24et revêt donc un intérêt politique, mais également technique.
15:27Ça changerait beaucoup de choses pour nous qui ne sommes que trois et qui sommes donc non inscrits.
15:32Même s'il y a un groupe des non inscrits au Sénat qui est en train de voir à l
15:34'Assemblée nationale,
15:35cela nous permettrait d'avoir plus de collaborateurs, plus de moyens, plus de temps de parole,
15:40faire passer des PPL au moins en commission des lois, alors que là, c'est peine perdue,
15:46des places au bureau, bref, une existence beaucoup plus institutionnelle.
15:49Et sur le plan politique, cela nous permettrait aussi de nous afficher comme un véritable parti de gouvernement
15:57à quelques mois des présidentielles, puisque nous aurions le plus gros groupe à l'Assemblée nationale
16:02et pour la première fois dans l'histoire, un groupe au Sénat,
16:04ce qui permettrait d'envoyer un message très fort à tous les électeurs
16:07et de leur dire aussi, regardez, nous sommes en capacité de travailler avec les deux Assemblées
16:12si nous l'emportons.
16:14Dans le cadre de la navette parlementaire, il y aura la possibilité que les deux Assemblées se répondent
16:19et que nos textes aillent jusqu'au bout du processus législatif.
16:23Participer plus pleinement à l'élaboration de la loi et s'installer au Palais du Luxembourg,
16:28un passage obligé pour le RN, d'autant que le parti a surtout montré qu'il parvenait à s'imposer
16:33dans des villes de taille moyenne.
16:35Enfin, un potentiel contingent au Sénat peut permettre de préparer au mieux
16:39les élections départementales et régionales de 2028, un an après l'élection présidentielle.
16:48Et partons à présent faire le tour de l'actualité en bref en France.
16:55Le champion de la dette Thierry Breton appelle à résoudre celle de la France.
16:59Jeudi, dans une tribune publiée dans Le Monde, l'ancien ministre de l'Économie et des Finances
17:02appelle à inscrire dans la Constitution une règle d'or limitant le déficit public à 1% du PIB à
17:08l'horizon 2032.
17:09Il estime que ce doit être le chantier du quinquennat 2027-2032.
17:13Il détaille quelques pistes en plusieurs étapes, réorganiser le système de protection de santé,
17:17simplifier le millefeuille administratif ou encore revoir les niches fiscales.
17:21Pour éviter d'alourdir la dette, il aurait aussi pu penser à prendre en charge lui-même
17:24les frais de son action en justice pour contester la sanction américaine
17:27lui interdisant de séjourner au pays de l'oncle Sam.
17:30Pour rappel, Thierry Breton s'est délaissé de plus de 45 millions,
17:33en plus des 26 millions d'euros de rémunération à son départ d'Atos,
17:36une des entreprises qui l'a fait couler, pas sûr qu'il soit la personne recommandée
17:39pour commenter les questions de dette et de déficit.
17:42Une affaire hors normes de fraude à l'assurance maladie.
17:45Jeudi, 7 personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée,
17:49blanchiment aux bandes organisées et participation à une association de malfaiteurs.
17:53Concrètement, plusieurs structures, principalement des centres de soins dentaires,
17:55ont comptabilisé massivement des actes fictifs.
17:59A titre d'exemple, la facturation pour le centre de Marseille
18:01était faite avec le nom d'un dentiste mort en 2021.
18:04A l'heure actuelle, plus de 300 000 euros ont été saisis et des gels sont en cours.
18:07Mais le montant de la fraude pourrait s'élever à 58 millions d'euros.
18:1112 ans de prison pour un ex-policier qui a violé une plaignante au commissariat.
18:15Un ancien policier de 58 ans, Jean-Pierre Dago, a été condamné vendredi
18:18par la cour criminelle de Seine-et-Marne.
18:20Il a été reconnu coupable d'avoir violé à deux reprises, en février 2023,
18:24une femme angolaise d'une cinquantaine d'années venue porter plainte
18:27pour violences conjugales au commissariat de Ponto-Combo.
18:30Profitant de son autorité, l'agent l'aurait contrainte à une fellation dans son bureau,
18:34puis réitérer les faits quelques jours plus tard lors d'une nouvelle convocation.
18:37Durant le procès, l'accusé a pleinement reconnu les faits, se qualifiant lui-même de dégueulasse.
18:43Sa défense a invoqué une enfance marquée par de graves violences sexuelles et familiales,
18:47tout en soulignant sa honte profonde.
18:49La cour a toutefois insisté sur la gravité des actes
18:51et le double préjudice subi par la victime et par l'institution policière.
18:54La plaignante s'est vue accordé 40 000 euros de dommages d'intérêt pour préjudice moral et sexuel.
18:59Les abattoirs ne respectent toujours pas les normes.
19:02Jeudi, en Martinique, l'association de défense des animaux L214 a porté plainte
19:05contre un abattoir public du Lamantin,
19:08dénonçant des sévices graves sur des bovins.
19:09Les vaches sont parfois découpées alors qu'elles sont toujours vivantes
19:12ou égorgées en pleine conscience,
19:14sans que la vidéo de l'association explique s'il s'agit d'abattage rituel ou non.
19:18Le parquet de Fort-de-France a ouvert une enquête.
19:20L'association L214 réclame la fermeture de l'abattoir
19:23en attendant d'autres manquements dans un autre établissement.
19:28Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
19:34Les droits de l'homme veulent euthanasier les victimes.
19:37Hier jeudi, en Espagne, Noelia Castillo est morte en application de la loi votée en 2021.
19:43Noelia avait subi un viol collectif en 2022.
19:47Quelques jours plus tard, elle faisait une tentative de suicide, la laissant paraplégique.
19:51Un an après, en octobre 2023, elle demandait l'euthanasie.
19:54La commission de garantie et d'évaluation de Catalogne a répondu à sa demande à l'unanimité au bout de
19:59quelques mois.
20:00Mais son père a mobilisé de nombreux juristes pour bloquer cette décision,
20:04affirmant que le discernement de Noelia était affecté par les troubles psychiatriques dont elle souffre depuis l'adolescence.
20:10Début mars, la Cour européenne des droits de l'homme a rejeté les derniers recours,
20:14rendant possible son euthanasie à seulement 25 ans.
20:17Donald Trump veut entrer dans l'histoire monétaire américaine.
20:20Le Trésor des Etats-Unis a annoncé jeudi que la signature du président figurera sur les futurs billets de banque,
20:27une première pour un chef d'Etat en exercice.
20:29Les premiers billets de 100 dollars portant son nom seront imprimés dès juin 2026,
20:34avant d'être étendus aux autres coupures.
20:36Depuis 1861, les dollars ne portaient que les signatures du secrétaire au Trésor et du Trésorier général.
20:42Le ministre des Finances, Scott Besant, a justifié cette décision en saluant les réalisations historiques de Donald Trump et du
20:49pays.
20:49Cette mesure s'inscrit dans une série d'initiatives symboliques prises depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche
20:55en 2025,
20:56incluant le renommage de plusieurs bâtiments publics et l'approbation récente d'une pièce d'or à son effigie.
21:02L'annonce ravive bien entendu les critiques d'un culte de la personnalité autour du président républicain.
21:07Trois mois après sa capture spectaculaire par les forces américaines,
21:11L'ancien président vénézuélien Nicolas Maduro a fait une brève apparition devant la justice fédérale de Manhattan.
21:17Extrait avant l'aube de la prison de Brooklyn, où il est incarcéré depuis le 3 janvier avec son épouse
21:22Cilia Flores,
21:23le dirigeant de 63 ans est arrivé au tribunal du district sud de New York, vêtu de son uniforme gris
21:28de détenue.
21:29Souriant et détendu, il a pris des notes, échangé avec ses avocats et observé la salle d'audience, sans toutefois
21:35prendre la parole.
21:35Le juge a rejeté une demande de la défense visant à abandonner les poursuites pour trafic de drogue.
21:41Lors de sa première comparution en janvier, Maduro s'était présenté comme le président en exercice du Venezuela,
21:47dénonçant un kidnapping et se proclamant prisonnier de guerre.
21:51Son fils, resté à Caracas, a affirmé que son père bénéficiait d'une immunité,
21:55tout en se disant confiant face à la justice américaine.
21:58Devant le tribunal, partisans et opposants vénézuéliens se sont massés,
22:02illustrant les profondes divisions que suscite encore le dossier Maduro aux Etats-Unis, comme au Venezuela.
22:07Pour disputer les épreuves olympiques féminines, il faudra bien être une femme.
22:11Jeudi, le comité international olympique a conditionné la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los Angeles
22:18à des tests chromosomiques, un test pratiqué par prélèvement salivaire, buccal ou sanguin,
22:23afin de prouver le sexe de l'athlète.
22:25Le CIO appelle ainsi à la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique,
22:29une catégorie menacée par les femmes transgenres, c'est-à-dire les hommes prétendant être des femmes
22:34et concourant dans ces compétitions sportives féminines avec un avantage biologique.
22:41Et voilà, nous arrivons à la fin de cette édition, au programme de votre fin de semaine.
22:45Dès maintenant, retrouvez Tête à Clash avec un débat sur les résultats des élections municipales
22:49et la crise internationale.
22:51Demain, pour le samedi politique, je reçois le diplômé de l'école de guerre, Hervé Caresse,
22:55pour évoquer la guerre en Iran et l'impasse dans laquelle Donald Trump semble se trouver.
23:00Dimanche, dans Terre de Mission, Guillaume de Tuellois reçoit le journaliste Pierre Jovanovitch
23:04pour la présentation de son ouvrage sur les miracles.
23:07Et puis enfin, lundi, dès 7h, retrouvez un Zoom avec Pierre-Marie Sèvres de l'Institut pour la Justice.
23:12Il évoque le travail des détenus en prison.
23:15C'est à présent la fin de cette édition.
23:17Merci à tous pour votre fidélité.
23:19Rendez-vous lundi, même lieu, même heure.
23:21En attendant, bonne fin de semaine et portez-vous bien.
23:24Bonsoir.
23:25– Sous-titrage Société Radio-Canada
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