Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 27 mars 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Les auditeurs ont la parole.
00:03Amandine Bégaud sur RTL.
00:05J'ai une petite fille qui a des problèmes d'anorecité qui sont en voie de résolution,
00:11mais ça a été un long combat.
00:13Elle est descendue à 36 kilos, elle nous a fait trois tentatives de suicide.
00:17Je voudrais dire bon courage aux familles, mais il ne faut pas désespérer.
00:20C'est très long, c'est très compliqué.
00:22Il faut un gros soutien, mais on peut y arriver.
00:26Le message plein d'espoir de Marie-Claude au 3210.
00:29S'appelez-nous si vous voulez réagir.
00:32On a choisi de s'arrêter aujourd'hui sur cette maladie dont on parle trop peu,
00:35mais qui touche des milliers, des dizaines de milliers de familles chaque année, l'anorexie.
00:40Oyana Bachelet, vous êtes toujours avec nous.
00:42Je rappelle le titre de votre livre « Des larmes et des os ».
00:45Huit ans de combats contre l'anorexie.
00:48Vous racontez votre histoire, de façon parfois très crue,
00:52mais on comprend bien à quel point, bien sûr, c'est une souffrance, une maladie, vraiment.
00:59Et puis aussi, souffrance, bien sûr, pour vous, mais aussi pour toute une famille.
01:04On a de nombreux papas Oyana qui nous ont appelés.
01:06On va commencer avec Frédéric.
01:07Bonjour Frédéric.
01:09Bonjour.
01:10Vous nous appelez d'où, Frédéric ?
01:12De Bois-le-Roy, Sénémarne.
01:14Et vous vouliez nous parler de votre fille ?
01:17Oui, tout à fait.
01:19Quand j'ai entendu le témoignage de votre invité, je me suis tout à fait reconnu.
01:24Et effectivement, ma fille, elle est tombée dans l'anorexie à travers le sport de haut niveau,
01:30à travers le patinage artistique.
01:33Et elle est tombée bien bas, puisque, bon, en plus, il y a des gros, gros problèmes familiales.
01:37Ce n'est pas fait pour aider.
01:39Ce qu'il faut savoir, c'est que si on veut vraiment aider la personne anorexique à s'en sortir,
01:44il faut que les parents soient soudés.
01:46Or, moi, ce n'est malheureusement pas le cas.
01:49Et j'ai retrouvé ma fille errant, à côté de sa maman, dans les rues de Melun, en pitubant,
01:56avec un poids qui avoisinait les 29 kg pour 1,62 m.
02:0129 kg ?
02:02IMC 10,7 et fréquence cardiaque 37 bâtons minutes.
02:07Et ça, elle avait quel âge, Frédéric ?
02:1022 ans.
02:12Et ça avait commencé longtemps auparavant ?
02:15Oui, oui, ça fait mal en 10 ans qu'elle a l'orexie.
02:17Et à l'époque, j'ai des gens qui m'ont aidé.
02:21J'ai pu faire intervenir le médecin de famille à Illico-Presto.
02:25Il ne pouvait rien faire, étant donné qu'elle était majeure.
02:29Et le médecin de famille m'a aidé à la faire hospitaliser.
02:32Comment elle va aujourd'hui ?
02:35Toujours dans l'anorexie.
02:38L'anorexie, ce qu'il faut dire, c'est que c'est une maladie psychiatrique quand même.
02:41Bien sûr.
02:43Vous êtes d'ailleurs soigné dans un service de psychiatrie.
02:46Tout à fait.
02:46Oiana le disait.
02:47Et dans des conditions qui sont extrêmement difficiles.
02:51Racontez-nous.
02:51Oiana, vous avez été privée de toute visite pendant...
02:55Bien sûr.
02:55Dans le service où j'étais, on n'avait pas le droit d'avoir des visites.
03:00Et on n'avait pas le droit de sortir dehors.
03:01Donc des fois, on s'est retrouvés pendant plus d'une semaine sans vraiment mettre un pied dehors.
03:06Et c'était très difficile à ce niveau-là.
03:08L'enfermement et la contrainte.
03:11Pourquoi il faut couper les ponts comme ça avec...
03:13Alors, je ne sais pas vraiment répondre à cette question comme je ne suis pas professionnelle de santé.
03:17Mais peut-être que je dirais que c'est pour créer des déclics et se concentrer sur la guérison.
03:23Frédéric, ça a commencé à quel âge chez votre fille ?
03:2614 ans.
03:2614 ans ?
03:27Et comment vous en êtes rendu compte ?
03:28Bien sûr qu'elle a perdu du poids, mais qu'est-ce qui vous a alerté ?
03:32Ce qui m'a alerté, c'est qu'un jour, je l'ai vu peser ses carottes rapées.
03:36Et quand je suis intervenu, j'ai vu que la maman, malheureusement, n'était pas si étonnée que ça.
03:44Elle devait être au courant de certaines choses.
03:46Puisque j'ai découvert bien plus tard le carnet médical de ma fille.
03:51Et le médecin de famille avait flairé quelque chose et en l'espace de 13 mois,
03:58donc il lui avait fait faire 5 prises de sang.
04:01Et le système d'immunité, du métabolisme, elle avait fait une neutropénie.
04:08Et tout était en train de tomber.
04:11Et la masse musculaire suivait.
04:15Ouyana, peser ses carottes rapées, vous, vous notiez toutes les calories sur un petit carnet ?
04:20C'est ça exactement, pardon.
04:22Je notais toutes les calories, je pesais tous mes aliments pendant 8 ans.
04:26Donc ce contrôle de l'alimentation, il est hyper présent dans l'anorexie.
04:30Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Frédéric ?
04:33Je suis d'accord avec ce qu'il dit.
04:36C'est difficile d'accompagner une personne anorexique quand on n'est pas soudé dans la famille.
04:41Donc ça, malheureusement, chacun fait comme il peut.
04:43Et je lui conseille de faire comme il fait, j'imagine, de rester le plus proche possible de sa fille,
04:49de discuter avec elle et d'essayer de ne pas couper les points.
04:52Qu'est-ce que je fais ?
04:54C'est dur pour un papa, Frédéric.
04:56C'est très dur de l'instant où il n'y a personne qui m'aide.
05:01Il faut dire aussi que les anorexiques, c'est une maladie psychiatrique,
05:07mais il y a quand même des troubles de la personnalité qui y sont associés.
05:11Et c'est très dur si on n'est pas aidé par des psychiatres, tout simplement.
05:17Donc encore faut-il que la personne qui est anorexique accepte de se faire soigner par un psychiatre.
05:24Moi-même, j'ai voulu faire des consultations systémiques,
05:27mais qui ont été malheureusement rejetées par le restant de la famille.
05:34Lafmachie, c'est une chose, mais il y a aussi la maman.
05:37Et encore une fois, quand on veut aider un enfant qui est dans l'anorexie, il faut être soudé.
05:41Et il ne faut pas tenir, il ne faut pas qu'il y ait un des deux parents qui tiennent
05:45le deuxième parent à l'écart.
05:47Malheureusement, c'est ce qui m'est arrivé et c'est ce qui m'arrive, m'arrive toujours du tout
05:53le reste.
05:54Frédéric, restez avec nous. On va accueillir un autre papa, Christophe. Bonjour Christophe.
05:58Oui, bonjour.
05:59Vous aussi, votre fille, elle a été anorexique aujourd'hui. Elle va mieux ?
06:04Elle va mieux, oui.
06:06Racontez-nous.
06:08Nous, ça a démarré à la période du Covid.
06:11C'est-à-dire, dans la zone 2019-2020. Elle était en troisième.
06:17Alors, comme j'expliquais à Victor, qui m'a accueilli tout à l'heure au Sondard,
06:25mes deux enfants étaient seuls à la maison, puisqu'on a un métier, ma femme et moi,
06:31qui font qu'on devait travailler pendant la période du Covid.
06:33Vous êtes livreur, vous.
06:34Moi, je suis livreur et ma femme est pharmacienne.
06:37Oui, donc vous étiez tous les deux.
06:38On est bien contrôlé, donc on n'était pas là. Et je pense que, bon, elle a dû consulter
06:44les réseaux sociaux et tout ça. Et puis, elle est tombée très, très vite dans l'anorexie.
06:49Et nous, on n'a rien vu, puisque forcément, on la voyait le soir. Et quand on a commencé
06:55à faire des malaises, des choses comme ça, on a été voir le médecin.
07:01Vous aviez remarqué qu'elle perdait beaucoup de poids ? Parce que, je crois, ce que vous
07:05avez dit à Victor, elle pesait 32-33 kilos pour 1,60 mètre.
07:10Oui, c'est ça. Mais en fait, elle était un petit peu enveloppée, on va dire.
07:16Donc, on a bien vu, évidemment, qu'elle avait perdu beaucoup de poids, puisque les tailles
07:21de vêtements avaient changé. Donc, oui, on s'est vite inquiétés. Et puis, elle a été
07:29hospitalisée à partir de 2020 jusqu'à à peu près mai 2021.
07:34Et elle va mieux aujourd'hui ?
07:36Oui, elle va un petit peu mieux. Elle va un petit peu mieux, mais comme le papa précédent,
07:41c'est une maladie qui reste ancrée dans la tête. Donc, il y a toujours des petites
07:47choses qui peuvent la faire partir à l'envers.
07:52Donc, oui, c'est pour les parents, c'est très, très compliqué. Et nous, on est une
07:57famille vie. On est restés ensemble. On n'a pas lâché, mais c'était très, très
08:03compliqué. Ça a été une période très, très compliquée pour nous.
08:06Et c'est effectivement très compliqué pour les parents. Oiana, vos parents, vous leur
08:12avez demandé d'écrire aussi quelques mots dans le livre. Et on va l'évoquer dans
08:16un instant. Christophe et Frédéric, restez avec nous. On se retrouve tout de suite.
08:19Vous souhaitez nous contacter ? Appelez-nous au 3210.
08:2250 centimes la minute.
08:26Amandine Bégaud. RTL Midi. Les auditeurs ont la parole.
08:30Et on continue à évoquer cette maladie qu'est l'anorexie des larmes et des os aux
08:368 ans de combat contre l'anorexie. C'est le titre de votre livre Oiana Bachelet. On a
08:41de nombreux auditeurs qui nous appellent touchés par votre histoire parce qu'ils s'y
08:45reconnaissent aussi. Christophe, vous êtes toujours avec nous.
08:49Pardon, votre fille, donc vous, a eu... J'ai beaucoup de mal à dire parce qu'en
08:57fait, est-ce qu'on guérit Oiana de l'anorexie ?
09:00Selon moi, on peut vraiment retrouver un quotidien complètement normal. Ça prend du temps.
09:07Moi, par exemple, après l'anorexie, je suis tombée dans la boulimie hyperphagie. Donc
09:11après, il a fallu que ce trouble aussi s'apaise. Mais aujourd'hui, je me sens impactée
09:16par aucun des deux troubles. Donc on peut guérir, mais on garde des séquelles.
09:20On peut guérir, mais on garde des séquelles. Christophe, votre fille, vous, a été hospitalisée
09:26il y a quelques années, enfin, même pas si longtemps que ça. Elle a 18 ans aujourd'hui.
09:30Elle a été hospitalisée. Elle avait quoi, 14, 15 ans ?
09:32Oui, c'est ça.
09:34Vous disiez, en tant que parent, c'est extrêmement difficile. Qu'est-ce qu'il y a ? On culpabilise
09:40?
09:40Comment vous le décririez, Christophe ?
09:43On culpabilise, oui. Je suis d'accord avec vous. On culpabilise parce que...
09:48Parce qu'on ne comprend pas, en fait. On ne comprend pas la maladie.
09:52On ne comprend pas qu'elle ne veut pas se nourrir parce qu'on a besoin de se nourrir pour
09:58vivre.
09:59Et on ne comprend pas qu'elle refuse de se nourrir.
10:03Et je reviens à votre parenté parce que je retrouve ma fille quand votre invité parle.
10:09Parce qu'elle notait, en fait, aussi. Elle notait tout ce qu'elle mangeait.
10:13Elle notait les calories que ça faisait. C'était impressionnant.
10:16Oui, ça marche encore.
10:17Est-ce qu'elle avait cette petite voix qui lui parlait ? Elle vous en a déjà parlé de ça
10:21?
10:22Oui, oui. Petite voix qui lui parlait.
10:24Qui lui disait, ben non, il faut que tu maigrisses. T'es trop grosse. Il faut que tu maigrisses.
10:29Non, t'as pas encore assez maigre.
10:30Et le corps humain est bien fait parce qu'en fait, il fournit les calories qu'il faut
10:36pour que le cœur, les reins fonctionnent correctement.
10:42C'est marrant, mais le corps humain, il donne juste ce qu'il faut pour que les organes vitaux fonctionnent.
10:51Dans son livre, Ouyana donne la parole aussi à ses parents.
10:55À la fin du livre, on leur avait demandé à chacun d'eux, qui ont été très présents d'ailleurs,
10:59de décrire ce qu'ils avaient vécu, comment ils avaient envie de faire part, en tout cas, de leur témoignage.
11:05Votre maman, elle écrit, ça arrive très rapidement, on commence à s'inquiéter, puis ça se précipite.
11:09C'est comme si on était dans une voiture sans frein, une descente vers du brouillard.
11:13On essaye de comprendre où on est, on argumente, on explique, on cherche des métaphores pour convaincre.
11:18On discute, on s'énerve, on a peur, on désespère, ça va vite, trop vite.
11:22Et elle a cette question qui la hante, visiblement.
11:24Je croyais que je protégerais mes enfants contre tout.
11:28Où a-t-on manqué ? Quelle est ma part ?
11:30Christophe, c'est aussi cette question-là que vous vous posez ?
11:33Oui, oui.
11:36C'est marrant, c'est tout à fait ça.
11:37Et puis, alors, elle est sortie, c'est tout bête, c'est une anecdote que je vais vous raconter.
11:45Mais moi, c'est sportif, je cours le matin de bonheur à 6h30.
11:51Et le 12 mars 2021, j'ai perdu mon chien en courant, justement, parce que c'était écrasé par une
11:57voiture.
11:58Et on a repris un chien dans la voiture.
12:01Et en fait, le fait, on l'a amené à l'hôpital, et le fait de voir un petit chien
12:07qui était prêt à grandir,
12:11parce qu'il n'avait que deux mois, ça l'a boosté pour qu'elle sorte, pour voir grandir le
12:16chien.
12:16Et c'est ça qu'il a un petit peu sorti de son anorexie.
12:20Ouyana, vos parents, vous avez promis un chien à la sortie de l'hôpital.
12:24Oui, exactement. Donc, l'anecdote, elle colle aussi pas mal.
12:28Quand j'étais en pédiatrie avec mon père, on se disait que si j'arrivais à en sortir, on adopterait
12:34un petit chien.
12:35Et c'est exactement ce qui s'est passé. Donc, j'étais hyper heureuse.
12:39Après, malheureusement, cette petite chienne est décédée quelques temps plus tard.
12:43Mais ça m'a vraiment accompagnée dans les premiers temps à la sortie.
12:46Et après, il y en a eu une autre.
12:47Oui, c'est ça. Il y en a eu une autre qui est toujours vivante et en forme.
12:50Votre papa, il a beaucoup compté aussi dans ce combat.
12:54Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Christophe, à Frédéric, qui nous écoute, à Thomas, qu'on
12:57va retrouver aussi dans un instant ?
12:59Surtout d'être le plus indulgent possible envers eux-mêmes, de ne pas culpabiliser.
13:03C'est très important parce que, vraiment, moi aussi, mes parents pensaient que c'était de leur faute.
13:09Et moi, j'ai toujours été convaincue que ça ne l'était pas.
13:11Je trouve qu'on est dans un monde où il y a beaucoup de pression sur le corps.
13:16Donc, la faute n'est pas vraiment 100% à la famille.
13:19Donc, essayer d'être le plus doux possible envers eux-mêmes.
13:23Et qu'est-ce qui, au milieu, quand ça n'allait vraiment pas, qu'est-ce qui vous a fait
13:28du bien de la part de vos parents ?
13:31Mes parents ont toujours été très doux avec moi, que ce soit physiquement, par les mots.
13:35Ils m'ont aussi énormément supportée dans mes envies, dans mon parcours scolaire, dans les études que j'ai faites
13:43par la suite.
13:44Bon, ça, j'ai eu énormément de chance.
13:46Mais oui, ce soutien permanent m'a énormément aidée pendant toutes ces années.
13:51Et votre papa raconte.
13:52Il faut s'attendre à avoir des remarques dans l'entourage familial ou professionnel du type
13:55« Moi, ça ne se passerait pas comme ça.
13:57Une bonne claque, un beau coup de pied dans le derrière.
13:59Et crois-moi qu'elle mangerait son assiette, ma fille.
14:01Si c'était aussi simple, la maladie, écrit-il, n'existerait pas. »
14:06Merci beaucoup, Christophe, pour votre témoignage.
14:07J'ai resté avec nous.
14:08On va accueillir Thomas.
14:09Bonjour, Thomas.
14:10Oui, bonjour.
14:11J'imagine que vous vous retrouvez, vous, dans les témoignages, à la fois de Frédéric et de Christophe.
14:17Je me retrouve.
14:18Mais ce qu'il faut savoir, c'est que quand on a un enfant qui tombe anorexique à la majorité,
14:24ce n'est pas du tout la même chose que quand ils ne sont pas majeurs.
14:27On se doit débrouiller tout seul, parce que les hôpitaux, on n'en trouve pas.
14:30C'est à soi-même d'en trouver.
14:33Donc, c'est différent à la majorité, je pense, quand même.
14:36Votre fille, à quel âge ?
14:37Aujourd'hui, elle a 25 ans.
14:38Si vous voulez, après que je vous ai parlé, elle veut bien vous parler un petit peu de sa maladie.
14:43Avec plaisir.
14:46Nous, c'est arrivé au début du Covid, juste avant le Covid.
14:50Ça fait déjà six ans.
14:51Elle a été hospitalisée, parce que c'est nous qu'on a trouvé vraiment un hôpital pour la faire hospitaliser.
14:57Malheureusement, on l'a sortie plus tôt, parce qu'il n'y avait pas de soins à un moment donné
15:01avec le Covid.
15:05Aujourd'hui, elle est voulue chez nous.
15:07En plus, l'école, elle devait avoir un diplôme qu'on a bloqué pour avoir son diplôme.
15:14Elle ne l'a toujours pas.
15:16Et donc, ce qui fait que ça n'a pas aidé, ça a été plus en négatif.
15:19Aujourd'hui, elle fait 1m74 pour 42,5 kg, à peu près.
15:26Là, elle remanche quand même, malgré tout.
15:28Aujourd'hui, elle avance un peu plus.
15:30Mais bon, le moral, elle ne l'a pas toujours.
15:32Parce que, c'est ce qu'elle dit en France.
15:35L'anorexie n'est pas démontrée que c'est très grave.
15:39Aujourd'hui, c'est principalement les filles.
15:41Il y a 3% de filles qui meurent de l'anorexie en France.
15:45Il faut le savoir.
15:46Ce n'est pas la faute non plus des parents, parce que moi, les médecins me l'ont dit.
15:50Bien sûr que ce n'est pas la faute des parents.
15:51Il faut bien le répéter, ça, Thomas.
15:53Nous, on a coupé les ponts avec...
15:54Ma femme et moi, on la soutient depuis tout le temps.
15:58Par contre, la famille nous a fait comprendre que c'était notre faute,
16:02de nos déjudications ou quoi que ce soit, et que ce n'est pas du tout.
16:04Donc, on a coupé les ponts parce que les gens voulaient nous donner des conseils
16:07qui ne connaissent pas du tout l'anorexie.
16:09Et ce que j'aimerais, c'est que Mme Macron bouge là-dessus.
16:12Parce que Mme Macron, alors nous, l'hôpital qu'elle était, à Lyon,
16:18Mme Macron est venue là-bas.
16:19Alors, je ne sais pas si Mme Macron a été anorexique ou des proches d'elle,
16:25mais, je veux dire, elle connaît bien l'anorexie.
16:27Et elle ne fait pas beaucoup bouger les choses à ce niveau-là,
16:30parce qu'en France, on parle sans arrêt de la bouche.
16:33C'est vrai. Là où vous avez raison, Thomas, c'est qu'effectivement,
16:36il y a eu quantité de choses faites, et notamment grâce à la fondation
16:40des hôpitaux de Paris, enfin, la fondation des hôpitaux de France, pardon,
16:43et les pièces jaunes, beaucoup de choses de faites pour les adolescents.
16:48Effectivement, avec une prise en charge qui est extrêmement bien faite.
16:51Des maisons des adolescents...
16:52Je vais vous en parler, je vais vous en parler des pièces jaunes,
16:55parce que malheureusement, dans ma vie, moi aussi, j'ai des problèmes de santé.
16:58Et les pièces jaunes, il faut reconnaître que c'est le professeur Grécilli
17:01qui a créé les pièces jaunes, les écoles dans les hôpitaux à Necker.
17:06Parce que moi, je l'ai découvert à mon âge, quand j'étais hospitalisé à l'âge de 10 ans,
17:11puis j'ai 56 ans aujourd'hui.
17:13Et c'est le professeur Grécilli qui a créé ça, c'est pas Bernadette Chirac qui a créé ça.
17:18À la base, c'est le professeur Grécilli qu'on peut remettre à pied,
17:21qui est toujours du monde même.
17:23Et c'est un homme qui est remarquable.
17:25Aujourd'hui, oui, l'anorexie, le problème, c'est que dès que vous avez un enfant anorexique en France
17:31qui n'est pas majeur, vous trouvez des hôpitaux.
17:34C'est au-delà de 18 ans que ça pose problème.
17:37Quand il est majeur, nous, on nous a fait comprendre que sur Tours,
17:41ils n'avaient pas de place.
17:42Et après, c'est à nous de nous débrouiller.
17:43Et ça, je ne tolère pas, parce que, comme ma fille me dit souvent,
17:46les gens qui sont obèses, il y a beaucoup de formes pour les aider, énormément.
17:52Mais l'anorexie, on en délaisse.
17:55Et il faut savoir aussi que les filles qui sont anorexiques sont très intelligentes.
17:59C'est des gens très, très intelligents, ces gens-là.
18:01Et malgré tout, ils restent très intelligents.
18:05Regardez, ma fille, moi, elle a développé la cuisine,
18:08alors qu'elle est anorexique.
18:09Et elle nous fait à manger comme si on était dans un restaurant,
18:12parce qu'elle a, sur les tutos, elle a appris à cuisiner, mais vraiment très bien.
18:16Vous disiez qu'elle voulait peut-être nous dire quelques mots ?
18:20Oui, je vais vous la passer.
18:23Voilà.
18:24Bonjour.
18:25Oui, bonjour.
18:26Je ne sais pas si vous voulez nous donner votre prénom ou pas.
18:29Faites comme vous voulez.
18:31Non, je ne préfère pas si ça vous dérange.
18:33Il n'y a pas de problème.
18:34Qu'est-ce que vous aviez envie de dire ?
18:37Il y en a qui a traversé ce que vous traversez actuellement,
18:41qui est à nos côtés.
18:44Moi, ce que je voudrais dire, c'est que, comme mon père a pu dire,
18:48en France, on n'est vraiment pas reconnus en tant que personnes
18:51avec une vraie maladie qui, il faut dire ce qui est,
18:55c'est quand même assez grave.
18:56Et qu'il y a, sur toutes les femmes dans le monde,
18:59on n'est pas toutes diagnostiquées en tant que TCA
19:01si on englobe toutes les maladies, des troubles du comportement alimentaire,
19:05dont l'anorexie, l'orthorexie, la boulimie, l'hyperphagie,
19:09et beaucoup d'autres encore.
19:12Mais on ne parle pas aussi des causes,
19:14parce que moi, je sais que la cause, ça a été une agression sexuelle,
19:18et j'ai beaucoup peiné à me faire reconnaître aux yeux de l'État
19:21que ce n'était pas moi la coupable de ça,
19:24et que j'étais la victime.
19:26Mais l'anorexie, il faudrait vraiment,
19:29enfin, il était ça en globalité,
19:30qu'on ne nous démontre pas qu'on est des monstres,
19:32qu'on est des bizarreries de la société,
19:34parce que des fois, quand on nous regarde dans la rue,
19:37parce qu'on est fine, maigre, on est bizarre,
19:41on doit se cacher, on doit mettre des gros vêtements
19:43pour ne pas gêner en fait les gens.
19:46Vous avez le sentiment de gêner les gens ?
19:48Ah oui, une fois, je me suis fait dévisager dans la rue,
19:51j'étais avec ma mère,
19:52c'est ma mère qui a dû aller voir la personne
19:54pour dire est-ce qu'il y a un problème.
19:56J'étais juste en short, manche courte,
19:59parce que quand il fait chaud,
20:01on a envie aussi de s'habiller comme tout le monde aussi,
20:05et on est juste traitées comme des voix des monstres.
20:09J'ai aussi été hospitalisée,
20:11et on voyait de toute personne,
20:14et on se dévisageait parce que c'était la maladie,
20:17mais après, on apprend aussi à ne pas se dévisager.
20:20Vous avez envie,
20:21enfin, votre papa a nous expliqué
20:23à quel point c'est difficile de trouver des établissements
20:26pour vous accueillir.
20:27Mais aujourd'hui, vous, votre souhait, c'est quoi ?
20:30C'est d'être accompagnée par des psychiatres,
20:33d'être hospitalisée,
20:34c'est quoi votre souhait ?
20:38Je vous dirais que j'ai déjà retrouvé le goût de la vie,
20:40parce que quand on a l'anorexie,
20:42en même temps, ça nous détruit tout,
20:45que ce soit la vie sociale,
20:46que ce soit de profiter de la vie quotidienne,
20:49des petits mots, des petits plaisirs,
20:51c'est en fait, c'est retrouver ça.
20:52Mais vous êtes suivie médicalement ou pas du tout ?
20:54Ah si, c'est vrai.
20:56Depuis que je suis tombée malade,
20:57oui, je suis suivie,
20:58j'ai un rendez-vous mensuel,
21:01je fais d'après des choses pour moi,
21:05j'ai développé aussi le sens artistique
21:07que je retransmets,
21:10mais mon histoire à travers des tableaux fusants,
21:12parce que ça me permet de me libérer aussi.
21:16Mais après, c'est surtout,
21:18dans la maladie,
21:21on veut surtout retrouver,
21:24s'aimer soi,
21:25pouvoir remanger normalement,
21:27et pas quand on est avec des gens
21:29qu'on nous surveille de ce qu'on mange.
21:32Il ne s'agit pas uniquement
21:34de le décréter pour aller mieux,
21:36effectivement,
21:36c'est un long travail
21:38et Oiana le raconte très très bien
21:40dans son livre.
21:40Restez avec nous,
21:41on se retrouve dans un tout petit instant.
21:42On aimerait retourner le monde
21:47Bonne journée sur RTL
21:49Et regardez droit devant
21:55RTL, votre radio
21:58Amandine Bégaud
21:59RTL midi,
22:00les auditeurs ont la parole
22:03Nous sommes ensemble
22:04bien sûr jusqu'à 14h.
22:05On continue à évoquer
22:06ce sujet douloureux,
22:07mais c'est important
22:08d'en parler l'anorexie.
22:10Et puis à 14h,
22:10comme chaque jour,
22:11Jean-Alphonse Richard,
22:12l'heure du crime.
22:13Bonjour Jean-Alphonse.
22:14Bonjour Amandine.
22:15Et vous nous emmenez aujourd'hui
22:16à Fréjus.
22:16Oui, à Fréjus
22:17avec l'affaire Martin Staub,
22:1851 ans,
22:19c'est la victime,
22:21propriétaire suisse
22:22d'un magnifique hara
22:23à Fréjus dans le Var,
22:24retrouvé tabassé à mort chez lui.
22:26On va penser à un cambriolage,
22:28mais tout cela ressemble
22:29un peu trop à une mise en scène.
22:30Alors la première soupçonnée,
22:31c'est son épouse,
22:32Rita Staub.
22:33Elle est pour le moins
22:34évasive dans ses explications
22:36et on va s'apercevoir
22:37que c'est un piège
22:38dans lequel est tombé
22:39le propriétaire du hara.
22:40Mais question,
22:41qui a tué cet homme ?
22:43Est-ce que c'est l'épouse
22:44ou bien est-ce que c'est
22:44une bande un peu bizarre
22:46qui est rentrée dans ce hara ?
22:48Toutes les réponses
22:49dans l'heure du crime,
22:50à 14h,
22:51l'affaire Rita Staub
22:52du sang au hara.
22:54A tout à l'heure.
22:54A tout à l'heure,
22:55Jean-Alphonse,
22:56c'est déjà plein de suspense
22:58rien qu'avec ce titre.
22:59Toujours le suspense
23:00dans l'heure du crime,
23:01vous savez.
23:01A tout à l'heure.
23:03Jusqu'à 14h,
23:05les auditeurs ont la parole,
23:07Amandine Bégaud sur RTL.
23:09Moi, j'en ai fait une
23:10il y a plus de 30 ans
23:11et on s'en sort,
23:13même si c'est difficile,
23:15même si c'est un combat
23:16pour la personne,
23:17pour les gens autour,
23:18parce que c'est terrible
23:19pour les gens autour,
23:20mais on s'en sort.
23:21Même si les gens pensent
23:22qu'une anorexie,
23:22les gens sont malades
23:23toute leur vie,
23:24ce n'est pas le cas.
23:25On peut aller très bien après,
23:27il faut se faire accompagner,
23:28il faut se faire soigner,
23:29mais ça va très très bien après.
23:31On s'en sort,
23:32le message d'espoir de Mireille
23:34qui nous a laissé ce message
23:36au 3210.
23:37On évoque toujours ce sujet
23:39de l'anorexie.
23:39Il y a beaucoup de commentaires.
23:40Bonjour, Victor.
23:41Bonjour, Amandine.
23:42Sur la page Facebook de l'émission
23:43et sur l'application.
23:44Oui, sur l'application,
23:45RTL Laetitia nous écrit
23:46Je suis la maman d'une ado
23:47actuellement prise en charge
23:49pour une anorexie mentale.
23:51Il faut dire aux parents
23:51que ce n'est pas nécessairement
23:53de leur faute.
23:53La maladie est bien plus complexe
23:55que cela.
23:56Claudine, anorexique à l'adolescence,
23:58je n'ai jamais été soignée.
23:59Une vie avec beaucoup de périodes
24:01entre anorexie et boulimie.
24:02Il y a 4 ans,
24:03une très grosse rechute.
24:04Et puis, je suis suivi actuellement,
24:06mais c'est toujours compliqué.
24:07Et puis, un message d'espoir,
24:09celui d'Annie.
24:10Ma fille est tombée
24:10dans l'anorexie à 16 ans
24:12pour arriver à 32 kilos
24:14pour 1m65.
24:15C'était en 1998.
24:16Elle est brillante.
24:17Elle est entrée en médecine.
24:18Elle a pris une hospitalisation
24:19et une thérapie.
24:20Elle s'en est sortie à 22 ans.
24:22Aujourd'hui, elle a 44 ans.
24:23Tout va bien.
24:24Elle est kiné et mère de 3 enfants.
24:26Merci beaucoup, Victor.
24:27Et c'est important
24:28de redonner de l'espoir.
24:30On est toujours avec
24:31la fille de Thomas.
24:32Oui.
24:33Alors, je vous la repasse.
24:34Oui, merci.
24:37Vous avez entendu ces messages,
24:39ces femmes qui disent
24:40qu'on peut s'en sortir ?
24:42Oui, ça fait du bien
24:43d'entendre qu'il y a
24:44des personnes
24:44qui arrivent à s'en sortir
24:45et que ça nous donne
24:45quand même de l'espoir
24:46parce qu'il y a des petites choses
24:49qui peuvent nous permettre
24:50de chacun s'en sortir différemment.
24:53Moi, je sais que
24:54ce qui m'a permis aussi
24:55de reprendre un peu goût
24:56à la nourriture,
24:57c'est de cuisiner.
24:59Et moi, je sais que
25:01j'aimerais pouvoir
25:03créer des choses
25:04pour aider les personnes,
25:06comme dans mon cas,
25:07pour réapprendre à manger
25:08et à s'éduquer à manger
25:09parce qu'en fait,
25:10on ne sait plus
25:11comment se nourrir.
25:12même avec des médecins
25:14en clinique.
25:15Mais ce serait comme,
25:16par exemple,
25:17que des chefs reconnus
25:21comme étoilés
25:22qui puissent justement
25:24créer des choses
25:25pour des personnes
25:26comme nous
25:27pour pouvoir nous dire
25:28on va vous apprendre
25:29à cuisiner certaines choses,
25:30à faire des choses
25:31très simples.
25:32Moi, je sais que
25:33pour remanger
25:34certaines choses,
25:35j'ai dû passer
25:36par des livres
25:38comme le livre
25:39de Jessine Chauspé
25:40sur le glucose.
25:41Je ne connaissais pas
25:41du tout la glycémie.
25:43J'ai appris
25:44plein de choses
25:44et j'ai remangé
25:45des œufs
25:45grâce à un simple livre.
25:48Et c'est des personnes
25:49comme ça, en fait,
25:49que j'aimerais
25:50qu'ils puissent réussir
25:53à donner aussi une voix
25:55aux personnes comme nous
25:56parce que
25:56c'est des personnes
25:57qui sont bien plus reconnues
25:59et qui peuvent avoir
26:00aussi un impact
26:01sur la société
26:02parce qu'aujourd'hui,
26:04on n'a pas un impact
26:05sur la société
26:06et dire
26:07qu'on est malade.
26:09On va juste nous dire
26:10comment on a pu me dire
26:11« mange ».
26:12Ce n'est pas aussi simple
26:13que ça.
26:14Lisez le livre d'Oyana
26:16parce que je suis sûre
26:16que vous trouverez
26:18plein de réponses
26:19à un soutien aussi
26:20d'une façon
26:20ou d'une autre.
26:21Oyana, je disais
26:22qu'il ne suffit pas
26:22de décréter
26:23qu'on veut reprendre du poids.
26:26C'est aussi simple que ça.
26:27C'est un combat
26:28qui peut être très long.
26:30J'entendais par exemple
26:32que la fille de Thomas
26:33était intéressée par l'art,
26:34par la cuisine.
26:35Moi, ce que je conseille
26:36vraiment aux personnes
26:37qui souffrent,
26:37c'est de s'accrocher
26:38à ce qu'elles aiment
26:39dans la vie
26:40parce qu'en fait,
26:41après, on peut faire
26:42des rencontres,
26:42ça peut créer des déclics.
26:44Donc ça, c'est très important
26:45qu'elles continuent
26:46sur cette voie
26:47et d'essayer de s'isoler
26:49le moins possible
26:49socialement,
26:50même si c'est vraiment
26:51très difficile
26:51dans cette maladie.
26:52On a vraiment tendance
26:53à se renfermer.
26:55Moi, pendant des années,
26:57j'ai été déscolarisée.
26:58Je pensais que je ne pourrais
26:59plus jamais avoir des amis.
27:00C'est possible.
27:02Donc, il faut surtout
27:02garder espoir
27:03pour les parents,
27:04pour les personnes
27:05qui en souffrent.
27:05C'est pour ça que c'est
27:06important aussi
27:06de lire votre livre
27:07parce que, oui,
27:08il y a des moments
27:09difficiles,
27:09mais au bout du tunnel,
27:12on y arrive.
27:14Raphaël, bonjour.
27:16Oui, allô ?
27:17Oui, bonjour.
27:18Vous avez vous-même
27:19souffert d'anorexie ?
27:21Oui.
27:23À quel âge ?
27:24J'avais 12-13 ans.
27:2612-13 ans.
27:27Et ça a duré
27:27combien de temps ?
27:29Jusqu'à 25 ans.
27:31Vous avez été prise en charge ?
27:33Très mal.
27:35Justement, il y avait
27:36ces hospitalisations
27:37où on était complètement
27:39cloisonnés de tout,
27:40interdition de visite,
27:42etc.
27:42Et c'est complètement
27:43pas ce qu'il me fallait.
27:45Moi, j'aurais voulu
27:46qu'on m'aide,
27:46qu'on me soutienne,
27:47qu'on me donne.
27:47En fait, je voulais
27:49qu'on me dise,
27:50pour vivre,
27:50il faut faire comme ça.
27:52Ma détresse, c'était ça.
27:53Je me sentais toute seule,
27:55isolée, perdue.
27:57Et comment on fait
27:58pour vivre bien ?
27:59Pour être...
27:59Je ne savais pas.
28:01C'était tout con.
28:02Et alors, quand on m'a parlé
28:03de maladie psychiatrique
28:05et tout,
28:05je suis tombée des nues.
28:06J'ai dit, bon,
28:06c'est ça.
28:08Qu'est-ce qui vous a sauvée,
28:09Raphaël ?
28:10Ce qui m'a sauvée,
28:12c'est moi-même.
28:13Enfin, je ne sais pas.
28:13Non, quelques petits...
28:15Des petites personnes,
28:18comme ça,
28:19ponctuellement.
28:19Il n'y a pas eu
28:20un soignant,
28:20une soignant,
28:21un parent...
28:22Bon, c'est tout le monde
28:24réuni.
28:25Il y a eu un mot
28:26d'une diététicienne
28:27pour dire
28:28les légumes,
28:29c'est important.
28:30À la fin des clics,
28:31je dis, ah bon,
28:33bon, alors,
28:34c'est peut-être
28:34une façon
28:35de se nourrir.
28:36Bon,
28:37n'ayant pas peur
28:38de la nourriture,
28:39si quelqu'un m'a dit
28:40que ça,
28:40c'était bien.
28:41Et puis,
28:42il y a eu aussi
28:42une psychologue
28:43qui m'a clairement dit
28:45si avec ta maman
28:46et ta sœur,
28:47ça ne va pas du tout,
28:48tu peux faire
28:49ta vie sans.
28:51Voilà.
28:51Et puis ensuite,
28:52je me suis
28:54botté le cul
28:54parce que j'ai fait
28:55une rechute
28:55vers 20 ans
28:57et on m'a dit
28:58si on t'hospitalise
28:59maintenant,
28:59parce que j'étais
29:00hospitalisée à 16 ans,
29:02à 20 ans,
29:03si on t'hospitalise,
29:04ce sera en psychiatrie
29:04adulte,
29:05ce n'est pas la même chose.
29:06Tu ne joues pas
29:06dans la même cour.
29:08Et du coup,
29:09j'ai préféré
29:10ne pas en passer
29:11par cette case-là
29:12et je me suis forcée,
29:14j'ai un peu fait
29:15semblant,
29:15entre guillemets.
29:16Un bouquin m'a aidée,
29:17c'est très, très bête,
29:18c'était mon tignac
29:20parce qu'il apprend
29:21à manger,
29:21il apprend à manger
29:24comme autrefois,
29:25comme faisaient
29:25nos aïeux.
29:27Et aujourd'hui,
29:30presque 30 ans plus.
29:31J'ai 58 ans.
29:31Oui, vous avez 58 ans.
29:33Alors aujourd'hui,
29:34j'ai eu des séquelles,
29:35comme disait l'autre.
29:37La gentille madame,
29:38elle disait,
29:38on a des séquelles.
29:39Oui, oui, oui.
29:41Et là, maintenant,
29:42c'est le cancer
29:43qui m'est tombé dessus.
29:44Et bien, paradoxalement,
29:45l'anorexie m'aide.
29:47Ah oui, parce que ?
29:48Parce que j'ai lutté
29:49pour sortir de l'anorexie.
29:51Je sais ce que ça fait
29:53de ne pas être bien,
29:54de ne pas manger.
29:55Et avec le cancer,
29:57je maigrissais malgré moi.
29:59Et c'est moi
30:00qui ai dit au médecin,
30:01alerte,
30:01je suis en poids dangereux là.
30:04Il faut m'hospitaliser.
30:05Et c'est là
30:06qu'on a fait des recherches
30:08pour voir que,
30:08oui, bah tiens,
30:09en effet,
30:10il y a un cancer.
30:11Et ça m'a aidée.
30:14Pendant les chimiothérapies,
30:15je n'ai pas décroché
30:16de l'alimentation.
30:17Il y en a qui se laissent
30:18dépérir parce qu'ils n'ont pas faim.
30:19On n'a pas faim,
30:20c'est sûr.
30:21Mais je ne m'écoutais pas.
30:22J'ai mangé.
30:23Et j'ai continué.
30:25Et puis là,
30:25il y a trois mois de vacances
30:27où on va rater la chimio
30:28pour voir ce qui se passe.
30:32disons que l'anorexie
30:32m'a appris
30:33à ne pas me laisser tomber.
30:36Alors que là,
30:36le cancer,
30:37j'avais qu'une envie,
30:37c'était tout lâché.
30:38C'est clair.
30:40Merci beaucoup, Raphaël,
30:41pour votre témoignage.
30:42Prenez soin de vous,
30:44bien sûr.
30:45Merci beaucoup.
30:46Je m'excuse auprès de Marie-Claude
30:47et Elisabeth
30:48qu'on n'a pas entendues.
30:51Oiana Bachelet,
30:52je rappelle le titre
30:52de votre livre
30:53« Des larmes et des eaux.
30:548 ans de combat contre l'anorexie »
30:56c'est publié chez Max Milo
30:57et sincèrement,
30:59vraiment,
30:59lisez ce livre.
31:00Tous ceux qui sont touchés,
31:01qui ont des proches touchés
31:02ou les autres
31:03qui veulent simplement comprendre.
31:04Vous voulez rajouter
31:05quelque chose,
31:06un dernier mot, Oiana ?
31:07Non,
31:08prenez soin de vous,
31:09tout simplement.
31:10Merci beaucoup.
31:11Et vous,
31:11prenez soin de vous aussi.
31:13Gardez ce sourire
31:14pour combien important.
31:16On va se retrouver
31:17dans un tout petit instant
31:18avec un tout retoureux sujet,
31:20un peu plus léger,
31:20mais on a besoin de légèreté aussi.
31:22On va parler du changement d'heure.
31:23A tout de suite.
31:24Vous souhaitez nous contacter ?
31:25Appelez-nous au 3210.
31:2750 centimes la minute.
31:31Amandine Bégaud.
31:32RTL Midi.
31:33Les auditeurs ont la parole.
31:35En tant qu'ancienne hôtel de l'air,
31:37j'ai connu les décalages horaires
31:38et je sais qu'il faut une journée
31:40pour se remettre
31:41d'une heure de décalage.
31:43Donc pourquoi tout le temps dire
31:45que c'est difficile pour les enfants,
31:46que c'est difficile pour les animaux,
31:48que c'est difficile à tout point de vue ?
31:51Non, ce n'est pas si difficile que ça.
31:53C'est une journée,
31:54une heure.
31:54Alors moi, le passage à l'heure d'été
31:56est toujours compliqué
31:57pendant au moins une dizaine de jours
31:59car je me lève tôt le matin
32:00et donc ça me fait me lever une heure plus tôt
32:03et donc mon organisme met à peu près 15 jours
32:05à se caler et c'est chiant
32:07parce que je suis fatigué à chaque fois.
32:09Je trouve ça très éprouvant.
32:10Alors qu'à contrario,
32:11quand on passe à l'heure d'hiver
32:12comme on dort une heure de plus,
32:14je suis réveillé avant mon réveil
32:15et là, tout va très bien.
32:17Et visiblement,
32:18on n'est pas tous égaux
32:18face à ce changement d'heure.
32:20On l'entend très bien
32:21avec vos messages au 30 de 10.
32:24Il y a ceux pour qui, hop,
32:25ça se passe comme ça
32:25et puis d'autres pour qui
32:26c'est beaucoup plus compliqué.
32:28J'en profite pour vous rappeler
32:29qu'on change d'heure donc ce week-end
32:31à 2h du matin dimanche,
32:33il sera 3h.
32:34On avance donc sa montre d'une heure.
32:38Bonjour Bruno.
32:40Bruno ?
32:41Oui, bonjour Bruno.
32:42Oui, bonjour.
32:43Oui, pardon,
32:44votre micro n'était pas ouvert
32:44donc je ne vous entendais pas.
32:47Je suis là.
32:48Oui, vous êtes là.
32:48Alors vous, vous faites partie
32:49de ceux qui ont du mal
32:51avec le passage à l'horaire d'été.
32:53Racontez-moi.
32:53Oui, tout à fait.
32:55Dormir une heure de moins,
32:56c'est avoir des journées
32:57à rallonge tout l'été
32:58et ne pas pouvoir se coucher,
33:00dormir le soir
33:00pour se lever le matin.
33:01Comme je disais
33:02à la personne
33:03qui m'a appelé ce matin,
33:05on n'est pas tous en vacances
33:06jusqu'à point d'heure
33:07de juillet à septembre
33:09et le matin,
33:10quand il en soit,
33:10il faut se lever à 6h
33:11et quand il fait nuit
33:12jusqu'à 10h20 le soir,
33:14c'est parfois un peu compliqué.
33:16Vous avez du mal
33:16à vous endormir
33:17quand il ne fait pas encore
33:18tout à fait nuit.
33:19C'est ça, tout à fait.
33:20Avec ces journées
33:20qui rallongent jusqu'à 10h30,
33:22honnêtement,
33:22je suis très bien
33:23comme c'est maintenant
33:24avec le jour le matin
33:25et une journée suffisamment longue,
33:27honnêtement.
33:28Jusqu'à 9h30 le soir,
33:30ce serait largement suffisant.
33:31Et vous entendiez
33:32cette hôtesse de l'air
33:33qui dit
33:33« Oh non, mais on met
33:35pour une heure,
33:36on met une journée à s'y faire. »
33:38Chacun est différent,
33:39mais je crois qu'on est
33:40quand même un certain nombre
33:41à avoir du mal
33:42comme le monsieur,
33:43peut-être pas 15 jours,
33:44mais pour moi en tout cas,
33:45il faut facilement
33:46une bonne semaine
33:47pour recaler tout ça.
33:49Bruno, restez avec nous,
33:50on est avec Gaëlle.
33:51Bonjour Gaëlle.
33:52Bonjour.
33:53Alors vous,
33:53vous aimez le passage
33:54à l'heure d'été ?
33:56Oui.
33:59Quand j'entends parler
34:01les auditeurs,
34:01j'ai l'impression
34:02d'être une extraterrestre
34:03pour le moins.
34:04Pourquoi ?
34:05Parce que moi,
34:06ça ne me fait rien du tout.
34:08D'accord.
34:12dimanche en plus,
34:13ça tombe toujours un week-end.
34:15Donc on a le temps
34:16pour moi,
34:18de se remettre,
34:19de se recaler.
34:21On se couche un peu plus tôt.
34:23J'ai eu des enfants,
34:24des jumeaux,
34:25qui ne dormaient pas
34:27et que j'allais-tête.
34:29Donc eux,
34:30c'était vraiment
34:30à heure fixe
34:31qu'ils se levaient
34:33ou qu'ils...
34:34Pour eux,
34:35c'était comment dire ?
34:36Oui, il y avait
34:37un vrai changement.
34:38Vous le sentiez,
34:38le passage à l'heure d'hiver
34:40ou à l'heure d'été,
34:41vous voyez la différence.
34:42Oui, mais pour moi,
34:42non.
34:43Je me calais sur le rythme
34:44et puis voilà.
34:48Pour ma part,
34:49je vais être ravie
34:50de profiter du soleil
34:52un peu plus longtemps.
34:54Ça fait du bien au moral
34:55et puis le passage
34:57à l'heure d'hiver,
34:58ça permet un peu
34:59d'hiberner
35:00parce que nous sommes
35:01des animaux.
35:02Nous avons tous besoin
35:03de relâcher le rythme
35:05un peu de temps en temps.
35:06Voilà.
35:07Oui, mais il y a un truc.
35:08Allez-y Bruno, oui.
35:09Le soleil,
35:10on ne le voit pas plus
35:10puisqu'au final,
35:11il se lève une heure plus tard.
35:13Oui, ça c'est vrai.
35:14il fait jour
35:16à 6h30 le matin
35:18à Toulouse
35:18et à partir de dimanche,
35:20il verra jour
35:20à 7h30
35:21et donc l'heure
35:23qu'on gagne le soir,
35:24on le perd le matin.
35:25Donc au final,
35:25ça revient au même.
35:26Mais ça va durer
35:2715 jours, même pas.
35:28Oui, parce qu'après,
35:29c'est vrai que de nouveau,
35:30il va faire jour tout le matin.
35:31Oui, mais quoi qu'il en soit,
35:32même si ça a duré 15 jours,
35:33dans 15 jours
35:33et il ferait jour
35:35à 5h30 le matin
35:36au lieu de 6h30
35:37donc ça revient exactement au même.
35:38Je ne vais pas arriver
35:39à vous réconcilier.
35:40De toute façon,
35:41la vie de luminosité
35:42est la même...
35:42Je compatis.
35:43Je compatis largement
35:45pour...
35:46avec...
35:47Je compatis vraiment
35:48quand j'entends ça
35:49parce que ça doit être
35:50vraiment pénible.
35:51Voilà.
35:52Mais je voulais vous dire
35:53qu'on n'est pas tous logés.
35:54Ce que je disais,
35:55j'ai commencé comme ça
35:56en disant qu'on n'était pas tous
35:57égaux.
35:58Philippe, bonjour.
35:59C'est ça.
36:00Bonjour.
36:00Bon, alors vous,
36:01vous faites partie de ceux
36:02comme Bruno
36:03pour qui c'est compliqué.
36:04Oui, c'est compliqué
36:05mais après ça se cale.
36:06Ce qui veut dire
36:06que c'est compliqué au début
36:07parce que comme Bruno,
36:09je suis du genre lève tôt
36:10donc à 6h du matin,
36:11je me lève habituellement.
36:12Là, ça me fait me lever
36:13à 5h
36:14et donc le temps
36:15que le rythme se cale,
36:17c'est un petit peu compliqué.
36:18Après, une fois qu'il est calé,
36:19il est calé.
36:20Vous mettez combien de temps
36:21à vous caler, Philippe,
36:22à peu près ?
36:22Moi, je considère
36:23qu'il faut deux semaines
36:23parce qu'on démarre
36:25à fond de taquet.
36:26Déjà, je ne savais même pas
36:26que c'était le changement
36:27le week-end prochain.
36:28Si, notez-le bien.
36:30Donc là, je sais
36:31que je vais repositionner
36:33les choses.
36:34Je ne vais pas m'en rendre compte
36:34le premier jour
36:35et puis le lundi,
36:37il fera nuit
36:37quand je vais me lever
36:38alors qu'il commençait
36:39à faire jour.
36:40Nous, on habite
36:40à l'extrême ouest
36:41et donc c'est vrai
36:43que c'est utile.
36:45Le changement d'heure
36:45ne nous apporte rien
36:47à date d'aujourd'hui.
36:48Maintenant,
36:51heure d'été, moi, j'aimerais bien
36:51que ça reste tout le temps
36:52à l'heure d'été.
36:53Ça m'irait pas mal.
36:53Bon, alors, il y a ceux
36:54qui aussi voudraient
36:55qu'on reste à l'heure d'hiver.
36:57Françoise, par exemple,
36:58qu'on va retrouver
36:58dans un tout petit instant.
36:59A tout de suite sur RTL.
37:03Merci d'écouter RTL.
37:14Aujourd'hui, c'est la fête
37:15avec Jeff Debruge
37:16pour célébrer Pâques
37:17avec Gourmandise.
37:18À cette occasion, RTL vous offre
37:20un assortiment
37:21de pralinés de Pâques
37:22aussi mignons que gourmands.
37:24Sans oublier
37:24nos adorables lapins
37:25en guimauve
37:26enrobés de chocolat.
37:27De quoi satisfaire
37:29les plus gourmands.
37:30Un régal à partager
37:31avec vos proches
37:32durant les fêtes.
37:34Jusqu'à 14h.
37:36Les auditeurs ont la parole.
37:39Amandine Bégaud sur RTL.
37:42J'ai 84 ans
37:43et ces changements d'horaire,
37:45vraiment,
37:46j'en ai encore
37:46pour huit jours
37:47avant de m'y mettre.
37:48Je ne comprends pas
37:49parce que ça ne fait pas
37:50plus d'économies.
37:51Donc, il faudrait
37:52que le gouvernement
37:52change un petit peu
37:53et pense
37:54qu'il y a beaucoup de personnes,
37:56des malades,
37:57des personnes âgées,
37:58même les animaux
37:59dans les fermes.
38:00C'est exactement
38:01la même chose.
38:02C'est tout un travail
38:03pour faire changer
38:03les horaires.
38:04Pourvu qu'on reste
38:05à l'heure d'été,
38:06ça ne m'a jamais posé
38:07aucun problème
38:08d'adaptation.
38:09Je n'ai jamais manqué
38:10de sommeil
38:10par rapport au changement d'heure.
38:12On dort une heure de moins.
38:13Bon, je vais bien.
38:14J'ai travaillé très longtemps
38:15dans les hôpitaux.
38:16Je me suis levée
38:17tout le temps
38:17de très bonne heure
38:18et ça ne m'a jamais
38:19posé de problème.
38:21Voilà,
38:22deux salles,
38:22deux ambiances,
38:23j'ai envie de vous dire,
38:23autour de ce changement d'heure.
38:25Janine et Valérie,
38:26l'une à qui ça ne pose
38:27aucun problème,
38:28l'autre qui déteste ça
38:30et sincèrement,
38:31on n'est pas égaux
38:34que c'est dans la nuit
38:35de samedi à dimanche
38:36pour ceux
38:37qui l'auraient oublié.
38:38Bonjour Françoise.
38:39Bonjour Amandine.
38:40Alors moi,
38:41je déteste ça.
38:44Et quand je dis
38:44je déteste,
38:45je me fiche en pétard.
38:46Alors j'ai trouvé la solution.
38:48Je ne change,
38:49je reste à l'heure
38:50la plus proche du soleil,
38:51c'est-à-dire l'heure
38:52de maintenant.
38:53D'accord,
38:53l'heure d'hiver.
38:54Vous ne changez pas vos montres ?
38:55Ah non, non, non.
38:56Depuis que je travaille
38:57plus à l'extérieur,
38:58je me suis dit
38:59mais qu'est-ce que c'est
38:59que ces zigotos
39:00qui nous obligent
39:01à des millions
39:02auront changé d'heure
39:02alors qu'on ne leur a rien demandé.
39:04Ils nous cassent déjà les pieds
39:05pour un tas de choses
39:06et là,
39:07je suis sûre
39:07que l'horloge biologique existe.
39:09Je suis ravie
39:10pour les gens
39:10qui aiment changer.
39:12Tant mieux pour eux
39:12mais je me demande
39:13comment ils font
39:14parce que le soleil
39:15il finit par nous réveiller
39:17de toute façon
39:17comme il se lève plus tôt.
39:19Mais quand vous avez
39:20des rendez-vous,
39:21Françoise,
39:21comment vous faites ?
39:22Alors au tout début,
39:23la première année
39:23que j'ai fait ça,
39:24j'avais deux pendules.
39:25J'avais ma pendule
39:26à mon heure à moi
39:26puis la pendule
39:27des technocrates.
39:29Ah mais j'adore !
39:30La pendule de la maison
39:31et la pendule de l'Élysée
39:32si vous voulez.
39:34Et puis finalement,
39:35je m'en passe très bien
39:36parce que j'essaie
39:36de prendre mes rendez-vous
39:37l'après-midi
39:37parce que je n'ai pas envie
39:38de me lever à 5h
39:39alors que je me lève à 6h.
39:41Et puis,
39:42c'est très bien comme ça.
39:43Et l'année dernière en plus,
39:45il a été dit très souvent,
39:47je pense que vous vous en souvenez,
39:48que les enfants
39:49se levaient beaucoup trop tôt
39:50pour aller à l'école à 8h.
39:52Mais en fait,
39:52les enfants,
39:53ils ne vont pas à l'école à 8h.
39:54Ils vont à l'école à 7h
39:56à partir du mois d'avril
39:57parce qu'on leur a piqué 1h.
39:58Alors les gens qui disent
39:59on a 1h de soleil de plus,
40:01mais non,
40:01puisqu'on nous a piqué 1h en plus.
40:04Demain,
40:04on nous pique 1h.
40:06Donc,
40:06on n'a pas 1h de plus,
40:07on a 1h de moins.
40:08C'est fou.
40:10Mais vous avez raison finalement François.
40:11Les enfants sont du bon Dieu
40:12pour des canards sauvages.
40:13Donc,
40:14les enquêtes,
40:15ça va être mieux pour eux.
40:15Mais moi,
40:16c'est très bien
40:16que ça s'arrête quand même
40:17parce que,
40:18moi,
40:19déjà,
40:20je n'aime pas
40:20qu'on me contraigne
40:21à quelque chose.
40:23Bon,
40:23je voudrais François
40:24se donner la parole
40:25à Johnny également.
40:26Bonjour.
40:28Oui,
40:28bonjour.
40:28Alors,
40:29vous,
40:29vous êtes heureux
40:29de passer à l'heure d'été ?
40:31Alors,
40:31j'attends avec impatience
40:32l'heure d'été.
40:33Et je pense peut-être,
40:34effectivement,
40:35je viens d'écouter
40:36toutes ces personnes,
40:38peut-être que
40:39c'est contraignant,
40:40évidemment.
40:41Et peut-être que
40:42de garder l'heure d'été,
40:43ça serait une solution.
40:44Enfin,
40:44pour moi,
40:45ça serait la bonne.
40:46Sauf que si on garde
40:47l'heure d'été,
40:47je sais qu'en plein hiver,
40:49il fait jour très tard le matin.
40:51Pour les gens du matin,
40:52c'est compliqué.
40:53Mais,
40:54pour moi,
40:55évidemment,
40:55je vois bien
40:56qu'on est tous différents.
40:57Pour moi,
40:58l'arrivée de l'heure d'été,
40:59c'est la joie,
40:59c'est du bonheur,
41:00c'est le soleil,
41:01c'est moi.
41:02Mais déjà maintenant,
41:02c'est le soleil.
41:05Comment ?
41:05Mais déjà maintenant,
41:06c'est le soleil.
41:08Mais déjà maintenant,
41:08c'est le soleil.
41:10Sauf que quand on aime
41:11vivre le soir,
41:11qu'on aime recevoir les amis,
41:12qu'on a un grand jardin,
41:13qu'on fait un barbecue,
41:14qu'on bricole,
41:15qu'on...
41:16le soir,
41:17on peut faire plein de choses,
41:18on vit.
41:19C'est que du bonheur.
41:20Qui vous empêche de le faire ?
41:21Voilà.
41:22Bon,
41:22je ne vais pas vous réconcilier.
41:24Ah non ?
41:24J'ai dit,
41:25il y a deux frances
41:26sur cette question-là.
41:27Je m'excuse auprès de Sylvie,
41:29de Valérie,
41:30à qui je n'ai pas pu
41:31donner la parole.
41:33Mais notez-le bien,
41:34donc on change d'heure
41:35dans la nuit de samedi à dimanche,
41:37dimanche à deux heures.
41:38Il sera trois heures.
41:39Vous avancez vos montres d'une heure.
41:42Merci à tous
41:42et ça nous a fait plaisir
41:43de vous entendre.
41:44Françoise,
41:45vous avez bien raison,
41:46restez à votre rythme.
41:48J'en profite pour dire
41:49un grand merci
41:50à toute l'équipe
41:51qui nous accompagne
41:52pour cette émission.
41:53Iman,
41:54Valentin,
41:54Hugo,
41:55Léa et Victor,
41:57Brice,
41:58Clarisse et Oriane
41:59qui étaient avec nous
42:00à la réalisation cette semaine.
42:01Je crois que ce sera encore le cas
42:02la semaine prochaine.
42:03Un vrai bonheur.
Commentaires

Recommandations