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  • il y a 16 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 27 janvier 2026.

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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et voilà une polémique, tiens, qui vous avait fait beaucoup, beaucoup réagir,
00:12cette polémique autour de ces espaces interdits aux moins de 12 ans dans certains trains de la SNCF.
00:17Et bien pour la première fois, Jean Castex, le patron de la SNCF, se défend, écoutez.
00:23Le problème c'est de dédier un lieu au travail, c'est pas du tout contre les enfants.
00:26Ce que je voudrais dire c'est qu'au contraire, dans nos trains, non seulement les enfants sont les bienvenus,
00:34mais ils sont, sachez-le, surtout de plus en plus nombreux.
00:38Donc oui, nous avons créé pour répondre à un besoin des espaces dédiés à l'activité professionnelle,
00:45mais il y a aussi des espaces d'horserie, des espaces famille.
00:49On a adapté nos tarifs pour les clientèles de nos enfants.
00:53Donc le résultat, c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'enfants à bord de nos trains et nous en sommes très, très, très heureux.
01:01La réaction de Jean Castex au micro RT de Franck Hanson, Jean Castex, l'ancien Premier ministre,
01:06qui dit donc « Les enfants sont les bienvenus à la SNCF ».
01:10Dans l'actualité également, ce texte qui est examiné à l'Assemblée nationale,
01:16texte visant à bannir la notion de devoir conjugal.
01:21Aujourd'hui, cette notion n'existe plus dans les textes, mais un flou juridique persiste.
01:26Dans les faits, des femmes disent encore subir la pression de leurs conjoints
01:29pour obtenir des rapports sexuels au nom, justement, de ce devoir conjugal.
01:33Alors si c'est votre cas ou si ça l'a été par le passé,
01:36j'attends vos témoignages.
01:38Appelez-nous au 3210 et je vous le rappelle, vous pouvez témoigner avec anonymat,
01:45sans donner forcément votre nom, si vous avez peur qu'on vous reconnaisse.
01:49C'est un sujet douloureux, délicat et difficile, mais dont on doit parler absolument.
01:53Je compte sur vous donc au 3210.
01:55Et puis toujours, c'est cru et ce sont désormais quatre départements,
01:59les quatre départements bretons qui sont placés en alerte au cru,
02:03Morbihan, Finistère, Ile-et-Vilaine et Côte d'Armor.
02:06Décru, parce qu'il continue de pleuvoir, Péguy, est-ce que ça va continuer demain ?
02:12Alors oui, mais le gros de la perturbation sera surtout sur l'est du pays demain.
02:16Déjà cette nuit, les pluies vont s'intensifier entre l'ouest de la Corse, la Provence et le Jura,
02:21avec une limite pluie-neige qui va s'abaisser à 500-700 mètres.
02:24Et demain, on aura toute cette bande pluvieuse sur tout l'est du pays,
02:28des Ardennes, aux Bouches-du-Rhône, avec de la neige sur les reliefs à basse altitude.
02:32Et on attend de bons cumuls de neige.
02:34Le risque d'avalanche, du coup, restera très marqué sur les Alpes du Sud.
02:38Et puis c'est un temps plus calme à l'ouest, plus sec aussi,
02:40mais avec beaucoup de grisailles et de brouillards entre les frontières belges.
02:44L'Île-de-France, le Val-de-Loire, le Limousin, on espère que ça va se dissiper dans la journée.
02:49Mais ce n'est pas forcément garanti.
02:50C'est plus lumineux sur les bords de Manches et la face à l'Atlantique.
02:52Mais on a encore des averses sur la Bretagne qui annonce une nouvelle perturbation bien pluvieuse qui va arriver jeudi.
02:59Donc malheureusement, la décrue, ça va être encore compliqué.
03:01On retrouvera des éclaircies dans la journée près de la Méditerranée, en tout cas des Pyrénées-Orientales jusqu'au Var.
03:06Et puis c'est un temps bien perturbé encore ce demain avec du vent, de la pluie et de la neige en montagne.
03:11Les températures minimales, on sera souvent entre 1 et 4 degrés sur la plupart des régions le matin jusqu'à 9 à Marseille.
03:16Les maximales sont en baisse au nord, entre 5 et 9 degrés, 10 à 11 degrés près de la Manche et dans le sud-ouest et jusqu'à 13 près de la Méditerranée.
03:24Merci beaucoup Peggy.
03:27Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
03:31Amandine Bégaud sur RTL.
03:34Mon épouse a été opérée le 15 décembre à l'hôpital Saint-Louis à Paris.
03:39Le taux horaire du parking est de 4,10 euros de l'heure.
03:42Imaginez-vous quand on vient voir sa femme tous les jours et qu'on passe plusieurs heures dans un hôpital, plus le voyage, ce que cela peut coûter.
03:52Merci.
03:53Le message de Christian, 4,10 euros lors de parking pour un hôpital, effectivement, ça fait cher.
03:59Pourquoi on parle de ça ?
04:00Parce qu'à Bordeaux, les tarifs du parking de l'hôpital Pellegrin ont considérablement augmenté.
04:07Ça fait bondir à la fois les syndicats mais aussi bien sûr les usagers.
04:11Et en fait, ce phénomène, il est le même un peu partout en France.
04:15On va voir ça avec vous.
04:16Et d'abord avec vous, Elisabeth.
04:17Bonjour.
04:18Oui, bonjour.
04:19Et bienvenue sur RTL.
04:20Je crois que c'est la première fois que vous nous appelez.
04:22Tout à fait, oui.
04:23Je vous remercie.
04:24Vous nous appelez d'où d'ailleurs, Elisabeth ?
04:26Je vous appelle du sud de la Meuse.
04:28Très bien.
04:29Et alors vous, vous avez constaté vous aussi des hausses de tarifs de parking ?
04:34Alors la hausse, je ne peux pas vous dire.
04:37En tout cas, mon expérience, c'était au mois de mai 2025, dans la première quinzaine du mois de mai.
04:43Ma petite-fille était hospitalisée à l'hôpital des enfants de Brabois, donc au CHU de Nancy.
04:50Je suis allée auprès d'elle, il était à peu près 10 heures du matin.
04:54Et quand je l'ai quitté le soir, 22 heures, le parking, j'ai payé 36 euros.
05:0236 euros pour 10 heures donc ?
05:0412 heures.
05:0512 heures ?
05:06Voilà.
05:07Alors actuellement, je ne sais pas combien je paierais, je ne sais pas le savoir.
05:11Mais 36 euros, voilà, 72 heures pour une journée, c'est quand même pas donné.
05:17Et vous dites que c'est même du vol ?
05:20Oui, oui, c'est ce que j'ai dit.
05:21Oui, oui, je trouve que c'est du vol, il ne faut pas exagérer.
05:23En plus, le parking sur lequel j'étais, il n'avait même pas de revêtement.
05:28C'était du sable pressé, cassé.
05:30Ben voilà, actuellement, je ne sais pas où est-ce qu'on en est, mais on ne se demande pas non plus d'avoir un tapis rouge sur le parking.
05:39Mais 36 euros pour 12 heures, c'est une folie, vraiment.
05:43Quand on accompagne des enfants, elle est restée hospitalisée une semaine, ma petite fille, donc elle a besoin, de toute façon, il y a eu un adulte en permanence auprès d'elle.
05:53Et avec pas le choix que de se garer sur ce parking en plus, j'imagine.
05:56Il y a un autre parking, mais il n'a pas une capacité suffisante pour accueillir le nombre de visites et d'accompagnants, bien sûr, parce qu'il y a le coût financier, mais le coût psychologique aussi, quand même.
06:11Bon, là, pour l'instant, on parle du coût financier, mais c'est quand même, c'est aberrant, c'est aberrant.
06:17Bon, elle va mieux, votre petite fille, Elisabeth ?
06:19Oui, oui, bien sûr, c'était quelque chose d'aiguë, voilà, il n'y a pas de soucis.
06:23Mais heureusement encore, je vais vous dire, parce que si c'est quelque chose qui doit se renouveler régulièrement, c'est quand même pas rien.
06:32Et c'est un peu comme, j'allais dire, une double peine, on est déjà...
06:36Complètement, voilà, bon, le coût financier, c'est pas mal, bon, le psychologique, bien sûr, c'est autre chose, mais franchement, vous vous rendez compte, 36 euros,
06:47vous retirez ça sur un signe, et vous le multipliez par une semaine d'hospitalisation ?
06:52Non, vous avez raison, on n'est pas remboursé de ça.
06:58Elisabeth, restez avec nous, on va accueillir Jean-Paul. Bonjour Jean-Paul.
07:01Bonjour.
07:02Vous aussi, c'est la première fois que vous nous appelez, bienvenue sur RTL.
07:05Merci.
07:05Vous êtes un sirvier ?
07:06Oui, c'est la première fois. Oui, absolument, je suis un fermier anesthésiste.
07:09Où ça, à Rouen, c'est ça ?
07:10Au CHU de Rouen, tout à fait.
07:12Bon, et alors, le parking, il est payant au CHU de Rouen ?
07:16Oui, alors en plus, le problème chez nous est multifactoriel.
07:19Alors, je rejoins ce que disait Elisabeth à l'instant, mais également, on n'est quand même pas sur le CHU de Rouen,
07:24sur des tarifs parisiens ou de régions parisiennes, entendons-nous.
07:27De toute façon, c'est, quoi qu'il arrive, toujours trop cher.
07:30Mais sur Rouen, les pouvoirs politiques ont fait le choix de garder un hôpital en centre-ville,
07:35ce n'est pas la discussion.
07:36Ce qui est sûr, c'est qu'on a une vraie problématique entre les soignants, qui doivent venir travailler tous les jours,
07:42où ils ont vu les parkings s'amoindrir.
07:45Et puis, on a plus récemment une privatisation des parkings au niveau du CHU,
07:49que ce soit l'intérieur des parkings du CHU comme d'un parking à étage sur le devant,
07:53qui ont un peu poussé le corps médical ou les soignants aux alentours et dans les rues parallèles,
07:58qui ont forcément tout engorgé et qui, du coup, nous prend un peu à la gorge.
08:04Et vous avez une idée du tarif ?
08:07Alors, vous me prenez un peu de cours parce que j'ai réagi en direct à votre émission,
08:12j'étais dans mon véhicule.
08:13C'est le principe, c'est très bien.
08:15Exactement.
08:16Je me suis évidemment garé, mais je n'ai pas eu le temps d'aller consulter les grilles tarifaires.
08:20Je n'ai que le retour d'une collègue qui m'a dit,
08:22j'ai envoyé rapidement un SMS qui me dit, moi, je paye 36 euros par mois,
08:26mais c'est en fonction de notre localisation.
08:30Plus on a habité loin, moins ça va être cher.
08:32Plus on va habiter proche, plus le parking va être cher.
08:33Parce que vous avez droit, et je mets de gros guillemets,
08:35à un tarif préférentiel parce que vous êtes soignant dans cet hôpital, c'est ça ?
08:39Exactement, c'est ça.
08:40Alors, on a accès, pour être bien clair,
08:43on a accès à un parking qui n'est pas payant pour le personnel,
08:46qui a vu sa capacité d'accueil se réduire au fur et à mesure des années.
08:51Moi, je suis au CHU depuis 2007.
08:52Je pense que la capacité n'a pas été divisée par deux, mais pas loin.
08:57Donc, forcément, ça contraint les personnels soignants
08:59de pouvoir venir travailler sereinement,
09:02puisque soit il faut arriver beaucoup plus tôt.
09:05Pour ceux qui sont d'après-midi, souvent très, très tôt,
09:08pour être sûr d'avoir une place.
09:10Donc, ça vous renvoie sinon beaucoup plus loin.
09:12Il faut marcher 10, voire 15 minutes pour pouvoir rejoindre l'entrée du CHU,
09:16peut-être même parfois beaucoup plus.
09:18Et donc, forcément, pour les soignants,
09:20c'est difficile au quotidien dans la gestion du plan.
09:24Et tout ça, Jean-Paul, vous dites que c'est parce que le parking a été privatisé.
09:29Avant, c'était le parking de l'hôpital.
09:31Alors, il y a une partie du parking de l'hôpital,
09:34en tout cas, dont les soignants ont la jouissance,
09:37qui, lui, est gratuit, mais limité en place,
09:39donc forcément contraignant en termes d'horaire.
09:42Et puis, il y a une partie privée,
09:43qui est l'intérieur du CHU et un parking payant à étage,
09:46qui, donc, a été privatisé récemment avec une envolée tarifaire
09:51que, là, je ne peux pas vous donner...
09:53Non, non, bien sûr, mais...
09:55Mais, effectivement, qui a pris un peu la gorge.
09:58Alors, nous, on a été, avec mon épouse, récemment pris comme usagé,
10:06puisque notre enfant a été hospitalisé pendant 7 jours.
10:08et on s'est rendu compte qu'on n'a pas été prendre des places
10:12sur le parking du personnel, donc on a pris le parking payant.
10:15Et à ce moment-là, de mémoire, ça devait être 17,10 euros,
10:18quelque chose comme ça, par journée d'hospitalisation.
10:21Donc, on n'est effectivement pas sur des tarifs parisiens,
10:23mais il faut quand même remettre ça dans le contexte
10:26où, sur la semaine, vous payez, allez, à la louche carré,
10:2918 euros par jour pour venir voir votre enfant hospitalisé.
10:31Et vous n'allez évidemment pas rester une ou deux heures, quoi.
10:34Et puis, vous n'avez pas forcément le...
10:36Enfin, vous n'avez pas la possibilité ou le choix.
10:37Vous parlez de cet hôpital de Caen qui est en plein centre-ville.
10:40D'aller vous garer ailleurs, dans les rues adjacentes.
10:43Merci beaucoup, Jean-Paul, pour votre témoignage.
10:47J'espère que vous nous rappellerez sur d'autres sujets.
10:49Mais n'hésitez pas, comme Jean-Paul a composé pour la première fois le 3210,
10:52comme Elisabeth aussi.
10:54Et on va accueillir encore une autre nouvelle dans un instant.
10:57Sylvie, hospitalisée 5 jours, le tarif annoncé, c'était 230 euros.
11:02Juste pour le parking, à tout de suite.
11:05Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL.
11:07Ou appelez-nous au 3210.
11:0950 centimes la minute.
11:12Amandine Bégaud.
11:13RTL Midi.
11:14Les auditeurs ont la parole.
11:15Et on évoque cette question des parkings d'hôpitaux qui coûtent de plus en plus cher.
11:22On évoquait ce problème à Bordeaux, tout à l'heure, avec Philippe Demaria.
11:27Mais c'est le cas aussi à Rouen.
11:29Et notre auditeur nous le disait.
11:32Et dans tout un tas d'autres villes.
11:35Bonjour Victor.
11:35Bonjour Amandine.
11:36Bonjour à tous.
11:37On a beaucoup, beaucoup de messages sur la question.
11:39Exactement.
11:39Sur notre page Facebook, Thierry nous écrit.
11:41La construction des parkings dans les hôpitaux ont été confiées à des entreprises privées.
11:45Et en contrepartie, elles ont la gestion de ces parkings.
11:47Le système est donc peut-être à revoir.
11:49Et puis Philippe, on ne choisit pas d'avoir quelqu'un de malade.
11:52Et on ne choisit pas non plus de devoir aller à l'hôpital.
11:54Faire payer les parkings, c'est juste honteux.
11:56Et c'est un sujet qui agite notre classe politique, puisque les députés de la Commission des Affaires Sociales ont validé une proposition de loi socialiste visant à rendre gratuits les parkings d'hôpitaux pour les patients et pour le personnel hospitalier.
12:09Ça, c'était la semaine dernière.
12:12Et ce texte doit être examiné dans l'hémicycle dans les tout prochains jours.
12:17Bonjour Sylvie.
12:19Oui, bonjour Amandine.
12:21Et bienvenue.
12:23Vous aussi, c'est la première fois que vous nous appelez.
12:24On a plein de petits nouveaux et j'en suis ravie aujourd'hui sur RTL.
12:28Vous nous appelez de Lyon, Sylvie.
12:30Oui, c'est ça.
12:32Et sensibilisée, puisque moi, ça s'est passé en début d'année où je me suis rendue aux urgences.
12:40Et j'y suis restée.
12:41J'y suis restée cinq jours à l'hôpital.
12:44Et en partant, j'ai payé mon parking.
12:47J'allais payer mon parking.
12:50Et par chance, le personnel hospitalier m'a demandé si je partais en ambulance.
12:57Et je leur ai dit que non, que j'étais venue avec ma voiture perso, que je repartais avec ma voiture.
13:02Donc, il y a une infirmière qui a été sympa, qui m'a donné un ticket et qui m'a dit, avant de payer le parking,
13:11vous allez à l'accueil et vous leur donnez cette carte.
13:14Et en fait, elle a été sympa parce qu'à l'accueil, ils m'ont montré que si j'avais payé avec le ticket que j'avais pris en rentrant aux urgences,
13:24j'aurais payé 230,90 euros.
13:27230 euros pour cinq jours ?
13:29Pour cinq jours.
13:31Et grâce à la carte que m'a donnée le personnel hospitalier, j'ai payé un forfait de 40,90 euros.
13:38Ah oui, effectivement, elle a été sympa de vous donner cette carte.
13:44Mais c'est quand même un scandale.
13:45230 euros pour cinq jours, juste pour un parking, alors même que vous étiez hospitalisée aux urgences, c'est ça ?
13:51Ah ben oui, oui, je suis allée aux urgences parce que voilà, j'avais un problème.
13:55Et c'était un sacré problème puisqu'ils m'ont gardée cinq jours en service hospitalier.
14:02Et maintenant, j'y retourne pour des examens, ben il faut encore payer, quoi.
14:07Et quand vous y allez juste pour des examens, vous avez une idée du coût ? Je ne sais pas pour...
14:13Combien j'ai payé ? Pour une demi-heure, j'ai payé 1,90 euros.
14:17Pour une demi-heure ?
14:18Oui.
14:19Ah oui ?
14:19Une radio.
14:20Oui, juste une radio, voilà.
14:24Et quand vous avez découvert ce prix de 230 euros pour cinq jours, c'était quoi votre sentiment ?
14:30Vous avez dit quoi ?
14:31Ah ben j'ai failli m'étrangler.
14:34Ben c'est-à-dire que la personne de l'accueil, parce qu'ils ont fait un emplacement d'accueil et parking,
14:43parce que ce qu'il faut savoir, c'est juste des barrières, hein ?
14:46Oui.
14:46C'est pas des parkings neufs, hein ?
14:48Donc après, une fois qu'on passe la barrière, il faut se débrouiller à trouver une place, hein ?
14:53Alors si c'est à côté du pavillon, vous devez être, tant mieux.
14:56Mais si c'est plus loin, ben vous marchez.
14:59Sylvie, restez avec nous, parce que je vais vous faire dialoguer avec les auditeurs.
15:03On va accueillir José d'abord.
15:04Bonjour José.
15:06Oui, bonjour.
15:07Vous nous appelez d'où José ?
15:08Alors, je vous appelle d'un petit village près de Pont-à-Mousson, donc à 35 kilomètres du CHU de Nancy-Bravoix.
15:18Votre mari a été hospitalisé, je crois.
15:20Ah, c'est mon mari qui a été hospitalisé pendant 14 jours.
15:23Et tous les jours, je passais à la caisse et je regardais, parce que j'ai gardé le détail, une journée, une journée de même pas 5 heures.
15:37J'allais le voir tous les après-midi.
15:39Et donc, pour moins de 5 heures, je payais 27 euros.
15:4427 euros pour moins de 5 heures ?
15:4627 euros, voilà.
15:47Dont une heure gratuite.
15:49Ils affichaient un spa.
15:50À ce prix-là, ils peuvent faire une heure gratuite, pardon.
15:52Voilà, ils sont larges.
15:54Et en fait, oui, pendant 14 jours, j'ai payé 301 euros et quelques, voilà.
16:03Vous avez le même sentiment que Sylvie ? C'est quoi ? C'est du vol, du raquette ?
16:07Ah, bien sûr, bien sûr.
16:08Et puis, il y a une personne qui a parlé avant le monsieur, le précédent, elle parlait aussi du CHU de Nancy-Bravoix.
16:17Et c'est vrai que le parking, si vous arrivez à 7 heures du matin, vous avez peut-être une chance de trouver une place devant l'entrée.
16:27Sinon, c'est un no man's land, le parking.
16:30C'est de la terre, de la boue.
16:32Il tombait, il pleuvait.
16:33C'était une période où il pleuvait.
16:34Et vous vous garez où il y a de la place.
16:38C'est-à-dire que c'est souvent, il vous faut presque moitié du mal à marcher, dix minutes de marche pour arriver à l'entrée.
16:45Et le soir, enfin le soir, parce que j'allais le voir les après-midi, je payais 27 euros, 22,50 euros, 24 euros.
16:53Et j'ai gardé, ça tombe bien, parce que j'ai gardé les paquets, parce que je voulais écrire à la société qui gère ce parking.
17:03Oui, ce n'est pas l'hôpital qui gère, là, en l'occurrence.
17:05Mais je sais très bien.
17:06Et je sais que nos maires de vendeurs et de Nancy aussi ont fait une intervention, parce que c'est vrai que ce n'est pas possible.
17:14Donc, 300, moi, ça m'a coûté 300 euros pour 14 jours.
17:18Mon mari doit y retourner encore, mais on ne peut rien faire d'autre.
17:22On ne peut rien faire d'autre.
17:23José, merci pour votre témoignage.
17:26Restez avec nous, on va accueillir Morgane.
17:27Bonjour.
17:28Bonjour.
17:29Vous nous appelez d'où, Morgane ?
17:30Alors, du Pas-de-Calais.
17:31Et vous, ça vous fait bondir, ce débat ?
17:35Alors, en fait, ça me fait bondir pour deux raisons.
17:38Après, je peux comprendre.
17:40En vous écoutant, j'entends de plus en plus que les parkings, eux, ne sont pas gérés par hôpitaux.
17:44Mais c'est ça.
17:44Et c'est ce que je voulais vous dire.
17:45Il n'y a qu'un quart des parkings, aujourd'hui, d'hôpitaux en France qui sont gérés par les hôpitaux.
17:50Un quart seulement.
17:51Voilà.
17:52Et il est là, le problème.
17:53En fait, le problème n'est pas de le payer.
17:55Parce que je pense qu'on va déjà à la santé gratuite en France.
17:58C'est-à-dire qu'on va passer une radio, on fait un examen, on va aux urgences, on ne paye rien en France.
18:03C'est énorme.
18:04Mais le problème, là, Morgane, c'est que ça ne va pas dans la poche de l'hôpital.
18:07Il est plus là, le problème, en fait.
18:10C'est que les hôpitaux sont laissés prendre par les sociétés privées.
18:14Et en fait, l'argent qui aurait dû être payé par les parkings, parce que quand j'entends des soignants qui payent, ça me rend fou.
18:23C'est oui, quand on connaît les salaires d'un infirmier, d'aides-soignants, etc., si en plus on les fait payer plein pot.
18:31Voilà, et en fait, les hôpitaux avaient une masse pour dire, ben voilà, là, on a de l'argent à générer et on va peut-être pouvoir payer les heures sup' à nos infirmières, à nos aides-soignantes qu'on paye aux lancières.
18:41Et au final, on l'a donné à des grosses sociétés qui, eux, se font du bénéfice dessus.
18:45Il est là, le problème.
18:46Je pense que plus que le fait que moi, ça ne me dérange pas.
18:49Alors, j'entends...
18:50Et vous en doutez Sylvie, par exemple.
18:53Sylvie, 5 jours aux urgences, donc en fait, elle ne se sent pas bien.
18:55Elle va aux urgences, pensant sans doute en sortir plus vite que ça.
19:00Il reste 5 jours.
19:01230 euros pour Sylvie, je viens de faire la division, ça fait 46 euros par jour.
19:05C'est cher quand même.
19:06Alors, c'est cher.
19:08C'est très cher.
19:09On est dans un cas où on est bloqué aux urgences.
19:13Je ne sais pas si après, on peut toujours avoir des proches, mais comme elle a dit, il y a un forfait.
19:17Il y a un forfait parce que les soignants lui ont donné.
19:21Parce que je pense que si c'est une société privée, ils en ont un à fait.
19:23Ben oui, oui, c'est ça.
19:24Le forfait, c'est parce qu'un soignant lui a donné sa carte.
19:26C'est parce que, voilà.
19:27Mais s'il s'était géré par les hôpitaux, ça serait géré comme ça.
19:31Maintenant, j'entends plus tard vos auditeurs, je viens voir quelqu'un.
19:35Quand vous vous garez en ville parce que vous allez boire un thé avec votre ami ou quoi,
19:40ça ne vous dérange pas de mettre 5 euros dans le parc-mètre ?
19:43Mais ce n'est pas le même coût.
19:44Il y a une différence entre 5 euros et 27, par exemple.
19:46Ah ben, prenez un parking.
19:48Alors, vous êtes sur Paris.
19:49Moi, je prends un parc-mètre sur Arras.
19:51On a une heure gratuite.
19:53Et après, il me semble que l'heure est à plus de 3 euros.
19:56L'heure à Arras.
19:57Mais par exemple, si je reprends Josée.
19:59Regardez, Josée, elle va avoir son mari 5 heures par jour.
20:02Une heure gratuite, ça fait 4.
20:044 heures à payer.
20:05Vous m'avez dit combien le parc-mètre à Arras ?
20:08À Arras, il me semble que c'est 3 heures.
20:093 euros.
20:104 fois 3, ça fait 12.
20:12Ça ne fait jamais que 12 euros.
20:13Là, elle paye 27.
20:14C'est quand même abusé.
20:15Non, mais parce que c'est géré par des entreprises qui ont décidé de s'en mettre
20:18plein, parce que les parties ne sont pas en mauvais état, ils ne sont pas entretenus.
20:22On pourrait le tolérer si c'était géré par l'hôpital.
20:25Alors, c'est pour ça, je n'avais pas, comme j'appelais tout à l'heure, je n'avais
20:28pas toutes les informations.
20:30Mais je ne comprends pas déjà que les hôpitaux, on dit, tiens, on a du terrain, on va gérer
20:35ça par des entreprises où il n'y a pas de gardien, il n'y a pas d'entretien, il
20:39n'y a pas de vidéosurveillance.
20:42C'est même de la boue, disait Josée.
20:44Voilà, c'est le maintien de deux barrières, l'entretien de deux barrières, c'est là
20:49où les hôpitaux du public, encore une erreur de nos dirigeants politiques.
20:56Pourquoi on ne dit pas gérer les hôpitaux et ce qui est gagné, ça nous permet d'entretenir
21:01la barrière qui marche et puis de payer un petit peu, peut-être un petit peu mieux
21:05tout le monde aussi.
21:06Et ça, peut-être qu'effectivement, on l'entendrait plus.
21:09Merci beaucoup, Morgane, pour votre appel.
21:11On va accueillir Samuel.
21:12Bonjour, Samuel.
21:13Oui, bonjour.
21:14Vous nous appelez du Havre.
21:16Oui, donc moi, je vais parler du cas de l'hôpital du Havre.
21:20Donc, le parking est géré par l'hôpital.
21:22Ah, très bien.
21:23Et donc, l'année dernière, en 2025, le temps de gratuité du parking était de 1h30.
21:28Et sans avertir les patients, au 1er janvier, ils ont passé la gratuité à 1h et le prix de l'heure du parking est de 3,50.
21:39Et avant, c'était 3,50 déjà ?
21:42Avant, non, c'était beau cher.
21:45Et les tickets qui se sont distribués encore au début d'année dans les parkmets étaient temps de gratuité 1h30.
21:53Ce qui n'était pas du tout effectif, ce que je considère, moi, à une escroquerie.
21:57Et donc, je me suis permis de faire un courrier à l'hôpital en leur demandant s'ils ne prenaient pas les patients pour des vaches à l'aie.
22:07Et ce qui m'a été répondu, c'est que la sécurité de l'hôpital coûtait très cher.
22:13Or, en 2025, pendant plus de 6 mois dans le parking souterrain de cet hôpital, il y a eu des voitures abandonnées et désossées qui étaient des pures carcasses.
22:25Je les ai allées plusieurs fois au service de sécurité de l'hôpital.
22:29Pendant 6 mois, ils n'ont justement rien à faire.
22:33Et quand j'ai fait de l'aide directement à la direction de l'hôpital en disant, si ça met le feu dans votre parking, je vais me permettre d'avertir la presse.
22:40Et bien, 3 jours après, les voitures étaient enlevées par les forces de l'ordre.
22:44Ah bah, ça a marché ! Efficace, Samuel, bravo !
22:47Donc là, moi, je suis en train de voir pour monter carrément un collectif des visagers de l'hôpital, parce qu'ils se foutent royalement de la figure des patients.
22:56On ne va pas à l'hôpital pour faire du commerce, ni du tourisme, on y va pour se soigner.
23:01Et Samuel, quand je vois le nombre d'appels qu'on a eu aujourd'hui sur ce sujet, je pense que votre collectif, vous pouvez le monter et l'élargir au-delà du Havre, si je peux me permettre.
23:08Et je crois que M. Jean-Paul Lecoq, député, va faire passer un amendement pour que les parkings soient gratuits.
23:14C'est ça, c'est ce que je disais, un texte, une proposition de loi socialiste qui a été validée en commission la semaine dernière à l'Assemblée,
23:21et qui doit d'ailleurs être débattue cet après-midi.
23:23L'idée, c'est de rendre les parkings gratuits pour les patients et pour le personnel soignant.
23:29On aura l'occasion d'en reparler, tiens, on verra si c'est adopté ou pas cet après-midi.
23:33Merci beaucoup Samuel pour votre appel, merci à Morgane également, Sylvie aussi, c'était votre premier passage.
23:40Rappelez-nous Sylvie sur d'autres sujets.
23:44Merci.
23:44Merci à vous.
23:46Dans un instant, on va parler de tout à fait autre chose avec la question du devoir conjugal.
23:51Et puis à 14h, comme chaque jour, vous avez rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard.
23:54Bonjour Jean-Alphonse.
23:55Bonjour Amandine.
23:56L'heure du crime, et aujourd'hui vous nous emmenez à Dijon avec l'affaire Marion Bouchard.
24:02Marion Bouchard, 21 ans, jolie, souriante, très amoureuse de son compagnon Fabien.
24:07C'est un couple fusionnel à l'hiver 2012, plus de nouvelles de Marion, personne, ses amis, sa famille, elle a disparu.
24:13Son téléphone est sur messagerie, c'est un mystère total parce que ça ne ressemble pas du tout à cette jeune femme.
24:18Et pour rajouter à ce mystère, dans cette histoire que vous allez voir qui est tout à la fois très sombre, tragique et étonnante,
24:23pour rajouter à ce mystère, c'est son compagnon qui lui aussi va disparaître et devenir du coup suspect.
24:30Parce que effectivement, c'est un petit peu bizarre.
24:34Et si ce garçon était un tout autre individu que un amoureux transi, comme tout le monde le décrit,
24:41s'il avait un masque et que ce masque soudain tombe, c'est une possibilité.
24:46Qui a fait vraiment disparaître Marion et puis que s'est-il passé ?
24:50Où est-elle ?
24:50Grande question.
24:51Vous avez toutes les réponses dans l'heure du crime.
24:55Marion Bouchard, un tueur dans l'appartement.
24:58Heure du crime, 14h.
25:00RTL évidemment.
25:01A tout à l'heure.
25:01A tout à l'heure Jean-Alphonse, on sera là à 14h.
25:04Dans un instant, sujet douloureux, trop souvent tabou, la question du viol conjugal.
25:10Les députés, je vous le disais, examinent un texte pour bannir définitivement la notion de devoir conjugal.
25:16Ça n'existe plus dans les textes, mais le flou juridique persiste.
25:19persiste, on en parle dans un instant.
25:21A tout de suite.
25:22Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
25:27Merci d'écouter RTL.
25:39RTL, votre radio.
25:4312h30, 14h.
25:44RTL midi, les auditeurs ont la parole.
25:46J'ai été mariée à mon premier mari, il y a 40 ans de cela.
25:52Il avait des besoins sexuels très fréquents, moi j'en avais moins et il me forçait à faire l'amour.
25:58Il me faisait du chantage et tout dépendait de ça pour son humeur.
26:02Je me laissais faire et puis après j'allais me laver parce que j'avais l'impression d'être salie.
26:06C'était très difficile pour moi, mes enfants n'ont jamais rien su.
26:09Le témoignage de Marie qui vient de nous laisser ce message au 3210, on évoque la question du devoir conjugal et du viol conjugal.
26:17Pourquoi ? Parce que les députés examinent aujourd'hui à l'Assemblée nationale un texte qui vise à bannir définitivement cette notion de devoir conjugal.
26:25Pour qu'on y comprenne vraiment quelque chose, Jean-Alphonse Richard, à la gentillesse de rester avec nous pour nous expliquer ce petit point de droit.
26:33Le devoir conjugal, Jean-Alphonse, c'est une notion qui n'existe pas dans les textes, qui n'a jamais existé d'ailleurs ?
26:38Non, non, qui n'a jamais existé.
26:39Mais alors là, c'est assez étonnant, la loi française, comment elle peut être modifiée finalement et être amendée tout simplement par l'usage.
26:49A savoir que par exemple, pendant des années, on parlait de crime passionnel.
26:52Aujourd'hui, on ne dit plus crime passionnel, on dit plutôt d'ailleurs féminicide.
26:55Et ce n'est pas une mauvaise chose.
26:56Crime passionnel, ça voulait dire qu'effectivement, le mari et la femme ne s'entendaient pas.
27:00Mais en fait, ils s'aimaient et puis le mari aurait tué sa femme ou d'ailleurs la femme aurait tué le mari au nom du crime passionnel.
27:07Mais ça, ça n'existe pas.
27:08Et ils étaient acquittés à l'époque ?
27:09Et les maris étaient quasiment, alors il y a évidemment bien des années, mais quasiment très souvent acquittés ou avec des peines vraiment infimes.
27:18Et pour le devoir conjugal, c'est la même histoire.
27:20Voilà, et donc il y a cette espèce d'excuse parce que ça se passe dans le foyer.
27:24Chacun doit remplir sa mission au sein du foyer, au sein du couple.
27:28Quelle mission ? On peut d'ailleurs se le demander.
27:30On entend l'auditrice qui dit qu'elle a été quasiment violée.
27:33Oui, c'est un viol.
27:34Voilà, par son mari.
27:35Mais là, sous couvert effectivement d'une espèce d'union où chacun a son devoir à apporter.
27:41Ça ne marche pas comme ça.
27:42C'est une interprétation des magistrats ?
27:44Alors, honnêtement, je ne sais pas.
27:46Il faudrait avoir les historiens de la justice comment cette notion a fini par s'imposer et s'incruster.
27:52D'ailleurs, ça serait bien si quelqu'un pouvait nous appeler là-dessus parce que ça, c'est intéressant.
27:55Au fil des années, comment ça a pu s'installer.
27:58Mais effectivement, le fait est, c'est que c'est passé dans l'usage.
28:01Et heureusement, on est en train sans doute de le balayer aujourd'hui.
28:03Merci beaucoup, Jean-Alphonse, pour toutes ces précisions.
28:05Et à tout à l'heure, bien sûr, 14h pour l'heure du crime.
28:08Lucie, bonjour.
28:09Oui, bonjour.
28:11Merci de nous avoir appelés.
28:12C'est d'ailleurs la première fois, je crois, que vous nous appelez pour prendre la parole sur RTL.
28:17Vous avez connu ces situations-là, vous, Lucie ?
28:20Oui, j'ai connu ces situations-là et je veux témoigner pour toutes les femmes qui le subissent aussi, car c'est un sujet tabou.
28:27J'ai eu un mari qui, pendant un peu moins de 10 ans, m'a imposé des relations sexuelles, alors que je n'en avais pas spécialement envie.
28:39Et pour lui, j'étais sa chose, sa femme.
28:44C'était un mariage catholique et il jouait un peu le chef de famille.
28:48Et j'étais sa femme, ils estimaient que j'étais sa femme et que je devais, je suis désolée, je tremble parce que c'est difficile pour moi.
28:59Je devais lui être soumise et il me reforçait en me rabaissant, en me disant que si j'étais sa femme, je devais le faire et que je n'étais pas normale
29:09et que les autres femmes dans tous les autres couples faisaient exactement ce que leur mari leur demandait.
29:14Et il insistait à chaque fois, enfin vous n'aviez pas le choix ?
29:20Non, je n'avais pas le choix parce que sinon je savais qu'obligatoirement après il allait faire la tête, qu'il allait être désagréable.
29:29Et très honnêtement, j'appréhendais les samedis soirs après un dîner ou une sortie parce que je savais que le samedi soir ou le dimanche matin, en gros, j'allais y passer.
29:42Et ça a duré dix ans, vous disiez ?
29:46Ça a duré moins de dix ans, oui, une petite dizaine d'années.
29:51Mais j'imagine que c'est un cauchemar.
29:55On appréhende les week-ends.
29:58On appréhende les week-ends et on essaye de trouver des excuses.
30:03Quoi par exemple comme excuse ?
30:05Par exemple, le dimanche matin, plutôt que de dormir, je mettais mon réveil plus tôt que lui.
30:11Comme ça, quand il se réveillait, j'étais déjà debout à m'occuper des enfants.
30:16Et comme ça, au moins, vous évitiez ça.
30:19Vous disiez, Lucie, je veux en parler pour plein de femmes parce que c'est un sujet dont il faut parler.
30:27Vous avez regretté, vous, de ne pas pouvoir en parler à quelqu'un ?
30:30D'ailleurs, peut-être que vous avez pu en parler à quelqu'un, je ne sais pas.
30:32Alors moi, je n'en ai jamais parlé.
30:34Et j'en ai parlé il y a six mois à un couple d'amis avec qui je me sentais bien.
30:43Et également à mon nouveau compagnon qui se rendait bien compte qu'à un moment, il y avait un problème.
30:50Et oui, j'ai lâché le morceau.
30:53Et je pense qu'effectivement, c'est un sujet qui est totalement tabou.
30:59Je pense que les femmes ont peur d'en parler et estiment qu'elles ne sont pas normales et qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas chez elles.
31:10Moi, c'est vraiment ce que mon mari essayait de me faire comprendre.
31:14C'était moi qui n'étais pas normale.
31:16C'était il y a combien de temps, ça, Lucie ?
31:18C'était il y a 15 ans.
31:22Oui, donc ça ne fait pas...
31:24S'il y a 15 ans que ça s'est terminé ou...
31:26Oui, il y a 15 ans que ça s'est terminé.
31:29Il y a 10-15 ans que ça s'est terminé.
31:31Ça vous a soulagé, Lucie, d'en parler ?
31:33Oui, beaucoup.
31:35Et même là, de témoigner, je pense que ça ne peut que faire du bien à moi et aux autres.
31:43Et je pense effectivement que vous aidez plein d'auditrices qui nous écoutent.
31:49Lucie, restez avec nous.
31:50Je le disais et vous le rappeliez, c'est un sujet extrêmement tabou dont on parle très peu,
31:54mais c'est important de vous entendre toutes sur ce sujet.
31:58On va accueillir d'autres auditrices, Lucie, mais je vous propose de rester avec nous pour pouvoir échanger.
32:02A tout de suite.
32:02Marie, je l'ai rencontrée à 20 ans et pendant plusieurs années,
32:20il a considéré qu'il était tout à fait normal que le devoir conjugal pour moi devait être régulier.
32:26Souvent, c'était pénible.
32:27Il y avait toujours la peur d'être abandonnée si je n'acceptais pas,
32:30surtout qu'on avait deux enfants.
32:32Il y a même eu un épisode de viol, clair, puisque le consentement, il n'y en avait aucun.
32:37J'ai dit non.
32:38Aujourd'hui, je suis en cours de divorce et j'espère que ça sera bientôt terminé.
32:42Le témoignage de Linda au 3210.
32:46Et vous êtes nombreuses à prendre la parole sur cette question de devoir conjugal.
32:50Jean-Alphonse Richard nous le rappelait, ça n'existe pas dans les textes.
32:54Mais oui, il y a bien un flou juridique qui persiste.
32:57Les députés examinent aujourd'hui un texte pour bannir définitivement cette notion de notre société.
33:07Et on en parle avec vous, Marie.
33:09Lucie est toujours avec nous.
33:10On va accueillir Marie.
33:11Bonjour, Marie.
33:12Bonjour.
33:13Je suis très émue.
33:14Mais c'est normal et encore une fois, comme je le disais à Lucie, et c'est même Lucie qui le disait,
33:20cette question elle est taboue, mais je pense que c'est important qu'on en parle aussi.
33:23C'est important que vous en parliez pour d'autres auditrices aussi, vous les aidez, j'imagine.
33:30Expliquez-nous ce qui vous est arrivé, Marie.
33:31Moi, je me suis bien reconnue dans le témoignage de Lucie.
33:36J'ai connu mon ex-mari, j'avais 16-17 ans, on s'est mariée, j'avais 20 ans.
33:43Et bon, les deux, trois premières années, ça pouvait aller.
33:47Et puis après, c'était des relations obligées, obligées.
33:54Avec du chantage à la clé, que si je ne me laissais pas faire,
33:58admettons s'il y avait un baptême, un anniversaire, ça se passerait très mal.
34:02Ça se passerait très mal.
34:03Oui, oui.
34:05Il faisait la tête, il ne parlait à personne, ça se passait mal.
34:10Donc, pour que ça se passe bien par rapport aux enfants, je faisais.
34:14Et comme elle vous l'a dit, moi, je voyais arriver les fins de semaine,
34:17j'étais malade, je savais que j'allais y passer.
34:23Alors, dans la semaine, soit je me couchais plus tôt,
34:25et je me faisais pas mal de dormir, mais bon, ça ne le gênait pas.
34:29Soit je me couchais vraiment longtemps après lui, pour pas qu'il me touche.
34:34Et après, s'il y avait rapport, j'allais me laver.
34:38Vous alliez vous laver ?
34:39Ça fait que je ne supportais pas.
34:40Oui, j'allais sous la douche et je me lavais.
34:42Marie, vous avez le sentiment que c'était du viol ?
34:45Ah, c'était sale, c'était très sale pour moi.
34:48Très sale.
34:49Mon second enfant est né, malheureusement, à cause de ses relations,
34:55qui n'étaient pas amoureuses du tout.
34:58Voilà, j'ai décidé de le garder, mais bon, ça a été très difficile,
35:02une grossesse très difficile.
35:03Et ça a duré combien de temps, Marie ?
35:05Alors moi, j'ai été mariée 14 ans.
35:07Et ça a duré pendant 14 ans ?
35:10Oh oui, oui, oui, c'était tout le temps.
35:12À midi, il est rentré, s'il avait envie, contre le mur, allez, contre le mur.
35:18Voilà, pour lui, c'était tout à fait normal.
35:22Marie, restez avec nous, on va accueillir Vigdis Maurice Herrera.
35:25Bonjour.
35:26Bonjour.
35:27Vous êtes la présidente de la plateforme Opal.care,
35:30qui est une plateforme du diagnostic des violences conjugales,
35:33et la présidente de l'association des tricoteuses hystériques.
35:38On comprend bien sûr l'humour.
35:40On vous a entendu ce matin dans un des reportages d'Hermine Leclerc.
35:44Et je voulais, enfin, moi je suis assez stupéfaite par le nombre d'auditrices
35:47qui nous appellent pour nous confier ces situations.
35:51J'imagine que vous, ça ne vous surprend pas ?
35:55Moi, je ne suis absolument pas surprise.
35:57Et ce qui est particulièrement significatif dans les témoignages que vous avez fait passer,
36:02c'est la similarité des histoires.
36:04C'est toujours les mêmes mécanismes qui sont en œuvre.
36:07C'est toujours sur des relations longues.
36:10Ça s'installe sur du temps qui est très très long.
36:12Le temps que l'emprise soit absolument totale.
36:16Et dans une honte absolue qui empêche de parler à d'autres personnes de ce qu'on traverse.
36:22Parce qu'en fait, on nous fait croire dans ces moments-là que ce sont nous,
36:26que nous sommes le problème, que si on n'apprécie pas,
36:30si on ne sait pas apprécier cette chose-là à sa juste valeur,
36:32c'est qu'on a un problème.
36:34Et si on a un problème, on n'en parle pas.
36:36Parce qu'on n'a pas envie que tout le monde sache qu'on a un problème.
36:38On est bien d'accord.
36:38Ce que nous décrivent chacune des auditrices, en fait, c'est un viol.
36:43On est bien d'accord.
36:44Tout ça, ce n'est pas un viol.
36:45C'est une multitude de viols qui s'étalent pendant des années et de manière quasi quotidienne.
36:52Et c'est ça qu'on impose aux femmes dans la plus grande impunité des foyers.
36:56Je disais, les députés examinent aujourd'hui un texte sur cette question-là.
36:59Que changerait ce texte concrètement ?
37:02Alors, normalement, le viol conjugal, c'est déjà prévu par la loi depuis les années 90.
37:10Et surtout, c'est une circonstance aggravante.
37:12Malheureusement, en fait, au-delà du reste, c'est la société qui considère toujours que c'est normal dans un couple,
37:18que ce sont des choses qui sont normales et que s'il n'y a pas de rapport sexuel, ce n'est pas un couple.
37:22Donc, en fait, ça, ça se traduit au niveau de la justice, ça se traduit au niveau de la police
37:27et c'est extrêmement, extrêmement difficile à faire condamner.
37:30Donc, il faudrait accompagner de cette loi qui serait un progrès au niveau des divorces, évidemment,
37:36mais l'accompagner d'une réelle formation sur le fait que, même dans le couple, oui,
37:41c'est un viol.
37:42Comme on l'a fait pour les féminicides, en fait.
37:45Tout à l'heure, Jean-Alphonse Richard comparait ça à la notion de crime passionnel
37:49qui a existé pendant des années et des années,
37:52et avec des compagnons, des maris qui étaient très souvent acquittés.
37:57Là, finalement, c'est la même chose.
37:59C'est exactement la même chose et c'est le grand tableau des violences conjugales.
38:02En 2024, et c'est à peu près similaire chaque année, il y a eu 4% de plaintes pour violences conjugales
38:08qui concernaient les faits de viols conjugaux.
38:11Et moi, sur ma plateforme Opal, je vais avoir des données sur les réponses des femmes.
38:18C'est anonyme, c'est gratuit.
38:19Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on est raccord avec tous les chiffres du ministère
38:23sur les milliers de femmes qui ont répondu, sauf pour les violences sexuelles.
38:27Là où le ministère a 4% de plaintes, moi j'ai 60% des personnes qui ont répondu à mon questionnaire,
38:34des femmes qui ont répondu au questionnaire de violences conjugales,
38:37qui sont victimes de viols conjugaux.
38:39C'est dramatique, c'est un gouffre.
38:41Merci beaucoup de nous avoir éclairés sur ce sujet.
38:46Lucie, vous êtes toujours avec nous.
38:47Vous entendez ce que disait à l'instant Vigdis, Maurice et Rera.
38:51Changer la loi, est-ce qu'à vos yeux, vous qui avez été victime de tout ça,
38:55ça pourrait changer quelque chose ?
38:57Je l'espère, mais quelque part, je n'en suis pas sûre.
39:04Parce que je pense qu'à l'heure actuelle, si vous interviewez mon ex-mari,
39:11il ne se pose aucun problème, il ne s'en sentira pas du tout concerné.
39:18Il pensera que c'était normal ce qu'il a fait ?
39:20Tout à fait.
39:21Marie, c'est votre sentiment aussi ?
39:23Ah oui, elle a entièrement raison.
39:25On ne connaîtra jamais que c'était un jour,
39:29pour eux, c'est tellement normal.
39:32Voilà, c'est normal.
39:34Tout l'urgence aussi de faire évoluer la société
39:37et d'apprendre ça à nos petits garçons,
39:42effectivement, comme on l'a fait sur tout un tas d'autres sujets.
39:45Marie et Lucie, restez avec nous.
39:47On fait une toute petite pause et on se retrouve dans un instant.
39:48Et on continue d'évoquer cette question de devoir conjugal,
40:06alors que les députés examinent aujourd'hui un texte visant à la bannir définitivement.
40:09Notions qui, je vous le rappelle, n'existent pas dans les textes,
40:12mais avec ce flou qui persiste.
40:15Et on le disait très bien tout à l'heure,
40:18finalement, c'est dans la société que cette idée s'est infusée.
40:22Et un certain nombre de femmes se retrouvent aujourd'hui à subir encore la pression de leurs conjoints
40:26pour obtenir des rapports sexuels non consentis,
40:30au nom de ce fameux devoir conjugal.
40:34Ce sont des viols et c'est comme ça qu'il faut le reconnaître.
40:37On va en parler avec vous, Gaëlle, bonjour.
40:39Oui, bonjour Amandine.
40:40Vous aussi, vous avez été confrontée à ce type de situation ?
40:44Oui, et Lucie et Marie ont dit l'essentiel.
40:49Et je pense qu'on doit avoir un âge à peu près commun.
40:51Je suis dans la cinquantaine et moi, c'était il y a 30 ans.
40:54Donc, j'avais la vingtaine.
40:56Et en plus de ça, j'étais en fait de droit.
40:59Et forcément, en droit civil, on étudiait les devoirs et obligations du mariage.
41:04Et il y avait cette fameuse communauté de vie.
41:07Alors, je ne me rappelle plus exactement comment était rédigé le texte à l'époque.
41:11Mais il y avait cette communauté de vie.
41:13Le prof détaillait ce qu'il y avait dans cette communauté de vie et apparaissait le devoir conjugal.
41:18Moi, déjà, à 20 ans, je me disais que c'est quand même bizarre.
41:21Mais bon, ça n'avait pas l'air de choquer les profs.
41:24En fait, pour eux, c'était tout à fait normal et entendable.
41:27Et je voyais qu'il y avait des décisions de justice qui prenaient partie contre les femmes qui se refusaient,
41:33par l'époque, c'est ce qu'on disait, pour accorder un divorce, en fait.
41:38Un divorce pour faute.
41:40Donc, j'étais vraiment pétrie de cette mentalité à l'époque.
41:42À l'époque où le consentement, on n'en parlait pas.
41:45C'était il y a 30 ans.
41:46Donc, il faut le remettre dans son contexte.
41:49Donc, pétrie de ces idées qu'on m'infusait à la fac de par les profs,
41:53qui avaient, à l'époque, quand même beaucoup d'autorité sur nous.
41:58Et puis, j'étais avec quelqu'un avec lequel je me suis mariée, du reste.
42:03Et il faut savoir que j'avais une maladie, que j'ai toujours,
42:06de l'endométriose qui rend, entre autres symptômes, les rapports sexuels extrêmement douloureux.
42:13Donc, oui, c'était plus souvent non pour moi que oui.
42:17Et ça, mon ex-mari ne le comprenait pas.
42:20Et moi, j'avais l'impression, au regard de ce qu'il me disait,
42:24au regard de la pression qu'il me mettait,
42:25que c'était moi qui étais anormale, comme l'ont très bien dit Lucie.
42:29Oui, il y avait du chantage chez vous aussi.
42:32Oui, il y avait du chantage.
42:33Ce n'était pas violent physique.
42:35Non, non, mais Marie disait, par exemple,
42:37il disait qu'il y avait un baptême le week-end prochain,
42:39je vais tirer la gueule et parler à personne.
42:41C'est ça, c'est insidieux.
42:42C'est très insidieux, en fait.
42:44Mais au final, le corps dit non, la tête dit non,
42:47et on le fait quand même.
42:48Et ça ruine un couple.
42:52Contrairement à ce que le mari pouvait penser,
42:54ça ruine un couple.
42:55Ça ruine la confiance en soi.
42:57J'en vois beaucoup rigoler en disant,
42:59ah ah, le viol conjugal, mais n'importe quoi.
43:02Eh bien, si, en fait, c'est une réalité.
43:04Et je vous ai appris pour ça.
43:06Forcément, ça me touche.
43:07Mais je ne pensais pas.
43:09Je suis effarée par le nombre de témoignages.
43:11Mais moi, je suis très impressionnée aussi.
43:13Je ne pensais pas que c'était à ce point-là.
43:16Oui, et c'est pour ça que j'ai appelé.
43:18Je me dis, je vais appeler.
43:19À mon avis, dans personne, je me trompe.
43:22Et j'aurais préféré me tromper.
43:24Je ne suis pas un cas exceptionnel.
43:26On n'en parle pas, entre amis, entre femmes.
43:29Vous n'en avez jamais parlé avec vos amis ?
43:30Non.
43:31Mon mari actuel est au courant, bien sûr.
43:34Bien sûr.
43:34Mais non, non.
43:37Je n'en ai jamais parlé.
43:39Ce n'est pas le truc qu'on raconte.
43:41Non, mais c'est pour ça que je trouve que c'est très important qu'on en parle.
43:44Et je vous trouve toutes très courageuses de témoigner.
43:46Mais je suis effarée par le nombre de...
43:48Ah oui.
43:49Et là où je suis un petit peu optimiste et que cette loi va peut-être aider,
43:54j'ai confiance dans la jeune génération.
43:56J'ai confiance aux jeunes femmes.
43:59Enfin, elles savent qu'elles consentement.
44:02Elles ne sont plus comme nous.
44:04Franchement, j'ai le bon espoir.
44:04Les garçons le savent aussi, peut-être.
44:06Oui.
44:06Avec leurs mamans.
44:08Oui.
44:08J'ai le bon espoir.
44:09Gaëlle, je voudrais aussi donner la parole à Julie.
44:11Bonjour Julie.
44:12Bonjour Amandine.
44:13Alors, vous êtes un peu plus jeune que Gaëlle.
44:15Je peux donner votre âge ?
44:16Bien sûr.
44:17Je trouve que c'est important aussi de situer...
44:19Vous avez 42 ans, je crois.
44:20C'est ça, 42 ans.
44:21Et ça, c'est quelque chose que vous avez connu, vous aussi ?
44:24Alors, moi, j'ai été vraiment très, très touchée
44:27par les témoignages de Lucie et de Marie
44:28parce que je me suis complètement retrouvée
44:30dans ce qu'elles ont dit, en fait.
44:32C'est exactement ce que j'ai vécu.
44:34J'ai été mariée pendant 10 ans.
44:36Alors, il n'y avait pas cette violence de chantage,
44:38mais c'était insidieux.
44:39Il essayait de me convaincre, il acceptait.
44:42Et puis, les fameux mots,
44:43c'est pas normal que t'aies pas en vie.
44:45En moyenne, c'est trois fois par semaine.
44:47Donc, il ne forçait pas,
44:48mais c'est moi qui cédais pour que ça se passe bien.
44:51Et en fait, j'ai jamais voulu considérer ça
44:54comme du viol.
44:55Parce qu'en soi, je n'ai pas vraiment dit non non plus.
44:58Mais en tout cas, moi, ce que je vivais,
45:00ce que je ressentais,
45:01c'était vécu comme du viol, oui.
45:03Complètement.
45:04C'est quelque chose dont vous avez parlé
45:06avec vos amis, vos proches ?
45:09Oui, j'en ai déjà parlé avec une amie,
45:11mais malheureusement,
45:13elle a une mentalité très à l'ancienne.
45:14Et pourtant, elle a le même âge que moi.
45:16Et j'ai été atterrée quand elle m'a dit
45:19« Ouais, mais tu sais, il y a quand même
45:20le devoir conjugal. »
45:21C'est un mot qui vient d'une femme.
45:25Oui.
45:25Et vous dites qu'elle a le même âge que vous, Julie ?
45:28Et elle a le même âge que moi.
45:29Donc, ça veut dire qu'il y a encore du boulot
45:30parce que Gaëlle était très optimiste.
45:33Il y a encore des femmes, effectivement,
45:35qui sont dans cette mentalité.
45:37Je pense que c'est beaucoup une question
45:39d'éducation, de sensibilité aussi
45:40parce que moi, j'ai ouvert les yeux
45:42très tardivement sur tout ce que j'ai pu vivre.
45:45Et j'ai ouvert les yeux grâce à la parole
45:48des femmes qui osent parler, justement,
45:51et qui permettent de se regarder de soi
45:53et de se dire « Ah merde, en fait,
45:54c'est ce que je lis, en fait. »
45:57Bon, j'espère en tout cas, mesdames,
45:58que vous avez, et j'en suis sûre d'ailleurs,
46:00aidé certaines femmes.
46:02Je m'excuse auprès de Cécile,
46:03qu'on n'a pas eu le temps de prendre.
46:04Un grand merci à vous, Julie, Gaëlle,
46:07Marie et Lucie.
46:08Vos témoignages étaient extrêmement précieux.
46:10Je sais à quel point ça a été difficile pour vous,
46:13mais soyez-en convaincus,
46:14vous avez sans doute aidé
46:16des dizaines et des dizaines de personnes,
46:18sujet sur lequel on reviendra sans doute
46:20puisque, je vous le disais,
46:21le texte, il est examiné cet après-midi
46:23à l'Assemblée.
46:24Dans un instant, l'heure du crime.
46:26Avec vous, Jean-Alphonse,
46:27c'est une disparition inexpliquée.
46:29Absolument, je vous emmène à Dijon
46:30avec l'affaire Marion.
46:31C'est une disparition inexpliquée.
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