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  • il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 23 janvier 2026.

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00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:10Et à la une, Sébastien Lecornu qui échappe à la censure.
00:13Sans surprise, les deux motions déposées par la France Insoumise et par le Rassemblement National ont été rejetées.
00:19Ça s'est joué à 19 voix pour la première.
00:21Seuls 142 députés ont voté la deuxième, celle du Rassemblement National.
00:26Le PS vole 65 voix, il faudra s'en souvenir, au municipal.
00:32Ça c'est la réaction de Jean-Luc Mélenchon.
00:35Le Premier ministre Sébastien Lecornu lui a décidé d'engager un deuxième 49-3.
00:40Cette fois sur la partie dépense de ce budget.
00:45Dans l'actualité également, cette journée des solitudes.
00:49Un Français sur quatre se sont seuls aujourd'hui.
00:51On peut en parler avec vous au 30 de 10, si vous vous sentez seul ou si vous avez trouvé des solutions pour lutter contre cette solitude.
00:59Je voudrais aussi qu'on vienne sur l'écriture.
01:02On écrit de moins en moins à la main.
01:05Est-ce que vous vous sentez concerné ? Est-ce que vous continuez à écrire ?
01:08Eric Corsena, l'académicien, sera avec nous à partir de 13h30.
01:13Et puis cette météo bien, bien agitée avec des départements en alerte orange,
01:17les départements bretons, toujours alerte au cru, mais aussi au vent violent.
01:21Anthony, on a détaillé bien ce qui allait se passer dans les prochaines heures.
01:26Toujours très agité, on l'a bien compris, sur la partie ouest de la neige attendue en montagne.
01:31Ça va continuer ça tout le week-end ?
01:33Alors ça va rester très perturbé tout le week-end dans le sud-est et sur la moitié ouest du pays.
01:38Demain, on a une nouvelle perturbation qui va arriver cette fois près de la Méditerranée,
01:42avec des pluies qui seront soutenues entre la plaine toulousaine, la Méditerranée et les Pyrénées.
01:48Pluies parfois orageuses, ça donnera de la neige à très basse altitude sur les Pyrénées,
01:52le massif central et les Alpes, des 500 à 800 mètres.
01:56Et puis malheureusement, de nouvelles averses vont arriver demain sur la Bretagne et la côte atlantique.
02:01Des averses parfois orageuses, ce qui va évidemment faire repartir malheureusement les cours d'eau à la hausse,
02:06notamment la Laïta, l'Ouste et le Blavé.
02:08Donc demain, la vigilance orange crue va se poursuivre sur l'île Évilaine, le Morbihan et le Finistère.
02:13Mais partout ailleurs demain, c'est-à-dire au nord et au nord-est, en partant des Hauts-de-France jusqu'à l'Île-de-France
02:18et jusqu'au nord des Alpes, ce sera calme avec de belles éclaircies l'après-midi,
02:22lorsque les brouillards évidemment se seront dissipés.
02:25Les températures en légère baisse demain, elles ne baisseront plus dimanche,
02:29on sera presque dans des valeurs de saison.
02:31Mais dimanche, une nouvelle perturbation va arriver encore dans la moitié ouest,
02:35avec des pluies accompagnées d'orages.
02:37Autant vous dire que sur le front des crues, pas d'amélioration à attendre.
02:40avant lundi, mais mardi, de nouvelles pluies arriveront.
02:44On est parti sur un temps très perturbé, très pluvieux pour la moitié ouest,
02:48au moins pour les sept prochains jours.
02:50Merci beaucoup Anthony Cazemarèque, il est 13h03.
02:53Les symptômes qu'on nous a dit, c'était vomissement, jarré.
03:04Pour l'instant, il n'y a rien.
03:05La fatigue qui avait été déclarée chez la nounou, mais qui n'était pas inquiétante.
03:09Ce qu'on voit sur Internet, c'est en grand mort d'un nourrisson.
03:12Forcément, on s'inquiète.
03:14C'est plus de l'insécurité.
03:15En tant que parent, on a envie de se reposer sur ces grandes marques-là.
03:18Et finalement, on se dit qu'à tout moment, ces grandes marques qui sont censées être sécurisantes,
03:22elles ne le sont pas tant.
03:24Le témoignage de Corrie, cette maman qui s'est beaucoup inquiétée,
03:29bien sûr, après le retraite, c'est les infantiles.
03:32Témoignage recueilli pour RTL par Mathilde Piquet.
03:35Et vous, est-ce que tout cela vous inquiète ?
03:37Et plus largement, est-ce que vous avez confiance dans les aliments,
03:41ce système de contrôle ?
03:43On en débat avec vous et on va commencer avec Marina.
03:45Bonjour Marina.
03:46Bonjour Amandine.
03:47Vous nous appelez d'où Marina ?
03:48De Macron, près de Macron.
03:50Très bien.
03:51Et ça vous inquiète tout ça ?
03:53Oui, alors ça m'inquiète.
03:54Ça ne devient pas une paranoïa pour autant.
03:57Mais oui, ça m'inquiète.
03:59Quand je fais mes courses, je l'ai forcément.
04:01Alors, pas à toutes les courses, voilà.
04:02Mais je le garde quand même dans un coin de ma tête.
04:05Je suis assez fataliste en fait.
04:07Parce qu'on est obligé, enfin obligé.
04:10Oui, dans une certaine mesure d'acheter des produits industriels.
04:14Et qu'on est obligé de faire confiance des factos aux grands industriels.
04:20Et comme le disait la maman que vous avez interrogée, on se repose sur des grandes marques.
04:25On a confiance en eux.
04:26Mais fort, c'est de constater, et on le voit de plus en plus, qu'il y a des rappels de produits à non plus finir.
04:31Et j'ai vraiment l'impression qu'il y en a de plus en plus.
04:33Donc oui, il y a une inquiétude.
04:37Et en me disant, bon, il y a eu un rappel de produits.
04:39Cette fois, ça ne concerne pas ce qu'on a dans le frigo.
04:42Peut-être la prochaine fois.
04:42Mais vous n'avez pas de bébé à la maison.
04:43Mais voilà, ce n'est pas une inquiétude à ce point.
04:47Parce que je n'ai pas de tout petit à la maison.
04:49Vous disiez, on a l'impression que c'est de plus en plus souvent.
04:52Pierre Herbulot, qui gère le service économie et société ici à RTL,
04:57me donnait les chiffres.
04:59Et effectivement, il y a de plus en plus de rappels, plus 14% par rapport à 2023.
05:06Et aujourd'hui, tous les jours, il y a six produits qui sont rappelés.
05:11Alors, on en parle plus ou moins.
05:12Et puis, les conséquences ne sont pas forcément les mêmes.
05:16Mais c'est vrai que six produits rappelés chaque jour, ça fait beaucoup.
05:21C'est énorme.
05:23Alors, je ne sais pas si les critères, les seuils, en fait,
05:27de détection de choses, de toxines ou autres, je ne sais pas comment ça s'appelle,
05:34sont de plus en plus élevés pour nous protéger.
05:36Et que quand on cherche, forcément, on trouve.
05:39Et que du coup, on se dit, bon, par précaution, il faut rappeler le produit.
05:42Ou alors, au contraire, oui, les seuils peuvent être élevés sur le papier.
05:47Mais que peut-être, je ne sais pas, c'est une hypothèse,
05:50mais que peut-être les industriels n'ont pas forcément ni le temps ni les moyens maintenant
05:56parce qu'on va au plus vite, au plus pressé, au moins cher.
06:01Est-ce que réellement, ces seuils sont impliqués ?
06:04Ou est-ce que des fois, ils disent, bon, allez, là, on ferme un peu les yeux
06:07parce que ce n'est pas si grave ?
06:09Et voilà, je ne sais pas.
06:10Marina, ça vous est déjà arrivé de renoncer à acheter certains produits à cause de ça ?
06:14Il y a des choses que vous n'achetez plus ou pas ?
06:17Oui, il y a des marques, en fait.
06:19Quand on entend, oui, inconsciemment, inconsciemment,
06:22je ne sais plus sur quel fromage et je ne citerai de toute façon pas la marque.
06:27Mais oui, d'un coup, ou même sur des chocolats, il y a eu une fois.
06:31Et pendant quelques temps, je me suis surprise à me dire,
06:34ben non, je n'ai pas trop envie, en fait.
06:36Restez avec nous, Marina.
06:37On va accueillir Eric.
06:38Bonjour, Eric.
06:39Bonjour, bonjour.
06:40Bonjour à tous.
06:41Vous nous appelez de Caen, c'est ça ?
06:42C'est ça, oui.
06:43Vous entendiez, Marina, à l'instant, est-ce que vous aussi, c'est des choses qui vous inquiètent ?
06:48C'est-à-dire, on a un sanitaire qui est formidable en France, il ne faut pas tout critiquer.
06:52Mais je pense que c'est les réactions rapides qu'il faut avoir.
06:55C'est-à-dire qu'elle a regardé, ils l'ont mis 7 à 11 jours avant d'intervenir.
06:59Donc, c'est un peu long, parce que vous savez, en France,
07:01vous avez le contrôleur des contrôleurs qui contrôle le contrôleur
07:03et recontrôlé par le contrôleur qui recontrôle le contrôleur.
07:06Vous voyez ce que je vais vous dire ?
07:07J'en rie, mais c'est vrai.
07:09C'est-à-dire que c'est rempli dans les bureaux, c'est rempli,
07:12puis il y a... Bon, je n'ai pas tout critiqué, parce que c'est facile de critiquer.
07:15Mais on a quand même un système sanitaire qui est très, très bon.
07:19Bon, il y a les pesticides aujourd'hui, il y a du poison que les animaux avalent.
07:22Bon, c'est le lait.
07:24Les bêtes, ils mangent du maïs, c'est rempli de pesticides.
07:27Donc, on a affaire à des choses avec des réactions comme ça, je suppose,
07:31parce qu'ils regardaient l'eau, ils les contrôlent tous les jours.
07:33Le sang contaminé, on s'en aperçut, mais enfin, coupable, mais pas responsable,
07:37on connaît l'affaire.
07:38Le sida, c'est quand même nous qui avons découvert le sida.
07:40Vous voyez, donc, la France est en pointure là-dessus.
07:44Mais on a un problème toujours, la même chose, c'est qu'une bureaucratie qui est trop forte.
07:48Avant qu'on réagisse, il est déjà un peu trop tard.
07:50Je ne sais pas s'il y a eu des victimes à cause du retard,
07:52parce qu'il y a eu 7 et 11 jours.
07:53Alors, on ne sait pas, d'abord, pour l'instant, il n'y a aucun lien,
07:57et je le répète, entre ces lots contaminés à cette bactérie qui, en fait, se développe en toxines,
08:05pour l'instant, il n'y a aucun lien entre le lait et les victimes,
08:09que ce soit les deux nourrissons décédés ou tous ces enfants qui ont pu connaître des vomissements.
08:14Il y a deux enquêtes qui sont ouvertes, l'une à Angers et l'autre à Bordeaux,
08:18après les décès de ces deux nourrissons.
08:20Mais pour l'instant, aucun lien.
08:23Et ce sera d'ailleurs, sans doute, on l'expliquait tout à l'heure dans le journal, assez compliqué.
08:26Mais c'est vrai, Eric, vous n'avez plus de bébés à la maison,
08:31mais j'imagine que vous comprenez quand même l'inquiétude des parents de nourrissons,
08:34qui sont plus fragiles en plus.
08:36Oui, mais c'est général, les adultes boivent du lait également.
08:39Mais c'est-à-dire, le groupe Nestlé, vous savez, c'est très, très, très, très dur à attaquer,
08:44ces grands groupes-là. Je ne critique pas.
08:45Il n'y a pas que Nestlé, il y a Lactalis aussi qui a procédé à tous ces rappels.
08:49Voilà, donc c'est des groupes qui mettent des bâtons dans les roues,
08:51c'est-à-dire qu'instantanément, quand ils voient que ça leur tourne autour,
08:55ils savent agir, ils ont tout ce qu'il faut pour répondre.
08:58Alors donc, il y a peut-être aussi un frein.
09:00Vous savez, on a eu 100 contaminés, il y a eu un frein.
09:02Je ne vais pas me rappeler, je ne vais pas rappeler tous les mauvais souvenirs à tout le monde.
09:05Mais quand vous avez affaire à des grands groupes comme ça,
09:08il est très, très difficile de connaître la vérité.
09:11Le problème est le plus là-dessus.
09:12Alicia, bonjour.
09:15Bonjour.
09:16Vous, quel regard vous portez tout ça ?
09:18Ça vous inquiète ?
09:20Oui, et justement, en fait, moi à la base, à chaque fois,
09:23je me sens moins contentée, on va dire que j'allaite mon fils.
09:27Oui, vous avez un bébé, mais que vous allaitez.
09:28Voilà, oui, il va avoir deux ans maintenant et je l'allaite.
09:31Et en fait, là, par rapport à plein de choses,
09:35j'ai une baisse de lactation qui fait qu'il n'y a pas si longtemps que ça,
09:38il y a une ou deux semaines, j'ai commencé à regarder un peu,
09:40bon, ben tiens, on va regarder pour inclure un peu le lait à centile
09:43pour qu'il ait sa dose recommandée de lait.
09:46Et en même moment, il y a ce scandale qui sort.
09:49Donc là, j'ai commencé du coup à regarder beaucoup plus sérieusement.
09:53Et oui, ben non, en fait, je n'ai pas confiance,
09:55mais que ce soit le lait à centile ou le reste, on oublie.
09:59Je pense qu'on a tendance à vite oublier.
10:01Et bon, la première, les scandales qui ont pu se passer,
10:04comme disait monsieur, quand c'est des grands groupes,
10:06c'est facile un peu, je pense, de mettre sous le table.
10:09On a du mal, enfin, je veux dire, demain, je me mets à la place,
10:14enfin, je ne me mets à la place, je ne veux même pas imaginer à la place de la maman
10:16et qu'est-ce qu'on engage comme procédure, on se dit, c'est contre Nestlé,
10:19comme dit le monsieur, enfin, c'est perdu d'avance,
10:21en tout cas, dans l'imaginaire collectif, peut-être que, je ne sais pas.
10:25Mais, et surtout, surtout comme, enfin,
10:29je pense qu'il faut privilégier aussi les circuits courts, peut-être.
10:33Et Alicia, vous disiez, j'ai cherché du lait pour mon enfant.
10:39Est-ce que vous avez, du coup, renoncé à acheter ces laits, en fait ?
10:43Alors, ben, au bout d'un moment, je n'ai pas le choix,
10:45parce qu'il va falloir que je le nourrisse.
10:47Donc, c'est ça.
10:47Moi, je pense aussi, il faut reprendre à la base le souci.
10:49Le souci, à la base, c'est quand les mamans accouchent,
10:52est-ce que les mamans, elles sont toutes bien conseillées ?
10:55Alors, après, ça, c'est un choix, et c'est propre à chacun, sur l'allaitement.
10:58Oui, alors ça, c'est encore un autre débat, Alicia, vous avez raison.
11:02Mais il y a des femmes qui, aussi, ne veulent pas allaiter.
11:04Et il y a des femmes qui ne veulent pas.
11:05Et ou ne peuvent pas, aussi, certaines.
11:07Oui, ils ne peuvent pas, et oui, oui, mais ça, c'est un autre débat.
11:10Mais ils ne veulent pas allaiter, et ça, c'est tout à fait entendable,
11:13et c'est tout à fait respectable, et il n'y a pas de souci.
11:14Mais, du coup, les femmes-là, ou même, dans mon cas,
11:17il n'y a pas le choix, il faut nourrir son enfant.
11:19Mais alors, c'est là où j'en viens, un circuit court, peut-être,
11:22que, du coup, j'ai regardé.
11:23Et là, j'ai entendu ce matin, justement, sur notre chaîne,
11:27que la bactérie, ce serait dans une usine en Chine qu'elle aurait été dessinée.
11:31Si on part sur des circuits courts, sur ce qui reste franco-français,
11:35on va essayer, bon, parce que, comme disait monsieur,
11:36on n'est pas si mal que ça, logé non plus en France.
11:39Est-ce que, voilà, je me suis penchée sur un lait,
11:41je ne sais pas si on peut dire les marques ou pas,
11:42mais en tout cas, sur un lait français qui est fabriqué,
11:46et vraiment, en France, de A à Z.
11:50Bon, alors, il n'est pas plus cher, en plus, en l'occurrence.
11:53Des fois, on se dit que c'est plus cher quand c'est français.
11:55Là, en l'occurrence, ce n'était pas le cas, donc c'est tout.
11:57BNF, on va dire, ce serait mon choix.
11:59Mais il n'y a pas le choix.
12:00Et puis, vous voyez, la liste, elle est longue comme le bras.
12:03On a beau essayer d'utiliser des yucas, on ne sait pas.
12:06C'est compliqué pour le consommateur.
12:08Merci beaucoup, Alicia, pour votre témoignage et pour votre appel.
12:12Bonjour, Thomas.
12:13Oui, bonjour.
12:14Vous aussi, ça vous inquiète, tous ces produits industriels ?
12:17Ce n'est pas que ça m'inquiète, c'est qu'on en vient à devenir fataliste.
12:21Tant c'est un scandale...
12:22Vous êtes sur haut-parleur, Thomas.
12:24On vous entend mal.
12:27Vous m'entendez, Thomas ?
12:28Non, non, je ne suis pas sur haut-parleur du tout.
12:32Pardon, alors rapprochez peut-être un tout petit peu le téléphone.
12:35C'est comme si vous étiez loin, en fait, pardon, donc je vous coupe.
12:37Allez-y.
12:39Non, non, je disais qu'on en vient à faire du fatalisme.
12:42Tant c'est un scandale qu'on chasse un autre.
12:44Vous parlez de l'actalis.
12:46Moi, j'invite vos auditeurs à aller fouiner sur ce qu'est l'actalis.
12:50Et vous verrez qu'en termes de scandale, notamment sur le lait infantile,
12:54ils n'en font pas leur premier coup d'effet.
12:56Et comme disait l'auditeur précédent, heureusement qu'on a certains systèmes en France
13:00qui fonctionnent, notamment tout ce qui est sur les contrôles de la santé.
13:04C'est eux qui ont permis de montrer que l'actalis ne jouait pas du tout le jeu
13:10et que c'était le business qui était mis en avant prioritairement, contrairement à la santé.
13:15Et ça, c'est une catastrophe.
13:18Parce qu'en plus, quand on ne prend pas les mesures nécessaires derrière
13:22pour montrer aux autres que c'est un terrain sur lequel il ne faut pas aller,
13:27ça ouvre la porte aux autres.
13:30Bien sûr, aux autres, effectivement.
13:32Merci beaucoup, Thomas, pour votre réaction.
13:34Et je le précise, la ministre de la Santé a indiqué ce matin
13:37que tous les lots concernés avaient bien été retirés.
13:41Et elle rappelait une nouvelle fois qu'il n'y a pour l'instant aucun lien
13:43entre les bébés qui ont été touchés et ce lait.
13:46Des enquêtes, je vous le rappelle, sont en cours.
13:48On aura bien sûr l'occasion d'y revenir sur RTL.
13:52Dans un instant, on va changer de sujet et parler de la solitude.
13:55Un Français sur quatre se sont seuls.
13:57Et vous, je vous attends au 30 de 10.
13:59A tout de suite.
14:01Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
14:03ou appelez-nous au 30 de 10.
14:0550 centimes la minute.
14:09Jusqu'à 14 heures.
14:11Les auditeurs ont la parole.
14:12Amandine Bégaud sur RTL.
14:15Oh, solitude comme tu me tiens.
14:18Solitude comme tu es présent.
14:19Même si tu as des enfants et que ton mari n'est plus là.
14:23Les enfants, on ne les a pas faits pour les attacher autour de nous.
14:26Mais un petit peu plus de présence, un petit peu plus de visite, un petit peu plus de téléphone.
14:31Même les petits-enfants ne sont pas présents.
14:33C'est triste.
14:34Mais heureusement que j'ai un animal.
14:36Et lui me donne tout ce que je n'ai pas par les troubles.
14:40Message extrêmement touchant de cette auditrice qui n'a pas laissé son prénom.
14:45Si vous souhaitez nous rappeler, n'hésitez pas.
14:48Non, c'est assez bouleversant.
14:51Je ne pensais pas être comme ça touchée.
14:54Effectivement, la solitude, même quand on a des enfants, des petits-enfants.
14:58Ça existe.
14:59Un Français sur quatre se sont seuls aujourd'hui.
15:02C'est ce qui ressort d'une grande enquête publiée par la Fondation de France à l'occasion de la journée des solitudes.
15:08On pourrait croire que ça concerne des personnes qui n'ont pas d'enfants.
15:11L'auditrice vient de nous prouver le contraire.
15:12On pourrait croire que ça concerne des personnes qui vivent en zone rurale.
15:16Eh bien, non.
15:16Ce sont souvent dans les grandes villes qu'on n'est plus seul.
15:20La solitude touche d'abord les grandes villes.
15:23Et on va en parler avec vous, Nathalie.
15:25Bonjour, Nathalie.
15:27Nathalie.
15:28Allô.
15:28Oui, bonjour.
15:29Vous nous appelez d'où ?
15:31De Yvelines.
15:33Et je peux me permettre de vous demander votre âge ?
15:35J'ai 60 ans depuis hier.
15:37Bon anniversaire.
15:38Merci.
15:39Avec un tout petit peu de retard.
15:40Mais on vous envoie plein de bonnes choses et plein de bonheur.
15:43C'est gentil.
15:44La solitude, vous en souffrez au quotidien ?
15:47Oui, tout à fait, oui.
15:48Oui, oui.
15:51Bon, là-bas, je suis provinciale et je suis émigrée dans les Yvelines.
15:54Oui.
15:54Et donc, voilà, c'est un déracinement.
15:58Et puis, refaire son trou dans une autre région, ce n'est pas évident.
16:04Et surtout, quand toute la famille est décédée en plus.
16:08Donc, voilà, je rejoins un petit peu la dame que j'ai entendue.
16:12Heureusement que j'ai mes chats, moi.
16:14Parce que j'ai des enfants également, mais bon, qui vivent leur vie.
16:17Et je trouve que les mentalités ont changé de toute façon.
16:21Moi, j'étais proche de mes parents et eux ne sont pas proches de nous.
16:24Donc, voilà.
16:25C'est-à-dire que vos enfants, enfin alors, vous vivez en région parisienne, vos enfants, ils habitent loin ?
16:30Ma fille habite Nantes.
16:32Oui, donc ce n'est pas très très loin.
16:34Pas tout près, mais vous ne pouvez pas vous voir tous les jours, ça c'est sûr.
16:36C'est ça. Mais même au niveau communication, pourtant, les SMS et tout ça, c'est facile, mais non, non.
16:44Donc, c'est un SMS peut-être par an.
16:46Un SMS par an ?
16:48Ah oui, oui, oui.
16:49Mais jamais un coup de fil pour savoir comment vous allez ?
16:54Non, non.
16:55Et pour votre anniversaire, par exemple, Nathalie, hier ?
16:59Ah ben, j'ai eu deux mots. Bon anniversaire.
17:01C'est tout.
17:02Voilà. Donc, ça doit être le SMS que j'aurai de l'année.
17:05Mais vous êtes fâchée avec elle ou c'est comme ça ?
17:09Ben, c'est vrai que l'ambiance n'est pas terrible, donc voilà.
17:14Mais bon, c'est dommage quoi, je trouve ça dommage.
17:19Et vous avez, est-ce que vous travaillez d'abord, Nathalie ?
17:23Non, en ce moment, je ne travaille pas, non.
17:26Et ça fait combien de temps que vous vivez en région parisienne ?
17:28Ça fait déjà un moment, plus de 20 ans déjà.
17:33Ah, plus de 20 ans. Et vous n'avez pas réussi à tisser un réseau d'amis ou moins de connaissances par votre activité professionnelle à un moment ou à un autre ?
17:42Ben, les gens passent, comme on dit. J'ai fait partie de pas mal d'associations.
17:46Et puis, j'étais toujours la plus jeune dans les associations.
17:49Et puis, les gens décèdent.
17:51Donc, ils ne sont pas forcément remplacés.
17:53Et puis, les liens ne sont pas les mêmes avec les uns et les autres.
17:56Et vous n'avez pas une passion, Nathalie ?
17:58Je ne sais pas, une activité quelconque ?
18:01Ah ben, j'ai mes chats.
18:02Oui.
18:03Bon, vous pourriez, je ne sais pas, aller dans un refuge qui s'occupe de chats.
18:07Ça vous permettrait peut-être de rencontrer des gens ?
18:09Ben, je... Non, j'avoue que je me suis pas mal renfermée ces derniers temps.
18:15Donc, voilà.
18:17C'est ça qui est peut-être aussi difficile.
18:19Quand la solitude pèse, on a tendance à se refermer encore un peu plus.
18:24C'est ça. Au lieu d'ouvrir la coquille, on la ferme, c'est vrai.
18:27C'est vrai.
18:28Et au quotidien, j'imagine que c'est un poids énorme.
18:32C'est assez lourd.
18:34Mais j'avoue, je suis retournée dans mes croyances.
18:39religions.
18:40Donc, voilà, en revenant vers la paroisse, ça fait du bien à côtoyer un peu de monde.
18:46Voilà.
18:47Dans ce sens-là.
18:48Restez avec nous, Nathalie.
18:50Je voudrais que vous puissiez échanger aussi avec Didier.
18:53Bonjour, Didier.
18:54Merci.
18:54Oui, bonjour, Amandine.
18:56Vous nous appelez d'où, Didier ?
18:57Je suis pour l'instant à Cabourg parce que la maladie m'a fait rater un achat d'appartement
19:03dans les Yvelines et à Saint-Germain-en-Laye.
19:06La dame qui m'écoute, ça doit lui parler.
19:09Mais elle sera toujours la bienvenue à la paroisse de Saint-Germain-en-Laye.
19:12Je me permets de lui dire.
19:13Eh bien voilà, mais on va peut-être vous mettre en contact.
19:15Ah ben voilà, merci.
19:17Je vais vous dire ce qui m'est arrivé.
19:19C'est un malheur éducation nationale.
19:21J'ai été victime d'une perte d'emploi après une mutation pas obtenue.
19:24Tout en étant d'irrévoquer une démissionnaire, dépression immédiate, plus de salaire, plus rien.
19:32J'ai épuisé toutes les économies.
19:33Et en plus, la maladie m'a fait rater un achat d'appartement à Saint-Germain-en-Laye.
19:38Moi, je me trouve déraciné, mais à 200 kilomètres de mes Yvelines.
19:42Il ne me restait plus que le F2 de mes parents qui y allaient tout très peu.
19:45Je suis pire qu'entre Saint-Et-Wesson.
19:52Mais vous habitez où là, Didier, du coup ?
19:54À Cabourg.
19:55À Cabourg ?
19:56Depuis combien de temps ?
19:57Oh hélas, ça fait 10 ans.
20:00Mais je reste en lien.
20:01Alors là, moi j'ai du téléphone, pas beaucoup, avec les amis.
20:04Moi, toute ma famille est à Saint-Germain-en-Laye, les environs, la paroisse, la grande paroisse de Saint-Germain-en-Laye.
20:10J'ai raté de grands événements.
20:11Et il y en a un autre avenir dans deux ou trois ans, avec le millénaire de l'Église.
20:17J'essaie de m'investir comme je peux, parce que les problèmes logistiques sont monstrueux.
20:23Et c'est atroce.
20:24On m'a diagnostiqué en plus.
20:26Alors c'était avant, une fibromyalgie.
20:29Le docteur Jimmy nous a répondu de manière indirecte et j'ai compris.
20:33Parce que c'était vraiment, c'est pas grave, mais très handicapant.
20:36C'est très handicapant, oui.
20:37C'est lié au mental.
20:39Et vraiment, les journées...
20:41Pardon, je vous coupe Didier, mais donc dix ans à Cabourg.
20:45Et à Cabourg, vous vous sentez seul ?
20:48Ah, complètement.
20:49Je suis complètement déraciné.
20:51Vous voyez, nous sortant de Noël, moi, Noël, j'étais tout seul devant mon assiette avec...
20:55Avec RTL.
20:59Ça vous fait sourire, Nathalie ?
21:01Oui, tout à fait.
21:02Parce que vous aussi, vous étiez seul ce jour-là ?
21:05Oui, enfin, avec mon conjoint, mais c'est un peu seul, oui.
21:09Voilà, oui.
21:10Oui, oui.
21:10Oui, oui.
21:10Oui, oui.
21:10Oui, tout ça.
21:12Mon anniversaire, tout ça.
21:13Il y a des moyens de revenir.
21:15Les moyens ne me permettent plus de revenir à Saint-Germain.
21:17Parce que j'ai la vie par Rochelle qui est intense.
21:20J'ai tous mes amis.
21:21J'ai toutes mes...
21:22Alors, on est en lien, mais c'est la vie par procuration, comme dirait Jean-Jacques Goldman.
21:27Mais Cabourg, 10 ans, vous auriez pu nouer des liens, Didier ?
21:33Vous savez, il y a essentiellement des vacanciers.
21:36Excellente municipalité, j'exprime mes respects pour M. Porc, qui est le maire.
21:41Oui, on ne va pas faire de publicité à l'approche des municipales.
21:45Non, non, non.
21:45Non, non, mais sincèrement, Didier, c'est vrai.
21:47Moi, je ne connais pas bien Cabourg, mais j'imagine qu'il y a des...
21:49C'est un désert.
21:50Ah bon ?
21:50C'est un désert.
21:51Mais oui, hors vacances, c'est un désert.
21:53Et puis même pendant les vacances, ce sont des vacanciers qui viennent.
21:56Ils viennent huit jours, ils repartent, s'en est d'autres, etc.
21:59Mais il y a des commerçants, non ? Des associations ?
22:02Vous savez, je suis musicien et j'avais des projets tout faits.
22:07S'il ne m'était pas arrivé ce malheur en 10 ans...
22:09Je vais dire 9, parce qu'il y a eu le Covid.
22:11J'aurais donné 9 concerts, je suis violoniste.
22:14Ma vie aurait été tout autre, mais là...
22:15Vous savez, comme dirait les athlètes Paris 2024, pour les musiciens, c'est pareil.
22:19Le travail ne suffit pas.
22:20S'il n'y a pas le mental, je ne peux pas, ce n'est pas possible.
22:23Je mène la vie par procuration, comme dirait Jean-Luc Goldman.
22:29Didier et Nathalie, restez avec nous, parce qu'on va quand même essayer aussi d'être un peu positifs
22:34et de parler de solutions pour lutter contre cette solitude.
22:38Un Français sur quatre, je vous rappelle le chiffre, qui se sont seuls.
22:42Donc vous n'êtes pas seuls ici, vous êtes tous les bienvenus.
22:45Et n'hésitez pas à continuer à témoigner au 30 de 10.
22:48On vous retrouve tous dans un tout petit instant, à 14h, c'est l'heure du crime.
22:53Bonjour Jean-Alphonse.
22:54Bonjour Amandine.
22:55Aujourd'hui au programme, la mort douteuse du riche restaurateur parisien Claude Frilou.
22:59Oui, Claude Frilou, restaurateur, 81 ans, il était très malade.
23:03Il est mort à l'hôpital, alors on va penser à une mort naturelle,
23:06mais pas sûr, parce que dans son corps, on va trouver un cocktail massif de médicaments,
23:10des anxiolytiques.
23:12Il n'avait rien à faire là.
23:13La fille de la victime va pointer tout de suite du doigt la dernière épouse de Claude Frilou.
23:19Elle s'appelle Amina et elle a accusé tout simplement d'avoir empoisonné,
23:24assassiné à petit feu le mari, le mobile, l'argent.
23:28Il y avait pas mal d'argent et l'héritage se dessinait autour de Claude Frilou.
23:33Mais il faut se méfier des apparences en matière criminelle.
23:35Ce n'est pas jamais si simple comme ça que ça se passe.
23:38Amina était certes bien plus jeune que la victime,
23:41elle était dépensière, elle était volage aussi.
23:43Elle va admettre qu'elle avait des amants,
23:45mais est-ce qu'elle est vraiment une empoisonneuse ?
23:47On va pouvoir se poser cette question dans l'heure du crime.
23:50Est-elle une veuve noire ?
23:52Claude Frilou, soupçon sur la veuve.
23:55L'heure du crime, 14h.
23:57A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
23:59On continue à évoquer la solitude.
24:01Un Français sur 4 se sont seuls.
24:03On en parle au 3210.
24:04A tout de suite.
24:05Amandine Bégaud.
24:06RTL Midi.
24:07Les auditeurs ont la parole.
24:11J'ai toujours été chez mes parents.
24:17Il y avait toujours du bruit du monde.
24:19J'ai travaillé dans des endroits où il y avait toujours du monde.
24:23Et bien maintenant, je suis toute seule et je suis bien contente.
24:26Je fais ce que je veux quand je veux.
24:28Et voilà.
24:29Moi, ma solitude, je l'apprécie beaucoup.
24:31Une solitude choisie pour cette auditrice.
24:36Un Français sur 4 se sont seuls, je vous le rappelle.
24:39Chiffre publié par la Fondation de France à l'occasion des Journées des Solitudes.
24:42Et on continue à en parler avec vous.
24:44Bonjour Corinne.
24:45Oui, bonjour Amandine.
24:47Et vous nous appelez d'où ?
24:48De la Loire.
24:49Pas très loin de Saint-Étienne.
24:51Ah, et vous, vous ne souffrez pas de solitude, mais alors vous faites quelque chose de formidable.
24:55Racontez-nous.
24:56Oh non, je ne fais rien de formidable.
24:57Absolument pas.
24:58Ça n'est pas extraordinaire.
25:00J'ai une délicieuse petite voisine qui a 92 ans, qui malheureusement est veuve depuis longtemps.
25:04A un fils, mais qui n'est pas présent au quotidien.
25:07C'est normal, il a sa vie d'adulte.
25:09Et par conséquent, on a un petit rituel.
25:11C'est-à-dire que le vendredi après-midi, elle vient à la maison pour boire le thé.
25:15Donc là, elle va venir cet après-midi ?
25:17Oui, tout à fait. Je suis assistante maternelle, donc je couche le petit bout pour la sieste.
25:21Et auquel cas, ce qui explique que moi, je ne puisse pas me déplacer chez elle.
25:25Mais elle va arriver, et puis on va papoter, partager tout, rien, n'importe quoi.
25:31Là, vous voyez, j'ai un petit gâteau qui est...
25:33Enfin, j'ai un flanc au potimarron qui est au four, qu'on mangera tout à l'heure.
25:38Et puis, dans la mesure du possible, comme l'habite vraiment à deux pas de chez moi,
25:43le matin, on partage le journal.
25:45C'est-à-dire qu'une fois qu'il est lu, je vais lui le mettre dans la boîte aux lettres.
25:47Si malheureusement, les volets ne sont pas ouverts, je m'inquiète.
25:49Et puis, j'ai une clé de la maison.
25:51Donc, si vraiment ça traîne, je vais voir.
25:56Et puis, moi, je trouve que c'est tout à fait normal.
25:58Et je pense que ça me fait du bien, moi, de l'inviter.
26:03C'est quasiment égoïste.
26:05Mais vous avez failli dire, ça me fait plus de bien à moi qu'à elle.
26:08C'est ça que vous avez failli dire ?
26:09Oui, quasiment, oui.
26:10Parce que moi, je ne sais pas.
26:11Je ne sais pas comment elle le vit.
26:12Mais c'est vrai que tout à l'heure, lorsque j'ai toqué deux fois la fenêtre
26:15et je lui ai dit, Yvette, c'est bon pour vous ?
26:17Vous n'avez rien d'autre de prévu cet après-midi ?
26:19Vous pouvez venir me dire, ça m'ennuie, c'est toujours moi qui viens.
26:22Je lui ai dit, mais Yvette, ce n'est pas grave.
26:23Je lui ai dit, vous savez pourquoi vous venez à la maison ?
26:25C'est parce que moi, je ne peux pas me déplacer.
26:27Et puis, je lui ai dit, on ne fait de mal à personne.
26:29Plutôt que vous restiez sur votre canapé à bouquiner ou à compter le temps,
26:33parce qu'effectivement, c'est ce qu'elle me dit, quand on est seule,
26:36le temps est long, véritablement.
26:40Même si on veut bien faire des choses à droite, à gauche,
26:42elle s'occupe un peu de la paroisse.
26:43Elle est très autonome parce qu'elle fait du sport le matin, toute seule.
26:46Elle est en pleine forme, Yvette.
26:48Ah oui, oui, oui.
26:49Elle fait son heure de yoga tous les matins.
26:50Quand le temps le permet, elle va se faire une bonne balade.
26:53Donc voilà, ce n'est pas quelqu'un qui est renfroigné sur elle-même
26:56et qui est ressasse.
26:57Mais inéluctablement, comme elle me dit,
26:59si je ne vous vois pas, Corinne, je parle à personne.
27:01Enfin, pas grand monde en l'occurrence.
27:03Voilà.
27:04Et moi, je trouve que ce moment d'échange est riche dans les deux sens.
27:07Ce n'est pas moi qui tend une main et elle qui la saisit seulement.
27:11Elle, elle me l'attend.
27:12Je fais des petits gâteaux, des petits trucs comme ça.
27:14Elle a toujours un morceau, enfin une part.
27:17Je plie ça dans du papier à l'huile.
27:18Je le mets derrière ses volets.
27:20Elle me dit, ça m'ennuie, vous me gâtez trop.
27:22Je lui dis, ce n'est jamais trop.
27:23Je lui dis, ce n'est pas la petite portion que j'enlève
27:25et qui vous fait plaisir, qui, moi, me pose problème.
27:29Au contraire, vous voyez, moi, dans mon cahier de recettes,
27:31j'ai la recette des cookies d'Yvette.
27:33J'ai la mienne et puis j'ai la sienne.
27:34Les cookies d'Yvette, j'adore.
27:35En tout cas, embrassez-la bien fort pour nous.
27:38Oui, oui, oui, tout à fait.
27:40Mais je trouve ça formidable ce que vous faites.
27:42Bravo.
27:43Bon, écoutez, ce n'est pourtant pas grand-chose.
27:45Franchement, ça ne me coûte pas.
27:46Mais c'est aussi du temps que vous accordez.
27:50Mais vous avez raison, c'est aussi que chacun, parfois,
27:54a un peu trop tendance à être dans sa vie
27:55et on ne fait pas forcément attention aux gens qui sont juste à côté
27:58et qui pourraient nous apporter beaucoup
28:00et à qui on peut apporter énormément.
28:02Merci beaucoup, Corinne, pour votre témoignage.
28:04Christine, bonjour.
28:06Oui, bonjour.
28:07Alors, vous, vous faites partie d'une association.
28:09Racontez-moi.
28:10Oui, alors moi, je fais partie en tant qu'adhérente
28:13déjà depuis bientôt trois ans de l'Association française des solos
28:17qui est une association nationale
28:20ouverte à toutes les personnes en situation de solitude.
28:25Le seul critère étant que les personnes doivent être
28:28ou veuves, ou célibataires, ou divorcées.
28:31C'est vraiment le critère de base pour entrer dans notre association.
28:35Peu importe l'âge.
28:37Peu importe l'âge.
28:38Selon les antennes, on a 45 antennes en France.
28:42On est à peu près 2200 membres.
28:44Ah oui.
28:44Et du coup, oui.
28:45Et il y a des accueils qui existent qu'on appelle des mensuels
28:50qui sont des accueils récurrents une fois par mois
28:52mis en place par les coordinateurs de chaque antenne
28:55qui sont également bénévoles
28:56et qui permettent effectivement aux personnes
28:59qui ne connaissent pas l'association
29:00de venir, de prendre connaissance un petit peu.
29:04Et vous, pourquoi, Christine, vous avez rejoint cette association ?
29:07Vous vous sentiez seule ?
29:08Alors moi, je viens du milieu du direction marketing dans l'audiovisuel.
29:13Donc, j'ai passé toute ma vie avec des dizaines de collaborateurs à encadrer
29:18et puis surtout énormément de contacts partout dans le monde.
29:22Et du coup, fin de vie professionnelle très compliquée.
29:27Et je me suis retrouvée pratiquement du jour au lendemain
29:30à n'avoir pratiquement plus de contacts déjà au niveau professionnel.
29:33Et voilà.
29:35Et la famille était très réduite puisque j'ai juste ma fille.
29:39Donc, une famille extrêmement réduite.
29:42Et quand ma fille est partie à Saint-Germain-en-Laye,
29:44moi, je suis venée sous bois.
29:45Voilà.
29:46Elle fait sa vie aujourd'hui.
29:48Elle travaille.
29:48Donc, je me suis vraiment retrouvée...
29:50Il y avait un manque.
29:51Il y avait un manque indéniable.
29:52Et ça vous fait du bien, cette association ?
29:54Qu'est-ce que ça vous apporte ?
29:55Alors, de voir des gens, j'imagine...
29:57En fait, on est tous bénévoles.
30:01On est tous adhérents à cette association.
30:03Et chacun est apte à mettre l'activité qu'il veut sur le site Internet.
30:08Donc, aujourd'hui, si on regarde l'Association française des solos sur Internet,
30:11il doit y avoir 755 activités proposées.
30:15Donc, toutes les antennes et n'importe quel adhérent peut proposer.
30:19Et vous avez créé des liens, Christine, avec d'autres adhérents ?
30:22Ah oui, complètement.
30:23Oui, oui.
30:23Moi, j'ai fait, je crois, 104 activités depuis le début.
30:26J'ai participé à 104 activités.
30:28En combien de temps ?
30:29En deux ans et demi.
30:30Ah oui, pas mal.
30:31Oui.
30:31Et en fait, pas forcément en région parisienne.
30:34Moi, je suis localisée sur l'antenne de Paris,
30:37parce qu'il n'y en a pas du tout en Seine-Saint-Denis.
30:39Mais en fait, j'ai déjà rencontré des personnes.
30:42On fait aussi des inter-antennes, souvent.
30:45Et je suis déjà allée rencontrer, mis un petit mot,
30:48sur l'antenne de Reims, de Harles, de Lille et quelques autres.
30:55Et Rouen, d'ailleurs.
30:55Et rencontrer les personnes.
30:57Je prends un train, est-ce qu'on peut se voir ?
31:00Et organiser comme ça, vraiment, en quelques heures ou en quelques jours.
31:05Ou une visite de la ville où j'allais, ou un déjeuner commun.
31:09Christine, Nathalie est toujours avec nous.
31:12Nathalie, vous qui vivez en région parisienne,
31:16ça pourrait peut-être vous aider, une association comme ça ?
31:19Oui, oui.
31:21Oui, il faudrait que je regarde de plus près, alors.
31:23C'est vrai.
31:24Ça ne vous tente pas ?
31:24C'est dans 78, c'est ça, je crois.
31:26Oui, c'est ça.
31:27Et bien, il y a une antenne à Versailles.
31:29Ah ben voilà.
31:30D'accord.
31:30Je regarderai sur Internet les informations.
31:32Il y a des coordonnées, il y a les coordonnées des personnes
31:35qui gèrent bénévolement l'antenne de Versailles.
31:37Et il y a un accueil mensuel par mois pour voir, pour rencontrer, voilà.
31:43Voilà, l'association française des solos.
31:45Exactement.
31:46Merci beaucoup, Christine.
31:47Bonjour, Michel.
31:48Oui, bonjour.
31:49Alors, vous, vous faites partie d'une autre association.
31:53Oui, les Petits Frères des Pauves.
31:55C'est une vieille association qui a démarré un peu après la Deuxième Guerre mondiale.
32:03C'est une association qui est complètement laïque.
32:06On est des petits frères, mais c'est complètement laïque.
32:09Les conditions pour accueillir quelqu'un dans cette association,
32:13déjà, on est tous bénévoles.
32:15Mais il faut que les gens soient isolés et des revenus pas très importants.
32:22Et puis, je crois que c'est 65 ans, l'âge minimum.
32:28D'accord, oui.
32:28Donc, ça s'adresse à des gens qui ont des revenus modestes, des seniors, quoi.
32:35Des seniors, voilà.
32:36Et la priorité, c'est ça ?
32:39C'est aussi passer du temps avec les gens, recréer du lien ?
32:43Voilà.
32:44Alors, nous, on travaille sous forme de binôme, c'est-à-dire qu'on s'engage, on est à deux.
32:50Et d'aller rencontrer une personne isolée.
32:56Le fait d'être à deux, si pour une raison ou pour une autre, on ne peut pas y aller, c'est notre binôme qui prend le relais.
33:03C'est-à-dire que la personne n'est jamais trop isolée.
33:07Et en plus de ça, on organise de temps en temps, à l'intérieur du groupe, là prochainement, dans 15 jours, on fait une soirée crêpe, du moins une journée crêpe et galette des rois, où les bénéficiaires sont invités avec les bénévoles.
33:25Et vous aussi, j'imagine que ça vous apporte ?
33:28Complètement.
33:29Moi, je fais ça depuis 3-4 ans à peu près.
33:33Je suis à la retraite, donc depuis ce moment-là.
33:36Je suis naturellement très solitaire.
33:39Et voilà, le fait d'aller voir, pour moi, ça m'apporte autant, peut-être même plus, ce que j'apporte à ces gens-là.
33:53Je vais vous raconter juste une histoire.
33:55Allez-y.
33:56Je suivais un gars, ça faisait 6 ans qu'il était dans un foyer de personnes âgées, dépendantes.
34:03Il était au cinquième étage de son immeuble.
34:07Il n'était jamais descendu de son immeuble.
34:10Il était penché à la fenêtre.
34:13Il regardait passer les voitures.
34:15Il avait des espèces de cales sous les bras, à force d'être appuyé sur le bord de sa fenêtre.
34:21Ce gars-là, il était à...
34:24Moi, j'habite en Haute-Savoie.
34:26Il était à une cinquantaine de kilomètres de l'endroit où il avait vécu.
34:32Il n'était jamais sorti de son immeuble.
34:33Avec les petits frères, du moins moi, j'ai récupéré ce gars.
34:39Et le jour de son anniversaire, je l'ai emmené en pèlerinage.
34:44Il m'a montré son école primaire.
34:46Ah, sur les lieux de son enfance.
34:49Et ce jour-là, ça a été, pour lui et pour moi, une espèce de joie énorme.
34:56C'était quelque chose de...
35:00On comprend de très fort, j'imagine.
35:02Merci beaucoup, Michel, pour votre témoignage.
35:06Didier et Nathalie, on vous embrasse.
35:08On a aussi essayé d'évoquer des moyens de se sortir de cette solitude.
35:12Je sais que c'est facile à dire, plus compliqué à faire.
35:15Mais en tout cas, vous aurez toujours la parole ici, sur RTL.
35:19Vous ne serez jamais seul.
35:20On va parler écriture dans un instant.
35:23On écrit de moins en moins à la main.
35:25Et vous êtes très, très nombreux à le regretter.
35:27On sera avec l'académicien Éric Orsena, tout de suite.
35:31Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
35:39Merci d'écouter RTL.
35:48RTL, votre radio.
35:5012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
35:56Avec Amandine Bégaud.
35:58Quand je pars en vacances, je m'envoie toujours une carte postale.
36:01Je rentre de vacances, j'ai une petite carte postale avec l'endroit où j'ai été.
36:04Je m'écris des choses sympas.
36:06Bonne journée, bisous.
36:08Voilà le message de Stéphane au 3210, alors qu'il s'écrit lui-même des cartes postales.
36:12Ça, c'est incroyable, on va le rappeler.
36:14Et il sera en ligne avec nous dans un instant.
36:1671% des Français regrettent de ne pas écrire davantage à la main.
36:21C'est presque deux fois plus qu'en 2019.
36:25Alors, 71% des Français.
36:26Et pourtant, au standard, on n'a que des gens qui continuent d'écrire à la main.
36:30Alors, si vous n'écrivez plus à la main et que vous le regrettez, appelez-nous au 3210.
36:34Bonjour, Soazic.
36:35Oui, bonjour, Amandine.
36:36Vous nous appelez d'où ?
36:38Alors, je vous appelle du Morbihan, la commune d'Arzal.
36:41Et alors, vous, vous écrivez tous les jours ?
36:43Moi, j'écris tous les jours.
36:44À la main, on est d'accord ?
36:46Ah oui, à la main, oui.
36:47Je me prépare ce qu'on appelle du bullet journal.
36:51Donc, c'est des agendas qui sont personnalisés.
36:53Et tous les jours, je m'offre entre 15 minutes et une demi-heure d'écriture le soir.
36:59Ah, le soir.
37:00Et donc, qu'est-ce que vous faites ? Vous racontez votre journée ?
37:02Je raconte les anecdotes de ma journée, les événements.
37:06J'ai des petits tableaux récapitulatifs sur la pluie, les précipitations, les rendez-vous médicaux.
37:16Voilà, donc ça depuis 9 ans à peu près.
37:18Depuis 9 ans ? D'accord.
37:20Et vous replongez dans vos écrits ?
37:23Je replonge parfois dans les écrits parce que des fois, on se raconte des choses.
37:27Ah, mais c'était quand ?
37:28Et finalement, je retrouve les dates, je retrouve les lieux, je retrouve tout.
37:34En fait, c'est vraiment un moment que je me donne et qui me fait du bien.
37:38C'est un moment pour vous ?
37:40C'est un moment pour moi, exactement.
37:42Et vous écrivez avec quoi ? Un bique ?
37:44Alors, j'ai écrit, oui. Alors, j'ai une petite anecdote. Mon papa, qui est décédé l'année dernière, avait toujours une salopette de travail bleu, avec un gros bique à l'intérieur.
37:54Les vieux biques, c'est très gros.
37:56Oui.
37:56Et moi, j'ai gardé la même chose que lui, c'est-à-dire que oui, un bique bleu, un bique noir. Et j'écris.
38:05Donc, il y a aussi une dimension sentimentale.
38:08Nostalgique, oui.
38:09Soyez que restez avec nous parce qu'on est avec Eric Orsena. Bonjour.
38:13Bonjour.
38:14Bonjour, madame.
38:14Merci beaucoup de nous accorder quelques petites minutes. J'ai découvert ce matin, en écoutant le sujet d'Hortense Crépin sur cette histoire d'écriture, que vous aviez, même vous, lâché le stylo.
38:29Non, non, non, non. C'est en complément. C'est en complément. Quand j'écris un texte, un texte qui va être imprimé, là, j'utilise une tablette parce qu'on peut mettre en page, on peut coupier-coller, etc.
38:42Mais quand je prends des notes, et je prends des notes bien plus que d'écriture elle-même, je suis toujours à mon cher vieux crayon 3B.
38:50Ah, vos crayons. Donc, au crayon à papier ?
38:53Bien, bien, à un crayon à papier, comme on dit. C'est-à-dire avec le morceau d'un arbre.
38:58Et donc, moi, j'ai besoin de ce contact-là, comme avec le papier qui vient de la pulpe des arbres aussi.
39:04Donc, j'ai l'impression. Et puis, vous savez, écrire, écrire, l'étymologie, c'est graver.
39:10Parce qu'on gravait sur des tablettes de cire, on gravait sur du bois.
39:14Donc, écrire, ça veut dire un peu tracer.
39:17Ça veut dire laisser des traces, et pas laisser quelque chose qui va s'en aller avec le vent de la modernité.
39:23Et en revanche, vos livres, désormais, vous les écrivez sur ordinateur ?
39:29Mais oui, parce que de toute façon, il y avait des corrections sans arrêt.
39:32On était obligé de reprendre sans arrêt, d'une part.
39:35Et d'autre part, comme j'écris beaucoup en voyage, quand le chemin est assez chaotique,
39:42c'est plus simple, évidemment, de tapoter plutôt que d'écrire.
39:45Et puis, dès qu'on arrive à un endroit où on est connecté, on ne va pas perdre ses pages.
39:48Donc, c'est un mélange entre l'ancien et le futur.
39:51Mais vous savez, écrire, ce n'est pas seulement calligraphier, etc.
39:55Écrire, c'est avoir rendez-vous avec soi-même.
39:57Mais c'est ce que nous disait Spasic. Je ne sais pas si vous l'avez entendu.
40:00Cette auditrice qui, depuis 9 ans, chaque jour, note, c'est un rendez-vous avec elle-même, effectivement.
40:05Mais vous savez, moi, j'ai 78 ans. J'écris exactement depuis l'âge de 8 ans.
40:11Donc, ça fait 70 ans que j'ai un petit rendez-vous avec moi-même.
40:16C'est pour ça que j'ai des sujets multiples.
40:18Parce que si je n'avais pas des sujets multiples, je m'ennuierais beaucoup trop avec moi.
40:21Et quel conseil vous donneriez, Éric Orsena, à tous ces Français qui regrettent de ne pas écrire davantage à la main ?
40:2771%, c'est beaucoup.
40:28Écrire, c'est écrire à la main.
40:30Vous savez, écrire et lire, c'est pareil.
40:32Et moi, je crois que lire est au moins aussi important qu'écrire.
40:35Et écrire et lire, c'est vraiment...
40:38Ce qui est formidable avec la lecture, c'est que vous n'êtes qu'auteur.
40:42Donc, parce qu'on voit tous le même film.
40:44Mais on lit chacun un roman différent parce qu'on se le représente de manière différente.
40:48C'est ça qui est merveilleux.
40:49Et avec l'Académie française, on va lancer une grande réflexion sur la lecture qui est aussi en déclin.
40:56Et ça, c'est tout à fait dommage.
40:58Et on a régulièrement l'occasion d'en parler.
40:59Et meurtrier.
41:00Merci beaucoup, Éric Orsena, de nous avoir accordé ces quelques petites minutes.
41:04Mais je voulais vous entendre absolument sur ce sujet.
41:07Dans un instant, on va retrouver Fabienne qui, elle aussi, écrit un journal chaque jour de sa vie.
41:13Depuis qu'elle a 18 ans, elle en a 67 aujourd'hui.
41:16A tout de suite.
41:17Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
41:2150 centimes la minute.
41:22Amandine Bégaud.
41:23RTL midi.
41:24Les auditeurs ont la parole.
41:25Il y a quelques mois de ça, à la télévision, ils avaient fait un reportage.
41:31C'était dans une école d'ingénieurs très haute.
41:35Et les ingénieurs ont remarqué, ils travaillaient beaucoup sur l'écran.
41:40Et ils sont revenus à l'écrit parce que la main va au cerveau.
41:45Le message de Françoise au 30 de 10.
41:48La main va au cerveau.
41:49Bonjour Sandrine.
41:51Oui, bonjour Amandine.
41:53Vous êtes graphothérapeute.
41:55Vous nous confirmez, la main va au cerveau ?
41:58Oui.
41:59Oui, oui, oui.
42:01Au début de mon activité, j'avais constaté que c'était essentiellement un problème de geste graphomoteur
42:08qui découlait des consultations.
42:11Et puis après, petit à petit, j'ai vu apparaître un manque d'intérêt pour l'écriture.
42:16En cabinet, on entend tout le temps, ça ne sert plus à rien d'écrire.
42:20Tout le monde utilise un ordinateur.
42:22Donc, il faut qu'on explique les bienfaits de l'écriture.
42:25Le premier, c'est organiser la pensée.
42:27Mais là, l'ordi peut le faire aussi.
42:29Mais il y a deux points incontestables.
42:31C'est que l'écriture manuscrite permet la reconnaissance des lettres.
42:35Comme le dit si bien M. Orsena, écrire et lire, c'est pareil.
42:38Ben oui, il a raison, parce que ça facilite l'apprentissage de la lecture.
42:42Et donc, c'est très important de...
42:44Très important d'écrire pour pouvoir...
42:46Mais à l'école, ils écrivent toujours, les enfants ?
42:49Oui, oui, ça c'est sûr.
42:52Mais on a aussi tendance à mettre des tablettes à la place des livres.
42:56Il y a vraiment un autre point fort de l'écriture manuscrite.
43:00C'est que c'est le meilleur moyen de mémoriser à long terme.
43:03Il y a beaucoup d'études qui vont dans ce sens.
43:05Je vais évoquer celle du docteur Michel Habib, qui est neurologue au CHU de Marseille,
43:11qui a écrit un livre, L'écriture et le cerveau.
43:13Et il met en lumière que la mémorisation passe essentiellement par le crayon.
43:18Et il y a une expérience sur laquelle il faut vraiment qu'on s'appuie.
43:22En Suède, en 2009, ils ont remplacé tous les livres par des ordis.
43:27Pour le but de moderniser l'éducation.
43:30Et cette politique éducative a été remise en question en 2024.
43:34Parce qu'ils ont constaté un gros déclin des compétences fondamentales.
43:38Des effets négatifs sur la concentration, la compréhension, la mémorisation.
43:42Et donc maintenant, ils réinvestissent beaucoup d'argent dans les livres.
43:46Donc je pense qu'il faut un juste équilibre entre l'écriture tapuscrite et manuscrite.
43:50Parce qu'en fait, le risque, c'est que l'outil informatique risque de nous déposséder de nos facultés mentales.
44:00Sandrine, restez avec nous.
44:01On a Kelly qui est en ligne avec nous.
44:04Bonjour Kelly.
44:05Bonjour.
44:06Vous êtes propriétaire d'une boutique à Lyon,
44:09qui est experte en stylo plume depuis plus de 100 ans, je crois.
44:13142 ans bientôt.
44:14142 ans, c'est la boutique Péréron, c'est ça ?
44:16Péréron.
44:17Péréron, pardon.
44:19Tout à fait.
44:19Les jeunes achètent toujours des stylos plumes ?
44:23Ah oui, oui, tout à fait.
44:24Tous les jours, ils viennent contredire cette tendance qu'on a de dire que plus personne n'écrit,
44:30que les jeunes sont hyper connectés.
44:32La réalité, c'est que beaucoup des jeunes que je vois défiler à la boutique ont entre 10 et 25 ans.
44:37Ils sont effectivement hyper connectés, ils vivent dans le monde d'aujourd'hui.
44:40Par contre, l'écriture manuscrite les intéresse énormément via une écriture de lettres,
44:45via du bullet journal, du journaling, du carnet de voyage.
44:48Donc, ce sont encore des consommateurs d'écriture, oui.
44:51Bon, ben c'est rassurant.
44:52J'avais promis de donner la parole à Fabienne.
44:55Bonjour Fabienne.
44:56Bonjour.
44:56Bonjour Amandine.
44:57Je me suis permise de donner votre âge à l'antenne, Fabienne.
45:00Oui, oui.
45:0167 ans, c'est ça ?
45:02C'est ça, je m'en ai 67 ans.
45:04Et j'écris un journal depuis l'âge de 18 ans.
45:07Mais c'est formidable !
45:08Oui.
45:09D'abord, ils étaient dans un carton, je les ai remontés, et là, je ne les ai pas tous lus.
45:15Mais moi, je fais un journal, j'écris ce que je fais dans la journée, mais j'écris aussi ce qui se passe dans le monde.
45:22Donc, chaque jour, 2026, malheureusement, on a commencé par certains.
45:26Je marque tous les événements, aussi bien l'actualité, enfin plein de choses.
45:33Je marque tout ça.
45:34Et pourquoi vous faites ça, Fabienne ?
45:35Parce que j'aime bien, enfin, en fait, j'aime bien écrire et j'aime bien lire.
45:40Et écrire, moi, je ne peux pas.
45:41Moi, je faisais des vœux, les cartes de vœux, mais malheureusement, j'avais mes oncles et tantes dans le Nord.
45:48J'écrivais tous les ans, mais malheureusement, je n'ai plus personne.
45:50Donc, j'essaye encore.
45:51Mais moi, j'adore, je ne sais pas pourquoi.
45:52Moi, tous les jours, j'ai mon agenda et j'écris ce que je fais.
45:57Choisis, tu nous disais tout à l'heure, j'ai rendez-vous avec moi-même.
46:00C'est ça aussi ?
46:01Parce que je ne suis pas bien si je ne le fais pas.
46:03Par exemple, si je saute, ça ne va pas bien.
46:05Et arrivé là, quand je pars en vacances, j'ai un petit carnet, on s'en va et je marque tout ce qu'on...
46:12Alors, les arrêts, bon, je veux dire arrêt, pipi, tout ça.
46:14Si on prend notre petit...
46:15Je marque tout.
46:16Et je marque la semaine de vacances avec mon petit-fils, par exemple.
46:19Et par exemple, si on a été faire un musée ou quelque chose, j'accroche, je garde et tout est comme ça.
46:27Et là, j'ai mon agenda.
46:28Et là, j'ai revu mes agendas.
46:30Évidemment, il y a la naissance de mes enfants, les années...
46:32Bon, et là, vous allez marquer qu'on s'est parlé, Fabienne, aujourd'hui.
46:35Bon, et bien, on se reparlera.
46:36D'accord.
46:37Parce que vous avez plein de choses à nous raconter.
46:38J'adore.
46:39Merci beaucoup.
46:40Je suis désolée, Sylviane.
46:41On n'a pas eu le temps de vous entendre.
46:42Mais promis, on reparlera.
46:44Oui, c'est ça, c'est ça.
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